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Exercices Python pour le concours Centrale

Ce document présente des exercices de mathématiques pour le concours Centrale 2024, axés sur l'utilisation de Python pour résoudre des problèmes liés aux nombres premiers, aux équations et aux fonctions. Il inclut des questions sur les carrés modulo, les séries, les intégrales et les matrices, ainsi que des instructions pour coder des fonctions en Python. Les exercices sont conçus pour tester la compréhension des concepts mathématiques avancés et l'application de la programmation.

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Exercices Python pour le concours Centrale

Ce document présente des exercices de mathématiques pour le concours Centrale 2024, axés sur l'utilisation de Python pour résoudre des problèmes liés aux nombres premiers, aux équations et aux fonctions. Il inclut des questions sur les carrés modulo, les séries, les intégrales et les matrices, ainsi que des instructions pour coder des fonctions en Python. Les exercices sont conçus pour tester la compréhension des concepts mathématiques avancés et l'application de la programmation.

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REVUE DE LA FILIÈRE

MATHÉMATIQUES

RMS
Vous trouverez dans ce document des exercices posés aux oraux du concours Centrale en
2024 et dont la résolution demande l’usage de Python (épreuve II).

Centrale II (2024)

Centrale – MP -MPI – P YTHON

1. Soit p un nombre premier impair. Un entier a est un carré modulo p s’il existe m ∈ N tel
que a ≡ m2 [p].
a) i) Écrire une fonction P YTHON qui teste si l’entier p est premier.
ii) On s’intéresse aux nombres premiers de la forme p = 12a + b avec a < 1000 et
b ∈ {1, 3, 5, 7, 9, 11}. À l’aide de P YTHON , afficher les couples (p, b) pour lesquels 3 est
carré modulo p.
Que remarque-t-on ? On suppose ce résultat toujours vrai.
iii) À l’aide de P YTHON , afficher les entiers n ∈ [ 1, 9999]] tels que 2n − 1 divise 3n − 1.
b) Soit n > 2 tel que 2n − 1 divise 3n − 1.
Montrer que n est impair.
c) i) Pour x, y ∈ (Z/pZ)∗ , on définit x ∼ y si et seulement si x2 = y 2 .
Montrer que ∼ est une relation d’équivalence sur (Z/pZ)∗ . Déterminer le cardinal d’une
classe d’équivalence et en déduire celui de l’ensemble {x2 , x ∈ (Z/pZ)∗ }.
p−1
ii) Montrer que, si a ∈ Z est carré modulo p tel que a ∧ p = 1, alors a 2 ≡ 1 [p].
p−1 p−1
iii) En admettant que l’équation x 2 = 1 admet au plus solutions dans (Z/pZ)∗ ,
2
déterminer le nombre exact de solutions de cette équation dans (Z/pZ)∗ .
p−1
iv) Montrer que, pour a ∈ Z non multiple de p, a 2 ≡ 1 [p] si a est carré modulo p et
p−1
a 2 ≡ −1 [p] sinon.
d) On suppose que p divise 2n − 1. Montrer que 3 est un carré modulo p.
2 Revue de la filière Mathématiques

n n
X 1 X 1 An Cn
2. On note Hn = et Sn = . On écrit Hn = et Sn = sous forme
k k2 Bn Dn
k=1 k=1
irréductible.
a) Calculer An , Bn , Cn , Dn pour n variant de 1 à 30.
b) Calculer le reste de la division euclidienne de An−1 par n2 pour n variant de 1 à 100. Que
conjecturer ?
c) Calculer le reste de la division euclidienne de Cn−1 par n pour n variant de 1 à 100. Que
conjecturer ?  
2n − 1
d) Calculer le reste de la division euclidienne de par n3 pour n variant de 1 à 100.
n−1
Que conjecturer ?
Fixons désormais un nombre premier p > 5.
e) Démontrer que, pour k entier dans [[1, p−1]], k 2 ≡ 1[p] si et seulement si k vaut 1 ou p−1.
f) En déduire que (p − 1)! ≡ −1[p].
p−1
X
g) Démontrer que p divise k2 .
k=1
s
n−1  2
p
2
x X kx
3. On pose h : x 7→ x 1 − x , Gn : x 7→ 1− , αn = Gn (1) et enfin
n n
k=0
Fn : x 7→ 2Gn (x) − h(x).
a) i) Coder la fonction Fn en P YTHON .
ii) Expliquer ce qu’est la recherche dichotomique de l’antécédent de t ∈ [0, αn ] par Fn ,
c’est-à-dire justifier qu’il existe deux suites (ak (n, t)) et (bk (n, t)) telles que
1
ak (n, t) 6 Fn−1 (t) 6 bk (n, t) et ak (n, t) − bk (n, t) = .
2k
On pose
 
ln(10)
kd = d × + 2, nd = 4 × 10d et φd (t) = bkd (nd , t).
ln(2)
iii) Coder la fonction φd en P YTHON .
b) On définit la fonction Sd impaire, 4αn -périodique telle que Sd coïncide avec φd sur [0, αn ]
et, pour tout t ∈ ]αn , 2αn ], Sd (t) = φd (2αn − t).
i) Coder la fonction Sd en P YTHON .
ii) Afficher simultanément le graphe de S3 et sin sur [−2π, 2π]. Que constatez-vous ?

4. Soit E l’ensemble des fonctions f : R+ → R continues, décroissantes, non identiquement


Z +∞
nulles et telles que l’intégrale t2 f (t) dt converge. On pose
0
R +∞
x2 x
f
M= sup R +∞ .
f ∈E,x∈R+ 0
t2 f (t) dt
a) i) Montrer que M ∈ [0, 1].
Revue de la filière Mathématiques 3

ii) À l’aide de P YTHON , conjecturer que M ∈ [4/9, 1/2]. On pourra considérer des
1
fonctions de la forme ha = t 7→ t−a pour t > 1 et ha (t) = 1 sinon, t 7→ e−at et t 7→ .
1 + ta
iii) À l’aide des fonctions ha , montrer que M > 4/9.
Z +∞
b) On considère G : x 7→ √ f (t) dt pour f ∈ E. Montrer que la fonction G est de
x
classe C 1 et que lim y G(y) = 0.
y→+∞

5. a) Résoudre l’équation y 0 + y = ex .
b) Tracer la courbe représentative de p : x 7→ xex et trouver graphiquement les antécédents
de ±e−1 .
c) Montrer que p induit une bijection de ] − ∞, 1] sur un intervalle qu’on précisera. On note
Φ sa réciproque.
N
X xn
d) On pose, pour N ∈ N, SN (x) = nn−1 . Déterminer le rayon de convergence R
n=0
n!
n
X x
de nn−1 et tracer la courbe de x 7→ S8 (p(x)) sur l’intervalle [0, 1/3]. La tracer sur
n!
l’intervalle [0, 1]. Le choix N = 8 est-il raisonnable ? Quelle conjecture peut-on émettre ?
e) i) Soient λ > 0 et (x0 , y0 ) ∈ R × R∗ .
Résoudre : (x0 = λx + y, y 0 = λy) avec x(0) = x0 , y(0) = y0 .
ii) À l’aide de Φ, montrer que l’on peut écrire, pour t suffisamment grand, y(t) = F (x(t))
où F est une fonction indépendante de t.
(et − 1)m − (−1)m
f) i) Soit m ∈ N∗ . Calculer f (m−1) (0) où f (t) = .
0
m!
ii) Résoudre xy − y = 0 sur  ] − R, R[.
(−1)k nn+k−1 xn+k

iii) Montrer que la famille est sommable pour |x| as-
n!k! (k,n)∈N×N∗
sez petit. En sommant selon les paquets Im = {(k, n) ∈ N × N∗ , k + n = m}, justifier la
conjecture faite précédemment.

X T AX
6. Soient A ∈ Sn (R) et B ∈ Sn (R). On note q l’application X ∈ Rn \ {0} 7→ .
XT BX 
1 2
a) i) Écrire une fonction Q(A,B,X) qui renvoie q(X) et la tester avec A = et
2 1
 
18 4
B= . Déterminer les valeurs propres de B −1 A.
4 12
 ii) Construire
 une matrice M de taille 40 × 40 telle que Mi,j = q(Xi,j ) avec Xi,j =
i
 40 
 j . Déterminer la plus grande et la plus petite valeur de M à l’aide des commandes

40
[Link] et [Link].
iii) Conjecturer les valeurs minimale et maximale prises par q.
b) i) Montrer que q est bien définie, bornée et qu’elle atteint ses bornes.
ii) Montrer qu’il existe M ∈ Sn++ (R) telle que B = M 2 .
4 Revue de la filière Mathématiques

iii) Montrer qu’il existe Q ∈ On (R) et D diagonale telles que pour R = QT M , B =


R R et A = RT DR.
T

iv) En déduire que D est semblable à B −1 A et trouver les bornes de q. Retrouver le


résultat de a) . Z 1
c) Pour f, g ∈ C([0, 1], R), on pose hf, gi = f (x)g(x)dx et Tg f = f × g. Soient
0
hTa f, f i
a : [0, 1] → R et b : [0, 1] → R+∗ continues. On pose q(f ) = pour tout f 6= 0.
hTb f, f i
i) Montrer que h , i est un produit scalaire.
ii) Montrer que q est définie et bornée.
iii) Donner une condition nécessaire et suffisante sur (a, b) pour que q atteigne ses bornes.
n
X Y
7. Soit n ∈ N∗ . Pour M ∈ Mn (R), on pose Per(M ) = mσ(i),i appelé permanent
σ∈Sn i=1
de M .
On note Un,m l’ensemble des matrices carrées de taille n à coefficients dans {0, 1} ayant

exactement m coefficients égaux à 1, et Un,m l’ensemble des matrices de Un,m ayant au plus
un coefficient non nul sur chaque ligne et chaque colonne.
On note enfin Mi,j la matrice extraite de M ∈ Mn (R) en supprimant la ligne i et la co-
lonne j.

a) Déterminer les cardinaux de Un,m et Un,m .
b) i) Écrire une fonction P YTHON SousMat(M,i,j) qui renvoie la matrice Mi,j extraite
de M .
ii) Écrire une fonction P YTHON Per(M) qui calcule le permanent d’une matrice carrée
M en admettant le résultat de la question c) iii) .
iii) Pour n ∈ [ 2, 7]], calculer Per(An ) où An est la matrice carrée de taille n dont tous les
coefficients valent 1.
Faire une conjecture et la démontrer.
iv) Écrire une fonction P YTHON Alea(n,m) qui renvoie une matrice aléatoire de l’en-
semble Un,m .
v) Écrire une fonction P YTHON Test(M) testant l’appartenance d’une matrice M ∈ Un,m

à l’ensemble Un,m .
c) i) Montrer que ∀A ∈ Mn (R), Per(A) = Per(AT ).
ii) Montrer que l’application ϕ : (C1 , ..., Cn ) ∈ Mn,1 (R)n 7→ Per((C1 |...|Cn )) est n-
linéaire et symétrique.
2
iii) Soient M ∈ Mn (R) et (i, j) ∈ [ 1, n]] .
Xn n
X
Montrer que Per(M ) = mi,k Per(Mi,k ) = mk,j Per(Mk,j ).
k=1 k=1
Quel est l’analogue de cette formule en termes de déterminants ?
Revue de la filière Mathématiques 5

8. Soient P = a0 + · · · + ap X p et Q = b0 + · · · + bq X q dans C[X] avec ap bq 6= 0. On pose

ap 0 · · · · · · 0 bq 0 · · · 0
 
 .. .. .. .. .. . 
 . ap . . . bq . .. 
 .. .. .. . 
 
.. .. ..
 . . . . . . .. 
 
 .. .. 
 a0
 . 0 . bq  
 .. .. 
S(P, Q) =   0 . a p b 0 .  ∈ Mp+q (C).

 . . . . . .
 .. .. .. .. . .

 0 . . 
 . .. .. .. .. .. .. 
 .. . . . . . . 
0 ··· ··· 0 a0 0 ··· 0 b0
| {z } | {z }
q colonnes p colonnes

a) Écrire une fonction P YTHON qui, pour deux polynômes P et Q, renvoie S(P, Q) et
det(S(P, Q)).
b) On pose P1 = X 3 −6X 2 +11X −6, P2 = X 3 −X 2 −10X −8, P3 = X 3 −4X 2 −X +4.
Que peut-on dire de P1 et P3 , puis de P2 et P3 , en ce qui concerne leurs racines ?
Tester la fonction précédente sur (P1 , P2 ), (P1 , P3 ) et (P2 , P3 ).
Que peut-on conjecturer ?
c) On pose En = Cn−1 [X] pour n ∈ N∗ et E0 = {0}, et on définit l’application
R : (U, V ) ∈ Eq × Ep 7→ U P + V Q ∈ Ep+q .
Montrer que R est bien définie et linéaire.
Calculer la matrice de R de Eq ×Ep muni de la base ((1, 0), ..., (X q−1 , 0), (0, 1), ..., (0, X p−1 ))
dans Ep+q muni de la base canonique.
d) On note Res(P, Q) le déterminant de la matrice précédente.
Montrer que les propositions suivantes sont équivalentes :
(i) R n’est pas un isomorphisme,
(ii) deg(PGCD(P, Q)) > 1,
(iii) P et Q ont une racine commune,
(iv) Res(P, Q) = 0.
e) On suppose P constant. Montrer que Res(P, Q) = aq0 .
2 2
9. Soient φ : x 7→ e−x /2 et, pour n ∈ N, Hn : x 7→ (−1)n ex /2 φ(n) (x).
Pour P, Q ∈ R[X], on pose
Z +∞
1 2
hP, Qi = √ P (t)Q(t)e−t /2 dt.
2π −∞
a) On admet provisoirement que les Hn sont des fonctions polynomiales vérifiant la relation
Hn+1 = XHn − nHn−1 pour n ∈ N∗ .
i) Écrire une fonction P YTHON H(n,x) calculant Hn (x).
ii) Afficher les courbes de Hn pour n ∈ [ 0, 10]].
iii) Calculer efficacement la matrice (hHi , Hj i)06i,j610 .
6 Revue de la filière Mathématiques

En admettant que h , i est un produit scalaire sur R[X], vérifier que la famille (H0 , ..., H10 )
est orthogonale.
b) Justifier la convergence de l’intégrale définissant hP, Qi pour P, Q ∈ R[X] et montrer
que h , i est un produit scalaire sur R[X].
c) Montrer la relation de récurrence vérifiée par la suite (Hn ) admise en a) .
d) Calculer hHn , H0 i et montrer que la famille (Hn )n∈N est orthogonale.

10. Soit n ∈ N∗ . On pose Hn = Mn ({−1, 1}) et H cn = Mn ([−1, 1]), ainsi que Mn =


max det(Hn ) et Mn = max det(Hn ).
d c
a) Justifier l’existence de Mn et Md n.
b) i) Écrire une fonction P YTHON MaxiDetAlea(n) calculant le déterminant maximal de
10000 matrices aléatoires de Hn et qui renvoie le maximum trouvé ainsi qu’une matrice en
laquelle il est atteint.
ii) Procédér de même avec H cn .
iii) Les instructions suivantes renvoient un itérateur L parcourant tous les N -uplets d’élé-
ments de {−1, 1} :
from itertools import product
L=product([-1,1], repeat=N)
Écrire une fonction calculant Mn .
Soit A ∈ Hn . On pose B = AT A.
c)
 i) Montrer
n que B est diagonalisable à valeurs propres positives, puis que det(B) 6
tr(B)
.
n
ii) Montrer que det(A) 6 nn/2 .
1
d) Montrer que √ A est orthogonale si et seulement si | det(A)| = nn/2 .
n

11. On admet l’existence et unicité de la suite de polynômes (An ) vérifiant A0 = 1, A0n+1 =


Z 1
An et An+1 (t)dt = 0 pour tout n ∈ N. On pose an = An (0) pour tout n ∈ N.
0
a) Calculer A1 , A2 et A3 .
b) i) Écrire une fonction P YTHON A(n) qui renvoie le polynôme An .
À l’aide de P YTHON , conjecturer le comportement asymptotique de la suite (an ).
ii) à l’aide de P YTHON , comparer An (0) et An (1) pour différentes valeurs de n. Conjec-
ture ?
Comparer également An (X) et An (1 − X) pour différentes valeurs de n. Conjecture ?
iii) Tracer sur un même graphe avec P YTHON les courbes des fonctions

N
λ X
λ 7→ −λ
et λ 7→ an λn
e −1 n=0

pour N ∈ [ 0, 5]] sur l’intervalle [−3, 3]. Conjecture ?


c) Démontrer la conjecture faite en b) ii) . Déduire que ∀n ∈ N, a2n+1 = 0.
d) Soit f : [0, 1] → R de classe C ∞ . Montrer que, pour tout n ∈ N,
Revue de la filière Mathématiques 7

n 1
f 0 (0) + f 0 (1) X
Z
f (1) − f (0) = − ak (f (k) (1) − f (k) (0)) + (−1)n An (t)f (n+1) (t)dt.
2 0
k=2

e) i) Montrer que ∀x ∈ [0, 1], |An (x)| 6 1. Z x


Ind. On pourra montrer que |Ân+1 (x)| 6 1/2 où Ân+1 (x) = An (t)dt.
1/2
ii) Montrer la conjecture faite en b) iii) .
Ind. On utilisera la question d) avec f : x 7→ e−λx .

12. Soient (Xk )k∈N∗ une suite de variables aléatoires i.i.d. à valeurs dans N, et N une variable
aléatoire à valeurs dans N, indépendante des Xk . On suppose que ces variables aléatoires ont
XN
toutes un moment d’ordre 2. On pose SN = Xk .
k=1
a) i) Avec a 6 b ∈ N, λ > 0, X1 ∼ U([[a, b]]) et N ∼ P(λ), écrire une fonction P YTHON
qui simule SN .
ii) Vérifier avec P YTHON que E(SN ) = E(N )E(X1 ).
iii) Pour α < 0 < β, on pose T = min{k ∈ N∗ , Sk 6 α ou Sk > β} en convenant que
T = 0 si ∀k ∈ N∗ , Sk ∈]α, β[.
Dans le cas où X1 ∼ U({−1, 0, 1}), écrire une fonction P YTHON simulant la variable T et
3|αβ|
l’utiliser pour vérifier que E(T ) = .
2
b) Montrer que ∀t ∈] − 1, 1[, GSN (t) = GN (GX1 (t)).
c) Montrer que E(SN ) = E(N )E(X1 ).
d) On suppose X1 bornée mais plus nécessairement à valeurs entières.
XT
On admet que T est d’espérance finie, et on pose ST = Xk .
k=1
Justifier que ST est d’espérance finie
 et que E(ST ) = E(T )E(X1 ).
+∞
X
Ind. On montrera que E(ST ) = E  Xj (1 − 1T <j ) .
j=1

13. Soient (Xn )n∈N une suite i.i.d. de variables de Bernoulli de paramètre 1/2, et (an )n∈N ∈
XN
(R+∗ )N . Pour N ∈ N, on pose YN = 2 an Xn .
n=0
1
a) On suppose que ∀n ∈ N, an = .
n+1
i) Écrire une fonction P YTHON Y(N) simulant la variable aléatoire YN .
ii) Afficher le graphe des valeurs de la suite (E(YN4 )/E(YN2 )2 )N ∈{10,20,30,...,500} .
Conjecture ?
b) On revient désormais au cas général.
8 Revue de la filière Mathématiques

Montrer que
N N
!2
X X
E(YN2 ) = a2n + an .
n=0 n=0

c) Soit Z une variable aléatoire


p positive telle4 que Z 4 soit d’espérance finie.
2 1/4
i) Montrer que E(Z) 6 p E(Z ) 6 E(Z ) .
ii) Montrer que E(Z 3 ) 6 E(Z 2 )E(Z 4 ) et en déduire que E(Z 3 ) 6 E(Z 4 )3/4 .
iii) Montrer que, pour c > 0, E((Z + c)4 ) 6 (E(Z 4 )1/4 + c)4 .
 
n
14. Pour n ∈ N et k ∈ [[0, n]], on note Bk,n = X k (1 − X)n−k .
k
a) Établir une relation de récurrence entre Bk,n , Bk−1,n−1 et Bk−1,n .
b) Donner un code récursif qui prend en argument n et renvoie la liste des Bk,n pour k ∈
[[0, n]].
Z 1
c) Calculer Bk,n (t)dt pour tous k et n.
0
d) Montrer que l’application Tn de C 2 ([0, 1], R) dans Rn [X] qui à f associe
n  
X k
Tn (f ) = f Bk,n (X)
n
k=0

est surjective.

15. Soit A ∈ Mn (C). On considère une suite (Xk )k∈N de matrices telle que, pour tout
k ∈ N, Xk+1 = 2Xk −Xk AX  k.
1 2
a) On considère A = .
3 4
1 T
i) Calculer les dix premiers termes de la suite (Xk )k∈N pour X0 = A . Comparer à
15
−1
A .
1
ii) Même question que précédemment avec X0 = AT .
14, 5
iii) Montrer que AAT ∈ Sn++ (R) et que 14, 5 6 ρ(AAT ) 6 15.
b) Désormais, A désigne une matrice quelconque de Mn (C).
i) Pour k ∈ N, posons Ek = Xk − A−1 . Exprimer Ek+1 en fonction de Ek .
ii) Montrer que, pour k k une norme d’algèbre, il existe K ∈ R+∗ tel que :
∀k ∈ N, kXk+1 − A−1 k 6 KkXk − A−1 k.
iii) Montrer que si Xk → A−1 , alors ρ(AX0 − In ) < 1.
c) i) On admet provisoirement le résultat suivant : si ρ(AX0 − In ) < 1, alors Xk → A−1 .
AT
Déterminer les c > 0 tels que, pour X0 = , on a Xk → A−1 .
c
AT
ii) Soit k k une norme sur Rn et N la norme subordonnée. Pour X0 = ,
N (A)N ( tA)
montrer que Xk → A−1 .
Revue de la filière Mathématiques 9

16. a) Coder une fonction qui prend en argument un entier n et renvoie un permutation au
hasard de Sn .
b) Coder un fonction qui prend en arguments deux matrices symétriques réelles A et B et
n
Y
renvoie la valeur du produit (ak + bσ(k) ) où σ désigne une permutation tirée au hasard et
k=1
a1 < a2 < · · · < an et b1 < b2 < · · · < bn les valeurs propres de A et B respectivement.
c) On pose    
1 2 3 7 8 9
A = 2 10 5 et B = 3 16 5 .
3 5 6 9 5 13
n
Y
Comparer la valeur de (ak + bσ(k) ) avec det(A + B). Existe-il une permutation σ telle
k=1
n
Y
que (ak + bσ(k) ) = det(A + B) ?
k=1
d) Soit M ∈ Mn (R). Calculer, pour tous i, j ∈ [[1, n]], tr(M Ei,j )
e) Soit M ∈ Mn (R) telle que, pour toute matrice T ∈ An (R), tr(M T ) = 0. Que peut-on
dire de M ?
f) Soit A, B ∈ Sn (R) qui commutent. Montrer qu’il existe une permutation σ telle que
n
Y
det(A + B) = (ak + bσ(k) ).
k=1

Ind. On pourra montrer qu’il existe une base dans laquelle A et B sont simultanément diago-
nales.
g) On pose, pour M ∈ Mn (R), On (M ) = {U M U −1 , U ∈ On (R)}. Montrer que On (M )
est un compact. En déduire qu’il existe une matrice B0 ∈ On (B) telle que
det(A + B0 ) = sup det(A + C).
C∈On (B)

h) Soit T ∈ An (R). Montrer que exp(T ) ∈ On (R).


i) Soit s ∈ R, M ∈ Mn (R). Montrer que esM = In + sM + O(s2 ).
j) Soit s ∈ R, M ∈ Mn (R). Montrer que det(In + sM ) = 1 + tr(M )s + O(s2 ).

uuT
17. On pose H0 = In et, pour u ∈ Rn \ {0}, Hu = In − 2 .
uT u
a) Montrer que, si u 6= 0, Hu est la matrice de la réflexion par rapport au plan Vect(u)⊥ .
b) Montrer que toute réflexion est un Hu pour un certain u.
c) Programmer la fonction u 7→ Hu .
d) Si v ∈ Rn \ Vect(e1 ) et u = v − kvke1 , montrer que Hu v = kvke1 .
hu, xi
Ind. Montrer que Hu x = x − 2 u.
kuk2
e)  que, pour A ∈ Mn (R), il existe α ∈ R et B ∈ Mn−1 (R) tels que Hu A =
 Montrer
α ∗
.
0 B
10 Revue de la filière Mathématiques

f) Montrer que, pour tout M ∈ Mn (R), il existe Q ∈ On (R) et R triangulaire supérieure


telles que M = QR.
g) Montrer que, pour tout M = (mi,j )16i,j6n ∈ Mn (R),
n X
Y n
| det(M )|2 6 m2i,j .
j=1 i=1

18. Considérons les solutions positives de l’équation tan(x) = x.


a) Montrer qu’il existe une infinité dénombrable de solutions et que l’on peut considérer la
suite croissante (an ) de ces solutions.
+∞
X
b) Montrer que le rayon de convergence de la série entière S : x 7→ ak xk est 1 et
k=0
déterminer sa limite en 1. Tracer la courbe représentative de S.
c) Montrer que an = αn + β + o(1) avec des constantes α et β que l’on calculera.
d) Soit bn = an − αn − β pour tout n. Déterminer le rayon de convergence R0 de la série
+∞
X
entière T : x 7→ bk xk .
k=0
e) i) Montrer que la série de terme général (−1)n bn est convergente.
ii) Montrer que T admet une limite en −1.
iii) Montrer que S admet une limite en −1 et lim S(x) = lim T (x).
x→−1 x→−1

Z n−1 +∞
1 1Y X
19. Pour n > 1, on pose an = (t − k)dt et S(x) = an xn .
n! 0 n=1
k=0
a) i) Calculer les 10 premiers termes de la suite (an ).
ii) Donner une conjecture de la limite de la suite (nan ).
1
iii) Conjecturer α ∈ [[−4, 4]] tel que |an | ∼ .
n lnα n
b) Montrer que le rayon de convergence de S, qu’on note R, est supérieur ou égal à 1.
c) Calculer S(x) pour |x| < 1.
d) Montrer que R = 1 de deux manières différentes.
e) Pour t ∈ [0, 1], on pose u1 (t) = − ln(1 − t), pour n > 2,
   
t 1
un (t) = ln 1 − − t ln 1 − .
n n
X
On note h = un . Montrer que h est continue sur [0, 1].
f) En déduire l’équivalent de (|an |) conjecturé à la question a) iii) .

i
20. Considérons la matrice A = (ai,j )i,j∈[[0,n]] telle que ai,i−1 = pour tout i ∈ [[1, n]],
n
i
ai,i+1 = 1 − pour tout i ∈ [[0, n − 1]], et ai,j = 0 sinon.
n
a) Écrire une fonction prenant n en argument et renvoyant la matrice A correspondante. Faire
une conjecture sur Sp(A) pour n grand.
Revue de la filière Mathématiques 11

On considère deux urnes et n boules numérotées de 1 à n, toutes initialement dans la pre-


mière urne. À chaque étape on choisit au hasard un numéro et on change d’urne la boule
correspondante. Soit Xk le nombre de boules dans la première urne après la k-ème étape.
b) Écrire une fonction qui simule cette expérience pour 4 boules et 100 étapes puis 100
boules et 1000 étapes. Conjecturer le comportement asymptotique de (Xk )k .
c) Notons, pour tout k, uk = (P(Xk = 0) P(Xk = 1) · · · P(Xk = n)). Exprimer uk+1 en
fonction de uk et A.
d) Soit f l’endomorphisme P 7→ XP − (X 2 − 1)P 0 de Rn [X]. Déterminer la matrice de f
dans la base canonique.
Soit λ une valeur propre de f , Q un vecteur propre associé, r et s les multiplicités de 1 et −1
dans Q. Montrer que r + s = n et λ = 2r − n.

21. On a deux urnes U1 , U2 et 2n jetons répartis entre les deux urnes. Initialement l’urne U1
contient r jetons, avec r compris entre 0 et 2n fixé. On tire un numéro de jeton, s’il appartient
à l’urne U1 , on le place dans l’urne U2 et vice-versa. On note Xp la variable aléatoire qui
donne le nombre de jetons contenu dans l’urne 1 après p tirages.
a) Réaliser une fonction jeu(n,r,p) qui renvoie Xp .
b) Calculer l’espérance de Xp pour n = 9, r = 4 et pour tous p allant de 100 à 200.
c) Tracer pour différents n et r, l’espérance de Xp en fonction de p pour p appartenant à
[0, 4n]. Conjecture ?
d) Déterminer l’espérance de X1 .
e) Montrer que pour k appartenant à [1, 2n − 1], on a

2n − k + 1 k+1
P(Xp+1 = k) = P(Xp = k − 1) + P(Xp = k + 1) .
2n 2n

Que peut-on dire pour k = 0 et k = 2n ?


f) Montrer la relation entre les fonctions génératrices

1 − s2 0
GXp+1 (s) = sGXp (s) + GXp (s).
2n

g) Calculer l’espérance de Xp . Conclure.

22. On cherche à modéliser l’évolution d’une population à travers les générations. Pour l’in-
dividu j de la génération n, on note Xj,n une variable aléatoire suivant la loi de Poisson
de paramètre λ représentant son nombre d’enfants. On note Sn la variable aléatoire corres-
pondant au nombre d’individus de la génération n. On a S0 = 1 et, pour tout n ∈ N∗ ,
Sn−1
X
Sn = Xj,n−1 .
j=1
a) Écrire une fonction qui prend deux paramètres λ et n et qui renvoie une liste [b0 , . . . , bn ]
telle que bi désigne le nombre d’individus de la génération i dans une simulation du proces-
sus. Tracer sur une même figure les résultats obtenus pour 15 expériences jusqu’à la généra-
tion 30 avec λ = 0, 9. Que remarque-t-on ? Recommencer avec λ = 1, 1.
12 Revue de la filière Mathématiques

b) Montrer :

+∞
X (iλ)k
∀k ∈ N, P(Sn = k) = e−λi P(Sn−1 = i).
i=0
k!

Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , Sn admet une espérance et que E(Sn ) = λE(Sn−1 ). En
déduire le comportement asymptotique de (E(Sn )).
c) Notons ϕ la fonction génératrice d’une variable aléatoire suivant la loi de Poisson de
paramètre λ et, pour tout n, ΦSn la fonction génératrice de Sn . Montrer que, pour tout n ∈
N∗ , ΦSn = ΦSn−1 ◦ ϕ.
d) i) On note E l’événement « la lignée s’éteint » et En l’événement « la lignée s’éteint à la
génération n ». On pose un = P(Sn = 0). Montrer la convergence de (un ) et prouver que
P(E) = lim un .
n→+∞
ii) Calculer u0 et montrer que un = ϕ(un−1 ).

23. On pose
 
3a + b −4a − b 2a
Ma,b = 2a + b −3a − b 2a .
b −b a

2 2
a) Coder une fonction renvoyant Ma,b . Calculer M0,1 , M1,0 , M0,1 M1,0 et M1,0 M0,1 .
2
b) On note F = {Ma,b , (a, b) ∈ C }. Montrer que F est un espace vectoriel, déterminer sa
dimension ainsi qu’une base.
c) L’ensemble F est-il une sous-algèbre de M3 (C) ?
d) Déterminer la plus petite sous-algèbre de M3 (C) contenant F. Est-elle commutative ?
k
e) Calculer Ma,b pour tout k ∈ N.
k
f) Donner une formule calculant Ma,b en fonction des matrices précédentes. La vérifier avec
P YTHON
g) Les matrices M0,1 , M1,0 sont-elles diagonalisables ?
+∞
t3
Z  
24. Soit A : x 7→ cos+ xt dt.
0 3
a) i) Montrer que A(x) existe pour tout x ∈ R+ .
t2 + x
Ind. On pourra faire une intégration par parties en écrivant 1 = .
t2 + x
ii) Tracer le graphe de A sur ]0, 5] (utiliser l’expression trouvée à la question précédente).
Que se passe-t-il si l’on fait la même chose sur [−5, 5] ?
b) On s’intéresse maintenant à l’existence de A sur R−∗ , c’est-à -dire à A(−x) pour x > 0.
t3
On fixe donc x > 0 et l’on pose P : t 7→ − xt.
3
(2n + 1)π
i) Montrer que, pour tout n ∈ N, il existe un unique an > 0 tel que P (an ) = .
√ 2
ii) Écrire une fonction a(n,x) renvoyant an . Vérifier avec P YTHON que an ∼ 3nπ.
3
Revue de la filière Mathématiques 13

Z an+1  3 
t
iii) Écrire une fonction u(n,x) renvoyant un = cos − xt dt. Formuler une
3
 3 an 
t
conjecture sur (un ). Tracer le graphe de t 7→ cos − xt pour x = 1.
3
Que représente un pour cette
√ fonction ?
3
iv) Montrer que an ∼ 3nπ et trouver un équivalent de an+1 − an .
v) Démontrer la conjecture sur la suiteX (un ).
vi) Montrer la convergence de la série un puis l’existence de A(−x).

25. Soient (Ω, A, P) un espace probabilisé et (Yn ) une suite de variables aléatoires indépen-
Xn
dantes suivant la loi de Rademacher. On pose S0 = 0 et pour tout n ∈ N∗ , Sn = Yk .
k=1
La variable Sn modélise le gain d’un joueur jouant à pile ou face, gagnant 1 point lorsqu’il
fait pile, en perdant 1 sinon. On s’intéresse à la durée pendant laquelle le gain est positif. On
pose :
Kn = Card ({k ∈ {1, . . . , n} , Sk−1 > 0 et Sk > 0}) .
a) Coder une fonction K(n) renvoyant la valeur Kn .
On remarque qu’elle ne prend que des valeurs paires, ce que l’on admet par la suite.
b) Coder une fonction occurences(nb, n) qui simule nb fois le jeu pour 2n lancers et
renvoie une liste L où L[k] est la proportion de simulations pour lesquelles K2n = 2k. La
tester pour nb=2000 et n=200.
c) Tracer sur un même graphique n×L[k] en fonction de k/n et la courbe représentative de
1
la fonction f : x 7→ p sur ]0, 1[.
π x(1 − x)   
1 2k 2n − 2k
On admet que P(K2n = 2k) = 2n . Soient 0 < a < b < 1.
2 k n−k
d) Montrer :
  bnbc   
K2n X 1 2k 2n − 2k
∀n ∈ N∗ , P a< 6b = .
2n 22n k n−k
k=bnac+1

e) Prouver que
  bnbc
K2n 1 X 1
P a< 6b ∼ q .
2n n→+∞ πn k
1− k
k=bnac+1 n n

f) Montrer que
  Z b
K2n
lim P a < 6b = f (t) dt.
n→+∞ 2n a

n
(−1)n X
26. On pose, pour n ∈ N, un = et Sn = uk .
n+1
k=0
14 Revue de la filière Mathématiques

X
a) Montrer la convergence de un et donner une approximation à 10−6 près de la somme.
+∞
X
b) Montrer que uk = ln(2).
k=0
On réorganise les termes de la suite (un ) sous le nom de (vn ) en prenant à la suite deux
termes positifs et un terme négatif de sorte que les premiers termes de la suite v sont v0 =
1 1 1 1 1
1, v1 = , v2 = − , v3 = , v4 = − , v5 = − . . .
3 2 5 7 4
c) Écrire la fonction v(n) et donner les valeurs de v(n) pour n = 250, 251, 252.
Xn
d) Soit tn = Vk . Donner des approximations de tn pour n = 250, 251, 252.
k=0
Sn
e) Examiner le rapport et énoncer une conjecture.
tn
f) Prouver cette conjecture.
1 +∞
1−t xn
Z X
27. Soient F : x 7→ 3
dt et S : x 7→ .
0 1 − xt n=0
(3n + 1)(3n + 2)
a) i) Tracer le graphe de F sur ] − 1; 1[.
ii) Tracer les graphes de S2 , S5 , S8 et superposer les courbes (Sn étant la somme partielle de
rang n associée à S). Que peut-on conjecturer ?
b) Montrer que F est définie et continue sur [−1; 1].
c) Démontrer la conjecture faite en a) ii) .
d) Calculer F (1) et F (−1).
e) i) Montrer que F est dérivable sur [−1; 1[.
ii) La fonction F est-elle dérivable en 1 ?

28. a) On considère l’équation différentielle (E) : y 00 (t) + et y(t) = 0.


Tracer les solutions de (E) pour des conditions initiales arbitraires. Que remarque-t-on ?
b) Pour a ∈ R, soit (Ea ) : y 00 (t) + ea y(t) = 0.
Tracer la solution de (Ea ) vérifiant y(a) = 0 et y 0 (a) = 2 pour a ∈ {10−1 , 1, 2} et t ∈
[a, 100]. Que remarque-t-on ?
c) Montrer que, pour tout t > 0, il existe ε > 0 tel que que y admette un unique zéro sur
]t − ε, t + ε[.
a
d) Montrer que les solutions de (Ea ) sont de la forme gA,B (t) = A sin(e 2 t + B) avec
(A, B) ∈ R2 .
e) On pose ya = g1,1−a et W (t) = y(t)ya0 (t) − y 0 (t)ya (t). Montrer que W est de classe C 1
sur R et calculer W 0 (t).

29. On se place dans R3 muni de la norme euclidienne canonique.


On considère l’équation différentielle (1) : Φ0 (t) = A(t)Φ(t) où Φ est une application de
classe C 1 de R dans R3 et A une application continue de R dans M3 (R).
On admet que, pour tout (t0 , X0 ) ∈ R × R3 , il existe une unique solution de (1) vérifiant
Φ(t0 ) = X0 .
a) Vérifier ce résultat avec t0 = 0 dans les deux cas suivants :
Revue de la filière Mathématiques 15

 
0 1 0
i) A est constante avec A = −1 0 0 ,
0 0 0
2t
 
 1 + t2 0 0 
ii) A : t 7→  0
 1 
.
2
0
 1+t 
0 0 0
b) Montrer que les deux assertions suivantes sont équivalentes :
- pour toute solution Φ de (1), kΦk est constante,
- pour tout t ∈ R, A(t) est antisymétrique.

30. Soient (a, b) ∈ R2 et n ∈ N∗ .


On pose f : P ∈ Rn [X] 7→ (X − a)(X − b)P 0 (X) − nXP (X).
a) Montrer que f est un endomorphisme de Rn [X]. Écrire sa matrice dans la base canonique
de Rn [X].
b) Écrire une fonction matrice(n,a,b) qui renvoie la matrice de f dans la base canonique
de Rn [X]. Écrire une fonction propre(n,a,b) qui renvoie les valeurs propres et les vecteurs
propres de M .
c) Déterminer les éléments propres de f pour n = 2, a = 1, b = 0 et n = 2, a = 2, b = 1.
d) La matrice M est elle diagonalisable ?
16 Revue de la filière Mathématiques

Centrale – PSI – P YTHON

31. Notons Ak la k ème colonne de la matrice A et u l’application linéaire qui à A associe B


définie par :
Xn X
∀i ∈ [[1, n]], Bi = Ak − Ai = Ak .
k=1 16k6n
k6=i

a) Écrire une fonction en P YTHON qui renvoie l’image d’une matrice par u.
b) À l’aide du script, évaluer u pour n = 2 et n = 3. L’endomorphisme u est-il un automor-
phisme ?
c) Déterminer la nature géométrique de u ainsi que ses éléments caractéristiques pour n = 2.
d) Exprimer det(u(A)) en fonction de det(A).
e) Déterminer un polynôme annulateur de u de degré 2.
f) L’endomorphisme u est-il diagonalisable ?
g) Soit J la matrice dont les coefficients valent tous 1. On pose U = J − In .
Exprimer les colonnes de AU . Qu’en concluez-vous ?
y
32. Soit (E) : (1 + x2 )y 00 + xy 0 − = 0.
4 √
a) i) Justifier qu’il existe une unique fonction y solution de (E) vérifiant y(0) = 3 et
y 0 (0) = 0.
ii) Compléter ce code
def f(x,t) :
return [Link](...)
T=[Link](0,1,0.01)
X=[Link](...)
[Link](T,X)
T=[Link](-1,0,0.01)
X=[Link](...)
[Link](T,X)
b) i) Trouver toutes les solutions de (E) DSE sur ] − 1, 1[.
ii) Montrer que toute solution de (E) est développable en série entière.
iii) En déduire une deuxième façon de tracer le graphe en a) ii) .
c) i) Si h est une solution de (E), déterminer l’équation différentielle vérifiée par g = h ◦ sh.
ii) En déduire les solutions de (E) sur R.

33. Pour n ∈ N, on note un = arctan(n + 1) − arctan(n). Pour x ∈ [0, π/2], on pose


 n−1
  X
0 si x ∈ [0, π/4[ 0 si εk (x)uk + un > x


ε0 (x) = et, pour n ∈ N , εn (x) =
1 si x ∈ [π/4, π/2]  k=0
1 sinon.

a) i) Écrire une fonction P YTHON traçant une ligne polygonale reliant les points Mk =
(k, uk ) pour k ∈ [[1, 50]]. Conjecture ?
Revue de la filière Mathématiques 17

ii) Écrire une fonction P YTHON d’argument x et N renvoyant (ε0 (x), . . . , εN (x)) et
N
X
εk (x)uk . Tester cette fonction pour x = 0 et N = 20, x = π/2 et N = 20, x = 1
k=0
et N = 20. Observations et conjecture ?
b) i) Étudier la monotonie de (un ) et sa convergence éventuelle.
ii) Donner un équivalent de un . X
c) i) Étudier la convergence de la série εn (x)un .
X
ii) On note S : x 7→ εn (x)un . Montrer que 0 6 S(x) 6 π/2 pour 0 6 x 6 π/2.
n>0
iii) Montrer que cet encadrement est optimal.
n 
Y x
34. Pour x ∈ [0, 1] et n ∈ N∗ , on note Pn (x) = x 1− .
k
k=1
a) i) Écrire une fonction P YTHON qui renvoie Pn (x).
ii) Tracer Pn pour x ∈ [0, 1] pour n allant de 1 à 10 sur un même graphe. Établir une
conjecture sur la suite (Pn ).
iii) Écrire une fonction Max(n) qui renvoie xn tel que Pn (xn ) = max Pn (x).
x∈[0,1]
i
iv) Écrire une liste qui donne xn ln(n) pour n = 10 avec i ∈ [[1, 5]].
b) i) Justifier que Pn admet un maximum global sur [0, 1].
n n−1
X 1 1 1 X1
ii) Démontrer que 6 6 + .
k xn 1 − xn k
k=1 k=1
iii) En déduire un équivalent de xn .
n  

Y 1
35. a) Soit (un )n>1 la suite définie par ∀n ∈ N , un = 1 − 2 . Déterminer une
4k
k=1
valeur décimale approchée des un pour n ∈ [[1, 10]] et des u10k pour k ∈ [[1, 4]].
Proposer une conjecture quant à la convergence de la suite (un ).
+∞
X 2t cos(t) 1
b) Pour t ∈ ]0, π[, on définit f (t) = 2 − n2 π 2
et g(t) = − .
n=1
t sin(t) t
i) Tracer le graphe de f et de g. Émettre une conjecture admise pour la suite.
ii) Déterminer la limite de g en 0.
iii) Montrer que f et g sont continues sur [0, π[.
n
x2
X  
c) Trouver lim ln 1 − 2 2 .
n→+∞ k π
k=1Z
x
Ind. Calculer G(x) = g(t) dt de deux façons différentes.
0
d) En déduire lim un .
n→+∞
e) La fonction f est-elle intégrable sur ]0, π[ ?
18 Revue de la filière Mathématiques

36. Pour m ∈ N∗ et n ∈ N, on note Sn,m le nombre de surjections de [[1, n]] dans [[1, m]] si
+∞
X zn
n > 1 et S0,m = 0. On pose Sm (z) = Sn,m .
n=0
n!
a) Calculer Sn,m si m = 1, si n = m et si n < m.
b) En majorant simplement Sn,m , montrer que la série entière Sm a un rayon de convergence
égal à +∞.
n  
X n
c) Montrer que Sn,m+1 = Sn−k,m . En déduire que
k
k=1

+∞
X zn
∀z ∈ C, Sn,m = (ez − 1)m .
n=0
n!

d) Calculer les valeurs de (S10,m )m∈[[1,10]] à l’aide de P YTHON .


m  
X m n
e) Montrer que Sn,m = k (−1)m−k .
k
k=0

37. Pour x ∈ R, on note f (x) = x3 + x.


a) Montrer que f est bijective de R dans R. Tracer f et f −1 sur [−2, 2].
−27n2 + 3
b) Soit (an ) la suite définie par a0 = 0, a1 = 1 et ∀n > 0, an+2 = an .
4(n + 2)(n + 1)
n
X
On note Sn (x) = ak xk . Tracer f −1 , S5 et S10 sur [−1/2, 1/2].
k=0
c) Soit y la solution de y(0) = 0, y 0 (0) = 1 et

∀x ∈ R, (27x2 + 4)y 00 (x) + 27xy 0 (x) − 3y(x) = 0.

Justifier l’existence d’une unique solution y. Tracer y et f −1 . Conjecture ?


d) Démontrer la conjecture précédente.
X 1
38. Pour x ∈ R \ Z, on note f (x) = .
(n − x)2
n∈Z
a) i) Montrer que f est bien définie sur R \ Z.
ii) Montrer que f est 1-périodique.
iii) Montrer que f est continue sur R \ Z.
iv) Tracer le graphe de f sur [10, 1; 10, 9].
π2
b) On note g(x) = f (x) − 2 .
sin (πx)
i) Montrer que g se prolonge par continuité sur R.
ii) Tracer le graphe de g avec P YTHON (faire varier les sommes partielles définissant f ).
iii) En déduire une valeur de f (x).
+∞
X 1 π2
iv) Montrer que 2
= .
n=1
n 6
Revue de la filière Mathématiques 19

39. Soient

 2x0 = xn−k + 2
··· ···
 
0 0 1 


 2x1 = xn−k+1 + 2
 ..  
 ..
1
 . 0 



 .
J = 0
 .. .. ..  ∈ M (R) et Σn,k : 2xk−1 = xn−1 + 2
. . . n
2xk = x0
  
. .. .. .. ..  
 ..

. . . .


 ..
.

0 ··· 0 1 0



2xn−1 = xn−k−1 .

a) Donner sans justification l’expression de J k . Déterminer le spectre de J et en déduire


celui de J k .
b) On note An,k la matrice associée au système Σn,k . Écrire An,k en fonction de In et J k .
(n,k) (n,k)
En déduire que Σn,k possède une unique solution notée (x0 , . . . , xn−1 ).
c) À l’aide de P YTHON , déterminer cette solution pour (n, k) = (6, 1) et (n, k) = (6, 4).
+∞
(n,k)
X
d) Montrer que pour tout i ∈ [[0, n − 1]] xi = 2−b(nj+i)/kc puis vérifier cette relation
j=0
sur P YTHON pour (n, k) = (6, 1) et (n, k) = (6, 4).

40. Soient λ > 0, Y une variable aléatoire suivant la loi P(λ), n un entier > λ et Sn une
variable aléatoire suivant la loi B(n, λ/n).
a) i) Écrire une fonction qui calcule E(f (Y )) (prenant comme argument une fonction f , un
réel ε > 0 et un réel λ > 0) en l’approximant à ε × kf k∞ près.
ii) Écrire une fonction de paramètres f , λ, n qui calcule E(f (Sn )).
iii) Afficher E(f (Sn )) en fonction de n pour n ∈ [[3, 100]], λ = 2 et f : x 7→ e−x .
1
Comparer à E(f (Y )) à 10−4 près. Faire de même pour f : x 7→ . Établir une
1 + x2
conjecture.
b) Soient X, Y deux variables aléatoires entières et A ⊂ N. Montrer que
|P(Y ∈ A) − P(X ∈ A)| 6 P(X 6= Y ).

41. a) On cherche à modéliser la trajectoire d’un objet mobile par (Eα ) :


(x00 (t) = −αx0 (t), y 00 (t) = −αy 0 (t) − 1)
avec x(0) = y(0) = 0 et x0 (0) = y 0 (0) = ν > 0. Tracer la trajectoire obtenue pour différents
α (on pourra utiliser odeint).
b) Déterminer une solution de (Eα ). En déduire que l’on peut écrire la trajectoire comme
image de la courbe paramétrée
   
1 1  α 
x 7→ x, 1 + x + 2 ln 1 − x .
αν α ν
c) Montrer que g : x 7→ x + ln(1 − x) réalise une bijection de [0, 1[ dans R− .
En déduire qu’il existe un unique να tel que la trajectoire passe par le point (1, 0).
20 Revue de la filière Mathématiques

+∞
X 1
42. On note Rn = et on rappelle que R1 = π 2 /6. L’objectif de cet exercice est de
k2
k=n
1 1
trouver des réels C et D optimaux tels que ∀n > 1, 6 Rn 6 .
n−C n−D
a) i) Programmer une fonction Reste(N ) qui renvoie une valeur approchée de RN .
1
ii) Programmer une fonction Recherche(C(N )) qui renvoie le C optimal tel que 6
n−C
Rn pour tout n ∈ [[1, N ]].
iii) Programmer une fonction Recherche(D(N )) qui renvoie le D optimal tel que Rn 6
1
pour tout n ∈ [[1, N ]].
n−D
iv) Tracer le graphe de ces deux fonctions. Conjecture ?
b) i) Montrer que Rn est bien défini.
1 1
ii) Montrer que 6 Rn 6 pour tout n > 2.
n n−1
iii) Montrer que C > 0.
+∞
X 1
c) Montrer que ψ : x 7→ est bien définie et de classe C 1 sur R+∗ .
(k + x)2
k=0
1
d) On pose F (x) = x − et G(x) = ψ 2 (x) + ψ 0 (x).
ψ(x)
i) Déterminer la limite de G en +∞.
ii) Étudier la fonction F .
iii) En déduire la valeur de C.

43. Soit q ∈ C(R+ , R) une fonction intégrable. Soit f une solution du problème de Cauchy

(y 00 + (1 + q)y = 0, y(0) = a, y 0 (0) = b) .

a) Écrire une fonction trace(a, b, u, v, q) qui trace une solution sur l’intervalle [u, v]. Conjec-
ture ? Z x
Soit z : x 7→ f (x) + sin(x − t)q(t)f (t) dt.
0
b) Déterminer z 00 + z. Z x
+
c) Montrer que, pour tout x ∈ R , 0 6 |f (x)| 6 |a| + |b| + |q(t)f (t)| dt.
0
d) En déduire que f est bornée.

44. Soit E l’espace vectoriel des fonctions continues et bornées sur R. Pour f ∈ E, on définit
Z +∞
f (t)
Φ(f ) : x ∈ R 7→ arctan(tx) dt.
0 1 + t2
a) Montrer que Φ est un endomorphisme de E.
b) Montrer que, pour tout f ∈ E, Φ(f ) est de classe C 1 sur R+∗ .
c) Soit f0 la fonction constante égale à 1 et soit g = Φ(f0 ).

i) Tracer le graphe de g sur [0, 5]. Conjecturer la limite de g en +∞.


Revue de la filière Mathématiques 21

ii) Déterminer la limite de g en +∞.


iii) Calculer g(x) + g(1/x) (on pourra s’aider d’un graphe à l’aide de P YTHON ).
X 1
iv) En déduire la valeur de .
(2n + 1)2
n>0

n n
X X 1
45. Pour n ∈ N∗ , on note dn le nombre de diviseurs de n, Dn = dk et Hn = .
k
k=1 k=1
a) Programmer Dn et Hn .
b) Dénombrer le nombre de couples d’entiers naturels se situant sous la courbe d’équation
xy = n.
En déduire que Dn = nHn + O(n) puis un équivalent de Dn .
X xn X X
c) Pour x ∈ ] − 1, 1[, calculer , Hn xn et nHn xn .
n
n>1 n>1 n>1
X xn
d) Montrer que converge simplement sur ] − 1, 1[ et que sa somme est une
1 − xn
n>1
fonction continue. X
e) En déduire un équivalent de x 7→ dn xn lorsque x tend vers 1.
n>1

Z +∞
dt
46. Soit I : x 7→ .
0 1 + tx
a) Déterminer le domaine de définition de I.
b) Tracer I sur ]1, 30[ . A priori, quelles sont les variations de I et la limite en +∞ ?
c) Avec P YTHON , calculer I(2) à l’aide de la méthode des rectangles. Comparer à la valeur
exacte de I(2).
ln(t)
d) Montrer que t 7→ x est intégrable sur [1, +∞[.
t
e) Montrer que I est de classe C 1 et déterminer le signe de I 0 .
f) Déterminer les limites de I en 1 et en +∞.
X (−1)n
g) Tracer le graphe de x 7→ 1 − 2 et comparer ce graphe à celui de I.
n2 x2 − 1
n>1
h) Démontrer l’observation faite précédemment.
Z x2
+∗ dt
47. Pour x ∈ R \ {1}, on note f (x) = .
x ln(t)
a) Tracer f sur ]0, 1[ et sur ]1, 3].
b) i) Justifier que f est bien définie.
ii) Pour x ∈ ]1, 2[, montrer que x ln(2) 6 f (x) 6 x2 ln(2).
iii) Montrer que l’on peut prolonger f par continuité en 1 et que la fonction prolongée est
de classe C 1 sur R+∗ .
iv) Étudier la position relative de la courbe représentative de f par rapport à la tangente
en 1.
v) Déterminer les limites de f en 0 et en +∞.
22 Revue de la filière Mathématiques

48. Un candidat est convoqué à un endroit et il y a deux chemins A et B. Il prend le chemin


A avec une probabilité p, sinon il prend le chemin B. Une fois le chemin choisi, son temps
de trajet suit une loi de Poisson de paramètre a pour le chemin A, b pour le chemin B. On
note T la variable aléatoire égale au temps de trajet en minutes.
a) Justifier que T (Ω) = N.
b) i) Écrire une fonction renvoyant T en fonction de p, a et b.
ii) Donner la valeur moyenne de T pour a = 5, b = 10 et p ∈ {1/4, 1/2, 3/4} avec
N = 500 trajets.
Justifier la décroissance de cette valeur moyenne lorsque p augmente.
c) i) Donner la loi de T , sa fonction génératrice, son espérance et sa variance.
ii) À l’aide de l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, donner une majoration du nombre de
trajets à effectuer pour que la moyenne empirique soit proche de E(T ) à 30 secondes près
avec une probabilité supérieure à 0, 95.
d) Une amie attend le candidat à l’arrivée pendant un certain temps τ depuis le départ du
candidat, ce temps τ suivant une loi de Poisson de paramètre c.
Si l’amie est là quand le candidat arrive, on dit qu’il y a rencontre. On note R la variable
aléatoire qui vaut 1 s’il y a rencontre, 0 sinon.
i) Écrire une fonction qui renvoie R en fonction de p, a, b et c.
ii) Donner la valeur moyenne de T pour a = 5, b = c = 10 et p ∈ {1/4, 1/2, 3/4} avec
N = 500 trajets.

49. On définit la suite de fonctions (un )n>0 sur [0, 1] par

∀x ∈ [0, 1], u0 (x) = 1, u1 (x) = x et ∀n ∈ N, un+2 (x) = un+1 (x) + xn un (x).

a) Écrire une fonction P YTHON suite(n, x) renvoyant un (x). La complexité doit être en
O(n).
Retourner suite(10; 0, 5) et suite(10; 0, 5)
b) i) Tracer l’évolution de x 7→ un (x) pour n ∈ [[0, 10]] et superposer les courbes.
ii) Conjecturer la monotonie de x 7→ un (x) à n fixé.
iii) Conjecturer la monotonie de (un (x))n>0 à x fixé.
iv) Prouver ces conjectures.
c) i) Démontrer une inégalité entre ex et 1 + x. !
n−2
X
k
ii) En déduire que ∀n > 2, ∀x ∈ [0, 1], un (x) 6 exp x .
k=0
iii) En déduire que la suite de fonctions (un ) converge simplement sur [0, 1[ et que la
fonction limite est continue sur [0, 1[.
iv) Que peut-on dire de la suite (un (1))n>0 ?
 x n
50. a) Pour x ∈ R, déterminer lim 1 + . Pour n ∈ N∗ , on note
n→+∞ n
 
1 1/n 1/n
An = 1/n 1 1/n .
1/n 1/n 1
Revue de la filière Mathématiques 23

b) Écrire un code P YTHON renvoyant An en prenant en argument n. Écrire un code P YTHON


renvoyant les valeurs propres de An n pour n ∈ [[5, 10]].
c) Diagonaliser An et établir A∞ = lim An n . Vérifier avec P YTHON .
n→+∞
Soient n, m ∈ N∗ et An,m ∈ Mm (R) la matrice dont les coefficients diagonaux sont égaux
à 1, les autres à 1/n.
d) Exprimer An,m en fonction de Im , Jm et n, où Jm désigne la matrice de taille m dont
tous les coefficients sont égaux à 1.
e) Déterminer lim (An,m n ) comme combinaison linéaire de Im et Jm .
n→+∞

51. a) Écrire une fonction appliquer(f, M ) prenant en argument une fonction f : C → C


et une matrice carrée diagonalisable que l’on peut écrire M = P Diag(a1 , . . . , an )P −1 et
−1
 sous laforme P Diag(f (a1 ), . . . , f (an ))P .
renvoyant une matrice que l’on peut écrire
1 2 3
1 
b) Tester avec f : x 7→ x2 , M = 4 5 6 et comparer avec M 2 .
10
7 8 9
c) Écrire une fonction prenant en argument une matrice diagonalisable M et un entier N et
renvoyant
N
X (−1)k
SN = M 2k+1 .
(2k + 1)!
k=0

Tester avec la même matrice que précédemment et N = 9.


Comparer avec la fonction appliquer(f, M ) avec une fonction f bien choisie.
d) i) Soit M = P Diag(a1 , . . . , an )P −1 . Soit u l’endomorphisme canoniquement associé à

P Diag(f (a1 ), . . . , f (an ))P −1 .

Montrer que, pour toute valeur propre λ de M , on a u|Eλ (M ) = f (λ) idEλ (M ) .


ii) On suppose que P Diag(a1 , . . . , an )P −1 = Q Diag(b1 , . . . , bn )Q−1 .
−1 −1
Montrer que P Diag(f  (a1 ), . .. , f (an ))P  = Q Diag(f
 (b1 ), . . . , f (bn ))Q .
1/k 1 −1/k 1
e) i) Soient Mk = et Nk = . Montrer que Mk et Nk sont diago-
0 0 0 0
nalisables.
ii) Soit f : x 7→ |x|. Comparer f (Mk ) et f (Nk ).
 x n
52. Pour n ∈ N∗ , soit x 7→ fn (x) = 1 + .
n
a) Tracer le graphe de fn pour diverses valeurs de n. Conjecture ?
b) Étudier la convergence simple/uniforme de la suite (fn ).
x2
c) Montrer que ∀x ∈ [0, 1], x − 6 ln(1 + x).
2

d) Montrer que ∀n ∈ N , ∀x ∈ R , fn (x) 6 ex .
+

e) Montrer que, pour tout 0 6 a < b < +∞, kfn − exp k∞,[a,b] = O(1/n).

53. Soit A ∈ Mn (C) à valeurs propres simples λ1 , . . . , λn . Si f : C → C est une fonction


et si P est un polynôme vérifiant P (λi ) = f (λi ) pour tout i, on pose f (A) = P (A).
24 Revue de la filière Mathématiques

On utilisera from [Link] importe si : P = [Link]([a, b], [c, d]) renvoie un


polynôme P vérifiant P (a) = c et P (b) = d.
a) i) Écrire une fonction qui teste si A est à valeurs propres simples.
ii) Écrire une fonction d’argument P et A qui renvoie P (A).
iii) Écrire une fonction image(f,A) qui renvoie
 f (A) = P (A).
  1 2 1
1 2
b) i) Soient A = et B = 2 1 1 . Montrer que A et B sont à valeurs propres
2 3
1 1 2
simples.
N
X Mi
ii) Écrire une fonction S(N, M ) qui renvoie SN (M ) = .
i=0
i!
c) i) Justifier que f (A) ne dépend pas du choix de P .
ii) Justifier qu’il existe un polynôme P de degré < n qui convient.
d) i) On note πi (X) le i-ième polynôme interpolateur de Lagrange associé aux λj . Montrer
Xn
que πi (A) est la matrice d’un projecteur et que πi (A) = In .
i=1
n
X
ii) Montrer que f (A) = f (λi )πi (A).
i=1

54. Soient A ∈ GLn (R) et (Ak )k∈N la suite définie par

1
Ak + (A−1 T

A0 = A et ∀k ∈ N, Ak+1 = k ) .
2
a) On se donne A ∈ GL3 (R) explicite.
i) On pose M = AT A. Diagonaliser M .
ii) Trouver S ∈ Sn++ (R) tel que S 2 = M .
iii) Déterminer A5 et A6 . Conjecture ?
b) Soit A ∈ GLn (R). Montrer qu’il existe S ∈ Sn++ (R) tel que S 2 = AT A.
i) En déduire qu’il existe (Ω, S) ∈ On (R) × Sn++ (R) tel que A = ΩS.
ii) Montrer l’unicité de S.
iii) Étudier la convergence de la suite (Ak ) définie en préambule.
+∞
(−1)p X
55. On pose fp : x 7→ et S : x 7→ fp (x).
(p + x)p! p=0
n
X
a) i) Écrire une fonction somme(n, x) qui renvoie fp (x).
p=0
1
ii) Justifier que si 6 ε alors somme(n, 1) renvoie S(1) à ε près.
(n + 2)!
iii) En déduire une valeur de S(1) à 10−7 près.
iv) Calculer S(1) et vérifier le résultat.
X
v) Étudier la convergence simple de fp .
b) i) Faire une conjecture sur xS(x) − S(x + 1). La prouver.
Revue de la filière Mathématiques 25

ii) Étudier la continuité de S.


iii) Déterminer un développement asymptotique de S(n) à l’ordre 2.
26 Revue de la filière Mathématiques

Centrale - PC - P YTHON

56. Soit n ∈ N∗ . Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires i.i.d. à valeurs dans [[1, n]] suivant
la loi uniforme. On admet pour le moment que le nombre de surjections de [[1, n]] dans [[1, k]]
vaut
k  
k−` k
X
Sn,k = (−1) `n .
`
`=0

Pour P ∈ Rn [X], on note T (P ) = P (X + 1).


a) Montrer que T est un endomorphisme de Rn [X] et donner sa matrice dans la base cano-
nique.
b) Montrer que T est un automorphisme et donner la matrice de T −1 dans la base canonique.
c) Déterminer P(card{X1 , . . . , Xn } = 1).
d) Déterminer P(card{X1 , . . . , Xn } = n).
e) Coder la fonction Surj(n,k) qui donne la valeur de Sn,k .
n

5 k Sn,k
f) On fixe N = 10 et n = 10. Tracer les graphes de k ∈ [[1, n]] 7→ . Tracer
nn
également le graphe de la moyenne de N simulations de k 7→ 1{card(X1 ,...Xn )=k} . Que
conjecturer ?
g) Démontrer la conjecture.
k  
X k
h) Montrer que k n = Sn,` .
`
`=0
i) En déduire l’expression donnée en début d’énoncé de Sn,k .

57. La matrice A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R) est dite stochastique si :


n
X
∀i, j ∈ [[1, n]], ai,j > 0 et ∀i ∈ [[1, n]], ai,k = 1.
k=1

Soit A ∈ Mn (R) stochastique.


a) Montrer que 1 est valeur propre de A et de AT . Montrer que, si λ est valeur propre de A,
alors |λ| 6 1.
b) Soit (z1 , . . . , zn ) ∈ Cn . Trouver une condition nécessaire et suffisante pour que
n
X n
X
zk = |zk |.
k=1 k=1

c) Montrer que 1 est la seule valeur propre de module > 1 de A.


d) Sachant que [Link](1, 1000, n) renvoie une liste de n entiers aléatoires entre 1 et
1000, écrire une fonction ligne(n) qui donne une liste de taille n de coefficients positifs
dont la somme vaut 1
e) Écrire une fonction geneint(n) renvoyant 10 matrices stochastiques de taille n aléa-
toires. Vérifier que 1 est bien valeur propre de ces matrices stochastiques. Conjecturer la
dimension du sous-espace propre associé à 1.
f) Pour A stochastique donnée de taille 2, afficher A20 et A30 . Conjecturer la limite de An .
Revue de la filière Mathématiques 27

n
X n
X
T
g) Soit V un vecteur propre associé à 1 pour A . Calculer aj,i |vj | − vk . En déduire
i,j=1 k=1
que les coefficients de V sont tous non nuls, et que |V | est un vecteur propre associé à 1 de
AT .
h) Soient A et B deux matrices stochastiques. Que dire de AB ?
i) À l’aide de g) démontrer la conjecture faite en f) .

58. Soit (Xi )i∈N∗ une suite de variables aléatoires i.i.d. suivant la loi uniforme sur {−1, 1}.
On pose X0 = 0 et, pour n ∈ N, Sn = X0 + · · · + Xn .
a) Donner les 5 premières lignes du triangle de Pascal.

2n
b) Étudier le sens de variation de la suite finie .
k 06k62n
X 1 2n  
c) Déterminer la nature de la série .
4n n
d) Écrire une fonction informatique f(b) qui prend en argument un entier b ∈ N et qui
renvoie le premier instant n tel que Sn = b. La fonction renverra -1 si cela ne se produit
jamais.
e) Écrire une fonction moyenne(b, nb_exp) qui calcule la moyenne des valeurs de f(b)
observées au cours de nb_exp expériences.
  Que peut-on conjecturer ?
1 2n 1
f) Pour n ∈ N, montrer que n 6√ ·
4 n 2n + 1
g) Pour (n, k) ∈ N2 , calculer P(S2n = 0) puis P(S2n = k).
1
59. Soit α > − . Pour n ∈ N, on définit
2
n +∞
Y X (−1)n x2n
Pn (X) = (X + k) et fα : x 7→ 2n
·
n=0
2 n! Pn (α)
k=1

On considère également l’ensemble Sα des fonctions deux fois dérivables f : R → R telles


que
∀x ∈ R, xf 00 (x) + (2α + 1)f 0 (x) + xf (x) = 0.
a) Montrer que fα est bien définie et que fα ∈ Sα .
b) Trouver toutes les fonctions appartenant à Sα .
Z 1
1
c) On définit une fonction gα en posant gα : x 7→ (1 − t2 )α− 2 cos(xt) dt. Déterminer
0
l’ensemble de définition de gα .
gα (x)
d) Tracer le graphe de x 7→ pour α ∈ {0.25, 0.5, 1, 10}.
fα (x) gα (0)
e) Tracer sur un même graphe gα et fα pour les valeurs précédentes de α. Commenter.

60. Pour x réel et n ∈ N tel que cela soit défini, on pose :


Z π Z π
sin(xt) sin(u)
F (x) = 2
dt et G(x, n) = 2 2
du.
0 1+t 0 x + (nπ + u)
28 Revue de la filière Mathématiques

a) Montrer que F est définie sur R et qu’elle est continue.


b) Représenter le graphe de la fonction F sur [ 0 ; 20 ]. Conjecturer le comportement asymp-
totique de F en +∞.
c) Démontrer la conjecture précédente quand x tend vers +∞.
+∞
X
d) Pour x > 0, montrer que F (x) = (−1)n G(x, n). En déduire le signe de F (x) pour
n=0
x > 0.
e) Pour ε > 0 et x > 0, trouver un entier N tel que
N
X
F (x) − x (−1)n G(x, n) 6 ε.
n=0

f) Écrire un programme qui renvoie une valeur numérique approchée de N/ε.

61. Pour n > 2, on définit


+∞ 1
1 + tn−2
Z Z
dt
In = et Jn = dt.
0 1 + tn 0 1 + tn

a) Montrer que In est bien défini pour n > 2.


b) Calculer I2 et I3 . On pourra vérifier l’égalité
" #
1 1 1 1 2t − 1 2
∀t > 0, = − · + .
1+t 3 3 1 + t 2 1 − t + t2 4 1 2

3 t− 2 +1

c) Afficher les valeurs de In pour 2 6 n 6 20. Que peut-on conjecturer sur une éventuelle
limite ` de la suite (In ) ?
d) Démontrer la conjecture précédente et déterminer la valeur de `.
e) Représenter graphiquement (ln(n), ln(In − `))n∈[[2 ; 20]] . Que peut-on conjecturer ?
f) Montrer que Jn est bien définie pour n > 2.
g) Afficher les valeurs de In et Jn pour 2 6 n 6 9. Que peut-on conjecturer ?
h) Démontrer la conjecture précédente.
 
1
i) En déduire que In − ` = o α avec α un entier à préciser.
X n
j) Montrer que (In − `) converge.
2
n
X
k) On approxime les restes de la série par les quantités Rn = (Ik −`). Sur l’ordinateur,
k=n+1
tracer graphiquement (10n, 10nR10n )26n610 . Que peut-on conjecturer ?

62. Lorsque c’est possible, on pose :


+∞ +∞  k +∞
X 1 X 1 −x X
ζ(x) = , fn (x) = , f (x) = fn (x).
n=1
nx k n n=1
k=2
Revue de la filière Mathématiques 29

+∞
ζ(n) X
Pour n ∈ N∗ , on pose an = (−1)n . Soit S : x 7→ an xn . On note R le rayon de
n n=2
convergence de S.
a) Déterminer les ensembles de définition de ζ et des fonctions fn pour n ∈ N∗ .
1
b) Pour x > 1, montrer que 1 6 ζ(x) 6 1 + ·
x−1
c) Déterminer le rayon de convergence!R. Y a-t-il convergence en x = −R ?
N
X
d) Tracer graphiquement an Rn . Que peut-on conjecturer sur la conver-
n=2 N ∈[[2 ; 100]]
gence de la série entière au point x = R ?
e) Démontrer la conjecture.
f) Programmer
X une fonction S(x) qui renvoie la somme partielle d’indice 100 de la série
entière an xn . On considérera qu’il s’agit d’une bonne approximation de la somme S(x).
Tracer sur le même graphe les fonctions S et f sur l’intervalle ] −1 ; 1 ]. Que peut-on conjec-
turer ?
g) Exprimer fn (x) avec des fonctions usuelles. En déduire l’ensemble de définition de f .
Y  X − xj 
63. Soient x0 , . . . , xn des réels distincts et, pour 0 6 k 6 n, Pk = .
xk − xj
j6=k
a) Calculer Pk (xj ) pour 0 6 j, k 6 n.
b) Montrer que les Pk forment une base de Rn [X].
c) Écrire une fonction maximum qui prend en argument un polynôme Q et une liste d’entiers
relatifs x0 , . . . , xn et qui renvoie le réel M = max{|Q(xk )|, 0 6 k 6 n}.
d) Tester avec Q = X 4 − 2X 3 − X 2 + X + 1 et la liste [−1, 0, 1, 2, 3].
e) Tester avec le même polynôme mais d’autres listes de 5 entiers.
4!
f) Comparer les différentes valeurs de M avec 4 .
2
Xn
g) On revient au cas général. Soit Q ∈ Rn [X]. Montrer que Q(X) = Q(xk )Pk .
k=0
n
X
h) Soit m ∈ [[1, n]]. On pose Sm = xm
k Pk (0). Calculer Sm .
k=0 Y
i) Soit x0 , . . . , xn des entiers rangés par ordre strictement croissant. Soit yk = (xk − xj ).
j6=k
Soit Q ∈ Rn [X] unitaire et M = max{|Q(xk )|, 0 6 k 6 n}. Montrer que |yk | > k!(n−k)!
n
X Q(xk )
et que = 1.
yk
k=0
n!
j) En déduire que M > n .
2
X n
k) Soit maintenant Q ∈ R[X]. Montrer que Q − Q(xk )Pk a au moins n + 1 racines.
k=0
30 Revue de la filière Mathématiques

64. Soient p ∈ N∗ , a ∈ C∗ et b ∈ C. On considère l’ensemble V des suites (un )n∈N ∈ CN


telles que, pour tout n ∈ N, aun+p + bun+p−1 + bun+1 + aun = 0.
a) Montrer que V est un C-espace vectoriel.
b) Soit (a0 , a1 , . . . , ap−1 ) ∈ Cp . Montrer qu’il existe une unique suite u ∈ V telle que
u0 = a0 , u1 = a1 , . . . , up−1 = ap−1 . En déduire la dimension de V .
c) Trouver les racines de P1 = X 5 + X 4 + X + 1. Trouver alors une base de V lorsque
p = 5 et a = b = 1.
d) Trouver une base de V lorsque a = b = 2024 et p = 6.
e) Dans le module [Link], la fonction [Link](a,b) renvoie uniformément un
nombre entre a et b − 1.
f) Définir une fonction Ualea(n) qui renvoie le terme un de la suite u ∈ V sachant que
(u0 , . . . , u5 ) prennent des valeurs aléatoires entre 1 et 100.
g) Tracer k 7→ u(k) pour 1300 6 k 6 1320.
h) Conjecturer la limite de (un ).

0 ··· 0
 
0 1
.
1 . . . . . . . . . .. 

 
65. Soit la matrice A = 0 . . . . . . . . . 0 de taille n.
 
 
. .
 .. . . . . . . . . 1

0 ··· 0 1 0 
  

sin n + 1 
 
Pour 1 6 ` 6 n, on note X` =  ..
 . On note P la matrice de colonnes
 
  . 
 `nπ 
sin
n+1
X1 , . . . , Xn . Pour p, q ∈ Z, on note
n   n    
X qkπ X pkπ qkπ
Tq = cos et Sp,q = sin sin .
n+1 n+1 n+1
k=1 k=1

a) Calculer T1 .
b) La matrice A est-elle diagonalisable ? Que dire des sous-espaces propres ?
c) Donner un script calculant A(n).
d) Un script est donné pour calculer P . Donner un script qui donne P −1 AP .
e) Énoncer une conjecture sur le cardinal du spectre de A et une autre sur la nature de P .
f) En admettant cette conjecture, calculer Sp,q pour p 6= q.
g) Calculer Tp pour p ∈ Z.
h) Calculer Sp,q y compris dans le cas p = q.
i) Prouver la conjecture sur le cardinal du spectre de A puis sur P .
2iπ 1
66. Soient n ∈ N∗ , ωn = e , Wn = ωnkl

n
06k,l6n−1
et Vn = √ Wn .
n
a) Calculer det(Wn ) puis det(Vn ).
b) Calculer Vn2 , Vn Vn puis Vn4 .
Revue de la filière Mathématiques 31

c) Coder V(n) et tester pour n = 4.


d) Coder Spectre(n) qui renvoie le spectre de Vn . Conjecturer le nombre de valeurs propres
de Vn .
e) Démontrer la conjecture.

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