SCRIPT 03/05: Guerre franco-malgache fin du XIXème siècle
Affiche Grand titre : Les Guerres Franco-malgaches de la fin du XIXème siècle
INTRODUCTION :
Ensemble : Bonjour les ISAE, bonjour UCM ! Bienvenue sur Tales of Madagascar, votre chaine de
podcast historique préférée. Aujourd’hui, zoom sur un moment fort de notre passé : les guerres franco-
malgaches de la fin du XIXᵉ siècle. Accrochez-vous, on vous raconte tout !
Contexte et prémices :
Noémie : Déjà Carolane, qui dit XIXème siècle dit période du Royaume de Madagascar. En effet, après
1817, l’île était unifié, solide, mais sous tension. Officiellement dirigé par la reine Ranavalona II, puis
III, en réalité, c’est le Premier ministre Rainilaiarivony qui tient la barre.
Affiches réutilisables : Reine Ranavalona II, Reine Ranavalona III, Premier ministre
Rainilaiarivony
Carolane : Exact Noémie. Et pendant ce temps-là, dehors, la France et l’Angleterre se battent pour
dominer l’océan Indien. Depuis que les Anglais ont pris l’île Maurice aux Français en 1810, ils veulent
sécuriser leur route commerciale vers l’Inde.
Affiche : France VS Angleterre
Noémie : Mais la France n’a pas dit son dernier mot. Elle veut Madagascar. Et Rainilaiarivony, malin,
joue sur cette rivalité pour tenter de préserver l’indépendance du pays.
Carolane : Et ça se complique en 1878 avec un décès pas anodin : Jean Laborde, industriel français,
ancien consul, proche de la reine. Il meurt en laissant derrière lui des immeubles destinés à ses neveux
français."
Affiche : Décès Jean Laborde 1878
Noémie : Le hic Carolane? Le gouvernement malgache refuse de leur céder les terrains. Pourquoi ?
Parce que la terre, c’est sacré, elle appartient à la reine. Résultat : litige.
Carolane : La France réagit : elle exige des droits de succession, propose même des baux
emphytéotiques. Mais le gouvernement malgache refuse. Tension.
Noémie : En 1881-1882, des négociations s’ouvrent entre Ravoninahitriniarivo, ministre malgache des
Affaires étrangères, et M. Duclerc, son homologue français.
Carolane : Mais ça n’a pas marché Noémie. Le traité proposé, censé permettre des baux à long terme
pour les Français, est rejeté. Et ça, c’est l’étincelle
Affiche « déchirable » : Traité avec [Link]
Ensemble : C’est le début de la fin.
Affiche titre : La guerre franco-hova de 1883-1885
PARTIE 1: la guerre franco-hova de 1883-1885
Carolane : En 1883, l’échec du traité avec M. Duclerc chauffe les esprits. Le gouvernement de Jules
Ferry décide d’agir. Il revendique tout le nord de Madagascar
Noémie : Il envoie alors l’Amiral Pierre pour occuper les ports. C’est lui qui déclenche l’opération
militaire sans aucune déclaration de guerre préalable en plus.
Affiche et Acting : Bombardement des côtes en 1883
Carolane : Dès mai 1883, il bombarde la côte nord-ouest : Amorotsangana, Ambodimaro, les postes
Merina sur place sont détruits.
Noémie : Les officiers du palais réagissent en essayant d’expulser les Français. Échec. Le 15 mai, la
ville de Majunga tombe sous l’Amiral Pierre.
Affiche : 1885, ville de Majunga occupée
Carolane : Fin mai, il envoie un ultimatum à la reine Ranavalona II. Tu sais ce qu’il a exigé ?
1. La cession des territoires au nord du 16e parallèle,
2. Le droit de propriété pour les Français,
3. Une indemnité de 200 000 dollars."
Affiches : 1/ conditions
Noémie : Aïe, coup dur ! Après, Rainilaiarivony refuse encore. Du coup ? Bombardement de
Tamatave. En juin 1883, la ville est occupée.
Affiche et Acting 2 : Bombardement des côtes en 1883
Carolane : Ensuite, en juillet, Ranavalona II meurt. Sa nièce, Ranavalona III, monte sur le trône, après
avoir épousé le Premier ministre. Ambiance tendue sur l’île, mais il y a de vives manifestations
patriotique.
Affiche et Acting : Couronnement et Manifestations
Noémie : La guerre continue toujours. Mais côté français, c’est pas la fête non plus. Après de grosses
pertes, ils restent bloqués sur les côtes. Avec l'aide des Antakarana, ils en profitent pour bloquer le
commerce et prennent le contrôle de la baie d'Ampasindava, de Diego Suarez et de Vohémar.
Carolane : Les Malgaches, eux, reçoivent un petit coup de pouce du colonel Willoughby et de son
ambassade, envoyé britannique. Soutien logistique, moral et politique, ils repoussent ensembles
plusieurs attaques française.
Noémie : Malheureusement, ça ne suffit pas. Le royaume fait face à la pauvreté, aux tensions internes.
La guerre use tout le monde.
Carolane : Finalement, le 17 décembre 1885, un traité est signé. Résultat ? Madagascar devient un
protectorat français. Officiellement. La souveraineté s’effondre… en douceur.
Affiche et Acting : 17 décembre 1885, Traité du 1er Protectorat
Affiche titre : Le 1er Protectorat de 85-95
PARTIE 2: le traité de 1885 : le protectorat
Noémie : Mais ce traité, parlons-en, Carolane. Il est imposé pendant un conflit entre les monarchies
Sakalava, alliées à la France et le gouvernement central d’Antananarivo. Conséquences ?
Carolane : Primo: la baie de Diego-Suarez est annexée. Et devient une base militaire française.
Acting : Marche militaire
Noémie : Secundo: L’administration malgache est chamboulée. La France place des résidents dans les
grandes villes, avec un résident général ici, à la capitale.
Acting : Chef et soumis
Carolane : Et l’économie ? Catastrophe. Madagascar est contraint d’emprunter 15 millions de francs…
dont 10 millions pour rembourser des investisseurs français lésés.
Noémie : Pire encore : la France prend le contrôle des douanes sur plusieurs ports. Adieu les revenus
du commerce extérieur.
Affiche et Acting : Bye-bye «Revenus issus du commerces extérieurs »
Carolane : Attends Noémie, ce n’est pas fini. La France peut maintenant implanter ses banques, ses
écoles, son christianisme, son style de vie… Mais uniquement pour une partie de l’élite.
Acting : Bourgeois
Noémie : Et en 1890, ça se corse. La France et l’Angleterre signent un nouvel accord diplomatique.
Zanzibar pour les Anglais. Madagascar pour les Français. L’affaire est pliée.
Acting : Serrage de mains
Affiche titre : La guerre précoloniale de 1895
PARTIE 3: la guerre de 1995, av. la colonisation
Carolane : Seulement, le protectorat ne suffit pas encore aux français. Trop d’indépendance encore.
Alors en novembre 1894, la France vote des crédits pour une expédition militaire.
Affiche officiel : recrutement de soldat
Noémie : Imagine Carolane, 15 000 soldats débarquent sur l’île en 1895. Des Français, des Algériens,
des Somaliens. Ets ils sont encore soutenus par les Antakarana.
Carolane : En face pourtant, les Merina ont eux aussi une armée relativement moderne : fusils,
artillerie. Mais ils choisissent la stratégie de l’évitement. Pas de confrontation directe pour nous
Noémie.
Acting : Soldats armés peureux/ fuyant
Noémie : Erreur fatale. Grâce à ça, les Français avancent lentement, malgré les maladies tropicales :
paludisme, dysenterie, fièvre. Bam 6000 morts aux lits contre seulement 25 au vrai combat.
Acting : Malades et morts
Carolane : Eh oui, en septembre 1895, ils arrivent devant Antananarivo avec une colonie légère mais
armée de canon.
Noémie : Menacée par les bombardements, la reine Ranavalona III capitule. Elle signe alors un
protectorat encore plus strict. Fin de l’indépendance.
Acting : Reine qui signe sous pression
Affiche titre : L’après-guerre et l’Annexion
PARTIE 4: l’après-guerre : le début de la colonisation
Carolane : En fait Noémie, c’est en août 1896 que Madagascar devient officiellement une colonie
française. Le gouverneur général Joseph Gallieni débarque. Objectif : « pacification ».
Noémie : Mais la révolte grondait déjà Carolane. En 1895, le mouvement des Menalamba était déjà né,
ou ‘Les toges rouges’. Tu sais, les gens du peuple fidèles à la monarchie, aux traditions, contre le
christianisme imposé. La suite ?
Acting : guerre Menalamba vs Français
Carolane : En 1896-97, ils opposent une résistance acharnée aux français, surtout dans les Hautes
Terres. Face à la guérilla, Gallieni réagit avec violence : exécutions, incendies, arrestations.
Acting : violence
Noémie : En 1897, le Général finit même par exilé la reine Ranavalona III à La Réunion puis en
Algérie. C’est la fin de la monarchie Merina.
Carolane : Gallieni restructure tout. Fini les chefs Merina. Nouvelle administration, écoles françaises,
travaux forcés pour ne pas dire esclavage. Présence militaire française renforcé. L’empire s’installe.
CONCLUSION :
Ensemble : Voilà tout le monde ! Vous venez d’écouter un des tournants majeurs de notre histoire.
Une aventure de résistance, de stratégie, de déséquilibre, et surtout… de mémoire.
Noémie : Merci de nous avoir suivis jusqu’au bout. Si vous êtes encore là n’oubliez pas de mettre un
pouce bleu et de vous abonner !
Carolane : Activez la cloche des notifications et on se retrouve bientôt pour notre prochain podcast sur
Tales of Madagascar.
Ensemble : Bisous !