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TECHNOLOGIE ELECTRIQUE II
Construction est difficile en montage, elles sont vulnérables (aux intempéries,
foudre, incendies,…) dangereuses, souvent inesthétiques. Elles nécessitent une
surveillance et un entretien continus. On les classifie en tenant compte des
fonctions qu’elles assurent :
˗ Lignes de transport pur ;
˗ Lignes de répartition ;
˗ Lignes d’interconnexion ;
˗ Lignes de distribution.
Pour les dimensionner, il faut :
1. Choisir la tension ;
2. Choisir le conducteur, le choix du conducteur se fait en tenant compte de :
˗ La Résistance mécanique ;
˗ L’échauffement ;
˗ Les Chutes de tension ;
˗ L’effet couronne ;
˗ La section économique.
Ils peuvent être en une pièce (tubulaire ou polygonale) exemple : poteau monopole,
ou en plusieurs pièces (Pylônes) en forme des treillis. Ils sont adoptés dans les
transports à longue distance et à grandes portées (de 40 m à ± 1500 m). Le métal
employé est l’acier doux ordinaire dont la charge de rupture atteint 42 kg/mm²
environ avec 20 à 24% d’allongement. Même sous forme de poteau (tube ou
polygone) si la portée est grande le support métallique sera très haut et devra être
construit en deux pièces pour faciliter le transport.
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Réalisation d’une ligne aérienne
La réalisation d’une ligne aérienne doit obéir à certains principes :
Les conducteurs
On utilise l’équation d’état ci-après :
P2a2 E ⋅ S P2a2 E ⋅ S
(T2 ) T2 +
2
+ E ⋅ S ⋅ a (θ 2 − θ1 ) − T1 =
24(T1 ) 2 24
Où k= 0,75 pour Cu = 1 pour Alu et U en kV
avec fleche
Pχ a2
≡f=
8T
Les isolateurs
Tenir compte de la ligne de fuite, de la tension
d’isolement de chaque assiette.
Les supports
On tient compte de l’encastrement du support.
H
=
m + 0,6
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Où H est la hauteur totale du poteau - Les fuites des
poteaux
φ d'encastrement - φ au sommet
Fruit =
longueur du poteau hors sol
Ou φ : diametre
Très importante pour les supports en bois - Types des supports : d’alignement (ou
suspension), angle léger (3°<<15°) d’angle moyen (15°<<45°), d’angle fort (45°<),
d’arrêt.
Présentation d’une ligne aérienne
La ligne aérienne est présentée pour sa réalisation sur les éléments suivants :
˗ Le profil en long qui décrit la forme du terrain et les différents types des
poteaux et planimétrie. On voit aussi les différentes portées.
˗ Le carnet de piquetage qui est un tableau contenant tous les éléments de la
ligne.
˗ Le carnet de pose câble qui doit avoir les différents efforts de tirage du câble
pour le réglage de la flèche.
B1 Matériels constituant une ligne aérienne
a. Conducteurs
Ils doivent assurer une bonne continuité électrique, doivent pouvoir supporter sans
détérioration, ni rupture les contraintes extérieures. Certaines de ces contraintes
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sont fixées par une réglementation, d’autres sont laissées à l’appréciation du maître
d’œuvre.
Les contraintes sont :
• Contraintes d’ordre électrique :
- Tension - Intensité du courant électrique - Courant de court-circuit. (Exposé)
• Contraintes d’ordre mécanique :
- Le vent - Le givre-neige
Les isolateurs
Ils transmettent aux supports tous les efforts agissants sur les conducteurs en
assurant une séparation électrique entre les poteaux et les conducteurs. Le choix du
type d’isolateur, les contrôles et la surveillance en exploitation doivent se faire
avec un maximum de soin. On distingue:
- Les isolateurs rigides,
- Les éléments de chaîne.
Un isolateur comporte deux parties :
˗ La partie isolante en verre ou en céramique ou (porcelaines) ;
˗ Les pièces métalliques de liaison pour relier les différentes parties isolantes.
Ceci pour répondre aux contraintes mécaniques et thermiques appliquées aux
isolateurs pendant l’exploitation.
Le scellement qui peut être fait au mortier de ciment portland, au mortier de ciment
alumineux assure la liaison pièce métallique – partie isolante. Dans des chaînes
d’isolateurs, on trouve aussi de pince de suspension du conducteur ou au support.
Les éléments de chaîne d’isolateurs forment des chaînes soit verticales (chaînes
d’alignement), soit horizontales (chaînes d’ancrage). La liaison entre deux
éléments successifs est réalisée par des systèmes métalliques soit à roture (ball and
socket), soit à chape et tenon).
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A. CANALISATIONS PREFABRIQUEES :
Pour des déplacements d’appareils électriques dans des ateliers par exemple, on
utilise des canalisations préfabriquées. Exemple : le «canalis».
Ils sont conçus pour la fixation des appareils d’éclairage. Ces canalisations
alimentent et supportent les appareils d’éclairages (réflecteurs industriels, lampes à
décharge etc..), elles sont utilisées dans des bâtiments industriels, des super
marches, des grands magasins et des entrepôts.
La pose par les chemins de câbles fait parties de la canalisation préfabriquée
Constitution :
- Des barres conductrices, la jonction avec des prises se fait par emboîtement ;
- Des isolateurs : ils isolent les barres. Un châssis qui à l’aide d’accessoires fixe les
barres et les isolateurs ;
- Une enveloppe métallique protégeant les conducteurs ;
- Des accessoires de raccordement.
Les critères de choix et caractéristiques du réseau : continu, alternatif
monophasé, triphasé, . . . courant d’emploi, la température ambiante.
Les accessoires de raccordement et dérivation
Conditions à remplir
Les accessoires de raccordement, de dérivation, …, doivent assurer la continuité
électrique ainsi que la continuité de l’isolation. Ils doivent offrir une protection
mécanique importante ; assurer la protection contre l’humidité et l’eau ; être
démontables et facilement accessibles ; enfin d’un encombrement réduit.
Constitution
La continuité électrique est assurée par un serre-câble ou manchon dans
lequel la jonction des câbles s’effectue par serrage au moyen de vis de
pression ou de brides boulonnées ou par soudage.
La continuité de l’isolant et la protection mécanique sont assurées par une
boîte en 2 pièces, serrées par des vis ou boulons, avec joint étanche, et
remplie de matière isolante coulée.
Les entrées de câble doivent être étanches.
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CHAPITRE II REGIMES DU NEUTRE :
Généralité :
La notion de régime de neutre est aussi ancienne que l’est celle de réseau ou
d’installation électrique. Dans la première moitié du XXe siècle, on ne parlait que
de régime de neutre. La notion de schémas des liaisons à la terre (SLT) n’a fait son
apparition qu’au milieu du XXe siècle avec la mise en place des lois traitant de la
protection des personnes contre l’électrisation. Lorsqu’il s’agit de communiquer
sur les régimes de neutre, il convient d’en préciser les contours.
Pour certains, l’appellation «régime de neutre» doit être proscrite. Les termes qui
doivent être employés sont «schéma des liaisons à la terre», mais les deux
appellations désignent la même chose.
Dans tout système triphasé Haute ou basse tension, ils existent trois tensions
simples, mesurées entre chacune des phases et un point commun appelé le point
NEUTRE. Physiquement, le neutre est le point commun de trois phases de la ligne
électrique.
Les types du régime de neutre :
Le choix du régime du neutre, tant en basse tension qu'en haute tension, dépend à
la fois de la nature de l'installation et de celle du réseau. Il est également influencé
par la nature des récepteurs, la recherche de la continuité de service et la limitation
du niveau de perturbation imposé aux équipements sensibles.
La norme NFC15.100 définit trois régimes de neutre qui sont caractérisés par deux
lettres :
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Performances des régimes du neutre
Les performances des régimes du neutre s'apprécient selon les six critères ci-après :
La protection contre les chocs électriques ;
La protection contre l'incendie d'origine électrique ;
La continuité de l’alimentation ;
La protection contre les surtensions ;
La protection contre les perturbations électromagnétiques ;
Les contraintes de mise en œuvre.
Principes de réalisation d'un système de mise à la terre
Les trois principales fonctions assurées par un système de mise à la terre sont :
la protection des personnes ;
la réduction des effets des perturbations électromagnétiques ;
la réduction des surtensions par rapport à la terre (surtensions de mode
commun).
La protection des personnes est notamment assurée par l'interconnexion et le
raccordement à la terre des masses des récepteurs conformément aux principes
établis pour les schémas IT , TT et TN .
La réduction des effets des perturbations électromagnétiques et la limitation des
surtensions de mode commun conduit à la recherche de l'équipotentialité de
l'ensemble des masses de l'installation.
Choix d'un régime de neutre
Sur le plan de la protection des personnes, les trois régimes de neutre sont
équivalents, si on respecte toutes les règles d'installation et d'exploitation.
Il est néanmoins erroné de vouloir exploiter un réseau à neutre isolé (IT) dans une
installation où l'isolement est faible, par exemple dans des installations anciennes,
étendues, avec des lignes extérieures. Le choix d'un régime de neutre peut
s'effectuer selon le tableau suivant :
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Régime de neutre
Nature des récepteurs Observations
TT IT TN
le courant de défaut en TN peut
o Récepteur sensible au grand
P C D atteindre plusieurs fois la valeur
courant de défaut (moteurs)
du courant nominal
o Les récepteurs à faible
Pour la sécurité et la continuité de
isolement:
service, un transfo d'isolement
1 Fours électrique P P C
permet de séparer ces récepteurs
2 Thermoplongeur
du reste du réseau
3 Soudeuses
o Les nombreux récepteurs Risque de diminution de
C D D
monophasé entre phase et neutre l'isolement avec le temps
o Les récepteurs à risque
1 Palans Alimentation par un
2 Convoyeurs P D C transformateur de séparation avec
3 Récepteurs avec mise au neutre locale
4 alimentations mobiles
o Les nombreux auxiliaires Emploi de transformateur de
Machines-outils pour le circuit de D P C séparation avec mise au neutre
commande locale
D’où, P : c’est possible, D : c’est déconseillé, C : c’est conseillé.
Introduction
Le type de mise à terre du point neutre des réseaux va permettre de maitriser plus
au moins bien certaines perturbations et d’en limiter les effets. La connexion du
neutre à la terre peut être réalisée de 5 façons différentes :
Zn = ∞ : neutre isole, pas de liaison intentionnelle
Zn = R L : est une resistance de valeur plus ou moins elevee
Zn = jLω : est une reactance, de valeur faible en general
Zn : est une rйactance de compensation, destinee а compenser la capacite du reseau
Z n = 0 : le neutre est reliй directement а laterre.
Figure xx : Défaut à la terre dans un réseau
I=
f IC + I N
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˗ I f : Courant de défaut ;
˗ Z f : Impédance de défaut ;
˗ I C : Courant capacitif ;
˗ I N : Courant du neutre.
Ces types vont agir sur trois notions «sécurité – service – couts» via six critères :
˗ La sécurité de la protection simple et la compétence du personnel.
˗ Le service c’est la continuité.
˗ Les couts de la surtension, les phénomènes transitoires et l’énergie du
défaut.
En particulier, deux considérations techniques importantes sont contradictoires :
- Réduire le niveau des surtensions- Réduire le courant de défaut à la terre ( I f 1 ).
LES TYPES DES REGIME DE NEUTRE
Neutre isolé :
• Il n'existe aucune liaison électrique entre le point neutre et la terre, à
l'exception des appareils de mesure ou de protection.
• Neutre fortement impédant : une impédance de valeur élevée est intercalée
entre le point neutre et la terre.
* CPI: Contrôleur Permanent d’Isolement Neutre isolé
Les avantages de ce schéma sont : la continuité de service et l’énergie du défaut.
Le premier défaut ne présente pas de danger, le courant de phase masse est très
faible et aucune tension dangereuse n’est à craindre mais il doit être signalé et
recherché pour être éliminé.
Les inconvénients sont : 1 les surtensions, 2 la compétence du personnel et 3 les
phénomènes transitoires.
La difficulté de la mise en œuvre de protection sélective au premier défaut
en raison des très faibles courants ;
Le 2ème défaut provoque un court-circuit entre phase ;
La coupure est obligatoire au deuxième défaut ;
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Des surtensions importantes et des phénomènes transitoires entrainant un
surcoût de l’isolement ou un vieillissement prématuré des matériels.
Type de protection
• Le contrôleur permanent d'isolement (CPI) : surveille en permanence le
niveau d'isolement du réseau et signale son passage en dessous d'un seuil préréglé.
• La protection à maximum de tension résiduelle (ANSI 59) : Cette protection
permet la détection d'un défaut d'isolement par la mesure du déplacement du point
neutre.
• La protection maximum de courant terre directionnelle (ANSI 67N) : Cette
protection permet la détection du départ en défaut. La discrimination se fait par
comparaison de l'angle de déphasage entre la tension résiduelle et les courants
résiduels, d'une part du départ en défaut et d'autre part de chaque départ sain.
ANSI: American National Standard Institute.
Ce régime de neutre est utilisé lorsque la coupure au premier défaut d’isolement est
préjudiciable au bon fonctionnement d’une exploitation ou à la sécurité des
personnes (Domain industrielle).
Neutre directe à la terre
Dans ce type de schéma, dit de “neutre à la terre”, le neutre de l’installation est
directement relié à la terre.
V
VNT= 0; I=
f I=
N ;
Zf
Neutre directe à la terre
Les avantages de ce schéma en surtension, en protection simple, en compétence
du personnel et en phénomène transitoires sont :
Il n y’a pas de surtension parce qu’il périme leur écoulement.
Il n y’a pas de protection compliquée (une protection classique avec un simple
relais de surtension).
Les inconvénients de ce schéma en énergie du défaut et en continuité de service
sont : Le courant de défaut est élevé ce qui peut entrainer un maximum de
perturbation et une dégradation de matériel. Il n’a pas de continuité de service au
premier défaut.
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La protection est assurée par un relais à maximum de courant de terre temporisé.
Cette application est celle employée pour les réseaux de distribution publique
basse tension.
Neutre mise à la terre par résistance
Une résistance est intercalée volontairement entre le point neutre et la terre.
L’impédance résistive limite le courant de défaut à la terre If, tout en permettant un
bon écoulement des surtensions.
Neutre mise à la terre par résistance
Les avantages de ce schéma en surtensions, en protection simple et en énergie du
défaut sont :
Un bon compromis avec un courant de défaut modérer ;
Des surtensions faibles ;
Les protections sont simples, sélectives.
Les inconvénients de ce schéma en continuité de service sont :
La continuité de service est dégradée, il y une coupure de réseau dès le
premier défaut ;
La résistance mise à la terre est onéreuse car la dissipation thermique de
celle-ci est importante d’où un cout d’achat élevé.
Type de protection
La détection d'un courant de défaut 𝐼𝐼 faible nécessite des protections différentes de
celles de surintensité phases. Ces protections "de terre" détectent le courant de
défaut :
Soit directement dans la liaison du neutre à la terre ;
Soit 3 capteurs (3TC) de courant de phase alimentant les protections ;
Soit un capteur tore pour les mesures plus précises.
Преподовотель
Кандидат техническии Наук ТАНКОЙ АБЕЛЬ