Initiation à l'Architecture EAMAU
Initiation à l'Architecture EAMAU
Il est établi sur les bases du programme soumis et approuvé par le Conseil
Scientifique et Pédagogique de l'EAMAU.
Il doit servir de support à la partie théorique du cours d'Initiation à
l'Architecture et constitue pour les élèves un ouvrage de référence qui doit être
systématiquement consulté par eux à l'occasion des exercices et projets.
Il est également souhaité qu'il suscite chez les élèves, et entre eux notamment,
réflexions et discussions divers propres à l'assimilation du savoir.
1
PROGRAMME:
Objectifs généraux :
A- Comprendre la logique du bâtiment, de sa constitution (fonction d’usage) et de sa
construction.
B- Savoir identifier les fonctions et représenter graphiquement les éléments
constitutifs du bâtiment.
Objectifs spécifiques:
A - Introduire l'architecture sous son aspect langage. Mettre ce langage de façon
préférentielle en lumière par ses cotés historiques (enracinement, identité culturelle...)
et plastiques (phénomène visuel traduisant une pensée et pas uniquement la fonction
abri).
B- Donner à l'élève les moyens concrets d'exprimer quelque chose en lui montrant que
son futur rôle engage une responsabilité sociale et culturelle et ne consiste pas
seulement à construire sur un plan physique.
D- En tout cela tenir un discours clair, documenté et aussi précis que possible, qui
puisse être entendu des élèves sans pour autant faire de coupables concessions quant à
sa nature ou à son niveau.
2
I- Introduction
1- Maitrise de l'Expression
a)- la codification
1- L'objet architectural (présence physique, symbolique, rémanente...) ;
2- Le code (rapport représentation / figuration/ lisibilité, flou graphique, illusions,
décomposition graphique, sémantisation...) ;
3- la nécessité du code et de sa connaissance ;
4- les espaces de la conception (idéel, de représentation, vrai...) ;
5- les échelles (niveaux de discernement, emplois, relativité...).
b)- la présentation
1- la présentation (les supports, les formats et leur utilisation, rapport mise en page/
finalité, rapport signifiant/ signifié, rapport plans / maquettes.) ;
2- de la nécessité de la mise en forme (rapport niveau de présentation de
présentation/niveau de conception/finalité) ;
3- Accessoires de la mise en forme (rendu, végétation, gravillots...).
c) la conception
1- Méthode de conception (programme, analyse, organigramme, étapes, niveaux et
préférences, introduction des contraintes spécifiques)
2- La création et la créativité (définition, introspection, capacité de concentration,
intuition, connaissance, croyances, niveaux...)
2- L'architecture et l'Espace
a) Généralités
1- L'architecture est une prise de position/ possession physique et spatiale en plus
d'être conceptuelle (appropriation, limites, rapport dedans/dehors, unité, dualité,
3
dominance, notion de forces, de lignes de forces...).
C) - La relation forme-espace.
1 - les ouvertures (éléments caractéristiques en plans, en angles..., rapport
transparence / opacité.).
2 - aperçu sur l'organisation forme / espace (relations spatiales, espaces adjacents,
inclus, de liaisons... et organisation spatiale en découlant.)
3 - l'ombre et la lumière.
1. Le contenu du discours
1-la nécessité de faire valoir le projet ;
2-Principes généraux de mise en ordre ;
3-les éléments directeurs (axes d'études exploitation psychologique...) ;
4-Le contenu du projet (fonctionnel historique, symbolique, signification et portée de
l'œuvre) ;
5-Les jeux visuels (axes symétries, hiérarchies, rythmes répétitions,
transformations....).
2. La Maîtrise de la Présentation
1-l’homme et le mouvement (expression corporelle, maintien...) ;
2-l'expression orale et le niveau du discours (rapport niveau de langage /nature du
groupe auquel on s'adresse....) ;
3-la présentation générale des discours d'architecture (présentation proprement dite,
modes de reproduction...) ;
4-Conclusion (cohérence du discours, maîtrise de soi, assurance...).
5
INTRODUCTION GENERALE
On notera dans ce cours un déroulement plus ou moins parallèle entre les titres
II et IIII.
Le titre II insiste plus particulièrement sur le coté concret et matériel du
travail de l'architecte (expressions, éléments d’architectures, etc ...) tandis que le
titre III insiste sur la portée et le sens de l'ouvre entreprise (langage, significations,
contenu culturel etc...).
Ces deux cours forment l'essentiel du cours.
EN "chapeau" se trouve le titre I dont la mission est de traiter sous forme
d'introduction des inévitables et nécessaires généralités.
Enfin, le titre IV ferme le cours en insistant sur la partie orale de la
présentation. Cela n'est pas à proprement parler de l’architecture, mais il est apparu
nécessaire, sinon indispensable de l'inclure étant donné que tout projet doit à un
moment ou à un autre être vendu pour décrocher sur le réel. On a d'autant plus senti la
nécessité de son existence que la ‘’vente’’ du projet ne fait par ailleurs l'objet d'aucun
traitement officiel dans le cours des élèves.
Ceci étant rappelé il apparait nécessaire et logique de définir le terme même de
l'architecture avant tout autre développement.
La tentative d'une telle définition fait l'objet d'un élément spécifique dans le
Polycopié d'Histoire de l'Architecture de 1ère année.
Il convient ici de garder en mémoire quelques points généraux concernant la dite
définition:
1-le terme d'architecture ne peut être défini de manière compréhensive par la
seule appellation à l'objet construit.
2-Il apparait à l'analyse que l'architecture tient en fait dans la relation
Homme/objet et son inverse.
3 - C'est dans cette relation que tient l'essence de l'architecture. C'est là que
l'architecture se définit comme élément spécifique qui dépasse le seul acte de
construire au plan physique.
4 - L'architecture est un jeu de l'esprit qui reflète avant tout l'"état d'âme"
des sociétés. Elle est individuellement liée à cet " état d'âme " et participe, à ce titre,
à la définition d'une assise existentielle dans l'espace et dans le temps.
5 - L'architecture est un phénomène lié au domaine des idées et à son évolution
dans le temps et l'espace qui s'applique principalement au domaine de la construction
6
des bâtiments.1
6 - L'architecture n'appartient pas au domaine des sciences dites exactes même si elle
les utilise au moment de la mise en forme. Elle ne peut être objective en soi.
Nœud Swahili2
1
Mais on pourra aussi parler par exemple, d’architecture navale pour les bateaux.
2
Swahili, Peuple de la côte Est Africaine (Tanzanie).
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I- Introduction
1- Le métier d'architecte
d'architecte : la pratique professionnelle
Nota : On ne se pose pas ici le problème de savoir quelle est, doit ou devrait être la
place ou la position de l'architecture dans le groupe social. On prend le métier tel qu'il
apparait au travers de la pratique quotidienne.
8
1
1
Les notions de garanties décennale et trentenaire y sont directement liées (variable suivant les pays).
2
AEP= Addition Eau Potable, EU=Eaux Usées (eaux en provenance des cuisines et salles de bains), EV= Eaux Vannes (eaux en
provenance des w.-c.), EP= Eaux Pluviales (eaux en provenance des toitures)
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- Commis d'architecte : Il seconde l'architecte pour tout ou partie de son activité
et fait en général," tourner l'agence".
- Projeteurs: le ou les projeteurs est chargé de mettre à échelle les esquisses et
dessins de l'architecte .IL contrôle directement le travail des dessinateurs.
- Dessinateurs: On distingue les dessinateurs - projeteurs capables d'opérer une
mise en forme et établir plans et coupes d'un projet et les calqueurs seulement
capables de calquer pour présentation définitive des éléments déjà mis en
forme. A ces derniers on confie également les titrages des figures et les
"rendus " courants.
- Métreurs - Vérificateurs : Ils évaluent les prix des travaux, effectuent le
métré des éléments du projet et préparent les marchés (familièrement appelés "
pièces écrites " par opposition aux dessins).
Il va de soi que les ingénieurs ainsi que les métreurs - vérificateurs peuvent ne
pas être attachés à l'agence de l'architecte surtout si celle -ci est petite.
Il va de soi aussi que le nombre et la répartition des commis, projecteurs et
dessinateurs varie selon les besoins et/ou la capacité d'étude de l'agence.
On peut aussi trouver des conducteurs de travaux (ou de chantiers) chargés du
contrôle des chantiers et du suivi technique ainsi que divers agents techniques.
L'Entrepreneur
Il traite les travaux1 et dirige le personnel chargé de leur mise en œuvre.
On trouve (ou peut trouver) dans l'entreprise :
- Conducteurs de travaux : Il y a en général un ou plusieurs conducteurs de
travaux qui dirige la partie technique du travail sur plusieurs chantiers à la fois
- Chefs de chantier : Il met en œuvre les travaux d'un seul chantier .Il dirige les
dits travaux et est responsable de la base manche de ceux ci. IL gère le chantier
(approvisionnements, main d’œuvre, répartition du travail suivi du planning
d’exécution, etc...)
- Ouvriers : Ils mettent en exécution proprement dite et sont répartis par corps
d'états.
- Manœuvres : Ils sont en général non spécialisés et ne possède pas de
qualification particulières. Ils sont utilisés dans les tâches inférieures
n'entrainant pratiquement aucune initiative personnelle.
1
Les modes d'utilisations des travaux (gré à gré, consultations, appels d'offre ...) aux entreprises seront vues en 4ème année
Architecture.
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Sur un chantier, on peut trouver schématiquement trois cas de figures :
o Une seule entreprise dite "tous corps d'états " chargée seule de la
réalisation de l'entièreté des travaux.
Elle peut posséder tous les ouvriers nécessaires ou sous-traiter telle ou telle
partie ou elle n'est pas compétente. La sous-traitance consiste à accepter un travail
puis à le confier à quelqu'un d’autre. La responsabilité au regard du maître d'ouvrage
appartient néanmoins toujours à l'entreprise qui a accepté le travail.
o Plusieurs entreprises exécutent chacune des travaux correspondants à un
ou plusieurs corps d'état. Elles sont coordonnées par l'agence d'architecte ou un
bureau d'études délégué, en plus de leurs inévitables relations mutuelles.
o Plusieurs entreprises coordonnées par l'une d'entre elles (le gros œuvre)
dite alors " pilote ".
Pour être plus complet il faudrait aussi parler des relations avec les services de
l’urbanisme, quand ils existent, et du permis de construire.
On dira seulement ici que les services de l'urbanisme imposent à l’architecte (et
à toute personne agissant comme tel) le dépôt d'une demande d'autorisation de
construire .Cela débouche sur l'octroi du permis de construire si les plans soumis sont
réputés compatibles avec les dispositions légales d'occupation et d'utilisation des sols.
En théorie, en effet la collectivité toute entière est censée se déléguer au
travers des services de l'urbanisme qui à ce titre sont les garants d'un certain ordre
public.
Il faut seulement savoir ici que l'institution du permis de construire telle qu'elle
est pratiquée est un héritage de l'administration coloniale et que, même dans les pays
dont elle est originaire, elle pose des problèmes de fonds qui sont l'objet d'un débat
loin d'être clos (signification politique et idéologique, inconsistance des règles de base,
relations privée / collective étendue et nature des compétences ....) Le permis de
construire a grandement évolué de par le temps et les pays mais n'a nulle part atteint
un niveau satisfaisant d'équité ou de d'équilibre (bien qu'il apparaisse à beaucoup
d'égards une nécessité en milieu urbain particulièrement)
- Le Gros œuvre comprend l'ossature principale et, d'une manière générale, les
parties des édifices en relation avec la stabilité des constructions.
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o c'est le lot " génie civil " comprenant la structure et tout élément porteur
ou associé.
o c'est le lot " couverture, charpente, étanchéité " qui concerne ce qu'on
appelle couramment la " mise hors d'eau " du bâtiment.
- Le second œuvre représente tout le reste.
Ce sont les lots secondaires :
- menuiserie
- serrurerie
- électricité
- plomberie, sanitaire (AEP, EU, EV)
- ascenseurs
- climatisation
- (chauffage)
- télécommunications
- peinture, vitrerie
- revêtements
- décoration
- aménagements extérieurs, V.R.D1.
1
V.R.D. =Voiries et Réseaux Divers. Cela concerne donc les aménagements extérieurs aux constructions, mais sis dans l'enceinte du
témoin d'assiette, ainsi que tous réseaux hors du bâti proprement dit.
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Industriels
Spécialisés
etc….
Taille des
« Petits » « Relativement Importants » « Trop grands »
projets
Taille/type Petite Grande Grande
d’agence Associés centralisation centralisée
- Rémunérations
Les modes de rémunération de l'architecte sont variables d'un pays et d'un
système à l'autre. Il se dégage néanmoins deux catégories principales.
- L'architecte fonctionnaire de l'état, rémunéré mensuellement selon une grille de
salaires administrative;
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- L'architecte privé.
o soit salarié dans le domaine privé,
o soit à un compte.
Les rémunérations, dans le domaine privé et lorsqu'on est à son compte, sont
directement fonction des projets entrepris.
On dit que l'architecture (en tant que contractuel sur un projet) perçoit des
honoraires.
Les contrats sont divers.
- Le système français (adopté par les pays francophones d'Afrique en général), ne
reconnait qu'un seul type de contrat où les honoraires sont calculés au prorata
du montant des travaux. La mission de l'architecte y est décomposée en quatre
phases:
A- Etablissement des plans avec trois étapes successives :
Esquisse
Avant-projet
Projet définitif (ou d'exécution)
B- Etablissement des marchés;
C- Suivi technique du chantier;
D- Suivi financier et établissement des pièces comptables.
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Autrement dit la commande qu'elle soit publique ou privée, émane de la société
et l'œuvre Y retourne. Cela entraine la nécessité de traduire correctement les besoins
de la société pour son bénéfice, ainsi que l'inévitabilité du jugement par cette société
même.
Pour compléter ce qui vient d'être dit on peut amener le schéma suivant:
- Durabilité et longévité
Comme il a déjà été dit plus haut l'œuvre résiste aux atteintes du temps
plusieurs ou quelques fois même de nombreuse génération; ce faisant elle marque à la
fois société et histoire. Il s'attache à cette capacité au moins deux qualités qui
intéressent l'architecte:
- la longévité;
- la durabilité.
La longévité fait référence à la présence matérielle de l'œuvre. Puisque le
message est en premier lieu porté par l'existence concrète de l'œuvre, celle ci doit
durée le plus possible. Cela signifie qu'elle doit être bien construite au sens notamment
construite solidement. Le contexte du système "moderne"1 impose de toute façon la
1
Pour la notion particulière de longévité liée à la permanence des valeurs dans la tradition voir les polycopies d'histoire de
l'architecture de 1er tc et 3ème AA.
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longévité, c'est aussi bien entendu l'intérêt financier évident du maître de l'ouvrage.
Sur le plan économique la gestion de l'œuvre reflète effectivement cette
nécessité on la divise schématiquement en deux périodes qui peuvent
exceptionnellement se trouvé prolonger d'une troisième.
La première est courte et ''lourde'': c'est celle de la construction même. Il s'y
attache la notion de budget d'investissement qui, à l'instar de l'acte de construire, est
important et s'étale une courte période de temps. On mobilise à cet effet des fonds
d'une ampleur particulière. La qualité de l'effort est en relation avec le cours laps de
temps où il se déploie.
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- Style
La notion de style tient dans la reconnaissance d'élément ou d'ensemble
d'éléments constants d'une œuvre à l'autre de manière telle qu'il y est apparentement.
Cet apparentement des formes des espaces de leurs articulations et de leurs
signes distinctifs possèdent un caractère qualitatif et présumément objectif1.
Cette notion s'applique à deux niveaux complémentaires où l'on distingue :
- L'individuel (émanation de l'auteur);
- Le collectif (émanation de la société).
Comme il a été dit plus haut, l’architecte pour avoir notamment de renommée et
sous la contrainte de l'innovation systématique2, a tendance à opposer son style à celui
de la société.
La reconnaissance des deux aspects complémentaires dits est, à ce titre, celle
du dialogue nécessaire entre l'architecte et la société, l'individu et la collectivité.
Le style d'un architecte est un des éléments de son langage, la traduction de sa
manière particulière de voir et d'interpréter le monde .C'est la "patte " de l'artiste .En
paraphrasant le monde de l'économie, on pourrait dire que le style est, et contribue à
faire, une" image de marque"
En établissant son image dans le temps et dans l'espace, l'architecte s'insère
dans le style de la collectivité dans l'image qu'elle s'est donnée et qui, en retour,
l'identifie.
Le style était fonction de la collectivité et, du fait même de sa permanence
servait à l'identifier. Une maison Tamberna n'est pas une maison Kotokoli ou Mina,
etc...
Le tourisme aujourd'hui s'alimente pour une bonne part sur la survivance de cet
état de chose ; c'est l'exploitation des différences.
Ce style est souvent appelé régional ou vernaculaire. IL a véhiculé et véhicule
encore des constantes d'identifications qu'on ne peut, ni ne doit ignorer .Son étude
permet d'approcher la matière dont est faite l'identité culturelle où se nichent des
éléments d'assises existentiels qu’il serait inapte de vouloir mépriser.
Comprendre le style traditionnel régional, c'est apprendre des éléments formels
de dialogues et pénétrer l'essence même de la culture des peuples.
Cela ne doit pas en principe déborder sur la copie ou le pastiche (sauf nécessité
précise liée à la nature du message envisagé) mais permettre de réévaluer ses racines
pour en tirer le parti d'une véritable architecture moderne intégratrice de culture et
porteuse de vitalité.
1
La dite objectivité n'est pas pour autant toujours évidente au niveau des filiations et des emprunts d'une culture à
l'autre.
2 ère
Voir la polycopie de l'Histoire de l'Architecture 1 année tc
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Le style collectif, du fait notamment des possibilités de circulation des hommes
et de l'information, sans oublier le phénomène industriel et la nécessité d'innovation
s'est aujourd'hui transformé au point d'être plus tributaire du temps que de l'espace.
Le style particulier de l'architecte ne peut exister valablement sans la prise en
compte des deux aspects du style collectif décrit schématiquement ci-dessus .Cela
n'est ni plus ni moins que , d'une part , l'instauration d'un véritable dialogue avec la
collectivité et l'établissement d'un registre qui soit en rapport avec elle et , d'autre
part , l'acceptation et la recherche d'éléments novateurs non destructeurs tant
culturellement qu'économiquement.
La responsabilité morale de l'architecte lui impose de ne pas faire de son style la
manifestation de son seul bon plaisir ou de sa vanité.
La réalisation de son " moi " en effet trouvera peu de bénéfice à terme à
s'afficher inconsidérément dans l'acte public qui est l'architecture.
La collectivité ne saurait y satisfaire ses besoins complémentaires d'évolution et
de stabilité.
- Expression Plastique
L'art plastique quelqu'en soit le support d'expression, est également un puissant
moyen de communication.
L'expression plastique est un mode majeur de communication, elle est un des
grands témoins des cultures. L'histoire de l'art en atteste abondamment; elle est
souvent le seul témoin des activités humaines anciennes, l'archéologie préhistorique et
post-historique élabore l'histoire des groupes humains en lisant et en interprétant
d'abord et principalement des messages transmis par expression plastique
- Expression graphique
Elle est l'expression plastique des deux dimensions. Elle était autrefois
rarement reproductible, aujourd'hui la multiplication par reproduction est la règle de la
majeur partie des réalisations (dont la presse est l'élément majeur de diffusion).
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- Expression musicale
La musique elle aussi est un puissant moyen d'expression. Son espace est le
temps principalement. Elle est éphémère par essence, car le son n'est pas stable et de
ce fait elle possède le pouvoir de modeler l'instant et dans certains moments
privilégiés de provoquer des émotions de grande intensité. Elle est en cela comparable à
l'expression littéraire.
L'architecture est une narration spatiale qui développe pour être appréhendée,
un espace temporel lié à la progression exploratoire du corps. Elle développe un espace
lié directement à sa matière qui induit un espace d'approche périmétrique découlant de
la présence physique.
La musique transforme la sensation de durée et atteint l'appréhension spatiale.
Elle transforme la sensation d'espace et atteint le sentiment de durée. La musique
développe un rythme tramé sur le temps, qui se propage dans l'espace. L'architecte
développe un rythme tramé sur l'espace et qui s'appuie sur le temps. L'une et l'autre
sont narratives et véhiculent un message en utilisant de manières différentes les
possibilités conjointes du temps et de l'espace.
De nombreuses tentatives ont existé pour concilier les deux dans la traduction
de l'univers notamment au travers de systèmes de proportions communs prenant leurs
sources dans l'absolue mathématique.
- Expression corporelle
Le corps en soi, de par les attitudes qu'il adopte dans l'existence, les relations
avec les autres etc…, est un moyen d'expression omniprésent. C'est une expression
naturelle faite d'acquis aussi nombreux qu'indissociable de notre personnalité.
Quel discours n'est pas souligné par des gestes?
Quel état d'esprit n'est pas traduit par le comportement?
Le geste est un langage qui trahit la culture, les intentions etc... Le corps
exprime ce que nous sommes.
L'expression gestuelle et corporelle est basée sur de nombreux codes imposés
par la nature des rapports et relations sociaux entre les individus d'un groupe.
L'expression corporelle est indissociable de l'humain et forme un domaine
d'étude totalement négligé par l'éducation scolaire officielle.
L'espace de l'architecture par le cadre qu'il donne à nos évolutions influe sur la
nature et l'opportunité de tel ou tel geste ou comportement.
La porte d'entrée d'une maison Bamiléké (Cameroun) traditionnelle est un
exemple significatif de l'interaction existant entre la comporte du corps et les
contraintes d'espace.
Pour entrer, il faut à la fois :
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- se baisser pour échapper au linteau du Bom-dié;
- lever le pied pour franchir le seuil élevé;
- s'avancer tout en opérant les deux précédents mouvements;
- descendre en entrant car le niveau intérieur est plus bas que l'extérieur;
- s'accoutumer à l'obscurité qui règne dans la maison.
Le geste souligne :
- Le respect (baisser la tête est un signe de soumission);
- La vulnérabilité de l'entrant (avancer la tête en premier, c'est prendre un
risque; lever le pied pour franchir un obstacle c'est mettre en péril son équilibre
et partant anéantir ses moyens de défense ; s'accommoder au contraste de
luminosité extérieur/ intérieur c'est perdre le contrôle visuel de la situation
pendant une courte durée)
- La permission préalable accordée (par la nature des risques volontaires pris par
l'entrant).
La porte laisse passer, mais certaines conditions: elle fait baisser la tête à
l'entrant et le rend vulnérable; il se soumet à l'hôte et lui fait confiance,
La porte est signe de défense et d'hospitalité.
Il y a interaction étroite entre le geste et son cadre architectural.
- Expression implicite
Elle est contenue dans de nombreux autres types d'expressions: C'est le contenu
non formulé en termes précis.
Dans l'exemple de la porte Bamilékè, les éléments de défenses et d'hospitalités
sont des types d'expression implicite de l'architecture de la porte elle même :il n'est
pas écrit "défense d'entrer" "attention à la marche" ou " bienvenue, vous n'avez rien à
craindre ". Les proportions de la porte, la hauteur de son seuil, celle de son linteau
expriment implicitement les notions dites : ce n'est pas équivoque et pourtant ce n'est
pas explicite.
II-
II- Acquisition des Moyens d'Expression.
1- Maitrise de l'expression
a) La codification
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1- L'objet architectural
- Présence physique
L'objet architectural existe en premier lieu par sa présence physique (laquelle
est nécessairement porteuse d'un message)
Il est volume d'espace dans l'espace.
Il est une forme matérielle établissant dans ses limites un espace volontaire et
spécifique.
1
Espace induit périmétrique
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A- Cas d'équilibre
Les profils des faces de A et de B sont de même nature: les espaces induits sont
équivalents.
Il n'y a pas de phénomène de dominance par le biais de l'espace induit.
L'équilibre exprime l'égalité. La relation des espaces induits possède un
caractère statique.
B- Cas de dominance
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sur d'autres). La relation des espaces induits est plus ou moins dynamique.
2- Relations de proximités
Pour ce qui concerne les proximités et les comportements d'espaces induits qui
en résultent, on peut schématiquement considérer quatre possibilités.
C- Espaces induits avec zone de séparation (espace non affecté par l'objet):
Les espaces induits des objets A et B sont isolés et autonomes. La zone non
affectée peut être l'espace public d'une voie de circulation etc.
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Lorsque les objets sont juxtaposés, la juxtaposition même annule l'espace induit
conflictuel commun par occultation des faces en contact.
A et B se comportent comme un ensemble développant un espace induit
périmétrique unique. La différenciation se fait par les zones de pouvoir respectif. Leur
limite de contact est manipulable en fonction de la forme des objets.
Symboliquement on peut interpréter les 4 cas de figures concernant les
proximités ainsi que suit :
L'urbanisme traite pour une grande part dans son établissement de la relation
des espaces induits périmétriques des objectifs.
Le traitement de l'espace induit périmétrique confie au traitement de l'approche
de l'objet .Il oscillera de l'harmonie au contraste avec les éléments adjacents (objet
d'un côté espace non affecté ou autre de l'autre). Ce traitement renforce la présence
matérielle propre de l'objet.
Le concept d'espace induit reste valable, par extension lors de la création
d'objets fictifs.
L'urbanisme va ainsi jusqu'à traiter de volumes fictifs et de leurs espaces
induits.
La rue, par exemple, du point de vue de l'actuelle législation foncière est un
espace public qui borde des espaces privés.
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On considère ici deux types d'espaces fictifs:
1- Le domaine privé ou attribué à des activités spécifiques publiques ou
parapubliques.
2- Le domaine public (voie de circulation, place, etc.). Dans l'exemple pris ci-dessus,
on admettra que 2 représente une voie de circulation.
L'espace 2 fictif peut engendrer un espace induit qui prend pour nom par
exemple " zone non aedificaudi " (zone non constructible).
Cette zone lorsqu'elle existe (ce qui n'a rien d'obligatoire) est la reconnaissance
d'un espace induit par l'espace public.
L'architecte doit donc veiller à maîtriser son œuvre de deux points de vues
complémentaires :
- Présence symbolique
Tout objet architectural est porteur de signe et véhicule un message. La plupart
des signes de l'architecture sont symboliques. Les signes symboliques dominent les
autres signes (indexiques, iconiques, etc).
L'objet architectural est à la fois symbole et porteur de symboles.
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Le symbole est un reflet tangible du désir que l'Homme a de transcender son
état. Il veut exprimer la quintessence des choses et a de ce fait, été souvent considéré
comme une sorte de langage opératif direct, un moyen de réduire la distance que nous
mettons entre la réalité et nous par le biais du langage ordinaire.
2- Le code
Innover, créer une œuvre entièrement nouvelle signifie avoir une idée que l'autre
n'a pas. Pour communiquer cette idée il faut passer par une représentation explicite de
l'objet.
Entre l'idée et l'objet s'interpose un élément codifié, lisible par l'un et l'autre
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des partenaires :
A la connaissance commune d'un modèle architectural on substitue la
connaissance commune d'un code rétablissant la possibilité de communication.
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- Flou graphique
On entend par flou graphique les éléments graphiques ayant peu de pouvoir de
figuration et laissant de ce fait plus ou moins libre cours à diverses interprétations. Il
peut prendre naissance dans la méconnaissance partielle du code ou une maîtrise
incertaine de celui-ci
- Illusion
La maîtrise d’un code peut aussi volontairement ou involontairement déboucher
sur une sorte d’impasse visuelle : l’illusion
1- Espace réel ;
2- Espace de représentation ;
3- Espace vrai ou réel.
30
éléments qui n’ont pas encore de réalités concrètes. Ils sont des éléments
préparatoires à l’objet réel et doivent en rendre compte avant qu’il n’existe et pour
qu’il puisse le faire.
4- Les échelles
- Emploi
Cela impose que l’on choisisse l’échelle en fonction du message.
Les échelles usuelles en architecture sont ainsi :
- Plan de situation - Selon les éléments d’urbanisme ou des documents
géographiques disponibles
- Plan (de) masse 0.0011 cm pm (/1000)
- Plan d’ensemble 0.002 cm pm (1/500)
0.05 cm pm (1/200)
1
Centimètre par mètre. Aussi écrit souvent 0.001 pm
31
Avant projet 0.02 cm pm (1/50)
0.10 cm pm (1/10)
- Relativité
Il n’est pas possible de définir une limite objective précise de l’emploi des
échelles.
L’emploi des échelles est dicté par la lisibilité qui en résulte et la finalité que l’on
se propose.
1
Dans certains cas pour les avants projets, mais cette échelle est principalement réservée à l mise en forme des
esquisses.
32
b) La présentation
1- La présentation
- Les supports.
A2
A1
A4
A3
A6
A5
Etc...
A1 594
A 420
A3 297
33
A4 210
A5 148
A6 105
A7 74
A8 525
Etc.…
La distance de lecture importe autant que l’emphase sur les figures présentées.
La mise en page doit toujours offrir une cohérence générale. Rien n’est plus
désagréable qu’un entassement hasardeux de figures.
Deux grandes méthodes peuvent être dégagées ce qui n’exclue pas qu’il puisse y
en avoir d’autres.
34
On peut aussi créer un fond unificateur ou des éléments graphiques de liaison.
- Rapport signifiant/signifié
Dès lors qu’on s’éloigne excessivement du code admis par le grand nombre, on
court plus ou moins le risque d’avoir le signifiant présumé n’être plus le signifié qu’on
espérait produire.
- Rapport plans/maquettes
Le choix doit être en fait être dictée par la finalité, les plans étant
considérés comme le moyen d’aboutir par excellence.
35
claire des objectifs (schémas,…) auront toutes les chances de las séduire ou au moins
de transmettre es idées principales.
Mais les perspectives, surtout les maquettes coûtent plus cher à produire que
les dessins en géométral (qui eux-mêmes seront les supports de production des
éléments techniques alors que les perspectives et les maquettes représentent une
impasse du point de vue économie car ils ne sont par réinvestissables).
Il est nécessaire de procéder à une mise en forme dont les termes seront liés
à la nature des lecteurs et aux conditions de lecture.
Il n‘est pas question d’aller voir un ministre en pyjama sauf s’il est ami intime
et qu’on vit sous son toit. Il en va de même d’un projet : on le travaille en pyjama, mais il
sort en grand boubou, le jour de sa présentation.
Mais on ne met pas le grand boubou sans ne s’être pas lavé. Le projet passera
donc par un stade intermédiaire ; on va établir une politique de mise en page en
fonctions des finalités dites puis on va dessiner la totalité des figures à l’échelle et
selon l’aspect désiré. On aboutira ainsi à la mise en forme d’une maquette de
présentation1 où l’on pourra juger ‘’sur pièces’’ de l’effet provoqué.
1
Appelée dans le domaine des médias un ‘’rougla’’
36
3- Accessoires de la Mise en Forme
- Rendu
- au trait,
- en l’ombrant,
- en couleurs.
en sachant que le trait n’exclue pas nécessairement l’ombre et que celle-ci est
éminemment compatible avec la polychromie.
37
- La végétation
On suit là aussi une progression semblable à ce qui a été dit pour le rendu.
- Grovillots
- son contenu,
- son emplacement,
- sa grandeur,
- sa typographie.
- Divers accessoires
4- La place de l’informatique
Les ordinateurs sont dans les pays à coût de main d’œuvre élevé, les outils de
l’avenir pour l’aide à la conception (C.A.O)1 l’’exécution des dessins. Ils le deviendront
aussi ailleurs sous la pression des marchés de l’architecture car ils accélèrent
considérablement les études et l’exécution des pièces écrites et graphiques.
La diffusion de l’informatique dans le domaine qui nous concerne est ralentie par
l’absence de capacité encore sensible des ordinateurs personnels (PC)2 et l’incapacité
notoire de la plupart des micro-ordinateurs (MC)3. Les dessins 3D4
c) La conception
1- Méthode de conception
- Programme
1
Conception Assister par Ordinateur
2
Personnal Computer
3
Micro Computer
4
Convention Usuelle informatique pour trois dimensions
39
enquête ou reçoit ledit programme dont l’élaboration a pu être confiée à de très
nombreuses personnes (ce qui est toujours le cas lors d’une mise en compétition du
projet).
- Analyse
- Organigramme
Mais avant cela il est utile bien que pas toujours indispensable d’établir un
organigramme qui ainsi que son nom l’indique est une sorte de schéma visant à
matérialiser l’organisation générale des locaux demandés en prenant en compte
principalement leurs relations physiques.
- Le cercle
- Le trait.
40
Le cercle représente des espaces à formes non définies c'est-à-dire n’impliquant
aucune matérialisation ni aucun élément directif quant à la forme à construire. Il est
pris comme élément schématique neutre.
Tout espace étant lié à une activité à une activité, on indiquera dans les cercles
la nature des activités dites avec un titre court qu’on utilisera en général, jusqu’à la fin
du projet, pour définir les locaux. On renforcera éventuellement cet intitulé d’une
référence spécifique ou de toute autre indication souhaitable (indication de
département, de service…)
41
Mais il ne servirait à rien de créer sur le papier des bulles flottant sous relations
mutuelles de procéder à une énumération non ordonnée des espaces envisagés.
On remarquera que chaque liaison indique exclusivement des passages entre deux
volumes contigus.
façons différentes :
Il est essentiel d'autre part, d'éviter le croisement des traits de relations pour
conserver au schéma sa clarté élémentaire. La position des cercles dépendra
principalement de cette volonté.
43
- Etapes
Ceci étant établi, on doit avoir une perception claire du nombre des espaces, de
leurs grandeurs relatives et de leurs relations. L’élaboration de l’organigramme a en
effet, permis une nouvelle lecture du programme, propice à la maturation de l’œuvre.
- Esquisse
Le parti est le premier garant de la qualité de l’œuvre en admettant bien sûr que
l’on ait été capable de procéder à une hiérarchisation correcte des données.
Au même titre qu’il n’ya pas d’architecture sans l’idée préexistante, il n’y a pas
d’architecture sans parti.
Toutes les grandes œuvres ont à la base de leur conception, des partis clairs qui
les structurent.
44
Ceci est primordial pour la réussite du projet entrepris. On pourra trouver
ensuite des matériaux de rêve, des techniques prodigieuses, des détails inédits, une
décoration somptueuse, etc.… mais si tout cela s’applique à une hiérarchie sans
consistance faite de hasards et d’anecdotes, une architecture sans cohérence ni
structure, sans esprit ni parti, o aura guère exécuté qu’un camouflage plus ou moins
habile qui ne résistera pas à la première analyse sérieuse venue.
2- La création et la créativité
- Définition
Création et créativité sont deux termes qui se succèdent pour ainsi dire dans la
conception de l’œuvre.
Pour ce qui nous concerne, ce double concept est donc lié à l’œuvre en tant que
produit de l’esprit, résultat d’une intention et d’une capacité.
Pour qu’il y ait création, il faut qu’il y ait capacité de faire et intention de dire.
45
Il semble même que la dite créativité apparaisse vraiment après l’acquisition de
leur maîtrise.
- Introspection
Il semble qu’il n’y ait guère de créativité sans introspection : l’artiste puise des
trésors dans l’écoute de lui-même.
L’introspection est avant tout silence intérieur permettant l’accord intime avec
l’étrange domaine où les idées prennent forme.
- Capacité de concentration
La concentration est attention toute entière portée sur quelque chose ; c’est la
tension du corps et de l’esprit, leur réunion dans l’oubli momentané de l’espace et du
temps. C’est un moment privilégié qu’il convient de rechercher.
- Intuition
Pour les uns elle est réalité, pour les autres, élément de croyance non vérifié par
la science.
- Connaissance
46
Le va et vient générateur en devient plus actif, plus précis, plus aidant.
- Croyances
Plus les réponses se font nombreuse, plus les questions se multiplient, plus
l’inconnu s’agrandit au profit des croyances….
Le problème ici, n’est pas d’en juger, il est seulement d’en prendre conscience et
de se rappeler qu’il n’y a pas de création artistique sans croyance que celle-ci soit
d’inspiration religieuse ou non.
1. l’Architecture et l’espace
a) Généralités
b) Les éléments d’Architecture
A B
Ce genre de définition, s’il est nécessaire à la description des volumes sur un plan
théorique, ne saurit satisfaire l’architecte pour qui le volume est le premier lieu du
langage.
Le volume doit donc à notre niveau être défini par une série de paramètres qui
ont trait au vécu de ‘objet, à l’appréhension physique qu’on peut en avoir.
47
Les paramètres qu’on développera ici sont tous en principe, objectifs à leurs
bases, même si une bonne part de subjectivité entre nécessairement dans leur
interprétation.
- Forme
Tout volume possède une forme notamment appréhendée par ses limites.
- Le contour1 ;
- L’articulation.
o Le contour de la forme
Pour l’architecte ou l’urbaniste, le contexte peut être défini par trois niveaux ou
plans :
le sol ;
l’environnement entre le sol et le ciel ;
Le ciel.
1
D’où les raisons de la hiérarchie des traits, en géométral notamment.
48
Pour l’objet architectural deux niveaux sont ainsi à retenir principalement :
Une forme se dissout en effet, d’abord par ses angles quand elle en possède. On
peut soustraire des portions entières de ses plans sans l’affecter outre mesure, mais
on la rend très rapidement informe en effectuant la même opération sur ses arêtes.
49
- Taille
Au niveau du langage, cela parait évident ; les qualificatifs qui s’y rapportent
(grand, moyen, petit…) apparaissent ainsi dès le début de toute description pour situer
l’objet dont on parle : telle maison est immense, telle autre exigüe...
Manhattan et les tours jumelles de World trade Center (New York USA) vers 1975
- Echelle
1
Ceci reste vrai pour d’autres de leurs caractéristiques dont voici pêle-mêle, un échantillon à titre d’information :
2
810000m d’espace louable, un parking de près de 2.000 voitures, 43 600 fenêtres, 800 sociétés différentes, 50000
employés permanents 80.000 visiteurs par jour, 110 étages ; chaque tour est desservie par 23 ascenseurs express d 55
places, 72 ascenseurs de dessertes locales et 4 gigantesques monte-charges..
50
En ce sens, les deux tours du World Trade Center de New York sont hors d’échelle car
elles échappent pratiquement à la possibilité de comparaison.
La notion d’échelle dans le sens qui consiste à affirmer que tel ou tel
bâtiment est ou non ‘’à l’échelle’’ est liée aux contextes culturels et aux habitudes
acquises.
- Proportions
On analyse ainsi plus ou moins profondément les dimensions principales les unes
par rapport aux autres pour apprécier le volume général résultant.
La proportion est plus que toute autre donnée peut-être liée intimement à la
symbolique. On en a ici et là rendu largement compte.
51
- Lumière
Par contre, les moyens artificiels (source de lumière placée à l’intérieur d’un
objet translucide ou transparent, etc.…) sont d’un usage très courant.
Tout objet non lumineux par lui-même est un récepteur parc qu’il reçoit de
la lumière.
52
- Couleur
Mais, pour des raisons d’économie, on n’en utilise souvent que trois :
1
Voir plus de détails’’ L’Harmonie des couleurs’’ de Henri Pfeiffer ed Dumod Paris (France) -1972
53
La gamme isophane(clarté ou luminance identique mais coloration variable) et
la gamme isochrome (coloration identique mais clarté variable) sont les deux plus
connues et employées au niveau de la construction des bâtiments . Elles permettent une
saisie rapide des couleurs dans leur emploi quotidien.
- Matière
54
On ira ainsi du doux au dur, du réfléchissant au mat, du transparent à
l’opaque, du naturel à l’artificiel, du brut à l’industriel, etc.… l’emploi des différentes
matières est bien entendu lié au sens que l’on désire conférer aux espaces et aux lieux
que l’on construit.
Ainsi, par exemple, est-il impossible de trouver dans le hall ou dans le bar du
rez-de-chaussée de l’hôtel du 2 Février à Lomé, un seul matériau naturel et, de
surcroit un seul qui ne soit pas issu de l’industrie : ce n’est pas un hasard mais bien
l’expression d’une volonté lisible, transcrite dans la matière des éléments de
revêtement choisis.
- Contraste
En effet, le contraste individualise. Plus il est fort, plus l’objet considéré est mis
en valeur et vice-versa1.
Dans la pratique, cet emploi est aussi lié à la capacité de perception en fonction
de la distance de l’observateur. En effet, pour une distance donnée et à la lisibilité
égale, on constate que le contraste doit être inversement proportionnel à la taille de
l’élément considéré.
Ainsi, plus l’objet est petit, plus le contraste qu’il doit entretenir avec son
contexte doit être fort pour qu’il puisse exister visuellement.
1
Le contraste est directement lié à la notion de positivité (voir P270 et suivantes)
55
- Position
La position d l’objet intègre la notion de contexte. Il est net que la position d’un
objet influe sur la perception qu’on en a. La position fait ici référence à l’emplacement
de l’objet dans un champ visuel.
- Orientation
L’orientation d’un objet est, en fait la prise en compte de sa position par rapport
à un système de référence absolu ou relatif.
- Inertie visuelle
- Objectif ;
- Subjectifs.
Inertie objective
L’inertie objective est liée à la réalité des conditions de stabilité
Le cube stable
Un cube posé à plat sur une de ses faces possède une grande inertie visuelle
objective : il est évident qu’il est stable. La statique vérifie objectivement le
phénomène en établissant une relation de position entre le centre de gravité et le
polygone de sustentation (ici, la face de contact).
56
Inertie subjective
L’inertie subjective est liée à l’impression subjective de stabilité. On peut
ainsi avoir le sentiment qu’un objet est instable alors qu’il n’en est rien.
Cette impression est liée pour une bonne part à l’habitude.
- Symétrie
La symétrie n’est pas une caractéristique visuelle de même ordre que les
autres mais il convient néanmoins de l’aborder ici car elle est d’un emploi extrêmement
fréquent en architecture.
2- Les formes
- Trames et polyèdre
Trame régulière
On considère qu’une trame est régulière quand tous les sommets qu’elle possède
donnent naissance à un nombre identique de lignes et que les espaces, enclos par les
dites lignes appartiennent à une même figure. On distingue :
- La trame triangulaire avec des sommets à six lignes ;
57
La trame carrée avec des sommets à quatre lignes ;
Une trame est dite semi régulière lorsque les sommets présentent tous le même
nombre de lignes mais qu’il y a présence systématique de figures différentes ou
identiques avec divergences de taille.
58
Trame irrégulière
On appelle trame irrégulière toute autre trame possible. Les trames irrégulières
sont en général faites de combinaisons répétitives d’un même motif composé de
plusieurs figures mais peuvent aussi subir toutes sortes de déformations.
59
Les transformations formelles
Cette déformation de la forme initiale est l’un des grands lieux d’intervention de
l’architecte.
Transformations dimensionnelles
- Familles de formes
L’aspect physique
60
A l’inverse, il est évident que le cube et la sphère ont peu de choses en
commun du point de vue de leurs formes (disparition/apparition d’angles de faces, de la
planéité, etc.…)
Il est évident par exemple qu’entre les arcs suivants il ya apparentement par
le biais de courbes de franchissement prenant naissance sur deux pieds droits, mais
qu’on retrouve des affinités plus ou moins fortes qui définissent des possibilités
d’association corrélativement grandes.
62
L’aspect culturel
La tradition intervient dans le choix des formes et la connaissance des
dites traditions dans leurs associations.
Le choix des formes est en effet un des éléments de définition des styles
et en tant que tel ne saurait franchir impunément certaines limites.
Ainsi pourrait-on penser qu’un arc en ogive et un arc carène étant
formellement proche peuvent être sans dommages associés. Ce serait négliger la
réalité des aires culturelles auxquelles ils appartiennent.
Réunir les deux dépasse le seul problème physique de leurs affinités pour
engager la dimension du message et de l’appartenance culturelle.
- Formes additives
On entend ici par forme additive toute forme résultant de l’addition d’un ou
plusieurs éléments à une forme initiale ou issue de l’addition de deux ou plusieurs
éléments originellement indépendants.
63
Addition/ collision
64
On peut ainsi développer des additions successives plus ou moins coordonnées
entre elles pour guider le futur d’une forme (extension d’un bâtiment) ou créer des
séquences ou des narrations particulières.
On notera que l’addition est le mode d’extension par excellence des bâtiments
dans la quête d’adaptation à des besoins grandissants.
- Formes soustractives
65
A l’instar des formes additives, on obtient ainsi des soustractions simples ou
successives, mais à l’inverse des dites formes cela ne s’opère qu’à la conception sauf
rares exceptions.
- Formes centralisées
- Formes radiales
Les formes radiales sont également issues directement de la logique du point.
Elles appartiennent au rayonnement qui en est issu et non, comme les formes
centralisées à sa courbure.
Il existe entre les formes radiales et les formes centralisées des affinités
telles que de très nombreuses formes appartiennent aux deux à la fois. La
centralisation est d’ailleurs quasiment toujours sous-jacente aux types radiaux
quelqu’en soit la complexité.
Les formes radiales bien qu’étant dans leurs principes de proches parentés des
formes centralisées proprement dites, leur sont contraire si on les regarde du point de
vue de leurs introversions/extraversions respectives.
66
Les formes radiales sont donc à la fois dérivées et différentes dans leur
esprit des formes centralisées.
- Formes linéaires
Les formes linéaires sont assimilables dans leurs comportements aux 4èmeb et
ème
5 formes de l’appropriation spatiale.
Elles sont donc rectilignes ou courbes (que cela soit ou non fait par segments de
droites).
Ces formes deviennent rapidement monotones si des jeux visuels ne sont pas
introduits (volumétrie, rythme, articulation générale des surfaces, des angles,
ruptures, etc.…)
Elles sont de par leurs formes mêmes des compagnes naturelles des voies de
cheminement.
67
Les formes linéaires peuvent être plus ou moins percées et être soit
conçues comme des entités volontaires soit résulter de juxtapositions d’éléments
ponctuels plus ou moins coordonnées selon un schéma déjà décrit lors de l’analyse des
limites
- Formes agglomérées
Elles peuvent être géométrisées dans leurs relations de point à point ou libres.
Ce sont des formes souples permettant toutes sortes d’espaces, mais elles posent un
problème de continuité étant essentiellement basées sur les points.
Ces formes sont intimement liées aux familles courbes en Afrique Noire, mais
on les trouve aussi associés à des éléments quadrangulaires. La nature des espaces
résultant en est grandement affectée (notamment par les jeux de proportions internes
permis par les formes quadrangulaires et les incidences sur l’homogénéité générale.
68
Deux espaces similaires traités pour l’un (A) avec des familles de cercles par l’autre (B) avec des
formes quadrangulaires. De A vers B, on perd une remarquable fluidité spatiale au profit d’une plus
grande rigidité qui nécessite une plus rigoureuse organisation
- Tensions spatiales
69
Pour une proximité donnée, la relation sera d’autant plus forte que les éléments
seront similaires.
Il est illusoire de vouloir fixer des normes pour mesurer le degré de tension. On
se contentera ici de définir les notions de proximité et de similarité des formes en
présence sans pour autant oublier la notion d’espace induit qui entre en ligne de compte
d’une manière non coordonnée totalement car elle est fonction non seulement de la
silhouette, mais aussi des espacements.
70
- Contacts.
Le contact fait, en principe disparaître la tension spatiale encore que certains jeux sur
les proéminences des formes par exemple puissent en restituer plus ou moins l’effet
Lorsque les formes sont courbes ou que l’une des deux l’est, le contact est tangentiel.
71
Lorsque les formes présentent des faces, le contact peut être ponctuel ou plan.
- Interprétations collisions
L’effet est semblable pour les formes courbes et celles qui présentent des
faces.
72
Sur le plan extérieur, on assiste à l’apparition d’une forme résultante additive qui
peut se comporter de trois manières différentes par rapport aux éléments initiaux1
Ainsi qu’on l’a défini plus haut, la forme est vraisemblablement la première
propriété visuelle de l’objet et l’articulation des formes est indissociable des critères
énoncés à savoir :
- Le contour(ou limite),
- Les arêtes,
- Les plans.
Toute forme possède une limite qui lui confère une individualité propre sur le
plan visuel. La limité est le lieu de résolution des conflits de la forme avec le contexte,
de l’intérieur vers l’extérieur.
1
Un raisonnement semblable est envisageable pour les formes soustractives
73
A l’opposé, certains objets réagissent de manière différente et leur contour
peut à la limite troubler la perception volumétrique de la forme.
74
C’est pourquoi il faut manipuler les formes projetées sous l’aspect de maquettes
volumétriques le dessin trahissant ou pouvant trahir la réalité parce qu’il n’en rend que
très partiellement compte (points de vues fixes, etc.…)
Cela donne naissance au point le plus délicat peut-être le plus sensible sûrement
d’un point de vue symbolique : l’épi de faîte (ou faîtage) qui va du canari retourné à la
pointe en arborant de très multiples formes dont le but est toujours le même où que
l’on soit : marier le ciel et la terre.
1
On rapprochera cette idée de ce qui est dit de la centralisation et des hiérarchies.
75
Salle des greniers dans un village Mafa. Mandaka (Cameroun).
La convergence de chaque grenier est reprise par la salle dont le part est l’objet d’un
soin particulier
En plan, les mouvements de la ligne de terre disent aussi plus qu’on ne voudrait
l’admettre.
En A l’immeuble accueille de par sa forme générale tandis que son entrée va au devant de l’hôte.
L’entrée est positive.
En B, indifférence générale de la forme et timide tentative de l’auvent. La forme générale et l’entrée
sont en désaccord par indifférence de la première : La solution est pauvre et médiocre. 76
77
- Arêtes
Elles doivent faire l’objet d’un soin tout particulier car elles sont à l’origine de la
lecture des faces qui constituent et caractérisent les volumes.
On peut ramener à trois les types d’intervention possibles sur les arêtes.
- Positive
- Négative
- Neutre.
Intervention positive
78
Intervention négative
Neutralité
Ceci ne veut pas dire qu’il n’y ait pas intervention, mais que la distinction est
effectuée sans dominations particulière.
79
On remarquera que les préférences d’utilisation des choix d’application de ces
trois possibilités dépendent à la fois des traditions culturelles et du message dont on a
investi la forme.
- Plans.
L’articulation des plans est pratiquement inévitable, ne serait-ce que du fait des
ouvertures qu’on doit y pratiquer en architecture.
L’absence d’articulation d’un plan reste donc une exception qui n’en prend que plus
d’importance et doit être réservée à des effets particuliers.
L’articulation d’une face peut être faite de multiples façons ; on décidera ainsi
entre les deux dimensions (peinture, mosaïque…..) et la volumétrie (avant-corps,
retraits, bas reliefs) éléments tridimensionnels en général).
80
Le traitement du plan apparait indissociable de la volumétrie car c’est cette
dernière qui en forme les limites. On dira donc ici un mot des trois grandes expressions
qui s’en dégagent avant d’aborder le traitement spécifique des plans proprement dits
en retenant :
- l’expression verticale,
- l’expression horizontale,
- l’expression oblique,
Expression verticale
La tour est l’expression volumétrique verticale par excellence. Elle est à sa base
certitude d’appui, enracinement dans le réel et, tandis qu’elle s’élève elle se fait
tentative de libération des contraintes, inachevable essai d’élévation
81
Le mythe de la tour de Babel en rend bien compte et tout «gratte-ciel » moderne
sous des dehors pudiques et raisonnables (rentabilité présumée du sol sur des critères
économiques etc…) y est soumis
Sous cet angle la prouesse technique est comme l’inconscient révélateur d’un
souhait d’illusoire liberté où l’homme prend un certain plaisir à s’auto-glorifier.
82
Expression horizontale
L’horizontale est une parallèle à la terre : une ligne qui la mime et qui se dégage.
Musée des Arts. Sao Paulo (Brésil) Arch. : Lina Bo Bardi 1968. Une grande barre
horizontale portée par quatre points
Mais elle n’est qu’illusion d’un instant qui, pour durer des centaines de mètres
peut-être, n’en repose pas moins inévitablement quelque part finalement victime de
l’inexorable gravité.
Elle est instant de libération accomplie si on veut bien jouer le jeu qu’elle
propose ; là où la verticale tente, elle réussit mais l’illusion est toujours présente.
A New York, le Verrazzano Narrons Bridge relie Long Island à Statent Island d’un
grand geste suspendu de 1278 mètres de portée libre comme on dit.
Il est instant libérateur traversant l’espace avant de s’épuiser. Comme l’enfant qui
saute en quittant pour la première fois le sol omniprésent, retombe aussitôt, il est
prouesse immense à, l’échelle de l’homme et insignifiante au regard de l’Univers.
83
Expression diagonale
La diagonale est à lieu des égards la résultante stable des autres directions
Coupe de la pyramide de Chéops. ≈ 2600 avant notre ère (h≈146m). Une diagonale stable
pour le volume. Des diagonales dynamiques dans le volume
On reconnait ainsi aux matériaux meubles des pentes dites de talus qui sont celles
qu’ils prennent d’eux-mêmes. Chaque matériau possède ainsi une pente propre pour une
humidité donnée.
Le sable qui s’écoule entre les doigts est l’immédiat témoin du phénomène : il se
rassemble en pyramides
84
Maison Ganda vers 1900. Ouganda Câre de protection intégré à l’environnement.
Le plan, comme on l’a dit est globalement solidaire de la forme qui en fixe les
limites.
L’articulation tramée en sera fonction bien entendu : une tour, par exemple sera
rarement traitée sur des horizontales dominantes qui contrediraient son élancement et
gâteraient, en quelque sorte, le plaisir qu’on en a.
Tour CB1. La défense (Paris-France) Arch. : S.O.M (USA) et Sombot, Julien (Paris). 1974- Rare exemple de 85
préparation progressive du couronnement contredisant l’élancement au fur et à mesure de l’été
On peut distinguer trois niveaux d’intervention possibles :
- La régulation implicite ;
Chacune de ces interventions peut être totale, partielle ou sans influence notable
à l’instar de ce qui a été dit pour la centralisation et de même l’extension au volume
global est envisageable.
On a choisi ici donc d’insister sur trois grandes manières de traiter la partie
concernée du plan plutôt que sur l’extension propre au dit traitement.
Régulation implicite
La régulation implicite est celle qui introduit ou utilise un réseau invisible ou quasi
invisible qui structure l’articulation de la partie concernée du plan.
Elle est donc extrêmement discrète et peut dans certains cas être quasi explicite.
Le plan est alors articulé par morcellement avec cadres contraints et narration
non assujettie directement.