0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
607 vues458 pages

Sécurité Incendie des ERP : Guide Complet

Ce guide traite de la sécurité incendie des établissements recevant du public (ERP) en abordant la réglementation générale et les dispositions spécifiques pour différents types d'ERP. Il inclut des méthodologies d'analyse des risques et des exemples de solutions pratiques, tout en intégrant les dernières évolutions réglementaires. Destiné aux professionnels de la conception et de la gestion des ERP, il offre une approche claire et didactique illustrée par des schémas et tableaux.

Transféré par

j.piquet
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
607 vues458 pages

Sécurité Incendie des ERP : Guide Complet

Ce guide traite de la sécurité incendie des établissements recevant du public (ERP) en abordant la réglementation générale et les dispositions spécifiques pour différents types d'ERP. Il inclut des méthodologies d'analyse des risques et des exemples de solutions pratiques, tout en intégrant les dernières évolutions réglementaires. Destiné aux professionnels de la conception et de la gestion des ERP, il offre une approche claire et didactique illustrée par des schémas et tableaux.

Transféré par

j.piquet
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP

sécurité incendie
ERP
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
Ce guide vous propose d’aborder la problématique de la sécurité incendie des établissements recevant du

GUIDE
public sous deux angles différents :
- la réglementation avec :
• les dispositions générales : les principes de sécurité, le classement des bâtiments, les dispositions
constructives, le désenfumage, les règles d’aménagement, les installations techniques, les moyens de
secours. Est abordé également ici le cas des grandes cuisines ;
• les dispositions particulières : établissements de types J, L, M, N, O, P, PS, R, S, T, U, V, W, X, Y ;
- la mise en sécurité à travers une méthodologie d’analyse des risques et des exemples de solutions
inspirés de cas réels.

Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Illustré par de nombreux schémas et tableaux de synthèse, cet ouvrage offre une approche claire et
didactique de la réglementation incendie dans les ERP, en mettant l’accent sur les points les plus
importants dont la compréhension s’avère indispensable.
Cette nouvelle édition intègre les dernières évolutions réglementaires, notamment la loi n° 2018-727
du 10 août 2018 visant à faciliter la réalisation de projets de construction et à favoriser l’innovation.
Les dispositions générales portant sur les règles d’aménagement (articles AM) ainsi que les dispositions
particulières concernant les ERP de type M et PS, ont été largement actualisées.

Cet ouvrage s’adresse à tous les acteurs participant à la conception, à la construction, à la gestion ou à la
mise en sécurité d’ERP : maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, bureaux d’étude et entreprises.

Réglementation

3e ÉDITION
et mise en sécurité
incendie des ERP
3e ÉDITION

Établissements recevant du public


> Dispositions générales
> Dispositions particulières
(Types J, L, M, N, O, P, PS, R, S, T, U, V, W, X et Y)
ISBN 978-2-86891-699-0

SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r
G03-10
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

des ERP
Réglementation
et mise en sécurité incendie
Établissement public au service de l’innovation dans le bâtiment, le CSTB, Centre Scientifique
et Technique du Bâtiment, exerce quatre activités clés : la recherche, l’expertise, l’évaluation,
et la diffusion des connaissances, organisées pour répondre aux enjeux de la transition
écologique et énergétique dans le monde de la construction. Son champ de compétences
couvre les produits de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers
et les villes.
Avec plus de 900 collaborateurs, ses filiales et ses réseaux de partenaires nationaux,
européens et internationaux, le groupe CSTB est au service de l’ensemble des parties
prenantes de la construction pour faire progresser la qualité et la sécurité des bâtiments.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Le présent guide ne se substitue en aucun cas aux textes de référence, qu’ils soient réglementaires
(lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou codificatifs
(Avis Techniques, « CPT »…) qui doivent être consultés.
Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou indirectes de toute nature
qui pourraient résulter de toute interprétation erronée du contenu du présent guide.

Ce guide a été réalisé d’après les documents de référence déjà publiés à la date du 15 avril 2019

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent
ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris),
est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage du copiste
et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou
d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - art. L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal art. 425).
© CSTB Juin 2019
SÉCURITÉ INCENDIE

Réglementation
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

et mise en sécurité incendie


des ERP
• Dispositions générales
• Dispositions particulières

Société Casso et Associés


Stéphane Hameury (CSTB)
Couverture : Jean-Marc Lauby
Illustrations : Bernard Sullerot – Laurent Stefano
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Remerciements
Jean-Charles du Bellay
Ingénieur CHEC section CHEBAP, titulaire du DESS « Structures et méthodes » de l’université Pierre
et Marie Curie à Paris (Jussieu), expert en sécurité incendie auprès de l’État, membre des commis-
sions techniques de l’Afnor, membre consultatif de la commission centrale de sécurité du ministère
de l’Intérieur, auteur de codes pratiques, de la collection des guides métiers du plan Europe et d’une
encyclopédie sur la conception des bâtiments, professeur à l’ESTP et à l’INSA de l’université de
Rouen, Grade of Professional Member of Society Fire Protection Engineers USA.
Présentation des auteurs
Société Casso et Associés
Fondé en 1975 par le Général A.R Casso, premier Général commandant la
Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris, la société Casso et Associés est le
premier et le plus ancien bureau d’études techniques et de conseils spécia-
lisé en sécurité incendie.
Aujourd’hui dirigé par Jean-Marc Casso, les activités de la société Casso et
Associés sont réparties en trois départements principaux :
• le conseil en sécurité incendie, la coordination SSI et l'accessibilité des
personnes handicapées ;
• la formation en sécurité incendie et sécurité du travail ;
• l'assistance technique sécurité incendie dans les sociétés en exploitation
et pour les organisateurs de salons et manifestations évènementielles.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

L’équipe est constituée de spécialistes et d’experts, issus pour la plupart de


la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris, qui participent à la réalisation
de nombreux ouvrages sur l’ensemble du territoire national.

Stéphane Hameury (CSTB)


Stéphane Hameury est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts
et Métiers (ENSAM) et titulaire d’un doctorat en physique du bâtiment à
l’Ecole Royale de Technologie (KTH) de Stockholm, en Suède. Il est expert
en physique du matériau bois et en structures bois.
Aujourd’hui Directeur Adjoint aux Partenariats et Développements au
sein de la Direction opérationnelle Sécurité, Structure et Feu (DSSF) du
Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), il pilote en particulier
l’activité feu du CSTB sur le plan national et international couplant
les métiers :
−− de recherche, tant par la modélisation en mécanique des structures,
mécanique des fluides et des comportements humains que par l’expéri-
mentation ;
−− d’expertise, qui peut prendre la voie de la modélisation ou des essais,
et qui peut se réaliser au profit de la puissance publique ou d’acteurs
du monde concurrentiel ;
−− d’évaluation du comportement au feu des procédés, structures et
ouvrages, cette évaluation se traduisant par la formulation d’Avis
réglementaires feu pour lesquels la DSSF est agréée en tant que
laboratoire-pilote de résistance et de réaction au feu à l’appui des
pouvoirs publics (arrêté du 5 février 1959 portant agrément des labora-
toires d’essais sur le comportement au feu des matériaux) ;
−− de diffusion des connaissances, par la contribution des experts de la
Direction aux actions pilotées par les équipes spécialisées du CSTB
(ex : formation, suivi de la normalisation, publications, etc.).

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
1
Sommaire

Sommaire
DISPOSITIONS COMMUNES����������������������� 13 6. Distribution intérieure – CO 23 à CO 26����������� 44
6.1 Généralités CO 23������������������������������������������� 44
Principes de sécurité��������������������������������������� 15 6.2 Pour tous les ERP CO 24 §1��������������������������� 45
1. Généralités���������������������������������������������������� 19 6.3 Pour certains ERP CO 24 §2��������������������������� 46
2. Application du Règlement de sécurité��������� 20 7. Locaux à risques – CO 27 à CO 29���������������� 49
3. Personnes en situation de handicap : 7.1 Généralités CO 27����������������������������������������� 49
principes fondamentaux de conception
et d'exploitation d'un établissement 7.2 Les critères d’isolement
pour tenir compte des difficultés des locaux à risques����������������������������������� 50
rencontrées lors de l'évacuation������������������ 22 8. Conduits et gaines – CO 30 à CO 33������������ 50
4. Respect des principes de sécurité ��������������� 22 9. Dégagements – CO 34 à CO 60�������������������� 51
5. Dossier de sécurité �������������������������������������� 22 9.1 Définitions CO 34������������������������������������������ 51
9.2 Principes généraux concernant
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

6. Visite de réception ��������������������������������������� 23


les dégagements CO 35 §1 à 4����������������������� 52
Classement des bâtiments���������������������������� 25 9.3 Les dégagements communs
1. Classement en types������������������������������������� 27 avec les tiers CO 35 §5����������������������������������� 53
2. Classement en catégories���������������������������� 28 9.4 Détermination du nombre
3. Les différents types – GN 1 §1��������������������� 28 et de la largeur des dégagements CO 36 �� 53
3.1 Établissements installés dans un bâtiment���� 28 9.5 Saillies et dépôts CO 37������������������������������� 53
3.2 Établissements spéciaux������������������������������� 28 9.6 Le calcul des dégagements CO 38������������� 54
4. Les seuils de classement������������������������������� 29 9.7 Espaces d'attente sécurisés (EAS)
CO 57 à CO 60���������������������������������������������������������66
Dispositions constructives���������������������������� 31
Désenfumage����������������������������������������������������� 69
1. Implantation – Desserte – CO 1 à CO 5������� 33
1. Désenfumage des escaliers – DF 5�������������� 71
1.1 Généralités CO 1 §1����������������������������������������� 33
2. Désenfumage des circulations
1.2 Voie engins CO 2 §1 ��������������������������������������� 34 horizontales encloisonnées et
1.3 Voie échelles CO 2 §2 ������������������������������������� 34 des halls accessibles au public – DF 6��������� 72
1.4 Espaces libres CO 2 §3 ����������������������������������� 35 3. Désenfumage des locaux – DF 7����������������� 72
1.5 L’accessibilité des façades CO 3 §1 et 2������������ 35 4. Désenfumage des compartiments – DF 8��� 73
1.6 Nombre minimal de façades accessibles CO 4���36 5. Désenfumage naturel – IT n° 246 §3������������ 73
1.7 Les baies dans les façades CO 3 §3����������������������36 5.1 Désenfumage naturel des dégagements������ 73
2. Isolement par rapport aux tiers – 5.2 Désenfumage naturel des locaux
CO 6 à CO 10�������������������������������������������������� 37 IT n° 246 §7.1����������������������������������������������������� 74
2.1 Généralités CO 6 ������������������������������������������� 37 6. Désenfumage mécanique – IT n° 24������������ 74
2.2 Isolement latéral entre l’ERP 6.1 Escaliers IT n° 246 §5.2��������������������������������������� 75
et les tiers contigus CO 7�������������������������������� 38 6.2 Circulations IT n° 246 §6.2���������������������������������� 75
2.3 Isolement entre l’ERP 6.3 Locaux IT n° 246 §7.2����������������������������������������� 75
et les tiers situés en vis-à-vis CO 8������������������ 38
7. Documents à fournir pour la réalisation
2.4 Isolement dans un même bâtiment du désenfumage – DF 2 ������������������������������ 75
entre ERP et tiers CO 9����������������������������������� 39
2.5 Parois verticales d’isolement������������������������� 39 Règles d'aménagement��������������������������������� 77
2.6 Aire libre d’isolement CO 10��������������������������� 39 1. Locaux et dégagements – AM 1 à AM 8������ 79
3. Stabilité au feu – CO 11 à CO 15������������������ 40 2. Éléments de décoration – AM 9 à AM 10����� 81
4. Couverture – CO 16 à CO 18������������������������ 41 2.1 Revêtements muraux tendus et éléments
5. Façades – CO 19 à CO 22����������������������������� 42 de décoration en relief fixés à l'intérieur
des locaux ou dégagements������������������������� 81

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
2
Sommaire

2.2 Éléments de décoration flottants 5.2 Documents à fournir GZ 3������������������������������� 99


à l'intérieur des locaux et dégagements������� 81 5.3 Conformité des appareils à gaz GZ 27���������� 100
3. Tentures, portières, rideaux, 5.4 Mise en gaz et utilisation GZ 28�������������������� 100
voilages cloisons coulissantes
ou repliables – AM 11 à AM 14��������������������� 82 Moyens de secours���������������������������������������� 101
3.1 Tentures et rideaux disposés en travers 1. Généralités – MS 1������������������������������������� 103
des dégagements����������������������������������������� 82
2. Moyens d’extinction – MS 4 et MS 7���������� 103
3.2 Tentures et rideaux disposés
2.1 Points d’eau������������������������������������������������� 103
dans les locaux et dégagements������������������� 82
2.2 Bouches et poteaux d’incendie������������������� 104
3.3 Rideaux de scènes et d'estrades������������������� 82
2.3 Appareils mobiles : extincteurs
3.4 Cloisons coulissantes ou repliables��������������� 82
MS 38 à MS 40�������������������������������������������������� 104
4. Gros mobilier – AM 15 à AM 17�������������������� 83
2.4 Robinets d’incendie armés (RIA)
5. Structure et rangées de sièges – AM 18������� 83 MS 14 à MS 17�������������������������������������������������� 105
5.1 Structure des sièges�������������������������������������� 83 2.5 Colonnes sèches et colonnes en charge
5.2 Rangées de sièges���������������������������������������� 83 (figure 5) MS 18 à MS 21����������������������������������� 107
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

6. Arbres de Noël – AM 19������������������������������ 84 2.6 Colonnes en charge


7. Éléments à vocation décorative (dites colonnes humides) MS 22 à MS 24��������� 108
autre que des arbres de noël����������������������� 84 2.7 Déversoirs ponctuels MS 31 et MS 34�������������� 108
2.8 Installation d’extinction
Installations techniques��������������������������������� 85 automatique d’incendie ou
1. Électricité – EL 1 à EL 23������������������������������� 87 à commande manuelle MS 25 à MS 30������������ 108
1.1 Généralités EL 1 à EL 3������������������������������������� 87 2.9 Éléments de construction irrigués
1.2 Règles techniques EL 4����������������������������������� 88 MS 35 à MS 37�������������������������������������������������� 109

1.3 Règles spécifiques concernant 2.10 Moyens divers MS 40������������������������������������� 109


les équipements électriques EL 5 à EL 11��������� 89 3. Moyens favorisant l’action des
2. Éclairage – EC 1 à EC 15������������������������������� 90 sapeurs-pompiers – MS 41 à MS 44������������ 110
2.1 Généralités EC 1 à EC 7������������������������������������ 90 4. Service de sécurité incendie –
MS 45 à MS 52���������������������������������������������� 110
2.2 Éclairage d’évacuation EC 8 à EC 9������������������ 90
4.1 Composition et missions du service MS 46��� 110
2.3 Éclairage d’ambiance ou d’anti-panique
EC 10 à EC 12���������������������������������������������������� 91 4.2 Consignes MS 47������������������������������������������� 111
2.4 Alimentation de l’éclairage de sécurité��������� 91 4.3 Qualification du personnel de sécurité
MS 48������������������������������������������������������������ 111
3. Chauffage – Climatisation – VMC –
CH 1 à CH 58�������������������������������������������������� 92 4.4 Service assuré par des sapeurs-pompiers
MS 49 ������������������������������������������������������������ 112
3.1 Généralités CH 1 �������������������������������������������� 92
5. Moyens d’alerte – MS 70��������������������������� 112
3.2 Règles applicables aux appareils CH 2����������� 93
6. Communications radioélectriques –
3.3 Règles applicables aux installations CH 2������� 93
MS 71����������������������������������������������������������� 113
3.4 Sources énergétiques autorisées CH 3����������� 93
7. Système de sécurité incendie – Alarme
3.5 Documents à fournir CH 4������������������������������ 93 – MS 53 à MS 69������������������������������������������� 114
4. Ascenseurs – AS 1 à AS 11���������������������������� 94 7.1 Généralités MS 53����������������������������������������� 114
4.1 Généralités AS 1 et AS 2����������������������������������� 94 7.2 Un système de détection d’incendie
4.2 Dispositifs de secours AS 3����������������������������� 95 MS 56 à MS 58�������������������������������������������������� 114
4.3 Ascenseurs accessibles 7.3 Un système de mise en sécurité incendie
en cas d'incendie aux personnes MS 59 à MS 60�������������������������������������������������� 115
en situation de handicap AS 4 ����������������������� 96 7.4 L’unité de signalisation�������������������������������� 116
4.4 Consignes et signalisation AS 5���������������������� 98 7.5 Système d’alarme MS 61 à MS 67�������������������� 116
4.5 Entretien des ascenseurs AS 9������������������������ 98 7.6 Dispositions générales à tous les ERP
5. Présence de gaz – GZ 1 à GZ 30������������������� 99 MS 67������������������������������������������������������������ 117
5.1 Dispositions générales GZ 1 et GZ 2����������������� 99 8. Poste de sécurité – MS 50������������������������� 118

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
3
Sommaire

Cas des grandes cuisines���������������������������� 119 DISPOSITIONS PARTICULIÈRES��������������� 133


1. Domaine d’application – GC 1������������������� 121
2. Documents à fournir – GC 2���������������������� 121
Structures d'accueil
pour personnes âgées
3. Caractéristiques des appareils – GC 3������ 122 et personnes handicapées
4. Dispositif d’arrêt d’urgence – GC 4����������� 122 (type J)��������������������������������������������������������������� 135
5. Règles générales d’installation 1. Établissements assujettis – J 1�������������������� 137
des appareils – GC 5���������������������������������� 123 2. Calcul de l’effectif – J 2��������������������������������� 137
5.1 Appareils utilisant un combustible liquide 3. Principes de sécurité – J 3���������������������������� 138
ou solide GC 6���������������������������������������������� 123 4. Desserte, accessibilité – J 6������������������������� 139
5.2 Appareils utilisant un combustible gazeux 5. Isolement par rapport aux tiers – J 7��������� 139
GC 7 et GC 8��������������������������������������������������� 124
6. Résistance au feu des structures – J 9������� 139
6. Production d’eau chaude sanitaire –
7. Distribution intérieure – J 5�������������������������� 139
GC 7������������������������������������������������������������� 124
8. Façades – J 13������������������������������������������������� 140
7. Moyens d’extinction – GC 8���������������������� 124
9. Zones – J 10 à J 12������������������������������������������ 140
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

8. Locaux grandes cuisines – GC 9���������������� 125


8.1 Conditions d’isolement GC 9 et GC 11������������ 125 9.1 Généralités J 10 �������������������������������������������� 140
8.2 Ventilation des grandes cuisines isolées 9.2 Compartiments J 11 ������������������������������������ 140
GC 10 ������������������������������������������������������������ 125 9.3 Cloisonnement traditionnel J 12 ������������������ 141
8.3 Ventilation des grandes cuisines ouvertes 9.4 Caractéristiques des zones J 12 ������������������� 141
GC 11������������������������������������������������������������ 126 10. Classement des locaux������������������������������� 142
9. Offices de remise en température – 11. Dégagements – J 17 à J 21��������������������������� 142
GC 12 à GC 14���������������������������������������������������� 127 11.1 Dispositions générales J 17 à J 20 ����������������� 142
9.1 Règles d’implantation des appareils GC 12����� 127 11.2 Verrouillage des portes J 21 ������������������������� 143
9.2 Conditions d’isolement de l’office 12. Aménagement intérieur,
de remise en température GC 13������������������ 127 décoration et mobilier – J 22 à J 24������������� 143
9.3 Ventilation de l’office de remise 12.1 Plafonds suspendus J 23������������������������������� 143
en température GC 14����������������������������������� 127 12.2 Tentures, rideaux, voilages J 24�������������������� 143
10. Îlots de cuisson installés dans les salles 13. Désenfumage – J 25�������������������������������������� 144
de restauration – GC 15 à GC 17������������������ 128
14. Installations électriques������������������������������ 144
10.1 Règles d’implantation des appareils GC 15���� 128
15. Éclairage����������������������������������������������������� 144
10.2 Conditions d’isolement GC 16���������������������� 128
16. Chauffage, ventilation et conditionnement
10.3 Ventilation des îlots de cuisson GC 17���������� 128 d’air – J 26 à J 28��������������������������������������������� 145
11. Modules ou conteneurs spécialisés : 16.1 Appareils installés dans les chambres
conditions d'installation – GC 18����������������� 129 ou appartements J 26 à J 27��������������������������� 145
12. Appareils installés dans les locaux 16.2 Appareils installés dans les autres locaux
accessibles ou non au public – accessibles au public J 28����������������������������� 145
GC 19 à GC 20���������������������������������������������������� 130
17. Ascenseurs – J 31������������������������������������������� 145
12.1 Limite de puissance des appareils GC 19 ����� 130
18. Équipements spécifiques – J 32 à J 33�������� 145
12.2 Conditions d’installation GC 20 �������������������� 130
18.1 Utilisation et stockage
13. Entretien et vérifications – des gaz médicaux J 32 ��������������������������������� 145
GC 21 à GC 22���������������������������������������������������� 131
18.2 Vérifications techniques J 33 ������������������������ 146
13.1 Entretien GC 21 �������������������������������������������� 131
13.2 Vérifications techniques GC 22 ��������������������� 131

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
4
Sommaire

19. Moyens de secours – J 35 à J 40������������������ 146 5. Mesures applicables aux installations


19.1 Le service de sécurité incendie de projection – L 36 à L 48���������������������������� 164
surveillance de l’établissement J 35������������� 146 5.1 Généralités L 36�������������������������������������������� 164
19.2 Moyens d’extinction J 34������������������������������ 146 5.2 Terminologie L 37����������������������������������������� 165
19.3 Système de sécurité incendie J 36���������������� 147 5.3 Films et écrans de projection L 38���������������� 165
19.4 Alarme J 37 �������������������������������������������������� 147 5.4 Installation en régie ou local
19.5 Alerte����������������������������������������������������������� 148 de projection L 39 à L 41��������������������������������� 165
20. Exercices – J 39���������������������������������������������� 148 5.5 Installations dans la salle L 45 à L 48��������������� 168
21. Consignes et affichage – J 40���������������������� 148 6. Mesures applicables aux espaces scéniques
L 49 à L 79����������������������������������������������������������� 169
Salles à usage d'audition, 6.1 Dispositions générales L 49 à L 58������������������ 169
de conférences, de réunions, 6.2 Espace scénique isolable de la salle
de spectacles ou à usages multiples L 59 à L 71������������������������������������������������������� 172
(type L)��������������������������������������������������������������� 149 6.3 Espaces scéniques intégrés à la salle
1. Établissements assujettis – L 1�������������������� 151 L 72 à L 75������������������������������������������������������� 176
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

2. Détermination de l’effectif – L 3 et L 5������� 152 6.4 Espaces scéniques adossés fixes L 76 à L 79���� 178
2.1 Calcul L 3������������������������������������������������������ 152 7. Mesures applicables aux locaux annexes
2.2 Plans L 5������������������������������������������������������� 152 L 80 à L 85����������������������������������������������������������� 180
3. Mesures applicables à tous 7.1 Isolement et distribution intérieurs L 81������� 180
les établissements��������������������������������������� 153 7.2 Chauffage – Ventilation L 82������������������������� 180
3.1 Conception de la distribution intérieure 7.3 Installations électriques L 83������������������������� 181
L 6����������������������������������������������������������������� 153
7.4 Éclairage de sécurité L 84����������������������������� 181
3.2 Enfouissement L 7���������������������������������������� 153
7.5 Moyens d’extinction L 85������������������������������ 181
3.3 Classement des locaux L 8��������������������������� 153
3.4 Petites salles d’exposition ouvrant Magasins de vente,
sur un hall L 9����������������������������������������������� 154 centres commerciaux (type M)������������������ 183
3.5 Dégagements – Sorties L 10������������������������� 154 1. Établissements assujettis – M 1 §1�������������� 185
3.6 Équipements particuliers L 11����������������������� 154 1.1 Définition et conditions d’exploitation
3.7 Chauffage, ventilation d’un centre commercial M 1 §2��������������������� 185
et conditionnement d’air L 12����������������������� 154 1.2 Définition d’un mail M 1 §2���������������������������� 185
3.8 Électricité (Dispositifs de réglage 1.3 Définition de la vente à l’air libre M 1 §4������� 185
des lumières et de la sonorisation) L 13�������� 154 2. Calcul de l'effectif��������������������������������������� 186
3.9 Moyens de secours L 14������������������������������� 156 3. Isolement par rapport aux tiers
4. Mesures applicables aux salles – L 18�������� 158 et activités autorisées – M 4 et M 5������������� 186
4.1 Généralités L 18�������������������������������������������� 158 3.1 Généralités M 4�������������������������������������������� 186
4.2 Circulation dans les salles L 20��������������������� 158 4. Distribution intérieure – M 6 et M 7������������� 188
4.3 Personnes handicapées circulant 4.1 Isolement interne M 6����������������������������������� 188
en fauteuil roulant L 21��������������������������������� 159 4.2 Distribution intérieure
4.4 Pente et sorties des salles L 22 et L 23������������ 159 des centres commerciaux M 7���������������������� 189
4.5 Porte des loges du public L 24��������������������� 160 5. Dégagements – M 8 à M 14�������������������������� 189
4.6 Vestiaires L 25����������������������������������������������� 160 5.1 Dispositions générales M 8�������������������������� 189
4.7 Aménagements L 26 à L 29����������������������������� 160 5.2 Libre-service avec ou sans chariot M 9��������� 190
4.8 Désenfumage L 30���������������������������������������� 162 5.3 Emploi des chariots M 10������������������������������ 191
4.9 Chauffage L 31���������������������������������������������� 162 5.4 Centres commerciaux : sorties des
4.10 Éclairage L 32 à L 34��������������������������������������� 163 exploitations et des mails M 11�������������������� 191
4.11 Moyens de secours – 5.5 Escaliers et escaliers mécaniques M 12�������� 192
Moyens d'extinction L 35������������������������������ 164 5.6 Circulations intérieures M 13������������������������� 193
5.7 Visibilité des signalisations M 14������������������� 193

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
5
Sommaire

6. Aménagement intérieur, 14. Mesures particulières aux locaux


décoration et mobilier – M 15 à M 17���������� 194 non accessibles au public –
6.1 Comportement au feu des matériaux M 15���� 194 M 45 à M 58�������������������������������������������������������� 205
6.2 Les réserves d’approche M 16���������������������� 194 14.1 Généralités M 45������������������������������������������� 205
6.3 Les ateliers de fabrication et/ou 14.2 Locaux à risques courants M 46�������������������� 205
de préparation des aliments M 17���������������� 194 14.3 Locaux à risques importants M 47���������������� 205
7. Désenfumage – M 18 à M 19������������������������� 195 14.4 Locaux d’emballage M 48����������������������������� 206
7.1 Dispositions générales M 18������������������������� 195 14.5 Cantines et réfectoires du personnel M 53����� 206
7.2 Cas particulier des locaux établis sur 14.6 Les réserves M 49������������������������������������������ 206
plusieurs niveaux mis en communication 14.7 Dépôts et réserves de produits dangereux
entre eux M 19���������������������������������������������� 195 intégrés dans les bâtiments accessibles
8. Éclairage de sécurité – M 24������������������������ 196 au public M 50��������������������������������������������������� 207
8.1 Généralités M 24 §1��������������������������������������� 196 14.8 Stockage des hydrocarbures liquéfiés
8.2 Le cas des centres commerciaux M 24 §2������ 196 et des aérosols M 50-1����������������������������������� 208
9. Chauffage, ventilation et conditionnement 15. Autres dispositions concernant
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

d’air – M 20 à M 22������������������������������������������ 197 les locaux non accessibles au public���������� 209


9.1 Dispositions générales M 20������������������������� 197 15.1 Installations électriques M 51������������������������ 209
9.2 Chauffage et ventilation 15.2 Chauffage des locaux
des locaux de vente M 21����������������������������� 197 à risques particuliers M 52���������������������������� 209
9.3 Chauffage des locaux administratifs M 22���� 197 15.3 Désenfumage des réserves M 54������������������ 209
10. Moyens de secours – M 25 à M 33����������������197 15.4 Moyens de secours M 55������������������������������ 209
10.1 Dispositions générales M 25������������������������� 197 15.5 Trémies d’attaque M 56�������������������������������� 209
10.2 Matériels d’extinction M 26��������������������������� 197 15.6 Alarme M 57�������������������������������������������������� 209
10.3 Dispositions visant à faciliter l’action 15.7 Défense de fumer M 58�������������������������������� 209
des sapeurs-pompiers M 28�������������������������� 199
10.4 Service de sécurité incendie :
Restaurants et débits de boissons
généralités, missions M 29���������������������������� 199
(type N)�������������������������������������������������������������� 211
1. Établissements assujettis – N 1������������������� 213
10.5 Système de sécurité incendie –
Alarme M 30�������������������������������������������������� 200 2. Calcul de l’effectif – N 2�������������������������������� 213
10.6 Alerte M 33��������������������������������������������������� 201 3. Isolement par rapport aux tiers – N 4�������� 213
11. Dispositions spéciales à certaines 4. Distribution intérieure – N 3 et N 5������������� 214
présentations ou manifestations – 4.1 Généralités N 3��������������������������������������������� 214
M 34 à M 37�������������������������������������������������������� 201 4.2 Isolement des salles N 5������������������������������� 214
11.1 Utilisation d’énergie et de combustibles 5. Dégagements – N 6 à N 8����������������������������� 215
M 34�������������������������������������������������������������� 201
5.1 Dégagements accessoires N 6��������������������� 215
11.2 Machines-outils M 35������������������������������������ 201
5.2 Circulations secondaires N 7������������������������ 215
11.3 Ballons gonflés M 36������������������������������������� 202
5.3 Vestiaires N 8������������������������������������������������ 215
11.4 Manifestations temporaires M 37 ����������������� 202
6. Désenfumage – N 9��������������������������������������� 215
12. Dispositions spéciales aux articles
7. Installations électriques – N 6 à N 8������������ 215
et produits dangereux – M 38 à M 43��������� 202
8. Éclairage – N 12 à N 13���������������������������������� 215
12.1 Généralités M 38������������������������������������������� 202
8.1 Utilisation de bougies N 12�������������������������� 215
12.2 Hydrocarbures liquéfiés et aérosols M 39����� 203
8.2 Éclairage de sécurité N 13���������������������������� 216
12.3 Matières et liquides inflammables
et alcools M 40���������������������������������������������� 203 9. Chauffage, ventilation
et conditionnement d’air – N 10������������������ 216
12.4 Peinture sous pression M 41������������������������� 204
10. Appareils de cuisson
12.5 Limitation totale en poids et volume M 42����� 204
et de remise en température –
12.6 Munitions et artifices M 43���������������������������� 205 N 14 et N 15������������������������������������������������������� 216
13. Consignes particulières – M 44�������������������� 205

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
6
Sommaire

10.1 Utilisation des cheminées N 14��������������������� 216 Salles de danse et salle de jeux
10.2 Petits appareils portables N 15��������������������� 216 (type P)��������������������������������������������������������������� 231
11. Moyens de secours – N 16 à N 19���������������� 217 1. Établissements assujettis – P 1�������������������� 233
11.1 Service de sécurité incendie : 2. Calcul de l’effectif – P 2 ������������������������������� 233
généralités, missions N 17���������������������������� 217 3. Isolement par rapport aux tiers – P 6��������� 233
11.2 Moyens d’extinction N 16����������������������������� 217 4. Distribution intérieure – Stabilité au feu
11.3 Système de sécurité incendie – des structures – P 4���������������������������������������� 234
Alarme N 18 ������������������������������������������������� 217 5. Classement des locaux – P 5������������������������ 234
11.4 Alerte N 19���������������������������������������������������� 217 5.1 Locaux à risques importants������������������������ 234
12. Consignes d’exploitation – N 20����������������� 217 5.2 Locaux à risques moyens����������������������������� 234
6. Dégagements – P 7���������������������������������������� 235
Hôtels, motels, pensions de famille
(type O)�������������������������������������������������������������� 219 6.1 Circulations des salles P 8���������������������������� 235
1. Établissements assujettis – O 1������������������� 221 6.2 Vestiaires P 9������������������������������������������������ 235
2. Calcul de l’effectif – O 2�������������������������������� 221 6.3 Régie P 11����������������������������������������������������� 235
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

3. Isolement par rapport aux tiers – O 4�������� 221 7. Aménagement intérieur,


décoration et mobilier – P 12 et P 13���������� 235
4. Distribution intérieure – O 3������������������������ 222
7.1 Plafonds – Isolation – Décoration P 12���������� 235
5. Classement des locaux – O 5����������������������� 222
7.2 Sièges P 13��������������������������������������������������� 236
5.1 Locaux à risques importants������������������������ 222
8. Désenfumage – P 14�������������������������������������� 236
5.2 Locaux à risques moyens����������������������������� 222
9. Installations électriques – P 16��������������������� 236
6. Dégagements – O 6 à O 9����������������������������� 223
10. Éclairage – P 17 à P 19����������������������������������� 237
6.1 Circulations horizontales O 6 ����������������������� 223
10.1 Utilisation de bougies P 17��������������������������� 237
6.2 Dégagements accessoires O 7 �������������������� 223
10.2 Éclairage de sécurité P 18����������������������������� 237
6.3 Distance maximale à parcourir O 8 ������������� 223
10.3 Éclairage d’ambiance P 19���������������������������� 237
6.4 Escaliers, évacuation différée O 9 ���������������� 223
11. Chauffage, ventilation
7. Aménagement intérieur, et conditionnement d’air – P 15������������������ 237
décoration et mobilier – O 10���������������������� 224
12. Équipements spécifiques���������������������������� 237
8. Désenfumage – O 11������������������������������������� 224
13. Moyens de secours – P 20 à P 23����������������� 238
9. Installations électriques –
Articles EL 1 à EL 23������������������������������������������� 225 13.1 Service de sécurité incendie :
généralités, missions P 21����������������������������� 238
10. Éclairage – O 14 et O 15�������������������������������� 225
13.2 Moyens d’extinction P 20������������������������������ 238
10.1 Éclairage et prises de courant O 14�������������� 225
13.3 Système de sécurité incendie –
10.2 Éclairage de sécurité O 15���������������������������� 225 Système d’alarme P 22���������������������������������� 238
11. Chauffage, ventilation 13.4 Système d’alerte P 23����������������������������������� 239
et conditionnement d’air – O 12����������������� 226
14. Consignes d’exploitation – P 24������������������ 239
12. Installations de gaz – O 13��������������������������� 226
13. Ascenseurs – Articles AS 1 à AS 11���������������� 226 Dispositions applicables aux parcs
14. Appareils de cuisson – O 16������������������������� 227 de stationnement accessible au public
15. Moyens de secours – O 17 à O 21��������������� 227 (type PS)������������������������������������������������������������ 241
15.1 Moyens d’extinction O 17����������������������������� 227 1. Établissements assujettis –
PS 1 à PS 4���������������������������������������������������������� 243
15.2 Système de sécurité incendie –
Système d’alarme O 19������������������������������������� 228 2. Dispositions constructives –
PS 5 à PS 17�������������������������������������������������������� 244
15.3 Alerte O 20��������������������������������������������������� 228
2.1 Éléments porteurs – Planchers –
15.4 Consignes d’exploitation O 21��������������������� 228 Dalles PS 6���������������������������������������������������� 244
16. Établissements existants – O 22 à O 24������ 229 2.2 Isolement PS 8���������������������������������������������� 244
16.1 Réglementation applicable O 22������������������ 229 2.3 Façades PS 11����������������������������������������������� 245
16.2 Ferme-porte O 23����������������������������������������� 229 2.4 Cloisonnement PS 12������������������������������������ 246
16.3 Service de sécurité incendie O 24����������������� 230

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
7
Sommaire

2.5 Toitures PS 10������������������������������������������������ 247 9. Désenfumage – R 19�������������������������������������� 268


2.6 Communications intérieures PS 13 et PS 14����� 248 9.1 Généralités R 19 §1, 2 et 3������������������������������� 268
2.7 Conduits et gaines PS 15������������������������������ 250 9.2 Présence de locaux à sommeil R 19 §4 et 3���� 268
2.8 Désenfumage PS 18�������������������������������������� 251 10. Installations électriques – Coupure
2.9 Installations électriques – Éclairage d'urgence – R 25��������������������������������������������� 269
PS 19 à PS 22��������������������������������������������������� 252 11. Éclairage de sécurité – R 27������������������������� 269
2.10 Moyens de secours PS 25 à PS 30�������������������� 253 12. Chauffage, ventilation et conditionnement
2.11 Maintenance et vérifications PS 32���������������� 255 d’air – R 20 à R 23�������������������������������������������� 269
2.12 Commissions de sécurité PS 33�������������������� 255 12.1 Règles d’utilisation R 20�������������������������������� 269
12.2 Température des appareils d’émission
Établissements d'enseignement, R 21��������������������������������������������������������������� 270
colonies de vacances (type R)������������������� 257 12.3 Ventilation R 22��������������������������������������������� 270
1. Établissements assujettis – R 1�������������������� 259 12.4 Installations pédagogiques R 23������������������� 270
2. Calcul de l'effectif – R 2�������������������������������� 260 13. Cuisines – R 28 à R 29������������������������������������� 270
3. Conditions particulières d’exploitation
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

13.1 Grande cuisine associée


– R 3������������������������������������������������������������������� 261 à une salle polyvalente R 28�������������������������� 270
4. Utilisation de produits 13.2 Cuisines pédagogiques R 29������������������������ 270
et de matériels dangereux – R 5����������������� 261
14. Moyens de secours – R 30 à R 33����������������� 271
5. Isolement par rapport aux tiers – R 4��������� 261
14.1 Moyens d’extinction R 30������������������������������ 271
6. Distribution intérieure et stabilité
14.2 Système de sécurité incendie –
au feu des structures – R 6 à R 9������������������ 262
Système d’alarme R 31���������������������������������� 271
6.1 Généralités R 6���������������������������������������������� 262 14.3 Alerte R 32���������������������������������������������������� 271
6.2 Locaux d’enseignement 15. Exercices d’évacuation – R 33���������������������� 272
comprenant des installations
d’enseignement technique R 7�������������������� 262 Bibliothèques, centres de documentation
6.3 Préaux R 8����������������������������������������������������� 263 et de consultation d'archives (type S)���� 273
6.4 Volumes libres intérieurs R 9 ������������������������ 263 1. Établissements assujettis – S 1�������������������� 275
7. Classement des locaux – R 10 et R 11��������� 263 2. Calcul de l’effectif – S 2��������������������������������� 275
7.1 Locaux de stockage de liquides 3. Isolement par rapport aux tiers –
inflammables destinés à l’enseignement S 4 et S 5������������������������������������������������������������� 275
et à la recherche R 10 §1�������������������������������� 263 4. Distribution intérieure –
7.2 Locaux de stockage de produits dangereux, S 3, S 6 et S 7������������������������������������������������������ 276
destinés à l’enseignement et à la recherche, 4.1 Application des dispositions générales S 3 ��� 276
autres que les liquides inflammables
R 10 §2����������������������������������������������������������� 264
4.2 Mise en communication
de plusieurs niveaux S 6������������������������������� 276
7.3 Locaux de préparation et de collections
R 10 §3����������������������������������������������������������� 264
4.3 Atriums, patios, puits de lumière S 7������������ 277
5. Classement des locaux – S 8������������������������ 277
7.4 Autres locaux R 10 §4������������������������������������ 264
5.1 Locaux à risques importants S 8 §a��������������� 277
7.5 Locaux d’enseignement
5.2 Locaux à risques moyens S 8 §b�������������������� 277
à caractère technique R 11��������������������������� 265
5.3 Locaux à risques courants S 8 §b������������������� 277
7.6 Locaux d’enseignement à caractère
scientifique ou dans les locaux 6. Aménagement intérieur,
de recherche R 12����������������������������������������� 266 décoration et mobilier�������������������������������� 277
8. Dégagements – R 13 à R 16�������������������������� 267 7. Désenfumage – S 9 et S 10���������������������������� 277
8.1 Largeur des dégagements R 13�������������������� 267 7.1 Application des dispositions générales S 9��� 277
8.2 Dégagements des écoles maternelles, 7.2 Désenfumage de plusieurs niveaux
crèches, haltes-garderies et jardins d’enfants mis en communication S 10�������������������������� 278
R 14��������������������������������������������������������������� 267 8. Installations électriques – S 12��������������������� 278
8.3 Escaliers R 15������������������������������������������������ 267
8.4 Portes R 16���������������������������������������������������� 268
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
8
Sommaire

9. Éclairage – S 13 et S 14���������������������������������� 278 9.3 Stands couverts – Plafonds et faux-plafonds


9.1 Éclairage normal S 13����������������������������������� 278 pleins – Stands en surélévation T 23������������� 294
9.2 Éclairage de sécurité S 14����������������������������� 278 9.4 Délimitation par cloisonnement partiel
T 24��������������������������������������������������������������� 294
10. Chauffage, ventilation
et conditionnement d’air – S 11������������������ 278 10. Désenfumage – T 25 à T 26��������������������������� 295
11. Ascenseurs�������������������������������������������������� 278 10.1 Dispositions générales T 25�������������������������� 295
12. Moyens de secours – S 15 à S 19����������������� 279 10.2 Trémies formant hall T 26������������������������������ 295
12.1 Service de sécurité incendie S 18����������������� 279 11. Installations électriques – T 32 à T 36���������� 295
12.2 Moyens d’extinction S 15������������������������������ 279 11.1 Dispositions générales T 32 à T 36����������������� 295
12.3 Système de sécurité incendie – 11.2 Installations fixes T 34����������������������������������� 296
Système d’alarme S 16 et S 17��������������������������� 279 11.3 Installations semi-permanentes T 35������������ 296
12.4 Alerte S 19���������������������������������������������������� 279 11.4 Installations particulières des stands T 36����� 297
12. Éclairage – T 37 à T 38������������������������������������ 297
Salles d'expositions (type T)���������������������� 281 12.1 Éclairage normal T 37����������������������������������� 297
1. Établissements assujettis – T 1�������������������� 283
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

12.2 Éclairage de sécurité T 38����������������������������� 298


2. Calcul de l’effectif – T 2�������������������������������� 283
13. Chauffage, ventilation
3. Dispositions administratives et conditionnement d’air – T 27�������������������298
spécifiques au type T – T 3 à T 9������������������ 283
14. Installations au gaz – T 28 à T 31�������������������298
3.1 Généralités T 3 à T 8�������������������������������������� 283
14.1 Dispositions générales T 28�������������������������� 298
3.2 Obligations des propriétaires
14.2 Installations à la charge du propriétaire
et concessionnaires T 4������������������������������������ 284
T 29��������������������������������������������������������������� 299
3.3 Obligations des organisateurs T 5���������������� 285
14.3  Installations temporaires à la charge
3.4 Obligations du chargé de sécurité T 6��������� 286 de l’exposant T 30���������������������������������������� 299
3.5 Obligations de l’autorité administrative T 7��� 287 14.4 Utilisation d’hydrocarbures liquéfiés T 31����� 300
3.6 Obligations des exposants 15. Cuisson – T 38.1���������������������������������������������� 300
et locataires de stands T 8 ��������������������������� 287
16. Dispositions spéciales à certaines
4. Exploitation – T 9������������������������������������������� 288 présentations – T 39 à T 46���������������������������� 301
5. Isolement par rapport aux tiers – 16.1 Machines et appareils présentés
T 11 et T 12��������������������������������������������������������� 288 en fonctionnement T 39�����������������������������������������301
6. Distribution intérieure – T 10 à T 12������������ 289 16.2 Protection du public T 40 ����������������������������� 301
6.1 Généralités T 10�������������������������������������������� 289 16.3 Machines à moteurs thermiques ou
6.2 Trémies formant hall T 14������������������������������ 289 à combustion – Véhicules automobiles
6.3 Recoupement interne T 15��������������������������� 289 T 41 �������������������������������������������������������������� 301

6.4 Volume libre T 16������������������������������������������ 291 16.4 Distribution de fluides sur les stands T 42���� 302
6.5 Galeries techniques ou de service T 17�������� 291 16.5 Substances radioactives – Rayons X T 43������ 302
7. Classement des locaux – T 13���������������������� 291 16.6 Lasers T 44���������������������������������������������������� 303
8. Dégagements – T 18 à T 20��������������������������� 292 16.7 Matériels, produits, gaz interdits T 45����������� 303
8.1 Conception générale 16.8 Liquides inflammables T 46�������������������������� 303
des dégagements T 18��������������������������������� 292 17. Moyens de secours – T 47 à T 52����������������� 304
8.2 Protection des escaliers des bâtiments 17.1 Service de sécurité incendie :
T 19��������������������������������������������������������������� 292 généralités, missions T 46����������������������������� 304
8.3 Sorties T 20��������������������������������������������������� 292 17.2 Moyens d’extinction T 47������������������������������ 304
9. Aménagement intérieur, décoration 17.3 Système de sécurité incendie –
et mobilier – T 21 à T 24��������������������������������� 293 Système d’alarme T 49���������������������������������� 305
9.1 Stands – Podiums – Estrades – Gradins 17.4 Système de sonorisation T 50 ���������������������� 305
– Chapiteaux – Tentes T 21��������������������������� 293 17.5 Alerte T 51 ��������������������������������������������������� 305
9.2 Vélums T 22��������������������������������������������������� 293 18. Consignes d’exploitation – T 52������������������ 306

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
9
Sommaire

Établissements de soins (type U)������������� 307 16. Dispositions spéciales applicables


1. Établissements assujettis – U 1�������������������� 309 aux locaux d’AIA (anesthésiques
inflammables autorisés) – U 33 à U 35��������� 323
2. Calcul de l’effectif – U 2�������������������������������� 309
16.1 Principes U 33����������������������������������������������� 323
3. Produits dangereux – U 3����������������������������� 310
16.2 Ventilation des locaux AIA U 34�������������������� 323
4. Principes fondamentaux de sécurité –
U 8����������������������������������������������������������������������� 310 16.3 Canalisations U 35����������������������������������������� 324
5. Isolement par rapport aux tiers 17. Ascenseurs – U 36������������������������������������������ 324
et accessibilité�������������������������������������������� 311 18. Moyens de secours – U 41 à U 48���������������� 324
5.1 Isolement����������������������������������������������������� 311 18.1 Organisation de la sécurité
5.2 Accessibilité – Façades�������������������������������� 312 en cas d’incendie U 41���������������������������������� 324
6. Stabilité au feu – U 9�������������������������������������� 312 18.2 Moyens d’extinction U 42����������������������������� 324
7. Conception de la distribution intérieure – 18.3 Service de sécurité incendie U 43����������������� 325
Zones – U 10���������������������������������������������������� 313 18.4 Système de sécurité incendie U 44��������������� 326
7.1 Généralités U 10 §1 ��������������������������������������� 313 18.5 Équipement d’alarme U 45��������������������������� 327
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

7.2 Zones protégées U 10 §2������������������������������� 313 18.6 Système d’alerte U 46����������������������������������� 328
7.3 Compartiments U 10 §3��������������������������������� 313 19. Formation – U 47�������������������������������������������� 328
7.4 Cas particuliers d’isolement U 10 §4�������������� 314 20. Consignes et affichage – U 48��������������������� 328
7.5 Volumes libres intérieurs U 12����������������������� 315 21. Hôpitaux de jour – Locaux médicaux
7.6 Locaux recevant du public installés de thermalisme – U 49 à U 50����������������������� 328
en sous-sol U 14�������������������������������������������� 315 21.1 Définition U 49���������������������������������������������� 328
7.7 Galeries en sous-sol U 15������������������������������ 315 21.2 Dispositions applicables U 50����������������������� 329
8. Locaux à risques – U 13��������������������������������� 317 22. Conditions d’installation des gaz médicaux –
9. Dégagements – U 16 à U 22�������������������������� 317 U 51 à U 64��������������������������������������������������������� 330

9.1 Circulations horizontales U 16����������������������� 317 22.1 Magasins et centrales de stockage U 52������� 330
9.2 Escaliers U 18������������������������������������������������ 317 22.2 Réseaux de distribution U 56������������������������ 331
9.3 Distance maximale à parcourir U 19������������� 318 22.3 Distribution par récipients mobiles
U 60 à U 61������������������������������������������������������ 334
9.4 Fonctionnement des portes
de recoupement U 20����������������������������������� 318 22.4 Consignes, entretien,
vérifications techniques U 62 à U 64���������������� 335
9.5 Fonctionnement des autres portes U 21������� 318
9.6 Locaux pour détenus U 22���������������������������� 319 Établissements de culte (type V)�������������� 337
10. Aménagements intérieurs – 1. Établissements assujettis – V 1�������������������� 339
U 23 à U 25��������������������������������������������������������� 319 2. Calcul de l’effectif – V 2�������������������������������� 339
10.1 Revêtements, gros mobilier, cloisons, 3. Construction – V 3 et V 4������������������������������� 339
éléments de literie U 23�������������������������������� 319
3.1 Monuments historiques V 3�������������������������� 339
10.2 Plafonds suspendus U 24������������������������������ 319
3.2 Couvertures V 4�������������������������������������������� 340
10.3 Tentures, rideaux, voilages U 25������������������� 320
4. Aménagement intérieur,
11. Désenfumage – U 26�������������������������������������� 320 décoration et mobilier – V 5������������������������� 340
12. Chauffage – Ventilation – U 27��������������������� 321 5. Désenfumage – V 6���������������������������������������� 340
13. Cuisson et réchauffage des liquides 6. Éclairage – V 9 et V 10������������������������������������ 341
dans les offices – U 28 à U 29������������������������ 322
6.1 Appareils d’éclairage à flammes nues V 9���� 341
13.1 Appareils installés dans
les chambres des malades U 28�������������������� 322 6.2 Éclairage de sécurité V 10����������������������������� 341
13.2 Appareils installés dans les offices, 7. Chauffage, ventilation et conditionnement
les chambres de surveillance d’air – V 7 et V 8���������������������������������������������� 341
ou de garde U 29������������������������������������������ 322 7.1 Règles d’utilisation V 7��������������������������������� 341
14. Installations électriques – U 30�������������������� 322 7.2 Consignes d’exploitation V 8����������������������� 341
15. Éclairage de sécurité – U 32������������������������� 323 8. Moyens de secours – V 11 et V 13��������������� 342

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
10
Sommaire

8.1 Moyens d’extinction V 11������������������������������ 342 7.3 Couloirs de grande longueur X 13 ��������������� 357
8.2 Alarme V 12�������������������������������������������������� 342 7.4 Escaliers X 14 ����������������������������������������������� 357
8.3 Alerte V 13���������������������������������������������������� 342 8. Aménagement intérieur, décoration
et mobilier – X 15 à X 18�������������������������������� 358
Administrations, banques, bureaux 8.1 Plafonds et plafonds suspendus X 15 ���������� 358
(type W)������������������������������������������������������������� 343 8.2 Revêtements de sols X 16 ���������������������������� 358
1. Établissements assujettis – W 1������������������� 345
8.3 Éléments de séparation X 17 ����������������������� 358
2. Calcul de l’effectif – W 2������������������������������� 345
8.4 Gradins non démontables X 18 ������������������� 358
3. Isolement par rapport aux tiers – W 3������� 345
9. Désenfumage – X 19�������������������������������������� 358
4. Distribution intérieure – W 3������������������������ 346
10. Éclairage – X 22 et X 23���������������������������������� 359
5. Enfouissement – W 5������������������������������������� 346
10.1 Éclairage normal X 22 ���������������������������������� 359
6. Classement des locaux – W 4���������������������� 346
10.2 Éclairage de sécurité X 23 ���������������������������� 359
6.1 Locaux à risques importants W 4 §a�������������� 346
11. Chauffage, ventilation
6.2 Locaux à risques moyens W 4 §b������������������� 347 et conditionnement d’air – X 20������������������ 359
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

7. Escaliers – W 8������������������������������������������������ 347 12. Installations de gaz – X 21���������������������������� 359


8. Désenfumage – W 9��������������������������������������� 347 13. Moyens de secours – X 24 à X 27����������������� 360
9. Éclairage de sécurité – W 10������������������������ 347 13.1 Moyens d’extinction X 24 ����������������������������� 360
10. Moyens de secours – W 11 à W 15��������������� 348 13.2 Système d’alarme X 26 �������������������������������� 360
10.1 Moyens d’extinction W 11 ���������������������������� 348 13.3 Système d’alerte X 27 ���������������������������������� 360
10.2 Service de sécurité incendie W 13 ��������������� 348 13.4 Interdiction de fumer X 25 ��������������������������� 360
10.3 Trémies d’attaque W 12 ������������������������������� 348
10.4 Système de sécurité incendie – Musées (type Y)���������������������������������������������� 361
Système d’alarme W 14 ������������������������������� 348 1. Établissements assujettis – Y 1�������������������� 363
10.5 Alerte W 15 �������������������������������������������������� 349 2. Calcul de l’effectif – Y 2�������������������������������� 363
11. Consignes d’exploitation���������������������������� 349 3. Isolement par rapport aux tiers – Y 4��������� 363
4. Distribution intérieure�������������������������������� 364
Établissements sportifs couverts 4.1 Dispositions générales Y 3 à Y 7 ������������������� 364
(type X)�������������������������������������������������������������� 351
4.2 Niveaux partiels Y 5 ������������������������������������� 364
1. Établissements assujettis – X 1�������������������� 353
4.3 Atriums, patios Y 6 �������������������������������������� 364
2. Calcul de l’effectif – X 2�������������������������������� 354
4.4 Isolement interne Y 6 ����������������������������������� 365
2.1 Calcul de l’effectif du public X 2 §1 �������������� 354
5. Classement des locaux – Y 8������������������������ 365
2.2 Calcul de l’effectif maximal
des spectateurs X 2 §2 ���������������������������������� 354 5.1 Locaux à risques importants Y 8 §a �������������� 365
3. Traitement des eaux des piscines – X 3����� 355 5.2 Locaux à risques moyens Y 8 §b ������������������� 365
4. Distribution intérieure – X 4 à X 9���������������� 355 6. Dégagements – Y 9���������������������������������������� 365
4.1 Généralités X 4 �������������������������������������������� 355 6.1 Escaliers rampes Y 9 §1 et 2 ��������������������������� 365
4.2 Mezzanines X 5 �������������������������������������������� 355 6.2 Largeur des escaliers Y 9 §3 ������������������������� 366
4.3 Dénivellation X 6 ����������������������������������������� 355 7. Aménagement intérieur, décoration
et mobilier – Y 10 et Y 12������������������������������� 366
4.4 Pédiluves X 8 ����������������������������������������������� 355
7.1 Dispositions générales Y 10 ������������������������� 366
4.5 Protection physique du public X 9 ��������������� 356
7.2 Vélums Y 11 �������������������������������������������������� 366
5. Couvertures – X 7������������������������������������������� 356
7.3 Flammes nues Y 12 �������������������������������������� 367
6. Classement des locaux – X 10���������������������� 356
8. Désenfumage – Y 13 et Y 14������������������������� 367
6.1 Locaux à risques importants X 10 §1 ������������� 356
8.1 Généralités Y 13 ������������������������������������������� 367
6.2 Locaux à risques moyens X 10 §2 ����������������� 356
8.2 Cas de plusieurs niveaux
7. Dégagements – X 11 à X 14�������������������������� 357
en communication Y 14 �������������������������������� 367
7.1 Généralités X 11 ������������������������������������������ 357
9. Éclairage – Y 17���������������������������������������������� 367
7.2 Portes X 12 ��������������������������������������������������� 357

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
11
Sommaire

10. Chauffage, ventilation 17. Les ascenseurs�������������������������������������������� 383


et conditionnement d’air – Y 15������������������ 367 17.1 Normes�������������������������������������������������������� 383
11. Moyens de secours – Y 18 à Y 22����������������� 368 17.2 Dispositifs de secours���������������������������������� 383
11.1 Service de sécurité incendie : 18. Les grandes cuisines����������������������������������� 384
généralités, missions Y 19 ���������������������������� 368
19. Les moyens de secours������������������������������� 384
11.2 Moyens d’extinction Y 18 ����������������������������� 368
11.3 Système de sécurité incendie Y 20 �������������� 368 Analyse des risques réels
11.4 Système d’alarme Y 21 ��������������������������������� 368 de l'établissement����������������������������������������� 385
11.5 Système d’alerte Y 22 ���������������������������������� 368
Étude des solutions techniques
de mise en sécurité��������������������������������������� 389
1. Mesures basées
MISE EN SÉCURITÉ INCENDIE sur les textes réglementaires��������������������� 391
DANS LES ERP������������������������������������������������ 369 1.1 Évacuation��������������������������������������������������� 391
1.2 Limiter la propagation��������������������������������� 391
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les principes fondamentaux 1.3 Isoler les locaux à risques���������������������������� 391


de la sécurité dans les ERP������������������������ 371 1.4 Rénover les moyens de secours������������������ 392
2. Recherche de solutions compensatoires���� 392
Dispositions sur lesquelles portera
2.1 Les dégagements���������������������������������������� 392
en général la mise en sécurité������������������ 375
2.2 La détection incendie���������������������������������� 392
1. Le classement des établissements������������� 377
2. La conception et la desserte Exemples de mise en sécurité������������������� 393
des établissements��������������������������������������� 377
1. Premier exemple : travaux effectués
3. L’isolement par rapport aux tiers��������������� 378 sur un établissement scolaire
3.1 Isolement latéral entre ERP de type R existant (voir figures 1 et 2)������� 395
et tiers contigus������������������������������������������� 378 2. Deuxième exemple : type R,
3.2 Isolement entre ERP et bâtiment établissement scolaire (voir figures 3 et 4)���� 396
situé en vis-à-vis������������������������������������������ 378 3. Troisième exemple : type U,
3.3 Isolement dans un même bâtiment établissement de soins
entre ERP et tiers����������������������������������������� 378 (voir figures 5 et 6)�������������������������������������� 397
4. La résistance au feu des structures������������ 378
5. La distribution intérieure���������������������������� 379 Annexes������������������������������������������������������������� 405
6. Le classement des locaux��������������������������� 379 A1 Sommaire du règlement ERP���������������������� 407
7. Les conduits et les gaines��������������������������� 380 A2 La sécurité incendie au CSTB
évaluation et expertise������������������������������� 411
8. Les dégagements��������������������������������������� 380
A3 Abréviations et sigles��������������������������������� 415
9. Les sorties, les portes, les escaliers������������ 380
A4 Principes du cloisonnement������������������������ 425
10. L’aménagement intérieur, la décoration
et le mobilier����������������������������������������������� 380 A5 Classement des locaux������������������������������� 429
11. Le désenfumage����������������������������������������� 381 A6 Conception des dégagements������������������� 431
12. Les sources énergétiques��������������������������� 381 A7 Conception des portes et escaliers������������ 435
13. Les installations électriques������������������������ 381 A8 Conception des éclairages������������������������� 441
14. L’éclairage��������������������������������������������������� 382
Index������������������������������������������������������������������� 445
15. Les installations de gaz combustibles
et hydrocarbures liquéfiés�������������������������� 382
16. Le chauffage, la ventilation
et le conditionnement d’air������������������������ 382

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

DISPOSITIONS COMMUNES
La gestion
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Principes de sécurité
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
17
Dispositions communes – Principes de sécurité

Pour l’application du Règlement de sécurité contre l’incendie, constituent


des établissements recevant du public (ERP) tous bâtiments, locaux et
enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit
moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans
lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout-venant ou sur invitations,
payantes ou non.
Sont considérées comme faisant partie du public toutes les personnes
admises dans l’établissement à quelque titre que ce soit en plus du
personnel.
Cette définition est à la fois simple et complexe.
Ainsi le Conseil d’État, dans son arrêt n° 1426 du 13 avril 1983, (syndicat des
copropriétaires de l’immeuble « Presqu’île »), a admis par exemple qu’une
station essence, même sans boutique, est un ERP.
En fait, la jurisprudence exclut formellement tous les locaux qui peuvent
être assimilés au domicile privé ou ceux réservés exclusivement aux
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

travailleurs (club privé à domicile, réfectoires ou salles de réunion à l’usage


des salariés d’une entreprise).
Selon la jurisprudence, par exemple :
• ne sont pas considérés comme ERP :
-- les locaux à caractère social des entreprises commerciales ou indus-
trielles (salles de détente, restaurants interentreprises, cafétérias …) ;
-- les locaux annexes ou liés à l’habitation ;
• sont considérés comme ERP :
-- une station-service avec ou sans boutique (CE n° 1426 du 13 avril
1983) ;
-- un camping caravaning (CE du 2 mai 1990) ;
-- un parc de stationnement souterrain (TA du 30 mai 1988) ;
-- un établissement d’hébergement communautaire (CE du 4 mars
1991).
Mais avant tout, la construction d’un ERP doit répondre à des règles
spécifiques.
Le Code de la construction et de l’habitation (CCH) établit clairement que
les constructeurs, propriétaires et exploitants des établissements recevant
du public sont tenus, tant au moment de la construction qu’au cours de
l’exploitation, de respecter les mesures de prévention et de sauvegarde
propres à assurer la sécurité des personnes ; ces mesures sont détermi-
nées en fonction de la nature de l’exploitation, des dimensions des locaux,
du mode de construction et du nombre de personnes pouvant être admises
dans l’établissement, y compris les handicapés.
En outre, le permis de construire qui est également soumis aux règles
du Code de l’urbanisme, ne peut être délivré qu’après consultation de la
commission de sécurité compétente qui vérifie sur dossier le respect des
dispositions réglementaires dans le domaine de la sécurité incendie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
18
Dispositions communes – Principes de sécurité

Le CCH précise également que les travaux qui ne sont pas soumis au
permis de construire ne peuvent être exécutés qu’après autorisation du
maire donnée après avis de la commission de sécurité compétente. Il en
est d’ailleurs de même pour toute création, tout aménagement ou toute
modification des établissements.
Les dossiers qui sont soumis à la commission de sécurité compétente en
vue de recueillir son avis en application des dispositions réglementaires,
doivent comporter toutes les précisions nécessaires pour qu’on puisse
s’assurer qu’il a été satisfait aux conditions de sécurité prévues, notamment
en ce qui concerne la nature de l’établissement et les conditions d’exploi-
tation, la situation et la superficie, le mode de construction du gros œuvre
et des toitures.
En outre, une notice descriptive précise les matériaux utilisés tant pour le
gros œuvre que pour la décoration et les aménagements intérieurs.
Par ailleurs, des plans doivent indiquer les largeurs de tous les passages
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

affectés à la circulation du public, tels que dégagements, escaliers, sorties.


Ils doivent comporter des renseignements sommaires ou des tracés
schématiques concernant :
−− les organes généraux de production et de distribution d’électricité haute
et basse tension ;
−− l’emplacement des compteurs de gaz et le cheminement des canalisa-
tions générales d’alimentation ;
−− l’emplacement des chaufferies, leurs dimensions, leurs caractéristiques
principales compte tenu de l’encombrement des chaudières ; l’emplace-
ment des conduits d’évacuation des produits de combustion, d’amenée
de l’air frais, d’évacuation des gaz viciés ; l’emplacement et les dimen-
sions des locaux destinés au stockage du combustible, le cheminement
de ce combustible depuis la voie publique ;
−− les moyens particuliers de défense et de secours contre l’incendie.
Ces plans et tracés divers de même que leur présentation doivent être
conformes aux normes en vigueur.
Au cours de la construction de l’ouvrage et avant leur réalisation, les
renseignements dits « de détail » intéressant les installations électriques,
les installations de gaz, d’éclairage, de chauffage et de secours contre l’in-
cendie doivent être adressés au maire pour recueillir l’avis de la commission
de sécurité.
Sur le plan juridique, en l’absence de décision de l’administration, les créa-
tions d’établissements, ainsi que les travaux et aménagements mentionnés
ci-dessus, peuvent être commencés dans le délai de trois mois qui suit le
dépôt du dossier.
Enfin, et comme c’est souvent le cas, si le dossier est incomplet et si
l’administration en a fait part aux demandeurs dans les trois mois, ce délai
commence à courir à la date de réception des pièces complémentaires. Remarque
Il ressort de ce qui précède
que la construction des ERP
ainsi que les travaux
qui y sont effectués quels
qu’ils soient, ne peuvent être
entrepris qu’après accord
du maire, donné suite à l’avis
de la commission de sécurité
compétente.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
19
Dispositions communes – Principes de sécurité

1. Généralités
Les principes de base concernant la sécurité incendie dans les ERP sont
définis dans le CCH.
Ces principes sont les suivants :
−− les bâtiments et les locaux où sont installés les établissements recevant
du public doivent être construits de manière à permettre l’évacuation
rapide et en bon ordre de la totalité des occupants ou leur évacuation
différée si celle-ci est rendue nécessaire ;
−− ils doivent avoir une ou plusieurs façades en bordure de voies ou
d’espaces libres permettant l’évacuation du public, l’accès et la mise en
service des moyens de secours et de lutte contre l’incendie ;
−− les matériaux et les éléments de construction employés tant pour les
bâtiments et locaux que pour les aménagements intérieurs doivent
présenter, en ce qui concerne leur comportement au feu, des qualités
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de réaction et de résistance appropriées aux risques courus. La qualité


de ces matériaux et éléments fait l’objet d’essais et de vérifications
en rapport avec l’utilisation à laquelle ces matériaux et éléments sont
destinés. Les constructeurs, propriétaires, installateurs et exploitants
sont tenus de s’assurer que ces essais et vérifications ont eu lieu ;
−− l’aménagement des locaux, la distribution des différentes pièces et
éventuellement leur isolement doivent assurer une protection suffisante,
compte tenu des risques courus, aussi bien des personnes fréquentant
l’établissement que de celles qui occupent des locaux voisins ;
−− les sorties et les dégagements intérieurs qui y conduisent doivent être
aménagés et répartis de telle façon qu’ils permettent l’évacuation rapide
et sûre des personnes. Leur nombre et leur largeur doivent être propor-
tionnés au nombre de personnes appelées à les utiliser ;
−− tout établissement doit disposer de deux sorties au moins ;
−− l’éclairage de l’établissement lorsqu’il est nécessaire doit être électrique.
Un éclairage de sécurité doit être prévu dans tous les cas ;
−− le stockage, la distribution et l’emploi de produits explosifs ou
toxiques, de tous liquides particulièrement inflammables et de liquides
inflammables classés en 1re catégorie selon le code de l’environnement
sont interdits dans les locaux et dégagements accessibles au public, sauf
dispositions contraires précisées dans le Règlement de sécurité ;
−− les ascenseurs, ascenseurs de charge et monte-charge, les installations
d’électricité, de gaz, de chauffage et de ventilation, ainsi que les équipe-
ments techniques particuliers à certains types d’établissements doivent
présenter des garanties de sécurité et de bon fonctionnement ;
−− l’établissement doit être doté de dispositifs d’alarme et d’avertissement,
d’un service de surveillance et de moyens de secours contre l’incendie
appropriés aux risques.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
20
Dispositions communes – Principes de sécurité

2. Application du Règlement de sécurité


Le Règlement de sécurité contre l’incendie dans les établissements rece-
vant du public est fondé sur le principe de base que les bâtiments et les
locaux doivent être construits de manière à permettre l’évacuation rapide
et en bon ordre de la totalité des occupants en cas d’incendie.
Certains critères vont prévaloir pour la sévérité des mesures à appliquer. Il
s’agit notamment :
−− du type d’établissement (selon l’activité) ;
−− de la catégorie (selon l’effectif du public reçu) ;
−− de la hauteur du plancher bas du dernier niveau accessible au public ;
−− de la présence de locaux à sommeil ;
−− de la présence de personnes handicapées circulant en fauteuil roulant
dépassant un seuil fixé.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Le Règlement de sécurité a adopté des abréviations courantes pour les


différents chapitres. Ces abréviations précèdent les numéros des articles
concernés, voir tableau 1.

Tableau 1 : Abréviations courantes pour les différents chapitres

Chapitres Abréviations

Dispositions applicables à tous les établissements -


GN
GéNéralités

Dispositions applicables aux 4 premières catégories


GE
(1er groupe : Grands Établissements)

COnstruction : conception, desserte, isolement


par rapport aux tiers, structure, façades, toitures, CO
locaux à risques, dégagements

AMénagement intérieur, décoration, mobilier AM

DésenFumage DF

CHauffage, ventilation, réfrigération, conditionnement


CH
d’air, production de vapeur et d’eau chaude sanitaire

Installation de GaZ combustibles


GZ
et hydrocarbures liquéfiés

Installations ÉLectriques EL

ÉClairage EC

AScenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants AS

Installations d’appareils de cuisson destinés


GC
à la restauration (Grandes Cuisines)

Moyens de Secours et de lutte contre l’incendie MS

Dispositions applicables aux Petits Établissements


PE
(5e catégorie)

Instructions Techniques relatives au désenfumage,


IT
aux façades, aux atriums

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
21
Dispositions communes – Principes de sécurité

Remarque Le Règlement distingue les dispositions générales applicables à tous les


Dans le présent document, établissements et les dispositions particulières propres à chaque type.
pour des raisons pratiques,
Les dispositions générales qui vont être développées ici sont donc appli-
ces abréviations sont utilisées
pour renvoyer à des articles cables à tous les ERP du premier groupe et pour certaines, aux ERP du
essentiels du deuxième groupe.
Règlement de sécurité. Les dispositions particulières propres à chaque type reprennent d’une
manière globale les dispositions générales soit sans les modifier, soit en
atténuation ou en dérogation, soit enfin en aggravation.

Tableau 2 : Dispositions particulières propres à chaque type d’ERP

Types Date de l’arrêté Parution au JO Date application

Structures d’accueil pour personnes


J 19 novembre 2001 6 février 2002 7 avril 2002
âgées ou personnes handicapées

Salles d’audition, de réunion,


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

L de conférences, de spectacles, 5 février 2007 22 mars 2007 22 juin 2007


à usages multiples...

Magasins de vente,
M 13 juin 2017 22 juin 2017 1er juillet 2017
centres commerciaux

N Restaurants, débits de boissons 21 juin 1982 11 août 1982 11 novembre 1982

O Hôtels, pensions de famille 21 juin 1982 11 août 1982 11 novembre 1982

P Salles de danse, de jeux 7 juillet 1983 3 septembre 1983 3 décembre 1983

Établissements d’enseignement,
R 13 janvier 2004 14 février 2004 15 mai 2004
colonies de vacances

Bibliothèques,
S 12 juin 1995 18 juin 1995 18 septembre 1995
centres de documentation

T Salles d’expositions 18 novembre 1987 14 janvier 1988 14 avril 1988

U Établissements de soins 10 décembre 2004 22 janvier 2005 22 avril 2005

V Établissements de culte 21 avril 1983 20 mai 1983 20 août 1983

W Administrations, banques, bureaux 21 avril 1983 20 mai 1983 20 août 1983

X Établissements sportifs couverts 4 juin 1982 7 juillet 1982 7 octobre 1982

Y Musées 12 juin 1995 18 juillet 1995 18 septembre 1995

EF Établissements flottants 9 janvier 1990 13 janvier 1990 13 janvier 1990

GA Gares 24 décembre 2007 16 avril 2008 16 avril 2008

OA Hôtels, restaurants d’altitude 23 octobre 1986 3 janvier 1987 3 avril 1987

PA Établissements de plein air 6 janvier 1983 2 février 1983 2 mai 1983

PS Parcs de stationnement couverts 19 décembre 2017 27 décembre 2017 1 janvier 2018


er

SG Structures gonflables 6 janvier 1983 2 février 1983 2 mai 1983

CTS Chapiteaux tentes et structures 23 janvier 1985 1er mars 1985 1er juin 1985

PE Petits établissements (5e catégorie) 22 juin 1990 26 août 1990 26 novembre 1990
Les dispositions particulières propres à chaque type sont parues au fil des ans après le 25 juin 1980. Le tableau fait le point sur les dates de parution et d’application de ces textes.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
22
Dispositions communes – Principes de sécurité

3. Personnes en situation de handicap :


principes fondamentaux de conception
et d'exploitation d'un établissement
pour tenir compte des difficultés
rencontrées lors de l'évacuation
L’évacuation est la règle pour les personnes pouvant se déplacer jusqu’à
l’extérieur du bâtiment. Pour tenir compte de l’incapacité d’une partie du
public à évacuer ou à être évacué rapidement, les principes suivant sont
retenus :
−− tenir compte de la nature de l’exploitation et en particulier de l’aide
humanitaire disponible en permanence pour participer à l’évacuation ;
−− formaliser dans un dossier la ou les solution(s) retenue(s) pour l’évacuation
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de chaque niveau de la construction en tenant compte des différentes


situations de handicap ;
−− créer des espaces d’attente sécurisés, des cheminements pratiques
menant aux sorties ou espaces d’attente sécurisés, installer un équipe-
ment d’alarme adapté à la situation ;
−− conserver la trace des solutions retenues par le maître d’ouvrage vali-
dées par la commission de sécurité et élaborer pour chaque cas les
procédures et consignes d’évacuation.

4. Respect des principes de sécurité


Le Règlement de sécurité établit de façon détaillée la manière de respecter Remarque
les principes de sécurité imposés par le CCH. Le Règlement de sécurité ne
s’applique qu’aux établissements
à construire ou
à rénover totalement.
5. Dossier de sécurité Cependant, les dispositions
du règlement s’appliquent aux
Le dossier permettant de vérifier la conformité d’un établissement parties des établissements
recevant le public avec les règles de sécurité tel que prévu à l’article R. 123-22 existants qui font l’objet de
travaux de remplacement,
du Code de la construction et de l’habitation doit contenir :
d’aménagement, d’installation
−− une notice descriptive précisant les matériaux utilisés tant pour le gros ou d’agrandissements.
œuvre que pour la décoration et les aménagements intérieurs ; Si les modifications ont pour
−− un ou plusieurs plans indiquant les largeurs des passages affectés à la effet d’accroître le risque de
circulation du public, tels que dégagements, escaliers, sorties, la ou les l’ensemble de l’établissement,
notamment en ce qui concerne
solutions retenues pour l'évacuation de chaque niveau de la construction
l’évacuation des lieux, alors
en tenant compte des différents types et situations de handicap ainsi des mesures complémentaires
que les caractéristiques des éventuels espaces d'attente sécurisés ; peuvent être imposées par la
−− le cas échéant, le certificat de vérification de la mise en place effective commission de sécurité.
des mesures de protection d'une canalisation de transport prévu au IV
de l'article R. 555-31 du Code de l'environnement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
23
Dispositions communes – Principes de sécurité

−− un plan de situation, des plans de masse et de façades des constructions


projetées faisant ressortir, d’une part, les conditions d’accessibilité des
engins de secours, et plus particulièrement les largeurs des voies et
les emplacements des baies d’intervention pompiers, et, d’autre part,
la présence de tout bâtiment ou local occupé par des tiers ;
−− afin de vérifier des points particuliers concernant le Règlement de
sécurité, des plans de coupe et des plans de niveaux, ainsi qu’éventuel-
lement ceux des planchers intermédiaires aménagés dans la hauteur
comprise entre deux niveaux ou entre le dernier plancher et la toiture
du bâtiment ;
−− lorsque le projet nécessite une demande de dérogation au présent
Règlement, le dossier doit comporter pour chaque point dérogatoire
une fiche indiquant notamment les règles auxquelles il est demandé de
déroger (références articles et libellé du point de la règle concernée), les
éléments du projet auxquels elles s’appliquent (localisation sur les plans)
et la justification des demandes (motivation et mesures compensatoires
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

proposées).
En application du second principe de l’article GN 8, le dossier de sécurité
devra également présenter la ou les solutions retenues pour l’évacuation
des personnes de chaque niveau de la construction en tenant compte des
différentes situations de handicap.
Les documents de détail intéressant les installations techniques doivent
pouvoir être fournis par le constructeur ou l’exploitant avant le début
des travaux portant sur ces installations ; ils sont alors communiqués
à la commission de sécurité.

6. Visite de réception
Le registre de sécurité de l’établissement doit inclure les consignes
d’évacuation pour les personnes en situation de handicap.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

CCH Art. R.123-18 à R.123-21


Classement des bâtiments
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
27
Dispositions communes - Classement des bâtiments

Remarque Pour permettre au Règlement de sécurité de proportionner les mesures de


Des lettres de l’alphabet sont prévention et de sauvegarde, le CCH prévoit un double classement.
utilisées pour désigner
les différents établissements
(tableau 2, page 21).
1. Classement en types
Classement en types selon la nature de l’exploitation, les établissements
étant soumis :
−− à des dispositions générales communes ;
−− et à des dispositions particulières propres à chaque type.

PRINCIPES DE CLASSEMENT
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Nature de l'exploitation Effectif du public

Type Catégorie

Établissements dans un bâtiment : Premier groupe :


- 1re : > 1 500 personnes
J-L-M-O-P-R-S- T-U-V-W-X-Y
- 2e : de 701 à 1 500 personnes
- 3e : de 301 à 700 personnes
- 4e : moins de 300 personnes (sauf les 5e catégories)
Établissements spéciaux :

PA - CTS - SG - PS - OA - GA - EF - REF Deuxième groupe :


- 5e : chiffre fixé par le réglement

Figure 1 : Classement des ERP

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
28
Dispositions communes - Classement des bâtiments

2. Classement en catégories Attention


L’effectif du personnel n’est pris
en compte pour le classement
Classement en catégories selon l’effectif du public et du personnel que pour les quatre premières
déterminé suivant des règles précisées pour chaque type, il existe catégories seulement. Dans
ainsi deux groupes : le premier groupe incluant les 1re, 2e, 3e et 4e la 5 catégorie (PE) il n’est pas
e

catégories et le deuxième groupe comprenant les établissements de la tenu compte de cet effectif
pour le classement.
5e catégorie appelés aussi petits établissements (PE).

3. Les différents types


GN 1 §1

Les différents types sont les suivants :


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

3.1 Établissements installés dans un bâtiment


J Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées
L Salles d’audition, de conférences, cinémas, théâtres,
salles polyvalentes...
M Magasins de vente, centres commerciaux
N Restaurants, débits de boisson
O Hôtels, pensions de famille
P Salles de danse, salle de jeux
R Établissements d’éveil, d’enseignement, de formation,
centres de loisirs sans hébergement
S Bibliothèques et centres de documentation
T Salles d’expositions
U Établissements sanitaires
V Établissements de culte
W Administrations, banques, bureaux
X Établissements sportifs couverts
Y Musées

3.2 Établissements spéciaux


PA Établissements de plein air
CTS Chapiteaux, tentes et structures itinérants ou fixes
SG Structures gonflables
OA Hôtels restaurants d’altitude
REF Refuges de montagne
PS Parcs de stationnement couverts
GA Gares accessibles au public
EF Établissements flottants

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
29
Dispositions communes - Classement des bâtiments

Remarque 4. Les seuils de classement


Ces seuils seront repris pour
l’étude de chaque disposition Le tableau indique, selon les différents types, les seuils entre le premier et
particulière.. le deuxième groupe.
Pour être du 2e groupe, donc de la 5e catégorie, l’effectif du public doit
être inférieur à l’un des chiffres indiqués dans les colonnes de droite selon
les niveaux considérés.
Dans le tableau, les colonnes « étage » et « sous-sol » indiquent que : soit
l’activité se situe uniquement à ces niveaux, soit qu’une partie de
l’activité s’y déroule. La colonne « total » indique soit le cumul de l’ensemble
des niveaux, soit le rez-de-chaussée lorsque l’établissement est situé à
ce seul niveau.
Tableau 1 : Seuils entre le premier et le deuxième groupe, selon les différents types

Limite de la 5e catégorie
Type Établissement
Sous-sol Étage Total
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

I. Structures d’accueil pour personnes âgées :


– effectif des résidents 25
– effectif total 100
J
II. Structures d’accueil pour personnes handicapées : 20
– effectif des résidents 100
– effectif total
Salle d’auditions, de conférences, de réunions
100 200
L « multimédia »
Salle de spectacles, de projections ou à usage multiple 20 50
M Magasins de vente 100 100 200
N Restaurants ou débits de boissons 100 200 200
O Hôtels ou pensions de famille 100
P Salles de danse ou salles de jeu 20 100 120
Écoles maternelles, crèches, haltes-garderies
( 1) 1(2) 100
et jardins d’enfants
R
Autres établissements 100 100 200
Établissements avec locaux réservés au sommeil 30
Bibliothèques ou centres de documentation
S 100 100 200
(arrêté du 12 juin 1995, art. 4)
T Salles d’expositions 100 100 200
Établissements de soins :
U – sans hébergement 100
– avec hébergement 20
V Établissements de culte 100 200 300
W Administrations, banques, bureaux 100 100 200
X Établissements sportifs couverts 100 100 200
Y Musées (arrêté du 12 juin 1995, art. 4) 100 100 200
OA Hôtels-restaurants d’altitude 20

GA Gares aériennes (3) 200

PA Plein air (établissements de) 300


1. Ces activités sont interdites en sous-sol.
2. Si l’établissement ne comporte qu’un seul niveau situé en étage : 20.
3. Les gares souterraines et mixtes sont classées dans le 1er groupe quel que soit l’effectif.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

CO 1 à CO 61
Dispositions constructives
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
33
Dispositions communes - Dispositions constructives

1. Implantation – Desserte
CO 1 à CO 5

1.1 Généralités CO 1 §1
Conformément aux dispositions du Code de l’urbanisme, tout bâtiment
doit pouvoir être atteint par les engins des sapeurs-pompiers. S’agissant
des ERP, il existe trois possibilités de desserte des établissements :
−− la voie engins ;
−− la voie échelles ;
Remarque −− l’espace libre.
Les emplacements de la
chaussée prévus pour le La voie est l’espace entre deux façades d’immeubles (figure 1).
stationnement des véhicules La chaussée est la partie de la voie empruntée par les véhicules qui
(matérialisation au sol) ne
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

circulent ou qui sont en stationnement.


sont pas considérés comme
utilisables par les engins de Leurs caractéristiques sont définies par le Règlement de sécurité. Seule
secours et de lutte contre leur largeur varie en fonction de la catégorie de l’ERP ou lorsqu’elles sont
l’incendie. en impasse.
Compte tenu de la distribution intérieure choisie et de la hauteur du plan-
cher bas du dernier niveau accessible au public, tout ERP doit donc être
desservi soit par des voies engins ou échelles ou des espaces libres.

Voie et chaussée
Immeuble Immeuble

Voie
8 m mini à 12 m exigible

Chaussée = voie engin ou voie échelles

Largeur utilisable
Les bandes de stationnement
Trottoir sont exclues Trottoir

Figure 1 : Les notions de voie et de chaussée

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
34
Dispositions communes - Dispositions constructives

Tableau 1 : Résumé des différents cas

Hauteur (h)
du plancher bas du dernier h≤8m 8 m < h ≤ 28 m
niveau accessible au public

Cloisonnement traditionnel Voie engins ou espaces libres Voie échelles

Espaces libres
(ayant les
Secteurs Espaces libres ou voie engins
caractéristiques
des voies échelles)

Compartiments Voie engins ou espaces libres Voie échelles

Les voies doivent être munies en permanence d’un panneau de signalisa- Remarque
tion, visible en toutes circonstances, indiquant le tonnage limite autorisé. Le législateur évoque pour
Les différentes définitions et dimensions de ces voies sont les suivantes. la première fois l’évacuation
rapide et en bon ordre de la
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

totalité des personnes ou leur


1.2 Voie engins CO 2 §1 évacuation différée si celle-ci
est rendue nécessaire.
Voie utilisable par les engins de secours et dont les caractéristiques mini-
Il intègre ainsi l’évacuation
males doivent être les suivantes : des personnes en situation
• la largeur minimale de la voie est de 8 m ; de handicap qui, en cas de
• la largeur utilisable, bandes de stationnement exclues est de : danger, devraient se réfugier
dans un espace d’attente
-- 3 m si la largeur de la voie est comprise entre 8 et 12 m,
sécurisé (nouveaux articles
-- 6 m si la largeur de la voie est ≥ 12 m ; CO 57 et 59) au lieu d’évacuer
• la force portante est de 160 kN avec un maximum de 90 kN par essieu, immédiatement.
ceux-ci étant distants de 3,60 m au minimum ;
• la résistance au poinçonnement est de 80 N/cm² sur une surface mini-
male de 0,20 m² ;
• le rayon intérieur est de 11 m ;
• la surlargeur (S) si le rayon intérieur (R) est inférieur à 50 m doit remplir
la condition suivante S = 15/R (S et R étant exprimés en mètres) ;
• le passage libre sous voûte est supérieur à 3,50 m ;
• la pente est ≤ 15 %.

1.3 Voie échelles CO 2 §2


Section de voie utilisable pour la mise en station des échelles aériennes.
C’est une partie de voie utilisable par les engins de secours dont les carac-
téristiques ci-dessus sont complétées et modifiées comme suit :
−− la longueur minimale est de 10 m ;
−− la largeur libre minimale de la chaussée est portée à 4 m ;
−− la pente maximale est ramenée à 10 % ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
35
Dispositions communes - Dispositions constructives

−− la disposition par rapport à la façade desservie permet aux échelles


aériennes d’atteindre un point d’accès (balcons, coursives, etc.), à partir
duquel les sapeurs-pompiers doivent pouvoir atteindre toutes les baies
de cette façade, la distance maximale entre deux points d’accès ne
devant jamais excéder 20 m.
Si cette section de voie n’est pas sur la voie publique, elle doit lui être
raccordée par une voie utilisable par les engins de secours.
Lorsque cette section est en impasse, sa largeur minimale est portée à 10 m,
avec une chaussée libre de stationnement de 7 m de large au moins.

1.4 Espaces libres CO 2 §3


Les espaces libres doivent répondre aux caractéristiques minimales défi-
nies ci-dessus et à des exigences supplémentaires ci-dessous selon que le
plancher bas du dernier niveau est à plus de 8 m ou non :
• la plus petite dimension est égale à la largeur totale des sorties de l’éta-
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

blissement sur cet espace sans être inférieure à 8 m ;


• il n’y a pas d’obstacle à l’écoulement régulier du public ;
• l’accès et mise en œuvre facile du matériel nécessaire pour les sauve-
tages et combattre le feu est possible ;
• les issues de l’ERP sont situées à moins de 60 m d’une voie engins ;
• la largeur minimale (l) de l’accès à partir de la voie engins est de (h étant
la hauteur du plancher bas du dernier niveau) :
-- l ≥ 1,80 m si h ≤ 8 m,
-- l ≥ 3 m si h > 8 m

1.5 L’accessibilité des façades CO 3 §1 et 2


Chaque bâtiment en fonction de sa catégorie doit disposer d’une ou
plusieurs façades accessibles, desservies chacune par une voie engin, une
voie échelle ou un espace libre.
Ces façades accessibles permettent aux services de secours d’intervenir
à tous les niveaux recevant du public.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
36
Dispositions communes - Dispositions constructives

Attention
1.6 Nombre minimal de façades accessibles
Pour qu’une façade soit réputée
CO 4 accessible, il faut qu’il y soit
aménagé au moins une sortie
normale de l’ERP.
Tableau 2 : Nombre minimal de façades exigibles est fonction de la catégorie de l’établissement

Nombre minimum Qualité des


Effectif Autres conditions obligatoires
de façades voies publiques

2 2 de 12 m Si façades opposées

Longueur des façades accessibles > 1/2 périmètre du bâtiment


2 de 12 m
> 3 500 3 et tous les locaux recevant du public en étage donnent sur façades
et 1 de 8 m
accessibles ou sur un large dégagement (zone de circulation)

2 de 12 m Si les locaux recevant du public en étage ne donnent pas sur façades


4
et 2 de 8 m accessibles ou sur un large dégagement (zone de circulation)

1 de 12 m Si des locaux recevant du public donnent sur une façade


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de 2 501 à 3 500 2
1 de 8 m non accessible : il faut alors une 3e façade sur une voie de 8 m

de 1 501 à 2 500 2 2 de 8 m

2 catégorie
e
1 1 de 8 m
3e catégorie

Largeur de chaussée utilisable 4 m ou impasse de 8 m avec chaussée


libre de stationnement ≥ 7 m
Si l’établissement à simple RDC, toutes les sorties peuvent donner
dans un passage de 1,80 m ouvert aux deux extrémités sur une voie
4e catégorie 1 1 de 6 m engins
Si le passage est couvert et non désenfumé : D < à 50 m
(ou 100 m si passage désenfumé ou à l’air libre)
D = distance du point le plus éloigné de l’établissement jusqu’à la
voie engin

1.7 Les baies dans les façades CO 3 §3


Les façades accessibles doivent comporter un minimum de baies
permettant d’effectuer des sauvetages éventuels et de combattre le feu.
Ces baies permettent d’accéder à tous les niveaux recevant du public.
Il existe deux types de façades : les façades normales avec des baies et les
façades dites « aveugles » ou mur rideau qui ne possèdent pas de baies
apparentes.

„„ Façades normales
Toutes les baies doivent avoir les dimensions minimales suivantes :
−− hauteur : 1,30 m ;
−− largeur : 0,90 m.

„„ Façades aveugles
Les baies réputées accessibles doivent avoir les dimensions minimales
suivantes :
−− hauteur : 1,80 m ;
−− largeur : 0,90 m ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
37
Dispositions communes - Dispositions constructives

En outre, pour ce type de façades, les baies accessibles doivent être espa-
cées de 10 à 20 m à un même niveau et de 4 m minimum en projection d’un
niveau sur l’autre.
Les panneaux doivent être toujours accessibles et ouvrables de l’intérieur
comme de l’extérieur et aisément repérables de l’extérieur par les sapeurs-
pompiers (figure 2).

Baies : 1,80 x 0,90 m

Distances entre baies :

↔ de 10 à 20 m (même niveau)
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

↕ minimum 4 m (niveaux différents)

Le repérage des baies accessibles peut être obtenu :


– soit par la matérialisation de la baie entière ;
– soit par celle du système d’ouverture.

Figure 2 : Principes d’une façade aveugle

2. Isolement par rapport aux tiers


CO 6 à CO 10

2.1 Généralités CO 6
Le but de l’isolement est d’éviter la propagation rapide de l’incendie d’un
bâtiment à l’autre.
L’isolement par rapport aux tiers est principalement fonction du risque
existant dans les établissements. D’autres critères comme la hauteur du
bâtiment ou la présence de locaux à sommeil peuvent intervenir.
Le règlement indique qu’un ERP ou un tiers sont à risques particuliers dans
les cas suivants soit :
−− ils sont définis comme tels par le Règlement de sécurité (types M, S et T) ;
−− ils abritent dans leurs locaux ou parties contigus, une ou plusieurs instal-
lations classées au sens du Code de l’environnement ;
−− ils sont estimés à risques par la commission de sécurité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
38
Dispositions communes - Dispositions constructives

Dans les autres cas, l’ERP ou le tiers sont dits à risques courants. C’est le
cas par exemple :
−− des immeubles d’habitation ;
−− des immeubles de bureaux ;
−− des magasins de vente ou les salles d’exposition équipés d’une
installation fixe d’extinction automatique à eau (de type sprinkleur, par
exemple) ;
−− des parcs de stationnement de moins de 1 000 véhicules.
Les dispositions prévues pour l’isolement diffèrent selon que l’ERP et le
tiers sont :
−− contigus ;
−− vis-à-vis ;
−− superposés.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

2.2 Isolement latéral entre l’ERP


et les tiers contigus CO 7
Le critère déterminant à prendre en compte est la nature du risque repré-
senté.
En règle générale la paroi d’isolement doit être CF 2 h. Ce degré est porté
à 3 h si l’un des deux est à risques particuliers.
Par ailleurs, des dispositions spécifiques sont prévues selon que :
• la façade de l’un des bâtiments domine la couverture de l’autre ;
-- les couvertures de deux bâtiments sont au même niveau ;
-- les plans des façades des deux bâtiments forment entre eux un dièdre
inférieur à 135 degrés.
L’isolement latéral n’exclut cependant pas :
• la présence de dispositifs de franchissement :
-- s’ils sont autorisés par les dispositions du règlement ou
-- exceptionnellement après avis de la commission de sécurité ;
• le franchissement d’une aire libre par passage en souterrain, en rez-
de-chaussée ou en passerelle.

2.3 Isolement entre l’ERP


et les tiers situés en vis-à-vis CO 8
Pour réaliser cet isolement, les dispositions retenues sont les suivantes :
• si l’aire libre entre bâtiments est inférieure à 8 m, l’une des deux façades
doit être PF 1 h avec des baies PF ½ h ;
• s’il y a des locaux à sommeil au-dessus du premier étage, l’une façade
doit alors être CF 1 h avec des baies PF ½ h ;
• si l’air libre entre les deux bâtiments est compris entre 4 et 8 m et :
-- si la hauteur du plancher bas du dernier niveau est inférieure à 8 m et
-- s’il n’y a pas de locaux à sommeil au-dessus du premier étage ;
alors aucune exigence de résistance au feu n’est demandée aux façades.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
39
Dispositions communes - Dispositions constructives

2.4 Isolement dans un même bâtiment entre ERP


et tiers CO 9
Les critères déterminants à prendre en compte dans ce cas sont la
hauteur (h) du plancher bas du dernier niveau et le risque représenté.
• Si h ≤ 8 m :
-- planchers CF 1 h si ERP et tiers à risques courants ;
-- planchers CF 2 h si celui qui est en partie inférieure est à risques
particuliers.
• Si h > 8 m :
-- planchers CF 2 h si ERP et tiers à risques courants ;
-- planchers CF 3 h si celui qui est en partie inférieure est à risques parti-
culiers.

2.5 Parois verticales d’isolement


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Si le franchissement de la paroi séparative est prévu, il doit répondre à


l’ensemble des conditions suivantes (figure 3) :
−− le dispositif de franchissement est CF 2 h en
Franchissement des parois verticales d’isolement
règle générale ou CF ½ h dans certains cas ;
Ferme-porte −− le tiers n’est pas à risques particuliers ;
ou fermeture automatique
−− les portes du dispositif de franchissement sont
équipées d’un ferme-porte ou sont à fermeture
automatique ;
−− le dispositif de franchissement n’est pas utilisé
comme cheminement d’évacuation sauf dans
certains cas (ERP de 4e catégorie) ;
−− la maintenance du dispositif est placée sous la
responsabilité de l’exploitant de l’ERP.
ERP Tiers
(Maintenance dispositif) CF 2 h
2.6 Aire libre d’isolement CO 10
Interdit comme dégagement d’évacuation du public
sauf cas prévus Le franchissement d’une aire libre d’isolement n’est
autorisé par un passage en souterrain, en rez-
Figure 3 : Paroi d’isolement latéral de-chaussée ou en passerelle que si le passage
répond aux conditions suivantes :
−− s’il n’est pas ouvert à l’air libre, il est désenfumable et obturé au droit
des façades par des parois PF ½ h et des blocs-portes PF ½ h équipés
d’un ferme-porte ;
−− il ne comporte aucun local, aménagement, dépôt ou matériaux consti-
tuant un potentiel calorifique appréciable ;
Remarque −− la maintenance du passage est placée sous la responsabilité de l’exploi-
La commission de sécurité porte tant de l’ERP ;
une attention toute particulière −− il ne peut servir de cheminement d’évacuation que s’il dégage sur l’exté-
aux deux cas évoqués aux
rieur soit directement, soit par l’intermédiaire d’un dégagement protégé.
paragraphes 2.5 et 2.6.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
40
Dispositions communes - Dispositions constructives

3. Stabilité au feu Attention


Un ERP ne peut être installé
CO 11 à CO 15 dans un bâtiment à occupations
multiples que si les éléments
principaux de la structure de la
L’objectif des exigences réglementaires est que les bâtiments doivent tenir
partie du bâtiment située sous le
debout le temps nécessaire à l’évacuation de la totalité des occupants. plancher d’isolement séparant
La sévérité de cette stabilité au feu sera fonction : l’établissement d’un tiers ont un
degré minimal de stabilité au feu
−− du fait que l’ERP occupe seul ou non le bâtiment ;
égal au degré coupe-feu de ce
−− de la hauteur du plancher bas du dernier niveau lorsque l’ERP occupe plancher.
seul le bâtiment ;
−− de la différence de hauteur entre les niveaux extrêmes lorsque le
bâtiment est à occupation multiple ;
−− de la catégorie.

Tableau 3 : Différents cas de stabilité au feu


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Établissement occupant Établissement occupant Catégorie


Résistance au feu
entièrement le bâtiment partiellement le bâtiment de l’établissement

Toutes catégories Structures SF ½ h


Simple rez-de-chaussée Établissement à un seul niveau
Planchers CF ½ h

}
2e catégorie Structures SF ½ h
3e catégorie Planchers CF ½ h
Différence de hauteur entre les
Plancher bas du niveau le plus 4e catégorie
niveaux extrêmes de l’établissement
haut situé au plus à 8 m du sol
inférieure ou égale à 8 m
1re catégorie Structures SF 1 h
Planchers CF 1 h

Plancher bas du niveau le plus


haut situé à plus de 8 m
et jusqu’à 28 m compris
Différence de hauteur entre les
niveaux extrêmes de l’établissement
supérieure à 8 m
2e catégorie
3e catégorie
4e catégorie } Structures SF 1 h
Planchers CF 1 h

1re catégorie Structures SF 1 h ½


Planchers CF 1 h ½

Enfin, des atténuations sont prévues dans quelques cas par le Règlement Remarque
de sécurité pour : Si les conditions évoquées dans
−− les mezzanines ; cet article sont respectées,
aucune stabilité au feu n’est
−− les planchers sur vide sanitaire ; exigée. Le texte existe déjà
−− les éléments principaux de structure de la toiture ; depuis de nombreuses années.
−− les bâtiments à simple rez-de-chaussée ; Y sont ajoutées les deux mesures
suivantes :
−− les bâtiments de trois niveaux au plus. - aucun espace d’attente sécurisé
n’est aménagé dans le bâtiment ;
- la ruine des éléments de
structures ne doit pas remettre
en cause l’objectif attendu de
l’utilisation des espaces d’attente
sécurisés situés à l’air libre.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
41
Dispositions communes - Dispositions constructives

4. Couverture
CO 16 à CO 18

Lorsque la distance entre l'établissement et le bâtiment voisin ou la limite


de la parcelle voisine est inférieure ou égale à 12 m, le règlement exige un
comportement convenable des matériaux de couverture de façon à éviter
la propagation rapide d’un incendie extérieur (survenu dans un bâtiment
voisin) à la couverture de l’ERP considéré.
Pour atteindre ce but, la couverture peut être réalisée de différentes façons,
soit :
−− en matériaux M0 ;
−− en matériaux des catégories M1 à M3 posés sur support continu en maté-
riaux de catégorie M0 ou sur support continu en bois ou agglomérés de
fibres ou particules de bois ou en matériaux reconnus équivalents par le
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Comité d’étude et de classification des matériaux par rapport au danger


d’incendie (CECMI) ;
−− en matériaux des catégories M1 à M3 non posés dans les conditions
précédentes ou de la catégorie M4 ; la couverture doit alors présenter
les caractéristiques minimales de classe et d’indice de propagation
fixées dans le tableau 4 en fonction de la catégorie et de la distance
séparant les deux entités.
Le tableau 4 indique donc les classes et indices de propagation des
couvertures en fonction de la catégorie, de la présence ou non de locaux
à sommeil et de la distance qui sépare l’ERP du bâtiment ou de la parcelle
voisine.
La classe et l’indice sont déterminés par l’essai de couverture défini par
l’arrêté du 14 février 2003.

Remarque Tableau 4 : Classes et indices de propagation des couvertures


Les euroclasses introduits par
Distance entre l’établissement
l’arrêté du 14 février 2003
et le bâtiment voisin ou la limite
(JO du 14 mars 2003) Catégorie et destination de l’établissement de la parcelle voisine
ont instauré un nouveau
classement de la résistance d≤8m 8 m < d < 12 m
au feu des toitures. Établissements de 1 catégorie et
re

Les lettres B, C et D sont suivies établissements de 2e, 3e et 4e catégories T 30 T 15


du mot « roof » pour donner comportant par destination des locaux Indice 1 Indice 1
les combinaisons : réservés au sommeil
Broof, Croof et Droof.
Établissements de 2e, 3e et 4e catégories
Les correspondances entre T 30 T 15
ne comportant pas par destination
le classement actuel et les Indice 2 Indice 2
des locaux réservés au sommeil
nouvelles euroclasses seront
introduites progressivement
dans le Règlement de sécurité.
À noter également que l’arrêté
indique également dans
une annexe, les produits ou
matériaux de couverture de
toiture (ardoises, tuiles, fibre
ciment, tôles…) qui répondent
aux exigences de performance
vis-à-vis d’un incendie extérieur
sans essais préalables.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
42
Dispositions communes - Dispositions constructives

5. Façades
CO 19 à CO 22

Les façades doivent présenter des caractéristiques


minimales de comportement au feu venant de
l’intérieur ou de l’extérieur, afin de ne pas propager
rapidement l’incendie durant la phase d’évacuation.
L’aptitude de la façade à éviter une propagation
rapide de l’incendie se traduit :
• par le choix des revêtements extérieurs (M2 ou
C-s3, d0 en général, M3 ou D-s3, d0 dans certains
C
cas particuliers) ;
• par le respect de la règle du C + D dans les cas
suivants :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

-- bâtiments avec locaux à sommeil au-delà du


1er étage,
-- bâtiments compartimentés et sectorisés lorsque
la hauteur du plancher bas du dernier niveau est D
supérieure à 8 m,
-- au droit des planchers séparant l’ERP d’un tiers ou Figure 4 : Le C + D dans la construction
d’un local à risques importants, situé au-dessous.

Les valeurs C et D doivent être liées par une des relations ci-dessous en Attention
fonction de la masse combustible mobilisable dans la façade (figure 4) : Toutefois, cette règle du
−− C + D ≥ 1,00 m si M < ou = 130 MJ/m² C + D n’est pas exigée si
l’établissement recevant du
− C + D ≥ 1,30 m si M > 130 MJ/m². public occupe la totalité du
bâtiment et s’il est entièrement
C : exprimé en mètres étant la distance verticale entre le haut d’une baie et
équipé d’une installation fixe
le bas de la baie qui lui est superposé lorsque la façade est en maçonnerie d’extinction automatique à eau
traditionnelle, ou la valeur de l’indice caractéristique des panneaux de de type sprinkleur ou d’un
façade vitrés déterminée par des essais ; système de sécurité de
D : exprimé en mètres étant la distance horizontale entre le plan des vitres catégorie A.
et le nu de la plus grande saillie de l’obstacle résistant au feu qui sépare les En outre, pour l’application de
cette règle, il n’est pas tenu
murs ou les panneaux situés de part et d’autre du plancher ;
compte des orifices d’entrée
M : exprimé en MJ/m² étant la masse combustible mobilisable de la façade d’air de ventilation dont la
à l’exclusion des menuiseries, fermetures et garde-corps, rapportée au section ne dépasse pas
mètre carré de façades, baies comprises. Dans le cas de maçonnerie tradi- 200 cm².
tionnelle, cette masse est nulle. Elle peut dans certains cas être déterminée
conformément aux règles de l’instruction technique relative aux façades.
Sur le plan pratique, un balcon en maçonnerie permet de respecter facile-
ment la règle du C + D. Remarque
Pour les façades ne comportant
Pour les façades ne comportant pas de baie, la somme des durées pas de baies, les orifices
coupe-feu réelles déterminées pour le panneau de façade exposé de d’entrée d’air de ventilation sont
l’intérieur et de l’extérieur lors des essais de classement de résistance au également tolérés.
feu doit être au moins égale à : Les murs en maçonnerie
−− 30 min pour les établissements installés dans les bâtiments dont le traditionnelle ne sont pas soumis
à ces dispositions.
plancher bas du dernier niveau est à moins de 8 m du sol ;
De même, ces dispositions ne
−− 60 min lorsque le plancher bas du dernier niveau est à plus de 8 m s’appliquent pas aux bâtiments
du sol. à simple rez-de-chaussée.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
43
Dispositions communes - Dispositions constructives

Depuis le 6 juillet 2010, date de publication du Journal Officiel, le ministère


de l’Intérieur a modifié l’Instruction Technique 249 relative aux façades.
Ainsi, l’Arrêté du 24 mai 2010 présentant cette nouvelle IT 249 stipule clai-
rement les nouvelles prescriptions des matériaux des façades extérieures.
Cette IT 249 a pour objet :
a) de préciser les conditions d’application des exigences réglementaires ;
b) de définir des dispositions relatives aux façades et à leur jonction avec
les planchers ne nécessitant pas de vérifications expérimentales au moyen
de l’essai LEPIR 2, défini par l’arrêté du 10 septembre 1970 relatif à la
classification des façades vitrées par rapport au danger d’incendie, pour
l’évaluation du C + D et du comportement au feu de l’accrochage des
façades aux planchers ;
c) définir des dispositions pour éviter le passage rapide des flammes ou
gaz chauds d’un étage à l’autre, que l’application de la règle du C + D soit
requise ou non.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les solutions constructives prévues dans cette instruction font référence


aux notions suivantes :
−− règle dite du C + D ;
−− limitation de la masse combustible mobilisable ;
−− comportement au feu des éléments et produits de construction ;
−− étanchéité aux jonctions façade-planchers.
Les conséquences de ces nouvelles prescriptions sont importantes pour les
systèmes d’isolation par l’extérieur des ouvrages en béton ou maçonnerie.
Certaines dispositions de l’Instruction Technique n°249 relative aux façades
sont précisées dans des guides de préconisations. Ces guides sont à
prendre en compte pour l’application de l’Instruction Technique n°249 et
sont disponibles au téléchargement sur le site internet du Ministère de
l’Intérieur. Ils portent sur :
• La protection contre l’incendie des façades en béton ou en maçonnerie
revêtues de système d’isolation thermique extérieure par enduit sur
polystyrène expansé (ETICS PSE) ;
• La protection contre l’incendie des façades bois ;
• La protection contre l’incendie des façades béton ou maçonnerie
revêtues de systèmes d’isolation thermique par l’extérieur par bardage
rapporté ventilé.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
44
Dispositions communes - Dispositions constructives

6. Distribution intérieure
CO 23 à CO 26

6.1 Généralités CO 23
Les dispositions réglementaires concernant la distribution intérieure ont
pour objet de limiter la propagation du feu et des fumées à travers la
construction.
Étroitement liées, la conception et la desserte des ERP permettent, en cas
de sinistre, en plus de la limitation de la propagation de l’incendie :
−− l’évacuation du public ;
−− l’intervention des secours.
À cet effet les locaux doivent être séparés des locaux qui leur sont contigus
et des dégagements par des parois verticales et des portes ayant certaines
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

caractéristiques de résistance au feu.


Toutefois ces parois et ces portes peuvent ne pas présenter de caracté-
ristiques de résistance au feu pour certains locaux à surface réduite ou si
elles distribuent des locaux ou dégagements regroupés à l’intérieur d’un
compartiment.
La distribution intérieure peut être obtenue au choix du maître d’ouvrage
soit :
−− par cloisonnement traditionnel ;
−− par la création de secteurs associés aux espaces libres et complémen-
taires du cloisonnement traditionnel ;
−− par la création de compartiments.
Lorsque le Règlement de sécurité l’autorise, le choix entre les différentes Remarque
possibilités est laissé aux concepteurs. Le degré coupe-feu des portes
et parois des espaces d’attente
Il est utile de savoir que ce choix :
sécurisés doit répondre
−− a une incidence sur le mode de desserte ; aux mêmes critères que
−− a une incidence sur les exigences de résistance au feu des parois les autres locaux
verticales ; (voir l’article CO 59).
−− peut être limité en fonction du type d’exploitation (nature, risques).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
45
Dispositions communes - Dispositions constructives

6.2 Pour tous les ERP CO 24 §1


Le cloisonnement peut être obtenu par un cloisonnement traditionnel,
caractérisé par une exigence de résistance au feu des parois verticales liée
à la stabilité au feu imposée pour les structures selon le tableau 5.

Tableau 5 : Résistance au feu des parois verticales

Degré de stabilité Parois entre locaux accessibles


Parois entre locaux au public
au feu exigé
et dégagements
pour la structure Parois entre locaux accessibles
accessibles
du bâtiment au public et locaux non accessibles
au public
ou de l’ERP au public classés à risques courant

Non réservés Réservés


au sommeil (1) au sommeil

Aucune exigence PF ¼ h PF ¼ h CF ¼ h
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

½h CF ½ h PF ½ h CF ½ h

1h CF 1 h PF ½ h CF 1 h

1h½ CF 1 h PF ½ h CF 1 h

1. Toutefois cette disposition n’est pas exigée à l’intérieur d’un ensemble de locaux
contigus qui ne dépasse pas 300 m² au même niveau.

Figure 5 : Cloisonnement traditionnel

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
46
Dispositions communes - Dispositions constructives

Tableau 6 : Classement des parois


6.3 Pour certains ERP CO 24 §2 entre deux compartiments en fonction
−− Par la création de secteurs qui, complémentaires du cloisonnement de la stabilité au feu de la structure
traditionnel et répondant à d’autres exigences (nombre, dimensions,
Degré
détection...) constituent un renforcement de ce cloisonnement de stabilité au
Parois
(figure 6). limitant les
feu exigé pour
compartiments
la structure
−− Par la création de compartiments pour lesquels des disposi-
tions compensatoires (dégagements, superficie, désenfumage, Aucune
CF ½ h
résistance au feu des parois périmétriques) sont imposées, pour pallier exigence
l’absence d’exigence sur la résistance au feu du cloisonnement éventuel, ½h CF ½ h
à l’intérieur de ceux-ci (figures 7 et 8).
1h CF 1 h
Le cumul de différentes solutions de conception au sein du même bâtiment
est possible sauf dans le cas où le cumul de secteurs et des compartiments 1h½ CF 1 h ½
est interdit.

Remarque
6.3.1 Principales caractéristiques des secteurs CO 24 §2
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Un compartiment est un volume


Cette configuration permet au concepteur de compenser une moindre à l’intérieur duquel les exigences
possibilité d’intervention au moyen des échelles aériennes des sapeurs- de résistance au feu des parois
pompiers (accès difficiles, établissements en montagne, absence d’échelles verticales ne sont pas imposées.
aériennes ou échelles aériennes de hauteur insuffisante). Les dispositions
suivantes doivent être respectées :
−− chaque niveau est divisé en autant de secteurs égaux qu’il y a d’escaliers
normaux. De surface et de dimensions uniformes (800 m² et 20 x 40 m
maximum), quel que soit le type d’établissement, ils doivent être séparés
par une cloison CF 1 h avec un seul bloc-porte de communication ;
−− les secteurs ont une capacité d’accueil du même ordre de grandeur ;
−− chaque secteur peut être desservi par une voie échelles en impasse de
largeur suffisante ;
−− chaque secteur doit comporter un dégagement normal ;
−− dans les établissements à risques particuliers, la mise en place d’un
réseau de sprinkleurs est obligatoire ;
−− dans les établissements avec des locaux à sommeil, un système de sécu-
rité incendie (SSI) de catégorie A est obligatoire.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
47
Dispositions communes - Dispositions constructives

Secteurs et espaces libres

CF 1 h

Surface maxi : 800 m2

20 m

Une baie
accessible
par
secteur 40 m
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

60 m d’une voie engin


Largeur :
1,80 m si h < 8 m
3,00 m si h > 8 m

Figure 6 : Exemple de deux secteurs avec un espace libre

6.3.2 Principales caractéristiques des compartiments


CO 25
Cette configuration permet au concepteur de disposer, à chaque niveau,
de volumes plus importants limités par des parois coupe-feu en fonction
du degré de stabilité au feu de la structure du bâtiment. Les dispositions
suivantes doivent être respectées :
−− il doit exister au moins deux compartiments par niveau ;
−− les compartiments doivent, au même niveau, avoir une capacité
d’accueil du même ordre de grandeur ;
−− à l’intérieur des compartiments, il n’est pas exigé de cloisons résistantes
au feu ;
−− un compartiment peut s’étendre sur deux niveaux en respectant les
limites de surface ;
−− il ne peut exister que deux communications maximum entre deux
compartiments (soit un seul bloc-porte, soit un sas) ;
−− si l’effectif du public susceptible d’être accueilli dans le compartiment est
supérieur à 100 personnes, il doit exister une sortie directe sur l’extérieur
ou un dégagement protégé ;
−− les circulations horizontales peuvent être seulement matérialisées au sol
et non encloisonnées de plancher à plancher.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
48
Dispositions communes - Dispositions constructives

Parois verticales, Si effectif > 100 personnes, Paroi CF = SF structure bâtiment


aucune exigence une issue sur l’extérieur ou avec un minimum de ½ h
de résistance au feu sur un dégagement protégé

Dispositif de communication
PF = CF paroi ou sas
avec portes PF = degré CF 2

Deux communications maxi


sur circulations principales

Circulation matérialisée au sol

Circulation matérialisée au sol


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Au moins deux compartiments par niveau,


capacité d’accueil du même ordre de grandeur

Figure 7 : Les caractéristiques des compartiments

Compartiments

Figure 8 : Exemple d’un niveau avec trois compartiments

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
49
Dispositions communes - Dispositions constructives

7. Locaux à risques
CO 27 à CO 29

7.1 Généralités CO 27
L’aménagement des locaux, la distribution des différentes pièces et
éventuellement leur isolement doivent assurer une protection suffisante,
compte tenu des risques courus, aussi bien des personnes fréquentant
l’établissement que de celles qui occupent des locaux voisins.
Selon les risques qu’ils présentent les locaux sont classés :
• à risques particuliers dont ceux :
-- à risques importants,
-- à risques moyens ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• à risques courants auxquels sont assimilés les logements du personnel


situés dans l’établissement.
La classification des locaux à risques particuliers est fixée :
−− dans les chapitres relatifs aux installations techniques (EL, CH, GC, AS…) ;
−− dans les dispositions particulières propres à chaque type ;
−− ou après avis de la commission de sécurité.
Cette classification détermine les conditions d’isolement. Seul l’isolement
des locaux à risques courants et des logements du personnel est unique-
ment fonction de la stabilité de la structure et de la conception de la
distribution intérieure retenue.
En plus des locaux mentionnés dans les dispositions générales du
Règlement de sécurité, chaque type d’ERP définit ses locaux à risques
particuliers en fonction des activités.

7.1.1 Les locaux à risques importants CO 28 §1


Ce sont, par exemple :
−− les chaufferies dont la puissance est supérieure à 70 kW ;
−− les locaux des groupes électrogènes ;
−− les postes de livraison et de transformation électriques ;
−− les cellules à haute tension ;
−− les locaux réceptacles des vide-ordures.

Remarque 7.1.2 Les locaux à risques moyens CO 28 §2


La commission de sécurité
peut compléter les deux Ce sont, par exemple :
listes précédentes −− les locaux d’implantation des générateurs de chaleur dont la puissance
en fonction des risques. est comprise entre 30 et 70 kW ;
−− les machineries d’ascenseurs ;
−− les grandes cuisines collectives (GC) de puissance supérieure à 20 kW ;
−− les magasins de réserves.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
50
Dispositions communes - Dispositions constructives

7.1.3 Les locaux à risques courants CO 29 .

Ce sont tous les autres locaux non expressément cités par le Règlement
de sécurité.

7.2 Les critères d’isolement des locaux à risques


Tableau 7 : Critères d’isolement des locaux à risques

Type de local Critères d’isolement Observations

Local à risques Les planchers hauts et Ils ne doivent pas être


importants les parois verticales CF 2 h en communication
directe avec les locaux
Dispositifs de
et dégagements
communication avec
accessibles au public
les autres locaux : CF 1 h,
l’ouverture se faisant vers
la sortie et les portes étant
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

munies de ferme-porte

Local à risques moyens Planchers hauts et parois


CF 1 h avec des blocs-portes
CF ½ h équipés
d’un ferme-porte

8. Conduits et gaines
CO 30 à CO 33

L’objectif visé par le règlement est de limiter les risques de propagation


créés par le passage de conduits à travers des parois horizontales ou verti-
cales résistant au feu.
Les dispositions prévues diffèrent selon :
−− le diamètre du conduit ;
−− la nature des locaux traversés ou desservis ;
−− l’allure horizontale ou verticale du conduit.
Ces dispositions s’appliquent :
−− à la traversée des planchers entre niveaux ;
−− aux parois des locaux à risques importants ;
−− aux parois d’isolement entre secteurs ou compartiments ;
−− aux parois des locaux à sommeil ;
−− aux parois de recoupement des circulations ;
−− aux parois d’isolement avec un tiers.
Aucun degré de résistance au feu n’est exigé pour les conduits d’eau
en charge quel que soit leur diamètre, et pour les autres conduits si leur
diamètre nominal est inférieur ou égal à 75 mm.
Les conduits de diamètre nominal supérieur à 75 mm inférieur ou égal
à 315 mm doivent être PF de traversée 30 min au franchissement des parois
situées dans un ERP à l’exception des conduits horizontaux qui peuvent
être CF de traversée 15 min.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
51
Dispositions communes - Dispositions constructives

Ce renforcement peut cependant être supprimé dans les parois suivantes :


−− toutes parois des bâtiments à simple rez-de-chaussée ;
−− toutes parois des bâtiments dans lesquels l’encloisonnement des esca-
liers n’est pas exigé ;
−− parois des locaux non réservés au sommeil.
Remarques Dans le cas où le conduit ne respecte pas les exigences du paragraphe
– Pour le cas particulier précédent ou si son diamètre nominal est supérieur à 315 mm, il doit être
des conduites d’eau en charge, soit placé dans une gaine en matériaux incombustibles de CF de traversée
aucune résistance au feu n’est égal au degré CF de la paroi franchie avec un maximum de 60 min, soit
imposée quel que soit leur équipé d’un dispositif d’obturation automatique. Lorsque cette gaine est
diamètre. Il en est de même pour verticale, elle doit être recoupée horizontalement dans la traversée des
tous les conduits d’un diamètre planchers tous les deux niveaux par des matériaux incombustibles.
inférieur à 75 mm.
– Les conduits PVC Les trappes de visite éventuelles réalisées dans la gaine doivent être
classés M1 pourront être encore PF ½ h.
utilisés dans les ERP dont Entre niveaux, les prescriptions définies ci-dessus sont exigibles aux
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

les permis de construire traversées de plancher.


ou les autorisations de travaux
seront délivrés avant À l’intérieur d’un même niveau, le règlement fixe des dispositions très
le 31 décembre 2009. détaillées auxquelles il y a lieu de se reporter en fonction des zones
et locaux traversés et lors de la traversée d’une paroi séparant un ERP
d’un tiers.
La réglementation prend cependant en compte le cas particulier des
vide-ordures et monte-charge qui ne peuvent être recoupés.
Enfin, ne sont pas concernés par les dispositions ci-dessus :
−− les conduits de ventilation ;
−− les conduits d’évacuation des produits de la combustion ;
−− les conduits de gaz.
Ces conduits font l’objet de dispositions qui leur sont propres.

9. Dégagements
CO 34 à CO 60

9.1 Définitions CO 34

9.1.1 Dégagement CO 34 §1 à 5
On appelle dégagement toute partie de la construction permettant le
cheminement d’évacuation des occupants : porte, sortie, issue, circulation
horizontale, zone de circulation, escalier, couloir, rampe.
Les dégagements comprennent :
• les dégagements réglementaires donc exigibles :
-- dégagements normaux,
-- dégagements accessoires (si les normaux sont mal répartis) ;
• les dégagements supplémentaires (en surnombre).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
52
Dispositions communes - Dispositions constructives

En règle générale, tous les chemins d’évacuation horizontaux ou verticaux


doivent être protégés, car ils doivent rester praticables pour les personnes
en cas d’incendie, afin que ces dernières puissent gagner l’extérieur ou une
zone spécialement protégée à l’intérieur du bâtiment. Pour cela, ils sont
encloisonnés ou à l’air libre. Ainsi :
−− un dégagement encloisonné est un dégagement protégé dont toutes
les parois ont un degré minimum de résistance au feu imposé ;
−− un dégagement à l’air libre est un dégagement protégé dont la paroi
donnant sur le vide de la façade comporte en permanence sur toute sa
longueur, des vides au moins égaux à la moitié de la surface totale de
cette paroi.

9.1.2 Espaces d'attente sécurisés (EAS) CO 34 §6


Il s’agit d’une zone à l’abri des fumées, des flammes et du rayonnement
thermique : une personne, quel que soit son handicap, doit pouvoir s’y
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

rendre et, si elle ne peut poursuivre son chemin, y attendre son évacuation
grâce à une aide extérieure.
Par ailleurs les articles CO 38, relatif au calcul des dégagements et
CO 52 relatif aux escaliers et ascenseurs, sont supprimés. Le législateur
a en effet créé une nouvelle sous section 4 - Espaces d’Attente Sécurisés
(articles CO 57, CO 58, CO 59 et CO 60).

9.2 Principes généraux concernant les dégagements


CO 35 §1 à 4
Ces principes sont les suivants :
• les dégagements doivent être conçus pour permettre une évacuation
rapide et sûre de l’ERP ;
• il est interdit en particulier, de placer une ou deux marches isolées dans
les circulations principales ;
• à chaque sortie sur l’extérieur ou sur un dégagement protégé corres-
pond une circulation principale ;
• des circulations principales de 1,40 m c’est-à-dire deux unités de
passage (UP), sauf dispositions particulières au moins relient les dégage-
ments entre eux :
-- au rez-de-chaussée, les escaliers aux sorties et les sorties entre elles,
-- dans les étages et les sous-sols, les escaliers entre eux ;
• obligation d’une largeur minimale de 2 UP pour les établisse-
ments, niveaux, locaux, secteurs ou compartiments recevant plus de
200 personnes ;
• les portes des locaux accessibles au public donnant sur des dégage-
ments en cul-de-sac ne doivent pas être à plus de 10 m du débouché de
ce cul-de-sac (figure 9).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
53
Dispositions communes - Dispositions constructives

Local
recevant
du public
10 m maximum
10 m maximum

Local recevant
du public

Figure 9 : La notion de cul-de-sac à partir de toute porte d’un local recevant du public

9.3 Les dégagements communs avec les tiers


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

CO 35 §5
Seuls les dégagements accessoires des ERP de 1re, 2e et 3e catégories et
les dégagements normaux des établissements de 4e catégorie peuvent
être communs avec les dégagements et sorties des locaux occupés par
des tiers.

Remarque 9.4 Détermination du nombre


Si le personnel possède et de la largeur des dégagements CO 36
ses propres dégagements,
l’effectif pouvant utiliser ces Le nombre et la largeur des dégagements d’un ERP sont déterminés par
dégagements est déduit pour l’effectif théorique du public et du personnel.
le calcul global.
9.5 Saillies et dépôts CO 37
Aucune saillie ou dépôt ne doit réduire la largeur des dégagements. Toutefois,
lorsque la largeur d’un dégagement excède la dimension minimale imposée,
des aménagements ou du mobilier faisant saillie, à l’exception des dépôts,
sont autorisés dans la largeur excédentaire à conditions :
−− de ne pas gêner la circulation rapide du public ;
−− de ne pouvoir être déplacés ou renversés ;
−− de ne pas gêner le fonctionnement des portes à fermeture automatique.

Saillies et dépôts

2 UP 2 UP
3,00 m
1,40 m 1,40 m

Figure 10 : Largeur de la circulation principale

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
54
Dispositions communes - Dispositions constructives

9.6 Le calcul des dégagements CO 38


Ce calcul permet de déterminer le nombre et la largeur des dégagements.
9.6.1 Unité de passage CO 36
Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage propor-
tionnelle au nombre total de personnes appelées à l’emprunter. Cette
largeur est calculée en fonction d’une largeur type appelée « unité de
passage » de 0,60 m.
Toutefois, quand un dégagement ne comporte qu’une ou deux unités de
passage, la largeur est respectivement portée de 0,60 m à 0,90 m et de
1,20 m à 1,40 m, soit :
−− 1 UP = 0,90 m (et non 0,60 m) ;
−− 2 UP = 1,40 m (et non 1,20 m) ;
−− 3 UP = 1,80 m
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

et ainsi de suite.

9.6.2 Comment calculer les dégagements ?


Le calcul des dégagements est un acte de prévention capital car il va condi-
tionner la recevabilité d’un projet.
Le tableau 8 indique de façon instantanée le calcul du nombre de dégage-
ments en fonction de l’effectif du public et du personnel ne possédant pas Si h 1 < 1 m
les siens propres (jusqu’à 5 000 personnes). sous-sol
h1 Si h 1 ≥ 1 m
(voir tableau 8 page suivante). pas de
NMSE sous-sol

9.6.3 Locaux recevant des publics


installés en sous-sol CO 39 et CO 40
Sauf dispositions particulières prévues par le Règlement de sécurité, l’éta-
blissement ne doit comprendre qu’un seul niveau de sous-sol accessible au
public et son point le plus bas ne peut être à plus de 6 m au-dessous du
niveau moyen des seuils extérieurs. ou

„„ Principe de l’enfouissement
Un local ou niveau est dit en sous-sol quand (figure 11) : Si h 2 < 1 m
sous-sol
−− le plafond est à moins de 1 m au-dessus du niveau moyen des seuils des
Si h 2 ≥ 1 m
issues sur l’extérieur (NMSE) de ce local ou niveau ou pas de
NMSE sous-sol
−− le plancher bas est à plus de 1 m en contrebas du niveau moyen des
seuils des issues sur l’extérieur (NMSE) de ce local ou niveau. h2

Le calcul du niveau moyen des seuils des issues sur l’extérieur du local ou
du niveau est donc le premier élément à déterminer avant tout raisonnement.
Ce calcul s’effectue en additionnant la cote de toutes les sorties sur Figure 11 : Le principe des locaux
l’extérieur puis en divisant la somme ainsi obtenue par le nombre de sorties. ou niveaux situés en sous-sol

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
55
Dispositions communes - Dispositions constructives

Tableau 8 : Calcul du nombre de dégagements CO 38


Effectif
Nombre de dégagements Nombre d’UP
de à
1 19 1 1
RDC : 2 1 UP + 1 dégagement accessoire
Sous-sol : 2 1 UP + 1 dégagement accessoire
20 50 Étage ≤ 8 m : 1 1 escalier de 1 UP
Étage > 8 m : 2 1 escalier de 1 UP + 1 dégagement accessoire
Compartiments : 2 1 escalier de 1 UP + 1 dégagement accessoire
2 dégagements de 1 UP ou 1 de 2 UP
51 100 2
+ 1 dégagement accessoire
101 200 2 3
201 300 2 4
301 400 2 5
401 500 2 6
501 600 3 6
601 700 3 7
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

701 800 3 8
801 900 3 9
901 1 000 3 10
1 001 1 100 4 11
1 101 1 200 4 12
1 201 1 300 4 13
1 301 1 400 4 14
1 401 1 500 4 15
1 501 1 600 5 16
1 601 1 700 5 17
1 701 1 800 5 18
1 801 1 900 5 19
1 901 2 000 5 20
2 001 2 100 6 21
2 101 2 200 6 22
2 201 2 300 6 23
2 301 2 400 6 24
2 401 2 500 6 25
2 501 2 600 7 26
2 601 2 700 7 27
2 701 2 800 7 28
2 801 2 900 7 29
2 901 3 000 7 30
3 001 3 100 8 31
3 101 3 200 8 32
3 201 3 300 8 33
3 301 3 400 8 34
3 401 3 500 8 35
3 501 3 600 9 36
3 601 3 700 9 37
3 701 3 800 9 38
3 801 3 900 9 39
3 901 4 000 9 40
4 001 4 100 10 41
4 101 4 200 10 42
4 201 4 300 10 43
4 301 4 400 10 44
4 401 4 500 10 45
4 501 4 600 11 46
4 601 4 700 11 47
4 701 4 800 11 48
4 801 4 900 11 49
4 901 5 000 11 50
1. Sortie par fraction de 500 personnes et nombre d’UP = chiffre de la centaine arrondi.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
56
Dispositions communes - Dispositions constructives

„„ Calcul des dégagements (escaliers) des locaux situés en sous-sol Tableau 9 : Aggravation selon
profondeur
CO 39
Enfouissement Aggravation
Si le point le plus bas du niveau accessible au public est à plus de 2 m en
-1m Aucune
contrebas du niveau moyen des seuils des issues sur l’extérieur et s’il reçoit
plus de 100 personnes, le nombre et la largeur des dégagements de ce -2m Aucune
niveau sont déterminés suivant les règles générales, mais l’effectif du public -2à-3m 10 %
à prendre en considération est calculé comme suit, tableau 9. -3à-4m 20 %
L’effectif des personnes admises est arrondi à la centaine supérieure et -4à-5m 30 %
majoré de 10 % par mètre ou fraction de mètre au-delà de 2 m de profon- -5à-6m 40 %
deur, comme indiqué dans le tableau 9.
Une fois la remontée effectuée, il faut reprendre l’effectif non aggravé pour Attention
continuer le calcul des dégagements sur l’extérieur. Cette aggravation ne porte
que sur la remontée du public
„„ Exemple de calcul (figure 12) vers le niveau d’évacuation
Soit une salle pouvant recevoir 425 personnes et dont le point le plus bas sur l’extérieur.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

accessible au public est situé à - 4,45 m en dessous du niveau moyen des


seuils des issues sur l’extérieur.
Tout d’abord, deux questions à se poser :
−− le local est-il en sous-sol ? Réponse : oui
−− y a-t-il plus de 100 personnes ? Réponse : oui

Il y a donc lieu d’effectuer un calcul aggravant pour le nombre d’escaliers.


• Calcul des dégagements nécessaires pour sortir de la salle
(sans aggravation) :
-- 425 personnes sont arrondies à 500 ;
-- pour 500 personnes il faut 2 portes totalisant 6 UP.
• Calcul du nombre d’escaliers pour la remontée du public, compte tenu
de l’enfouissement (aggravation) :
-- 425 est arrondi à 500 ;
-- 4,45 m donne 2,45 m au-delà des 2 m, soit une majoration de 30 % ;
-- effectif théorique après majoration : 500 + 30 % = 650 ;
-- 650 est arrondi à 700.
Il faudra donc 3 escaliers totalisant 7 UP.
Si le sol de la salle en sous-sol est en pente, 50 % au moins de l’effectif
doit pouvoir sortir par la partie basse de la salle c’est-à-dire au-dessous du
niveau moyen de la pente du plancher (figure 13).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
57
Dispositions communes - Dispositions constructives

Effectif réel
RDC

Ag
gr
av
at
io
n
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Calcul normal
Sous-sol

Figure 12 : L’aggravation ne concerne que la remontée

La moitié au moins des personnes admises dans le local


doit pouvoir sortir par une ou plusieurs issues dont le seuil
se trouve sous le niveau moyen du plancher

Niveau moyen du plancher

Figure 13 : Positionnement des sorties d’un local en sous-sol dont le sol est en pente

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
58
Dispositions communes - Dispositions constructives

9.6.4 Dégagements accessoires


et supplémentaires CO 41
Des dégagements accessoires peuvent être imposés si, exceptionnelle-
ment, les sorties et escaliers normaux ne peuvent être judicieusement
répartis.
Les dégagements accessoires peuvent être constitués par des sorties,
des escaliers, des coursives, des passerelles, des passages en souterrain,
ou par des chemins de circulation faciles et sûrs d’une largeur minimale
de 0,60 m ou encore par des balcons filants, terrasses, échelles, manches
d’évacuation, etc. (figure 14).
Lorsqu’un dégagement accessoire emprunte une propriété appar-
tenant à un tiers, l’exploitant doit justifier d’accords contractuels
sous forme d’acte authentique. Si le dégagement traverse une paroi
d’isolement avec un bâtiment ou un local occupé par un tiers, le bloc-
porte de franchissement doit être CF ½ h et muni d’un ferme-porte.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les dégagements supplémentaires sont soumis aux dispositions géné-


rales relatives aux dégagements, sauf celles concernant les unités de
passage, la largeur de passage et le calcul des dégagements.

9.6.5 Balisage des dégagements CO 42


Les cheminements empruntés par le public pour l’évacuation de l’éta-
blissement sont balisés par des indications bien lisibles, de jour et de
nuit. Ces indications sont placées de façon telle que, de tout point
accessible au public, celui-ci en aperçoive au moins une, même en cas
d’affluence.
Cette signalisation en blanc sur fond vert doit être assurée par des
panneaux opaques ou transparents, lumineux, de forme rectangulaire,
conformes à la norme NF X08-003 relative aux couleurs et signaux de
sécurité, à l’exception des signaux normalisés pour sortie et issue de
secours nos 50041, 50042 et 50044 dont l’utilisation est interdite dans les Figure 14 : Exemple de manche
établissements recevant du public. d’évacuation à entrées multiples

9.6.6 Les circulations horizontales


Les circulations horizontales communes (ou couloirs) doivent être délimi-
tées par des parois CF ½ h ou CF 1 h en fonction du degré de stabilité
au feu de la structure principale. En outre, ils doivent être désenfumés par
balayage statique ou mécanique ou protégés contre les fumées (mise en
surpression) dans les cas suivants :
−− ils desservent des locaux réservés au sommeil ;
−− ils desservent en sous-sol des locaux accessibles au public ;
−− ils sont aménagés dans un bâtiment qui reçoit un effectif de personnes
handicapées circulant en fauteuil roulant dépassant le seuil fixé par
le Règlement de sécurité contre l’incendie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
59
Dispositions communes - Dispositions constructives

Remarque 9.6.7 Répartition des sorties CO 43


Ce principe est appelé
par les préventionnistes : Les sorties réglementaires de l’établissement, des niveaux, des secteurs,
« règle des 5 m ». Il n’est des compartiments et des locaux doivent être judicieusement réparties
applicable qu’aux locaux dont dans le but d’assurer l’évacuation rapide des occupants et d’éviter que
au moins l’une des dimensions plusieurs sorties soient soumises en même temps aux effets du sinistre.
est supérieure à 10 m.
La distance maximum que le public doit parcourir, en rez-de-chaussée à
partir d’un point quelconque d’un local pour atteindre une sortie donnant
sur l’extérieur ou un dégagement protégé menant à l’extérieur ne peut
excéder :
−− 50 m si le choix existe entre plusieurs sorties ;
−− 30 m dans le cas contraire.
Ne peuvent compter dans le nombre de sorties et d’unités de passage
que les portes ou batteries de portes dont les montants extérieurs les plus
rapprochés sont distants de 5 m au moins (figure 15).
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Sortie A

Local recevant
du public

Ne compte 5m + de 10 m
pas

Sortie B

Figure 15 : Illustration de la règle dite des « 5 m »

Par ailleurs, cette disposition n’exclut pas l’aménagement d’issues supplé-


mentaires dans cet intervalle. Celles-ci ne comptent ni comme sorties
ni comme UP.

9.6.8 Les portes CO 44


„„ Caractéristique des blocs-portes
Les caractéristiques des blocs-portes doivent être les suivantes :
−− la largeur de passage offerte par une porte est au moins égale à l’une de
celle définie au paragraphe concernant l’unité de passage ;
−− les portes en va-et-vient comportent une partie vitrée à hauteur de vue.
Attention Ces vitrages sont transparents. Les couleurs rouge et orange sont inter-
dites ;
Une tolérance négative de 5 %
est admise pour la largeur −− les blocs-portes résistant au feu possédant deux vantaux et équipés de
réelle de passage offerte ferme-portes sont munis d’un dispositif assurant la fermeture complète
par les blocs-portes. des vantaux (sélecteur de fermeture) (figure 16).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
60
Dispositions communes - Dispositions constructives

Vitrages
couleur rouge et
Portes en va-et-vient orange interdites
Portes à deux vantaux
à fermeture automatique

Sélecteur
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Figure 16 : Portes à deux vantaux

„„ Manœuvre des portes CO 45


En plus des critères mentionnés ci-dessus, l’ensemble des prescriptions
suivantes doit être respecté :
−− les portes desservant les établissements, compartiments, secteurs ou
locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes, ainsi que les portes des
sorties de secours doivent s’ouvrir dans le sens de la sortie. Il en est de
même pour les portes des escaliers ;
−− en présence du public, toutes les portes doivent pouvoir s’ouvrir de
l’intérieur par simple poussée ou par la manœuvre facile du dispositif
d’ouverture ;
−− si ce dispositif est une barre anti-panique, celle-ci doit être conforme aux
normes françaises ;
−− à l’exception de celles pouvant se développer jusqu’à la paroi, toutes
les portes sont disposées de manière à ne former aucune saillie dans le
dégagement ;
−− les portes de recoupement des circulations horizontales utilisées dans
les 2 sens pour gagner une sortie vers l’extérieur s’ouvrent obligatoire-
ment en va-et-vient ;
−− les portes des locaux en cul-de-sac doivent également s’ouvrir dans le
sens de l’évacuation, quel que soit l’effectif. Elles sont en outre signa-
lées par une inscription « sans issue » non lumineuse et pour laquelle la
couleur verte est interdite (figure 17).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
61
Dispositions communes - Dispositions constructives

Local < 50 personnes Local + 50 personnes

Sans issue

15 personnes Choix
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Local > 50 personnes

Local + 50 personnes
Cul-de-sac ≤ 10 m

Figure 17 : Manœuvre des portes

„„ Portes à fermeture automatique CO 47


Les portes résistant au feu, qui pour des raisons d’exploitation, sont maintenues
ouvertes, sont à fermeture automatique et doivent répondre aux dispositions
suivantes :
−− comporter sur la face apparente, en position d’ouverture, une plaque
signalétique bien visible, portant en lettres blanches sur fond rouge ou
vice-versa, la mention « Porte coupe-feu – ne mettez pas d’obstacle à
la fermeture » ;
−− être équipées d’un ferme-porte ;
−− être maintenues ouvertes par un dispositif qui provoque leur fermeture en
cas de sinistre.
En outre, la fermeture de chaque porte est commandée :
−− soit par un asservissement à une installation fixe de détection automatique
si elle existe ;
−− soit par un détecteur autonome déclencheur (DAD) sensible aux fumées et
gaz de combustion ;
−− soit par asservissement à un système d’alarme.
Enfin, la fermeture simultanée de ces portes doit en outre être obligatoirement
asservie à des dispositifs de détection automatique lorsque :
−− l’établissement comporte des locaux réservés au sommeil au-dessus du
1er étage ;
−− il existe des portes d’isolement à fermeture automatique ;
−− les dispositions particulières à certains types d’établissement l’imposent.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
62
Dispositions communes - Dispositions constructives

„„ Portes de type spécial CO 48


Les portes de type spécial comprennent : les portes à tambour, les tourni-
quets les portes coulissantes latérales ou à dévêtissement vertical.
Les portes à tambour
−− Les portes à tambour ne sont pas considérées comme
des sorties normales ;
−− elles sont autorisées uniquement en façade, utilisables
dans un sens par une seule personne à la fois ;
−− elles sont doublées par au moins une porte d’une unité
de passage.

Tourniquets
−− Les tourniquets ne sont autorisés que dans les halls Figure 18 : Porte à tambour
d’entrée ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− ils remplissent les mêmes conditions d’aménagement


que les tambours tournants ;
−− ils sont amovibles ou escamotables par simple poussée.

Portes automatiques, coulissantes ou battantes


−− Ces portes ne sont autorisées qu’en façade ;
−− elles peuvent être autorisées à l’intérieur des bâti-
ments, après avis de la commission de sécurité ;
−− elles doivent libérer la largeur totale de la baie en cas
de défaillance du dispositif de commande ou du dispo-
sitif d’alimentation grâce à une énergie mécanique
intrinsèque.
Les portes coulissantes non motorisées sont interdites Figure 19 : Tourniquets
pour fermer les issues empruntées par le public pour
évacuer l’établissement.
Enfin, les prescriptions générales suivantes doivent être
respectées :
• toutes les portes automatiques doivent faire l’objet
d’un contrat d’entretien ;
• pour assurer la sécurité des personnes en cas de heurts,
les vitrages des portes des circulations ou en façade,
maintenus ou non par un bâti, doivent répondre aux
dispositions du DTU 39.4 en ce qui concerne :
-- le produit verrier à utiliser ;
Figure 20 : Portes automatiques, coulissantes ou battantes
-- la visualisation de la porte.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
63
Dispositions communes - Dispositions constructives

2e étage
9.6.9 Les escaliers CO 49
„„ Répartition des escaliers CO 49 §1, 2, 3
Les escaliers réglementaires doivent être judicieusement
répartis dans tout l’établissement de manière à en desservir
facilement toutes les parties et à diriger rapidement les occu-
pants vers les sorties sur l’extérieur.
1er étage
La distance maximum que le public doit parcourir, en étage ou
en sous-sol ne peut excéder :
−− 40 m pour gagner un escalier protégé ou une circulation
horizontale protégée (ou 30 m pour gagner un de ces
dégagements si on se trouve dans une partie de l’établis-
sement formant cul-de-sac) ;
−− 30 m pour gagner un escalier non protégé.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Vers étages En outre, le débouché au niveau du rez-de-chaussée d’un


escalier encloisonné s’effectue :
−− soit directement sur l’extérieur ;
−− soit à proximité d’une sortie ou d’un dégagement protégé
donnant sur l’extérieur et en tout état de cause, à moins de
20 m d’une telle sortie ou dégagement.

„„ Conception des escaliers CO 50


Les escaliers desservant les étages doivent être continus
jusqu’au niveau permettant l’évacuation sur l’extérieur. Le
Escalier venant du sous-sol cheminement direct entre les escaliers desservant les étages
Figure 21 : Schéma de principe
et ceux desservant les sous-sols doit être interrompu de façon
d’une cage d’escaliers encloisonnée que la fumée provenant des sous-sols ne puisse envahir les
étages supérieurs (figure 21).

Remarque „„ Sécurité d’utilisation des escaliers, escaliers mécaniques


Le sens d’ouverture des portes et trottoirs roulants CO 51
d’accès à la cage d’escalier
est différent au rez-de-chaussée Afin de garantir la sécurité du public, l’ensemble des dispositions ci-après
par rapport aux étages et doivent être réalisées :
au sous-sol. • les marches ne doivent pas être glissantes ;
• les marches successives doivent se recouvrir de 0,05 m s’il n’y a pas de
contremarches ;
• les escaliers d’une largeur égale 1 UP au moins doivent être munis d’une
main courante. Ceux d’une largeur de 2 UP ou plus doivent comporter
une main courante de chaque côté ;
• si la largeur des escaliers dépasse 4 UP, ils devront être recoupés par une
ou des mains courantes intermédiaires séparant des nombres entiers
d’UP, sans pouvoir être supérieur à 4 ;
• afin d’éviter les accidents dus à l’engorgement au débouché des
escaliers mécaniques et trottoirs roulants :
-- un dispositif doit être prévu pour obliger le public à parcourir 5 m au
moins entre le débouché d’une volée et le départ de la volée suivante
lorsque ces volées sont contrariées. Cette distance est réduite à 3 m
pour les appareils comptant pour une seule unité de passage ;
-- le palier doit être aménagé de manière que les circulations locales du
niveau ne gênent pas l’utilisation du cheminement défini ci-dessus.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
64
Dispositions communes - Dispositions constructives

„„ Escaliers et ascenseurs protégés CO 52


La protection des escaliers et des ascenseurs par encloisonnement ou par
ouverture à l’air libre de la cage s’oppose à la propagation du feu vers les
étages supérieurs et permet l’évacuation des personnes à l’abri des fumées
et des gaz.
La protection des escaliers est obtenue par encloisonnement ou mise à l’air
libre. En règle générale, tous les escaliers doivent être protégés sauf dans
certains cas prévus.
L’absence de protection des escaliers est admise dans les cas suivants :
• lorsqu’il est fait application de la distribution traditionnelle :
-- pour les escaliers des établissements ne comportant pas plus
d’un niveau accessible au public au-dessus et au-dessous du rez-
de-chaussée,
-- pour un seul escalier supplémentaire desservant au plus deux étages
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

et le rez-de-chaussée. Toutefois, si l’établissement comporte une zone


de locaux réservés au sommeil en étage, cette zone doit comporter
un des escaliers normaux de l’établissement et être isolée du volume
contenant l’escalier supplémentaire par des parois et des blocs-portes
ayant les mêmes qualités de résistance au feu que celles qui assurent
la protection des escaliers normaux ;
• lorsqu’il est fait application du compartimentage pour les escaliers
desservant exclusivement deux niveaux d’un même compartiment.
En outre, l’absence de protection des escaliers mécaniques et des ascen-
seurs est admise lorsque la protection des escaliers normaux n’est pas
exigée.
Enfin, l’absence de protection des escaliers est interdite dans les établis-
sements recevant un effectif d’handicapés circulant en fauteuil roulant
supérieur aux pourcentages fixés par le Règlement de sécurité.

„„ Caractéristiques des escaliers et ascenseurs encloisonnés CO 53


Les caractéristiques des escaliers et des ascenseurs encloisonnés sont les
suivantes :
• l’encloisonnement d’un escalier ou d’un ascenseur est constitué par une
cage continue jusqu’au niveau d’évacuation vers l’extérieur ;
• le volume d’encloisonnement des escaliers desservant les sous-sols ne
peut être en communication directe avec celui des escaliers desservant
les étages ;
• l’escalier encloisonné est maintenu à l’abri des fumées, ou désenfumé,
dans les conditions prévues par l’instruction technique relative au désen-
fumage dans les ERP ;
• la gaine d’ascenseur encloisonnée doit être désenfumée dans les condi-
tions prévues pour les escaliers par l’instruction technique relative au
désenfumage dans les établissements recevant du public, lorsque :
-- soit la puissance électrique totale installée en gaine est supérieure à
40 kVA,
-- soit la gaine d’ascenseur abrite une machine contenant de l’huile ou
un réservoir d’huile ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
65
Dispositions communes - Dispositions constructives

• le désenfumage de la gaine encloisonnée d’un ascenseur n’est pas


exigible si la gaine est ventilée par convection forcée mécaniquement
assurant un débit d’extraction minimal de 20 volumes/h, lorsque la
température des machines ou de leurs organes de commande dépasse
celle qui est spécifiée par le constructeur dans la notice technique de
l’ascenseur ;
• le volume à prendre en compte est égal à la section de la gaine sur une
hauteur de 2 m, et la température ambiante à prendre en compte est de
40 °C en l’absence de cette information du constructeur ;
• la mise en place d’une amenée d’air en partie basse de la gaine n’est pas
obligatoire pour réaliser le désenfumage de la gaine encloisonnée d’un
ascenseur ;
• la commande d’ouverture du dispositif de désenfumage de la gaine
d’ascenseur doit se produire automatiquement au moyen :
-- soit d’un détecteur d’incendie disposé en haut de gaine et d’un
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

déclencheur thermo fusible 70 °C en partie supérieure de la gaine,


lorsque le bâtiment est équipé d’un système de sécurité incendie de
catégorie A,
-- soit d’un détecteur autonome déclencheur disposé en haut de gaine
et d’un déclencheur thermo fusible à 70 °C en partie supérieure de la
gaine, lorsque le bâtiment n’est pas équipé d’un système de sécurité
incendie de catégorie A ;
• ces commandes automatiques ne sont pas obligatoirement doublées de
commandes manuelles ;
• l’encloisonnement peut être commun à un escalier et à un ascenseur à
condition que :
-- l’ascenseur ne desserve pas les sous-sols lorsque l’escalier permet
d’accéder aux étages,
-- la gaine de l’ascenseur n’abrite ni machine contenant de l’huile,
ni réservoir d’huile, à l’exception des vérins, à condition que les cana-
lisations contenant de l’huile soient rigides et qu’un bac métallique de
récupération d’huile soit fixé au vérin au-dessus du fond de cuvette,
-- la puissance électrique totale installée en gaine est inférieure ou égale
à 15 kVA ;
• les parois d’encloisonnement doivent avoir un degré coupe-feu égal
au degré de stabilité au feu de la structure du bâtiment, à l’exception
de celle donnant sur le vide de la façade qui doit répondre aux seules
dispositions des parois en façade (M3 ou M2) ;
• l’escalier ne doit comporter qu’un seul accès à chaque niveau ;
• si exceptionnellement la cage est traversée par une circulation
horizontale et comporte de ce fait deux issues au même niveau, les
portes doivent toujours être à fermeture automatique ;
Remarque • les blocs-portes de la cage d’escalier doivent être PF ½ h et munis
Les seuls conduits considérés de ferme-porte. Leurs portes doivent avoir une hauteur maximale de
comme ne présentant pas 2,20 m ;
de risque d'incendie sont les • les portes palières de la gaine d’ascenseur doivent être E 30 ;
colonnes sèches ou humides.
Aucun autre conduit ou gaine • le volume d’encloisonnement ne doit comporter aucun conduit présen-
ne doit être situé dans le volume tant des risques d’incendie ou d’enfumage à l’exception des canalisations
de la cage d'un escalier (ou d'un électriques propres à l’escalier et à l’ascenseur. En outre, ce volume ne
ascenseur) protégé. doit donner accès à aucun local annexe (sanitaire, dépôt, etc.).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
66
Dispositions communes - Dispositions constructives

„„ Escaliers et ascenseurs à l’air libre CO 54


Un escalier ou une cage d’ascenseur à l’air libre a au moins une de ses faces
ouverte sur l’extérieur, les autres parois et les portes d’accès répondant aux
dispositions prévues pour les escaliers et les ascenseurs encloisonnés.

„„ Escaliers droits CO 55
Les escaliers droits destinés à la circulation du public sont établis de
manière que les marches répondent aux règles de l’art et que les volées
comportent 25 marches au plus.
Les dispositions ci-dessous doivent être respectées :
−− les paliers ont une largeur au moins égale à celle des escaliers ;
−− la hauteur des marches (H) est comprise entre 13 et 17 cm ;
−− la hauteur et la largeur des marches : le giron (G) sont liées par la Remarque
relation : 0,60 m ≤ 2H + G ≤ 0,64 m Cette relation est appelé
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

"Règles de l'art".
„„ Escaliers tournants CO 56
Ils doivent être à balancement continu sans autre palier que ceux desser-
vant les étages.
Le giron et la hauteur des marches sur la ligne de foulée à 0,60 m du
noyau ou du vide central doivent respecter les règles de l’art prévues pour
les escaliers droits.
De plus le giron extérieur des marches doit être inférieur à 0,42 m.

9.7 Espaces d'attente sécurisés (EAS)


CO 57 à CO 60
Ces espaces protégés, appelés EAS dans la suite du texte, ont pour objet
de permettre à des personnes en situation de handicap de se réfugier dans
un local et d’attendre que les secours viennent les secourir.

9.7.1 Cas d'exonération CO 60


L’absence d’un ou plusieurs espaces d’attente sécurisés peut être admise si :
−− l’établissement est un simple rez-de-chaussée avec des dégagements
de plain pied ;
−− l’ERP est à plusieurs niveaux avec des sorties aboutissant directement
sur l’extérieur à chaque niveau et de manière à ce que le rayonnement
thermique qui se dégage de l’incendie ne provoque pas de blessures
aux personnes concernées ;
−− si la mise en œuvre des mesures prises est approuvée par la commission
de sécurité compétente.

9.7.2 Caractéristiques CO 59
Les caractéristiques d’un espace d’attente sécurisé (EAS) sont les
suivantes :
−− Nombre : 2 par niveau sauf si un seul escalier ; dans ce cas, il suffit d’un
EAS.
−− Position : près d’un accès à un escalier considéré comme dégagement
normal

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
67
Dispositions communes - Dispositions constructives

− Distance pour les atteindre : comme s’il s’agissait d’une sortie normale ou
d’un escalier.
− Capacité d’accueil : 2 personnes en fauteuil roulant au minimum et pour un
effectif maximum par niveau de 50 personnes, augmenté de 1 personne
en fauteuil roulant par tranche de 50 personnes supplémentaires.
− Résistance au feu des parois de l’EAS : voir l’article CO 24.
− Blocs portes : coupe-feu de même degré que la paroi traversée avec un
maximum d’1 heure, plus ferme-portes ou fermeture automatique.
− Protection vis-à-vis des fumées : choix entre trois solutions :
- un ouvrant en façade,
- mise à l’abri de la fumée,
- désenfumage.
− Éclairage de sécurité.
− Signalisation du local.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

− Local libre en permanence.


− Dispositifs d’ouverture accessibles pour être manœuvrés.
− Le local doit pouvoir être accessible par toutes les personnes occupant
le niveau concerné.
− Présence d’un extincteur à eau pulvérisée.
Remarque − Un moyen de signaler sa présence (une fenêtre repérable de l’extérieur
L’ancien article CO 57 relatif par les secours) ou un système d’appel d’urgence.
aux tribunes et gradins non − Un EAS doit figurer sur les plans schématiques d’évacuation des lieux.
démontables est intitulé CO 61 − Présence d’une consigne dans chaque EAS (en plusieurs langues si
nécessaire).
.

Parois REI
ou CF exigé Ouvrant à commande
pour la stabilité accessible ou local
du bâtiment désenfumé

Personnes visibles des SP


ou interphone relié au PCS

Portes EI ou CF
égal au degré
de la paroi avec
un maximum
d'1 heure + FP

Figure 22 : Espace d'attente sécurisé

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
68
Dispositions communes - Dispositions constructives

9.7.3 Solutions équivalentes CO 57


Les solutions suivantes peuvent être considérées, au même titre que
les espaces d'attente sécurisés définies à l'article CO 34, § 6, comme
atteignant l'objectif défini à l'article GN 8 :
−− utiliser le concept de zone protégée ; un moyen permettant à une
personne de signaler sa présence doit être prévu (par exemple une
fenêtre, sous réserve qu'elle soit visible des équipes de secours, inter-
phone, téléphone, bouton d'appel d'urgence identifié et localisé pour
les personnes sourdes ou malentendantes) ;
−− utiliser le concept des secteurs ; un moyen permettant à une personne
de signaler sa présence doit être prévu (par exemple une fenêtre,
sous réserve qu'elle soit visible des équipes de secours, interphone,
téléphone, bouton d'appel d'urgence identifié et localisé pour les
personnes sourdes ou malentendantes) ;
−− augmenter la surface des paliers des escaliers protégés dont la
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

résistance au feu des portes sera coupe-feu au lieu de pare-flammes ;


−− offrir un espace à l'air libre de nature à protéger les personnes du rayon-
nement thermique pendant une durée minimale d'1 h ;
−− utiliser les principes des dispositions concernant les ascenseurs destinés
à l’évacuation des handicapés physiques.

9.7.4 Emplois d’un espace CO 58


Les espaces d'attente sécurisés prévus à l'article GN 8 peuvent être
aménagés dans tous les espaces accessibles au public ou au personnel,
à l'exception des locaux à risques particuliers. Ils peuvent ne pas être
exclusivement destinés à cette fonction, sous réserve de ne pas contenir
d'éléments pouvant remettre en cause l'objectif de sécurité attendu.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

DF 1 à DF 10
Désenfumage
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
71
Dispositions communes - Désenfumage

Attention Le désenfumage a pour objet d’extraire, en début d’incendie, une partie


Le recours à l’ingénierie des fumées et des gaz de combustion afin de maintenir praticables les
du désenfumage est autorisé cheminements destinés à l’évacuation du public. Ce désenfumage peut
et doit faire l’objet d’une concourir également à :
note d’un organisme reconnu
compétent par le ministère de −− limiter la propagation de l’incendie ;
l’Intérieur après avis de −− faciliter l’intervention des secours.
la Commission centrale
Le désenfumage peut se réaliser naturellement ou mécaniquement suivant
de sécurité. Cette note précise,
après accord de la l’une des méthodes suivantes :
sous-commission −− soit par balayage de l’espace que l’on veut maintenir praticable par
départementale pour la sécurité apport d’air neuf et évacuation des fumées ;
contre les risques d’incendie −− soit par différence de pressions entre le volume que l’on veut protéger
et de panique sur
et le volume sinistré mis en dépression relative ;
les hypothèses et les scénarios
retenus : −− soit par combinaison des deux méthodes ci-dessus.
– les modèles et codes Ces différents principes s’appliquent lorsqu’il s’agit de :
de calcul utilisés ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

– les critères d’évaluation ; −− la mise à l’abri des fumées ou le désenfumage des escaliers ;
– les conclusions au regard −− le désenfumage des circulations horizontales ;
des critères d’évaluation.
−− le désenfumage des compartiments ;
−− le désenfumage des locaux.
Ces dispositions, le cas échéant, sont précisées par les dispositions particu-
lières propres à chaque type d’établissement. L’instruction technique relative
au désenfumage dans les établissements recevant du public (instruction
technique n° 246) décrit les différentes solutions de désenfumage.
Les matériels entrant dans la constitution de l’installation de désenfumage
doivent être conformes aux textes et normes en vigueur. De plus, les
matériels suivants doivent être admis à la marque NF :
−− exutoires ;
−− volets ;
−− dispositifs de commande ;
−− coffrets de relayage.

1. Désenfumage des escaliers


DF 5

Pour limiter ou éviter l’enfumage des escaliers encloisonnés, ceux-ci


peuvent être désenfumés par un balayage naturel ou mis en surpression
par rapport au(x) volume(s) adjacent(s). En aucun cas, les fumées ne sont
extraites mécaniquement.
Le désenfumage d’un escalier non encloisonné n’est pas exigible, si
les volumes avec lesquels il communique directement (niveaux, locaux,
circulations, etc.) ne sont pas obligatoirement désenfumés.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
72
 Dispositions communes - Désenfumage

Si ces volumes sont désenfumés, l’escalier doit être séparé des niveaux
inférieurs par des écrans de cantonnement et désenfumé au niveau supé-
rieur par l’intermédiaire du volume avec lequel il communique.
Le désenfumage des escaliers desservant au plus deux niveaux en sous-sol
n’est pas exigible.
Le désenfumage ou la mise à l’abri des fumées des escaliers desservant
plus de deux niveaux en sous-sol est obligatoire. Cette prescription ne
concerne pas les escaliers desservant les parcs de stationnement.

2. Désenfumage des circulations


horizontales encloisonnées et
des halls accessibles au public
DF 6
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Pour limiter ou éviter l’enfumage des circulations horizontales encloisonnées,


celles-ci sont désenfumées par un balayage naturel ou mécanique.
Ce désenfumage n’est cependant obligatoire que dans les cas suivants : Remarque
−− circulations de longueur totale supérieure à 30 m ; Exceptionnellement,
les circulations horizontales
−− circulations desservies par des escaliers mis en surpression ; peuvent être mises en
−− circulations desservant des locaux réservés au sommeil ; surpression, à condition que
−− circulations situées en sous-sol. tout local desservi par ces
circulations soit désenfumable.
Les halls sont considérés comme des circulations. Ils sont désenfumés dans Seul le local sinistré est
les conditions prévues pour les locaux lorsque : désenfumé simultanément.
−− le désenfumage des circulations horizontales du niveau concerné est
exigé ;
−− leur superficie est supérieure à 300 m².

3. Désenfumage des locaux


DF 7

Les locaux de plus de 100 m² en sous-sol, les locaux de plus de 300 m² en


rez-de-chaussée et en étage, ainsi que les locaux de plus de 100 m² sans
ouverture sur l’extérieur (porte ou fenêtre) sont désenfumés. Ce désenfu-
mage peut être réalisé soit par tirage naturel, soit par tirage mécanique.
Dans le cas où les dispositions particulières propres à chaque type
d’établissement autorisent la communication entre trois niveaux au plus
(types M ou Y, par exemple), le volume ainsi réalisé est désenfumé comme
un local unique, dès lors que la superficie cumulée des planchers acces-
sibles au public est supérieure à 300 m².

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
73
Dispositions communes - Désenfumage

4. Désenfumage des compartiments


DF 8

Les compartiments, lorsqu’ils sont autorisés par les dispositions particu-


lières propres à chaque type d’établissement, sont désenfumés dans les
conditions suivantes :
−− si le compartiment comporte des cloisons toute hauteur (de plancher
bas à plancher haut), les circulations, quelle que soit leur longueur, sont
désenfumées ainsi que les locaux qui doivent l’être ;
−− si le compartiment est traité en plateau paysager, ou avec des cloisons
partielles, l’ensemble du volume est désenfumé selon les modalités
prévues pour les locaux.
L’instruction technique n° 246 expose dans le détail les modalités pour
obtenir un désenfumage efficace des différents volumes.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

5. Désenfumage naturel
IT n° 246 §3

Désenfumage des escaliers en naturel Il est obtenu par des évacuations ou des exutoires
Exutoire : et par des amenées d’air.
surface géométrique
de 1 m2
ou 5.1 Désenfumage naturel
ouvrant :
surface libre des dégagements
de 1 m2
„„ Escaliers IT n° 246 §5.1
Fermeture Le désenfumage est réalisé par l’ouverture simul-
de l’exutoire
tanée de :
−− un ouvrant ou exutoire de 1 m², situé en partie
haute ;
−− une amenée d’air en partie basse.
La commande manuelle doit être située dans la
cage d’escalier, au niveau d’accès du bâtiment
(RDC le plus souvent).

„„ Circulations IT n° 246 §6.1


Balayage Le désenfumage est réalisé par des amenées d’air
naturel
et des évacuations de fumée alternées dont la
distance ne doit pas dépasser 10 m en ligne droite
Commande et 7 m en retour.
au niveau bas
Chaque conduit doit avoir au moins 10 dm² par
Amenée d’air unité de passage de la circulation.
Fermeture
de l’exutoire

La porte n’est pas un DAS

Figure 1 : Désenfumage de la cage d’escaliers

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
74
 Dispositions communes - Désenfumage

Désenfumage naturel des circulations

Bouches
Surface : 10 dm2/UP

10 m
7m
5m
1,80 m mini 1m
maxi

Local accessible
au public
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Figure 2 : Désenfumage naturel des circulations horizontales communes

5.2 Désenfumage naturel des locaux IT n° 246 §7.1


Le désenfumage naturel des locaux Désenfumage des locaux dont S > 2 000 m2
de plus de 300 m2 en étage ou
100 m2 en sous-sol est basé sur les
1/200 de la surface au sol, jusqu’à
des surfaces inférieures ou égales
à 2 000 m2. Canton A Canton D Canton F

Au-delà de 2 000 m2 de surface M0


(ou B-S3 d0)
pour un local, il est nécessaire de SF ¼ h
créer des cantons de 1 600 m2 et
60 m de long maximum, délimités Canton B Canton C Canton E
soit par des éléments de structure
(couverture, poutres, murs), soit par
des écrans de retombée SF ¼ h ou
DH 30 et en matériau de catégorie
M1 ou B-S3 d0. Ces écrans pouvant Création de canton S ≤ 1 600 m2 et L = 60 m maxi
être des DAS. Figure 3 : Désenfumage des locaux : création de canton

6. Désenfumage mécanique
IT n° 246

Le désenfumage par tirage mécanique est assuré par des extractions


mécaniques de fumées et des amenées d’air naturelles ou mécaniques
disposées de manière à assurer un balayage du volume à désenfumer.
Ce balayage peut être complété par une mise en surpression relative des
espaces à mettre à l’abri des fumées.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
75
Dispositions communes - Désenfumage

Caractéristiques des ventilateurs :


−− soufflage : vitesse de 5 m/s ;
−− extraction : résistance de 400 °C pendant 1 h.

6.1 Escaliers IT n° 246 §5.2


Attention Le désenfumage s’effectue de trois manières :
Un escalier n’est jamais −− soufflage dans l’escalier ;
mis en dépression.
−− extraction dans les locaux sinistrés ;
−− combinaison des deux systèmes.

6.2 Circulations IT n° 246 §6.2


Le désenfumage est réalisé par des bouches d’amenées d’air et d’éva-
cuation de fumées alternées dont la distance ne doit pas dépasser 15 m
en ligne droite et 10 m en retour, basé sur un débit de 0,5 m3/s/unité
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de passage.

6.3 Locaux IT n° 246 §7.2


Les principes suivants sont retenus :
−− le désenfumage des locaux est basé sur un débit d’extraction horaire de
12 fois le volume du canton ;
−− ce débit d’extraction est toutefois limité à 3 m3 par seconde pour 100 m² ;
−− il ne peut jamais être inférieur à 1,5 m² par seconde et par local (sauf
pour les locaux refuges destinés aux personnes handicapées circulant
en fauteuil roulant).

7. Documents à fournir
pour la réalisation du désenfumage
DF 2

Les documents à fournir en application des dispositions réglementaires


comprennent :
• un plan comportant :
-- les emplacements des évacuations de fumée et des amenées d’air,
-- le tracé des réseaux aérauliques,
-- l’emplacement des ventilateurs de désenfumage,
-- l’emplacement des dispositifs de commande ;
• une note explicative précisant les caractéristiques techniques des différents
équipements.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

AM 1 à AM 20
Règles d'aménagement
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
79
Dispositions communes – Règles d'aménagement

Le but des dispositions réglementaires est d’éviter le développement


rapide d’un incendie dans un local ou un dégagement accessible au public.

1. Locaux et dégagements
AM 1 à AM 8

Le respect des dispositions réglementaires implique une exigence de


réaction au feu des matériaux. Cette exigence est modulée pour les revê-
tements en fonction :
• de leur position dans le local ou le dégagement :
-- plafonds,
-- parois verticales,
-- sols ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

< 25 %

C-S3, d0 ou M2 (dégagements)
B-S2, d0 ou M1
D-S3, d0 ou M3 (locaux)

Règle
C-S3, d0 ou M2 du DFL-S2 ou M4
4.2.1

Figure 1 : Exigences des revêtements des locaux


et des circulations horizontales non protégées

Revêtement B-s3, d0 ou M1

100 % revêtements muraux D-s2, d0


sur bourrage isolant A2-s2, d0

Figure 2 : Parois verticales des dégagements non protégés et des locaux (solution 1)

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
80
 Dispositions communes – Règles d'aménagement

≥ 30 cm ≥ 45 mm

Structure bois D-s2, d0


Remplissage B-s3, d0 ou M1

Revêtements
muraux ≥ 50 %
C-s3, d0 ou M2

≤ 50 % revêtements muraux D-s2, d0


sur bourrage isolant A2-s2, d0
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Figure 3 : Parois verticales des dégagements non protégés et des locaux (solution 2)

• du lieu considéré :
-- local, dégagement,
-- escalier encloisonné (figure 2).

Escaliers protégés Circulations horizontales protégées

C-S3, d0 ou M2
CFL-S1 ou M3

B-s1, d0 ou M1

B-s2, d0 ou M1

B-S2, d0 ou M1

Règle
du DFL-S2 ou M4
3.1.1

Si mise en œuvre d'isolants acoustiques,


thermiques ou autres M1

Figure 4 : Exigences des revêtements des escaliers et des dégagements protégés

Les produits d’isolation acoustique, thermique ou autre, simples ou


composites, dont l’épaisseur de l’isolant est supérieure à 5 mm (10 mm
en sol), doivent respecter l’une des dispositions suivantes, hormis les
revêtements absorbants acoustiques dont la résistance thermique est
inférieure à 0,5 m².K/W ou dont la conductivité thermique est supérieure à
0,065 W/m.K :

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
81
Dispositions communes – Règles d'aménagement

• être classé au moins A2-s2,d0 en paroi verticale, en plafond ou en toiture


et A2fl-s1 en plancher, au sol ;
• être protégés par un écran thermique disposé sur la ou les faces
exposées à un feu intérieur à un bâtiment. Cet écran doit jouer son
rôle protecteur vis-à-vis de l'action du programme thermique normalisé
durant au moins :
-- 1/4 heure pour les parois verticales et les sols ;
-- 1/2 heure pour les autres parois.
Pour les produits d'isolation ne répondant pas aux dispositions ci-dessus,
il est possible de faire réaliser une étude d’ingénierie de la sécurité incendie
par un laboratoire agréé présentant les doubles compétences en réaction
et résistance au feu.
Un guide d’emploi des isolants combustibles dans les ERP figure en
annexe II des disposions générales du Règlement de sécurité des ERP.
De nouvelles dispositions (arrêté du 24 septembre 2009) concernent les
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

complexes de doublage sur parois verticales, d’autres, le recoupement des


isolants combustibles.

2. Éléments de décoration
AM 9 à AM 10

2.1 Revêtements muraux tendus et éléments


de décoration en relief fixés à l'intérieur
des locaux ou dégagements
Dans les locaux ou dégagements, les revêtements muraux tendus et leurs
éventuels intercalaires sont de catégorie M 2.
Les éléments de décoration en relief fixés sur les parois verticales des
locaux ou dégagements protégés ou non sont classés C-s3, d0 ou en maté-
riaux de catégorie M 2 lorsque la surface globale de tous ces éléments,
projetée sur les parois verticales, est supérieure à 20 % de la superficie
totale de ces parois.

2.2 Éléments de décoration flottants à l'intérieur


des locaux et dégagements
Les éléments de décoration ou d'habillage flottants, tels que panneaux
publicitaires flottants de surface supérieure à 0,50 mètre carré, guirlandes,
objets légers de décoration, etc., situés à l'intérieur des locaux dont la
superficie au sol est supérieure à 50 mètres carrés et des dégagements
doivent être en matériaux de catégorie M1.
L'emploi des vélums est en principe interdit. Toutefois, lorsqu'ils sont
autorisés, soit dans la suite du présent règlement, soit après avis de la
commission de sécurité compétente, ils doivent être en matériaux de
catégorie M1 pourvus de systèmes d'accrochage suffisamment nombreux
ou d'armatures de sécurité suffisamment résistantes pour empêcher leur
chute éventuelle pendant l'évacuation du public.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
82
 Dispositions communes – Règles d'aménagement

En cas d'implantation d'un filet, et dès lors que la surface entre les mailles
du filet est supérieure à 10 cm² et que la trame de celui-ci n'excède pas 25
% de la surface totale du filet, aucune exigence de réaction au feu n'est
imposée à ce filet. Dans le cas contraire, le filet est considéré comme un
élément de décoration et relève des exigences correspondantes de réac-
tion au feu.

3. Tentures, portières, rideaux, voilages


cloisons coulissantes ou repliables
AM 11 à AM 14

3.1 Tentures et rideaux disposés en travers


des dégagements
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

L'emploi de tentures, portières, rideaux, voilages est interdit en travers des


dégagements.
Lorsque les portes pare-flammes imposées dans ces dégagements sont
garnies de lambrequins et encadrements en étoffe ou de rideaux tendus
sur les vantaux, ces garnitures doivent être en matériaux de catégorie M 2.

3.2 Tentures et rideaux disposés dans les locaux


et dégagements
Les tentures, portières, rideaux, voilages doivent répondre, suivant leur
emplacement, aux exigences suivantes :
a) 
Dans les escaliers encloisonnés, ils doivent être en matériaux de
catégorie M 1 ;
b) 
Dans les autres dégagements et les locaux de superficie au sol
supérieure à 50 mètres carrés, ils doivent être en matériaux de
catégorie M 2.

3.3 Rideaux de scènes et d'estrades


Les rideaux de scènes et d'estrades, quelle que soit la surface de ces
scènes et estrades, doivent être en matériaux de catégorie M 1.

3.4 Cloisons coulissantes ou repliables


Les cloisons coulissantes ou repliables sont en matériaux de catégorie M 3.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
83
Dispositions communes – Règles d'aménagement

Gros mobilier, agencement principal,


aménagement de planchers légers en superstructures
4. Gros mobilier
AM 15 à AM 17
– Structure M3
– Rembourrage M4
– Enveloppe du Aucune Le gros mobilier qui comprend les caisses, bars,
rembourrage M2 M3 exigence comptoirs, vestiaires, etc., et l’agencement
principal qui comprend les écrans séparatifs
de boxes, rayonnages, bibliothèques, étagères,
présentoirs verticaux, casiers, estrades, etc.,
doivent occuper des emplacements tels qu’ils
ne puissent gêner ou rétrécir les chemins de
circulation.
Ils doivent être éventuellement fixés au sol
ou aux parois de façon suffisamment rigide
pour qu’une poussée de la foule ne puisse les
déplacer.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Figure 5 : Exigences concernant le mobilier

5. Structure et rangées de sièges


AM 18

5.1 Structure des sièges


Les matériaux constituant les sièges non rembourrés et les structures de
sièges rembourrés doivent être de catégorie M3.
Toutefois, les matériaux bois ou dérivés du bois d’une épaisseur égale ou
supérieure à 9 mm sont acceptés.
Les sièges rembourrés doivent répondre aux deux critères définis dans l’ins-
truction technique relative au comportement au feu des sièges rembourrés.
Enfin, l’enveloppe recouvrant le rembourrage doit toujours être maintenue
bien close et en bon état. Son entretien doit être effectué suivant les
prescriptions d’une fiche technique fournie à l’exploitant par le fabricant.
Son remplacement ne doit pas affecter le comportement au feu du siège.

5.2 Rangées de sièges


Les dispositions suivantes doivent être respectées :
−− chaque rangée doit comporter seize sièges au maximum en deux circu-
lations, ou huit entre une circulation et une paroi ;
−− chaque siège est fixé au sol ;
−− les sièges sont solidaires par rangée, chaque rangée étant fixée au sol
ou aux parois à ses extrémités ;
−− les sièges sont rendus solidaires par rangée, chaque rangée étant reliée
de façon rigide aux rangées voisines de manière à former des blocs
difficiles à renverser ou à déplacer.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
84
Dispositions communes – Règles d'aménagement

6. Arbres de Noël M4
Interdit
AM 19

Ils sont autorisés dans les ERP si les conditions Guirlandes électriques
de faible puissance :
suivantes sont réunies : NF C71-020 Moyens de secours
− flammes nues et bougies interdites ; adaptés
− éléments de décoration M4 ;
− distance raisonnable de toute source de chaleur ;
− moyens d’extinction en rapport avec la taille de
Dégagé
l’arbre.
Figure 6 : Les arbres de Noël dans les ERP

7. Éléments à vocation décorative autre


que des arbres de noël
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

En application de l'article R. 123-9, l'utilisation d'appareils, à des fins de


décoration, non raccordés à un conduit de fumée ou à un système d'éva-
cuation des produits de combustion, fonctionnant à l'éthanol sous forme
liquide ou gélifiée, est autorisée lorsque les dispositions particulières le
prévoient et si les conditions suivantes sont simultanément remplies :
− L'appareil doit être conforme à la norme NF D 35-386 (août 2009).
− L'appareil ne peut pas être implanté :
- dans un local en sous-sol au sens de l'article CO 39 paragraphe 1 ;
- dans une circulation horizontale assurant un cheminement direct vers
les escaliers, sorties ou issues ;
- dans un espace d'attente sécurisé (zone à l'abri des fumées, des
flammes et du rayonnement thermique) ;
- dans les locaux à sommeil ;
- dans les niveaux comportant des locaux à sommeil à l'exception du
rez-de-chaussée.
− Aucun élément combustible tel que décoration, tenture, portière, rideau,
voilage, cloison coulissante ou repliable, tapis moquette et mobilier ne
se trouve à moins de 2 mètres autour des parois de l'appareil.
− Le remplissage en combustible de l'appareil est effectué en dehors de
la présence du public.
− La quantité de combustible en réserve pour le fonctionnement des
appareils est limitée à 10 litres par bâtiment, répartie dans des récipients
de 5 litres maximum et placés dans un local inaccessible au public ou
dans un volume spécifique intégré à l'appareil.
− Une réserve d'une quantité de combustible supérieure à 10 litres et
limitée à 100 litres est autorisée, en récipients unitaires de 5 litres
maximum, si elle est soit située à l'extérieur du bâtiment, soit dans un
local spécifique respectant les dispositions suivantes :
- le local est classé à risques moyens, répond aux exigences du para-
graphe 2 de l'article CO 28 et comporte une ventilation haute et basse
permanente d'une section minimale unitaire de 2 décimètres carrés
donnant sur l'extérieur ;
- le local de stockage ne peut être installé qu'exceptionnellement en
sous-sol et après avis de la commission de sécurité compétente.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Installations techniques
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
87
Dispositions communes – Installations techniques

Ces installations doivent présenter des garanties de sécurité et de bon


fonctionnement. En particulier elles ne doivent pas être la cause d’un
incendie ou constituer un élément propagateur.
Elles doivent donc respecter :
• les dispositions :
-- des arrêtés spécifiques expressément mentionnés (chaufferie 23 juin 1978 –
arrêtés types propres aux installations classées) ;
-- des normes et DTU les concernant ;
• les règles techniques définies dans le Règlement de sécurité (articles
CH-GZ-EL-EC-AS-GC).
Ces règles et dispositions visent :
• le stockage des combustibles ;
• la distribution des fluides ;
• les appareils ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• les locaux techniques :


-- isolement en fonction de la nature des fluides et des puissances,
-- emplacement dans le bâtiment.
Sont concernés :
−− l’électricité ;
−− l’éclairage ;
−− le chauffage ;
−− les installations de gaz ;
−− les ascenseurs ;
−− les grandes cuisines.

1. Électricité
EL 1 à EL 23

1.1 Généralités EL 1 à EL 3
Les dispositions réglementaires retenues ont pour objectifs :
−− d’éviter que les installations électriques ne présentent des risques
d’éclosion, de développement et de propagation d’un incendie ;
−− de permettre le fonctionnement des installations de sécurité lors d’un
incendie.
Les documents à fournir comprennent :
−− une note indiquant l’adresse de l’établissement, sa catégorie, son type
et les différentes sources d’énergie qui seront employées avec mention
de leur tension nominale et de leur puissance disponible ; la note de
calcul de la puissance demandée aux sources de sécurité, et notamment
aux groupes électrogènes, devra être jointe ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
88
 Dispositions communes – Installations techniques

−− un plan détaillé des bâtiments précisant l’emplacement des locaux de


service électrique, des principaux tableaux électriques et le cheminement
des canalisations ;
−− un schéma de distribution générale des installations électriques précisant
pour les canalisations principales la nature, les sections, le mode de
pose et les caractéristiques des dispositifs de protection contre les
surintensités et contre les contacts indirects ;
−− les documents relatifs aux installations d’éclairage.

1.2 Règles techniques EL 4


• Les installations électriques doivent être conformes au décret n° 88-1056
du 14 novembre 1988 du ministère chargé du travail et à ses arrêtés
d’application, ainsi qu’aux normes auxquelles ils font référence.
• Si une installation de protection des structures contre la foudre est
prévue, elle doit être conforme aux dispositions des normes en vigueur.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• L’établissement ne doit pas être traversé par des canalisations électriques


qui lui sont étrangères, sauf si elles sont placées dans des cheminements
techniques protégés, avec des parois CF 1 h au moins et si elles ne
comportent aucune connexion sur leur parcours.
• Les installations desservant les locaux et dégagements non accessibles
au public doivent être commandées et protégées indépendamment de
celles desservant les locaux et dégagements accessibles au public à
l’exception des installations de chauffage électrique.
• Toutefois, un local non accessible au public, de faible étendue, situé
dans un ensemble de locaux accessibles au public peut avoir des circuits
commandés et protégés par les mêmes dispositifs.
• L’exploitant peut poursuivre l’exploitation de son établissement en cas
de défaillance de la source normale si l’une des conditions suivantes est
remplie :
-- une source de remplacement fonctionne ;
-- l’éclairage naturel des locaux et des dégagements est suffisant pour
permettre l’exploitation, d’une part, et les mesures de sauvegarde
propres à assurer la sécurité du public sont respectées, d’autre part ;
-- l’éclairage de sécurité des établissements comportant des locaux
à sommeil est complété dans les conditions prévues dans les disposi-
tions particulières, d’une part, et les mesures de sauvegarde propres
à assurer la sécurité du public sont respectées, d’autre part.
La source de remplacement, si elle existe, doit alimenter au minimum
l’éclairage de remplacement, les chargeurs des sources centralisées ainsi
que les circuits des blocs autonomes d’éclairage de sécurité. La défaillance
de la source de remplacement doit entraîner le fonctionnement de
l’éclairage de sécurité.
Dans les locaux et dégagements accessibles au public, la plus grande
tension existante en régime normal entre deux conducteurs ou entre
l’un d’eux et la terre ne doit pas être supérieure au domaine de la basse
tension.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
89
Dispositions communes – Installations techniques

Toutefois, cette disposition ne s’oppose pas :


−− à l’utilisation de tensions plus élevées pour des applications déterminées
telles que l’emploi de lampes à décharge et d’appareils audiovisuels et
d’électricité médicale ;
−− au passage des canalisations générales d’alimentation haute tension si
elles sont placées dans des cheminements techniques protégés avec des
parois CF 1 h au moins et si elles ne comportent aucune connexion sur
leur parcours.
Les installations électriques des locaux à risques particuliers doivent être
établies dans les conditions requises par la norme NF C15-100 pour les
locaux présentant des risques d’incendie (condition d’influence externe
BE 2).

1.3 Règles spécifiques concernant


les équipements électriques EL 5 à EL 11
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Remarque Ces règles concernent :


Plusieurs précisions sont −− les locaux de service électriques ;
apportées sur les thèmes
suivants : −− les matériels à haute tension ;
- localisation des batteries −− les groupes électrogènes ;
d’accumulateurs −− les batteries d’accumulateurs ;
et matériels associés,
- tableaux électriques −− les tableaux électriques ;
« normaux », −− les canalisations électriques ;
- canalisations des installations −− les appareillages et appareils d’utilisation.
« normal-remplacement »,
- les appareillages Les installations de sécurité comprennent :
et appareils d’utilisation, −− l'éclairage de sécurité ;
- l’alimentation électrique
des installations de sécurité. −− les installations du système de sécurité incendie (SSI) ;
−− les ascenseurs devant être utilisés en cas d’incendie ;
Remarque −− les secours en eau (surpresseurs d'incendie, pompes de réalimentation
Le § 3, qui concerne en eau, compresseurs d’air des systèmes d’extinction automatique à
les vérifications périodiques eau, etc.) ;
des installations non modifiées, −− les pompes d'exhaure ;
précise les objectifs à atteindre
et fait référence à tous les articles −− d'autres équipements de sécurité spécifiques de l’établissement considéré
EL et EC concernés par à condition qu’ils concourent à la sécurité contre les risques d’incendie
ces vérifications. et de panique ;
−− les moyens de communication destinés à donner l’alerte interne et
externe.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
90
 Dispositions communes – Installations techniques

2. Éclairage
EC 1 à EC 15

2.1 Généralités EC 1 à EC 7
Les dispositions réglementaires prévues ont pour objectifs :
−− d’assurer une circulation facile ;
−− de permettre l’évacuation sûre et facile du public ;
−− d’effectuer les manœuvres intéressant la sécurité.
L’éclairage comprend :
−− l’éclairage normal ;
−− l’éclairage de sécurité ;
−− éventuellement l’éclairage de remplacement qui permet de continuer
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

l’activité en cas de disparition de l’éclairage normal.


L’éclairage doit être électrique.
Les installations d’éclairage électrique doivent être conçues, réalisées et
entretenues conformément aux dispositions prévues par le Règlement de
sécurité et répondre, en outre, aux conditions ci-après :
−− l’éclairage de sécurité doit être à l’état de veille pendant l’exploitation
de l’établissement ;
−− l’éclairage de sécurité est mis ou maintenu en service en cas de défail-
lance de l’éclairage normal/remplacement ;
−− en cas de disparition de l’alimentation normal/remplacement, l’éclairage
de sécurité est alimenté par une source de sécurité dont la durée assignée
de fonctionnement doit être de 1 h au moins.
L’éclairage de sécurité est alimenté :
−− soit par une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs
alimentant des luminaires ;
−− soit par des blocs autonomes.
L’éclairage de sécurité a deux fonctions :
−− l’éclairage d’évacuation ;
−− l’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique.

2.2 Éclairage d’évacuation EC 8 à EC 9


L’éclairage d’évacuation doit permettre à toute personne d’accéder à
l’extérieur, en assurant l’éclairage des cheminements, des sorties, des
indications de balisage, des obstacles et des indications de changement
de direction.
Cette disposition s’applique aux locaux recevant 50 personnes et plus
et aux locaux d’une superficie supérieure à 300 m² en étage et au
rez-de-chaussée et 100 m² en sous-sol.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
91
Dispositions communes – Installations techniques

Parmi les modifications récentes deux articles concernent spécifiquement :


−− l’éclairage de sécurité à source centralisée constituée d’une batterie
d’accumulateurs (article EC 11), conforme à la norme NF EN 60598-2-22.
La source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs sera
conforme à la norme NF EN 50171 de septembre 2001 ;
−− l’éclairage de sécurité par blocs autonomes (article EC 12) conforme à la
norme NF EN 60598-2-22 et aux normes de la série NF C 71-800.
Dans les deux cas, il convient de distinguer l’éclairage d’évacuation de
l’éclairage d’ambiance. Plusieurs types de blocs sont autorisés et décrits
dans ces articles.
La référence aux normes n’apparaissait pas dans le texte précédent.
Les établissements de type O, R, U et J, ont tous des locaux à sommeil.
Dès lors, en application de l’article EL 4, l’éclairage de sécurité d’évacuation
composé de blocs autonomes doit également comprendre des blocs
autonomes pour habitation satisfaisant à la fonction définie dans la norme
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

NF C 71-805.
Si l’éclairage de sécurité est constitué par une source centralisée constituée
de batteries d’accumulateurs, la capacité de cette dernière doit permettre
une autonomie de 6 heures au moins.
Les indications de balisage doivent être éclairées par l’éclairage d’évacua-
tion, si elles sont transparentes par le luminaire qui les porte, si elles sont
opaques par les luminaires situés à proximité.
Dans les couloirs ou dégagements, les foyers lumineux ne doivent pas être
espacés de plus de 15 m.
Les foyers lumineux doivent avoir un flux lumineux assigné d’au moins
45 lumens pendant la durée de fonctionnement assignée, c’est-à-dire 1 h.

2.3 Éclairage d’ambiance ou d’anti-panique


EC 10 à EC 12

L’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique doit être installé dans tout local


ou hall dans lequel l’effectif du public peut atteindre 100 personnes en
étage ou au rez-de-chaussée ou 50 personnes en sous-sol.
L’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique doit être allumé en cas de
disparition de l’éclairage normal/remplacement.
Cet éclairage doit être basé sur un flux lumineux minimal de 5 lumens
par mètre carré de surface du local pendant la durée assignée de
fonctionnement.
Le rapport entre la distance maximale séparant deux foyers lumineux
voisins et leur hauteur au-dessus du sol doit être inférieur ou égal à quatre.

2.4 Alimentation de l’éclairage de sécurité


Cet éclairage peut être alimenté soit par une source centrale, soit être
réalisé par des blocs autonomes.
Les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP déterminent en
fonction de la catégorie, le type d’éclairage de sécurité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
92
 Dispositions communes – Installations techniques

Lampes fluo ou à décharge Blocs autonomes d’éclairage


sur source centrale de sécurité (B.A.E.S.)
OU

Accumulateurs
Normal
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Groupe électrogène OU Batterie


Figure 1 : Alimentation de l’éclairage de sécurité

3. Chauffage – Climatisation – VMC


CH 1 à CH 58

3.1 Généralités CH 1
Les dispositions réglementaires ont pour objectif d’éviter les risques d’éclo-
sion, de développement et de propagation de l’incendie ainsi que les
risques d’explosion dus aux installations citées ci-dessous et situées dans
les locaux accessibles ou non au public.
Ces dispositions concernent les installations :
−− de chauffage ;
−− de ventilation, de climatisation et de conditionnement d’air ;
−− de production et de distribution d’eau chaude sanitaire ;
−− de réfrigération (production, transport et utilisation du froid).
La production de vapeur destinée à un usage autre que le chauffage n’est
pas visée par ces dispositions.
L’article CH5 décrit les conditions d’implantation applicables aux appareils
ou groupements d’appareils de production par combustion de froid et/ou
de chaud à cycle thermodynamique utilisant certains types de fluide.
Les modifications apportées aux articles CH 36 et 40 sont purement
techniques.
Dans l’article CH 36, il s’agit des dispositions à prendre pour les petites
centrales d’air ne desservant qu’un seul local de moins de 300 m².
Dans l’article CH 40, il s’agit de dispositions relatives aux unités de toiture
monoblocs, installations à combustion ou non, qui ont pour but de protéger
la toiture contre des rayonnements consécutifs à un incendie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
93
Dispositions communes – Installations techniques

3.2 Règles applicables aux appareils CH 2


La conformité des appareils aux exigences essentielles d’une directive
européenne est attestée par le marquage CE sur l’appareil.
Il appartient ainsi à l’installateur de s’assurer que l’appareil entrant dans le
champ d’application d’une directive dispose du marquage CE.
Les appareils utilisant les combustibles gazeux sont visés par les règles de
conformité propres à l’utilisation de ce combustible.
Les appareils installés devront par ailleurs respecter les règles du présent
chapitre et les dispositions particulières à chaque type d’établissement.

3.3 Règles applicables aux installations CH 2


Les installations prévues dans l’établissement doivent satisfaire :
−− aux prescriptions de l’arrêté relatif aux installations fixes destinées au
chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

d’habitation, de bureaux ou recevant du public ;


−− aux normes françaises et documents techniques unifiés lorsqu’ils sont
expressément visés par le règlement ;
−− aux conditions techniques minimales imposées aux installations classées
pour la protection de l’environnement lorsqu’elles atteignent le seuil
de classement sauf si ces conditions sont expressément imposées par
le Règlement de sécurité.

3.4 Sources énergétiques autorisées CH 3


Les seuls combustibles liquides autorisés sont les liquides inflammables de
catégorie C (point éclair supérieur ou égal à 55 oC et inférieur à 100 oC) et les
liquides de catégorie D (fuel et mazout lourds) tels que définis dans la rubrique
no 1430 des installations classées relatives aux liquides inflammables.
Les installations utilisant un combustible gazeux doivent répondre aux
dispositions des articles CH et à celles des articles GZ du Règlement de
sécurité.
Les installations utilisant l’électricité doivent répondre aux dispositions des
articles CH et à celles des articles EL du Règlement de sécurité.
Les combustibles solides doivent être utilisés dans les conditions définies
par le Règlement de sécurité.

3.5 Documents à fournir CH 4


Les documents à fournir comprennent :
• une note explicative précisant les caractéristiques générales des instal-
lations relevant de ce chapitre ainsi que les particularités techniques
intéressant la sécurité telles que le type d’énergie utilisée, la puissance
des installations, l’implantation des locaux de production d’énergie, des
stockages, etc. ;
• un plan d’ensemble du ou des niveaux mentionnant :
-- l’implantation des appareils de production ou de production-émission,
-- l’implantation des stockages de combustible,
-- l’implantation des accès et moyens de retraite des locaux techniques,
-- le cheminement de l’amenée des combustibles,

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
94
 Dispositions communes – Installations techniques

-- le point de stationnement prévu pour les véhicules de livraison des


combustibles,
-- l’emplacement des orifices de ventilation et des conduits de fumée ;
• pour les appareils de production, un plan complet du local précisant :
-- l’emplacement et la largeur des issues,
-- l’emplacement des générateurs par rapport aux parois du local,
-- l’emplacement des orifices de ventilation et des conduits de fumée,
-- l’emplacement des organes de coupure des énergies, des appareils
de sûreté et de sécurité ;
• pour les autres installations, un plan détaillé des bâtiments mentionnant :
-- l’emplacement des appareils de production-émission et d’émission
avec leurs cotes d’encombrement faisant ressortir leur conformité à
l’article CO 37,
-- l’emplacement des batteries de chauffe,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

-- l’emplacement des appareils de ventilation et de climatisation,


-- l’emplacement des organes de coupure,
-- le tracé des canalisations, des conduits et de leurs gaines éventuelles
avec, en particulier, l’emplacement des dispositifs résistant au feu.
Concernant les chaufferies, le règlement distingue en outre :
−− les installations de puissance utile supérieure à 70 kW ;
−− les installations de puissance utile inférieure ou égale à 70 kW ;
−− les générateurs électriques qui sont assimilables à des sous-stations.

4. Ascenseurs
AS 1 à AS 11

4.1 Généralités AS 1 et AS 2
Les gaines des ascenseurs doivent être protégées du feu et de la fumée
suivant les dispositions prévues pour les escaliers.
Les locaux des machines d’ascenseurs, s’ils existent, doivent répondre aux
dispositions relatives aux locaux à risques moyens.
Les machines d’ascenseurs peuvent être situées en gaine lorsque les condi-
tions suivantes sont réunies :
−− la puissance électrique totale installée en gaine est inférieure ou égale
à 100 kVA ;
−− chaque tableau électrique situé en gaine répond aux caractéristiques
fixées pour les articles EL ;
−− tout nouveau départ de l’ascenseur est impossible lorsque la tempé-
rature des machines ou de leurs organes de commande dépasse celle
spécifiée par le constructeur dans la notice technique de l’ascenseur. En
l’absence de cette information du constructeur, la température ambiante
à prendre en compte est de 40 °C ;
−− la résistance au feu des parois de la gaine traversées par des éléments
de l’installation de l’ascenseur, à l’exception des boutons de commande
et de signalisation, doit être conservée.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
95
Dispositions communes – Installations techniques

Toutes les portes palières normales et de secours des appareils doivent


déboucher dans les parties communes et, dans tous les cas, être acces-
sibles normalement et à tout moment par un autre moyen que l’appareil
lui-même.
Les parois de gaines doivent être réalisées en matériaux incombustibles.
Les matériaux appliqués éventuellement sur les faces intérieures des parois
doivent être de catégorie M1 ou B-s1 d0.
Les revêtements intérieurs des cabines d’ascenseurs doivent être consti-
tués par des matériaux de catégorie M3 ou D-s1 d0 et, en plancher, de
catégorie M4 ou Dfl-s1.
Les réservoirs d’huile des installations d’ascenseurs hydrauliques, situés en
dehors des gaines, doivent être implantés dans des volumes respectant les
dispositions relatives aux locaux à risques moyens. Tout réservoir d’huile
d’une installation d’ascenseur doit être équipé d’un dispositif de rétention
permettant de retenir la totalité du volume d’huile du réservoir.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Le local des machines des ascenseurs doit être ventilé sur l’extérieur, direc-
tement ou par l’intermédiaire d’un conduit distinct de celui de l’ascenseur,
par convection naturelle ou forcée.
Si la ventilation est naturelle sans conduit de sortie à la partie supérieure
de l’immeuble, elle doit être assurée par des conduits débouchant sur deux
faces opposées de l’immeuble.
Lorsque le local des machines n’est pas situé directement dans le prolon-
gement de la gaine de l’ascenseur, les ouvertures libres (passage de câbles,
etc.) entre le local des machines et la gaine d’ascenseur doivent être aussi
réduites que possible.
Si la température ambiante de 40 oC est dépassée dans le local de la machi-
nerie, tout nouveau départ de l’ascenseur doit être impossible et un débit
d’extraction minimal de 20 volume/h de ce local doit être assuré.

4.2 Dispositifs de secours AS 3


Tout ascenseur pouvant recevoir plus de huit personnes doit être muni
d’une trappe de secours conforme aux dispositions des normes et d’une
+ 8 personnes + 8 personnes échelle métallique permettant d’atteindre le toit de la cabine en cas d’arrêt
accidentel ; cette échelle peut être placée dans la cabine elle-même, sur
son toit ou le long de celle-ci.
Une seconde échelle entreposée sur un palier ou dans le local de machi-
nerie doit permettre de rejoindre le toit de la cabine à partir du niveau
supérieur le plus proche.
Une porte latérale de secours En cas d’ascenseur isolé, lorsque la distance entre deux portes palières
(1,80 x 0,35 m) est supérieure à 8 m, cette seconde échelle doit être remplacée par une
Un œilleton pour la mise à niveau
Une séparation possible échelle fixée à demeure dans la gaine.
des circuits électriques Lorsque plusieurs ascenseurs pouvant contenir chacun plus de huit
de commande des cabines
personnes sont installés dans la même gaine et s’il n’y a pas de porte
Figure 2 : Possibilité de passage palière ou de trappe d’accès au moins tous les trois niveaux et à une
d’une cabine à l’autre
distance ne dépassant pas 11 m, chacun des appareils doit être équipé, en
plus de la trappe et des échelles de secours prévues au premier paragraphe
ci-dessus, d’une porte latérale de secours permettant de passer dans la
cabine ou sur le toit d’un ascenseur voisin ; chaque cabine doit être dotée
d’un œilleton ou d’un regard facilitant les manœuvres de mise à niveau.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
96
 Dispositions communes – Installations techniques

Si les circuits électriques de commande des ascenseurs sont associés en


marche normale, ils doivent pouvoir être rendus facilement indépendants
Remarque
afin de permettre le passage sans danger d’une cabine à l’autre (figure 2).
Si la distance séparant les
Un moyen efficace doit permettre de donner l’alarme, depuis l’intérieur cabines est trop grande, il y a
de la cabine, au service de surveillance ou à un responsable désigné par obligation d’avoir une passerelle
l’exploitant. avec des mains courantes.
Les dispositions particulières applicables à certains types d’établissements
recevant du public imposent qu’un ou plusieurs ascenseurs soient équipés
du dispositif d’appel prioritaire pour les sapeurs-pompiers. La mise en
œuvre de la commande de cet appel prime sur toute autre commande, à
l’exception de celles intéressant la maintenance de l’appareil, la sécurité
des ascenseurs et le dégagement des usagers.

4.3 Ascenseurs accessibles en cas d'incendie


aux personnes en situation de handicap AS 4
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

4.3.1 Généralités
Dans les établissements où l’effectif des handicapés physiques circulant
en fauteuil roulant dépasse les pourcentages fixés par le règlement, les
ascenseurs destinés à l’évacuation des handicapés en cas d’incendie
doivent répondre aux conditions suivantes :
−− les gaines des ascenseurs sont protégées suivant les dispositions
prévues par le règlement ;
−− l’accès aux ascenseurs à chaque niveau s’effectue au travers d’un local
d’attente servant de refuge ;
−− les gaines des ascenseurs n’abritent ni machine contenant de l’huile,
ni réservoir d’huile, à l’exception des vérins, à condition que les cana-
lisations contenant de l’huile soient rigides et qu’un bac métallique de
récupération d’huile soit fixé au vérin au-dessus du fond de cuvette ;
−− la puissance électrique totale installée en gaine est inférieure ou égale
à 15 kVA.

4.3.2 Les caractéristiques du local d’attente (figure 3)


A – Superficie
La superficie totale du local ou des locaux d’attente doit être calculée
de façon à recevoir les personnes en situation de handicap appelées à
fréquenter le niveau concerné selon les dispositions de l’article CO 59
relatif aux espaces d’attente sécurisés.
Toutefois, cette superficie peut-être réduite lorsque le niveau est divisé
en plusieurs parties communiquant entre elles par l’intermédiaire du local
d’attente situé en position centrale.
Cette superficie doit être augmentée lorsque le local d’attente donne
également accès à l’escalier afin que le passage des personnes valides ne
constitue pas une gêne pour le passage des handicapés.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
97
Dispositions communes – Installations techniques

B – Résistance au feu
Les parois ont le même degré coupe-feu que celui des planchers.
Les portes ont un degré pare-flammes égal à la moitié du degré
coupe-feu des parois. Elles sont équipées de ferme-porte ou elles
sont à fermeture automatique et s’ouvrent vers l’intérieur du local.

C – Réaction au feu
Les revêtements ont les mêmes degrés de réaction au feu que ceux
des escaliers encloisonnés.
– Alimentation de sécurité
– Commande accompagnée (clé)
– Système de communication

Même CF
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

que les planchers

Circulation
– Superficie…
personnes valides
– Résistance au feu des parois
– Réaction au feu
des revêtements
– Désenfumage
– Éclairage de sécurité
PF = moitié du CF – Système de communication
des parois – Distance à parcourir
pour l’atteindre

Figure 3 : Caractéristiques du local refuge

D – Désenfumage
Le local et les dégagements y conduisant doivent être désenfumés.

E – Éclairage
Le local doit comporter un éclairage de sécurité d’ambiance répon-
dant aux dispositions générales.

F – Positionnement du local
La distance à parcourir de tout point d’un niveau accessible aux handi-
capés pour atteindre la porte d’accès au local le plus proche est de
40 m lorsqu’il y a le choix entre plusieurs cheminements ou locaux
d’attente et de 30 m dans le cas contraire. Cette distance est mesurée
suivant l’axe des circulations.

G – Moyens d’alerte
Le local d’attente doit être équipé d’un système permettant de
communiquer avec le concierge, le gardien de l’immeuble, le récep-
tionniste ou tout autre préposé.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
98
 Dispositions communes – Installations techniques

4.3.3 Les caractéristiques de la cabine d’ascenseur


Les ascenseurs doivent disposer d’une alimentation électrique de sécurité
(AES) répondant aux dispositions générales.
Cette alimentation électrique de sécurité peut être assurée :
−− soit par un groupe moteur thermique générateur répondant aux
exigences retenues pour l’éclairage de sécurité ;
−− soit par une dérivation issue directement du tableau principal et sélecti-
vement protégée.
Les cabines d’ascenseurs doivent être équipées d’un dispositif de
commande accompagnée fonctionnant à l’aide d’une clé. Un nombre de
clés suffisant et d’un modèle unique est tenu à la disposition du directeur
des secours.
En outre, les cabines doivent être équipées d’un système permettant de
communiquer avec le poste de sécurité, s’il existe, ou bien avec l’une des
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

personnes mentionnées ci-dessus (le concierge, le gardien de l’immeuble,


le réceptionniste ou tout autre préposé).

4.4 Consignes et signalisation AS 5


Des consignes précises doivent être établies et affichées à chaque niveau,
par l’exploitant, en ce qui concerne notamment l’utilisation des ascen-
seurs et des locaux d’attente. Ces derniers, ainsi que leur chemin d’accès,
doivent être parfaitement signalés.

4.5 Entretien des ascenseurs AS 9


Les appareils doivent être entretenus par un personnel spécialisé et
dûment qualifié appartenant soit à un service de l’établissement lui-même,
soit à une entreprise exerçant régulièrement cette activité et avec laquelle
il aura été signé un contrat d’entretien.
En outre, l’entretien des ascenseurs doit être exécuté conformément aux
dispositions de l’arrêté interministériel en vigueur.
L’entretien des ascenseurs hydrauliques doit être assuré dans les mêmes
conditions que celui des ascenseurs électriques pour autant que les dispo-
sitions précédentes les concernent.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
99
Dispositions communes – Installations techniques

5. Présence de gaz
GZ 1 à GZ 30

5.1 Dispositions générales GZ 1 et GZ 2


Les dispositions réglementaires sont applicables à toutes les installations
utilisant comme combustible gazeux, soit celui provenant d’un réseau de
distribution, soit celui provenant de récipients d’hydrocarbures liquéfiés
(gaz de pétrole liquéfiés).
Pour l’application du règlement, tout mélange d’hydrocarbures liquéfiés
dont la pression de vapeur excède 10 bars à 50 °C est assimilé au propane
commercial.
Sont considérées comme distributeurs, au sens du présent règlement, les
entreprises visées à l’article 3 de l’arrêté du 2 août 1977 modifié relatif aux
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz et


d’hydrocarbures liquéfiés situées à l’intérieur des bâtiments d’habitation.
Les dispositions générales complémentaires applicables aux installations
de chauffage, de réfrigération et de climatisation sont mentionnées dans le
Règlement de sécurité (articles CH).
De même les dispositions générales complémentaires applicables aux
installations de cuisson sont mentionnées dans le Règlement de sécurité
(articles GC).

5.2 Documents à fournir GZ 3


Les documents à fournir comprennent :
−− les plans de l’installation indiquant l’implantation du stockage éventuel ;
−− le tracé des conduites de gaz ;
−− l’emplacement des organes de détente et de coupure ;
−− les types d’appareils utilisés et leur puissance ;
−− l’emplacement des conduits d’évacuation des produits de combustion et
des dispositifs de ventilation et d’aération.
Les plans correspondant aux installations qui doivent être remises au distri-
buteur de gaz aux termes des textes réglementaires ou de conventions
particulières lui imposant d’en assurer l’exploitation et l’entretien doivent
être présentés dans tous les cas pour approbation au distributeur par
le chef d’établissement ou le maître d’ouvrage avant d’être soumis à la
commission de sécurité.
À l’achèvement des travaux et au plus tard avant la date d’ouverture au
public, une copie des plans de récolement des installations visées à l’alinéa
ci-dessus doit être fournie au distributeur.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
100
 Dispositions communes – Installations techniques

5.3 Conformité des appareils à gaz GZ 27


Les appareils à gaz doivent bénéficier du marquage CE délivré dans les
conditions de l’arrêté du 12 août 1991 modifié portant application de la
directive 90/396/CEE modifiée relative aux appareils à gaz.
Les appareils à gaz n’entrant pas dans le champ d’application de l’arrêté
précité peuvent être admis s’ils bénéficient :
−− soit d’un marquage CE au titre des équipements thermiques industriels
relevant de la directive 89/392/CEE modifiée relative aux machines ;
−− soit d’un agrément préalable donné par le ministre chargé de la sécurité
du gaz. Cet agrément n’est pas exigé pour les appareils à gaz dont le
débit calorifique nominal ne dépasse pas 5 kW.
Ces appareils sont cités au paragraphe 2 de l’article 1er de l’arrêté du
12 août 1991 portant application de la directive 90/396/CEE du 29 juin 1990.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

5.4 Mise en gaz et utilisation GZ 28


La mise en gaz des installations doit faire l’objet d’une demande par le
responsable de l’établissement (maître d’ouvrage, chef d’établissement...).
Le responsable de l’établissement ou son représentant devra remettre au
distributeur, avant la mise en gaz, un des exemplaires du ou des certificats
de conformité établis par le ou les installateurs. Il devra être présent lors
de cette opération.
L’utilisation du gaz ne peut intervenir qu’après vérification de l’installation,
par une personne ou un organisme agréé. Cette vérification doit faire
l’objet d’un rapport de vérification technique.
Un visa apposé par cette personne ou cet organisme sur l’exemplaire du
certificat de conformité joint au registre de sécurité atteste que l’installation
satisfait aux exigences réglementaires.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

MS 1 à MS 75
Moyens de secours
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
103
Dispositions communes - Moyens de secours

1. Généralités
MS 1

Les moyens de secours à mettre en place sont déterminés par les


dispositions particulières propres à chaque type d’exploitation en fonction
de la catégorie. Mais peuvent aussi être imposés, dans certains cas, dans
les dispositions communes (extinction automatique à eau, par exemple).
Les moyens de secours comprennent :
• les moyens d'extinction ;
• les dispositions visant à faciliter l’action des sapeurs-pompiers ;
• le service de sécurité ;
• les moyens d’alerte ;
• les systèmes de sécurité incendie (SSI) qui sont classés en 5 catégories
par ordre de sévérité décroissante : A, B, C, D et E, se composent selon
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

le cas :
-- d’un système de détection incendie (SDI),
-- d’un système de mise en sécurité incendie (SMSI),
-- d’un système d’alarme. Les équipements d’alarme (EA) sont classés en
4 types par ordre de sévérité décroissante : 1, 2a ou 2b, 3 et 4.

2. Moyens d’extinction
MS 4 et MS 7

Les moyens d’extinction sont choisis parmi les suivants :


−− points d'eau ;
−− bouches et poteaux d'incendie (publics ou privés) ;
−− appareils mobiles ;
−− robinets d'incendie armés ;
−− colonnes sèches et colonnes en charge ;
−− déversoirs ponctuels ;
−− installation d'extinction automatique ou à commande manuelle ;
−− éléments de construction irrigués ;
−− moyens divers (réserve de sable, couvertures, etc.).

2.1 Points d’eau


Les points d’eau sont constitués de réserves naturelles ou artificielles, cours
d’eau aménagés, bassins, citernes, etc.
Ils doivent être facilement accessibles en permanence et largement
signalés.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
104
Dispositions communes - Moyens de secours

Ce sont :
−− soit des points d'aspiration aménagés permettant l’accès Couvercle
des véhicules des sapeurs-pompiers pour utiliser l’eau des
cours d’eau, des étangs, lacs, etc., Vidange du coffre
−− soit des bassins ou citernes d'au moins 120 m3, aménagés Prise de 100 mm
dans des lieux démunis de canalisations pouvant être
utilisés en cas d’incendie. Coffre
Tige
de manœuvre

2.2 Bouches et poteaux d’incendie

2.2.1 Bouches
Vidange
Les bouches d’incendie sont des appareils branchés sur de la colonne
des canalisations d’eau de ville. Elles ont un débit théo-
rique de 60 m3/h et une pression de 1 bar minimum. Elles Soupape
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

se composent d’un tuyau métallique de diamètre 100 mm,


qui relie la canalisation à un orifice d’écoulement situé à
la surface du sol. Cet orifice est enfermé dans un coffre
dont le couvercle est relevable. Ce coffre contient un carré
pour manœuvrer un régulateur permettant d’agir sur une
Carré régulateur
soupape qui permet ou empêche l’arrivée d’eau. Cette
soupape est située à un mètre du sol au moins, pour éviter
le gel.

2.2.2 Poteaux Figure 1 : Schéma d’une bouche d’incendie

Ils assurent les mêmes fonctions et possèdent les mêmes


caractéristiques que les bouches. Toutefois, ils comportent
Carré
une partie de 0,75 m au-dessus du sol comprenant une de manœuvre
prise de 100 mm et deux prises de 65 mm.

2.3 Appareils mobiles : extincteurs Prise de face


(100 mm)
MS 38 à MS 40

Ces appareils situés de préférence dans les dégagements, Corps


en des endroits bien visibles et facilement accessibles,
ne doivent pas apporter de gêne à la circulation des Niveau du sol
personnes. Ce sont généralement des extincteurs (éven-
tuellement des seaux pompes).
Un extincteur est un appareil qui permet de projeter, sous
l’effet d’une pression intérieure, et de diriger un agent Tube allonge
extincteur sur un foyer d’incendie. Cette pression peut
être fournie, soit par une compression préalable, soit par
une réaction chimique, ou la libération d’un gaz auxiliaire, Orifice
soit enfin, par la manœuvre d’une pompe. de vidange

Clapet

Coude à patin
Bride
d’admission

Figure 2 : Schéma d’un poteau d’incendie

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
105
Dispositions communes - Moyens de secours

2.3.1 Classification et désignation MS 38


Les extincteurs sont classés et choisis en fonction de :
• l'agent extincteur qu’ils contiennent :
-- mousse,
-- liquide ignifuge,
-- eau (jet plein),
-- eau pulvérisée,
-- eau avec additif (jet plein),
-- eau avec additif (et pulvérisé),
-- poudre,
-- anhydride carbonique (CO2),
-- hydrocarbures halogénés ;
• leur masse et leur équipement :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

-- extincteur portatif : extincteur dont la masse est égale ou inférieure à


20 kg,
-- extincteur sur roue : extincteur dont la masse est supérieure à 20 kg.
Trop volumineux pour être porté par l’utilisateur et par conséquent,
équipé de roues afin d’être mobile ;
• leur pouvoir extincteur : sur chaque extincteur est indiqué le potentiel
d’extinction.
Tuyau flexible D’autres éléments peuvent intervenir :
Poignée -- la conductibilité électrique,
d’extincteur
Goupille -- la portée efficace,
de sécurité -- la sensibilité aux agents extincteurs,
Tête d’extincteur
-- la toxicité,
Percuteur
-- les dégâts possibles,
-- la conservation.
Bouteille CO2

Gâchette
Tube plongeur 2.3.2 Couleurs MS 38
Tube Les extincteurs sont de couleur rouge à l’exception des
répartiteur CO2 extincteurs d’un volume inférieur à 0,5 l qui peuvent être
chromés. Toutefois, dans le cas des extincteurs à CO2 les
caractéristiques du revêtement rouge doivent être telles
Figure 3 : Schéma d’un extincteur à pression auxiliaire
que l’absorption des rayonnements soit aussi réduite que
possible.

2.3.3 Nombre d’extincteurs à prévoir MS 39


Le nombre d’extincteurs à prévoir est précisé par le Règlement de sécurité
pour chaque type.

2.4 Robinets d’incendie armés (RIA) MS 14 à MS 17

2.4.1 Définition MS 14
Un robinet d’incendie armé (RIA) est un équipement de premier secours
alimenté en eau, pour la lutte contre le feu, utilisable par un personnel
qualifié ou non.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
106
Dispositions communes - Moyens de secours

2.4.2 Description MS 14
Un robinet d’incendie armé se compose :
−− d'un dévidoir à alimentation axiale ;
−− d'un robinet d'arrêt pour fermeture de l’alimentation ;
−− d'une longueur de tuyau semi-rigide (30 m maximum) ;
−− d’une lance.
Des accessoires peuvent compléter cet ensemble (un seau à fond rond, par
exemple).
Les robinets d’incendie armés sont de trois types :
−− fixe ;
−− orientable ;
−− pivotant.
Dans chaque type, il existe trois diamètres nominaux :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− DN 19/6 ;
−− DN 25/8 ;
−− DN 33/12.

2.4.3 Installation MS 15
Les RIA doivent être placés de préférence à l’intérieur des bâtiments, près
des entrées, au rez-de-chaussée ou sur les paliers d’étage, de façon à être
le plus près possible, mais à l’extérieur des locaux à protéger.
Le nombre et le choix de leurs emplacements doivent être tels que toute la
surface des locaux puisse être efficacement atteinte.
Dans les locaux présentant des risques particuliers, on doit pouvoir
atteindre tout point par au moins deux jets de lance. Leur accès doit être
facile et leurs abords doivent être constamment dégagés.
Ils doivent être numérotés en une série unique.
Pour être aisément maniable, l’axe du dévidoir d’un RIA doit se trouver à
une hauteur comprise entre 1,20 et 1,80 m du sol.

2.4.4 Alimentation, entretien et vérification


MS 16 et MS 17

Le RIA est alimenté par une canalisation d’eau desservie


par conduite publique, ou par réservoir élevé ou sous Vanne
d’ouverture
pression.
La pression minimale de fonctionnement ne doit pas être
inférieure à 2,5 bars au RIA le plus défavorisé.
Un manomètre avec robinet à trois voies doit être mis en
ou
place près du RIA le plus défavorisé pour permettre le
contrôle de la pression minimale de fonctionnement.

Vanne
d’ouverture

Figure 4 : Robinet d’incendie armé

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
107
Dispositions communes - Moyens de secours

2.5 Colonnes sèches


et colonnes en charge (figure 5)
MS 18 à MS 21
2.5.1 Principe MS 18
Les colonnes sèches sont des tuyauteries fixes et rigides,
installées dans diverses constructions (ERP de plus de 18 m,
IGH entre 28 et 50 m, certaines habitations, bâtiments
industriels), et destinées à faciliter l’intervention des sapeurs-
pompiers. Elles sont raccordées aux tuyaux souples pour être
mises en charge au moment de l’emploi.

2.5.2 Description et identification


MS 19 et MS 21
Les colonnes sèches font l’objet de la norme NF S 61-750.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Une colonne sèche comprend :


• la colonne proprement dite :
-- elle est placée dans une zone protégée (dispositif
d’accès à l’escalier, escalier lui-même, gaine à proximité
du dispositif d’accès) et a un tracé vertical,
-- son diamètre est de 65 mm ou de 100 mm ;
-- elle est « montante » si elle dessert des niveaux supé-
rieurs, elle est « descendante » si elle dessert des niveaux
inférieurs, dans ce cas il doit exister deux colonnes
(montante et descendante),
-- on doit avoir une colonne sèche par escalier ;
• le raccord d’alimentation :
-- son diamètre est de 65 mm ou de 100 mm,
-- iI permet d’alimenter en eau la colonne,
Figure 5 : Colonnes montante et descendante -- il se trouve dans un endroit facilement accessible
aux sapeurs-pompiers et permet dans tous les cas le
branchement aisé des tuyaux souples,
-- il est placé à une hauteur comprise entre 0,80 m et 1,50 m de son
niveau d’accès,
-- iI est souhaitable que le niveau d’accès du raccord d’alimentation soit
celui des véhicules des sapeurs-pompiers,
-- le raccord d’alimentation est signalé par l’indication « colonne sèche »,
très apparente, située au niveau du raccord en caractère de couleur
rouge sur fond blanc,
-- le cheminement entre les raccords d'alimentation des colonnes sèches
et les bouches ou poteaux d'incendie ne doit pas dépasser 60 mètres
de longueur ;
• des prises d’incendie aux différents niveaux :
les prises d’incendie sont situées à tous les niveaux, dans les escaliers ou
dans les dispositifs d’accès aux escaliers, selon la construction.
Elles sont de deux sortes :
-- soit d’un diamètre de 40 (simple ou double),
-- soit d’un diamètre de 65 (simple).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
108
Dispositions communes - Moyens de secours

2.6 Colonnes en charge (dites colonnes humides)


MS 22 à MS 24

2.6.1 Principe MS 22
Les colonnes en charge sont des tuyauteries fixes et rigides, reliées à des
réservoirs, à des pompes, à des surpresseurs ou à tout autre dispositif
permettant d’alimenter les lances des sapeurs-pompiers, installées dans les
IGH de plus de 50 m, diamètre : 100 mm.

2.6.2 Description et identification MS 23 et MS 24


La colonne en charge n’est qu’une partie d’une installation de protection
contre l’incendie qui comprend au minimum :
−− deux colonnes proprement dites ;
−− une réserve d’eau potable de 120 m3 minimum toujours disponible au SP ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− un dispositif d’alimentation.
La colonne doit être installée dans une zone protégée (dispositif d’accès
à l’escalier, escalier lui-même, gaine à proximité du dispositif d’accès) et a
un tracé vertical.
Elle doit être, elle-même, protégée contre le gel.
Les prises d’incendie sont établies pour desservir chaque niveau.
Elles sont situées dans les escaliers ou dans le dispositif d’accès aux
escaliers leurs abords doivent être libres de tout obstacle.

2.7 Déversoirs ponctuels MS 31 et MS 34


Les déversoirs ponctuels sont des systèmes destinés à inonder des locaux
où l’incendie est susceptible de se développer rapidement. Généralement
installés dans la cage de scène des théâtres, ils doivent fournir au minimum
10 l/min/m2 et doivent être commandés par deux robinets de mise en
œuvre situés l’un à l’intérieur, l’autre à l’extérieur du local desservi, sous une
pression minimum de 0,5 bar et un débit minimum de 250 l/min.

2.8 Installation d’extinction automatique d’incendie


ou à commande manuelle MS 25 à MS 30

2.8.1 Principes MS 25
Dans les locaux de grande dimension et de charge calorifique élevée,
la protection peut être assurée par une installation automatique fixe
d’extinction à eau de type Sprinkleur, qui permet l’arrosage d’une surface
impliquée par une quantité d’eau par minute et par mètre carré.

2.8.2 Description MS 28
Une installation fixe d’extinction automatique à eau se compose principa-
lement :
−− d’un ensemble de tuyauteries parsemé de systèmes d’arrosage automa-
tique dits Sprinkleur ;
−− de deux sources d’eau indépendantes ;
−− d’un système de maintien en pression ;
−− d’un poste de contrôle.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
109
Dispositions communes - Moyens de secours

2.8.3 Fonctionnement MS 28
La chaleur dégagée par un incendie fait fondre l’obturateur du jet des têtes
de Sprinkleurs, ce qui entraîne la mise en route des pompes et l’arrosage
par les têtes extinctrices. Les températures de fusion les plus communes
sont selon la couleur des ampoules : rouge = 68 °C et vert = 93 °C.

„„ Types d’installation
• Installations sous eau : canalisations du réseau remplies en permanence
d’eau sous pression ;
• installations sous air : canalisations maintenues sous pression d’air
comprimé en permanence ;
• installations alternatives : canalisations remplies d’air en période de gel,
d’eau les autres périodes ;
• installations à préaction : fonctionnement en deux temps :
-- 1 temps : envahissement par l’eau du réseau,
er
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

-- 2 temps : fonctionnement identique à une installation sous eau ;


e

• installations déluge : réseau équipé de sprinkleurs ouverts et commandé


soit par un système de détection, soit par un réseau pilote sprinkleurs
conventionnel.

„„ Autres installations d’extinction automatique MS 30


D’autres installations automatiques mettant en œuvre des agents extinc-
teurs tels que halon, INERGEN, FM 200, CO2, poudre existent. Prévues pour
des emplois dans des locaux particuliers (archives, ordinateurs, etc.) : elles
nécessitent des précautions particulières pour leur mise en œuvre.

2.9 Éléments de construction irrigués


MS 35 à MS 37
Des rideaux d’eau composés de canalisations munies de diffuseurs adaptés,
servent parfois à améliorer la résistance au feu de certains éléments de
construction.
Exemple : le rideau pare-flamme séparant la cage de scène de la salle dans
les théâtres (établissements de type L).

2.10 Moyens divers MS 40


Les moyens divers comprennent :
−− les couvertures, toiles incombustibles ;
−− les seaux d'eau ;
−− le sable, etc.
Ces moyens peuvent être prescrits ou utilisés dans des cas très particuliers.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
110
Dispositions communes - Moyens de secours

3. Moyens favorisant l’action


des sapeurs-pompiers
MS 41 à MS 44

Outre les moyens d’extinction, étudiés et les équipes de sécurité, d’autres


moyens peuvent être mis à la disposition des sapeurs-pompiers. Il s’agit :
−− de voies engins ou voies échelles permettant l’accès facile des engins
d’intervention ;
−− d'ascenseurs prioritaires permettant l'accès rapide des sapeurs-pompiers
dans les niveaux élevés ;
−− de l'affichage des plans de l'établissement ou des plans des étages ;
−− de balcons, passerelles, échelles, terrasses permettant d’accéder aux
locaux mal dégagés ;
−− de tours d'incendie permettant aux sapeurs-pompiers d'accéder directement
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

aux différents niveaux d’un immeuble, sans être incommodés par la


fumée, la chaleur et les flammes ;
−− de trémies pratiquées dans les planchers pour faciliter l’attaque des
sapeurs-pompiers en sous-sols ;
−− des gaines équipées de demi-raccords spécifiques conformes à la norme
NF S61-707, facilitant le désenfumage des chaufferies en sous-sol, des
galeries dans les hôpitaux ;
−− de moyens téléphoniques fixes ou portatifs facilitant la mise en place du
dispositif tactique, etc.

4. Service de sécurité incendie


MS 45 à MS 52

La surveillance des établissements doit être assurée pendant la présence


du public.

4.1 Composition et missions du service MS 46


Le service de sécurité incendie doit être assuré suivant le type, la catégorie
et les caractéristiques des établissements :
−− soit par des personnes désignées par le chef d’établissement et entraînées
à la manœuvre des moyens de secours contre l’incendie et à l’évacuation
du public ;
−− soit par des agents de sécurité incendie ;
−− soit par des sapeurs-pompiers d’un service public de secours et de lutte
contre l’incendie.
Ce service est chargé de l’organisation générale de la sécurité dans
l’établissement. Il a notamment pour missions :
a) d’assurer la vacuité et la permanence des cheminements d’évacuation
jusqu’à la voie publique ;
b) d’assurer l’accès à tous les locaux communs ou recevant du public aux
membres de la commission de sécurité lors des visites de sécurité ;
c) d’organiser des rondes pour prévenir et détecter les risques d’incendie,
y compris dans les locaux non occupés ;
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
111
Dispositions communes - Moyens de secours

d) de faire appliquer les consignes en cas d’incendie ;


e) de diriger les secours en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers, puis
se mettre à la disposition du chef de détachement d’intervention des
sapeurs-pompiers ;
f) de veiller au bon fonctionnement de tout le matériel de protection contre
l’incendie, d’en effectuer ou faire effectuer l’entretien (extincteurs, équi-
pements hydrauliques, dispositifs d’alarme et de détection, de fermeture
des portes, de désenfumage, d’éclairage de sécurité, groupes moteurs
thermiques générateurs, etc.) ;
g) de tenir à jour le registre de sécurité prévu à l’article R. 123-51 du Code
de la construction et de l’habitation.
Lorsque le service est assuré par des agents de sécurité incendie, l’effectif
doit être de trois personnes au moins présentes simultanément, dont un chef
d’équipe. Cet effectif doit être adapté à l’importance de l’établissement.
En outre, le chef d’équipe et un agent de sécurité incendie au moins ne
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

doivent pas être distraits de leurs missions spécifiques.


Les autres agents de sécurité incendie peuvent être employés à des tâches
de maintenance technique dans l’établissement. Ils doivent se trouver en
liaison permanente avec le poste de sécurité et pouvoir être rassemblés
dans les délais les plus brefs.
Le service de sécurité incendie, dont la qualification du personnel est fixée
par arrêté du 2 mai 2005 modifié, doit être placé, lorsque les dispositions
particulières le prévoient, sous la direction d’un chef de service de sécurité
incendie spécifiquement affecté à cette tâche.
Le service de sécurité a désormais également pour mission de connaître
et de faire appliquer les consignes en cas d’incendie, notamment concer-
nant les dispositions mises en œuvre pour les personnes en situation de
handicap.

4.2 Consignes MS 47
Des consignes précises, conformes à la norme NF S60-303 relative aux
plans et consignes de protection contre l’incendie, destinées aux personnels
de l’établissement, constamment mises à jour, et affichées sur supports
fixes et inaltérables doivent indiquer :
−− les modalités d’alerte des sapeurs-pompiers ;
−− les dispositions à prendre pour assurer la sécurité du public et du personnel ;
−− la mise en œuvre des moyens de secours de l’établissement ;
−− l’accueil et le guidage des sapeurs-pompiers.

4.3 Qualification du personnel de sécurité MS 48


L’instruction des personnes désignées pour assurer la sécurité contre
l’incendie doit être conduite à l’initiative et sous la responsabilité du chef
d’établissement.
Le chef du service de sécurité incendie, les chefs d’équipe et les agents de
sécurité incendie doivent présenter toutes les garanties aux points de vue
de l’aptitude physique et des connaissances techniques en justifiant d’une
qualification professionnelle délivrée dans les conditions définies par arrêté
ministériel.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
112
Dispositions communes - Moyens de secours

Le contrôle de l’instruction des chefs du service de sécurité, des chefs


d’équipe et des agents de sécurité incendie est assuré par les commissions
de sécurité lors des visites qu’elles effectuent dans l’établissement.

4.4 Service assuré par des sapeurs-pompiers


MS 49
Les services de sécurité incendie assurés dans certains établissements par
des sapeurs-pompiers doivent être inspectés par leurs officiers ou sous-
officiers dans le but de veiller à la bonne exécution du service.
Ces services et ces rondes sont rétribués par la direction des établissements
intéressés.

5. Moyens d’alerte
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

MS 70

Alerte : action de demander l’intervention d’un service public de secours


et de lutte contre l’incendie. Les sapeurs-pompiers doivent pouvoir être
alertés immédiatement.
Les liaisons nécessaires doivent être assurées :
−− soit par ligne téléphonique reliée directement au centre de secours de
sapeurs-pompiers le plus proche ;
−− soit par avertisseur d’incendie privé ;
−− soit par téléphone urbain ;
−− soit par avertisseur d’incendie public ;
−− soit par tout autre dispositif rapide et sûr.
Toutes dispositions doivent être prises pour que ces appareils, efficacement
signalés, puissent être utilisés sans retard (par exemple : affichage indiquant
l’emplacement des appareils, le numéro d’appel à composer sur le réseau
intérieur, etc.).
Les modalités d’appel des sapeurs-pompiers doivent être affichées de
façon apparente, permanente et inaltérable près des appareils téléphoniques
reliés au réseau urbain.
La ligne téléphonique directe indiquée au paragraphe 2, premier tiret, peut
être remplacée par un dispositif équivalent, accepté par la direction dépar-
tementale des services d’incendie et de secours, assurant obligatoirement,
de par sa conception, la totalité des fonctions et objectifs suivants :
−− être à poste fixe ;
−− aboutir à un centre de réception de l’alerte défini en accord avec la direction
départementale des services d’incendie et de secours ;
−− établir la liaison à partir d’une seule manœuvre élémentaire simple (au
décroché, bouton poussoir, etc.) ;
−− permettre l’identification automatique de l’établissement ;
−− permettre la liaison phonique ;
−− permettre des essais périodiques, définis en accord avec la direction
départementale des services d’incendie et de secours.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
113
Dispositions communes - Moyens de secours

6. Communications radioélectriques
MS 71

Les services publics qui concourent aux missions de sécurité civile doivent
être assurés de la continuité des communications radioélectriques avec
leurs moyens propres dans toutes les parties des ERP situées, même
partiellement, en infrastructure. La continuité radioélectrique réside dans
la capacité de communiquer en mode direct entre, d'une part, les points
d'accès des secours à l'ERP, situés sur la voie publique, et, d'autre part,
les locaux de l'ERP. Cette capacité est appréciée dans les conditions
définies dans l'instruction technique relative au contrôle de la continuité
des communications radioélectriques dans les ERP.
Lorsque les conditions définies ci-dessus ne sont pas satisfaites, l'exploitant
doit disposer d'une installation technique fixe permettant d'assurer la
continuité des communications radioélectriques en mode relayé. A cet
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

effet, l'exploitant étudie, réalise, met en œuvre et entretient cette installation


conformément aux dispositions définies dans l'instruction technique
susmentionnée. Avant toute réalisation, les dossiers techniques des
équipements que l'exploitant entend mettre en œuvre sont soumis à l'avis
du préfet de département et du préfet de police pour Paris. Ces dossiers
doivent décrire clairement le service proposé et démontrer l'atteinte des
objectifs fixés.
La vérification de la continuité des moyens de communications radioélec-
triques est réalisée par un organisme agréé :
−− une fois avant l'ouverture au public de l'établissement ;
−− puis une fois tous les trois ans si l'établissement est équipé d'une installation
permettant d'assurer la continuité des communications en mode relayé
et lors de la visite de réception consécutive à des travaux relatifs à
l'installation précitée.
Dans tous les cas, et sans préjudice des autres contrôles rendus nécessaires,
la mise en œuvre technique des équipements par l'exploitant doit se faire
en présence du service des systèmes d'information et de communication
du ministère de l'Intérieur territorialement compétent.
NB : Les dispositions prévues à l’article MS 71, sont applicables aux établis-
sements existants dans les conditions définies à l’article 1er du décret
n° 2006-165 du 10 février 2006.
La vérification et la mise en œuvre d'une installation fixe sont réalisées
conformément à l'instruction technique susmentionnée. La vérification de
la continuité de transmission des moyens de communications radioélec-
triques fait l'objet d'une attestation de vérifications réglementaires remise
à l'exploitant de l’établissement. L'exploitant transmet une copie de
l'attestation au préfet du département où se trouve l'établissement. Cette
attestation est consignée dans le registre de sécurité.
Une dérogation à l'obligation de continuité des communications radioé-
lectriques ne peut être accordée qu'après avis conforme de la commission
de sécurité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
114
Dispositions communes - Moyens de secours

7. Système de sécurité incendie – Alarme


MS 53 à MS 69

7.1 Généralités MS 53
Le SSI est un ensemble de matériel composé de sous-ensembles caractérisés
et normalisés servant à :
−− collecter des informations concernant la seule sécurité incendie ;
−− traiter ces informations ;
−− effectuer des fonctions de mise en sécurité de l’établissement.
Ces fonctions de mise en sécurité sont (NF S61-930) :
−− compartimentage ;
−− évacuation ;
−− désenfumage ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− extinction automatique.
La mise en œuvre de chacune des fonctions listées ci-dessus peut nécessiter
l’émission d’ordres à destination d’autres équipements techniques ou
d’exploitation du bâtiment.
NF S61-930 : Il existe 5 catégories de SSI pour les ERP, classés par ordre de
sévérité décroissante : « A, B, C, D et E ».
Le SSI de catégorie A est donc le plus complet (figure 6).

7.2 Un système de détection d’incendie


MS 56 à MS 58

Un système de détection d’incendie comprend :


−− des détecteurs d’incendie (DI) ;
−− l’équipement de contrôle et de signalisation (ECS) ou le tableau de
signalisation (TS) ;
−− l’équipement d’alimentation électrique ;
−− les déclencheurs manuels ;
−− et éventuellement : les organes associés pouvant être placés entre les
détecteurs et l’ECS ou le TS.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
115
Dispositions communes - Moyens de secours

SDI SMSI

Adaptation DCT
UAE
CMSI

Matériel
central

ECS Matériel(s)
(ou TS) déporté(s) DAC DAS

UGA 1

UCMC US

UGCIS
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

DI DM DS

Figure 6 : Schéma d’un SSI de catégorie A

7.3 Un système de mise en sécurité incendie


MS 59 à MS 60

Le SMSI est constitué de l’ensemble des équipements qui assurent


les fonctions nécessaires à la mise en sécurité d’un établissement en
cas d’incendie, soit à partir des informations transmises par le système
de détection incendie (lorsque celui-ci existe), soit à partir d’ordres
en provenance de commandes manuelles. Il comprend principalement :
−− un centralisateur de mise en sécurité incendie type (CMSI) ;
−− de type A ou B, le matériel central d’un CMSI peut être réalisé en
différentes parties physiquement distinctes (modules déportés) dans le
cas d’un CMSI à logique programmée ;
−− une unité de signalisation (US) ;
−− une unité de commande manuelle centralisée (UCMC) ;
−− une unité de gestion d’alarme (UGA) ;
−− une éventuelle unité de gestion centralisée des issues de secours (UGCIS) ;
−− des dispositifs adaptateurs de commande (DAC) ;
−− des dispositifs actionnés de sécurité (DAS) ;
−− des dispositifs commandés terminaux (DCT).
Les principaux DAS sont : les clapets coupe-feu, les volets de désenfu-
mage, les exutoires, ouvrants en façade, les portes coupe-feu à fermeture
automatique, coffrets de relayage pour moteur de désenfumage, disposi-
tifs de verrouillage électromagnétique pour issues de secours…
L’unité de signalisation est l’organe essentiel qui renseigne sur la position
des DAS, les lignes de commande et de contrôle.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
116
Dispositions communes - Moyens de secours

7.4 L’unité de signalisation


La signification des voyants est la suivante :
−− jaune fixe : dérangement d’une ligne de commande ou de contrôle d’un
DAS ;
−− jaune clignotant : un DAS n’est pas en position d’attente ;
−− rouge fixe : DAS en position de sécurité suite à un ordre ;
−− rouge clignotant : un DAS n’est pas en position de sécurité malgré un
ordre ;
−− vert fixe : fonction bilan, tous les DAS sont en position d’attente.

7.5 Système d’alarme MS 61 à MS 67

7.5.1 Il existe trois systèmes d’alarme MS 61


• Alarme générale : Signal sonore ayant pour but de prévenir les occupants
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

d’avoir à évacuer les lieux.


• Alarme générale sélective : Alarme générale limitée à l’information de
certaines catégories de personnel pour certains établissements (types U
et J notamment).
• Alarme restreinte : Signal sonore et/ou visuel ayant pour but de prévenir
soit le poste de sécurité incendie de l’établissement, soit la direction ou
le gardien, soit le personnel désigné à cet effet de la naissance d’un feu
et de sa localisation.
NB : Un signal sonore doit être complété par un dispositif destiné à rendre
l’alarme perceptible en tenant compte de la spécificité des locaux et des
différentes situations de handicap des personnes amenées à les fréquenter
isolément.

7.5.2 Matériels MS 62
Il existe différents types de systèmes d’alarme classés par ordre dégressif
de sévérité : 1, 2a, 2, 3 et 4.

7.5.3 Principes de l’alarme MS 64


En principe, l'alarme doit être donnée par bâtiment.
Le signal d’alarme peut être complété dans certains cas par un signal
visuel.
L’alarme générale peut être immédiate ou temporisée, c’est-à-dire diffusée
dans un délai de 5 min maximum après l’alarme restreinte.
L’alarme restreinte est utilisée dans les établissements où des précautions
particulières doivent être prises. Le signal doit être différent de celui de
l’alarme générale.
Du personnel spécialement préparé (agents de sécurité, par exemple
permet de gérer la temporisation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
117
Dispositions communes - Moyens de secours

7.6 Dispositions générales à tous les ERP MS 67


Les installations de détection impliquent, pendant la présence du public,
l’existence d’un personnel permanent, qualifié, susceptible d’alerter les sapeurs-
pompiers et de mettre en œuvre les moyens de lutte contre l’incendie.
Pendant la présence du public, l’équipement d’alarme doit être à l’état
de veille général. Aucun autre signal sonore susceptible d’être émis dans
l’établissement ne doit entraîner une confusion avec le signal sonore
d’alarme générale.
Remarque Le personnel de l’établissement doit être informé de la signification du
Mission de coordination SSI signal sonore d’alarme générale et du signal sonore d’alarme générale
dans les hôtels de 5e catégorie sélective si ce dernier existe. Cette information doit être complétée par des
Seules l’installation, exercices périodiques d’évacuation.
la modification ou l’extension
d’un système de sécurité Les matériels doivent porter le marquage CE et faire l’objet d’une
incendie de catégorie A, codification volontaire (marque NF ou toute autre codification de qualité
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

dans les établissements dont en vigueur).


la mise en sécurité comporte
L’installation doit être réalisée par des entreprises spécialisées et dûment
au moins une fonction de mise
en sécurité en supplément
qualifiées.
de la fonction évacuation, Conformément à la norme NF S 61-931, une mission de coordination doit
font l’objet d’une mission nécessairement présider à l’analyse des besoins de sécurité et à la concep-
de coordination. Cette mission tion du SSI. Cette mission doit également exister lors de la réalisation et
est assurée dès la phase lors de modifications ou extensions éventuelles. Elle implique la réalisation
de conception par une
des tâches énumérées ci-après :
personne ou un organisme
compétent et qualifié. −− phase de conception,
Si le coordinateur SSI n’est −− phase de réalisation,
pas requis, le document
−− phase de modification ou d’extension.
attestant de la réception
technique est établi par À l’issue de la mission de coordination définie dans la norme référencée
l’entreprise intervenante. ci-dessus, un dossier technique dénommé « dossier d’identité du SSI »
doit être constitué par le coordinateur SSI. Ce dossier doit comporter
un minimum d’informations détaillées, conformément à la norme
NF S 61-932.
Toute installation de détection doit faire l’objet d’un contrat d’entretien
avec un installateur qualifié qui doit inclure les essais fonctionnels prévus
dans le règlement et être annexé au registre de sécurité avec la notice
descriptive des conditions d’entretien et de fonctionnement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
118
Dispositions communes - Moyens de secours

8. Poste de sécurité
MS 50

Un poste de sécurité doit être mis à la disposition exclusive des personnels


chargés de la sécurité incendie.
Ce poste, d’accès aisé et si possible au niveau d’arrivée des secours
extérieurs, doit être, sauf cas particulier, relié au centre de secours des
sapeurs-pompiers par un moyen de transmission rapide et sûr.
Lorsque le service est assuré par des agents de sécurité incendie, le poste
doit être occupé en permanence par une personne au moins.
Le poste de sécurité doit notamment recevoir les alarmes restreintes
transmises par postes téléphoniques, avertisseurs manuels, installations de
détection et/ou d’extinction automatique.
De plus, des commandes manuelles des dispositifs d’alarme, de désen-
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

fumage mécanique, de conditionnement, etc., doivent être installées à


l’intérieur de celui-ci.
Le poste de sécurité et ses accès doivent être convenablement protégés
contre un feu survenant dans l’établissement.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Cas des grandes cuisines


PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
121
Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

1. Domaine d’application
GC 1

Attention Les dispositions réglementaires sont applicables aux installations


Même si la puissance utile d’appareils de cuisson et d’appareils de remise en température destinés à
totale installée est supérieure la restauration situés dans les locaux accessibles ou non au public.
à 20 kW, ne sont pas appelés
grande cuisine : Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent pas aux installations situées
− un local ou un groupement de dans des bâtiments ou des locaux non accessibles au public et isolés
locaux non isolés entre eux ne comme des tiers.
comportant que des appareils de Pour l’application du règlement sont considérés :
remise en température. Celui-ci
est appelé « office de remise en −− comme appareils de cuisson, les appareils servant à cuire des denrées,
température » et doit répondre pour une consommation immédiate ou ultérieure, tels que fours,
aux dispositions générales des friteuses, marmites, feux vifs ;
GC et à celles des offices ; −− comme appareils de remise en température, les appareils utilisés exclu-
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

− une salle de restauration sivement au réchauffage des préparations culinaires, tels que fours de
dans laquelle se trouvent un ou
remise en température, armoires chauffantes, fours à micro-ondes.
plusieurs espaces comportant
des appareils de cuisson ou Par contre, ne sont pas considérés comme appareils de cuisson ou de
des appareils de remise en remise en température :
température. Chaque espace
−− les appareils permettant le maintien en température des préparations
est appelé îlot de cuisson et
doit répondre aux dispositions tels que les bacs à eau chaude ou les lampes à infrarouge ;
générales des GC et à celles −− les fours à micro-ondes d’une puissance unitaire inférieure ou égale à
des îlots de cuisson ; 3,5 kW installés en libre utilisation dans les salles accessibles au public.
− les modules ou conteneurs
spécialisés comportant des Par ailleurs, les précisions suivantes sont apportées pour l’application du
appareils de cuisson ou de règlement :
remise en température. Ils −− un local ou un groupement de locaux non isolés entre eux comportant
doivent répondre aux seules des appareils de cuisson et des appareils de remise en température dont
dispositions les concernant. la puissance utile totale est supérieure à 20 kW sont appelés « grande
cuisine » (GC) ;
−− une grande cuisine est soit isolée, soit ouverte sur un ou des locaux
accessibles au public.
Les appareils de cuisson ou les appareils de remise en température, dont
la puissance utile totale est inférieure ou égale à 20 kW, qui ne sont pas
installés dans des locaux, espace ou conteneurs visés ci-dessus, doivent
être installés selon les dispositions les concernant.

2. Documents à fournir
GC 2

Les documents à fournir comprennent :


−− les plans des locaux précisant l’implantation des appareils de cuisson
et des appareils de remise en température avec l’indication de leurs
puissances utiles ;
−− les plans et descriptifs de la distribution en énergie et du stockage de
combustible ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
122
 Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

−− les plans et descriptifs du système de ventilation et les caractéristiques


des conduits d’évacuation des buées et fumées ;
−− l'emplacement des commandes des ventilateurs assurant l'évacuation
des buées et fumées ;
−− l'emplacement des dispositifs d'arrêt d’urgence.

3. Caractéristiques des appareils


GC 3

Les appareils doivent bénéficier du marquage CE délivré dans les conditions


des directives européennes.
En atténuation des dispositions réglementaires, les appareils non marqués
CE déjà implantés dans l’établissement peuvent être réutilisés dans ce
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

même établissement lors des travaux d’aménagement, d’agrandissement


ou de réhabilitation.
Les fours maçonnés sur place doivent être réalisés en matériaux réfractaires
et être conçus de telle manière que leur température maximale atteinte sur
la face extérieure soit inférieure à 100 °C. Les matériaux réfractaires devront
répondre à la norme NF EN 993. Ces dispositions devront être attestées
par l’installateur.

4. Dispositif d’arrêt d’urgence


GC 4

Les circuits alimentant les appareils de cuisson et les appareils de remise


en température, en énergie électrique, en combustibles gazeux, en
combustible liquide ou en vapeur, doivent comporter un dispositif d’arrêt
d’urgence par énergie.
La commande du dispositif d’arrêt d’urgence d’une grande cuisine ou
d’un office de remise en température est placée à l’intérieur du local et à
proximité soit de l’accès, soit du bloc cuisson et des appareils de remise
en température.
La commande du dispositif d’arrêt d’urgence de chaque îlot de cuisson est
placée dans l’îlot concerné.
Le dispositif d’arrêt d’urgence de l’énergie électrique ne doit pas couper
les circuits d’éclairage ni les dispositifs de ventilation contribuant à
l’évacuation des fumées en cas d’incendie.
Le dispositif d’arrêt d’urgence de l’alimentation en gaz peut être réalisé à
l’aide d’une électrovanne. Dans ce cas, l’électrovanne est à réarmement
manuel et sa commande peut être commune avec celle du dispositif d’arrêt
d’urgence de l’énergie électrique visé ci-dessus.
Si l’alimentation en gaz du local ne dessert que des appareils de cuisson et
des appareils de remise en température, le dispositif d’arrêt d’urgence tient
lieu d’organe de coupure prévu par le Règlement de sécurité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
123
Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

Les dispositifs d’arrêt d’urgence doivent être facilement accessibles, être


correctement identifiés et comporter des consignes précisant les modalités
d’action en cas d’incident.
En cas de coupure de l’alimentation en gaz combustible des appareils,
toutes précautions doivent être prises avant la réutilisation des brûleurs.
Des consignes précises concernant cette réutilisation doivent être affichées
près du dispositif d’arrêt d’urgence.

5. Règles générales d’installation


des appareils
GC 5

Les appareils de cuisson et les appareils de remise en température ne


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

peuvent être implantés à moins de 50 cm d’une paroi que si celle-ci est


revêtue de matériaux classés en catégorie M0 ou A2-s1, d1.
Cette disposition ne s’applique pas aux appareils marqués CE, lesquels
sont soumis aux préconisations d’installation du fabricant.
Dans le cas d’appareils de cuisson et d’appareils de remise en température
utilisant un combustible liquide ou solide, le sol du local doit être constitué
de matériaux incombustibles ou revêtu de matériaux de catégorie M0 ou
classés A2fl.
Les appareils de cuisson et les appareils de remise en température doivent
être fixés aux éléments stables du bâtiment lorsque, par leur construction,
ils ne présentent pas une stabilité suffisante pour s’opposer à un déplacement
ou un renversement.
En complément des dispositions générales définies ci-dessus, les installations
d’appareils de cuisson ou les appareils de remise en température doivent
répondre aux exigences suivantes :

5.1 Appareils utilisant un combustible


liquide ou solide GC 6
Les appareils utilisant un combustible liquide ou solide doivent être
raccordés à des conduits de fumée répondant aux dispositions générales.
Les appareils ne peuvent être installés que dans les grandes cuisines
isolées et ventilées naturellement.
Les conduits de raccordement doivent être en métal et être éloignés des
matériaux combustibles par un espace libre d’au moins 15 cm. Les conduits
de raccordement ne doivent pas pénétrer dans un local autre que celui où
est installé et raccordé l’appareil. Ils doivent rester apparents dans toutes
leurs parties.
Le combustible solide nécessaire au fonctionnement des appareils de
cuisson doit être stocké dans un local spécifique pourvu de ventilations
haute et basse.
Le combustible liquide nécessaire au fonctionnement des appareils de
cuisson doit être stocké dans des réservoirs fixes installés conformément
aux dispositions générales relatives au stockage des combustibles liquides
en réservoirs fixes.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
124
 Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

L’emploi de combustibles liquides extrêmement inflammables (F+) de


première catégorie (point éclair inférieur à 55 °C) est interdit.

5.2 Appareils utilisant un combustible gazeux


GC 7 et GC 8
Pour l’application des règles concernant les robinets de commande
d’appareils, un ensemble d’appareils formant un bloc de cuisson peut être
considéré comme un unique appareil et, dans ce cas, il peut être admis qu’un
seul organe de coupure assure l’arrêt de son alimentation en énergie.

6. Production d’eau chaude sanitaire


GC 7
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

En dérogation aux dispositions générales, les appareils de production


d’eau chaude sanitaire d’une puissance inférieure ou égale à 70 kW
peuvent être installés dans une grande cuisine ou dans un office de remise
en température.
Les dispositions générales visant les appareils de cette puissance ne sont
pas applicables.
Les appareils de production d’eau chaude sanitaire à circuit de combustion
non étanche ne peuvent être installés ni dans un local ventilé mécanique-
ment ni dans un local mis en dépression par le système d’évacuation des
buées ou des graisses.

7. Moyens d’extinction
GC 8

Les grandes cuisines, les offices de remise en température et chaque îlot


de cuisson doivent comporter des moyens d’extinction adaptés aux risques
présentés.
Dans les grandes cuisines ouvertes et les îlots de cuisson, des dispositifs
d’extinction automatique adaptés au feu d’huile doivent être installés à
l’aplomb des friteuses ouvertes.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
125
Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

8. Locaux grandes cuisines


GC 9

8.1 Conditions d’isolement GC 9 et GC 11

Une grande cuisine isolée des locaux accessibles au public est classée local
à risques moyens et doit répondre aux exigences fixées pour ce type de
local.
Par dérogation, les portes de communication en va-et-vient entre la grande
cuisine et les salles de restauration peuvent être de degré PF ½ h ou E 30.
Dans le cas d’une grande cuisine ouverte sur un ou des locaux accessibles
au public, l’ensemble du volume constitué par la grande cuisine et ces
locaux est classé local à risques moyens et doit répondre aux exigences
réglementaires.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Une grande cuisine ouverte sur un local accessible au public doit en être
séparée par un écran vertical fixe, stable au feu ¼ h ou E 15-S et en maté-
riau classé en catégorie M1 ou A2-s1, d1.
Cet écran, jointif avec la sous-face de la toiture ou du plancher haut, doit
être d’une hauteur minimale de 0,50 m sous le plafond fini de la cuisine.
Les portes de communication entre une grande cuisine et des salles de
restauration pour lesquelles une résistance au feu est requise et qui sont
maintenues ouvertes pour des raisons d’exploitation doivent répondre aux
conditions d’essais et de normes.

8.2 Ventilation des grandes cuisines isolées GC 10


Le système de ventilation naturel ou mécanique doit permettre l’amenée
d’air et l’évacuation de l’air vicié, des buées et des graisses.
L’amenée d’air ne peut être mécanique que si l’évacuation est mécanique.
Le circuit d’évacuation de l’air vicié, des buées et des graisses doit présenter
les caractéristiques suivantes :
−− les hottes ou les dispositifs de captation sont placés au-dessus des appareils
de cuisson et construits en matériaux classés M0 ou A2-s1, d0 ;
−− les conduits d'évacuation doivent être métalliques et rigides ;
−− à l’intérieur du bâtiment et en dehors du volume de la grande cuisine,
les conduits et leur gaine éventuelle doivent assurer un degré CF de
traversée équivalent au degré coupe-feu des parois traversées avec un
minimum de 60 min ou EI 60 (i <-> o) ;
−− les hottes ou les dispositifs de captation doivent comporter des éléments
permettant de retenir les graisses et pouvant être facilement nettoyés et
remplacés.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
126
 Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

8.3 Ventilation des grandes cuisines ouvertes


GC 11
Le système de ventilation doit permettre l’amenée d’air, l’évacuation de
l’air vicié, des buées et des graisses ainsi que l’évacuation des fumées en
cas d’incendie.
Le dispositif d’extraction doit être mécanique.
Lorsque l’amenée d’air est mécanique, son fonctionnement doit être
asservi à celui de l’extraction.
Le système de ventilation doit présenter les caractéristiques décrites pour
les cuisines isolées et complétées par les dispositions suivantes :
−− les ventilateurs d'extraction doivent assurer leur fonction pendant au
moins 1 h avec des fumées à 400 °C ;
−− les liaisons entre le ventilateur d'extraction et le conduit doivent être en
matériaux classés M0 ou A2-s1, d0 ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− les canalisations électriques alimentant les ventilateurs doivent être de


catégorie CR 1, issues directement du tableau principal du bâtiment ou
de l’établissement et sélectivement protégées de façon à ne pas être
affectées par un incident survenant sur un autre circuit ;
−− pour assurer l'évacuation des fumées en cas d’incendie, le fonctionnement
des ventilateurs doit pouvoir être obtenu par un dispositif à commande
manuelle, celle-ci étant placée à un endroit facilement accessible dans
la grande cuisine et correctement identifiée par une plaque indélébile
comprenant l’inscription « évacuation de fumées ».
Cuisine intégrée à la salle de restauration

400 °C pendant 1 h

Cuisine en
dépression Écran de cantonnement

Salle
en surpression

Arrêt d’urgence

Figure 1 : Exemple de cuisine ouverte

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
127
Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

9. Offices de remise en température


GC 12 à GC 14

9.1 Règles d’implantation des appareils GC 12


Dès que la puissance utile totale des appareils de remise en température
est supérieure à 20 kW, les appareils doivent être disposés :
−− soit dans une grande cuisine répondant aux dispositions générales ;
−− soit dans un office de remise en température répondant aux dispositions
générales de ces locaux.
Le local office de remise en température ne doit pas comporter d’appareil
de cuisson autre que ceux utilisés pour la remise en température.
Seuls le gaz combustible et l’énergie électrique sont autorisés pour
alimenter en énergie les appareils utilisés pour la remise en température.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

9.2 Conditions d’isolement de l’office


de remise en température GC 13
L’office de remise en température doit satisfaire aux conditions suivantes :
−− être non accessible au public ;
−− comporter un plancher haut et des parois CF 1 h ou EI 60 ou REI 60 ;
−− comporter des portes CF ½ h ou EI 30-C équipées de ferme-porte.
Celles qui sont maintenues ouvertes pour des raisons d’exploitation doivent
être à fermeture automatique, conformes aux dispositions générales.
Toutefois, les portes de communication en va-et-vient entre ce local et un
local accessible au public peuvent être de degré PF ½ h ou E 30-C.

9.3 Ventilation de l’office de remise


en température GC 14
Le système de ventilation de l’office de remise en température doit
permettre l’amenée d’air et l’évacuation de l’air vicié et des buées.
Ce local peut cependant comporter des appareils de remise en température
dont l’évacuation des buées s’effectue par un conduit spécifique débouchant
à l’extérieur.
À l’intérieur du bâtiment et en dehors du volume de l’office de remise en
température, ce conduit et sa gaine éventuelle doivent assurer un degré
coupe-feu de traversée d’au moins 60 min ou EI 60 (o <-> i).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
128
 Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

10. Îlots de cuisson installés


dans les salles de restauration
GC 15 à GC 17

10.1 Règles d’implantation des appareils GC 15


Dès que la puissance utile totale des appareils de cuisson ou de remise en
température installés dans une salle de restauration est supérieure à 20 kW,
ces appareils doivent être disposés dans des îlots de cuisson.
Un îlot de cuisson est constitué d’une enceinte dont l’accès est interdit au
public.
Un personnel de service doit être présent pendant le fonctionnement des
appareils.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les appareils ne doivent pas être en libre utilisation.


Seuls le gaz combustible et l’énergie électrique sont autorisés pour
alimenter en énergie les appareils.

10.2 Conditions d’isolement GC 16


La salle de restauration comprenant au moins un îlot de cuisson est classée
local à risques moyens et doit répondre aux exigences fixées par les dispositions
générales.
La puissance utile totale d’un îlot de cuisson ou de plusieurs îlots séparés
par une distance inférieure à 5 m ne doit pas dépasser 70 kW.

10.3 Ventilation des îlots de cuisson GC 17


Chaque îlot de cuisson doit comporter un dispositif de captation des buées
et des graisses permettant l’évacuation des fumées en cas d’incendie.
L’extraction est toujours mécanique et l’installation présente les caractéris-
tiques suivantes :
−− les hottes ou les dispositifs de captation sont construits en matériaux
classés M0 ou A2-s1, d0 ;
−− les conduits d'évacuation doivent être métalliques et rigides ;
−− à l’intérieur du bâtiment et en dehors du volume de la salle de restaura-
tion, les conduits et leur gaine éventuelle doivent assurer un coupe-feu
de traversée équivalent au degré coupe-feu des parois traversées avec
un minimum de 60 min ou EI 60 (i <-> o) ;
−− les hottes ou les dispositifs de captation doivent comporter des éléments
permettant de retenir les graisses et pouvant être facilement nettoyés et
remplacés ;
−− les ventilateurs d'extraction doivent assurer leur fonction pendant au
moins 1 h avec des fumées à 400 °C ;
−− les liaisons entre le ventilateur d'extraction et le conduit doivent être en
matériaux classés M0 ou A2-s1, d0 ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
129
Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

−− les canalisations électriques alimentant les ventilateurs ne doivent pas


être affectées par un sinistre affectant l’îlot. Il est convenu que l'utilisation
de câble CR1 dans la traversée de l'îlot permet de répondre à cette
exigence ;
−− la commande des ventilateurs assurant l'évacuation des buées et des
graisses doit être correctement identifiée par une plaque indélébile et
placée dans l’enceinte de l’îlot à un endroit facilement accessible par le
personnel de service.

11. Modules ou conteneurs spécialisés :


conditions d'installation
GC 18
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les modules ou conteneurs spécialisés peuvent être installés temporairement


dans les locaux accessibles ou non au public ainsi qu’à moins de 8 m d’un
bâtiment, après avis de la commission de sécurité compétente.
Ils doivent être aménagés dans les conditions fixées ci-dessous :
• seuls le gaz combustible et l'énergie électrique sont autorisés pour
alimenter en énergie les appareils de cuisson et les appareils de remise
en température. Ces appareils doivent bénéficier du marquage CE
délivré dans les conditions des directives européennes ;
• chaque module ou conteneur spécialisé doit comporter un seul dispositif
d’arrêt d’urgence par énergie.
Ce dispositif doit se verrouiller automatiquement en position de ferme-
ture, être correctement identifié et être facilement accessible depuis
l’extérieur du module ou du conteneur ;
• le module ou le conteneur spécialisé doit respecter les dispositions
suivantes :
-- les parois intérieures sont CF 1 h ou EI 60 et les revêtements éventuels
doivent être réalisés en matériau de réaction au feu M0 ou A2-s1, d0
et A2 fl-s1 pour le revêtement de sol,
-- en période d’exploitation, des ouvertures latérales sont autorisées à
condition qu’elles disposent d’un système de fermeture, CF 1 h ou
EI 60, conforme au paragraphe suivant ;
• les dispositifs d'obturation des ouvertures latérales doivent être
conformes à la norme NF S61-937. Ils doivent être autocommandés et
télécommandés :
-- par l’action manuelle sur une commande de proximité,
-- par une commande automatique asservie au dispositif d’extinction
automatique du conteneur ;
• une extraction mécanique d’air vicié, des buées et des graisses débouchant
à l’extérieur du bâtiment doit être réalisée au moyen d’un conduit en
matériau M0 ou A2-s1, d0. Ce conduit doit être équipé d’un clapet
CF 1 h ou EI 60, placé au droit de la paroi du module ou du conteneur.
Le clapet doit être conforme à la norme NF S61-937. Sa commande
doit être assurée dans les mêmes conditions que pour les dispositifs
d’obturation des ouvertures latérales ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
130
 Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

• le module ou conteneur spécialisé doit comporter un dispositif d’extinction


automatique et un extincteur facilement accessible, adaptés aux risques
présentés ;
• en dérogation aux dispositions générales, il peut être admis des
bouteilles contenant 35 kg de gaz liquéfié, si :
-- elles sont limitées au nombre de deux,
-- elles sont fixées et raccordées de manière solidaire sur le module ou
le conteneur,
-- les organes de sécurité et de coupure sont protégés par un capot ou
une protection grillagée, évitant les manœuvres accidentelles ;
-- le changement et le raccordement des bouteilles doivent s'effectuer
hors de la présence du public,
-- l'entretien doit être réalisé conformément aux dispositions générales.
Le livret d’entretien doit être tenu à la disposition de la commission
de sécurité.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Le conduit d’extraction des buées et graisses doit être nettoyé avant


chaque mise en place et au moins tous les six mois.

12. Appareils installés dans les locaux


accessibles ou non au public
GC 19 à GC 20

12.1 Limite de puissance des appareils GC 19


L’utilisation des appareils de cuisson ou de remise en température est
autorisée si leur puissance utile totale est inférieure ou égale à 20 kW.
En ce qui concerne les petits appareils portables, seuls sont autorisés :
−− les appareils électriques ou à gaz de puissance utile au plus égale à 3,5 kW ;
−− les appareils à gaz butane alimentés par une bouteille d’un poids inférieur
ou égal à un kilogramme ;
−− les appareils à flamme d’alcool sans pression, de contenance au plus
égale à 0,25 l. Leur remplissage doit s’effectuer en dehors de la présence
du public.

12.2 Conditions d’installation GC 20


Les appareils doivent être immobilisés à l’exception des petits appareils
portables.
Dans les locaux accessibles au public et par dérogation aux dispositions
générales, il est admis l’utilisation :
−− d'une bouteille de butane d'au plus 13 kg sous réserve qu’elle n’alimente
qu’un seul appareil et que cette dernière ainsi que le dispositif d’alimen-
tation soient placés hors d’atteinte du public ;
−− d'une ou de plusieurs bouteilles d'un poids inférieur ou égal à un
kilogramme alimentant les petits appareils portables.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
131
Dispositions communes - Cas des grandes cuisines

13. Entretien et vérifications


GC 21 à GC 22

13.1 Entretien GC 21
Les appareils de cuisson et de remise en température doivent être entretenus
régulièrement et maintenus en bon état de fonctionnement.
Tous les appareils et leurs accessoires doivent être livrés accompagnés
d’une notice rédigée en langue française par le fabricant et fournie par
l’installateur à l’exploitant de l’établissement.
Cette notice doit contenir explicitement, outre les consignes d’installation
et d’entretien courant, la liste des vérifications nécessaires à un bon fonc-
tionnement de l’appareil ou du système.
Au moins une fois par an, il doit être procédé au ramonage des conduits
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

d’évacuation et à la vérification de leur vacuité.


Pendant les périodes d’activité, les appareils de cuisson et de remise en
température, le circuit d’extraction d’air vicié, de buées et de graisses, y
compris les ventilateurs et récupérateurs de chaleur éventuels, doivent être
nettoyés chaque fois qu’il est nécessaire. Les filtres doivent être nettoyés
ou remplacés aussi souvent que nécessaire et, en tout cas, au minimum une
fois par semaine.
Un livret d’entretien sur lequel l’exploitant est tenu de noter les dates des
vérifications et des opérations d’entretien effectuées sur les installations
et appareils visés ci-dessus doit être annexé au registre de sécurité de
l’établissement.

13.2 Vérifications techniques GC 22


Les installations d’appareils de cuisson ou de remise en température doivent
être vérifiées dans les conditions prévues par les dispositions générales.
Les vérifications périodiques doivent avoir lieu tous les ans et concernent :
−− les grandes cuisines isolées ou non des locaux accessibles au public ;
−− les offices de remise en température ;
−− les îlots de cuisson ;
−− les autres appareils à poste fixe.
Elles ont pour objet de s’assurer :
−− de l'état d’entretien et de maintenance des installations et appareils ;
−− des conditions de ventilation des locaux contenant des appareils de
cuisson ou de remise en température : conditions d’évacuation de
l’air vicié, des buées et des graisses, fonctionnement de l’installation
d’extraction des fumées ;
−− de la signalisation des dispositifs de sécurité ;
−− de la manœuvre des dispositifs d'arrêt d’urgence.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
La gestion
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

J 1 à J 40
(type J)
et personnes handicapées
pour personnes âgées
Structures d’accueil
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
137
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

Arrêté du 19 novembre 2001 – JO du 6 février 2002

1. Établissements assujettis
J1

Les établissements ayant pour vocation principale d'héberger des personnes


âgées présentant des difficultés d'autonomie, quel que soit l'effectif du public
accueilli si la capacité d'hébergement de l'établissement est supérieure ou
égale à 25.
Il appartient au pétitionnaire de fournir les éléments précisant que son
établissement relève du champ d'application du type J.
La détermination de la réglementation incendie applicable aux établissements
hébergeant des personnes âgées est faite suivant la déclaration du maître
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

d'ouvrage ou du chef d'établissement.


Un groupe iso-ressources moyen pondéré (GMP) supérieur à 300 ou un
effectif supérieur à 10 % de personnes hébergées relevant des groupes
iso-ressources 1 et 2 conduisent à l'application des règles ERP du présent
chapitre.
Les établissements ayant pour vocation principale d'héberger des personnes
handicapées (enfants ou adultes), quel que soit l'effectif du public accueilli
si la capacité d'hébergement de l'établissement est supérieure ou égale
Remarque à 20. Ces établissements sont les suivants :
Les locaux des entreprises −− les établissements médico-éducatifs qui reçoivent en internat de jeunes
adaptées et des centres de handicapés ou inadaptés ;
distribution du travail à domicile
−− les établissements d'enseignement avec internat qui dispensent à titre
ne relèvent que du seul
Code du travail en ce qui principal une éducation spéciale aux jeunes handicapés ou inadaptés ;
concerne la sécurité incendie. −− les établissements qui assurent l'hébergement des adultes handicapés.

2. Calcul de l’effectif
J2

L’effectif des personnes admises simultanément dans l’établissement est


déterminé forfaitairement par la somme des nombres suivants :
−− effectif maximal des résidents et du personnel en travail effectif selon la
déclaration du maître d’ouvrage ou du chef d’établissement ;
−− une personne pour trois résidents au titre des visiteurs.
L’effectif ci-dessus doit être majoré par celui des salles ou des locaux
pouvant recevoir des personnes extérieures à l’établissement autres que
Remarque les visiteurs évoqués précédemment.
Les règles de sécurité, précisées
ci-après, viennent en application, La liste de ces salles ou locaux est établie selon la déclaration du maître
en atténuation ou en aggravation d’ouvrage ou du chef d’établissement ; leur effectif est calculé suivant les
de celles décrites dans les règles fixées dans les dispositions particulières du Règlement de sécurité,
dispositions générales. en fonction de leur utilisation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
138
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

„„ Exemples
Cas n° 1
Exemple de classement d’un EHPAD accueillant 300 résidents dépendants
et 20 personnes en permanence au titre du personnel. L’effectif théorique
de cet EHPAD sera de 420 personnes (dont 100 au titre des visiteurs,
1 visiteur pour 3 résidents), cet établissement sera classé en 3e catégorie
de type J.
Cas n° 2
Un foyer logement accueillant 18 personnes âgées dont le GMP (GMP :
GIR moyen pondéré) est inférieur à 300 mais le taux de résidents classés
en GIR 1 à 2 est supérieur à 10 % (GIR : Groupe Iso Ressource), ce foyer
logement existant sera classé en ERP de type J. Cet EHPAD accueillant ces
17 résidents dépendants et 4 personnes simultanées au titre du personnel
sera classé en ERP de 4e catégorie de type J car l’effectif théorique
de cet EHPAD sera de 28 personnes (dont 6 au titre des visiteurs sur la
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

base d’un visiteur pour 3 résidents).


Cas n° 3
Exemple de classement d’un EHPAD accueillant 180 résidents dépendants
et 12 personnes en permanence au titre du personnel. L’effectif théo-
rique de cet EHPAD sera de 252 personnes (dont 60 au titre des visiteurs,
1 visiteur pour 3 résidents), cet établissement sera classé en 4e catégorie
de type J.

3. Principes de sécurité
J3

Compte tenu de la spécificité des établissements visés au présent chapitre


et des conditions particulières de leur exploitation, d’une part, de l’incapacité
ou de la difficulté d’une partie du public reçu à pouvoir évacuer ou à être
évacué rapidement, d’autre part, le niveau de sécurité de l’ensemble de
l’établissement pour satisfaire de façon particulière aux dispositions du
code de la construction et de l’habitation repose, notamment au début
de l’incendie, sur le transfert horizontal de ces personnes vers une zone
contiguë suffisamment protégée.
L’évacuation verticale de ces personnes ne doit en effet être envisagée
qu’en cas d’extrême nécessité.
Pour répondre à cet objectif, les principes suivants sont retenus :
−− renforcement des conditions d’isolement ;
−− large emploi de la détection automatique d’incendie permettant une
alarme précoce ;
−− désenfumage des circulations ;
−− sensibilisation et formation du personnel aux tâches de sécurité.
Cependant, l’évacuation verticale reste la règle pour les personnes pouvant
se déplacer par leurs propres moyens.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
139
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

4. Desserte, accessibilité
J6

En aggravation des dispositions générales, l’accessibilité en façade doit


être assurée selon l’une des deux solutions suivantes :
−− un accès supplémentaire permettant aux services de secours d’inter-
venir à tous les étages recevant du public doit exister sur une des autres
façades ;
−− la répartition des baies accessibles doit permettre au moins un accès à
chacune des zones définies ci-après. Cet accès doit ouvrir sur une circulation
horizontale des parties communes ou sur un local accessible au public.

5. Isolement par rapport aux tiers


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

J7

En application des dispositions générales, toute communication avec un


tiers à risques particuliers est interdite.
Un établissement du type J peut communiquer avec un parc de stationne-
ment couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
−− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m² avec une
largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;
−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m². La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite sont d’au moins 1,50 m.

6. Résistance au feu des structures


J9

Les atténuations prévues dans les dispositions générales pour les bâtiments
à simple rez-de-chaussée ou à trois niveaux au plus, ne sont pas applicables
aux établissements du type J.

7. Distribution intérieure
J5

Les structures d’accueil pour personnes âgées ou pour personnes handicapées


ne peuvent comporter plus de six étages sur rez-de-chaussée.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
140
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

8. Façades
J 13

Les dispositions générales prévoyant l’absence de C + D ne sont pas applicables


aux établissements du type J.

9. Zones
J 10 à J 12

9.1 Généralités J 10
On appelle zone une partie d’un niveau distribuée :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− en cloisonnement traditionnel ;
−− en compartiment.
En aggravation des dispositions relatives au cloisonnement traditionnel et
aux compartiments, tous les niveaux recevant du public, à l’exception de
ceux donnant de plain-pied sur l’extérieur, doivent être recoupés au moins
une fois, quelles que soit leur longueur et leur surface, par une cloison CF,
de façade à façade. Les zones ainsi constituées doivent avoir chacune une
capacité d’accueil équivalente.
Les portes entre zones doivent être à fermeture automatique asservie à la
détection incendie. Leur fermeture doit être assurée dans les conditions
précisées ci-après.
Dans une même zone ne peuvent cohabiter cloisonnement traditionnel et
compartimentage.
À un même niveau, la distribution intérieure peut être obtenue en associant
cloisonnement traditionnel et compartiment.
Dans ce cas, les dispositions suivantes doivent être simultanément respectées :
−− aucun local à risques importants ne doit être implanté dans le compar-
timent ;
−− l’isolement entre une zone traitée en cloisonnement traditionnel et
un compartiment doit être assuré dans les conditions fixées pour les
compartiments.

9.2 Compartiments J 11
La création de compartiments uniquement est autorisée pour les zones ne
comportant pas de locaux à sommeil. La surface d’un compartiment est
limitée à 600 m2.
En aggravation des dispositions prévues pour les compartiments, la largeur
des circulations principales doit être de 2 UP minimum. Ces circulations
doivent être matérialisées au sol.
En atténuation des dispositions générales, l’aménagement d’un seul
compartiment par niveau est autorisé. Dans ce cas, il est associé à une zone
traitée en cloisonnement traditionnel dans les conditions prévues ci-après.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
141
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

9.3 Cloisonnement traditionnel J 12


Seul le cloisonnement traditionnel est autorisé dans les zones comportant
des locaux à sommeil.
Les zones traitées en cloisonnement traditionnel doivent être isolées entre
elles par une cloison CF 1 h, de façade à façade. Les portes de communication
entre ces zones doivent être à fermeture automatique et PF ½ h.

9.4 Caractéristiques des zones J 12


Ces zones doivent répondre simultanément aux caractéristiques suivantes :
−− capacité d’hébergement limitée à 14 résidents ;
−− surface limitée à 600 m2.
En dérogation et en complément des dispositions générales, dans les
zones comportant des locaux à sommeil, des aménagements destinés
aux activités des résidents, y compris des espaces de repos et d’attente,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

peuvent être implantés dans les dégagements si les conditions suivantes


sont simultanément remplies :
−− les aménagements ne comportent pas d’appareils fonctionnant au gaz ;
−− les aménagements ne comportent pas d’appareils électriques dont
la puissance unitaire est supérieure à 3,5 kW. Dans chaque zone, la
puissance totale des appareils de ces aménagements, cumulée à
celle des appareils installés dans les petits locaux d’activités, doit être
inférieure à 20 kW ;
−− les aménagements installés dans les circulations horizontales communes
préservent les dégagements réglementaires. Ces dégagements sont
matérialisés au sol.
En atténuation des dispositions générales, dans les zones comportant des
locaux à sommeil, des petits locaux destinés aux activités des résidents
peuvent être ouverts sur les circulations horizontales communes si les
conditions suivantes sont simultanément remplies :
−− ces locaux sont classés à risques courants et d’une surface unitaire
inférieure ou égale à 100 m2 ;
−− les éventuelles parois séparant ces locaux des circulations sont réalisées
en matériaux de catégorie M0 ;
−− ces locaux sont intégrés dans la zone de détection incendie et de désen-
fumage de la circulation horizontale commune de la zone concernée ;
−− ces locaux sont désenfumés mécaniquement. Ils peuvent être désen-
Remarque fumés en naturel lorsque, conformément à la possibilité offerte dans
Dans chaque zone, la puissance les conditions définies ci-après, le désenfumage naturel des circulations
totale des appareils de ces horizontales communes est autorisé ;
petits locaux, cumulée à celle
−− ces locaux ne comportent pas d’appareils fonctionnant au gaz ;
des appareils installés dans les
aménagements cités ci-dessus, −− ces locaux ne comportent pas d’appareils électriques dont la puissance
doit être inférieure à 20 kW. unitaire est supérieure à 3,5 kW.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
142
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

10. Classement des locaux


Pour l’application des dispositions générales, les locaux présentant des
risques particuliers d’incendie (locaux à risques importants et locaux à
risques moyens) sont définis ci-après :
−− locaux à risques moyens : lingeries, buanderies, réserves, bagageries,
locaux de stockage d’oxygène ou de liquides inflammables (Q > à 10
l), locaux de déchets, locaux d’entretien (peinture, menuiserie...), etc. ;
−− locaux à risques importants : locaux de stockage de bouteilles d’oxygène
dont la capacité en eau totale est supérieure à 200 l, locaux de stockage
dont le volume unitaire est supérieur à 250 m3.

11. Dégagements
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

J 17 à J 21

11.1 Dispositions générales J 17 à J 20


En aggravation des dispositions générales, les circulations horizontales
des parties communes des niveaux recevant du public doivent avoir 2 UP
au moins.
En aggravation des dispositions générales, la distance maximale, mesurée
suivant l’axe des circulations, que le public doit parcourir, à partir d’un point
quelconque d’un local jusqu’à l’accès à un escalier, ne doit pas excéder
40 m ou 30 m si on se trouve dans une partie du bâtiment formant cul-
de-sac.
Dans les niveaux recevant du public, les éventuelles portes de recoupement
des circulations horizontales communes doivent être à fermeture automatique.
En dérogation aux dispositions générales, et quel que soit le nombre de
niveaux du bâtiment, la fermeture simultanée de ces portes peut s’effectuer
uniquement dans la zone sinistrée. La fermeture de ces portes doit être
asservie à la détection automatique d’incendie et être assurée selon les
modalités précisées ci-après.
En dérogation aux dispositions générales, il n’est pas nécessaire d’installer
un oculus sur les portes en va-et-vient à fermeture automatique.
En aggravation des dispositions générales, chaque niveau recevant du
public doit être desservi par au moins un escalier de 2 UP.
En aggravation des dispositions générales, la largeur des escaliers accessoires
est portée à 0,90 m.
L’implantation du ou des escaliers doit être telle que le public puisse, à
chaque niveau, accéder à un escalier sans transit par la zone sinistrée.
En aggravation des dispositions générales, l’absence de protection des
escaliers est uniquement admise dans les cas suivants :
−− pour un seul escalier supplémentaire desservant au plus deux étages
et le rez-de-chaussée et qui doit être désenfumé dans les conditions
prévues pour les escaliers encloisonnés. En outre, les zones destinées
à l’accueil du public, comportant ou pas des locaux à sommeil, doivent
comporter un des escaliers normaux de l’établissement et être isolées du

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
143
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

volume contenant l’escalier supplémentaire par des parois et des blocs


portes ayant les mêmes qualités de résistance au feu que celles des
parois qui assurent la protection des escaliers normaux ;
−− s’il est fait application des dispositions relatives aux compartiments, pour les
escaliers desservant exclusivement deux niveaux d’un même compartiment.
En dérogation aux dispositions générales, une porte d’une seule unité de
passage est admise pour l’accès aux escaliers comportant 2 UP.
Les portes des escaliers peuvent être à fermeture automatique. Dans ce
cas, par bâtiment, la fermeture de ces portes doit être asservie à la détection
incendie et assurée dans les conditions précisées ci-après.
Ces dispositions ne font pas obstacle à la présence d’escaliers supplémentaires
non protégés dans les atriums.

11.2 Verrouillage des portes J 21


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Pour des contraintes impératives d’exploitation, le verrouillage des portes


de sortie de secours, de recoupement de circulation ou d’isolement des
zones est autorisé dans les conditions définies dans les dispositions générales.
La fermeture à clé des portes de chambre ou des appartements est admise
dans la mesure où chaque personne affectée à la surveillance de l’établissement
est dotée d’une clé permettant l’ouverture de toutes ces portes.
Dans ces établissements, des clés de ce type, en nombre suffisant, doivent
pouvoir être mises à la disposition des services des secours en cas d’incendie.

12. Aménagement intérieur,


décoration et mobilier
J 22 à J 24

En dérogation aux dispositions générales, les prescriptions concernant les


revêtements, les éléments de décoration ainsi que les tentures, portières,
rideaux et voilages ne sont pas applicables à l’intérieur des chambres et
des appartements.

12.1 Plafonds suspendus J 23


Tous les plafonds suspendus situés au dernier niveau doivent être CF ½ h
lorsqu’ils délimitent un comble où n’est pas réalisé le recoupement vertical
dudit comble par prolongement jusqu’en toiture des cloisons verticales
résistantes au feu du dernier niveau. Cette disposition n’est toutefois pas
obligatoire lorsqu’il existe un plancher haut CF ½ h.

12.2 Tentures, rideaux, voilages J 24


En aggravation des dispositions relatives aux tentures et rideaux disposés
en travers des dégagements, l’emploi de lambrequins, d’encadrements
en étoffe ou de rideaux tendus sur les vantaux est interdit sur les portes
résistant au feu imposées dans les dégagements communs.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
144
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

13. Désenfumage
J 25

Les établissements visés au présent chapitre sont de la classe 1 pour


la détermination du cœfficient au sens de l’annexe de l’instruction
technique n° 246.
Les circulations horizontales communes desservant les niveaux recevant du
public, quelle que soit leur longueur, y compris les circulations des comparti-
ments délimitées par des cloisons toute hauteur, doivent être désenfumées
mécaniquement, à l’exception des circulations horizontales communes des
bâtiments comportant au plus un étage sur rez-de-chaussée et des halls
d’entrée qui peuvent être désenfumés naturellement.
En aggravation des dispositions générales, les petits locaux destinés aux
activités des résidents sont désenfumés quelle que soit leur superficie.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les commandes des dispositifs de désenfumage des locaux, halls, circulations


horizontales communes et compartiments sont obligatoirement automatiques
et asservies au système de détection incendie.
En application des dispositions générales, si l’établissement est doté
d’un groupe électrogène, les ventilateurs de désenfumage doivent être
réalimentés automatiquement par ce groupe en cas de défaillance de la
source normale.

14. Installations électriques


Un circuit électrique d’éclairage terminal ne doit pas alimenter plusieurs
chambres ou appartements.

15. Éclairage
Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant
aux dispositions générales.
Dans les établissements ne disposant pas d’une source de remplacement,
l’éclairage de sécurité d’évacuation doit être complété de la manière suivante :
−− si l’éclairage de sécurité est réalisé par blocs autonomes, il doit être
complété par un éclairage réalisé par des blocs autonomes pour habitation
(NF C71-805).
−− Dans ces conditions, les blocs autonomes d’éclairage de sécu-
rité doivent être mis automatiquement à l’état de repos dès l’absence
de tension en provenance de la source normale, leur passage à l’état
de fonctionnement étant alors subordonné au début du processus de
déclenchement de l’alarme ;
−− si l’éclairage de sécurité est constitué par une source centralisée constituée
d’une batterie d’accumulateurs, la capacité de cette dernière doit
permettre une autonomie de 6 h.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
145
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

16. Chauffage, ventilation


et conditionnement d’air
J 26 à J 28

16.1 Appareils installés dans les chambres


ou appartements J 26 à J 27
Seuls sont autorisés à l’intérieur des chambres ou appartements les appareils
électriques ; dans les chambres, la puissance totale de ces appareils est
limitée à 3,5 kW.

16.2 Appareils installés dans les autres locaux


accessibles au public J 28
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

En aggravation des dispositions générales, seuls les appareils électriques


sont autorisés dans les locaux accessibles au public autres que les chambres
et les appartements.

17. Ascenseurs
J 31

Le non-arrêt des cabines d’ascenseurs dans la zone sinistrée doit être assuré
en cas de détection dans les chambres, les appartements ou les locaux.
À chaque niveau destiné à l’accueil du public, un ascenseur au moins doit
être équipé d’un dispositif de commande accompagnée fonctionnant à l’aide
d’une clé. Un nombre de clés d’un modèle unique est tenu à la disposition des
services d’incendie et de secours. En outre, cette cabine doit être équipée
d’un système permettant de communiquer avec le poste de sécurité
s’il existe ou avec un membre du personnel affecté à la surveillance de
l’établissement.
Un dispositif d’appel prioritaire, doit être mis à la disposition des sapeurs-
pompiers dans les bâtiments de plus de quatre étages, sur une cabine au
moins.
Dans les niveaux accueillant du public, l’implantation du ou des ascenseurs
doit être telle que le public puisse, à chaque niveau, accéder à un ascenseur
sans transit par la zone sinistrée.

18. Équipements spécifiques


J 32 à J 33

18.1 Utilisation et stockage des gaz médicaux J 32


Les installations fixes de distribution de gaz médicaux sont interdites.
Seuls les équipements mobiles individuels d’oxygénothérapie sont autorisés.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
146
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

18.2 Vérifications techniques J 33


Avant leur mise en service, les appareils et les aménagements doivent faire
l’objet d’une vérification, par une personne ou un organisme agréé, dans
les conditions prévues par les dispositions générales.
En cours d’exploitation, ces appareils et ces installations doivent être vérifiés,
au moins une fois par an, par un technicien compétent.
Les magasins doivent être établis à un emplacement clos, signalé, spécia-
lement aménagé, réservé à cet usage et comportant une porte fermant à
clé.
Cet emplacement doit recevoir exclusivement le matériel nécessaire à
la manipulation des récipients et doit être exempt de toutes matières
combustibles.
Des consignes très strictes doivent être données et rappelées périodiquement
à tout le personnel pour attirer son attention sur les dangers qu’il y a :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− de graisser les organes de distribution et d’utilisation ;


−− de mettre en contact l’oxygène avec les graisses de toutes origines ;
−− de fumer et d’utiliser, à proximité des appareils de traitement, des
appareils susceptibles de produire des flammes ou des étincelles ou
comportant des parties incandescentes nues ;
−− de manipuler les récipients sans précaution, de les soumettre à des
chocs violents ou de les déposer à proximité de sources de chaleur.

19. Moyens de secours


J 35 à J 40

19.1 Le service de sécurité incendie


surveillance de l’établissement J 35
La surveillance de l’établissement doit être assurée par des employés
spécialement désignés et entraînés à la mise en œuvre des moyens de
secours. L’organisation de cette surveillance relève de la responsabilité du
chef d’établissement.
En complément des missions définies pour le service de sécurité, le
personnel affecté à la surveillance doit être formé à l’évacuation des rési-
dents par transfert horizontal avant l’arrivée des secours et à l’exploitation
du SSI.

19.2 Moyens d’extinction J 34


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, judicieuse-
ment répartis, avec un minimum d’un appareil pour 200 m2 et par niveau,
de telle sorte que la distance maximale à parcourir pour atteindre un
appareil ne dépasse pas 15 m ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
147
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

19.3 Système de sécurité incendie J 36


Un système de sécurité incendie (SSI) de catégorie A doit être installé dans
tous les établissements.
Des détecteurs automatiques d’incendie, appropriés aux risques, doivent
être installés dans l’ensemble de l’établissement, à l’exception des escaliers
et des sanitaires.
Les détecteurs situés à l’intérieur des chambres ou appartements devront
comporter un indicateur d’action situé de façon visible dans la circulation
horizontale commune.
La détection automatique incendie des chambres, des appartements ou
des locaux doit mettre en œuvre :
−− l’alarme générale sélective ;
−− les dispositifs actionnés de sécurité de la fonction compartimentage de
la zone sinistrée ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− pour l’ensemble de la zone d’alarme, le déverrouillage de la totalité des


portes de sorties de secours, de recoupement de circulation ou d’isolement ;
−− le non-arrêt des cabines d’ascenseurs dans la zone sinistrée ;
−− le cas échéant, le désenfumage du local sinistré.
En plus des asservissements prévus ci-dessus, la détection incendie
des locaux d’activités des résidents, des circulations horizontales et des
compartiments doit mettre en œuvre :
−− le désenfumage de la zone sinistrée ;
−− la fermeture de l’ensemble des portes des escaliers du bâtiment qui sont
à fermeture automatique.
La détection incendie des combles doit mettre en œuvre :
−− l’alarme générale sélective du bâtiment ;
−− les éventuels asservissements liés à ces combles ;
−− pour l’ensemble du bâtiment, le déverrouillage de la totalité des portes
de sortie de secours, de recoupement de circulation ou d’isolement des
zones ;
−− la fermeture de l’ensemble des portes des escaliers du bâtiment qui sont
à fermeture automatique ;
−− en cas de détection incendie, toute temporisation sur le processus de
déclenchement de l’alarme et sur le fonctionnement des asservisse-
ments, tel que précisé ci-dessus, est interdite.

19.4 Alarme J 37
En application des dispositions générales :
−− tous les établissements doivent être dotés d’un équipement d’alarme
de type 1 ;
−− l’équipement d’alarme doit permettre de diffuser l’alarme générale
sélective ;
−− une zone d’alarme doit englober au moins un bâtiment.
La diffusion de l’alarme générale sélective doit être identifiable de tout
point de celui-ci ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
148
Dispositions particulières – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées (type J)

−− les déclencheurs manuels d’alarme doivent mettre en œuvre, sans


temporisation, l’ensemble des asservissements automatiques à l’excep-
tion du désenfumage.
Exceptionnellement, après avis de la commission de sécurité, et dans des
zones accueillant des personnes désorientées, les déclencheurs manuels
d’alarme peuvent être uniquement installés dans les locaux accessibles au
personnel seul.
À chaque niveau doit être installé un tableau répétiteur d’alarme sur lequel
seront reportées synthétiquement les informations d’alarme feu provenant
du système de détection incendie, de manière à ce que le personnel
affecté à la surveillance soit informé de la zone de détection concernée par
l’incendie.
En atténuation des dispositions générales, la mise en place de tableaux
répétiteurs d’alarme dispense de la présence permanente d’une personne
à proximité du tableau de signalisation.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

L’emploi de récepteurs autonomes d’alarme est admis en complément de


l’alarme générale sélective et des tableaux répétiteurs d’alarme.

19.5 Alerte
En application des dispositions générales, la liaison avec les sapeurs-pom-
piers doit être réalisée :
−− par ligne téléphonique directe, dans les établissements de 1re et
2e catégories ; en ce qui concerne ceux de la 3e catégorie, la décision
est soumise à l’avis de la commission consultative départementale de
sécurité et d’accessibilité ;
−− par téléphone urbain, dans les autres établissements.

20. Exercices
J 39

Tout le personnel de l’établissement doit être mis en garde contre les


dangers que présente un incendie et être informé des consignes très
précises en vue de limiter l’action du feu et d’assurer l’évacuation du
public.
Des exercices pratiques, ayant pour objet d’instruire le personnel sur la
conduite à tenir en cas d’incendie, doivent avoir lieu au moins une fois par
semestre.

21. Consignes et affichage


J 40

Des consignes relatives à la conduite à tenir en cas d’incendie doivent être :


−− remises à chacun des résidents ;
−− portées à la connaissance du personnel ;
−− affichées dans les parties collectives.
Les locaux ou espaces destinés aux fumeurs doivent être signalés et dotés
de cendriers.
© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

L 1 à L 85
multiples (type L)
de spectacles ou à usages
de conférences, de réunions,
Salles à usage d’audition,
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
151
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Arrêté du 5 février 2007 – JO du 22 mars 2007

1. Établissements assujettis
L1

Les dispositions du type L sont applicables, en fonction de l’effectif reçu,


aux locaux désignés ci-après :
−− salle d’audition, salle de conférences, salle de réunions, salle de pari ;
−− salle réservée aux associations, salle de quartier (ou assimilée) ;
−− salle de projection, salle de spectacles (y compris les cirques non forains) ;
−− cabarets ;
−− salle polyvalente à dominante sportive dont la superficie unitaire est
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

supérieure ou égale à 1 200 m2, ou dont la hauteur sous plafond est


inférieure à 6,50 m ;
−− autre salle polyvalente non visée ci-dessus et non visée par les dispositions
Remarque du type X ;
Sont appelées « promenoirs » −− salle multimédia.
toutes les surfaces propres
à recevoir des personnes Sont assujettis les établissements dans lesquels l’effectif total du public
pouvant assister debout à admis est supérieur ou égal à l’un des chiffres suivants :
des manifestations, en dehors
a) établissements visés aux 1er, 2e et 7e tirets ci-dessus :
des chemins de circulation
et des dégagements où tout -- 100 personnes en sous-sol,
stationnement est interdit. -- 200 personnes au total ;
Une délimitation au sol peut
être imposée, après avis de la b) autres établissements :
commission de sécurité. -- 20 personnes en sous-sol,
Sont appelés « bergeries » des
-- 50 personnes au total.
emplacements où sont installés
des tables et des sièges ; Pour le seuil d’assujettissement, les salles d’audition, salles de conférences,
celles-ci doivent être délimitées salles de réunions, salles de pari ainsi que les salles réservées aux associations,
par des cloisons ou des salles de quartier (ou assimilées) qui possèdent des installations de projection,
rambardes matérialisant les non destinées à un spectacle, ne sont pas considérées comme des salles
chemins de circulation. Une de projection.
bergerie doit recevoir moins de
vingt personnes ; son accès Dans les salles de danse comportant des installations de projection ou
doit être libre et ne pas des aménagements de spectacle, les dispositions décrites ci-après ne sont
comporter de portillon. applicables qu’à ces installations ou aménagements.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
152
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

2. Détermination de l’effectif
L 3 et L 5

2.1 Calcul L3
L’effectif maximal du public admis est déterminé comme suit :

Tableau 1 : Effectif maximal du public admis

Locaux Mode de calcul

Nombre de personnes assises sur des sièges ou des places


de banc numérotées
Nombre de personnes assises sur des bancs où les places ne
Salle d’audition, salle de conférences, salle de réunions, sont pas numérotées, à raison d’une personne par 0,50 mètre
salle de pari, salle réservée aux associations, salle de quartier linéaire
(ou assimilée), salle de projection, salle de spectacles Nombre de personnes assistant à une manifestation sans
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

(y compris les cirques non forains) disposer de sièges ou de bancs, à raison de 3 personnes/m2
Nombre de personnes stationnant normalement dans
les promenoirs et dans les files d’attente, à raison de
5 personnes par mètre linéaire

4 personnes/3 m2 de la surface de la salle, déduction faite des


Cabarets estrades des musiciens et des aménagements fixes autres
que les tables et les sièges

Salle polyvalente à dominante sportive dont la superficie


unitaire est supérieure ou égale à 1 200 m2, ou dont la
hauteur sous plafond est inférieure à 6,50 m, et autre 1 personne/m2 de la surface totale de la salle
salle polyvalente non visée ci-dessus et non visée par les
dispositions du type X

Salles de réunions sans spectacle 1 personne/m2 de la surface totale de la salle

Selon la déclaration du maître d’ouvrage avec un minimum


Salles multimédia
de 1 personne/2 m2 de la surface totale de la salle

2.2 Plans L5
Les plans des établissements soumis à l’avis de la commission de sécurité
doivent indiquer clairement :
a) Pour toutes les salles où le public a accès :
−− la superficie de chaque salle ;
−− la largeur des dégagements et des circulations intérieures.
b) Pour les salles où le public est assis ou stationne dans les promenoirs :
−− les rangées de sièges, et le nombre de sièges par rangée ;
−− la délimitation de la surface des promenoirs et des files d’attente ;
−− les chiffres, partiels et totaux, des spectateurs ayant accès à ces empla-
cements.
c) Pour les salles où le public assiste à une activité en consommant :
−− la surface des estrades non accessibles au public et des aménagements
fixes ;
−− les surfaces des bergeries.
Les règles de sécurité précisées ci-après, viennent en application, en
atténuation, en dérogation ou en aggravation des dispositions générales
applicables à tous les ERP.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
153
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

3. Mesures applicables à tous


les établissements

3.1 Conception de la distribution intérieure L6


En principe, seul le cloisonnement traditionnel est autorisé.
Toutefois, les secteurs et les compartiments sont autorisés pour les établis-
sements suivants :
−− salle d’audition, salle de conférences, salle de réunions, salle de pari ;
−− salle réservée aux associations, salle de quartier (ou assimilée) ;
−− salle polyvalente à dominante sportive dont la superficie unitaire est
supérieure ou égale à 1 200 m2, ou dont la hauteur sous plafond est
inférieure à 6,50 m ;
−− autre salle polyvalente non visée ci-dessus et non visée par les dispositions
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

du type X.
La surface d’un compartiment ne doit pas dépasser 1 200 m2.
Lorsque les établissements sont desservis par des espaces libres, ceux-ci
(ainsi que leur passage d’accès) doivent être réservés à l’usage exclusif de
l’établissement desservi. Des dérogations peuvent être accordées, dans
certains cas particuliers, après avis de la commission de sécurité.
Sous réserve du respect de la stabilité au feu exigée pour l’établissement,
les balcons et les mezzanines des salles ne sont pas considérés comme des
niveaux.

3.2 Enfouissement L7
Pour les salles établies en sous-sol, la surface totale des balcons et des
mezzanines doit être inférieure à 50 % de la superficie de la salle.
En dérogation aux dispositions concernant l’enfouissement maximal, si,
pour des raisons de visibilité, le sol des salles accessibles au public n’est
pas horizontal, son point le plus bas peut être situé à 6,50 m au plus en
dessous du niveau moyen des seuils extérieurs.

3.3 Classement des locaux L8


Le classement des locaux est le suivant.

3.3.1 Locaux à risques importants L 8 §1a


−− Les blocs-scènes ;
−− les magasins de décors et d’accessoires ;
−− les locaux à usage de dépôt de matériels ;
−− les ateliers de fabrication, de nettoyage et d’entretien des costumes ;
−− les ateliers de fabrication de décors ;
−− les locaux des perruquiers et des cordonniers ;
−− les ateliers d’entretien, de réparation et de décoration ;
−− les locaux d’archives ;
−− les salles de reprographie ;
−− les infothèques (archivage de films, bandes vidéo, documents graphiques, etc.).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
154
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

3.3.2 Locaux à risques moyens L 8 §1b Remarque


−− Les loges des artistes, individuelles et collectives ; Les locaux de projection,
les régies et tous les locaux
−− les salles de répétition ; non cités ci-dessus, et non visés
−− les foyers et salles de réunions (à usage professionnel et non accessibles dans les dispositions générales,
au public) ; sont considérés comme des
−− un local unique de moins de 50 m3 à usage de dépôt de matériel. locaux à risques courants.

3.4 Petites salles d’exposition ouvrant sur un hall


L9
En dérogation aux exigences du cloisonnement traditionnel, les salles
d’exposition à caractère non commercial (culturel, scientifique ou artistique)
situées dans des établissements du type L peuvent communiquer par de
larges baies libres ou vitrées avec les halls sous réserve que chaque salle ne
dépasse pas 300 m2 de superficie.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

3.5 Dégagements – Sorties L 10


Si des sorties d’un établissement sont rendues inutilisables du fait d’une
activité particulière, elles ne doivent pas être visibles du public. Cette
disposition ne doit cependant pas avoir pour effet de diminuer le nombre
et la largeur des dégagements correspondant à l’effectif du public admis
dans l’établissement pour cette activité particulière.

3.6 Équipements particuliers L 11


Si dans certains établissements des activités sont périodiquement télévi-
sées ou si des matériels de prises de vues, de sons ou d'éclairage sont
employés de manière répétitive, des aménagements fixes permanents
(fourreaux libres et caniveaux pour le passage de câbles par exemple)
doivent être réalisés afin de conserver la totalité de leurs fonctions aux
parois et aux dégagements.

3.7 Chauffage, ventilation et conditionnement d’air


L 12
Les systèmes de chauffage et de ventilation installés conformément aux
dispositions générales sont autorisés.
La reprise ou la diffusion d’air à partir d’un plénum situé sous les sièges ou
gradins est autorisée sous réserve que ce plénum soit délimité en matériau
M0 ou A2-s1, d0 et vide de tout stockage. Les éventuels conduits traversant
ce plénum devront être classés M0 ou A1. Ce plénum ne comportera que
des trappes de visite et sera nettoyé régulièrement.

3.8 Électricité (Dispositifs de réglage des lumières


et de la sonorisation) L 13
Les dispositifs de réglage des lumières et de la sonorisation intéressent la
commande et le réglage des appareils destinés :
−− aux effets scéniques de lumière ;
−− à une partie de l’éclairage de la salle (éclairage réglable) ;
−− au réglage de la sonorisation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
155
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Le pupitre porte seulement des appareils de réglage, de commande et de


signalisation non parcourus par les courants des appareils d’utilisation.
Les organes de puissance sont des dispositifs parcourus par le courant qui
alimente les dispositifs d’éclairage (gradateurs, par exemple).
Dans les installations d’une puissance au plus égale à 100 kVA, le pupitre et
les organes de puissance peuvent être réunis dans un ensemble complet.
Les organes de puissance doivent être installés dans un local de service élec-
trique, ventilé sur l’extérieur soit directement, soit par l’intermédiaire d’un
conduit, et isolé dans les conditions prévues pour un local à risques moyens.
Toutefois, ces organes peuvent être autorisés :
−− dans les régies et cabines de projection si la puissance installée est
limitée à 100 kVA et s’ils sont placés dans une armoire métallique ;
−− dans le bloc-scène, sur les passerelles techniques ou les plafonds
techniques de la salle, s’ils sont installés dans les conditions prévues par
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

le règlement pour les locaux accessibles au public ;


−− dans la salle ou les plafonds techniques de la salle, en respectant les disposi-
tions prévues par le règlement pour une puissance totale limitée à 100 kVA.
Les organes de puissance peuvent être incorporés aux dispositifs d’éclairage
si les conditions suivantes sont simultanément remplies :
−− la puissance de chaque circuit doit être au plus égale à 25 kVA ;
−− chaque circuit doit être protégé contre les surcharges ;
−− l’alimentation électrique des dispositifs d’éclairage doit être assurée
par des canalisations préfabriquées possédant les degrés de protection
minimaux IP 31 et IK 08 ;
−− les canalisations préfabriquées doivent être fixées sur des supports
incombustibles (ou classés A1), ou sur des éléments stables de la
construction, et être éloignées de tout matériau susceptible de propager
un incendie ;
−− les dérivations reliant les dispositifs d’éclairage doivent être protégées
individuellement contre les surintensités et leur longueur ne doit pas
dépasser 2 m ;
−− les dispositifs d’éclairage doivent être implantés de telle manière que
rien ne s’oppose à la dissipation de la chaleur qu’ils produisent.
Le pupitre peut être placé dans la cabine de projection si son enveloppe
est métallique.
Le pupitre et les organes de puissance, installés dans le bloc-scène, doivent
être placés à l’abri des dégradations qui pourraient survenir, notamment
lors de la manutention des décors.
Un dispositif coupant l’alimentation de tous les conducteurs actifs doit être
placé à proximité immédiate de l’organe de puissance.
Les installations semi-permanentes relatives aux éclairages de spectacles
ainsi qu’aux effets scéniques sont autorisées pour une durée maximale de
trois mois et doivent répondre aux dispositions générales prévues pour ce
type d’installation.
En dérogation aux dispositions ci-dessus, leurs organes de puissance
peuvent être installés dans un coffret incombustible ou classés A1, mobile,
quel que soit son emplacement, sous réserve qu’il existe un dispositif de
coupure, accessible en permanence aux seules personnes autorisées.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
156
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Les matériels des installations temporaires ou semi-permanentes doivent


justifier d’une vérification annuelle par un organisme agréé.

3.9 Moyens de secours L 14

3.9.1 Service de sécurité incendie L 14


Il existe deux types de services :
−− le service de sécurité ;
−− le service de représentation qui est composé de personnel formé
conformément aux dispositions du règlement de sécurité, et qui vient
en complément du service de sécurité incendie pendant la durée des
représentations.
Les agents du service de représentation doivent connaître l’établissement
et être munis notamment de moyens de communication. Ils seront plus
particulièrement chargés :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− de la surveillance de la salle et de la scène ;


−− d’assurer la vacuité et la permanence des cheminements d’évacuation
jusqu’à la voie publique.
L’organisation du service de sécurité incendie et de représentation est
déterminée suivant la nature de l’activité.

A – Organisation du service de sécurité incendie dans les salles de


spectacle

Tableau 2 : Service de sécurité incendie dans les salles de spectacle

Établissements Service de sécurité incendie Service de représentation (1)

Agents de sécurité incendie (trois dont Un SSIAP 2


1re catégorie un chef d’équipe : le chef et un agent Deux SSIAP 1 majorés d’un SSIAP 1 à
+ 3 000 personnes ne doivent pas être distraits de leur partir de 6 000 personnes par fraction
mission) supplémentaire de 3 000 personnes

Agents de sécurité incendie (trois


1re catégorie dont un) pouvant par dérogation au
Un SSIAP 1
de 1 501 à 3 000 personnes règlement être employés à d’autres
tâches

Un agent de sécurité incendie et deux


2e catégorie avec espace scénique
personnes désignées qui peuvent toutes
intégré ou adossé et décors M2 Un SSIAP 1
les deux être employées à d’autres
ou C-S2, d0 ou bois classé M3
tâches

3e et 4e catégories avec espace


Deux personnes désignées qui peuvent
scénique intégré ou adossé
toutes les deux être employées Un SSIAP 1
et décors M2 ou C-S2, d0
à d’autres tâches
ou bois classé M3

Une personne désignée qui peut être


Autres établissements Aucune disposition à prévoir
employée à d’autres tâches
1. Ce service vient en complément du service de sécurité incendie. Il ne peut être distrait de ses missions spécifiques.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
157
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

B – Organisation du service de sécurité incendie dans les salles de


projection
Tableau 3 : Service de sécurité incendie dans les salles de projection

Établissements Service de sécurité incendie des salles de projection

1re catégorie Des agents de sécurité incendie (trois dont un chef d’équipe)
+ 3 000 personnes Seul le chef d’équipe ne peut pas être employé à d’autres tâches

1re catégorie Des personnes désignées qui peuvent toutes être employées à d’autres tâches

Autres établissements Une personne désignée qui peut être employée à d’autres tâches

C – Organisation du service de sécurité incendie dans les autres


établissements du type L

Tableau 4 : Service de sécurité incendie dans les autres établissements du type L


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Établissements Service de sécurité incendie des salles de projection

1re catégorie Des agents de sécurité incendie (trois dont un chef d’équipe) le chef et un agent
+ 3 000 personnes ne doivent pas être distraits de leur mission)

Agents de sécurité incendie (trois dont un) pouvant par dérogation au règlement
1re catégorie
être employés à d’autres tâches

Autres établissements Une personne désignée qui peut être employée à d’autres tâches

Remarque Toutes les personnes désignées doivent avoir reçu une formation de sécurité
En aggravation des dispositions incendie.
de l’article GN 10 du Règlement
La composition du service de sécurité incendie et de représentation peut
de sécurité, les dispositions
ci-dessus sont applicables à tous
être modifiée, après avis de la sous-commission départementale pour la
les établissements existants un sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements
an après la date de publication recevant du public et les immeubles de grande hauteur.
au Journal officiel du présent
texte (JO du 22 mars 2007). 3.9.2 Système de sécurité incendie (SSI) L 15
Le système de sécurité à prévoir est décrit dans le tableau ci-dessous :

Tableau 5 : Catégories de SSI

Catégories Catégories de SSI

Établissements de 1re catégorie A


+ 3 000 personnes La DAI (détection automatique d’incendie) est installée dans les locaux à
Établissements de 1re, 2e et 3e catégories risques particuliers, les combles, les fosses et dans les locaux de service
comportant des dessous ou une fosse technique électrique

Autres établissements de 1re catégorie C, D ou E

Établissements de 2e catégorie E

Remarque
Dans certains établissements ou
dans certains locaux présentant
des caractéristiques particulières,
un système de détection
automatique d’incendie peut
être imposé, après avis de la
commission de sécurité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
158
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

3.9.3 Alarme L 16
Les équipements d’alarme doivent être les suivants :
Tableau 6 : Équipements d'alarme

Catégories Équipement d'alarme

Établissements de 1 catégorie + 3 000 personnes


re

Type 1
Établissements de 1re, 2e et 3e catégories comportant des dessous ou une fosse technique

Autres établissements de 1re catégorie 2b

Autres établissements de 2e catégorie 3

Autres établissements 4

Dans le cas d’un équipement d’alarme du type 1 (système de sécurité


incendie de catégorie A) ou dans les établissements équipés d’une sonori-
sation, l’alarme générale doit être interrompue par diffusion d’un message
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

préenregistré prescrivant en clair l’ordre d’évacuation.


Dans ce dernier cas, les équipements nécessaires à la diffusion de ce
message doivent également être alimentés au moyen d’une alimentation
électrique de sécurité (AES) conforme à sa norme.
En outre, le fonctionnement de l’alarme générale doit être précédé auto-
matiquement :
−− de l’arrêt du programme en cours afin que le message d’évacuation soit
audible ;
−− de la mise en fonctionnement de l’éclairage normal des salles plongées
dans l’obscurité pour des raisons d’exploitation.

3.9.4 Alerte L 17
En application des dispositions générales, la liaison avec les sapeurs-pompiers
doit être réalisée :
−− par avertisseur privé, ou par ligne téléphonique directe dans les
établissements de 1re catégorie ;
−− par téléphone urbain dans les autres établissements.

4. Mesures applicables aux salles


L 18

4.1 Généralités L 18
La salle est la partie de l’établissement où le public assiste à un spectacle, Remarque
une projection, une audition ou une réunion. Lorsque des installations
techniques particulières sont
Le bloc salle est l’ensemble des parties de l’établissement où le public a
aménagées dans les salles, aux
accès, c’est-à-dire la salle, les halls, les foyers, les dégagements, etc. fins de créer des effets spéciaux
(brouillard artificiel, fumées, etc.),
4.2 Circulation dans les salles L 20 elles doivent être conformes
aux notes techniques du ministre
Dans les salles comportant des sièges fixes, et en atténuation des dispositions
de l’Intérieur et pour les lasers
visant les unités de passage, tous les sièges doivent être disposés de à la norme européenne en
manière à former des ensembles desservis par des dégagements d’une vigueur (NF EN 60 825).
largeur minimale de 0,60 m.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
159
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Dans les salles comportant des tables et des sièges, ceux-ci doivent être
disposés de manière à ménager des chemins de circulation libres en
permanence. La largeur des circulations des salles où les sièges ne sont pas
fixés doit être mesurée, les sièges étant en position d’occupation.
Si des dégagements secondaires sont établis, ils doivent avoir une largeur
minimale de 0,60 m (dans les conditions ci-avant).
Lorsque les tables ne sont pas rendues fixes, et en complément des dispositions
générales imposant des circulations de 2 UP minimum, chaque sortie doit
être reliée aux autres sorties de la salle par des dégagements d’une largeur
au moins égale à celle de la plus grande sortie de la salle desservie.
Dans les salles comportant des rangées de sièges, la largeur des circulations
doit aller en augmentant vers la sortie, en fonction des effectifs reçus.
Dans les salles disposant de balcon(s) recevant 300 personnes au plus, les
aggravations prévues pour les circulations et les rangées de sièges s’appliquent
de la manière suivante :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− balcon recevant 200 personnes au plus : 2 dégagements de 2 UP chacun ;


−− balcon recevant de 201 à 300 personnes : 2 dégagements de 3 UP chacun.

4.3 Personnes handicapées circulant


en fauteuil roulant L 21
Quel que soit l’effectif des personnes handicapées :
−− les places qui leur sont réservées doivent être repérées et situées le plus
près possible de l’issue la plus favorable pour l’évacuation, que ces
personnes assistent au spectacle dans un fauteuil roulant ou dans un
siège de l’établissement ;
−− de plus, dans les salles où l’obscurité est nécessaire pour une activité,
les places visées ci-dessus doivent, de préférence et chaque fois que
possible, être situées à un niveau permettant de déboucher de plain-
pied sur l’extérieur sauf dans les établissements équipés d’un dispositif
d’évacuation spécifique pour les personnes handicapées circulant en
fauteuil roulant (local d’attente et ascenseur à commande accompagnée) ;
−− en application des dispositions générales interdisant le rétrécissement
des circulations, les fauteuils roulants, en dépôt, ne doivent pas diminuer
la largeur des dégagements du bloc salle.

4.4 Pente et sorties des salles L 22 et L 23


En dérogation aux dispositions générales, les pentes des circulations
desservant les parterres, les mezzanines, les balcons, etc., peuvent atteindre
15 % ; au-delà de cette valeur, des paliers doivent être aménagés.
En aggravation des dispositions autorisant une communication avec des
tiers, tous les établissements doivent être desservis par des dégagements
normaux indépendants de ceux desservant les locaux occupés par des tiers.
Des dérogations peuvent être accordées, après avis de la commission de
sécurité, notamment lorsque des transformations sont entreprises dans les
établissements existants.
Dans un établissement regroupant plusieurs salles de projection ou de
spectacle, chaque salle recevant plus de 200 personnes doit disposer au
minimum d’un dégagement de 2 UP débouchant sur l’extérieur.
Les espaces réservés aux files d’attente doivent être disposés de manière à
ne pas diminuer la largeur des dégagements.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
160
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

4.5 Porte des loges du public L 24


Les portes de loges du public susceptibles de faire saillie dans les circulations
doivent s’ouvrir en va-et-vient et être équipées d’un ferme-porte ou d’un
système équivalent. En dérogation aux dispositions imposant des oculus,
ces portes peuvent ne pas comporter de parties vitrées.

4.6 Vestiaires L 25
En complément des dispositions interdisant les saillies et dépôts dans
les dégagements, des vestiaires peuvent être aménagés en dehors des
chemins de circulation et des escaliers ; en outre, ils doivent être disposés
de manière que le public appelé à les utiliser ne gêne pas la circulation. Ils
sont interdits dans les escaliers et à leurs abords immédiats.
Lorsque des vêtements sont suspendus le long des chemins de circulation,
la largeur de ces derniers doit être majorée de 0,60 m.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

4.7 Aménagements L 26 à L 29

4.7.1 Gradins L 26
En dérogation aux dispositions générales, les dessous des gradins peuvent
être visibles ; dans ce cas, ils doivent être rendus inaccessibles au public
par des dispositifs tels que des lisses ou grillages, par exemple, et être
maintenus propres en permanence.
Les gradins télescopiques ou mobiles peuvent rester dans la salle.

4.7.2 Éléments de séparation L 27


Les éléments de séparation (parois, cloison-écran, etc.), ne devant pas
assurer une fonction de résistance au feu, doivent être réalisés en matériaux
de catégorie M3 ou classés D-s3, d0. Leur système de fixation doit leur
permettre de résister à la poussée du public.

4.7.3 Rangées de sièges L 28


En complément des dispositions générales visant les rangées de sièges,
lorsque des rangées de sièges sont constituées, elles doivent être réalisées :
a) soit conformément aux dispositions générales. Dans ce cas, l’espacement
entre rangées doit permettre le passage libre, en position verticale, d’un
« gabarit » de 0,35 m de front, de 1,20 m de hauteur environ et de 0,20 m
comme autre dimension.
L’essai du gabarit doit être fait soit entre les rangées de sièges relevés
si les dossiers sont fixes, soit entre une rangée de sièges relevés et une
rangée de sièges inclinés dans leur position d’occupation si ces derniers
sont mobiles ;
b) soit en respectant l’ensemble des dispositions suivantes :
−− le nombre maximal de sièges entre deux circulations est fixé à cinquante.
Pour les rangées de sièges desservies par une seule circulation, le
nombre de sièges est limité à huit ;
−− les sièges ou les rangées doivent être fixés au sol ;
−− lors de l’essai visé au paragraphe a) ci-dessus, le front du gabarit est
augmenté de 2 cm chaque fois qu’un siège est ajouté, avec une valeur
maximale de 0,60 m.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
161
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

La largeur de la rangée entière doit être constante ;


−− les dispositions visant la desserte des rangées de sièges fixes par des
dégagements d’une largeur minimale de 0,60 m ne sont pas applicables ;
−− les salles comportant plus de 700 places doivent posséder un dégagement
de 2 UP parallèles aux rangées et reliant les autres circulations. Dans les
salles comportant plus de 1 500 places, des blocs de 700 places doivent
être constitués ; ces blocs doivent être ceinturés par des circulations de
2 UP au moins ;
−− le nombre de sorties et le nombre d’unités de passage de la salle sont
majorés d’un tiers, chaque sortie ayant une largeur minimale de 3 UP. Cette
majoration n’affecte pas le calcul des dégagements de l’établissement ;
−− si la salle comporte des rangées de plus de 32 sièges, les circulations
desservant ces rangées doivent avoir une largeur minimale de 3 UP et la
distance maximale à parcourir pour gagner une issue de la salle ne doit
pas dépasser 30 m ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− s’il existe un espace scénique intégré avec emploi de décors M2 ou


classés C-s2, d0 ou en bois M3 ou classés D-s3, d0 (au lieu du M1 exigé),
les majorations relatives aux sorties et aux unités de passage ne sont pas
cumulables ; seules les dispositions les plus sévères sont retenues ;
−− pour les établissements existants et à modifier, les dégagements doivent
faire l’objet d’un examen particulier de la commission consultative
départementale de la protection civile, de la sécurité et de l’accessibilité
si l’exploitant demande à bénéficier de l’ensemble de ces dispositions.
Si les sièges se relèvent automatiquement, leur fonctionnement doit
toujours être bien assuré.
Les sièges situés en bordure des dégagements doivent être alignés le long
de ces derniers, ou tout au moins ne pas former de redents susceptibles
d’accrocher les personnes qui se dirigent vers les sorties.
Cette disposition ne s’oppose pas à l’installation de sièges en quinconce.
Des strapontins peuvent être établis dans les dégagements sous réserve de
respecter l’ensemble des dispositions suivantes :
−− ils doivent se replier automatiquement ;
−− étant baissés, ils doivent laisser dans le dégagement un passage libre de
0,60 m au moins ;
−− étant relevés, ils ne gênent pas le passage du gabarit prévu ci-dessus.
Les tablettes (amovibles, fixes ou mobiles) ne sont tolérées dans les rangs
de sièges qu’à la condition de ne pas gêner la circulation ; en particulier, elles
ne doivent pas entraver le passage du gabarit prévu ci-dessus lorsqu’elles
ne sont pas en position d’utilisation.

4.7.4 Sièges mobiles L 29


Les sièges mobiles sont interdits dans les salles. Ils sont toutefois admis
dans les loges et dans certaines dépendances de la salle (bars, foyers, etc.),
après avis de la commission de sécurité, ainsi que dans les salles comportant
des tables par nécessité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
162
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

4.8 Désenfumage L 30
Pour le calcul du cœfficient « a » au sens de l’annexe de l’instruction
technique n° 246, les locaux sont répartis, en fonction de l’importance
prévisible des foyers, dans les classes suivantes :
a) classe 1 : salles d’audition, salles de conférence, salles de réunion, salles
de pari, salles réservées aux associations, salles de projection, salles de
spectacle avec espace scénique isolable, salles multimédia ;
b) classe 2 : cabarets, salles de spectacle avec espace scénique intégré ou
adossé comportant des décors en matériaux de catégorie M0 ou M1 ou
classés A1 ou B-s2, d0, salles polyvalentes ;
c) classe 3 : salles de spectacle avec espace scénique intégré ou adossé
comportant des décors en matériaux de catégorie M2 ou classés C-s2, d0
ou en bois classés M3 ou classés D-s3, d0.
Les commandes des systèmes de désenfumage ne sont pas obligatoirement
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

automatiques ni asservies à la détection automatique d’incendie, y compris


pour les établissements équipés d’un SSI de catégorie A.

4.9 Chauffage L 31
En complément des dispositions générales, le chauffage des locaux
accessibles au public peut être assuré par les appareils de production -
émission suivants. Tous les équipements doivent répondre aux dispositions
réglementaires les concernant.

4.9.1 Dans les salles polyvalentes à dominante sportive


L 31 §1
−− Par des appareils indépendants électriques fixes ;
−− par des aérothermes à combustible gazeux et des tubes rayonnants ;
−− par des tubes rayonnants à génération centralisée ;
−− par des panneaux radiants à combustible gazeux ;
−− par d’autres appareils indépendants à combustible gazeux.

4.9.2 Dans les établissements de 3e et 4e catégories


L 31 §2
−− Par des appareils indépendants électriques fixes installés conformément
aux dispositions générales ; toutefois, les cassettes chauffantes élec-
triques dont la température dépasse 100 °C et les panneaux radiants
électriques ne sont admis que dans les halls ;
−− par des aérothermes à combustible gazeux conformément aux dispositions
générales ;
−− par des tubes rayonnants conformément aux dispositions générales
uniquement pour les salles et les halls ;
−− par des tubes rayonnants à génération centralisée conformément aux
dispositions générales uniquement pour les salles et halls ;
−− par d’autres appareils indépendants à combustible gazeux installés
conformément aux dispositions générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
163
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

4.9.3 Dans les établissements de 1re et 2e catégories


L 31 §3
−− Par des appareils indépendants électriques fixes installés conformément
aux dispositions générales ; toutefois, les cassettes chauffantes élec-
triques dont la température dépasse 100 °C et des panneaux radiants
électriques ne sont admis que dans les halls ;
−− par des aérothermes à combustible gazeux conformément aux disposi-
tions générales uniquement pour les halls ;
−− par des tubes rayonnants à génération centralisée conformément aux
dispositions générales uniquement pour les salles et les halls.
En application des dispositions générales, le niveau de sol à prendre en
considération est le niveau de sol accessible au public (planchers des
gradins, estrades, etc.).
Enfin, les cheminées à foyer ouvert ou fermé et inserts et les appareils à
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

effet décoratif de combustion utilisant les combustibles gazeux, implantés


dans les conditions prévues par le Règlement de sécurité, sont autorisés
dans les seules salles de réunion, salles réservées aux associations et salles
de quartier.
Les canalisations de gaz dans les salles doivent être identifiées au moyen
des couleurs conventionnelles et comporter des indications visibles de tous
les endroits rappelant « gaz - ne rien accrocher ».

4.10 Éclairage L 32 à L 34

4.10.1 Éclairage normal et éclairage scénique L 32


Dans les établissements comportant un espace scénique ou une cabine
de projection, l’un des deux circuits prévus dans les dispositions générales,
doit pouvoir être commandé, dans tous les cas, à partir d’un endroit
habituellement surveillé pendant la présence du public.
Les dispositifs supportant les lustres ne doivent passer ni dans les conduits
(ou gaines) d’aération, ni dans le bloc-scène.
Les câbles souples alimentant les projecteurs installés dans les salles
doivent être de la catégorie C2 et ne pas entraver les dégagements.
Les luminaires pour l’éclairage des scènes et des prises de vue doivent être
conformes à la norme NF EN 60 598-2-17.

4.10.2 Éclairage de sécurité L 33


Le bloc salle des établissements doit être équipé d’un éclairage de sécurité
répondant aux dispositions générales de l’éclairage de sécurité.
L’éclairage de sécurité des établissements de 1re et 2e catégories doit être
alimenté par une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs
comme prévu dans les dispositions générales.
Toutefois, dans les salles de projection et les salles de spectacles (y compris
les cirques non forains) de 1re et 2e catégories, l’éclairage de sécurité
d’évacuation des salles peut être assuré par des blocs autonomes d’éclairage
de sécurité conformes aux dispositions générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
164
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

4.10.3 Éclairage d’ambiance L 34


Conformément aux dispositions générales, lorsque les lampes d’éclairage
d’ambiance sont éteintes à l’état de veille, le passage de l’état de veille à
l’état de fonctionnement doit être réalisé par un dispositif automatique dès
que l’alimentation de l’éclairage normal de la salle est défaillante.

4.11 Moyens de secours – Moyens d'extinction


L 35
La défense contre l’incendie du bloc salle doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, placés à
proximité des sorties, avec un minimum d’un appareil par 200 m2 et par
niveau ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.
Une installation de RIA DN 19/6 est imposée aux établissements de 1re, 2e
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

et 3e catégories comportant des dessous ou fosses techniques.


Elle peut être imposée après avis de la commission de sécurité :
−− dans les établissements situés dans les zones d’accès particulièrement
difficile ou défavorable ;
−− dans les établissements implantés dans les ensembles immobiliers
complexes ;
−− dans les établissements présentant une distribution intérieure compliquée
ou sur plusieurs niveaux.
En aggravation des dispositions générales, et si le dernier niveau accessible
au public est à plus de 18 m du niveau d’accès des engins de sapeurs-pompiers,
une colonne sèche peut être imposée dans chaque escalier, après avis de
la commission de sécurité.
La mise en place d’autres moyens d’extinction ne doit être imposée que
dans des cas tout à fait exceptionnels.

5. Mesures applicables aux installations


de projection
L 36 à L 48

5.1 Généralités L 36
Les installations de projection peuvent comprendre :
−− des appareils de projection cinématographique ;
−− des vidéoprojecteurs ;
−− des matériels utilisés comme supports ou projecteurs d’images.
Ces installations sont situées :
−− soit dans une régie ;
−− soit dans un local de projection ;
−− soit dans la salle.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
165
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Pour des installations particulières, et notamment des matériels d’un type


nouveau utilisés comme support ou projecteur d’images, des notes techniques
du ministre de l’Intérieur peuvent préciser les mesures particulières à
respecter.

5.2 Terminologie L 37

Tableau 7 : Terminologie

Appellation Définition

Local pouvant contenir un ou plusieurs appareils de


projection, des équipements techniques d’éclairage,
Régie de vidéo et de sonorisation et/ou l’ensemble des
consoles de télécommande relatif à l’éclairage, à la
vidéo ou à la sonorisation, et des écrans de contrôle

Local contigu à la régie, en communication directe


Local de montage
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

ou non avec celle-ci, où peuvent s’effectuer


et de rembobinage
les opérations de montage et de rembobinage

Ensemble constitué par une régie et éventuellement


Local de projection
un local de montage et de rembobinage

Appareil susceptible de projeter, sans déchargement


Appareil à grande capacité du film et de façon continue, l’intégralité du
programme

Dispositif produisant de la lumière au moyen d’un


Source de lumière en
arc (ou d’un filament) dans un ballon étanche sans
enceinte étanche
échange gazeux avec l’extérieur

Source de lumière en Source de lumière produite par un arc électrique


enceinte non étanche non protégé ; un échange gazeux se produit avec
(lanterne à arc à charbon) l’extérieur

5.3 Films et écrans de projection L 38


Seuls sont autorisés les films établis sur support de sécurité conforme à la
norme française en vigueur (NF S24-001).
L’écran de projection doit être en matériaux de catégorie M3 ou classés
D-s3, d0 ; les bordures (ou caches) doivent être en matériaux de catégorie
M1 ou classés B-s2, d0 ; l’ossature (éventuelle) doit être incombustible ou
classée A1.

5.4 Installation en régie ou local de projection


L 39 à L 41

5.4.1 Isolement L 39
Dans les établissements comportant une cabine desservant une salle, et
en dérogation aux dispositions générales concernant le cloisonnement
traditionnel, aucune exigence de résistance au feu n’est imposée à la
paroi séparant la cabine de la salle. Toutefois, l’utilisation d’une source de
lumière à enceinte non étanche (lanterne à arc à charbons) n’est autorisée
que dans des régies isolées répondant aux caractéristiques du cloisonne-
ment traditionnel.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
166
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Dans les établissements comportant un ou plusieurs locaux de projection


desservant plusieurs salles, et en dérogation aux dispositions générales
de cloisonnement précitées, aucune exigence de résistance au feu n’est
imposée aux parois séparant les locaux de projection des salles si les conditions
suivantes sont simultanément réalisées :
−− il existe au-dessus de ces parois sans résistance au feu un élément de
paroi fixe de 0,80 m de hauteur conforme aux dispositions du cloisonnement
traditionnel et s’élevant jusqu’au plafond ;
−− ces parois sont ocultables par un rideau réalisé en matériaux M0 ou
A2-s2, d1 (la commande de ce dispositif doit se situer en régie et/ou à
tout autre endroit où se trouve un membre du personnel en permanence).
Une des parois (choisie par l’exploitant), séparant éventuellement la régie
ou le local de projection d’un hall ou d’un dégagement accessible au
public, peut être constituée par des éléments vitrés réalisés en verre de
sécurité conforme à la norme NF B32-500, et résister à une poussée du
public ou être protégée par une lisse présentant la même résistance.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

5.4.2 Aménagements L 40
Les dimensions en plan de la cabine doivent être déterminées de façon à
ménager un espace libre de 0,60 m au moins autour de chaque appareil de
projection, sauf à l’avant du projecteur et du côté opposé au chargement.
Lorsqu’il existe des carters et que la porte du local se développe vers
l’arrière de l’appareil, la distance hors tout, carters ouverts, doit être de
0,60 m au moins.
Lorsque la ou les sorties du local de projection ou de la régie donnent
directement dans le bloc-salle, chaque porte, qui ne doit pas faire obstacle
à la sortie du public, doit être munie d’un ferme-porte.
En aggravation des dispositions générales, le mobilier de la régie et des
locaux de projection, à l’exception des sièges, doit être en matériaux de
catégorie M3 ou classés D-s3, d0.
En dehors de la projection, les bobines doivent être enfermées dans des
boîtes incombustibles.

5.4.3 Appareils L 41
Les appareils de projection doivent être pourvus :
−− d’un dispositif ayant pour effet d’empêcher que la température des
parois du couloir de projection n’excède 80 °C ;
−− d’un obturateur automatique interceptant la projection du faisceau
lumineux sur la pellicule si le déplacement de celle-ci est interrompu (ou
ralenti) dans le couloir ;
−− de carters métalliques recevant des bobines de déroulement du film,
dans le cas où la source lumineuse de la lanterne de projection est une
source de lumière en enceinte non étanche (lanterne à arc à charbon),
ces carters doivent être maintenus fermés dès que le film est en place ;
ils doivent être munis d’un regard permettant à l’opérateur de suivre le
déroulement complet de la bobine ; les carters ne sont pas obligatoires
pour les appareils utilisant une source de lumière en enceinte étanche ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
167
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

−− d’un dispositif d’arrêt automatique agissant simultanément sur tous les


mécanismes d’entraînement du film, dans le cas d’appareils à grande
capacité pour lesquels une partie du trajet du film s’effectue à l’extérieur
de l’appareil de projection ; ce dispositif agit en cas de défaillance d’un
des mécanismes d’entraînement du film ou de rupture du film.
Le déroulement du film doit toujours s’effectuer à l’intérieur des locaux de
projection.
Chaque lanterne de projection dont la lampe émet un spectre dans le
domaine de l’ultraviolet doit être munie d’un conduit d’évacuation.
Lorsque plusieurs appareils, disposés dans un ou plusieurs locaux, sont
raccordés à un même conduit collecteur, l’installation doit être réalisée de
façon que ce conduit soit toujours en dépression par rapport aux locaux
précités.

5.4.4 Chauffage – Ventilation L 42


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

En complément des dispositions propres au type L, le chauffage des locaux


de projection et des régies peut être assuré par des appareils de chauffage
indépendants électriques conformément aux dispositions spécifiques
visant ces appareils à l’exception des cassettes chauffantes électriques
dont la température de surface dépasse 100 °C et des panneaux radiants
électriques.
Ces appareils peuvent, pour des raisons d’exploitation, être mobiles.
La ventilation des locaux de projection doit être assurée :
−− soit par une baie ouvrant directement sur l’extérieur ;
−− soit par une amenée d’air neuf réglable, débouchant en partie basse, et
une évacuation d’air (également réglable) placée en partie haute ;
−− soit par un circuit de ventilation mécanique.
Si la ventilation est commune avec celle des salles, les locaux de projection
doivent être en dépression par rapport aux salles.

5.4.5 Éclairage L 43
L’interruption accidentelle de la projection cinématographique doit entraîner
automatiquement la mise en service de tout ou partie de l’éclairage normal
de la salle.
Les régies et les locaux de projection doivent être équipés d’un éclairage
de sécurité.

5.4.6 Moyens d’extinction L 44


Les régies et les locaux de projection doivent être dotés :
−− d’un extincteur à eau pulvérisée, disposé en un endroit bien visible et
toujours accessible ;
−− de deux extincteurs adaptés aux feux d’origine électrique.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
168
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

5.5 Installations dans la salle L 45 à L 48

5.5.1 Généralités L 45
Les installations de projection installées dans une salle peuvent comporter :
−− soit un appareil fonctionnant avec une source de lumière en enceinte
étanche ;
−− soit d’autres matériels projecteurs d’images, à l’exception des appareils
utilisant une source de lumière à enceinte non étanche (arc à charbon).
Ces appareils ne doivent pas constituer une gêne pour la circulation du
public ; ils doivent être distants d’un mètre au moins (en tous sens) des
dégagements et être séparés du public par une zone libre de même
dimension.

5.5.2 Aménagements L 46 §1
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Des régies peuvent être installées dans les salles sous réserve du respect
de l’ensemble des cinq dispositions suivantes :
−− elles ne peuvent être déplacées qu’en dehors de la présence du public ;
−− elles ne doivent ni diminuer la largeur ou la hauteur des dégagements,
ni masquer le balisage ;
−− elles doivent être construites en matériaux incombustibles ou classés A1 ;
−− elles ne doivent contenir aucun organe de puissance supérieure à
100 kVA ;
−− elles ne doivent pas faire obstacle à l’installation de désenfumage, si elle
existe.
Les parois et plafonds constituant une régie mobile doivent être construits
avec des incombustibles ou classés A1 ; en outre, les régies suspendues
ne doivent jamais constituer un risque pour le public. Elles doivent être fixées
par deux systèmes distincts et de conception différente.

5.5.3 Appareils L 46 §2
Les appareils de projection doivent être pourvus :
−− d’un dispositif ayant pour effet d’empêcher que la température des
parois du couloir de projection n’excède 80 °C ;
−− d’un obturateur automatique interceptant la projection du faisceau
lumineux sur la pellicule si le déplacement de celle-ci est interrompu (ou
ralenti) dans le couloir.
Les carters ne sont pas obligatoires pour les appareils utilisant des films de
format inférieur à 35 mm.
Les films ne doivent être apportés auprès des appareils qu’au fur et à
mesure des besoins ; les films en réserve doivent être stockés en dehors
de la salle.

5.5.4 Installation électrique L 47


L’installation électrique alimentant les appareils de projection doit respecter
les dispositions générales visant les installations semi-permanentes. De
plus, les câbles d’alimentation doivent être directement raccordés à une
prise de courant, dans les conditions prévues par les dispositions générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
169
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

5.5.5 Moyens d’extinction L 48


En complément des dispositions générales du type L, un extincteur à eau
pulvérisée et deux extincteurs pour feux d’origine électrique, doivent être
disposés à proximité de la régie.

6. Mesures applicables
aux espaces scéniques
L 49 à L 79

6.1 Dispositions générales L 49 à L 58

6.1.1 Terminologie L 49
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

a) Espace scénique : espace comportant les scènes, les estrades, les


plateaux (fixes ou mobiles), les pistes, les aires de service ou tout autre
dispositif permettant des représentations théâtrales, des concerts, des
attractions et, en général, tout spectacle.
b) Bloc-scène : volume destiné à recevoir les artistes, les installations
techniques et les décors qui sont utilisés pendant le jeu scénique et qui
peuvent s’escamoter en tous sens à la vue du public. La surface à prendre
en compte est la surface réelle, mesurée au niveau du plancher de scène,
non compris le proscénium.
c) Gril : surface technique située en partie haute du blocscène et pouvant
recevoir la machinerie scénique.
d) Baie de scène : ouverture mettant en communication le bloc-scène et
le bloc-salle.
e) Dessous de scène : niveaux non isolés situés sous le plancher de scène
des espaces scéniques isolables et permettant l’installation des décors des
spectacles en cours et la mise en place de machineries.
f) Fosse technique : volume technique d’un seul niveau situé sous la salle
et/ou sous l’espace scénique permettant l’installation de machineries scéni-
ques et/ou du décor du spectacle en cours.
g) Fosse d’orchestre : cavité pratiquée devant la scène et pouvant recevoir
des artistes.
h) Avant-scène (proscénium) : partie de la scène située en avant du nu
intérieur de la baie de scène.
i) Hauteur de la baie de scène : hauteur comprise entre le dessous du
linteau du cadre de scène et le plancher de scène.
j) Hauteur cachée : hauteur comprise entre le dessous du linteau du cadre
de scène et le dessous du gril. Un dispositif à claire-voie permettant de
limiter la hauteur cachée peut être mis en place. Il doit être en matériau
incombustible ou classé A1 et constituer un quadrillage à mailles d’une
grandeur maximale de 1 mètre.
k) Parois et plans mobiles : ils sont principalement destinés à modifier les
conditions d’utilisation d’une salle (acoustique par exemple), en dehors ou
pendant la présence du public.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
170
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

l) Planchers techniques : ils peuvent être constitués par des grils, des nacelles Remarque
fixes ou mobiles, des praticables, des plates-formes, des passerelles, des Les espaces scéniques
estrades modulables (par construction ou mécaniquement) et tous dispositifs peuvent être :
similaires. – espace scénique isolable
du bloc-salle : l’espace
m) Praticable : décor où l’on peut se mouvoir. scénique isolable ou bloc-
La création d’espaces scéniques d’un type non défini ci-dessus peut être scène comprend le volume de
autorisée, après avis de la sous-commission départementale pour la sécu- la scène proprement dite et,
rité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements éventuellement la ou les aires
de service visées ci-dessous ;
recevant du public et les immeubles de grande hauteur.
– espace scénique intégré à la
salle : espace constitué par un
6.1.2 Aménagements L 50 volume unique contenant un ou
des espaces modulables pour les
L’espace scénique ne doit contenir que les décors des spectacles en cours,
spectateurs et pour les artistes ;
sauf disposition contraire autorisée après avis de la commission de sécurité
– espace scénique adossé :
compétente. espace scénique non isolable
Une ou des aires de service, strictement destinées à recevoir des décors, fixe situé sur une des parois
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

des praticables, des meubles, des appareils d’éclairage, de projection, de du bloc-salle.


sonorisation, des accessoires nécessaires aux spectacles en cours dans
l’établissement, etc., peuvent être édifiées à proximité de la scène, sous
réserve que la superficie de l’ensemble des aires de service n’excède pas la
moitié de la surface de la scène. Le dépassement de cette valeur peut être
accordé après un examen spécial de la commission de sécurité compétente.
En aggravation aux dispositions prévues pour les locaux à risques impor-
tants, les magasins de décors et les ateliers de fabrication de décors ne
doivent avoir aucune communication avec les espaces scéniques ou les
parties des établissements accessibles au public.

6.1.3 Loges, foyers d’artistes et leurs annexes L 51


Aucune loge ou foyer d’artistes, ainsi que leurs annexes, ne doit s’ouvrir
directement sur l’espace scénique.

6.1.4 Installation de gaz L 52


En aggravation des dispositions générales, les canalisations de gaz ne
doivent ni desservir ni traverser les espaces scéniques isolables ou adossés.

6.1.5 Installations électriques L 53


Les appareils amovibles doivent être alimentés par des câbles souples
présentant une résistance mécanique suffisante (condition d’influence
externe AG 3). Ils doivent comporter des dispositifs évitant que les efforts
de traction (ou de torsion) exercés sur les câbles souples ne se reportent
sur les points de connexion.

6.1.6 Éclairage de sécurité L 54


Les emplacements des organes de commande et de puissance des dispositifs
de réglage des lumières, ainsi que des dispositifs de sécurité et des moyens
de secours, doivent être équipés d’un éclairage de sécurité.

6.1.7 Emploi d’artifices et de flammes L 55


Tout programme comprenant l’emploi d’artifices ou de flammes doit faire
l’objet d’un examen spécial de la commission de sécurité ; il ne peut être
autorisé que si des mesures de sécurité, appropriées aux risques, sont prises.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
171
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Toutefois, lorsqu’il s’agit de bougies, aucune demande particulière n’est


à effectuer si le nombre de bougies allumées est inférieur ou égal à
cinquante. Les bougies doivent être éloignées de tout matériau combustible.
De plus, un membre du personnel de l’établissement, équipé d’un moyen
d’extinction adapté au risque, doit être spécialement désigné pour intervenir
rapidement en cas d’incident.

6.1.8 Contrôle de la réaction au feu des décors L 56


Les exploitants et les organisateurs de spectacles sont conjointement
responsables, chacun en ce qui le concerne, du respect de la réaction au
feu des matériaux employés pour les décors.

6.1.9 Vérifications techniques et précautions d’exploitation


L 57
• Vérifications techniques :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

a) En application des dispositions générales, les vérifications techniques


imposées par le règlement doivent être effectuées tous les trois ans par
des personnes ou des organismes agréés dans tous les établissements du
premier groupe.
b) Une vérification technique annuelle des déversoirs ponctuels et des
rideaux d’eau doit être réalisée.
c) Les vérifications des dispositifs des équipements de levage seront réalisées
annuellement par des personnes ou organismes agréés.
• Il est interdit de fumer dans les espaces scéniques, sauf si la nécessité du
jeu l’impose ; dans ce cas, toutes les précautions doivent être prises par
l’exploitant.
• Un dépoussiérage annuel doit être effectué dans les cintres, les grils,
les dessous, les fosses techniques, les planchers techniques, les dépôts,
etc.
• Au-dessus des personnes, tout élément suspendu mobile ou démontable
propre au spectacle ou à la série de représentations en cours est admis
si l’ensemble des dispositions suivantes est respecté :
-- ils doivent être fixés de manière à ne jamais constituer un risque ;
-- ils doivent être suspendus par deux systèmes distincts et de conception
différente ;
-- une ronde doit être effectuée avant le jeu par le personnel de
l’établissement afin de s’assurer qu’aucun matériel ne soit susceptible
de tomber ;
-- leurs mouvements ne compromettent pas la sécurité et l’évacuation
du public ;
-- les systèmes particuliers de fixation non répétitifs doivent faire l’objet
d’une vérification par un organisme agréé.
Remarque • Le public est admis sur les planchers techniques sous réserve du respect
Les planchers techniques situés des dispositions visant les charges d’exploitation et les garde-corps,
au-dessus des personnes notamment sur ceux recouvrant les fosses techniques.
doivent être réalisés en • Les dégagements doivent être prévus en fonction de l’effectif maximal
matériaux de catégorie M 1
admissible.
ou classés B-s2, d0.
Les aménagements scéniques ne doivent pas diminuer le nombre et
la largeur des dégagements mis à la disposition du public, ou gêner la
circulation.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
172
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

• En aggravation, les dispositions imposant la présence physique d’une


personne qualifiée en électricité pendant la présence du public sont
applicables aux dispositions pour les établissements de 3e catégorie.

6.1.10 Désenfumage des magasins de décors et d’accessoires


L 58
Les magasins de décors et d’accessoires doivent être désenfumés
conformément aux dispositions de l’Instruction technique n° 246.
En aggravation, la surface utile des évacuations de fumée en cas de
désenfumage naturel doit correspondre au 1/50 de la superficie des locaux,
la surface des amenées d’air étant au moins équivalente.

6.2 Espace scénique isolable de la salle L 59 à L 71

6.2.1 Généralités L 59
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− Le bloc-scène constitue un volume unique, classé « local à risques


importants ».
−− Le bloc-scène doit être séparé de la salle par un dispositif d’obturation
tel que défini ci-après.
−− Les planchers et les parois du bloc-scène, s’ils sont contigus avec un
tiers, doivent être CF de degré 3 h (EI 180).
−− Le bloc-scène isolable peut comporter des dessous et comprendre un
volume dont la partie haute n’est pas limitée.
−− Les aires de service du bloc-scène isolable peuvent accueillir les décors
des spectacles en cours.

6.2.2 Plancher de scène L 60


S’il n’est pas en bois, le plancher de scène doit être réalisé en matériaux
incombustibles ou classés A1.
Toute disposition doit être prise pour que, au droit de la baie de scène, le
plancher supporte l’effort dynamique que produirait la chute du dispositif
d’obturation décrit ci-après.
Les plateaux mobiles sont autorisés.

6.2.3 Aménagements et décors L 61


Les escaliers, les échelles, les ponts de service, l’ossature des grils, les
supports des planchers, la machinerie et en général toutes les installations
stables ou les équipements fixes aménagés dans la cage de scène doivent
être réalisés en matériaux incombustibles ou classés A1. Toutefois, cette
disposition n’est pas applicable aux poulies et aux cordages des décors.
Les décors doivent être réalisés en matériaux de catégorie M3 ou classés
D-s3, d0.
En outre, aucune exigence de réaction au feu n’est imposée pour les
accessoires.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
173
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

6.2.4 Portes de communication L 62


Il ne doit y avoir dans les murs du bloc-scène que les baies strictement
nécessaires à l’exploitation de l’établissement et au secours contre
l’incendie.
Les seules communications autorisées entre le bloc-scène et le bloc-salle
peuvent être :
−− soit disposées au niveau du plancher de scène au nombre de deux au
maximum. Leur largeur ne doit pas dépasser 1 m et leur hauteur 2,10 m ;
elles doivent être maintenues fermées pendant les représentations et
pouvoir s’ouvrir de la scène avec un dispositif sans clé ;
−− soit disposées à d’autres niveaux. Dans ce cas, le dispositif de franchissement
doit être constitué par un sas muni de deux blocs-portes PF de degré ½ h
équipées de ferme-porte ou E 30C.
Pour permettre l’évacuation rapide du personnel au niveau du plateau,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

il doit toujours exister au moins deux issues, à l’opposé l’une de l’autre ;


toutefois, pour les scènes de petites dimensions, le dégagement par une
seule issue peut être autorisé, après avis de la commission de sécurité
compétente. Ces issues doivent être indépendantes de celles faisant
communiquer le bloc-scène et le bloc-salle.
En aggravation des dispositions visant les locaux à risques importants, dans
la partie haute du bloc-scène, les communications avec les dégagements
de l’administration ou des locaux annexes doivent s’effectuer par des sas
munis de deux blocs-portes PF de degré ½ h équipées de fermeporte ou E
30C, s’ouvrant vers l’intérieur du sas.
Les portes des dessous doivent s’ouvrir vers l’extérieur du bloc-scène ; les
portes situées au niveau du plateau doivent s’ouvrir vers l’extérieur du bloc-
scène (ou en va-etvient). Toutes les autres portes, y compris celles portant
la mention « sans issue », doivent s’ouvrir vers l’intérieur du bloc-scène.
Toutes ces portes doivent être munies d’un ferme-porte.

6.2.5 Dispositif d’obturation de la baie de scène L 63


En dérogation aux dispositions visant les locaux à risques importants, la
baie de scène doit pouvoir être fermée par un dispositif d’obturation PF de
degré 1 h ou E 60.
Le degré pare-flamme doit être justifié en supposant le système soumis à
une pression de 10 daN/m², quel que soit le sens dans lequel s’exerce cette
pression, le feu se situant côté scène.
L’ensemble des constituants (guides, glissières, tablier, etc.) ainsi que leur
mise en œuvre doit être réalisé pour s’opposer au passage massif des
fumées et des gaz à basse température.
Le tablier peut être souple, rigide ou articulé ; son déplacement, de la
position d’ouverture à celle d’obturation, doit s’effectuer en moins de
30 secondes et sous la seule action de la gravité.
Un dispositif automatique de freinage doit permettre une décélération en
fin de course.
L’obturation de la baie doit pouvoir être commandée indifféremment
depuis le plateau et à l’extérieur du bloc-scène.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
174
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Dans le cas où, accidentellement et exceptionnellement, le déclenchement


n’entraînerait pas la fermeture par simple gravité, le déplacement doit
pouvoir s’effectuer, de façon rapide, par une commande située au niveau
du plateau.
Excepté pour les représentations, les montages, les démontages ou les
répétitions, la baie de scène doit être obturée.
Pour les nécessités du service, une porte peut être aménagée dans le
tablier. Elle doit présenter les mêmes caractéristiques de résistance au feu
que le dispositif d’obturation de la baie de scène ; elle doit être équipée
d’un ferme-porte et d’un dispositif de verrouillage.
Une manœuvre complète du dispositif d’obturation de la baie de scène
doit être effectuée avant l’entrée du public pour chaque représentation.

6.2.6 Mur d’avant-scène L 64


Le mur d’avant-scène doit exister sur toute la hauteur de la cage de scène,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

combles et dessous compris.


Le mur peut se décrocher dans le dessous de scène afin de permettre de loger
l’orchestre. Il doit être CF 2 h ou EI 120, y compris dans le décrochement.

6.2.7 Accès des sapeurs-pompiers L 65


Les sapeurs-pompiers doivent pouvoir accéder facilement à la scène sans
passer par les dégagements du public.

6.2.8 Tours d’incendie L 66


En l’absence d’escaliers protégés permettant d’accéder directement
aux dessous, aux cintres et aux grils, une ou plusieurs tours d’incendie
(équipées d’une colonne sèche), judicieusement réparties, doivent être
aménagées dans toute la hauteur de la cage de scène pour permettre aux
sapeurs-pompiers d’attaquer le feu à tous les niveaux.
En complément des dispositions générales, les tours d’incendie doivent
être établies dans des cages limitées par des parois CF 2 h ou EI 120.
Les portes doivent être CF 1 h et munies d’un ferme-porte ou EI 60. Ces
escaliers doivent être désenfumés conformément aux dispositions les
concernant.
Toutefois, les tours d’incendie ne sont pas exigibles pour les niveaux en
superstructure lorsque l’accès des secours peut s’effectuer directement de
l’extérieur par des baies, au moyen d’échelles ou de balcons, à tous les
niveaux de service.

6.2.9 Avant-scène L 67
Sous réserve du respect des dispositions visant son isolement, la scène
peut être prolongée, en avant du rideau pare-flammes, par un ensemble
architectural permettant aux acteurs de pénétrer à l’intérieur de la salle.
Aucun dispositif (fixe ou mobile), aucun accessoire ne doit s’opposer à la
fermeture complète du dispositif d’obturation de la baie de scène ; dans le
cas contraire, les mesures particulières aux espaces scéniques adossés, et
notamment les dispositions visant la réaction au feu des matériaux (décors),
doivent être appliquées.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
175
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

6.2.10 Installations électriques L 68


Le bloc-scène ne doit contenir d’autres canalisations que celles alimentant
les appareils ou les machines qui y sont utilisés, exception faite pour les
canalisations de l’éclairage réglable de la salle.

6.2.11 Moyens d’extinction L 69


Remarque La défense contre l’incendie de la cage doit être assurée :
Tout autre dispositif permettant
−− par une installation de RIA DN 25/8 ;
d’obtenir un niveau de sécurité
équivalent peut être admis après −− par des déversoirs ou, éventuellement, par une installation fixe d’extinction
avis de la sous-commission du type « déluge » (diffuseurs ouverts) ;
ERP-IGH de la commission −− par un système d’irrigation à eau refroidissant le dispositif d’obturation
consultative départementale
de la baie de scène ;
de sécurité et d’accessibilité.
−− par des extincteurs appropriés aux risques.
En outre, les locaux présentant des risques particuliers d’incendie peuvent
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

être protégés par des installations d’extinction automatique à eau, ou


autres agents extincteurs, après avis de la commission de sécurité.
Les déversoirs doivent être installés conformément aux dispositions générales
les concernant.
La quantité minimale d’eau déversée par mètre carré et par minute doit
être de 10 l sur la totalité du plancher de scène.
Le système d’extinction automatique du type « déluge », doit être installé
conformément aux dispositions générales les concernant et doit faire
l’objet d’un examen spécial de la commission de sécurité compétente.
Il doit pouvoir être actionné manuellement par deux vannes ou robinets
de mise en œuvre, situés l’un, à l’intérieur de la cage de scène, à proximité
d’une issue, l’autre, à l’extérieur, en un endroit bien visible et facilement
accessible.
Le poste de contrôle de ce système doit être situé :
−− soit au niveau du plancher de scène ;
−− soit au niveau immédiatement inférieur ou supérieur.
Dans les deux cas, la distance à parcourir ne doit pas dépasser 20 m entre
les vannes ou les robinets de mise en œuvre et le poste de contrôle précité.
La quantité minimale d’eau déversée par mètre carré et par minute, à raison
d’un diffuseur pour 9 m2 de surface au sol, doit être de 10 l pour une surface
impliquée correspondant à la surface totale du plancher de scène.
Le système d’obturation de la baie de scène doit pouvoir être refroidi dans
sa totalité par un système d’irrigation à eau.
Ce système d’irrigation peut être alimenté par le même réseau que les
déversoirs ou par l’installation fixe d’extinction automatique à eau ; il peut
être mis en œuvre par les mêmes organes de commande.
Dans le cas d’un réseau indépendant, l’irrigation doit pouvoir être
commandée manuellement de l’extérieur et de l’intérieur du bloc-scène.
La quantité minimale d’eau déversée doit être de :
−− 45 l par minute et par mètre linéaire, pour les baies de hauteur inférieure
ou égale à 5 m ;
−− 45 l par minute et par mètre linéaire, augmentée de 11 l par minute et
par mètre linéaire, de hauteur au-delà de 5 m, pour les baies de hauteur
supérieure à 5 m.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
176
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

L’ensemble des installations d’extinction à eau peut être alimenté par Remarque
un même branchement conforme aux dispositions générales visant les Tout autre dispositif permettant
branchements et les canalisations, sous réserve du respect des dispositions d’obtenir un niveau de sécurité
suivantes : équivalent peut être admis après
−− le débit exigible pour la mise en œuvre simultanée des moyens d’extinction avis de la sous-commission
départementale pour la sécurité
est assuré ;
contre les risques d’incendie
−− le branchement d’incendie est alimenté par l’un ou par l’autre des et de panique dans les
tronçons de conduites de distribution situés de part et d’autre du établissements recevant
branchement (vannes de partage sur réseau maillé). du public et les immeubles
En aggravation des dispositions générales, les branchements mixtes sont de grande hauteur.
interdits.

6.2.12 Désenfumage du bloc-scène L 70


Le bloc-scène doit être désenfumé quelle que soit sa surface. Son désen- Remarque
fumage doit être assuré conformément aux dispositions de l’Instruction Dans le cas d’un désenfumage
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

technique n° 246. naturel, la règle du 1/200


est applicable aux scènes de
En complément des prescriptions de l’Instruction technique n° 246, les
surfaces supérieures à 1 000 m².
dispositions suivantes sont applicables :
−− le débouché des exutoires et des conduits d’évacuation doit être situé à
une distance horizontale de 8 m au moins des baies voisines ;
−− le nombre minimal d’exutoires doit être de deux. Les sections doivent
être sensiblement de même valeur ;
−− les ouvrants en façade peuvent exceptionnellement être admis sous
réserve qu’ils soient répartis sur trois faces au moins et que chaque
ouvrant ait sensiblement la même section ;
−− les commandes de déclenchement du désenfumage naturel doivent être
manuelles.
Chaque commande doit agir sur la moitié de l’installation. Elles doivent être
situées sur le plancher de scène, à proximité d’une issue, et être doublées
par des commandes situées à l’extérieur de la cage de scène. En cas de
désenfumage mécanique, la commande de l’unité de commande manuelle
centralisée doit être doublée d’une commande de déclenchement située
à proximité de la baie de scène. De plus, un déclencheur thermique doit
assurer automatiquement l’ouverture des évacuations de fumée dès que la
température atteint 93 °C dans la partie haute de la cage de scène.

6.2.13 Commande des équipements de sécurité L 71


Les dispositifs de commande des équipements de sécurité (dispositifs
d’obturation de la baie de scène, vannes ou robinets de mise en œuvre,
désenfumage, etc.) doivent être parfaitement signalés.
Ces dispositifs doivent être regroupés en un endroit facilement accessible
et bien visible. Ces dispositifs sont indépendants du SSI installé dans
l’établissement.

6.3 Espaces scéniques intégrés à la salle L 72 à L 75

6.3.1 Définition L 72
Les espaces scéniques intégrés à la salle sont des espaces constitués
par un volume unique contenant un ou des espaces modulables pour les
spectateurs et pour les artistes.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
177
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

Ces emplacements modulables peuvent :


−− soit fluctuer suivant le spectacle envisagé ;
−− soit fluctuer durant un même spectacle.

6.3.2 Dégagements L 73
En aggravation des dispositions générales visant les distances maximales à
parcourir, la distance maximale, mesurée suivant l’axe des circulations, que
le public doit parcourir d’un point quelconque de la salle pour atteindre
une des sorties de la salle, est ramenée à :
−− 40 m, au rez-de-chaussée ;
−− 30 m, à un autre niveau.

6.3.3 Aménagements techniques L 74


En atténuation des dispositions générales visant les planchers légers en
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

superstructure, les éléments d’estrades et les plates-formes réglables en


hauteur peuvent ne pas être ceinturés entre eux sous réserve du respect
des dispositions suivantes :
−− aucun matériel ou matériau ne doit être entreposé sous l’estrade ;
−− le volume situé sous le plancher doit être visitable et régulièrement
nettoyé.
Les aménagements mobiles ne doivent pas compromettre l’efficacité du
désenfumage.
Les aménagements techniques spéciaux installés temporairement doivent
faire l’objet d’un examen de la commission de sécurité compétente.
La salle a un désenfumage de classe 2 ou de classe 3 suivant les dispositions
définies par l’annexe de l’Instruction technique n° 246.

6.3.4 Décors L 75
Les dispositions de l’arrêté du 4 novembre 1975 modifié (Journal officiel
des 10 janvier 1976 et 20 janvier 1977) portant réglementation de l’utilisation
de certains matériaux et produits dans les établissements recevant du
public sont applicables aux décors concernés.
Les décors doivent être en matériaux de catégorie M1 ou classés B-s2, d0.
Cependant, les décors en matériaux M2 ou classés C-s2, d0 ou en bois
M3 ou classés D-s3, d0 sont admis si toutes les dispositions suivantes sont
respectées :
−− le nombre de sorties et le nombre d’unités de passage de la salle sont
majorés d’un tiers, chaque sortie ayant une largeur minimale de trois
unités de passage ;
−− une installation de RIA DN 19/6 mm est installée dans la salle ;
−− la distance minimale entre le public et le décor est de 2 m ;
−− l’emploi d’artifices, de flammes et de bougies est interdit ;
−− pour le désenfumage, l’ensemble salle scène est de la classe 3 pour la
détermination du cœfficient alpha au sens de l’annexe de l’Instruction
technique n° 246 ;
−− un service de sécurité incendie, tel que défini ci-dessus, est présent
pendant la présence du public avec un minimum d’une personne désignée
dans la salle, les autres devant être joints facilement et rapidement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
178
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

6.4 Espaces scéniques adossés fixes L 76 à L 79

6.4.1 Généralités L 76
Un espace scénique adossé fixe est un espace scénique non isolable fixe,
situé sur une des parois de la salle.
Il ne comporte qu’un seul gril.
Son estrade doit respecter les dispositions générales visant les estrades.
Adossée à un mur de la salle, l’estrade peut comporter un encadrement
(ou une retombée) destiné à la séparer de cette dernière. Cet encadrement
(ou cette retombée) doit être établi, dans toutes ses parties et sur toutes
ses faces, en matériaux M0 ou classés A2-s2, d0 et ne pas compromettre
l’efficacité du désenfumage.
Dans le cas où la hauteur de la partie haute délimitée par le plan horizontal
passant par le linteau de la baie de scène et par le gril, la toiture ou le
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

plancher haut est supérieure au tiers de la hauteur de la baie de scène,


l’établissement est pourvu d’un SSI de catégorie A et deux tours d’incendie
desservent l’espace scénique. En aggravation des dispositions prévues
pour le présent type, les détecteurs automatiques d’incendie doivent être
installés dans la salle.
Lorsqu’un espace scénique comprend des dessous, les dispositions de
l’espace scénique isolable sont applicables.

6.4.2 Dégagements L 77
En aggravation des dispositions générales visant les distances maximales à
parcourir, la distance maximale, mesurée suivant l’axe des circulations, que
le public doit parcourir d’un point quelconque de la salle pour atteindre
une des sorties de la salle, est ramenée à :
−− 40 m, au rez-de-chaussée ;
−− 30 m, à un autre niveau.

6.4.3 Aménagements techniques L 78


En atténuation des dispositions générales visant les planchers légers
en superstructure, les praticables et plates-formes mobiles réglables en
hauteur peuvent ne pas être ceinturés entre eux sous réserve du respect
des dispositions suivantes :
−− aucun matériel ou matériau ne doit être entreposé sous l’estrade ;
−− le volume situé sous le plancher doit être visitable et régulièrement nettoyé.
Les aménagements mobiles ne doivent pas compromettre l’efficacité du
désenfumage.
Les aménagements techniques spéciaux installés temporairement doivent
faire l’objet d’un examen de la commission de sécurité compétente.

6.4.4 Décors L 79
Les dispositions de l’arrêté du 4 novembre 1975 modifié (Journal officiel
des 10 janvier 1976 et 20 janvier 1977) portant réglementation de l’utilisation
de certains matériaux et produits dans les établissements recevant du
public sont applicables aux décors concernés.
Les décors doivent être en matériaux M1 ou classés B-s2, d0.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
179
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

La salle a un désenfumage de classe 2.


Cependant, les décors en matériaux M2 ou classés C-s2, d0 ou en bois classés
M3 ou D-s2, d0 sont admis si toutes les dispositions suivantes sont respectées :
−− le nombre de sorties et le nombre d’unités de passage de la salle sont
majorés d’un tiers, chaque sortie ayant une largeur minimale de trois
unités de passage ;
−− une installation de RIA DN 19/6 mm est installée dans la salle ;
−− la scène est équipée d’une extinction automatique d’incendie de type
déluge ;
−− la salle a un désenfumage de classe 3 suivant les dispositions définies par
l’annexe de l’Instruction technique n° 246 ;
−− la distance minimale entre le public et le décor est de 2 m ;
−− l’emploi d’artifices, de flammes et de bougies est interdit ;
−− la composition du service de sécurité incendie et de représentation, tel que
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

défini ci-dessus, peut être majoré par la sous-commission départementale


pour la sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établis-
sements recevant du public et les immeubles de grande hauteur.
Tableau 8 : Récapitulatif des mesures applicables aux espaces scéniques

Caractéristiques de l’espace scénique Gril Hauteur cachée Salle Fosse ou dessous

RIA + extincteurs RIA + extincteurs DAI + RIA +


Pas de stockage extincteurs
Pas de stockage

- Isolable décors M1 ou classés B-s2, Plusieurs grils Libre DF classe 1 Plusieurs niveaux
d0, M2 ou classés C-s3, d0 ou bois de possibles de dessous
catégorie M3 ou classés D-s3, d0 Déluge et irrigation possibles
- Dispositif d’obturation de la baie de du dispositif
scène d’obturation
- 2 tours d’incendie de la baie de scène
- DF obligatoire

Intégré décors M1 1 seul gril Sans objet DF classe 2 Fosse technique

- Intégré décors M1, M2, bois M3 1 seul gril Sans objet 3 UP chaque sortie Fosse technique
- SSIAP en plus suivant avis + 1/3 de jauge
commission de sécurité + RIA
DF classe 3
Adossé décors M1 1 seul gril Inférieur à 1/3 DF classe 2 Fosse technique
hauteur de la
baie de scène
- Adossé décors M1, M2, bois M3 Inférieur à 1/3 3 UP chaque sortie Fosse technique
- SSIAP en plus suivant avis 1 seul gril hauteur de la + 1/3 de jauge
commission de sécurité Déluge baie de scène + RIA
- DF classe 3 DF classe 3
- Adossé décors M1, M2, bois M3 1 seul gril Libre 3 UP chaque sortie Fosse technique
- SSIAP en plus suivant avis Déluge + 1/3 de jauge
commission de sécurité + RIA DAI
- 2 tours d’incendie DF classe 3
- DF classe 3

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
180
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

7. Mesures applicables aux locaux annexes


L 80 à L 85

Les locaux annexes regroupent notamment :


−− les ateliers, dépôts, magasins, etc. ;
−− les locaux réservés au personnel ou aux artistes (loges, foyers, salles de
répétition ou de réunion, etc.) ;
−− les locaux d’administration (bureaux, standards téléphoniques, biblio-
thèques, etc.).

7.1 Isolement et distribution intérieurs L 81


Les ateliers, dépôts, magasins doivent être desservis par des dégagements
situés en dehors de l’espace scénique.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les locaux réservés au personnel ou aux artistes doivent respecter les


dispositions prévues pour les locaux à risques moyens.
Toutefois, et par dérogation à ces dispositions, une communication directe
avec un espace scénique ou le bloc-salle ne peut s’effectuer que par l’inter-
médiaire d’un sas muni de deux portes PF de degré ½ heure équipées d’un
fermeporte ou E30C ; ces portes doivent s’ouvrir vers l’intérieur du sas.
En aggravation des dispositions propres au cloisonnement traditionnel, la
partie « administration » doit être isolée des espaces scéniques intégrés
à une salle et des locaux réservés au personnel ou aux artistes par des
planchers et des parois CF de degré 1 heure ou EI60.
Les intercommunications avec les espaces scéniques doivent s’effectuer
par l’intermédiaire de sas munis de deux portes PF de degré ½ heure
équipées d’un ferme-porte ou E30C ; ces portes doivent s’ouvrir vers
l’intérieur du sas.

7.2 Chauffage – Ventilation L 82


En complément des dispositions générales propres au type L :
a) Le chauffage des locaux d’administration peut être assuré :
−− soit par des appareils de chauffage électriques, fixes et indépendants
à l’exception des cassettes chauffantes électriques dont la température
de surface dépasse 100 °C et des panneaux radiants électriques. Ces
appareils seront installés conformément aux dispositions générales les
concernant ;
−− soit par des radiateurs à gaz installés conformément aux dispositions
concernant ces appareils.
b) Quelle que soit la catégorie de l’établissement, le chauffage des loges,
des foyers et salles de répétition peut être assuré par des appareils indépen-
dants exclusivement électriques, installés conformément aux dispositions
générales visant ces appareils à l’exception des cassettes chauffantes dont
la température de surface dépasse 100 °C et des panneaux radiants.
Les circuits de ventilation générale (soufflage et reprise) et de chauffage à
air chaud desservant les locaux et dégagements non accessibles au public
doivent constituer un réseau distinct et complètement séparé des circuits
desservant les autres locaux.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
181
Dispositions particulières – Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (type L)

7.3 Installations électriques L 83


L’installation électrique doit être réalisée dans les conditions requises par
la norme NF C15-100 pour les locaux présentant des risques d’incendie
(condition d’influence externe B E2).

7.4 Éclairage de sécurité L 84


Un éclairage de sécurité peut être imposé, après avis de la commission de
sécurité, pour éclairer des dispositifs de sécurité ou de moyens de secours
situés dans certains locaux.

7.5 Moyens d’extinction L 85


La défense contre l’incendie des locaux annexes doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée, de 6 l minimum, judi-
cieusement répartis, avec un minimum d’un appareil par 200 m2 et par
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

niveau ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.
Une installation de RIA DN 19/6 ou 25/8 peut être imposée par la commis-
sion de sécurité :
−− soit dans les établissements situés dans les zones d’accès particulièrement
difficile ou défavorable ;
−− soit dans les établissements implantés dans des ensembles immobiliers
complexes ;
−− soit dans les établissements présentant une distribution intérieure
compliquée.
Exceptionnellement, des déversoirs alimentés par une canalisation desservant
des RIA ou une installation fixe d’extinction automatique (ou à commande
manuelle) peuvent être imposés, après avis de la commission de sécurité,
dans les locaux à haut risque d’incendie.
Dans le cas où une installation fixe d’extinction automatique à eau est
imposée dans certains locaux à haut risque d’incendie, les dispositions
suivantes doivent être respectées :
−− si la hauteur de stockage ne dépasse pas les limites fixées au
paragraphe 6.2.2. de la norme NF EN 12845 (décembre 2004), le système
doit être de la classe de risque moyen de groupe 3 (OH 3) tel que défini
dans ladite norme ;
−− dans les autres cas, le système installé doit être de la classe de risque
élevé HH. Le débit et la surface impliquée doivent être adaptés au mode
de stockage ;
−− si la surface du local est inférieure à la surface impliquée visée ci-dessus,
la surface à prendre en compte doit être celle du local considéré.
Tout autre dispositif permettant d’obtenir un niveau de sécurité équivalent
peut être admis après avis de la sous-commission départementale pour
la sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établisse-
ments recevant du public et les immeubles de grande hauteur.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

M 1 à M 58
centres commerciaux (type M)
Magasins de vente,
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
185
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

Arêté du 13 juin 2017 – JO du 22 juin 2017

1. Établissements assujettis
M 1 §1

Les dispositions particulières du type M sont applicables aux magasins, ou


tout autre type d'exploitation, centres commerciaux, etc., dans lesquels
l’effectif du public est supérieur ou égal à l’un des chiffres suivants :
−− 100 personnes en sous-sol ou en étages, en galeries et autres ouvrages
en surélévation ;
−− 200 personnes au total.

1.1 Définition et conditions d’exploitation


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

d’un centre commercial M 1 §2


Pour l’application des mesures propres au type M, il faut entendre par centre
commercial tout établissement comprenant un ensemble de magasins de
vente et, éventuellement, d’autres établissements recevant du public, qui
sont, pour leur accès et leur évacuation, tributaires de mails clos.
Ce groupement ne doit toutefois être autorisé que si les exploitations sont
placées sous une direction unique, responsable auprès des autorités publiques
des demandes d’autorisation et de l’observation des conditions de sécurité
tant pour l’ensemble des exploitations que pour chacune d’entre elles.
En outre, le groupement d’ERP doit faire l’objet d’un examen spécial de
la commission de sécurité compétente qui, selon la catégorie, le type
et la situation de chacune des exploitations composant le groupement,
détermine les dangers que présente pour le public l’ensemble de l’établis-
sement et propose les mesures de sécurité jugées nécessaires.
Tout changement dans l’organisation de la direction, qu’il s’agisse ou non
d’un démembrement de l’exploitation, doit faire l’objet d’une déclaration
au maire qui impose, après avis de la commission de sécurité compétente,
les mesures complémentaires rendues éventuellement nécessaires par les
modifications qui résultent de cette nouvelle situation.

1.2 Définition d’un mail M 1 §2


Les mails d’un centre commercial peuvent comporter des bars, des kiosques,
des aires de repos ou des stands de promotion, sous réserve :
−− de faire l’objet d’un accord écrit du responsable unique en matière de
sécurité ;
−− de respecter les largeurs réglementaires des dégagements.
Le centre commercial constitue donc un groupement d’établissements
recevant du public au sens de l’article R. 123-21 du Code de la construction
et de l’habitation et de l’article GN 2 du Règlement de sécurité.

1.3 Définition de la vente à l’air libre M 1 §4


Sont considérées comme « à l’air libre » les aires de vente soumises aux
intempéries.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
186
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

2. Calcul de l'effectif
L'effectif théorique du public susceptible d'être admis dans les magasins et
centres commerciaux est déterminé en fonction de la surface de vente de la
façon suivante : l'effectif théorique du public admis, quel que soit le niveau,
est d'une personne pour 3 mètres carrés de la surface de vente.
Dans les centres commerciaux, l'effectif total du public susceptible d'être
admis est déterminé selon la densité d'occupation suivante :
• pour les mails : une personne pour 5 mètres carrés de leur surface
totale ;
• pour les locaux de vente : une personne pour 3 mètres carrés de la
surface de vente.
Toutefois, dans les boutiques d'une surface inférieure à 300 mètres carrés,
l'effectif du public est décompté, quel que soit le niveau, à raison d'une
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

personne pour 6 mètres carrés.


Dans les magasins de vente à faible densité de public, l'effectif total du
public susceptible d'être admis est déterminé selon la densité d'occupa-
tion suivante : l'effectif théorique du public admis, quel que soit le niveau,
est d'une personne pour 9 mètres carrés de la surface de vente.
Dans les magasins de vente exclusivement réservés aux professionnels :
l'effectif théorique du public peut être déterminé suivant la déclaration
contrôlée du chef d'établissement.
L'effectif théorique du public des aires de vente à l'air libre définies au
paragraphe 4 de l'article M 1 n'est pris en compte que pour le calcul des
dégagements de cette zone lorsqu'elle dispose de dégagements indé-
pendants. Dans ce cas, il ne se cumule pas avec l'effectif du public de
l'établissement pour la détermination du classement.
Des diminutions de la densité d'occupation admise pour les différents
niveaux peuvent être autorisées, après avis de la commission de sécurité,
sur demande justifiée du chef d'établissement.

3. Isolement par rapport aux tiers


et activités autorisées
M 4 et M 5

3.1 Généralités M4
Les dispositions suivantes doivent être respectées :
−− un magasin de vente est par définition un établissement à risque particulier,
il doit donc être isolé des tiers par des murs et planchers CF 3 h ; toute-
fois s’il possède une installation fixe d’extinction automatique à eau
appropriée aux risques, il devient à risque courant et l’isolement par
rapport au tiers luimême à risque courant, est ramené à un degré CF 2 h
(ou toujours 3 h si le tiers est à risque particulier) ;
−− les magasins de vente et centres commerciaux ne doivent avoir aucune
communication directe ou indirecte avec des établissements d’ensei-
gnement (type R) ou des établissements de soins (type U) ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
187
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

−− les autres types d’établissements peuvent communiquer avec les


magasins et les centres commerciaux possédant une extinction
automatique à eau, au moyen de dispositifs de franchissement à
fermeture automatique appropriés aux risques ;
−− un parc de stationnement couvert d’une capacité inférieure ou égale à
250 véhicules, placé ou non sous la même direction qu’un magasin de
vente ou un centre commercial doit être isolé de celui-ci dans les conditions
prévues pour les tiers à risques courants.
Parmi les activités de type U et R, seuls sont autorisés :
• les postes de consultation définis dans le type U ;
• les crèches disposant d'au moins une sortie sur l'extérieur ;
• les garderies d'enfants, si elles fonctionnent pendant les heures
d'exploitation du magasin ou du centre commercial.
Des intercommunications entre magasins ou mails et parcs de
stationnement couverts sont autorisées sous réserve que les dispositifs
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de franchissement (sas) répondent aux dispositions exposées ci-après.

3.2.1 Dispositions générales applicables


dans tous les cas
• le sas et les escaliers éventuels y débouchant sont considérés comme
des dégagements accessoires ;
• sa surface est d'au moins 6 m2 ;
• les baies du sas sont munies de portes coupe-feu 1 heure ou EI 60 à
fermeture automatique répondant aux exigences de l'article CO 47
(§ 1, 2 et 3) ; ces portes doivent se trouver à une distance minimale de
3 mètres l'une de l'autre et elles peuvent être coulissantes ;
• les détecteurs commandant la fermeture des portes du sas doivent être
implantés dans le parc et dans le magasin, en plafond, de part et d'autre
des portes et à 2 mètres environ de ces dernières ;
• la sensibilisation d'un de ces détecteurs provoque la fermeture de toutes
les portes coupe-feu du sas, à l'exception des portes palières d'ascenseur ;
• si les portes coupe-feu sont coulissantes, une porte battante s'ouvrant
vers l'intérieur du sas, d'une unité de passage au moins, doit exister de
part et d'autre de ce dernier afin de permettre à toute personne bloquée
à la suite de la fermeture de rejoindre une sortie normale. Cette porte est
considérée comme une solution équivalente au sens de l'article CO 57 et
permet le transfert horizontal d'une personne en situation de handicap
vers un espace protégé ;
• si, pour des raisons d'isolation thermique, acoustique ou autre, on utilise
en plus des portes coulissantes pour obturer les baies du sas, ces portes
doivent être à effacement latéral et libérer la largeur totale de ces baies
en cas de défaillance du dispositif de commande ou d'alimentation ;
• toute activité commerciale ou dépôt sont interdits.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
188
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

3.2.2 Dispositions particulières applicables


suivant le cas considéré
En atténuation des dispositions prévues dans la réglementation relative aux
parcs de stationnement couverts (type PS), une aire de livraison accessible
à un véhicule dont le poids total en charge n'excède pas 19 tonnes peut
être créée. Dans ce cas, les conditions suivantes doivent être respectées :
• sa surface est limitée à 200 m2 ;
• son désenfumage est réalisé dans les conditions des règles du type PS ;
• un extincteur portatif à poudre polyvalente de 9 kg au moins est installé
de façon visible et accessible dans l'aire de livraison ;
• lorsqu'il existe une installation d'extinction automatique à eau appro-
priée aux risques au niveau où se trouve l'aire de livraison, il doit être
étendu à l'aire de livraison ;
• dans le cas où les exploitants du parc et de l'établissement de type M
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

sont distincts, un accord contractuel précise les conditions d'application


des dispositions du présent paragraphe ;
• elle peut demeurer simultanément accessible à des véhicules dont le
poids total en charge est inférieur à 3,5 tonnes ;
• le stationnement d'un véhicule dont le poids total en charge est
supérieur à 3,5 tonnes étant interdit dans le parc, y compris dans les
rampes d'accès, une aire d'attente à l'extérieur peut être mise à la
disposition des véhicules de livraison.

4. Distribution intérieure
M 6 et M 7

Seul le cloisonnement traditionnel est autorisé.

4.1 Isolement interne M6


Il est possible de réunir le rez-de-chaussée avec deux autres niveaux par
une trémie pour former un hall dans les magasins de vente.
La réunion partielle du rez-de-chaussée avec quatre autres niveaux par des
trémies pour former le hall est admise uniquement dans le mail des centres
commerciaux. Dans ce cas :
• la défense contre l'incendie est assurée par une installation d'extinction
automatique à eau appropriée aux risques ;
• le service de sécurité incendie est majoré d'un agent dès que le nombre
de niveaux est supérieur à trois ;
• par dérogation au paragraphe 3 de l'article M 18, toutes les boutiques,
quelle que soit leur surface, doivent disposer d'un écran de cantonne-
ment ou d'une retombée en verre de sécurité de hauteur équivalente.
Dans les magasins et centres commerciaux, la création des mezzanines est
interdite entre les niveaux précités.
Les locaux accessibles au public situés en sous-sol doivent être recoupés
tous les 4 500 m2 par des parois CF 2 h et des portes CF 1 h à fermeture
automatique. Les planchers partiels non accessibles au public destiné à
l’administration des établissements et surplombant les espaces accessibles

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
189
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

au public sont considérés soit comme un niveau pour la stabilité au feu


du bâtiment, soit disposer de structures SF ½ h. Les locaux aménagés
doivent être isolés des zones recevant du public par des parois et planchers
CF 1 h et des portes CF ½ h munies de ferme-porte. Si les portes sont
maintenues ouvertes, elles doivent être asservies au système d’alarme.
Aucune résistance au feu des structures, planchers et parois des locaux à
risques courants n’est demandée si l’établissement dispose d’un système
d’extinction automatique à eau généralisé.

4.2 Distribution intérieure


des centres commerciaux M7
Les exploitations d’un centre commercial et leurs annexes doivent être
isolées entre elles par des parois incombustibles (revêtements exclus).
En aggravation des dispositions générales visant le cloisonnement tradi-
tionnel, les parois séparatives doivent être CF d’un degré égal au degré de
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

stabilité au feu exigé pour le bâtiment, avec un minimum de ½ h.


En atténuation des mêmes dispositions générales visant le cloisonnement
traditionnel, cette exigence n’est pas requise pour les exploitations de
types M, N, T et W regroupées sur une surface totale inférieure à 300 m2 ni
pour les parois de façade séparant les exploitations du mail.
En dérogation aux dispositions générales visant les locaux à risques, aucun
isolement n’est requis entre la réserve et la surface de vente accessible
au public si la surface totale de l’exploitation est inférieure à 300 m2 et si
l’exploitation est protégée par une installation fixe d’extinction automatique
à eau conforme aux normes.

5. Dégagements
M 8 à M 14

5.1 Dispositions générales M8


Dans les mails des centres commerciaux, les petites boutiques et les instal-
lations du type bars, kiosques, aires de repos ou de promotion, ne doivent
être réalisées qu’après accord écrit du responsable unique en matière
de sécurité ; celui-ci doit veiller en particulier à ce que ces installations
respectent les dispositions relatives au maintien de la largeur réglementaire
des dégagements.
Le réaménagement de ces installations n'est pas soumis à l'avis préalable
de la commission de sécurité dans la mesure où les conditions suivantes
sont cumulativement respectées :
• les emplacements ont été approuvés par la commission de sécurité ;
• les circulations principales délimitant ces emplacements sont matérialisées
au sol.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
190
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

Les réaménagements réalisés en cours d’exploitation à l’intérieur « d’îlots »


de vente délimités par des circulations principales ne sont pas soumis
à l’avis préalable de la commission de sécurité dans la mesure où les
conditions ci-après sont simultanément respectées :
−− les circulations principales délimitant ces îlots sont matérialisées au sol ;
−− l’implantation de ces circulations principales a été approuvée par la
commission de sécurité ;
−− les trémies d’attaque éventuelles sont implantées dans ces circulations
et matérialisées au sol.

5.2 Libre-service avec ou sans chariot M9


Les établissements ou parties d'établissement exploités en libre-service
doivent respecter les dispositions suivantes :
• les passages entre caisses peuvent compter comme dégagements
normaux s'ils sont rectilignes et si leur largeur est d'au moins 0,60 mètre ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

si ces passages ne sont pas comptés comme dégagements normaux ils


peuvent n'avoir que 0,45 mètre de large sur une longueur maximale de
2,50 mètres ;
• les dégagements rectilignes de deux unités de passage sont aménagés
dans les conditions suivantes :
-- groupe de caisses d'une largeur inférieure à 22 mètres : un déga-
gement à l'une de ses extrémités, de préférence du côté opposé à
l'accès du public ;
-- groupe de caisses d'une largeur supérieure ou égale à 22 mètres :
un dégagement à chacune de ses extrémités et un ou des dégage-
ments intermédiaires au maximum tous les 22 mètres.
L'ouverture des passages en caisses comptabilisés comme dégagements
normaux qui ne sont pas mis en permanence à la disposition du public pour
des raisons d'exploitation doit pouvoir se faire par simple poussée.
En atténuation des dispositions générales visant les portes de types
spéciaux, les tourniquets sont admis à l'entrée et à la sortie des zones en
libre-service s'ils sont amovibles ou escamotables sous simple poussée.
Un seul tourniquet par ligne de caisses peut être pris en compte dans le
nombre des dégagements normaux. Toutefois, la largeur libre minimale
après effacement doit être de 0,90 mètre ou de 1,20 mètre, pour compter
respectivement pour une ou deux unités de passage.
Les portiques antivols peuvent être implantés dans les dégagements
rectilignes si la largeur libre entre deux portiques au niveau des sorties n'est
pas inférieure à 0,90 mètre.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
191
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

5.3 Emploi des chariots M 10


L’utilisation des chariots dans les locaux accessibles au public est admise
à condition que leur largeur soit ≤ 0,60 m et que la largeur des circulations
principales et les circulations secondaires respectent les conditions ci-après :
Tableau 6 : Largeur des circulations

Effectif du public Circulations principales Circulations secondaires

701 personnes et plus 4 UP 3 UP

Moins de 701 personnes 3 UP 2 UP

Les dispositions ci-dessus ne sont pas applicables aux passages et dégage-


ments entre caisses ou groupes de caisses.
Le stockage des chariots, avant et après leur emploi par le public, doit être
assuré sur des emplacements réservés et matérialisés où ils ne doivent ni
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

diminuer la largeur des dégagements ni gêner l’évacuation.


À l’intérieur des îlots définis ci-dessus, des espaces de vente et de présen-
tation desservis par des circulations de 0,90 m minimum sont admis si les
conditions ci-après sont simultanément respectées :
−− la surface unitaire de ces espaces de vente est limitée à 100 m2 ;
−− la surface totale de ces espaces est inférieure ou égale, par exploitation
et par niveau, à 20 % de la surface de vente ;
−− les espaces sont desservis par des circulations principales et/ou secon-
daires matérialisées.

5.4 Centres commerciaux :


sorties des exploitations et des mails M 11

5.4.1 Distances maximales à parcourir M 11 §1


Ces distances sont prises dans l’axe des circulations :
−− soit de tout point d’un local pour rejoindre le mail, une sortie sur l’extérieur
ou un dégagement protégé ;
−− soit de tout point du mail pour rejoindre une sortie sur l’extérieur ou un
dégagement protégé.
Elles doivent respecter les longueurs suivantes en fonction des niveaux :
Tableau 7 : Distances maximales à parcourir

Le choix existe entre Le choix


plusieurs dégagements n’existe pas

Au rez-de-chaussée 50 m 30 m

En étage ou en sous-sol (1) 40 m 30 m


1. Dans tous les cas (choix possible ou non), la distance maximale à parcourir pour rejoindre un escalier non protégé
ne doit pas excéder 30 m.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
192
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

5.4.2 Sorties des exploitations M 11 §2


Toutes les exploitations susceptibles de recevoir plus de cinquantes
personnes doivent avoir un nombre minimum de dégagements indépen-
dants des mails et menant directement vers l’extérieur soit directement,
soit par des dégagements protégés dans les conditions ci-après :
Tableau 8 : Nombre et qualité des dégagements

Effectif admis Nombre et qualité


dans l’exploitation du dégagement indépendant

De 51 à 300 personnes 1 dégagement accessoire

De 301 à 700 personnes 1 dégagement normal de 2 UP

Les deux tiers du nombre et de la largeur


Au-delà de 700 personnes
des dégagements normaux
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

En atténuation des dispositions générales, les exploitations recevant de


20 à 50 personnes peuvent n’avoir qu’une seule sortie de 2 UP ouvrant
directement sur le mail.

Par ailleurs, les exploitations recevant de 51 à 700 personnes, situées au


centre d'un mail, appliquent cumulativement les exigences suivantes :
• les dégagements donnent sur le mail, soit directement, soit par l'inter-
médiaire d'un dégagement protégé ;
• l’un des dégagements doit donner sur une partie diamétralement
opposée du mail et dans un autre canton de désenfumage ;
• l'ensemble de l'établissement est muni d'une installation d'extinction
automatique à eau appropriée aux risques.
Les sorties du mail ouvrant sur l’extérieur doivent posséder un nombre total
d’unités de passage correspondant aux effectifs cumulés :
−− du public circulant dans le mail (calculé sur la base de 1 personne/5 m2) ;
−− du public se trouvant dans les différentes exploitations et dont l’évacuation
est prévue par le mail.

5.5 Escaliers et escaliers mécaniques M 12


En aggravation des dispositions générales visant la protection des escaliers,
l’absence de protection de l’ensemble des escaliers n’est admise que si
l’établissement ne comprend qu’un étage sur rez-de-chaussée.
En application des mêmes dispositions générales, la protection de tous
les escaliers desservant les trois premiers niveaux d’un établissement en
comportant trois ou plus, y compris celui d’accès des sapeurs-pompiers,
n’est pas exigée.
Par contre, tous les escaliers desservant les autres niveaux doivent être
protégés sur toute leur hauteur à l’exception des escaliers mécaniques
pour lesquels cette protection n’est exigible qu’au-delà du 2e étage sous
réserve que chaque cage soit dissociée ou recoupée au droit du plancher
haut du 2e étage.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
193
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

Le choix des escaliers à protéger doit être arrêté, après avis de la commission
de sécurité, selon les directives ci-après :
−− leur nombre et leur largeur doivent être au moins égaux à la moitié du
nombre et de la largeur totale réglementaires ;
−− l’encloisonnement doit porter sur les escaliers desservant le maximum
d’étages et être réalisé sur la totalité des niveaux desservis ;
−− les escaliers protégés doivent être judicieusement répartis.
En aggravation des dispositions générales visant la sécurité d’utilisation
des escaliers, les escaliers desservant les niveaux accessibles au public
doivent obligatoirement comporter des contremarches.
En aggravation des dispositions générales concernant les escaliers
mécaniques, les escaliers mécaniques non encloisonnés sur toute leur
hauteur desservant les niveaux situés au-dessus du 2e étage ne peuvent
compter dans le nombre des dégagements normaux.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

5.6 Circulations intérieures M 13


Les circulations principales doivent être aménagées de telle sorte que le
public puisse toujours joindre facilement deux sorties.
Dans les étages et les sous-sols, ces circulations doivent desservir les escaliers
encloisonnés.
En outre, les escaliers ne débouchant pas directement sur l’extérieur
doivent être reliés par des dégagements principaux aux deux sorties les
plus proches.
Si des circulations secondaires sont établies, elles doivent avoir une largeur
minimale de 0,90 m. Elles doivent permettre la circulation facile du public
entre les rayons de vente ou entre les lots de vitrines ou comptoirs qu’elles
desservent. Elles ne doivent pas former de cul-de-sac.

5.7 Visibilité des signalisations M 14


En aucun cas les panneaux de décoration, de publicité, etc., ne doivent
diminuer la visibilité des panneaux de signalisation des sorties et des
sorties de secours.
Lorsque la disposition des lieux où doivent être implantés les panneaux
de signalisation ne permet pas de respecter les dimensions normalisées
de pictogrammes, notamment dans le cas des panneaux verticaux, des
dérogations concernant les panneaux de signalisation peuvent être
accordées après avis de la commission de sécurité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
194
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

6. Aménagement intérieur,
décoration et mobilier
M 15 à M 17

6.1 Comportement au feu des matériaux M 15


En aggravation des dispositions générales, l’agencement principal, ainsi
que tous les aménagements mobiliers, doivent être en matériaux de
catégorie M3.

6.2 Les réserves d’approche M 16

6.2.1 Définition M 16 §1
On appelle réserve d’approche un volume non isolé des locaux de vente et
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

affecté au stockage des marchandises destinées aux besoins journaliers.

6.2.2 Caractéristiques M 16 §2
Les réserves d’approche doivent répondre aux dispositions suivantes.
Tableau 9 : Caractéristiques des réserves d'approche

Limité à 300 m3 ou 500 m3 si l’établissement est protégé par une


Volume unitaire
extinction automatique à eau

Dimensions Une des dimensions au sol ne doit pas dépasser 6 m

Les réserves d’approche d’un même niveau doivent être distantes


Isolement
l’une de l’autre d’au moins 8 m
La superficie totale des réserves d’un même niveau ne doit pas être
Superficie totale
supérieure au 1/10 de la surface des locaux de vente de ce niveau
L’aménagement des réserves (empilement des marchandises)
Aménagement
ne doit pas faire obstacle à l’évacuation des fumées
L’accès aux réserves d’approche est interdit au public et signalé par
Accès
une pancarte : « sans issue, interdit au public » à chaque entrée

6.3 Les ateliers de fabrication


et/ou de préparation des aliments M 17
Les ateliers de fabrication et de préparation des aliments implantés dans
le même volume que celui accessible au public comportant ou non des
appareils de cuisson ou de remise en température doivent répondre aux
conditions suivantes :
• leur surface maximale unitaire est inférieure ou égale à 500 m2 et l’une
de leurs dimensions au sol n’excède pas 20 m, ils sont :
-- séparés des autres exploitations et de leurs propres locaux de réserves
par des parois répondant aux exigences décrites ci-dessus,
-- séparés, dans une même exploitation, des locaux à risques importants
dans les conditions prévues par les dispositions générales,
-- séparés entre eux, dans une même exploitation et quelle que soit leur
surface, par des parois réalisées en matériaux de catégorie M1 ou
B-s2, d0, y compris les revêtements éventuels,

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
195
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

-- protégés par une installation fixe d’extinction automatique à eau


lorsque les locaux accessibles au public en sont pourvus,
-- en dépression, à l’exception des locaux réfrigérés ;
• les ateliers de fabrication ou de préparation des aliments nécessitant l’em-
ploi d’appareils de cuisson ou de remise en température d’une puissance
utile totale supérieure à 20 kW doivent répondre à l’un des cas suivants :
-- aux dispositions concernant les grandes cuisines isolées,
-- aux dispositions concernant les grandes cuisines ouvertes,
-- aux dispositions concernant les îlots de cuisson.
Toutefois, dans les deux derniers cas et en dérogation aux articles les
concernant, le local de vente n’est pas classé local à risque moyen.
Si pour des raisons d’exploitation les ateliers sont séparés du local de vente
par des parois vitrées, ils doivent répondre aux dispositions des grandes
cuisines ouvertes.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Lorsque les ateliers de fabrication ou de préparation des aliments néces-


sitent l’emploi d’appareils de cuisson ou de remise en température d’une
puissance utile totale inférieure ou égale à 20 kW, ces appareils doivent être
installés selon les dispositions générales prévues pour ce cas.

7. Désenfumage
M 18 à M 19

7.1 Dispositions générales M 18


Les locaux sont de la classe 3 pour la détermination du cœfficient α au sens
de l’annexe de l’instruction technique n° 246.
Les mails sont désenfumés comme des locaux de superficie supérieure à
1 000 m2.
Les boutiques d’une superficie totale inférieure à 300 m², réserves
d’approche comprises, et donnant sur un mail n’ont pas à être désenfumées.
Leur superficie n’est pas prise en compte dans le calcul du désenfumage
du mail. Un écran de cantonnement entre la boutique et le mail n’est pas
imposé.

7.2 Cas particulier des locaux établis sur plusieurs


niveaux mis en communication entre eux M 19
Dans les magasins établis sur plusieurs niveaux mis en communication
entre eux, les niveaux peuvent être considérés comme un volume unique
d’une superficie de plus de 1 000 m2.
Les mails établis sur plusieurs niveaux présentant une communication entre
eux, sont divisés en cantons tous les 60 m au maximum. Chaque canton est
désenfumé comme un volume unique de plus de 1 000 m2.
Dans tous les autres cas, chaque niveau est désenfumé mécaniquement.
Toutefois, le niveau supérieur peut être désenfumé naturellement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
196
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

8. Éclairage de sécurité
M 24

8.1 Généralités M 24 §1
Les locaux et dégagements accessibles au public doivent être équipés d’un
éclairage de sécurité répondant aux dispositions générales.
L’éclairage de sécurité des établissements de 1re et 2e catégories doit être
alimenté par une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs.

8.2 Le cas des centres commerciaux M 24 §2


Dans les centres commerciaux :
a) Les exploitations du type M recevant plus de 700 personnes, les mails
et parties communes de l’ensemble du centre doivent être équipés d’un
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

éclairage de sécurité alimenté par une source centralisée constituée d’une


batterie d’accumulateurs.
b) L’éclairage de sécurité des exploitations du type M recevant moins de
100 personnes peut être limité à l’éclairage d’évacuation.
c) En dérogation aux dispositions prévues pour les exploitations non
isolées entre elles, l’éclairage de sécurité des exploitations des autres types
peut être réalisé selon les dispositions particulières propres à chaque type
en tenant compte de l’effectif théorique de chaque exploitation.
d) Les exploitations de tous les types placées sous une même direction
administrative et commerciale peuvent utiliser la même source centralisée
constituée d’une batterie d’accumulateurs, pour l’éclairage de sécurité.
e) La source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs d’une
grande surface peut être confondue avec celle du mail et des parties
communes lorsque la sécurité de l’ensemble est placée sous la responsabilité
unique du directeur de la grande surface.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
197
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

9. Chauffage, ventilation
et conditionnement d’air
M 20 à M 22

9.1 Dispositions générales M 20


Les systèmes de chauffage et de ventilation des établissements des 1re,
2e et 3e catégories installés conformément aux dispositions générales des
articles CH du Règlement de sécurité sont autorisés.

Remarque 9.2 Chauffage et ventilation des locaux de vente


Les commandes des dispositifs M 21
de désenfumage ne sont pas
obligatoirement automatiques. En complément des dispositions ci-dessus, dans ces établissements sont
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

autorisés les appareils de production-émission électriques ou à combus-


tible gazeux installés conformément aux dispositions réglementaires.
Les circuits d’air de ventilation de confort et de chauffage à air chaud des
locaux de vente doivent constituer un réseau indépendant et séparé des
circuits desservant les autres locaux.
Un seul appareil à effet décoratif de combustion utilisant les combustibles
gazeux est autorisé par exploitation, uniquement à des fins de démonstration
et dans les conditions d’utilisation exceptionnelle des locaux.

9.3 Chauffage des locaux administratifs M 22


En complément des dispositions prévues pour les établissements des 1re, 2e
et 3e catégories, le chauffage des locaux d’administration peut être assuré :
−− soit par des appareils de chauffage indépendants électriques fixes
conformément aux dispositions générales, à l’exception des cassettes
chauffantes électriques dont la température de surface dépasse 100 °C
et des panneaux radiants électriques ;
−− soit par des radiateurs à gaz conformément aux dispositions générales.

10. Moyens de secours


M 25 à M 33

10.1 Dispositions générales M 25


Les locaux et dégagements accessibles au public doivent comporter des
moyens de secours contre l’incendie dans les conditions générales fixées
suivant les dispositions particulières ci-après.

10.2 Matériels d’extinction M 26


La défense contre l’incendie de ces locaux et dégagements doit être
assurée selon l’importance et les risques présentés.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
198
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

10.2.1 Établissements dont la superficie des locaux de vente,


y compris les mails éventuels, excède 3 000 m2
et à l’exception des aires de vente à l’air libre
M 26 §1a

−− Par des extincteurs portatifs judicieusement répartis et appropriés


aux risques notamment électriques qu'ils doivent combattre, avec au
minimum un appareil pour 200 m² et par niveau ;
−− par des robinets d’incendie armés (RIA) de DN 19/6 ou DN 25/8. Leur
nombre et leurs emplacements doivent être déterminés de façon que
toute la surface des locaux puisse être efficacement atteinte par un jet
de lance ;
−− par une installation fixe d’extinction automatique à eau appropriée aux
risques.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

10.2.2 É
 tablissements de 1re, 2e et 3e catégories dont la
superficie des locaux de vente n’excède pas 3 000 m2
M 26 §1b

Dans les mêmes conditions que les établissements visés au paragraphe


ci-dessus, à l’exception de l’installation fixe d’extinction automatique à eau
appropriée aux risques. Par ailleurs, le nombre de robinets d’incendie armés
(RIA) de DN 19/6 ou DN 25/8 et leurs emplacements doivent être déter-
minés de façon à ce que toute la surface des locaux puisse être efficacement
atteinte par deux jets de lance.

10.2.3 Établissements de 4e catégorie M 26 §1c


Par des extincteurs portatifs judicieusement répartis et appropriés aux
risques notamment électriques qu'ils doivent combattre, avec au minimum
un appareil pour 200 m² et par niveau.

Tableau 10 : Résumé des moyens de secours

1re, 2e et 3e catégories
Moyens de secours ERP > 3 000 m2 4e catégorie
S < 3 000 m2

Extincteurs (1) Oui Oui Oui

RIA (DN 19/6 ou 25/8) Oui Oui


Installation fixe d’extinction automatique à eau
Oui
appropriée aux risques
Colonne sèche, rideau d’eau Après avis de la commission de sécurité

1. Judicieusement répartis et appropriés aux risques, avec au minimum un appareil pour 200 m2 et par niveau

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
199
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

10.2.4 Aires de vente à l’air libre M 26 §1d et §2


Par des extincteurs portatifs judicieusement répartis et appropriés aux
risques notamment électriques qu'ils doivent combattre, avec au minimum
un appareil pour 200 m².
Des colonnes sèches, des rideaux d’eau, des robinets d’incendie armés
peuvent être imposés dans certains cas particuliers.

10.2.5 Système d’extinction automatique


à eau approprié aux risques M 27
Lorsqu'une installation d'extinction automatique à eau appropriée aux
risques est exigée, et que le choix se porte sur un système de type
sprinkleur, si la hauteur de stockage ne dépasse pas les limites fixées au
paragraphe 6.2.2 de la norme NF EN 12845 (décembre 2004), celui-ci doit
être de la classe de risque moyen de groupe 3 (OH 3), tel que défini dans
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

ladite norme.
Dans les autres cas, le système du type sprinkleur installé doit être de la
classe de risque élevé HH. Le débit et la surface impliquée doivent être
adaptés au mode de stockage.

10.3 Dispositions visant à faciliter l’action


des sapeurs-pompiers M 28
Ces dispositions visent surtout des aménagements de sauvetage et
d’intervention.
a) Des passerelles et échelles de sauvetage peuvent être imposées, en plus
des dégagements normaux, pour faciliter :
-- l’évacuation de certains locaux particulièrement exposés ;
-- l’intervention des secours.
b) Des tours d’incendie peuvent être imposées dans certains établissements
élevés, particulièrement importants ou dangereux.
c) Des trémies d’attaque (pour la défense des réserves et locaux d’emballage)
peuvent aussi être demandées.

10.4 Service de sécurité incendie :


généralités, missions M 29
Dans les établissements où l'effectif du public reçu est inférieur à
4 000 personnes, des agents, entraînés à la manœuvre des moyens de
secours contre l'incendie et à l'évacuation du public, doivent être désignés
par l'exploitant.
Dans les établissements où l'effectif reçu est supérieur à 4 000 personnes,
la surveillance de l'établissement doit être assurée par des agents de
sécurité incendie dans les conditions fixées par les dispositions générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
200
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

Par dérogation aux dispositions générales, en dehors du chef d'équipe et


de l'agent de sécurité, non distraits de leurs missions spécifiques, les autres
agents SSIAP peuvent être employés à d'autres tâches concourant à la
sécurité globale de l'établissement.
L'organisation du service de sécurité incendie dans les centres commer-
ciaux et magasins de vente, en fonction de l'effectif du public reçu, est
déterminé comme suit :
Tableau 11 : Composition du service de sécurité incendie en fonction de l’effectif reçu

Effectif théorique du public Effectif SSIAP

4001 à 6000 3 agents dont 1 SSIAP 2

6001 à 9000 4 agents dont 1 SSIAP 2

9001 à 12000 5 agents dont 1 SSIAP 2

12001 à 15000 6 agents dont 1 SSIAP 2


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

15001 à 18000 7 agents dont 1 SSIAP 2

18001 à 21000 8 agents dont 1 SSIAP 2

21001 à 24000 9 agents dont 1 SSIAP 2

24001 à 27000 10 agents dont 1 SSIAP 2

Au-delà de 27000 11 agents dont 1 SSIAP 2

Dès que l'effectif théorique du public est supérieur à 9 000 personnes, le


service de sécurité est placé sous la direction d'un chef de service de sécu-
rité incendie et assistance à personnes (SSIAP 3) en plus des effectifs définis
précédemment.
Par dérogation aux dispositions générales, le poste de sécurité incendie
peut être mutualisé avec le poste de sûreté de l'établissement.

10.5 Système de sécurité incendie – Alarme M 30

10.5.1 Système de sécurité incendie M 30


Le SSI doit être réalisé selon le tableau ci-après.
Tableau 12 : Types de SSI
Remarque
Établissements de 1re catégorie SSI de catégorie B Dans certains établissements,
Établissements de 2e catégorie SSI de catégorie C, D ou E la commission de sécurité peut
exiger, suite à un avis motivé,
Autres catégories Aucune exigence
un SSI de catégorie A.

10.5.2 Équipements d’alarme M 32


Les équipements d’alarme doivent être les suivants :
Tableau 13 : Types d'équipement d'alarme

1re catégorie Équipement d’alarme du type 2 a et un système de sonorisation

2 catégorie
e
Équipement d’alarme du type 2 b

3e catégorie Équipement d’alarme du type 3

4e catégorie Équipement d’alarme du type 4

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
201
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

Centres commerciaux
Des déclencheurs manuels et des diffuseurs doivent être installés dans
le mail et dans les exploitations dont la surface accessible au public est
supérieure à 300 m² :
−− lorsqu’il existe un système de sonorisation, il doit permettre la diffusion
phonique de l’alarme ;
−− un système de sonorisation doit de toute façon exister dans les établis-
sements de 1re catégorie.

10.6 Alerte M 33
Elle doit être réalisée comme suit :
Tableau 14 : Types d'alerte

Établissements Ligne téléphonique directe ou tout autre dispositif


de 1re catégorie équivalent
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Établissements des 2e, 3e


Téléphone urbain
et 4e catégories

11. Dispositions spéciales à certaines


présentations ou manifestations
M 34 à M 37

11.1 Utilisation d’énergie et de combustibles M 34


Le fonctionnement de moteurs thermiques est interdit dans les locaux
accessibles au public.
L’utilisation ou les démonstrations d’appareils nécessitant l’emploi de
combustibles solides, liquides ou gazeux sont interdites.
Des dérogations aux dispositions des paragraphes précédents peuvent
être accordées suivant la procédure prévue pour l’utilisation exceptionnelle
des locaux, après avis de la commission de sécurité.
Lorsque des appareils électriques destinés à la vente sont présentés sous
tension, la protection du public contre les contacts directs et indirects
doit être assurée conformément aux dispositions prévues dans la norme
NF C15-100.

11.2 Machines-outils M 35
L’utilisation des machines-outils par le public dans les locaux de vente est
autorisée si :
−− les machines-outils sont sous la surveillance directe d’un personnel
compétent de l’établissement ;
−− l’accès aux machines-outils est réservé aux seuls clients intéressés par
leur emploi.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
202
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

Les machines-outils dont l’utilisation présente un risque particulier d’incendie


doivent être installées :
−− soit dans un local répondant aux caractéristiques des locaux à risques
moyens ;
−− soit dans un local protégé par une installation fixe d’extinction automatique
à eau appropriée aux risques.
Les déchets doivent être recueillis au fur et à mesure de leur production
dans des récipients incombustibles et munis d’un couvercle.

11.3 Ballons gonflés M 36


La distribution ou l’exposition de ballons gonflés avec un gaz inflammable
sont interdites à l’intérieur des établissements.

11.4 Manifestations temporaires M 37


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les manifestations temporaires, correspondant aux intensifications saison-


nières de la vente dans certains rayons, sont autorisées sous réserve que les
dispositions du présent règlement soient respectées et que notamment ces
manifestations n’apportent aucune entrave à l’évacuation du public.
Les panneaux d’affichage et de décoration utilisés lors de ces manifesta-
tions doivent être réalisés en matériaux de la catégorie M2.

12. Dispositions spéciales aux articles


et produits dangereux
M 38 à M 43

12.1 Généralités M 38
La présentation et la vente au public, dans les locaux d’une même exploi-
tation, des articles et produits visés à la présente section qui constituent
des dangers particuliers d’incendie ou d’explosion, sont subordonnées aux
dispositions spéciales suivantes, indépendamment des réglementations
auxquelles ils peuvent être soumis par ailleurs :
−− la présentation et le stockage de tous ces articles et produits sont à l’abri Remarque
de tout rayonnement calorifique (radiateurs, projecteurs, soleil, etc.) ; Sous certaines conditions,
−− les points de vente de ces articles et produits sont éloignés les uns des il est possible d’installer une
autres d’au moins 3 m, ou isolés entre eux de telle sorte qu’un accident station service de distribution
survenant à l’un ne risque pas de se propager rapidement à un autre ; de carburant dans un parc de
stationnement (nouvel article M 38).
−− les produits visés à la présente section doivent être de préférence
présentés dans les étages supérieurs ;
−− lorsque ces stockages sont implantés dans des locaux ouvrant sur un
cul-de-sac, ils doivent être placés de manière telle qu’ils ne puissent
compromettre l’évacuation du public.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
203
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

12.2 Hydrocarbures liquéfiés et aérosols M 39


Par dérogation aux dispositions générales des règles de stockage des
bouteilles de butane commercial, les bouteilles de butane peuvent être
admises dans les locaux accessibles au public sous réserve que leur capacité
unitaire soit limitée à 3 kg et le poids total, par point de vente, à 25 kg ;
cette dernière limite est portée à 100 kg dans les locaux protégés par une
installation fixe d’extinction automatique à eau.
La capacité unitaire des récipients d’aérosols est limitée à un litre quel que
soit l’agent propulseur.

12.3 Matières et liquides inflammables et alcools


M 40

La présentation et la vente au public des produits et liquides particulièrement


inflammables visés à l’article R. 123-9 du Code de la construction et de
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

l’habitation sont autorisées dans les magasins spécialisés.


Les matières inflammables du premier groupe, les liquides inflammables
de la première catégorie et les alcools dont le titre est supérieur à
60 degrés GL, doivent être contenus dans les emballages étanches de
préférence incassables.
Aucun transvasement ne peut être effectué dans les locaux recevant du
public.
Le poids de ces produits est limité dans les conditions définies ci-après.
L’utilisation de solvants halogénés est autorisée dans les ateliers de
nettoyage à sec de vêtements, inclus ou non dans des centres commerciaux,
sous réserve de respecter les prescriptions générales de la réglementation
des installations classées pour la protection de l’environnement et les
prescriptions particulières suivantes :
a) réaliser une ventilation mécanique permanente dans l’ensemble du local,
l’air étant rejeté par un conduit spécial non raccordable aux conduits des
autres locaux ;
b) positionner les postes de prénettoyage et repassage à proximité des
ventilateurs d’extraction de l’air de l’atelier ;
c) ne pas procéder à un nettoyage manuel des effets avec des solvants
halogénés ;
d) ne pas stocker de solvants halogénés ;
e) souscrire un contrat d’entretien des machines de traitement suivant les
instructions du constructeur.
Par dérogation aux dispositions visant la production, le transport et l’utilisation
du froid, l’utilisation d’un mélange d’alcool éthylique (éthanol) et d’eau est
autorisée comme fluide frigoporteur dans les magasins de commerce alimen-
taire. Les canalisations de transport de ce fluide doivent être métalliques.
Les mélanges comportant une proportion d’éthanol inférieure ou égale à
35 % sont autorisés sans limitation de quantité.
Les mélanges comportant une proportion d’éthanol comprise entre 35 et
65 % sont autorisés, sous réserve que chaque circuit de réfrigération ne
contienne pas plus de 3 000 l. Cette quantité n’est pas cumulable avec
celles des produits destinés à la vente, définies ci-après.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
204
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

12.4 Peinture sous pression M 41


La capacité unitaire des récipients de peinture sous pression à base de
liquide inflammable est limitée à un litre.

12.5 Limitation totale en poids et volume M 42


Le poids total des hydrocarbures liquéfiés et des matières inflammables du
premier groupe telles que, les carburants gélifiés ou solidifiés, les produits
accélérateurs de combustion, les matières susceptibles de brûler sans
apport d’oxygène, les matières dans un état physique de grande division
susceptibles de former avec l’air un mélange explosif, est limité à 100 kg par
point de vente, le poids de ces derniers ne pouvant toutefois dépasser les
limites fixées ci-dessus (à savoir 25 kg ou 100 kg si extinction automatique à
eau).
Ce poids total est cependant réduit à 50 kg en sous-sol lorsque le local de
vente n’est pas protégé par une installation fixe d’extinction automatique
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

à eau.
De plus, le poids global des hydrocarbures liquéfiés, y compris celui des
agents propulseurs des aérosols, est limité à 2 000 kg pour l’ensemble de
la surface de vente.
Toutefois, dans les centres commerciaux, cette dernière limite est fixée
comme suit pour chaque exploitation :
−− exploitation recevant plus de 1 500 personnes : 2 000 kg ;
−− exploitation recevant de 701 à 1 500 personnes : 1 000 kg ;
−− exploitation recevant de 301 à 700 personnes : 750 kg ;
−− exploitation recevant 300 personnes et au-dessous : 500 kg.
Le volume total des liquides inflammables de 1re catégorie et alcools dont
le titre est supérieur à 60 degrés GL cumulé avec celui des liquides inflam-
mables de 2e catégorie et alcools dont le titre est supérieur à 40 degrés GL
mais inférieur ou égal à 60 degrés GL est limité à 3 000 l pour l’ensemble
de la surface de vente.
Les quantités cumulées par exploitation des liquides inflammables de
1re catégorie et alcools dont le titre est supérieur à 60 degrés GL, avec
celles des liquides inflammables de 2e catégorie et alcools dont le titre est
supérieur à 40 degrés GL mais inférieur ou égal à 60 degrés GL, sont limitées
dans les centres commerciaux à :
−− 3 000 l pour les exploitations recevant plus de 1 500 personnes ;
−− 2 000 l pour les exploitations recevant de 701 à 1 500 personnes ;
−− 1 500 l pour les exploitations recevant de 301 à 701 personnes ;
−− 1 000 l pour les exploitations recevant 300 personnes et au-dessous.
Toutefois, le volume total des liquides inflammables de 2e catégorie et Attention
alcools dont le titre est supérieur à 40 degrés GL mais inférieur ou égal à Les boissons alcoolisées ne
60 degrés GL n’est compté que pour le cinquième de son volume réel pour sont pas soumises aux règles
l’application des règles ci-dessus. ci-dessus et restent assujetties
à la réglementation particulière
Aucun transvasement ne doit être effectué en présence du public. qui leur est propre.
Le poids total par exploitation des récipients pleins de peinture à base de
liquide inflammable est limité à 10 000 kg quelle que soit la catégorie de
l’établissement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
205
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

Ces quantités peuvent être doublées si l’établissement est protégé par une
installation fixe d’extinction automatique à eau. Aucun transvasement ne
doit être effectué en présence du public.
Un système d’extinction automatique ponctuel à poudre, équipé d’une
rampe de diffusion et comportant un bac de rétention, doit être installé
dans les établissements ou exploitations présentant plus de 500 l de
liquides inflammables de 1re catégorie ou d’alcools dont le titre est supérieur
à 60°, à l’exception des cosmétiques. Chaque présentation au public
doit être fractionnée en éléments superposables protégés chacun par le
système d’extinction automatique défini ci-dessus.

12.6 Munitions et artifices M 43


La présentation, le stockage dans les locaux de vente et la vente au public
des munitions et artifices sont soumis à la réglementation propre à ces
artifices.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

De plus, sauf autorisation particulière donnée après avis de la commission de


sécurité, l’exposition et la vente de ces articles sont interdites en sous-sol.

13. Consignes particulières


M 44

Il est formellement interdit de fumer dans les locaux de vente. Cette


prescription doit être affichée bien en évidence : « Défense de fumer ».

14. Mesures particulières aux locaux


non accessibles au public
M 45 à M 58

14.1 Généralités M 45
Pour l’application des règles de sécurité relatives aux locaux non accessibles
au public, le présent paragraphe donne quelques directives générales
sur le classement de ces locaux et les mesures de sécurité à respecter, en
complément de celles visant les locaux accessibles au public.
Le classement des locaux non accessibles au public est le suivant.

14.2 Locaux à risques courants M 46


−− Les locaux administratifs et sociaux ;
−− les locaux des services liés directement à la vente.

14.3 Locaux à risques importants M 47


−− Les locaux de stockage et de manipulation des matériaux d’emballage ;
−− les dépôts de déchets d’emballage ;
−− les réserves (sauf les réserves d’approche).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
206
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

14.4 Locaux d’emballage M 48


La capacité unitaire des locaux de stockage et de manipulation de matériaux
d’emballage, des dépôts de déchets d’emballage est limitée à 100 m3 (ou
300 m3 si présence d’une installation fixe d’extinction automatique à eau).
Un appareil de compactage est autorisé dans une réserve sous les conditions
suivantes :
−− l’appareil de compactage, un seul par réserve, ne peut être implanté que
dans une réserve de volume inférieur ou égal à 1 000 m3 répondant à des
dispositions spécifiques ;
−− l’appareil doit faire l’objet d’un marquage CE, sa puissance électrique
totale est inférieure ou au plus égale à 7,5 kW ;
−− pour un même appareil, l’ensemble des chambres de compactage ne
doit pas représenter un volume total supérieur à 1 m3 ;
−− le stockage de déchets d’emballage en attente de compactage est
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

interdit dans la réserve ;


−− les déchets compactés doivent être retirés régulièrement de la réserve et
leur volume en attente d’enlèvement ne doit pas dépasser 1 m3.

14.5 Cantines et réfectoires du personnel M 53


Les appareils de cuisson des aliments ne sont autorisés que dans des
cuisines et des cantines ou des réfectoires fonctionnant en self-service. Ils
doivent être installés dans les conditions prévues par les articles grandes
cuisines des dispositions générales.
Les cantines et réfectoires équipés pour le réchauffage ou la cuisson
individuelle des aliments ne doivent comporter, en dehors des chauffe-eau
et percolateurs installés à poste fixe, que des petits appareils électriques
ou gazeux de puissance utile au plus égale à 3,5 kW.

14.6 Les réserves M 49


En dérogation aux dispositions générales visant l’isolement des locaux à
risques, des communications directes avec les locaux accessibles au public
peuvent être autorisées.
Les portes coulissantes ou non destinées à obturer ces baies doivent être
CF 1 h, à fermeture automatique, et installées dans les conditions prévues
dans les dispositions générales pour les portes à fermeture automatique.
Dans tous les cas, la fermeture de ces portes doit être asservie soit à un
détecteur autonome déclencheur, soit à une installation de détection
automatique sensible aux fumées et gaz de combustion.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
207
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

La capacité unitaire de ces réserves doit être la suivante :


Tableau 15 : Réserves sprinklées ou non

Réserves Réserves
non sprinklées sprinklées
Le public a accès à un niveau supérieur à 1 500 m3
5 000 m3
celui des réserves ou le bâtiment est occupé Sous-sol, RDC
RDC ou étages
partiellement par des tiers ou étages
Le public n’a pas accès à un niveau supérieur
3 000 m3 10 000 m3
à celui des réserves et l’établissement occupe
RDC ou étages RDC ou étages
la totalité du bâtiment

Dans les établissements à simple rez-de-chaussée, sous certaines conditions,


la capacité des réserves peut être la suivante :

Tableau 16 : Capacité des réserves dans les établissements à simple rez-de-chaussée


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Établissement sprinklé (1) 5 000 m3


Établissement non sprinklé (2) 10 000 m3

1. L’isolement entre les surfaces de vente et les réserves doit être réalisé par une paroi en matériaux incombustibles
et CF 2 h. Cette paroi doit dépasser de 1 m la couverture de la surface de vente, sauf dans le cas où les éléments de
couverture sont PF ½ h sur une largeur de 4 m, mesurée horizontalement de part et d’autre de cette paroi.
2. Les conditions suivantes doivent être simultanément remplies :
- les structures principales du bâtiment des réserves sont indépendantes de celles du ou des bâtiments ;
- l’isolement entre les surfaces de vente et les réserves est réalisé par une paroi en matériaux incombustibles et CF 2 h.
Cette paroi doit dépasser de 1 m la couverture de la surface de vente, sauf dans le cas où les éléments de couverture
sont PF ½ h sur une distance de 4 m mesurée horizontalement de part et d’autre de cette paroi ;
- l’alarme restreinte est asservie à la détection automatique ;
- les façades de l’établissement recevant du public sont situées à 10 m au moins de tout autre bâtiment et des limites
de la parcelle voisine.

La fermeture des portes de communication entre les différents blocs de


réserves visés ci-dessus doit être asservie :
−− soit à un détecteur autonome déclencheur ;
−− soit à une installation de détection sensible aux fumées et gaz de
combustion ;
−− soit à des dispositifs thermiques fonctionnant dès que la température
atteint 70 °C.
Ces dispositifs doivent être placés dans le quart supérieur des volumes à
protéger et de part et d’autre de la porte.

14.7 Dépôts et réserves de produits dangereux


intégrés dans les bâtiments accessibles au public
M 50

Les dépôts et réserves de produits dangereux doivent être aménagés de


préférence aux étages supérieurs, dans des locaux répondant aux dispositions
prévues pour les locaux à risques importants.
Remarque À tous les niveaux, l’entreposage de produits dangereux doit être fait à
Les liquides inflammables de l’abri de tous rayonnements calorifiques (radiateurs, projecteurs, soleil, etc.).
2e catégorie et alcools dont le
Les quantités cumulées des liquides inflammables de 1re catégorie et
titre est supérieur à 40 degrés GL
mais inférieur ou égal à alcools dont le titre est supérieur à 60 degrés GL, avec celles des liquides
60 degrés GL n’étant toutefois inflammables de 2e catégorie et alcools dont le titre est supérieur à
comptés que pour le cinquième 40 degrés GL mais inférieur ou égal à 60 degrés GL, sont limitées à 3 000 l
de leur volume réel. par local.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
208
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

Les boissons alcoolisées ne sont pas soumises aux règles ci-dessus et


restent assujetties à la réglementation particulière qui leur est propre.
Les locaux de stockage doivent être ventilés directement sur l’extérieur.
Aucun transvasement ne doit y être effectué.
Le poids total par exploitation des récipients de peinture à base de liquides
inflammables ne doit pas dépasser 10 000 kg.
Ces quantités peuvent être doublées si l’établissement est protégé par une
installation fixe d’extinction automatique à eau.
Les quantités fixées ci-dessus peuvent être dépassées, notamment pour
des raisons d’exploitation, sous réserve que des mesures adaptées soient
prises après avis de la commission de sécurité.

14.8 Stockage des hydrocarbures liquéfiés


et des aérosols M 50-1
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les stockages d’hydrocarbures liquéfiés sous toutes leurs formes contenus


dans des récipients mobiles non branchés et des matières inflammables
(classées F + ou F suivant l’inflammabilité des liquides établie par
l’annexe 1 de l’arrêté du 20 avril 1994 modifié relatif à la déclaration, la
classification, l’emballage et l’étiquetage des substances), destinés à la
vente et non assujettis à la législation relative aux installations classées au
titre de la protection de l’environnement sont limités à 2 000 kg au total par
exploitation.
Les stockages d’hydrocarbures liquéfiés doivent répondre aux dispositions
suivantes :
−− les récipients doivent être stockés sur un emplacement bien déterminé
uniquement affecté à cet usage ; le stockage en sous-sol est interdit ;
−− les récipients ne doivent pas être stockés dans des conditions où ils
risqueraient d’être portés à une température dépassant 50 °C ;
−− le stockage supérieur à 260 kg doit être réalisé dans un local spécifique
conforme aux dispositions prévues pour les locaux à risques importants ;
−− le stockage inférieur ou égal à 260 kg doit être réalisé dans un local
spécifique conforme aux dispositions prévues pour les locaux à risques
moyens.
Pour les dépôts en plein air ou sous simple abri, les distances à respecter
entre les parois des récipients mobiles et des propriétés appartenant à des
tiers ou de tout autre local contenant des foyers ou feux nus sont de :
−− 2 m pour une quantité stockée au plus égale à 260 kg ;
−− 3 m pour une quantité stockée comprise entre 260 kg et 520 kg ;
−− 4 m pour une quantité stockée supérieure à 520 kg.
Les locaux de stockage doivent posséder une ventilation haute et basse
permanente d’une section minimale unitaire de 2 dm² ; la ventilation basse
doit être prise au niveau du sol et donner directement sur l’extérieur.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
209
Dispositions particulières – Magasins de vente, centres commerciaux (type M)

15. Autres dispositions concernant les locaux


non accessibles au public

15.1 Installations électriques M 51


À l’exception des locaux administratifs et sociaux, les installations élec-
triques doivent être réalisées dans les conditions requises par la norme
NF C15-100 pour les locaux présentant des risques mécaniques (condition
d’influence externe AG 3) et dans les conditions requises pour les locaux
présentant des risques d’incendie (condition d’influence externe BE 2).

15.2 Chauffage des locaux à risques particuliers


M 52

En complément des dispositions propres au type M, sont autorisés les


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

appareils de production-émission électriques installés conformément aux


dispositions générales concernant le chauffage, à l’exception des cassettes
chauffantes électriques dont la température de surface dépasse 100 °C et
des panneaux radiants électriques ;
Remarque −− par des unités de toiture monobloc (roof-top) répondant aux dispositions
Les dépôts et réserves générales concernant ce type d’appareil ;
de produits dangereux ne −− par des appareils électriques répondant aux dispositions générales les
doivent pas être chauffés. concernant.

15.3 Désenfumage des réserves M 54


−− En application des dispositions générales, les réserves sont désenfumées
comme des locaux de moins de 1 000 m2.
−− Les commandes des dispositifs de désenfumage ne sont pas obligatoi-
rement automatiques. De plus, ces commandes doivent s’intégrer dans
le SSI de l’établissement.

15.4 Moyens de secours M 55


La défense contre l’incendie des locaux visés à la présente section doit
être assurée, selon l’importance et les risques présentés, dans les mêmes
conditions que celles prescrites par l’article M 26.

15.5 Trémies d’attaque M 56


Lorsque l’ensemble des réserves et des locaux d’emballage installés en
sous-sol n’est pas desservi par deux escaliers au moins ou protégé par une
installation fixe d’extinction automatique à eau, une trémie de 60 cm de
côté ou de diamètre, par réserve, doit être aménagée dans les planchers
hauts des locaux correspondants.

15.6 Alarme M 57
L’équipement d’alarme prévu pour l’établissement doit être étendu aux
locaux non accessibles au public.

15.7 Défense de fumer M 58


Il est interdit de fumer dans l’ensemble des réserves et dans les locaux de
réception, d’emballage, d’expédition et leurs annexes.
Cette prescription doit être affichée bien en évidence.
© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

N 1 à N 20
débits de boissons (type N)
Restaurants et
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
213
Dispositions particulières – Restaurants et débits de boissons (type N)

Arrêté du 21 juin 1982 – JO du 11 août 1982

1. Établissements assujettis
N1

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux restaurants, cafés,


brasseries, débits de boissons, bars, etc., dans lesquels l’effectif du public
est supérieur ou égal à l’un des chiffres suivants :
−− 100 personnes en sous-sol ;
−− 200 personnes en étages, galeries et autres ouvrages en élévation ;
−− 200 personnes au total.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

2. Calcul de l’effectif
N2

L’effectif maximal du public admis, déduction faite des estrades des musiciens
et des aménagements fixes autres que les tables et les sièges, est déterminé
selon la densité d’occupation suivante :

Tableau 1 : Calcul de l'effectif

Espaces réservés au public Mode de calcul

Zones à restauration assise 1 personne/m2

Zones à restauration debout 2 personnes/m2

Files d’attente 3 personnes/m2

Les règles de sécurité précisées dans les paragraphes ci-après viennent en


application, en atténuation ou en aggravation de celles développées dans
les dispositions générales.

3. Isolement par rapport aux tiers


N4

Un établissement du type N peut communiquer avec un parc de stationne-


ment couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
−− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m2 avec une
largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
214
Dispositions particulières – Restaurants et débits de boissons (type N)

−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m2. La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite sont d’au moins 1,50 m.
Tout autre dispositif est autorisé après avis de la commission de sécurité
compétente.
En outre, les dispositions suivantes sont à respecter :
−− le sas ne doit contenir ni dépôt de matériel ni armoire ou tableau élec-
trique ;
−− lorsque le parc de stationnement couvert et le tiers relèvent de directions
distinctes, un accord contractuel définissant les obligations des parties
relatives à la maintenance des dispositifs de franchissement est établi et
joint au dossier prévu à l’article R. 123-24 du Code de la construction et
de l’habitation ainsi qu’au registre de sécurité de l’établissement.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

4. Distribution intérieure
N 3 et N 5

4.1 Généralités N3
En application des dispositions générales, les secteurs sont autorisés.

4.2 Isolement des salles N5


En atténuation des dispositions générales prévues pour le cloisonnement
traditionnel, aucune exigence de résistance au feu n’est imposée aux
parois éventuelles des salles bordant un hall si les conditions suivantes sont
simultanément remplies :
−− ces parois sont réalisées en matériaux incombustibles ;
−− le hall ne communique pas directement avec les dégagements normaux
des locaux situés en étage ou bien la cuisine est isolée de la salle de
restauration conformément aux dispositions prévues pour les grandes
cuisines.
Dans tous les cas, une retombée de 0,50 m au moins, formant écran de
cantonnement, doit séparer les salles du hall.
Une zone de restauration peut être implantée dans un magasin de vente.
En dérogation aux dispositions générales prévues pour les locaux à risques
moyens, les salles associées à une cuisine ouverte ou à des îlots de cuisson
peuvent ne pas être isolées des surfaces de vente si une installation fixe
d’extinction automatique à eau couvre l’ensemble de l’établissement.
En dérogation aux dispositions générales prévues pour les locaux à risques
moyens, les salles associées à une cuisine ouverte ou à des îlots de cuisson
sont autorisées dans les centres commerciaux si les conditions suivantes
sont simultanément remplies :
−− la paroi éventuelle séparant la salle du mail est incombustible ;
−− une installation fixe d’extinction automatique à eau couvre l’ensemble
du centre.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
215
Dispositions particulières – Restaurants et débits de boissons (type N)

5. Dégagements
N6àN8

5.1 Dégagements accessoires N6


En aggravation des dispositions générales, seuls les dégagements accessoires
peuvent être communs avec ceux des locaux occupés par des tiers.

5.2 Circulations secondaires N7


En dérogation aux dispositions visant la largeur des dégagements, les
circulations secondaires peuvent avoir une largeur minimale de 0,60 m :
cette largeur est prise en position d’occupation des sièges.

5.3 Vestiaires N8
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Des vestiaires peuvent être aménagés dans les salles et leurs dépendances,
en dehors des chemins de circulation et des escaliers ; ils doivent en outre
être disposés de manière que le public, stationnant à leurs abords, ne gêne
pas la circulation.

6. Désenfumage
N9

Les établissements visés au présent chapitre sont de la classe 1 pour la


détermination du cœfficient au sens de l’annexe de l’instruction technique
n° 246.
Les commandes des dispositifs de désenfumage ne sont pas obligatoirement
automatiques.

7. Installations électriques
N6àN8

Les dispositions générales s’appliquent.


Les appareils à effet décoratif fonctionnant à l'éthanol sont autorisés dans
les conditions définies page 78.

8. Éclairage
N 12 à N 13

8.1 Utilisation de bougies N 12


L’utilisation de bougies est seulement admise dans les salles.
Les bougies doivent être fixées sur des supports stables et incombustibles.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
216
Dispositions particulières – Restaurants et débits de boissons (type N)

8.2 Éclairage de sécurité N 13


Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant
aux dispositions prévues dans les dispositions générales.

9. Chauffage, ventilation
et conditionnement d’air
N 10

Les systèmes de chauffage et de ventilation installés conformément aux


dispositions générales sont autorisés.
Les appareils de production-émission électriques ou à combustible gazeux
installés conformément aux dispositions réglementaires qui leur sont
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

propres sont autorisés.


Les cheminées à foyer ouvert ou fermé, les inserts et les appareils à effet
décoratif sont admis dans les conditionsdéfinies par les dispositions générales.
Par dérogation aux dispositions générales et sur avis de la commission de
sécurité, les foyers et inserts fonctionnant au gaz sont autorisés dans les
conditions fixées par le règlement.
Les appareils de chauffage de terrasse sont admis conformément aux
dispositions générales visant ce type d’équipement.

10. Appareils de cuisson


et de remise en température
N 14 et N 15

10.1 Utilisation des cheminées N 14


Les cheminées à foyer ouvert, utilisées pour la cuisson, fonctionnant avec
des combustibles solides, doivent être installées dans les mêmes conditions
que celles prévues par les dispositions générales pour les appareils de
chauffage utilisant ce type de combustible.
Sous réserve d’un certain nombre de conditions énumérées à l’article N14,
les fours à bois sont utilisés quelle que soit leur puissance.

10.2 Petits appareils portables N 15


L’emploi dans les salles de petits appareils portables est autorisé dans les
conditions fixées par les dispositions générales pour ce qui concerne leur
limitation de puissance et leurs conditions d’installation.
La distribution collective de gaz, pour alimenter de petits appareils utilisés
par le public, est interdite dans les salles.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
217
Dispositions particulières – Restaurants et débits de boissons (type N)

11. Moyens de secours


N 16 à N 19

11.1 Service de sécurité incendie :


généralités, missions N 17
Des employés, spécialement désignés, doivent être entraînés à la mise en
œuvre des moyens de secours.

11.2 Moyens d’extinction N 16


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− soit par des seaux pompes d’incendie ;
−− soit par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum,
judicieusement répartis, avec un minimum d’un appareil pour 200 m2, et
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.


Une installation de RIA DN 19/6 peut exceptionnellement être demandée
par la commission de sécurité :
−− soit dans les établissements situés dans des zones d’accès particulièrement
difficile ou défavorable ;
−− soit dans les établissements implantés dans des ensembles immobiliers
complexes ;
−− soit dans les établissements présentant une distribution intérieure
compliquée.

11.3 Système de sécurité incendie – Alarme N 18


Les établissements de 1re et de 2e catégories doivent être pourvus d’un
équipement d’alarme du type 3.
Les autres établissements doivent être pourvus d’un équipement d’alarme
du type 4.

11.4 Alerte N 19
En application des dispositions générales, la liaison avec les sapeurs-pompiers
doit être réalisée par téléphone urbain.

12. Consignes d’exploitation


N 20

Des consignes spéciales, portées fréquemment à la connaissance du


personnel, doivent lui rappeler les interdictions suivantes : faire sécher
près des appareils de cuisson des chiffons, des torchons et des serviettes,
projeter de la graisse ou de l’huile dans les foyers pour y provoquer des
« coups de feu », entreposer des emballages vides (même momentanément)
dans un local ouvert au public, etc.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

O 1 à O 24
pensions de famille (type O)
Hôtels, motels,
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
221
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

Arrêté du 21 juin 1982 – JO du 11 août 1982

1. Établissements assujettis
O1

Remarque Sont concernés :


Constitue un ensemble
a) les hôtels dans lesquels l’effectif du public est supérieur ou égal à
homogène, un établissement
100 personnes ;
composé de locaux
d’hébergement offrant un même b) les autres établissements d’hébergement – définis comme un ensemble
niveau de confort, quelles que homogène de chambres ou d’appartements meublés, disposant d’un
soient leurs capacités d’accueil minimum d’équipements et de services communs, et offerts en location
unitaires et leurs configurations. pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois – faisant l’objet
A titre d’exemples : d’une exploitation collective homogène, dans lesquels l’effectif du public
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

– équipements : est supérieur à 15 personnes.


hall de réception, sanitaires
communs, moyen d’appel Les établissements d’hébergement, visés au b ci-dessus, dont le type
accessible aux utilisateurs (cabine d’exploitation ne présente pas le caractère d’homogénéité précité
téléphonique, point phone, (régime des sociétés d’attribution d’immeubles à temps partagé, statut de
téléphone de la réception...) ; copropriété des immeubles bâtis) ne sont pas soumis aux dispositions
– services : réception du présent règlement.
(au minimum 4 heures par jour,
6 jours sur 7), fourniture du linge Le régime d’exploitation dont relève un établissement autre qu’hôtel est
de maison et de prestations de déterminé suivant la déclaration écrite du maître d’ouvrage ou de l’exploi-
ménage à la demande ; tant. Ce régime peut être modifié par une nouvelle déclaration.
– exploitation collective
homogène : établissement
géré dans tous les cas par une
seule personne physique ou 2. Calcul de l’effectif
morale dont l’accès aux locaux O2
d’hébergement n’est pas entravé
par les règles spécifiques
du droit de la copropriété L’effectif maximal du public admis est déterminé d’après le nombre de
ou de la multipropriété. personnes pouvant occuper les chambres dans les conditions d’exploitation
hôtelière d’usage.
Remarque Les règles de sécurité précisées ci-après, viennent en application, en
Dans le cas où une salle est atténuation ou en aggravation de celles mentionnées dans les dispositions
aménagée dans le même générales.
établissement pour servir des
petits déjeuners, il n'y a pas lieu
de cumuler son effectif avec celui
des chambres. 3. Isolement par rapport aux tiers
O4

Un établissement du type O peut communiquer avec un parc de stationnement


couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
−− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m2 avec une
largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
222
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du


sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;
−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m2. La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite sont d’au moins 1,50 m.
Tout autre dispositif est autorisé après avis de la commission de sécurité
compétente.
En outre, les dispositions suivantes sont à respecter :
−− le sas ne doit contenir ni dépôt de matériel ni armoire ou tableau électrique ;
−− lorsque le parc de stationnement couvert et le tiers relèvent de directions
distinctes, un accord contractuel définissant les obligations des parties
relatives à la maintenance des dispositifs de franchissement est établi et
joint au dossier prévu à l’article R. 123-24 du Code de la construction et
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de l’habitation ainsi qu’au registre de sécurité de l’établissement.

4. Distribution intérieure
O3

Les secteurs sont autorisés.


En aggravation des dispositions générales, lorsque la distribution par
secteurs est choisie, les baies accessibles depuis les espaces libres doivent
ouvrir sur une circulation horizontale ouverte au public.

5. Classement des locaux


O5

Le classement des locaux est le suivant.

5.1 Locaux à risques importants


Les réceptacles à ordures et les locaux de tri sélectif d’une surface
supérieure à 50 mètres carrés ;

5.2 Locaux à risques moyens


−− les réceptacles à ordures et les locaux de tri sélectif d’une surface
inférieure ou égale à 50 mètres carrés ;
−− les réserves, lingeries, blanchisseries et bagageries.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
223
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

6. Dégagements
O6àO9

6.1 Circulations horizontales O6


En aggravation des dispositions générales, les circulations reliant les
escaliers entre eux, les escaliers aux sorties et les sorties entre elles doivent
avoir deux unités de passage au moins.
Toutes les portes ouvrant sur les dégagements utilisés pour l’évacuation
des locaux à sommeil sont équipées d’un ferme-porte, à l’exception des
sanitaires et des salles de bains.

6.2 Dégagements accessoires O7


En aggravation des dispositions générales, seuls les dégagements acces-
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

soires peuvent être communs avec ceux des locaux occupés par des tiers.

6.3 Distance maximale à parcourir O8


En aggravation des dispositions générales, la distance maximale, mesurée
suivant l’axe des circulations, que le public doit parcourir à partir de la porte
d’une chambre (ou d’un appartement) jusqu’à l’accès à un escalier, ne doit
pas excéder 40 m.

6.4 Escaliers, évacuation différée O9


Remarque En dérogation aux dispositions générales, l’absence de protection des
Dans les deux cas ci-dessus, escaliers est admise dans les seuls cas suivants :
le nombre de personnes −− dans les bâtiments ne comportant qu’un étage sur rez-de-chaussée ;
admises à l’étage ne doit
pas dépasser 100. −− dans les bâtiments comportant un escalier monumental prenant
naissance dans le hall d’entrée, ne desservant qu’un étage à partir du
rez-de-chaussée, et après avis de la commission de sécurité.
Si les chambres aménagées et accessibles aux personnes circulant en
fauteuil roulant sont traitées comme espaces d’attente sécurisés, alors, en
atténuation, l’ensemble des niveaux n’est pas redevable d’espace d’attente
sécurisé.
Dans ce cas, les chambres traitées en espaces d’attente sécurisés peuvent
déroger aux caractéristiques de l’espace sécurisé :
−− pouvoir être atteint dans le respect des distances maximales prévues
aux articles CO 43 et CO 49 ;
−− chaque espace d’attente doit avoir une capacité d’accueil minimale
de deux personnes circulant en fauteuil roulant ;
−− l’espace d’attente sécurisé doit être équipé d’un éclairage de sécurité ;
−− l’espace d’attente sécurisé doit être identifié et facilement repérable
du public ;
−− les accès et les sorties de l’espace d’attente sécurisé doivent être libres
en présence du public ;
−− toute personne ayant accès à un niveau de l’établissement doit pouvoir
accéder aux espaces d’attente sécurisés du niveau et doit pouvoir
y circuler ;
−− au moins un extincteur à eau pulvérisée doit être installé dans un espace
d’attente sécurisé non situé à l’air libre.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
224
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

7. Aménagement intérieur,
décoration et mobilier
O 10

Les aménagements intérieurs dans les parties communes doivent répondre


aux dispositions générales prévues par le Règlement de sécurité.
Toutefois, en dérogation aux règles générales, les dispositions concernant
les revêtements, les éléments de décoration, les portières, rideaux et voilages
ne sont pas applicables à l’intérieur des chambres et des appartements
où des matériaux moins performants peuvent être mis en œuvre.
Les appareils à effet décoratif fonctionnant à l'éthanol sont autorisés
dans les conditions suivantes :
−− l'appareil doit être conforme à la norme NF D 35-386 (août 2009).
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− L'appareil ne peut pas être implanté :


-- dans un local en sous-sol ;
-- dans une circulation ;
-- dans un espace d'attente sécurisé ;
-- dans les locaux à sommeil ;
-- dans les niveaux comportant des locaux à sommeil à l'exception du
rez-de-chaussée.
−− Aucun élément combustible tel que décoration, tenture, portière, rideau,
voilage, cloison coulissante ou repliable, tapis moquette et mobilier ne
doivent se trouver à moins de 2 mètres autour des parois de l'appareil.
−− Le remplissage en combustible de l'appareil est effectué en dehors de
la présence du public.
−− La quantité de combustible en réserve pour le fonctionnement des
appareils est limitée à 10 litres par bâtiment, répartie dans des récipients
de 5 litres maximum et placés dans un local inaccessible au public ou
dans un volume spécifique intégré à l'appareil. Une quantité comprise
entre 10 litres et 100 litres est autorisée dans un local situé à l'extérieur
du bâtiment et classé à risques moyens et comporte une ventila-
tion haute et basse permanente d'une section minimale unitaire de
2 décimètres carrés donnant sur l'extérieur.
−− Le local de stockage ne peut être installé qu'exceptionnellement en
sous-sol et après avis de la commission de sécurité compétente.

8. Désenfumage
O 11

Les établissements du type O sont de la classe 1 pour la détermination du


cœfficient au sens de l’annexe de l’instruction technique n° 246.
En atténuation aux dispositions générales et plus particulièrement à celles
concernant les circulations horizontales encloisonnées et dans les halls
accessibles au public, aucun désenfumage des circulations horizontales
desservant des locaux réservés au sommeil n’est obligatoire dans l’un des
cas suivants :

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
225
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

−− la distance à parcourir, depuis la porte d’une chambre (ou d’un apparte-


ment) pour rejoindre un escalier désenfumé (ou mis à l’abri des fumées),
ne dépasse pas 10 m ;
−− les locaux réservés au sommeil sont situés dans des bâtiments à un étage
sur rez-de-chaussée au plus ; ils sont pourvus d’un ouvrant en façade.
Lorsque les locaux à sommeil sont accessibles aux personnes en situation
de handicap, cette atténuation s’applique si une mise à l’abri est réalisée.
Les portes des locaux accessibles au public ouvrant sur les dégagements
utilisés pour l’évacuation des locaux à sommeil doivent être équipées d’un
ferme-porte.
Dans les circulations horizontales encloisonnées desservant des locaux
à sommeil, le désenfumage doit être asservi à la détection automatique
d’incendie de la circulation concernée.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

9. Installations électriques
Articles EL 1 à EL 23

Les dispositions générales du Règlement de sécurité s’appliquent.

10. Éclairage
O 14 et O 15

10.1 Éclairage et prises de courant O 14


Un circuit électrique terminal d’éclairage ne doit pas alimenter plusieurs
chambres ou appartements.
Chaque appartement possède son tableau de distribution électrique
spécifique. Les tableaux de distribution électrique spécifiques à chaque
chambre sont autorisés.
Dans les chambres ou appartements, le courant assigné des prises de
courant doit être limité à 16 ampères, à l’exception de celles situées dans
les offices ou cuisines des appartements dont le courant assigné peut être
porté à 32 ampères.

10.2 Éclairage de sécurité O 15


Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant
aux dispositions générales du Règlement de sécurité.
En application des dispositions visant la possibilité de poursuivre l’exploi-
tation en cas d’absence de l’éclairage normal, dans les établissements qui
ne disposent pas d’une source de remplacement, l’éclairage de sécurité
d’évacuation doit être complété de la manière suivante :
−− si l’éclairage de sécurité est réalisé par blocs autonomes, il doit être
complété par un éclairage réalisé par des blocs autonomes pour habitation
(conformes à la NF C71-805).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
226
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

Dans ces conditions, les blocs autonomes d’éclairage de sécurité


normaux doivent être mis automatiquement à l’état de repos dès
l’absence de tension en provenance de la source normale, leur passage
automatique à l’état de fonctionnement étant alors subordonné au début
du déclenchement du processus d’alarme ;
−− si l’éclairage de sécurité est réalisé par une source centralisée constituée
d’une batterie d’accumulateurs, la capacité de cette dernière doit
permettre une autonomie de 6 h au moins.

11. Chauffage, ventilation


et conditionnement d’air
O 12
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Sont seuls autorisés les systèmes de chauffage et de ventilation installés


conformément aux dispositions générales.
Les appareils de production-émission électriques, installés conformément
aux dispositions qui leur sont propres, sont autorisés.
Les appareils de production-émission utilisant les combustibles gazeux
sont autorisés en dehors des locaux à sommeil, à condition de respecter
les dispositions générales qui leur sont propres.
Dans les salles de loisirs situées au rez-de-chaussée, les cheminées à foyer
ouvert ou fermé, les inserts et les appareils à effet décoratif sont autorisés
s’ils respectent les dispositions qui leur sont propres.

12. Installations de gaz


O 13

Les cuisines et placards-cuisines associés aux chambres ainsi que les offices
d’étage ne peuvent être alimentés en gaz que par une distribution collective.

13. Ascenseurs
Articles AS 1 à AS 11

Les ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants doivent être


installés conformément aux dispositions du Règlement de sécurité et aux
normes les concernant.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
227
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

14. Appareils de cuisson


O 16

Concernant les appareils installés dans les chambres, seuls les appareils
électriques dont la puissance totale est au plus égale à 3,5 kW sont autorisés.
La puissance totale des appareils installés dans les cuisines ou placards-
cuisines des appartements est inférieure à 20 kW.
Les cuisines et offices à usage collectif dont la puissance totale des
appareils installés est supérieure à 20 kW doivent respecter les dispositions
du chapitre X. En dérogation à la section VII du chapitre II, le public est admis
dans ces locaux.

15. Moyens de secours


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

O 17 à O 21

15.1 Moyens d’extinction O 17

15.1.1 Extincteurs à eau pulvérisée


Des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, doivent être
judicieusement répartis, avec un minimum d’un appareil pour 200 m2.
La distance maximale à parcourir pour atteindre un extincteur ne doit pas
dépasser 15 m.

15.1.2 Autres extincteurs


Des extincteurs appropriés aux risques particuliers doivent être placés à
proximité des locaux à défendre.

15.1.3 Robinets d’incendie armés


Une installation de RIA DN 19/6 peut être exceptionnellement demandée
par la commission de sécurité :
−− soit dans les établissements situés dans les zones d’accès particulière-
ment difficile ou défavorable ;
−− soit dans les établissements implantés dans des ensembles immobiliers
complexes ;
−− soit dans les établissements présentant une distribution intérieure
compliquée ;
−− soit dans les établissements dont la porte d’une des chambres se trouve
à plus de 30 m de l’accès à un escalier.

15.1.4 Colonne sèche


Elle est demandée dans tous les escaliers protégés si le dernier niveau
accessible au public est à plus de 18 m du niveau d’accès des engins des
sapeurs-pompiers.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
228
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

15.2 Système de sécurité incendie – Système d’alarme


O 19
Tous les établissements doivent être équipés d’un système incendie de
catégorie A et d’un équipement d’alarme de type 1.
La détection automatique d’incendie est installée dans les conditions
minimales suivantes :
−− détecteurs sensibles aux fumées et aux gaz de combustion, dans les
circulations horizontales encloisonnées des niveaux comportant des
locaux réservés au sommeil ;
−− détecteurs appropriés au risque dans les chambres ou appartements ;
−− détecteurs appropriés au risque dans les locaux à risques particuliers.
La détection automatique d’incendie des circulations horizontales des
niveaux comportant des locaux à sommeil met en œuvre :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− – la fonction évacuation (alarme générale éventuellement temporisée,


déverrouillage des issues de secours, blocs autonomes dans les condi-
tions de l’article O 15) ;
−− la fonction compartimentage (fermeture des portes coupe-feu) ;
−− le désenfumage de la circulation horizontale concernée, lorsqu’il
est exigé.
La détection automatique des chambres, appartements et locaux à risques
met en œuvre :
−− la fonction évacuation ;
−− le désenfumage du local lorsqu’il existe.

15.3 Alerte O 20
Elle doit pouvoir être donnée par téléphone urbain.

15.4 Consignes d’exploitation O 21


Des employés spécialement désignés par l’exploitant doivent être entraînés
à la mise en œuvre des moyens d’extinction.
Il est formellement interdit de fumer dans les réserves, resserres, lingeries,
etc., et en général dans les locaux présentant des risques particuliers
d’incendie. Cette interdiction doit être affichée bien en évidence.
Les locaux où le personnel est autorisé à fumer doivent être équipés de
cendriers judicieusement répartis.
Une consigne, du modèle ci-après et rédigée dans les langues parlées par
les usagers habituels, doit être affichée dans chaque chambre.
À cette consigne est associé un plan d’évacuation dont les caractéristiques
correspondent à celles des plans d’évacuation de la norme NF S60-303
relative aux plans et consignes de protection contre l’incendie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
229
Dispositions particulières – Hôtels, motels, pensions de famille (type O)

Modèle de consigne

CONDUITE A TENIR EN CAS D’INCENDIE


En cas d’incendie dans votre chambre
• Si vous ne pouvez pas maîtriser le feu :
-- gagnez la sortie en refermant bien la porte de votre chambre et en suivant le balisage ;
-- prévenez la réception.
En cas d’audition du signal d’alarme
• Si les dégagements sont praticables :
-- gagnez la sortie en refermant bien la porte de votre chambre ou appartement et
en suivant le balisage.
• Si la fumée rend le couloir ou l’escalier impraticable :
-- restez dans votre chambre ou dans votre appartement ;
-- manifestez votre présence à la fenêtre en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers.
Nota : Une porte fermée et mouillée, rendue étanche par des moyens de fortune (serviettes, draps
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

humides, par exemple) protège plus longtemps.


Au niveau du sol, la fumée est moins dense, et la température plus supportable.

16. Établissements existants


O 22 à O 24

16.1 Réglementation applicable O 22


Les établissements existants et les bâtiments dont la date de dépôt
de permis de construire est antérieure au 1/01/2012 sont réputés conformes
aux dispositions prévues pour prévenir les risques d’incendie et de
panique dans la mesure où ils répondent à la réglementation qui leur était
applicable au moment de leur construction ou à laquelle ils ont été soumis
a posteriori.
Les dispositions des articles R. 123-51, GE 3, GE 4, GE 5, MS 74 relatives
au contrôle sont applicables.
Les dispositions des articles DF 9, CH 57, GZ 29, EL 18, EC 13, AS 8, GC 21,
MS 68 et MS 72 relatives à l’entretien sont applicables.
Les dispositions des articles GE 6 à GE 10, DF 10, CH 58, GZ 30, EL 19,
EC 15, AS 9, GC 22, MS 71 et MS 73 relatives aux vérifications techniques
sont applicables.

16.2 Ferme-porte O 23
Les portes palières et celles des locaux ouvrant sur des dégagements
utilisés pour l’évacuation des locaux à sommeil sont équipées d’un
ferme-porte, à l’exception des sanitaires.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
230
 Dispositions particulières – Salles de danse et salles de jeux (type P)

16.3 Service de sécurité incendie O 24


Les dispositions des articles MS 45 à MS 48 sont applicables.

À NOTER

Les très petits hôtels – Article PO 13 (arrêté du 26 octobre 2016)


Constitue un très petit hôtel un établissement qui accueille 20 personnes au plus au titre du public dans
les chambres et dont le plancher bas de l’étage le plus élevé accessible au public est situé à moins de
8 mètres du niveau d’accès des secours.
En atténuation de l’article PO 9 (§ 1), ces établissements sont dispensés de l’encloisonnement des escaliers.
Les caractéristiques des blocs-portes doivent néanmoins répondent aux dispositions suivantes :
−− L’établissement est équipé d’un système de sécurité incendie de catégorie A.
−− En aggravation de l’article PE 32, la détection automatique d’incendie est installée dans les circulations
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

horizontales lorsqu’elles existent et dans tous les locaux, à l’exception des sanitaires. Toutefois, lorsque
le chef d’établissement privilégie l’encloisonnement du/des escalier(s) desservant les chambres, la
détection automatique d’incendie reste limitée aux circulations horizontales communes et/ou aux
espaces privatifs prévus par l’article PO 9.
−− En atténuation de l’article PE 36, ces établissements sont dispensés de l’installation des blocs
autonomes pour habitation (BAEH). Toutefois, si l’exploitant souhaite poursuivre l’exploitation de son
établissement en l’absence de la source électrique normale, il doit disposer des moyens d’éclairage
portatifs en nombre suffisant.
−− L’établissement peut faire l’objet de toute solution alternative adaptée après avis de la commission
de sécurité compétente.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

P 1 à P 24
et salles de jeux (type P)
Salles de danse
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
233
Dispositions particulières – Salles de danse et salles de jeux (type P)

Arrêté du 7 juillet 1983 – JO du 3 septembre 1983

1. Établissements assujettis
P1

Attention Les dispositions développées ci-après sont applicables aux établissements


Les installations de projection spécialement aménagés pour :
et les aménagements de • la danse (bals, dancings, etc.) ;
spectacles éventuels sont soumis
aux dispositions du type L, • les jeux (billards et autres jeux électriques ou électroniques) dans lesquels
l’établissement restant assujetti l’effectif du public est supérieur ou égal à l’un des chiffres suivants :
aux dispositions du présent -- 20 personnes en sous-sol,
chapitre.
-- 100 personnes en étage et autres ouvrages en élévation,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

-- 120 personnes au total.

2. Calcul de l’effectif
P2

L’effectif maximal du public admis est déterminé à raison de 4 personnes


pour 3 m2 de la surface de la salle, déduction faite de la surface des estrades
des musiciens et des aménagements fixes autres que les tables et les sièges.
Toutefois, dans le cas des salles réservées exclusivement au billard autre
qu’électrique ou électronique, le calcul est déterminé sur la base de
4 personnes par billard, augmenté le cas échéant des places réservées au
public, soit sur des chaises, des bancs ou des gradins, soit dans une zone
réservée à la consommation de boissons ou à la restauration, qui constitue
une activité annexe de type N.
Les règles de sécurité précisées dans la suite du présent document
viennent en application, en atténuation ou en aggravation de celles déjà
définies dans les dispositions générales.

3. Isolement par rapport aux tiers


P6

Un établissement du type P peut communiquer avec un parc de stationne-


ment couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
−− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m2 avec une
largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
234
 Dispositions particulières – Salles de danse et salles de jeux (type P)

−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m2. La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite est d’au moins 1,50 m.
Tout autre dispositif est autorisé après avis de la commission de sécurité
compétente.
En outre, les dispositions suivantes sont à respecter :
−− le sas ne doit contenir ni dépôt de matériel ni armoire ou tableau
électrique ;
−− lorsque le parc de stationnement couvert et le tiers relèvent de directions
distinctes, un accord contractuel définissant les obligations des parties
relatives à la maintenance des dispositifs de franchissement est établi et
joint au dossier prévu à l’article R. 123-24 du Code de la construction et
de l’habitation ainsi qu’au registre de sécurité de l’établissement.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

4. Distribution intérieure –
Stabilité au feu des structures
P4

En application des dispositions générales, seul le cloisonnement traditionnel


est autorisé.
Les atténuations prévues dans les dispositions générales pour les bâtiments
de trois niveaux au plus, ne sont pas applicables aux salles de danse.

5. Classement des locaux


P5

Le classement des locaux est le suivant.

5.1 Locaux à risques importants


Les locaux de stockage de bandes sonores et de disques (non utilisés dans
une soirée).

5.2 Locaux à risques moyens


−− Les magasins de réserve et d’articles de cotillons ;
−− les offices et les lingeries.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
235
Dispositions particulières – Salles de danse et salles de jeux (type P)

6. Dégagements
P7

En aggravation des dispositions générales, seuls les dégagements acces-


soires peuvent être communs avec ceux des locaux occupés par des tiers.

6.1 Circulations des salles P8


Les tables et les sièges doivent être disposés de manière à ménager des
chemins de circulation libres en permanence.
En atténuation des dispositions visant les largeurs de dégagements, les
circulations secondaires peuvent avoir une largeur minimale d’une unité de
passage ; cette largeur est prise en position d’occupation des sièges.

6.2 Vestiaires P9
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

En complément des dispositions visant les saillies et les dépôts dans les
circulations, des vestiaires peuvent être aménagés, dans les salles et leurs
dépendances, en dehors des chemins de circulation et des escaliers ; ils
doivent en outre être disposés de manière que le public, stationnant à leurs
abords, ne gêne pas la circulation.
Lorsque des vêtements sont suspendus le long des chemins de circulation,
la largeur de ces derniers doit être majorée de 0,60 m.

6.3 Régie P 11
L’emplacement de la régie ne doit pas constituer une gêne pour la circulation
du public ; si elle est installée dans la salle, elle doit être distante d’un mètre
au moins (en tous sens des dégagements).
La régie doit être séparée du public :
−− soit par une paroi (ou une cloison écran) s’élevant à 2 m au-dessus du
plancher accessible au public ;
−− soit par une zone libre matérialisée d’un mètre au moins.

7. Aménagement intérieur,
décoration et mobilier
P 12 et P 13

7.1 Plafonds – Isolation – Décoration P 12


En aggravation des dispositions générales, les plafonds, les plafonds
suspendus, les parties translucides (ou transparentes) qui y sont incorporées
doivent être réalisés en matériaux de catégorie M1.
Les dispositions générales visant les produits d’isolation ne sont pas
applicables dans les établissements du présent type.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
236
 Dispositions particulières – Salles de danse et salles de jeux (type P)

En aggravation des dispositions générales, tous les éléments flottants


de décoration ou d’habillage doivent être réalisés en matériaux de caté-
gorie M1 (quelle que soit la superficie de la salle) ; en outre, les plantes
artificielles ou synthétiques doivent être réalisées en matériaux de
catégorie M2.
Les vélums sont interdits. Toutefois les filets horizontaux doivent
être pourvus de systèmes d’accrochage suffisamment nombreux, ou
d’armatures de sécurité suffisamment résistants pour empêcher leur chute
éventuelle pendant l’évacuation du public.

7.2 Sièges P 13
Tous les sièges des salles, fixes ou mobiles, doivent respecter les dispositions
générales les visant et, notamment, l’instruction technique relative au
comportement au feu des sièges rembourrés.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

8. Désenfumage
P 14

Pour le calcul du cœfficient au sens de l’instruction technique n° 246, les


locaux sont répartis en fonction de l’importance prévisible des foyers, dans
les classes suivantes :
−− classe 1 : les salles de jeux ;
−− classe 2 : les bals ou dancings.
En aggravation des dispositions générales, les salles de danse comportant
des mezzanines ou des niveaux partiels ainsi que les salles situées en sous-
sol doivent être désenfumées quelle que soit leur superficie.
En aggravation des dispositions générales, les escaliers encloisonnés
desservant les sous-sols doivent être désenfumés ou mis à l’abri des
fumées quel que soit le nombre de niveaux desservis.
En aggravation des dispositions générales, les circulations horizontales
encloisonnées de longueur supérieure ou égale à 5 m doivent être désen-
fumées.
Le désenfumage des locaux à risques particuliers (importants ou moyens)
peut être imposé, après avis de la commission de sécurité, s’ils comportent
des risques d’incendie associés à un potentiel calorifique (ou fumigène)
important.
Si l’établissement est équipé d’un système de sécurité incendie de
catégorie A, le désenfumage doit être commandé automatiquement par la
détection automatique d’incendie.

9. Installations électriques
P 16

Les installations électriques des salles de danse doivent être réalisées dans
les conditions requises par la norme NF C15-100 pour les locaux présentant
des risques d’incendie (condition d’influence externe BE 2).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
237
Dispositions particulières – Salles de danse et salles de jeux (type P)

10. Éclairage
P 17 à P 19

10.1 Utilisation de bougies P 17


L’utilisation de bougies est interdite.

10.2 Éclairage de sécurité P 18


Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant
aux dispositions générales.
L’éclairage de sécurité des établissements de 1re et 2e catégories doit être
alimenté par une source centralisée constituée d’une batterie d’accumula-
teurs.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

10.3 Éclairage d’ambiance P 19


En application des dispositions générales, lorsque les lampes d’éclairage
d’ambiance sont éteintes à l’état de veille, le passage de l’état de veille à
l’état de fonctionnement doit être réalisé par un dispositif automatique dès
que l’alimentation de l’éclairage normal de la salle est défaillante.

11. Chauffage, ventilation


et conditionnement d’air
P 15

Les systèmes de chauffage et de ventilation installés conformément aux


dispositions générales sont autorisés.
À l’exception des cassettes chauffantes électriques et des panneaux radiants
électriques, seuls sont autorisés les appareils indépendants électriques fixes,
installés conformément aux dispositions générales les concernant.
La température de surface des appareils installés ne doit pas excéder 100 °C.

12. Équipements spécifiques


Lorsque des installations techniques particulières sont aménagées dans
les salles, aux fins de créer des effets spéciaux (lumières, brouillard, fumée,
etc.), elles doivent être conformes aux notes techniques du ministre de
l’Intérieur et de la décentralisation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
238
 Dispositions particulières – Salles de danse et salles de jeux (type P)

13. Moyens de secours


P 20 à P 23

13.1 Service de sécurité incendie :


généralités, missions P 21
En application des dispositions générales, un service de sécurité incendie
assuré par des agents de sécurité incendie peut être imposé par la commission
de sécurité :
−− dans les établissements de 1re catégorie ;
−− dans les complexes importants de loisirs multiples où la danse constitue
l’une des activités principales.
Des employés spécialement désignés doivent être entraînés à la mise en
œuvre des moyens de secours dans les établissements ne possédant pas
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de service de sécurité incendie.

13.2 Moyens d’extinction P 20


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, judicieuse-
ment répartis, avec un minimum d’un appareil par 200 m2 et par niveau ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.
Une installation de RIA DN 19/6 peut exceptionnellement être imposée par
la commission de sécurité :
−− soit dans les établissements situés dans des zones d’accès particulièrement
difficile ou défavorable ;
−− soit dans les établissements implantés dans des ensembles immobiliers
complexes ;
−− soit dans les établissements présentant une distribution intérieure
compliquée ;
−− soit dans les établissements dont l’une des portes des salles se trouve à
plus de 30 m de l’accès à un escalier.
En aggravation des dispositions générales, une colonne sèche doit être
installée dans les escaliers protégés si le dernier étage accessible est à plus
de 18 m du niveau d’accès des engins des sapeurs-pompiers.

13.3 Système de sécurité incendie –


Système d’alarme P 22
Les systèmes de sécurité incendie et les équipements d’alarme doivent être
les suivants :
−− les établissements de 1re catégorie doivent être équipés d’un système de
sécurité incendie de catégorie A ;
−− les établissements de 2e catégorie doivent être équipés d’un système de
sécurité de catégorie B ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
239
Dispositions particulières – Salles de danse et salles de jeux (type P)

−− les établissements de 3e catégorie, ainsi que les établissements de danse


de 4e catégorie installés en sous-sol, doivent être équipés d’un système
de sécurité incendie de catégorie C, D ou E comportant un équipement
d’alarme du type 2 b ;
−− les autres établissements de danse doivent posséder un équipement
d’alarme du type 3 ;
−− les autres établissements de jeu doivent posséder un équipement
d’alarme du type 4.
Les détecteurs automatiques d’incendie, inclus dans le système de sécurité
de catégorie A, doivent satisfaire aux dispositions suivantes :
−− ils sont insensibles aux effets d’ambiance et adaptés aux conditions
particulières d’exploitation ;
−− ils sont tous installés dans tous les locaux et les dégagements acces-
sibles au public ainsi que dans les locaux à risques importants.
Dans le cas d’équipement d’alarme du type 1, 2 ou 3, l’alarme générale
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

doit être interrompue par diffusion d’un message préenregistré prescri-


vant en clair l’ordre d’évacuation. Dans ce dernier cas, les équipements
nécessaires à la diffusion de ce message doivent également être alimentés
au moyen d’une alimentation électrique de sécurité (AES) conforme à sa
norme.
En outre, le fonctionnement de l’alarme générale doit être précédé
automatiquement :
−− de l’arrêt du programme en cours ;
−− de la mise en fonctionnement de l’éclairage normal des salles plongées
dans l’obscurité pour des raisons d’exploitation.

13.4 Système d’alerte P 23


La liaison avec les sapeurs-pompiers doit être réalisée :
−− par avertisseur privé, ou par ligne téléphonique directe, dans les établis-
sements de 1re catégorie et dans les complexes de loisirs ;
−− par téléphone urbain, dans les autres établissements.

14. Consignes d’exploitation


P 24

Des cendriers, en nombre suffisant, doivent être judicieusement répartis


dans les salles et les dégagements accessibles au public.
Il est formellement interdit de fumer dans les réserves, les resserres,
les lingeries et, en général, dans tous les locaux présentant des risques
particuliers d’incendie.
Les locaux où le personnel est autorisé à fumer doivent être équipés de
cendriers.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

PS 1 à PS 33
accessibles au public (type PS)
aux parcs de stationnement
Dispositions applicables
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
243
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

Arrêté du 19 décembre 2017 – JO du 27 décembre 2017

1. Établissements assujettis
PS 1 à PS 4

Attention Les dispositions contenues dans l'arrêté sont applicables aux parcs de
L’arrêté du 19 décembre 2017 stationnement couverts (article PS du règlement de sécurité des ERP)
modifiant l'arrêté du pouvant accueillir plus de 10 véhicules à moteur d’un poids total en charge
25 juin 1980 concernant les parcs < à 3,5 tonnes. Cinq emplacements motos équivalent à un véhicule.
de stationnement ne vise que les
parcs recevant du public.
Au-dessous de la capacité minimale définie ci-dessus, aucune prescription
Il ne concerne donc pas les parcs n’est imposée aux locaux du fait de la présence de véhicules.
liés exclusivement à un bâtiment Un parc de stationnement est un emplacement couvert, qui permet le
d’habitation ni les parcs relevant remisage, en dehors de la voie publique, des véhicules à moteur et de leurs
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

du Code du travail. L’arrêté du remorques.


19 décembre 2017 est complété
par un guide pratique relatif Il peut se trouver, en superstructure ou en infrastructure. Il est dit mixte
à la sécurité incendie dans les lorsqu’il dispose de niveaux en super et en infrastructure.
parcs de stationnement couverts
Un niveau est un espace vertical séparant les plates-formes de stationne-
ouverts au public disponible au
téléchargement sur le site de la ment. Une toiture-terrasse utilisée pour le stationnement est considérée
Direction Générale de la Sécurité comme un niveau.
Civile et de la Gestion des Crises. Demi-niveau (si le parc comprend des demi-niveaux) : on considère que
deux demi-niveaux consécutifs constituent un niveau.
Avertissement
Les dispositions présentées Le niveau de référence est celui de la voirie desservant la construction et
ci-dessous n’ont aucun caractère utilisable par les engins des services de secours et de lutte contre l’incendie ;
exhaustif au regard de l’arrêté s’il y a deux accès par des voies situées à des niveaux différents, le niveau
du 19 décembre 2017 modifiant de référence sera déterminé par la voie la plus basse pour un parc souterrain
l'arrêté du 25 juin 1980. ou par la voie la plus haute pour un parc en superstructure.
Lorsqu’un parc comporte des ouvertures en façade, il est dit largement
ventilé (PSLV) s’il répond à l’ensemble des conditions suivantes :
−− à chaque niveau, les surfaces d’ouverture dans les parois sont placées au
moins dans deux façades opposées. Ces surfaces sont au moins égales
à 50 % de la surface totale de ces façades. La hauteur prise en compte
est la hauteur libre sous plafond ;
−− la distance maximale entre les façades opposées et ouvertes à l’air libre
est inférieure à 75 mètres ;
−− à chaque niveau, les surfaces d’ouverture dans les parois correspondent
au moins à 5 % de la surface de plancher d’un niveau.
Par ailleurs, un parc peut sous certaines conditions comporter des activités
annexes.
On citera, entre autres, les aires de lavage, le montage de petits équipe-
ments, la location de véhicules, la charge de véhicules électriques…
Ces activités annexes devront néanmoins respecter certaines dispositions
particulières (voir article PS4).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
244
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2. Dispositions constructives
PS 5 à PS 17

2.1 Éléments porteurs – Planchers – Dalles PS 6


Les éléments porteurs du parc doivent être stables au feu.

Tableau 1 : Stabilité au feu des éléments porteurs et des planchers intermédiaires

Système
d’extinction Planchers
Éléments porteurs
automatique intermédiaires
de type sprinkler
Parc de stationnement Présent SF 1h ½ ou R 90 CF 1h ½ ou REI 90
couvert ayant au plus
2 niveaux au-dessus
ou au-dessous du niveau Non présent SF 2h ou R 120 CF 2h ou REI 120
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de référence
Parc de stationnement Présent SF 1h ½ ou R 90 CF 1h ½ ou REI 90
couvert de plus de
2 niveaux et jusqu’à
28 m au-dessus ou Non présent SF 2h ou R 120 CF 2h ou REI 120
au-dessous du niveau
de référence
Parc de stationnement
largement ventilé
non surmonté d’un
Sans objet SF 1h ou R 60 CF 1h ou REI 60
bâtiment et ayant au
plus 2 niveaux au-dessus
du niveau de référence
Autres cas de parc
de stationnement Sans objet SF 1h ½ ou R 90 CF 1h ½ ou REI 90
largement ventilé
Note : Les éléments principaux de structure de la toiture et les bâtiments en rez-de-chaussée sont
visés par les articles CO 13, § 3 et CO 14 en atténuation.

2.2 Isolement PS 8
L’isolement d’un parc de stationnement par rapport aux bâtiments tiers doit
respecter les règles suivantes :
• s’il est à plus de 8 mètres de distance en vis-à-vis : aucune mesure ;
• s’il est à moins de 8 mètres de distance :
-- parc en vis-à-vis d’un tiers : façade CF 1 h et baies éventuelles PF ½ h.
Cette mesure ne sera cependant pas exigée si le parc se situe à au
moins 4 mètres de distance et si le plancher bas du niveau le plus haut
accessible au public est situé à moins de 8 mètres du sol,
-- parc contigu à un tiers : CF 1 h au minimum, jusqu’à CF 4 h si le tiers
est IGH,
-- parc surmonté d’un tiers CF 1 h ½.
Communications protégées par sas à chaque niveau du parc (surface 3 m²
minimum, portes PF ½ h ouvrant vers l’intérieur du sas, pas de ventilation
du sas) ; leurs parois ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou les parois traversés.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
245
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2.3 Façades PS 11
Dans le cas où le parc comporte plus d’un niveau en superstructure, la règle
du C + D s’applique. (C + D ≥ 0,80 m ; voir Instruction technique n° 249.)

Plancher d'isolement

C : caractéristique
de classe
du panneau
ou hauteur

D : distance ≥ 1 m
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Figure 1 : Règle du C + D

À l’exception de la façade située au droit du plancher d’isolement, la règle


peut ne pas être appliquée dans le cas où le parc est totalement protégé
par une installation d’extinction automatique de type Sprinkleur ou équipé
d’une détection incendie généralisée.
Lorsque la surface du niveau est au plus égale à 3 600 m², aucun recoupe-
ment n’est exigible.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
246
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

Mur CF 1 h

Dispositif d’obturation PF 1 h
(sauf rampes) avec :

– fermeture automatique
– commande manuelle
– détecteurs de part
et d'autre de la porte
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Vision complète sur l'intérieur du box

Box :
– 2 places maximum chacun
– cloisons pleines ou grillagées
– ventilation non perturbée et
ne traversant pas les box

Figure 2 : Cloisonnement des parcs

2.4 Cloisonnement PS 12
La superficie de chaque niveau doit être recoupée en compartiments
inférieurs à 3 000 m². Cette surface peut être portée à 6 000 m² s’il est
protégé par une installation d’extinction automatique de type Sprinkleur.
Le cloisonnement est réalisé par des parois M0 et CF 1 h.
Les ouvertures sont équipées de portes PF 1 h à fermeture automatique
(détecteurs autonomes déclencheurs NF S61-961 doublés d’une commande
manuelle) ou par les détecteurs du système généralisé.
Les box éventuels ne doivent pas comporter plus de deux emplacements
de remisage « Cloisons pleines ou grillagées vision totale sur l’intérieur du
box – Ventilation non perturbée et ne traversant pas les box ».

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
247
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2.5 Toitures PS 10
Lorsque la toiture du parc est dominée par des façades vitrées ou ouvertes,
elle doit être PF 1 h sur une distance horizontale de 8 mètres, lorsque la
hauteur de la façade est ≤ à 8 mètres.
Elle doit être PF 1 h ½ dans les autres cas.

Façades vitrées
ou
ouvertes

Immeuble
habité
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

ou d
occupé

PF 1 h si d est ≤ 8 m
(PF 1 ½ h dans
les autres cas)

Revêtements de couverture :

M0 sur support quelconque


M1
sur support continu
incombustible
M2
ou panneau bois
ou agglos bois Emploi
M3 sans
restriction

Emploi
M3 sur supports autres à plus de 8 m
que ci-dessus du bâtiment voisin
M4 sur support quelconque

Figure 3 : Protection de la couverture des parcs

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
248
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2.6 Communications intérieures PS 13 et PS 14

2.6.1 Circulation des véhicules


Hauteur minimale 2 mètres sous poutre ou tout obstacle (conduit, gaine).

2m
2 m minimum
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Figure 4 : Hauteur minimale des niveaux

2.6.2 Circulation des piétons


Les dispositions suivantes doivent être respectées :
−− hauteur libre 2 mètres sous tout obstacle ;
−− accès aux issues : 0,90 mètre de largeur au minimum ;
−− balisage des issues : inscriptions visibles en toutes circonstances, « sans
issue » si non accessible.

Inscriptions visibles

L = 0,90 m
H=2m minimum
minimum
(sauf cas
ponctuels)

Figure 5 : Circulation des piétons

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
249
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2.6.3 Distance maximale à parcourir pour l’évacuation


des personnes
Cette distance, mesurée sur l’axe de la circulation et entre les axes des
portes, doit être de :
−− 40 mètres s’il y a le choix entre deux issues ou escaliers opposés ;
−− 25 mètres dans le cas contraire (dans les zones en cul-de-sac et non par
niveau).

Si plusieurs issues

25 m 40 m 40 m
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Mesurée sur l’axe de la circulation entre les axes des portes

Si une seule issue

25 m 25 m

Figure 6 : Distances maximales à parcourir

2.6.4 Escaliers
Leurs caractéristiques doivent être les suivantes :
• largeur minimale 0,90 mètre ;
• l’escalier est en matériaux M0 et CF 1 h (sauf pour R+1 où le degré
coupe-feu est d’une ½ h) ;
• pour les parcs de plus de 4 niveaux par rapport au niveau de référence,
les escaliers seront obligatoirement à volées droites ;
• l’escalier est :
−− soit protégé :
-- par des portes PF ½ h munies de ferme-portes si l’escalier débouche
à l’air libre,
-- par des sas de 3 m² au moins dans les autres cas. Ces sas sont au
minimum CF 1 h et sont munis de deux portes PF ½ h, munies de
ferme-portes et s’ouvrant vers l’intérieur du sas,
-- ils doivent être dissociés au niveau de référence entre ceux desservant
les niveaux inférieurs et supérieurs.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
250
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

−− soit à l’air libre : dans ce dernier cas, une de ces façades est ouverte sur
l’extérieur. La surface de l’ouverture, à chaque niveau est au moins égale
à 50 % de la surface de la façade.

2.6.5 Aménagements PS 16
À l’exception des parcs de stationnement à simple rez-de-chaussée,
les parois du parc sont réalisées en matériaux M0 ou A2-S2, d0.
Les revêtements intérieurs des murs, plafonds et faux-plafonds sont réalisés
en matériaux de catégorie M1 ou B-S3, d0. En atténuation, les produits
classés D-s3, d0 sont autorisés comme matériaux au sein des aires d'accueil
du public ne dépassant pas 20 m2 des parcs de stationnement équipés
d'un système d'extinction automatique du type sprinkleur.

2.6.6 Sols PS 17
À chaque niveau, une pente suffisante doit exister pour écoulement
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

accidentel. Il doit également exister un seuil de 3 cm à chaque rampe.


En outre, les sols doivent :
−− être antidérapants et réalisés en matériaux de catégorie M0 ou A2FL-S2 ;
−− comporter une fosse avec dispositif de séparation.
Les revêtements des sols peuvent être réalisés en matériaux M3 ou CFL-S2.

2.7 Conduits et gaines PS 15


Ils doivent être protégés contre les chocs des véhicules.

2.7.1 Conduits dans le parc


Les conduits contenant :
−− des liquides inflammables ;
−− de la vapeur à une pression supérieure à 0,5 bar ;
−− de l’eau surchauffée à une température supérieure à 110 °C ;
−− du gaz combustible
sont interdits, ou doivent être placés dans des gaines ou répondre à des
dispositions particulières, résumées dans le tableau 2.
Tableau 2 : Caractéristisques des gaines pour conduits

Conduits Gaines

Incombustible CF 2 h ou EI 120 ; remplissage du vide


Liquides inflammables
par matériaux inertes pulvérulents

Vapeur et eau surchauffée Incombustible CF 2 h ou EI 120 ; ouverte aux extrémités

Incombustible CF 2 h ou EI 120 ; ouverte à l’une de


Gaz combustible ses extrémités ou conforme aux dispositions du
paragraphe 3 de l’article PS 15

L’article PS 15 ne concerne pas les conduits d’eau en charge, ni les conduits


destinés au désenfumage.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
251
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2.7.2 Conduits traversant parc et autres locaux


Les autres conduits ou gaines mettant en communication le parc et les
locaux ou logements voisins doivent être CF de traversée 120 min. au moins,
sauf pour les conduits d’eau dont le diamètre est ≤ 125 mm au droit des
traversées dans les planchers et parois coupe-feu d’isolement du parc.

2.8 Désenfumage PS 18
Le désenfumage est réalisé de façon à permettre l’évacuation des fumées
et des gaz chauds en cas d’incendie.

2.8.1 Types de désenfumage


Le désenfumage peut être naturel ou mécanique.
Les installations de désenfumage et de ventilation peuvent être communes.
Lorsque le parc de stationnement ne compte qu'un seul niveau, au niveau de
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

référence, le désenfumage peut être naturel (amenées d'air et évacuation).


La surface libre minimale sera de 12 dm² par véhicule pour l'amenée d'air
comme pour l'air extrait.
Les parcs de stationnement largement ventilés tels que définis à l'article
PS 3 sont réputés être désenfumés naturellement.
Dans les autres cas, le désenfumage sera mécanique.
Il s'effectue par compartiment. Le débit d'extraction minimum est de 900 m3/h
par véhicule et par compartiment.
Cette valeur peut être réduite à 600 m3/h si le compartiment est équipé
d'un système d'extinction automatique du type Sprinkleur.
L'amenée d'air peut être naturelle ou mécanique.
Dans le cas où elle est mécanique, le débit doit être de 0,75 fois celui de
l'air extrait (avec tolérance de + 10 %).
Lorsque des surfaces sont occupées par des activités annexes différentes
du remisage des véhicules, l'équivalence pour le calcul d'extraction est
d'un véhicule pour 25 m2 d'activités annexes autorisées.

2.8.2 Ventilateurs
Les ventilateurs doivent respecter les dispositions suivantes :
−− durée de marche avec fumée à 400 °C pendant 2 h ou 200 °C/2 h
si le compartiment est protégé par un système d’extinction automatique
à eau ;
−− câbles d’alimentation résistant au feu (CR1) ou protégés dans des gaines
CF 2 h ;
−− branchement d’alimentation en amont du tableau général et sélectivement
protégé de façon à ne pas être affecté par un incident survenant sur un
autre circuit ;
−− asservis éventuellement à la détection, si la capacité du parc est supérieure
à 1 000 emplacements.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
252
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2.8.3 Conduits de désenfumage du parc


Les prescriptions suivantes concernant les conduits et les gaines doivent
être respectées.

A – Dans le parc
Les conduits de ventilation et leur enveloppe doivent être incombustibles
et CF ½ h ainsi que leurs trappes et portes de visite.

B – Dans les autres locaux


−− Les conduits doivent être incombustibles CF 2 h.
Ils sont indépendants par niveau, par compartiment et par fonction
(amenée d’air et extraction). Le système collectif est autorisé si la hauteur
de recouvrement est égale au moins à la hauteur d’un niveau (type shunt).
Le débouché de gaines d’extraction devra être situé à plus de 8 mètres des
baies des immeubles ou en toiture.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

2.8.4 Commande de ventilation


Des commandes prioritaires manuelles (réservées aux sapeurs-pompiers)
sont prévues pour permettre le désenfumage en cas d’incendie.
Le désenfumage doit se faire en extraction.
Les commandes manuelles prioritaires, à trois positions : marche normale –
marche prioritaire (débit maximal) – arrêt, ne devront pas être entravées par
une manœuvre exécutée en un autre point de l’établissement.
Elles se situeront généralement à l’extérieur en haut de rampe du parc, près
des accès, et signalées jour et nuit.
Elles seront sélectives par niveau et par compartiment.

2.9 Installations électriques – Éclairage


PS 19 à PS 22

2.9.1 Installations électriques


Les installations électriques doivent être conformes au décret n° 88-1056
du 14 novembre 1988 et à la norme NF C15-100 relatif à la protection des
travailleurs.

2.9.2 Éclairage normal PS 21


Tout parc doit comporter un éclairage naturel ou artificiel suffisant.

2.9.3 Éclairage de sécurité PS 22


Il est destiné à permettre l’évacuation des usagers.
Il peut être constitué, soit par des blocs autonomes, soit par des foyers
lumineux alimentés par une source de sécurité.
Il permet :
−− le repérage des issues ;
−− le cheminement vers les issues. À cet effet, des points lumineux en
parties haute et basse (0,50 m maxi/1,80 m mini du sol) ;
−− l’éclairage des escaliers.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
253
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

Un couple de foyers lumineux doit assurer un éclairage d’une puissance de


0,5 W par m² et un flux lumineux émis d’au moins 5 lumens par m².
L’éclairage de sécurité peut également être encastré ou fixé au sol dans le
cas de diodes électroluminescentes.

2.10 Moyens de secours PS 25 à PS 30

2.10.1 Surveillance PS 25 à PS 26
Lorsqu'un parc a une capacité unitaire inférieure à 1 000 véhicules, c'est
à l'exploitant d'organiser sa surveillance (article R. 123.11 du Code de la
construction et de l'habitation).
Lorsque le parc a une capacité supérieure à 1 000 véhicules, la surveillance
s'effectuera depuis un poste de sécurité ou d'un poste de surveillance,
si le parc est protégé par une installation d'extinction automatique à eau.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Des mesures particulières sont également prévues (voir article PS 25).


Le poste de sécurité, lorsqu'il est prévu, doit être accessible aux services
de secours, depuis le niveau d'accès, par une circulation ou un escalier.
Ce poste sera isolé des autres parties du parc par des cloisons CF 1 h
(ou REI 60) et des portes PF 1 h (ou E60).

2.10.2 Détection et alarme PS 27


a) Un système d’alarme sonore et visuel, perceptible de tous points des
compartiments et des circulations, doit être installé à tous les niveaux du
parc.
L’équipement d’alarme sera du type 1 dans les parcs de plus de 1 000 véhi-
cules, autres que ceux largement ventilés sur l’extérieur, ou de type 3 pour
les autres cas.
Une liaison téléphonique par téléphone urbain permettant d’alerter les
services de secours sera installée dans les postes de sécurité s’il existe ou
dans le local d’exploitation.
b) Un système de détection automatique doit être installé :
−− dans les parcs de plus de 1 000 véhicules. Dans ce cas, le système de
détection sera raccordé au poste de sécurité du parc ;
−− dans les parcs inférieurs à 1 000 véhicules, les dispositifs concourant
au compartimentage seront asservis à des détecteurs autonomes déclen-
cheurs ou à un système de détection incendie.
Si l'ensemble du parc est protégé par un système d'extinction automa-
tique à eau, la détection automatique d'incendie généralisée n'est pas
imposée.
Dans ce cas, le compartimentage est réalisé à partir de détecteurs
autonomes déclencheurs ; les commandes de désenfumage sont
positionnées à proximité des accès (PS 18, paragraphe 4.4).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
254
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2.10.3 Moyens de lutte contre l’incendie PS 29


A – Extinction automatique à eau de type Sprinkleur
Hormis pour les parcs de stationnement largement ventilés, ce système
doit être installé à tous les niveaux pour les parcs disposant de plus de deux
niveaux au-dessous ou au-dessus du niveau de référence.
Néanmoins, cette mesure n'est pas obligatoire dans les cas suivants :
1. Le parc ne comprend pas plus de 3 niveaux immédiatement au-dessus
et au-dessous du niveau de référence et la capacité de chaque niveau
extrême (R +3 et R -3) est inférieure ou égale à 100 véhicules.
2. Le parc est d'une capacité inférieure ou égale à 250 véhicules et les
conditions ci-après sont satisfaites dans les niveaux situés immédiatement
au-dessus du niveau de référence :
−− le nombre de ces niveaux est limité à cinq ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− ils sont équipés d'une colonne sèche par cage d'escalier ;


−− le débit d'extraction de désenfumage est de 900 m3/h par véhicule ;
−− la capacité d'accueil est inférieure ou égale à 100 véhicules au troi-
sième niveau au-dessus du niveau de référence et inférieure ou égale à
50 véhicules aux 4e, 5e niveaux au-dessus du niveau de référence.

B – Extincteurs
Des extincteurs portatifs de 6 kilogrammes ou 6 litres appropriés aux
risques à chaque niveau, au droit de chaque issue.

C – Absorbant combustible
100 litres d'absorbant incombustible en libre accès au niveau du poste
d'exploitation.

D – Colonne sèche
Elle est obligatoire à partir : du 3e niveau au-dessus et/ou au-dessous du
niveau de référence.
Elle est de diamètre 65 mm avec deux prises de 40 mm et une prise de 65 mm.
Les prises seront placées à l’intérieur des sas s’il en existe.
Le demi-raccord d’alimentation doit être situé à moins de 60 mètres d’un
hydrant (BI ou PI).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
255
Dispositions particulières – Dispositions applicables aux parcs de stationnement accessibles au public (type PS)

2.11 Maintenance et vérifications PS 32


Vérifications et/ou essais de fonctionnement tous les deux ans pour les
parcs de moins de 250 véhicules et tous les ans pour les parcs de plus de
250 véhicules pour les installations suivantes : installations électriques –
désenfumage mécanique – dispositifs de signalisation – systèmes d'alarme,
de détection incendie et de sécurité incendie, moyens de lutte contre l'in-
cendie – dispositifs d'obturation coupe-feu – dispositifs de surveillance de
la qualité de l'air.
2.12 Commissions de sécurité PS 33
Lorsque le parc de stationnement est d'une capacité supérieure à 250 véhi-
cules, une visite de réception de la commission de sécurité sera obligatoire
avant tout début d'exploitation.
Lorsque le parc a une capacité supérieure à 1 000 véhicules, la seule
commission compétente est la commission départementale de sécurité.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les visites des commissions de sécurité s'effectueront tous les 5 ans pour
les parcs ≥ 250 véhicules et au minimum une fois tous les 5 ans pour les
parcs annexés à un ou plusieurs établissements recevant du public.

Avertissement
Cette réglementation ne s’applique pas aux établissements existants
à l’exception des articles PS 32 et 33 qui concernent la maintenance des
installations et le contrôle par les commissions de sécurité.
Des mesures particulières sont également prévues pour les parcs de
stationnement couverts à rangement automatisés, d’une part, aux véhicules
de transport en commun, d’autre part.
Par ailleurs, s'agissant d'un règlement ne traitant que de la sécurité incendie,
les mesures relatives à la détection des gaz ont été volontairement exclues
de cet arrêté. Seul l'article PS 31 donne des indications (obligation de
résultat) quant au respect des valeurs de concentration (imposées par ailleurs
par le Règlement sanitaire départemental) à ne pas dépasser. À ce jour,
dans l'attente de précisions fixées par le ministère de la Santé, les valeurs
précisées à l'article 17 de l'ex-arrêté type 331 bis restent applicables.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

R 1 à R 33
colonies de vacances (type R)
Établissements d’enseignement,
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
259
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

Arrêté du 4 juin 1982 profondément modifié le 13 janvier 2004,


JO du 14 février 2004

1. Établissements assujettis
R1

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements


destinés :
−− à l’enseignement ou à la formation, à l’exception de la formation à des fins
professionnelles du personnel employé par l’exploitant de l’établissement ;
−− à l’accueil des enfants à l’occasion des vacances scolaires et des loisirs.
Les locaux d’enseignement et de formation des centres d’aide par le travail
(CAT) et les ateliers protégés relèvent du seul code du travail en ce qui
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

concerne la sécurité contre l’incendie.


Ainsi, sont notamment soumis aux dispositions du type R :
−− les établissements d’enseignement et de formation ;
−− les internats des établissements de l’enseignement primaire et secondaire ;
−− les crèches, écoles maternelles, haltes-garderies, jardins d’enfants ;
−− les centres de vacances ;
−− les auberges de jeunesse comprenant au moins un local collectif à
sommeil ;
−− les centres de loisirs (sans hébergement).
Sont assujettis les établissements dans lesquels l’effectif total des utilisateurs
(enfants, élèves, stagiaires, étudiants) est supérieur ou égal à l’un des chiffres
suivants :
a) Écoles maternelles, crèches, haltes-garderies et jardins d’enfants :
−− sous-sol : l’installation de locaux accessibles aux élèves est interdite ;
−− étage d’un établissement comportant plusieurs niveaux : quel que soit
l’effectif ;
−− établissement ne comportant qu’un seul niveau, situé en étage : 20 ;
−− rez-de-chaussée : 100.
b) Autres établissements :
−− sous-sol : 100 ;
−− étages : 100 ;
−− rez-de-chaussée : 200 ;
−− au total : 200.
c) Locaux réservés au sommeil : 30.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
260
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

Attention !
• Pour l’application des dispositions du type R, sont appelés locaux
d’internat tous les locaux réservés à l’hébergement du public, installés
dans des bâtiments ou parties de bâtiment relevant d’établissements
d’enseignements primaires et secondaires. Toutefois, les bâtiments
relevant de ces établissements et spécialement affectés à l’hébergement
des étudiants de niveau post-secondaire peuvent être soumis aux
dispositions réglementaires relatives à la protection contre l’incendie des
bâtiments d’habitation.
• Lorsqu’elles sont situées dans des bâtiments comprenant des locaux
d’internat, les chambres dites « d’application », accueillant des personnes
extérieures à l’établissement dans le cadre de la formation pratique d’un
enseignement hôtelier, sont considérées comme des locaux d’internat et
sont soumises comme tels aux dispositions du type R. Dans les autres
cas, elles sont soumises aux dispositions du type O du présent règlement
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

concernant les établissements hôteliers.


• Les résidences universitaires ne sont pas soumises aux dispositions du
type R, mais à celles concernant les bâtiments d’habitation.
• En application des dispositions générales, les locaux abritant des activités
autres que d’enseignement et de formation, relèvent des dispositions
applicables au type correspondant à ces activités. C’est ainsi que sont
notamment concernés :
- les locaux de restauration, cafétéria ;
- les gymnases et autres salles de sport ;
- les salles de spectacles.
• Les locaux d’infirmerie, de bibliothèque, de centre de documentation et
d’information (CDI), d’exposition, les amphithéâtres, les salles de réunion
et les salles polyvalentes sont soumis aux seules dispositions particulières
applicables aux salles d’enseignement.
• Enfin, les bâtiments exclusivement réservés à la recherche, y compris ceux
accueillant des étudiants qui effectuent des travaux de recherche ou des
stages dans le cadre de leurs études, ne sont pas soumis aux dispositions
du type R, s’ils sont isolés de ces établissements selon les dispositions
prévues pour les bâtiments à risques courants, occupés par des tiers.

2. Calcul de l'effectif
R2

L’effectif maximal des personnes admises simultanément dans les établis-


sements du type R est déterminé suivant la déclaration contrôlée du maître
d’ouvrage ou du chef d’établissement. Cette déclaration doit préciser la
capacité d’accueil maximale par niveau.
Les règles de sécurité précisées ci-après, viennent en application, en
atténuation ou en aggravation de celles mentionnées dans les dispositions
générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
261
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

3. Conditions particulières d’exploitation


R3

Lorsqu’ils ne sont pas utilisés pour les besoins du service auquel ils sont
affectés, les locaux et les dépendances des établissements d’enseignement
peuvent être mis à la disposition des personnes morales de droit public ou
privé qui désirent y organiser des activités à caractère culturel, social ou
socio-éducatif. Ces activités doivent être compatibles avec les conditions
de sécurité offertes par l’application des dispositions du type R.
L’effectif maximal des personnes admises pour ces activités doit alors être
déterminé en fonction du nombre réel d’unités de passage et de dégage-
ments que possède l’établissement.

4. Utilisation de produits
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

et de matériels dangereux
R5

Le stockage, la distribution et l’emploi des produits explosif ou toxique ou


de tous liquides particulièrement inflammables ou de liquide inflammable
classé en 1re catégorie en application du Code de l’environnement, ainsi
que de tout autre produit dangereux au sens de l’arrêté du 20 avril 1994
modifié relatif à la déclaration, la classification, l’emballage et l’étiquetage
des substances sont autorisés dans les locaux recevant du public (ateliers,
salles de travaux pratiques ou laboratoires), dès l’instant où leur emploi
est rendu nécessaire par l’activité développée au sein de ces locaux, sous
réserve du respect des conditions particulières définies dans les disposi-
tions propres au type R.
De même l’utilisation de matériels dangereux est autorisée dès lors que
leur emploi est rendu nécessaire par l’activité concernée.

5. Isolement par rapport aux tiers


R4

Un établissement du type R peut communiquer avec un parc de stationne-


ment couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
−− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m2 avec une
largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
262
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m2. La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite sont d’au moins 1,50 m ;
−− le parc de stationnement couvert est placé sous la même direction que
l’établissement du présent type.

6. Distribution intérieure
et stabilité au feu des structures
R6àR9

6.1 Généralités R6
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les secteurs et les compartiments sont autorisés.


Toutefois, la création de compartiments n’est pas autorisée :
−− dans un niveau comprenant un ou plusieurs locaux à risques importants ;
−− dans un bâtiment comprenant un ou plusieurs locaux réservés au
sommeil.
En application des dispositions générales, tout compartiment doit respecter
les prescriptions suivantes :
−− sa superficie ne doit pas dépasser 600 m2 ;
−− ses issues ne doivent pas être distantes de plus de 30 m, mesurés dans
l’axe des circulations ;
−− il ne doit pas comporter de locaux à risques moyens.
Un compartiment peut comporter des locaux de préparation et de collections
dans les conditions d’isolement fixées.
Les quantités de produits dangereux au sens de l’arrêté du 20 avril 1994
modifié et de liquides inflammables admises dans ces locaux sont limitées
aux quantités nécessaires aux expériences ou manipulations en cours. La
présence de ces produits ou liquides en quantité non justifiée par l’exécution
de ces expériences ou manipulations est interdite.
En dérogation aux dispositions générales, un seul compartiment est admis
par niveau si la superficie de ce niveau ne dépasse pas 600 m2.

6.2 Locaux d’enseignement comprenant


des installations d’enseignement technique
R7
Les locaux d’enseignement utilisant des installations techniques qui ne
fonctionnent que pendant les heures de cours et ne peuvent être utilisées à
d’autres fins que la formation sont considérés pour l’application du présent
règlement comme des salles de cours.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
263
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

6.3 Préaux R8
Quelle que soit la hauteur des bâtiments contre lesquels elles sont
adossées, les structures des préaux à simple rez-de-chaussée sont soumises
aux seules dispositions prescrites pour les bâtiments à simple rez-de-
chaussée.

6.4 Volumes libres intérieurs R9


Les volumes libres intérieurs doivent être réalisés conformément aux
dispositions de l’instruction technique n° 263 relative aux atriums, patios et
puits de lumière.

7. Classement des locaux


R 10 et R 11
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

7.1 Locaux de stockage de liquides inflammables


destinés à l’enseignement et à la recherche
R 10 §1

a) En application des dispositions générales, la nature du classement des


locaux de stockage de liquides inflammables est déterminée en fonction
de la capacité totale équivalente exprimée en capacité (C) équivalente à
celle d’un liquide inflammable selon la formule :
C équivalente totale = 10 A + B,
dans laquelle, suivant la classification de l’inflammabilité des liquides
établie par l’arrêté du 20 avril 1994 modifié relatif à la déclaration, la classi-
fication, l’emballage et l’étiquetage des substances :
A : représente la capacité relative aux liquides extrêmement inflammables
(F+) ;
B : représente la capacité relative aux liquides facilement inflammables (F)
et inflammables.
Le classement de chacun de ces locaux est obtenu en comparant sa capacité
équivalente totale C aux seuils de classement donnés par le tableau 1 :

Tableau 1 : Seuils de classement

Nature du local C équivalente totale (en l)


Local à risques moyens 20 < C ≤ 300
Local à risques importants 300 < C < 1 000

À partir de 1 000 l, les locaux de stockage de liquides inflammables doivent


être isolés des bâtiments recevant du public dans les mêmes conditions
que celles prévues par les dispositions générales pour l’isolement d’un
établissement recevant du public par rapport à un bâtiment à risques
particuliers, occupé par des tiers.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
264
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

b) En complément des dispositions générales, tous ces locaux de stockage


de liquides inflammables :
−− doivent être équipés d’une ventilation naturelle haute et basse perma-
nente : les sections doivent être au moins égales au 1/100 de la surface
de ces locaux avec un minimum de 10 dm2 par bouche ;
−− ne peuvent pas être situés en sous-sol ;
−− doivent avoir une paroi en façade, dont une partie est grillagée ou en
verre mince ;
−− doivent être identifiés par la mention « stockage de liquides inflammables »
apposée sur leurs portes d’accès.
Les récipients contenant les liquides inflammables doivent être placés dans
une cuvette étanche pouvant retenir la totalité du liquide entreposé.

7.2 Locaux de stockage de produits dangereux,


destinés à l’enseignement et à la recherche,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

autres que les liquides inflammables


R 10 §2

En application des dispositions générales, les locaux destinés au stockage


des produits dangereux autres que les liquides inflammables cités au
paragraphe précédent sont classés locaux à risques moyens. Ils doivent
être destinés exclusivement au stockage de ces produits.
Chaque produit doit être conservé dans son conditionnement commercial
d’origine. À défaut, il doit être conservé dans un emballage adapté et
étiqueté suivant les dispositions prévues par l’arrêté du 20 avril 1994
modifié. Les récipients contenant des liquides doivent être placés dans
une cuvette étanche et réalisée en matériau adapté au produit contenu.
Cette cuvette doit pouvoir retenir la totalité des liquides que ces récipients
contiennent.
Les locaux doivent être identifiés par la mention « stockage de produits
dangereux » apposée sur leurs portes d’accès.

7.3 Locaux de préparation et de collections


R 10 §3

Les locaux de préparation et de collections sont considérés comme des


locaux à risques courants. Ils doivent cependant être isolés des locaux
et circulations recevant du public par des parois CF ½ h au moins et des
portes PF ½ h, munies de ferme-portes.
La quantité de produits admise dans chaque local est limitée à la quantité
nécessaire aux expériences ou manipulations en cours.

7.4 Autres locaux R 10 §4


En application des dispositions générales, les magasins de réserve de
mobiliers, de réserve de produits d’entretien ménager, de réserve de
fournitures scolaires, les locaux d’archives, les dépôts des salles polyvalentes
et les locaux de stockage de matériaux combustibles implantés dans les
ateliers sont classés locaux à risques moyens.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
265
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

7.5 Locaux d’enseignement à caractère technique


R 11

Ces locaux utilisent souvent des produits dangereux.


L’emploi dans les ateliers de produits nécessaires aux activités exercées
dans ces locaux, doit être effectué dans les conditions décrites ci-après.

7.5.1 Stockage de gaz R 11 §1


a) Le stockage du butane et du propane doit être réalisé conformément aux
dispositions des articles GZ des dispositions générales.
b) Le stockage d’oxygène, d’acétylène et de gaz autres que le butane et
le propane doit être effectué, à plus de 8 m des zones de stockage de
matières combustibles et de stationnement de véhicules, dans un dépôt
ayant l’une des caractéristiques suivantes :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− situé à plus de 8 m de tout bâtiment, local ou lieu de passage du public,


il doit être constitué par un abri grillagé ;
−− contigu à tout bâtiment ou local, mais isolé de celui-ci par un mur plein,
sans ouverture, construit en matériau incombustible, CF 2 h, d’une hauteur
minimale de 3 m et protégé par un auvent incombustible, PF 1 h ; sa face
d’accès doit être grillagée.
Dans les deux cas du b) ci-dessus :
−− le sol du dépôt doit être au même niveau ou à un niveau supérieur à celui
du sol environnant ;
−− les bouteilles pleines doivent être séparées des bouteilles vides ; elles
doivent être stockées debout et maintenues dans des râteliers afin
d’éviter toute chute ;
−− un mur plein construit en matériau incombustible, s’élevant au moins de
2 m, doit séparer les bouteilles contenant des produits de nature différente.
c) Utilisation des bouteilles à l’intérieur des bâtiments :
Par dérogation aux paragraphes a) et b) ci-dessus, les bouteilles utilisées
qui ne sont pas installées à poste fixe à l’extérieur du bâtiment doivent
obligatoirement être fixées sur un chariot mobile et être placées debout.
En période de non-utilisation, elles doivent être placées dans l’atelier, à un
emplacement susceptible de ne pas gêner les dégagements ; les tuyaux
reliant les bouteilles au chalumeau doivent être soigneusement enroulés
après chaque utilisation et leur bon état vérifié avant toute remise en
service.
La capacité globale des bouteilles présentes à l’intérieur d’un même
bâtiment ne doit pas excéder :
−− 200 m3 pour l’oxygène ;
−− 100 m3 pour l’acétylène ;
−− 260 kg pour le butane ;
−− 260 kg pour le propane, en dérogation aux dispositions générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
266
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

7.5.2 Cabine de soudage R 11 §2


Lorsqu’il est fait usage de cabine de travail associée à un poste de soudage,
celle-ci doit être délimitée latéralement par des murs de protection en
maçonnerie pleine de 0,10 m d’épaisseur au moins ou tout autre élément
incombustible présentant une résistance mécanique équivalente.

7.6 Locaux d’enseignement à caractère scientifique


ou dans les locaux de recherche R 12
Ces locaux qui utilisent également des produits dangereux doivent être
réalisés comme suit, en fonction des risques.

7.6.1 Produits toxiques et liquides inflammables R 12 §1


Les quantités de ces produits sont limitées à la réalisation des manipulations,
expériences ou travaux en cours dans :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− les salles à vocation d’enseignement dans lesquelles les élèves ou les


étudiants exécutent des exercices nécessaires à leur formation, sous la
surveillance de professeurs ;
−− les salles à vocation de recherche.
La présence dans ces salles de produits toxiques ou de liquides inflam-
mables en quantité non justifiée par la réalisation des manipulations,
expériences ou travaux en cours est interdite.

7.6.2 Distribution de gaz dits spéciaux R 12 §2


Les gaz combustibles visés par les dispositions générales (butane,
propane…) ne sont pas des gaz spéciaux.
Les gaz spéciaux, y compris les gaz combustibles tels que l’hydrogène ou
l’acétylène, ne sont pas soumis aux prescriptions mentionnées dans les
dispositions générales.
L’alimentation des salles de travaux pratiques ou de recherche doit être
réalisée par des tuyauteries fixes cheminant à l’extérieur du bâtiment
et pénétrant directement dans chaque local d’utilisation à partir d’une
centrale de distribution située à l’extérieur.
Dans ce cas, et pour chaque gaz, la centrale doit disposer d’un organe
de coupure générale extérieur et un organe de coupure doit être placé à
l’intérieur de chaque local d’utilisation.
L’emploi de bouteilles individuelles de gaz ou de mélanges spéciaux
est admis, pour un usage ponctuel (limité à la capacité nécessaire aux
manipulations, expériences ou travaux en cours) et temporaire, sous
réserve que celles-ci soient fixées sur un chariot mobile ou maintenues dans
un râtelier.

7.6.3 Distribution de liquides inflammables ou dangereux


R 12 §3

En application des dispositions du Code de la construction et de


l’habitation, une distribution de liquides inflammables ou dangereux peut
être réalisée après avis de la commission de sécurité compétente.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
267
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

8. Dégagements
R 13 à R 16

8.1 Largeur des dégagements R 13


En atténuation des dispositions générales visant l’application du règlement
aux établissements existants, les dégagements de trois unités et plus des
établissements, réalisés avant la date de publication du nouvel arrêté visant
le type R (JO du 22 février 2004), dont l’unité de passage a été ramenée de
0,60 à 0,50 m, conservent le bénéfice de cette atténuation lors des travaux
d’aménagement, d’agrandissement ou de réhabilitation portant sur ces
mêmes dégagements.

8.2 Dégagements des écoles maternelles, crèches,


haltes-garderies et jardins d’enfants R 14
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

En aggravation des dispositions générales visant les dégagements,


les mezzanines des écoles maternelles doivent être pourvues d’une ou
plusieurs issues permettant une évacuation directe :
−− soit vers l’extérieur ;
−− soit au même niveau, vers une circulation horizontale ou un local contigu.

8.3 Escaliers R 15
En aggravation des dispositions générales, la distance maximale à
parcourir, de tout point d’un local, pour gagner un escalier protégé est de
40 m ; cette distance est réduite à 30 m si on se trouve dans une partie de
l’établissement formant cul-de-sac.
En aggravation des dispositions visant les accès aux escaliers, les accès aux
cages d’escaliers protégés doivent être munis de portes à fermeture auto-
matique répondant aux dispositions générales propres à cet équipement
lorsqu’il est fait usage d’un équipement d’alarme du type 1 ou 2.
Cette disposition ne s’oppose cependant pas au maintien des portes en
position fermée.
En aggravation des dispositions générales, l’absence de protection des
escaliers est admise dans les seuls cas suivants :
−− dans un bâtiment ne comportant qu’un étage sur rez-dechaussée, sous
réserve que le nombre de personnes admises à l’étage ne dépasse pas
150 ;
−− pour un seul escalier supplémentaire desservant deux étages sur rez-de-
chaussée au plus.
Dans ces deux cas, aucun local réservé au sommeil ne peut être aménagé
dans le bâtiment.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
268
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

8.4 Portes R 16
En aggravation des dispositions relatives au recoupement des circulations
horizontales de grande longueur et de celles visant les caractéristiques
des blocs-portes, les portes de recoupement des circulations doivent être
munies d’un dispositif de fermeture automatique répondant aux dispo-
sitions générales propres à cet équipement lorsqu’il est fait usage d’un
équipement d’alarme du type 1 ou 2.
Cette disposition ne s’oppose cependant pas au maintien des portes en
position fermée.

9. Désenfumage
R 19
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

9.1 Généralités R 19 §1, 2 et 3


Les établissements du type R sont de la classe 1 pour la détermination du
cœfficient α au sens de l’annexe de l’instruction technique n° 246.
Aucun désenfumage des circulations horizontales encloisonnées n’est
imposé dans les bâtiments comportant au plus un étage sur rez-de-chaussée.
Le désenfumage des bâtiments comportant plus d’un étage sur rez-de-
chaussée et ne comportant pas de locaux réservés au sommeil peut être
réalisé par le désenfumage de tous les locaux accessibles au public, quelle
que soit leur superficie, à l’exception des sanitaires.
Dans tous les cas, le désenfumage des circulations horizontales des sous-
sols est exigible.
Le désenfumage des locaux de superficie inférieure à 300 m2 peut être
réalisé à partir des fenêtres, dans les conditions prévues par l’instruction
technique n° 246.

9.2 Présence de locaux à sommeil


R 19 §4 et 3
En aggravation des dispositions générales visant le désenfumage des
circulations horizontales, dans les bâtiments de plus d’un étage sur rez-de-
chaussée comportant des locaux réservés au sommeil, le désenfumage de
l’ensemble des circulations horizontales encloisonnées du bâtiment doit
être réalisé.
Dans le cas d’un bâtiment équipé d’un SSI de catégorie A, le désenfumage
des circulations horizontales des bâtiments comprenant des locaux à
sommeil doit être commandé automatiquement à partir d’une information
délivrée par la détection incendie située dans ces circulations.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
269
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

10. Installations électriques –


Coupure d'urgence
R 25

En dérogation aux dispositions générales, à l’exception des circuits d’éclai-


rage, des dispositifs de coupure d’urgence peuvent être installés dans les
ateliers, salles de travaux pratiques, laboratoires, cuisines pédagogiques, etc.

11. Éclairage de sécurité


R 27

Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant


aux dispositions générales du Règlement de sécurité.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

En application des dispositions visant la possibilité de poursuivre l’exploi-


tation en cas de défaillance de la source normale, dans les établissements
comportant des locaux à sommeil qui ne disposent pas de source de
remplacement, l’éclairage de sécurité d’évacuation de la partie internat et
de ses dégagements doit être complété de la manière suivante :
−− si l’éclairage de sécurité est réalisé par blocs autonomes, il doit être
complété par un éclairage réalisé par des blocs autonomes pour
habitation (conformes à la NF C71-805). Dans ces conditions, les
blocs autonomes d’éclairage de sécurité « habituels » doivent être
mis automatiquement à l’état de repos dès l’absence de tension en
provenance de la source normale, leur passage automatique à l’état de
fonctionnement étant alors subordonné au début du déclenchement du
processus d’alarme ;
−− si l’éclairage de sécurité est réalisé par une source centralisée constituée
d’une batterie d’accumulateurs, la capacité de cette dernière doit
permettre une autonomie de six heures au moins.

12. Chauffage, ventilation


et conditionnement d’air
R 20 à R 23

12.1 Règles d’utilisation R 20


Les systèmes de chauffage et de ventilation, installés conformément aux
dispositions générales du Règlement de sécurité, sont autorisés.
Dans les établissements du type R, les locaux tels que préaux et ateliers
peuvent être chauffés par des appareils de production-émission électriques
ou à combustible gazeux adaptés à l’activité et répondant aux dispositions
générales spécifiques propres à ces appareils.
Les appareils indépendants à circuit de combustion étanche fonctionnant au
gaz ne sont autorisés que dans les établissements de 4e catégorie, à l’exclu-
sion des locaux réservés au sommeil ou présentant des risques particuliers.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
270
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

12.2 Température des appareils d’émission R 21


Les dispositifs assurant le chauffage des locaux des écoles maternelles ne
doivent pas être directement accessibles si leur température de surface est
supérieure à 60 °C en régime normal.

12.3 Ventilation R 22
Aucune exigence de réaction au feu n’est demandée aux conduits
d’extraction d’air des « sorbonnes » des salles d’enseignement scientifique.
Toutefois, ces conduits doivent être placés dans une gaine respectant le
degré de résistance au feu des parois traversées.
En application des dispositions générales, la ventilation des salles de travaux
pratiques à caractère scientifique comportant du gaz doit être réalisée méca-
niquement. Cette ventilation peut être indépendante par salle.
Les installations spécifiques de ventilation des locaux et ateliers d’ensei-
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

gnement technique ne sont pas visées par les dispositions générales du


Règlement de sécurité (articles CH). Toutefois, ces installations doivent être
compatibles avec les matériels supports pédagogiques.
Leurs conduits doivent être placés dans des gaines respectant le degré de
résistance au feu des parois traversées.

12.4 Installations pédagogiques R 23


Les installations de production de chaleur ou de froid destinées à l’ensei-
gnement ou à la recherche ne sont pas visées par les dispositions générales
du Règlement de sécurité.

13. Cuisines
R 28 à R 29

13.1 Grande cuisine associée à une salle polyvalente


R 28
En aggravation des dispositions générales, une grande cuisine doit
toujours être isolée d’une salle polyvalente.
En dérogation aux dispositions générales visant les locaux à risques
moyens, le public peut transiter dans le volume de la cuisine pour accéder
aux comptoirs de distribution.
Les portes franchies par le public peuvent être ouvertes en permanence
pendant les heures de repas et doivent être à fermeture automatique.

13.2 Cuisines pédagogiques R 29


Les installations de cuisson utilisées uniquement à des fins pédagogiques
ne sont pas soumises aux dispositions générales visant les grandes cuisines.
En aggravation des dispositions visant les locaux d’enseignement compre-
nant des installations d’enseignement technique, les grandes cuisines
utilisées à des fins pédagogiques et assurant un service de restauration
doivent respecter les dispositions propres aux grandes cuisines (articles GC
du Règlement de sécurité).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
271
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

14. Moyens de secours


R 30 à R 33

Remarque 14.1 Moyens d’extinction R 30


La mise en place d’autres
moyens d’extinction ne doit La défense contre l’incendie doit être assurée :
être imposée que dans des −− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, placés à
cas tout à fait exceptionnels, proximité de chaque sortie des niveaux, avec un minimum d’un appareil
notamment en présence de pour 200 m2 ;
risques d’incendie associés
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.
à un potentiel calorifique ou
fumigène important.
14.2 Système de sécurité incendie –
Système d’alarme R 31
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

14.2.1 Présence de locaux à sommeil R 31 §1


Un système de sécurité incendie de catégorie A est obligatoire dans tous
les établissements comportant des locaux à sommeil.
La détection automatique d’incendie doit être installée dans tous les
locaux, exceptés les douches et les sanitaires, ainsi que dans toutes les
circulations horizontales.
14.2.2 Absence de locaux à sommeil R 31 §2 et 3
S’il n’y a pas de locaux réservés au sommeil :
−− les établissements de 4e catégorie doivent être pourvus d’un équipement
d’alarme du type 4 ;
−− les autres établissements doivent être pourvus d’un équipement d’alarme
du type 2 b.
Lorsqu’un site regroupe plusieurs bâtiments constituant des établissements
indépendants, chacun d’entre eux doit disposer d’un système de sécurité
incendie et d’un équipement d’alarme tels que définis ci-dessus, compte
tenu de leur classement respectif.
Cependant, conformément aux dispositions générales, l’exploitation des
différents équipements d’alarme de type 1 ou 2 par une même personne,
dans un lieu unique pour plusieurs bâtiments, est admise. Dans ce cas, la
centralisation est réalisée de l’une des deux manières suivantes :
−− l’équipement d’alarme est unique et commun pour tous les bâtiments ; il
doit utiliser la technologie du type le plus sévère et assurer les fonctions
nécessaires à chacun des bâtiments ; pour les bâtiments ne comportant
pas de locaux à sommeil, la détection automatique d’incendie n’est pas
obligatoire ;
−− les équipements de contrôle et de signalisation, les tableaux de signalisation
et les centralisateurs de mise en sécurité incendie éventuels sont disposés
de façon dissociée par bâtiment et sont clairement identifiés.

14.3 Alerte R 32
La liaison avec les sapeurs-pompiers doit être réalisée par téléphone urbain.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
272
Dispositions particulières - Établissements d’enseignement, colonies de vacances (type R)

15. Exercices d’évacuation


R 33

Des exercices pratiques d’évacuation doivent avoir lieu au cours de


l’année scolaire ou universitaire ; lorsque l’établissement comporte des
locaux réservés au sommeil, des exercices de nuit doivent également être
organisés ; le premier exercice doit se dérouler durant le mois qui suit la
rentrée.
Ces exercices ont pour objectif d’entraîner les élèves et le personnel sur la
conduite à tenir en cas d’incendie.
Pour cela, ils doivent être représentatifs d’une situation réaliste préparée à
l’avance et être l’occasion d’une information des élèves et du personnel.
Les conditions de leur déroulement et le temps d’évacuation doivent être
consignés sur le registre de sécurité.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

S 1 à S 19
(type S)
et de consultation d’archives
centres de documentation
Bibliothèques,
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
275
Dispositions particulières - Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d’archives (type S)

Arrêté du 12 juin 1995, JO du 18 juin 1995

1. Établissements assujettis
S1

Les dispositions du type S sont applicables aux bibliothèques et aux centres


de documentation et de consultation d’archives dans lesquels l’effectif total
du public admis est supérieur ou égal à l’un des chiffres suivants :
−− 100 personnes en sous-sol ;
−− 100 personnes en étage et autres ouvrages en élévation ;
−− 200 personnes au total.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

2. Calcul de l’effectif
S2

L’effectif maximal du public admis est déterminé suivant la déclaration du


maître d’ouvrage ou du chef d’établissement.
Les règles de sécurité précisées ci-après, viennent en application, en atténuation
ou en aggravation de celles mentionnées dans les dispositions générales.

3. Isolement par rapport aux tiers


S 4 et S 5

Les établissements du type S sont considérés comme des établissements


à risques particuliers.
Un établissement du type S peut communiquer avec un parc de stationnement
couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
−− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m² avec une
largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;
−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m². La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite sont d’au moins 1,50 m.
Tout autre dispositif est autorisé après avis de la commission de sécurité
compétente.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
276
 Dispositions particulières - Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d’archives (type S)

En outre, les dispositions suivantes sont à respecter :


−− le sas ne doit contenir ni dépôt de matériel ni armoire ou tableau
électrique ;
−− lorsque le parc de stationnement couvert et le tiers relèvent de directions
distinctes, un accord contractuel définissant les obligations des parties
relatives à la maintenance des dispositifs de franchissement est établi et
joint au dossier prévu à l’article R. 123-24 du Code de la construction et
de l’habitation ainsi qu’au registre de sécurité de l’établissement.
Les dispositifs de franchissement reliant un parc de stationnement et un
établissement du type S situés à des niveaux différents peuvent comporter
des escaliers, des ascenseurs, des escaliers mécaniques ou des trottoirs
roulants.
Les sas et les escaliers éventuels débouchant dans les parcs de stationnement
ne sont pas considérés comme des dégagements normaux.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

4. Distribution intérieure
S 3, S 6 et S 7

4.1 Application des dispositions générales


S3

Les secteurs et les compartiments sont autorisés.


En application des dispositions générales, tout compartiment doit respecter
les dispositions suivantes :
−− sa superficie ne doit pas dépasser 1 200 m² ;
−− ses issues ne doivent pas être distantes de plus de 30 m mesurés dans
l’axe des circulations.
En dérogation aux dispositions générales, un seul compartiment par niveau
est admis si la surface de ce niveau ne dépasse pas 800 m².

4.2 Mise en communication de plusieurs niveaux


S6

La réunion partielle de plusieurs niveaux pour former un volume unique est


admise dans la limite de trois niveaux (à l’exclusion du sous-sol) et si les
conditions suivantes sont simultanément remplies :
−− le niveau d'accès des secours est inclus dans ce volume ;
−− soit le plafond de ce volume est en tout point à une hauteur supérieure
à celle du plafond du niveau partiel le plus élevé ; soit les dispositions
architecturales permettent d’assurer une hauteur libre de fumée d’au
moins 2 m au niveau le plus élevé ;
−− le volume est isolé des autres parties du bâtiment conformément aux
dispositions du Règlement de sécurité prévues pour le cloisonnement
traditionnel ;
−− la surface de chaque niveau est inférieure à 50 % du niveau le plus grand ;
−− aucun local à risques importants ne doit être en communication avec ce
volume.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
277
Dispositions particulières - Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d’archives (type S)

4.3 Atriums, patios, puits de lumière S7


Les atriums, patios, puits de lumière doivent être réalisés conformément
aux dispositions de l’instruction technique n° 263.

5. Classement des locaux


S8

En application des dispositions générales, le classement des locaux est le


suivant.

5.1 Locaux à risques importants S 8 §a


−− Les ateliers de reliure et de restauration ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− les magasins de conservation de documents ;


−− les locaux d’archives ;
−− les locaux d’emballage et de manipulation des déchets ;
−− les locaux de stockage et de manipulation de matières dangereuses.

5.2 Locaux à risques moyens S 8 §b


Les réserves de proximité d’un volume inférieur à 300 m3.

5.3 Locaux à risques courants S 8 §b


Les magasins dits « ouverts » ou en « libre accès » sont assimilés à des
locaux à risques courants.

6. Aménagement intérieur, décoration


et mobilier
Les aménagements intérieurs doivent répondre aux dispositions générales.

7. Désenfumage
S 9 et S 10

7.1 Application des dispositions générales S9


Les établissements du type S sont de la classe 3 pour la détermination du
cœfficient α au sens de l’annexe de l’instruction technique n° 246.
Dans le cas d’un établissement équipé d’un système de sécurité incendie
de catégorie A, le désenfumage doit être commandé par la détection
automatique d’incendie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
278
 Dispositions particulières - Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d’archives (type S)

Les locaux à risques particuliers cités ci-dessus, dont le volume est


supérieur à 1 000 m3, peuvent être désenfumés après avis de la commission
de sécurité, s’ils comportent des risques d’incendie associés à un potentiel
calorifique (ou fumigène) important, dans les mêmes conditions que les
locaux recevant du public.

7.2 Désenfumage de plusieurs niveaux


mis en communication S 10
Dans le cas de plusieurs niveaux mis en communication, ces niveaux sont
désenfumés comme un volume unique.

8. Installations électriques
S 12
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les dispositions générales du Règlement de sécurité s’appliquent.

9. Éclairage
S 13 et S 14

9.1 Éclairage normal S 13


Les dispositions générales du Règlement de sécurité sont applicables.

9.2 Éclairage de sécurité S 14


Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant
aux dispositions générales.

10. Chauffage, ventilation


et conditionnement d’air
S 11

Les systèmes de chauffage et de ventilation installés conformément aux


dispositions générales du Règlement de sécurité sont autorisés.
À l’exception des cassettes chauffantes électriques et des panneaux
radiants électriques, seuls sont autorisés les appareils indépendants
électriques fixes, installés conformément aux dispositions générales
spécifiques propres à ces appareils.

11. Ascenseurs
Les ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants doivent être
installés conformément aux dispositions du Règlement de sécurité et aux
normes les concernant.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
279
Dispositions particulières - Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d’archives (type S)

12. Moyens de secours


S 15 à S 19

12.1 Service de sécurité incendie S 18


En application des dispositions générales, la composition du service de
sécurité incendie, assurant la surveillance des établissements, est fixée
comme suit :
−− établissements de 1re catégorie pouvant recevoir plus de 3 000 personnes :
par des agents de sécurité incendie, conformément aux dispositions
générales ;
−− autres établissements de 1re catégorie : par des agents de sécurité
incendie qui par dérogation aux dispositions générales, peuvent tous
être employés à des tâches techniques ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− pour les établissements de 2e catégorie, la surveillance doit être assurée


par trois employés désignés par la direction parmi les personnels ayant
reçu une formation de sécurité incendie.

12.2 Moyens d’extinction S 15


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, judicieuse-
ment répartis, avec un minimum d’un appareil par 200 m2 et par niveau ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers ;
−− par une installation de RIA DN 19/6 lorsque l’établissement est tenu de
posséder un service de sécurité.
En aggravation des dispositions générales, une colonne sèche doit être
installée dans les escaliers protégés si le dernier niveau accessible au public
est à plus de 18 m du niveau d’accès des engins des sapeurs-pompiers.
Des personnes spécialement désignées par l’exploitant doivent être entraî-
nées à la mise en œuvre des moyens d’extinction.

Attention 12.3 Système de sécurité incendie – Système d’alarme


Dans le cas d’un système de
S 16 et S 17
sécurité incendie de catégorie
A, la détection automatique Les règles d’installation de ces équipements sont les suivantes :
d’incendie n’est exigée que :
− dans les locaux à risques −− les établissements de 1re catégorie doivent être équipés d’un système
particuliers, cités ci-dessus ; de sécurité incendie de catégorie A ;
− dans les magasins dits −− les établissements de 2e catégorie doivent être équipés d’un système de
« ouverts » ou en « libre accès ». sécurité incendie de catégorie B ;
−− les autres établissements doivent être pourvus d’un équipement
d’alarme du type 2 b.

12.4 Alerte S 19
La liaison avec les sapeurs-pompiers doit être réalisée dans tous les cas par
téléphone urbain.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

T 1 à T 52
Salles d’expositions (type T)
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
283
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Arrêté du 18 novembre 1987 – JO du 14 janvier 1988

1. Établissements assujettis
T1

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements à


vocation commerciale destinés à des expositions, des foires-expositions ou
des salons ayant un caractère temporaire dans lesquels l’effectif du public
est supérieur ou égal à l’un des nombres suivants :
−− 100 personnes en sous-sol ;
−− 100 personnes en étages et autres ouvrages en élévation ;
−− 200 personnes au total.
Les salles d’expositions à caractère permanent (véhicules automobiles,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

bateaux, machines et autres volumineux biens d’équipement assimilables)


n’ayant pas une vocation de foire ou de salon sont visées par le type T.

2. Calcul de l’effectif
T2

L’effectif maximal du public admis est déterminé selon la densité d’occupation


suivante :
−− salles d’expositions, foires-expositions ou salons temporaires :
1 personne/m2 de la surface totale des salles accessibles au public ;
−− les salles d’expositions à caractère permanent (véhicules automobiles,
bateaux, machines et autres volumineux biens d’équipement assimilables)
n’ayant pas une vocation de foire ou de salon et qui sont visées par le
type T : 1 personne/9 m2 de la surface totale des salles accessibles au
public.
Les règles de sécurité précisées dans la suite du présent document
viennent en application, en atténuation ou en aggravation de celles déjà
définies dans les dispositions générales.

3. Dispositions administratives
spécifiques au type T
T3àT9

3.1 Généralités T3àT8


Remarque Les obligations des propriétaires et des exploitants, telles qu’elles résultent
L’ autorité administrative des articles R. 123-3 et R. 123-43 du Code de la construction et de
aussi a des obligations. l’habitation, sont réparties entre :
−− les propriétaires, les locataires permanents ou les concessionnaires des
locaux ou des enceintes ;
−− les organisateurs d’expositions ;
−− les exposants et locataires de stands.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
284
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

3.2 Obligations des propriétaires et concessionnaires


T4
Les propriétaires, ou les concessionnaires, doivent mettre à la disposition
des organisateurs des installations conformes aux dispositions du règlement.
À cet effet, ils doivent établir et remettre à l’organisateur un cahier des
charges contractuel précisant les mesures de sécurité propres aux locaux
et aux enceintes loués, ainsi que les obligations respectives du propriétaire
et de l’organisateur pour appliquer les prescriptions imposées par l’autorité
administrative.
Le cahier des charges entre le propriétaire ou le concessionnaire de l’établissement
et l’organisateur de la manifestation, pour ce qui concerne la sécurité incendie,
doit être validé par l’autorité administrative après avis de la commission de
sécurité compétente et doit comporter les rubriques suivantes :
• les contraintes de sécurité incendie liées au Règlement de sécurité et les
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

prescriptions complémentaires permanentes de l’autorité administrative ;


• l’organisation générale de la sécurité incendie du site et, en particulier,
la composition et la répartition des missions entre le service de sécurité
incendie de l’établissement et celui de la manifestation ;
• les consignes générales de sécurité incendie ;
• les conditions dans lesquelles, si nécessaire, le chef d’établissement
désignera une personne pour coordonner l’action de plusieurs chargés
de sécurité agissant simultanément sur un même site ;
• indication d’une échelle graphique, faisant apparaître :
-- l’emplacement des moyens de secours,
-- les servitudes de circulation intérieure,
-- les conditions de desserte et d’accessibilité des bâtiments et du site et
les contraintes de stationnement,
-- les possibilités et les contraintes d’utilisation des espaces extérieurs,
-- les activités autorisées et leurs éventuelles contraintes,
-- les limitations ou les interdictions d’emploi ou de mise en œuvre de
matériels ou d’installations,
-- les éventuelles obligations de recours à une personne ou un organisme
agréé pour certaines installations, ou habilité pour ce qui concerne les
chapiteaux, tentes et structures (CTS). Attention
Dans le cas où le propriétaire ou le concessionnaire souhaiterait imposer Le cahier des charges intègre
aux organisateurs des contraintes complémentaires en matière de sécurité le Règlement de sécurité et les
incendie, celles-ci devront figurer dans le présent cahier des charges et leur prescriptions permanentes de
origine précisée. l’autorité administrative.
Le cahier des charges ne peut
Le cahier des charges entre le propriétaire ou le concessionnaire de être contradictoire avec le cahier
l’établissement et l’organisateur de la manifestation doit être annexé au des charges entre le propriétaire
registre de sécurité. ou le concessionnaire de
l’établissement et l’organisateur
Les exploitants, les concessionnaires et les locataires permanents des de la manifestation.
locaux ou des enceintes destinés à des activités annexes (restaurants, Il doit être tenu à la disposition
cafétérias, bureaux, locaux de prestataires de service, etc.) sont responsables de l’administration, de
de l’application des règles de sécurité propres à leurs activités. l’organisateur et du chargé
de sécurité lors de toute
manifestation.
Le cahier des charges doit être
annexé au registre de sécurité.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
285
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Pour cela, le propriétaire doit fixer cette responsabilité dans un cahier


des charges contractuel entre le propriétaire ou le concessionnaire de
l’établissement et les locataires permanents de l’établissement, ainsi que
les obligations respectives des deux parties pour appliquer les prescriptions
imposées par l’autorité administrative.

3.3 Obligations des organisateurs T5


L’organisateur doit demander à l’autorité administrative l’autorisation
de tenir une activité du présent type deux mois avant son ouverture.
La demande doit préciser la nature de la manifestation, sa durée, son
implantation, l’identité et les qualifications du ou des chargés de sécurité
et être accompagnée d’un dossier comportant :
−− le cahier des charges entre le propriétaire ou le concessionnaire de
l’établissement et l’organisateur de la manifestation ;
−− une note de présentation générale et une note technique de sécurité
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

rédigées, datées et signées par le chargé de sécurité, cosignées par


l’organisateur, attestant du respect du règlement ;
−− tout document prévu dans le cahier des charges entre le propriétaire ou le
concessionnaire de l’établissement et l’organisateur de la manifestation ;
−− une attestation du contrat liant l’organisateur au propriétaire ou conces-
sionnaire ;
−− la composition du service de sécurité incendie prévu par le règlement ;
−− un plan faisant apparaître les conditions de desserte et d’accessibilité
du site, l’emplacement des appareils d’incendie et les utilisations des
espaces extérieurs ;
−− un plan détaillé de la manifestation faisant apparaître le tracé des
circulations, l’emplacement des stands ou espaces réservés aux exposants,
les emplacements des locataires permanents, les emplacements des
stands à étage et des cuisines provisoires, l’emplacement des moyens de
secours, l’emplacement des poteaux de structures, les installations fixes
de gaz, l’emplacement des autres installations de gaz et des installations
spéciales à certaines présentations (machines, distribution de fluides,
substances radioactives, rayons X, lasers, etc.), l’emplacement des sorties
éventuellement neutralisées conformément aux dispositions prévues par
le règlement.
Un double de cette demande doit être transmis au propriétaire ou conces-
sionnaire.
L’organisateur doit veiller à l’application des règles de sécurité dans l’ensemble
des installations propres à une manifestation dès que les emplacements des
stands sont mis à sa disposition. Il doit désigner un (ou plusieurs) chargé(s)
de sécurité et doit appliquer les prescriptions formulées par l’administration
en réponse à la demande d’autorisation de la manifestation.
Les obligations du chargé de sécurité prennent fin en fonction des clauses
prévues au cahier des charges entre le propriétaire ou le concessionnaire
de l’établissement et l’organisateur de la manifestation, sans que cela
puisse être avant le départ du public.
Le nombre de chargés de sécurité doit être adapté à l’importance et à la
nature de la manifestation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
286
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

L’organisateur doit tenir à la disposition de la commission de sécurité et remettre,


avant la manifestation, à chaque exposant un extrait du cahier des charges entre
l’organisateur et les exposants et locataires de stands qui précise notamment :
−− l’identité et la qualification du (ou des) chargé(s) de sécurité ;
−− les règles particulières de sécurité à respecter ;
−− l’obligation de déposer auprès de lui une demande d’autorisation ou
une déclaration pour l’utilisation de machines, de moteurs thermiques
ou à combustion, de lasers ou tout autre produit dangereux.
L’ensemble de ces extraits constitue le cahier des charges entre l’organisateur
et les exposants et locataires de stands. Ce cahier des charges ne peut
être contradictoire avec le cahier des charges entre le propriétaire ou le
concessionnaire de l’établissement et l’organisateur de la manifestation.
Il peut être consulté par le propriétaire.
L’organisateur notifie aux exposants les décisions de l’administration relatives Remarque
aux déclarations et autorisations adressées à celle-ci, et en remet une copie Ce point doit être défini dans
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

au chargé de sécurité. le contrat liant l’organisateur


à l’exposant ou au locataire
Sur proposition du chargé de sécurité, dont le rôle est défini par le règlement,
de stand et dans le contrat
l’organisateur doit interdire l’exploitation des stands non conformes aux
liant le propriétaire ou le
dispositions du présent règlement. Dans ce cas, la distribution de l’électricité concessionnaire à l’organisateur.
et des autres fluides leur est refusée par l’organisateur.

3.4 Obligations du chargé de sécurité T6


Sous la responsabilité de l’organisateur, le chargé de sécurité a pour mission :
−− d’étudier avec l’organisateur de la manifestation le dossier d’aménagement
général de la manifestation et de participer à la rédaction du dossier de
sécurité qui sera soumis à l’avis de l’administration. Ce dossier, très
précis quant à l’implantation et l’aménagement des différentes parcelles,
sera cosigné par l’organisateur et le chargé de sécurité ;
−− de faire appliquer par l’organisateur les prescriptions formulées par
l’administration ;
−− de renseigner et conseiller les exposants sur les dispositions techniques
de sécurité à prendre pour leurs aménagements ;
−− d’examiner les déclarations et demandes d’autorisation des machines en
fonctionnement et de détenir la liste des stands dans lesquels se situent
ces machines ;
−− de contrôler, dès le début du montage des stands et jusqu’à la fin de
l’ouverture au public, l’application des mesures de sécurité incendie figurant
au présent règlement à l’exception des dispositions constructives ;
−− de s’assurer que les éventuels stands à étage ont fait l’objet d’un contrôle
de solidité par un organisme ou une personne agréé ;
−− d’assurer une présence permanente pendant la présence du public sur
le site de la manifestation ;
−− d’informer, en temps utile, l’administration des difficultés rencontrées
dans l’application du présent règlement ;
−− de tenir à la disposition des secours, le cas échéant, les informations
relatives à l’implantation des sources radioactives, à l’emplacement
des installations de gaz et des installations spéciales à certaines
présentations, et à la localisation des zones comprenant de nombreux
stands utilisant des bouteilles d’hydrocarbures liquéfiés ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
287
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

−− de signaler à l’organisateur et au propriétaire des lieux tout fait


occasionné par les autres exploitations permanentes de l’établissement
(cafétéria, restaurant, cantine...) susceptibles d’affecter le niveau de
sécurité de la manifestation en cours ;
−− de s’assurer que les équipements de sécurité de l’établissement ne
soient pas neutralisés par les installations de la manifestation en cours ;
−− d’examiner tout document permettant de s’assurer que les visites de
maintenance des moyens de secours ont été correctement réalisées ;
−− de contrôler la présence et la qualification du personnel du service de
sécurité de la manifestation ;
−− de rédiger un rapport final relatif au respect du présent règlement et des
prescriptions émises par l’autorité administrative qui a autorisé la tenue
de la manifestation. Ce rapport est transmis, avant l’ouverture au public,
simultanément à l’organisateur de la manifestation et au propriétaire
des lieux. Ce rapport prend position quant à l’opportunité d’ouvrir tout
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

ou partie de la manifestation au public et est tenu à la disposition de


l’administration par l’organisateur.
Remarque Le chargé de sécurité doit être titulaire :
Les personnes ayant exercé −− soit de l'unité de valeur ou de l'attestation de stage de prévention
pendant au moins cinq ans, définies par les articles 1er et 14 de l'arrêté du 28 décembre 1983 modifié
avant le 14 janvier 1986, relatif à la création d'une unité de valeur d'enseignement de la prévention
la fonction de chargé de
contre les risques d'incendie et de panique ;
sécurité sont dispensées de
la possession de ces titres. −− soit du contrôle des connaissances prévu à l’article 3 de l’arrêté du
7 novembre 1990 relatif aux conditions d’agrément pour les vérifications
réglementaires prévues dans les établissements recevant du public ;
−− soit du diplôme de chef de service de sécurité incendie (SSIAP 3). Ce
diplôme ne permet cependant d’exercer la fonction de chargé de sécurité
que pour les manifestations de 2e, 3e et 4e catégories ;
−− soit de tout autre diplôme jugé équivalent après avis de la commission
centrale de sécurité.

3.5 Obligations de l’autorité administrative T7


L’autorité administrative, après avis de la commission de sécurité
compétente, doit faire connaître sa décision concernant la demande de
l’organisateur au plus tard un mois après dépôt.
La commission de sécurité peut procéder à la visite de réception des instal-
lations propres à la manifestation avant l’ouverture au public.

3.6 Obligations des exposants et locataires


de stands T 8
Les exposants et locataires de stands doivent respectivement appliquer les
cahiers des charges cités ci-dessus.
Les aménagements doivent être achevés au moment de la visite de réception
par le chargé de sécurité. Toutes dispositions doivent être prises pour que
celui-ci puisse les examiner en détail.
Dans chaque stand, l’exposant ou son mandataire qualifié doit être présent
lors de cette visite de réception. Il doit tenir à la disposition des membres
de la commission tout renseignement concernant les installations et les
matériaux d’aménagement des stands, sauf pour ceux faisant l’objet d’une
marque de qualité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
288
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Les exposants et locataires de stands utilisant des machines, des moteurs


thermiques ou à combustion, des lasers, ou tout autre produit dangereux,
doivent effectuer une déclaration à l’organisateur un mois avant l’ouverture
au public.

4. Exploitation
T9

L’ensemble des mesures relatives à l’exploitation (aménagements des stands,


stockage, distribution des fluides...) s’applique à tous les établissements
existants ou à construire.

5. Isolement par rapport aux tiers


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

T 11 et T 12

Les établissements du type T ne doivent avoir aucune ouverture sur des


cours dont la plus petite dimension est inférieure à 8 m et sur lesquelles
des tiers prennent air ou lumière.
En application des critères définissant les établissements à risques, les
établissements du présent type sont considérés comme des établissements
à risques particuliers s’ils ne sont pas protégés par une installation fixe
d’extinction automatique à eau conforme aux normes.
Un établissement du type T peut communiquer avec un parc de stationnement
couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
−− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m2 avec une
largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, pare-flammes de degré ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou
E 30-C, et s’ouvrant toutes les deux vers l’intérieur ;
−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m2. La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite sont d’au moins 1,50 m.
Tout autre dispositif est autorisé après avis de la commission de sécurité
compétente.
En outre, les dispositions suivantes sont à respecter :
−− le sas ne doit contenir ni dépôt de matériel ni armoire ou tableau
électrique ;
−− lorsque le parc de stationnement couvert et le tiers relèvent de directions
distinctes, un accord contractuel définissant les obligations des parties
relatives à la maintenance des dispositifs de franchissement est établi et
joint au dossier prévu à l’article R. 123-24 du Code de la construction et
de l’habitation ainsi qu’au registre de sécurité de l’établissement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
289
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Les dispositifs de franchissement reliant un parc de stationnement et un


établissement du type T situés à des niveaux différents peuvent comporter
des escaliers, des ascenseurs, des escaliers mécaniques ou des trottoirs
roulants.
Les sas et les escaliers éventuels débouchant dans les parcs de stationnement
ne sont pas considérés comme des dégagements normaux.

6. Distribution intérieure
T 10 à T 12

6.1 Généralités T 10
En application des dispositions générales, seul le cloisonnement tradi-
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

tionnel est autorisé.

6.2 Trémies formant hall T 14


En atténuation des dispositions générales, la réunion partielle de trois
niveaux consécutifs par des trémies pour former hall est admise sous
réserve que :
−− la surface totale des niveaux partiels ou des mezzanines soit inférieure à
50 % de la surface du niveau le plus important ;
−− le plafond du hall soit en tout point à une hauteur supérieure à celle du
plafond du niveau partiel le plus élevé ;
−− le niveau supérieur soit à l’aplomb ou en retrait du niveau situé en dessous.

6.3 Recoupement interne T 15


Dans les établissements de grandes dimensions, il est exigé un recoupement
des salles, soit permanent, soit au moment de l’incendie, afin de :
−− limiter la propagation du feu ;
−− faciliter l’intervention des secours.
Ce recoupement des grandes salles d’expositions doit être réalisé :
−− soit par un recoupement traditionnel constitué par des murs CF 2 h et
des dispositifs de franchissement de même comportement au feu ;
−− soit par des éléments de construction irrigués ou non présentant un
CF 2 h ;
−− soit par un volume libre tel que défini ci-dessous, un tel recoupement est
interdit en sous-sol.
Les tableaux 1 et 2 ci-après fixent les surfaces maximales d’expositions
admissibles au sein d’un même local.

Tableau 1 : Établissements à rez-de-chaussée

Surfaces maximales d’expositions admissibles (m2) (1)


+ 50 % sorties
Surface de base + 50 % sorties Sprinkleurs
+ sprinkleurs
4 500 7 000 9 000 13 500
1. Y compris les niveaux partiels ou les mezzanines.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
290
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Tableau 2 : Établissements à plusieurs niveaux

Surfaces maximales d’expositions admissibles (m2) (1)


Surface + 50 % sorties
+ 50 % sorties Sprinkleurs
de base + sprinkleurs
Sous-sol (sauf
1 500 2 500 3 000 4 500
volume libre)
Autre niveau 3 000 4 500 6 000 9 000
1. Y compris les niveaux partiels ou les mezzanines.

La surface de base définie dans les tableaux 1 et 2 est majorée si le nombre


des sorties est augmenté de 50 % par niveau ou si l’établissement est
défendu par une installation fixe d’extinction automatique à eau du type
sprinkleur conforme aux normes.
Lorsque le nombre de sorties est augmenté de 50 % à chaque niveau,
chaque sortie doit offrir au moins trois unités de passage et chaque bloc
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

porte doit posséder deux vantaux de mêmes dimensions.


Dans tous les cas, la surface maximale d’expositions admissible intègre
la surface totale des niveaux (y compris celle des niveaux partiels ou des
mezzanines intercalaires) au sein d’un même volume.
En ce qui concerne le recoupement par volumes libres, rien ne s’oppose à
la présence de plusieurs volumes libres pour recouper un grand local.
Le recoupement peut également être réalisé :
−− soit au moyen d’éléments de construction irrigués ou non présentant un
CF 2 h ;
−− soit par tout autre système accepté après avis de la commission centrale
de sécurité.
Dans le cas de dispositif dynamique de recoupement, les conditions
suivantes doivent être remplies :
a) Le système doit faire l’objet d’un essai dans un laboratoire agréé en vue
de la délivrance d’un compte rendu sur le comportement au feu ;
b) Le système doit avoir fonctionné en totalité 30 secondes après le
déclenchement ;
c) La société constructrice du dispositif doit avoir la responsabilité de
l’ensemble du système (montage, assemblage, hydraulique...) ;
d) Les mécanismes de commande et de déclenchement des systèmes
utilisés doivent faire l’objet d’un avis favorable de la part d’un laboratoire
agréé.
Dans tous les cas, la ruine d’une partie de la structure du bâtiment ne doit
pas entraîner la ruine de la structure de l’autre partie, ni celle du système
de recoupement.
Quel que soit le système de recoupement choisi par le concepteur, cela ne
change en rien la stabilité au feu de la structure principale de l’établissement
définie dans les dispositions générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
291
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

6.4 Volume libre T 16


En dérogation aux dispositions relatives au cloisonnement traditionnel, un
volume libre a pour objet d’isoler entre elles des zones d’expositions de
superficie voisine tout en maintenant, pour des raisons d’exploitation, une
grande salle unique.
Les caractéristiques de ce volume libre sont les suivantes :
• largeur minimale de 8 m ;
• hauteur au moins égale à celle de la salle ;
• il ne comporte :
-- aucun matériel ou aménagement,
-- aucun exutoire, ni aucune baie ou bande d’éclairage naturel ;
• les matériels et les canalisations électriques doivent être limités à ceux
nécessaires au fonctionnement de ce volume ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• il est limité en partie supérieure par deux retombées d’au moins un


mètre formant écran de cantonnement de part et d’autre.
Attention Des amenées d’air, destinées au désenfumage des cantons latéraux,
Les volumes libres peuvent être doivent être disposées dans ce volume libre ; leur surface géométrique
utilisés comme dégagements totale doit être au moins égale à la moitié de la valeur nécessaire au désen-
principaux. fumage du plus grand canton.
Les cantons situés de part et d’autre doivent être désenfumés dans les condi-
tions prévues par l’instruction technique n° 246 relative au désenfumage.

6.5 Galeries techniques ou de service T 17


Les galeries techniques ou de service de grande longueur d’un même
bâtiment ou celles mettant en communication les bâtiments d’un même
établissement doivent être recoupées par des cloisons CF 1 h munies
de portes PF ½ h et dotées d’un ferme-porte au droit des systèmes de
recoupement dans le premier cas et au droit des parois d’isolement dans
le deuxième cas.

7. Classement des locaux


T 13

En application des dispositions générales visant le classement des locaux,


sont classés :
• locaux à risques importants :
-- les réserves et les dépôts d’un volume supérieur à 500 m3,
-- les locaux de réception des matériels et des marchandises,
-- les locaux d’emballage et de manipulation des déchets ;
• locaux à risques moyens :
-- les réserves et les dépôts d’un volume maximal de 500 m3,
-- les ateliers d’entretien, de maintenance et de réparation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
292
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

8. Dégagements
T 18 à T 20

8.1 Conception générale des dégagements T 18


Un tiers au moins de la surface des salles d’expositions doit être réservé à
la circulation du public.
En aggravation des dispositions générales, aucun dégagement ne peut
être commun avec les dégagements des locaux occupés par des tiers.
Les stands de grandes dimensions doivent être conçus de manière à ne pas
gêner les conditions d’évacuation envisagées pour chaque niveau.

8.2 Protection des escaliers des bâtiments T 19


Les escaliers doivent être protégés dans les conditions générales fixées
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

pour les escaliers encloisonnés ou à l’air libre.


Toutefois, en atténuation des dispositions visant les établissements ne
comportant pas plus d’un niveau accessible au public au-dessus et au-
dessous du rez-de-chaussée, cette protection n’est pas exigée pour :
−− tous les escaliers desservant les trois niveaux consécutifs formant hall ;
−− les escaliers supplémentaires éventuels, les escaliers mécaniques et
les trottoirs roulants si l’établissement est défendu en totalité par une
installation fixe d’extinction automatique à eau du type sprinkleur
conforme aux normes.
Les escaliers protégés doivent desservir tous les niveaux.
Lorsqu’un établissement comporte des escaliers protégés et des escaliers
non protégés, les premiers doivent être judicieusement répartis par rapport
aux seconds.

8.3 Sorties T 20
En complément des dispositions générales visant la conception des
dégagements, si certaines sorties d’un établissement ne sont pas utilisées
pour une exposition particulière (occupation partielle des locaux, par exemple),
elles doivent répondre aux conditions suivantes :
−− ne pas être visibles du public ;
−− la situation ainsi créée ne doit pas avoir pour effet de diminuer le nombre
et la largeur des dégagements correspondant à l’effectif du public admis.
Pour des expositions où la fréquentation est limitée (salons professionnels, Attention
par exemple), il peut être admis, après avis de la commission consultative La demande doit être présentée
départementale de la protection civile, de la sécurité et de l’accessibilité, à l’autorité administrative dans
que certaines sorties (dans la limite maximale d’un tiers) puissent être provi- le cadre fixé par les obligations
soirement neutralisées. des organisateurs.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
293
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

9. Aménagement intérieur, décoration


et mobilier
T 21 à T 24

Les règles suivantes doivent être respectées.

9.1 Stands – Podiums – Estrades – Gradins –


Chapiteaux – Tentes T 21
Les aménagements intérieurs, tels que plafonds, plafonds suspendus,
vélums, ne doivent pas faire obstacle au bon fonctionnement des installations
de désenfumage, ni à celles de détection et d’extinction automatiques.
La constitution et l’aménagement des stands, et notamment leur cloison-
nement et leur ossature, doivent être réalisés en matériaux de catégorie M3
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

conformément aux dispositions générales visant le gros mobilier et


l’agencement principal.
Les décorations florales en matériaux de synthèse doivent être limitées.
Dans le cas contraire, ces décorations doivent être réalisées en matériaux
de catégorie M2. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux salons et stands
spécifiques des activités florales.
Les revêtements, horizontaux ou non, des podiums, estrades ou gradins
d’une hauteur supérieure à 0,30 m et d’une superficie totale supérieure à
20 m2, peuvent être réalisés en matériaux de catégorie M3. Si leur surface
totale est inférieure ou égale à 20 m2, ces revêtements peuvent être
réalisés en matériaux de catégorie M4.
Les matériaux exposés peuvent être présentés sur les stands sans exigence
de réaction au feu.
Toutefois, si ces matériaux sont utilisés pour la décoration des cloisons ou
des faux-plafonds et s’ils représentent plus de 20 % de la surface totale
de ces éléments, les dispositions du présent article leur sont applicables.
Cependant ces dispositions ne s’appliquent pas aux salons et stands
spécifiques de la décoration intérieure dans lesquels sont présentés des
textiles et des revêtements muraux.
Si éventuellement un chapiteau ou une tente ou une structure est installé
dans le hall d’expositions, cet ouvrage doit être conforme aux dispositions
visant ces établissements, à l’exception de celles concernant leur implantation
et leur desserte.
En aucun cas, il ne peut être admis d’incompatibilité entre les dispositions
des articles CTS concernés et celles du type T. L’ouvrage ci-dessus doit
être installé de façon telle que son environnement ne puisse diminuer son
niveau de sécurité.

9.2 Vélums T 22
Compte tenu du caractère temporaire des manifestations, les vélums
d’allure horizontale sont autorisés pendant la durée de la manifestation.
Ils doivent pour cela être pourvus de systèmes d’accrochage suffisamment
nombreux ou d’armatures de sécurité suffisamment résistantes pour empêcher
leur chute éventuelle pendant l’évacuation du public.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
294
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Ils doivent être en matériaux de catégorie M1 (voir encadré attention,


ci-après). Ils peuvent être toutefois de catégorie M2 si l’établissement est
défendu par une installation fixe d’extinction automatique à eau du type
sprinkleur conforme aux normes.

Attention !
La preuve du classement à la réaction au feu doit être apportée :
• soit par identification placée en lisière du tissu si le traitement est effectué en usine ou en atelier ;
• soit par un tampon ou un sceau directement posé sur le tissu si le traitement est effectué in situ.
Cette identification doit être :
• soit le marquage de qualité d’un organisme certificateur ;
• soit l’identification apposée par le fabricant donnant en clair (éventuellement en abrégé ou en code) :
- le nom du fabricant,
- le nom de la fibre utilisée,
- le classement en réaction au feu obtenu après essais effectués par un laboratoire agréé ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• soit une identification apposée par l’applicateur donnant en clair (éventuellement en abrégé ou en code) :
- le nom de l’applicateur,
- la référence du produit d’ignifugation employé,
- une identification du lot de traitement ou date d’application si le traitement est effectué sur un tissu posé,
- le classement en réaction au feu obtenu après essais effectués par un laboratoire agréé.
(Dans tous les cas, ces informations doivent être reportées sur les factures et les éventuels certificats d’ignifugation.)

9.3 Stands couverts – Plafonds et faux-plafonds


pleins – Stands en surélévation T 23
Les stands ou locaux possédant un plafond, un faux-plafond ou un vélum
pleins ainsi que ceux possédant un niveau de surélévation ou ceux qui ne
répondent pas aux conditions définies ci-dessus, doivent remplir simultané-
ment les conditions suivantes :
−− avoir une surface inférieure à 300 m2 ;
−− être distants entre eux d’au moins 4 m ;
−− totaliser une surface de plafonds et faux-plafonds pleins (y compris celle
des niveaux en surélévation) au plus égale à 10 % de la surface du niveau
concerné.
Chaque stand ou local ne peut avoir qu’un seul niveau de surélévation.
Si la surface de ces stands ou locaux est supérieure à 50 m2, chacun d’entre
eux doit posséder des moyens d’extinction appropriés servis en permanence
par au moins un agent de sécurité pendant la présence du public dans
l’établissement.

9.4 Délimitation par cloisonnement partiel T 24


Si tout le volume du hall n’est pas utilisé, des éléments de séparation
en matériaux de catégorie M3, et ne devant pas assurer une fonction de
résistance au feu, délimiteront l’aire effectivement utilisée. Leur stabilité
mécanique doit leur permettre de résister à la poussée du public.
Si des sorties sont rendues inutilisables du fait de cette délimitation, elles
ne doivent pas être visibles du public. Cette disposition ne doit cependant
pas avoir pour effet de diminuer le nombre et la largeur des dégagements
correspondant à l’effectif du public admis.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
295
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Les surfaces du hall non utilisées doivent être libres de tout dépôt ou
stockage pendant la durée de la manifestation. Dans le cas contraire, elles
doivent faire l’objet d’une attention spéciale du chargé de sécurité, notam-
ment sur les points particuliers de l’existence de dégagements suffisants,
du rangement correct de ces dépôts ou stockages, de la surveillance par
le personnel de l’établissement et du maintien du libre accès aux moyens
de secours existants.

10. Désenfumage
T 25 à T 26

10.1 Dispositions générales T 25


Les établissements visés au présent chapitre sont de la classe 3 pour
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

la détermination du cœfficient α au sens de l’annexe de l’instruction


technique n° 246.
Dans le cas d’un établissement équipé d’un système de sécurité incendie
de catégorie A, le désenfumage doit être commandé par la détection
automatique d’incendie.
Les locaux à risques particuliers peuvent être désenfumés, après avis de la
commission de sécurité, s’ils comportent des risques d’incendie associés à
un potentiel calorifique (ou fumigène) important.

10.2 Trémies formant hall T 26


Pour les trémies formant hall, le désenfumage des niveaux mis en commu-
nication est effectué de la façon suivante :
−− seul le niveau le plus bas peut être désenfumé par la trémie de communi-
cation dans le respect de l’instruction technique relative au désenfumage
dans les établissements recevant du public (paragraphe 7.1.5) ;
−− les autres niveaux ne peuvent être désenfumés par cette trémie et le
sont dans les conditions définies au paragraphe 7.2.4 de l’instruction
technique n° 246, relative au désenfumage.

11. Installations électriques


T 32 à T 36

11.1 Dispositions générales T 32 à T 36


Les installations électriques comprennent :
−− les installations fixes et semi-permanentes, dont la réalisation, l’exploitation
et l’entretien sont assurés par le propriétaire de l’établissement, sous sa
responsabilité ;
−− les installations établies dans les stands destinés aux exposants et réalisées
par eux-mêmes ou pour leur compte, sous leur responsabilité.
La limite entre ces deux installations se situe au niveau du tableau électrique
de chaque stand.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
296
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Les installations de distribution, à l’exception de celles de l’éclairage de


sécurité, doivent être divisées en zones ; chaque zone ne doit intéresser
qu’un seul niveau, couvrir une surface maximale de 6 000 m2 et pouvoir être
isolée rapidement.
En complément des dispositions générales visant la maintenance et
l’exploitation, dans les salles où la puissance mise en œuvre est supérieure
à 200 kVA, la présence d’une personne compétente est obligatoire pendant
l’ouverture au public à raison d’une personne par zone définie ci-dessus.

11.2 Installations fixes T 34


Les dispositions suivantes doivent être respectées :
−− les installations fixes doivent être conçues de manière que les installa-
tions semi-permanentes soient réduites au minimum ;
−− l’énergie électrique fournie aux exposants doit être amenée du tableau
de distribution, ou du local de service électrique, par des circuits distincts
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de ceux des services généraux et de l’éclairage normal ;


−− au point de raccordement entre les installations fixes et les installations
semi-permanentes, sur chaque canalisation doivent être prévus, à son
origine, un ou plusieurs dispositifs assurant les fonctions de sectionnement
et de protection contre les surintensités ;
−− le calibre et le réglage de ces dispositifs de protection doivent être
déterminés lors de l’aménagement de chaque manifestation, en fonction
des circuits raccordés en aval ;
−− ces points de raccordement doivent rester accessibles au seul personnel
compétent dont la présence est rendue obligatoire compte tenu des
puissances électriques installées.

11.3 Installations semi-permanentes T 35


Les dispositions suivantes doivent être respectées :
−− la longueur de chaque circuit, en projection horizontale, depuis le dispositif
de protection prévu, ne doit pas dépasser 30 m. Les emplacements des
points d’alimentation, d’une part, et des stands, d’autre part, doivent
être prévus en conséquence sans limitation de longueur ;
−− une même canalisation peut alimenter plusieurs tableaux électriques
jusqu’à concurrence d’une puissance totale de 36 kVA. Les stands
nécessitant une puissance plus importante doivent être alimentés
individuellement ;
−− les installations semi-permanentes doivent aboutir dans chaque stand
à un tableau électrique comprenant l’appareillage qui doit assurer les
fonctions suivantes :
-- coupure d’urgence de tous les conducteurs actifs,
-- protection contre les surintensités,
-- protection contre les contacts indirects ;
−− les dispositifs de protection contre les surintensités doivent être plombés
et les bornes des différents appareils, à l’exception des bornes aval,
doivent être rendues inaccessibles ;
−− la protection contre les contacts indirects est assurée par des dispositifs à
courant différentiel-résiduel placés sur le tableau, ou dans le coffret, visés
au paragraphe précédent, mais disposés de telle manière que l’exposant
ait la possibilité d’en vérifier périodiquement le fonctionnement afin de
signaler toute défaillance à l’exploitant qui doit y remédier ;
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
297
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

−− la borne de terre de chaque tableau doit être reliée au réseau général


de protection ;
−− ces installations ne doivent en aucun cas gêner la circulation du public.

11.4 Installations particulières des stands T 36


Les installations particulières des stands doivent être réalisées par des
personnes particulièrement averties des risques spécifiques de la mani-
festation, possédant les connaissances leur permettant de concevoir et de
faire exécuter les travaux en conformité avec le présent règlement.
Le tableau électrique des installations semi-permanentes, doit être inacces-
sible au public, tout en restant facilement accessible au personnel du stand
ainsi qu’au propriétaire de l’établissement.
Les canalisations électriques des installations des stands doivent être mises
en œuvre conformément aux dispositions générales visant les installations
semi-permanentes.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les socles de prises de courant doivent être raccordés à des circuits


protégés par des dispositifs de protection contre les surintensités de
courant nominal au plus égal à 16 A. Tout appareil nécessitant une puissance
supérieure doit être alimenté par un circuit spécialement adapté.
Toutes les canalisations doivent comporter un conducteur de protection
relié à la borne de terre.
Si exceptionnellement des matériels en exposition de classe 0 sont
alimentés, ils doivent être protégés par des dispositifs à courant différentiel
résiduel assigné au plus égal à 30 mA.
Les appareils de la classe I doivent être reliés au conducteur de protection
de la canalisation les alimentant.
L’utilisation de prises de terre individuelles de protection est interdite.

12. Éclairage
T 37 à T 38

12.1 Éclairage normal T 37


Les appareils d’éclairage assurant l’éclairage normal de l’établissement
doivent être fixés ou suspendus aux parois latérales, au plafond ou à la
charpente du bâtiment.
Ces appareils doivent être raccordés à des canalisations fixes soit directement,
soit par l’intermédiaire d’une installation semi-permanente qui n’est pas
soumise aux dispositions visant ce type d’installation.
Les appareils d’éclairage normal des stands couverts ou en surélévation
doivent être fixés ou suspendus aux structures du stand.
L’alimentation de tous les appareils d’éclairage normal et d’appoint des
stands doit respecter les dispositions propres aux installations particulières
des stands.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
298
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

12.2 Éclairage de sécurité T 38


Les locaux et dégagements accessibles au public doivent être équipés d’un
éclairage de sécurité répondant aux dispositions générales du règlement.
L’éclairage de sécurité des établissements de 1re et 2e catégories doit être
alimenté par une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs
dans les conditions mentionnées dans les dispositions générales.
Les stands ou locaux dont la surface est supérieure à 50 m2 doivent être
équipés d’un éclairage de sécurité par blocs autonomes dans les conditions
prescrites par les dispositions générales.
Cet éclairage de sécurité doit être mis à l’état de repos lorsque l’installation
d’éclairage normal est mise intentionnellement hors tension.

13. Chauffage, ventilation


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

et conditionnement d’air
T 27

Les systèmes de chauffage et de ventilation installés conformément aux


dispositions générales du Règlement de sécurité sont autorisés.
Le chauffage des établissements de 1re et de 2e catégories peut être
assuré par des appareils de production-émission électriques répondant aux
exigences réglementaires ainsi que par des tubes rayonnants à combustible
gazeux installés conformément aux exigences des dispositions générales.
Le chauffage des établissements de 3e catégorie peut être assuré par des
appareils de production-émission électriques ou à combustible gazeux
installés conformément aux dispositions générales.
Le chauffage des établissements de 4e catégorie peut être assuré par des
appareils de production-émission électriques ou à combustible gazeux ou
liquide installés conformément aux dispositions générales.
L’éventuel chauffage complémentaire des stands peut être assuré confor-
mément aux exigences réglementaires.

14. Installations au gaz


T 28 à T 31

14.1 Dispositions générales T 28


Les stands peuvent être alimentés en gaz soit par réseau, soit par récipients.
La distribution de gaz combustible à partir d’un réseau collectif comporte :
−− les installations de distribution dont la réalisation, l’exploitation et
l’entretien sont assurés par le propriétaire de l’établissement ;
−− les installations temporaires établies dans les stands sont à la charge de
l’exposant.
L’utilisation de récipients d’hydrocarbures liquéfiés doit répondre aux
dispositions décrites ci-après.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
299
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

14.2 Installations à la charge du propriétaire T 29


Les installations à la charge du propriétaire doivent être conçues de
manière que les travaux de raccordement à entreprendre pour une mani-
festation temporaire soient réduits au minimum. À cet effet, la distribution
du gaz doit être assurée au moyen d’un réseau de distribution installé à
poste fixe.
Le réseau de distribution interne au bâtiment doit être subdivisé en zones.
Elles doivent chacune couvrir une surface maximale de 6 000 m² et doivent
pouvoir être isolées rapidement en cas de danger. En sous-sol, ces zones
doivent correspondre aux limites fixées par le Règlement de sécurité
propre au type T.
Les organes de coupure de zone doivent être disposés de telle façon qu’ils
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

ne soient accessibles qu’au personnel compétent de l’établissement.


Dans les conditions normales d’exploitation, la pression de distribution à
l’intérieur des locaux devra être inférieure à 400 millibars pour le gaz naturel
et à 1,5 bar pour les hydrocarbures liquéfiés.
Dans les établissements où la puissance utile installée à l’intérieur du
bâtiment est supérieure à 200 kW, la présence d’un personnel compétent
est obligatoire pendant l’ouverture au public à raison d’une personne par
zone définie ci-dessus. Ce personnel peut être le même que celui prévu
pour les installations électriques.
Les tuyauteries doivent être placées en aérien ou dans des caniveaux
spécifiques ou non. Elles doivent être repérées.
Toutes les mesures doivent être prises pour réduire les risques de dégradation
des installations pouvant survenir au cours de l’aménagement.
Des prises en attente, munies d’un organe de coupure et facilement acces-
sibles, doivent être prévues sur le réseau afin de permettre le raccordement
avec les installations provisoires des stands.
La sortie de ces prises doit être protégée soit par un fourreau assorti d’une
platine rendue solidaire du sol, soit par tout autre dispositif présentant les
mêmes garanties de sécurité.
En l’absence d’installation provisoire de stand, les organes de coupure
doivent être munis d’un bouchon vissé.
14.3 Installations temporaires à la charge de l’exposant
T 30
En atténuation des dispositions générales visant leur emplacement, des
compteurs individuels peuvent être installés dans les stands.
L’organe de coupure du stand doit être signalé et facilement accessible en
permanence au personnel du stand.
Chaque installation doit faire l’objet, avant utilisation du gaz, d’une vérification
d’étanchéité réalisée par l’installateur.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
300
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

14.4 Utilisation d’hydrocarbures liquéfiés T 31


En dérogation aux dispositions visant le stockage des bouteilles de propane
et de butane commercial, les récipients contenant 13 kg de gaz liquéfié au
plus sont autorisés dans les salles d’expositions.
Cependant, les bouteilles sans détendeur non utilisées à des fins démons-
tratives sont interdites.
Les bouteilles en service doivent toujours être placées hors d’atteinte du
public et être protégées contre les chocs.
Elles doivent être :
−− soit séparées les unes des autres par un écran rigide et incombustible,
et implantées à raison d’une bouteille pour 10 m² au moins et avec un
maximum de six par stand ;
−− soit éloignées les unes des autres de 5 m au moins et avec un maximum
de six par stand.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les bouteilles non raccordées, vides ou pleines, doivent être stockées à


l’extérieur du bâtiment.

15. Cuisson
T 38.1

Installations temporaires d’appareils de cuisson destinés à la restauration.


Seuls sont autorisés à l’intérieur des salles d’exposition les appareils de
cuisson et de remise en température dont la puissance nominale totale est
inférieure à 20 kW par stand, utilisés dans les conditions prévues par les
dispositions générales pour ce qui concerne l’isolement et la ventilation
des îlots de cuisson.
Toutes les dispositions doivent être prises pour éloigner de 3 m au
minimum deux installations de cuisson inférieures à 20 kW implantées sur
deux stands différents.
Les appareils de cuisson dont la puissance nominale totale est supérieure Remarque
à 20 kW par stand doivent être installés : En complément des dispositions
−− dans une grande cuisine ; relatives à l’utilisation des
hydrocarbures liquéfiés,
−− soit dans des modules ou conteneurs spécialisés dans les conditions
les bouteilles de gaz de 35 kg
prévues par les dispositions générales. sont autorisées.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
301
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

16. Dispositions spéciales


à certaines présentations
T 39 à T 46

16.1 Machines et appareils présentés en fonctionnement


T 39
Toutes les présentations et démonstrations sont réalisées sous l’entière
responsabilité de l’exposant.
Les machines et appareils présentés en fonctionnement ne doivent faire
courir aucun risque pour le public et doivent faire l’objet d’une déclaration
à l’organisateur selon les dispositions prévues (voir fiche en annexe 3).

16.2 Protection du public T 40


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Si des machines ou appareils en fonctionnement ou non sont présentés à


poste fixe, ils doivent comporter des dispositifs mettant les parties dange-
reuses hors de portée du public circulant dans les allées. Ce résultat est
considéré comme atteint si la partie dangereuse est à plus d’un mètre de
l’allée du public ou si elle est protégée par un écran rigide.
Sont considérées comme parties dangereuses :
−− les organes en mouvement ;
−− les surfaces chaudes ;
−− les pointes et les tranchants.
Si des machines ou appareils sont présentés en évolution, une aire
protégée doit mettre le public à un mètre au moins des machines ; cette
distance peut être augmentée, après avis de la commission de sécurité, en
fonction des risques.
Si des matériels à vérins hydrauliques sont exposés en position statique
haute, les sécurités hydrauliques doivent être complétées par un dispositif
mécanique s’opposant à tout reploiement intempestif.
Tous les matériels doivent être correctement stabilisés pour éviter tout
risque de renversement.

16.3 Machines à moteurs thermiques ou


à combustion – Véhicules automobiles T 41
La liste des stands présentant des machines et appareils en fonctionnement
doit être fournie à l’organisateur et à la commission de sécurité ; le chargé de
sécurité devra, au préalable, en avoir assuré le contrôle dans les conditions
de délai fixées au paragraphe 3.3 ci-dessus.
Dans tous les cas, les gaz de combustion doivent être évacués à l’extérieur
de la salle.
Les réservoirs des moteurs présentés à l’arrêt doivent être vidés ou munis
de bouchons à clé. Les cosses des batteries d’accumulateurs doivent être
protégées de façon à être inaccessibles.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
302
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

Lorsque la force motrice est nécessaire pour actionner certains appareils


présentés dans les stands, celle-ci doit être d’origine électrique ; toutefois,
les machines à moteurs thermiques ou à combustion sont autorisées
sous réserve du respect des dispositions réglementaires, après avis de la
commission de sécurité.

16.4 Distribution de fluides sur les stands T 42


En dehors de l’eau (à une température inférieure à 60 °C), de l’air et des
gaz neutres, les fluides doivent être distribués à une pression inférieure à
0,4 bar.

16.5 Substances radioactives – Rayons X T 43


Toute présentation de machines ou matériels utilisant des substances
radioactives ou génératrices de rayons X doit faire l’objet d’une demande
d’autorisation adressée par l’exposant à l’administration compétente.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

L’autorisation de présenter des substances radioactives sur des stands Remarque


d’exposition ne peut être accordée que pour des démonstrations d’appareils Le classement des
et lorsque les activités de ces substances sont inférieures à : radioéléments, fonction de leur
−− 37 kg becquerels (1 microcurie) pour celles constituées ou contenant des radio-toxicité relative, est celui
radioéléments du groupe I ; défini par le décret n° 66-450 du
20 juin 1966 relatif aux principes
−− 370 kg becquerels (10 microcuries) pour celles constituées ou contenant généraux de protection contre
des radioéléments du groupe II ; les rayonnements ionisants.
−− 3 700 kg becquerels (100 microcuries) pour celles constituées ou contenant
des radioéléments du groupe III.
Des dérogations peuvent être accordées pour l’emploi de substances
d’activité supérieure sous réserve que les mesures suivantes soient prises :
−− les substances radioactives doivent être efficacement protégées ;
−− leur présence doit être signalée au moyen de schémas de base des
rayonnements ionisants définis par la norme NF M60-101, ainsi que leur
nature et leur activité ;
−− leur enlèvement par le public doit être rendu matériellement impossible,
soit par fixation sur un appareil d’utilisation nécessitant un démontage
au moyen d’un outil, soit par éloignement ;
−− elles doivent faire l’objet d’une surveillance permanente par un ou
plusieurs exposants nommément désignés ;
−− lorsque cette surveillance cesse, même en l’absence de public, les
substances radioactives doivent être stockées dans un conteneur, à
l’épreuve du feu, portant de façon très apparente le signe conventionnel
des rayonnements ionisants ;
−− le débit d’équivalent de dose, en tout point du stand, doit rester inférieur
à 7,5 microsievert par heure (0,75 millerad équivalent man par heure).
En aggravation des dispositions visant les règles d’aménagement, les
stands sur lesquels les substances radioactives sont présentées doivent être
construits et décorés avec des matériaux de catégorie M1.
L’autorisation de présenter sur des stands d’expositions des appareils
émetteurs de rayons X ne peut être accordée que s’ils respectent, ainsi que
les accessoires, les règles fixées par la norme NF C74-100.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
303
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

En particulier, les dispositions suivantes doivent être prises :


−− éloignement des objets superflus au voisinage du générateur de rayons X
et de l’échantillon à examiner ;
−− matérialisation et signalisation de la zone non accessible au public ;
−− le débit d’exposition du rayonnement de fuite ne doit pas dépasser
0,258 microcoulomb par kilogramme et par heure (1 millirontgen par
heure) à une distance de 0,10 m du foyer radiogène.

16.6 Lasers T 44
L’emploi de lasers dans les salles est autorisé sous réserve du respect des
dispositions suivantes :
• le public ne doit en aucun cas être soumis au faisceau direct ou réfléchi
du laser ;
• l’appareil et ses équipements annexes doivent être solidement fixés à
des éléments stables ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• l’environnement de l’appareil et de l’espace balayé par le faisceau ne doit pas


comporter d’éléments réfléchissants aux longueurs d’ondes considérées ;
• les exposants doivent s’assurer, lors des essais effectués en dehors de la
présence du public, de l’absence de réaction des matériaux d’aménage-
ment, de décoration et des équipements de protection contre l’incendie
à l’énergie calorifique cédée par les faisceaux lumineux ;
• avant sa mise en œuvre, toute installation doit faire l’objet de la part de
l’exposant auprès de l’autorité administrative compétente :
-- d’une déclaration,
-- de la remise d’une note technique accompagnée du plan de l’installation,
-- de la remise d’un document établi et signé par l’installateur, certifiant
la conformité aux présentes dispositions.

16.7 Matériels, produits, gaz interdits T 45


Sont interdits dans les établissements du présent type :
−− la distribution d’échantillons ou de produits contenant un gaz inflammable ;
−− les ballons gonflés avec un gaz inflammable ou toxique ;
−− les articles en celluloïd ;
−− la présence d’artifices pyrotechniques ou d’explosifs ;
−− la présence d’oxyde d’éthyle, de sulfure de carbone, d’éther sulfurique
et d’acétone.
L’emploi de l’acétylène, de l’oxygène, de l’hydrogène ou d’un gaz présentant
les mêmes risques est interdit, sauf dérogation particulière accordée à
l’exposant par l’autorité administrative compétente.

16.8 Liquides inflammables T 46


L’emploi de liquides inflammables par stand est limité aux quantités suivantes :
−− 10 l de liquides inflammables de 2e catégorie pour 10 m² avec un
maximum de 80 l ;
−− 5 l de liquides inflammables de 1re catégorie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
304
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

17. Moyens de secours


T 47 à T 52

17.1 Service de sécurité incendie :


généralités, missions T 46
En application des dispositions générales, la surveillance des établis-
sements de 1re catégorie doit être assurée par des agents de sécurité
incendie dans les conditions ci-après.

17.1.1 Établissements comportant un ou deux niveaux


accessibles au public T 48 §1
−− Par quatre agents au moins, si l’effectif est supérieur à 6 000 personnes ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− par cinq agents au moins, si l’effectif dépasse 10 000 personnes.

17.1.2 Établissements comportant plus de deux niveaux


accessibles au public T 48 §2 et 3
−− Par quatre agents au moins, si l’effectif est supérieur à 4 000 personnes ;
−− par un agent supplémentaire par fraction de 3 000 personnes au-delà
de 6 000, avec un maximum de deux agents par niveau.
Pour les bâtiments d’un même établissement répondant aux conditions
d’isolement réglementaires, l’effectif global du service de sécurité tel que
défini ci-dessus sera celui nécessité par le bâtiment le plus important avec
un minimum de deux agents par bâtiment ou niveau et trois agents perma-
nents à un poste central de sécurité doté au moins d’un véhicule de liaison.
Pour les établissements recevant plus de 30 000 personnes ou les ensem-
bles importants de bâtiments, la composition du service de sécurité sera
déterminée après avis de la commission consultative départementale de
sécurité et d’accessibilité.

17.2 Moyens d’extinction T 47


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée ;
−− par une installation de RIA DN 19/6 ou 25/8 (éventuellement) ;
−− par une installation fixe d’extinction automatique à eau (éventuellement) ;
−− par des colonnes sèches (éventuellement) ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.
En outre, les locaux présentant des risques particuliers d’incendie peuvent
être protégés par des installations fixes d’extinction automatique à eau ou
par d’autres agents extincteurs, après avis de la commission de sécurité.
Les extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum doivent être
répartis sur la base d’un appareil par 200 m2 ou fraction de 200 m2 (ou 300 m2
si des RIA sont installés) et par niveau.
Une installation de RIA DN 19/6 ou 25/8 doit être réalisée dans les établis-
sements de 1re et 2e catégories.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
305
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

En aggravation des dispositions visant l’alimentation des moyens de


secours contre l’incendie, les branchements mixtes sont interdits.
Lorsqu'un système d'extinction automatique du type sprinkleur est exigé et
que la hauteur sous plafond (ou sous toiture) est inférieure ou égale à 12 m,
il sera de la classe de risque élevé de groupe 3 (HHP 3) tel que défini dans
la norme NF EN 12845 (décembre 2004).
Si la hauteur sous plafond dépasse 12 m et qu’une installation fixe d’extinc-
tion automatique à eau est exigée, le projet doit faire l’objet d’un avis de
la commission centrale de sécurité, notamment pour les caractéristiques
hydrauliques de l’installation.
En aggravation des dispositions générales, des colonnes sèches doivent
être installées dans les escaliers protégés si le dernier étage accessible au
public est à plus de 18 m du niveau d’accès des sapeurs-pompiers.

17.3 Système de sécurité incendie –


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Système d’alarme T 49
Les établissements de 1re catégorie pour lesquels un service de sécurité
incendie est exigé, doivent être équipés d’un système de sécurité incendie
de catégorie B.
Remarque Les autres établissements de 1re catégorie et les établissements de
Dans certains établissements, 2e catégorie doivent être équipés d’un système de sécurité incendie de
un système de sécurité incendie catégorie C, D ou E comportant un équipement d’alarme du type 2 b.
de catégorie A peut être exigé,
après avis motivé de la
Les établissements de 3e catégorie doivent être pourvus d’un équipement
commission de sécurité. d’alarme du type 3.
Les établissements de 4e catégorie doivent être pourvus d’un équipement
d’alarme du type 4.

17.4 Système de sonorisation T 50


S’il existe un système de sonorisation, l’alarme générale doit être
interrompue par diffusion d’un message préenregistré prescrivant en clair
l’ordre d’évacuation. Dans ce dernier cas, les équipements nécessaires à
la diffusion de ce message doivent également être alimentés au moyen
d’une alimentation électrique de sécurité (AES) conforme à sa norme. En
tout état de cause, un tel système doit exister dans les établissements de
1re catégorie.

17.5 Alerte T 51
En application des dispositions générales, la liaison avec les sapeurs-
pompiers doit être réalisée :
−− par avertisseur d’incendie privé ou par ligne téléphonique directe, dans
les établissements de 1re catégorie de plus de 3 000 personnes ;
−− par téléphone urbain dans les autres établissements.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
306
Dispositions particulières – Salles d’expositions (type T)

18. Consignes d’exploitation


T 52

Il est interdit de constituer dans les surfaces d’expositions, dans les stands
et dans les dégagements des dépôts de caisses, de bois, de paille, de
carton, etc.
Un nettoyage régulier (quotidien) doit débarrasser les locaux des poussières
et des déchets de toute nature.
Tous les déchets et les détritus provenant du nettoyage et du balayage
doivent être enlevés chaque jour, avant l’heure d’ouverture au public, et
transportés hors de l’établissement.
Dans les locaux à risques particuliers, l’interdiction de fumer doit être
affichée bien en évidence.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

U 1 à U 64
Établissements de soins (type U)
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
309
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

Arrêté du 10 décembre 2004 – JO du 22 janvier 2005

1. Établissements assujettis
U1

L’hospitalisation concerne des soins d’une durée supérieure à 12 h et


nécessite par destination des locaux à sommeil. Les lits entrant dans les
autres cas d’hospitalisation sont appelés « lits de jour ».
Les dispositions du type U sont applicables aux établissements de santé
publics ou privés dispensant des soins médicaux, cités aux paragraphes a)
et b) ci-dessous, dans lesquels l’effectif du public est supérieur ou égal à
l’un des chiffres suivants :
−− 100 personnes pour l'effectif simultané des consultants, lits de jour et
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

des visiteurs ;
−− 20 lits d'hospitalisation.
a) Établissements de santé publics ou privés qui dispensent :
−− des soins de courte durée en médecine, chirurgie, obstétrique ;
−− des soins de psychiatrie, de suite ou de réadaptation, des soins de
longue durée, à des personnes n’ayant pas leur autonomie de vie dont
l’état nécessite une surveillance médicale constante.
b) Établissements ou services spécialisés qui reçoivent jour et nuit des
enfants de moins de 3 ans (pouponnières).
Les établissements de cure thermale ou de thalassothérapie relèvent des
types N et O pour la partie hôtellerie. Les locaux dispensant les soins
thermaux et les hôpitaux de jour font l’objet des mesures définies dans le
paragraphe 21 « Hôpitaux de jour - Locaux médicaux de thermalisme ».

2. Calcul de l’effectif
U2

L’effectif total est défini, à partir de la déclaration justifiée du chef d’établis-


sement et forfaitairement par la somme des nombres suivants :
−− une personne par lit ;
−− une personne par trois lits au titre du personnel soignant ou non ;
−− une personne par lit au titre des visiteurs. Toutefois, pour les établissements
visés aux paragraphes a), 2e tiret et b) ci-dessus, le calcul se fera sur la
base d’une personne pour deux lits ;
−− huit personnes, personnel compris, par poste de consultation ou
d'exploration externe.
L’effectif admis dans les hôpitaux de jour et les locaux médicaux de therma-
lisme est déterminé par déclaration du chef d’établissement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
310
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

L’effectif déterminé en application des paragraphes ci-dessus, doit être


majoré de l’effectif des éventuels salles ou locaux pouvant recevoir d’autres
personnes. La liste de ces salles ou locaux est établie selon la déclaration
du maître d’ouvrage ou du chef d’établissement ; l’effectif de ces locaux
est calculé suivant les règles fixées dans les dispositions particulières du
règlement, en fonction de leur type d’exploitation.

3. Produits dangereux
U3

L’utilisation de produits, de matériels et d’équipements dangereux est


autorisée dans les locaux recevant du public, dès l’instant où leur emploi
est rendu nécessaire par l’activité exercée, sous réserve du respect des
dispositions contenues soit dans le règlement propre au type U, soit
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

dans des instructions techniques établies conjointement par les ministres


chargés de l’intérieur et de la santé.
Les produits, matériels et équipements dangereux, à poste fixe, tels que les
produits à point éclair inférieur à 55 °C, sont interdits dans les circulations.

4. Principes fondamentaux de sécurité


U8

Compte tenu de la spécificité des établissements visés au présent chapitre,


du fait des conditions particulières de leur exploitation et de l’incapacité
d’une partie du public reçu à pouvoir évacuer ou à être évacué rapidement,
il est précisé que pour satisfaire de façon particulière aux dispositions du
Code de la construction et de l’habitation visant l’évacuation, le niveau de
sécurité de l’ensemble de l’établissement repose notamment sur le trans-
fert horizontal des personnes ne pouvant se déplacer par leurs propres
moyens au début de l’incendie, vers une zone contiguë et suffisamment
protégée.
L’évacuation verticale de ces personnes ne doit en effet être envisagée
qu’en cas d’extrême nécessité. Pour répondre à cet objectif, les principes
suivants sont retenus :
−− chaque niveau comportant des locaux à sommeil doit comprendre, au
moins, deux zones protégées. Au-delà de 20 lits d’hospitalisation, les
zones protégées doivent être divisées en zones de mise à l’abri, pour
faciliter le transfert horizontal des malades ;
−− renforcement du cloisonnement intérieur ;
−− exigences accrues en ce qui concerne les aménagements intérieurs au
plan de la réaction au feu ;
−− désenfumage des circulations ;
−− large emploi de la détection automatique d’incendie permettant une
alarme précoce ;
−− formation du personnel aux tâches de sécurité ;
−− organisation du service de sécurité incendie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
311
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

5. Isolement par rapport aux tiers


et accessibilité

5.1 Isolement

5.1.1 Généralités U 5
L’aménagement d’établissements de type U est interdit au-dessus ou
au-dessous des établissements considérés à risques particuliers par le
Règlement de sécurité.
Seules les communications avec les établissements du type J, du type U ou
du type PS sont autorisées.
Une intercommunication, entre ces établissements, peut être admise au
niveau d’accès des secours après avis de la commission de sécurité. Cette
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

liaison fonctionnelle avec un établissement du même type ou un établissement


du type J doit être constituée par des dispositifs munis de portes à fermeture
automatique.
Des intercommunications, en nombre limité, peuvent être autorisées entre
deux établissements du type U après avis de la commission de sécurité.
Les intercommunications entre un établissement de type U et un
établissement de type PS doivent être conformes aux dispositions visées
ci-dessous.
Dans tous les autres cas, toute communication avec un autre tiers est
interdite, même si elle est constituée d’un dégagement accessoire.
En dérogation aux dispositions visant les établissements non isolés entre
eux, les locaux destinés aux activités relevant du type J, ainsi que les locaux
d’accueil des familles, inclus dans un établissement de soins, sont assujettis
aux seules dispositions du type U.

5.1.2 Parc de stationnement couvert U 6


Un parc de stationnement couvert peut être aménagé sous un établissement
relevant du type U à condition d’être placé obligatoirement sous la même
direction.
Les intercommunications sont autorisées et doivent s’effectuer conformément
aux dispositions ci-dessous :
−− les intercommunications aménagées dans les murs ou parois sont
réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m2 avec une largeur d’au
moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;
−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m2. La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite est d’au moins 1,50 m.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
312
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

5.2 Accessibilité – Façades

5.2.1 Nombre de façades U 7


En aggravation des dispositions générales relatives au nombre de façades
des établissements de 2e, 3e et 4e catégories, un accès supplémentaire
permettant aux services de secours d’intervenir à tous les étages recevant
du public doit exister sur une des autres façades.
Cependant, dans certains cas particuliers, cet accès peut ne pas être exigé,
après avis de la commission de sécurité compétente. Dans ce cas, en
aggravation des dispositions visant les baies accessibles, toutes les baies
des façades réputées accessibles doivent pouvoir permettre aux secours de
pénétrer dans le bâtiment.

5.2.2 Règle du C + D U 11
Les atténuations prévues dans les dispositions générales concernant l’absence
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

possible du C + D ne sont pas applicables aux établissements du type U.

6. Stabilité au feu
U9

En aggravation des dispositions générales, dans les bâtiments de plus d’un


étage sur rez-de-chaussée comportant des locaux à sommeil, les éléments
principaux de la structure doivent présenter une stabilité au feu de 1 h ou
R 60 et les planchers, un degré coupe-feu 1 h ou REI 60.
En atténuation aux dispositions concernant les travaux dans les bâtiments
existant, les établissements réalisés avant la date de publication du nouvel
arrêté concernant le type U, qui ne disposeraient pas des performances
de résistance au feu requises dans le présent paragraphe, ne sont pas
concernés par cette aggravation lors des travaux d’aménagement, ou de
réhabilitation.
Enfin, les atténuations prévues par les dispositions générales, visant la
possibilité d’une absence de stabilité au feu pour les bâtiments à simple
rez-de-chaussée ou les bâtiments de trois niveaux au plus, ne sont pas
applicables aux établissements du type U.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
313
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

7. Conception de la distribution intérieure –


Zones
U 10

7.1 Généralités U 10 §1
Les niveaux comportant des locaux à sommeil doivent être aménagés en
zones protégées, dans les conditions suivantes :
• tous les niveaux comportant des locaux à sommeil doivent être recoupés
quelle que soit leur longueur, par une cloison CF 1 h, EI ou REI 60 de
façade à façade de façon à constituer au moins deux zones protégées,
d’une capacité d’accueil de même ordre de grandeur, isolées entre elles.
Le passage entre deux zones protégées ne peut se faire que par des
portes situées sur les circulations ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• l'accès à au moins un escalier doit être réalisé sans transit par une zone
sinistrée ;
• une même zone protégée peut être constituée en associant les modes
de conception de la distribution intérieure suivants :
-- une partie d’un niveau distribué en cloisonnement traditionnel,
-- un compartiment,
-- un ensemble de locaux définis dans les cas particuliers d’isolement.

7.2 Zones protégées U 10 §2


Les zones protégées, dès lors que leur capacité dépasse 20 lits, doivent
être divisées en « zones de mise à l’abri ».
Les zones de mise à l’abri doivent :
−− avoir une capacité maximale de 20 lits ;
−− être isolées entre elles par une cloison, de façade à façade, CF 1 h, EI ou
REI 60 et des blocs-portes PF ½ h ou E 30-C équipés de ferme-porte ou
à fermeture automatique ;
−− avoir, à l’intérieur d’une même zone protégée, une capacité d’accueil de
même ordre de grandeur.

7.3 Compartiments U 10 §3
Les compartiments sont autorisés pour les espaces (locaux, volumes ou
partie de bâtiment) suivants :
−− espaces sans locaux à sommeil ;
−− espaces avec locaux à sommeil disposant d’une surveillance humaine
particulière et permanente.
Leur surface est limitée à 1 000 m2. De plus en aggravation et en complément
des dispositions générales visant les compartiments, un compartiment ne
peut s’étendre sur deux niveaux, sauf pour les halls s’ils remplissent les
conditions suivantes :
−− les portes d'intercommunication entre compartiments et avec les autres
zones distribuées en cloisonnement traditionnel doivent être à fermeture
automatique et asservies à une détection sensible aux fumées et aux gaz
de combustion ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
314
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

−− aucun local à risques importants ne doit être implanté dans le comparti-


ment ;
−− seuls sont autorisés les espaces (boutiques, cafétéria...) d’une surface
unitaire inférieure à 100 m2. De plus, ils ne doivent pas comporter
d’appareils de cuisson ou de réchauffage d’une puissance utile totale
supérieure à 20 kW.

7.4 Cas particuliers d’isolement U 10 §4


Les dispositions relatives au cloisonnement ne sont pas exigibles pour la
distribution intérieure des espaces visés ci-après.
Cependant, les locaux à risques particuliers implantés dans ces espaces
doivent être isolés conformément aux dispositions prévues pour les locaux
à risques particuliers.
Les circulations horizontales communes ne doivent pas transiter par ces
espaces.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

7.4.1 Blocs opératoires U 10 §4.a


Les blocs opératoires (salles d’opérations, salles d’anesthésie, salles de
réveil, locaux annexes) doivent être isolés par des parois et des planchers
CF 2 h, EI ou REI 120 munis de sas comportant des blocs-portes PF ½ h ou
E 30-C équipés de ferme-porte ou à fermeture automatique.
Ils doivent être recoupés, au minimum tous les 1 000 m2 par des murs
CF 1 h, EI ou REI 60 munis de blocs-portes CF ½ h ou EI 30-C équipés de
ferme-porte ou à fermeture automatique.
Aucune canalisation étrangère au service des blocs opératoires ne doit les
traverser, à l’exception de celles placées dans une gaine CF 2 h ou EI 120
(i –> o).

7.4.2 Espaces spécifiques U 10 §4.b


Les espaces nécessitant une surveillance particulière et permanente et
ne pouvant pas être désenfumés pour des raisons d’hygiène sanitaire ou
thérapeutiques (exemples : réanimation, soins intensifs, dialyse, brûlés)
doivent être délimités par des parois et des planchers CF 1 h, EI ou REI
60 munis de blocs-portes PF 1 h ou E 60-C équipés de ferme-porte ou à
fermeture automatique.
Ils doivent être recoupés, au minimum tous les 600 m2 par des murs CF 1 h,
EI ou REI 60 munis de blocs-portes CF ½ h ou EI 30-C équipés de ferme-
porte ou à fermeture automatique.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
315
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

7.5 Volumes libres intérieurs U 12


L’instruction technique n° 263 relative à la construction et au désenfumage
des volumes libres intérieurs est applicable aux établissements du type U.
En aggravation des dispositions prévues par l’instruction technique n° 263,
pour les seuls atriums couverts bordés de locaux réservés au sommeil, les
mesures suivantes sont applicables :
−− l'implantation des locaux à risques particuliers est interdite en bordure
de l’atrium ;
−− les éléments de parois verrières de tous les locaux situés sur une façade
de l’atrium doivent être PF ½ h ou E30 et montés dans des châssis fixes.

7.6 Locaux recevant du public installés en sous-sol


U 14
Le niveau accessible au public éventuellement installé en sous-sol ne doit
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

comporter aucun local à sommeil.


En atténuation des dispositions limitant l’enfouissement maximal, les
locaux destinés au traitement des malades et renfermant des appareils
nécessitant une protection particulière ou d’un poids élevé (traitements
par isotopes, scanographes, imagerie par résonance magnétique, unités de
tomodensitométrie, par exemple) peuvent être installés au-delà de 6 m de
profondeur et aux niveaux les plus bas de l’établissement.
Toutefois les dispositions la limitation de l’enfouissement maximal à 6 m
sous le niveau moyen des seuils sur l’extérieur doivent être respectées pour
l’implantation des salles d’attente.

7.7 Galeries en sous-sol U 15


En dérogation aux règles de franchissement des parois d’isolement et en
atténuation aux règles d’isolement propres au type U, des galeries peuvent
relier différents bâtiments d’un même site hospitalier.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
316
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

Tableau 1 : Classement des locaux à risques particuliers

Locaux à risques particuliers


Désignation du local ou du risque
Moyens Importants

Locaux fonctionnels

Si la puissance des appareils de cuisson ou de remise


Cuisines en température est > 20 kW ou en cas d’utilisation
de friteuse ouverte, quelle que soit la puissance

Si point chaud Menuiseries


Ateliers techniques ou 5 m3 < V < 100 m3 200 l < Q < 400 l
ou 10 l < Q < 200 l V > 100 m3

Local fermé d’accès ambulance X

Stérilisation
X
Centrale d’oxyde d’éthylène
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

CE > 200 l
Stockage des gaz médicaux 50 l < CE < 200 l
(voir articles particuliers)

Locaux où sont utilisés ou stockés des liquides inflammables

Q > 400 l
Groupe de locaux de laboratoires, 10 l < Q < 400 l avec un maximum de 200 l
pharmacie sans communication
par local (voir paragraphe 3)
avec le bâtiment
Réserves 10 l < Q < 100 l Interdit

Service ou unité de soins 3 l < Q < 10 l (par local) Interdit

Locaux où sont stockées des matières inflammables

Archives 50 m3 < V < 100 m3 (1) V > 100 m3 (1)


Lingerie – locaux de déchets
5 m3 < V < 100 m3 (1) V > 100 m3 (1)
Autres réserves – pharmacie

Q : quantité de liquides inflammables, exprimée en litres, quelle que soit leur catégorie.
V : volume des locaux, exprimé en m3.
CE : capacité en eau.
1. Volume à doubler si le local est situé dans un espace qui ne comporte pas de locaux à sommeil.

Les galeries d’un bâtiment ou celles reliant des bâtiments doivent être
ventilées et isolées de ceux-ci par des parois CF 1 h, EI ou REI 60 et des
blocs portes PF ½ h ou E 30-C équipés d’un ferme-porte.
Les galeries empruntées par du public accompagné ou non, reliant des
bâtiments, doivent être désenfumées conformément aux dispositions
prévues pour les circulations horizontales.
Les galeries techniques doivent disposer de demi raccords normalisés
(conforme à la norme NF S61-707) pour permettre la mise en œuvre des
appareils de ventilation des services de lutte contre l’incendie, en partie
basse des façades tous les 25 m, avec un minimum de deux raccords pour
desservir la totalité de la galerie en sous-sol.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
317
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

8. Locaux à risques
U 13

En application des dispositions générales, les locaux présentant des


risques particuliers d’incendie sont classés selon le tableau 1.
Les locaux d’assemblage des repas et les locaux de remise en tempéra-
ture des préparations utilisant uniquement l’énergie électrique sont classés
à risques courants.
En complément des dispositions générales visant les locaux, tous les
locaux à risques particuliers contenant des liquides inflammables doivent
respecter les mesures suivantes :
−− ils doivent être munis d’une ventilation haute et basse permanente
judicieusement répartie ; les sections totales des ventilations hautes
et basses doivent respectivement être au moins égales au 1/100 de la
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

surface de ces locaux, avec un minimum de 10 dm2 par bouche ;


−− ils ne peuvent être installés qu’exceptionnellement en sous-sol et après
avis de la commission de sécurité compétente ;
−− ils doivent comporter une paroi en façade, dont une partie suffisante en
verre mince.
Les différents locaux contenant des quantités de liquides inflammables
comprises entre 10 et 200 l doivent être aménagés de façon à créer des
blocs isolables dans les conditions prévues pour les locaux à risques
moyens et dans les limites mentionnées ci-dessus.

9. Dégagements
U 16 à U 22

9.1 Circulations horizontales U 16


En aggravation des dispositions générales visant la largeur des dégage-
ments, les circulations reliant les escaliers entre eux, les escaliers aux sorties
et les sorties entre elles doivent avoir deux unités de passage au moins.
En aggravation des dispositions visant le calcul des dégagements, les
portes des chambres doivent avoir une largeur minimale de 1,10 m. Cette
disposition ne s’applique pas aux locaux de soins psychiatriques.

9.2 Escaliers U 18
En aggravation des dispositions générales visant l’encloisonnement des
escaliers, l’absence de protection des escaliers est interdite.
Les escaliers supplémentaires ne sont pas soumis à cette aggravation, dans
les cas suivants :
−− dans les bâtiments comportant un escalier prenant naissance dans le hall
d’entrée, ne desservant qu’un étage à partir du rez-de-chaussée ;
−− pour les escaliers desservant deux niveaux d'un même compartiment.
Les escaliers desservant des locaux où sont traités des malades ne pouvant
se déplacer par leurs propres moyens doivent avoir une largeur minimale
de deux unités de passage.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
318
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

L’implantation du ou des escaliers doit être telle que le public puisse, à


chaque niveau, accéder à un escalier sans transiter par une zone protégée
sinistrée.
En dérogation aux dispositions visant les largeurs de passage, dans les
étages, une porte d’une seule unité de passage est admise pour l’accès
aux escaliers comportant deux unités de passage ou plus, sous réserve du
respect des largeurs métriques correspondant aux unités de passage.

9.3 Distance maximale à parcourir U 19


En aggravation des dispositions visant les distances à parcourir, la distance
maximale, mesurée suivant l’axe des circulations, que le public doit
parcourir, à partir d’un point quelconque d’un local jusqu’à l’accès à un
escalier, ne doit pas excéder 40 m ou 30 m si on se trouve dans une partie
du bâtiment formant cul-de-sac.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

9.4 Fonctionnement des portes de recoupement


U 20
En dérogation aux dispositions générales, la fermeture simultanée
des portes à fermeture automatique de recoupement des circulations
horizontales doit s’effectuer dans la zone protégée et être asservie à des
dispositifs de détection automatique d’incendie sensibles aux fumées et
aux gaz de combustion.
Les portes de recoupement des circulations horizontales des zones doivent
être à fermeture automatique. Leur degré de résistance au feu est celui
imposé par le mode de distribution intérieure concerné.
En aggravation des dispositions générales, les portes de recoupement des
circulations horizontales doivent être à va-et-vient même si ces circulations
ne mènent pas directement vers l’extérieur.
En dérogation aux dispositions générales, il n’est pas obligatoire d’installer
d’oculus dans les portes en va-et-vient maintenues ouvertes en permanence.

9.5 Fonctionnement des autres portes U 21


Dans les hôpitaux ou les services nécessitant une surveillance particulière
des patients, les portes des locaux ou unités de soins peuvent être
maintenues exceptionnellement verrouillées, à condition d’être placées
chacune sous la responsabilité d’un préposé à leur ouverture.
Ce verrouillage peut être réalisé selon l’un des deux principes suivants :
a) Par un verrouillage par clés. Dans ce cas :
−− les personnels soignants doivent être dotés du passe correspondant ;
−− ce passe doit être mis à disposition des services de secours en cas
d’incendie ;
−− il est interdit de munir ces portes de clés ou de crémones sous verre
dormant.
b) Par un dispositif de verrouillage électromagnétique conforme aux
dispositions générales, à l’exception du dispositif de commande manuelle
de déverrouillage qui peut être, par dérogation, situé dans un local réservé
exclusivement au personnel et situé dans chaque service concerné par
cette dérogation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
319
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

En dérogation aux dispositions générales, une porte coulissante non


motorisée peut être installée, dans les locaux de moins de 10 m², sous
réserve quelle ne doive pas justifier d’un classement de résistance au feu.

9.6 Locaux pour détenus U 22


Les unités hospitalières sécurisées interrégionales destinées à l’accueil
des personnes incarcérées doivent être aménagées conformément aux
dispositions de l’arrêté du 24 août 2000 relatif à leur création.

10. Aménagements intérieurs


U 23 à U 25

10.1 Revêtements, gros mobilier, cloisons,


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

éléments de literie U 23
En aggravation des dispositions générales visant les revêtements muraux et les
plafonds dans les dégagements, les revêtements des circulations horizontales
des niveaux comportant des locaux à sommeil doivent être classés :
−− en catégorie M1 ou B-s1, d0 pour les revêtements des parois verticales ;
−− en catégorie M0 ou A2-s1, d0 pour les revêtements des plafonds, faux-
plafonds et plafonds suspendus ;
−− en catégorie M2 ou C-s2, d1 pour les éventuels éléments de protection
mécanique des cloisons verticales. De plus, ces derniers ne doivent pas
représenter plus de 20 % de la surface des parois verticales ;
−− en catégorie M3 ou D-s1, d0 pour les mains courantes ;
−− en catégorie M2 ou en bois de catégorie M3, ou C-s2, d1 pour les
cloisons éventuelles incorporées à demeure dans les compartiments.
En aggravation des dispositions visant les cloisons extensibles et le
mobilier, dans les compartiments, les cloisons éventuelles de partition, le
gros mobilier et l’agencement principal doivent être réalisés en matériaux
de catégorie M2 ou en bois de catégorie M3.
Les matelas, à l’exception des dispositifs médicaux, doivent satisfaire aux
essais encadrés par la norme NF EN 597-1.
Les draps, alèses et couvertures non matelassées, à l’exception des
dispositifs médicaux, doivent satisfaire aux essais encadrés par la norme
NF EN ISO 12952-1 et 2.

10.2 Plafonds suspendus U 24


En atténuation des dispositions visant la stabilité au feu propres au type U,
tous les plafonds suspendus situés au dernier niveau doivent être CF ½ h
ou EI 30 (a <––> b) lorsqu’ils délimitent un comble où n’est pas réalisé le
recoupement vertical dudit comble par prolongement jusqu’en toiture des
cloisons verticales du dernier niveau. Cette disposition n’est toutefois pas
obligatoire lorsqu’il existe un plancher haut CF ½ h ou EI 30.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
320
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

10.3 Tentures, rideaux, voilages U 25


En aggravation des dispositions générales visant les tentures et rideaux en
travers des dégagements, l’emploi d’encadrements en étoffe ou de rideaux
tendus sur les vantaux est interdit sur les portes résistantes au feu imposées
dans les dégagements.
En aggravation des dispositions générales liant leur réaction au feu à la
superficie du local, l’emploi de matériaux de catégorie M2 est exigé quelle
que soit la superficie du local.

11. Désenfumage
U 26

Les établissements du type U sont de la classe 1 pour la détermination du


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

cœfficient α au sens de l’annexe de l’instruction technique n° 246.


De plus, dans les niveaux comportant des locaux à sommeil, les circulations
horizontales communes et les circulations (internes et encloisonnées de
plancher à plancher) des compartiments, quelle que soit leur longueur,
doivent obligatoirement être désenfumées mécaniquement.
Exceptionnellement celles des établissements d’un étage au plus sur
rez-de-chaussée peuvent être désenfumées naturellement, après l’avis de
la commission de sécurité compétente.
En outre :
−− le désenfumage des locaux à risques importants peut être demandé
après avis de la commission de sécurité ;
−− dans les circulations horizontales encloisonnées des niveaux comportant
des locaux à sommeil, le désenfumage doit être asservi à la détection
automatique d’incendie de la zone sinistrée.
En aggravation des dispositions visant le désenfumage des circulations, les
halls utilisés pour l’évacuation du public doivent être désenfumés.
Si l’établissement est doté d’un groupe électrogène, les ventilateurs de
désenfumage doivent être réalimentés automatiquement par ce groupe,
en cas de défaillance de la source normale.
Les espaces autorisés dans la distribution intérieure peuvent ne pas être
désenfumés quelle que soit leur superficie.
Toutefois, en aggravation, les circulations qui mènent à ces espaces
doivent être désenfumées.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
321
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

12. Chauffage – Ventilation


U 27

Les règles d’utilisation sont les suivantes :


−− les systèmes de chauffage et de ventilation installés conformément aux
dispositions générales sont autorisés ;
−− les appareils de production-émission électriques dont la température de
surface n’excède pas 100 °C, installés conformément aux dispositions
propres à ces appareils, sont autorisés ;
−− si, pour des besoins justifiés par l’exploitation, un chauffage d’appoint
est nécessaire dans certains locaux, notamment dans les chambres des
malades, l’emploi d’appareils électriques à résistance obscure d’une
puissance inférieure à 3,5 kW est admis ;
−− en aggravation des dispositions générales les visant, les conduits
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

aérauliques de ventilation de confort doivent être munis de clapets, au


droit des cloisons délimitant les zones protégées et de mise à l’abri ;
−− en atténuation des dispositions générales, les conduits franchissant les
parois des locaux à sommeil sont dispensés de clapets sauf si ces parois
délimitent une des zones mentionnées ci-dessus ;
−− en aggravation des dispositions générales, les clapets, placés au droit
des parois délimitant les zones protégées, de mise à l’abri et des locaux
à risques importants, doivent être télécommandés par la détection
automatique d’incendie ;
−− les installations de ventilation des locaux spécifiques tels que les blocs
opératoires et les locaux de réanimation et de soins intensifs doivent être
réalisées conformément aux dispositions générales ;
−− le fonctionnement de ces installations de ventilation doit être indépendant
du fonctionnement des installations de ventilation du reste de l’établis-
sement. Il ne doit pas être interrompu par un arrêt de fonctionnement
dans tout autre local ainsi que par la commande d’arrêt d’urgence
prévue à cet effet. Cette disposition peut s’appliquer à d’autres locaux
spécifiques, après avis de la commission de sécurité ;
−− dans les salles de loisirs situées en rez-de-chaussée et dotées d’une
détection incendie, les cheminées à foyer ouvert ou fermé et inserts,
fonctionnant exclusivement au bois, sont admis dans les conditions
fixées par les dispositions générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
322
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

13. Cuisson et réchauffage


des liquides dans les offices
U 28 à U 29

13.1 Appareils installés dans les chambres


des malades U 28
Seuls les appareils électriques dont la puissance totale est au plus égale à
3,5 kW sont autorisés.

13.2 Appareils installés dans les offices,


les chambres de surveillance ou de garde
U 29
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Dans les offices et dans les chambres de surveillance ou de garde, seuls les
appareils électriques d’une puissance nominale totale inférieure ou égale
à 20 kW sont autorisés.

14. Installations électriques


U 30

Les spécificités suivantes sont à respecter :


−− en application des dispositions générales, les installations électriques
des établissements du type U doivent, en outre, être conformes aux
dispositions de la norme NF C15-211 relative aux installations élec-
triques à basse tension dans les locaux à usage médical. Les canalisations
ne doivent pas traverser les blocs opératoires ;
−− en application des principes fondamentaux de sécurité, toutes
dispositions doivent être prises, soit à la conception, soit à l’installation,
de façon à éviter qu’un incendie survenant dans une zone protégée
n’interrompe le fonctionnement des installations électriques situées
dans les zones protégées non concernées par l’incendie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
323
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

15. Éclairage de sécurité


U 32

Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant


aux dispositions générales du Règlement de sécurité.
En application des dispositions visant la possibilité de poursuivre l’exploitation
en cas d’absence de l’éclairage normal, dans les établissements qui
ne disposent pas de source de remplacement, l’éclairage de sécurité
d’évacuation des locaux à sommeil et de leurs dégagements doit être
complété de la manière suivante :
−− si l'éclairage de sécurité est réalisé par blocs autonomes, il doit être
complété par un éclairage réalisé par des blocs autonomes pour habitations
conformes à la NF C71-805. Dans ces conditions, les blocs autonomes
d’éclairage de sécurité standards doivent être mis automatiquement
à l’état de repos dès l’absence de tension en provenance de la source
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

normale, leur passage automatique à l’état de fonctionnement étant alors


subordonné au début du déclenchement du processus d’alarme ;
−− si l'éclairage de sécurité est réalisé par une source centralisée constituée
d’une batterie d’accumulateurs, la capacité de cette dernière doit
permettre une autonomie de 6 h au moins.

16. Dispositions spéciales applicables


aux locaux d’AIA (anesthésiques
inflammables autorisés)
U 33 à U 35

16.1 Principes U 33
L’usage de l’anesthésie par voie pulmonaire, à l’aide de produits susceptibles
de former avec l’atmosphère ambiante un mélange explosif pouvant
s’enflammer en présence d’étincelles ou de points chauds, est réservé à des
locaux spéciaux à usage exclusif. Ces locaux, désignés par les lettres AIA
(anesthésiques inflammables autorisés), doivent être repérés par marquage
sur leurs portes d’accès.

16.2 Ventilation des locaux AIA U 34


Pendant toute la durée des séances opératoires, l’atmosphère des salles
d’opération et des salles d’anesthésie et de réveil associées doit recevoir
un apport en air neuf au régime minimal de 15 volumes par heure par salle
avec un apport minimal d’air de 50 m3 par heure par personne susceptible
d’être présente dans la salle.
S’il est prévu un apport en air recyclé, celui-ci doit être prélevé uniquement
dans la salle concernée. L’installation doit permettre une diffusion rapide et
une évacuation vers l’extérieur des vapeurs anesthésiques.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
324
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

16.3 Canalisations U 35
Les traversées de parois ou de sols par des canalisations alimentant des
salles d’opération et les locaux d’anesthésie associés doivent être rendus
étanches afin de s’opposer à l’entraînement éventuel de vapeurs inflammables
vers d’autres locaux.

17. Ascenseurs
U 36

Les dispositions suivantes doivent être respectées :


−− les ascenseurs doivent être équipés de dispositifs de non-arrêt ;
−− une cabine d'ascenseur au moins doit être équipée d’un dispositif de
commande accompagnée fonctionnant à l’aide d’une clé. Un nombre de
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

clés suffisant et d’un modèle unique est tenu à la disposition des services
d’incendie et de secours. En outre, cette cabine doit être équipée d’un
système permettant de communiquer avec le poste de sécurité s’il existe
ou avec un membre du personnel désigné à cet effet ;
−− un dispositif d'appel prioritaire doit être mis à la disposition des sapeurs-
pompiers dans les bâtiments de plus de quatre étages, sur une cabine
au moins.

18. Moyens de secours


U 41 à U 48

18.1 Organisation de la sécurité en cas d’incendie


U 41
Le chef d’établissement doit annexer au registre de sécurité un schéma
d’organisation de la sécurité en cas d’incendie.
Il devra, plus particulièrement, préciser les obligations définies par le
Règlement de sécurité ainsi que l’action du service de sécurité incendie,
lors du déclenchement de l’alarme et de la confirmation d’un sinistre.
Ce document est préparé par le chef de service de sécurité incendie, ou
soumis à son avis lorsque son existence est imposée par les dispositions du
présent chapitre. Il doit être tenu à jour.

18.2 Moyens d’extinction U 42


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, judicieu-
sement répartis, avec un minimum d’un appareil pour 200 m2, de telle
sorte que la distance maximale à parcourir pour atteindre un appareil ne
dépasse pas 15 m ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
325
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

Des RIA doivent être installés dans les établissements de 1re catégorie. De
plus, ils peuvent être exceptionnellement demandés par la commission de
sécurité dans des bâtiments :
−− soit situés dans des zones d’accès particulièrement difficile ou défavorable ;
−− soit présentant une distribution intérieure compliquée.
En aggravation des dispositions générales visant les moyens d’extinction,
une colonne sèche doit être installée :
−− dans tous les bâtiments supérieurs à R + 3, pour les escaliers qui font
éviter le transit par une zone sinistrée pour l’évacuation ;
−− dans les escaliers desservant les sous-sols de plus d'un niveau.
Une installation fixe d’extinction automatique peut exceptionnellement
être demandée par la commission de sécurité dans certains locaux à haut
risque d’incendie.

18.3 Service de sécurité incendie


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

U 43
La surveillance des bâtiments doit être assurée dans les conditions
suivantes.
Tableau 2 : Conditions de surveillance des bâtiments

Catégorie Composition du service Observations

Placés sous la direction d’un


1re catégorie Par des agents de sécurité (1) chef de service de sécurité
incendie

Le nombre de ces personnes


devra être, en permanence,
Par des employés d’un minimum de 3.
spécialement désignés et L’employé chargé de surveiller
2 catégorie
e

entraînés à la mise en œuvre le système de sécurité incendie


des moyens de secours devra être titulaire du diplôme
d’agent de sécurité incendie
(SSIAP 1)

Par des employés


spécialement désignés et
Autres catégories
entraînés à la mise en œuvre
des moyens de secours
1. En aggravation des dispositions visant l’application du Règlement de sécurité aux bâtiments, cette obligation est appli-
cable aux établissements existants non modifiés et devra dans ce cas être mise en œuvre avant le 31 décembre 2009.

En complément de leurs missions, le personnel du service doit être formé à


l’exploitation du système de sécurité incendie et au transfert horizontal ou
à l’évacuation des malades avant l’arrivée des secours.
Dans le cas de site hospitalier comportant plusieurs établissements,
l’organisation du service de sécurité peut être centralisée après avis de la
commission de sécurité compétente.
Le service de sécurité incendie doit être placé sous la direction d’un chef de
service de sécurité incendie spécifiquement affecté à cette tâche dans les
établissements de 1re catégorie ainsi que lorsque l’établissement hospitalier
comprend, sur le même site, plusieurs établissements recevant au total plus
de 1 500 personnes.
Dans les autres établissements, cette fonction peut être assurée par une
personne désignée.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
326
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

18.4 Système de sécurité incendie U 44

18.4.1 Généralités U 44 §1 et 2
Un système de sécurité incendie de catégorie A doit être installé dans tous
les établissements abritant des locaux à sommeil. Les détecteurs situés à
l’intérieur des locaux à sommeil, à l’exception de ceux se trouvant au sein
des espaces sans locaux à sommeil ou surveillés en permanence, devront
comporter un indicateur d’action situé de façon visible dans la circulation
horizontale desservant ces locaux à sommeil.
Lorsqu’un site regroupe plusieurs bâtiments constituant des établisse-
ments indépendants, l’exploitation des différents SSI, dans un poste de
sécurité unique est admise. Dans ce cas, la centralisation est réalisée de
l’une des deux manières suivantes :
−− soit l'équipement d’alarme est unique et commun pour tous les
bâtiments ; il doit utiliser la technologie du type le plus sévère ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− soit les équipements de contrôle et de signalisation et les CMSI éventuels


sont disposés de façon dissociée par bâtiment et sont clairement identifiés.
Une unité d’aide à l’exploitation (UAE) est installée avec des tableaux
normalisés de report de signalisation des SDI et des CMSI dans les établis-
sements recevant plus de 2 500 personnes.
Celle-ci doit être alimentée par la source de sécurité prévue dans les dispo-
sitions générales.
Les principes de fonctionnement de cet équipement central doivent être
présentés à la commission de sécurité compétente pour recevoir son
approbation.
Des détecteurs automatiques d’incendie, appropriés aux risques, doivent
être installés dans l’ensemble de l’établissement, à l’exception des escaliers
et des sanitaires.
Dans les établissements abritant des locaux à sommeil, l’implantation des
zones doit être réalisée de la façon suivante :
−− la zone d'alarme (ZA) doit englober l'ensemble de l'établissement ;
−− les zones de compartimentage (ZC) correspondent aux zones protégées.
Les zones de compartimentage des espaces aménagés, ainsi que des
ensembles de locaux non visés par la distribution intérieure, doivent être
définies au cas par cas et proposées à l’avis de la commission de sécurité ;
−− les zones de désenfumage (ZF) correspondent aux zones de comparti-
mentage (ZC). Exceptionnellement, elles peuvent se réduire aux zones
de mise à l’abri.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
327
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

18.4.2 Les automatismes U 44 §3


Tableau 3 : Automatismes

Lieu de la détection Automatismes provoqués Observations

• La diffusion de l’alarme générale sélective et le


déverrouillage éventuel des portes ;
La détection ne doit
• le fonctionnement de l’ensemble des DAS de
pas commander le
Locaux compartimentage de la zone protégée ;
désenfumage des
• le non-arrêt des cabines d’ascenseurs implantées dans la
circulations horizontales
zone sinistrée ;
• le désenfumage éventuel du local sinistré

• La diffusion de l’alarme générale sélective


et le déverrouillage éventuel des portes ;
• le fonctionnement de l’ensemble des DAS
de compartimentage de la zone protégée ;
Circulations horizontales
• le non-arrêt des cabines d’ascenseurs implantées
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

dans la zone sinistrée ;


• le désenfumage, au minimum, de la circulation
de la zone protégée.

Combles et circulations des


• La diffusion de l’alarme générale sélective
niveaux ne recevant pas de public

18.5 Équipement d’alarme U 45

Les établissements n’abritant pas de locaux à sommeil doivent être pourvus


d’un équipement d’alarme de type 3.

Tous les établissements abritant des locaux à sommeil doivent être équipés
d’un équipement d’alarme de type 1 permettant la diffusion de l’alarme
générale sélective, dans les niveaux accueillant des locaux à sommeil.

Le signal sonore de l’alarme générale sélective ne doit être identifiable


comme un signal d’alarme que par le seul personnel auquel il est destiné.

Dans les niveaux ne comportant pas de locaux à sommeil, le choix entre


alarme générale et alarme générale sélective doit être soumis à l’avis de la
commission de sécurité.

En cas de détection incendie, l’alarme générale ou générale sélective doit


être diffusée sans temporisation.

A chaque niveau doit être installé, au minimum, un tableau répétiteur


d’alarme sur lequel seront reportées synthétiquement les informations
d’alarme feu provenant du système de détection incendie, de manière que
le personnel affecté à la surveillance soit informé de la zone de détection
concernée par l’incendie.

En atténuation des dispositions générales, la mise en place de tableaux


répétiteurs d’alarme dispense de la présence permanente d’une personne
à proximité de l’équipement de contrôle et de signalisation pour les
établissements des 3e et 4e catégories.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
328
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

Dans les établissements ou les services nécessitant une surveillance


particulière, les déclencheurs manuels peuvent être installés dans les locaux
accessibles uniquement au personnel. Ils doivent assurer un déverrouillage
des issues, sans temporisation.

L’emploi de récepteurs autonomes d’alarme est admis en complément de


l’alarme générale sélective et des tableaux répétiteurs d’alarme.

18.6 Système d’alerte U 46

La liaison avec les sapeurs-pompiers doit être réalisée :


−− par ligne téléphonique directe ou tout dispositif équivalent, dans les
établissements des 1re et 2e catégories ;
−− par téléphone urbain, dans les autres établissements.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

19. Formation
U 47

Tout le personnel de l’établissement doit être mis en garde contre les


dangers que présente un incendie dans un hôpital, être formé à l’exécution
de consignes très précises en vue de limiter l’action du feu et d’assurer le
transfert horizontal ou l’évacuation et doit être entraîné à la manœuvre des
moyens d’extinction.

Des exercices d’évacuation simulée doivent être organisés périodiquement


afin de maintenir le niveau de connaissance du personnel.

20. Consignes et affichage


U 48

Des consignes, affichées bien en évidence, doivent indiquer la conduite à


tenir par les occupants en cas d’incendie.

21. Hôpitaux de jour –


Locaux médicaux de thermalisme
U 49 à U 50

21.1 Définition U 49

Par hôpital de jour (dispensaire, centre de transfusion, centre d’IVG, locaux Attention
médicaux de thermalisme, par exemple) on entend, au sens du règlement Au sens du règlement du type U,
du type U, un établissement isolé dispensant des soins d’une durée un tel établissement ne
inférieure à 12 h. comporte pas par destination
de locaux réservés au sommeil.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
329
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

21.2 Dispositions applicables U 50

Les établissements de 4e catégorie peuvent être implantés jusqu’au


3e étage dans des immeubles d’habitation ou dans les immeubles de
grande hauteur après avis de la commission consultative départementale
de la sécurité et de l’accessibilité.
Tableau 4 : Dispositions applicables

Domaines Règles applicables

Règles d’assujettissement Oui


Calcul de l’effectif Oui
Produits dangereux Oui
Vérifications techniques Oui
Façades et baies accessibles Oui
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Création de compartiment autorisé


Distribution intérieure
Cas particuliers d’isolement
Application de l’instruction technique
Volumes libres intérieurs
n° 263
Locaux à risques Oui
Enfouissement des locaux recevant
Oui
du public
Galeries en sous-sol Oui
Obligation d’encloisonner
Escaliers
tous les escaliers
Fonctionnement des autres portes Oui
Tentures, rideaux, voilages Oui
Désenfumage Oui
Chauffage – ventilation Oui
Appareils installés dans les chambres Oui
Appareils installés dans les offices,
Oui
chambres de surveillance ou de garde
Installations électriques Conformité à la norme NF C15-211
Éclairage de sécurité Oui
Dispositions spéciales pour les locaux AIA Oui
Organisation de la sécurité en cas d’incendie Oui
Moyens d’extinction Extincteurs
Service de sécurité incendie Oui
Équipement d’alarme Alarme de type 3
Système d’alerte Oui
Consignes et affichage Oui

Conditions d’installation des gaz médicaux Oui

Les intercommunications éventuelles doivent être réduites au minimum ;


elles doivent être constituées par des dispositifs conformes aux dispositions
générales.
Les dispositions du type U sont applicables aux hôpitaux de jour et aux
locaux médicaux de thermalisme (tableau 4).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
330
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

22. Conditions d’installation des gaz médicaux


U 51 à U 64

Les conditions de stockage, d’installation et de fonctionnement des gaz


médicaux doivent être conformes aux dispositions ci-après.

22.1 Magasins et centrales de stockage U 52

22.1.1 Généralités U 52
Les magasins de stockage des bouteilles non raccordées et les centrales de
distribution doivent être établis soit dans un local intérieur à un bâtiment,
soit dans un emplacement clos extérieur, spécialement aménagés.
Ces emplacements réservés exclusivement à cet usage doivent être
exempts de toutes matières combustibles. Ils doivent comporter une porte
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

fermant à clé ouvrant vers l’extérieur ou sur une circulation horizontale non
accessible au public, par simple poussée ou par la manœuvre facile d’un
seul dispositif.
Les emplacements extérieurs doivent être situés au moins à 3 m de toute
zone accessible au public ou zone de circulation et de stationnement de
véhicules, autre que celles nécessaires au fonctionnement du magasin ou
de la centrale. Il peut être exceptionnellement dérogé à cette obligation,
s’il existe un écran M0 ou A2-s2, d0 ayant une hauteur minimale de 2 m et
dépassant de 1 m de part et d’autre des récipients.
Les récipients mobiles doivent répondre aux conditions énoncées à la
rubrique 22.3 ci-dessous.

22.1.2 Local de stockage U 53 à U 55


Le local doit être accessible de plain-pied, d’un quai ou par l’intermédiaire
d’un appareil élévateur, aux véhicules ou chariots de transports utilisés pour
l’approvisionnement et la distribution.
Un magasin, implanté à l’intérieur d’un bâtiment, est constitué d’un volume
au moins égal à 10 m3. De plus, il ne doit pas être en communication directe
avec les locaux et dégagements accessibles au public.
Les parois limitant le local doivent être pleines. Elles doivent, ainsi que le
sol, les aménagements intérieurs et les gaines de ventilation être réalisées
en matériaux incombustibles ou A2-s1, d0 et A2fl-s1 pour le sol ; de plus
elles doivent respecter les résistances au feu prévues pour les cloisons
selon la nature des locaux.
Le local doit comporter une ventilation indépendante et permanente,
donnant sur l’extérieur.

22.1.3 Dispositif de secours de proximité U 54


En dérogation aux principes concernant les locaux à risques, un dispositif
de secours de proximité, constitué de récipients mobiles raccordés ou
non, peut être implanté dans les espaces créés pour le fonctionnement de
l’établissement. La capacité totale en eau de ce dispositif est limitée à 200 l.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
331
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

22.1.4 Dispositions particulières applicables


aux stockages cryogéniques U 55
Les installations fixes de gaz liquéfié cryogénique doivent être implantées
sur un emplacement dont le sol doit être horizontal, en matériaux incom-
bustibles ou A1fl et sur plus de 25 % de son périmètre, de niveau supérieur
ou égal au niveau du sol environnant.
Elles ne peuvent être implantées sur des structures souterraines que si elles
sont isolées de celles-ci par un plancher CF 3 h ou REI 180.
Elles doivent être placées à plus de 5 m des ouvertures débouchant sur des
tranchées, des galeries souterraines, des trous d’homme, des égouts, des
siphons et rigoles de ruissellement.
L’accès doit être suffisant pour permettre le passage du véhicule de
livraison qui recharge la centrale de gaz liquéfié cryogénique. Le sol au
voisinage immédiat du point de remplissage d’oxygène doit être en béton
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

ou en autre matériau incombustible ou A1fl. La canalisation de remplissage


doit se situer dans l’enceinte clôturée.
Ce stockage doit être accessible aux véhicules de secours.
Ces installations fixes doivent être distantes d’au moins 3 m pour l’azote
et d’au moins 5 m pour l’oxygène, des ouvertures des bâtiments et des
espaces fréquentés. Ces distances horizontales ne sont pas obligatoires
s’il existe un mur CF 2 h ou EI 120 ayant une hauteur minimale de 3 m et
dépassant de 1 m de part et d’autre du ou des récipients.
Les réservoirs fixes d’oxygène et d’azote liquide, à l’exception de ceux visés
au paragraphe suivant doivent être installés en plein air et leurs équipe-
ments de commande être protégés des intempéries. La zone considérée
doit être entourée d’une clôture, d’une hauteur minimale de 1,75 m. Ils ne
doivent pas être implantés sur une toiture terrasse.
Un récipient, non portatif, contenant de l’azote liquide, installé à l’intérieur
d’un bâtiment, doit être implanté dans un local spécialement construit à cet
effet. Ce local est classé à risques moyens.
Le local doit être équipé d’une ventilation mécanique indépendante
donnant sur l’extérieur, afin de prévenir les risques de raréfaction de
l’oxygène.
Le local doit comporter une porte fermant à clé ouvrant vers l’extérieur ou
sur une circulation, par simple poussée ou par la manœuvre facile d’un seul
dispositif.
L’éventuelle canalisation de remplissage doit être implantée en dehors de
toutes zones accessibles au public.

22.2 Réseaux de distribution U 56

22.2.1 Cheminement des canalisations U 56


En application des principes fondamentaux de sécurité, toutes les disposi-
tions doivent être prises, soit à la conception, soit à l’installation, de façon
à éviter qu’un incendie survenant dans une zone protégée n’interrompe la
desserte en gaz médicaux des autres zones protégées non concernées par
l’incendie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
332
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

Il est interdit d’incorporer une canalisation dans des éléments de gros œuvre
ou assimilés. Il est interdit d’encastrer une canalisation de gaz médical dans
un mur ou une cloison ainsi que dans les espaces creux des éléments de
construction. L’encastrement des prises est interdit dans les parois.
Les canalisations peuvent être posées :
−− soit en applique sur les murs, les cloisons ou les éléments de construction ;
−− soit dans une gaine avec façade démontable, saillante ou affleurant la
paroi finie.
Dans ce dernier cas, le cheminement de la gaine doit être visible sur tout
son parcours.
La traversée d’une paroi doit s’effectuer sous fourreau en matériaux classés
M0 ou A2-s1, d0.
Selon leur implantation, sous réserve de respecter les dispositions ci-dessus,
le cheminement vertical des canalisations de gaz médicaux doit être réalisé
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

dans une gaine réservée exclusivement à ces gaz. Les équipements doivent
être visitables. La gaine doit répondre aux conditions suivantes :
−− ses parois doivent être constituées de matériaux classés M0 ou A2-s1, d0.
Elle est recoupée à chaque niveau pour restituer le degré coupe-feu des
planchers et comporte à chaque niveau des orifices de ventilation haute
et basse donnant sur les circulations ou les locaux à risques courants ;
−− toutefois, si ses parois doivent présenter un degré coupe-feu, la gaine
peut ne pas être recoupée à chaque niveau. Les portes et trappes de
visites qui y sont aménagées doivent être PF ¼ h ou E 15. Elle doit être
ventilée sur toute sa hauteur.
Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables si la canalisation
chemine en dehors d’une zone de mise en sécurité incendie.
Le cheminement horizontal des canalisations de gaz médicaux peut être en
apparent ou dans le volume situé entre la sous-face du plancher supérieur
et le plafond suspendu. Dans ce dernier cas, ce volume doit être visitable et
ventilé au moins au 1/100 de la surface du plafond suspendu, lequel devra
être M0 ou A2-s1, d0.
La ventilation peut être assurée :
−− soit par des trous judicieusement répartis ayant chacun un diamètre
d’au moins 5 mm ;
−− soit par des grilles judicieusement réparties.
Si le plénum n’est pas ventilé ou si le plafond suspendu n’est que M1
ou B-s1, d0, les canalisations d’oxygène et protoxyde d’azote devront
cheminer sous fourreau M0 ou A2-s1, d0, lequel devra déboucher dans un
volume ventilé ou aéré à une de ses extrémités au moins. Dans ce cas, les
dérivations ou assemblages mécaniques sont interdits.
Quelle que soit la nature du gaz qu’elles véhiculent, les canalisations
apparentes situées à moins de 1,60 m du sol doivent être protégées contre
les chocs par un fourreau acier ou par un profilé métallique.
Les prises de distribution des gaz médicaux sont interdites dans les circulations
horizontales communes.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
333
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

22.2.2 Traversées U 57 à U 59
L’ensemble des dispositions ci-après doit être réalisé :
−− le passage de toute canalisation dans le volume d'une cage d'escalier,
qu'il soit encloisonné ou à l’air libre, ou dans une cage d’ascenseur, est
interdit ;
−− la traversée d’un local à risques particuliers par une canalisation de gaz
médical est interdite, quelle que soit la nature du gaz véhiculé. La péné-
tration est uniquement autorisée pour la desserte du local ; toutefois,
la traversée de ce local à risques particuliers peut s’effectuer dans une
gaine dont les parois sont réalisées en matériaux M0 ou A2-s1, d0 et
présentent un degré coupe-feu égal au degré coupe-feu des parois du
local. Cette gaine doit être ventilée sur l’extérieur du local ;
−− les canalisations d'oxygène et de protoxyde d’azote ne peuvent transiter
dans un comble que si ce dernier est ventilé sur l’extérieur sur la base d’au
moins 1/100 de sa surface projetée. Si le comble ne peut être ventilé, la
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

canalisation qui le traverse ne doit comporter aucune dérivation et doit


être placée sous fourreau en matériau classé M0 ou A2-s1, d0 ;
−− le passage de toute canalisation de gaz médical dans le volume compris
entre la toiture et l’écran protecteur de la toiture est interdit ;
−− la traversée d’une gaine par une canalisation de gaz médical ne peut
s’effectuer que sous fourreau en matériau classé M0 ou A2-s1, d0,
permettant de canaliser une fuite éventuelle vers un espace ventilé ;
−− la traversée des gaines non recoupées est interdite ;
−− la traversée des placards non réservés aux fluides médicaux est interdite.

22.2.3 Parcours extérieurs aux bâtiments U 58


Le parcours extérieur aux bâtiments de canalisations de gaz médicaux
reliant une centrale à un bâtiment ou des bâtiments entre eux est soit
enterré, soit aérien.
Dans l’enceinte d’un établissement, le passage des canalisations de gaz
médicaux en aérien le long d’un mur est autorisé. Dans ce cas les canalisa-
tions doivent être protégées mécaniquement en sortie du sol jusqu’à une
hauteur de 2 m et dans les parcours où elles risquent d’être soumises à des
chocs ou écrasements.
Aucune matière combustible ne doit être stockée à proximité immédiate
des canalisations aériennes.
Dans le cas où elles transitent dans un caniveau, ce dernier doit :
−− être réservé aux gaz médicaux ;
−− être non rempli de sable ;
−− posséder une mise à l’air libre à une extrémité au moins.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
334
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

22.2.4 Vannes de sectionnement U 59


Si le réseau de distribution dessert plusieurs bâtiments, une vanne de
sectionnement doit être placée à l’entrée de chaque bâtiment.
En application des dispositions propres au type U, chaque zone protégée
doit disposer d’une vanne de sectionnement.
Les espaces créés pour le fonctionnement de l’établissement et alimentés
en gaz médicaux doivent disposer d’au moins une vanne de sectionnement.
Les vannes de sectionnement doivent être facilement accessibles, protégées
contre les manipulations intempestives et munies d’un repère d’identification.

22.3 Distribution par récipients mobiles U 60 à U 61

22.3.1 Généralités U 60
Lorsque la distribution se fait par récipients mobiles dont la capacité en eau
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

est supérieure à 10 l, ceux-ci sont obligatoirement fixés à un chariot pour


leur transport à l’intérieur des bâtiments et maintenus en position stable
pendant leur utilisation.
Les récipients mobiles doivent être protégés contre les chocs et les risques
de chute par des moyens appropriés tels que barrières, crochets, chaînes,
etc.
Ils doivent être protégés des températures excessives dues à l’action du
soleil ou à la proximité des surfaces chauffantes, radiateurs et canalisations
de vapeur notamment, ainsi que des risques de corrosion accidentelle.
Ils doivent être manipulés par des personnes formées à leur utilisation et
mise en œuvre ainsi qu’aux risques qu’ils représentent.

22.3.2 Utilisation d’oxygène liquide U 61


L’utilisation d’appareils contenant de l’oxygène liquide à des fins d’oxygé-
nothérapie est autorisée et est subordonnée au respect des prescriptions
suivantes :
−− les réservoirs principaux des appareils doivent avoir une capacité en eau
inférieure à 60 l ;
−− l'utilisation des réservoirs principaux et le remplissage des récipients
mobiles ne sont possibles que dans un local à usage exclusif ;
−− ce local d'utilisation est à considérer comme un local à risques moyens.
Le transfert des appareils pleins depuis le point de livraison extérieur
jusqu’au local d’utilisation doit s’effectuer exclusivement par les circulations.
Le local d’utilisation doit être pourvu d’un dispositif d’aération perma-
nente naturelle et indépendante donnant sur l’extérieur. De plus, il doit
comporter un ouvrant sur l’extérieur.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
335
Dispositions particulières - Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d’archives (type S)

Ce local ne doit pas contenir d’appareil de chauffage indépendant ou


d’appareil de réchauffage ou de cuisson.
Il est interdit d’y apporter des flammes nues et d’y stocker des liquides
inflammables ou des corps gras (huiles, graisses…).
Les installations électriques du local d’utilisation doivent être conformes à
la norme NF C15-211.
Des consignes d’utilisation et des consignes de sécurité en cas d’incendie
sont disposées en évidence à l’intérieur du local d’utilisation.

22.4 Consignes, entretien, vérifications techniques


U 62 à U 64

22.4.1 Consignes et plans U 62


Des consignes très strictes doivent être données et rappelées périodiquement
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

à tout le personnel pour attirer son attention sur les dangers qu’il y a, à :
−− graisser les organes de distribution et d'utilisation ;
−− mettre en contact l'oxygène avec les graisses de toutes origines ;
−− fumer ou utiliser, à proximité des appareils de traitement, des flammes
et des appareils comportant des parties incandescentes nues ou des
parties susceptibles de produire des étincelles ;
−− manipuler les récipients sans précaution, les soumettre à des chocs
violents ou les déposer à proximité de sources de chaleur.
Ces consignes doivent être rappelées par des affiches apposées à proxi-
mité de tout magasin, centrale de stockage et chariot de transport.
Chaque appareil de traitement doit également comporter une étiquette
très visible précisant l’interdiction absolue de fumer et de graisser les
organes de distribution et d’utilisation.
Les consignes particulières à tenir en cas d’incident ou d’incendie et un
plan positionnant la vanne de sectionnement de la conduite principale
doivent être affichés dans les centrales de stockage.
En aggravation des dispositions visant l’affichage des plans, ceux de l’éta-
blissement doivent indiquer l’emplacement des vannes de sectionnement.
Les plans des installations de gaz médicaux, les cheminements des canali-
sations et les emplacements des vannes doivent être tenus à la disposition
des services de secours.

22.4.2 Entretien U 63
Les installations doivent être maintenues et entretenues constamment en
bon état de fonctionnement. Les défectuosités et les fuites doivent être
traitées dès leur constatation.
L’efficacité des ventilations imposées par la présente section doit être
garantie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
336
Dispositions particulières - Établissements de soins (type U)

22.4.3 Vérifications techniques U 64


Les installations de gaz médicaux doivent être vérifiées dans les conditions
prévues par les dispositions générales.
Les vérifications périodiques doivent avoir lieu tous les ans et concernent :
−− les stockages de gaz médicaux ;
−− les installations de distribution de gaz médicaux.
Elles ont pour objet de s’assurer :
−− de l'état d’entretien et de maintenance des installations ;
−− des conditions de ventilation des magasins et centrales de gaz médicaux ;
−− de la signalisation des dispositifs de sécurité ;
−− de la manœuvre des vannes de sectionnement ;
−− du réglage des détendeurs ;
−− de l'étanchéité des canalisations de distribution de gaz médicaux.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

V 1 à V 13
Établissements de culte (type V)
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
339
Dispositions particulières - Établissements de culte (type V)

Arrêté du 21 avril 1983 – JO du 20 mai 1983

1. Établissements assujettis
V1

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements


cultuels (églises, mosquées, synagogues, temples, etc.) dans lesquels
l’effectif du public est supérieur ou égal à l’un des chiffres suivants :
−− 100 personnes en sous-sol ;
−− 200 personnes en étage et autres ouvrages en élévation ;
−− 300 personnes au total.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

2. Calcul de l’effectif
V2

L’effectif maximal du public admis est déterminé selon la densité d’occupation


suivante :

Tableau 1 : Calcul de l'effectif

Accueil du public Mode de calcul


1 personne par siège
Établissements comportant des sièges ou
1 personne/0,50 m de banc
Établissements ne comportant 2 personnes/m2 de la surface réservée
pas de sièges aux fidèles

Les règles de sécurité précisées dans la suite du présent document viennent


en application, en atténuation ou en aggravation de celles déjà définies
dans les dispositions générales.

3. Construction
V 3 et V 4

3.1 Monuments historiques V3


Dans les établissements figurant sur la liste des immeubles classés parmi les
monuments historiques, les travaux reconnus nécessaires par les commis-
sions de sécurité, en application notamment de l’article R. 123-13 du Code
de la construction et de l’habitation et de l’article GN 10 du Règlement
de sécurité, ne peuvent être réalisés que dans les conditions fixées par les
textes réglementaires relatifs aux monuments historiques.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
340
Dispositions particulières - Établissements de culte (type V)

3.2 Couvertures V4
En dérogation aux dispositions générales, les éléments constitutifs des
couvertures situées à plus de 8 m d’un bâtiment tiers ou de la limite de
la parcelle voisine peuvent être réalisés en matériaux de catégorie M3 ;
toutefois, sur une hauteur de 3 m au-dessus du sol, les matériaux employés
doivent être de catégorie M2.

4. Aménagement intérieur, décoration


et mobilier
V5

Un espace suffisant doit être aménagé entre les rangées de sièges, ou


entre les sièges et les prie-Dieu, pour permettre une libre évacuation.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Cette disposition ne s’oppose pas à l’installation d’agenouilloirs entre les


rangées.
En atténuation des dispositions générales visant les rangées de sièges,
les sièges doivent être solidarisés par rangée de manière à former des
éléments mobiliers difficiles à renverser.
Toutefois, cette disposition n’est pas applicable dans les galeries, les
tribunes, les chapelles annexes (séparées des nefs principales), etc.,
pouvant recevoir 50 personnes au plus.

5. Désenfumage
V6

En atténuation des dispositions visant le désenfumage des locaux


accessibles au public, seules doivent être désenfumées :
−− les salles, d’une superficie supérieure à 300 m2, situées en sous-sol ;
−− les salles, d’une superficie supérieure à 300 m2 au rez-de-chaussée ou en
étage, et dont la hauteur sous plafond est inférieure à 4 m.
Les établissements du type V sont de la classe 1 pour la détermination du
cœfficient α au sens de l’annexe de l’instruction technique n° 246.
Les commandes des dispositifs de désenfumage ne sont pas obligatoirement
automatiques.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
341
Dispositions particulières - Établissements de culte (type V)

6. Éclairage
V 9 et V 10

6.1 Appareils d’éclairage à flammes nues V9


Les appareils d’éclairage à flamme nue (candélabres, cierges, luminaires,
etc.) doivent être éloignés de toute matière inflammable ; en outre, ils
doivent être disposés de manière que, même en cas de chute accidentelle,
ils ne puissent pas être une cause d’incendie.

6.2 Éclairage de sécurité V 10


Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant
aux dispositions générales.
En atténuation des dispositions générales, l’éclairage de sécurité peut être
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

réduit à la seule fonction de balisage.

7. Chauffage, ventilation
et conditionnement d’air
V 7 et V 8

7.1 Règles d’utilisation V7


Les systèmes de chauffage et de ventilation installés conformément aux
dispositions générales sont autorisés.
Toutefois les appareils de production-émission à combustible liquide, les
cassettes électriques dont la température de surface excède 100 °C et les
panneaux radiants ne sont autorisés que s’ils sont placés à plus de 3 m du
niveau le plus haut accessible au public.
Les panneaux radiants à combustible gazeux ne sont autorisés que dans
les locaux largement ventilés et disposant d’un dispositif permanent
d’évacuation de l’air vicié.

7.2 Consignes d’exploitation V8


Le chauffage des établissements par panneaux radiants à combustible
gazeux ne doit fonctionner qu’en période d’occupation des locaux.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
342
Dispositions particulières - Établissements de culte (type V)

8. Moyens de secours
V 11 et V 13

8.1 Moyens d’extinction V 11


La défense contre l’incendie doit être assurée par des extincteurs portatifs
judicieusement répartis et appropriés aux risques notamment électriques
qu'ils doivent combattre, avec au minimum un appareil pour 200 m2 et par
niveau. Ils doivent être accrochés à un élément fixe, avec une signalisation
durable, sans placer la poignée de portage à plus de 1,20 m du sol.
En aggravation des dispositions générales, une colonne sèche peut
être imposée, après avis de la commission de sécurité, dans les édifices
importants pour assurer la défense des clochers, des minarets, des tours,
des toitures, etc.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

8.2 Alarme V 12
Tous les établissements doivent être pourvus d’un équipement d’alarme
du type 4.

8.3 Alerte V 13
En application des dispositions générales, la liaison avec les sapeurs-
pompiers doit être réalisée par téléphone urbain dans les seuls établissements
de 1re et 2e catégories.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

W 1 à W 16
bureaux (type W)
Administrations, banques,
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
345
Dispositions particulières - Administrations, banques, bureaux (type W)

Arrêté du 21 avril 1983 – JO du 20 mai 1983

1. Établissements assujettis
W1

Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux administrations,


aux banques et aux bureaux dans lesquels l’effectif du public est supérieur
ou égal à l’un des chiffres suivants :
−− 100 personnes en sous-sol ;
−− 100 personnes en étage et autres ouvrages en élévation ;
−− 200 personnes au total.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

2. Calcul de l’effectif
W2

L’effectif maximal du public admis peut être déterminé de deux manières :


−− soit suivant la déclaration du maître d’ouvrage ou, à défaut ;
−− soit suivant la densité d’occupation suivante :

Tableau 1 : Calcul de l'effectif

Accueil du public Mode de calcul

1 personne/10 m2 de locaux spécialement


Aménagements intérieurs
aménagés pour recevoir du public (halls, guichets,
prévus pour l’accueil du public
salles d’attente, etc.)
Aménagements intérieurs non
1 personne pour 100 m2 de surface de planchers
prévus pour l’accueil du public

Les règles de sécurité précisées dans la suite du présent document viennent


en application, en atténuation ou en aggravation de celles déjà définies
dans les dispositions générales.

3. Isolement par rapport aux tiers


W3

Un établissement du type W peut communiquer avec un parc de stationne-


ment couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
−− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m2 avec une
largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
346
Dispositions particulières - Administrations, banques, bureaux (type W)

−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m2. La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite sont d’au moins 1,50 m.
Tout autre dispositif est autorisé après avis de la commission de sécurité
compétente.
En outre, les dispositions suivantes sont à respecter :
−− le sas ne doit contenir ni dépôt de matériel ni armoire ou tableau
électrique ;
−− lorsque le parc de stationnement couvert et le tiers relèvent de directions
distinctes, un accord contractuel définissant les obligations des parties
relatives à la maintenance des dispositifs de franchissement est établi et
joint au dossier prévu à l’article R. 123-24 du Code de la construction et
de l’habitation ainsi qu’au registre de sécurité de l’établissement.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

4. Distribution intérieure
W3

En application des dispositions générales, les secteurs et les compartiments


sont autorisés.
En application des dispositions propres aux compartiments, la surface d’un
compartiment ne doit pas dépasser 800 m2.
Les patios et les puits de lumière doivent être réalisés conformément aux
dispositions de l’instruction technique n° 263.

5. Enfouissement
W5

En atténuation des dispositions générales visant l’enfouissement maximal,


les salles de coffres des banques peuvent être situées à plus de 6 m
au-dessous du niveau des seuils extérieurs.

6. Classement des locaux


W4

Le classement des locaux est le suivant.

6.1 Locaux à risques importants W 4 §a


−− Les locaux d’archives et de stockage de papier ;
−− les ateliers d’imprimerie.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
347
Dispositions particulières - Administrations, banques, bureaux (type W)

6.2 Locaux à risques moyens W 4 §b


−− Les magasins de réserves ;
−− les ateliers de reprographie ;
−− les locaux de conservation de documents informatiques ;
−− les dépôts contenant au moins 150 l de liquides inflammables.

7. Escaliers
W8

En dérogation aux dispositions générales, l’absence de protection des


escaliers est admise dans les seuls cas suivants :
−− pour tous les escaliers, si l’établissement ne comporte que trois niveaux,
dont un rez-de-chaussée, les locaux à risques particuliers ne devant pas
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

être en communication directe avec les volumes accessibles au public ;


−− pour un seul escalier monumental situé dans un hall qui ne dessert que
des niveaux s’ouvrant sur ce hall.
De plus, pour ce dernier cas, le volume du hall doit être isolé des autres
parties du bâtiment conformément aux dispositions visant le cloisonnement
traditionnel.

8. Désenfumage
W9

Les établissements du type W sont de la classe 1 pour la détermination du


cœfficient au sens de l’annexe de l’instruction technique n° 246.
Les locaux à risques particuliers, cités ci-dessus, d’un volume supérieur à
1 000 m3 doivent être désenfumés.
Les commandes des dispositifs de désenfumage ne sont pas obligatoirement
automatiques.

9. Éclairage de sécurité
W 10

Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant


aux dispositions générales.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
348
Dispositions particulières - Administrations, banques, bureaux (type W)

10. Moyens de secours


W 11 à W 15

10.1 Moyens d’extinction W 11


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l au minimum,
judicieusement répartis, avec un minimum d’un appareil par 200 m2,
de telle sorte que la distance maximale à parcourir pour atteindre un
extincteur ne dépasse pas 15 m ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.
Une installation de RIA DN 19/6 peut exceptionnellement être imposée par
la commission de sécurité :
−− soit dans les établissements implantés dans des ensembles immobiliers
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

complexes ;
−− soit dans les établissements présentant une distribution intérieure
compliquée ;
−− soit à proximité des locaux à risques importants d’un volume supérieur
à 1 000 m3.
En aggravation des dispositions générales, une colonne sèche doit être
installée dans les escaliers protégés si le dernier étage accessible est à plus
de 18 m du niveau d’accès des engins des sapeurs-pompiers.

10.2 Service de sécurité incendie W 13


Des personnes, spécialement désignées, doivent être entraînées à la mise
en œuvre des moyens de secours.

10.3 Trémies d’attaque W 12


Lorsque des locaux d’archives, de stockage de papier ou de réserves, d’un
volume unitaire supérieur à 1 000 m3 et situés en sous-sol, ne sont pas
desservis par deux escaliers au moins ou protégés par une installation fixe
d’extinction automatique, des trémies d’attaque, conformes aux dispositions
générales, doivent être aménagées à l’aplomb de ces locaux.

10.4 Système de sécurité incendie –


Système d’alarme W 14
Les établissements de 1re et de 2e catégories doivent être équipés d’un
système de sécurité incendie de catégories C, D ou E comportant un
équipement d’alarme du type 2 b.
Les établissements de 3e catégorie doivent être pourvus d’un équipement
d’alarme du type 3.
Les établissements de 4e catégorie doivent être pourvus d’un équipement
d’alarme du type 4.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
349
Dispositions particulières - Administrations, banques, bureaux (type W)

10.5 Alerte W 15
En application des dispositions générales, la liaison avec les sapeurs-
pompiers doit être réalisée par téléphone urbain.

11. Consignes d’exploitation


Il est interdit de fumer dans les locaux à risques particuliers.
Cette prescription doit être affichée bien en évidence.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

X 1 à X 27
(type X)
Établissements sportifs couverts
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
353
Dispositions particulières - Établissements sportifs couverts (type X)

Arrêté du 4 juin 1982 - JO du 7 juillet 1982

1. Établissements assujettis
X1

Les dispositions du type X sont applicables aux établissements clos et


couverts à vocation d’activités physiques et sportives, et notamment :
• les salles omnisports ;
• les salles d’éducation physique et sportive ;
• les salles sportives spécialisées ;
• les patinoires :
• les manèges ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• les piscines couvertes, transformables et mixtes ;


• les salles polyvalentes à dominante sportive, dont l’aire d’activité est
inférieure à 1 200 m2 et la hauteur sous plafond supérieure ou égale à
6,50 m, dans lesquelles l’effectif des personnes admises est supérieur ou
égal à l’un des chiffres suivants :
-- 100 personnes en sous-sol ;
-- 100 personnes en étages, galeries et autres ouvrages en élévation ;
-- 200 personnes au total.
Les piscines transformables ou « tous temps » sont celles dont les bassins
peuvent à volonté être découverts ou couverts. Les piscines mixtes
comprennent des bassins couverts et des bassins de plein air.
L’affichage de l’effectif du public admis doit indiquer :
−− pour les piscines transformables, l’effectif en utilisation couverte et en
utilisation découverte ;
−− pour les piscines mixtes, l’effectif des bassins couverts et l’effectif total
correspondant à l’utilisation simultanée des deux types de bassins
(couverts et plein air).
Les piscines transformables ou mixtes sont soumises aux règles définies
pour les piscines couvertes, sauf en ce qui concerne le calcul des dégagements
pour lequel l’effectif maximal affiché est seul pris en compte.
Les salles polyvalentes à dominante sportive dont l’aire d’activité est
supérieure ou égale à 1 200 m2, ou la hauteur sous plafond inférieure à 6,50 m,
sont soumises aux dispositions du type L.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
354
 Dispositions particulières - Établissements sportifs couverts (type X)

2. Calcul de l’effectif
X2

2.1 Calcul de l’effectif du public X 2 §1


L’effectif maximal des personnes admises simultanément est déterminé :
−− soit suivant la déclaration du maître d’ouvrage ;
−− soit suivant la plus grande des valeurs calculées ci-après.

Tableau 1 : Calcul de l'effectif du public

Nature de la salle Principes de calcul

Salles omnisports - 1 personne/4 m2 d’aire d’activité sportive (à l’exception des tennis pour lesquels il est compté
Salles d’éducation physique 25 personnes/court)
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

et sportive - 1 personne/8 m2 d’aire d’activité sportive, auquel il faut ajouter l’effectif des spectateurs
Salles spécialisées calculé selon les modalités ci-dessous

- 2 personnes/3 m2 de plan de patinage


Patinoires - 1 personne/10 m2 de plan de patinage auquel il faut rajouter l’effectif des spectateurs calculé
selon les modalités ci-dessous

Salles polyvalentes à - 1 personne/m2 d’aire d’activité sportive auquel il faut rajouter l’effectif des spectateurs calculé
dominante sportive selon les modalités ci-dessous

- 1 personne/m2 de plan d’eau (non compris les bassins de plongeon indépendants et les
Piscines couvertes ou
pataugeoires)
piscines transformables
- 1 personne/5 m2 de plan d’eau comme défini ci-dessus auquel il faut rajouter l’effectif des
couvertes
spectateurs calculé selon les modalités ci-dessous

- 3 personnes/2 m2 de plan d’eau découvert (non compris les bassins de plongeon


Piscines transformables en indépendants et les pataugeoires)
utilisation « découverte » - 1 personne/5 m2 de plan d’eau comme défini ci-dessus auquel il faut rajouter l’effectif des
spectateurs calculé selon les modalités ci-dessous

- 1 personne/m2 de plan d’eau couvert (non compris les bassins de plongeon indépendants et
les pataugeoires) auquel il faut rajouter 3 personnes/2 m2 tel que défini ci-dessus, mais situé en
Piscines mixtes plein air
- 1 personne/5 m2 de plan d’eau comme défini ci-dessus auquel il faut rajouter l’effectif des
spectateurs calculé selon les modalités ci-dessous

2.2 Calcul de l’effectif maximal des spectateurs


X 2 §2

L’effectif maximal des spectateurs est déterminé en cumulant l’ensemble


des éléments suivants :

Tableau 2 : Calcul de l'effectif maximal des spectateurs

Spectateurs assis sur des sièges


Total des sièges = effectif spectateurs
ou des strapontins

Spectateurs assis sur des bancs 1 personne/0,50 m de banc

Spectateurs debout, stationnant


5 personnes/mètre linéaire
sur les promenoirs

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
355
Dispositions particulières - Établissements sportifs couverts (type X)

3. Traitement des eaux des piscines


X3

Les différents modes de traitement des eaux des bassins des piscines sont
décrits dans une annexe au Règlement de sécurité (voir annexe 4).
Les installations de désinfection des eaux de piscines peuvent fonctionner :
−− au chlore liquéfié (ou chlore gazeux) ;
−− au brome liquide ;
−− à l’ozone ;
−− à l’hypochlorite de sodium (ou eau de javel).
Remarque Sous réserve des dispositions réglementaires relatives aux normes
L’ appareillage de traitement d’hygiène et de sécurité applicables aux piscines, tout autre procédé ne
des eaux, à l’exclusion de peut être utilisé qu’après avis de la commission centrale de sécurité sur le
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

celui distribuant les produits stockage du produit employé.


de désinfection, peut être
situé dans la chaufferie. Les règles de sécurité précisées dans la suite du présent document
viennent en application, en atténuation ou en aggravation de celles déjà
définies dans les dispositions générales.

4. Distribution intérieure
X4àX9

4.1 Généralités X4
En application des dispositions générales, les secteurs et les compartiments
sont autorisés.
La surface d’un compartiment ne doit pas dépasser 1 600 m2.

4.2 Mezzanines X5
Les mezzanines réservées aux spectateurs, et réalisées sur un seul et même
niveau, ne sont pas considérées comme un étage.

4.3 Dénivellation X6
Les salles semi-enterrées, dont le plancher est à moins de 2 m du niveau
moyen des seuils extérieurs, ne sont pas considérées comme des locaux
en sous-sol.
De même, les salles surélevées, dont le plancher est à moins de 2 m du
niveau moyen des seuils extérieurs, ne sont pas considérées comme des
étages.

4.4 Pédiluves X8
La profondeur des pédiluves des piscines ne doit pas dépasser 0,15 m.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
356
 Dispositions particulières - Établissements sportifs couverts (type X)

4.5 Protection physique du public X9


Toutes les parois des salles d’activités physiques et sportives doivent,
jusqu’à une hauteur de 2 m :
−− soit résister aux chocs ;
−− soit ne pas présenter de danger en cas de bris ;
−− soit être protégées.
La protection des parties hautes des gradins, mobiles ou non, doit être
assurée dans les conditions décrites ci-dessus, ou par un garde-corps de
2 m de hauteur.
En aggravation des dispositions du DTU 39.4 cité dans les dispositions
générales, les portes en verre armé sont interdites.

5. Couvertures
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

X7

En dérogation aux dispositions générales, les éléments constitutifs des


couvertures situées à plus de 8 m d’un bâtiment tiers, ou de la limite de la
parcelle voisine, peuvent être en matériaux de catégorie M3 ; toutefois, sur
une hauteur de 3 m au-dessus du sol, les matériaux employés doivent être
de catégorie M2.

6. Classement des locaux


X 10

En application des dispositions générales, sont classés :

6.1 Locaux à risques importants X 10 §1


Les locaux contenant des installations frigorifiques.

6.2 Locaux à risques moyens X 10 §2


−− Les locaux porte-habits ;
−− les locaux de stockage de tapis de chute, ou de matériels équivalents,
qui ne sont pas ouverts en permanence sur une aire de jeux ;
−− les locaux contenant des produits de désinfection des eaux des piscines.
En dérogation aux dispositions générales, les portes des locaux de stoc-
kage de tapis de chute peuvent être PF ½ h et non munies d’un ferme-porte.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
357
Dispositions particulières - Établissements sportifs couverts (type X)

7. Dégagements
X 11 à X 14

7.1 Généralités X 11
Si les cheminements desservant les zones d’activités sportives sont
indépendants de ceux réservés aux spectateurs, les effectifs sont dissociés
pour le calcul des dégagements.

7.2 Portes X 12
Les portes coulissantes, situées entre les salles et les circulations des
annexes, sont autorisées sous réserve de ne pas compter pour le calcul des
dégagements normaux.
Les portes des cabines de déshabillage et des sanitaires, s’ouvrant vers
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

l’intérieur, doivent pouvoir être déverrouillées et dégondées de l’extérieur.


Les portes verrouillables des vestiaires ne doivent pas être prises en
compte pour le calcul des dégagements normaux.
En application des dispositions visant la distribution intérieure, aucune
résistance au feu n’est exigée pour les portes des cabines individuelles de
déshabillage et des locaux sanitaires.
En dérogation aux dispositions relatives au cloisonnement traditionnel,
aucune résistance au feu n’est exigée pour les portes éventuelles séparant
les vestiaires des halls des bassins des piscines.

7.3 Couloirs de grande longueur X 13


En dérogation aux dispositions relatives au cloisonnement traditionnel, les
circulations horizontales de grande longueur encloisonnées, et non utilisées
par les spectateurs, peuvent être recoupées tous les 45 m environ.

7.4 Escaliers X 14
En dérogation aux dispositions générales, les escaliers obligeant le public
à monter puis à descendre (ou inversement) pour gagner les sorties des
places des gradins sont autorisés.
Les marches accessibles aux patineurs chaussés doivent avoir un giron de
0,35 m et une hauteur maximale de 0,15 m. Ces escaliers doivent comporter
des contremarches et ne pas avoir de nez.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
358
 Dispositions particulières - Établissements sportifs couverts (type X)

8. Aménagement intérieur, décoration


et mobilier
X 15 à X 18

8.1 Plafonds et plafonds suspendus X 15


En dérogation aux dispositions générales visant les plafonds et plafonds
suspendus dans les locaux et dégagements, les revêtements de plafond et
les éléments constitutifs des plafonds suspendus des salles omnisports, et
autres grands volumes assimilables, peuvent être réalisés en matériau de
catégorie M3. Les résilles en bois sont interdites.

8.2 Revêtements de sols X 16


En dérogation aux dispositions générales visant les revêtements de sols,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

les revêtements de sols peuvent ne pas être fixés s’il n’en résulte pas de
risques pour la circulation des personnes.
Les revêtements de sols des douches et des locaux fréquentés par des
personnes ayant les pieds nus doivent être antidérapants.

8.3 Éléments de séparation X 17


Les éléments de séparation non établis de plancher à plafond doivent être
en matériau de catégorie M3.

8.4 Gradins non démontables X 18


En dérogation aux dispositions générales visant les rangées de sièges,
chaque rangée peut comporter vingt-deux places entre deux circulations,
ou onze places entre une paroi et une circulation.

9. Désenfumage
X 19

Les établissements visés au présent chapitre sont de la classe 1 pour


la détermination du cœfficient α au sens de l’annexe de l’instruction
technique n° 246.
Les salles polyvalentes sont de la classe 2 pour la détermination de ce
cœfficient, les autres salles de la classe 1.
En complément des dispositions visant le désenfumage des locaux et
circulations, seules doivent être désenfumées :
• les salles polyvalentes à dominante sportive dont l’aire d’activité est
inférieure à 1 200 m2 et la hauteur sous plafond supérieure ou égale à
6,50 m ;
• les salles à usage sportif ;
-- d’une superficie supérieure à 300 m2, situées en sous-sol ;
-- d’une superficie supérieure à 300 m2, situées au rez-de-chaussée ou en
étage, et dont la hauteur sous plafond est inférieure à 4 m.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
359
Dispositions particulières - Établissements sportifs couverts (type X)

• les zones de déshabillage ou de stockage de vêtements ainsi que les


locaux de matériels, d’une superficie supérieure à 100 m2, non ouverts
sur une aire sportive.
Le désenfumage des locaux de superficie inférieure à 300 m2 peut être
réalisé à partir des fenêtres, dans les conditions prévues au paragraphe 3.9
de l’instruction technique n° 246.
Les commandes des systèmes de désenfumage ne sont pas obligatoire-
ment automatiques.

10. Éclairage
X 22 et X 23

10.1 Éclairage normal X 22


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les appareils assurant l’éclairage normal doivent être fixes ou suspendus ;


cette disposition n’interdit pas leur fixation sur des éléments de couverture
mobiles, ni l’utilisation de herses mobiles.

10.2 Éclairage de sécurité X 23


Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant
aux dispositions générales du règlement.
L’éclairage d’ambiance des piscines doit être calculé sur la totalité de la surface
de la salle ou du local et peut ne pas être installé au-dessus des bassins.

11. Chauffage, ventilation


et conditionnement d’air
X 20

Seuls les appareils indépendants de production-émission de chaleur à


combustible solide ou liquide sont interdits.
En application des dispositions générales, le niveau de sol à prendre en
considération est le niveau de sol accessible au public (planchers des
gradins, estrades, etc.).

12. Installations de gaz


X 21

Les appareils indépendants de production-émission tels que définis dans


les dispositions générales, fonctionnant au gaz et installés dans une salle à
vocation d’activités physiques et sportives doivent être alimentés par une
canalisation située en partie haute du local.
En dérogation aux dispositions visant les organes de coupure, l’organe de
coupure local doit être situé à l’extérieur de la salle.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
360
 Dispositions particulières - Établissements sportifs couverts (type X)

Il doit être implanté :


−− soit à l’intérieur du bâtiment, à condition d’être facilement accessible,
bien signalé et situé à proximité de l’accès de la salle,
−− soit à l’extérieur du bâtiment à proximité d’une issue de la salle. Dans ce
cas, il peut être confondu avec l’organe de coupure de bâtiment prévu
par les dispositions générales.
Les salles à vocation d’activités physiques et sportives, les locaux ouverts
sur ces salles et les vestiaires ne doivent pas être traversés par une
canalisation de gaz desservant d’autres locaux.
L’emploi de bouteilles de gaz butane est interdit à l’intérieur des salles à
vocation d’activités physiques et sportives.

13. Moyens de secours


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

X 24 à X 27

13.1 Moyens d’extinction X 24


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum avec un
minimum d’un appareil pour 200 m2 de zone de locaux annexes et
de locaux techniques, de telle sorte que la distance pour atteindre un
extincteur ne dépasse pas 15 m ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.
Les extincteurs à eau pulvérisée ne sont pas exigibles dans les zones
d’action des postes de lavage équipés d’un tuyau souple.

13.2 Système d’alarme X 26


Les établissements de 1 et de 2 catégories doivent être pourvus d’un
re e

équipement d’alarme du type 3.


Les autres établissements doivent être pourvus d’un équipement d’alarme
du type 4.

13.3 Système d’alerte X 27


La liaison avec les sapeurs-pompiers doit être réalisée :
−− par téléphone urbain, dans les patinoires et les piscines ;
−− par tout autre moyen, dans les autres cas.

13.4 Interdiction de fumer X 25


Il est interdit de fumer dans les locaux sportifs, les vestiaires douches,
les locaux de matériel et les gradins. Une signalisation appropriée doit
rappeler cette interdiction dans les locaux intéressés.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Y 1 à Y 22
Musées (type Y)
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
363
Dispositions particulières - Musées (type Y)

Arrêté du 12 juin 1995 – JO du 18 juillet 1995

1. Établissements assujettis
Y1

Les dispositions du type Y sont applicables :


−− aux musées ;
−− aux salles destinées à recevoir des expositions à vocation culturelle
(scientifique, technique ou artistique, etc.) ayant un caractère temporaire,
dans lesquels l’effectif total du public admis est supérieur ou égal à l’un des
chiffres suivants :
Attention −− 100 personnes en sous-sol ;
Les établissements à
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

vocation commerciale sont −− 100 personnes en étages et autres ouvrages en élévation ;


assujettis au type T. −− 200 personnes au total.

2. Calcul de l’effectif
Y2

Attention L’effectif théorique du public admis est déterminé à raison de 1 personne/5 m2


Dans les musées à caractère de la surface des salles accessibles au public.
évolutif ou dans les salles
Les règles de sécurité précisées dans la suite du présent document
pouvant faire l’objet de
présentations exceptionnelles, viennent en application, en atténuation ou en aggravation de celles déjà
la densité d’occupation peut définies dans les dispositions générales.
être supérieure, après avis de la
commission de sécurité ; dans
ce cas, un système de comptage
doit être installé afin de ne pas
3. Isolement par rapport aux tiers
dépasser l’effectif maximal Y4
préalablement fixé en fonction
des dégagements proposés.
Cette densité peut également Un établissement du type Y peut communiquer avec un parc de stationnement
être diminuée, dans les mêmes couvert (PS) si les conditions suivantes sont remplies :
conditions, sur demande justifiée −− les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou
du maître d’ouvrage ou du chef parois sont réalisées par un sas d’une surface minimale de 3 m2 avec une
d’établissement. largeur d’au moins 0,90 m ;
−− les parois du sas ont le même degré de résistance au feu que les murs
ou parois traversés ;
−− le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités du
sas, PF ½ h, équipées chacune d’un ferme-porte ou E 30-C, et s’ouvrant
toutes les deux vers l’intérieur ;
−− lorsque les sas sont susceptibles d’être empruntés par des personnes à
mobilité réduite, leur surface minimale est de 5 m2. La largeur de ces sas
et celle des circulations les reliant aux places de stationnement réservées
aux personnes à mobilité réduite sont d’au moins 1,50 m.
Tout autre dispositif est autorisé après avis de la commission de sécurité
compétente.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
364
Dispositions particulières - Musées (type Y)

En outre, les dispositions suivantes sont à respecter :


−− le sas ne doit contenir ni dépôt de matériel ni armoire ou tableau
électrique ;
−− lorsque le parc de stationnement couvert et le tiers relèvent de directions
distinctes, un accord contractuel définissant les obligations des parties
relatives à la maintenance des dispositifs de franchissement est établi et
joint au dossier prévu à l’article R. 123-24 du Code de la construction et
de l’habitation ainsi qu’au registre de sécurité de l’établissement.
Les dispositifs de franchissement reliant un parc de stationnement et un
établissement du type Y situés à des niveaux différents peuvent comporter
des escaliers, des ascenseurs, des escaliers mécaniques ou des trottoirs
roulants.
Les sas et les escaliers éventuels débouchant dans les parcs de stationnement
ne sont pas considérés comme des dégagements normaux.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

4. Distribution intérieure

4.1 Dispositions générales Y3àY7


En application des dispositions générales, les secteurs et les compartiments
sont autorisés.
En application des prescriptions relatives aux compartiments, tout compar-
timent doit respecter les dispositions suivantes :
−− sa superficie ne doit pas dépasser 1 200 m2 ;
−− ses issues ne doivent pas être distantes de plus de 30 m mesurés dans
l’axe des circulations.
En dérogation des mêmes prescriptions relatives aux compartiments,
un seul compartiment par niveau est admis si la surface de ce niveau ne
dépasse pas 1 200 m2.

4.2 Niveaux partiels Y5


La réunion partielle de plusieurs niveaux pour former un volume unique est Remarque
admise dans la limite de cinq niveaux y compris le sous-sol si les conditions En ce qui concerne les
suivantes sont simultanément remplies : dispositions constructives, le
−− le niveau d’accès des secours est inclus dans ce volume ; volume ainsi créé ne relève pas
des prescriptions de l’instruction
−− soit le plafond de ce volume est en tout point à une hauteur supérieure à technique n° 263 relative à la
celle du niveau partiel le plus élevé ; soit les dispositions architecturales construction et au désenfumage
permettent d’assurer une hauteur libre de fumée d’au moins 2 m au des volumes libres intérieurs
niveau le plus élevé ; dans les établissements recevant
−− le volume est isolé des autres parties du bâtiment conformément aux du public.
dispositions visant le cloisonnement traditionnel ;
−− aucun local à risques particuliers ne doit être en communication avec ce
volume.

4.3 Atriums, patios Y6


Les atriums, patios et les puits de lumière doivent être réalisés conformé-
ment aux prescriptions de l’instruction technique n° 263.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
365
Dispositions particulières - Musées (type Y)

4.4 Isolement interne Y6


En aggravation des dispositions visant le cloisonnement traditionnel, les
locaux et les dégagements accessibles au public doivent être isolés des
locaux à risques courants et des dégagements, non accessibles au public,
par des parois CF ½ h et des blocs portes PF de même degré, munis de
ferme-porte.

5. Classement des locaux


Y8

En application des dispositions générales, sont classés :

5.1 Locaux à risques importants Y 8 §a


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− Les réserves d’œuvres d’art, de collections, de documents et autres


objets combustibles ;
−− les ateliers de restauration ;
−− les locaux d’archives ;
−− les locaux d’emballages et de manipulation de déchets ;
−− les ateliers d’entretien et de réparation.

5.2 Locaux à risques moyens Y 8 §b


−− Les ateliers photographiques ;
−− les locaux contenant au moins 150 l de liquides inflammables (ou assimilés).

6. Dégagements
Y9

6.1 Escaliers rampes Y 9 §1 et 2


En dérogation aux dispositions générales visant la conception des escaliers,
les escaliers et les rampes non protégés desservant des salles en sous-sol
peuvent se prolonger dans les étages. Dans ce cas, des dispositions
particulières devront être mises en œuvre pour empêcher l’évacuation
du public vers le sous-sol (dissociation des volées d’escaliers, portillon,
aménagement architectural).
En dérogation aux dispositions générales visant les distances maximales à
parcourir pour atteindre les escaliers et à celles relatives à leur protection,
dans les établissements comportant plus d’un étage sur rez-de-chaussée,
plusieurs escaliers protégés avec un minimum de deux doivent être
implantés de façon que, de tout point d’un niveau, le public n’ait pas à
parcourir plus de 40 m pour y parvenir. La protection des autres escaliers
(ou des rampes) n’est pas exigée et ces dégagements sont considérés
comme normaux.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
366
Dispositions particulières - Musées (type Y)

6.2 Largeur des escaliers Y 9 §3


Sous réserve que le nombre total d’unités de passage exigible soit
respecté, les escaliers protégés peuvent avoir une largeur de deux unités
de passage seulement sur toute leur hauteur.

7. Aménagement intérieur,
décoration et mobilier
Y 10 et Y 12

7.1 Dispositions générales Y 10


En dérogation aux dispositions générales visant l’aménagement, les œuvres
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

et éléments constituant des ensembles destinés à être montrés au public,


autres que les éléments de présentation ou servant au décor, peuvent être
exposés sans exigence de réaction au feu.

7.2 Vélums Y 11
En application des dispositions visant les éléments de décoration flottants
à l’intérieur des locaux et dégagements, les vélums d’allure horizontale
peuvent être autorisés sous réserve :
−− qu’ils soient réalisés en matériaux de catégorie M1 ;
−− que leur superficie ne dépasse pas 800 m2.
Ils doivent, en outre, être soumis à un dépoussiérage annuel et ne pas faire
obstacle au bon fonctionnement de l’installation de désenfumage ni à celle
de détection, lorsque cette dernière est imposée.

Attention !
La preuve du classement à la réaction au feu (M1) exigée ci-dessus doit être apportée :
• soit par identification placée en lisière du tissu si le traitement est effectué en usine ou en atelier ;
• soit par un tampon ou un sceau directement posé sur le tissu si le traitement est effectué in situ.
Cette identification doit être :
• soit le marquage de qualité d’un organisme certificateur ;
• soit l’identification apposée par le fabricant donnant en clair (éventuellement en abrégé ou en code) :
- le nom du fabricant,
- le nom de la fibre utilisée,
- la référence du produit à l’ignifugation,
- le classement en réaction au feu obtenu après essais effectués par un laboratoire agréé ;
• soit une identification apposée par l’applicateur donnant en clair (éventuellement en abrégé ou en code) :
- le nom de l’applicateur ;
- la référence du produit d’ignifugation employé ;
- une identification du lot de traitement ou date d’application si le traitement est effectué sur un tissu posé ;
- le classement en réaction au feu obtenu après essais effectués par un laboratoire agréé.
Dans tous les cas ces informations doivent être reportées sur les factures et les éventuels certificats d’ignifugation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
367
Dispositions particulières - Musées (type Y)

7.3 Flammes nues Y 12


Il est interdit d’utiliser les flammes nues telles que chandelles, bougies, feu
de bengale, etc., dans les salles d’exposition et autres locaux accessibles
au public.

8. Désenfumage
Y 13 et Y 14

8.1 Généralités Y 13
Les établissements du type Y sont de la classe 1 pour la détermination du
cœfficient α au sens de l’annexe de l’instruction technique n° 246.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

8.2 Cas de plusieurs niveaux en communication


Y 14

Dans le cas de la réunion de plusieurs niveaux, ceux-ci sont désenfumés


comme un volume unique, dans les conditions définies soit par l’instruction
technique n° 246, soit par l’instruction technique n° 263.

9. Éclairage
Y 17

Les établissements doivent être équipés d’un éclairage de sécurité répondant


aux dispositions générales du Règlement de sécurité.

10. Chauffage, ventilation


et conditionnement d’air
Y 15

Les systèmes de chauffage et de ventilation installés conformément aux


dispositions générales du Règlement de sécurité sont autorisés.
Les appareils de production-émission électriques ou à combustible gazeux
installés conformément aux dispositions générales relatives à ces équipements
sont autorisés.
Les appareils à effet décoratif de combustion utilisant des combustibles
gazeux et répondant aux dispositions prévues pour ce type d’appareils
sont autorisés.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
368
Dispositions particulières - Musées (type Y)

11. Moyens de secours


Y 18 à Y 22

11.1 Service de sécurité incendie :


généralités, missions Y 19
En application des dispositions générales visant la composition du service,
un service de sécurité incendie, assuré par des agents de sécurité incendie,
peut être imposé par la commission de sécurité dans les établissements où
l’effectif du public reçu est supérieur à 4 000 personnes.
Des employés, spécialement désignés, doivent être entraînés à la mise en
œuvre de moyens de secours dans les établissements ne possédant pas de
service de sécurité incendie.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

11.2 Moyens d’extinction Y 18


La défense contre l’incendie doit être assurée :
−− par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, judicieu-
sement répartis, avec un minimum d’un appareil par 200 m² et par niveau ;
−− par des extincteurs appropriés aux risques particuliers ;
En aggravation des dispositions générales visant les colonnes sèches, une
colonne sèche doit être installée dans les escaliers protégés si le dernier
niveau accessible au public est à plus de 18 m du niveau d’accès des engins
des sapeurs-pompiers.

11.3 Système de sécurité incendie Y 20


Dans les établissements de 1re et 2e catégories, une installation partielle
de détection automatique d’incendie peut être imposée, après avis de la
commission de sécurité, pour certaines zones accessibles ou non au public
et présentant des risques spéciaux d’incendie.

11.4 Système d’alarme Y 21


−− Les établissements de 1re catégorie doivent être pourvus d’un équipement
d’alarme du type 2 a.
−− Les autres établissements doivent être pourvus d’un équipement
d’alarme du type 4.
−− En outre, les établissements de 1re catégorie doivent être pourvus d’une
installation de sonorisation permettant une diffusion phonique de
l’alarme.

11.5 Système d’alerte Y 22


En application des dispositions générales visant les équipements d’alerte,
la liaison avec les sapeurs-pompiers doit être réalisée par avertisseur privé,
ou par ligne téléphonique directe, dans les établissements pourvus d’un
service de sécurité incendie.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

DANS LES ERP


MISE EN SÉCURITÉ INCENDIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de la sécurité dans les ERP


Les principes fondamentaux
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
373
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Les principes fondamentaux de la sécurité dans les ERP 

Le Code de la construction et de l’habitation définit les mesures fonda-


mentales de la sécurité incendie qui sont expliquées par le Règlement de
sécurité :
−− des mesures particulières doivent être définies dès la présence dans
l’établissement d’un certain nombre de personnes handicapées circulant
en fauteuil roulant ;
−− la construction doit permettre l’évacuation rapide et en bon ordre de la
totalité de ses occupants ;
−− des façades accessibles doivent exister en nombre suffisant pour
permettre l’évacuation du public et la mise en œuvre des moyens de
secours ;
−− le comportement au feu des matériaux doit être adapté aux risques
(réaction au feu, résistance au feu, toxicité) ;
−− l’aménagement des locaux et l’isolement entre eux ne doivent pas faire
courir de risques aux occupants et aux voisins ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− les sorties et les dégagements intérieurs qui y conduisent doivent être


suffisamment nombreux et bien répartis pour assurer l’évacuation rapide
et sûre des occupants. Il doit y avoir au minimum deux sorties ;
−− l’éclairage doit être électrique. Il doit toujours être secouru par un éclai-
rage de sécurité pour faciliter l’évacuation des occupants ;
−− la présence de matières dangereuses, explosives, toxiques, de liquides
particulièrement inflammables et/ou inflammables de 1re catégorie doit
être exclue ;
−− les installations techniques doivent être sûres et ne pas créer de risques
pour le public ;
−− l’établissement doit être doté de moyens d’alarme, d’alerte, d’un service
de surveillance et de moyens de secours adaptés aux risques.
Le Règlement de sécurité (arrêté du 25 juin 1980 modifié) indique comment
respecter l’ensemble des principes énoncés ci-dessus.
Il se base principalement sur cinq critères qui déterminent la sévérité des
mesures à appliquer :
−− le type d’exploitation ;
−− la catégorie, liée à l’effectif du public recevable et à celui du personnel ;
−− la hauteur du plancher bas du dernier niveau accessible au public ;
−− la présence de locaux à sommeil ;
−− la présence d’un nombre important de personnes handicapées circulant
en fauteuil roulant.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

en général la mise en sécurité


Dispositions sur lesquelles portera
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
377
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Dispositions sur lesquelles portera en général la mise en sécurité

1. Le classement des établissements


Pour permettre au Règlement de sécurité de proportionner les mesures de
prévention et de sauvegarde aux risques réels des divers établissements,
le CCH prévoit un double classement des ERP :
• en types, selon la nature de l’exploitation soumis :
-- à des dispositions générales communes,
-- et à des dispositions particulières propres à chaque type d’exploitation ;
• en catégories, selon l’effectif du public et du personnel1 déterminé
suivant des règles précisées pour chaque type.

2. La conception et la desserte
des établissements
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Selon la distribution intérieure choisie et la hauteur du plancher bas du


dernier niveau accessible au public, l’ERP doit être desservi par des voies
engins, des voies échelles ou des espaces libres.

Tableau 1 : Résumé des différents cas de figure


Remarque
Hauteur h du plancher
Les emplacements de la bas du dernier niveau h≤8m 8 m < h ≤ 28 m
chaussée prévus pour le accessible au public
stationnement des véhicules
(matérialisation au sol) ne Cloisonnement Voie engins ou
Voie échelles
sont pas considérés comme traditionnel espaces libres
utilisables par les engins de
secours et de lutte contre Espaces libres
Espaces libres ou
l’incendie. Secteurs (caractéristiques
voie engins
voie échelles)

Voie engins ou
Compartiments Voie échelles
espaces libres

Les caractéristiques de ces voies sont données par le Règlement de sécurité.


L’espace libre peut compenser une mauvaise accessibilité.

1 Pour les quatre premières catégories seulement. Dans la 5e catégorie (petits établissements), il n’est pas tenu compte
de l’effectif du personnel pour le classement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
378
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Dispositions sur lesquelles portera en général la mise en sécurité

3. L’isolement par rapport aux tiers


L’isolement des ERP par rapport aux tiers dépend directement du risque
existant dans les établissements.
D’autres critères comme la hauteur du bâtiment ou la présence de locaux
à sommeil interviennent.

3.1 Isolement latéral entre ERP et tiers contigus


En règle générale : paroi CF 2 h (degré porté à 3 h si risques particuliers).

3.2 Isolement entre ERP et bâtiment


situé en vis-à-vis
• Si l’aire libre entre bâtiments est inférieure à 8 m : une des deux façades
PF 1 h avec des baies PF 1/2 h.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• Si des locaux à sommeil se trouvent au-dessus du premier étage : une


façade CF 1 h avec des baies PF 1/2 h.
• Si l’aire libre entre les deux bâtiments est comprise entre 4 et 8 m et si la
hauteur du plancher bas du dernier niveau est inférieure à 8 m et s’il n’y a
pas de locaux à sommeil au-dessus du premier étage : aucune exigence
de résistance au feu n’est demandée aux façades.

3.3 Isolement dans un même bâtiment


entre ERP et tiers
• Si la hauteur du plancher bas du dernier niveau accessible au public ≤ 8 m :
-- planchers CF 1 h si ERP et tiers à risques courants ;
-- planchers CF 2 h si celui en partie inférieure est à risques particuliers.
• Si la hauteur du plancher bas du dernier niveau accessible au public > 8 m :
-- planchers CF 2 h si ERP et tiers à risques courants ;
-- planchers CF 3 h si celui en partie inférieure est à risques particuliers.

4. La résistance au feu des structures


La résistance au feu des éléments porteurs et des planchers est définie Remarque
selon les critères suivants : Un ERP peut être installé dans un
−− l’établissement occupe entièrement ou partiellement le bâtiment ; bâtiment à occupations multiples
uniquement lorsque les éléments
−− la catégorie de l’établissement ; principaux de la structure de la
−− la hauteur du plancher bas du dernier niveau accessible au public ; partie du bâtiment située sous le
−− la différence de hauteur entre les niveaux extrêmes accessibles au public. plancher d’isolement séparant
l’établissement d’un tiers ont
L’exigence de résistance au feu a pour but d’offrir un délai suffisant pour un degré minimal de stabilité
évacuer le public et non d’assurer la sauvegarde de l’immeuble. au feu égal au degré coupe-feu
de ce plancher.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
379
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Dispositions sur lesquelles portera en général la mise en sécurité

Tableau 2 : Résumé des exigences réglementaires

Établissement occupant Établissement occupant Catégorie de


Résistance au feu
entièrement le bâtiment partiellement le bâtiment l’établissement

Établissement Structures SF 1/2 h


Simple rez-de-chaussée Toutes catégories
à 1 seul niveau Planchers CF 1/2 h

Différence de hauteur 2e catégorie Structures SF 1/2 h


Plancher bas du niveau le plus entre les niveaux extrêmes de 3e catégorie Planchers CF 1/2 h
haut situé au plus à 8 m du sol l’établissement inférieure 4e catégorie Structures SF 1 h
ou égale à 8 m 1re catégorie Planchers CF 1 h

Différence de hauteur 2e catégorie Structures SF 1 h


Plancher bas du niveau le plus
entre les niveaux extrêmes de 3e catégorie Planchers CF 1 h
haut situé à plus de 8 m et
l’établissement supérieure à 4e catégorie Structures SF 1 h 1/2
jusqu’à 28 m, y compris
8m 1re catégorie Planchers CF 1 h 1/2

5. La distribution intérieure
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

La conception et la desserte des ERP sont étroitement liées et doivent


permettre en cas de sinistre :
−− l’évacuation du public ;
−− l’intervention des secours ;
−− la limitation de la propagation de l’incendie dans le bâtiment.
Laissée au choix du maître d’ouvrage, la distribution intérieure s’obtient par :
−− le cloisonnement traditionnel ;
−− la création de secteurs associés aux espaces libres et complémentaires
du cloisonnement traditionnel ;
−− la création de compartiments.
L’annexe A6 détaille les principes du cloisonnement.

6. Le classement des locaux


Connaître les locaux à risques permet de les isoler par rapport aux autres
parties du bâtiment.
Selon les risques qu’ils présentent les locaux sont classés :
−− à risques particuliers dont ceux à risques importants et ceux à risques
moyens ;
−− à risques courants auxquels sont assimilés les logements du personnel
situés dans l’établissement.
Cette classification détermine les conditions d’isolement.
Seul l’isolement des locaux à risques courants et des logements du
personnel est fonction de la stabilité de la structure et de la conception de
la distribution intérieure retenue.
La liste des locaux à risques importants et à risques moyens est rappelée
en annexe A7.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
380
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Dispositions sur lesquelles portera en général la mise en sécurité

7. Les conduits et les gaines


Les risques de propagation créés par le passage de conduits à travers les
parois horizontales ou verticales résistant au feu doivent être limités.
Les dispositions prévues diffèrent selon le diamètre du conduit, la nature
des locaux, les fluides (désenfumage, chauffage, gaz, électricité).
Elles s’appliquent :
−− à la traversée des planchers entre niveaux ;
−− aux parois des locaux à risques importants ;
−− aux parois d’isolement entre secteurs ou compartiments ;
−− aux parois des locaux à sommeil ;
−− aux parois de recoupement des circulations ;
−− aux parois d’isolement avec un tiers.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

8. Les dégagements
Le terme dégagement désigne toute partie de la construction permettant
d’évacuer les occupants : porte, sortie, issue, circulation horizontale, zone
de circulation, escalier, couloir, rampe.
Tous les cheminements d’évacuation horizontaux et verticaux doivent être
protégés pour rester praticables en cas d’incendie. Les occupants peuvent
ainsi gagner l’extérieur ou une zone spécialement protégée à l’intérieur du
bâtiment.
Le nombre et la largeur des dégagements d’un ERP sont déterminés par
l’effectif théorique du public et du personnel (voir annexe A8).

9. Les sorties, les portes, les escaliers


Les sorties réglementaires de l’établissement, des niveaux, des secteurs,
des compartiments et des locaux doivent être judicieusement réparties
pour assurer une rapide évacuation des occupants et éviter que plusieurs
sorties soient soumises en même temps aux effets du sinistre.
Le règlement fixe les distances maximales que le public doit parcourir, en
rez-de-chaussée, en étage ou en sous-sol à partir d’un point quelconque
d’un local pour atteindre une sortie donnant sur l’extérieur ou un dégage-
ment protégé menant à l’extérieur (voir annexe A9).

10. L’aménagement intérieur, la décoration


et le mobilier
Les règles d’aménagement ont pour but d’éviter le développement rapide
d’un incendie dans un local ou un dégagement accessible au public. Elles
impliquent donc une exigence de réaction au feu des matériaux.
Cette exigence est modulée pour les revêtements en fonction de leur position
dans le local ou le dégagement (plafonds, parois verticales, sols) ou du lieu
considéré (local, dégagement horizontal, escalier encloisonné).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
381
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Dispositions sur lesquelles portera en général la mise en sécurité

11. Le désenfumage
Le désenfumage a pour objet d’extraire des locaux incendiés une partie
des fumées et des gaz de combustion afin de :
−− rendre praticables les cheminements utilisés pour l’évacuation du public
et l’intervention des secours ;
Remarque
Les locaux transformateurs −− limiter la propagation de l’incendie en évacuant vers l’extérieur chaleur,
ne doivent pas avoir de gaz et imbrûlés.
communication directe avec Le désenfumage peut être naturel ou mécanique.
les locaux et dégagements
En règle générale le désenfumage concerne :
accessibles au public et leur
accès doit être réservé à • les escaliers ;
des personnes qualifiées. Ils • les circulations horizontales lorsqu’elles :
doivent en outre répondre aux
-- desservent des locaux réservés au sommeil,
dispositions relatives aux locaux
à risque important (plancher -- desservent en sous-sol des locaux accessibles au public,
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

haut et parois verticales CF 2 h -- sont aménagées dans un bâtiment qui reçoit un effectif de personnes
et dispositifs de communication handicapées circulant en fauteuil roulant supérieur au seuil fixé par le
avec les autres locaux CF 1 h).
Règlement de sécurité ;
L’ouverture des portes se fait
vers la sortie et les portes sont • les locaux de plus de 300 m2 en étage ou au rez-de-chaussée ou de plus
équipées de ferme-portes. de 100 m2 en sous-sol.

12. Les sources énergétiques


Les différentes sources énergétiques autorisées dans les ERP sont :
• les combustibles liquides :
-- liquides inflammables de deuxième catégorie,
-- liquides peu inflammables (fuel et mazout lourds) ;
• le butane commercial ou le propane commercial en phase liquide ;
• l’électricité ;
• les combustibles solides.
Les installations doivent répondre aux règles qui leur sont propres et aux
dispositions du Règlement de sécurité.

13. Les installations électriques


Les installations électriques sont à classer en deux catégories : les installations
normales et les installations de sécurité mises en service pour assurer et
faciliter l’évacuation du public.
Elles doivent être toutes les deux conformes aux normes françaises ou
européennes et réalisées avec des canalisations résistantes au feu ou non-
propagatrices de la flamme.
Les traversées de parois par des canalisations électriques doivent être
obturées de telle manière qu’elles ne diminuent pas le degré coupe-feu de
la paroi traversée.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
382
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Dispositions sur lesquelles portera en général la mise en sécurité

Dans les locaux et dégagements accessibles au public, la plus grande


tension existante en régime normal ne doit pas être supérieure au domaine
de la basse tension, sauf pour des applications déterminées telles que :
appareils audiovisuels, lampes à décharge, électricité médicale...
Ces locaux et dégagements doivent comporter :
−− des dispositifs nécessaires à la mise hors tension de l’installation
électrique (arrêts d’urgence) faciles à atteindre. Ces dispositifs doivent
être inaccessibles au public ;
−− des moyens de secours : extincteur CO2, poudre ABC, halons ou autres
gaz, réserve de sable avec pelle ;
−− un éclairage de sécurité ;
−− un bloc autonome portable d’intervention.

14. L’éclairage
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

L’éclairage a pour buts :


−− de faciliter la circulation ;
−− de permettre l’évacuation sûre et facile du public ;
−− d’effectuer les manœuvres intéressant la sécurité.
Pour cela, il existe (voir annexe A10) :
−− l’éclairage normal ;
−− l’éclairage de sécurité ;
−− éventuellement l’éclairage de remplacement.
Les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP indiquent la
manière dont ils doivent être réalisés.

15. Les installations de gaz combustibles


et hydrocarbures liquéfiés
Les règles d’implantation des différents stockages (extérieur, intérieur ou en
niche) sont précisées dans le Règlement de sécurité.

16. Le chauffage, la ventilation


et le conditionnement d’air
Les articles CH du Règlement de sécurité s’appliquent aux installations de
chauffage, de ventilation, de réfrigération, de conditionnement d’air, de
production et de distribution de vapeur ou d’eau chaude dans les locaux
accessibles ou non au public.
Les règles de sécurité s’appliquent en fonction du combustible utilisé et
selon la puissance cumulée des appareils composant l’installation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
383
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Dispositions sur lesquelles portera en général la mise en sécurité

Moyens de lutte contre l’incendie


−− Chaufferies de puissance comprise entre 20 et 70 kW : un extincteur
portatif approprié aux risques ;
−− chaufferies de plus de 70 kW : un extincteur approprié pour les chauf-
feries gaz, deux ou quatre extincteurs et dépôt de sable pour les
chaufferies à combustible liquide.

17. Les ascenseurs

17.1 Normes
Les installations d’ascenseurs doivent être conformes aux normes françaises
ou européennes les concernant.
Le local machinerie d’ascenseur est considéré comme étant risques moyens.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Il doit être ventilé directement sur l’extérieur ou au moyen d’un conduit. Il


doit comporter le moins de communication possible avec la gaine.
Dès que la température du local dépasse 40 °C, un dispositif doit arrêter
automatiquement la cabine et mettre en route la ventilation du local
(20 volumes/heure).
Les portes palières de la cabine doivent déboucher sur des espaces acces-
sibles au public.
Les parois des gaines sont en matériaux de catégorie M0, les parois de la
cabine en matériaux M3 et le plancher en matériaux M4.

17.2 Dispositifs de secours


Les ascenseurs pouvant recevoir plus de huit personnes sont munis :
−− d’une trappe de secours ;
−− d’une échelle métallique permettant d’atteindre le toit de la cabine en
cas d’arrêt accidentel ;
−− d’une deuxième échelle entreposée sur un palier ou dans la machinerie
ascenseur.
L’alarme doit pouvoir être déclenchée depuis l’intérieur de la cabine.
Certains types d’établissements peuvent être dotés d’ascenseurs prioritaires
pour les sapeurs-pompiers.
Les ascenseurs ne sont pas considérés comme un moyen d’évacuation en
cas d’alarme dans l’établissement, sauf pour les exceptions suivantes :

„„ Ascenseurs destinés à l’évacuation des handicapés physiques


Quand le nombre de handicapés dépasse la limite fixée par le Règlement
de sécurité, les ascenseurs sont considérés comme leur moyen d’évacuation.
Celle-ci s’effectue à partir d’un local refuge (également appelé local
d’attente) qui doit posséder les caractéristiques suivantes :
• superficie :
-- calculée pour recevoir tous les handicapés du niveau,
-- augmentée si le local donne accès à l’escalier,
-- réduite si le niveau est divisé en plusieurs parties communiquant entre
elles par l’intermédiaire du local refuge ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
384
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Dispositions sur lesquelles portera en général la mise en sécurité

• résistance au feu :
parois de même degré coupe-feu que les planchers ;
• réaction au feu :
revêtements M1 pour les parois verticales et les plafonds, M3 pour le sol.

„„ Systèmes permettant de communiquer avec le concierge ou le gardien


Ascenseurs eux-mêmes secourus électriquement et cabines équipées d’un
dispositif de commande accompagnée fonctionnant à l’aide d’une clé.

18. Les grandes cuisines


Sont considérées comme locaux grandes cuisines, les installations totali-
sant plus de 20 kW de puissance de cuisson.
Ce sont des locaux à risques moyens qui peuvent être :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− isolés de la salle de restauration ;


−− intégrés à la salle de restauration.
Dans ce dernier cas, la cuisine doit être :
−− mise en dépression par rapport à la salle du restaurant ;
−− désenfumée mécaniquement par un ventilateur supportant 400 °C une
heure ;
−− séparée de la salle de restaurant par un écran de cantonnement des
fumées.

19. Les moyens de secours


Les moyens de secours ont été décrits précédemment.
Ils doivent être en adéquation avec les risques à combattre, conformément
aux dispositions générales du Règlement de sécurité ainsi qu’aux dispositions
particulières propres à chaque type d’établissement.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de l’établissement
Analyse des risques réels
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
387
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Analyse des risques réels de l'établissement

Le niveau de risque et les dangers propres aux ERP dépendent de différents


critères.
Une échelle de dangerosité peut aussi se dresser selon les critères suivants :
• le type de population :
valides, handicapés, alités, jeunes ;
• les horaires de fonctionnement :
-- de nuit : hôtel, hôpital, internat, dancing, spectacles… ;
-- 24/24 h : hôtel, hôpital, etc. ;
-- de jour : magasin, enseignement sans internat, bureaux ;
• le fort potentiel calorifique de certains établissements :
-- magasins de vente ;
-- halls d’exposition ;
-- musées ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

• le nombre de niveaux :
exemples de cas aggravants :
-- centre commercial sur 2 ou 3 niveaux en communication ;
-- grands magasins sur plusieurs niveaux ;
-- activité en sous-sol (niveau d’enfouissement) ;
• les dispositions architecturales particulières :
exemples de cas aggravants :
-- grand volume libre ;
-- atriums (ou « vides » intérieurs) ;
-- nombreux dispositifs mobiles ;
-- gigantisme ;
-- architecture compliquée ;
• l’implantation :
-- zones urbaine, rurale, montagne ;
-- voies à grande circulation ;
• les conditions d’intervention :
-- nature des façades, mode d’ouverture et dimensions des fenêtres ;
-- difficultés d’accès (cœur d’îlot) ;
-- possibilités de mise en œuvre des échelles ;

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
388
 Mise en sécurité incendie dans les ERP - Analyse des risques réels de l'établissement

• les possibilités d’évacuation :


elles constituent un critère important pour la protection des personnes :
-- adéquation des sorties en nombre et en largeur par rapport aux effectifs ;
-- qualité des cheminements jusqu’à la voie publique ;
-- disposition judicieuse des dégagements ;
-- qualité et protection des escaliers ;
-- conditions de désenfumage : locaux, circulations, escaliers ;
• les moyens de secours existants :
-- fiabilité de l’équipement d’alarme ;
-- présence d’un service de sécurité ;
-- présence ou non de systèmes automatiques de détection incendie,
d’extinction, de mise en sécurité incendie.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

de mise en sécurité
Étude des solutions techniques
PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
391
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Étude des solutions techniques de mise en sécurité

1. Mesures basées
sur les textes réglementaires

1.1 Évacuation
L’amélioration des conditions d’évacuation est prioritaire.
L’adéquation des dégagements aux effectifs est un élément de sécurité
fondamental.
Selon les possibilités du bâtiment, les axes d’amélioration portent notam-
ment sur les distances à parcourir pour atteindre une issue ou un escalier
protégé et l’élimination des circulations en cul-de-sac.
Les escaliers doivent être reliés entre eux par des circulations et les circulations
entre elles afin de disposer d’un choix de dégagements et d’itinéraires lors
de l’évacuation.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Le balisage des dégagements et l’éclairage de sécurité (ambiance et


balisage) doivent être de niveau suffisant et convenablement disposés.
Le signal sonore d’alarme doit être audible dans l’ensemble de l’établisse-
ment.
Pour l’évacuation générale, une seule zone d’alarme est à prévoir, sauf cas
particulier.
Les établissements hospitaliers doivent être équipés d’une alarme générale
« sélective » destinée à prévenir le seul personnel de l’établissement.

1.2 Limiter la propagation


La bonne obturation des trous, trémies, passage de câbles, doit être
assurée et vérifiée après tous travaux.
Les gaines techniques doivent être obturées au droit des planchers.
Les escaliers protégés ne doivent comporter aucune installation, à l’excep-
tion de celles qui leur sont propres et des colonnes sèches.
Les circulations de grande longueur sont à recouper.

1.3 Isoler les locaux à risques


Les dispositions de sécurité particulières à chaque type d’ERP précisent et
classent les locaux selon leur dangerosité.
Lorsque des sas sont exigés et que leur création n’est pas techniquement
possible, des portes CF assurant le même degré d’isolement peuvent être
envisagées.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
392
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Étude des solutions techniques de mise en sécurité

1.4 Rénover les moyens de secours


S’il est relativement aisé de remplacer les moyens d’extinction, il est plus
difficile de mettre en œuvre, de façon cohérente, les systèmes de sécurité
incendie (au sens des normes actuelles) prévus par la réglementation
s’appliquant aux constructions neuves.
Selon le cas, le remplacement de tout ou partie de l’installation peut
présenter des garanties suffisantes de bon fonctionnement.
L’installation d’un système de désenfumage nécessite une étude complète
quant à la faisabilité (percements de plancher, modifications d’ouvrants...).

2. Recherche de solutions compensatoires


Différentes mesures compensatoires sont présentées ci-dessous selon les
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

critères de priorité et d’efficacité décroissantes :


−− la création de dégagements supplémentaires ou plus importants ;
−− l’installation d’un réseau fixe d’extinction automatique ;
−− la mise en place d’un service de sécurité ;
−− la limitation de l’effectif du public reçu ;
−− l’utilisation de matériaux ayant un meilleur comportement au feu ;
−− la limitation volontaire de la charge calorifique et fumigène (engagement
écrit de l’exploitant) ;
−− toute disposition permettant de ralentir la propagation du feu ;
−− toute disposition permettant de diminuer les délais d’alarme générale
et d’évacuation.

2.1 Les dégagements


L’amélioration la plus sensible en ERP consiste à créer, chaque fois que
possible, des dégagements excédentaires en nombre et en largeur.
Une majoration de 30 % constitue une base à partir de laquelle des adap-
tations et/ou « dérogations » peuvent être envisagées.

2.2 La détection incendie


La généralisation de la détection, lorsqu’elle n’est pas imposée ou lorsque
son installation peut n’être que partielle, constitue une mesure générale-
ment bien accueillie.
Outre les asservissements qu’elle peut mettre en œuvre par l’intermédiaire
d’un centralisateur de mise en sécurité (CMSI), sa fonction essentielle est
d’actionner automatiquement l’équipement d’alarme et de provoquer une
évacuation rapide de l’ensemble de l’établissement.
Cette installation implique la création d’un service de sécurité capable
d’exploiter en permanence le système de sécurité incendie (SSI).

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Exemples de mise en sécurité


PARTIE
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
395
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité

1. Premier exemple : travaux effectués


sur un établissement scolaire de type R
existant (voir figures 1 et 2)

„„ Description sommaire du bâtiment


Bâtiment en forme de L construit dans les années 1950.

„„ Rappel des principaux textes applicables


−− Au moment de la construction du bâtiment : décret 54 du 7 février 1941
relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments ou locaux recevant
du public ;
−− actuellement, arrêté du 25 juin 1980 complété par arrêté du 4 juin 1982,
dispositions particulières pour le type R modifié le 13 janvier 2004.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

„„ Classement actuel
−− Détermination de l’effectif sur déclaration du directeur d’établissement :
1067 personnes ;
−− classement type R avec activités X de 2e catégorie.

„„ Historique du bâtiment
Travaux, agrandissement, transformations suite à un diagnostic et évolution
de l’enseignement pratiqué dans les locaux, une restructuration avec
extension est prévue (restructuration complète).

„„ Demandes administratives
−− Dossiers déposés en mairie en 2000 ;
−− visites de la commission de sécurité le 22 novembre 1995 et 18 novembre
1998.

„„ Diagnostic de l’existant (application du diagnostic simplifié)


−− Absence de voie stabilisée côté façade accessible ;
−− fenêtres à guillotine ne présentant pas les caractéristiques de baies
accessibles ;
−− distribution intérieure par cloisons maçonnées et vitrage ;
−− absence d’isolement des locaux à risques ;
−− existence de culs-de-sac ;
−− absence de désenfumage des dégagements.

„„ Analyse des risques réels


Présence de gaz dans l’établissement.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
396
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité

„„ Proposition de mise en sécurité


−− Accessibilité : création de baies pompiers et d’une voie stabilisée ;
−− isolement des locaux à risques ;
−− cloisonnement et désenfumage des circulations ;
−− protection des escaliers ;
−− recoupement des circulations.

„„ Hiérarchisation des mesures à prendre


Restructuration complète.

2. Deuxième exemple : type R,


établissement scolaire (voir figures 3 et 4)
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

„„ Description sommaire du bâtiment


Bâtiment (R + 2) construit en 1978.

„„ Rappel des principaux textes applicables


−− Au moment de la construction du bâtiment : arrêté du 23 mars 1965 ;
−− actuellement : arrêté du 25 juin 1980 complété par l’arrêté du 4 juin 1982
approuvant les dispositions particulières pour le type R 3e catégorie.

„„ Classement actuel
−− Détermination de l’effectif : 630 personnes (déclaration du chef d’éta-
blissement) ;
−− classement : type R 3e catégorie.

„„ Historique du bâtiment
Suite à l’avis défavorable pour la poursuite des activités dans le bâtiment
émis par la commission de sécurité, il a été décidé une mise en sécurité de
l’ensemble des locaux.

„„ Diagnostic de l’existant (application du diagnostic simplifié)


−− Absence d’isolement des locaux à risques ;
−− présence d’un important potentiel calorifique dans les circulations
(armoires, stockages divers) ;
−− non-recoupement des circulations horizontales ;
−− absence de deuxième sortie pour les locaux recevant plus de 19
personnes ;
−− escaliers non encloisonnés ;
−− escaliers non désenfumés.

„„ Analyse des risques réels


Installation électrique vétuste (risques de déclenchement de sinistre).

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
397
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité

„„ Proposition de mise en sécurité


−− Isolement des locaux à risques ;
−− suppression du potentiel calorifique dans les circulations horizontales ;
−− création d’une deuxième sortie pour les salles de classes recevant plus
de 19 élèves ;
−− protection des escaliers ;
−− désenfumage des escaliers (commande située au niveau d’accès des
secours) ;
−− recoupement des circulations horizontales.

„„ Hiérarchisation des mesures à prendre


Restructuration complète.

3. Troisième exemple : type U,


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

établissement de soins (voir figures 5 et 6)

„„ Description sommaire du bâtiment


Bâtiment construit en 1979, en forme de T renversé, comprenant un RDC et
3e étages, en contiguïté avec un autre bâtiment (rééducation).
„„ Rappel des principaux textes applicables
−− Au moment de la construction du bâtiment : arrêté du 23 mars 1965 ;
−− actuellement : arrêté du 25 juin 1980 complété par l’arrêté du 10 décembre
2004 approuvant les dispositions particulières pour le type U.
„„ Classement actuel
−− Détermination de l’effectif : 425 personnes ;
−− classement : type U de 3e catégorie.
„„ Historique du bâtiment
Depuis sa construction, le bâtiment n’a pas fait l’objet de travaux relatifs à
la sécurité incendie. La plupart des investissements ont porté sur la mise en
place de matériels et d’appareillages médicaux très performants.
„„ Demandes administratives
Lors de sa dernière visite, la commission de sécurité a demandé un dossier
complet de mise en sécurité du bâtiment. Un diagnostic de sécurité
incendie a été demandé à un bureau d’étude.
„„ Diagnostic de l’existant (application du diagnostic simplifié)
−− Distribution intérieure : absence de zones ;
−− absence d’isolement des locaux à risques ;
−− absence de désenfumage des dégagements ;
−− non-recoupement des circulations horizontales ;
−− escaliers non encloisonnés et absence de désenfumage ;
−− absence de détection généralisée ;
−− absence d’isolement avec le bâtiment mitoyen ;
−− présence de verrous sur certaines portes.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
398
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité

„„ Analyse des risques réels


−− Installation électrique vétuste (risque de déclenchement) ;
−− absence de PV des matériaux utilisés dans l’aménagement (risque de
développement) ;
−− absence de recoupement, de clapets... (risque de propagation) ;
−− absence de détection généralisée et obsolescence de l’installation
existante (risques d’atteinte pour les personnes).
„„ Proposition de mise en sécurité
−− Isolement des locaux à risques ;
−− isolement avec le bâtiment adjacent sinon classement unique ;
−− cloisonnement et désenfumage des circulations ;
−− protection des escaliers (encloisonnement et désenfumage) ;
−− recoupement du bâtiment en zones ;
−− installation de la DAI ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− suppression des verrous sur les portes d’accès aux cages d’escaliers.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP


Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité

© CSTB
Figure 1 : Diagnostic portant sur un bâtiment d’enseignement type « R »
(3e étage)
399
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

400

© CSTB
La mise en sécurité incendie a porté sur les points suivants :
1 - Accessibilité par voie échelle stabilisée et baies pompiers
2 - Isolement des locaux à risques
3 - Cloisonnement et désenfumage des circulations horizontales
4 - Traitement des escaliers
5 - Suppression des culs-de-sac par regroupement des circulations

Figure 2 : Mise en sécurité portant sur le bâtiment d’enseignement type « R »


Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP

(3e étage)
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Local entretien (LRM) à isoler

Placards à
supprimer

Escalier à encloisonner
A créer

Recoupement de la circulation A créer Recoupement


circulation
Création d’un local photocopie
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP

isolé CF 1 h avec salle


Porte PF 1/2 h et CF 1 h avec circulation Porte palière ASC
à fermeture automatique à rendre CF 1/2 h
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité

Escalier à
encloisonner

Porte à rendre CF 1 h
Paroi à rendre CF 1 h Porte PF 1/2 h

Local archives (LRI) à isoler


parois CF 2 h

Escalier à encloisonner Photocopieuse + stockage


Portes à créer papier à supprimer

Figure 3 : Mise en sécurité d’un établissement de type « R »


(1er étage)

© CSTB
401
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

402

2e issue à créer

© CSTB
Désenfumage 1 m²
commande au RDC

Porte PF 1/2 h
à fermeture automatique

Porte PF 1/2 h
à fermeture automatique

2e issue à créer

Désenfumage 1 m²
commande au RDC

Figure 4 : Mise en sécurité d’un établissement de type « R »


(2e étage)
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

1 - À rendre CF 1 h
2 - À rendre PF 1/2 h + FP
3 - Vérifier respect norme
garde-corps (vitrage)
7 - À supprimer
9 - Porte à rendre CF 1/2 h + FP
11 - À rendre PF 1/2 h + FA + FP
+ va-et-vient
12 - Circulation à dégager
14 - À créer

sortie à aménager
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERPs

sas à créer
PF 1/2 h
2 UP
verrou à supprimer
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité

archives à
isoler CF 2 h +
sas CF 1 h
sas à créer ZD ZD
PF 1/2 h
grille de transfert
CF 2 h à prévoir

SSI à isoler
CF 1 h +
vitrage PF 1/2 h

© CSTB
Figure 5 : Mise en sécurité d’un établissement de soins type « U »
(rez-de-chaussée bas)
403
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

404


© CSTB
1 - À rendre CF 1 h
2 - À rendre PF 1/2 h + FP
3 - Vérifier respect norme
garde-corps (vitrage)
2 UP
4 - Cloison CF 1 h à créer
+ porte PF 1/2 h
7 - À supprimer
9 - Porte à rendre CF 1/2 h + FP
10 - Éléments vitrés - isolement
à restituer
11 - À rendre PF 1/2 h + FA + FP
+ va-et-vient
12 - Circulation à dégager ZD
2 UP

3 UP
Z2 (U10)
Z1 (U10)
Mise en sécurité incendie dans les ERP - Exemples de mise en sécurité
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP

Figure 6 : Mise en sécurité d’un établissement de soins type « U »


(3e étage)
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

ANNEXES
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERPs
407
Annexe A1 : Sommaire du règlement ERP

Annexe A1 – Sommaire
du règlement ERP
 èglement de sécurité contre les risques d’incendie
R
et de panique dans les ERP
Arrêté du 25 juin 1980 modifié – Sécurité incendie dans les ERP – Livre 1 :
Dispositions applicables à tous les établissements recevant du public –
Chapitre unique – Articles GN1 à GN14.
Arrêté du 25 juin 1980 modifié – Sécurité incendie dans les ERP – Livre 2 :
Dispositions applicables aux établissements des quatre premières catégories
– Titre 1 : Dispositions générales – Articles GE, CO, AM, DF, CH, GZ, EL, EC,
AS, GC, MS :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− Chapitre 1 Généralités – Articles GE1 à GE10.


−− Chapitre 2 Construction – Articles CO1 à CO61.
−− Chapitre 3 Aménagements intérieurs, décorations et mobilier – Articles
AM1 à AM20.
−− Chapitre 4 Désenfumage – Articles DF1 à DF10.
−− Chapitre 5 Chauffage, ventilation, réfrigération, climatisation, condition-
nement d’air et installation d’eau chaude sanitaire – Articles CH1 à CH58.
−− Chapitre 6 Installations de gaz combustibles et hydro-carbures liquéfiés
– Articles GZ1 à GZ30.
−− Chapitre 7 Installations électriques – Articles EL1 à EL23.
−− Chapitre 8 Éclairage – Articles EC1 à EC15.
−− Chapitre 9 Ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants –
Articles AS1 à AS11.
−− Chapitre 10 Installations d’appareils de cuisson destinés à la restauration
– Articles GC1 à GC22.
−− Chapitre 11 Moyens de secours contre l’incendie – Articles MS1 à MS75.
Arrêté du 25 juin 1980 modifié – Sécurité incendie dans les ERP – Livre 2 :
Dispositions applicables aux établissements des quatre premières catégories
– Titre 2 : Dispositions particulières – Articles J, L, M, N, O, P, R, S, T, U, V,
W, X, Y :
−− Chapitre 1 Etablissements du type L : salles à usage d’audition, de
conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples –
Articles L1 à L85.
−− Chapitre 2 Etablissements du type M : magasins de vente, centres
commerciaux – Articles M1 à M58.
−− Chapitre 3 Etablissements du type N : restaurants et débits de boissons
– Articles N1 à N20.
−− Chapitre 4 Etablissements du type O : hôtels et pensions de famille –
Articles O1 à O24.
−− Chapitre 5 Etablissements du type P : salles de danse et salles de jeux –
Articles P1 à P24.
−− Chapitre 6 Etablissements du type R : établissements d’éveil,

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
408
 Annexe A1 : Sommaire du règlement ERP

d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs


sans hébergement – Articles R1 à R33.
−− Chapitre 7 Etablissements du type S : bibliothèques, centres de docu-
mentation et de consultation d’archives – Articles S1 à S19.
−− Chapitre 8 Etablissements du type T : salles d’exposition – Articles T1
à T52.
−− Chapitre 9 Etablissements du type U : établissements de soins –
Articles U1 à U64.
−− Chapitre 10 Etablissements du type V : établissements de culte –
Articles V1 à V13.
−− Chapitre 11 Etablissements du type W : administrations, banques,
bureaux – Articles W1 à W16.
−− Chapitre 12 Etablissements du type X : établissements sportifs couverts
– Articles X1 à X27.
−− Chapitre 13 Etablissements du type Y : musées – Articles Y1 à Y22.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− Chapitre 14 Etablissements du type J : structures d’accueil pour


personnes âgées et personnes handicapées – Articles J1 à J40.
Arrêté du 25 juin 1980 modifié – Sécurité incendie dans les ERP –
Livre 3 : Dispositions applicables aux établissements de 5e catégorie –
Articles PE, PO, PU, PX :
−− Chapitres 1 à 3 – Articles PE1 à PE37.
−− Chapitre 4 Règles spécifiques aux hôtels – Articles PO1 à PO13.
−− Chapitre 5 Règles spécifiques aux petits établissements de soins –
Articles PU1 à PU6.
−− Chapitre 6 Règles spécifiques aux établissements sportifs – Article PX1.
Arrêté du 25 juin 1980 modifié – Sécurité incendie dans les ERP –
Livre 4 : Dispositions applicables aux établissements spéciaux – Articles PA,
CTS, SG, OA, REF, PS :
−− Chapitre 1 Etablissements du type PA : établissements de plein air –
Articles PA1 à PA14
−− Chapitre 2 Etablissements du type CTS : chapiteaux, tentes et structures
– Articles CTS1 à CTS81
−− Chapitre 3 Etablissements du type SG : structures gonflables –
Articles SG1 à SG25
−− Chapitre 4 Etablissements du type OA : hôtels-restaurants d’altitude –
Articles OA1 à OA29
−− Chapitre 5 Etablissements de type REF : refuges de montagne –
Articles REF1 à REF44
−− Chapitre 6 Etablissements de type PS : Parcs de stationnements couverts
– Articles PS1 à PS43

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERPs
409
Annexe A1 : Sommaire du règlement ERP

−− Chapitre 7 Etablissements de type GA : Gares accessibles au public –


articles GA1 à GA48.
À cela il convient d’ajouter des instructions techniques du ministre de
l’Intérieur (liste non exhaustive) :
−− Instruction technique n° 263 du 30 décembre 1994 modifiée relative à la
construction et au désenfumage des volumes libres intérieurs dans les
établissements recevant du public ;
−− Instruction technique n° 246 du 22 mars 2004 relative au désenfumage
dans les établissements recevant du public ;
−− Instruction technique n° 247 relative aux mécanismes de déclenchement
des dispositifs de fermeture résistant au feu et de désenfumage ;
−− Instruction technique n° 248 relative aux systèmes d’alarmes utilisés dans
les établissements recevant du public ;
−− Instruction technique n° 249 modifiée du 21 juin 1982 relative aux
façades ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− Instruction technique n° 250 relative au contrôle de la continuité des


communications radioélectriques dans les établissements recevant du
public ;
−− Instruction technique (arrêté du 30 décembre 2011) relative au désenfu-
mage dans les immeubles de grande hauteur.
Une réglementation spécifique relative aux établissements flottants (EF 1
à EF 18) :
−− Arrêté du 9 janvier 1990 (JO du 13 janvier 1990) relatif aux mesures de
sécurité applicables dans les établissements flottants ou bateaux station-
naires et les bateaux en stationnement sur les eaux intérieures recevant
du public.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
411
Annexe A2 : La sécurité incendie au CSTB – évaluation et expertise

Annexe A2 – La sécurité incendie


au CSTB – évaluation et expertise
Les acteurs de la construction sont tenus de respecter des mesures de protec-
tion en vue de réduire ou contenir les effets de l’incendie. Ces mesures de
prévention contre les incendies concernent tous les travaux, qu’ils portent
sur la création, l’aménagement ou la modification des bâtiments. Elles s’ap-
pliquent également à toutes les phases de la « vie » d’un établissement :
de la conception, en passant par la construction et jusqu’à l’exploitation.
Le CSTB, organisme agréé par le ministère de l’Intérieur, accompagne
les acteurs de la construction (maîtres d’ouvrages publics ou privés,
propriétaires ou exploitants, prescripteurs, industriels, entreprises) dans la
protection Incendie des bâtiments.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

1. Avis réglementaires

1.1 Réaction au feu


PV et rapports de classement au feu : délivrance, renouvellement, extension
Reconnaissance des essais
Avis sur étude

1.2 Propagation feu de façades


Appréciation de laboratoire au sens de l’IT n° 249 (ERP, habitation)
Visa de façade Immeuble de grande hauteur

1.3 Résistance au feu


PV et rapports de classement au feu : délivrance, reconduction, extension
Reconnaissance des essais
Avis de chantier
Appréciation de laboratoire
Avis sur étude

1.4 Protection au feu des isolants


Emploi des isolants dans une habitation
Emploi des isolants dans un Établissement recevant du public

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
412
 Annexe A2 : La sécurité incendie au CSTB – évaluation et expertise

2. Ouvertures réglementaires
La réglementation incendie offre la possibilité d’avoir recours à des solu-
tions alternatives à celles décrites dans la réglementation, sous réserve
d’atteindre des résultats équivalents.
Le recours à ces dispositifs ou dispositions constructives non prévues par
l’arrêté fait l’objet d’une demande d’agrément conjointe du ministère de
l’Intérieur et du ministère en charge de la Construction.

2.1 Pour les bâtiments d’habitation


Afin de faciliter la créativité architecturale et le recours aux innovations
techniques, l’article 105 de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié le 19 juin 2015
permet dorénavant le recours à des dispositifs ou dispositions constructives
non décrites dans l’arrêté, sous réserve de satisfaire les mêmes exigences.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Le dossier de demande comporte une appréciation de laboratoire sur


un essai de résistance ou de réaction au feu, et/ou une étude Ingénierie
Sécurité Incendie (ISI) en résistance au feu, en réaction au feu ou en désen-
fumage. Avant la réalisation de l’étude d’ingénierie, les objectifs à atteindre
sont validés par les ministères chargés de délivrer l’agrément. Organisme
pilote agréé par le ministère de l’Intérieur, le CSTB est habilité à réaliser
l’ensemble de ces prestations.

2.2 Pour les Immeubles de grande hauteur (IGH)


et les Établissements recevant du public (ERP)
L’autorisation au titre de la réglementation incendie peut imposer des
prescriptions en atténuation ou en aggravation, sur la base d’un dossier
déposé par le maître d’ouvrage, ce qui permet de proposer des solutions
différentes de celles décrites dans la réglementation, laissant ainsi libre
place à la créativité architecturale et à l’innovation tout en maintenant la
même exigence de sécurité.
Les justifications pour la demande d’approbation ou d’agrément du
ministère de l’Intérieur sont à fournir conformément aux dispositions des
articles R122-11-1 et R123-13 du Code de la Construction et de l’Habitation
complétés par les dispositions de l’article GN4 de l’arrêté du 25 juin 1980.
Le CSTB est en capacité d’accompagner les maîtres d’ouvrages dans la
constitution de ces dossiers de demande de dérogation.

2.3 ATEx et ouverture réglementaire


Pour une approche globale de l’innovation au-delà de la seule thématique incendie,
l’ATEx permet d’obtenir un avis d’experts sur l’ensemble des questions techniques
liées à une innovation.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
413
Annexe A2 : La sécurité incendie au CSTB – évaluation et expertise

3. Ingénierie sécurité incendie (ISI)


L’Ingénierie de la Sécurité Incendie permet de concevoir des ouvrages en
fonction de l’impact de l’incendie sur le bâti. L’ISI est une alternative aux
dispositions prédéfinies par la règlementation prescriptive française ou les
normes internationales, pour des bâtiments et des ouvrages exceptionnels,
mais aussi pour la rénovation du parc existant. Elle permet d’intégrer des
dispositions de protection et de prévention pour apporter le niveau de
sécurité recherché.
Le CSTB met à la disposition des maîtres d’ouvrages, bureaux d’études,
architectes et maîtres d’œuvre une approche d’ingénierie de sécurité
incendie éprouvée sur la base de méthodes de référence. Avec à la clé, une
plus grande liberté dans l’art de concevoir et de bâtir.
Le CSTB propose aux concepteurs deux approches de l’ingénierie de la
sécurité incendie :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− une approche thématique : réaction au feu, stabilité au feu, désenfu-


mage, évacuation) ;
−− une approche globale en collaboration avec les acteurs concernés
(maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, commissions de sécurité...) qui
permet d’appréhender l’ouvrage dans son ensemble.
Pour en savoir plus : [Link]

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
415
Annexe A3 : Abréviations et sigles

Annexe A3 – Abréviations
et sigles
A – Abréviations

AA Amenée d’air

ACT Assistance au maître d’ouvrage pour la passation des contrats de travaux

AE Acte d’engagement

AES Alimentation électrique de sécurité

Codification des performances des menuiseries extérieures : A = perméabilité à l’air, E = perméabilité à l’eau,
AEV
V = résistance au vent

AFFF Agent formant film flottant (concerne les émulseurs)


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

AM Articles AM : aménagement intérieur, décoration et mobilier

AMO Assistance au maître d’ouvrage ou assistant du maître d’ouvrage

APD Avant-projet définitif

APS Avant-projet sommaire

ARA Assistance au maître d’ouvrage pour les opérations de réception pendant la garantie de parfait fonctionnement

AS Articles AS : ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants

BA Béton armé

BAAS Bloc autonome d’alarme sonore

BAES Bloc autonome éclairage sécurité

BAPI Bloc autonome portable d’intervention

BI Bouche d’incendie

BOAMP Bulletin officiel des annonces des marchés publics

BP Brevet de prévention

BT Basse tension

BTP Bâtiment et travaux publics

CAO Conception assistée par ordinateur

CCAG Cahier des clauses administratives générales

CCAGCR Cahier des clauses administratives générales de conception et réalisation

CCAGPI Cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de prestations intellectuelles

C+D Concerne la protection des façades contre la propagation du feu

CCH Code de la construction et de l’habitation

CCTG Cahier des clauses techniques générales

CCTP Cahier des clauses techniques particulières

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
416
 Annexe A3 : Abréviations et sigles

CCTPEC Cahier des clauses techniques particulières d’études de conception

CCTPEE Cahier des clauses techniques particulières d’études d’exécution

CCTPTE Cahier des clauses techniques particulières des travaux et équipements

CF Coupe-feu

Articles CH : chauffage, ventilation, réfrigération, conditionnement d’air et production de vapeur


CH
et d’eau chaude sanitaire

CHSCT Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail

CHU Centre hospitalier universitaire

CIHS Collège interentreprises d’hygiène et de sécurité

CISSCT Collège interentreprises de sécurité, de santé et des conditions de travail

Moyen mnémotechnique utilisé en prévention pour retenir les rubriques de l’analyse du risque
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

CLICDVECRM
incendie

CMLS Centre de moyen et long séjour pour personnes âgées

CMP Code des marchés publics

CMSI Centralisateur de mise en sécurité incendie

CMU Charge maximale d’utilisation

CO Articles CO : construction, conception, desserte, isolement, dégagements...

CP Certificat de prévention

CPIHS Collège particulier interentreprises d’hygiène et de sécurité

CU Code de l’urbanisme

DAC Dispositif adaptateur de commande

DAD Détecteur autonome déclencheur

DAI Détection automatique d’incendie

DAS Dispositif actionné de sécurité

DCE Dossier de consultation des entreprises

DCM Dispositif de commande manuelle

DCMR Dispositif de commandes manuelles regroupées

DCS Dispositif de commande avec signalisation

DEF Désenfumage

DF Articles DF : désenfumage

DIUO Dossier d’interventions ultérieures sur l’ouvrage

DM Déclencheur manuel

DN Diamètre nominal

DŒ Dossier des ouvrages exécutés

DP Délégué du personnel

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
417
Annexe A3 : Abréviations et sigles

DS Diffuseur sonore

DTU Documents techniques unifiés

DUT Diplôme universitaire de technologie

E Évacuation (des fumées)

EA Équipement d’alarme

EAI Extinction automatique d’incendie

Méthode de classification de la robinetterie prévue par la norme NF D 18-201 où :


EAU
E = débit d’utilisation, A = performances acoustiques, U = endurance mécanique

EC Articles EC : éclairage

EC Entreprise certifiée

EDD Étude de diagnostic


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

EDE Étude d’esquisse

EDP Étude de projet

EEO Étude d’exécution des ouvrages

Ef Épaisseur de la couche de fumée

EL Articles EL : installations électriques

EN Norme EN : norme européenne

EPERS Éléments pouvant entraîner la responsabilité solidaire

ERP Établissement recevant du public

ESA Études spécifiques d’avant-projet

ESC Escalier

ESP Études spécifiques de projet

GPL Gaz de pétrole liquéfié

GA Garanties annexes

GBF Garantie de bon fonctionnement

GC Grandes cuisines, implantation d’appareils de cuisson destinés à la restauration

GE Articles GE : grands établissements (premier groupe)

GE Groupe électrogène

GHA Immeuble de grande hauteur à usage d’habitation

GHO Immeuble de grande hauteur à usage d’hôtel

GHR Immeuble de grande hauteur à usage d’enseignement

GHS Immeuble de grande hauteur à usage de dépôt d’archives

GHU Immeuble de grande hauteur à usage sanitaire

GHW Immeuble de grande hauteur à usage de bureaux

GHZ Immeuble de grande hauteur à usage mixte

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
418
 Annexe A3 : Abréviations et sigles

GMTG Groupe moteur thermique générateur

GN Articles GN : généralités

GO Garantie obligatoire

GO Gros œuvre

GPA Garantie de parfait achèvement

GPL Gaz de pétrole liquéfié

GTC Gestion technique centralisée

GTFI Groupe technique français de l’ignifugation

GZ Articles GZ : installations aux gaz combustibles et hydrocarbures liquéfiés

H Hauteur de référence
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Hand. Mission du contrôle technique concernant les personnes handicapées

HI Hauteur libre de fumée

HLM Habitation à loyer modéré

HT Haute tension

IC Installation classée

ICPE Installations classées pour la protection de l’environnement

IGA Inspecteur général de l’administration

IGH Immeuble de grande hauteur

INRS Institut national de recherche et de sécurité

ISO Norme ISO (norme internationale) – International Organisation for Standardisation

IT Instruction technique

JO Journal officiel

JOCE Journal officiel des communautés européennes

KVA Kilovolt/ampère

KW Kilowatt

l Largeur

L Longueur

LI Liquides inflammables

LIE Limite inférieure d’explosivité

LOV Loi d’orientation pour la ville

LES Limite supérieure d’explosivité

LSI Limite supérieure d’inflammabilité

METP Marché d’entreprises de travaux publics

MC Maîtrise de chantier

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
419
Annexe A3 : Abréviations et sigles

Mission L Dans le contrôle technique, concerne la stabilité-solidité des ouvrages

Mission S Dans le contrôle technique, concerne la sécurité des personnes

MJ Mégajoule

MO Maître d’ouvrage

Mœ Maître d’œuvre

MOP Maîtrise d’ouvrage publique

Mpa Méga Pascal

MS Articles MS : moyens de secours contre l’incendie

MSCF Mur séparatif coupe-feu

MSO Mur séparatif ordinaire


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

NF Norme française

NGF Nivellement général de la France

NIT Note d’information technique

OPC Personne physique ou morale chargée de la mission de coordination des travaux

OPR pérations préalables à la réception

Pa Pascal (unité de mesure de pression)

PAE Prestations fournies après exécution

PAQ Plan d’assurance qualité

PC Permis de construire

PCI Pouvoir calorifique inférieur

PCS Pouvoir calorifique supérieur

PE Point d’éclair

PE Petits établissements

PF Pare-flammes

PGC Plan général de coordination (en matière de sécurité et de protection de la santé)

PHS Plan d’hygiène et de sécurité

PI Poteau d’incendie

PLU Plan local d’urbanisme

PMS Pression maximum de service

PO Petits établissements de type hôtels et pensions de famille

POI Plan d’opération interne

POS Plan d’occupation des sols

PPI Plan particulier d’intervention

PPSPS Plan particulier de sécurité et de protection de la santé

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
420
 Annexe A3 : Abréviations et sigles

PS Parasismique

PTD Programme technique détaillé

PUC Police unique de chantier

PV Procès-verbal

Q Débit

RDC Rez-de-chaussée

RHP Risque hautement protégé

RIA Robinet d’incendie armé

RJ Registre journal de coordination

RPAO Règlement particulier d’appel d’offres


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

S Surface

SDI Système de détection incendie

SDO Surface dans œuvre

SES Système d’éclairage de sécurité

SF Stable au feu

Sg Surface géographique

SH Surface habitable

SHOB Surface hors œuvre brute

SHON Surface hors œuvre nette

SMSI Système de mise en sécurité incendie

SUE Surface utile d’évacuation de fumée

SP Sapeur-pompier

SPS Sécurité et protection de la santé

SSI Système de sécurité incendie

STELF Station d’essais du laboratoire du feu

SUE Surface utile d’un exutoire

TASAL Transmission d’alerte par surveillance automatique de ligne

TBTS Très basse tension de sécurité

TCE Tous corps d’état

TGBT Tableau général basse tension

TP Travaux publics

TRC Tout risque chantier

TS Tableau de signalisation

UCMC Unité de commandes manuelles centralisées

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
421
Annexe A3 : Abréviations et sigles

UGA Unité de gestion de l’alarme

UGIS Unité de gestion des issues de secours

UP Unité de passage

Méthode de classement des caractéristiques de certains revêtements de sol :


UPEC
U = usure, P = poinçonnement, E = résistance à l’eau, C = résistance aux agents chimiques

US Unité de signalisation

VEFA Vente en état futur d’achèvement

VMC Ventilation mécanique contrôlée

VRD Voirie et réseaux divers

ZA Zone d’alarme

ZAC Zone d’aménagement concerté


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

ZD Zone de détection

ZS Zone de mise en sécurité

ZF Zone de désenfumage

B – Sigles

ABF Architecte des Bâtiments de France

AFAQ Association Française pour l’Assurance Qualité

AFNOR Association Française de NORmalisation

AFTIM Association Française des Techniciens, Ingénieurs et Médecins du travail

AGHTM Association Générale des Hygiénistes et Techniciens Municipaux

AGREPI Association des ingénieurs et cadres agréés par le CNPP

AMRAE Association de Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise

ANACT Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail

APMIS Concentration de APSAD et de CNMIS

APSAD Assemblée Plénière des Sociétés d’Assurance Dommages

ATG Association Technique de l’industrie du Gaz de France

BSPP Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris

CATED Centre d’Assistance Technique et de Documentation du bâtiment

CCDSA Commission Consultative Départementale de Sécurité et d’Accessibilité

CCM Commission Centrale des Marchés

CCS Commission Centrale de Sécurité

CDIA Centre de Documentation et d’Information de l’Assurance

CDS Commission Départementale de Sécurité

CE Conseil d’État

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
422
 Annexe A3 : Abréviations et sigles

CEA Comité Européen des Assurances

CEBTP Centre Expérimental de recherches et d’études du Bâtiment et des Travaux Publics

Comité d’Étude et de Classification des Matériaux et éléments de construction par rapport


CECMI
au danger d’Incendie

CEN Centre Européen de Normalisation

CERTU Centre d’Études sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions publiques

CICF Chambre des Ingénieurs-Conseils de France

CLOPSI Comité de Liaison des Organismes agréés de Prévention et de Sécurité contre l’Incendie

CLUSIF Club de la sécurité informatique

CNMIS Comité National du Matériel d’Incendie et de Sécurité

CNAM Caisse nationale des travailleurs salariés


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

CNPP Centre National de Prévention et de Protection

CODIS Centre Opérationnel D’Incendie et de Secours

CODISC Centre Opérationnel Départemental d’Incendie de la Sécurité Civile

COFRAC COmité FRançais d’ACcréditation

CONSUEL Comité français pour la sécurité des usagers de l’électricité

COPREC Comité professionnel de la prévention et du contrôle technique

COSTIC Comité Scientifique et Technique des Industries Climatiques

CRAM Caisse Régionale d’Assurance Maladie

CRB Centre de Recherche du Bouchet

CSC Commission de la Sécurité des Consommateurs

CSTB Centre Scientifique et Technique du Bâtiment

CTBA Centre Technique du Bois et de l’Ameublement

CTICM Centre Technique Industriel de la Construction Métallique

CTIF Comité international de prévention et d’extinction du feu

CTI-IGH Commission Technique Interministérielle des Immeubles de Grande Hauteur

DCT Direction de l’exécution des Contrats de Travaux

DDA Direction Départementale de l’Agriculture

DDAF Direction Départementale de l’Agriculture et des Forêts

DDASS Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale

DDCCRF Direction Départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes

DDE Direction Départementale de l’Équipement

DDJS Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports

DDSIS Direction Départementale des Services d’Incendie et de Secours

DDSP Direction Départementale de la Sécurité Publique

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
423
Annexe A3 : Abréviations et sigles

DDTEFP Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle

DGCCRF Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes

DIREN DIrection Régionale de l’ENvironnement

DRIRE Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement

DSC Direction de la Sécurité Civile

EPCI Établissement Public de Coopération Intercommunal

FFMI Fédération Française du Matériel d’Incendie

FNAP Fédération Nationale des Associations de Prévention

FNB Fédération Nationale du Bâtiment

FNSP Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

GESIP Groupe d’Étude et de Sécurité de l’Industrie Pétrolière

GIF Groupement des Installateurs et Fabricants de systèmes d’extinction fixes

Groupement des Industries des matériels électroniques de sécurité d’alarme


GIRMALARME
et de télésurveillance contre l’intrusion

GPCTSI Groupement Professionnel des Conseillers Techniques en Sécurité

GTFI Groupe Technique Français de l’Ignifugation

IFA Institut Français de l’Architecture

IFE Institut Français de l’Énergie

INERIS Institut National de l’Environnement industriel et des RISques (ex CHERCHAR)

INRS Institut National de Recherche et de Sécurité

LCIE Laboratoire Central des Industries Électriques

LCPP Laboratoire Central de la Préfecture de Police

LNE Laboratoire National d’Essais

MIQCP Mission Interministérielle pour la Qualité des Constructions Publiques

OPAC Office Public d’Aménagement de la Construction

OPC Organisation Scientifique des industries du bâtiment

OPHLM Office Public d’Habitations à Loyer Modéré

OPPBTP Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics

OPQCB Organisme Professionnel de Qualification et Classification du Bâtiment et des activités annexes

OSIB Organisation Scientifique des Industries du Bâtiment

PROMOTELEC Association pour le développement et l’amélioration des installations électriques intérieures

SEI Service de l’Environnement Industriel

SFAC Syndicat Français des Assureurs-Conseils

SIACEDPC Service Interministériel des Affaires Civiles et Économiques de Défense et de la Protection Civile

SIDPC Service Interministériel de Défense et de Protection Civile

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
424
 Annexe A3 : Abréviations et sigles

Service Interministériel Régional des Affaires Civiles et Économiques de Défense


SIRACEDPC
et de la Protection Civile

SNCAR Syndicat National des Courtiers d’Assurance

SNPE Société Nationale des Poudres et Explosifs

SYNIAL Syndicat National des Installateurs et télésurveilleurs d’ALarme

SYNTEC Chambre syndicale des sociétés d’étude et d’ingénierie

UNSFA Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes

UNTEC Union Nationale des Techniciens Économistes de la Construction

UPEMEIC Union Professionnelle des Experts en Matière d’Évaluations Industrielles et Commerciales

UTE Union Technique de l’Électricité


Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
425
Annexe A4 : Principes du cloisonnement

Annexe A4 – Principes
du cloisonnement
A – Pour tous les types d’ERP
Le cloisonnement traditionnel est autorisé.
Il se caractérise par une exigence de résistance au feu des parois verticales
liée à la stabilité au feu imposée pour les structures.
Tableau 1 – Résumé des exigences dans le cas du cloisonnement traditionnel

Parois entre locaux accessibles au public


Degré de stabilité au feu Parois entre locaux
Parois entre locaux accessibles au public et locaux
exigé pour la structure et dégagements
non accessibles au public classés à risques courants
du bâtiment ou de l’ERP accessibles au public
Non réservés au sommeil (1) Réservés au sommeil
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Aucune exigence PF 1/4 h PF 1/4 h CF 1/4 h

1/2 h CF 1/2 h PF 1/2 h CF 1/2 h

1h CF 1 h PF 1/2 h CF 1 h

1 h 1/2 CF 1 h PF 1/2 h CF 1 h
1. Cette disposition n’est pas exigée à l’intérieur d’un ensemble de locaux contigus ne dépassant pas 300 m au même niveau.
2

B – Pour certains types d’ERP


−− Création de secteurs qui, complémentaires du cloisonnement traditionnel
et répondant à d’autres exigences (nombre, dimensions, détection, etc.),
constituent un renforcement du cloisonnement traditionnel.
Les secteurs doivent être séparés par une cloison CF 1 h avec un seul
bloc-porte de communication PF 1/2 h en va-et-vient.
−− Création de compartiments pour lesquels des dispositions compen-
satoires (dégagements, superficie, désenfumage, résistance au feu des
parois périmétriques) sont imposées pour pallier l’absence d’exigence
sur la résistance au feu du cloisonnement éventuel, à l’intérieur de ces
compartiments.

Tableau 2 – Classement des parois entre compartiments en fonction de la stabilité au feu de


la structure

Degré de stabilité au feu Parois limitant


exigé pour la structure les compartiments

Aucune exigence CF 1/2 h


1/2 h CF 1/2 h
1h CF 1 h
1 h 1/2 CF 1 h 1/2
Remarque
Le cumul de différentes solutions
de conception au sein du même
bâtiment est possible sauf dans
le cas de la création de secteurs.
L’établissement se compose
alors d’un ensemble de secteurs.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
426
 Annexe A4 : Principes du cloisonnement

„„ Les compartiments
Types de compartimentages
Le compartiment est un volume à l’intérieur duquel les exigences de
résistance au feu des parois verticales ne sont pas imposées.
Cette configuration permet au concepteur de disposer, à chaque niveau,
de volumes plus importants limités par des parois coupe-feu. Leur degré
CF dépend du degré de stabilité au feu de la structure du bâtiment.
Il doit exister au moins deux compartiments par niveau.
Actuellement, les surfaces maximales des compartiments retenues en
fonction des types d’établissements sont les suivantes :
−− J (personnes âgées ou handicapées) : 600 m2
−− L (sauf spectacles) : 1 200 m2
−− R (enseignement) : 600 m2
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− S (bibliothèques) : 1 200 m2
−− U (soins) : 1 000 m2
−− W (bureaux) : 800 m2
−− X (sports) : 1 600 m2
−− Y (musées) : 1 200 m2.
Dans un bâtiment, les compartiments d’un même niveau doivent présenter
des capacités d’accueil du public voisines.
Avantages du compartimentage
−− À l’intérieur de chaque compartiment, il n’est pas exigé de cloisons
résistantes au feu, ce qui permet aux architectes de prévoir des espaces
évolutifs, des bureaux paysagers, des cloisons légères amovibles, etc. ;
−− un compartiment peut s’étendre sur deux niveaux (absence de plancher
CF), en respectant les limites de surface ;
−− les circulations horizontales peuvent être seulement matérialisées au sol
et non encloisonnées de plancher à plancher (économie). Cette solution
permet l’utilisation éventuelle de cloisons et de baies verrières non
résistantes au feu (économie et esthétique).

„„ Les secteurs
Cette configuration permet au concepteur de compenser une moindre
possibilité d’intervention au moyen des échelles aériennes des sapeurs-
pompiers (accès difficiles, établissements en montagne, absence d’échelles
aériennes ou échelles aériennes de hauteur insuffisante).
Chaque niveau est divisé en autant de secteurs égaux qu’il y a d’escaliers
normaux.
Les dimensions maximales sont de 800 m2 pour 20 m de façade accessible
au maximum, l’autre dimension ne dépassant pas 40 m, quel que soit le
type d’établissement.
Avantages des secteurs
Ils permettent de compenser une faiblesse d’accessibilité des façades aux
échelles, chaque secteur pouvant être desservi par un espace libre ou une
voie échelles en impasse de largeur suffisante.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
427
Annexe A4 : Principes du cloisonnement

Tableau 3 – Comparaison entre secteurs et compartiments

Domaines Secteur Compartiment

Pas de cloisonnement traditionnel


Intérêt du choix Pas de voie échelles classique
intérieur

Desserte par échelles aériennes Espace libre Voie échelles classique, si h > 8 m

Implantation A tous les niveaux Au choix

Position A un même niveau 1 ou 2 niveaux (surface limitée)

Supérieur ou égal à 2
Nombre par niveau Supérieur ou égal à 2
(= nombre d’escaliers protégés)

Distribution intérieure Cloisonnement traditionnel résistant au feu Libre

CF 1/2 h à CF 1 h 1/2 suivant


Parois périmétriques (façades exclues) CF 1 h
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

la stabilité au feu du bâtiment

2 dispositifs au maximum :
Dispositif d’intercommunication et - soit blocs-portes PF x
1 seul bloc-porte PF 1/2 h
nombre - soit SAS avec portes PF x/2
(x = CF de la paroi)

Surface ≤ 800 m2 Variable en fonction du type

Circulations intérieures Encloisonnées Matérialisées

Si locaux à sommeil :
- SSI de catégorie A avec DAI partout
Si ERP à risques particuliers :
Moyens de secours Spécifiques au type
- EAI partout
Autres ERP :
- Dispositions particulières

Inconvénients des secteurs


−− Tous les niveaux du bâtiment doivent être distribués en secteurs ;
−− chaque secteur doit comporter un dégagement normal ;
−− dans les établissements dangereux, la mise en place d’un réseau de
sprinkleurs est obligatoire ;
−− Dans les établissements à sommeil, un SSI de catégorie A est obligatoire.
Les secteurs ne sont autorisés que dans les types d’établissements suivants :
L (salles de spectacle, d’audition, de conférence) ;
N (restaurants) ;
O (hôtels) sous certaines conditions ;
R (enseignement) ;
S (bibliothèques) mais obligation de sprinkleurs ;
W (bureaux) ;
Y (musées).
Dans le cadre de la mise en sécurité, quel choix privilégier entre secteurs
et compartiments ?
L’intérêt de choisir l’une ou l’autre solution peut être résumé dans le
tableau 3.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
429
Annexe A5 : Classement des locaux

Annexe A5 – Classement
des locaux
Sont classés comme locaux à risques importants :
−− les chaufferies dont la puissance est supérieure à 70 kW ;
−− les locaux des groupes électrogènes ;
−− les postes de livraison et de transformation électriques ;
−− les cellules à haute tension ;
−− les locaux réceptacles des vide-ordures ;
−− les locaux importants d’emballages et de déchets ;
−− les cages de scène (à l’italienne) et les dépôts de décors dans les théâtres ;
−− les réserves centrales des grands magasins ;
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

−− les dépôts de produits dangereux dans certains locaux d’enseignement


(articles R. 11 et R. 12 de l’arrêté du 13 janvier 2004) ;
−− les locaux des installations frigorifiques dans les établissements sportifs ;
−− les ateliers d’imprimerie.
Sont classés comme locaux à risques moyens :
−− les locaux d’implantation des générateurs de chaleur dont la puissance
est comprise entre 30 et 70 kW ;
−− les machineries d’ascenseurs ;
−− les locaux d’extraction de ventilation mécanique contrôlée (VMC)
inversée ;
−− les grandes cuisines collectives (GC) de puissance supérieure à 20 kW
(appareils de cuisson seulement) ;
−− les lingeries et blanchisseries ;
−− les loges collectives et les foyers des machinistes et des techniciens dans
les théâtres ;
−− les bagageries dans les hôtels ;
−− les locaux de réserve de liquides inflammables de 1re catégorie : essence,
alcools titrant plus de 60 °C Gay-Lussac (entre 150 et 400 litres) produits
dangereux dans certains locaux d’enseignement (articles R. 11 et R. 12
de l’arrêté du 13 janvier 2004) et dans les bureaux ;
−− les locaux porte-habits et les locaux contenant les produits de désinfection
des eaux dans les piscines ;
−− les ateliers d’entretien, de maintenance et de réparation ;
−− de nombreux dépôts et réserves de produits inflammables.
La Commission de sécurité peut compléter les deux listes précédentes en
fonction des risques.
Tous les locaux qui ne sont pas classés à risques particuliers sont donc à
risques courants.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
431
Annexe A6 : Conception des dégagements

Annexe A6 – Conception
des dégagements
Les dégagements doivent être conçus pour permettre une évacuation
rapide et sûre de l’ERP.
Il est en particulier interdit de placer une ou deux marches isolées dans les
circulations principales.
À chaque sortie sur l’extérieur ou sur un dégagement protégé correspond
une circulation principale.
Des circulations principales de 1,40 m de large (deux unités de passage sauf
dispositions particulières) au moins relient les dégagements entre eux :
−− au rez-de-chaussée, les escaliers aux sorties et les sorties entre elles ;
−− dans les étages et les sous-sols, les escaliers entre eux.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Une largeur minimale de deux unités de passage est obligatoire pour tous
les dégagements des établissements, niveaux, locaux, secteurs ou compar-
timents recevant plus de 200 personnes.
Les portes des locaux accessibles au public donnant sur des dégagements
en cul-de-sac ne doivent pas être à plus de 10 m du débouché de ce
cul-de-sac.
Seuls les dégagements accessoires des ERP de 1re, 2e et 3e catégories et
les dégagements normaux des établissements de 4e catégorie peuvent
être communs avec les dégagements et sorties des locaux occupés par
des tiers.
Aucune saillie ou dépôt ne doit réduire la largeur des dégagements.
Lorsque la largeur d’un dégagement excède la dimension minimale
imposée, des aménagements ou du mobilier faisant saillie (sauf dans les
dépôts) sont autorisés dans la largeur excédentaire à conditions :
−− de ne pas gêner la circulation rapide du public ;
−− de ne pouvoir être déplacés ou renversés ;
−− de ne pas gêner le fonctionnement des portes à fermeture automatique.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
432
 Annexe A6 : Conception des dégagements

Tableau 1 – Résumé du calcul des dégagements

Largeur
Nombre de sorties ou d’escaliers (E)
Effectif à évacuer Rappel : 1 UP = 0,90 m
et dégagements accessoires
2 UP = 1,40 m

1 à 19 1 1 UP

- 1 dégagement : 1 UP
RDC : 2
- 1 dégagement accessoire

h≤8m:1E - 1 E de 1 UP

h>8m - 1 E de 1 UP
20 à 50 1 E + 1 dégagement accessoire - 1 dégagement accessoire

Sous-sol : 1 E
+ 1 dégagement accessoire
- 1 E de 1 UP
- 1 dégagement accessoire
Bâtiment compartimenté :
1 E + 1 dégagement accessoire
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

- 2 dégagements de 1 UP
51 à 100 2 ou
- 1 dégagement de 2 UP + 1 dégagement accessoire

- arrondir effectif à la centaine supérieure


101 à 500 2
- chiffre centaines + 1 = nombre d’UP

1 par 500 (ou fraction de 500) - arrondir effectif à la centaine supérieure


+ 500
+1 - chiffre centaines = nombre d’UP

A – Détermination du nombre et de la largeur des dégagements


Le nombre et la largeur des dégagements d’un ERP se définissent à partir
de l’effectif théorique du public et du personnel.
Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage propor- Remarque
tionnelle au nombre total de personnes appelées à l’emprunter. Cette Si le personnel possède
largeur se calcule en fonction d’une largeur type appelée « unité de ses propres dégagements,
passage » de 0,60 m. l’effectif pouvant utiliser ces
Quand un dégagement ne comporte qu’une ou deux unités de passage, la dégagements est déduit
pour le calcul global.
largeur minimale est respectivement portée de 0,60 m à 0,90 m et de 1,20 m
à 1,40 m.
Le calcul des dégagements est un acte de prévention capital. En effet, l’avis
des autorités compétentes est toujours défavorable si les dégagements ne
sont pas conformes.

B – Locaux installés en sous-sol recevant du public


Sauf dispositions particulières prévues par le Règlement de sécurité,
l’établissement ne doit comprendre qu’un seul niveau de sous-sol
accessible au public.
Son point le plus bas ne peut être à plus de 6 m au-dessous du niveau
moyen des seuils extérieurs.
Si le point le plus bas du niveau accessible au public est à plus de 2 m en
contrebas du niveau moyen des seuils des issues sur l’extérieur et s’il reçoit
plus de 100 personnes, le nombre et la largeur des dégagements de ce
niveau sont déterminés suivant les règles générales, mais l’effectif du public
à prendre en considération est calculé comme suit :

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
433
Annexe A6 : Conception des dégagements

L’effectif des personnes admises, arrondi à la centaine supérieure et majoré


de 10 % par mètre ou fraction de mètre au-delà de 2 m de profondeur.

C – Exemple de calcul
Un local pouvant recevoir 295 personnes a son point le plus bas accessible
au public situé à -2,45 m en dessous du niveau moyen des seuils des issues
sur l’extérieur. Le calcul des dégagements nécessaires s’effectue alors
comme suit :
295 est arrondi à 300 ;
-2,45 m donne 0,45 m, au-delà des 2 m ➔ majoration de 10 % ;
effectif théorique après majoration : 300 + 10 % = 330 ;
330 est arrondi à 400.
Il faut donc deux escaliers totalisant 5 UP.
De plus, si le sol de la salle en sous-sol est en pente, 50 % au moins de
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

l’effectif doit pouvoir sortir par la partie basse de la pente de la salle.


Des dégagements accessoires peuvent être imposés si, exceptionnellement,
les sorties et escaliers normaux ne peuvent être judicieusement répartis.
Lorsqu’un dégagement accessoire emprunte une propriété appartenant à
un tiers, l’exploitant doit justifier d’accords contractuels sous forme d’acte
authentique. Si le dégagement traverse une paroi d’isolement avec un
bâtiment ou un local occupé par un tiers, le bloc-porte de franchissement
doit être CF une demi-heure et muni d’un ferme-porte.

D – Balisage des dégagements


Les cheminements empruntés par le public pour l’évacuation de l’établisse-
ment sont balisés par des indications bien lisibles, de jour comme de nuit.
Ces indications sont placées de sorte que de tout point accessible au
public, celui-ci en aperçoive au moins une, même en cas d’affluence.
Cette signalisation, en blanc sur fond vert, est assurée par des panneaux
opaques, transparents ou lumineux.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
435
Annexe A7 : Conception des portes et escaliers

Annexe A7 – Conception
des portes et escaliers
„„ Les portes
La distance maximale que le public doit parcourir en rez-de-chaussée à
partir d’un point quelconque d’un local pour atteindre une sortie donnant
sur l’extérieur ou un dégagement protégé menant à l’extérieur ne peut
excéder 50 m si le choix existe entre plusieurs sorties et 30 m dans le cas
contraire.
Remarque En outre, ne peuvent compter dans le nombre de sorties et d’unités de
Ce principe est appelé par les passage que les portes ou batteries de portes distinctes dont les montants
préventionnistes : « règle des 5 m ». extérieurs les plus rapprochés sont distants d’au moins 5 m.
Cette disposition n’exclut pas l’aménagement d’issues supplémentaires
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

dans cet intervalle.

„„ Caractéristiques des blocs-portes


La largeur de passage offerte par une porte est au moins égale à l’une
de celle définie au paragraphe concernant l’unité de passage. Une marge
négative de 5 % est tolérée pour la largeur de passage des blocs-portes.
Les portes en va-et-vient doivent comporter une partie vitrée à hauteur
de vue.
Les vitrages des portes sont transparents.
Les couleurs rouge et orange sont interdites.
Les blocs-portes résistant au feu possédant deux vantaux et équipés de
ferme-portes sont munis d’un dispositif assurant la fermeture complète des
vantaux (sélecteur).
Manœuvre des portes
Les portes desservant les établissements, compartiments, secteurs ou
locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes, ainsi que les portes des
sorties de secours doivent s’ouvrir dans le sens de la sortie. Il en est de
même pour les portes des escaliers.
En présence du public, toutes les portes doivent pouvoir s’ouvrir de
l’intérieur par simple poussée ou par la manœuvre facile du dispositif
d’ouverture.
À l’exception de celles pouvant se développer jusqu’à la paroi, toutes les
portes doivent être disposées de manière à ne former aucune saillie dans
le dégagement.
Les portes de recoupement des circulations horizontales utilisées dans les
deux sens pour gagner une sortie vers l’extérieur s’ouvrent obligatoirement
en va-et-vient.
Les portes des locaux en cul-de-sac sont signalées par une inscription
« sans issue » non lumineuse et pour laquelle la couleur verte est interdite.
Les portes résistant au feu qui, pour des raisons d’exploitation, sont main-
tenues ouvertes sont à fermeture automatique.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
436
 Annexe A7 : Conception des portes et escaliers

Elles doivent répondre aux dispositions suivantes :


−− comporter sur la face apparente en position d’ouverture une plaque
signalétique bien visible portant en lettres blanches sur fond rouge ou
vice versa la mention « porte coupe-feu – ne mettez pas d’obstacle à la
fermeture » ;
−− être équipées d’un ferme-porte ;
−− être maintenues ouvertes par un dispositif qui provoque leur fermeture
en cas de sinistre.
−− La fermeture de chaque porte est commandée :
−− soit par un asservissement à une installation fixe de détection automatique,
si elle existe ;
−− soit par un détecteur autonome déclencheur sensible aux fumées et gaz
de combustion ;
−− soit par asservissement à un système d’alarme.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

La fermeture simultanée de ces portes doit, en outre, être asservie à des


dispositifs de détection automatique lorsque :
−− l’établissement comporte des locaux réservés au sommeil au-dessus du
1er étage ;
−− il existe des portes d’isolement à fermeture automatique ;
−− les dispositions particulières à certains types d’établissement l’imposent.

„„ Portes de types spéciaux


Tambours tournants
Ils ne sont pas considérés comme des sorties normales.
Ils ne sont autorisés qu’en façade, ne doivent tourner que dans un seul
sens, et ne permettre le passage que d’une seule personne à la fois.
Ils doivent être doublés par une porte normale d’au moins une unité de
passage.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
437
Annexe A7 : Conception des portes et escaliers

Tourniquets
Ils ne sont autorisés que dans les halls d’entrée et dans les mêmes conditions
d’aménagement que les tambours tournants.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Portes motorisées, coulissantes ou battantes


Elles ne sont autorisées qu’en façade.
Elles doivent libérer la largeur totale de la baie en cas de
défaillance du dispositif de commande ou du dispositif
d’alimentation grâce à une énergie mécanique intrinsèque.

„ Les escaliers
Les escaliers réglementaires doivent être judicieusement
répartis de manière à desservir toutes les parties et
à diriger rapidement les occupants vers les sorties sur
l’extérieur.
La distance maximale que le public doit parcourir, en étage ou en sous-sol
ne peut excéder 40 m pour gagner un escalier protégé ou une circulation
horizontale protégée (ou 30 m pour gagner un de ces dégagements dans
une partie de l’établissement formant cul-de-sac) et 30 m pour gagner un
escalier non protégé.
Le débouché au niveau du rez-de-chaussée d’un escalier encloisonné
s’effectue soit directement sur l’extérieur, soit à proximité d’une sortie ou
d’un dégagement protégé donnant sur l’extérieur et en tout état de cause,
à moins de 20 m d’une telle sortie ou dégagement.

„ Conception des escaliers


Les escaliers desservant les étages sont continus jusqu’au niveau permettant
l’évacuation sur l’extérieur.
Le cheminement direct entre les escaliers desservant les étages et ceux
desservant les sous-sols est interrompu de façon que la fumée provenant
des sous-sols ne puisse envahir les étages supérieurs.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
438
 Annexe A7 : Conception des portes et escaliers

„„ Escaliers mécaniques et trottoirs roulants


Ces équipements doivent être conformes aux normes les concernant.
Ils ne peuvent compter que pour 50 % dans le calcul des dégagements.

„„ Escaliers protégés
La protection des escaliers s’obtient par encloisonnement ou mise à
l’air libre.
La protection des escaliers est obligatoire sauf, en cas de cloisonnement
traditionnel, dans un bâtiment avec un seul niveau au-dessus ou en dessous
du rez-de-chaussée.
Il en est de même pour un seul escalier supplémentaire dans un bâtiment
de deux niveaux au-dessus du rez-de-chaussée et dans les cas prévus par
les dispositions particulières propres à chaque type d’établissement.
L’encloisonnement d’un escalier ou d’un ascenseur est constitué par une
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

cage continue jusqu’au niveau d’évacuation vers l’extérieur.


Cet encloisonnement peut être commun à un escalier et à un ascenseur.
Le volume d’encloisonnement des escaliers desservant les sous-sols ne
peut être en communication directe avec celui des escaliers desservant les
étages.
L’escalier encloisonné est maintenu à l’abri des fumées ou désenfumé dans
les conditions prévues par l’instruction technique relative au désenfumage
dans les ERP.
L’escalier ne doit comporter qu’un seul accès par niveau.
Les blocs-portes de la cage d’escalier sont pare-flammes de degré 1/2 h et Remarque
munis de ferme-porte. Les conduits considérés comme
Les blocs-portes de la cage d’ascenseur sont coupe-feu de degré 1/4 h ou ne présentant pas de risque
d’incendie sont les colonnes
pare-flammes de degré 1/2 h.
sèches ou humides. Aucun autre
Le volume d’encloisonnement ne doit comporter aucun conduit présentant conduit ou gaine ne doit être
des risques d’incendie ou d’enfumage à l’exception des canalisations situé dans le volume de la cage
électriques propres à l’escalier. En outre, ce volume ne doit donner accès à d’un escalier (ou d’un ascenseur)
aucun local annexe (sanitaire, dépôt, etc.). protégé.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
439
Annexe A7 : Conception des portes et escaliers

Remarque „„ Escaliers et ascenseurs à l’air libre


Dans les salles de spectacle,
Un escalier ou une cage d’ascenseur est considéré comme « à l’air libre »
amphithéâtres... les marches de
s’il a, sur toute sa hauteur, au moins la moitié d’une de ses faces ouverte
desserte des places de gradins
peuvent, par exception, avoir sur l’extérieur.
une hauteur comprise entre 10 Ses autres parois et les portes d’accès répondent aux dispositions prévues
et 20 cm et un giron de 20 cm au pour les escaliers et les ascenseurs encloisonnés.
moins. Dans ce cas, les volées
de marches sont limitées à 10 et „„ Escaliers droits
l’alignement du nez des marches
ne peut présenter une pente de Les escaliers droits destinés à la circulation du public sont établis de
plus de 45°. manière que les marches répondent aux règles de l’art : (0,60 m ≤ 2 H + G
≤ 0,64 m où H est la hauteur de la marche et G le giron).
Les volées comportent 25 marches au plus.
La hauteur des marches est comprise entre 13 et 17 cm.
La hauteur et la largeur des marches sont liées par les règles de l’art.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Les paliers ont une largeur au moins égale à celle des escaliers.

„„ Escaliers tournants
Ils doivent être à balancement continu sans autres paliers que ceux desser-
vant les étages.
Le giron et la hauteur des marches sur la ligne de foulée à 0,60 m du noyau
ou du vide central respectent les règles de l’art prévues pour les escaliers
droits.
De plus, le giron extérieur des marches est inférieur à 0,42 m.

© CSTB
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
441
Annexe A8 : Conception des éclairages

Annexe A8 – Conception
des éclairages
L’arrêté du 19 novembre 2001 portant approbation de dispositions complétant
et modifiant le Règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique dans les établissements recevant du public rappelle notamment
les définitions suivantes :
−− éclairage normal : éclairage qui est alimenté par la source normale ;
−− éclairage de sécurité : éclairage qui est alimenté par une source de sécurité
en cas de disparition de la source normale ;
−− éclairage de remplacement : tout ou partie de l’éclairage normal
alimenté par la source de remplacement ;
−− état de repos des blocs autonomes de l’éclairage de sécurité : état d’un
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

bloc autonome qui a été éteint intentionnellement lorsque l’alimentation


normale est interrompue et qui, dans le cas du retour de celle-ci, revient
automatiquement à l’état de veille ;
−− état de veille : état dans lequel les sources d’éclairage de sécurité sont
prêtes à intervenir en cas d’interruption de l’alimentation de l’éclairage
normal ;
−− état de fonctionnement en sécurité : état dans lequel l’éclairage de sécurité
fonctionne, alimenté par sa source de sécurité ;
−− état d’arrêt : état dans lequel le système d’éclairage de sécurité est mis
hors service volontairement.
L’éclairage de sécurité a deux fonctions :
−− l’éclairage d’évacuation ;
−− l’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique.
L’éclairage de sécurité doit être à l’état de veille pendant l’exploitation de
l’établissement. Il est mis ou maintenu en service en cas de défaillance de
l’éclairage normal/ remplacement.
En cas de disparition de l’alimentation normal/remplacement, l’éclairage
de sécurité est alimenté par une source de sécurité dont la durée assignée
de fonctionnement doit être de 1 h au moins.
Il comporte :
−− soit une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs
alimentant des luminaires ;
−− soit des blocs autonomes.
L’éclairage d’évacuation doit permettre à toute personne d’accéder à
l’extérieur, en assurant l’éclairage des cheminements, des sorties, des
indications de balisage, des obstacles et des indications de changement
de direction.
Cette disposition s’applique aux locaux recevant cinquante personnes et
plus ainsi qu’aux locaux d’une superficie supérieure à 300 m2 (en étage et
au rez-de-chaussée) et 100 m2 en sous-sol.
Dans les couloirs ou dégagements, les foyers lumineux ne doivent pas être
espacés de plus de 15 m.
Les foyers lumineux doivent avoir un flux lumineux assigné d’au moins
45 lumens pendant la durée de fonctionnement assignée.
© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
442
 Annexe A8 : Conception des éclairages

L’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique doit être installé dans tout local


ou hall dans lequel l’effectif du public peut atteindre cent personnes en
étage ou au rez-de-chaussée ou cinquante personnes en sous-sol.
L’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique doit s’allumer en cas de disparition
de l’éclairage normal/remplacement.
Cet éclairage doit être basé sur un flux lumineux minimal de 5 lumens par
m2 de surface du local pendant la durée assignée de fonctionnement.
Le rapport entre la distance maximale séparant deux foyers lumineux
voisins et leur hauteur au-dessus du sol doit être inférieur ou égal à 4.

A–C
 onception de l’éclairage de sécurité à source centralisée constituée
d’une batterie d’accumulateurs
Les luminaires alimentés par une source centralisée constituée d’une
batterie d’accumulateurs doivent être admis à la marque NF AEAS ou
faire l’objet de toute autre certification de qualité en vigueur dans un Etat
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

membre de la Communauté économique européenne. Cette certification


devra alors présenter des garanties équivalentes à celles de la marque
NF AEAS, notamment en ce qui concerne l’intervention d’une tierce
partie indépendante et les performances prévues dans les normes corres-
pondantes.
Les lampes d’éclairage d’évacuation sont alimentées à l’état de veille par la
source normal/remplacement, à l’état de fonctionnement par la source de
sécurité, les lampes étant connectées en permanence à cette dernière.
Les lampes d’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique peuvent être éteintes
à l’état de veille et sont alimentées par la source de sécurité à l’état de
fonctionnement. Si elles sont éteintes à l’état de veille, leur allumage
automatique doit être assuré à partir d’un nombre suffisant de points de
détection de défaillance de l’alimentation normal/remplacement.
Aucun dispositif de protection ne doit être placé sur le parcours des cana-
lisations des installations d’éclairage de sécurité.
L’éclairage d’ambiance de chaque local ainsi que l’éclairage d’évacuation
de chaque dégagement d’une longueur supérieure à 15 m doivent être
réalisés en utilisant chacun au moins deux circuits distincts suivant des
trajets aussi différents que possible et conçus de manière que l’éclairement
reste suffisant en cas de défaillance de l’un des deux circuits.
Il est admis de regrouper les circuits d’éclairage d’ambiance ou d’anti-
panique de plusieurs locaux et ceux d’éclairage d’évacuation de plusieurs
dégagements de façon à n’utiliser, au total, pour chaque type d’éclairage,
que deux circuits tout en respectant, dans chaque local et chaque dégage-
ment d’une longueur supérieure à 15 m, la règle de l’alimentation par deux
circuits distincts, de l’éclairage d’ambiance, d’une part, et de l’éclairage
d’évacuation, d’autre part.
La source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs doit être
conforme à la norme NF C 71-815.
La valeur de la tension de sortie de la batterie d’accumulateurs doit être
compatible avec la tension nominale des lampes.
Dans le cas d’utilisation d’un convertisseur centralisé, celui-ci doit délivrer
un courant sous la même tension et la même fréquence que la source
normale.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
443
Annexe A8 : Conception des éclairages

B – Conception de l’éclairage de sécurité par blocs autonomes


Les blocs autonomes d’éclairage de sécurité doivent être conformes aux
normes de la série NF C 71-800 les concernant et admis à la marque
NF AEAS ou faire l’objet de toute autre certification de qualité en vigueur
dans un Etat membre de la Communauté économique européenne.
Cette certification devra alors présenter des garanties équivalentes à celles
de la marque NF AEAS, notamment en ce qui concerne l’intervention d’une
tierce partie indépendante et les performances prévues dans les normes
correspondantes.
Les câbles ou conducteurs d’alimentation et de commande doivent être
de la catégorie C 2 selon la classification et les modalités d’attestation de
conformité définies dans l’arrêté du 21 juillet 1994.
La canalisation électrique alimentant le bloc autonome doit être issue
d’une dérivation prise en aval du dispositif de protection et en amont du
dispositif de commande de l’éclairage normal du local ou du dégagement
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

où est installé ce bloc.


Lorsque les fonctions de commande et de protection sont assurées par
un même dispositif, le bloc d’éclairage de sécurité peut être alimenté en
amont de ce dispositif si celui-ci est équipé d’un accessoire qui coupe
l’alimentation du bloc en cas de coupure automatique de la protection.
Les blocs autonomes utilisés pour l’éclairage d’évacuation doivent être :
−− à fluorescence de type permanent ;
−− à incandescence ;
−− à fluorescence de type non permanent obligatoirement équipé d’un
système automatique de test intégré (SATI) conforme à la norme en
vigueur NF C 71-820.
Les blocs autonomes utilisés pour l’éclairage de sécurité d’ambiance
doivent être à fluorescence de type non permanent ou à incandescence.
L’installation de blocs autonomes doit posséder un ou plusieurs dispositifs
permettant une mise à l’état de repos centralisée. Ceux-ci doivent être
disposés à proximité de l’organe de commande générale ou des organes
de commande divisionnaires.
L’éclairage d’évacuation de chaque dégagement conduisant le public vers
l’extérieur, d’une longueur supérieure à 15 m, doit être assuré par au moins
deux blocs autonomes.
L’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique doit être réalisé de sorte que
chaque local ou hall soit éclairé par au moins deux blocs autonomes.

C – Maintenance
L’exploitant de l’établissement doit disposer en permanence de lampes de
rechange correspondant aux modèles utilisés dans l’éclairage de sécurité,
que celui-ci soit alimenté par une source centralisée ou constitué de blocs
autonomes.
Une notice descriptive des conditions de maintenance et de fonctionnement
doit être annexée au registre de sécurité.
Elle devra comporter les caractéristiques des pièces de rechange.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
444
 Annexe A8 : Conception des éclairages

D – Exploitation
L’éclairage de sécurité doit être mis à l’état de veille pendant les périodes
d’exploitation.
L’éclairage de sécurité doit être mis à l’état de repos ou d’arrêt lorsque
l’installation d’éclairage normal est mise intentionnellement hors tension.
Dans le cas d’une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs,
l’exploitant agit sur les dispositifs de mise à l’état d’arrêt des alimentations
électriques de sécurité.
Dans le cas de blocs autonomes, l’exploitant doit, après ouverture du ou
des dispositifs de protection générale, mettre à l’état de repos les blocs
autonomes qui sont passés à l’état de fonctionnement, en agissant sur le
ou les dispositifs de mise à l’état de repos.
L’exploitant doit s’assurer périodiquement :
• une fois par mois :
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

-- du passage à la position de fonctionnement en cas de défaillance


de l’alimentation normale et à la vérification de l’allumage de toutes
les lampes (le fonctionnement doit être strictement limité au temps
nécessaire au contrôle visuel) ;
-- de l’efficacité de la commande de mise en position de repos à
distance et de la remise automatique en position de veille au retour
de l’alimentation normale ;
• une fois tous les six mois :
de l’autonomie d’au moins 1 h.
Dans les établissements comportant des périodes de fermeture, ces opérations
doivent être effectuées de telle manière qu’au début de chaque période
d’ouverture au public, l’installation d’éclairage ait retrouvé l’autonomie
prescrite.
Ces opérations peuvent être effectuées automatiquement par l’utilisation
de blocs autonomes comportant un système automatique de test intégré
(SATI) conforme à la norme en vigueur NF C 71-820.
Les interventions ci-dessus et leurs résultats doivent être consignés dans le
registre de sécurité.

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
445
Index

Index

A
Accessibilité des façades 35
Accumulateurs 89 – 90 – 91 – 144 – 163 – 196 – 226 – 237 – 269 –
298 – 301 – 323 – 441 – 442 – 444
Adaptations 392
Aération 99 – 163 – 334
Alarme 116    – 147    – 148
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

B
Baie(s) 35 – 37 – 36 – 139 – 173 –   175 – 222 – 329 – 396 – 437
Blocs autonomes d’éclairage de sécurité 88 – 144 – 163 – 226 – 269 –
323 – 443
Bloc(s)-porte(s) 39 – 50 – 59 – 64 – 65 – 173 – 268 – 313 – 314 –
427 – 435 – 438
Bougies 84 – 171 – 177 – 179 – 215 – 237 – 367

C
Canalisations électriques 88 – 126 – 129 – 291 – 297 – 381 – 438
Cheminements d’évacuation 39 – 51 – 52 – 58 – 110 – 156 – 380 – 381 – 433
Clapet(s) 115 – 129 – 321 – 398
Cloisonnement traditionnel 34 – 44   –   46   – 140   – 141 – 153   – 154   – 165   –
166 – 188   – 189 –   214 – 234   – 276   – 289   – 291 – 313   – 347 – 357 – 364   –
365   – 377  – 379   –   425   – 427 –   438
Cloisons 47    –   73    –   143    – 144    –   253    –        291 –   319    – 321    – 395    – 426
Colonne(s) sèche(s) 103    – 107    – 199    – 304    – 305    – 368    – 391    – 438
Combustibles 20    –   87    –   93    – 122    – 124    – 163    – 197    – 201    – 216    –
226    – 266    – 367    – 381
Communications 47    – 173    – 206    –   244      – 311
Compartiment(s) 34    – 46    –   50    –   52    –   59    –   60    – 140    – 153    – 246    – 262   
– 276    – 313    –   314    – 346    – 355    – 364    –   377      – 379    – 425    – 426    ––   427  
– 431    – 435
Comportement au feu 42    –   83    – 236    – 289    – 290    – 373    – 392
Conduit(s) 51    –   95    – 126    – 127    – 128    – 129    – 130 –   203    – 252
Conduit d’évacuation 51    –   99    – 122    – 125    – 128   – 167   –   176  
Conduits de ventilation 252

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
446
Index

Conteneurs spécialisés 121    – 129    – 300


Couverture(s) 38    – 41    – 74    – 207   – 340    – 356
Création de compartiments 44

D
Déclencheur(s) 65    – 114    – 148    –   176    – 201    – 328
Dégagement accessible au public 79    – 166    – 380
Détecteur(s) autonome(s) déclencheur(s) 61    –     65    – 206    – 207    –   246      –   
253    –   277      – 436
Détection automatique 61    – 138    – 142    – 147    – 157    – 162    –   206    – 207    –
225    – 236    – 253    – 271    –   277    – 279    –     295    – 310    – 318    – 320    – 321    –
368    – 436
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Déversoirs 103    – 108     – 171     – 175    – 181


Dispositif d’obturation 51    – 129    –   172    –   173    – 174    – 175    –   176    –   179    –   255

E
Eau chaude sanitaire 92    –   93    – 124
Éclairage d’évacuation 90    –   91    – 196    – 441    – 442    – 443
Éléments de décoration 84    – 143    – 224    – 366
Enfouissement maximal 153    – 315    – 346
Équipement d’alarme 117    – 147    – 158 –   209    – 217
Escaliers mécaniques 63    – 226    – 276    – 278    – 289    – 292    – 364
Espaces d’attente sécurisés 22    –   44    – 66
Espaces libres 33    –   34    –   35    –   44    – 153    – 222    – 377    – 379
Établissements à risques particuliers 46    – 275    – 288
Établissements existants 22    – 113    – 157    – 159    – 161    – 255    – 267    – 325
Évacuation 34    –   40    –   44    –   64    –    71    –    96    –    110    – 148    – 171    – 202    – 236    –
249    –   293    – 320    – 373    – 381    – 433
Évacuation verticale 138    – 310
Extincteurs portatifs 146    – 164    – 181    – 198    – 199    – 217    – 227    – 238    –
271    – 279    – 304    – 324    – 342    – 348    – 360    – 368

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
447
Index 

Extinction automatique 38    –   89    – 103    – 108    – 109    – 114    – 118    – 175    – 1
79    – 187    – 189    – 194    – 195    – 198    – 199    – 202    – 203    – 204    – 205    – 206    –
208    – 209    – 214    – 245    – 246    – 251    – 253    – 288    – 290    – 292    – 294    – 304   
– 305    – 325    – 348    – 392
Exutoires 71    –   73    – 115    – 176    – 291

F
Façades accessibles 35    –   36    – 373    – 395    – 426
Foyers lumineux 91    – 252    – 253    – 441    – 442

G
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Gaine d’ascenseur 64    –   65    –   95


Gaines 94    –   95    –   96    – 163    – 250    – 251    – 252    – 270    – 383
Gaz 51
Groupes électrogènes 49    –   87    –   89    – 144

H
Handicapés 21    –   58    – 64    – 75    – 96    –   97    – 137    – 159 383    – 387    – 426
Hydrocarbures liquéfiés 99    – 203    – 204    – 208    – 286    – 298    – 299    – 300    – 382

I
Îlots de cuisson 121    – 124    – 128    – 131    – 195    – 214    – 300
Immeubles de grande hauteur 157    – 170    – 176    – 179    – 181    – 329
Installation fixe 38    – 61    – 93    – 113    – 175    – 189    – 285    – 295    – 304    – 331
Instruction Technique 249 43
Intercommunications 139    – 180    – 213    – 221    – 233    – 261    – 275    – 288   
– 311    – 329    – 345    – 363

L
Locaux à risques particuliers 49    –   89    – 157    – 209    – 236    – 278    – 279    –
295    – 306    – 314    – 315    – 316    – 317    – 347    – 349
Luminaires 91    – 163    – 341    – 442

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
448
Index

M
Matériaux 41    –   83    –   95    – 122    – 123    – 125    – 126    – 128    – 160    – 162    –
165    – 166    – 168    – 171    – 172    – 177    – 178    – 194    – 202    – 206    – 235    –
236    – 249    – 250    – 287    – 293    – 294    – 302    – 303    – 319    – 320    – 330    –
331    – 332    – 333    – 340    – 356    – 366    – 383
Mezzanines 153    – 159    – 236    – 267    – 289    – 290    – 355

P
Panneaux radiants 162    – 163    – 167    – 180    – 197    – 209    – 237    – 278    – 341
Parois verticales 39    – 44    –   45    –   50    –   79    – 319    – 380    – 381    – 384    –
425    – 426
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Planchers légers 177    – 178


Portes de recoupement 318
Poste de sécurité 98    – 111    – 118 145    – 253    – 324    – 326
Produits d’isolation 235

R
Raccordement 123    – 130    – 296    – 299
Recoupement des circulations 50    –   60    – 142    – 268
Règle du C + D 42    – 245 – 312
Résistance au feu 38    – 41    –   46    –   51    –   52    –   64    –   94    – 109    – 125    – 139   
– 143    – 174    – 213    – 221    – 233    – 244    – 261    – 270    – 275    – 288    – 311    –
318    – 345    – 363    – 425
Robinets d'incendie armés 103    – 106    – 199    – 227

S
Secteurs 34    – 44    –   46    –   50    –   52    –   59    –   60    – 153    – 214    – 222    – 262    –
276    – 346    – 355    – 364    – 377    – 379    – 425    – 426    – 427    – 431    – 435
Sous-sol 72    –   74    –   90    – 153    – 204    – 205    – 208    – 209    – 239    – 259    –
264    – 289    – 299    – 315    – 317    – 340    – 348    – 358    – 364    – 365    – 381    –
432    – 433    – 441
Sprinkleurs 46    – 109    – 289    – 290    – 427
Stockage 84    –   87    –   99    – 121    – 142    – 181    – 203    – 261    – 264    – 265    – 277   
– 288    – 300    – 330
Système d’alarme 116
Systèmes de sécurité incendie (SSI) 103    – 238    – 392

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
449
Index

T
Tours d’incendie 110    – 174    – 178    – 199
Transfert horizontal 146    – 310    – 325    – 328
Trottoirs roulants 226    – 276    – 278    – 289    – 292    – 364    – 438

U
Unité de passage 54    –   59    –   62    –   63    –   73    –   75    –   143    – 235    – 267    –
318    – 436

V
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Ventilateurs 75    – 126    – 128    – 131    – 144    – 203    – 251    – 320


Voie échelles 33    –   46    – 377    – 426
Voie engins 33    –   34    –   35    –   36    – 377

© CSTB
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP

sécurité incendie
ERP
Réglementation et mise en sécurité incendie des ERP
Ce guide vous propose d’aborder la problématique de la sécurité incendie des établissements recevant du

GUIDE
public sous deux angles différents :
- la réglementation avec :
• les dispositions générales : les principes de sécurité, le classement des bâtiments, les dispositions
constructives, le désenfumage, les règles d’aménagement, les installations techniques, les moyens de
secours. Est abordé également ici le cas des grandes cuisines ;
• les dispositions particulières : établissements de types J, L, M, N, O, P, PS, R, S, T, U, V, W, X, Y ;
- la mise en sécurité à travers une méthodologie d’analyse des risques et des exemples de solutions
inspirés de cas réels.
Ce document est la propriété exclusive de Jérôme Bullier (bullierjerome@[Link]) - mardi 03 novembre 2020 à 23h16

Illustré par de nombreux schémas et tableaux de synthèse, cet ouvrage offre une approche claire et
didactique de la réglementation incendie dans les ERP, en mettant l’accent sur les points les plus
importants dont la compréhension s’avère indispensable.
Cette nouvelle édition intègre les dernières évolutions réglementaires, notamment la loi n° 2018-727
du 10 août 2018 visant à faciliter la réalisation de projets de construction et à favoriser l’innovation.
Les dispositions générales portant sur les règles d’aménagement (articles AM) ainsi que les dispositions
particulières concernant les ERP de type M et PS, ont été largement actualisées.

Cet ouvrage s’adresse à tous les acteurs participant à la conception, à la construction, à la gestion ou à la
mise en sécurité d’ERP : maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, bureaux d’étude et entreprises.

Réglementation

3e ÉDITION
et mise en sécurité
incendie des ERP
3e ÉDITION

Établissements recevant du public


> Dispositions générales
> Dispositions particulières
(Types J, L, M, N, O, P, PS, R, S, T, U, V, W, X et Y)
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r

Vous aimerez peut-être aussi