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Centrale solaire thermodynamique hybride en Algérie

Ce mémoire présente une étude sur une centrale à tour solaire thermodynamique hybride à gaz en Algérie, dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et de l'augmentation des prix des hydrocarbures. Il met en avant les avantages des technologies solaires thermodynamiques, notamment la possibilité de stockage thermique et une meilleure efficacité de conversion par rapport aux systèmes photovoltaïques. L'étude utilise la simulation TRNSYS pour évaluer l'impact des paramètres de conception sur le rendement de conversion de l'énergie solaire.

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Centrale solaire thermodynamique hybride en Algérie

Ce mémoire présente une étude sur une centrale à tour solaire thermodynamique hybride à gaz en Algérie, dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et de l'augmentation des prix des hydrocarbures. Il met en avant les avantages des technologies solaires thermodynamiques, notamment la possibilité de stockage thermique et une meilleure efficacité de conversion par rapport aux systèmes photovoltaïques. L'étude utilise la simulation TRNSYS pour évaluer l'impact des paramètres de conception sur le rendement de conversion de l'énergie solaire.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

École Nationale Supérieure Polytechnique

Département d’Électronique

MEMOIRE DE MAGISTER

En École Doctorale Énergies Renouvelables


Option : Thermodynamique

Présenté par

Mr. DIFI Benalia


Ingénieur d’État en Mécanique Pétrolière
Université de Boumerdès

Thème

Etude d’une centrale à tour solaire thermodynamique hybride


à gaz installée en Algérie

Soutenu devant le jury composé de

Mr S. LARBI Professeur (E.N.P) Président


Mr [Link] Directeur de recherche (CDER) Rapporteur
Mr [Link] Professeur (E.N.P) Examinateur
Mr [Link] Directeur de recherche (CDER) Examinateur
Mme [Link] Maître de recherche A (CDER) Examinatrice

ENP 2013

École Nationale Polytechnique


Avenue 10, Hacen Badi, El Harrach. Alger.
16200
‫ﻣﻠﺨﺺ‬

‫ ﺇﻟﻰ ﺟﺎﻧﺐ ﺍﻟﺰﻳﺎﺩﺍﺕ ﺍﻷﺧﻴﺮﺓ ﻓﻲ ﺃﺳﻌﺎﺭ ﺍﻟﻨﻔﻂ ﺍﻟﺠﻬﻮﺩ ﺍﻟﺒﺤﺜﻴﺔ ﻹﻧﺘﺎﺝ ﺍﻟﻜﻬﺮﺑﺎء ﺑﻮﺍﺳﻄﺔ ﺍﻟﻄﺎﻗﺎﺕ ﺍﻟﻤﺘﺠﺪﺩﺓ ﺗﻘﻠﻴﻞ‬،‫ﻋﺰﺯﺕ ﻣﻜﺎﻓﺤﺔ ﺗﻐﻴﺮ ﺍﻟﻤﻨﺎﺥ‬
‫ ﻣﻴﻐﺎﻭﺍﻁ‬300 ‫ ﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﺍﻻﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﺍﻟﻤﻜﺜﻒ ﻟﻠﺘﻘﻨﻴﺎﺕ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻳﺔ ﻭﺍﻟﻜﻬﺮﺑﺎء ﺍﻟﻀﻮﺋﻴﺔ )ﺣﻮﺍﻟﻲ‬Co2 ‫ﺍﻧﺒﻌﺎﺛﺎﺕ ﻏﺎﺯﺗﺎﻧﻲ ﺍﻭﻛﺴﻴﺪ ﺍﻟﻜﺮﺑﻮﻥ‬
.‫ﻣﻦ ﻣﺸﺎﺭﻳﻊ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ ﺍﻟﻤﺮﻛﺰﺓ ﺗﺠﺮﻱ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﺎﻟﻢ( ﻣﻊ ﺇﻣﻜﺎﻧﺎﺕ ﻗﻮﻳﺔ ﻟﻠﺤﺪ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﻜﺎﻟﻴﻒ‬
.‫ ﻭﺗﺤﻮﻳﻞ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ‬،‫ ﺍﻟﺘﻬﺠﻴﻦ‬،‫ﻭﺗﻄﻮﻳﺮ ﻣﺰﺍﻳﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﺘﺨﺰﻳﻦ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻱ‬

«PEGASE » ‫ ﻧﻘﺘﺮﺡ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻤﺬﻛﺮﺓ ﻛﺈﻁﺎﺭ ﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻣﺤﺎﻛﺎﺓ ﺑﺮﺝ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻳﺔ ﺍﻟﻬﺠﻴﻨﺔ ﻣﻊ ﺍﻟﻐﺎﺯ ﻣﺸﺮﻭﻉ‬، ‫ﻭﻓﻲ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺴﻴﺎﻕ‬
. ‫( ﺧﺎﺻﺔ ﺍﻟﻤﻌﻄﻴﺎﺕ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ ﻟﻐﺮﺩﺍﻳﺔ ﻛﺴﺒﻴﻞ ﺍﻟﻤﺜﺎﻝ‬.‫ ﺍﻟﺦ‬.... ‫ ﻭﺍﻟﺴﻮﺍﺋﻞ‬،‫ﻓﻲ ﺍﻟﺠﺰﺍﺋﺮ ﻣﻊ ﺍﻟﺤﻔﺎﻅ ﻣﻊ ﻣﺒﺪﺃ ﺍﻟﻤﺸﺮﻭﻉ ﻭﺗﻐﻴﻴﺮ )ﺍﻟﻤﻌﺎﻟﻢ ﻭﺍﻟﻬﻨﺪﺳﺔ ﻭﺍﻟﺴﻄﺢ‬

.‫ﻟﺘﻘﺪﻳﺮ ﺗﺄﺛﻴﺮ ﻭﺣﺪﻭﺩ ﻧﺴﺒﺔ ﺗﺮﻛﻴﺰ ﺩﺭﺟﺔ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﺓ ﻋﻠﻰ ﻛﻔﺎءﺓ ﺍﻟﺘﺤﻮﻳﻞ ﻭﻣﺮﺩﻭﺩ ﺑﺮﺝ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ‬

TRNSYS ،‫ ﺍﻟﻤﺤﺎﻛﺎﺕ‬،‫ ﺍﻟﻤﺴﺘﻘﺒﻞ‬،‫ ﺍﻟﺘﻬﺠﻴﻦ‬،‫ ﺍﻷﻟﻮﺍﺡ ﺍﻟﺸﻤﺴﻴﺔ‬،‫ ﺍﻟﺘﺮﻛﻴﺰ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻱ‬:‫ﻛﻠﻤﺎﺕ ﺍﻟﻤﻔﺘﺎﺡ‬

Résumé

La lutte contre le changement climatique, conjuguée aux récentes augmentations du prix des
hydrocarbures, a relancé les efforts de recherche pour produire l’électricité et d’autres vecteurs énergétiques en
minimisant les émissions de CO2.

Le recours massif aux technologies solaires thermodynamiques (Près de 300 MW de projets CSP
sont en cours de réalisation à travers le monde) est du à leurs nombreux avantages spécifiques possibilité de
stockage thermique, hybridation, rendements de conversion solaire-électricité supérieur aux procédés
photovoltaïques, et forts potentiel de réduction des coûts.

Dans ce contexte favorable, nous proposons comme cadre de travail une étude d’une centrale à tour
solaire thermodynamique hybride à gaz avec simulation par TRNSYS de projet PEGASE en Algérie (Ghardaïa
exemple) en gardant le concept et le principe et on change les (paramètres ,géométrie, surface ,fluide ….etc.)
afin d’estimer l’influence et les limites du taux de concentration (donc température) sur le rendement de
conversion global de centrale à tour solaires thermodynamiques.

Mots clés Champs Solaire, Héliostat, Concentration, Récepteur, Hybride, Simulation, TRNSYS

Abstract

The fight against climate change, coupled with recent increases in oil prices has boosted research efforts to
produce electricity and other energy carriers minimizing CO2 emissions.

The massive use of solar technologies thermodynamic (nearly 300 MW of CSP projects are underway
around the world) is specific to their many advantages possibility of thermal storage, hybridization, conversion
efficiencies than solar-electric photovoltaic processes, and strong potential for cost reduction.

In this favorable context, we propose as framework for a study of a power tower solar thermal gas hybrid
simulation with TRNSYS project PEGASE in Algeria (Ghardaïa example) keeping the concept and the principle
and exchange (parameters, geometry, surface, fluid .... etc..) to estimate the influence and the limits of the
concentration ratio (temperature) on the overall conversion efficiency of thermodynamic solar power tower.

Keywords Champs Solar, Héliostat, Concentration, Receiver, Hybride, Simulation, TRNSYS.


REMERCIEMENTS

Je remercie en premier lieu Dieu le tout puissant de nous avoir

accordé la puissance et la volonté pour terminer ce travail.

Je tiens à exprimer ma reconnaissance à Monsieur Pr KHELLAF

Abdellah Directeur de Recherche au Centre de Développent des

Energies Renouvelable Alger, pour avoir dirigé ce mémoire, pour son

suivi permanent, ses lectures attentives, ses conseils judicieux et le

soutien constant qu’il m’a prodigué au cours de l’élaboration de ce

travail. Je remercie très chaleureusement Mr S. LARBI Professeur à

L’école national polytechnique, Alger m’avoir fait l’honneur de

présider ce jury. Je remercie vivement Mr Chérif LARBES Professeur

à L’école national polytechnique Alger, Mr. Maiouf BELHAMEL,

Directeur de CDER, Alger, Dr BOUDRIES Rafika Maitre de

Recherche A au CDER, Alger, d’avoir bien voulu accepter de juger ce

travail et qui m’honorent en participant à ce jury.

Je remercie vivement Mr [Link] Professeur a ex-INH

Boumerdes, pour ses conseils judicieux.

J’exprime toute ma sincère et profonde reconnaissance à Monsieur

[Link]

Je ne sais comment le remercier pour son aide, son encouragement, et

de ses grandes qualités humaines.

Il m’est agréable de remercie toute l’équipe CDER Bouzaréah Alger.

En fin je tiens à remercier tous ceux qui de près ou de loin, ont

contribué à la réalisation de ce modeste travail.

[Link]
A la mémoire de mon père
Sommaire
Remerciement
Nomenclature
Liste des figures
Liste des tableaux

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Chapitre 1: ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE

1.1 Introduction ........................................................................................................................ 4


0T 0T

1.2 État de l'Art ........................................................................................................................ 5


1.2.1 Centrales à miroirs héliostatiques et tours thermiques......................................…...6
1.2.2 Centrales à concentrateurs cylindro-paraboliques....................................................... 7
1.2.3 Système à parabole/Stirling ......................................................................................... 8
1.3 Perspectives...................................................................................................................... 10

1.4 Conclusion ....................................................................................................................... 13

Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

2.1 La théorie d’une centrale à tour solaire .............................................................................. 14


2.1.1 Les aspects techniques............................................................................................... 14
2.1.1.1La concentration .............................................................................................. 14
2.1.1.2Les principes ................................................................................................... 15
2.1.1.3La technologie ................................................................................................. 17
2.1.1.4La réception du rayonnement .......................................................................... 21
A. Le récepteur à eau-vapeur ......................................................................... 22
0T 0T

0T B. Le récepteur à sel fondu............................................................................ 23


0T

0T C. Le récepteur à métal fondu ....................................................................... 24


0T

0T D. Le récepteur à air ...................................................................................... 25


0T

2.1.2Le transport et le stockage de la chaleur .................................................................... 26


2.1.2.1Cas de l’eau-vapeur ......................................................................................... 26
2.1.2.2Cas du sel fondu .............................................................................................. 27
2.1.2.3Cas du sodium ................................................................................................. 28
2.1.2.4Cas de l’air ...................................................................................................... 29
2.1.3 La transformation thermoélectrique de l’énergie récoltée ....................................... 30
[Link] Turbine à vapeur et assimilés (cycle de Hirn) ................................................ 30
[Link] Turbine à vapeur et assimilés (cycle de Hirn) ................................................ 34
2.1.3.3Le cycle combiné ............................................................................................ 35
2.1.3.4Le cycle Stirling .......................................................................................... 38
2.2 Bilan énergétique................................................................................................................ 40
2.2.1 Conversion thermodynamique de l’énergie solaire ................................................... 41
2.2.1.1La collecteur .................................................................................................... 41
2.2.1.2La production de chaleur................................................................................. 42
2.2.1.3La conversion de chaleur ................................................................................ 43
2.2.2 Interprétation ............................................................................................................. 46

Chapitre 3 : Gisements et impact environnemental

3.1 Introduction ........................................................................................................................ 47

3.2 Présentation de site Ghardaïa ............................................................................................ 48


3.2.1 Data base de mesures ................................................................................................ 50
3.2.2 Valeurs mensuelles et annuelles du rayonnement global .......................................... 53
3.2.3 Distribution du rayonnement global horaire ............................................................. 54
3.3 Conclusion .......................................................................................................................... 56
3.4 Impacts sur l’environnement .............................................................................................. 57
3.4.1 Impacts en période de travaux ................................................................................... 57
3.4.1.1Les déchets domestiques solides ................................................................. 57
A. Métaux lourds ........................................................................................... 58
0T 0T

0T B. les résidus de produits chimiques ............................................................. 58


0T

0T C. les emballages et autres déchets divers..................................................... 58


0T

0T D. Pièces métalliques .................................................................................... 58


0T

0T E. les boues de décantation............................................................................ 58


0T

0T F. Rejets gazeux ............................................................................................ 59


0T

3.4.2 Impacts en période d’exploitation ............................................................................. 59


3.4.2.1Impacts sur la ressource en eau et la qualité de l’eau ..................................... 59
3.4.2.2Les impacts sur l’équilibre global de l’aquifère ............................................. 60
3.4.2. 3Impact sur les forages situés à proximité ....................................................... 60
3.5 Les normes à l’émission ..................................................................................................... 60

3.6 Conclusion .......................................................................................................................... 61


Chapitre 4 : Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi

4.1 Introduction ........................................................................................................................ 63


4.2 Description du projet ......................................................................................................... 63
4.2.1 Description des principales composantes caractéristiques et étapes de réalisation du
projet................................................................................................................................... 64
4.3 Analyse économique et financière ..................................................................................... 65
4.3.1 Évaluation des couts .................................................................................................. 65
4.3.2 Évaluation des couts et des performances ................................................................. 68
4.4 Conclusion .......................................................................................................................... 68

Chapitre 5 : Modélisation et simulation

5.1 Introduction ........................................................................................................................ 69


5.2 Étape de simulation ........................................................................................................... 69
5.2.1 Présentation de TRNSYS .......................................................................................... 69
5.2.1.1Les outils d’environnement TRNSYS ............................................................ 71
A. SIMCAD .................................................................................................... 71
0T 0T

0T B. TRNFOW .................................................................................................. 71
0T

0T C. FAVENT.................................................................................................... 71
0T

0T D. TRNSED ................................................................................................... 71
0T

5.2.1.2Exemple d’application .................................................................................... 73


5.2.2 Application de projet de pégase sur le site de Ghardaïa comme exemple .............. 74
5.2.2.1Configuration de centrale 1.5 MWh................................................................ 74
[Link].1Configuration de champs solaires ............................................................... 74
A. Les données météo norme de site de Ghrdaia ........................................... 74
0T 0T

B. Héliostat ..................................................................................................... 74
0T 0T

C. Tour solaire ................................................................................................ 74


0T 0T

D. Le champ solaire........................................................................................ 75
0T 0T

[Link].2 Configuration de cycle de puissance……………………………………76


5.3 Résultats de simulations et discussion .............................................................................. 77
5.3.1 Résultats pour chaque jour concerné ......................................................................... 78
5.3.2 Discussion et analyse des résultats obtenue ............................................................. 90

Conclusion générale et perspective ..................................................................................... 102


Références bibliographiques
Liste de figures

Fig 1.1: Principe de fonctionnement de la tour solaire .............................................................. 7


Fig 1.2: Schéma d’une centrale cylindro-parabolique ............................................................... 8
Fig 1.3: Système à capteur solaire parabolique et moteur Stirling ............................................ 9
Fig 1.4: Exemple de système parabole Stirling ....................................................................... 10
Fig 1.5: Réparation des capacités par technologie .................................................................. 11
Fig 1.6: Projets en préparations de centrales solaires thermodynamiques par pays, 2009-2014.12
Fig 1.7: Capacité installée annoncée par acteur pour 2010 en MW ........................................ 12
Fig 2.1: irradiation solaire moyenne ........................................................................................ 14
Fig 2.2: principales technologies de concentration solaire ...................................................... 15
Fig 2.3: Système de poursuite de l’héliostat ............................................................................ 16
Fig 2.5: Schéma d’un héliostat ................................................................................................ 18
Fig 2.6: principe de fonctionnement des miroirs de Fresnel ................................................... 19
Fig 2.7: Tour solaire PS10 près de Séville .............................................................................. 21
Fig 2.8: Principe de reconversion d’une centrale à tour solaire ............................................. 22
Fig 2.9: schéma d’un récepteur volumétrique ........................................................................ 24
Fig 2.10: Schéma principe d’une centrale hybride .................................................................. 26
Fig 2.11: Schéma compares d’une centrale à sel fondu et d’une centrale a air ....................... 28
Fig 2.12: Les composants d’une Centrale Thermoélectrique Solaire en Tour et le principe de
fonctionnement ........................................................................................................................ 29
Fig 2.13: Schéma de cycle de Rankine .................................................................................... 31
Fig 2.14: La variation de rendement isentropique de TAV ..................................................... 33
Fig 2.15: Schéma d’une centrale cylindro-parabolique à cycle vapeur .................................... 33
Fig 2.16: Schéma d’une turbine à gaz ..................................................................................... 34
Fig 2.17: Variation de l’entropie en fonction de la température TAG .................................... 35
Fig 2.18: Schéma descriptif de cycle combiné ........................................................................ 36
Fig 2.19: Effet de la pression de vapeur du procédé (P v ) sur la puissance relative (P/P 0 )
R R R R

et sur le coefficient de puissance (PC) .................................................................................. 36


Fig 2.20: Effet du coefficient de puissance sur le rendement électrique et sur le rendement
global 37
Fig 2.21: Variations du coefficient de puissance en fonction de la température ..................... 37
Fig 2.22: Schéma d’un cycle combiné (centrale à tour) ......................................................... 38
Fig 2.23: cycle de Stirling idéal ............................................................................................... 38
Fig 2.24: Processus de transformation soleil/chaleur-électricité ............................................. 41
Fig 2.25: Variation du rendement en fonction de la température pour différentes
concentrations .......................................................................................................................... 45
Fig 3.1: Station radiométrique de L’URAER .......................................................................... 49
Fig 3.2: irradiation globale, diffuse, direct normale et globale inclinée collecté par la station
radiométrique ........................................................................................................................... 51
Fig 3.3: Eclairement estimé pour une surface horizontal,Ghardaia 21 Juin 2008 .................... 51
Fig 3.4: Eclairement estimé pour une surface de 32°,Ghardaia 21 Juin 2008.......................... 51
Fig 3.5: Éclairement estimé pour différentes orientations, Ghardaïa 21Juin 2008 ................. 52
Fig 3.6: Température ambiante, Ghardaïa 21 uni 2008 ............................................................ 52
Fig 3.7: Eclairement estimé pour une surface horizontale, Ghardaïa 11Juillet 2008 .............. 52
Fig 3.8: Eclairement estimé pour une surface incliné 30°, Ghardaïa 11Juillet ...................... 52
Fig 3.9: Eclairement estimé pour une surface horizontale, Ghardaïa 08 Janvier 2008 ............ 53
Fig 3.10: Température estimé pour une surface incliné 30° 08 Janvier 2008 ......................... 53
Fig 3.11: La distribution de moyenne annuelle du rayonnement global horaire (Wh/m2) reçu
sur un plan horizontal .............................................................................................................. 54
Fig 4.1: Schéma de l’installation PEGASE à THEMIS .......................................................... 64
Fig 4.2: Cumulative power plant capacity installed (MWe) ................................................... 67
Fig 5.1: composantes de simulation héliostat .......................................................................... 70
Fig 5.2: Principe d'un sous-programme de composant de TRNSYS ....................................... 71
Fig 5.3: étape de simulation ..................................................................................................... 72
Fig 5.4: présentation de la bibliothèque STEC ........................................................................ 72
Fig 5.5: Exemple d’application TRNSYS ............................................................................... 73
Fig 5.6: schéma théorique ........................................................................................................ 77
Fig 5.7: schéma de simulation sur TRNSYS ........................................................................... 78
Fig 5.8: Graph de la variation de température en degré C a la sortie de récepteur de 21 Mars ..78
Fig 5.9: Le graphe de la variation de puissance thermique en kJ/h ........................................ 79
Fig 5.10: La variation de pression de l’air à la chambre de combustion en bar ..................... 79
Fig 5.11: La variation de température de l’air à la chambre de combustion en degré °C…...80

Fig 5.12: La variation de puissance à la sortie de turbine en kJ/h ........................................... 80


Fig 5.13: La variation de puissance électrique de générateur en kJ/h ..................................... 81
Fig 5.14: Graph de la variation de température en degré °C a la sortie de récepteur de 21 Juin 81
Fig 5.15: Graph de la variation de puissance en kJ/h a la sortie de récepteur de21Juin ........ 82
Fig 5.16: Graph de la variation de pression en bar à la chambre de combustion de 21 Juin …82
Fig 5.17: Graph de la variation de température en °C à la sortie de chambre de combustion de
21 Juin ...................................................................................................................................... 83
Fig 5.18: Graph de la variation de puissance de turbine en kJ/h de 21 Juin .......................... 83
Fig 5.19: Graph de la variation de puissance de générateur en kJ/h de 21 Juin .................... 84
Fig 5.20: Graph de la variation de température en degré °C a la sortie de récepteur de 21 Sept
84
Fig 5.21: Graph de la variation de puissance en kJ/h a la sortie de récepteur de 21 Sept
………. ..................................................................................................................................... 85
Fig 5.22: Graph de la variation de pression en bar à la chambre de combustion de 21 sept …85
Fig 5.23: Graph de la variation de température en °C à la sortie de chambre de combustion de
21 Sept ..................................................................................................................................... 86
Fig 5.24: Graph de la variation de puissance de turbine en kJ/h de 21 sept .......................... 86
Fig 5.25: Graph de la variation de puissance de générateur en kJ/h de 21 Sept .................... 87
Fig 5.26: Graph de la variation de température en degré °C a la sortie de récepteur de
21Décembre ............................................................................................................................. 87
Fig 5.27: Graph de la variation de puissance en kJ/h a la sortie de récepteur de 21 Décembre 88
Fig 5.28: Graph de la variation de pression en bar à la chambre de combustion de
21Décembre ............................................................................................................................. 88
Fig 5.29: Graph de la variation de température en °C à la sortie de chambre de combustion de
21Décembre ............................................................................................................................. 89
Fig 5.30: Graph de la variation de puissance de turbine en kJ/h de 21 Décembre ................ 89
Fig 5.31: Graph de la variation de puissance de générateur en kJ/h de 21Décembre ........... 90
Fig 5.32: Graph de la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h de 21Mars dans la
chambre de combustion ........................................................................................................... 92
Fig 5.33: Graph de la variation de la masse de gaz en kg/h de 21Mars dans la chambre de
combustion ............................................................................................................................... 93
Fig 5.34: Graph de la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h de 21 Juin dans la
chambre de combustion ........................................................................................................... 95
Fig 5.35: Graph de la variation de la masse de gaz en kg/h de 21Mars dans la chambre de
combustion ............................................................................................................................... 95
Fig 5.36: Graph de la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h de 21 Septembre dans la
chambre de combustion ........................................................................................................... 97
Fig 5.37: Graph de la variation de la masse de gaz en kg/h de 21Septembre dans la chambre
de combustion .......................................................................................................................... 97
Fig 5.38: Graph de la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h de 21 Décembre dans la
chambre de combustion ........................................................................................................... 99
Fig 5.31: Graph de la variation de la masse de gaz en kg/h de 21Décembre dans la chambre
de combustion .......................................................................................................................... 99
Liste des tableaux

Tableau 1.1: Les principales réalisations ................................................................................. 11


Tableau 2.1: Comparaison des turbines à contre-pression et à condensation ......................... 32
Tableau 2.2: différentes filières thermiques solaire ................................................................. 39
Tableau 2.3: Advantages et inconvenient de différentes filières 2005 ..................................... 40
Tableau 3.1: Valeur mensuelle et annuelle de rayonnement global kWh/m2 sur un plan P P

horizontal ................................................................................................................................. 53
Tableau 3.2: Pourcentage de fréquence de distribution du rayonnement global journalier
………. ..................................................................................................................................... 55
Tableau 3.3: Normes requises à l’émission ............................................................................. 60
Tableau 4.1: Le cas des centrales de 50MWe, avec ensoleillement de Séville
(2014kWh/m2/an) ..................................................................................................................... 67
P P

Tableau 4.2: Etude comparatif de tour solaire ......................................................................... 68


Tableau 5.1: Les paramètres d’héliostat .................................................................................. 74
Tableau 5.2: Les paramètres de Récepteur .............................................................................. 75
Tableau 5.3: Les paramètres de La chambre de combustion ................................................... 76
Tableau 5.4: Les paramètres de Générateur ............................................................................ 76
Tableau 5.5: Les paramètres de compresseur .......................................................................... 77
Tableau 5.6: Les paramètres de La turbine à gaz .................................................................... 77
Tableau 5.7: variation de masse de gaz équivalent solaire ...................................................... 93
Tableau 5.8: variation de masse de gaz équivalent solaire ...................................................... 96
Tableau 5.9: Variation de masse de gaz équivalent solaire ..................................................... 98
Tableau 5.10: variation de masse de gaz équivalent solaire .................................................. 100
Tableau 5.11: Résumé des différentes Fractions solaires ...................................................... 100
Nomenclature

NOMENCLATURE

Symbole Définition Unité


C Concentration géométrique -
les Fractions de solaire par rapport le gaz dans la chambre de
Fgaz /Fsolaire -
combustion
h cv Coefficient d’échange de chaleur par convection W/m2.K
hr Coefficient d’échange de chaleur par rayonnement W/m2.K
I Eclairement solaire direct W/m2
LEC Coût moyen annuel actualisé Euro/kWh
Q ut Chaleur utile KJ
Pa Puissance solaire absorbée par le récepteur W
Pc Puissance solaire captée par le réflecteur W
P gaz Puissance thermique de gaz dans la chambre de combustion W
P pc Pertes par conduction W
P pcv Pertes par convection W
P pr Pertes par rayonnement W
Pp Puissance correspondant aux pertes thermiques W
Puissance thermique d’origine solaire dans la chambre de
P solair W
combustion
Pt Puissance utile transmise par la surface réceptrice W
P total Puissance thermique totale de l’installation fournie à la turbine W
Sr Surface de l’absorbeur (récepteur) m2
S ref Surface d’ouverture du concentrateur (réflecteur) m2
Ta Température ambiante K
Tr Température de la surface du récepteur K
T source Température à la source K
U Coefficient global des pertes W/m2.K
Wt Travail utile KJ
Nomenclature

Indices & Exposant

a Absorbé
p Pertes
c Conduction
cv Convection
r Récepteur

ref Réflecteur

Symbole grec

σ Constante de Stefan –Boltzmann.


λ Conductivité de l’absorbeur.
ε Facteur d’émissivité de l’absorbeur.
τ Facteur de transmission de l’absorbeur.
ρ Facteur Réflexion de surface de réflecteur (miroir).
α Facteur d’absorption de la surface de l’absorbeur.
η opt Rendement optique.
ηe Rendement énergétique globale.
η c Rendement de Carnot.
η ch Rendement de la chaudière.
η Rendement théorique de la centrale solaire.

η glob Rendement global de conversion de la puissance solaire.

Institutions privées

AIE : L’Agence Internationale de l’Energie.


NEAL : Société (New EnergyAlgeria)
URAER : Unité des Recherches Appliquées en Energies Renouvelables.
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale

Introduction générale

Face à l’épuisement des ressources énergétiques fossiles [1] et aux problèmes


environnementaux causés par l’émission des gaz à effet de serre, lors de l’exploitation de ces
ressources (le Charbon industriel ; le forage pétrolier ; le Raffinage …..Etc.) , des ressources
énergétiques alternatives ont été développées et doivent continuer à l’être.
Le développement et l’exploitation des ressources énergétiques renouvelables et des
systèmes de production décentralisés d’électricité d’origine renouvelable ont connu une forte
croissance ces dernières années. La technologie de la solaire thermodynamique utilise une source
renouvelable et possède un potentielle de ressources très important dans les régions à
ensoleillement intense. L’Agence Internationale de Energie (AIE) prévoit une contribution de
cette technologie à hauteur de 11,3% de la production d’électricité mondial à l’horizon 2050. Il
est intéressant de les exploiter sur le lieu de consommation, en les transformant directement soit
en chaleur, soit en électricité selon les besoins.
Cependant le caractère aléatoire de ces sources nous impose d’établir des règles de
dimensionnement et d’utilisation de ces systèmes pour les exploiter au mieux.
Les techniques d’extraction de la puissance de ces ressources demandent des recherches et
des développements plus approfondis visant à fiabiliser, baisser les coûts (de fabrication, d’usage
et de recyclage) et augmenter l’efficacité énergétique.
La production d’électricité au moyen d’un système de centrale à tour solaire
thermodynamique hybride à gaz est d’un grand intérêt pour l’Algérie.
L’Algérie possède de nombreuses régions, isolées et éloignées des réseaux classiques de
distribution d’électricité. Ainsi, l’extension de ces réseaux serait d’un coût financier exorbitant.
Pour résoudre ce problème, l’exploitation du potentiel solaire dont dispose ce pays doit être une
priorité. Ces sont les zones les plus favorables à l’utilisation de l’énergie solaire concentré ou
l’ensoleillement direct est supérieur à 1900kWh/m2/an [2]
Le travail qui a été défini pour cette étude concerne une centrale thermique à tour solaire
hybride à gaz.
L’objectif assigné est d’étudier les performances d’un système de tour solaire hybridé avec le
gaz et d’évaluer les potentialités d’une installation de conversion d’énergies thermique à énergie

1
Introduction générale

électrique par la voie thermodynamique utilisant le projet de PEGASE pour installer en Sahara
algérienne comme (Ghardaïa, In-aminés, Béchar, Adrar etc.), et au nord il peut donner des bons
résultats.
Par ailleurs, il fait état des récents développements concernant les systèmes de conversion de
l'énergie solaire et les composants qui y sont associés
Ce travail présente aussi une modélisation et simulation d’une centrale à tour solaire
hybride de pégase appliqué pour le site isolé de Ghardaïa en Algérie.
Afin d’accomplir au mieux cette étude, le présent mémoire est structuré en cinq principaux
chapitres en plus de l’introduction générale et de la conclusion générale.
Dans le premier chapitre, une recherche bibliographique sur les systèmes des centrales à tour
solaire hybrides à gaz pour des sites isolés a été faite. Nous nous intéressons à l’état de l’art, en
particulier relatif aux sources d’énergie qui composent ces systèmes habituellement.
Nous décrivons les différentes solutions technologiques de tour solaire permettant
d’exploiter l’énergie solaire existante en site isolé.
Le deuxième chapitre ; une présentation de la théorie d’une centrale à tour solaire
thermodynamique hybride à gaz. Nous présentons les principaux composants intégrés dans
l’installation, les profils de charge et d’irradiation solaire. Nous décrivons aussi les paramètres du
système et les caractéristiques du site.
Le troisième chapitre est consacré à une étude de gisement de Ghardaïa comme exemple de
Sahara algérienne. Nous abordons plus spécifiquement la question du rayonnement solaire
pendant des années différentes en représentant les données météo nome de Ghardaïa
Dans Le quatrième chapitre, le type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi et
les principaux composants de système de PEGASE pour appliquer a Ghardaïa donc en changeant
les données solaires de Thémis par les données solaires de Ghardaïa.
Dans le cinquième chapitre, nous exposons la simulation de système pégase sous le
logiciel TRNSYS en injectant les données météo nome de site de Ghardaïa sous format
matricielle TW nous obtenus les résultats graphiques que nous interprétons.
Enfin, les principaux résultats de ce travail de recherche et les perspectives qui en résultent
sont donnés ainsi qu’une conclusion générale.

2
CHAPITRE 1
Etude Bibliographique
Chapitre 1 Etude bibliographique

1.1Introduction

L’énergie solaire constitue le plus grand potentiel énergétique dont nous disposons sur
terre constant à très long terme (plusieurs millions d’années). Une légende de l’antiquité
attribue à Archimède, en 213 av.J.C. la destruction de la flotte Romain et le sauvetage de
Syracuse grâce à des miroirs concentrant la chaleur solaire [3].

Parmi de nombreux ingénieurs de la renaissance, Lénorad de Vinci dessina le plan de


principe du concentrateur linaire, redécouvert bien plus tard avec les travaux d’Augustin
Fresnel, ainsi que Salomon de cause qui imagina vers 1615[4] une fontaine actionnée par
l’énergie solaire dont le principe est parfaitement fiable et dont l’idée inspira de nombreux
inventeurs par la suite.

Horace-Bénédict réalise vers1784 différentes études expérimentales sur l’utilisation de


l’énergie solaire. Il réalise notamment un capteur solaire permettant d’atteindre un peu plus de
100°C, utilisant le principe de l’effet de serre et de la sélectivité optique, tout comme les
capteurs plan actuels. Remarquant l’indépendance entre le rayonnement et la température
ambiante, il envisage la possibilité d’utilisation pratique de l’énergie solaire à des fins
domestiques pour le chauffage et la cuisson alimentaire. [5]

En 1816, Robert Stirling eut une idée autrement intéressante, Son brevet décrit non
seulement un moteur a gaz à cycle fermé, sans clapet ni soupapes, qui supprime le problème
de l’encrassement de la chambre de détente, mais également l’idée révolutionnaire de
l’économiseur, que nous appelons aujourd’hui régénérateur, dispositif permettant de stocker
puis récupère de la chaleur sensible lors des allers et retour du gaz de travail depuis la
chambre de détente vers la chambre de compression, améliorant ainsi le rendement. Si les
premières machines de Stirling étaient relativement peu puissante et efficaces, simplicité et
fiabilité leur valurent d’être les premiers moteur à gaz à être fabriqué industriellement.

Comment ne pas citer Sadi Carnot ? La publication de ses réflexions en 1824[6] n’eut pas un
effet immédiat, mais ses travaux, repris entre autres par Calpeyron en 1834 et Clausius en
1850, posèrent les fondations de la thermodynamique classique, dont l’émergence eut des
conséquences notoires sur les performances des moteurs et tout le domaine de l’énergétique.

Un autre précurseur incontournable est John Ericsson entre 1868 et 1875 il se consacra à
l’étude de l’alimentation solaire des machines et fabriqua sept prototypes. Il déclare au journal
de Genève de samedi 24 Octobre 1868 «Archimède, ayant calculé la puissance du levier,

4
Chapitre 1 Etude bibliographique

expliquait qu’à l’aide de ce levier on pouvait mouvoir la terre. J’affirme qu’en condensant les
rayons du soleil, on peut créer une force capable d’arrêter la terre dans sa marche.

L’article présentant les projets de John Ericsson dans le journal de Genève du 24 Octobre
1868, laissait transparaître une pointe d’incrédulité. L’histoire et la littérature [7] reteindra
néanmoins les précurseurs de la conversion thermodynamique de l’énergie solaire, qui ont
posé les bases des techniques actuelles dans ce domaine renaissant.

1.2 État de l'Art


La première centrale expérimentale à usage pratique fut construite à Méadi (Egypte) en
1913par Frank Schumann. Destinée au pompage d’irrigation, ce système utilisait une machine
à vapeur alimenté directement par des capteurs cylindro-paraboliques.
Par la suite ,la première guerre mondiale, puis la seconde, et surtout l’émergence des
carburants pétroliers comme source d’énergie efficace ,pratique et bon marché ,à fait tomber
l’énergie solaire dans l’oubli jusque dans les années 1970. La hausse brutale du prix du
pétrole brute en 1974 avait lancé une course aux énergies alternatives dans les pays
industrialisé. Dans cette effervescence plusieurs plates-formes d’expérimentations des
technologies solaires ont vu le jour aux Etats Unis d’Amérique, en Espagne, en France, qui
ont posé les bases de développement de la production de l’électricité par concentration
solaire. Le retour de pétrole bon marché en 1986 et sa relative stabilité dans les années 90ont
eu pour conséquence des politiques énergétiques moins favorables au solaire qui tomba
quasiment dans l’oubli.
Depuis le début des années 2000, la prise de conscience générale de la problématique
environnementale et climatique, concrétisé par les accords de Kyoto en 1997, ainsi que le flou
sur l’étendue des réserves d’énergies fossiles, ont relancé les efforts pour élargir la diversité
énergétique avec un regain d’intérêt notaire pour l’énergie solaire, selon une approche révisée
et des objectifs ambitieux[8].
Il est aujourd’hui reconnu que « la plus grande ressource d’énergie techniquement
accessible sur la planète est disponible dans les régions désertiques autour de l’équateur » [9],
d’une manière générale que l’énergie solaire est la seul ressource énergétique (renouvelable te
fossile compris) capable de pourvoir à la totalité de demande énergétique mondiale sur le très
long terme [10].Il est estimé que 1% de la surfaces des régions arides et semi-arides de la
ceinture solaire terrestre, couverte de centrales solaires thermiques à concentration, en
considérant 10 à 15 % de perte en ligne , serait théoriquement suffisant pour fournir la
demande actuelle mondiale en électricité .

5
Chapitre 1 Etude bibliographique

Le projet DESERTEC-EUMENA estime possible d’ici à 2050 la construction au


Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA ; Middle East and North Africa) de centrales
suffisantes outre à fournir la demande locale, pour exporter 200GWe, vers l’Europe via des
lignes a courant continu sous haute tension (ou [Link]-Voltage –Direct-Current), soit
une capacité de 700TWh/an [11], autrement dit l’équivalant de la production d’électricité
d’origine nucléaire de toute l’Europe en 2012.

En conclusion, il apparait que le solaire thermodynamique constitue un défit majeur pour


faire face aux enjeux énergétiques et économique de demain.

1.2.1 Centrales à miroirs héliostatiques et tours thermiques

Les premiers prototypes modernes de centrale à tour ont été fabriqués a la fin des années
1970. Des centrales de petite échelle de l’ordre de 400kWth ont été conçues et réalisées [12].
Les premiers prototypes préindustriels de tour solaire furent Eurelios (1MWe) en Sicile et
Solar1 (10MWe) en Californie (devenue Solar2 après sa restauration en 1995 avec ajout de
stockage).Citons également la centrale Thémis à Targasonne en France. Ces centrales
expérimentales commencent à déboucher sur le développement de centrales de taille modeste.
Les performances de cette technologie, non négligeable dans l’absolu (« gratuité » de
l’énergie solaire) est faible au regard du potentiel des tours solaires en terme de température
(de 800°C à 1000°C).La centrale expérimentale Solar2, (génération de vapeur indirecte par sel
fondu à 565°C, retour à 290°C et stockage a deux réservoirs), a affiché un rendement de
conversion solaire/électrique de 23% crête[13].
Les prévisions annoncées par NREL en 2003 [14] d’augmentation de l’efficacité annuelle
globale au-delà de 17% avec des efficacités de cycle vapeur supérieur à 45% à l’horizon 2020
semblent encore hors de portée aujourd’hui. Malgré des résultats encourageants, outre les
performances énergétiques, la viabilité thermo-économique des technologies à tour reste
encore à améliorer.
Dans le collimateur de cette problématique, une autre solution est envisagée, tout aussi
ancienne mais plus atypique et ambitieuse, la génération d’air chaud pressurisé pouvant
alimenter directement une turbine à gaz (TAG, cycle de baryton –joule) .cette technologie ne
permet pas de stockage thermique et l’obtention de hautes températures d’air obtenue par la
seul énergie solaire n’est pas maitrisé aujourd’hui.
En revanche l’hybridation avec la combustion fossile est potentiellement très intéressante, le
taux de conversion solaire/électricité pouvant atteindre 30%. Aussi le chauffage solaire direct

6
Chapitre 1 Etude bibliographique

d’air a haute température connait actuellement un renouveau d’étude notamment à la


plateforme Solar de Almeria (PSA) et par le projet de PEGASE du CNRS/PROMES.

Fig 1.1 Principe de fonctionnement de la tour solaire [14]


1.2.2 Centrales à concentrateurs cylindro-paraboliques
Les systèmes de type SEGS (Solar Energy Generation System) étaient initialement
dotées d’un stockage thermique d’appoint (3 heures) pour pouvoir couvrir les pics de
consommation, divers schémas ont été envisagés[14] et testés pour améliorer l’autonomie
jusqu'au fonctionnement continue . A noter le cycle vapeur est réalisé en réalité par une
turbine haute pression et une cascade de turbines à sous-tirage, ce qui permet d’extraire un
maximum de puissance de la vapeur avec un rendement pouvant atteindre 40%.
Depuis le début des années 2000, les avancées réalisées en matière de stockage ont permis
d’augmenter la fraction solaire jusqu'à 100% aujourd’hui[15]
A moyen terme, plusieurs projets de centrale hybrides à cycles combinés à préchauffage
solaire d’envergure sont envisagés dans le monde. Ils permettront une transition
technologique vers le 100% solaire avec de prix de revient énergétique très intéressant (7 à 9
c€/kWe) du fait de rendements accrus, permettant de rentabiliser au maximum les énergies

7
Chapitre 1 Etude bibliographique

fossiles. Le bruleur (à gaz naturel en général) alimente une TAG dont le rejet thermique est
utilisé pour la surchauffe d’un cycle vapeur, le champ de récepteurs solaires alimentant, le
préchauffeur et le bouilleur avec assistance d’un stock thermique [16]. Deux centrales de ce
type de moyenne envergure sont actuellement en service en Algérie et en Maroc [17].

Fig 1.2 Schéma d’une centrale cylindro-parabolique [14]

1.2.3 Système à parabole/Stirling


Dés le début des années 1980, après divers essais à petite échelle (quelque dizaines de
Watts) et des études préliminaires, il était estimé que le concept à parabole Stirling pourrait
atteindre un rendement de conversion solaire /électrique d’environ 30% [18]. Quelques
années plus tard l’hypothèse était prouvée par le système Vanguard (parabole Advanco de
10.5 m de diamètre et moteur kockums /USAB 4-95 MKII) qui atteignait en 1984 une
efficacité de 29.4% [19]. Ce raccord n’a été surpassé que très récemment, dans des conditions
d’ensoleillement exceptionnelles (108% de la normale) ; le 31 janvier 2008, le système SEC
(Stirling Energy System) de Sandia National Laboratories produisait 26.75 kWe net pour un
rendement de 31.25%[20],ce système est équipé du même moteur USAB 4-95.
Les innovations les plus marquantes de cette première période de développement concernent
d’une part la réalisation technique de concentrateurs parabolique, d’autre part les récepteurs
de rayons hautement concentrés adaptés aux moteurs.

8
Chapitre 1 Etude bibliographique

Le composent central du récepteur est l’absorbeur, situé dans une cavité isolée
thermiquement (au fond ou sur ses parois) à un niveau proche de plan focal du concentrateur.
L’enveloppe est destinée à limiter les pertes thermiques par réflexion, rayonnement
propre, conduction et convection.

Fig 1.3 Système à capteur solaire parabolique et moteur Stirling [17]

Les absorbeurs les plus courants, à réception direct, sont constitués de réseaux de tubes
exposés directement au rayonnement concentré, tandis que les absorbeurs indirects utilisent
un caloporteur à changement de phase (en général du sodium) permettant une meilleur
stabilisation de la température de source du moteur. L’échangeur principal est alors, soit noyé
dans volume de caloporteur, soit alimenté par un réseau de tubes capillaires.
L’importance de rendement énergétique pour le développement de cette
technologie connue depuis les premières heures [19] est toujours actualité [17]. Aussi la
plupart des systèmes développés aujourd’hui utilisent des absorbeurs directs et des réflecteurs
à hautes performances (réflectivité de 91 à 94%).et présentent un rendement de conversion
solaire /électrique supérieur à 22% en pointe.

9
Chapitre 1 Etude bibliographique

Fig 1.4 Exemple de système parabole Stirling [17]

1.3 Perspectives
Près de 300 MW de projets sont en cours de réalisation à travers le monde.
La principale application en développement est la centrale solaire associée à un cycle combiné
gaz (Integrated Solar Combined Cycle). L'Espagne et la Californie envisagent des centrales de
500 MW mais leur réalisation dépendra des recherches en cours sur des projets de bien plus
faible capacité.
Le scénario de développement proposé par les professionnels, le programme Solar Paces de
l'AIE et Greenpeace international [20], estime que le solaire thermodynamique pourrait
atteindre une capacité installée de près de 37 GW en 2025 (soit 95,8 TWh) et même 600 GW
en 2040.

10
Chapitre 1 Etude bibliographique

Tableau 1.1 Les principales réalisations [21]


Nom Site Puissance MW Mise en service
SSPS-CRS Espagne –Almería 0.5 1981
NIO Japon - Shikoku 1 1981
Eurelios Italie - Sicile 1 1981
Solar1 USA- Californie 10 1982
CESA Espagne- Almería 1 1983
Thémis France-Targasone 2.5 1983
SES5 Ukraine- Crimée 5 1985
Solar2 USA- Californie 10 1997
PS10 Espagne- Sevilla 11 2007
Solarturm- Julich Allemagne 1.5 2008
PS20 Espagne- Sevilla 20 2008

Fig 1.5 Réparation des capacités par technologie [22]

11
Chapitre 1 Etude bibliographique

Fig 1.6 Projets en préparation de centrales solaires thermodynamiques par pays,


2009-2014 [23]

Fig 1.7 Capacité installée annoncée par acteur pour 2010 en MW [21]

12
Chapitre 1 Etude bibliographique

1.4 Conclusion
La conversion de l’énergie solaire en électricité par voie thermodynamique est une
filière capable de contribuer de manière significative à un système énergétique durable à
moyen et long terme. En plus des possibilités de stockage thermique et d’hybridation, des
rendements élevés et de grandes perspectives d’améliorations technologiques placeront le
solaire thermodynamique dans le groupe de tête des énergies renouvelables à l’horizon 2015.
Le fonctionnement du cycle à gaz sera en mode hybride solaire/hydrocarbure ou solaire
seul. Les principaux avantages de la technologie hybride solaire-turbine à gaz sont : les
rendements thermodynamiques de conversion élevés, l’hybridation qui permet la mise en
place progressive de la filière, la modularité et la compacité des turbines à gaz, et le fort
potentiel de réduction des coûts de production de l’électricité [22].
Ce travail de thèse porte sur la simulation des performances énergétiques et
économiques des centrales solaires thermodynamiques en général, et dans un premier temps
sur les systèmes hybrides solaire – turbine à gaz. Devant la nécessité de disposer de codes
adaptés pour la modélisation de la concentration du flux solaire à travers un système champ
solaire-tour, un tour d’horizon des logiciels utilisés dans le monde a été réalisé, détaillant
leurs caractéristiques, forces et faiblesses, et la pertinence de leur emploi suivant les objectifs
recherchés. Après cette étude, un code a été testé pour la simulation des performances
optiques des héliostats WINDELSOL, adaptation du logiciel TRNSYS sous environnement
Windows, qui permet la simulation complète d’un projet de centrale solaire mais se révèle peu
adapté à la modélisation de centrales hybrides ou existantes.

13
CHAPITRE 2
La théorie d’une centrale à tour
solaire
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

2.1 La théorie d’une centrale à tour solaire

2.1.1 Les aspects techniques

Toute installation thermodynamique solaire doit remplir les mêmes fonctions pour
transformer l’énergie du rayonnement incident en énergie électrique avec la meilleure
efficacité possible. On les examine ci-après dans l’ordre suivant

 La concentration du rayonnement sur l’entrée du récepteur,


 Son absorption sur les parois du récepteur et la transformation de son énergie en
chaleur,
 Le transport et, éventuellement, le stockage de cette chaleur
 Sa délivrance à un cycle thermodynamique associé à un alternateur pour la production
d’électricité.

[Link] La concentration

Pour transformer le rayonnement solaire en chaleur, il suffit en principe de le


réceptionner sur une plaque noire. Mais un tel capteur, même parfaitement absorbant, doit
supporter les pertes que son propre échauffement provoque au bénéfice de l'air ambiant. Ces
pertes sont, en première approximation, proportionnelles à cet échauffement et à la surface
développée.

Fig 2.1 irradiation solaire moyenne [24]

Pour travailler à température élevée, ce qui est nécessaire ici pour alimenter un cycle
thermodynamique performant, il faut diminuer fortement la surface de réception pour

14
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

maintenir, en proportion, ces pertes à un niveau raisonnable. C'est ce que l'on fait en disposant
devant le récepteur une optique qui concentre sur celui-ci le rayonnement capté sur une
surface bien supérieure. On caractérise la performance du système par le chiffre de sa

« Concentration » qui est le rapport de la surface de collecte sur la surface du capteur.

Dans la pratique cette optique est systématiquement constituée de miroirs. C'est la


nature géométrique des surfaces réfléchissantes mises en œuvre qui va définir la « filière »
utilisée.

Fig 2.2 principales technologies de concentration solaire [25]

[Link] Les principes

Ici, on ambitionne d'emblée de déployer des surfaces de miroir très


importantes. On renonce donc à utiliser une vraie parabole (qui devrait être mobile ce qui est
inimaginable en grande taille) et on la remplace par une pseudo-parabole, à foyer fixe, d'une
taille pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de mètres carrés, et constituée de
centaines ou de milliers de miroirs plans orientables. On appelle ces miroirs « héliostats » (en
grec : qui fixe le soleil). Leur ensemble constitue le « champ d'héliostats ». On utilise ici
l’image de la pseudo-parabole parce que, à chaque instant, les rayons solaires atteignant le
centre de chaque héliostat sont réfléchis par le dispositif en direction d’un point unique, fixe
dans le temps, et qui joue donc le rôle du foyer de la parabole. La surface réfléchissante de
cette « parabole » étant fatalement déployée au sol, son « foyer » se trouve en altitude.

15
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Pour y disposer le récepteur, on est amené à construire une tour de grande hauteur qui
donne son nom à la filière.

Pour faire fonctionner ce dispositif, il faut réaliser un « tir croisé » des


héliostats et pour cela animer chaque miroir d'un mouvement de suivi du soleil particulier.
Comme dans le cas précédent, ce mouvement peut être obtenu par la combinaison de deux
rotations.

Fig2.3Système de poursuite de l’héliostat [26]

Il faut encore avoir optimisé la position des miroirs (ou plutôt la distribution de leur densité
sur le terrain), la hauteur du foyer (qui conditionne la hauteur de tour et donc son coût) et la
géométrie de l'ouverture du récepteur.

A travers une étude technico-économique, on minimise le rapport coût


d’investissement/rendement thermo-optique de l’ensemble champ d’héliostats-récepteur. Les
optima trouvés, en particulier en ce qui concerne l’altitude du foyer, se traduisent par des
courbes très plates qui laissent pas mal de liberté au concepteur (autrement dit, il peut faire
varier dans une large fourchette la hauteur de tour sans dégrader gravement le rendement).

Si ce travail a été bien mené, et si l'ouverture du récepteur est située dans le


plan focal de l'optique, on peut obtenir par ce moyen des concentrations de l'ordre de 700°C
(cas de Thémis par exemple à 42,5° de latitude). Cette dernière condition n'est pas facilement
remplie dans le cas de champs circulaires (la tour est située au milieu du champ d'héliostats et
non au sud comme à Thémis). Dans ce cas, les concentrations atteintes sont plus faibles
(235°C à Solar One par exemple), mais la formule à d'autres avantages (essentiellement, une

16
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

hauteur de tour diminuée pour une taille de champ donné) qui peuvent être déterminants aux
basses latitudes. C'est la solution mise en œuvre à Barstow ou à Nio pour des latitudes
proches de 35° mais également à Shchelkino implantée plus haut que Thémis en latitude (à
45°) ce qui montre bien que les optima recherchés ne sont pas déterminés avec une rigueur
mathématique.

[Link] La technologie

On va donc mettre en œuvre ici des héliostats qui sont des miroirs plans animés
d’un mouvement continu obtenu à partir d’une double rotation.

Fig2.4Schéma d’une centrale à tour [27]

La première question qui se pose lors de leur conception est celle de leur taille. Sur le
plan optique, on peut démontrer que les performances d’une pseudo-parabole s’améliorent
avec la finesse de son découpage en miroirs élémentaires. On a donc de ce point de vue intérêt
à construire des héliostats de petite taille. Du point de vue structurel, les petits héliostats sont
également avantageux dans la mesure où les efforts qu’ils supportent (et qui sont
essentiellement ceux dus au vent) sont proportionnels au cube des dimensions linéaires de
l’appareil cela signifie qu’ils augmentent proportionnellement plus vite que la surface
développée, et donc que la rigidité de la structure (pour une tolérance donnée sur sa
déformation relative) doit augmenter avec la taille. Autrement dit, les petits héliostats peuvent
être construits plus « souples » que les grands et mettre en œuvre moins de matériau au mètre
carré. De ce point de vue, ils devraient être plus économiques.
17
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Comme souvent, ce point de vue ne peut guère s’exprimer dans la pratique car il
est contrarié par deux séries de contraintes : le coût relatif (rapporté au mètre carré de miroir)
de l’héliostat est au contraire bien plus favorable aux grandes tailles en ce qui concerne leur
fondation et plus encore leur motorisation et leur commande. Dans la pratique, depuis vingt-
cinq ans, c’est la recherche des grandes tailles d’héliostat qui a primé (on propose en général
des tailles supérieures à 50m²),

Fig2.5 Schéma d’un héliostat. [28]

Justifiée surtout par le fait qu’on n'a pas trouvé le moyen de mettre en œuvre des
motorisations et des commandes bon marché. Des innovations sur ce plan pourraient amener
à un renversement de tendance et à la conception de petits héliostats (c’est à dire de moins de
10m²) à manœuvre rapide et à commande simplifiée (c’est à dire sans les gestions de
trajectoire qu’il est indispensable de prévoir pour gérer les transitoires des grands héliostats
lents à la manœuvre).

Ce choix étant fait, on détermine le système d’axes de l’héliostat.


Théoriquement toutes les configurations sont possibles. Dans la pratique seule la
configuration « altazimutale » (un axe vertical et un axe horizontal) a été utilisée en raison de
sa facilité de construction. La configuration « équatoriale » (un axe parallèle à l’axe du monde
et un axe perpendiculaire) garde néanmoins des partisans dans la mesure où elle simplifie le
mouvement (une rotation de vitesse uniforme de l’axe principal et une rotation très lente, qui
peut à la rigueur rester manuelle, de l’autre)

18
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Les rayons de soleil


Deuxième réflecteur de scène

Réflecteur Fresnel primaire


Tube absorbeur

Fig 2.6 principe de fonctionnement des miroirs de Fresnel [25]

On choisit ensuite le type de miroir à utiliser. Le choix est à peu près le même que dans le cas
précédent. On veillera à ce que le coefficient de réflexion soit le plus élevé possible en
choisissant d’utiliser du verre mince en face avant du miroir (quitte à rigidifier ce dernier en le
contre-collant sur un verre arrière, constituant ainsi un miroir sandwich). On pourra aussi
améliorer le coefficient de réflexion en utilisant, toujours en face avant, un verre sans fer, plus
coûteux, mais plus transparent.

C’est qu’en effet le paramètre principal du coefficient de réflexion du miroir est ici la
transparence du verre. Il peut le faire varier de 80% (verre ordinaire de 6mm d’épaisseur) à
près de 95% (verre sans fer de 1mm d’épaisseur).

On conçoit alors les structures adaptées aux choix faits (soit celle du « pied » et celle
du panneau mobile). Ces structures sont le plus couramment réalisées en construction
mécano-soudée et sont plus ou moins rigides selon les constructeurs. C’est la conséquence du
manque de maturité d’un domaine technique où l’on ne sait pas poser les termes d’un calcul
d’optimisation technico-économique de la rigidité de l’héliostat.

On peut encore noter l’expérience unique faite à Thémis d’un héliostat réalisé en béton
moulé (avec les méthodes de la préfabrication lourde en BTP). Cette technique très
performante (rigidité exceptionnelle de l’héliostat et absence de jeu des articulations posées
de l’appareil constitué de pièces lourdes posées les unes sur les autres) pourrait aussi se
révéler particulièrement économique pour des niveaux de production industriels. Elle garde
toute sa pertinence tant qu’existent de grands industriels capables de la maîtriser (ce qui est
tout particulièrement le cas en France) même si l’expérience n’a pas été reprise ailleurs.

19
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Il reste maintenant à motoriser et à piloter les axes. En dépit de l’utilisation de vérins


hydrauliques dans la première réalisation d’héliostats modernes (four solaire d’Odeillo, 1968)
cette technique n’a pratiquement plus été utilisée par la suite. Les héliostats de toutes les
centrales à tour ont en effet été équipés de mouvements électriques à réducteurs et à moteurs à
courant continu ou pas à pas. C’est une solution sûre et performante, mais coûteuse.

Le pilotage de ces axes est aujourd’hui systématiquement effectué en « boucle ouverte»par


coordonnées calculées. On entend par là que l’automate de pilotage calcule la position que
doit avoir l’axe de l’héliostat sur la seule base de l’heure qui lui est donnée par son horloge
interne et qu’il ne contrôle pas le résultat obtenu en vérifiant la direction du rayon réfléchi
(d’où l’expression « boucle ouverte »). S’il commande des moteurs à courant continu, il se
contente de vérifier l’exécution de ses ordres par l’intermédiaire d’un codeur de position
angulaire de l’axe. S’il dialogue avec des moteurs pas à pas, le comptage de ses ordres suffit
pour effectuer ce contrôle. L’axe est alors dépourvu de codeur de position.

Cela fonctionne bien mais coûte cher comme nous venons de le dire. C’est la raison
principale pour laquelle on construit des héliostats de plus en plus grands.

Il reste à évoquer les problèmes, généraux et mal résolus, de la salissure des miroirs et
de leur résistance aux agressions météorologiques en général (et des vents de sable en
particulier). Ils ne se sont pas posés avec beaucoup d’acuité lors de la période expérimentale
qui vient de s’écouler. Mais ils prendraient une réelle importance si des champs de miroirs de
tous types devaient être installés sous tous les climats favorables, incluant en particulier les
zones arides soumises à des vents de sables violents sinon fréquents. Pour les héliostats plans,
il existe une solution radicale à ces problèmes elle consiste à concevoir des miroirs pliants
comme un livre et dont la surface réfléchissante peut être mise à l’abri de toute agression si
nécessaire (pluie ou vent poussiéreux). Une telle solution, à coup sûr efficace, poserait
cependant de difficiles problèmes de complexité et donc de coût. Son existence constitue
néanmoins un avantage important pour les miroirs plans, les seuls à pouvoir être perfectionnés
de la sorte, et donc, pour la filière « centrale à tour ». Elle n’a jamais encore été expérimentée.

20
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Fig 2.7 Tour solaire PS10 près de Séville [27]

[Link] La réception du rayonnement

Il faut maintenant absorber le rayonnement concentré sur une surface noire (ou dans
un volume semi-transparent, noir dans son épaisseur), et de ce seul fait absorbante
pour le spectre visible (et donc pour le spectre solaire qui en est énergétiquement très
proche), et transférer la chaleur ainsi générée à un fluide caloporteur.

Le champ solaire Le champ solaire est la partie réceptrice de l'installation la


radiation solaire y est transformée en énergie thermique. Les collecteurs sont
connectés en série pour former de longues files qui à leur tour sont connectées en
parallèle. La taille du champ solaire dépend de la puissance désirée et de
la température du fluide caloporteur en sortie. Les collecteurs sont alignés dans
la direction nord-sud, et disposent d'un système mono axial de poursuite du
soleil dans la direction est-ouest. Un senseur permet de contrôler la position du soleil
par rapport à la rangée de collecteur. Cette information est transmise au système de
contrôle central qui ajuste l'angle d'inclinaison en fonction. Le champ solaire peut
avoir plusieurs configurations en fonction de la manière dont il est alimenté en fluide
caloporteur. Dans tous les cas, la tuyauterie de sortie est la plus courte
possible pour minimiser les pertes à l'ambiance.

Dans la tour solaire, au moins quatre fluides caloporteurs sont susceptibles


d’être utilisés l’eau-vapeur, les sels fondus, les métaux liquides et l’air. Les récepteurs
à utiliser sont différents dans ces quatre cas et nous les passons en revue.

21
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Fig2.8 Principe de reconversion d’une centrale à tour solaire [28]

A- Le récepteur à eau-vapeur

Dans ce cas, on utilise un récepteur à tubes qui est alimenté en eau à haute pression.
Cela pose déjà un problème de sollicitation mécanique des tubes bien connu dans le cas des
chaudières à vapeur classiques leur entretien est coûteux car l’éclatement, et donc le
changement d’un tube de chaudière, est ici un événement courant. De plus, les possibilités
d’extraction des calories sont très différentes dans les parties des panneaux qui sont « en eau »
et dans celles qui sont « en vapeur ». La conduite d’un tel récepteur est donc délicate car elle
implique que la cartographie des flux solaires soit contrôlée en permanence, une mauvaise
répartition de ceux-ci entraînant une surchauffe et une fusion du tube. Dans la pratique elle
impose une conduite sophistiquée des héliostats impliquant le calcul et la mise en œuvre de
dépointages fins en permanence. Voilà deux des raisons de l’abandon aujourd’hui avéré du
recours à l’eau-vapeur.

Notons aussi la nécessité de disposer de tubes le plus « noir » possible pour assurer le
niveau d’absorptivité le plus élevé. Ce problème est général et concerne tous les récepteurs
surfaciques, mais il est plus aigu pour les chaudières « ouvertes » (celles qu’on met en œuvre
le plus souvent dans le cas de la formule optique du champ circulaire). Il est au contraire
moins important dans les cas d’utilisation de chaudières en cavité telles que celles qui
viennent d’être étudiées au paragraphe précédent dans ce cas, l’ « effet cavité » est efficace et
a vite fait d’augmenter le coefficient d’absorption apparent du récepteur dès lors que la
surface développée par ses panneaux est nettement plus grande que la surface de son
ouverture. Dans tous les cas, on met en œuvre une peinture noire « haute température » qui

22
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

n’est en rien sélective et se dégrade assez facilement le problème de ce revêtement absorbant


n’est donc que partiellement résolu aujourd’hui.

B- Le récepteur à sel fondu

On utilise ici des solutions qui ressemblent à la précédente (chaudières à tubes) avec
les différences suivantes.

 le sel est toujours liquide et sans pression, ce qui sollicite peu la résistance
mécanique des tubes (ils peuvent donc être fins).
 il doit parcourir son circuit à grande vitesse pour que soient favorisés les échanges
thermiques avec la paroi, ce qui provoque de fortes pertes de charge.
 les tubes sont soumis à une corrosion qui peut devenir galopante si leur
température n’est pas maintenue au-dessous d’une valeur critique.
 ils doivent être réchauffés à une température suffisante avant leur remplissage par le
sel toujours (au-dessus de 140°C à Thémis, et de 220°C à SolarTwo).

Le récepteur à sel fondu est un appareil robuste car, étant parcouru sur toute sa surface
par un liquide à grande vitesse, il est assez tolérant aux variations naturelles de la cartographie
des flux. La rupture d’un de ses tubes peut être considérée comme un événement tout à fait
exceptionnel, d’où un entretien à priori peu coûteux. De plus, le contrôle de cette cartographie
peut être abandonné, surtout dans le cas d’une chaudière en cavité à la surface de réception
généreuse (cas de Thémis). Il est donc facile à conduire [29].

Il doit être réchauffé avant remplissage. Il l’est par « traçage » électrique. Cette
technique est bien adaptée et a donné de bons résultats quand elle était bien réalisée.
A contrario des malfaçons dans la réalisation peuvent provoquer des surchauffes corrosives
galopantes. Ainsi des pannes sont advenues tant à Thémis qu’à SolarTwo. Dans les deux cas,
elles étaient dues à des sur longueurs anormales de traceurs électriques

Par contre, son fonctionnement entraîne des pertes de charge sévères qui nécessitent la
mise en œuvre de pompes de circulation puissantes. Celles-ci entraînent une consommation
électrique interne importante qui pénalise le rendement de conversion de la centrale.

A cet égard, il serait bien préférable d’absorber le rayonnement solaire dans la masse
même du fluide en circulation plutôt que sur une paroi métallique intermédiaire : il serait alors
inutile de provoquer ces coûteuses pertes de charge. Un prototype de récepteur à sel de ce

23
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

type a été essayé par les « SandiaLaboratories » sur leur site d’Albuquerque. Il s’agissait d’un
récepteur dans lequel on créait une lame de sel épaisse quasi verticale par écoulement en
cataracte sur une tôle légèrement inclinée par rapport à la verticale. Cette tentative n’a pas eu
de suite sans doute du fait de la dégradation chimique du sel provoqué par son contact
cyclique avec de l’air neuf lors de sa traversée du récepteur.

C- Le récepteur à métal fondu

L’intérêt d’utiliser un métal fondu comme fluide caloporteur vient de ce qu’il est très
bon conducteur de la chaleur et qu’en conséquence il présente des coefficients d’échange
thermique avec la paroi particulièrement favorables. De ce fait, un récepteur à métal liquide
(typiquement : le sodium) peut présenter au flux une surface bien moindre que celle
nécessaire à un récepteur à sel. Il pourra par exemple s’inscrire directement dans le plan focal
sans avoir besoin de se développer en cavité pour augmenter ses surfaces d’échange. Une des
conséquences de ce fait est que, à puissance thermique égale, un récepteur à sodium
présentera bien moins de pertes de charge qu’un récepteur à sel. La théorie indique également
qu’il devrait être plus économique à construire. Malheureusement la pratique d’un métal aussi
facilement inflammable impose de tels dispositifs de sécurité que les conclusions de la théorie
s’avèrent tout à fait exagérées. Si on y ajoute le fait que le développement en cavité de la
chaudière, qui renchérit le coût de l’appareil, peut néanmoins présenter un avantage du point
de vue de son absorptivité et que le sodium est un calostockeur très médiocre en comparaison
du sel fondu, on peut conclure que cette solution aux atouts brillants n’est guère prometteuse.

Fig 2.9 schéma d’un récepteur volumétrique [25]

24
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

C’est à peu près l’opinion générale aujourd’hui après qu’une centrale de ce


type ait été étudiée et construite à Almeria (centrale CRS de l’AIE), et qu’elle ait été
partiellement détruite par un incendie de sodium.

Au-delà de toutes ces différences, la conception d’une telle chaudière répond


aux mêmes critères que dans le cas précédent et met en œuvre à peu près les mêmes solutions.

D- Le récepteur à air

Aucune centrale à tour n’a été construite autour de ce choix. Mais de


nombreuses propositions de chaudière à air haute température ont été faites dans l’ambition de
rendre possible la mise en œuvre d’un cycle combiné et de pouvoir profiter de ses hauts
rendements.

La plus élaborée de ces propositions, et de loin, est le concept « GAST » devenu plus tard
« PHOEBUS » étudié par les équipes allemandes de la DLR et ayant donné lieu à l’étude
détaillée d’au moins un projet. De plus, des expérimentations poussées d’éléments de sa
chaudière volumétrique ont été réalisées par l’équipe germano-espagnole d’Almeria. Bien que
jamais mise en œuvre, cette variante de la filière est souvent considérée comme une
alternative crédible à la centrale à sel fondu et mérite donc qu’on s’y arrête.

Le récepteur doit ici réchauffer de l’air à une température très élevée


(typiquement 800°C). Des tentatives ont été menées à bien pour obtenir ce résultat à partir
d’un absorbeur métallique à paroi (citons en particulier l’expérience « Sirocco » entreprise par
le CNRS au grand four solaire d’Odeillo au début des années 80 et qui mettait en œuvre une
paroi métallique gaufrée en « boite à œufs » pour augmenter sa surface d’échange). C’était
d’ailleurs l’option envisagée lors des premières esquisses de Gast. Mais de telles solutions,
chères et fragiles, présentent en plus l’inconvénient d’offrir des surfaces de pertes à
température plus élevée que celle de l’air chaud produit (du fait du gradient de température
existant dans la paroi métallique).

Les concepteurs de Phoebus ont été d’emblée plus ambitieux en prévoyant d’utiliser
une chaudière volumétrique dont le principe a été précisé plus haut. Mais comme il est
irréaliste de prétendre fermer une telle chaudière de grande taille par une fenêtre en quartz, ce
choix les contraint à alimenter leur cycle thermodynamique par de l’air aspiré, à pression
atmosphérique, depuis la face avant de l’absorbeur (on parle ici de récepteur volumétrique
ouvert ou de chaudière « à aspiration »). Dans le projet Phoebus de 1994, ce récepteur est

25
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

tout simplement constitué d’un volume de laine métallique suffisamment lâche pour que le
rayonnement solaire y pénètre profondément et y soit progressivement absorbé sur toute
l’épaisseur. La température de l’air chaud produit est limitée à 750°C. Par la suite d’autres
formules ont été testées mettant en œuvre par exemple des volumes en nid d’abeille de
céramique, ces matériaux permettant de produire de l’air encore plus chaud puisque les
1000°C ont été atteints [17].

On verra plus loin que cette solution présente de graves inconvénients, mais
elle est la seule qui permette d’abaisser significativement les pertes chaudière (qui risquent ici
d’atteindre un niveau élevé à cause de la haute température de travail) en diminuant
sensiblement la température apparente du récepteur.

2.1.2 Le transport et le stockage de la chaleur

Là encore il nous faudra distinguer les cas des différents fluides caloporteurs utilisés.

Fig 2.10Schéma principe d’une centrale hybride [29]

[Link] Cas de l’eau-vapeur

On est encore dans le cas où le fluide caloporteur et le fluide thermodynamique se


confondent et il n’y a donc pas de commentaire particulier à faire à propos du transport de la
chaleur. Mais, contrairement à ce qu’il vient d’être dit pour la filière parabolique, on ne peut
ignorer ici la fonction de stockage qui doit être assurée avec un minimum d’autonomie pour
permettre un fonctionnement correct de la turbine à vapeur (elle ne supporterait pas un régime

26
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

de fonctionnement trop haché). C’est là l’autre gros problème de la filière car le stockage de
la vapeur vive est particulièrement malaisé. Son contenu énergétique volumique est
dramatiquement faible, ce qui oblige à mettre en œuvre des réservoirs à pression de grande
taille. On conçoit qu’on atteigne vite les limites raisonnables de capacité de ce stockage. On
utilisera donc cette technique pour réaliser des stockages dits « nébulaires » qui sont
dimensionnés au plus justeils assurent uniquement les conditions de régularité à très court
terme de la production de vapeur qui assurent un fonctionnement correct de la turbine.

Si l’on veut aller plus loin en autonomie, on est tenu de concevoir une boucle
de stockage séparée réalisée avec un fluide plus approprié qui échangera ses calories soit avec
la vapeur pour en épuiser le contenu énergétique, soit au contraire avec l’eau pour la vaporiser
en cas d’absence de soleil. Un tel concept a été utilisé à Solar One. La boucle de stockage y a
été réalisée avec une huile de synthèse comme fluide caloporteur et un lit de cailloux pour le
stockage proprement dit. Cette installation, qui dégradait le rendement thermodynamique du
cycle en cas de déstockage (à cause de la température relativement basse à laquelle était
assuré le stockage, 304°C, au lieu de 515°C pour la vapeur produite en chaudière), a
fonctionné pendant le temps d’expérimentation de Solar one. Mais celle-ci s’est précisément
arrêtée le jour où le bac de stockage a pris feu, détruisant évidemment toute la boucle [23].
Cet événement a sans doute signé l’arrêt de mort de cette formule au niveau international car
depuis cette date (1988), on n’a plus entendu parler de projet de centrale à tour à eau-vapeur.

[Link] Cas du sel fondu

Cette filière résout particulièrement bien le problème du stockage de l’énergie.


Le sel fondu présente en effet une bonne capacité calorifique volumique (2,4 joule/°C cm3
pour le Hitec de Thémis, à comparer aux 4,18 de l’eau) et ne présente pas de difficulté
particulière de manipulation si l’on excepte la nécessaire mise en œuvre d’un réchauffage par
traçage électrique lors du remplissage des tuyauteries. Il assure aussi le transport de la chaleur
récoltée dans de bonnes conditions bien que sa haute densité puisse apparaître comme un
inconvénient (elle rend en effet coûteux en énergie le transport du sel froid en haut de tour). Il
faut cependant noter les différences qui séparent le sel à trois composants utilisé à Thémis
(Hitec) du sel à deux composants de SolarTwo (Draw-salt) le Hitec fond à 140°C mais ne
peut guère être chauffé à plus de 500°C tandis que le Draw-salt fond à 220°C et peut être
utilisé jusqu’à 570°C. Deux formules de stockage sont envisageables, celle qui met en œuvre
un seul bac vertical de grand allongement (c’est le stockage dit « à stratification » où le sel

27
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

chaud flotte sur le sel froid), et celle qui utilise deux bacs ayant chacun la pleine capacité de
rétention du sel en circulation. Dans ce cas, l’un des bacs contient le sel « froid » (aux
alentours tout de même de 200°C à Thémis, de 290°C à SolarTwo) et l’autre le sel chaud. La
première formule est en tout point préférable (capacité géométrique et surface de pertes
divisées pratiquement par deux). Elle présente pour certains l’inconvénient de permettre le
mélange thermique des couches chaude et froide à leur interface, il se crée une couche tiède
dont l’épaisseur augmente avec le temps. Cet inconvénient est toutefois plus apparent que réel
car il n’entraîne pas en lui-même de perte thermique mais seulement une légère baisse de
capacité de stockage par rapport à sa capacité géométrique. Elle n’a pourtant été choisie ni à
Thémis ni à SolarTwo, essentiellement en raison de la difficulté de construire un bac vertical
de grande hauteur pour contenir un liquide dense (la densité du Hitec utilisé à Thémis atteint
presque 2) [19]. On peut probablement y ajouter la raison plus conjoncturelle que l’analyse de
la situation énergétique de la machine est plus facile dans le cas d’un stockage en deux bacs et
que, pour une centrale expérimentale, cela constitue un avantage.

[Link] Cas du sodium

On a dit plus haut que le sodium, excellent caloporteur, était un mauvais calo-stockeur. On
peut en effet évaluer sa capacité calorifique dans les conditions de température adéquates aux
environs de 1,2 J/°C cm3, soit à la moitié de celle du sel fondu.

A cette importante différence près, un stockage de sodium sera conçu selon les mêmes
principes qu’un stockage de sel fondu.

Fig 2.11Schéma compares d’une centrale à sel fondu et d’une centrale a air [25]

28
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

[Link] Cas de l’air

L’air ne constitue pas un caloporteur très efficace dans la mesure où sa capacité


calorifique volumique est très faible. On calcule par exemple que le débit volume d’air chaud
(185-800°C) nécessaire pour transporter l’énergie thermique récoltée par un récepteur est
environ 2000 fois plus grand que celui du sel fondu à 250-500°C qui assurerait la même
fonction.

Fig 2.12 Les composants d’une Centrale Thermoélectrique Solaire en Tour et le


principe de fonctionnement [30]

On calcule également, dans le cas étudié, que les tuyauteries à sel de 32 cm de


diamètre devraient être remplacées, pour véhiculer l’air, par des conduites de 4,60m de
diamètre [2]. C’est là une très réelle faiblesse des filières à air qui entraîne coût et
déperditions. Mais il en est une autre, plus subtile, qui affecte le circuit d’air non dans sa
partie chaude, mais dans sa partie froide. On a vu plus haut qu’une grande chaudière
volumétrique ne pouvait guère être fermée et qu’on était donc contraint de l’alimenter en air
extérieur. Par ailleurs, dans la filière Phoebus comme dans toute autre filière à air, les calories
dont se charge le caloporteur lors de son passage dans le récepteur ne peuvent pas être

29
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

épuisées par les besoins du cycle thermodynamique : il doit être renvoyé vers la chaudière à
une température encore notable (par exemple ; 185°C et il contient encore à cette température
22% de l’enthalpie acquise en chaudière). Si cette chaudière est ouverte, et c’est la seule
alternative envisagée aujourd’hui, il sera impossible de recycler complètement cet air tiède
(bien que dans les projets en cause on s’efforce de le « cracher » dans l’ouverture de la
chaudière), et on aura à subir là une nouvelle perte qu’on peut chiffrer au minimum à 4% de
l’énergie rayonnée par le champ d’héliostats. En conséquence de ces deux remarques, il faut
considérer que le transport des calories constitue le point faible des centrales à air.

Par contre, même si l’air à haute température ne se stocke pas facilement, il est facile
et bon marché de le débarrasser de ses calories et de les stocker sur un lit de billes de
céramiques ou même de cailloux. On tient là un solide avantage pour la même filière.

2.1.3 La transformation thermoélectrique de l’énergie récoltée

De nombreux cycle thermodynamiques sont adaptable pour la conversion


thermomécanique de l’énergie solaire , en fait tous les cycles à apport de chaleur externe
Cycle a vapeur de Rankine, de Hirn ,cycle a gaz de Joule, d’Ericsson ,de Stirling.

Toutefois, pour une raison évidente quant a la fiabilité de système on préfèrera les machines
basées sur des circuits réellement fermés ; ainsi intérieur de la machine sera plus facilement
protégé des agressions externes (intempéries, poussière…).

Tous les cycles thermodynamiques ont un rendement théorique inférieur ou égal au


rendement de Carnot-Clausius (1-T amb /T source ) [22]. Les performances des machines réelles
sont bien entendu moindres, et ce d’autant plus que la température de source est basse.

Il convient donc de considérer les typologies des machines basées sur les déférents cycles
théoriques, et leur adaptation aux domaines de puissance et température de source qui nous
intéresse.

[Link] Turbine à vapeur et assimilés (cycle de Hirn)

Le cycle a vapeur de Rankine est souvent difficile à réaliser, cela supposerait que la
machine de détente soit soumise à un mélange de vapeur de liquide, généralement mal
supporté par les organes internes (problème d’érosion, contrainte thermomécanique) [10]. Le
cycle généralement adopté en pratique est donc un cycle à surchauffe de vapeur (cycle de
Hirn).

30
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Fig 2.13 Schéma de cycle de Rankine [31]

Bien que la technologie évolue à tel point que les moteurs alternatifs et la turbine à
combustion trouvent aujourd’hui des applications dans le domaine de la production combinée
de chaleur et d’électricité. La centrale à vapeur consiste en une chaudière adaptée à la
production de vapeur surchauffée que l’on fait transiter par une turbine à vapeur qui peut être
à contre pression, à condensation ou combinée (turbine à soutirage).

Performances et caractéristiques

Rapport chaleur/force

Ce paramètre exprime le degré d’importance de la chaleur utile destinée au procédé


relativement à l’électricité produite.

Il est donné par λ= Q ut / W t [10] (2.1)

31
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Tableau 2.1 Comparaison des turbines à contre-pression et à condensation [31]

Système Avantages Inconvénients

• Configuration simple
avec un minimum de
composants • Elle fonctionne sous de
faibles chutes d’enthalpie
• L’installation des (à puissance égale, il faut
turbines basse pression qu’elle soit de
onéreuses est évitée dimensions plus

• Investissement importantes)
Turbine à vapeur à
relativement faible • La production
contre-pression
• Besoins en eau de d’électricité et de chaleur

refroidissement souvent est dépendante (si on

moins importants veut augmenter la


quantité de chaleur, la
• Un rendement global puissance électrique
plus élevé, vu l’absence diminuera)
de rejets thermiques
dans le condenseur

• La génération
Turbine à vapeur à d’électricité est • Coût initial élevé

condensation indépendante de la • Faible rendement global


chaleur récupérée

32
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Le rendement isentropique de la turbine diminue avec le débit de la vapeur, en d’autres


termes, lorsque la puissance électrique générée est adaptée pour satisfaire la demande en
chaleur, le rendement diminue.

Fig 2.14 La variation de rendement isentropique de TAV [31]

Fig 2.15 Schéma d’une centrale cylindro-parabolique à cycle vapeur [31]

33
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

[Link] Turbine à gaz

Comme la chaleur récupérée à partir des turbines à gaz se trouve presque totalement dans
les gaz d’échappement, le dispositif de récupération se limite à un échangeur de chaleur
unique. Malgré cette simplicité d’exploitation, l’échangeur doit être de grandes dimensions en
raison du volume de gaz débité. Parce que la qualité thermique du flux des gaz
d’échappement est très élevée, elle se prête bien à une très bonne régulation de chaleur. Même
avec les contraintes dues aux limites des machines et celles des besoins de l’utilisateur.

Il existe deux types de turbines à gaz, à cycle fermé utilisant un échangeur de chaleur
pour refroidir le fluide de cycle en aval de la turbine avant l’exécution d’un nouveau cycle, et
à cycle ouvert utilisant dans ce cas comme fluide de cycle l’air atmosphérique qui sera
renouvelé constamment à l’entrée du compresseur. La turbine à gaz est dite « turbine à
combustion » dans le cas d’un cycle ouvert du fait que les gaz de combustion traversent
directement la turbine, ce qui limite le domaine des combustibles à utiliser à celui des
combustibles gazeux et de certains combustibles liquides [31].

Le cycle fermé, où la combustion est externe, offre la possibilité d’élargir le


domaine des combustibles envisageables en incluant une large gamme de combustibles
solides.

Fig 2.16 Schéma d’une turbine à gaz [31]

34
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Fig 2.17 Variation de l’entropie en fonction de la température TAG [10]

Turbopropulseur haut et Turbomoteur [Link] puissance extraite de la turbine dépasse celle


consommée par le compresseur, et est utilisée pour alimenter une génératrice.

Rapport chaleur/force

Ce paramètre exprime le degré d’importance de la chaleur utile destinée au procédé


relativement à l’électricité produite.

Il est donné par

λ= Q ut / W t (2.2)

[Link] Le Cycle combiné

Les installations à cycles combinés configurent au moins deux types de systèmes, l’un
après l’autre de telle sorte que la chaleur résiduelle du premier système soit exploitée par le
second. En principe, toutes les combinaisons des cycles sont possibles, mais la plus courante
est celle où un système à turbine à gaz est installé en amont d’un système à vapeur
conventionnel. La majorité des cycles combinés utilisés comportent une turbine à gaz
élémentaire (sans préchauffage d’air ou d’autres options d’amélioration du rendement qui
engendrent beaucoup de contraintes économiques). En ce qui concerne la turbine à vapeur,
son choix dépend essentiellement des besoins en chaleur et en électricité.

35
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Fig 2.18 Schéma descriptif de cycle combiné [31]

Le cycle combiné se caractérise par une valeur minimale relativement élevée du coefficient
de puissance et c’est la raison pour laquelle il est le plus adéquat lorsqu’il y a une forte
demande en puissance.

PC= W utile /Q utile = (W TAG +W TAV )/Q hp [31] (2.3)

Fig 2.19 Effet de la pression de vapeur du procédé (P v ) sur la puissance relative


(P/P 0 ) et sur le coefficient de puissance (PC) [31]

36
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Fig 2.20 Effet du coefficient de puissance sur le rendement électrique et sur le


rendement global [31]

Fig 2.21Variations du coefficient de puissance en fonction de la température [31]

37
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Fig 2.22 Schéma d’un cycle combiné (centrale à tour) [21]

[Link] Le cycle Stirling

Comme on le sait, ce transformateur thermomécanique est considéré depuis plus d'un siècle
comme le meilleur des moteurs thermiques tant son rendement théorique est élevé. C’est ainsi
que la première tentative de construire une « parabole Stirling » date de 1887. Il s’agit d’un
moteur à piston à chauffage externe, utilisant couramment l’hélium ou l’hydrogène comme
fluide thermodynamique.

Fig 2.23 cycle de Stirling idéal [20]

38
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Dans la pratique, ce générateur conserve bien des atouts dont celui de pouvoir être réalisé en
petite taille sans perdre trop en rendement. C’est ce qui en fait le candidat idéal pour
l’exploitation des calories récoltées avec une excellente efficacité mais à faible débit par les
concentrateurs paraboliques (on met en œuvre aujourd’hui aux foyers de telles paraboles des
générateurs Stirling qui se situent dans la gamme des 5-50 kWe et dont les rendements
thermomécaniques varient de 30 à 45%). En conséquence, l’inertie thermique de l’appareil est
faible et on peut envisager de soumettre son alimentation en calories aux caprices
météorologiques. C’est une caractéristique importante de ces générateurs installés au droit de
foyers mobiles qu’il n’est pas question d’équiper d’un stockage thermique. Le résultat est là
puisque, dans un exemple récent (10kWe), on obtient un rendement instantané net (soleil-
réseau électrique) de 22%, ce qui peut être considéré comme excellent. A plus grande
puissance (25kWe), on friserait les 30% [17].

Malheureusement, le défaut congénital de ces machines réside dans l’improbable


tenue des joints d’étanchéité de leurs pistons soumis à des conditions très dures. Ce problème
peut probablement être surmonté mais a interdit jusqu’à aujourd’hui le développement
industriel de la machine (c’est à dire son utilisation par l’industrie automobile). Sans doute
faut-il voir là un des freins principaux au développement de cette filière solaire.

Le tableau récapitulatif ci-dessous donne un aperçu de quelques caractéristiques techniques


principales des différents systèmes de concentration solaire

Tableau 2.2 différentes filières thermiques solaire [18]

39
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Tableau 2.3Advantages et inconvenient de différentes filières2005 [18]

2.2 Bilan énergétique

La conception d’un convertisseur thermodynamique de l’énergie solaire nécessite une analyse


de son bilan énergétique compte tenu des conditions d’utilisation afin d’évaluer son
rendement. Le rendement est le paramètre clé d’appréciation de l’efficacité et de la
performance d’un système. Une telle analyse ne peut être effectuée qu’à partir d’un modèle
permettant d’évaluer l’influence des divers paramètres caractéristiques du dispositif. C’est
dans cet objectif que nous avons effectué une étude générale du bilan énergétique d’un
convertisseur faisant, en particulier, intervenir la concentration du rayonnement solaire.

40
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

2.2.1 Conversion thermodynamique de l’énergie solaire

On distingue 3 éléments clés du processus de transformation soleil/chaleur-électricité par voie


thermodynamique

fig 2.24 Processus de transformation soleil/chaleur-électricité [32]

1- Le collecteur et la concentration du flux solaire pour chauffer le fluide caloporteur.


2- La production de chaleur (vapeur d’eau ou autre fluide selon la température de source
chaude).
3- La conversion de chaleur en électricité qui rejette de la chaleur basse température.

[Link] Le collecteur

Un concentrateur pointé vers le soleil reçoit un rayonnement incident d’intensité I


(ensoleillement en W/m2) sur une surface de captation du réflecteur S ref donc une puissance
capté par le réflecteur

I S ref = P c [34] (2.4)

Cette même puissance est réfléchie (concentrée) sur la cavité réceptrice Sr (foyer ou récepteur
ou point focal du dispositif de concentration appelé aussi absorbeur)

Pa = Pc ηopt = ηopt I Sref (2.5)

Pa = puissance thermique de la cavité réceptrice

41
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

= Puissance absorbé par le récepteur avec ηopt : rendement optique du concentrateur.

A- Le rendement optique

ηopt = Гταρ avec Г: Rapport de captation (fraction de l'énergie reflétée par le réflecteur)

Г= (S ref – S r) / S ref [36] (2.6)

α: Facteur d’absorption de la surface de l’absorbeur.

τ: Facteur de transmission de l’absorbeur.

ρ: Facteur de réflexion de surface de réflecteur (miroir du concentrateur).

La différence de température importante entre celle de la cavité réceptrice source chaude T r


et l’ambiance T a provoqué un processus naturel de pertes de chaleur (thermiques) par
convection, par rayonnement et par conduction.

[Link] La production de chaleur (bilan thermique)

La puissance thermique Pt transmise par la cavité réceptrice à l’échangeur (fluide


caloporteur) est alors la puissance utile

Pt=Pa–Pp [37] (2.7)

Avec Pp = Puissance correspondant aux pertes thermiques est donnée par

Pp = Ppcv + Ppr + Ppc (2.8)

Avec Ppcv : Pertes par convection.

Ppr : Pertes par rayonnement.

Ppc : Pertes par conduction.

A- Pertes par convection

La convection est un phénomène encore peu connu pour la plaque plane. Elle est de plus liée
à la vitesse et la direction du vent sur le site.

Ces pertes sont proportionnelles à la surface du récepteur et la différence entre la température


de surface d’absorbeur et l’air ambiant

Ppcv = hcv Sr (Tr - Ta) [33] (2.9)

S r : surface d’ouverture du récepteur

T r : température du récepteur

Ta : température ambiante

42
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

hcv Coefficient de transfert thermique par convection

B- Pertes par rayonnement

Ces pertes dépendent de la forme du récepteur mais plus particulièrement de la température


du récepteur. Ils sont proportionnels à l’émissivité de l’absorbeur

𝑃𝑝𝑟 = 𝜀𝜎𝑆𝑟 (𝑇𝑟4 − 𝑇𝑎4 ) = ℎ𝑟 𝑆𝑟 (𝑇𝑟4 − 𝑇𝑎4 ) [37] (2.10)

𝜀. Facteur émissivité de l’absorbeur

σ: constante de Stefan –Boltzmann=5.67*10-8W m-2K-4 [37]

hr = εσ Coefficient de transfert thermique par rayonnement

C- Pertes par conduction

Sont liées à la nature du matériel utilisé

P pc = λS r (T r - T a) ∆x [33] (2.11)

λ: Conductivité de l’absorbeur.

Δx : épaisseur de l’absorbeur.

Mais les pertes par conduction sont petites comparées aux pertes par convection ou par
rayonnement, et sont généralement combinées avec les pertes par convection dans la plupart
des cas.

𝑃𝑝 = 𝑆𝑟 [ℎ𝑐𝑣 (𝑇𝑟 − 𝑇𝑎 ) + ℎ𝑟 (𝑇𝑟4 − 𝑇𝑎4 )] (2.12)

Ainsi

P t =ηopt Is S ref-𝑆𝑟 [ℎ𝑐𝑣 (𝑇𝑟 − 𝑇𝑎 ) + ℎ𝑟 (𝑇𝑟4 − 𝑇𝑎4 )] (2.13)

On montre par ailleurs que les pertes thermiques peuvent s’écrire sous une forme plus simple

Pp=SrU(Tr-Ta) (2.14)

Où U est le coefficient global des pertes thermiques donné par U = h cv + h r . (2.15)

[Link] La conversion de chaleur (rendement)

Le rendement de la chaudière (absorbeur) s’écrit


𝑃𝑐ℎ
𝜂𝑐ℎ = [33] (2.16)
𝑃𝑎

Avec P ch la puissance de la chaudière qui est égale à la puissance solaire absorbée

43
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

par le récepteur diminuée des pertes thermiques

𝑃𝑐ℎ = 𝑃𝑎 𝑎 − 𝑃𝑃 (2.17)

𝑎: Facteur d’absorption solaire

Si on ne considère que les pertes par rayonnement (les parois extérieures de la

chaudière étant bien isolées) on peut écrire

𝑃𝑐ℎ = 𝑃𝑎 𝑎 − ℎ𝑟 (𝑇𝑐4 − 𝑇𝑎4 ) (2.18)

Tc : Température moyenne des parois intérieures de la chaudière (= Tr)

Ta : Température ambiante

D’où
ℎ𝑟 �𝑇𝑐4 −𝑇𝑎4 �
𝜂𝑐ℎ = 𝑎 − (2.19)
𝑃𝑎

Avec les grandeurs relatives à la chaudière : Pa = C I

C = concentration effective de l’installation

En considérant que la température au condenseur est la même que la température ambiante


Ta on peut écrire le rendement de Carnot sous la forme

𝑇
𝜂𝑐ℎ = 1 − 𝑇𝑎 (2.20)
𝑐

le rendement énergétique solaire/chaleur ηe = ηoptηch = ηch(cas idéal ηopt = 1)

et finalement le rendement théorique de la centrale solaire s’écrira


𝑇 ℎ𝑟 �𝑇𝑐4 −𝑇𝑎4�
𝜂 = �1 − 𝑇𝑎 � �1 − � (2.21)
𝑐 𝑎𝐶𝐼

ℎ𝑟 = 𝜀𝜎 (2.22)

Pour les données suivantes

Coefficient de transfert thermique par rayonnement

𝑎= 0,7 ; ε= 0,9 ; I = 1 kWm-2 T a = 300° K

La figure montre l’évolution du rendement ηen fonction de la température de chaudière Tc


(absorbeur) et ceci pour différentes valeurs de la concentration effective C.

44
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

On voit donc que la température de la chaudière doit être adaptée à la concentration effective
pour espérer atteindre le rendement maximal

Fig 2.25 Variation du rendement en fonction de la température pour différentes


Concentrations [38]
Pour chaque courbe on observe l’existence d’une température optimale Topt qui peut
être déterminé en faisant dans l’expression suivante plus simple du rendement donné en tenant
compte de toutes les pertes thermiques par

𝑇 𝑈�𝑇𝑐4 −𝑇𝑎4 �
𝜂 = 𝑎 �1 − 𝑇𝑎 � �1 − � (2.23)
𝑐 𝑎𝐶𝐼

Avec U = coefficient global des pertes thermiques de la chaudière.

On obtient

1�
𝑎𝐶𝐼 2
𝑇𝑜𝑝𝑡 = �� + 𝑇𝑎 � 𝑇𝑎 � (2.24)
𝑈

45
Chapitre 2 La théorie d’une centrale à tour solaire

Température optimum en K

Fig 2.26 Variation de la concentration en fonction de la température [38]

2.2.2 Interprétation

La température augmente évidement avec la concentration,


Par contre le rendement théorique est optimum autour de cette température

Il faudra alors tenir compte sérieusement de la température optimum dans la conception de la


centrale car des températures de la chaudière plus élevée que Topt ont un impact négatif sur le
rendement.

46
CHAPITRE 3
Gisement et impact
environnemental
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

3.1 Introduction

Toutes ces techniques devraient permettre d’accéder à un gisement solaire réputé


immense et surtout inépuisable. La deuxième assertion est indiscutable. Que faut-il penser de
la première ?

On peut calculer que la production d’électricité pourrait largement être assurée par
l’équipement en centrales solaires de 5000 km2 de zones arides. Cela ne représente guère
qu’un carré de 70 km de côté mis à disposition en zone inhabitée. Si l’humanité entière devait
être approvisionnée en électricité avec le même niveau de confort, il en faudrait 100 fois plus.
Ces surfaces sont certes importantes, mais nullement démesurées par rapport aux terres arides
et inhabitées disponibles sur la planète qui sont bien plus vastes. Il s’agit là d’une remarque
particulièrement simpliste, mais qui a l’avantage de situer le problème [7].

En pratique, il n’y a pas de raison pour que seules les zones arides soient concernées.
Elles reçoivent de l’ordre de 2700 kWh/m2/an de rayonnement solaire et sont à cet égard les
meilleures de la planète. Mais les expérimentations dont nous parlons ici se sont aussi
déroulées sous des climats moins favorables, et on considère généralement qu’un
développement de la solaire thermodynamique concernerait des régions plus variées jusqu’à
inclure le climat méditerranéen du sud de l’Algérie par exemple qui reçoit plus de 6000
kWh/m2/an [11].

On peut présenter autrement, et d’une manière plus opérationnelle, le problème. Les


centrales solaires à concentration dont nous parlons ne peuvent valoriser que le rayonnement
issu du disque solaire lui-même (soit le « direct » et non le « diffus »). C’est dire qu’elles ne
sont productives que durant les heures de beau temps. On peut en déduire sans trop d’erreur
que leur productibilité est proportionnelle au nombre d’heures annuel de présence du soleil.
Ce paramètre est classiquement mesuré dans la quasi-totalité des stations météorologiques. Il
est donc disponible partout et peut être un bon point de départ pour une réflexion sur
l’étendue du gisement, ou plus simplement sur l’implantation d’un projet de centrale
thermodynamique solaire. Vis à vis de ce critère, la limite inférieure des zones utilisables se
situe vers 2500 heures annuelles de présence du soleil [13].

Le gisement est donc pour le moins confortable. Qu’en est-il des conséquences
environnementales qu’aurait sa mise en valeur ?

47
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Par définition, les centrales à mettre en œuvre ne sont pas polluantes. Elles ne
présentent pas non plus de danger particulier. La ponction qu’elles opèrent localement sur le
rayonnement est transformée en chaleur (ce qui est le sort normal du rayonnement solaire) en
partie localement (pertes du cycle) et en partie sur une zone plus vaste (qui pourrait être
éloignée, c’est la zone de consommation de l’électricité produite). On ne voit pas très bien
quel inconvénient présenterait ce transport d’énergie de régions très ensoleillées vers d’autres
qui le sont moins. Par contre, on a déjà remarqué que cette ponction locale, en pays chaud,
pouvait être mise à profit par l’agriculture : elle présente les mêmes avantages que ceux
procurés par les palmeraies artificielles du Sahara qui ont précisément pour fonction, au
moins en partie, de protéger les cultures d’un rayonnement solaire trop vigoureux. La culture
sous héliostats est peut-être pour demain !

La véritable gêne environnementale ne vient donc pas des effets physiques de


l’implantation des centrales. Elle peut par contre être provoquée, en zone peuplée, par ses
effets esthétiques. Le problème ressemble à celui posé par l’implantation d’éoliennes, et c’est
celui de la pollution visuelle dont on se rend bien compte qu’elle deviendrait problématique si
elle était trop massive. Au stade où en est le développement des centrales solaires, on ne peut
guère en dire plus sur le sujet.

3.2 Présentation de site Ghardaïa

Ghardaïa (en arabe ‫ )ﻏﺮداﻳﺔ‬est une commune de la wilaya de Ghardaïa en Algérie, dont
elle est le chef-lieu, située à 600 km au sud d'Alger, elle est la capitale de la Vallée du Mzab.
Ghardaïa fait partie du patrimoine mondial et elle est considérée comme site touristique
d'importance majeure en Algérie, de par son architecture et son histoire, Le territoire de la
commune de Ghardaïa est situé au Nord de la wilaya de Ghardaïa, à 600 km au sud d'Alger, à
190 km au sud de Laghouat et à 190 km à l'ouest d’Ouargla [39]. Ces régions connues par
leur climat aride caractérisé par le manque des précipitations (160 mm/an) et la raréfaction
des terres agricoles, des températures diurnes très élevées en été, et des températures basses
en hiver (gelées durant les mois de décembre à mi-février).Les conditions climatiques font
que Ghardaïa bénéficie d’un climat sec et aride, caractérisé par un ensoleillement
exceptionnel, vu sa localisation géographique et son éloignement de la côte méditerranéenne.
Le plus souvent, Ghardaïa a un taux d’insolation très important (75% en moyenne) et la
moyenne annuelle de l’irradiation globale mesurée sur un plan horizontal dépasse les 6000
Wh/m2. Sa couverture solaire est de plus de 3000 heures/an, ce qui favorise l’utilisation de

48
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
l’énergie solaire dans divers domaines tels que la bioclimatique, la production d’eau chaude
sanitaire, la production d’électricité, le séchage agroalimentaire.

L’application de l'énergie solaire à un site donnée, nécessite la connaissance complète


et détaillée de l'ensoleillement du site. Ceci est généralement facile lorsque le site est pourvu
d'une station de mesure radiométrique fonctionnant régulièrement depuis plusieurs années.
La connaissance du rayonnement solaire au niveau des soles un élément important pour les
systèmes de conversion de l’énergie solaire. Cette information peut être recueillie par
différentes méthodes à savoir mesure au sol par des pyromètres ou des cellules de références,
ou par des mesures satellitaires.

La meilleure manière de connaitre la quantité d’énergie solaire dans un site donné, est
d’installer des pyromètres dans plusieurs endroits du site, de s’occuper de leurs entretiens et
de leurs enregistrements quotidiens. Lorsque les mesures sont collectées, un contrôle de
qualité rigoureux est obligatoire afin de crédibiliser la base de données enregistrée.

Afin de faire un bon dimensionnement des systèmes de conversion solaire, une base de
données de rayonnement est indispensable. L’installation de la station radiométrique au site
de l’URAER rentre dans ce contexte, elle nous permet de mieux caractériser le site d’un point
de vue énergétique.

Fig3.1 Station radiométrique de L’URAER [40].

Celle-ci utilise un système de poursuite tridimensionnel qui comporte deux parties

49
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

Une partie fixe, qui est constituée d’un pyranomètre type EKO, pour la mesure du
rayonnement global reçu sur un plan horizontal, d’un thermo-hygromètre type TECNOEL
pour la mesure de la température et de l’humidité, et d’un solarimètre.

Une partie mobile, qui est capable de suivre la trajectoire du soleil depuis le lever jusqu’au
coucher grâce à un système robotique. Cette partie est pourvue d’un pyrhéliomètre qui est
pointé vers le disque solaire pour la mesure du rayonnement solaire direct intégré sur toutes
les longueurs d’ondes (entre 0.2 et 0.4 micromètre) reçues sur un plan normal. Elle est
associée aussi d’un pyranomètre type EKO pour la mesure de l’éclairement diffus sur un plan
horizontal muni d’une boule sphérique pour cacher le flux radiatif venant directement du
disque solaire.

Il s'ensuit qu'on peut constituer des fonctions d'interpolation qui évaluent et estiment la
température ambiante en fonction du temps à travers des mesures établies expérimentalement.

On dispose donc, d'une base de données des composantes du rayonnement solaire (global et
diffus sur un plan horizontal, directe sur un plan normal et global sur un plan incliné à la
latitude du lieu), ainsi que la température et l’humidité.

L’exploitation de cette base de données nous permet de tester plusieurs modèles qui
serviront dans la caractérisation du gisement solaire du site.

On envisage de compléter la station par d’autres capteurs radiométriques pour


différentes inclinaisons et orientations pour avoir le maximum d’informations sur le gisement
local de Ghardaïa.

3.2.1 Data base de mesures

Depuis août 2004, la station de mesure est fonctionnelle, l’enregistrement des composantes du
rayonnement solaire se fait quotidiennement durant 24 heures avec un pas de cinq minutes
pour chaque paramètre (diffus, direct et global).

Ensuite, un traitement de données est nécessaire pour les rendre exploitables.

50
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

Fig3.2 irradiation globale, diffuse, direct normale et globale inclinée collecté par la station
radiométrique [39].

Valeurs journalières du rayonnement global

Fig3.3Eclairement estimé pour une surface Fig3.4Eclairement estimé pour une surface

horizontal,Ghardaia 21 Juin 2008[39]incliné de 32°,Ghardaia 21 Juin 2008[39]

51
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Une autre confrontation a été établie pour tester la fiabilité du modèle proposé pour une
inclinaison qui vaut la latitude du lieu (32°). Les courbes tracées relatives aux journées du21
Juin et le 11 Juillet montrent que la concordance est assez satisfaisante.

Fig3.5Éclairement estimé pour différentes Fig3.6Température ambiante, Ghardaïa 21Juin2008

orientations, Ghardaïa 21Juin 2008[39]

Fig3.7Eclairement estimé pour une surface Fig3.8 Eclairement estimé pour une surface

horizontale, Ghardaïa 11Juillet 2008 [39] incliné 30°, Ghardaïa 11Juillet


2008.

52
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

Fig3.9Eclairement estimé pour une surface Fig3.10Temperature estimé pour une surface

horizontale, Ghardaïa 08 Janvier 2008[39] incliné 30° 08 Janvier 2008

3.2.2 Valeurs mensuelles et annuelles du rayonnement global

Tableau 3.1Valeuur mensuelle et annuelle de rayonnement global kWh/m2 sur un plan


horizontal [39]

Mois/Années 2005 2006 2007 2008 Moyenne


Janvier 120 102 86 126 109
Février 140 132 127 136 134
Mars 181 205 194 187 192
Avril 220 214 203 212 212
Mai 240 216 243 236 234
Juin 234 240 244 251 242
Juillet 233 242 252 151 200
Aout 163 111 215 205 174
Septembre 181 178 178 134 168
Octobre 150 165 153 135 151
Novembre 121 127 130 123 125
Décembre 107 95 101 104 111
Total 2090 2027 2126 2000 2061

53
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

D’après le tableau 3.1, on constate que la valeur annuelle du rayonnement global varie entre
2000 et 2126 kWh/m2, tandis que la moyenne annuelle est de l’ordre de 2061 kWh/m2.

Considérant les valeurs mensuelles, le maximum absolu est de l’ordre de 251 kWh/m2
et le minimum absolu est de 86 kWh/m2.

3.2.3 Distribution du rayonnement global horaire

Fig3.11Ladistribution de moyenne annuelle du rayonnement global horaire (Wh/m2) reçu sur


un plan horizontal [39]

Le fig 3.8 montre la distribution typique du rayonnement global sur un plan horizontal par
tranche horaire au cours de l’année au site de Ghardaïa.

54
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

Pour le pourcentage de fréquence de distribution du rayonnement global ,Les intervalles


sont répartis sur huit rangs de rayonnement, espacés de 1165 (Wh/m2). Le nombre de jours en
un mois donné de l’année où le rayonnement global fait partie du rang indiqué est
comptabilisé et présenté en pourcentage.

Tableau 3.2Pourcentage de fréquence de distribution du rayonnement global


journalier [39]

Mois
Rang du Rayonnement

1165 2330 3495 4660 5825 6990 8155


2330 3495 4660 5825 6990 8155 9320
Janvier 25.80 74.19
Février 48.27 51.72
Mars 19.35 61.29 16.12
Avril 40.00 60.00
Mai 19.35 61.29 19.35
Juin 46.66 53.33
Juillet 96.77 3.22
Aout 3.22 3.22 22.58 70.96
Septembre 40.00 60.00
Octobre 41..93 51.61 6.45
Novembre 6.66 83.33 10.10
Décembre 3.22 58.06 38.70

55
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

Durant la saison hivernale, 21.5 % de l’ensemble des journées ont des valeurs entre 2330 et
3495 (Wh/m2), 40.5 % des journées ayant 3495 et 4660 (Wh/m2) et seulement 12 % atteignent
5825 (Wh/m2).

Pendant le printemps et l’automne, 20 % de l’ensemble des journées ayant un rang de


5825 (Wh/m2), 23% ayant des valeurs entre 6990 et 8155 (Wh/m2) et seulement 3 % ont un
rang entre 8155 et 9320 (Wh/m2).

Dans la saison estivale, 72 % des jours ayant un rang entre 6990 et 8155 (Wh/m2)
tandis que 18 % dépasse les 9320 (Wh/ m2) [39] [40].

3.3 Conclusion

Ghardaïa bénéficie d’un rayonnement solaire prometteur pour les applications


renouvelables. Les valeurs journalières moyennes mensuelles du rayonnement global
atteignent 7762 (Wh/m2) en été, 6944 (Wh/m2) au printemps ; 4986 (Wh/m2) en automne et
3915 (Wh/m2) dans la saison hivernale.

Le but de cette analyse est de fournir des informations fiables pour les concepteurs et
les utilisateurs des systèmes solaires, tout en évaluant le potentiel énergétique du site de
Ghardaïa.

56
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

3.4 Impacts sur l’environnement

La pollution thermique est une modification de la température du milieu, le plus souvent


à la hausse. En général, ce type de pollution est causé par les mécanismes de refroidissement
des industries et centrales énergétiques qui se traduisent par des rejets d’eau chaude dans
l’environnement.

Cette forme de pollution physique peut paraître anodine au regard des pollutions chimiques,
compte tenu de la toxicité et des effets à long terme de certaines molécules. Pourtant, cette
pollution thermique diffuse peut avoir des effets locaux importants, en particulier sur les
écosystèmes aquatiques.

L’élévation de température d’un milieu a deux effets notables

• Réduction de la quantité d’oxygène dissous dans les milieux aquatiques.


• Augmentation de l’activité métabolique des organismes (jusqu’à un certain seuil) et
donc leur consommation en oxygène.

3.4.1 Impacts en période de travaux

L’augmentation de la puissance de la centrale ne modifie pas le type de déchets


produits. Il peut éventuellement modifier les quantités.

[Link] Les déchets domestiques solides

Les déchets de la centrale liés au processus de fabrication seront les mêmes


qualitativement. Leur quantité peut augmenter avec le doublement de la capacité de centrale.
Exception faite pour le gasoil qui ne sera plus le combustible de secours. Cette option a été
écartée dans le nouveau projet et le gaz naturel sera le combustible unique. L’unique
utilisation du gasoil serait l’alimentation du groupe électrogène de secours. Ainsi, les
éventuelles fuites d’hydrocarbures, provenant de la zone d’alimentation en fuel ou des
chaudières, abordées dans le rapport initial de l’EIE sont sans objet dans le nouveau projet.

La diminution de la quantité d’eau utilisée réduira également la quantité de dépôt des


métaux lourds contenus dans l’eau dans les installations. Ces dépôts sont souvent constatés
dans les systèmes de refroidissement. La quantité des rejets issus de ces dépôts vont donc
diminuer. Nous rappelons ci-après les autres déchets.

57
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

A- Métaux lourds

Selon les informations dont nous disposons, la centrale en régime de fonctionnement normal
ne rejettera pas de métaux lourds dans ses effluents liquides.

Cependant d’éventuels métaux lourds peuvent provenir des phénomènes d’usure des
pièces métalliques (joints spéciaux, aubes de la turbine vapeur, ils pourraient être rejetés lors
des opérations de purge des « Boilers »)

B- Les résidus de produits chimiques

Ils proviennent des traitements chimiques, nettoyage de pièces de la centrale ainsi que du
laboratoire prévu sur le site pour les contrôles de qualité. Ces produits essentiellement des
réactifs chimiques seront rassemblés dans de petits conteneurs plastiques répertoriés qui
seront collectés pour neutralisation et élimination à l'extérieur de la centrale.

C- Les emballages et autres déchets divers

Ils sont produits lors des différentes activités liées à l'exploitation de la centrale. Ce sont entre
autres les différents emballages (plastiques, papier, verre), les chiffons, etc. Ces déchets seront
collectés séparément, stockés en un endroit prévu et transportés à l'extérieur de l'usine pour
élimination soit par incinération, recyclage ou à défaut par enfouissement.

D- Pièces métalliques

Il s'agit de pièces défectueuses ou usées qui doivent être remplacées notamment lors des
services prévus pour la centrale.

E- Les boues de décantation

Elles proviennent

- des bassins d'homogénéisation et d’évaporation,

La quantité de déchets solides de la centrale n’est pas très élevée. La principale source deces
déchets est le bassin d’évaporation. Ils seront transportés hors site pour une mise en décharge
ou envoyés en cimenterie pour incinération. Mais aussi,

58
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
Du bassin prévu pour le traitement de surface du système eau-vapeur avant mise en service
(traitement à la chaux et charbon actif). Il s'agit là d'une opération spéciale qui se produit une
seule fois. Les boues résultantes seront mises en décharge contrôlée ou incinérée (cimenterie).

F- Rejets gazeux

Les rejets gazeux proviendront de la combustion du gaz (C0, C0 2 , No x, SO 2 …) et en


vapeur d’eau.

L’augmentation de puissance va augmenter le flux des effluents gazeux.

3.4.2 Impacts en période d’exploitation

Les impacts positifs restent inchangés et pour rappel sont les suivants
i) La clientèle de Sonelgaz qui pourra bénéficier d’une plus grande disponibilité d’énergie
électrique pour satisfaire ses besoins.
ii) Sonelgaz qui pourra faire face à la demande croissante d’énergie électrique du Royaume en
renforçant ses moyens de production par l’utilisation du gaz naturel et de l’énergie solaire
travers une technologie efficiente.
iii) L’Etat algérien qui pourra réduire sa facture pétrolière suite à la réduction de la
consommation de combustible fossile pour la production d’électricité et ainsi améliorer sa
balance de paiement
iv) L’environnement suite à la réduction d’émissions des gaz à effet de serre.
v) Les entreprises nationales et internationales qui bénéficieront des contrats de fourniture et
des travaux pour la réalisation des ouvrages de différentes composantes du projet.
vi) Les populations de la zone du projet par la création d’emplois lors des travaux de
construction des ouvrages du projet.
vii) Sonelgaz les universités et instituts de recherche nationaux et internationaux qui pourront
développer des programmes de recherche sur l’utilisation à plus grande échelle de l’énergie
solaire.
[Link] Impacts sur la ressource en eau et la qualité de l’eau

La consommation d’eau pour le nouveau projet est de 1,5 million m3, c'est-à-dire un
prélèvement régulier de 50l/s. Par conséquent les impacts sur la ressource seront atténués par
rapport au projet d’une capacité de 250 MW où nous avons considéré un prélèvement régulier
de 100l/s.

59
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

[Link] Les impacts sur l’équilibre global de l’aquifère

Le débit de prélèvement envisagé par la centrale est donc 50l/s et ne constituera donc
que 1/40 du débit global de l’aquifère au lieu de 1/20 initialement prévu. Ce prélèvement n’est
pas considéré comme un indice de surexploitation. En effet, Les caractéristiques
hydrodynamiques de l’aquifère étant excellentes, l’impact des pompages se répercutent sur
très grande partie de l’aquifère de sorte que le rabattement dû à ces pompages apparaît, là où
il est mesurable, très faible. En plus, avec un aquifère de cette taille, avec des eaux qui ont des
temps de transit très longs, on ne peut pas savoir si le débit de sortie actuel est en équilibre
avec la capacité de recharge actuelle [41].

[Link] Impact sur les forages situés à proximité

L’incidence du prélèvement de 50 l/s sur les forages existants ne pourra être déterminée que
lorsque les ouvrages de captage seront réalisés. Néanmoins, on peut les estimer à partir d’un
calcul théorique.

3.5Les normes à l’émission

Les normes ou recommandations requises pour une centrale thermo-solaire de 450 MW au


gaz naturel sont les suivantes :

Tableau 3.3Normes requises à l’émission [41]

Polluants Projet de législation Banque Mondiale

NO 2 100 mg/Nm3 125 mg/Nm3


Poussières 25 mg/Nm3 50 mg/Nm3
SO 2 100 mg/Nm3 1021 mg/Nm3

Les concentrations maximales données ci-dessus se rapportent à une concentration en


oxygène de15%.

60
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental

3.6 Conclusion

D’après cette étude, on peut conclure que pour une centrale à tour solaire

Pour le dioxyde d’azote, la pollution de fond a pu être mesurée et montre que même en la
prenant en compte, les concentrations dans l’environnement restent inférieures aux objectifs
de qualité de l’air.

Le projet permettra de réduire les dégagements de gaz à effet de serre d’environ 1500 tonnes
de CO 2 /an par rapport à une centrale entièrement au gaz naturel.

L’intégration de l’énergie solaire au projet permettra de réduire l’émission de gaz à effet de


serre et l’incidence des maladies respiratoires sur la santé des populations.

Sonelgaz pourra directement réaliser des économies de combustible fossile et réduire les
émissions de gaz à effet de serre. La centrale thermique à cycle combiné au gaz émettant au
moins 2 fois moins de CO 2 par kWh ne produit qu’une centrale à charbon.

De plus la combustion du gaz ne produit pas d’émission de SO 2 et génère une émission très
faible de NO x comparé aux autres sources d’énergie fossile. Mais l’augmentation du trafic
dans la zone provoquera une émission plus importante de poussière.

Les installations, si leur conception est bien isolée par rapport à l’acoustique, ne devrait pas
émettre des ondes sonores préjudiciables à l’environnement naturel et aux habitants de la
zone. Cependant, il faut noter que même les animaux s’adaptent relativement facilement à une
modification de l’environnement sonore dans une zone délimitée et qu’elles ne perçoivent pas
alors ce changement d’environnement acoustique comme une menace ou un danger. Nous
pouvons ainsi considérer que la centrale n’aura pas d’impact négatif sur l’environnement
sonore. Les principales sources sonores sont les salles de machines et notamment les turbines
de combustion.

Le constructeur garantit que le niveau acoustique du champ rapproché ne dépasserait


pas 90dB(A) à1m de la surface des équipements ou de leur système d’insonorisation. Le
constructeur garantit également un niveau de pression acoustique maximum de 70 dB(A) juste

61
Chapitre 3 Gisements et impact environnemental
après la clôture de la centrale. Cette valeur est conforme à la Norme de la banque mondiale
(Thermal Power Guidelines for New Plants).

Aussi l’impact sonore hors des limites de la zone de la centrale est faible.

62
CHAPITRE 4
Type de centrale à tour solaire
choisi
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi

4.1 Introduction

Le projet vise à diversifier les sources d’énergie et à sécuriser l’approvisionnement


en énergie électrique du pays de façon à satisfaire la demande croissante d’énergie électrique,
d’environ 6% annuellement jusqu’à 2020. Il permettra d’augmenter la capacité de production
de Sonelgaz.

Le projet présente un intérêt économique certain car il permet à Sonelgaz. De réaliser des
économies sur le coût du combustible pour la production d’électricité.

Le projet présente ainsi un intérêt direct sur le plan environnemental car il contribue à
l’accroissement de la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique du pays, et à la
réduction relative du taux d’émission de gaz à effet de serre par kWh produit.

L’énergie produite par la centrale ne sera pas utilisée spécifiquement pour l’alimentation en
énergie électrique de la zone du projet, mais sera injectée dans le système interconnecté de
Sonelgaz.

Dans le cas de 3538 GWh/an d'électricité seraient produits par d'autres centrales (au charbon
par exemple), il y aurait au moins 2 millions tonnes d'émissions de CO 2 de plus pendant la
durée de vie de 20 ans [20].

4.2 Description du projet

Le Projet PEGASE est piloté par le CNRS, via le laboratoire PROMES (PROcédés
Matériaux et Energies Solaires) qui développe sur le site des programmes de recherche sur
l'énergie solaire concentrée. Ce programme dénommé PEGASE (Production d'Électricité par
turbine à Gaz et Énergie Solaire), vise à remettre en place sur le site de Ghardaïa une boucle
thermodynamique mais en l’améliorant. Il s'agit plus précisément de réaliser et tester un
système hybride solaire/gaz d'une puissance électrique de l'ordre de 1,4 Mégawatt, utilisant la
chaleur solaire pour surchauffer l'air entrant dans une turbine à gaz.

Le dispositif a pour but d'ouvrir la voie vers des centrales solaires présentant un meilleur
rendement (30% et plus) utilisant des cycles combinés solaire/gaz.

63
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi

Fig4.1Schéma de l’installation PEGASE à THEMIS [42]

4.2.1 Description des principales composantes caractéristiques et étapes de réalisation


du projet

La centrale consistera en différentes sections

A- Système de collection d’énergie thermique solaire


Un champ d’héliostats, structures mobiles équipées de miroirs, qui suivent
automatiquement la course du soleil pour réfléchir et concentrer en permanence le
rayonnement solaire sur une cible en haut d’une tour. Initialement au nombre de 201,
195 héliostats sont encore aujourd'hui pleinement utilisables (les 6 héliostats restants
ayant été démantelés pour les besoins des expériences d’astrophysique).

B- Système du fluide caloporteur L'installation est composée de 201 héliostats (miroirs


géants orientés vers le soleil) qui concentrent les rayons du soleil vers une tour où
circule un fluide caloporteur (des sels fondus). Chauffé par les rayons, celui-ci
transfère son énergie à un circuit d'eau. La vapeur alors produite actionne une turbine,
comme dans une centrale thermique.
C- La tour de 105 mètres de haut, au sommet de laquelle se concentre le rayonnement
solaire provenant des héliostats.
D- Réservoir thermique.
E- bloc usine.

64
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi

La description du projet précise que l’îlot à cycle simple est composé de

• Tour solaire.
• 200 héliostats.
• 1 turbine à gaz.
• 1 compresseur.
• 1 chambre de combustion.
• Générateur électriques.
• Système d’échappement.
• Secteur traitement des eaux usées.
• Secteur pompage de l’eau de refroidissement.
• Secteur compresseur à air et générateur diesel.
• Secteur traitement des effluents.
• Secteur station de gaz.
• Poste d’évacuation d’énergie.
• Secteur de déminéralisation d’eau.

Autres bâtiments : Administration, Cafétéria, Récréation, Sécurité, Ateliers.

· Équipements auxiliaires.

4.3Analyse économique et financière

4.3.1 Evaluation des couts

L’efficacité économique reste un critère capital dans l'évaluation de la crédibilité d’une


centrale électrique.

Afin d’étudier les coûts de génération de l'électricité, plusieurs facteurs doivent être pris
en compte

• Le coût d'investissement.
• Le coût d'opération et de maintenance.
• Les coûts liés à l'utilisation de l'énergie primaire.

L'indicateur le plus utilisé pour les centrales solaires et dans beaucoup


d'autres systèmes est le coût unitaire moyen communément appelée méthode LEC (de
l'anglais « Levelized Electricity Cost. »).
65
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi

Il est défini comme le rapport du coût moyen annuel actualisé des investissements sur la
production d’énergie électrique annuelle nette .Il est calculé de la manière suivante.

LEC=( C*K i +Km +K c )/E e avec C=Kt (1+Kt )n/(1+ Kt )n-1+Ka =9.88%

K i = Coût total de l’investissement (liés à l’achat des équipements de la centrale et à sa


construction)

 K m = Coût d'exploitation et d'entretien (maintenance)


 Kc = Coût des ressources de combustible (carburant)
 Ee = production d’énergie électrique annuelle nette
 ka = assurance annuelle = 1%
 kt = taux d'intérêt = 8%
 n = Période de remboursement en années = 30 ans

Les valeurs indiquées sont celle utilisées par la banque mondiale dans son rapport du
Stratégie pour le développement du marché de l'énergie solaire thermodynamique.

Les coûts peuvent être réduits drastiquement par la production à grande échelle. L'exemple
des 9 centrales SEGS en Californie est représentatif plus la puissance installée était
importante, plus le LEC a diminué, comme le montre le graphique ci-dessous.

66
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi

Fig 4.2 Cumulative power plant capacity installed (MWe) [33]

Tableau 4.1Le cas des centrales de 50MWe, avec ensoleillement de Séville (2014kWh/m2/an)
[33]

1985 2005 2015


Puissance
30 40-80 200
typique(MWe)
Rendement annuel
8 13-15 16-17
moyen
Coût de production
0.25 0.16-0.19 0.06-0.07
(€/kWhe)

67
Chapitre 4 Type de centrale à tour solaire thermodynamique choisi

4.3.2 Evaluation des couts et des performances

Les centrales solaires se distinguent par leurs dimensions élémentaires, donc leur
puissance, leurs performances et leur coût .Une étude comparative de ces caractéristiques a
été faite nous résumons dans le tableau suivant les caractéristiques

Tableau 4.2 Etude comparatif de tour solaire [33]

Caractéristique Tour solaire


Rendement thermique (%) 73
Rendement thermique (%) 10-100
Concentration 700-1200
Température de travail (°C) 450-1000
Rendement annuel de conversion 15
solaire/électricité (%)

LEC solaire (€/kWh) 0.15-0.18


Coût total d’investissement (€/We) 3-4

4.4 Conclusion

La tour solaire offre l’avantage de ne pas avoir à faire circuler de fluide dans
l’ensemble du champ de miroirs : les pertes thermiques sont donc significativement réduites.
Par ailleurs, le niveau de concentration de l’irradiation peut être bien supérieur, et l’efficacité
du cycle thermodynamique s’en trouve augmentée. Il reste que ces gains techniques doivent
aussi se traduire par un gain technico-économique, limité par le coût de construction de la
tour.

68
CHAPITRE 5
Modélisation et simulation
Chapitre 5 Modélisation et simulation

5.1 Introduction

Le projet PEGASE [1] a pour but la mise en place et l’expérimentation d’un prototype
de Centrale Solaire à haut rendement basé sur un cycle hybride à gaz haute température
constitué d’un récepteur solaire à air pressurisé et d’une turbine à gaz sur le site de Ghardaïa
par exemple. Dans le présent travail, on a mené une étude pour l’installation d’une centrale
similaire à celle de PEGASE.

Un appoint de chaleur par combustion permet de maintenir les conditions nominales de


fonctionnement de la turbine quel que soit l’ensoleillement, Le cycle à gaz fonctionne
toujours à pleine charge, avec une injection de combustible dans la chambre de combustion
régulée.

5.2 Etape de simulation

5.2.1 Présentation de TRNSYS

TRNSYS est un outil de référence au niveau mondial dans le domaine de la simulation


dynamique de bâtiments et de systèmes particulièrement solaires.

L'atelier de simulation « Trnsys Simulation Studio » est un exemple réussi d’une structure
d’accueil permettant à la fois le développement de nouveaux modèles numériques et
l’exécution d’études de simulations dynamiques. Les modèles numériques issus des travaux
de recherche peuvent ainsi facilement être échangés et appliqués, notamment dans les bureaux
d’études.

Le logiciel de simulation TRNSYS « TRaNsientSYstem Simulation » est un environnement


complet et extensible, dédié à la simulation dynamique des systèmes.

TRNSYS permettant de simuler de manière très fine le comportement d’un système


complexe, il est disponible depuis 1975, il est déjà été présenté à de nombreuses occasions.
TRNSYS a inspiré de très nombreux développements d’autres logiciels de simulation, qui
utilisent soit son solveur générique, soit certains de ses modèles, soit les deux

TRNSYS est basé sur une approche par schéma-bloc. Cette approche modulaire permet à la
fois de décomposer des problèmes complexes en plusieurs problèmes moins complexes et de
travailler dans un environnement « ouvert », permettant de rajouter de nouveaux composants
et concepts.

69
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Un projet de simulation TRNSYS consiste donc à choisir un ensemble de modèles


mathématiques de composants physiques (en s’appuyant soit sur des modèles existants dans
les bibliothèques de modèles de TRNSYS, soit en les créant) décrire les interactions entre ces
modèles.

Fig 5.1 composantes de simulation héliostat

Plusieurs centaines de composants TRNSYS sont disponibles, couvrant un large spectre


d’applications:

 Energie « solaire, Eoliennes, Hydraulique ».


 Microcontrôleurs et les systèmes Photovoltaïque.
 Piles à combustibles, Stockage d’énergie intersaison.
 Piscines, Chaudière bois, Cogénération, comportement des usagés, analyse et
optimisation tarifaire.
 Plafond et Plancher rayonnant.
 Pompes à chaleur, Turbines à gaz.
 Régulation, Systèmes de climatisation.
 Thermique du bâtiment, Tours de refroidissements.
 Matériaux à changement de phase analyse économique.

Ces bibliothèques peuvent être connectées pour effectuer des études pluridisciplinaires
techniques et économiques.

Pour les chercheurs, son intérêt principal est sa modularité et son ouverture. Il est en effet
possible dans cet environnement de développer ses propres modèles (Type) en langage
Fortran ou C depuis sa version commercialisée en 1975, TRNSYS a bénéficié de nombreuses
améliorations grâce à ses utilisateurs, à ses participations à de nombreuses publications et à
ses séminaires. D’utiliser les nombreux modèles existants dans la bibliothèque standard,
auprès de développeur ou mis à disposition par la communauté scientifique.

70
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Chaque icône d'une fenêtre de projet représente en effet un sous-programme. Chacune de ces
boîtes noires possède un jeu de variables d’entrées et un jeu de variables de sortie. Connecter
les icônes revient à créer des connexions entre ces variables.

Fig. 5.2Principe d'un sous-programme de composant de TRNSYS

L’utilisateur a la possibilité de rajouter des « boîtes », i.e. définir de nouveaux algorithmes,


pour simuler le comportement de nouveaux types d’objets qui n’existent pas dans la version
standard de TRNSYS. Ceci est possible en créant des modèles entièrement nouveaux, en
utilisant un langage de programmation tel que FORTRAN, C ou C++.

[Link] Les outils d’environnement TRNSYS

A- SIMCAD

Est un logiciel orienté objet, conçu pour la description de bâtiments à partir d’un plan papier
ou la transcription d’un fichier informatique dxf. La représentation 3D des bâtiments permet
de vérifier la cohérence des données saisies. SIMCAD assure le transfert des données vers
TRNSYS automatiquement.

B- TRNFOW

Est un logiciel qui permet de définir et calculer les circulations d’air dans un bâtiment
multizones en fonction des conditions extérieures, des conditions intérieures et des
équipements aérauliques de chaque zone.

C- FAVENT

Couplé à TRNSYS, calcule la distribution des températures et des flux d’air dans les pièces
d’un bâtiment en utilisant un code de calcul CFD.

D- TRNSED L’utilitaire TRNSED permet de passer des simulations TRNSYS, sans achat de
licence TRNSYS, à un tiers et de créer des applications WINDOWS complètes.

71
Chapitre 5 Modélisation et simulation

L’utilisateur renseigne et paramètre la simulation qu’il souhaite réaliser par un questionnaire


à menu déroulant.

Fig. 5.3 étape de simulation

La bibliothèque STEC « Solar Thermal Electric Components » est une collection de modèles
TRNSYS spécialement développée pour simuler la production d'électricité solaire thermique.

Fig5.4 présentation de la bibliothèque STEC

72
Chapitre 5 Modélisation et simulation

[Link] Exemple d’application

Le modèle de notre exemple se compose

 Récepteur.
 Lecteur.
 Cycle vapeur.
 Héliostat.
 Générateur de vapeur HRSG.
 Turbine à vapeur.
 Alternateur.
 Condenseur.
 Sous-refroidisseur.
 Dégazeur.

Fig 5.5 exemple d’application TRNSYS

73
Chapitre 5 Modélisation et simulation

5.2.2 Application de projet de pégase sur le site de Ghardaïa comme exemple

[Link] Configuration de centrale 1.5 MWh

[Link].1 Configuration de champs solaires

A Les données radiométriques de Site de Ghardaïa

Les données radiométriques et métrologiques horaires issues de la station actinométrique


d’Unité de Recherche Appliquée en Energie Renouvelable de Ghardaïa sont étudiées et
analysés. Elles sont mises sous une forme de manière à être lues par TRNSYS.

Les données sont mises sous format météonome TM (forme matricielle), l’étude a été menée
en choisissant les jours suivants

 Le 21 Mars équinoxe de Printemps.


 Le 21 Juin.
 Le 21September équinoxe d’Automne.
 Le 21Décember.

TRNSYS permet-nous d’obtenir tous les graphes de variation en fonction de temps, pour
chaque composant de cycle de puissance et les composants de configuration solaire de notre
installation.

Le but de choisir différents jours est de suivre l’évolution de puissance transitant dans le
système ainsi la variation de la température de sortie de récepteur.

B Héliostats Les paramètres d’héliostats qui sont injectés dans TRNSYS.

Tableau 5.1Les paramètres d’héliostat

Nombre d’héliostats 200

Surface 54m2

Réflectivité 0.9

Max vitesse de vent 999.9m/s

74
Chapitre 5 Modélisation et simulation

C Tour solaire une tour en béton de 101 mètres de haut qui se détache sur le ciel d'un bleu
très pur.

Récepteur a air pressurisé


Étant données ces paramètre dans le tableau suivants, Le modèle de récepteur prend en
compte les pertes par réflexion et rayonnement infrarouge du récepteur, l’ouverture de la
cavité réceptrice étant représentée par un corps gris diffusant d’émissivité e.
Tableau 5.2Les paramètres de Récepteur.

L’efficacité Optical 0.95


L’émissivité de l’absorbeur 1
Surface d’ouverture du récepteur 12.5m2
Fraction de l’absorbeur 1
Min flux limite 100W/m2
Max flux limite 1000000W/m2
Surface de tuyauterie (piping) 0.5m2
Pression d’entré 15bar
Température d’entré 400°C
Température de sortie 800°C
Flux de masse 75000kg/h

D Le champ solaire

On a pris en considération dans TRNSYS le rayonnement directe de soleil vers l’héliostat


avec un angle azimut de 0° et angle zénith de 90°, donc le flux solaire est la concentration
optique de rayonnement directe de soleil vers la surface d’ouverture de récepteur par les
héliostats.

Le rendement optique du couple champ solaire -surface d’ouverture de récepteur en fonction


de la position de soleil est simulé dans TRNSYS par une matrice d’efficacité à l’aide de
logiciel SOLTRACE, la matrice comprend

• Le flux intercepté sur la surface du récepteur (La réflectivité des héliostats)


• Perte énergétique (ombres, effet cosinus, blocage réflexion sur les héliostats,
débordement)

75
Chapitre 5 Modélisation et simulation

[Link].2 Configuration de cycle de puissance

Le cycle de puissance est constitué de

• Chambre de combustion.
• Compresseur.
• Turbine à gaz.
• Générateur de puissance.
• L’air comme fluide caloporteur.

Les paramètres de chaque composant sont donnés sur les tableaux ci-dessous

Tableau 5.3Les paramètres de La chambre de combustion

Température de l’air à l’entré 600°C


Flux d’air 1980000kg/h
Pression a l’entré 12bar
Min value calorifique 47600Kj/kg
La masse de C 0.7318
La masse de H2 0.2341
La masse de N 2 0.0159
La masse de O 2 0.0182

Tableau 5.4Les paramètres de Générateur

L’efficacité 0.99
Puissance total de la turbine 1kJ/h
Flux de la chaleur 1kJ/h
Travail 1kJ/h

76
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Tableau 5.5Les paramètres de compresseur

L’efficacité mécanique 0.99


Fraction de compression 15
Flux de masse à l’entré 75000kg/h
Température d’entré 25C
Pression a l’entré 1bar
La masse à l’entré 1kg/h
Rendement isentropique 0.88

Tableau 5.6Les paramètres de La turbine à gaz

L’efficacité mécanique 0.99


Max température à l’entré sans 900°C
refroidissement
Pression ambiante 1.013bar
Max température à l’entré avec 1200°C
refroidissement
Température de refroidissement air 350°C
Rendement isentropique 0.9

5.3 Résultats de simulations et discussion

Fig5.6 schéma théorique [41]

77
Chapitre 5 Modélisation et simulation

pressure drop-2

compressor generator
turbine

Type109-TMY2

air receiver combustion chamber


Type65d-2
pressure drop

Type65d
FEffMatx

Type14h

Fig5.7 schéma de simulation sur TRNSYS

5.3.1Résultats pour chaque jour concerné

Le 21Mars équinoxe de printemps

La varition de la température a la sortie de récepteur (outlet températur of receiver)

Fig5.8Graph de la variation de température en degré C a la sortie de récepteur de 21 Mars

78
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La variation de puissance thermique de récepteur

Fig5.9Le graphe de la variation de puissance thermique en kJ/h

La varition de Pression a la chomber de combustion

Fig 5.10La variation de pression de l’air à la chambre de combustion en bar

79
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La variation de température dans la chambre de combustion

Fig 5.11La variation de température de l’air à la chambre de combustion en degré °C

La variation de puissance a la sortie de turbine

Fig 5.12 La variation de puissance à la sortie de turbine en kJ/h

80
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La variation de puissance électrique de générateur

Fig 5.13La variation de puissance électrique de générateur en kJ/h

Le 21 Juin

La variation de la température a la sortie de récepture (outlet températur of receiver)

Fig5.14Graph de la variation de température en degré °C a la sortie de récepteur de 21 Juin

81
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La varition de la puissance thermique a la sortie du récepteur (outlet températur of receiver)

Fig5.15Graph de la variation de puissance en kJ/h a la sortie de récepteur de 21 Juin

La variation de Pression a la chomber de combustion

Fig5.16Graph de la variation de pression en bar à la chambre de combustion de 21 Juin

82
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La variation de Température a la sortie de chambre de combustion

Fig5.17 Graph de la variation de température en °C à la sortie de chambre de combustion de


21 Juin

La variation de puissance à la sortie de Turbine

Fig5.18Graph de la variation de puissance de turbine en kJ/h de 21 Juin

83
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La variation de puissance électrique de générateur

Fig5.19Graph de la variation de puissance de générateur en kJ/h de 21 Juin

Le 21 Septembre équinoxe d’automne

La varition de la température a la sortie de récepture (outlet températur of receiver)

Fig5.20Graph de la variation de température en degré °C a la sortie de récepteur de 21 Sept

84
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La varition de la puissance thermique a la sortie de récepture (outlet températur of receiver)

Fig5.21Graph de la variation de puissance en kJ/h a la sortie de récepteur de 21 Sept

La varition de Pression a la chomber de combustion

Fig5.22Graph de la variation de pression en bar à la chambre de combustion de 21 sept

85
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La varition de Température a la sortie de chomber de combustion

Fig5.23Graph de la variation de température en °C à la sortie de chambre de combustion de


21 Sept

La variation de puissance à la sortie de Turbine

Fig5.24Graph de la variation de puissance de turbine en kJ/h de 21 sept

86
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La variation de puissance électrique de générateur

Fig5.25 Graph de la variation de puissance de générateur en kJ/h de 21 Sept

Le 21 Décembre

La varition de la température a la sortie du récepteur (outlet températur of receiver)

Fig5.26Graph de la variation de température en degré °C a la sortie de récepteur de


21Décembre

87
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La varition de la puissance thermique a la sortie de récepture (outlet températur of receiver)

Fig5.27Graph de la variation de puissance en kJ/h a la sortie de récepteur de 21 Décembre

La varition de Pression a la chomber de combustion

Fig5.28 Graph de la variation de pression en bar à la chambre de combustion de


21Décembre

88
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La varition de Température a la sortie de chomber de combustion

Fig5.29Graph de la variation de température en °C à la sortie de chambre de combustion de


21Décembre

La variation de puissance à la sortie de Turbine

Fig5.30Graph de la variation de puissance de turbine en kJ/h de 21 Décembre

89
Chapitre 5 Modélisation et simulation

La variation de puissance électrique de générateur

Fig5.31Graph de la variation de puissance de générateur en kJ/h de 21Décembre

5.3.2 Discussion et analyse des résultats obtenues

Dans le cadre d’une étude visant à évaluer l’intérêt de l’implantation d’un système de
centrale à tour solaire thermodynamique hybride a gaz au lieu donné, l’exemple de simulation
de projet de PEGASE (production d’électricité par turbine à gaz et énergie solaire) a été
appliqué à un site algérien (Ghardaïa).

Les données météologiques et radiométrique du site sont nécessaires pour réaliser une
configuration de champ solaire (centrale solaire), et les paramètres des composants de cycle
de puissance pour réaliser une configuration de puissance hybridé.

La comparaison des potentiels solaires entre un site de Sahara algérienne comme (Adrar,
Béchar, Ghardaïa Djelfa, Tamanrasset…etc.) et le site de Targasonne (les Pyrénées orientales)
ou le projet de prototype s’installe à encouragé nous d’étudier et montrer par simulation que
ce prototype de PEGASE est plus favorable, efficace, rentable et durable en Algérie par
rapport la France, ainsi les vastes surfaces plates existent en Algérie comme S’tah a IN-
Amines.

90
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Le dispositif a pour but la mise en place et l’exploitation d’un prototype de centrale solaire
thermodynamique basé sur un cycle hybride à gaz à haute température présentant un meilleur
rendement et d’assurer

 Production d’énergie renouvelable


 Recherche et développement R&D
 Développement économique
 Tourisme scientifique

Tout un travail de groupe de recherche.

Pour cela on a étudié et simulé par TRNSYS ce prototype, le principe est utilisant la chaleur
solaire pour surchauffer l’air entrant dans un turbine à gaz, le système fonctionne a
hybridation par le gaz afin d’assurer la production permanente de puissance électrique,
fonctionnement en alternance

 Le jour avec du gaz avec un appui solaire.


 La nuit gaz.

Nous avons fixé la puissance électrique de notre installation à 6 106 kJ/h c’est l’équivalant
de 1.5MW.

Dans notre étude on a choisi quatre jours différents durant le fonctionnement de


l’installation, le cycle à gaz fonctionné toujours à plein régime avec une injection de
combustible (gaz) dans la chambre de combustion régulée.

 Le 21Mars représente l’équinoxe de Printemps.


 Le 21Juinr représente le solstice d’été.
 Le 21September représente l’équinoxe d’Automne.
 Le 21Décembre représente le solstice d’hiver.

On représente en figure 5.13, la variation de la puissance générée en fonction du temps pour


l’équinoxe du printemps. Les figures 5.19, 5.25 et 5.31 représentent les puissances pour les
autres journées. On a, bien sûr, la même puissance durant les quatre jours jour et nuit car le
système fonctionne a hybridation, assurance de production par gaz si le soleil est absent.

Mais dans les graphes qui représentent le profil de température d’air à la sortie du récepteur,
ainsi les graphes de puissance solaire pour chaque jour ;

91
Chapitre 5 Modélisation et simulation

En remarquant

Pour Le 21 Mars

La température maximal d’air à la sortie de récepteur est égal à T max =570C (Fig.5.8).

Avec une puissance solaire maximal la sortie de récepteur de P s =13 106 kJ/h(Fig.5.9).

La principale incertitude réside dans le calcul de la quantité de l’appoint en chambre de


combustion qui se répercute sur les fractions solaires.

Le graphe ci-dessous représente la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h en fonction de


temps.

Fig5.32Graph de la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h de 21Mars dans la


chambre de combustion.

92
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Le graphe ci-dessous représente la variation de la Masse de gaz en kg à l’intérieur de la


chambre de combustion en fonction de temps.

Fig5.33Graph de la variation de la masse de gaz en kg/h de 21Mars dans la chambre de


combustion.

Afin de déterminer la quantité de gaz économisée lors de l’utilisation de l’énergie solaire, on a


reporté dans le tableau reporté ci-dessous, la masse de gaz consommée et l’équivalent en
masse de gaz de l’énergie solaire utilisée.

On consider le solaire comme masse de gaz l’équivalent en gaz de soleil.

Tableau 5.7 variation de masse de gaz équivalent solaire

6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h

Masse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
En
kg/h

gaz 520 480 360 250 230 200 200 230 240 280 320 380 440 490
solaire 0 40 160 270 290 320 320 290 280 240 200 140 80 30
Durée de la journée 13h
93
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Donc on a

• Jour masse de gaz +masse solaire= 520kg/h


• Nuit masse de gaz nette= 520kg/h
• Masse de gaz sans solaire = 24 h*520=12480kg
• Masse de gaz sans solaire durant 13h ; 13h*520=6760kg
• Masse équivalent solaire après la sommation ça donne 2660kg

La Fraction solaire pour 24h est

F=masse de solaire/masse de gaz=2660/12480=21.31%

La Fraction pour 13h est

F=masse de solaire /masse de gaz durant 13h=2660/6760=39.34%Pour le 21 juin

La température maximal d’air à la sortie de récepteur est égal à T max =610C (Fig.5.14).

Avec une puissance solaire maximal à la sortie de récepteur de P s =17 106 kJ/h (Fig.5.15).

La principale incertitude réside dans le calcul de la quantité de l’appoint en chambre de


combustion qui se répercute sur les fractions solaires.

Le graphe ci-dessous représente la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h en fonction de


temps.

94
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Fig5.34Graph de la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h de 21 Juin dans la


chambre de combustion.

Le graphe ci-dessous représente la variation de la Masse de gaz en kg à l’intérieur de la


chambre de combustion en fonction de temps.

Fig5.35Graph de la variation de la masse de gaz en kg/h de 21Mars dans la chambre de


combustion.

95
Chapitre 5 Modélisation et simulation

En faisant les mêmes étapes comme le 21 mars alors le tableau ci-dessous représente la
variation de masse de gaz en kg par apport le temps en h.

Tableau 5.8 variation de masse de gaz équivalent solaire

6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h

Masse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
En
kg/h

gaz 520 460 360 310 240 180 140 140 250 320 380 440 520 520
solaire 0 50 150 210 280 340 380 380 270 200 140 80 0 0
• Durée de la journée 12h
• Masse de gaz durant 12h =520*12=6240kg

La Fraction pour 24h est

F=masse de solaire/masse de gaz=2840/12480=22.75%

La Fraction pour 12h est

F=masse de solaire /masse de gaz durant 12h=2840/6240=45.51%

Pour Le 21 Septembre (l’équinoxe d’Automne)

La température maximal d’air à la sortie de récepteur est égal à T max =603C (Fig.5.20).

Avec une puissance solaire maximal à la sortie de récepteur de P s =16 106 kJ/h (Fig.5.21).

Le graphe ci-dessous représente la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h en fonction de


temps.

96
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Fig5.36Graph de la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h de 21 Septembre dans la


chambre de combustion.

Le graphe ci-dessous représente la variation de la Masse de gaz en kg à l’intérieur de la


chambre de combustion en fonction de temps

Fig5.37Graph de la variation de la masse de gaz en kg/h de 21Septembre dans la chambre de


combustion.

97
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Le tableau ci-dessous représente la variation de masse de gaz en kg par apport le temps en h.

Tableau 5.9 Variation de masse de gaz équivalent solaire.

6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h

Masse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
En
kg/h

gaz 520 450 360 320 270 250 240 240 260 280 320 370 440 520
solaire 0 60 160 200 250 270 280 280 260 240 200 150 80 0
• Durée de journée 12h

La Fraction pour 24h est

F=masse de solaire/masse de gaz=2430/12480=19.47%

La Fraction pour 12h est

F=masse de solaire /masse de gaz durant 12h=2430/6240=38.94%

Pour Le 21 Décembre

La température maximale d’air à la sortie de récepteur est égal à T max =560C (Fig.5.26).

Avec une puissance solaire maximale à la sortie de récepteur de P s =11.106 kJ/h (Fig.5.27).

Le graphe ci-dessous représente la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h en fonction de


temps.

98
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Fig5.38 Graph de la variation de flux de chaleur de gaz en kJ/h de 21 Décembre dans la


chambre de combustion.

Le graphe ci-dessous représente la variation de la Masse de gaz en kg à l’intérieur de la


chambre de combustion en fonction de temps

Fig5.39 Graph de la variation de la masse de gaz en kg/h de 21Décembre dans la chambre


de combustion

99
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Le tableau ci-dessous représente la variation de masse de gaz en kg par apport le temps en h.

Tableau 5.10 variation de masse de gaz équivalent solaire

6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h 19h

Masse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
En
kg/h

gaz 520 520 370 320 280 270 260 260 270 280 320 370 520 520
solaire 0 0 150 200 240 250 260 260 250 240 200 150 0 0
• Durée de journée 10h
• Masse de gaz durant 10h est 10h*520=5200kg

La Fraction pour 24h est

F=masse de solaire/masse de gaz=2200/12480=17.62%

La Fraction pour 10h est

F =masse de solaire /masse de gaz durant 12h=2200/5200=42.3%

On résume sur le tableau ci-dessous les résultats pour 04 jours

Tableau 5.11 Résumé des différentes Fractions solaires

Le jour Fraction durant 24h Fraction durant la journée


21 Mars 21.31% 39.34%
21 Juin 22.75% 45.51%
21 Septembre 19.47% 38.94%
21 Décembre 17.62% 42.3%

100
Chapitre 5 Modélisation et simulation

Finalement on a atteint notre objectif de ce mémoire qu’est la démonstration par


simulation que le prototype de PEGASE est applicable et efficace en Algérie.

D’après nos résultats de simulation par TRNSYS nous avons arrivé à une fraction solaire
d’ordre de 20%entre [20 22] % d’origine solaire durant 24 h, et fraction solaire d’ordre 40%
durant la journée de 10h à 14h.

On constat que la fraction est importante en Juin et Mars à l’ordre car l’éclairement est
considérable pendant la saison d’été et printemps, moyen dans Décembre et Septembre car la
saison d’hiver et automne contient de jours perturbés par le passage de nuages qui créé la
difficulté de l’éclairement.

Donc ce pourcentage est déterminé par le rapport entre l’énergie solaire et l’énergie de gaz ;

On peut donc conclure Les principaux avantages de ce prototype

 Le rendement thermique de conversion élevé


 L’hybridation qui permet la mise en place progressive de système
 La modularité et la capacité de turbine à gaz

Et le défi est d’atteindre une température d’air d’ordre 1000C a la sortie de récepteur avec
des grandes installations héliostats de surface supérieur à 100m2 et de 1000 unité tour solaire
de 400 à 900m haut mais reste les matériaux qui peuvent résister à 1000C pour les récepteurs
,ainsi les pertes pendant le fonctionnement de centrale perte optique sur le champ des
héliostats, les pertes dans le récepteur ,les perte thermique dans la chambre de combustion et
les pertes de conversion .

101
Conclusion Générale &
Perspectives
Conclusion générale

Conclusion générale

Le travail présenté dans ce mémoire, concerne le système de génération d’énergie


électrique par voie thermodynamique hybride solaire gaz spécifiquement le centrale a
tour.
Ces dispositifs semblent être amenés à connaître des développements importants liés
essentiellement à une volonté de plus en plus affichée de diversification des moyens de
production, d’un meilleur respect d l’environnement.
Nous sommes arrivés à montrer l’intérêt que suscitent les centrales à tour solaire
hybridé à gaz dans Algérie. Cette filière est au terme de ces études rentables, puisque la
région en question (Ghardaïa) possède un potentiel solaire très important.
La concrétisation de la configuration choisie à travers une étude de cas pour un site
en Algérie (Sahara algérienne Ghardaïa exemple) permet l’implémentation et la
validation d’applications spécifiques tenant compte des spécificités du site.
L’utilisation de centrale à tour solaire thermodynamiques hybride par gaz
comporte des avantages sur le plan financier et environnemental. Elles innovent la
conception des systèmes diminuant ainsi les coûts qui y sont reliés.
L’architecture modulaire permet
• De contribuer à un programme de mesures d’action précoce en matière de
technologie.
• De contribuer à la croissance du marché photovoltaïque.
• Une installation hybride qui représente une solution alternative efficace et qui
permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre en réduisant l’utilisation
de combustible fossile.
• D’atteindre un rendement maximal.
• Une efficacité sur le plan énergétique.
L’utilisation de source solaire par la centrale à tour solaire à une incidence profitable
sur la production d’énergie, en termes de coût et de disponibilité, étant entendue que le
bilan
« Écologique» est supposé à priori favorable.

102
Conclusion générale

Les moyens de production tels que le tour solaire. Présentent des capacités de
production incertaines et souvent fluctuantes, non corrélées à l’évolution de la charge. Le
but premier d’un centrale solaire est d’assurer l’énergie demandée par la charge et, si
possible, de rendre maximale dans le bilan, la part d’énergie provenant des sources
d’énergie renouvelable.

Les performances de projet PEGASE fluctuent avec les conditions climatiques.


Afin d’exploiter au maximum l’énergie solaire, l’adaptation de PEGASE est nécessaire
pour les faire fonctionner dans les conditions optimale.
Le modèle de simulation TRNSYS peut être utilisé, non seulement pour analyser la
performance d’un système hybride de tour solaire à gaz, mais aussi pour dimensionner
le système le plus adaptable pour l’alimentation des différentes charges électriques pour
n’importe quelle localité spécifiée, pourvu que les données météorologiques locales
soient disponibles.
L'approche de modélisation sous TRNSYS a pour but de réduire les coûts de
conception et les temps de mise sur le marché et de choisir la configuration optimale.
Les possibilités de modélisation offertes et ses avantages en termes de diversité
d'outils d'analyse et de convivialité graphique. Nous pouvons ainsi vérifier, en
comparaison avec les modèles relativement simples, le résultat du comportement des
composants du système par simulation.
En résumé, on peut dire qu’avec une installation de centrale à tour solaire
thermodynamique hybride à gaz concept de PEGASE installé à Ghardaïa on peut
atteindre
1) Objectif principal: alimenter les charges électriques
Sans interruption
Avec une bonne qualité de tension
Au moindre coût
2) Objectif secondaire
Maximiser l’utilisation des énergies renouvelables.
Minimiser la consommation en combustible fossile.

103
Conclusion générale

Enfin, les résultats d’analyses peuvent être utilisés pour répondre à des questions
générales sur les options technologiques pour informer les décisions politiques et
décision de pacification.

Perspectives

Pour la continuité de ce travail, il nous vient à l’esprit de définir les axes de recherches
qui sont à notre avis, prometteurs pour le développement de notre travail.

Etudie en détail le fonctionnement d’un système hybride avec stockage.

En effet en ajoutant une turbine à vapeur avec cycle de puissance combiné pour
augmenter le rendement de système.

Etude de système en régime transitoire (jour perturbé par le passage de nuages).


Etre la simulation et l’implémentation sue une installation réelle pour adapter par
exemple un modèle de récepteur.
Réaliser une étude détail sur les poste des pertes de système et comment éviter et
diminue.

104
Références Bibliographique
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LGPSD, Ecole des Mines d’Albi, Campus Jarlard, 81 013 Albi cedex 09
auteur correspondant ; [Link]@[Link]

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