Exercices Python pour le concours Centrale
Exercices Python pour le concours Centrale
MATHÉMATIQUES
RMS
Vous trouverez dans ce document des exercices posés aux oraux du concours Centrale en
2024 et dont la résolution demande l’usage de Python (épreuve II).
Centrale II (2024)
1. Soit p un nombre premier impair. Un entier a est un carré modulo p s’il existe m ∈ N tel
que a ≡ m2 [p].
a) i) Écrire une fonction P YTHON qui teste si l’entier p est premier.
ii) On s’intéresse aux nombres premiers de la forme p = 12a + b avec a < 1000 et
b ∈ {1, 3, 5, 7, 9, 11}. À l’aide de P YTHON , afficher les couples (p, b) pour lesquels 3 est
carré modulo p.
Que remarque-t-on ? On suppose ce résultat toujours vrai.
iii) À l’aide de P YTHON , afficher les entiers n ∈ [ 1, 9999]] tels que 2n − 1 divise 3n − 1.
b) Soit n > 2 tel que 2n − 1 divise 3n − 1.
Montrer que n est impair.
c) i) Pour x, y ∈ (Z/pZ)∗ , on définit x ∼ y si et seulement si x2 = y 2 .
Montrer que ∼ est une relation d’équivalence sur (Z/pZ)∗ . Déterminer le cardinal d’une
classe d’équivalence et en déduire celui de l’ensemble {x2 , x ∈ (Z/pZ)∗ }.
p−1
ii) Montrer que, si a ∈ Z est carré modulo p tel que a ∧ p = 1, alors a 2 ≡ 1 [p].
p−1 p−1
iii) En admettant que l’équation x 2 = 1 admet au plus solutions dans (Z/pZ)∗ ,
2
déterminer le nombre exact de solutions de cette équation dans (Z/pZ)∗ .
p−1
iv) Montrer que, pour a ∈ Z non multiple de p, a 2 ≡ 1 [p] si a est carré modulo p et
p−1
a 2 ≡ −1 [p] sinon.
d) On suppose que p divise 2n − 1. Montrer que 3 est un carré modulo p.
2 Revue de la filière Mathématiques
n n
X 1 X 1 An Cn
2. On note Hn = et Sn = . On écrit Hn = et Sn = sous forme
k k2 Bn Dn
k=1 k=1
irréductible.
a) Calculer An , Bn , Cn , Dn pour n variant de 1 à 30.
b) Calculer le reste de la division euclidienne de An−1 par n2 pour n variant de 1 à 100. Que
conjecturer ?
c) Calculer le reste de la division euclidienne de Cn−1 par n pour n variant de 1 à 100. Que
conjecturer ?
2n − 1
d) Calculer le reste de la division euclidienne de par n3 pour n variant de 1 à 100.
n−1
Que conjecturer ?
Fixons désormais un nombre premier p > 5.
e) Démontrer que, pour k entier dans [[1, p−1]], k 2 ≡ 1[p] si et seulement si k vaut 1 ou p−1.
f) En déduire que (p − 1)! ≡ −1[p].
p−1
X
g) Démontrer que p divise k2 .
k=1
s
n−1 2
p
2
x X kx
3. On pose h : x 7→ x 1 − x , Gn : x 7→ 1− , αn = Gn (1) et enfin
n n
k=0
Fn : x 7→ 2Gn (x) − h(x).
a) i) Coder la fonction Fn en P YTHON .
ii) Expliquer ce qu’est la recherche dichotomique de l’antécédent de t ∈ [0, αn ] par Fn ,
c’est-à-dire justifier qu’il existe deux suites (ak (n, t)) et (bk (n, t)) telles que
1
ak (n, t) 6 Fn−1 (t) 6 bk (n, t) et ak (n, t) − bk (n, t) = .
2k
On pose
ln(10)
kd = d × + 2, nd = 4 × 10d et φd (t) = bkd (nd , t).
ln(2)
iii) Coder la fonction φd en P YTHON .
b) On définit la fonction Sd impaire, 4αn -périodique telle que Sd coïncide avec φd sur [0, αn ]
et, pour tout t ∈ ]αn , 2αn ], Sd (t) = φd (2αn − t).
i) Coder la fonction Sd en P YTHON .
ii) Afficher simultanément le graphe de S3 et sin sur [−2π, 2π]. Que constatez-vous ?
ii) À l’aide de P YTHON , conjecturer que M ∈ [4/9, 1/2]. On pourra considérer des
1
fonctions de la forme ha = t 7→ t−a pour t > 1 et ha (t) = 1 sinon, t 7→ e−at et t 7→ .
1 + ta
iii) À l’aide des fonctions ha , montrer que M > 4/9.
Z +∞
b) On considère G : x 7→ √ f (t) dt pour f ∈ E. Montrer que la fonction G est de
x
classe C 1 et que lim y G(y) = 0.
y→+∞
5. a) Résoudre l’équation y 0 + y = ex .
b) Tracer la courbe représentative de p : x 7→ xex et trouver graphiquement les antécédents
de ±e−1 .
c) Montrer que p induit une bijection de ] − ∞, 1] sur un intervalle qu’on précisera. On note
Φ sa réciproque.
N
X xn
d) On pose, pour N ∈ N, SN (x) = nn−1 . Déterminer le rayon de convergence R
n=0
n!
n
X x
de nn−1 et tracer la courbe de x 7→ S8 (p(x)) sur l’intervalle [0, 1/3]. La tracer sur
n!
l’intervalle [0, 1]. Le choix N = 8 est-il raisonnable ? Quelle conjecture peut-on émettre ?
e) i) Soient λ > 0 et (x0 , y0 ) ∈ R × R∗ .
Résoudre : (x0 = λx + y, y 0 = λy) avec x(0) = x0 , y(0) = y0 .
ii) À l’aide de Φ, montrer que l’on peut écrire, pour t suffisamment grand, y(t) = F (x(t))
où F est une fonction indépendante de t.
(et − 1)m − (−1)m
f) i) Soit m ∈ N∗ . Calculer f (m−1) (0) où f (t) = .
0
m!
ii) Résoudre xy − y = 0 sur ] − R, R[.
(−1)k nn+k−1 xn+k
iii) Montrer que la famille est sommable pour |x| as-
n!k! (k,n)∈N×N∗
sez petit. En sommant selon les paquets Im = {(k, n) ∈ N × N∗ , k + n = m}, justifier la
conjecture faite précédemment.
X T AX
6. Soient A ∈ Sn (R) et B ∈ Sn (R). On note q l’application X ∈ Rn \ {0} 7→ .
XT BX
1 2
a) i) Écrire une fonction Q(A,B,X) qui renvoie q(X) et la tester avec A = et
2 1
18 4
B= . Déterminer les valeurs propres de B −1 A.
4 12
ii) Construire
une matrice M de taille 40 × 40 telle que Mi,j = q(Xi,j ) avec Xi,j =
i
40
j . Déterminer la plus grande et la plus petite valeur de M à l’aide des commandes
−
40
[Link] et [Link].
iii) Conjecturer les valeurs minimale et maximale prises par q.
b) i) Montrer que q est bien définie, bornée et qu’elle atteint ses bornes.
ii) Montrer qu’il existe M ∈ Sn++ (R) telle que B = M 2 .
4 Revue de la filière Mathématiques
ap 0 · · · · · · 0 bq 0 · · · 0
.. .. .. .. .. .
. ap . . . bq . ..
.. .. .. .
.. .. ..
. . . . . . ..
.. ..
a0
. 0 . bq
.. ..
S(P, Q) = 0 . a p b 0 . ∈ Mp+q (C).
. . . . . .
.. .. .. .. . .
0 . .
. .. .. .. .. .. ..
.. . . . . . .
0 ··· ··· 0 a0 0 ··· 0 b0
| {z } | {z }
q colonnes p colonnes
a) Écrire une fonction P YTHON qui, pour deux polynômes P et Q, renvoie S(P, Q) et
det(S(P, Q)).
b) On pose P1 = X 3 −6X 2 +11X −6, P2 = X 3 −X 2 −10X −8, P3 = X 3 −4X 2 −X +4.
Que peut-on dire de P1 et P3 , puis de P2 et P3 , en ce qui concerne leurs racines ?
Tester la fonction précédente sur (P1 , P2 ), (P1 , P3 ) et (P2 , P3 ).
Que peut-on conjecturer ?
c) On pose En = Cn−1 [X] pour n ∈ N∗ et E0 = {0}, et on définit l’application
R : (U, V ) ∈ Eq × Ep 7→ U P + V Q ∈ Ep+q .
Montrer que R est bien définie et linéaire.
Calculer la matrice de R de Eq ×Ep muni de la base ((1, 0), ..., (X q−1 , 0), (0, 1), ..., (0, X p−1 ))
dans Ep+q muni de la base canonique.
d) On note Res(P, Q) le déterminant de la matrice précédente.
Montrer que les propositions suivantes sont équivalentes :
(i) R n’est pas un isomorphisme,
(ii) deg(PGCD(P, Q)) > 1,
(iii) P et Q ont une racine commune,
(iv) Res(P, Q) = 0.
e) On suppose P constant. Montrer que Res(P, Q) = aq0 .
2 2
9. Soient φ : x 7→ e−x /2 et, pour n ∈ N, Hn : x 7→ (−1)n ex /2 φ(n) (x).
Pour P, Q ∈ R[X], on pose
Z +∞
1 2
hP, Qi = √ P (t)Q(t)e−t /2 dt.
2π −∞
a) On admet provisoirement que les Hn sont des fonctions polynomiales vérifiant la relation
Hn+1 = XHn − nHn−1 pour n ∈ N∗ .
i) Écrire une fonction P YTHON H(n,x) calculant Hn (x).
ii) Afficher les courbes de Hn pour n ∈ [ 0, 10]].
iii) Calculer efficacement la matrice (hHi , Hj i)06i,j610 .
6 Revue de la filière Mathématiques
En admettant que h , i est un produit scalaire sur R[X], vérifier que la famille (H0 , ..., H10 )
est orthogonale.
b) Justifier la convergence de l’intégrale définissant hP, Qi pour P, Q ∈ R[X] et montrer
que h , i est un produit scalaire sur R[X].
c) Montrer la relation de récurrence vérifiée par la suite (Hn ) admise en a) .
d) Calculer hHn , H0 i et montrer que la famille (Hn )n∈N est orthogonale.
N
λ X
λ 7→ −λ
et λ 7→ an λn
e −1 n=0
n 1
f 0 (0) + f 0 (1) X
Z
f (1) − f (0) = − ak (f (k) (1) − f (k) (0)) + (−1)n An (t)f (n+1) (t)dt.
2 0
k=2
12. Soient (Xk )k∈N∗ une suite de variables aléatoires i.i.d. à valeurs dans N, et N une variable
aléatoire à valeurs dans N, indépendante des Xk . On suppose que ces variables aléatoires ont
XN
toutes un moment d’ordre 2. On pose SN = Xk .
k=1
a) i) Avec a 6 b ∈ N, λ > 0, X1 ∼ U([[a, b]]) et N ∼ P(λ), écrire une fonction P YTHON
qui simule SN .
ii) Vérifier avec P YTHON que E(SN ) = E(N )E(X1 ).
iii) Pour α < 0 < β, on pose T = min{k ∈ N∗ , Sk 6 α ou Sk > β} en convenant que
T = 0 si ∀k ∈ N∗ , Sk ∈]α, β[.
Dans le cas où X1 ∼ U({−1, 0, 1}), écrire une fonction P YTHON simulant la variable T et
3|αβ|
l’utiliser pour vérifier que E(T ) = .
2
b) Montrer que ∀t ∈] − 1, 1[, GSN (t) = GN (GX1 (t)).
c) Montrer que E(SN ) = E(N )E(X1 ).
d) On suppose X1 bornée mais plus nécessairement à valeurs entières.
XT
On admet que T est d’espérance finie, et on pose ST = Xk .
k=1
Justifier que ST est d’espérance finie
et que E(ST ) = E(T )E(X1 ).
+∞
X
Ind. On montrera que E(ST ) = E Xj (1 − 1T <j ) .
j=1
13. Soient (Xn )n∈N une suite i.i.d. de variables de Bernoulli de paramètre 1/2, et (an )n∈N ∈
XN
(R+∗ )N . Pour N ∈ N, on pose YN = 2 an Xn .
n=0
1
a) On suppose que ∀n ∈ N, an = .
n+1
i) Écrire une fonction P YTHON Y(N) simulant la variable aléatoire YN .
ii) Afficher le graphe des valeurs de la suite (E(YN4 )/E(YN2 )2 )N ∈{10,20,30,...,500} .
Conjecture ?
b) On revient désormais au cas général.
8 Revue de la filière Mathématiques
Montrer que
N N
!2
X X
E(YN2 ) = a2n + an .
n=0 n=0
est surjective.
15. Soit A ∈ Mn (C). On considère une suite (Xk )k∈N de matrices telle que, pour tout
k ∈ N, Xk+1 = 2Xk −Xk AX k.
1 2
a) On considère A = .
3 4
1 T
i) Calculer les dix premiers termes de la suite (Xk )k∈N pour X0 = A . Comparer à
15
−1
A .
1
ii) Même question que précédemment avec X0 = AT .
14, 5
iii) Montrer que AAT ∈ Sn++ (R) et que 14, 5 6 ρ(AAT ) 6 15.
b) Désormais, A désigne une matrice quelconque de Mn (C).
i) Pour k ∈ N, posons Ek = Xk − A−1 . Exprimer Ek+1 en fonction de Ek .
ii) Montrer que, pour k k une norme d’algèbre, il existe K ∈ R+∗ tel que :
∀k ∈ N, kXk+1 − A−1 k 6 KkXk − A−1 k.
iii) Montrer que si Xk → A−1 , alors ρ(AX0 − In ) < 1.
c) i) On admet provisoirement le résultat suivant : si ρ(AX0 − In ) < 1, alors Xk → A−1 .
AT
Déterminer les c > 0 tels que, pour X0 = , on a Xk → A−1 .
c
AT
ii) Soit k k une norme sur Rn et N la norme subordonnée. Pour X0 = ,
N (A)N ( tA)
montrer que Xk → A−1 .
Revue de la filière Mathématiques 9
16. a) Coder une fonction qui prend en argument un entier n et renvoie un permutation au
hasard de Sn .
b) Coder un fonction qui prend en arguments deux matrices symétriques réelles A et B et
n
Y
renvoie la valeur du produit (ak + bσ(k) ) où σ désigne une permutation tirée au hasard et
k=1
a1 < a2 < · · · < an et b1 < b2 < · · · < bn les valeurs propres de A et B respectivement.
c) On pose
1 2 3 7 8 9
A = 2 10 5 et B = 3 16 5 .
3 5 6 9 5 13
n
Y
Comparer la valeur de (ak + bσ(k) ) avec det(A + B). Existe-il une permutation σ telle
k=1
n
Y
que (ak + bσ(k) ) = det(A + B) ?
k=1
d) Soit M ∈ Mn (R). Calculer, pour tous i, j ∈ [[1, n]], tr(M Ei,j )
e) Soit M ∈ Mn (R) telle que, pour toute matrice T ∈ An (R), tr(M T ) = 0. Que peut-on
dire de M ?
f) Soit A, B ∈ Sn (R) qui commutent. Montrer qu’il existe une permutation σ telle que
n
Y
det(A + B) = (ak + bσ(k) ).
k=1
Ind. On pourra montrer qu’il existe une base dans laquelle A et B sont simultanément diago-
nales.
g) On pose, pour M ∈ Mn (R), On (M ) = {U M U −1 , U ∈ On (R)}. Montrer que On (M )
est un compact. En déduire qu’il existe une matrice B0 ∈ On (B) telle que
det(A + B0 ) = sup det(A + C).
C∈On (B)
uuT
17. On pose H0 = In et, pour u ∈ Rn \ {0}, Hu = In − 2 .
uT u
a) Montrer que, si u 6= 0, Hu est la matrice de la réflexion par rapport au plan Vect(u)⊥ .
b) Montrer que toute réflexion est un Hu pour un certain u.
c) Programmer la fonction u 7→ Hu .
d) Si v ∈ Rn \ Vect(e1 ) et u = v − kvke1 , montrer que Hu v = kvke1 .
hu, xi
Ind. Montrer que Hu x = x − 2 u.
kuk2
e) que, pour A ∈ Mn (R), il existe α ∈ R et B ∈ Mn−1 (R) tels que Hu A =
Montrer
α ∗
.
0 B
10 Revue de la filière Mathématiques
Z n−1 +∞
1 1Y X
19. Pour n > 1, on pose an = (t − k)dt et S(x) = an xn .
n! 0 n=1
k=0
a) i) Calculer les 10 premiers termes de la suite (an ).
ii) Donner une conjecture de la limite de la suite (nan ).
1
iii) Conjecturer α ∈ [[−4, 4]] tel que |an | ∼ .
n lnα n
b) Montrer que le rayon de convergence de S, qu’on note R, est supérieur ou égal à 1.
c) Calculer S(x) pour |x| < 1.
d) Montrer que R = 1 de deux manières différentes.
e) Pour t ∈ [0, 1], on pose u1 (t) = − ln(1 − t), pour n > 2,
t 1
un (t) = ln 1 − − t ln 1 − .
n n
X
On note h = un . Montrer que h est continue sur [0, 1].
f) En déduire l’équivalent de (|an |) conjecturé à la question a) iii) .
i
20. Considérons la matrice A = (ai,j )i,j∈[[0,n]] telle que ai,i−1 = pour tout i ∈ [[1, n]],
n
i
ai,i+1 = 1 − pour tout i ∈ [[0, n − 1]], et ai,j = 0 sinon.
n
a) Écrire une fonction prenant n en argument et renvoyant la matrice A correspondante. Faire
une conjecture sur Sp(A) pour n grand.
Revue de la filière Mathématiques 11
21. On a deux urnes U1 , U2 et 2n jetons répartis entre les deux urnes. Initialement l’urne U1
contient r jetons, avec r compris entre 0 et 2n fixé. On tire un numéro de jeton, s’il appartient
à l’urne U1 , on le place dans l’urne U2 et vice-versa. On note Xp la variable aléatoire qui
donne le nombre de jetons contenu dans l’urne 1 après p tirages.
a) Réaliser une fonction jeu(n,r,p) qui renvoie Xp .
b) Calculer l’espérance de Xp pour n = 9, r = 4 et pour tous p allant de 100 à 200.
c) Tracer pour différents n et r, l’espérance de Xp en fonction de p pour p appartenant à
[0, 4n]. Conjecture ?
d) Déterminer l’espérance de X1 .
e) Montrer que pour k appartenant à [1, 2n − 1], on a
2n − k + 1 k+1
P(Xp+1 = k) = P(Xp = k − 1) + P(Xp = k + 1) .
2n 2n
1 − s2 0
GXp+1 (s) = sGXp (s) + GXp (s).
2n
22. On cherche à modéliser l’évolution d’une population à travers les générations. Pour l’in-
dividu j de la génération n, on note Xj,n une variable aléatoire suivant la loi de Poisson
de paramètre λ représentant son nombre d’enfants. On note Sn la variable aléatoire corres-
pondant au nombre d’individus de la génération n. On a S0 = 1 et, pour tout n ∈ N∗ ,
Sn−1
X
Sn = Xj,n−1 .
j=1
a) Écrire une fonction qui prend deux paramètres λ et n et qui renvoie une liste [b0 , . . . , bn ]
telle que bi désigne le nombre d’individus de la génération i dans une simulation du proces-
sus. Tracer sur une même figure les résultats obtenus pour 15 expériences jusqu’à la généra-
tion 30 avec λ = 0, 9. Que remarque-t-on ? Recommencer avec λ = 1, 1.
12 Revue de la filière Mathématiques
b) Montrer :
+∞
X (iλ)k
∀k ∈ N, P(Sn = k) = e−λi P(Sn−1 = i).
i=0
k!
Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , Sn admet une espérance et que E(Sn ) = λE(Sn−1 ). En
déduire le comportement asymptotique de (E(Sn )).
c) Notons ϕ la fonction génératrice d’une variable aléatoire suivant la loi de Poisson de
paramètre λ et, pour tout n, ΦSn la fonction génératrice de Sn . Montrer que, pour tout n ∈
N∗ , ΦSn = ΦSn−1 ◦ ϕ.
d) i) On note E l’événement « la lignée s’éteint » et En l’événement « la lignée s’éteint à la
génération n ». On pose un = P(Sn = 0). Montrer la convergence de (un ) et prouver que
P(E) = lim un .
n→+∞
ii) Calculer u0 et montrer que un = ϕ(un−1 ).
23. On pose
3a + b −4a − b 2a
Ma,b = 2a + b −3a − b 2a .
b −b a
2 2
a) Coder une fonction renvoyant Ma,b . Calculer M0,1 , M1,0 , M0,1 M1,0 et M1,0 M0,1 .
2
b) On note F = {Ma,b , (a, b) ∈ C }. Montrer que F est un espace vectoriel, déterminer sa
dimension ainsi qu’une base.
c) L’ensemble F est-il une sous-algèbre de M3 (C) ?
d) Déterminer la plus petite sous-algèbre de M3 (C) contenant F. Est-elle commutative ?
k
e) Calculer Ma,b pour tout k ∈ N.
k
f) Donner une formule calculant Ma,b en fonction des matrices précédentes. La vérifier avec
P YTHON
g) Les matrices M0,1 , M1,0 sont-elles diagonalisables ?
+∞
t3
Z
24. Soit A : x 7→ cos+ xt dt.
0 3
a) i) Montrer que A(x) existe pour tout x ∈ R+ .
t2 + x
Ind. On pourra faire une intégration par parties en écrivant 1 = .
t2 + x
ii) Tracer le graphe de A sur ]0, 5] (utiliser l’expression trouvée à la question précédente).
Que se passe-t-il si l’on fait la même chose sur [−5, 5] ?
b) On s’intéresse maintenant à l’existence de A sur R−∗ , c’est-à -dire à A(−x) pour x > 0.
t3
On fixe donc x > 0 et l’on pose P : t 7→ − xt.
3
(2n + 1)π
i) Montrer que, pour tout n ∈ N, il existe un unique an > 0 tel que P (an ) = .
√ 2
ii) Écrire une fonction a(n,x) renvoyant an . Vérifier avec P YTHON que an ∼ 3nπ.
3
Revue de la filière Mathématiques 13
Z an+1 3
t
iii) Écrire une fonction u(n,x) renvoyant un = cos − xt dt. Formuler une
3
3 an
t
conjecture sur (un ). Tracer le graphe de t 7→ cos − xt pour x = 1.
3
Que représente un pour cette
√ fonction ?
3
iv) Montrer que an ∼ 3nπ et trouver un équivalent de an+1 − an .
v) Démontrer la conjecture sur la suiteX (un ).
vi) Montrer la convergence de la série un puis l’existence de A(−x).
25. Soient (Ω, A, P) un espace probabilisé et (Yn ) une suite de variables aléatoires indépen-
Xn
dantes suivant la loi de Rademacher. On pose S0 = 0 et pour tout n ∈ N∗ , Sn = Yk .
k=1
La variable Sn modélise le gain d’un joueur jouant à pile ou face, gagnant 1 point lorsqu’il
fait pile, en perdant 1 sinon. On s’intéresse à la durée pendant laquelle le gain est positif. On
pose :
Kn = Card ({k ∈ {1, . . . , n} , Sk−1 > 0 et Sk > 0}) .
a) Coder une fonction K(n) renvoyant la valeur Kn .
On remarque qu’elle ne prend que des valeurs paires, ce que l’on admet par la suite.
b) Coder une fonction occurences(nb, n) qui simule nb fois le jeu pour 2n lancers et
renvoie une liste L où L[k] est la proportion de simulations pour lesquelles K2n = 2k. La
tester pour nb=2000 et n=200.
c) Tracer sur un même graphique n×L[k] en fonction de k/n et la courbe représentative de
1
la fonction f : x 7→ p sur ]0, 1[.
π x(1 − x)
1 2k 2n − 2k
On admet que P(K2n = 2k) = 2n . Soient 0 < a < b < 1.
2 k n−k
d) Montrer :
bnbc
K2n X 1 2k 2n − 2k
∀n ∈ N∗ , P a< 6b = .
2n 22n k n−k
k=bnac+1
e) Prouver que
bnbc
K2n 1 X 1
P a< 6b ∼ q .
2n n→+∞ πn k
1− k
k=bnac+1 n n
f) Montrer que
Z b
K2n
lim P a < 6b = f (t) dt.
n→+∞ 2n a
n
(−1)n X
26. On pose, pour n ∈ N, un = et Sn = uk .
n+1
k=0
14 Revue de la filière Mathématiques
X
a) Montrer la convergence de un et donner une approximation à 10−6 près de la somme.
+∞
X
b) Montrer que uk = ln(2).
k=0
On réorganise les termes de la suite (un ) sous le nom de (vn ) en prenant à la suite deux
termes positifs et un terme négatif de sorte que les premiers termes de la suite v sont v0 =
1 1 1 1 1
1, v1 = , v2 = − , v3 = , v4 = − , v5 = − . . .
3 2 5 7 4
c) Écrire la fonction v(n) et donner les valeurs de v(n) pour n = 250, 251, 252.
Xn
d) Soit tn = Vk . Donner des approximations de tn pour n = 250, 251, 252.
k=0
Sn
e) Examiner le rapport et énoncer une conjecture.
tn
f) Prouver cette conjecture.
1 +∞
1−t xn
Z X
27. Soient F : x 7→ 3
dt et S : x 7→ .
0 1 − xt n=0
(3n + 1)(3n + 2)
a) i) Tracer le graphe de F sur ] − 1; 1[.
ii) Tracer les graphes de S2 , S5 , S8 et superposer les courbes (Sn étant la somme partielle de
rang n associée à S). Que peut-on conjecturer ?
b) Montrer que F est définie et continue sur [−1; 1].
c) Démontrer la conjecture faite en a) ii) .
d) Calculer F (1) et F (−1).
e) i) Montrer que F est dérivable sur [−1; 1[.
ii) La fonction F est-elle dérivable en 1 ?
0 1 0
i) A est constante avec A = −1 0 0 ,
0 0 0
2t
1 + t2 0 0
ii) A : t 7→ 0
1
.
2
0
1+t
0 0 0
b) Montrer que les deux assertions suivantes sont équivalentes :
- pour toute solution Φ de (1), kΦk est constante,
- pour tout t ∈ R, A(t) est antisymétrique.
a) Écrire une fonction en P YTHON qui renvoie l’image d’une matrice par u.
b) À l’aide du script, évaluer u pour n = 2 et n = 3. L’endomorphisme u est-il un automor-
phisme ?
c) Déterminer la nature géométrique de u ainsi que ses éléments caractéristiques pour n = 2.
d) Exprimer det(u(A)) en fonction de det(A).
e) Déterminer un polynôme annulateur de u de degré 2.
f) L’endomorphisme u est-il diagonalisable ?
g) Soit J la matrice dont les coefficients valent tous 1. On pose U = J − In .
Exprimer les colonnes de AU . Qu’en concluez-vous ?
y
32. Soit (E) : (1 + x2 )y 00 + xy 0 − = 0.
4 √
a) i) Justifier qu’il existe une unique fonction y solution de (E) vérifiant y(0) = 3 et
y 0 (0) = 0.
ii) Compléter ce code
def f(x,t) :
return [Link](...)
T=[Link](0,1,0.01)
X=[Link](...)
[Link](T,X)
T=[Link](-1,0,0.01)
X=[Link](...)
[Link](T,X)
b) i) Trouver toutes les solutions de (E) DSE sur ] − 1, 1[.
ii) Montrer que toute solution de (E) est développable en série entière.
iii) En déduire une deuxième façon de tracer le graphe en a) ii) .
c) i) Si h est une solution de (E), déterminer l’équation différentielle vérifiée par g = h ◦ sh.
ii) En déduire les solutions de (E) sur R.
a) i) Écrire une fonction P YTHON traçant une ligne polygonale reliant les points Mk =
(k, uk ) pour k ∈ [[1, 50]]. Conjecture ?
Revue de la filière Mathématiques 17
ii) Écrire une fonction P YTHON d’argument x et N renvoyant (ε0 (x), . . . , εN (x)) et
N
X
εk (x)uk . Tester cette fonction pour x = 0 et N = 20, x = π/2 et N = 20, x = 1
k=0
et N = 20. Observations et conjecture ?
b) i) Étudier la monotonie de (un ) et sa convergence éventuelle.
ii) Donner un équivalent de un . X
c) i) Étudier la convergence de la série εn (x)un .
X
ii) On note S : x 7→ εn (x)un . Montrer que 0 6 S(x) 6 π/2 pour 0 6 x 6 π/2.
n>0
iii) Montrer que cet encadrement est optimal.
n
Y x
34. Pour x ∈ [0, 1] et n ∈ N∗ , on note Pn (x) = x 1− .
k
k=1
a) i) Écrire une fonction P YTHON qui renvoie Pn (x).
ii) Tracer Pn pour x ∈ [0, 1] pour n allant de 1 à 10 sur un même graphe. Établir une
conjecture sur la suite (Pn ).
iii) Écrire une fonction Max(n) qui renvoie xn tel que Pn (xn ) = max Pn (x).
x∈[0,1]
i
iv) Écrire une liste qui donne xn ln(n) pour n = 10 avec i ∈ [[1, 5]].
b) i) Justifier que Pn admet un maximum global sur [0, 1].
n n−1
X 1 1 1 X1
ii) Démontrer que 6 6 + .
k xn 1 − xn k
k=1 k=1
iii) En déduire un équivalent de xn .
n
∗
Y 1
35. a) Soit (un )n>1 la suite définie par ∀n ∈ N , un = 1 − 2 . Déterminer une
4k
k=1
valeur décimale approchée des un pour n ∈ [[1, 10]] et des u10k pour k ∈ [[1, 4]].
Proposer une conjecture quant à la convergence de la suite (un ).
+∞
X 2t cos(t) 1
b) Pour t ∈ ]0, π[, on définit f (t) = 2 − n2 π 2
et g(t) = − .
n=1
t sin(t) t
i) Tracer le graphe de f et de g. Émettre une conjecture admise pour la suite.
ii) Déterminer la limite de g en 0.
iii) Montrer que f et g sont continues sur [0, π[.
n
x2
X
c) Trouver lim ln 1 − 2 2 .
n→+∞ k π
k=1Z
x
Ind. Calculer G(x) = g(t) dt de deux façons différentes.
0
d) En déduire lim un .
n→+∞
e) La fonction f est-elle intégrable sur ]0, π[ ?
18 Revue de la filière Mathématiques
36. Pour m ∈ N∗ et n ∈ N, on note Sn,m le nombre de surjections de [[1, n]] dans [[1, m]] si
+∞
X zn
n > 1 et S0,m = 0. On pose Sm (z) = Sn,m .
n=0
n!
a) Calculer Sn,m si m = 1, si n = m et si n < m.
b) En majorant simplement Sn,m , montrer que la série entière Sm a un rayon de convergence
égal à +∞.
n
X n
c) Montrer que Sn,m+1 = Sn−k,m . En déduire que
k
k=1
+∞
X zn
∀z ∈ C, Sn,m = (ez − 1)m .
n=0
n!
39. Soient
2x0 = xn−k + 2
··· ···
0 0 1
2x1 = xn−k+1 + 2
..
..
1
. 0
.
J = 0
.. .. .. ∈ M (R) et Σn,k : 2xk−1 = xn−1 + 2
. . . n
2xk = x0
. .. .. .. ..
..
. . . .
..
.
0 ··· 0 1 0
2xn−1 = xn−k−1 .
40. Soient λ > 0, Y une variable aléatoire suivant la loi P(λ), n un entier > λ et Sn une
variable aléatoire suivant la loi B(n, λ/n).
a) i) Écrire une fonction qui calcule E(f (Y )) (prenant comme argument une fonction f , un
réel ε > 0 et un réel λ > 0) en l’approximant à ε × kf k∞ près.
ii) Écrire une fonction de paramètres f , λ, n qui calcule E(f (Sn )).
iii) Afficher E(f (Sn )) en fonction de n pour n ∈ [[3, 100]], λ = 2 et f : x 7→ e−x .
1
Comparer à E(f (Y )) à 10−4 près. Faire de même pour f : x 7→ . Établir une
1 + x2
conjecture.
b) Soient X, Y deux variables aléatoires entières et A ⊂ N. Montrer que
|P(Y ∈ A) − P(X ∈ A)| 6 P(X 6= Y ).
+∞
X 1
42. On note Rn = et on rappelle que R1 = π 2 /6. L’objectif de cet exercice est de
k2
k=n
1 1
trouver des réels C et D optimaux tels que ∀n > 1, 6 Rn 6 .
n−C n−D
a) i) Programmer une fonction Reste(N ) qui renvoie une valeur approchée de RN .
1
ii) Programmer une fonction Recherche(C(N )) qui renvoie le C optimal tel que 6
n−C
Rn pour tout n ∈ [[1, N ]].
iii) Programmer une fonction Recherche(D(N )) qui renvoie le D optimal tel que Rn 6
1
pour tout n ∈ [[1, N ]].
n−D
iv) Tracer le graphe de ces deux fonctions. Conjecture ?
b) i) Montrer que Rn est bien défini.
1 1
ii) Montrer que 6 Rn 6 pour tout n > 2.
n n−1
iii) Montrer que C > 0.
+∞
X 1
c) Montrer que ψ : x 7→ est bien définie et de classe C 1 sur R+∗ .
(k + x)2
k=0
1
d) On pose F (x) = x − et G(x) = ψ 2 (x) + ψ 0 (x).
ψ(x)
i) Déterminer la limite de G en +∞.
ii) Étudier la fonction F .
iii) En déduire la valeur de C.
43. Soit q ∈ C(R+ , R) une fonction intégrable. Soit f une solution du problème de Cauchy
a) Écrire une fonction trace(a, b, u, v, q) qui trace une solution sur l’intervalle [u, v]. Conjec-
ture ? Z x
Soit z : x 7→ f (x) + sin(x − t)q(t)f (t) dt.
0
b) Déterminer z 00 + z. Z x
+
c) Montrer que, pour tout x ∈ R , 0 6 |f (x)| 6 |a| + |b| + |q(t)f (t)| dt.
0
d) En déduire que f est bornée.
44. Soit E l’espace vectoriel des fonctions continues et bornées sur R. Pour f ∈ E, on définit
Z +∞
f (t)
Φ(f ) : x ∈ R 7→ arctan(tx) dt.
0 1 + t2
a) Montrer que Φ est un endomorphisme de E.
b) Montrer que, pour tout f ∈ E, Φ(f ) est de classe C 1 sur R+∗ .
c) Soit f0 la fonction constante égale à 1 et soit g = Φ(f0 ).
n n
X X 1
45. Pour n ∈ N∗ , on note dn le nombre de diviseurs de n, Dn = dk et Hn = .
k
k=1 k=1
a) Programmer Dn et Hn .
b) Dénombrer le nombre de couples d’entiers naturels se situant sous la courbe d’équation
xy = n.
En déduire que Dn = nHn + O(n) puis un équivalent de Dn .
X xn X X
c) Pour x ∈ ] − 1, 1[, calculer , Hn xn et nHn xn .
n
n>1 n>1 n>1
X xn
d) Montrer que converge simplement sur ] − 1, 1[ et que sa somme est une
1 − xn
n>1
fonction continue. X
e) En déduire un équivalent de x 7→ dn xn lorsque x tend vers 1.
n>1
Z +∞
dt
46. Soit I : x 7→ .
0 1 + tx
a) Déterminer le domaine de définition de I.
b) Tracer I sur ]1, 30[ . A priori, quelles sont les variations de I et la limite en +∞ ?
c) Avec P YTHON , calculer I(2) à l’aide de la méthode des rectangles. Comparer à la valeur
exacte de I(2).
ln(t)
d) Montrer que t 7→ x est intégrable sur [1, +∞[.
t
e) Montrer que I est de classe C 1 et déterminer le signe de I 0 .
f) Déterminer les limites de I en 1 et en +∞.
X (−1)n
g) Tracer le graphe de x 7→ 1 − 2 et comparer ce graphe à celui de I.
n2 x2 − 1
n>1
h) Démontrer l’observation faite précédemment.
Z x2
+∗ dt
47. Pour x ∈ R \ {1}, on note f (x) = .
x ln(t)
a) Tracer f sur ]0, 1[ et sur ]1, 3].
b) i) Justifier que f est bien définie.
ii) Pour x ∈ ]1, 2[, montrer que x ln(2) 6 f (x) 6 x2 ln(2).
iii) Montrer que l’on peut prolonger f par continuité en 1 et que la fonction prolongée est
de classe C 1 sur R+∗ .
iv) Étudier la position relative de la courbe représentative de f par rapport à la tangente
en 1.
v) Déterminer les limites de f en 0 et en +∞.
22 Revue de la filière Mathématiques
a) Écrire une fonction P YTHON suite(n, x) renvoyant un (x). La complexité doit être en
O(n).
Retourner suite(10; 0, 5) et suite(10; 0, 5)
b) i) Tracer l’évolution de x 7→ un (x) pour n ∈ [[0, 10]] et superposer les courbes.
ii) Conjecturer la monotonie de x 7→ un (x) à n fixé.
iii) Conjecturer la monotonie de (un (x))n>0 à x fixé.
iv) Prouver ces conjectures.
c) i) Démontrer une inégalité entre ex et 1 + x. !
n−2
X
k
ii) En déduire que ∀n > 2, ∀x ∈ [0, 1], un (x) 6 exp x .
k=0
iii) En déduire que la suite de fonctions (un ) converge simplement sur [0, 1[ et que la
fonction limite est continue sur [0, 1[.
iv) Que peut-on dire de la suite (un (1))n>0 ?
x n
50. a) Pour x ∈ R, déterminer lim 1 + . Pour n ∈ N∗ , on note
n→+∞ n
1 1/n 1/n
An = 1/n 1 1/n .
1/n 1/n 1
Revue de la filière Mathématiques 23
e) Montrer que, pour tout 0 6 a < b < +∞, kfn − exp k∞,[a,b] = O(1/n).
1
Ak + (A−1 T
A0 = A et ∀k ∈ N, Ak+1 = k ) .
2
a) On se donne A ∈ GL3 (R) explicite.
i) On pose M = AT A. Diagonaliser M .
ii) Trouver S ∈ Sn++ (R) tel que S 2 = M .
iii) Déterminer A5 et A6 . Conjecture ?
b) Soit A ∈ GLn (R). Montrer qu’il existe S ∈ Sn++ (R) tel que S 2 = AT A.
i) En déduire qu’il existe (Ω, S) ∈ On (R) × Sn++ (R) tel que A = ΩS.
ii) Montrer l’unicité de S.
iii) Étudier la convergence de la suite (Ak ) définie en préambule.
+∞
(−1)p X
55. On pose fp : x 7→ et S : x 7→ fp (x).
(p + x)p! p=0
n
X
a) i) Écrire une fonction somme(n, x) qui renvoie fp (x).
p=0
1
ii) Justifier que si 6 ε alors somme(n, 1) renvoie S(1) à ε près.
(n + 2)!
iii) En déduire une valeur de S(1) à 10−7 près.
iv) Calculer S(1) et vérifier le résultat.
X
v) Étudier la convergence simple de fp .
b) i) Faire une conjecture sur xS(x) − S(x + 1). La prouver.
Revue de la filière Mathématiques 25
Centrale - PC - P YTHON
56. Soit n ∈ N∗ . Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires i.i.d. à valeurs dans [[1, n]] suivant
la loi uniforme. On admet pour le moment que le nombre de surjections de [[1, n]] dans [[1, k]]
vaut
k
k−` k
X
Sn,k = (−1) `n .
`
`=0
n
X n
X
T
g) Soit V un vecteur propre associé à 1 pour A . Calculer aj,i |vj | − vk . En déduire
i,j=1 k=1
que les coefficients de V sont tous non nuls, et que |V | est un vecteur propre associé à 1 de
AT .
h) Soient A et B deux matrices stochastiques. Que dire de AB ?
i) À l’aide de g) démontrer la conjecture faite en f) .
58. Soit (Xi )i∈N∗ une suite de variables aléatoires i.i.d. suivant la loi uniforme sur {−1, 1}.
On pose X0 = 0 et, pour n ∈ N, Sn = X0 + · · · + Xn .
a) Donner les 5 premières lignes du triangle de Pascal.
2n
b) Étudier le sens de variation de la suite finie .
k 06k62n
X 1 2n
c) Déterminer la nature de la série .
4n n
d) Écrire une fonction informatique f(b) qui prend en argument un entier b ∈ N et qui
renvoie le premier instant n tel que Sn = b. La fonction renverra -1 si cela ne se produit
jamais.
e) Écrire une fonction moyenne(b, nb_exp) qui calcule la moyenne des valeurs de f(b)
observées au cours de nb_exp expériences.
Que peut-on conjecturer ?
1 2n 1
f) Pour n ∈ N, montrer que n 6√ ·
4 n 2n + 1
g) Pour (n, k) ∈ N2 , calculer P(S2n = 0) puis P(S2n = k).
1
59. Soit α > − . Pour n ∈ N, on définit
2
n +∞
Y X (−1)n x2n
Pn (X) = (X + k) et fα : x 7→ 2n
·
n=0
2 n! Pn (α)
k=1
c) Afficher les valeurs de In pour 2 6 n 6 20. Que peut-on conjecturer sur une éventuelle
limite ` de la suite (In ) ?
d) Démontrer la conjecture précédente et déterminer la valeur de `.
e) Représenter graphiquement (ln(n), ln(In − `))n∈[[2 ; 20]] . Que peut-on conjecturer ?
f) Montrer que Jn est bien définie pour n > 2.
g) Afficher les valeurs de In et Jn pour 2 6 n 6 9. Que peut-on conjecturer ?
h) Démontrer la conjecture précédente.
1
i) En déduire que In − ` = o α avec α un entier à préciser.
X n
j) Montrer que (In − `) converge.
2
n
X
k) On approxime les restes de la série par les quantités Rn = (Ik −`). Sur l’ordinateur,
k=n+1
tracer graphiquement (10n, 10nR10n )26n610 . Que peut-on conjecturer ?
+∞
ζ(n) X
Pour n ∈ N∗ , on pose an = (−1)n . Soit S : x 7→ an xn . On note R le rayon de
n n=2
convergence de S.
a) Déterminer les ensembles de définition de ζ et des fonctions fn pour n ∈ N∗ .
1
b) Pour x > 1, montrer que 1 6 ζ(x) 6 1 + ·
x−1
c) Déterminer le rayon de convergence!R. Y a-t-il convergence en x = −R ?
N
X
d) Tracer graphiquement an Rn . Que peut-on conjecturer sur la conver-
n=2 N ∈[[2 ; 100]]
gence de la série entière au point x = R ?
e) Démontrer la conjecture.
f) Programmer
X une fonction S(x) qui renvoie la somme partielle d’indice 100 de la série
entière an xn . On considérera qu’il s’agit d’une bonne approximation de la somme S(x).
Tracer sur le même graphe les fonctions S et f sur l’intervalle ] −1 ; 1 ]. Que peut-on conjec-
turer ?
g) Exprimer fn (x) avec des fonctions usuelles. En déduire l’ensemble de définition de f .
Y X − xj
63. Soient x0 , . . . , xn des réels distincts et, pour 0 6 k 6 n, Pk = .
xk − xj
j6=k
a) Calculer Pk (xj ) pour 0 6 j, k 6 n.
b) Montrer que les Pk forment une base de Rn [X].
c) Écrire une fonction maximum qui prend en argument un polynôme Q et une liste d’entiers
relatifs x0 , . . . , xn et qui renvoie le réel M = max{|Q(xk )|, 0 6 k 6 n}.
d) Tester avec Q = X 4 − 2X 3 − X 2 + X + 1 et la liste [−1, 0, 1, 2, 3].
e) Tester avec le même polynôme mais d’autres listes de 5 entiers.
4!
f) Comparer les différentes valeurs de M avec 4 .
2
Xn
g) On revient au cas général. Soit Q ∈ Rn [X]. Montrer que Q(X) = Q(xk )Pk .
k=0
n
X
h) Soit m ∈ [[1, n]]. On pose Sm = xm
k Pk (0). Calculer Sm .
k=0 Y
i) Soit x0 , . . . , xn des entiers rangés par ordre strictement croissant. Soit yk = (xk − xj ).
j6=k
Soit Q ∈ Rn [X] unitaire et M = max{|Q(xk )|, 0 6 k 6 n}. Montrer que |yk | > k!(n−k)!
n
X Q(xk )
et que = 1.
yk
k=0
n!
j) En déduire que M > n .
2
X n
k) Soit maintenant Q ∈ R[X]. Montrer que Q − Q(xk )Pk a au moins n + 1 racines.
k=0
30 Revue de la filière Mathématiques
0 ··· 0
0 1
.
1 . . . . . . . . . ..
65. Soit la matrice A = 0 . . . . . . . . . 0 de taille n.
. .
.. . . . . . . . . 1
0 ··· 0 1 0
`π
sin n + 1
Pour 1 6 ` 6 n, on note X` = ..
. On note P la matrice de colonnes
.
`nπ
sin
n+1
X1 , . . . , Xn . Pour p, q ∈ Z, on note
n n
X qkπ X pkπ qkπ
Tq = cos et Sp,q = sin sin .
n+1 n+1 n+1
k=1 k=1
a) Calculer T1 .
b) La matrice A est-elle diagonalisable ? Que dire des sous-espaces propres ?
c) Donner un script calculant A(n).
d) Un script est donné pour calculer P . Donner un script qui donne P −1 AP .
e) Énoncer une conjecture sur le cardinal du spectre de A et une autre sur la nature de P .
f) En admettant cette conjecture, calculer Sp,q pour p 6= q.
g) Calculer Tp pour p ∈ Z.
h) Calculer Sp,q y compris dans le cas p = q.
i) Prouver la conjecture sur le cardinal du spectre de A puis sur P .
2iπ 1
66. Soient n ∈ N∗ , ωn = e , Wn = ωnkl
n
06k,l6n−1
et Vn = √ Wn .
n
a) Calculer det(Wn ) puis det(Vn ).
b) Calculer Vn2 , Vn Vn puis Vn4 .
Revue de la filière Mathématiques 31