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Découverte du boson de Higgs en stats

Le projet analyse la découverte du boson de Higgs en utilisant des données du LHC pour séparer le signal du bruit de fond et évaluer la signification statistique du signal observé. En ajustant un polynôme aux données de bruit de fond, les résultats montrent que le modèle est compatible avec les données, et une p-value de 0,5% indique que le pic observé est significatif. Ainsi, les résultats suggèrent qu'un boson de Higgs a été produit lors des collisions.

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Découverte du boson de Higgs en stats

Le projet analyse la découverte du boson de Higgs en utilisant des données du LHC pour séparer le signal du bruit de fond et évaluer la signification statistique du signal observé. En ajustant un polynôme aux données de bruit de fond, les résultats montrent que le modèle est compatible avec les données, et une p-value de 0,5% indique que le pic observé est significatif. Ainsi, les résultats suggèrent qu'un boson de Higgs a été produit lors des collisions.

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Rapport de Projet TP en Statistiques Python

1. Introduction et motivations

a. Introduction du sujet

Le projet que nous avons choisi est La Découverte du Higgs. Voici les éléments de consignes données :
• Le Higgs est une particule élémentaire découverte au LHC en 2012
• Faire un ajustement des données du LHC pour séparer le signal et le bruit de fond
• Calculer la signification statistique du signal observé
• Données : [Link]

La particule de Higgs est indécelable dans la nature : sa durée de vie est très inférieure à une seconde (de
l’ordre de 10-22 seconde). Pour prouver son existence, le CERN a mis en place le LHC (Large Hadron
Collider), premier collisionneur de particules capable de produire des quantités significatives du Higgs.
Cependant, le boson de Higgs n’est créé qu’une fois sur un milliard lors de ces collisions, et même s’il a
été créé, celui-ci se désintègre presque immédiatement en d’autres particules. Ces particules issues de la
désintégration du boson de Higgs sont les seules traces de son existence.

Après détection des produits de sa désintégration, il faut déterminer si le boson de Higgs a bien été
produit. Le problème est que ce boson se désintègre en particules du même type que celles produites en
abondance au cours des collisions de particules.

Il est impossible de savoir précisément au cours de quelle collision le boson de Higgs a été produit, mais le
fait qu’il a été produit peut être confirmé avec certitude d’après l’analyse d’un nombre de collisions
suffisant.

On analyse les particules produites par les collisions, on regarde leur masse : seules les particules
provenant d’une collision avec un boson ont une “masse invariante” (similaire à la masse du boson). Pour
les particules issues d’autres sources, la masse sera différente à chaque fois, en général, ce sera un nombre
aléatoire parmi différentes masses possibles.

Source : CERN. Comment a-t-on découvert le boson de Higgs ? [en ligne]. Disponible sur :
[Link] (Consulté le 09/11/2024)

b. Motivations

Nous étions motivées à choisir ce projet challengeant, sur ce sujet dont tout le monde connait le nom
attrayant mais que peu de personnes comprennent vraiment. C’est enrichissant de pouvoir faire des
recherches et des expériences poussées sur cette fameuse “particule de dieu”, tout en appliquant de
manière concrète ce que nous avons vu en cours.
2. Notre démarche

a. Représentation du problème

Les données dont nous disposons sont : les masses mesurées et le nombre de fois que chacune d’elles a été
observée. On commence par transférer les données dans deux listes : la liste masses et la liste events.

On souhaite tracer le graphe des events en fonction des masses, avec leurs incertitudes. Les incertitudes
horizontales (sur les masses) ne sont pas précisées, mais nous pouvons calculer les incertitudes verticales.
En effet, chaque mesure suit la loi de Poisson de paramètre λ. L’incertitude verticale est l’écart-type
σ = 𝑉. Pour la loi de Poisson, 𝑉 = λ = µ, or chaque donnée est déjà une moyenne, donc l’incertitude
sur 𝑦𝑖 (le nombre de fois que la masse 𝑚𝑖 a été observée) est σ𝑖 = 𝑦𝑖.

Une fois le graphique tracé, on observe que les mesures sont réparties selon une courbe, à l’exception d’un
pic correspondant à peu près aux masses comprises entre 120 et 130 GeV. Les valeurs qui constituent ce
pic forment le signal, qui prouverait (peut-être !) qu’un boson de Higgs a été créé lors des collisions. Les
autres mesures sont les bruits de fond.

On souhaite approximer les bruits de fond par une fonction polynômiale, pour par la suite évaluer l’écart
du signal avec cette approximation. Pour se faire, on crée deux nouvelles listes constituées uniquement
des valeurs correspondant aux bruits de fond. Puis, on crée P, un polynôme de degré 4 approximant les
points des bruits de fond à l’aide de la fonction [Link](). Cette fonction minimise l'erreur au sens des
moindres carrés par rapport aux points donnés.

b. Vérification de notre approximation

Nous souhaitons vérifier que notre modèle (le polynôme de degré 4) est une bonne approximation des
données correspondant aux bruits de fond. Nous pouvons quantifier l'accord entre le modèle et les
données en calculant le χ², avec la formule :

𝑁 2 où : • N : nombre de valeurs
χ² = ∑
𝑖=1
( 𝑦𝑖−𝑃(𝑚𝑖)
σ𝑖 ) • 𝑦𝑖 : nombre de fois que la
masse 𝑚𝑖 a été observée

• 𝑃(𝑚𝑖) : valeur du polynôme


approximateur en mi

• σ𝑖 : incertitude sur la valeur


observée

On obtient χ² ≃ 47. 8
2
On choisit un niveau de confiance de 99%, et on calcule la valeur du χ𝑐𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒. Pour cela, nous avons
besoin du nombre de degrés de liberté (ndl). Le nombre de degrés de liberté correspond à la différence
entre le nombre de valeurs observées (ici 49 mesures correspondant aux bruits de fond) et le nombre de
paramètres ajustés. Ici, les seuls paramètres ajustés sont les coefficients du polynôme de degré 4
approchant les mesures des bruits de fond.

𝑛𝑑𝑙 = 49 − (𝑑𝑒𝑔(𝑃) + 1) ⇔ 𝑛𝑑𝑙 = 44

2
On obtient χ𝑐𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 ≃ 68. 7

2 2
On observe que χ < χ𝑐𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒, on peut donc conclure que les données correspondant aux bruits de fond
sont compatibles avec le modèle pour un niveau de confiance de 99%.

c. Tests d’hypothèses

Hypothèse nulle (H0) : aucun boson de Higgs n’a été produit lors des collisions.
Hypothèse alternative (H1) : un boson de Higgs a été produit lors des collisions.

Pour prouver l’existence du boson de Higgs, nous allons réfuter l’hypothèse nulle H0.

On commence par calculer le χ², et on trouve χ² ≃ 86. 8. Puis, on déduit le nombre de degrés de liberté
par le même raisonnement qu’au §b. sachant que nous avons 61 valeurs :
𝑛𝑑𝑙 = 61 − (𝑑𝑒𝑔(𝑃) + 1) = 56
2
On obtient χ𝑐𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 ≃ 83. 5
2 2
On a χ > χ𝑐𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒, on peut donc dire que les données ne sont pas compatibles avec le modèle, pour un
niveau de confiance de 99%.
On calcule ensuite la p-value : la p-value de la valeur observée χ² = 86. 8 est 𝑝 ≃ 0. 005.
La probabilité d'observer un échantillon de données dont l'accord est aussi mauvais ou pire est donc de
0,5%.

3. Conclusion

Notre modèle est juste à un niveau de confiance de 99%, et la probabilité d'observer un échantillon de
données dont l'accord est aussi mauvais ou pire est donc de 0,5%. Ces résultats nous permettent de
déduire que le pic formant le signal n’est pas dû au hasard et qu’un Boson de Higgs a bien été créé lors
des collisions.

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