Centrale solaire thermodynamique hybride en Algérie
Centrale solaire thermodynamique hybride en Algérie
Département d’Électronique
MEMOIRE DE MAGISTER
Présenté par
Thème
ENP 2013
ﺇﻟﻰ ﺟﺎﻧﺐ ﺍﻟﺰﻳﺎﺩﺍﺕ ﺍﻷﺧﻴﺮﺓ ﻓﻲ ﺃﺳﻌﺎﺭ ﺍﻟﻨﻔﻂ ﺍﻟﺠﻬﻮﺩ ﺍﻟﺒﺤﺜﻴﺔ ﻹﻧﺘﺎﺝ ﺍﻟﻜﻬﺮﺑﺎء ﺑﻮﺍﺳﻄﺔ ﺍﻟﻄﺎﻗﺎﺕ ﺍﻟﻤﺘﺠﺪﺩﺓ ﺗﻘﻠﻴﻞ،ﻋﺰﺯﺕ ﻣﻜﺎﻓﺤﺔ ﺗﻐﻴﺮ ﺍﻟﻤﻨﺎﺥ
ﻣﻴﻐﺎﻭﺍﻁ300 ﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﺍﻻﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﺍﻟﻤﻜﺜﻒ ﻟﻠﺘﻘﻨﻴﺎﺕ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻳﺔ ﻭﺍﻟﻜﻬﺮﺑﺎء ﺍﻟﻀﻮﺋﻴﺔ )ﺣﻮﺍﻟﻲCo2 ﺍﻧﺒﻌﺎﺛﺎﺕ ﻏﺎﺯﺗﺎﻧﻲ ﺍﻭﻛﺴﻴﺪ ﺍﻟﻜﺮﺑﻮﻥ
.ﻣﻦ ﻣﺸﺎﺭﻳﻊ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ ﺍﻟﻤﺮﻛﺰﺓ ﺗﺠﺮﻱ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﺎﻟﻢ( ﻣﻊ ﺇﻣﻜﺎﻧﺎﺕ ﻗﻮﻳﺔ ﻟﻠﺤﺪ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﻜﺎﻟﻴﻒ
. ﻭﺗﺤﻮﻳﻞ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ، ﺍﻟﺘﻬﺠﻴﻦ،ﻭﺗﻄﻮﻳﺮ ﻣﺰﺍﻳﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﺨﺰﻳﻦ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻱ
«PEGASE » ﻧﻘﺘﺮﺡ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻤﺬﻛﺮﺓ ﻛﺈﻁﺎﺭ ﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻣﺤﺎﻛﺎﺓ ﺑﺮﺝ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻳﺔ ﺍﻟﻬﺠﻴﻨﺔ ﻣﻊ ﺍﻟﻐﺎﺯ ﻣﺸﺮﻭﻉ، ﻭﻓﻲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺴﻴﺎﻕ
. ( ﺧﺎﺻﺔ ﺍﻟﻤﻌﻄﻴﺎﺕ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ ﻟﻐﺮﺩﺍﻳﺔ ﻛﺴﺒﻴﻞ ﺍﻟﻤﺜﺎﻝ. ﺍﻟﺦ.... ﻭﺍﻟﺴﻮﺍﺋﻞ،ﻓﻲ ﺍﻟﺠﺰﺍﺋﺮ ﻣﻊ ﺍﻟﺤﻔﺎﻅ ﻣﻊ ﻣﺒﺪﺃ ﺍﻟﻤﺸﺮﻭﻉ ﻭﺗﻐﻴﻴﺮ )ﺍﻟﻤﻌﺎﻟﻢ ﻭﺍﻟﻬﻨﺪﺳﺔ ﻭﺍﻟﺴﻄﺢ
.ﻟﺘﻘﺪﻳﺮ ﺗﺄﺛﻴﺮ ﻭﺣﺪﻭﺩ ﻧﺴﺒﺔ ﺗﺮﻛﻴﺰ ﺩﺭﺟﺔ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﺓ ﻋﻠﻰ ﻛﻔﺎءﺓ ﺍﻟﺘﺤﻮﻳﻞ ﻭﻣﺮﺩﻭﺩ ﺑﺮﺝ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ
Résumé
La lutte contre le changement climatique, conjuguée aux récentes augmentations du prix des
hydrocarbures, a relancé les efforts de recherche pour produire l’électricité et d’autres vecteurs énergétiques en
minimisant les émissions de CO2.
Le recours massif aux technologies solaires thermodynamiques (Près de 300 MW de projets CSP
sont en cours de réalisation à travers le monde) est du à leurs nombreux avantages spécifiques possibilité de
stockage thermique, hybridation, rendements de conversion solaire-électricité supérieur aux procédés
photovoltaïques, et forts potentiel de réduction des coûts.
Dans ce contexte favorable, nous proposons comme cadre de travail une étude d’une centrale à tour
solaire thermodynamique hybride à gaz avec simulation par TRNSYS de projet PEGASE en Algérie (Ghardaïa
exemple) en gardant le concept et le principe et on change les (paramètres ,géométrie, surface ,fluide ….etc.)
afin d’estimer l’influence et les limites du taux de concentration (donc température) sur le rendement de
conversion global de centrale à tour solaires thermodynamiques.
Mots clés Champs Solaire, Héliostat, Concentration, Récepteur, Hybride, Simulation, TRNSYS
Abstract
The fight against climate change, coupled with recent increases in oil prices has boosted research efforts to
produce electricity and other energy carriers minimizing CO2 emissions.
The massive use of solar technologies thermodynamic (nearly 300 MW of CSP projects are underway
around the world) is specific to their many advantages possibility of thermal storage, hybridization, conversion
efficiencies than solar-electric photovoltaic processes, and strong potential for cost reduction.
In this favorable context, we propose as framework for a study of a power tower solar thermal gas hybrid
simulation with TRNSYS project PEGASE in Algeria (Ghardaïa example) keeping the concept and the principle
and exchange (parameters, geometry, surface, fluid .... etc..) to estimate the influence and the limits of the
concentration ratio (temperature) on the overall conversion efficiency of thermodynamic solar power tower.
[Link]
[Link]
A la mémoire de mon père
Sommaire
Remerciement
Nomenclature
Liste des figures
Liste des tableaux
INTRODUCTION GÉNÉRALE
0T B. TRNFOW .................................................................................................. 71
0T
0T C. FAVENT.................................................................................................... 71
0T
0T D. TRNSED ................................................................................................... 71
0T
B. Héliostat ..................................................................................................... 74
0T 0T
D. Le champ solaire........................................................................................ 75
0T 0T
horizontal ................................................................................................................................. 53
Tableau 3.2: Pourcentage de fréquence de distribution du rayonnement global journalier
………. ..................................................................................................................................... 55
Tableau 3.3: Normes requises à l’émission ............................................................................. 60
Tableau 4.1: Le cas des centrales de 50MWe, avec ensoleillement de Séville
(2014kWh/m2/an) ..................................................................................................................... 67
P P
NOMENCLATURE
a Absorbé
p Pertes
c Conduction
cv Convection
r Récepteur
ref Réflecteur
Symbole grec
Institutions privées
Introduction générale
1
Introduction générale
électrique par la voie thermodynamique utilisant le projet de PEGASE pour installer en Sahara
algérienne comme (Ghardaïa, In-aminés, Béchar, Adrar etc.), et au nord il peut donner des bons
résultats.
Par ailleurs, il fait état des récents développements concernant les systèmes de conversion de
l'énergie solaire et les composants qui y sont associés
Ce travail présente aussi une modélisation et simulation d’une centrale à tour solaire
hybride de pégase appliqué pour le site isolé de Ghardaïa en Algérie.
Afin d’accomplir au mieux cette étude, le présent mémoire est structuré en cinq principaux
chapitres en plus de l’introduction générale et de la conclusion générale.
Dans le premier chapitre, une recherche bibliographique sur les systèmes des centrales à tour
solaire hybrides à gaz pour des sites isolés a été faite. Nous nous intéressons à l’état de l’art, en
particulier relatif aux sources d’énergie qui composent ces systèmes habituellement.
Nous décrivons les différentes solutions technologiques de tour solaire permettant
d’exploiter l’énergie solaire existante en site isolé.
Le deuxième chapitre ; une présentation de la théorie d’une centrale à tour solaire
thermodynamique hybride à gaz. Nous présentons les principaux composants intégrés dans
l’installation, les profils de charge et d’irradiation solaire. Nous décrivons aussi les paramètres du
système et les caractéristiques du site.
Le troisième chapitre est consacré à une étude de gisement de Ghardaïa comme exemple de
Sahara algérienne. Nous abordons plus spécifiquement la question du rayonnement solaire
pendant des années différentes en représentant les données météo nome de Ghardaïa
Dans Le quatrième chapitre, le type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi et
les principaux composants de système de PEGASE pour appliquer a Ghardaïa donc en changeant
les données solaires de Thémis par les données solaires de Ghardaïa.
Dans le cinquième chapitre, nous exposons la simulation de système pégase sous le
logiciel TRNSYS en injectant les données météo nome de site de Ghardaïa sous format
matricielle TW nous obtenus les résultats graphiques que nous interprétons.
Enfin, les principaux résultats de ce travail de recherche et les perspectives qui en résultent
sont donnés ainsi qu’une conclusion générale.
2
CHAPITRE 1
Etude Bibliographique
Chapitre 1 Etude bibliographique
1.1Introduction
L’énergie solaire constitue le plus grand potentiel énergétique dont nous disposons sur
terre constant à très long terme (plusieurs millions d’années). Une légende de l’antiquité
attribue à Archimède, en 213 av.J.C. la destruction de la flotte Romain et le sauvetage de
Syracuse grâce à des miroirs concentrant la chaleur solaire [3].
En 1816, Robert Stirling eut une idée autrement intéressante, Son brevet décrit non
seulement un moteur a gaz à cycle fermé, sans clapet ni soupapes, qui supprime le problème
de l’encrassement de la chambre de détente, mais également l’idée révolutionnaire de
l’économiseur, que nous appelons aujourd’hui régénérateur, dispositif permettant de stocker
puis récupère de la chaleur sensible lors des allers et retour du gaz de travail depuis la
chambre de détente vers la chambre de compression, améliorant ainsi le rendement. Si les
premières machines de Stirling étaient relativement peu puissante et efficaces, simplicité et
fiabilité leur valurent d’être les premiers moteur à gaz à être fabriqué industriellement.
Comment ne pas citer Sadi Carnot ? La publication de ses réflexions en 1824[6] n’eut pas un
effet immédiat, mais ses travaux, repris entre autres par Calpeyron en 1834 et Clausius en
1850, posèrent les fondations de la thermodynamique classique, dont l’émergence eut des
conséquences notoires sur les performances des moteurs et tout le domaine de l’énergétique.
Un autre précurseur incontournable est John Ericsson entre 1868 et 1875 il se consacra à
l’étude de l’alimentation solaire des machines et fabriqua sept prototypes. Il déclare au journal
de Genève de samedi 24 Octobre 1868 «Archimède, ayant calculé la puissance du levier,
4
Chapitre 1 Etude bibliographique
expliquait qu’à l’aide de ce levier on pouvait mouvoir la terre. J’affirme qu’en condensant les
rayons du soleil, on peut créer une force capable d’arrêter la terre dans sa marche.
L’article présentant les projets de John Ericsson dans le journal de Genève du 24 Octobre
1868, laissait transparaître une pointe d’incrédulité. L’histoire et la littérature [7] reteindra
néanmoins les précurseurs de la conversion thermodynamique de l’énergie solaire, qui ont
posé les bases des techniques actuelles dans ce domaine renaissant.
5
Chapitre 1 Etude bibliographique
Les premiers prototypes modernes de centrale à tour ont été fabriqués a la fin des années
1970. Des centrales de petite échelle de l’ordre de 400kWth ont été conçues et réalisées [12].
Les premiers prototypes préindustriels de tour solaire furent Eurelios (1MWe) en Sicile et
Solar1 (10MWe) en Californie (devenue Solar2 après sa restauration en 1995 avec ajout de
stockage).Citons également la centrale Thémis à Targasonne en France. Ces centrales
expérimentales commencent à déboucher sur le développement de centrales de taille modeste.
Les performances de cette technologie, non négligeable dans l’absolu (« gratuité » de
l’énergie solaire) est faible au regard du potentiel des tours solaires en terme de température
(de 800°C à 1000°C).La centrale expérimentale Solar2, (génération de vapeur indirecte par sel
fondu à 565°C, retour à 290°C et stockage a deux réservoirs), a affiché un rendement de
conversion solaire/électrique de 23% crête[13].
Les prévisions annoncées par NREL en 2003 [14] d’augmentation de l’efficacité annuelle
globale au-delà de 17% avec des efficacités de cycle vapeur supérieur à 45% à l’horizon 2020
semblent encore hors de portée aujourd’hui. Malgré des résultats encourageants, outre les
performances énergétiques, la viabilité thermo-économique des technologies à tour reste
encore à améliorer.
Dans le collimateur de cette problématique, une autre solution est envisagée, tout aussi
ancienne mais plus atypique et ambitieuse, la génération d’air chaud pressurisé pouvant
alimenter directement une turbine à gaz (TAG, cycle de baryton –joule) .cette technologie ne
permet pas de stockage thermique et l’obtention de hautes températures d’air obtenue par la
seul énergie solaire n’est pas maitrisé aujourd’hui.
En revanche l’hybridation avec la combustion fossile est potentiellement très intéressante, le
taux de conversion solaire/électricité pouvant atteindre 30%. Aussi le chauffage solaire direct
6
Chapitre 1 Etude bibliographique
7
Chapitre 1 Etude bibliographique
fossiles. Le bruleur (à gaz naturel en général) alimente une TAG dont le rejet thermique est
utilisé pour la surchauffe d’un cycle vapeur, le champ de récepteurs solaires alimentant, le
préchauffeur et le bouilleur avec assistance d’un stock thermique [16]. Deux centrales de ce
type de moyenne envergure sont actuellement en service en Algérie et en Maroc [17].
8
Chapitre 1 Etude bibliographique
Le composent central du récepteur est l’absorbeur, situé dans une cavité isolée
thermiquement (au fond ou sur ses parois) à un niveau proche de plan focal du concentrateur.
L’enveloppe est destinée à limiter les pertes thermiques par réflexion, rayonnement
propre, conduction et convection.
Les absorbeurs les plus courants, à réception direct, sont constitués de réseaux de tubes
exposés directement au rayonnement concentré, tandis que les absorbeurs indirects utilisent
un caloporteur à changement de phase (en général du sodium) permettant une meilleur
stabilisation de la température de source du moteur. L’échangeur principal est alors, soit noyé
dans volume de caloporteur, soit alimenté par un réseau de tubes capillaires.
L’importance de rendement énergétique pour le développement de cette
technologie connue depuis les premières heures [19] est toujours actualité [17]. Aussi la
plupart des systèmes développés aujourd’hui utilisent des absorbeurs directs et des réflecteurs
à hautes performances (réflectivité de 91 à 94%).et présentent un rendement de conversion
solaire /électrique supérieur à 22% en pointe.
9
Chapitre 1 Etude bibliographique
1.3 Perspectives
Près de 300 MW de projets sont en cours de réalisation à travers le monde.
La principale application en développement est la centrale solaire associée à un cycle combiné
gaz (Integrated Solar Combined Cycle). L'Espagne et la Californie envisagent des centrales de
500 MW mais leur réalisation dépendra des recherches en cours sur des projets de bien plus
faible capacité.
Le scénario de développement proposé par les professionnels, le programme Solar Paces de
l'AIE et Greenpeace international [20], estime que le solaire thermodynamique pourrait
atteindre une capacité installée de près de 37 GW en 2025 (soit 95,8 TWh) et même 600 GW
en 2040.
10
Chapitre 1 Etude bibliographique
11
Chapitre 1 Etude bibliographique
Fig 1.7 Capacité installée annoncée par acteur pour 2010 en MW [21]
12
Chapitre 1 Etude bibliographique
1.4 Conclusion
La conversion de l’énergie solaire en électricité par voie thermodynamique est une
filière capable de contribuer de manière significative à un système énergétique durable à
moyen et long terme. En plus des possibilités de stockage thermique et d’hybridation, des
rendements élevés et de grandes perspectives d’améliorations technologiques placeront le
solaire thermodynamique dans le groupe de tête des énergies renouvelables à l’horizon 2015.
Le fonctionnement du cycle à gaz sera en mode hybride solaire/hydrocarbure ou solaire
seul. Les principaux avantages de la technologie hybride solaire-turbine à gaz sont : les
rendements thermodynamiques de conversion élevés, l’hybridation qui permet la mise en
place progressive de la filière, la modularité et la compacité des turbines à gaz, et le fort
potentiel de réduction des coûts de production de l’électricité [22].
Ce travail de thèse porte sur la simulation des performances énergétiques et
économiques des centrales solaires thermodynamiques en général, et dans un premier temps
sur les systèmes hybrides solaire – turbine à gaz. Devant la nécessité de disposer de codes
adaptés pour la modélisation de la concentration du flux solaire à travers un système champ
solaire-tour, un tour d’horizon des logiciels utilisés dans le monde a été réalisé, détaillant
leurs caractéristiques, forces et faiblesses, et la pertinence de leur emploi suivant les objectifs
recherchés. Après cette étude, un code a été testé pour la simulation des performances
optiques des héliostats WINDELSOL, adaptation du logiciel TRNSYS sous environnement
Windows, qui permet la simulation complète d’un projet de centrale solaire mais se révèle peu
adapté à la modélisation de centrales hybrides ou existantes.
13
CHAPITRE 2
La théorie d’une centrale à tour
solaire
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Toute installation thermodynamique solaire doit remplir les mêmes fonctions pour
transformer l’énergie du rayonnement incident en énergie électrique avec la meilleure
efficacité possible. On les examine ci-après dans l’ordre suivant
[Link] La concentration
Pour travailler à température élevée, ce qui est nécessaire ici pour alimenter un cycle
thermodynamique performant, il faut diminuer fortement la surface de réception pour
14
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
maintenir, en proportion, ces pertes à un niveau raisonnable. C'est ce que l'on fait en disposant
devant le récepteur une optique qui concentre sur celui-ci le rayonnement capté sur une
surface bien supérieure. On caractérise la performance du système par le chiffre de sa
15
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Pour y disposer le récepteur, on est amené à construire une tour de grande hauteur qui
donne son nom à la filière.
Il faut encore avoir optimisé la position des miroirs (ou plutôt la distribution de leur densité
sur le terrain), la hauteur du foyer (qui conditionne la hauteur de tour et donc son coût) et la
géométrie de l'ouverture du récepteur.
16
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
hauteur de tour diminuée pour une taille de champ donné) qui peuvent être déterminants aux
basses latitudes. C'est la solution mise en œuvre à Barstow ou à Nio pour des latitudes
proches de 35° mais également à Shchelkino implantée plus haut que Thémis en latitude (à
45°) ce qui montre bien que les optima recherchés ne sont pas déterminés avec une rigueur
mathématique.
[Link] La technologie
On va donc mettre en œuvre ici des héliostats qui sont des miroirs plans animés
d’un mouvement continu obtenu à partir d’une double rotation.
La première question qui se pose lors de leur conception est celle de leur taille. Sur le
plan optique, on peut démontrer que les performances d’une pseudo-parabole s’améliorent
avec la finesse de son découpage en miroirs élémentaires. On a donc de ce point de vue intérêt
à construire des héliostats de petite taille. Du point de vue structurel, les petits héliostats sont
également avantageux dans la mesure où les efforts qu’ils supportent (et qui sont
essentiellement ceux dus au vent) sont proportionnels au cube des dimensions linéaires de
l’appareil cela signifie qu’ils augmentent proportionnellement plus vite que la surface
développée, et donc que la rigidité de la structure (pour une tolérance donnée sur sa
déformation relative) doit augmenter avec la taille. Autrement dit, les petits héliostats peuvent
être construits plus « souples » que les grands et mettre en œuvre moins de matériau au mètre
carré. De ce point de vue, ils devraient être plus économiques.
17
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Comme souvent, ce point de vue ne peut guère s’exprimer dans la pratique car il
est contrarié par deux séries de contraintes : le coût relatif (rapporté au mètre carré de miroir)
de l’héliostat est au contraire bien plus favorable aux grandes tailles en ce qui concerne leur
fondation et plus encore leur motorisation et leur commande. Dans la pratique, depuis vingt-
cinq ans, c’est la recherche des grandes tailles d’héliostat qui a primé (on propose en général
des tailles supérieures à 50m²),
Justifiée surtout par le fait qu’on n'a pas trouvé le moyen de mettre en œuvre des
motorisations et des commandes bon marché. Des innovations sur ce plan pourraient amener
à un renversement de tendance et à la conception de petits héliostats (c’est à dire de moins de
10m²) à manœuvre rapide et à commande simplifiée (c’est à dire sans les gestions de
trajectoire qu’il est indispensable de prévoir pour gérer les transitoires des grands héliostats
lents à la manœuvre).
18
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
On choisit ensuite le type de miroir à utiliser. Le choix est à peu près le même que dans le cas
précédent. On veillera à ce que le coefficient de réflexion soit le plus élevé possible en
choisissant d’utiliser du verre mince en face avant du miroir (quitte à rigidifier ce dernier en le
contre-collant sur un verre arrière, constituant ainsi un miroir sandwich). On pourra aussi
améliorer le coefficient de réflexion en utilisant, toujours en face avant, un verre sans fer, plus
coûteux, mais plus transparent.
C’est qu’en effet le paramètre principal du coefficient de réflexion du miroir est ici la
transparence du verre. Il peut le faire varier de 80% (verre ordinaire de 6mm d’épaisseur) à
près de 95% (verre sans fer de 1mm d’épaisseur).
On conçoit alors les structures adaptées aux choix faits (soit celle du « pied » et celle
du panneau mobile). Ces structures sont le plus couramment réalisées en construction
mécano-soudée et sont plus ou moins rigides selon les constructeurs. C’est la conséquence du
manque de maturité d’un domaine technique où l’on ne sait pas poser les termes d’un calcul
d’optimisation technico-économique de la rigidité de l’héliostat.
On peut encore noter l’expérience unique faite à Thémis d’un héliostat réalisé en béton
moulé (avec les méthodes de la préfabrication lourde en BTP). Cette technique très
performante (rigidité exceptionnelle de l’héliostat et absence de jeu des articulations posées
de l’appareil constitué de pièces lourdes posées les unes sur les autres) pourrait aussi se
révéler particulièrement économique pour des niveaux de production industriels. Elle garde
toute sa pertinence tant qu’existent de grands industriels capables de la maîtriser (ce qui est
tout particulièrement le cas en France) même si l’expérience n’a pas été reprise ailleurs.
19
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Cela fonctionne bien mais coûte cher comme nous venons de le dire. C’est la raison
principale pour laquelle on construit des héliostats de plus en plus grands.
Il reste à évoquer les problèmes, généraux et mal résolus, de la salissure des miroirs et
de leur résistance aux agressions météorologiques en général (et des vents de sable en
particulier). Ils ne se sont pas posés avec beaucoup d’acuité lors de la période expérimentale
qui vient de s’écouler. Mais ils prendraient une réelle importance si des champs de miroirs de
tous types devaient être installés sous tous les climats favorables, incluant en particulier les
zones arides soumises à des vents de sables violents sinon fréquents. Pour les héliostats plans,
il existe une solution radicale à ces problèmes elle consiste à concevoir des miroirs pliants
comme un livre et dont la surface réfléchissante peut être mise à l’abri de toute agression si
nécessaire (pluie ou vent poussiéreux). Une telle solution, à coup sûr efficace, poserait
cependant de difficiles problèmes de complexité et donc de coût. Son existence constitue
néanmoins un avantage important pour les miroirs plans, les seuls à pouvoir être perfectionnés
de la sorte, et donc, pour la filière « centrale à tour ». Elle n’a jamais encore été expérimentée.
20
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Il faut maintenant absorber le rayonnement concentré sur une surface noire (ou dans
un volume semi-transparent, noir dans son épaisseur), et de ce seul fait absorbante
pour le spectre visible (et donc pour le spectre solaire qui en est énergétiquement très
proche), et transférer la chaleur ainsi générée à un fluide caloporteur.
21
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
A- Le récepteur à eau-vapeur
Dans ce cas, on utilise un récepteur à tubes qui est alimenté en eau à haute pression.
Cela pose déjà un problème de sollicitation mécanique des tubes bien connu dans le cas des
chaudières à vapeur classiques leur entretien est coûteux car l’éclatement, et donc le
changement d’un tube de chaudière, est ici un événement courant. De plus, les possibilités
d’extraction des calories sont très différentes dans les parties des panneaux qui sont « en eau »
et dans celles qui sont « en vapeur ». La conduite d’un tel récepteur est donc délicate car elle
implique que la cartographie des flux solaires soit contrôlée en permanence, une mauvaise
répartition de ceux-ci entraînant une surchauffe et une fusion du tube. Dans la pratique elle
impose une conduite sophistiquée des héliostats impliquant le calcul et la mise en œuvre de
dépointages fins en permanence. Voilà deux des raisons de l’abandon aujourd’hui avéré du
recours à l’eau-vapeur.
Notons aussi la nécessité de disposer de tubes le plus « noir » possible pour assurer le
niveau d’absorptivité le plus élevé. Ce problème est général et concerne tous les récepteurs
surfaciques, mais il est plus aigu pour les chaudières « ouvertes » (celles qu’on met en œuvre
le plus souvent dans le cas de la formule optique du champ circulaire). Il est au contraire
moins important dans les cas d’utilisation de chaudières en cavité telles que celles qui
viennent d’être étudiées au paragraphe précédent dans ce cas, l’ « effet cavité » est efficace et
a vite fait d’augmenter le coefficient d’absorption apparent du récepteur dès lors que la
surface développée par ses panneaux est nettement plus grande que la surface de son
ouverture. Dans tous les cas, on met en œuvre une peinture noire « haute température » qui
22
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
On utilise ici des solutions qui ressemblent à la précédente (chaudières à tubes) avec
les différences suivantes.
le sel est toujours liquide et sans pression, ce qui sollicite peu la résistance
mécanique des tubes (ils peuvent donc être fins).
il doit parcourir son circuit à grande vitesse pour que soient favorisés les échanges
thermiques avec la paroi, ce qui provoque de fortes pertes de charge.
les tubes sont soumis à une corrosion qui peut devenir galopante si leur
température n’est pas maintenue au-dessous d’une valeur critique.
ils doivent être réchauffés à une température suffisante avant leur remplissage par le
sel toujours (au-dessus de 140°C à Thémis, et de 220°C à SolarTwo).
Le récepteur à sel fondu est un appareil robuste car, étant parcouru sur toute sa surface
par un liquide à grande vitesse, il est assez tolérant aux variations naturelles de la cartographie
des flux. La rupture d’un de ses tubes peut être considérée comme un événement tout à fait
exceptionnel, d’où un entretien à priori peu coûteux. De plus, le contrôle de cette cartographie
peut être abandonné, surtout dans le cas d’une chaudière en cavité à la surface de réception
généreuse (cas de Thémis). Il est donc facile à conduire [29].
Il doit être réchauffé avant remplissage. Il l’est par « traçage » électrique. Cette
technique est bien adaptée et a donné de bons résultats quand elle était bien réalisée.
A contrario des malfaçons dans la réalisation peuvent provoquer des surchauffes corrosives
galopantes. Ainsi des pannes sont advenues tant à Thémis qu’à SolarTwo. Dans les deux cas,
elles étaient dues à des sur longueurs anormales de traceurs électriques
Par contre, son fonctionnement entraîne des pertes de charge sévères qui nécessitent la
mise en œuvre de pompes de circulation puissantes. Celles-ci entraînent une consommation
électrique interne importante qui pénalise le rendement de conversion de la centrale.
A cet égard, il serait bien préférable d’absorber le rayonnement solaire dans la masse
même du fluide en circulation plutôt que sur une paroi métallique intermédiaire : il serait alors
inutile de provoquer ces coûteuses pertes de charge. Un prototype de récepteur à sel de ce
23
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
type a été essayé par les « SandiaLaboratories » sur leur site d’Albuquerque. Il s’agissait d’un
récepteur dans lequel on créait une lame de sel épaisse quasi verticale par écoulement en
cataracte sur une tôle légèrement inclinée par rapport à la verticale. Cette tentative n’a pas eu
de suite sans doute du fait de la dégradation chimique du sel provoqué par son contact
cyclique avec de l’air neuf lors de sa traversée du récepteur.
L’intérêt d’utiliser un métal fondu comme fluide caloporteur vient de ce qu’il est très
bon conducteur de la chaleur et qu’en conséquence il présente des coefficients d’échange
thermique avec la paroi particulièrement favorables. De ce fait, un récepteur à métal liquide
(typiquement : le sodium) peut présenter au flux une surface bien moindre que celle
nécessaire à un récepteur à sel. Il pourra par exemple s’inscrire directement dans le plan focal
sans avoir besoin de se développer en cavité pour augmenter ses surfaces d’échange. Une des
conséquences de ce fait est que, à puissance thermique égale, un récepteur à sodium
présentera bien moins de pertes de charge qu’un récepteur à sel. La théorie indique également
qu’il devrait être plus économique à construire. Malheureusement la pratique d’un métal aussi
facilement inflammable impose de tels dispositifs de sécurité que les conclusions de la théorie
s’avèrent tout à fait exagérées. Si on y ajoute le fait que le développement en cavité de la
chaudière, qui renchérit le coût de l’appareil, peut néanmoins présenter un avantage du point
de vue de son absorptivité et que le sodium est un calostockeur très médiocre en comparaison
du sel fondu, on peut conclure que cette solution aux atouts brillants n’est guère prometteuse.
24
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
D- Le récepteur à air
La plus élaborée de ces propositions, et de loin, est le concept « GAST » devenu plus tard
« PHOEBUS » étudié par les équipes allemandes de la DLR et ayant donné lieu à l’étude
détaillée d’au moins un projet. De plus, des expérimentations poussées d’éléments de sa
chaudière volumétrique ont été réalisées par l’équipe germano-espagnole d’Almeria. Bien que
jamais mise en œuvre, cette variante de la filière est souvent considérée comme une
alternative crédible à la centrale à sel fondu et mérite donc qu’on s’y arrête.
Les concepteurs de Phoebus ont été d’emblée plus ambitieux en prévoyant d’utiliser
une chaudière volumétrique dont le principe a été précisé plus haut. Mais comme il est
irréaliste de prétendre fermer une telle chaudière de grande taille par une fenêtre en quartz, ce
choix les contraint à alimenter leur cycle thermodynamique par de l’air aspiré, à pression
atmosphérique, depuis la face avant de l’absorbeur (on parle ici de récepteur volumétrique
ouvert ou de chaudière « à aspiration »). Dans le projet Phoebus de 1994, ce récepteur est
25
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
tout simplement constitué d’un volume de laine métallique suffisamment lâche pour que le
rayonnement solaire y pénètre profondément et y soit progressivement absorbé sur toute
l’épaisseur. La température de l’air chaud produit est limitée à 750°C. Par la suite d’autres
formules ont été testées mettant en œuvre par exemple des volumes en nid d’abeille de
céramique, ces matériaux permettant de produire de l’air encore plus chaud puisque les
1000°C ont été atteints [17].
On verra plus loin que cette solution présente de graves inconvénients, mais
elle est la seule qui permette d’abaisser significativement les pertes chaudière (qui risquent ici
d’atteindre un niveau élevé à cause de la haute température de travail) en diminuant
sensiblement la température apparente du récepteur.
Là encore il nous faudra distinguer les cas des différents fluides caloporteurs utilisés.
26
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
de fonctionnement trop haché). C’est là l’autre gros problème de la filière car le stockage de
la vapeur vive est particulièrement malaisé. Son contenu énergétique volumique est
dramatiquement faible, ce qui oblige à mettre en œuvre des réservoirs à pression de grande
taille. On conçoit qu’on atteigne vite les limites raisonnables de capacité de ce stockage. On
utilisera donc cette technique pour réaliser des stockages dits « nébulaires » qui sont
dimensionnés au plus justeils assurent uniquement les conditions de régularité à très court
terme de la production de vapeur qui assurent un fonctionnement correct de la turbine.
Si l’on veut aller plus loin en autonomie, on est tenu de concevoir une boucle
de stockage séparée réalisée avec un fluide plus approprié qui échangera ses calories soit avec
la vapeur pour en épuiser le contenu énergétique, soit au contraire avec l’eau pour la vaporiser
en cas d’absence de soleil. Un tel concept a été utilisé à Solar One. La boucle de stockage y a
été réalisée avec une huile de synthèse comme fluide caloporteur et un lit de cailloux pour le
stockage proprement dit. Cette installation, qui dégradait le rendement thermodynamique du
cycle en cas de déstockage (à cause de la température relativement basse à laquelle était
assuré le stockage, 304°C, au lieu de 515°C pour la vapeur produite en chaudière), a
fonctionné pendant le temps d’expérimentation de Solar one. Mais celle-ci s’est précisément
arrêtée le jour où le bac de stockage a pris feu, détruisant évidemment toute la boucle [23].
Cet événement a sans doute signé l’arrêt de mort de cette formule au niveau international car
depuis cette date (1988), on n’a plus entendu parler de projet de centrale à tour à eau-vapeur.
27
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
chaud flotte sur le sel froid), et celle qui utilise deux bacs ayant chacun la pleine capacité de
rétention du sel en circulation. Dans ce cas, l’un des bacs contient le sel « froid » (aux
alentours tout de même de 200°C à Thémis, de 290°C à SolarTwo) et l’autre le sel chaud. La
première formule est en tout point préférable (capacité géométrique et surface de pertes
divisées pratiquement par deux). Elle présente pour certains l’inconvénient de permettre le
mélange thermique des couches chaude et froide à leur interface, il se crée une couche tiède
dont l’épaisseur augmente avec le temps. Cet inconvénient est toutefois plus apparent que réel
car il n’entraîne pas en lui-même de perte thermique mais seulement une légère baisse de
capacité de stockage par rapport à sa capacité géométrique. Elle n’a pourtant été choisie ni à
Thémis ni à SolarTwo, essentiellement en raison de la difficulté de construire un bac vertical
de grande hauteur pour contenir un liquide dense (la densité du Hitec utilisé à Thémis atteint
presque 2) [19]. On peut probablement y ajouter la raison plus conjoncturelle que l’analyse de
la situation énergétique de la machine est plus facile dans le cas d’un stockage en deux bacs et
que, pour une centrale expérimentale, cela constitue un avantage.
On a dit plus haut que le sodium, excellent caloporteur, était un mauvais calo-stockeur. On
peut en effet évaluer sa capacité calorifique dans les conditions de température adéquates aux
environs de 1,2 J/°C cm3, soit à la moitié de celle du sel fondu.
A cette importante différence près, un stockage de sodium sera conçu selon les mêmes
principes qu’un stockage de sel fondu.
Fig 2.11Schéma compares d’une centrale à sel fondu et d’une centrale a air [25]
28
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
29
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
épuisées par les besoins du cycle thermodynamique : il doit être renvoyé vers la chaudière à
une température encore notable (par exemple ; 185°C et il contient encore à cette température
22% de l’enthalpie acquise en chaudière). Si cette chaudière est ouverte, et c’est la seule
alternative envisagée aujourd’hui, il sera impossible de recycler complètement cet air tiède
(bien que dans les projets en cause on s’efforce de le « cracher » dans l’ouverture de la
chaudière), et on aura à subir là une nouvelle perte qu’on peut chiffrer au minimum à 4% de
l’énergie rayonnée par le champ d’héliostats. En conséquence de ces deux remarques, il faut
considérer que le transport des calories constitue le point faible des centrales à air.
Par contre, même si l’air à haute température ne se stocke pas facilement, il est facile
et bon marché de le débarrasser de ses calories et de les stocker sur un lit de billes de
céramiques ou même de cailloux. On tient là un solide avantage pour la même filière.
Toutefois, pour une raison évidente quant a la fiabilité de système on préfèrera les machines
basées sur des circuits réellement fermés ; ainsi intérieur de la machine sera plus facilement
protégé des agressions externes (intempéries, poussière…).
Il convient donc de considérer les typologies des machines basées sur les déférents cycles
théoriques, et leur adaptation aux domaines de puissance et température de source qui nous
intéresse.
Le cycle a vapeur de Rankine est souvent difficile à réaliser, cela supposerait que la
machine de détente soit soumise à un mélange de vapeur de liquide, généralement mal
supporté par les organes internes (problème d’érosion, contrainte thermomécanique) [10]. Le
cycle généralement adopté en pratique est donc un cycle à surchauffe de vapeur (cycle de
Hirn).
30
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Bien que la technologie évolue à tel point que les moteurs alternatifs et la turbine à
combustion trouvent aujourd’hui des applications dans le domaine de la production combinée
de chaleur et d’électricité. La centrale à vapeur consiste en une chaudière adaptée à la
production de vapeur surchauffée que l’on fait transiter par une turbine à vapeur qui peut être
à contre pression, à condensation ou combinée (turbine à soutirage).
Performances et caractéristiques
Rapport chaleur/force
31
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
• Configuration simple
avec un minimum de
composants • Elle fonctionne sous de
faibles chutes d’enthalpie
• L’installation des (à puissance égale, il faut
turbines basse pression qu’elle soit de
onéreuses est évitée dimensions plus
• Investissement importantes)
Turbine à vapeur à
relativement faible • La production
contre-pression
• Besoins en eau de d’électricité et de chaleur
• La génération
Turbine à vapeur à d’électricité est • Coût initial élevé
32
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
33
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Comme la chaleur récupérée à partir des turbines à gaz se trouve presque totalement dans
les gaz d’échappement, le dispositif de récupération se limite à un échangeur de chaleur
unique. Malgré cette simplicité d’exploitation, l’échangeur doit être de grandes dimensions en
raison du volume de gaz débité. Parce que la qualité thermique du flux des gaz
d’échappement est très élevée, elle se prête bien à une très bonne régulation de chaleur. Même
avec les contraintes dues aux limites des machines et celles des besoins de l’utilisateur.
Il existe deux types de turbines à gaz, à cycle fermé utilisant un échangeur de chaleur
pour refroidir le fluide de cycle en aval de la turbine avant l’exécution d’un nouveau cycle, et
à cycle ouvert utilisant dans ce cas comme fluide de cycle l’air atmosphérique qui sera
renouvelé constamment à l’entrée du compresseur. La turbine à gaz est dite « turbine à
combustion » dans le cas d’un cycle ouvert du fait que les gaz de combustion traversent
directement la turbine, ce qui limite le domaine des combustibles à utiliser à celui des
combustibles gazeux et de certains combustibles liquides [31].
34
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Rapport chaleur/force
λ= Q ut / W t (2.2)
Les installations à cycles combinés configurent au moins deux types de systèmes, l’un
après l’autre de telle sorte que la chaleur résiduelle du premier système soit exploitée par le
second. En principe, toutes les combinaisons des cycles sont possibles, mais la plus courante
est celle où un système à turbine à gaz est installé en amont d’un système à vapeur
conventionnel. La majorité des cycles combinés utilisés comportent une turbine à gaz
élémentaire (sans préchauffage d’air ou d’autres options d’amélioration du rendement qui
engendrent beaucoup de contraintes économiques). En ce qui concerne la turbine à vapeur,
son choix dépend essentiellement des besoins en chaleur et en électricité.
35
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Le cycle combiné se caractérise par une valeur minimale relativement élevée du coefficient
de puissance et c’est la raison pour laquelle il est le plus adéquat lorsqu’il y a une forte
demande en puissance.
36
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
37
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Comme on le sait, ce transformateur thermomécanique est considéré depuis plus d'un siècle
comme le meilleur des moteurs thermiques tant son rendement théorique est élevé. C’est ainsi
que la première tentative de construire une « parabole Stirling » date de 1887. Il s’agit d’un
moteur à piston à chauffage externe, utilisant couramment l’hélium ou l’hydrogène comme
fluide thermodynamique.
38
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Dans la pratique, ce générateur conserve bien des atouts dont celui de pouvoir être réalisé en
petite taille sans perdre trop en rendement. C’est ce qui en fait le candidat idéal pour
l’exploitation des calories récoltées avec une excellente efficacité mais à faible débit par les
concentrateurs paraboliques (on met en œuvre aujourd’hui aux foyers de telles paraboles des
générateurs Stirling qui se situent dans la gamme des 5-50 kWe et dont les rendements
thermomécaniques varient de 30 à 45%). En conséquence, l’inertie thermique de l’appareil est
faible et on peut envisager de soumettre son alimentation en calories aux caprices
météorologiques. C’est une caractéristique importante de ces générateurs installés au droit de
foyers mobiles qu’il n’est pas question d’équiper d’un stockage thermique. Le résultat est là
puisque, dans un exemple récent (10kWe), on obtient un rendement instantané net (soleil-
réseau électrique) de 22%, ce qui peut être considéré comme excellent. A plus grande
puissance (25kWe), on friserait les 30% [17].
39
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
40
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
[Link] Le collecteur
Cette même puissance est réfléchie (concentrée) sur la cavité réceptrice Sr (foyer ou récepteur
ou point focal du dispositif de concentration appelé aussi absorbeur)
41
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
A- Le rendement optique
ηopt = Гταρ avec Г: Rapport de captation (fraction de l'énergie reflétée par le réflecteur)
La convection est un phénomène encore peu connu pour la plaque plane. Elle est de plus liée
à la vitesse et la direction du vent sur le site.
T r : température du récepteur
Ta : température ambiante
42
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
P pc = λS r (T r - T a) ∆x [33] (2.11)
λ: Conductivité de l’absorbeur.
Δx : épaisseur de l’absorbeur.
Mais les pertes par conduction sont petites comparées aux pertes par convection ou par
rayonnement, et sont généralement combinées avec les pertes par convection dans la plupart
des cas.
Ainsi
On montre par ailleurs que les pertes thermiques peuvent s’écrire sous une forme plus simple
Pp=SrU(Tr-Ta) (2.14)
43
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
𝑃𝑐ℎ = 𝑃𝑎 𝑎 − 𝑃𝑃 (2.17)
Ta : Température ambiante
D’où
ℎ𝑟 �𝑇𝑐4 −𝑇𝑎4 �
𝜂𝑐ℎ = 𝑎 − (2.19)
𝑃𝑎
𝑇
𝜂𝑐ℎ = 1 − 𝑇𝑎 (2.20)
𝑐
ℎ𝑟 = 𝜀𝜎 (2.22)
44
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
On voit donc que la température de la chaudière doit être adaptée à la concentration effective
pour espérer atteindre le rendement maximal
𝑇 𝑈�𝑇𝑐4 −𝑇𝑎4 �
𝜂 = 𝑎 �1 − 𝑇𝑎 � �1 − � (2.23)
𝑐 𝑎𝐶𝐼
On obtient
1�
𝑎𝐶𝐼 2
𝑇𝑜𝑝𝑡 = �� + 𝑇𝑎 � 𝑇𝑎 � (2.24)
𝑈
45
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire
Température optimum en K
2.2.2 Interprétation
46
CHAPITRE 3
Gisement et impact
environnemental
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
3.1 Introduction
On peut calculer que la production d’électricité pourrait largement être assurée par
l’équipement en centrales solaires de 5000 km2 de zones arides. Cela ne représente guère
qu’un carré de 70 km de côté mis à disposition en zone inhabitée. Si l’humanité entière devait
être approvisionnée en électricité avec le même niveau de confort, il en faudrait 100 fois plus.
Ces surfaces sont certes importantes, mais nullement démesurées par rapport aux terres arides
et inhabitées disponibles sur la planète qui sont bien plus vastes. Il s’agit là d’une remarque
particulièrement simpliste, mais qui a l’avantage de situer le problème [7].
En pratique, il n’y a pas de raison pour que seules les zones arides soient concernées.
Elles reçoivent de l’ordre de 2700 kWh/m2/an de rayonnement solaire et sont à cet égard les
meilleures de la planète. Mais les expérimentations dont nous parlons ici se sont aussi
déroulées sous des climats moins favorables, et on considère généralement qu’un
développement de la solaire thermodynamique concernerait des régions plus variées jusqu’à
inclure le climat méditerranéen du sud de l’Algérie par exemple qui reçoit plus de 6000
kWh/m2/an [11].
Le gisement est donc pour le moins confortable. Qu’en est-il des conséquences
environnementales qu’aurait sa mise en valeur ?
47
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Par définition, les centrales à mettre en œuvre ne sont pas polluantes. Elles ne
présentent pas non plus de danger particulier. La ponction qu’elles opèrent localement sur le
rayonnement est transformée en chaleur (ce qui est le sort normal du rayonnement solaire) en
partie localement (pertes du cycle) et en partie sur une zone plus vaste (qui pourrait être
éloignée, c’est la zone de consommation de l’électricité produite). On ne voit pas très bien
quel inconvénient présenterait ce transport d’énergie de régions très ensoleillées vers d’autres
qui le sont moins. Par contre, on a déjà remarqué que cette ponction locale, en pays chaud,
pouvait être mise à profit par l’agriculture : elle présente les mêmes avantages que ceux
procurés par les palmeraies artificielles du Sahara qui ont précisément pour fonction, au
moins en partie, de protéger les cultures d’un rayonnement solaire trop vigoureux. La culture
sous héliostats est peut-être pour demain !
Ghardaïa (en arabe )ﻏﺮداﻳﺔest une commune de la wilaya de Ghardaïa en Algérie, dont
elle est le chef-lieu, située à 600 km au sud d'Alger, elle est la capitale de la Vallée du Mzab.
Ghardaïa fait partie du patrimoine mondial et elle est considérée comme site touristique
d'importance majeure en Algérie, de par son architecture et son histoire, Le territoire de la
commune de Ghardaïa est situé au Nord de la wilaya de Ghardaïa, à 600 km au sud d'Alger, à
190 km au sud de Laghouat et à 190 km à l'ouest d’Ouargla [39]. Ces régions connues par
leur climat aride caractérisé par le manque des précipitations (160 mm/an) et la raréfaction
des terres agricoles, des températures diurnes très élevées en été, et des températures basses
en hiver (gelées durant les mois de décembre à mi-février).Les conditions climatiques font
que Ghardaïa bénéficie d’un climat sec et aride, caractérisé par un ensoleillement
exceptionnel, vu sa localisation géographique et son éloignement de la côte méditerranéenne.
Le plus souvent, Ghardaïa a un taux d’insolation très important (75% en moyenne) et la
moyenne annuelle de l’irradiation globale mesurée sur un plan horizontal dépasse les 6000
Wh/m2. Sa couverture solaire est de plus de 3000 heures/an, ce qui favorise l’utilisation de
48
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
l’énergie solaire dans divers domaines tels que la bioclimatique, la production d’eau chaude
sanitaire, la production d’électricité, le séchage agroalimentaire.
La meilleure manière de connaitre la quantité d’énergie solaire dans un site donné, est
d’installer des pyromètres dans plusieurs endroits du site, de s’occuper de leurs entretiens et
de leurs enregistrements quotidiens. Lorsque les mesures sont collectées, un contrôle de
qualité rigoureux est obligatoire afin de crédibiliser la base de données enregistrée.
Afin de faire un bon dimensionnement des systèmes de conversion solaire, une base de
données de rayonnement est indispensable. L’installation de la station radiométrique au site
de l’URAER rentre dans ce contexte, elle nous permet de mieux caractériser le site d’un point
de vue énergétique.
49
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Une partie fixe, qui est constituée d’un pyranomètre type EKO, pour la mesure du
rayonnement global reçu sur un plan horizontal, d’un thermo-hygromètre type TECNOEL
pour la mesure de la température et de l’humidité, et d’un solarimètre.
Une partie mobile, qui est capable de suivre la trajectoire du soleil depuis le lever jusqu’au
coucher grâce à un système robotique. Cette partie est pourvue d’un pyrhéliomètre qui est
pointé vers le disque solaire pour la mesure du rayonnement solaire direct intégré sur toutes
les longueurs d’ondes (entre 0.2 et 0.4 micromètre) reçues sur un plan normal. Elle est
associée aussi d’un pyranomètre type EKO pour la mesure de l’éclairement diffus sur un plan
horizontal muni d’une boule sphérique pour cacher le flux radiatif venant directement du
disque solaire.
Il s'ensuit qu'on peut constituer des fonctions d'interpolation qui évaluent et estiment la
température ambiante en fonction du temps à travers des mesures établies expérimentalement.
On dispose donc, d'une base de données des composantes du rayonnement solaire (global et
diffus sur un plan horizontal, directe sur un plan normal et global sur un plan incliné à la
latitude du lieu), ainsi que la température et l’humidité.
L’exploitation de cette base de données nous permet de tester plusieurs modèles qui
serviront dans la caractérisation du gisement solaire du site.
Depuis août 2004, la station de mesure est fonctionnelle, l’enregistrement des composantes du
rayonnement solaire se fait quotidiennement durant 24 heures avec un pas de cinq minutes
pour chaque paramètre (diffus, direct et global).
50
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Fig3.2 irradiation globale, diffuse, direct normale et globale inclinée collecté par la station
radiométrique [39].
Fig3.3Eclairement estimé pour une surface Fig3.4Eclairement estimé pour une surface
51
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Une autre confrontation a été établie pour tester la fiabilité du modèle proposé pour une
inclinaison qui vaut la latitude du lieu (32°). Les courbes tracées relatives aux journées du21
Juin et le 11 Juillet montrent que la concordance est assez satisfaisante.
Fig3.7Eclairement estimé pour une surface Fig3.8 Eclairement estimé pour une surface
52
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Fig3.9Eclairement estimé pour une surface Fig3.10Temperature estimé pour une surface
53
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
D’après le tableau 3.1, on constate que la valeur annuelle du rayonnement global varie entre
2000 et 2126 kWh/m2, tandis que la moyenne annuelle est de l’ordre de 2061 kWh/m2.
Considérant les valeurs mensuelles, le maximum absolu est de l’ordre de 251 kWh/m2
et le minimum absolu est de 86 kWh/m2.
Le fig 3.8 montre la distribution typique du rayonnement global sur un plan horizontal par
tranche horaire au cours de l’année au site de Ghardaïa.
54
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Mois
Rang du Rayonnement
55
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Durant la saison hivernale, 21.5 % de l’ensemble des journées ont des valeurs entre 2330 et
3495 (Wh/m2), 40.5 % des journées ayant 3495 et 4660 (Wh/m2) et seulement 12 % atteignent
5825 (Wh/m2).
Dans la saison estivale, 72 % des jours ayant un rang entre 6990 et 8155 (Wh/m2)
tandis que 18 % dépasse les 9320 (Wh/ m2) [39] [40].
3.3 Conclusion
Le but de cette analyse est de fournir des informations fiables pour les concepteurs et
les utilisateurs des systèmes solaires, tout en évaluant le potentiel énergétique du site de
Ghardaïa.
56
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Cette forme de pollution physique peut paraître anodine au regard des pollutions chimiques,
compte tenu de la toxicité et des effets à long terme de certaines molécules. Pourtant, cette
pollution thermique diffuse peut avoir des effets locaux importants, en particulier sur les
écosystèmes aquatiques.
57
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
A- Métaux lourds
Selon les informations dont nous disposons, la centrale en régime de fonctionnement normal
ne rejettera pas de métaux lourds dans ses effluents liquides.
Cependant d’éventuels métaux lourds peuvent provenir des phénomènes d’usure des
pièces métalliques (joints spéciaux, aubes de la turbine vapeur, ils pourraient être rejetés lors
des opérations de purge des « Boilers »)
Ils proviennent des traitements chimiques, nettoyage de pièces de la centrale ainsi que du
laboratoire prévu sur le site pour les contrôles de qualité. Ces produits essentiellement des
réactifs chimiques seront rassemblés dans de petits conteneurs plastiques répertoriés qui
seront collectés pour neutralisation et élimination à l'extérieur de la centrale.
Ils sont produits lors des différentes activités liées à l'exploitation de la centrale. Ce sont entre
autres les différents emballages (plastiques, papier, verre), les chiffons, etc. Ces déchets seront
collectés séparément, stockés en un endroit prévu et transportés à l'extérieur de l'usine pour
élimination soit par incinération, recyclage ou à défaut par enfouissement.
D- Pièces métalliques
Il s'agit de pièces défectueuses ou usées qui doivent être remplacées notamment lors des
services prévus pour la centrale.
Elles proviennent
La quantité de déchets solides de la centrale n’est pas très élevée. La principale source deces
déchets est le bassin d’évaporation. Ils seront transportés hors site pour une mise en décharge
ou envoyés en cimenterie pour incinération. Mais aussi,
58
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Du bassin prévu pour le traitement de surface du système eau-vapeur avant mise en service
(traitement à la chaux et charbon actif). Il s'agit là d'une opération spéciale qui se produit une
seule fois. Les boues résultantes seront mises en décharge contrôlée ou incinérée (cimenterie).
F- Rejets gazeux
Les impacts positifs restent inchangés et pour rappel sont les suivants
i) La clientèle de Sonelgaz qui pourra bénéficier d’une plus grande disponibilité d’énergie
électrique pour satisfaire ses besoins.
ii) Sonelgaz qui pourra faire face à la demande croissante d’énergie électrique du Royaume en
renforçant ses moyens de production par l’utilisation du gaz naturel et de l’énergie solaire
travers une technologie efficiente.
iii) L’Etat algérien qui pourra réduire sa facture pétrolière suite à la réduction de la
consommation de combustible fossile pour la production d’électricité et ainsi améliorer sa
balance de paiement
iv) L’environnement suite à la réduction d’émissions des gaz à effet de serre.
v) Les entreprises nationales et internationales qui bénéficieront des contrats de fourniture et
des travaux pour la réalisation des ouvrages de différentes composantes du projet.
vi) Les populations de la zone du projet par la création d’emplois lors des travaux de
construction des ouvrages du projet.
vii) Sonelgaz les universités et instituts de recherche nationaux et internationaux qui pourront
développer des programmes de recherche sur l’utilisation à plus grande échelle de l’énergie
solaire.
[Link] Impacts sur la ressource en eau et la qualité de l’eau
La consommation d’eau pour le nouveau projet est de 1,5 million m3, c'est-à-dire un
prélèvement régulier de 50l/s. Par conséquent les impacts sur la ressource seront atténués par
rapport au projet d’une capacité de 250 MW où nous avons considéré un prélèvement régulier
de 100l/s.
59
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Le débit de prélèvement envisagé par la centrale est donc 50l/s et ne constituera donc
que 1/40 du débit global de l’aquifère au lieu de 1/20 initialement prévu. Ce prélèvement n’est
pas considéré comme un indice de surexploitation. En effet, Les caractéristiques
hydrodynamiques de l’aquifère étant excellentes, l’impact des pompages se répercutent sur
très grande partie de l’aquifère de sorte que le rabattement dû à ces pompages apparaît, là où
il est mesurable, très faible. En plus, avec un aquifère de cette taille, avec des eaux qui ont des
temps de transit très longs, on ne peut pas savoir si le débit de sortie actuel est en équilibre
avec la capacité de recharge actuelle [41].
L’incidence du prélèvement de 50 l/s sur les forages existants ne pourra être déterminée que
lorsque les ouvrages de captage seront réalisés. Néanmoins, on peut les estimer à partir d’un
calcul théorique.
60
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
3.6 Conclusion
D’après cette étude, on peut conclure que pour une centrale à tour solaire
Pour le dioxyde d’azote, la pollution de fond a pu être mesurée et montre que même en la
prenant en compte, les concentrations dans l’environnement restent inférieures aux objectifs
de qualité de l’air.
Le projet permettra de réduire les dégagements de gaz à effet de serre d’environ 1500 tonnes
de CO 2 /an par rapport à une centrale entièrement au gaz naturel.
Sonelgaz pourra directement réaliser des économies de combustible fossile et réduire les
émissions de gaz à effet de serre. La centrale thermique à cycle combiné au gaz émettant au
moins 2 fois moins de CO 2 par kWh ne produit qu’une centrale à charbon.
De plus la combustion du gaz ne produit pas d’émission de SO 2 et génère une émission très
faible de NO x comparé aux autres sources d’énergie fossile. Mais l’augmentation du trafic
dans la zone provoquera une émission plus importante de poussière.
Les installations, si leur conception est bien isolée par rapport à l’acoustique, ne devrait pas
émettre des ondes sonores préjudiciables à l’environnement naturel et aux habitants de la
zone. Cependant, il faut noter que même les animaux s’adaptent relativement facilement à une
modification de l’environnement sonore dans une zone délimitée et qu’elles ne perçoivent pas
alors ce changement d’environnement acoustique comme une menace ou un danger. Nous
pouvons ainsi considérer que la centrale n’aura pas d’impact négatif sur l’environnement
sonore. Les principales sources sonores sont les salles de machines et notamment les turbines
de combustion.
61
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
après la clôture de la centrale. Cette valeur est conforme à la Norme de la banque mondiale
(Thermal Power Guidelines for New Plants).
Aussi l’impact sonore hors des limites de la zone de la centrale est faible.
62
CHAPITRE 4
Type de centrale à tour solaire
choisi
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi
4.1 Introduction
Le projet présente un intérêt économique certain car il permet à Sonelgaz. De réaliser des
économies sur le coût du combustible pour la production d’électricité.
Le projet présente ainsi un intérêt direct sur le plan environnemental car il contribue à
l’accroissement de la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique du pays, et à la
réduction relative du taux d’émission de gaz à effet de serre par kWh produit.
L’énergie produite par la centrale ne sera pas utilisée spécifiquement pour l’alimentation en
énergie électrique de la zone du projet, mais sera injectée dans le système interconnecté de
Sonelgaz.
Dans le cas de 3538 GWh/an d'électricité seraient produits par d'autres centrales (au charbon
par exemple), il y aurait au moins 2 millions tonnes d'émissions de CO 2 de plus pendant la
durée de vie de 20 ans [20].
Le Projet PEGASE est piloté par le CNRS, via le laboratoire PROMES (PROcédés
Matériaux et Energies Solaires) qui développe sur le site des programmes de recherche sur
l'énergie solaire concentrée. Ce programme dénommé PEGASE (Production d'Électricité par
turbine à Gaz et Énergie Solaire), vise à remettre en place sur le site de Ghardaïa une boucle
thermodynamique mais en l’améliorant. Il s'agit plus précisément de réaliser et tester un
système hybride solaire/gaz d'une puissance électrique de l'ordre de 1,4 Mégawatt, utilisant la
chaleur solaire pour surchauffer l'air entrant dans une turbine à gaz.
Le dispositif a pour but d'ouvrir la voie vers des centrales solaires présentant un meilleur
rendement (30% et plus) utilisant des cycles combinés solaire/gaz.
63
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi
64
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi
• Tour solaire.
• 200 héliostats.
• 1 turbine à gaz.
• 1 compresseur.
• 1 chambre de combustion.
• Générateur électriques.
• Système d’échappement.
• Secteur traitement des eaux usées.
• Secteur pompage de l’eau de refroidissement.
• Secteur compresseur à air et générateur diesel.
• Secteur traitement des effluents.
• Secteur station de gaz.
• Poste d’évacuation d’énergie.
• Secteur de déminéralisation d’eau.
· Équipements auxiliaires.
Afin d’étudier les coûts de génération de l'électricité, plusieurs facteurs doivent être pris
en compte
• Le coût d'investissement.
• Le coût d'opération et de maintenance.
• Les coûts liés à l'utilisation de l'énergie primaire.
Il est défini comme le rapport du coût moyen annuel actualisé des investissements sur la
production d’énergie électrique annuelle nette .Il est calculé de la manière suivante.
LEC=( C*K i +Km +K c )/E e avec C=Kt (1+Kt )n/(1+ Kt )n-1+Ka =9.88%
Les valeurs indiquées sont celle utilisées par la banque mondiale dans son rapport du
Stratégie pour le développement du marché de l'énergie solaire thermodynamique.
Les coûts peuvent être réduits drastiquement par la production à grande échelle. L'exemple
des 9 centrales SEGS en Californie est représentatif plus la puissance installée était
importante, plus le LEC a diminué, comme le montre le graphique ci-dessous.
66
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi
Tableau 4.1Le cas des centrales de 50MWe, avec ensoleillement de Séville (2014kWh/m2/an)
[33]
67
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi
Les centrales solaires se distinguent par leurs dimensions élémentaires, donc leur
puissance, leurs performances et leur coût .Une étude comparative de ces caractéristiques a
été faite nous résumons dans le tableau suivant les caractéristiques
4.4 Conclusion
La tour solaire offre l’avantage de ne pas avoir à faire circuler de fluide dans
l’ensemble du champ de miroirs : les pertes thermiques sont donc significativement réduites.
Par ailleurs, le niveau de concentration de l’irradiation peut être bien supérieur, et l’efficacité
du cycle thermodynamique s’en trouve augmentée. Il reste que ces gains techniques doivent
aussi se traduire par un gain technico-économique, limité par le coût de construction de la
tour.
68
CHAPITRE 5
Modélisation et simulation
Chapitre 5 Modélisation et simulation
5.1 Introduction
Le projet PEGASE [1] a pour but la mise en place et l’expérimentation d’un prototype
de Centrale Solaire à haut rendement basé sur un cycle hybride à gaz haute température
constitué d’un récepteur solaire à air pressurisé et d’une turbine à gaz sur le site de Ghardaïa
par exemple. Dans le présent travail, on a mené une étude pour l’installation d’une centrale
similaire à celle de PEGASE.
L'atelier de simulation « Trnsys Simulation Studio » est un exemple réussi d’une structure
d’accueil permettant à la fois le développement de nouveaux modèles numériques et
l’exécution d’études de simulations dynamiques. Les modèles numériques issus des travaux
de recherche peuvent ainsi facilement être échangés et appliqués, notamment dans les bureaux
d’études.
TRNSYS est basé sur une approche par schéma-bloc. Cette approche modulaire permet à la
fois de décomposer des problèmes complexes en plusieurs problèmes moins complexes et de
travailler dans un environnement « ouvert », permettant de rajouter de nouveaux composants
et concepts.
69
Chapitre 5 Modélisation et simulation
Ces bibliothèques peuvent être connectées pour effectuer des études pluridisciplinaires
techniques et économiques.
Pour les chercheurs, son intérêt principal est sa modularité et son ouverture. Il est en effet
possible dans cet environnement de développer ses propres modèles (Type) en langage
Fortran ou C depuis sa version commercialisée en 1975, TRNSYS a bénéficié de nombreuses
améliorations grâce à ses utilisateurs, à ses participations à de nombreuses publications et à
ses séminaires. D’utiliser les nombreux modèles existants dans la bibliothèque standard,
auprès de développeur ou mis à disposition par la communauté scientifique.
70
Chapitre 5 Modélisation et simulation
Chaque icône d'une fenêtre de projet représente en effet un sous-programme. Chacune de ces
boîtes noires possède un jeu de variables d’entrées et un jeu de variables de sortie. Connecter
les icônes revient à créer des connexions entre ces variables.
A- SIMCAD
Est un logiciel orienté objet, conçu pour la description de bâtiments à partir d’un plan papier
ou la transcription d’un fichier informatique dxf. La représentation 3D des bâtiments permet
de vérifier la cohérence des données saisies. SIMCAD assure le transfert des données vers
TRNSYS automatiquement.
B- TRNFOW
Est un logiciel qui permet de définir et calculer les circulations d’air dans un bâtiment
multizones en fonction des conditions extérieures, des conditions intérieures et des
équipements aérauliques de chaque zone.
C- FAVENT
Couplé à TRNSYS, calcule la distribution des températures et des flux d’air dans les pièces
d’un bâtiment en utilisant un code de calcul CFD.
D- TRNSED L’utilitaire TRNSED permet de passer des simulations TRNSYS, sans achat de
licence TRNSYS, à un tiers et de créer des applications WINDOWS complètes.
71
Chapitre 5 Modélisation et simulation
La bibliothèque STEC « Solar Thermal Electric Components » est une collection de modèles
TRNSYS spécialement développée pour simuler la production d'électricité solaire thermique.
72
Chapitre 5 Modélisation et simulation
Récepteur.
Lecteur.
Cycle vapeur.
Héliostat.
Générateur de vapeur HRSG.
Turbine à vapeur.
Alternateur.
Condenseur.
Sous-refroidisseur.
Dégazeur.
73
Chapitre 5 Modélisation et simulation
Les données sont mises sous format météonome TM (forme matricielle), l’étude a été menée
en choisissant les jours suivants
TRNSYS permet-nous d’obtenir tous les graphes de variation en fonction de temps, pour
chaque composant de cycle de puissance et les composants de configuration solaire de notre
installation.
Le but de choisir différents jours est de suivre l’évolution de puissance transitant dans le
système ainsi la variation de la température de sortie de récepteur.
Surface 54m2
Réflectivité 0.9
74
Chapitre 5 Modélisation et simulation
C Tour solaire une tour en béton de 101 mètres de haut qui se détache sur le ciel d'un bleu
très pur.
D Le champ solaire
75
Chapitre 5 Modélisation et simulation
• Chambre de combustion.
• Compresseur.
• Turbine à gaz.
• Générateur de puissance.
• L’air comme fluide caloporteur.
Les paramètres de chaque composant sont donnés sur les tableaux ci-dessous
L’efficacité 0.99
Puissance total de la turbine 1kJ/h
Flux de la chaleur 1kJ/h
Travail 1kJ/h
76
Chapitre 5 Modélisation et simulation
77
Chapitre 5 Modélisation et simulation
pressure drop-2
compressor generator
turbine
Type109-TMY2
Type65d
FEffMatx
Type14h
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
Le 21 Juin
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
Le 21 Décembre
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
Dans le cadre d’une étude visant à évaluer l’intérêt de l’implantation d’un système de
centrale à tour solaire thermodynamique hybride a gaz au lieu donné, l’exemple de simulation
de projet de PEGASE (production d’électricité par turbine à gaz et énergie solaire) a été
appliqué à un site algérien (Ghardaïa).
Les données météologiques et radiométrique du site sont nécessaires pour réaliser une
configuration de champ solaire (centrale solaire), et les paramètres des composants de cycle
de puissance pour réaliser une configuration de puissance hybridé.
La comparaison des potentiels solaires entre un site de Sahara algérienne comme (Adrar,
Béchar, Ghardaïa Djelfa, Tamanrasset…etc.) et le site de Targasonne (les Pyrénées orientales)
ou le projet de prototype s’installe à encouragé nous d’étudier et montrer par simulation que
ce prototype de PEGASE est plus favorable, efficace, rentable et durable en Algérie par
rapport la France, ainsi les vastes surfaces plates existent en Algérie comme S’tah a IN-
Amines.
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
Le dispositif a pour but la mise en place et l’exploitation d’un prototype de centrale solaire
thermodynamique basé sur un cycle hybride à gaz à haute température présentant un meilleur
rendement et d’assurer
Pour cela on a étudié et simulé par TRNSYS ce prototype, le principe est utilisant la chaleur
solaire pour surchauffer l’air entrant dans un turbine à gaz, le système fonctionne a
hybridation par le gaz afin d’assurer la production permanente de puissance électrique,
fonctionnement en alternance
Nous avons fixé la puissance électrique de notre installation à 6 106 kJ/h c’est l’équivalant
de 1.5MW.
Mais dans les graphes qui représentent le profil de température d’air à la sortie du récepteur,
ainsi les graphes de puissance solaire pour chaque jour ;
91
Chapitre 5 Modélisation et simulation
En remarquant
Pour Le 21 Mars
La température maximal d’air à la sortie de récepteur est égal à T max =570C (Fig.5.8).
Avec une puissance solaire maximal la sortie de récepteur de P s =13 106 kJ/h(Fig.5.9).
92
Chapitre 5 Modélisation et simulation
6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h
Masse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
En
kg/h
gaz 520 480 360 250 230 200 200 230 240 280 320 380 440 490
solaire 0 40 160 270 290 320 320 290 280 240 200 140 80 30
Durée de la journée 13h
93
Chapitre 5 Modélisation et simulation
Donc on a
La température maximal d’air à la sortie de récepteur est égal à T max =610C (Fig.5.14).
Avec une puissance solaire maximal à la sortie de récepteur de P s =17 106 kJ/h (Fig.5.15).
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
En faisant les mêmes étapes comme le 21 mars alors le tableau ci-dessous représente la
variation de masse de gaz en kg par apport le temps en h.
6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h
Masse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
En
kg/h
gaz 520 460 360 310 240 180 140 140 250 320 380 440 520 520
solaire 0 50 150 210 280 340 380 380 270 200 140 80 0 0
• Durée de la journée 12h
• Masse de gaz durant 12h =520*12=6240kg
La température maximal d’air à la sortie de récepteur est égal à T max =603C (Fig.5.20).
Avec une puissance solaire maximal à la sortie de récepteur de P s =16 106 kJ/h (Fig.5.21).
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h
Masse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
En
kg/h
gaz 520 450 360 320 270 250 240 240 260 280 320 370 440 520
solaire 0 60 160 200 250 270 280 280 260 240 200 150 80 0
• Durée de journée 12h
Pour Le 21 Décembre
La température maximale d’air à la sortie de récepteur est égal à T max =560C (Fig.5.26).
Avec une puissance solaire maximale à la sortie de récepteur de P s =11.106 kJ/h (Fig.5.27).
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Chapitre 5 Modélisation et simulation
99
Chapitre 5 Modélisation et simulation
6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h
Masse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
En
kg/h
gaz 520 520 370 320 280 270 260 260 270 280 320 370 520 520
solaire 0 0 150 200 240 250 260 260 250 240 200 150 0 0
• Durée de journée 10h
• Masse de gaz durant 10h est 10h*520=5200kg
100
Chapitre 5 Modélisation et simulation
D’après nos résultats de simulation par TRNSYS nous avons arrivé à une fraction solaire
d’ordre de 20%entre [20 22] % d’origine solaire durant 24 h, et fraction solaire d’ordre 40%
durant la journée de 10h à 14h.
On constat que la fraction est importante en Juin et Mars à l’ordre car l’éclairement est
considérable pendant la saison d’été et printemps, moyen dans Décembre et Septembre car la
saison d’hiver et automne contient de jours perturbés par le passage de nuages qui créé la
difficulté de l’éclairement.
Donc ce pourcentage est déterminé par le rapport entre l’énergie solaire et l’énergie de gaz ;
Et le défi est d’atteindre une température d’air d’ordre 1000C a la sortie de récepteur avec
des grandes installations héliostats de surface supérieur à 100m2 et de 1000 unité tour solaire
de 400 à 900m haut mais reste les matériaux qui peuvent résister à 1000C pour les récepteurs
,ainsi les pertes pendant le fonctionnement de centrale perte optique sur le champ des
héliostats, les pertes dans le récepteur ,les perte thermique dans la chambre de combustion et
les pertes de conversion .
101
Conclusion Générale &
Perspectives
Conclusion générale
Conclusion générale
102
Conclusion générale
Les moyens de production tels que le tour solaire. Présentent des capacités de
production incertaines et souvent fluctuantes, non corrélées à l’évolution de la charge. Le
but premier d’un centrale solaire est d’assurer l’énergie demandée par la charge et, si
possible, de rendre maximale dans le bilan, la part d’énergie provenant des sources
d’énergie renouvelable.
103
Conclusion générale
Enfin, les résultats d’analyses peuvent être utilisés pour répondre à des questions
générales sur les options technologiques pour informer les décisions politiques et
décision de pacification.
Perspectives
Pour la continuité de ce travail, il nous vient à l’esprit de définir les axes de recherches
qui sont à notre avis, prometteurs pour le développement de notre travail.
En effet en ajoutant une turbine à vapeur avec cycle de puissance combiné pour
augmenter le rendement de système.
104
Références Bibliographique
Références bibliographiques