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Propriétés et applications des fonctions harmoniques

Ce projet analyse les fonctions harmoniques, qui sont essentielles en mathématiques et en physique, en se concentrant sur leur définition, propriétés, méthodes de résolution de l'équation de Laplace, et applications pratiques. Il explore également les liens entre fonctions harmoniques et holomorphes, ainsi que des théorèmes fondamentaux concernant leur régularité, équilibre, et unicité. La structure du projet est organisée en plusieurs sections, allant de la définition aux perspectives futures.

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Propriétés et applications des fonctions harmoniques

Ce projet analyse les fonctions harmoniques, qui sont essentielles en mathématiques et en physique, en se concentrant sur leur définition, propriétés, méthodes de résolution de l'équation de Laplace, et applications pratiques. Il explore également les liens entre fonctions harmoniques et holomorphes, ainsi que des théorèmes fondamentaux concernant leur régularité, équilibre, et unicité. La structure du projet est organisée en plusieurs sections, allant de la définition aux perspectives futures.

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Réalisé par :

 NISRINE ELHAISSEN
 CHAIMAA EL BARRAY
Professeur :
 Pr . M . Bekkali
I. Introduction

Contexte et Objectifs

Les fonctions harmoniques jouent un rôle fondamental dans de nombreuses


branches des mathématiques et de la physique, notamment dans l’étude des
phénomènes de diffusion, de potentiel électrique, de conduction thermique, et
d’écoulement de fluides. Une fonction harmonique est une fonction qui
satisfait l’équation de Laplace Δu=0\Delta u = 0Δu=0. Dans ce projet, nous
analyserons les propriétés théoriques des fonctions harmoniques et
examinerons leurs applications pratiques dans différents domaines
scientifiques.

Les objectifs de ce projet sont les suivants :

 Définir les fonctions harmoniques et examiner leur rôle en


mathématiques.
 Étudier les propriétés fondamentales de ces fonctions.
 Explorer les méthodes de résolution de l’équation de Laplace.
 Analyser les applications des fonctions harmoniques dans divers
domaines physiques.

Structure du Projet

Le projet est organisé en plusieurs sections :

1. Définition des fonctions harmoniques.


2. Propriétés fondamentales.
3. Méthodes de résolution.
4. Applications.
5. Résolution numérique.
6. Problèmes aux limites.
7. Perspectives et applications futures.
8. Conclusion.
1. Lien avec les fonctions holomorphes
Commençons par effectuer quelques rappels sur les fonctions harmoniques définies sur
des ouverts de R2, qui satisfont par définition est l’opérateur la
placien. Dans la théorie plus générale des fonctions sous-harmoniques satisfaisant ∆u > 0
et qui sera développée dans le chapitre suivant, le lecteur pourra reconnaître de nombreux
arguments qui redonnent les preuves de résultats classiques pour les fonctions harmoniques.
Dans le plan complexe C ∼= R2 muni des coordonnées réelles (x,y) ∼= z = x + iy, soit Ω
un ouvert, pas nécessairement supposé connexe.
Définition 1.1. Une fonction de classe C2 à valeurs réelles :

est dite harmoniquelorsqu’elle est annulée par l’opérateur de Laplace :

.
On notera :
Harm(Ω)
l’espace des fonctions C2 harmoniques dans Ω. Par anticipation, l’un des résultats centraux

de la théorie établit que toute fonction u ∈ L1loc(Ω) localement intégrable au sens de


Lebesgue qui satisfait ∆u = 0 au sens faible, à savoir :

0 = Z u · ∆(ϕ),

pour toute fonction lisse à support compact — voire même toute distribution u ∈
D0(Ω) satisfaisant cela — est en fait une fonction C ∞ sur Ω, après modification éventuelle
sur un ensemble de mesure nulle.
C’est pourquoi la régularité C2 des fonctions u que l’on appelle harmoniques dans la
Définition initiale 1.1 n’est pas déterminante, seul compte l’opérateur ∆.
Dans le formalisme de la théorie des fonctions holomorphes, l’opérateur de Laplace peut
aussi s’écrire en termes des opérateurs de dérivée par rapport à z et par rapport à z :

et ,
1
comme suit :
Proposition 1.2. Les parties réelle et imaginaire de toute fonction holomorphe f ∈ O(Ω) :

Ref et Imf
sont des fonction harmoniques.
Démonstration. Rappelons que :

2 Re f = f + f et 2i Im f = f − f.

La fonction holomorphe f et sa conjuguée antiholomorphe f sont localement développables


en série entière convergente, donc C ∞. Comme commutent, on trouve :

par définition de l’holomorphie et de l’antiholomorphie. Pour f − f, c’est 0 − 0 = 0.

Réciproquement, toute fonction harmonique est localement partie réelle (ou imaginaire)
d’une fonction holomorphe.

Proposition 1.3. Si u ∈ Harm(Ω) est une fonction harmonique dans un ouvert Ω ⊂ C ∼= R2,

alors au voisinage de tout point (x0,y0) = z0 ∈ Ω, par exemple dans un disque ouvert Dr(z0)

de rayon assez petit pour qu’il soit contenu dans l’ouvert :

Dr(z0) ⊂ Ω

il existe une fonction holomorphe :

telle que :

Démonstration. Soit la 1-forme différentielle :

ω := − ∂u∂y dx + ∂u∂x dy.

Le calcul (détaillé!) de sa différentielle extérieure :


montre qu’elle est fermée par harmonicité de u. En appliquant alors le Lemme de Poincaré
dans le disque Dr(z0) qui est étoilé en z0, cette forme est exacte, à savoir il existe une
fonction v de classe C1 sur Dr(z0) telle que ω = dv.
1. Lien avec les fonctions holomorphes

En fait, la théorie standard des formes différentielles sur R2 fournit la formule agréable :

,
dans laquelle l’intégration s’effectue le long de n’importe quel chemin C1 par morceaux
allant de z0 à un point z ∈ Dr(z0) — et la valeur obtenue ne dépend pas du chemin grâce à
la fermeture dω = 0.
En replaçant (x,y) par (x + ε,y) puis par (x,y + ε), on se convainc aisément, que les
dérivées partielles de cette intégrale valent :
et ,
relations qui s’obtenaient d’ailleurs plus directement à partir de ω = dv sans qu’on l’ait dit!
Mais ces deux équations aux dérivées partielles ne sont autres que les équationsde
Cauchy-Riemannmontrant que la fonction :
f := u + iv
est holomorphe dans Ω.
Sous une hypothèse topologique naturelle, la réciproque globale est le :
Théorème 1.4. Si le domaine Ω ⊂ R2 est simplement connexe, pour toute fonction u ∈

Harm(Ω), il existe une fonction holomorphe f ∈ O(Ω), unique à une constante près, telle que

:
u = Ref.
Terminologie 1.5. Une fonction v telle que u+iv est holomorphe est appelée uneconjugué
harmoniquede u ∈ Harm(Ω).

Démonstration. À nouveau, soit la 1-forme différentielle


un point de référence fixé, et soit la ’primitive’ :

.
Puisque Ω est simplement connexe, tous les chemins C1 par morceaux allant de z0 à z dans
Ω peuvent être déformés continûment l’un vers l’autre en demeurant dans Ω. Il en découle
que l’intégrale ne dépend pas du chemin. La fonction v est alors définie globalement et
uniquement en tout point z ∈ Ω. Le même argument que précécemment conclut alors que f
:= u + iv satisfait les équations de Cauchy-Riemann, donc est holomorphe.
Pour ce qui est de l’unicité à une constante près, soit u = Re f = Re g avec f,g ∈ O(Ω).

Alors la fonction h := f − g holomorphe dans Ω satisfait Re h ≡ 0. Autrement dit :

h(z) + h(z) ≡ 0 d’où h0(z) + 0 ≡ 0

en dérivant par rapport à z puisque h(z) = h(z) est une fonction holomorphe de z et puisque
(exercice), donc h est une constante imaginaire pure.
Sans l’hypothèse que Ω est simplement connexe, la représentation des fonctions
harmoniques comme parties réelles de fonctions holomorphes n’est pas toujours vraie. Soit
en effet le disque unité épointé :
.
La fonction :

est harmonique
dans
,
mais la conjuguée harmonique (à une constante près) de u ne pourrait être (exercice) que :
v = arg z,
laquelle est multivalente sur D∗.

[Link]étés fondamentales
Une première propriété fondamentale des fonctions harmoniques est leur régularité
élevée, beaucoup mieux que C2, encore mieux que C ∞, à savoir analytiqueréelle, notée C
ω. Cette notation C ω est classiquement utilisée pour les anneaux de fonctions analytiques

réelles, elle prolonge la hiérarchie des fonctions continues puis différentiables :


C0 ⊃ C1 ⊃ C2 ⊃ ··· ⊃ C k ⊃ ··· ⊃ C ∞ ⊃ C ω,

la lettre ω désignant, dans la théorie cantorienne des ensembles, le premier ordinalinfini.

Théorème 2.1. Toute fonction harmonique u ∈ Harm(Ω) est en fait C ∞ dans Ω, et même
analytiqueréelle, au sens où elle est localement développable, au voisinage de tout point z0
= (x0,y0) ∈ Ω, en série de Taylor :
convergeant dans tout disque ouvert Dr(z0) ⊂ Ω de rayon r 6 dist (z0,C\Ω).

Démonstration. Quand on prend la partie réelle u = Re f d’une fonction holomorphe, on


conserve la lissité, et même la propriété d’être développable en série entière convergente.
Il découle d’ailleurs de ce qu’on sait pour les fonctions holomorphes que la convergence
de la série de Taylor de u est alors valide dans le disque de rayon maximal possible :
rmax := dist dist

tel que le disque reste entièrement contenu dans Ω.

Phénomène majeur, les fonctions harmoniques jouissent d’une remarquable propriété


d’équilibre.
Théorème 2.2. [de la Moyenne] Étant donné une fonction harmonique u ∈ Harm(Ω) sur un

ouvert Ω ⊂ C, en tout point z0 ∈ Ω et pour tout rayon :

r < dist ,
la valeur de u en z0 est égale à la moyenne intégrale de ses valeurs sur le cercle de rayon
r:

.
moyennesur lecercle Sr(z0)=∂Dr(z0)

2. Propriétés fondamentales

Démonstration. Rappelons tout d’abord la formule de la moyenne pour une fonction


holomorphe f ∈ O(Ω). Soit z0 ∈ Ω et soit un rayon :

r < δ := dist .
Pour tout z ∈ Dr(z0), on a le développement normalement convergent :

.
Assertion 2.3. La formule de la moyenne est satisfaite par la fonction holomorphe f ∈ O(Ω)

:
Preuve. En effet, en appliquant le développement en série entière qui précède à des points
z = z0+r eiθ avec 0 6 θ < 2π, la convergence uniforme (car normale) permet d’intervertir
sommation et intégration :

,
et le résultat suit, car dans cette dernière somme, tous les termes pour k > 1 s’évanouissent,
en vertu de .

Étant donné une fonction u ∈ Harm(Ω), le Théorème 1.4 a montré que sa restriction au
disque de rayon maximal Dδ(z0) ⊂ Ω est la partie réelle Re f = u d’une fonction

. Mais alors le résultat voulu :

découle (trop?) simplement de l’Assertion 2.3 qui vient d’être vue! Théorème 2.4.

[de la Moyenne bis] Sous les mêmes hypothèses :

.
moyennesur le disqueDr(z0)

Démonstration. Il suffit d’intégrerla formule de la moyenne qui

précède sur des cercles de rayons


et de réorganiser (visuellement) cette formule.
Ce qui est encore plus remarquable, c’est que la réciproque est vraie, et elle sera établie
ultérieurement dans un contexte plus général.

Théorème 2.5. Sur un ouvert Ω ⊂ C, pour une fonction u ∈ C2(Ω,R), les conditions
suivantes sont équivalentes :
(i) u est harmonique;
(ii) u est égale à sa valeur moyenne sur tout cercle qui est contenu dans Ω et dont le disque
intérieur est aussi contenu dans Ω;
(iii) u est égale à sa valeur moyenne sur tout disque fermé contenu dans Ω.

Rappelons que dans un domaine Ω ⊂ C, une fonction holomorphe valant 0 sur une suite
ayant un point d’accumulation z∞ ∈ Ω est alors identiquement nulle. L’exemple de
la fonction harmonique non nulle 2Rez = z +z sur C qui vaut 0 sur l’axe des y montre qu’une
hypothèse plus forte est nécessaire.
Théorème 2.6. [d’unicité] Si deux fonctions harmoniques u1, u2 ∈ Harm(Ω) coïncident sur

un sous-ensemble E ⊂ Ω d’intérieur E˚ =6 ∅ non vide :

alors elles sont partout égales

Démonstration. La fonction harmonique u := u1 − u2 satisfait u|E ≡ 0. Introduisons


l’ensemble :

,
fermé car u ∈ Harm(Ω) est C2, voire C ∞, voire C ω, dont l’intérieur est non vide :

F˚ ⊃ E˚ =6 ∅.

Assertion 2.7. Cet intérieur F˚ ⊂ Ω est un sous-ensemble fermé de Ω.

[Link] dire qu’il existe une suiteEn effet, soit un point z∞ ∈


Ωd’élémentsappartenant fermeturezn ∈ F˚ telle queFznde−→F˚zdans∞. Ω,
Soit un disque ouvert Dr∞(z∞) ⊂ Ω de rayon r∞ < dist(z∞,C\Ω). Il s’agit de montrer que

z∞ ∈ F˚, c’est-à-dire que u est nulle dans un voisinage de z∞, et nous allons faire voir

précisément que u ≡ 0 dans Dr∞(z∞).


Quitte à supprimer des termes, on peut supposer que tous les zn appartiennent à Dr∞(z∞).
Soit alors une suite de rayons rn > 0 assez petits pour que :

Drn(zn) ⊂ F˚∩ Dr∞(z∞) (∀n∈N).

Soit v ∈ Harm une conjuguée harmonique de u, construite au Théorème 1.4.


La fonction u + iv étant holomorphe, elle satisfait les équations de Cauchy-Riemann qui, en
restriction à cette petite suite de disques :

, (sur chaque Drn(zn)),

montrent que v est constante sur chaque Drn(zn). Comme u = 0 aussi, la fonction
holomorphe u + iv est alors constante dans les Drn(zn), puis par le théorème d’unicité pour
2. Propriétés fondamentales
les fonctions holomorphes, sa constance se propage dans le «grand» disque Dr∞(z∞) —

observons d’ailleurs qu’un seul disque Drn(zn) ⊂ Dr∞(z∞) suffirait pour cela. Enfin, u = Re

(u + iv) est constante dans Dr∞(z∞), et cette constante ne peut être que 0.

Comme le sous-ensemble non vide F˚ ⊂ Ω ouvert par définition est aussi fermé dans

l’ouvert connexe Ω, on a nécessairement F˚ = F = Ω, d’où u1 = u2 partout.


Toutefois, deux analogies fortes et utiles avec les fonctions holomorphes existent.
Théorème 2.8. [Principe du maximum] Si une fonction harmonique u ∈ Harm(Ω) atteint

son maximum global en un point intérieur z0 ∈ Ω :

,
alors elle est constante.

Le résultat vaut aussi pour le minimum, et c’est un corollaire direct en considérant la


fonction opposée −u qui est aussi harmonique.

Démonstration. Soit un disque ouvert Dr(z0) ⊂ Ω avec r > 0. Le Théorème 1.4 fournit une
fonction telle que Re f = u.
La fonction exponentiée ef est holomorphe, et elle possède un module |ef| = eu qui atteint
alors son maximum en z0. D’après le principe du maximum du module pour les fonctions
holomorphes, f est constante, donc est constante, et enfin u est constante partout
dans Ω grâce au Théorème 2.6 d’unicité.

Théorème 2.9. [de Liouville] Si une fonction harmonique u ∈ Harm(C) définie sur C tout
entier est bornée supérieurement :
u 6 M < ∞,

alors elle est constante.


En considérant −u, l’énoncé avec une hypothèse de bornitude inférieure est tout aussi
vrai.
Démonstration. Quitte à remplacer u par −u+M+1, on peut supposer que u > 0. Puisque C
est simplement connexe, le Théorème 1.4 fournit une fonction holomorphe f ∈ O(C) définie
sur C tout entier telle que u = Re f. La transformation homographique :
envoie le demi-plan {Re z > 0} biholomorphiquement sur le disque unité D = {|w| < 1}.

Alors quand on compose h ◦ f : C −→ D, on obtient une fonction holomorphe sur C


bornée, laquelle est constante grâce au Théorème de Liouville classique, donc f est
constante, donc u est constante.
Par ailleurs, la notion de fonction harmonique est invariante par changement de
coordonnée holomorphe.
Théorème 2.10. [Invariance conforme] Soit une fonction harmonique u ∈ Harm(Ω) et soit
un biholomorphisme :
h: Ω0 −∼→ Ω

de Ω sur un autre ouvert Ω0 ⊂ C0. Alors la fonction composée u ◦ h :

Ω0 −h→ Ω −u→ R

est elle aussi harmonique dans Ω0.


Démonstration. Au voisinage d’un point z ∈ Ω, soit une fonction holomorphe f telle que u

= Re f. Alors u ◦ h = Re f ◦ h est partie réelle d’une fonction holomorphe au voisinage du

point z0 := h−1(z), donc u ◦ h est harmonique.

[Link]ème de Dirichlet sur un disque ouvert ∆ ⊂ C

Les fonctions harmoniques ont de remarquables propriétés d’équilibre qui leur confèrent
une grande flexibilité pour résoudre le problème dit de Dirichlet dans des domaines à bord
suffisamment ‘régulier’ en un certain sens.
Définition 3.1. Soit Ω ⊂ C un domaine à bord ∂Ω quelconque. On dit que le problème

deDirichlet est résoluble pour (Ω,∂Ω) si, pour toute fonction continue à valeurs réelles

définie sur le bord :


φ: ∂Ω −→ R,
il existe une fonction :
h ∈ Harm
harmonique à l’intérieur et continue sur la fermeture telle que :

Dans cette section, nous allons nous contenter de traiter le cas où Ω = ∆ est un disque
ouvert ∆ ⊂ C, l’existence dans le cas général pouvant être délicate (théorie de Perron;
fonctions-barrière). En tout cas, l’unicité de la solution pour un domaine quelconque est
facile.
Lemme 3.2. Il existe au plus une solution au problème de Dirichlet pour (Ω,∂Ω).
Démonstration. En effet, soient h1 et h2 deux solutions. Alors h1−h2 est harmonique dans

Ω, continue sur Ω = Ω ∪ ∂Ω, et égale à 0 sur ∂Ω. En appliquant le principe du maximum

Théorème 2.8 à h1 − h2 puis à h2 − h1, on se convainc aisément que h1 − h2 ≡ 0.

Soit comme précédemment D = {|z| < 1} le disque unité dans C de bord ∂D = {|z| =
1} le cercle unité.

Définition 3.3. Le noyaudePoissonest la fonction :


P : D × ∂D −→ R
définie par :

P (|z|<1, |ζ|=1).
L’intégraledePoissonoutransforméedePoissond’une fonction réelle Lebesgue-intégrable
sur le cercle :
φ ∈ L1(∂D, R)

est la fonction définie pour |z| < 1 par :

3. Problème de Dirichlet sur un disque ouvert ∆ ⊂ C

Plus généralement, si ∆ := Dr(z0) est un disque ouvert de C centré en un point z0 ∈ C de


rayon r > 0, le noyau de Poisson associé est une renormalisation de celui du disque unité :
P ,
et l’intégrale de Poisson associée est alors définie similairement pour z ∈ ∆ par :

Nous devrons parfois examiner cette formule en détail, et en un point quelconque :


z = z0 + seit ∈ ∆,

avec 0 6 s < r, elle s’écrit explicitement (exercice) :

Maintenant, la magie harmonique peut commencer à se dévoiler.


Proposition 3.6. Pour tout disque ouvert ∆ ⊂ C, la transformée de Poisson d’une fonction

φ ∈ L1(∂∆,R) est une fonction harmonique de z ∈ ∆.

Démonstration. Quitte à effectuer un changement affine de variables, on peut supposer


(exercice) que z0 = 0 et que r = 1, à savoir que ∆ = D. Alors la formule (3.4) astucieusement
ré-écrite :

(z ∈D)

montre instantanément que la fonction, partie réelle d’une intégrale qui dépend
holomorphiquement de z ∈ D, est harmonique!

Comme on l’aura deviné, c’est la transformée de Poisson qui résout le problème de


Dirichlet sur un disque.

Théorème 3.7. Pour tout disque ouvert ∆ ⊂ C, étant donné une fonction intégrable φ ∈

L1(∂∆,R) qui est continue en un point ζ0 ∈ ∂∆, on a :

.
En particulier, si φ ∈ C0(∂∆,R) est partout continue, la fonction :

lorsque z ∈ ∆,
( ) := φ(z) lorsque
z ∈ ∂∆,

résout le problème de Dirichlet pour (∆,∂∆).

Démonstration. À nouveau, on peut supposer que ∆ = D. Tout repose sur la proposition


fondamentale suivante, qui exprime que le noyau de Poisson est une approximation de
l’unité.

Proposition 3.8. Le noyau de Poisson P(z,ζ) sur D × ∂D jouit des trois propriétés suivantes;
(i) pour tout |z| < 1, fixé P(z,eiθ) > 0 sur ∂D;
(ii) pour tout |z| < 1 fixé :

;
(iii) en tout point ζ0 ∈ ∂D, quel que soit δ > 0 arbitrairement petit donné à l’avance :
.
Autrement dit, lorsque z tend vers un point du bord ζ0 ∈ ∂D, la propriété (iii) exprime
que toute la «masse» constante égale à 1 par (i) du noyau de Poisson se concentre autour et
très proche de ζ0 : en dehors d’une zone de sécurité de longueur δ > 0, la norme supérieure
de P s’écrase vers zéro.

Démonstration. Il est clair que P , ce qui donne (i).


Pour ce qui est de (ii), exprimons l’intégrale de P(z,eiθ) comme intégrale d’une fonction
holomorphe à laquelle le Théorème des résidus s’applique :

Enfin, établissons (iii). Comme sur la figure, soit z ∈ D avec |z − ζ0| < δ. Soit aussi ζ ∈

∂D avec |ζ − ζ0| > δ. De l’inégalité du triangle :

,
nous déduisons :

et la limite du majorant à droite, quand z → ζ0 d’où 1 − |z|2 −→ 0, est égale à 0.


3. Problème de Dirichlet sur un disque ouvert ∆ ⊂ C

De retour à la démonstration du théorème, en notant ζ0 = eiθ0, on peut écrire grâce à (i)


et (ii) :

Soit maintenant un ε > 0 arbitrairement petit. Par continuité de , il existe δ = δ(ε)


> 0 assez petit pour que :
Si donc nous découpons l’intégrale majorante en les deux morceaux :

le premier morceau est petit :

Quant au second morceau, afin d’assurer qu’il soit lui aussi petit, grâce à (iii), il existe
aussi un δ0 = δ0(ε) > 0 assez petit pour que :

Alors pour |z − ζ0| < δ0, on peut effectivement le majorer :

par une quantité qui tend vers 0 avec ε.


Au final, les majorants obtenus pour ces deux morceaux :
,
restent petits en s’additionnant, ce qui conclut.

Comme conséquence de ce résultat, nous obtenons un analogue de la formule intégrale


de Cauchy pour les fonctions harmoniques.

voisinage ouvert d’un disque fermé Dr(z0), avec z0 ∈ C et r > 0, alors pour tout 0 6 s < r et

tout 0 6 t < 2π, on a :

Démonstration. Considérons le problème de Dirichlet sur le disque ∆ := Dr(z0) avec la


valeur au bord . D’après ce qui précède, h elle-même et aussi la transformée de Poisson
sont toutes deux solutions. Grâce au Théorème 2.6 d’unicité, h = P∆h sur ∆, ce
qui est la formule écrite en des points z = z0 + seit ∈ ∆.
Faisons remarquer que cette formule généralise la formule de la moyenne, qu’on
retrouve en posant r = 0. Ainsi, les valeurs de h en un point z ∈ ∆ quelconque peuvent être
«capturées» à partir de la seule connaissance de ses valeurs sur le bord ∂∆. L’Exercice 8
produit encore une autre formule pour la fonction holomorphe f ∈ O(∆) essentiellement
unique satisfaisant h = Re f.

[Link]érisation des fonctions harmoniques et applications


Dans la Définition 1.1 des fonctions harmoniques, on a supposé dès le départ que u ∈
C2 est suffisamment lisse pour pouvoir lui appliquer l’opérateur de Laplace, et on a vu qu’en
fait, la fonction est alors beaucoup plus régulière que C2, à savoir C ∞, voire C ω. Depuis le
XIXème siècle, ce phénomène fondamental a été considérablement exploré et généralisé, et
dans la théorie des fonctions harmoniques, on a par exemple un énoncé célèbre qui, partant
d’une fonction a priori très irrégulière comme peuvent l’être les fonctions
Lebesgueintégrables, déduit l’harmonicité à partir d’une propriété d’équilibre.
Théorème 4.1. Soit une fonction localement intégrable :
u ∈ L1loc(Ω).

Si, en tout point z0 ∈ Ω et pour tout rayon :

r < dist ,
avec Dr(z0) ⊂ Ω, la fonction u satisfait la propriété d’équilibre :

,
moyenne bidimensionnelle

de u sur le disque Dr(z0)


4. Caractérisation des fonctions harmoniques et applications

alors en fait, u est de classe C2, et elle est harmonique dans Ω.

Un théorème analogue existe en supposant que pour presque tout rayon dist(z0,
∂Ω), la fonction u est égale à sa valeur moyenne sur le cercle de rayon

Ces résultats seront d’ailleurs conséquences d’énoncés plus généraux dans la théorie des
fonctions sous-harmoniques, et dont les démonstrations seront présentées et étudiées en
détail ultérieurement.
Toutefois, au niveau que nous venons d’atteindre, nous pouvons énoncer et démontrer
une caractérisation des fonctions harmoniques continues.
Théorème 4.2. [Caractérisation de l’harmonicité par la propriété de la moyenne] Soit h: Ω
−→ R une fonction continue définie sur un ouvert Ω ⊂ C. Si h satisfait la propriété locale
de lamoyennedansΩ, à savoir si, pour tout z0 ∈ Ω, il existe r > 0 tel que pour tout

06s6r:

alors h est harmonique dans Ω.


En particulier, la propriété locale de la moyenne possède un effet suprenant de rendre
les fonctions continues plus régulières, C2, C ∞, C ω. De plus, un aspect important très utile
pour les applications est que cette propriété n’a à être vérifiée que sur des petits cercles
centrés en z0.

Démonstration. Il suffit de faire voir que h est harmonique dans tout disque fermé ∆ ⊂ Ω.

Fixons un tel disque, et définissons une fonction k: ∆


−→ R au moyen de l’opérateur de Poisson P∆ par
: sur ∆, sur ∂∆.
Cette fonction k est continue sur , et puisque h et la fonction harmonique P∆(h|∂∆) satisfont

la propriété locale de la moyenne dans ∆, il en va de même de k.

Comme ∆ est compact, k y atteint une certaine valeur


maximale :
.

Lemme 4.3. Cette valeur vaut


Démonstration. Décomposons ∆ en deux sous-ensembles :
et .
Clairement, E est ouvert puisque k est continue.
Assertion 4.4. L’ensemble F est lui aussi ouvert.
Preuve. En un point z ∈ F ⊂ ∆, on a k(z) = M. La propriété de la moyenne sur des petits

cercles centrés en z contenus dans ∆, écrite sous la forme :

toujours >0car M = max k

force alors toutes les valeurs k(z + seiθ) = M à être égales à M, sinon l’intégrale serait
> 0. Ainsi, k ≡ M dans un voisinage ouvert de z.
Par connexité de l’union disjointe ∆ = E ∪ F, on a :

• soit ∆ = E, i.e. k < M partout sur ∆, auquel cas :

= 0;

• soit ∆ = F, i.e. k ≡ M partout sur ∆, et par continuité de k, on obtient à nouveau :

M = 0,

ce qui termine le lemme.

En procédant de manière analogue, on montre que :

vaut aussi m = 0, donc k = 0!


Ainsi, la fonction h = P∆(h|∂∆) qui coïncide avec la transformée de Poisson de sa

restriction à ∂∆ est bel et bien harmonique dans ∆!

Comme première application, nous déduisons un analogue du Théorème de Cauchy


d’après lequel les limites uniformes de fonctions holomorphes sont encore holomorphes.
Corollaire 4.5. Si est une suite de fonctions harmoniques dans un domaine Ω ⊂ C
qui converge uniformément sur les compacts K ⊂ Ω vers une certaine fonction continue h,
alors h est harmonique dans Ω.

Démonstration. Par convergence uniforme, les formules de la moyenne passent à la limite


:

et grâce au théorème qui précède, h est effectivement harmonique.

Comme deuxième application, nous énonçons un principe de réflexion pour les


fonctions harmoniques qui est analogue à celui de Schwarz pour les fonctions holomorphes.

5. Fonctions harmoniques positives : théorèmes de Harnack

Théorème 4.6. [Principe de réflexion] Soit ∆ := DR(0) un disque de centre 0 ∈ C et de rayon

R > 0, et soit ses parties supérieure et inférieure :

,
en contact le long du segment réel :

Si une fonction harmonique dans ∆+ se prolonge continûment jusqu’à I et s’y annule :

h+ ∈ Harm avec ,

alors elle se prolonge comme fonction harmonique au disque ∆ tout entier par :

h(z) := −h+(z) (∀z ∈∆−).

Démonstration. Soit f+ ∈ O(∆+) une fonction holomorphe telle que h+ = Re f+. Alors la

fonction :

,
définie pour z ∈ ∆− est partie réelle d’une fonction antiholomorphe, donc harmonique dans

∆−.

A-t-on encore harmonicité dans des voisinages de points x0 ∈ I ?


En tout cas, on a manifestement continuité sur ∆ tout entier de la fonction globale :

lorsque z ∈ ∆+, lorsque z

∈ I, lorsque z ∈ ∆−.

Grâce au Théorème 4.2, il suffit pour conclure de vérifier pour 0 6 s < dist(x0,∂D) que :

,
mais cela avait évidemment été prévu à l’avance!

[Link] harmoniques positives : théorèmes de Harnack


Dans cette section, nous allons exploiter la formule intégrale de Poisson pour en déduire
des inégalités sur les fonctions harmoniques à valeurs positives, surprenantes car elles
permettent d’encadrer leurs graphes par valeurs inférieures et supérieures.
Théorème 5.1. [Inégalités de Harnack] Si h est une fonction harmonique définie sur un
disque ouvert DR(z0) centré en un point z0 ∈ C et de rayon R > 0 qui est positive :

h(z) > 0 (∀z ∈∆),

alors pour tout rayon inférieur 0 6 r < R et tout 0 6 θ < 2π :

.
Ces inégalités expriment un contrôle très contraignant et très utile des valeurs de h
lorsqu’on s’éloigne d’un point central : la fonction et son inverse encadrent le
graphe de h par deux hyperboloïdes.
Pour mieux mentaliser le diagramme ci-dessus, il faudrait plutôt s’imaginer que la base
est réellement un disque contenu dans le plan 2-dimensionnel C (non un segment), et que
le graphe de h est une nappe ondulée, s’élevant éventuellement vers l’infini lorsque r → R.

Démonstration. Choisissons un rayon intermédiaire r < s < R. La formule intégrale de


Poisson du Corollaire 3.9 appliquée ici à la fonction h qui est harmonique dans un voisinage
de Ds(z0) s’écrit :

− −
Or pour tout t − θ ∈ R on a :

s2 − 2sr cos(t − θ) + r2 > s2 − 2sr + r2 = (s − r)2,

donc comme h est positive on peut majorer l’intégrande :

et appliquer l’égalité de la

moyenne. En faisant , on obtient la deuxième inégalité, tandis que la


première se démontre d’une manière fort similaire (exercice).
L’application la plus fréquente concerne les théorèmes de convergence, dont de
nombreux avatars existeront dans les chapitres suivant consacrés aux fonctions
sousharmoniques et pluri-sous-harmoniques. Bien méditer le principe dans le cas standard
des fonction harmoniques anticipera la joie de comprendre en profondeur de tout ce qui
suivra.
5. Fonctions harmoniques positives : théorèmes de Harnack

Théorème 5.2. [de convergence de Harnack] est une suite croissante de


fonctions harmoniques dans un domaine Ω ⊂ C :
h1 6 h2 6 h3 6 ······ 6 hn 6 hn+1 ······ ,
alors :
• ou bien hn −→ ∞ uniformément sur tout compact K ⊂ Ω;

• ou bien hn converge vers une certaine fonction harmonique finie h ∈ Harm(Ω,R+),


uniformément sur tout compact K ⊂ Ω.

Démonstration. En remplaçant hn 7−→ hn − h1, on se ramène à une suite croissante de


fonctions harmoniques positives.
Assertion 5.3. S’il existe un point z0 ∈ Ω en lequel hn(z0) −→ ∞, alors hn(z) −→ ∞ en tout
point z ∈ Ω.

Preuve. En effet, l’ensemble incriminé :

, si
est ouvert grâce à l’inégalité inférieure de Harnack, parce que si z0 ∈ E∞ DR(z0) ⊂ Ω avec

R > 0, si z ∈ DR(z0), alors :

.
Ensuite, l’inégalité supérieure de Harnack appliquée d’une manière fort similaire montre
(exercice) que son complémentaire Ω\E∞ est lui aussi ouvert. Par connexité et non-vacuité,

E∞ = Ω.

La circonstance significative est donc celle où la suite croissante prend des


valeurs finies en tous les points z ∈ Ω.
Qui plus est, l’inégalité de Harnack supérieure — laquelle n’a pas encore dévoilé tout
son secret! — montre, lorsqu’on l’applique aux fonctions harmoniques positives hn − hm
pour

,

que la convergence est uniforme sur tout sous-disque Dr(z0) ⊂ DR(z0) de rayon 0 < r <

R. Grâce au Corollaire 4.5, la fonction-limite h := lim hn est alors harmonique dans Ω.


Toute la force de l’inégalité supérieure de Harnack qui vient de garantir une convergence
uniforme était d’ailleurs implicitement devinable dans la figure d’encadrements par
hyperboles.
Corollaire 5.4. [de Harnack] Soit une suite de fonctions harmoniques uk ∈ Harm(Ω)
qui est décroissante :
········· 6 uk+1 6 uk 6 ······ 6 u1.
Alors la limite :
u(z) := lim uk(z) k→∞
ou bien est ≡ −∞, ou bien constitue une fonction harmonique (finie) dans Ω.
Démonstration. Soit ω ⊂ Ω un sous-ouvert de fermeture compacte ω ⊂ Ω. Après
soustraction d’une constante :
u1 7−→ u1 − max u1,
ω

on peut supposer que u1 6 0. Le théorème précédent s’applique alors à la suite croissante


de fonctions harmoniques positives sur ω.
[Link] de Harnack
Soit maintenant C∞ := C ∪ {∞} le plan complexe auquel on ajoute un point à l’infini,
muni de la topologie pour laquelle une base de voisinages de {∞} est :

(R>0).
Il s’agit de la sphère de Riemann, biholomorphe à l’espace projectif complexe de dimension

.
L’intérieur, le bord, la fermeture d’un domaine Ω ⊂ C∞ seront pris relativement à cette
topologie, équivalente à celle définie par la distancedecordesur la sphère :

lorsque z1,z2 ∈ C,

dist lorsque z1 ∈ C, z2 = ∞.

Autour de {∞}, la topologie est la même

qu’autour de 0 ∈ C en remplaçant .

L’inégalité de Harnack sur des disques implique un résultat analogue beaucoup plus
général.

Proposition 6.1. Étant donné un domaine quelconque Ω ⊂ C∞ et deux points z1,z2 ∈ Ω, il


existe un nombre :

tel que pour toute fonction harmonique positive h ∈ Harm(Ω,R+) :


τ−1h(z2) 6 h(z1) 6 τ h(z2).

Démonstration. Écrivons z1 ∼ z2 lorsqu’il existe un nombre τ > 1 satisfaisant cela. On


vérifie qu’il s’agit d’une relation d’équivalence.
Ensuite, les inégalités de Harnack montrent (exercice) que les classes d’équivalence sont
des sous-ensembles ouverts de Ω. Comme Ω est connexe, il n’y a qu’une seule classe
d’équivalence.

C
Définition 6.2. La distorsion de Harnack entre deux points z1,z2 d’un domaine Ω ⊂ ∞ est

la constante minimale :

τΩ(z1,z2) > 1
satisfaisant pour toute fonction harmonique positive h ∈ Harm(Ω,R+) :

τΩ(z1,z2)−1 h(z2) 6 h(z1) 6 τΩ(z1,z2)h(z2).


Bien entendu, ces distorsions peuvent être difficiles à calculer explicitement pour des
domaines quelconques, mais pour un disque, ce qui précède avait déjà implicitement fait le
travail.
7. Exercices

Théorème 6.3. Sur ∆ = DR(z0) ⊂ C, on a :

(∀z1 ∈∆).

Démonstration. Les inégalités de Harnack offrent au moins une constante supérieure à la


minimale possible :

6 R + |z1 − z0| τ∆(z1,z0) .


Pour faire voir qu’il y a égalité, avec, en écrivant z1 = r1 eiθ1, et en considérant la fonction

harmonique positive : qui satisfait h(z0) = 1,

l’inégalité de Harnack supérieure devient égalité en z = z1 :

1
− −
ce qui montre que τ∆(z1,z0) a bien la valeur annoncée.

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