RESUME
Cette étude a portée sur « mesures d’accompagnement de
la gratuité de l’enseignement de base dans les écoles publiques
de la sous division de Mwene-ditu »
Nous nous sommes fixés des objectifs d’analyser les
mesures d’accompagnement de la gratuité de l’enseignement de
base de la Qualité de l’évolution de l’enseigne dans la ville de
Mwene-ditu dans cette décision et enfin, déterminer l’effet que
cette décision a-t-elle sur le rendement scolaire des apprenants.
I. INTRODUCTION
I.1. PROBLEMATIQUE
La problématique selon :
Michel BEAUD : C’est l’ensemble construit autour de la
question principale, la problématique est l’art de
poser des bonnes questions (1)
La Rousse : La problématique est l’ensemble des
questions, des problèmes, concernant un domaine de
connaissances ou qui sont posées par une situation.
Emile BENVENISTE : Une problématique est faite à
partir de plusieurs problèmes différents que l’on doit
définir à l’avance (2)
Quant à nous, nous définissons la problématique comme
étant une manière de poser clairement les problèmes qui
suscitent une solution aux problèmes posés au départ.
De nos jours, les études sont un facteur décisif pour
apporter aux enfants les compétences essentielles pour leur
avenir.
Selon MALALA Yousafzai « un enfant, un enseignant, un
livre et un stylo peuvent changer le monde » (3)
L’éducation comptent sur les différentes étapes du cursus
scolaire afin d’inculquer ces compétences aux enfants, au cours
de l’enseignement primaire, la confiance en soi 40% et
l’acquisition des connaissances des bases en mathématique,
sciences et anglais 43% sont primordiales.
Pour ce qui est du secondaires collège, lycée les parents
estimes qu’un bon cycle dans la matière des bases des
problèmes 40% et des compétences clés telles que résolution des
problèmes 35% l’informatique 32% et la pensées analytique 32%.
A l’université est perçue comme un réel remplir vers une
carrière réussie, plus des deux parents a travers les mondes 43%
qu’être compétences sur le lieu de travail consiste leur attente
principale a l’issu des études supérieures de leurs enfants.
Actuellement, il est admis qu’aucune nation aux mondes n’a
jamais atteint les développements sans un système éducatif
efficace, sans un enseignement solide et universel, sans une
recherche scientifique efficient (Mbeki,2005) il est même prouvé
que l’homme se distingue de l’animal par l’éducation en
transformant sa vie (Akiliro 1994) celle-ci est un facteur positif et
significatif de la croissance économique et de développement
humain d’un pays.
Elle apparaît de nos jours comme l’un des moyens les
plus sûrs pour se forger une place de choix dans la société
(Fozing 2009) aussi plusieurs travaux se sont centrés sur
l’importance de la gratuité de l’enseignement de base (tout le
monde, 2016/Ndongala, P.S.D. Douvouraux, 2016). Cependant
plusieurs pays en développement dans leurs différentes
stratégies pour sortir les populations de la pauvreté ont placé au
centre de leurs politiques, l’amélioration de l’offre éducative
d’une manière gratuite et obligatoire.
En R.D.C. , les progrès accomplis ces derniers
permettent d’atteindre un taux de scolarisation élevé à l’école
primaire (banque mondiale)même si la situation demeure moins
favorable sur l’effectivité de la gratuité de l’enseignement
/BAROUNI, 2016 :CLAUZARD 2015 tout enfant a droit à
l’éducation (Unicef 2016) pour lui garantir un avenir meilleur et
de qualité en plus la théorie du capital humain montre que
l’accès à l’éducation par l’enfant, en plus d’augmenter la
productivité, augmenter le flux de leur future.
Dans ce sens FISHER (1946) insiste sur l’importance de
considérer l’éducation comme un instrument de politique
économique du fait que toute politique éducative à une incidence
économique conséquente par ailleurs (Debarge et Vardeleberge
2005) montrent que la problématique de l’accès à l’éducation
subsiste en fonction du niveau de développement des pays et de
leurs connaissances.
Ainsi, les données recueillies en 2000 à travers le
monde indiquent 113 millions d’enfants en âge de suivre un
enseignement primaire n’allaient pas à l’école que 97% d’entre
eux vivent dans le pays en développement (ONU 2004)
cependant dans les soucis d’assurer l’éducation pour tous,
plusieurs organisations et gouvernements ont lancés la gratuité
de l’éducation de base dans leur programme de l’éducation. A
cet effet au niveau international, l’assemblée générale des
nations unies en 1948, garantie que l’éducation doit être
gratuite au moins en ce qui concerne l’enseignement
fondamental, dans le même sens, la convention relative au droit
de l’enfant adoptée par l’assemblée générale des nations unies
en 1986 indique que les Etats doivent reconnaître le droit de
l’enfant à l’éducation de sa part, l’UNESCO recommande aux
Etats parties à formuler, à développer et à appliquer une
politique nationale visant à promouvoir, par des méthodes
adaptées aux circonstances et aux usages nationaux, l’égalité
des chances et des traitements en matière d’enseignement et
notamment à rendre obligatoirement et gratuitement
l’enseignement primaire . UNESCO 2010.
C’est ainsi que la RDC a consacré dans sa constitution
du 18 février 2006 à son article 43 alinéa 4, la gratuité de
l’enseignement de base ainsi que son caractère obligatoire
même si KAZALA, 2013 montre la volonté du gouvernement,
effectivité de la gratuité de l’enseignement reste utopie en RDC,
pour certains le discours des politiciens est pour détruire la
qualité de l’enseignement dans le pays « Kandolo.F.2007). Ceci
s’explique par le fait de l’absence de l’encadrement des
enseignants par le gouvernement et ainsi accroissement des
effectifs dans les écoles primaires restent en défi, d’autres
chercheurs (Barouni 2016, kazala 2013) font savoir que tout ce
qui est gratuit n’a pas de prix, d’où l’absence des critères de
choix des parents de l’éducation de leurs enfants.
Dans leurs conclusions, ils font savoir que l’Etat a une
responsabilité dans le soutien à l’éducation de base par
ailleurs « Wata 2013 ; lui s’oppose au caractère obligatoire de
l’enseignement ; car selon lui, le taux d’abandons scolaires reste
un souci dans l’enseignement de la RDC et en particulier dans la
ville de Mwene-ditu. Au vu de cette situation confuse dans
l’enseignement en RDC, en août 2019, le nouveau gouvernement
issu des élections de décembre 2018 a pris des nouvelles
mesures sur la gratuité de l’enseignement de base et son
caractère obligatoire. Certes cette exigence de la gratuité de
l’éducation de base est bénéfique pour les parents d’élèves qui
voient à travers cette décision gouvernementale l’allégement de
coût de la scolarisation de leurs enfants. Dans le discours du
président de la république, cette gratuité consiste à la prise en
charge totale des enseignants par le gouvernement et ainsi la
suppression totale de la prime.
En effet, malgré les résultats encourageants (DANG
Benon 2010 ) montre que cette gratuité pose des nombreux
problèmes tant causés au bon fonctionnement pour les parents,
un taux d’élèves de fréquentation enregistrée de septembre
2019-2020 qui a pour conséquences l’insuffisance des salles de
classe, une classe de vingtaine 50 à 100 élèves mais aussi les
trouvent de leur côté être obligés de payer certaines
préoccupations telles que : frais de bulletin, sans oublier la prise
en charge des enseignants non payés et nouvelles unités. Alors
l’on sait dans certaines villes comme Mwene-ditu, les parents,
pour la plupart ne disposent pas des moyens financiers suffisants
pour faire face à ces dépenses.
Les enseignants eux, revendiquent quotidiennement
les bonnes conditions de travail et leur prise en charge par l’Etat.
Ces derniers, pour sa part, se plaint de manque des moyens
suffisant pour répondre positivement aux revendications des uns
et des autres, à cela s’ajoute la réalité selon laquelle l’offre
éducative est souvent insuffisante par rapport à la demande et
scolariser un enfant revient de plus en plus chers.
La conférence mondiale de l’éducation pour tous (EPT)
qui s’est tenue à Jomtien (Thaïlande) en 1990 a fixée les grandes
orientations en faveur du développement durable ; cette
conférence a été suivi du Forum mondial de l’éducation tenu à
Dakar (Sénégal) du 26 au 28 avril 2000 au cours duquel il a été
adopté que l’éducation pour tous devrait devenir réalité concrète
d’ici 2015, avec cette conséquence, que les Etats devraient faire,
l’éducation primaire non seulement obligatoire mais également
gratuite. Deux objectifs tirés respectivement des instruments
juridiques, internationaux et régionaux de constitutions de
plusieurs Etats modernes et de reprises dans les objectifs du
Milnaires pour le développement (OMD).
Si le caractère obligatoire de l’enseignement primaire
n’a suscité des diverses interprétations, il n’est pas le cas de
l’expression « gratuité » en effet en RDC par exemples l’année
scolaire 2007-2008 ne serait pas comme toutes les autres. Le
gouvernement congolais a décidé conformément à l’article 43
alinéa 4 de la constitution 2006 d’expérimenter de la gratuité de
l’enseignement de base dans toutes les écoles publiques du pays
c’est pour aller vers une plus grande efficacité du système
éducative.
Selon l’UNESCO, depuis 1990 et plus particulièrement
les années 2015, l’objectif d’atteindre l’éducation pour tous a
mobilisé plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne et les a incités
à confronter leurs taux d’enrôlements scolaires historiquement
bas. Leurs initiatives, pour attirer plus d’enfants à l’école ont
connu un succès remarquable. C’est dans cet ordre que l’article
43 de la constitution actuelle de la RDC indique que
l’enseignement primaire est obligatoire et gratuit dans les
établissements publics. S’appuyant sur cette disposition
constitutionnelle. La nouvelle loi-cadre de l’enseignement
national N°14/004 du 11 février 2014, en son article 7, point 18
parle de la gratuité de l’enseignement en termes de prise en
charge par l’Etat de frais de scolarité de l’éducation de base
dans les établissements publics.
Avant l’adoption de cette lois par le parlement en
2011, le gouvernement a instauré dès le début de l’année
scolaire 2010-2011, la gratuité de l’enseignement dans les trois
premières classes du primaire, profitant son extension aux
classes de 4ème, 5ème et 6ème au cours de l’année scolaire 2011-
2012, l’ensemble de ces orientations constitutionnelles, légales
et gouvernementales constituent un important progrès dans
l’optique de la réalisation de l’éducation pour tous d’ici 2025, en
effet la scolarité ne peut être obligatoire ni universelle si elle
n’est pas en même temps gratuite.
Quelles sont les mesures d’accompagnement de la
gratuité de l’enseignement de base par l’Etat
congolais ?
I.2. HYPOTHESE DE LA RECHERCHE
Dans le souci de rendre opérationnellement notre
étude nous, nous nous donnons la tâche de travailler sur les
hypothèses.
Selon lerobert dico en ligne, l’hypothèse est une
proposition admise soit comme donnée d’un
problème, soit pour la démonstration d’un
théorème.
Selon Larousse, l’hypothèse est une proposition
visant à fournir une explication vraisemblable
d’un ensemble des faits, et qui doit être soumise
au contrôle de l’expérience.
Selon Ga Lindberg, une hypothèse est une
généralisation provisoire dont la validité à texter.
Quant à nous, l’hypothèse est une proposition que l’on
avance soit comme point de départ de la démonstration
d’une théorie soit comme donnée d’un problème.
En réponse à la question de notre problématique, nous
formulons les hypothèses suivantes : les mesures
d’accompagnement de la gratuité de l’enseignement
seraient :
La prise en charge des enseignants par l’Etat
Le paiement décemment des enseignants,
octroyer un bon salaire,
Payer les enseignants nouvelle unité et non
payé
Doter les écoles des manuels scolaires et des
matériels didactiques adéquats ;
Améliorer les conditions des agents et des
élèves.
Limiter les effectifs pour une classe de 30 à 50
élèves.
Allouer le budget suffisant au secteur de
l’éducation.
Exiger le test d’admission avant d’inscrire un
élève.
Construire et créer des nouvelles
infrastructures scolaires.
A louer les frais de fonctionnement aux écoles.
Renforcer les visites de l’inspection, renforcer
la formation auprès des enseignants.
I.3. OBJECTIFS DE LA RECHERCHE
Dans tout ce que l’homme fait, il est nécessaire de se
fixer des buts à atteindre, ainsi à travers ce travail, nous
poursuivons les objectifs que voici :
Analyser les mesures d’accompagnement de
la gratuité de base.
Déterminer les effets de la décision de la
gratuité de l’enseignement de base sur le
niveau scolaire des apprenants de la ville de
Mwene-ditu.
Démontrer les défis de la gratuité dans les
écoles publiques de Mwene-Ditu.
I.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET
I.4.1. LE CHOIX :
Le choix que porté sur ce sujet n’est pas un fait du hasard,
il est tout d’abord justifié par le fait que l’éducation occupe une
place importante dans la vie humaine ; c’est-à-dire qu’elle
permet à l’enfant, aux jeunes, aux adultes de comprendre le
problèmes du milieu où ils vivent, de se faire une place, idée sur
leurs droits et devoirs en tant que citoyens d’une nation et en
suite, il provient de souci de déterminer les mesures
d’accompagnement de la gratuité de l’enseignement de base
dans la sous division de Mwene-Ditu au vu des divergences
autour de cette question dans l’opinion locale, nationale et
internationale.
I.4.2. INTERET DU SUJET :
INTERET PERSONNEL : A travers ce travail nous aurons
une chance de développer nos capacités
intellectuelles, les goûts de la recherche. Ce travail est
une porte d’ouverture pour nous dans la sens qu’il
nous permettra d’enrichir beaucoup sur la mesure
d’accompagnement de la gratuité de l’éducation de
base.
INTERET SOCIAL : la société aura des bons fruits à
traves ce travail car certaines lignes de conduite
seront proposées pour permettre à la société tout
entière. Les acteurs éducatifs et les élèves de la ville
de Mwene-Ditu.
INTERET SCIENTIFIQUE : Ce travail sera une référence
pour tout chercheur qui orientera sa recherche dans le
même sens que nous, c’est-à-dire les mesures
d’accompagnement de la gratuité de l’enseignement
dans les jours à venir.
Ce travail se veut une source de documentation
fiable et actualisé pour tout chercheur qui
s’inscrira dans le même angle d’idée que les-notre
ensuite :
Analyser les mesures d’accompagnement de
la gratuité de base.
Déterminer les effets de la décision de la
gratuité de l’enseignement de base sur le
niveau scolaire des apprenants de la ville de
Mwene-ditu.
Démontrer les défis de la gratuité dans les
écoles publiques de Mwene-Ditu.
I.5. METHODE ET TECHNIQUE
I.5.1. METHODE
Selon Larousse, la méthode est une progression, une
marche raisonnée pour arriver à un but.
Notons encore que la méthode est une voie à suivre
pour atteindre les objectifs.
Pour R. Pinto et M. Grawitz, la méthode est
l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une
discipline cherche à étudier la vérité qu’elle poursuit le
démontrer et le vérifier.
Selon Lerobert dico en ligne, une méthode est
l’ensemble des démarches raisonnées, suivies pour parvenir
à un but.
I.5.2. TECHNIQUE
Selon REYNA et RENNIER la technique est l’outil de
base que l’enseignant utilise, c’est l’ensemble de méthodes
et procédés d’un art d’un métier.
Selon Lerobert dico en ligne la technique est l’art qui
concerne les procédés de travail plus que l’inspiration.
Dans ce travail, nous allons nous servir des
techniques que voici :
La technique documentaire
La technique d’observation
La technique d’entretien et
Le questionnaire
I.6. DELIMITATION DE SUJET
Il est important de délimiter le travail dans le
temps et dans l’espace pour lui donner les
caractères scientifiques, en ce qui concerne la
délimitation spatiale, notre étude est menée dans
toutes les écoles de Mwene-Ditu.
Eu ce qui concerne la délimitation dans le
temps,