Rapport Financier Annuel TOTAL 2009
Rapport Financier Annuel TOTAL 2009
historiques p. 160
Informations complémentaires p. 161
Politique de distribution des dividendes p. 161
PRÉSENTATION DES Procédures judiciaires et d’arbitrage p. 161
2 ACTIVITÉS
Histoire et évolution de TOTAL
p. 7
p. 8
Changements significatifs p. 166
Secteur Amont p. 9
Secteur Aval
Secteur Chimie
p. 38
p. 46
8 RENSEIGNEMENTS
GÉNÉRAUX
p. 167
Investissements p. 52 Capital social p. 168
Organigramme p. 53 Acte constitutif et statuts ; autres
Propriétés immobilières, usines et informations p. 173
équipements p. 54 Autres renseignements p. 177
Schéma d’organisation p. 56 Documents accessibles au public p. 178
Informations sur les participations p. 179
RAPPORT DE GESTION p. 59
3 Examen de la situation financière et des
résultats p. 60
9 ANNEXE 1 – COMPTES
CONSOLIDÉS
p. 181
l’environnement p. 83
Autres risques
Assurances et couverture des risques
p. 85
p. 91
10 ANNEXE 2 – INFORMATIONS
COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES
(NON AUDITÉES) p. 269
Informations sur l’activité d’hydrocarbures
GOUVERNEMENT au titre de la réglementation de
5 D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil
p. 93 l’Accounting Standards Codification 932
Autres informations complémentaires
p. 270
p. 286
d’administration (article L. 225-37 du Code
de commerce) p. 94
Rapport des commissaires aux comptes
(article L. 225-235 du Code de commerce) p. 112
11 ANNEXE 3 – TOTAL S.A.
Rapport spécial des commissaires aux
p. 287
Direction Générale p. 114 comptes sur les conventions et
Contrôleurs légaux des comptes p. 115 engagements réglementés p. 288
Rémunération des organes Rapport des commissaires aux comptes
d’administration et de direction p. 116 sur les comptes annuels p. 290
Effectifs, participation au capital p. 133 Comptes sociaux Société mère p. 291
Annexe aux comptes sociaux p. 295
Autres informations financières Société
mère p. 309
Informations d’ordre social et
TOTAL ET SES ACTIONNAIRES p. 137 environnemental p. 314
6 Cotation boursière
Dividende
p.
p.
138
143
Information financière consolidée des cinq
derniers exercices p. 320
Rachats d’actions p. 145
Actionnariat p. 150
Communication avec les actionnaires p. 155
LEXIQUE p. 321
TABLE DE CONCORDANCE p. 325
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2009
« J’atteste, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Document de référence sont,
à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste, à ma connaissance, que les comptes sociaux et consolidés de TOTAL S.A. sont établis conformément aux normes comptables
applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l’ensemble des entreprises
comprises dans la consolidation, et que le Rapport de gestion du Conseil d’administration figurant en pages 59 à 71 du présent Document de
référence présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et de l’ensemble des
entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
J’ai obtenu des contrôleurs légaux des comptes une lettre de fin de travaux, dans laquelle ils indiquent avoir procédé à la vérification des
informations portant sur la situation financière et les comptes données dans le présent Document de référence ainsi qu’à la lecture d’ensemble
de ce document.
Les informations financières historiques présentées dans le présent Document de référence ont fait l’objet de rapports des contrôleurs légaux,
figurant en pages 182 et 290 dudit document. »
Christophe de Margerie
Directeur Général
Le présent Document de référence a été déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 1er avril 2010 conformément à
l’article 212-13 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers. Il pourra être utilisé à l’appui d’une opération financière
s’il est complété par une note d’opération et un résumé, visés par l’Autorité des marchés financiers.
Le présent Document de référence inclut, conformément aux VI et VIII de l’article 212-13 précité, le Rapport financier annuel prévu
au I de l’article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier.
TOTAL / i
GNL : gaz naturel liquéfié
Abréviations GPL : gaz de pétrole liquéfié
ROE Return on Equity (rentabilité des capitaux propres)
b: baril ROACE : Return on Average Capital Employed (rentabilité des
pc : pied cube capitaux mis en œuvre)
/j : par jour
/an : par an
€: euro Table de conversion
$ et/ou dollar : dollar américain
t: tonne métrique 1 bep = 1 baril équivalent pétrole = environ 5 490 pc de gaz*
bep : baril équivalent pétrole 1 b/j = environ 50 t/an
kbep/j : kilo (millier) bep/j 1 t = environ 7,5 b (pour une densité de 37°API)
kb/j : kilo (millier) baril/j 1 Gm3/an = environ 0,1 Gpc/j
Btu : British thermal unit 1 m3 = environ 35,3 pc
M: million 1 t de GNL = environ 48 kpc de gaz
G: milliard 1 Mt/an de GNL = environ 131 Mpc/j
MW : mégawatt
MWc : mégawatt crête
TWh : térawatt heure * Ce taux, calculé sur le contenu énergétique équivalent moyen des réserves de
ERMI : European Refining Margin Indicator. Indicateur de marge de gaz naturel de TOTAL, est sujet à changement.
raffinage sur frais variables d’une raffinerie complexe théorique
d’Europe du Nord située à Rotterdam. Cette raffinerie traite un
cocktail de bruts représentatif de l’approvisionnement moyen Définitions
de la zone pour fournir les grands produits cotés dans la
même zone. Les termes « TOTAL » et « Groupe » utilisés dans le présent Document de
IFRS : International Financial Reporting Standards référence réfèrent, de façon collective, à TOTAL S.A. et à l’ensemble de ses
API : American Petroleum Institute filiales consolidées directes et indirectes situées en France ou hors de France.
(a) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.
(b) Y compris quote-part dans CEPSA.
(c) Y compris Trading et quote-part dans CEPSA.
(d) Écart par rapport au Document de référence 2007 compte tenu d’un changement de méthode de calcul des ventes de la raffinerie de Port Arthur.
TOTAL / 1
1 CHIFFRES CLÉS Informations financières sélectionnées
Données consolidées en millions d’euros, à l’exception du résultat par action, du dividende, du nombre d’actions et des pourcentages.
(a) Les résultats ajustés se définissent comme les résultats au coût de remplacement, hors éléments non récurrents et hors quote-part, pour TOTAL, des éléments d’ajustement
et, à partir de 2009, des éléments particuliers de Sanofi-Aventis.
(b) Calculé sur le nombre moyen pondéré dilué d’actions en circulation au cours de l’exercice.
(c) Dividende 2009 : sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010.
(d) Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
Résultat opérationnel net ajusté des Résultat net ajusté dilué par action
secteurs
13 961
12 231 6,20
5,37
7 607 M€ 3,48 €
Amont
Aval
Chimie
2007 2008 2009 2007 2008 2009
TOTAL / 3
1 CHIFFRES CLÉS Informations financières sélectionnées
䊳 Secteur Amont
Production d’hydrocarbures Réserves de liquides et de gaz
2 391 2 341 2 281 kbep/j 10 449 10 458 10 483 Mbep
Europe
Afrique
Amériques
Moyen-Orient Liquides
Asie Gaz
䊳 Secteur Aval
Ventes de produits raffinés y compris Capacité de raffinage en fin d’année
Trading
3 774(a) 3 658 3 616 kb/j 2 598 2 604 2 594 kb/j
䊳 Secteur Chimie
Chiffre d’affaires 2009 hors Groupe Résultat opérationnel net ajusté 2009
Chimie
de Base
0,02 G€
Spécialités
6,07 G€
Chimie Spécialités
de Base 0,28 G€
8,66 G€
Actionnaires
institutionnels Reste de l’Europe Royaume-Uni
88% 22% 12%
(a) Estimations au 31 décembre 2009, hors détention intra-Groupe. (a) Estimations au 31 décembre 2009, hors détention intra-Groupe.
Répartition des effectifs par secteur (a) Répartition des effectifs par zone
géographique (a)
Holding
1,4% Amont
17,3%
Reste de l’Europe
27,3% Reste du monde
34,9%
Aval
Chimie 35%
46,3% France
37,8%
(a) Sociétés consolidées. Effectifs au 31 décembre 2009 : 96 387 employés. (a) Sociétés consolidées. Effectifs au 31 décembre 2009 : 96 387 employés.
TOTAL / 5
1 CHIFFRES CLÉS
TOTAL / 7
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Histoire et évolution de TOTAL
TOTAL S.A., société anonyme de droit français créée en France le La stratégie du Groupe, dont la mise en œuvre s’appuie sur le
28 mars 1924, forme aujourd’hui avec l’ensemble des sociétés du déploiement d’un modèle de croissance durable conjuguant
Groupe le cinquième groupe pétrolier intégré international coté l’acceptabilité de ses opérations et un programme soutenu
dans le monde 1. d’investissements rentables, a pour objectifs :
Présent dans plus de 130 pays, TOTAL exerce ses activités dans o la croissance de ses activités d’exploration et de production
tous les secteurs de l’industrie pétrolière : Amont (exploration, d’hydrocarbures, et le renforcement de sa position mondiale
développement et production de pétrole et de gaz naturel, GNL) et parmi les leaders sur les marchés du gaz naturel et du GNL ;
Aval (raffinage, distribution, trading et transport maritime de pétrole
o l’élargissement progressif de l’offre énergétique en
brut et de produits pétroliers).
accompagnant la croissance des énergies nouvelles
complémentaires (solaire, biomasse, nucléaire) ;
TOTAL exerce également ses activités dans la Chimie de Base
(pétrochimie et fertilisants) et dans la Chimie de Spécialités dont les o l’adaptation de son outil de raffinage à l’évolution des marchés
produits sont principalement destinés à l’industrie. En outre, TOTAL et, dans le Marketing, la consolidation de ses positions en
détient des participations dans des mines de charbon et le secteur Europe, tout en poursuivant des développements ciblés sur les
de la production d’électricité. Par ailleurs, TOTAL détient une marchés d’Afrique et d’Asie-Pacifique ;
participation financière dans Sanofi-Aventis. o le développement de la chimie, en particulier en Asie et au
Moyen-Orient, tout en améliorant la compétitivité de ses
La Société a débuté ses activités Amont au Moyen-Orient en 1924. opérations sur les marchés matures ;
Elle s’est depuis développée et a étendu sa présence dans le o la poursuite d’efforts intensifs de recherche et développement
monde entier. Début 1999, la Société a pris le contrôle de PetroFina pour développer des sources d’énergies « propres », contribuer à
S.A. (ci-après désignée « PetroFina » ou « Fina ») et, début 2000, la modération de la demande en énergie et participer à la lutte
celui d’Elf Aquitaine (ci-après désignée « Elf Aquitaine » ou « Elf »). contre le réchauffement climatique.
䊳 Secteur Amont
Le secteur Amont de TOTAL englobe les activités Exploration & La rentabilité des capitaux employés moyens (ROACE 3) de l’Amont
Production et Gaz & Énergies Nouvelles. est de 18% en 2009 contre 36% en 2008.
Le Groupe mène des activités d’exploration et de production dans Prix de vente liquides et gaz (a) 2009 2008 2007
plus de quarante pays et produit du pétrole et du gaz dans trente
Prix moyen de vente liquides ($/b) 58,1 91,1 68,9
pays. Prix moyen de vente gaz ($/Mbtu) 5,17 7,38 5,40
2,28 Mbep/j d’hydrocarbures produits en 2009 (a) Filiales consolidées, hors marges fixes et buy-backs.
10,5 Gbep de réserves prouvées d’hydrocarbures au Le prix moyen de vente des liquides de TOTAL a diminué de 36%
31 décembre 2009 1 sur l’année 2009 par rapport à 2008. Les prix moyens de vente du
gaz ont diminué de 30%.
Investissements 2009 : 9,9 milliards d’euros
Productions
16 628 collaborateurs
Productions d’hydrocarbures 2009 2008 2007
Données financières du secteur Amont Productions combinées (kbep/j) 2 281 2 341 2 391
Liquides (kb/j) 1 381 1 456 1 509
(en millions d’euros) 2009 2008 2007 Gaz (Mpc/j) 4 923 4 837 4 839
Chiffre d’affaires hors Groupe 16 072 24 256 19 706
Résultat opérationnel ajusté 12 879 23 639 19 514
Résultat opérationnel net ajusté 6 382 10 724 8 849
Asie
Sur l’ensemble de l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté Europe
de l’Amont s’établit à 6 382 millions d’euros contre
Amériques
10 724 millions d’euros en 2008, soit une diminution de 40%.
Exprimé en dollars, le résultat opérationnel net ajusté de l’Amont
est de 8,9 milliards de dollars, soit une réduction de 44% par
rapport à l’année 2008, qui s’explique essentiellement par l’impact
de la baisse du prix de vente des hydrocarbures. Afrique Moyen-Orient
TOTAL / 9
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Sur l’ensemble de l’année 2009, la production d’hydrocarbures a Le taux de renouvellement des réserves prouvées 2, établies selon
été de 2 281 kbep/j, en baisse de 2,6% par rapport à 2008, les règles de la SEC, ressort à 103%. Si l’on exclut les acquisitions
essentiellement en raison des éléments suivants : et les cessions, il est de 93%.
o +2% grâce à l’impact du démarrage et de la montée en
Fin 2009, TOTAL possède un portefeuille solide et diversifié de
puissance des nouveaux projets net du déclin naturel des
réserves prouvées et probables 3 représentant plus de vingt ans de
productions ;
durée de vie au niveau de production moyen de 2009 et des
o +1,5% lié à l’effet prix 1 ; ressources 4 représentant plus de quarante ans de durée de vie.
o -3% liés aux réductions OPEP et à la baisse de demande de gaz ;
Réserves
Au 31 décembre 2009 2008 2007
Réserves d’hydrocarbures (Mbep) 10 483 10 458 10 449
Liquides (Mb) 5 689 5 695 5 778
Gaz (Gpc) 26 318 26 218 25 730
Asie Europe
Amériques
Moyen-Orient
Afrique
TOTAL / 11
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
de l’année, à l’exception des cas où les prix sont définis généralement inférieur à celui de la baisse des réserves associées
contractuellement, sans actualisation. Le prix moyen du Brent aux contrats de partage de production ou de buy-back. Pour cette
retenu comme référence pour l’année 2009 est de 59,91$/b. Les raison, une hausse des prix se traduit globalement par une baisse
réserves prouvées des années 2008 et 2007 ont été calculées sur la des réserves de TOTAL.
base de prix de fin d’année.
‹ Production
Au 31 décembre 2009, les réserves prouvées de pétrole et de gaz
de TOTAL atteignaient 10 483 Mbep (dont 56% de réserves
La production moyenne par jour de liquides et de gaz naturel a été
prouvées développées). Les liquides (pétrole brut, liquides de gaz
de 2 281 kbep/j en 2009, contre 2 341 kbep/j en 2008.
naturel et bitume) représentaient environ 54% de ces réserves et le
gaz naturel 46%. Ces réserves étaient situées en Europe
(principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique Les liquides ont représenté environ 61% et le gaz naturel 39% de la
(principalement en Angola, au Gabon, en Libye, au Nigeria et dans production globale de TOTAL en 2009.
la République du Congo), en Amérique (principalement au Canada,
aux États-Unis, en Argentine et au Venezuela), au Moyen-Orient Le tableau de la page suivante présente la production journalière
(principalement en Oman, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au moyenne de liquides et de gaz naturel revenant à TOTAL par zone
Yémen) et en Asie (principalement en Indonésie et au Kazakhstan). géographique et pour chacun des trois derniers exercices.
Au 31 décembre 2008, les réserves prouvées de pétrole et de gaz À l’instar de ses homologues du secteur, TOTAL ne détient souvent
de TOTAL atteignaient 10 458 Mbep (dont 50% de réserves qu’une participation dans les champs, le solde étant détenu par
prouvées développées). Les liquides représentaient environ 54% de d’autres partenaires (parmi lesquels peuvent figurer d’autres
ces réserves et le gaz naturel 46%. Ces réserves étaient situées en compagnies pétrolières internationales, des compagnies pétrolières
Europe (principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique d’État ou des organismes publics). TOTAL intervient fréquemment
(principalement en Algérie, en Angola, au Gabon, en Libye, au en qualité d’opérateur, c’est-à-dire en tant que responsable
Nigeria et dans la République du Congo), en Amérique technique de la production sur les champs dans lesquels il détient
(principalement au Canada, en Bolivie, en Argentine et au une participation. Une description des actifs producteurs du
Venezuela), au Moyen-Orient (principalement en Oman, au Qatar, secteur Amont, figure dans les tableaux « Présentation des activités
aux Émirats arabes unis et au Yémen) et en Asie (principalement en par zone géographique » aux pages suivantes.
Indonésie et au Kazakhstan).
L’activité Trading & Shipping du secteur Aval a commercialisé en
Au 31 décembre 2007, les réserves prouvées de pétrole et de gaz 2009, comme en 2008 et 2007, la quasi-totalité de la production de
de TOTAL atteignaient 10 449 Mbep (dont 52% de réserves liquides du secteur Amont (voir tableau « Ressources et débouchés
prouvées développées). Les liquides représentaient environ 55% de de pétrole brut » page 44 ).
ces réserves et le gaz naturel 45%. Ces réserves étaient situées en
Europe (principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique La production de gaz naturel de TOTAL est majoritairement vendue
(principalement en Angola, au Gabon, en Libye, au Nigeria et dans dans le cadre de contrats à long terme. Toutefois, sa production
la République du Congo), en Amérique (principalement au Canada, nord-américaine est pour l’essentiel vendue sur des marchés spot
en Argentine et au Venezuela), au Moyen-Orient (principalement en ainsi qu’une partie de sa production britannique, norvégienne et
Oman, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Yémen) et en Asie argentine. Les contrats à long terme dans le cadre desquels TOTAL
(principalement en Indonésie et au Kazakhstan). vend sa production de gaz naturel prévoient généralement un prix
lié, entre autres facteurs, aux prix moyens du pétrole brut et
d’autres produits pétroliers ainsi que, dans certains cas, à l’indice
‹ Sensibilité des réserves au prix des
du coût de la vie. Bien que le prix du gaz naturel ait tendance à
hydrocarbures fluctuer dans le sillage de celui du pétrole brut, il s’écoule un certain
laps de temps avant que les variations des prix du pétrole brut
Une variation du prix de référence entraîne une variation inverse n’aient un impact sur les prix du gaz naturel. Du fait de la
non proportionnelle des réserves associées aux contrats de partage corrélation entre le prix contractuel du gaz naturel et les prix du
de production et de buy-back (représentant près de 32% des pétrole brut, les prix contractuels ne sont généralement pas
réserves de TOTAL à fin 2009). En effet, TOTAL dispose, en vertu affectés par les fluctuations à court terme du prix du gaz naturel
de ces contrats, d’une partie de la production dont la vente doit spot. Certains de ces contrats long-terme, notamment en
permettre le remboursement de ses dépenses. Plus les prix sont Indonésie, au Qatar, au Nigeria et en Norvège prévoient la livraison
élevés, plus le nombre de barils nécessaire au remboursement d’un de quantités fixes et déterminables de gaz naturel. TOTAL prévoit
même coût est faible. Par ailleurs, la quantité de barils récupérable de satisfaire l’essentiel de ces engagements grâce à la production
au titre de ces contrats peut aussi varier en fonction de critères tels de ses réserves prouvées développées. Le Groupe, si nécessaire,
que la production cumulée, le taux de retour sur investissements ou pourrait recourir au marché spot ou à ses réserves non
le ratio revenus sur dépenses cumulées. Cette baisse est en partie développées pour satisfaire ces engagements (voir Chapitre 10
compensée par un allongement de la durée d’exploitation « Informations complémentaires sur l’activité d’hydrocarbures (non
économique des champs. Toutefois, l’effet de cet allongement est auditées) »).
(a) Il s’agit uniquement de bitumes. Toute la production de bitume du Groupe se situe au Canada.
(b) Il s’agit essentiellement de la quote-part de TOTAL des productions de CEPSA en Algérie.
(c) Il s’agit essentiellement de la quote-part de TOTAL dans la production de PetroCedeño au Venezuela.
TOTAL / 13
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Le tableau ci-dessous présente les actifs en production de TOTAL par zone géographique en précisant l’année de début d’activité dans le
pays, la participation du Groupe, et le statut d’opérateur.
Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
Nigeria 1962
OML 58 (40,00%)
OML 99 Amenam-Kpono (30,40%)
OML 100 (40,00%)
OML 102 (40,00%) OML 102 - Ekanga (40,00%)
OML 130 (24,00%)
Shell Petroleum Development Company (SPDC
10,00%)
Bonga (12,50%)
République du Congo 1928
Kombi-Likalala (65,00%)
Nkossa (53,50%)
Nsoko (53,50%)
Moho Bilondo (53,50%)
Sendji (55,25%)
Tchendo (65,00%)
Tchibeli-Litanzi-Loussima (65,00%)
Tchibouela (65,00%)
Yanga (55,25%)
Loango (50,00%)
Zatchi (35,00%)
Amérique du nord
Canada 1999
Surmont (50,00%)
États-Unis 1957
Matterhorn (100,00%)
Virgo (64,00%)
Plusieurs actifs dans la zone de Barnett Shale (25,00%)
Tahiti (17,00%)
Amérique du sud
Argentine 1978
Aguada Pichana (27,27%)
Aries (37,50%)
Cañadon Alfa Complex (37,50%)
Carina (37,50%)
Hidra (37,50%)
San Roque (24,71%)
Sierra Chata (2,51%)
Bolivie 1995
San Alberto (15,00%)
San Antonio (15,00%)
Colombie 1973
Caracara (34,18%) (k)
Cupiagua (19,00%)
Cusiana (19,00%)
Espinal (7,32%) (k)
San Jacinto/Rio Paez (8,14%) (k)
Trinité-et-Tobago 1996
Angostura (30,00%)
Venezuela 1980
PetroCedeño (30,323%)
Yucal Placer (69,50%)
Asie-pacifique
Brunei 1986
Maharaja Lela Jamalulalam (37,50%)
Indonésie 1968
Bekapai (50,00%)
Handil (50,00%)
Peciko (50,00%)
Sisi-Nubi (47,90%)
Tambora-Tunu (50,00%)
Badak (1,05%)
Nilam - gaz et condensats (9,29%)
Nilam - huile (10,58%)
Myanmar 1992
Yadana (31,24%)
Thaïlande 1990
Bongkot (33,33%)
TOTAL / 15
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
Communauté des États indépendants
Azerbaïdjan 1996
Shah Deniz (10,00%)
Russie 1989
Khariaga (50,00%)
Europe
France 1939
Lacq (100,00%)
Meillon (100,00%)
Pecorade (100,00%)
Vic-Bilh (73,00%)
Lagrave (100,00%)
Lanot (100,00%)
Dommartin-Lettrée (56,99%)
Itteville (78,73%)
La Croix-Blanche (100,00%)
Rousse (100,00%)
Vert-le-Grand (90,05%)
Vert-le-Petit (100,00%)
Norvège 1965
Skirne (40,00%)
Åsgard (7,68%)
Ekofisk (39,90%)
Eldfisk (39,90%)
Embla (39,90%)
Gimle (4,90%)
Glitne (21,80%)
Gungne (10,00%)
Heimdal (16,76%)
Hod (25,00%)
Huldra (24,33%)
Kristin (6,00%)
Kvitebjørn (5,00%)
Mikkel (7,65%)
Oseberg (10,00%)
Oseberg East (10,00%)
Oseberg South (10,00%)
Sleipner East (10,00%)
Sleipner West (9,41%)
Snøhvit (18,40%)
Snorre (6,18%)
Statfjord East (2,80%)
Sygna (2,52%)
Tor (48,20%)
Tordis (5,60%)
Troll I (3,69%)
Troll II (3,69%)
Tune (10,00%)
Tyrihans (23,18%)
Vale (24,24%)
Valhall (15,72%)
Vigdis (5,60%)
Vilje (24,24%)
Visund (7,70%)
Yttergryta (24,50%)
Pays-Bas 1964
F6a gaz (55,66%)
F6a huile (65,68%)
F15a Jurassic (38,20%)
F15a Triassic (32,47%)
J3a (30,00%)
K1a (40,10%)
K3b (56,16%)
K4a (50,00%)
K4b/K5a (36,31%)
Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
K5b (45,27%)
K5F (40,39%)
K6/L7 (56,16%)
L1a/L1d (60,00%)
L1e/L1f (55,66%)
L4a (55,66%)
E16a (16,92%)
E17a/E17b (14,10%)
J3b/J6 (25,00%)
Q16a (6,49%)
Royaume-Uni 1962
Alwyn North, Dunbar, Ellon, Grant
Nuggets (100,00%)
Elgin-Franklin (EFOG 46,17%) (c)
Forvie Nord (100,00%)
Glenelg (49,47%)
Jura (100,00%)
Otter (81,00%)
West Franklin (EFOG 46,17%) (c)
Alba (12,65%)
Armada (12,53%)
Bruce (43,25%)
Champs unitisés Markham (7,35%)
ETAP (Mungo, Monan) (12,43%)
Everest (0,87%)
Keith (25,00%)
Maria (28,96%)
Nelson (11,53%)
Seymour (25,00%)
Moyen-orient
Émirats arabes unis 1939
Abu Dhabi - Abu Al Bu Khoosh (75,00%)
Abu Dhabi offshore (13,33%) (d)
Abu Dhabi onshore (9,50%) (e)
GASCO (15,00%)
ADGAS (5,00%)
Iran 1954
Dorood (55,00%) (f)
South Pars 2 & 3 (40,00%) (g)
Oman 1937
Divers champs onshore (bloc 6) (4,00%) (h)
Champ de Mukhaizna (bloc 53) (2,00%) (i)
Qatar 1936
Al Khalij (100,00%)
Dolphin (24,50%)
North Field - NFB (20,00%)
North Field -Qatargas 2 Train 5 (16,70%)
Syrie 1988
Deir Ez Zor (Al Mazraa, Atalla North, Jafra, Marad,
Qahar, Tabiyeh) (100,00%) (j)
Yémen 1987
Kharir/Atuf (bloc 10) (28,57%)
Al Nasr (bloc 5) (15,00%)
(a) La participation financière du Groupe dans l’entité locale est d’environ 100% dans tous les cas, sauf concernant Total Gabon (57,96%), Total E&P Cameroun (75,80%) et
certaines entités en Algérie, à Abou Dabi, en Oman et au Royaume-Uni (voir notes b à l ci-dessous).
(b) TOTAL détient une participation indirecte de 19,41% dans le champ de Ourhoud et de 48,83% dans le champ de RKF via CEPSA (société mise en équivalence).
(c) TOTAL détient une participation indirecte de 35,8% dans le champ d’Elgin-Franklin via EFOG.
(d) Participation de 13,33% via ADMA (société mise en équivalence). TOTAL est également associé aux opérations de Abu Dhabi Marine Operating Company.
(e) Participation de 9,50% via ADPC (société mise en équivalence). TOTAL est également associé aux opérations de Abu Dhabi Company For Onshore Oil Operation.
(f) TOTAL a transféré à la NIOC (National Iranian Oil Company) les opérations du champ de Dorood. Le Groupe détient une participation de 55,00% dans le consortium étranger.
(g) TOTAL a transféré les opérations à la NIOC pour les phases 2 et 3 du champ de South Pars. Le Groupe détient une participation de 40,00% dans le consortium étranger.
(h) TOTAL détient une participation directe de 4,00% dans Petroleum Development Oman LLC, opérateur du bloc 6 dans lequel TOTAL détient une participation indirecte de
4,00% via Pohol (société mise en équivalence). Le Groupe détient également une participation de 5,54% dans l’usine de liquéfaction d’Oman LNG (trains 1 et 2), et une
participation indirecte de 2,04% via OLNG dans Qalhat LNG (train 3).
(i) TOTAL détient une participation directe de 2,00% dans le bloc 53.
(j) Opéré par la société DEZPC détenue à 50,00% par TOTAL et 50,00% par SPC.
(k) TOTAL détient une participation indirecte de 34,18% dans le bloc de Caracara, 8,14% dans le bloc de San Jacinto/Rio Paez et 7,32% dans le bloc Espinal au travers de
CEPSA (société mise en équivalence).
(l) Application des nouveaux termes contractuels à la suite de la ratification des contrats début 2010.
TOTAL / 17
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Au Gabon, la part de production revenant au Groupe s’est élevée à À Madagascar, TOTAL a pris une participation de 60% et le rôle
71 kbep/j en 2009, contre 76 kbep/j en 2008 et 83 kbep/j en 2007. d’opérateur sur le permis de Bemolonga en septembre 2008. Ce
Cette baisse est due au déclin naturel des champs matures. Total permis contient des accumulations de sables bitumineux. Une
Gabon 1 est l’une des plus anciennes filiales du Groupe en Afrique première phase d’appréciation a été lancée afin de confirmer le
subsaharienne. La Convention d’établissement entre Total Gabon potentiel nécessaire à un développement de type minier. Les
et l’État gabonais a été renouvelée pour vingt-cinq ans en 2007, opérations de forage ont démarré en juillet 2009 et devraient se
encourageant l’exploration et les projets de développement. dérouler en 2010 pendant la saison sèche entre avril et novembre.
1. Total Gabon est une société de droit gabonais dont les actions, cotées sur Euronext Paris, sont détenues par TOTAL (58%), la République Gabonaise (25%) et le public
(17%).
2. Participation dans le consortium étranger.
TOTAL / 19
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
o Sur le permis OML 102 (40%, opérateur), TOTAL a poursuivi en Au Soudan, le Groupe détient des droits sur un permis
2009 le développement du projet Ofon II pour une décision finale d’exploration dans la partie Sud sans que toutefois des activités
d’investissement au cours de l’année 2010. Le Groupe prévoit aient été entreprises dans le pays. Pour une information
également l’appréciation du pôle d’Etisong en 2010, situé à complémentaire sur la présence de TOTAL au Soudan, consulter le
15 km du champ d’Ofon actuellement en production. Chapitre 4 (Facteurs de risques).
o Sur le permis OML 130 (24%, opérateur), TOTAL a mis en
production en mars 2009 le champ d’Akpo, dont le plateau de ‹ Amérique du Nord
production est de 225 kbep/j (en 100%). Le Groupe poursuit
activement les travaux de valorisation du champ d’Egina pour En 2009, la production de TOTAL en Amérique du Nord s’est
lequel un plan de développement a été approuvé par les autorités établie à 24 kbep/j, représentant 1% de la production totale du
nigérianes. En 2009, TOTAL a réalisé au Nigeria les études de Groupe, contre 14 kbep/j en 2008 et 20 kbep/j en 2007.
basic engineering sur ce champ.
Au Canada, le Groupe est présent dans le domaine des sables
o Sur le permis OML 138 (20%, opérateur), TOTAL a poursuivi en
bitumineux en Athabasca (Alberta) à travers ses participations dans
2009 le développement du projet Usan (180 kb/j en 100%), avec
les permis de Surmont (50%), Joslyn (75%, opérateur) et Northern
notamment le démarrage du forage des puits de production ainsi
Lights (50%, opérateur). Depuis fin 2004, le Groupe détient
que la mise à l’eau de la coque du futur FPSO en novembre 2009.
également plusieurs permis (Oil Sands Leases) à 100% acquis lors
La production devrait démarrer en 2012.
de ventes aux enchères successives, notamment celui de Griffon
pour lequel la campagne d’appréciation de l’hiver 2008-2009 est en
TOTAL a également consolidé sa position dans l’offshore profond cours d’interprétation. En 2009, la production du Groupe s’est
avec le lancement en 2009 du développement du projet Bonga élevée à 8 kb/j, stable par rapport à 2008.
Nord-Ouest sur l’OML 118 (12,5%). En 2009, le Groupe a
activement poursuivi sa campagne d’exploration avec la o Sur le permis de Surmont, la construction de la première phase
découverte réalisée sur le prospect de Owowo Sud sur l’OPL 223 de développement industriel (Surmont Phase 1A) s’est achevée
(18%, opérateur). en juin 2007 avec le démarrage progressif de l’injection de vapeur
sur les dix-huit premières paires de puits. Le passage en mode
Le contexte d’insécurité dans la région du delta du Niger a continué production SAGD (Steam Assisted Gravity Drainage) de la
d’affecter la production de l’association Shell Petroleum première paire de puits est intervenu en octobre 2007. La
Development Company (SPDC), dans laquelle TOTAL détient une production commerciale a débuté en novembre 2007.
participation de 10%. Les travaux de réparation des installations Les travaux relatifs aux phases 1B et 1C ont été réalisés en vue
dans la zone Ouest du delta du Niger se sont poursuivis en 2009, d’ajouter les seize paires de puits supplémentaires nécessaires
permettant une reprise partielle de la production, notamment sur le pour atteindre un niveau de production estimé à 22 kb/j. Les
champ offshore de EA (10%) où la production a repris au deuxième paires de puits de la phase 1B ont été progressivement mises en
semestre 2009. Par ailleurs, la production de gaz et de condensats production en 2009.
de SPDC a notamment été affectée en 2009 par l’arrêt de l’usine de Début 2010, les partenaires ont décidé de lancer la construction
traitement de Soku pour travaux et réparations à la suite d’actes de de la deuxième phase de développement industriel. Le
vandalisme sur les pipelines d’export à la fin de l’année 2008. démarrage de la production de Surmont Phase 2 est prévu en
2015 et permettra de porter la capacité de production totale de
En République du Congo, la part de production revenant au Surmont (phases 1 et 2) à 110 kb/j (en 100%).
Groupe s’est élevée à 106 kbep/j en 2009, contre 89 kbep/j en 2008 o Le permis de Joslyn, situé à environ 140 km au nord de Surmont,
et 77 kbep/j en 2007. devrait être exploité par techniques minières, en deux phases de
développement de 100 kb/j de bitume chacune.
o Le champ de Moho Bilondo (53,5%, opérateur) est entré en En 2009, le pré-projet de la première phase (Joslyn North Mine) a
production en avril 2008. Le forage des puits de développement se fait l’objet d’une révision complète pour notamment répondre aux
poursuit. La production en 100%, actuellement proche de 80 kbep/j, critères de la nouvelle réglementation de février 2009 relative au
devrait atteindre 90 kbep/j en plateau dans le courant de l’année traitement des boues de production. Cette révision s’est achevée
2010. Le potentiel de ce permis a été confirmé par le puits en février 2010 avec en parallèle la remise aux autorités d’une
d’appréciation Moho Nord Marine 3, foré fin 2008 à la suite des mise à jour du dossier administratif. La poursuite de la
deux découvertes réalisées en 2007 (Moho Nord Marine 1 et 2). En préparation de cette première phase a été approuvée début mars
2009, le puits d’exploration Moho Nord Marine 4 a permis de mettre 2010 avec le lancement des études de basic engineering. Le
en évidence dans la même zone des ressources aux niveaux développement du projet devrait être approuvé dans les
albiens. prochaines années pour un démarrage en 2017. Le calendrier
o Le développement de Libondo (65%, opérateur), approuvé en final reste cependant soumis au processus administratif
octobre 2008, se poursuit. La mise en service est prévue en d’approbation de l’ERCB (Energy Resources Conservation
2011. Ce champ est situé sur le permis d’exploitation Kombi- Board).
Likalala-Libondo, à 50 km des côtes, par une profondeur d’eau Par ailleurs, une petite unité de production SAGD, démarrée en
de 114 m. Le plateau de production devrait s’établir à 8 kb/j 2006 mais qui n’a pas atteint le niveau de production attendu de
(en 100%). Une partie significative des équipements est réalisée 10 kb/j en raison de contraintes sur la pression d’injection de
localement à Pointe Noire, en redémarrant un chantier de vapeur, est arrêtée depuis mars 2009. Le devenir de cette
construction sans activité depuis plusieurs années. installation (mise sous cocon ou démantèlement définitif) a fait
l’objet du dépôt d’un dossier d’autorisation auprès de l’ERCB o En janvier 2009, le groupe a finalisé l’acquisition de 50% de la
début 2010. Les réserves correspondantes ont été société American Shale Oil LLC, en vue de développer la
décomptabilisées au 31 décembre 2008. technologie d’exploitation des schistes bitumineux au Colorado.
o Parallèlement à ces développements, TOTAL a réalisé en 2006
des études qui ont conduit au choix d’un upgrader de Au Mexique, TOTAL réalise diverses études en collaboration avec
technologie delayed coker, situé à Edmonton (Alberta), d’une la société nationale PEMEX dans le cadre d’un accord de
capacité de près de 230 kb/j. Sa construction est prévue en deux coopération technique général signé en 2003 et renouvelé début
phases afin de suivre la montée en production de bitume du 2010.
permis de Joslyn. Après une annonce publique en mai 2007 et le
dépôt du dossier d’autorisation ERCB en décembre 2007, le
projet devrait être présenté en audition publique fin mai 2010. Les ‹ Amérique du Sud
études de basic engineering, lancées en mai 2008, se sont
achevées fin 2009, dernière étape avant le lancement de la En 2009, la production de TOTAL en Amérique du Sud s’est
construction. Cependant, la décision définitive de mise en œuvre élevée à 182 kbep/j (y compris celle des filiales mises en
de ce projet ne pourra intervenir qu’après l’approbation de équivalence et des filiales non consolidées), représentant 8%
l’autorité administrative et son démarrage devra coïncider avec de la production totale du Groupe, contre 224 kbep/j en 2008 et
celui de Joslyn North Mine. 230 kbep/j en 2007.
o En août 2008, le Groupe a finalisé l’acquisition de la société
Synenco dont les deux principaux actifs étaient une participation
En Argentine, TOTAL, présent depuis 1978, opère 27% de la
de 60% dans le projet Northern Lights et le permis mitoyen de
production de gaz du pays 1. La production du Groupe s’est élevée
McClelland, détenu en 100%. Début 2009, le Groupe a cédé à
à 80 kbep/j en 2009, contre 81 kbep/j en 2008 et 80 kbep/j en 2007.
Sinopec, l’autre partenaire du projet, un intérêt de 10% dans le
projet Northern Lights et de 50% dans le permis McClelland,
ramenant ainsi sa participation à 50% sur l’ensemble du o Dans le bassin du Neuquen, le raccordement des découvertes
domaine. Le projet Northern Lights, situé à une cinquantaine de satellites et l’augmentation des capacités de compression ont
kilomètres au nord de Joslyn, devrait être exploité par techniques permis de prolonger le plateau de production des champs de San
minières. Roque (24,7%, opérateur) et d’Aguada Pichana (27,3%,
Aux États-Unis, la production du Groupe s’est établie à 16 kbep/j opérateur).
en 2009, contre 6 kbep/j en 2008 et 18 kbep/j en 2007. Sur le champ d’Aguada Pichana, le projet de compression basse
o Dans le golfe du Mexique : pression a été mis en service en août 2007. Le développement de
- En mai 2009, le champ d’huile de Tahiti (17%), situé en la découverte d’Aguada Pichana Nord se poursuit. La deuxième
offshore profond, a démarré sa production et rapidement phase a été mise en service entre septembre et novembre 2009
atteint son plateau de 135 kb/j. avec cinq puits producteurs. Elle vient compléter la première
- En septembre 2007, le Groupe s’est engagé sur la première phase mise en production en décembre 2007. Sur la partie
phase de développement du projet offshore profond Chinook principale du champ, vingt-deux puits ont été forés en 2009.
(33,33%) avec un test de production prévu en 2010. En février 2009, TOTAL a signé avec les autorités argentines un
- TOTAL a acquis six blocs d’exploration en mars 2009. accord pour l’extension de dix ans (de 2017 à 2027) des
- En avril 2009, TOTAL et Cobalt ont signé un accord portant sur concessions d’Aguada Pichana et de San Roque. Dans ce
la mise en commun du domaine minier offshore profond des contexte, une sismique 3D a été acquise fin 2009 dans la zone de
deux compagnies, Cobalt détenant un intérêt de 60% et canyons Las Carceles, qui permettra de poursuivre l’exploration
TOTAL, les 40% restants. Cobalt opère la phase d’exploration sur Aguada Pichana à l’ouest de la zone déjà développée.
pour laquelle TOTAL fournit l’appareil de forage utilisé pour les
o En Terre de Feu, le Groupe opère notamment les champs
cinq premiers puits d’exploration choisis. En outre, des
offshore de Carina et Aries (37,5%) démarrés respectivement en
ingénieurs de TOTAL sont détachés dans l’équipe Exploration
2005 et 2006. Un quatrième compresseur moyenne pression a
de Cobalt à Houston.
été installé en juillet 2007 pour dégoulotter les installations et
- TOTAL opère la production des champs de Matterhorn et porter la capacité de production de gaz de cette zone de 12 à
Virgo. 15 Mm3/j (soit près de 424 à 530 Mpc/j). Par ailleurs, la saturation
o En Alaska, TOTAL a acquis en 2008 une participation de 30% du gazoduc d’exportation du gaz de la Terre de Feu limitant
dans plusieurs blocs d’exploration onshore dénommés « White actuellement le bénéfice de cette augmentation, des travaux sont
Hills ». La plupart des blocs ont été rendus mi-2009 à la suite de en cours depuis 2008 pour augmenter sa capacité.
résultats décevants. En 2007, le Groupe avait également acquis
trente-deux blocs d’exploration offshore en mer de Beaufort. Fin 2009, la décision a été prise de lancer le développement du
o Fin 2009, TOTAL a signé un accord en vue de créer une joint- gisement offshore de Vega Pleyade et l’extension de la
venture avec Chesapeake, avec effet rétroactif au 1er octobre compression basse pression, avec l’objectif d’une entrée en
2009. Au travers de cette joint-venture, TOTAL détient 25% du production fin 2014.
portefeuille de Chesapeake dans la zone de Barnett Shale au
Texas (gaz non conventionnel) dont les actifs produisent environ En Bolivie, la production du Groupe, essentiellement gazière, s’est
700 Mpc/jour. établie à 20 kbep/j en 2009, contre 22 kbep/j en 2008 et 28 kbep/j
TOTAL / 21
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
en 2007. TOTAL est présent sur six permis : deux permis en o Sur Niscota, le forage du puits Huron-1 a conduit à la découverte
production, San Alberto et San Antonio (15%) ; et quatre permis en d’un gisement de gaz à condensats en 2009. L’appréciation de la
phase d’exploration ou d’appréciation, blocs XX West (75%, structure de Huron-1 est en cours avec le lancement d’une
opérateur), Aquio et Ipati (80%, opérateur) et Rio Hondo (50%). La campagne sismique 3D dont l’objectif est de définir la taille de la
baisse de production enregistrée en 2009 est principalement due à découverte et d’implanter de futurs puits d’appréciation.
la réduction de la demande de gaz brésilienne, principal marché
d’exportation de San Alberto et San Antonio. En Guyane française, TOTAL a pris une participation de 25% dans
le permis de Guyane Maritime en décembre 2009. Cette acquisition
o Concernant la découverte d’Itau, située sur le bloc XX West, reste soumise à l’approbation des autorités françaises. Situé à
TOTAL a déposé en août 2009 une déclaration de commercialité environ 150 km au large des côtes, ce permis couvre une superficie
auprès des autorités boliviennes et prépare le développement du d’environ 32 000 km², par des profondeurs d’eau allant de 2 000 à
champ, dont la mise en production est prévue au second 3 000 m. Des travaux d’acquisition sismique 3D ont déjà
semestre 2010. La production d’Itau sera acheminée vers les commencé sur ce permis.
infrastructures existantes du champ voisin de San Alberto.
o En 2004, le Groupe a découvert le gisement de gaz d’Incahuasi, À Trinité-et-Tobago, où TOTAL est présent depuis 1996, la
situé sur le bloc d’Ipati. À la suite de l’interprétation de la production du Groupe s’est établie à 5 kb/j en 2009, contre 6 kb/j
sismique 3D réalisée en 2008, un puits d’appréciation est en en 2008 et 9 kb/j en 2007. TOTAL détient une participation de 30%
cours sur le bloc adjacent d’Aquio pour confirmer l’extension de dans le champ offshore d’Angostura situé sur le bloc 2C. Une
la découverte vers le nord. phase 2, correspondant au développement des réserves de gaz, est
actuellement en cours avec un début de production prévu en 2011.
Enfin, en septembre 2008, TOTAL a signé un accord de
coopération avec Gazprom et Yacimientos Petrolíferos Fiscales Au Venezuela, où TOTAL est présent depuis 1980, le Groupe est
Bolivianos afin d’explorer le bloc Azero dans le cadre d’une l’un des principaux partenaires de la société nationale PDVSA
entreprise mixte au sein de laquelle TOTAL et Gazprom seront (Petróleos de Venezuela S.A.). En 2009, la production du Groupe
partenaires avec des participations équivalentes. s’est établie à 54 kbep/j, contre 92 kbep/j en 2008 et 94 kbep/j en
2007. TOTAL possède des participations dans PetroCedeño
Au Brésil, le Groupe détient des participations dans deux permis, (30,323%), Yucal Placer (69,5%) ainsi que dans le bloc 4
les blocs BC-2 (41,2%) et BM-C-14 (50%), situés dans le bassin de d’exploration offshore de la Plataforma Deltana (49%).
Campos.
o À la suite de la décision des autorités vénézuéliennes de mettre
o Sur le bloc BC-2, les partenaires ont foré un puits d’appréciation fin aux « contrats d’opérations » signés dans les années quatre-
au début de l’année 2007, puis soumis une déclaration de vingt-dix, TOTAL a signé en juin 2007 un protocole d’accord avec
commercialité à l’ANP (Agência National do Petroléo) fin août PDVSA, approuvé par le ministère chargé de l’Énergie et du
2007. À la suite d’un retraitement sismique, un prospect ante- Pétrole, prévoyant la conversion de l’association Sincor en
salifère a été mis en évidence sous la découverte de Xerelete l’entreprise mixte PetroCedeño et le transfert du contrôle des
opérations à cette entreprise mixte. Dans le cadre de ce
(anciennement Curió) réalisée en 2001 par 2 400 m d’eau. Un
puits d’appréciation pourrait ainsi y être foré en 2011. protocole, la participation de TOTAL dans le projet a été réduite
de 47% à 30,323% et celle de PDVSA portée à 60%. Les
o L’extrémité Sud de Xerelete se situe sur le bloc adjacent conditions de cette conversion ont été approuvées par
BM-C-14. En 2009, les partenaires des deux blocs ont finalisé un l’Assemblée nationale vénézuélienne en octobre 2007 et le
accord d’unitisation du gisement qui a été soumis à l’ANP pour processus de conversion s’est achevé en février 2008.
ratification.
PDVSA a indemnisé TOTAL pour sa réduction d’intérêt dans
Sincor sous forme d’une reprise de dettes à hauteur de
En Colombie, où TOTAL est présent depuis 1973, la production du 326 millions de dollars et d’un paiement de
Groupe s’est établie à 23 kbep/j en 2009, stable par rapport à 2008,
834 millions de dollars, effectué pour l’essentiel en pétrole brut.
contre 19 kbep/j en 2007. TOTAL détient une participation de 19% Ce processus d’indemnisation était terminé en 2009.
dans les champs onshore de Cupiagua et Cusiana, situés aux pieds
des Andes, et un intérêt de 50% dans le permis d’exploration de o Sur le bloc 4, la campagne d’exploration de trois puits s’est
Niscota situé à 300 kilomètres au nord-est de Bogota. TOTAL y est achevée en octobre 2007. En octobre 2008, le ministère chargé
également présent à travers sa participation dans CEPSA, de l’Énergie et du Pétrole a donné son accord pour que
opérateur du bloc de Caracara depuis 2008. l’association conserve la zone de la découverte de Cocuina
(lots B et F) et rende le reste du bloc.
o Sur Cusiana, dans le cadre des deux projets d’expansion, la o Début 2008, le Groupe a signé deux accords d’études menées
construction des installations en vue d’augmenter la capacité de conjointement avec PDVSA sur le bloc de Junin 10, dans la
production de gaz de 180 Mpc/j actuels à 250 Mpc/j et ceinture de l’Orénoque.
commencer l’extraction de GPL à 6 kb/j a démarré en juillet 2009.
La première production de gaz additionnel est attendue pour le
deuxième semestre 2010 et celle de GPL en 2011.
Au Bangladesh, TOTAL était opérateur de deux blocs d’exploration - Sur le champ de Peciko, après le démarrage d’une nouvelle
17 et 18, acquis en 2007. Ces blocs, situés dans l’offshore au plate-forme (phase 5) fin 2008, une nouvelle phase de forage
sud-est du pays, ont fait l’objet d’une campagne sismique 3D en de puits (phase 7) a débuté en 2009 et devrait se poursuivre en
2008, mais à la suite des résultats de l’interprétation, la décision de 2010. De nouvelles capacités de compression basse pression
rendre les blocs a été prise en février 2009. La succursale a été (phase 6) devraient être mises en service en 2010. Peciko a
fermée en octobre 2009. produit 737 Mpc/j de gaz en 2009.
- Sur le puits d’exploration East Bekapai, la découverte d’huile
Au Brunei, où TOTAL est présent depuis 1986, le Groupe opère le réalisée en 2008 a permis de lancer une étude de
champ offshore de Maharaja Lela Jamalulalam sur le bloc B développement, actuellement en cours.
(37,5%). La production du Groupe s’est élevée à 12 kbep/j en 2009, - Le développement de South Mahakam avec les découvertes
contre 14 kbep/j en 2008 et 2007. Le gaz est livré à l’usine de de Stupa, West Stupa et East Mandu a été lancé début 2008
liquéfaction de Brunei LNG. en vue d’un démarrage de la production en 2012.
o Le bloc d’exploration Southeast Mahakam (50%, opérateur), situé
Sur le bloc B, une nouvelle campagne de forage a débuté en juillet dans le delta de la Mahakam, a fait l’objet d’une campagne
2009. Sur le bloc d’exploration J (60%, opérateur), situé en offshore d’acquisition sismique en 2008. Un premier puits d’exploration
profond, les activités d’exploration sont suspendues depuis mai devrait être foré en 2010. TOTAL avait obtenu ce bloc au début
2003 en raison d’une contestation frontalière entre le Brunei et la de l’année 2007.
Malaisie.
o Sur le champ de Sisi-Nubi, mis en production en novembre 2007,
les forages se poursuivent et la production de gaz a atteint
En Chine, TOTAL est présent sur le bloc de Sulige Sud, situé dans
396 Mpc/j en 2009. Le gaz de Sisi-Nubi est produit au travers des
le bassin de l’Ordos, en Mongolie intérieure. Entre 2006 et 2008,
installations de traitement de Tunu.
des travaux d’appréciation ont été conduits sur ce bloc, avec
notamment de l’acquisition sismique, le forage de quatre nouveaux
Enfin, le Groupe a signé en février 2009, aux côtés de son
puits et des essais sur des puits existants. Les études de
partenaire Inpex et de la société nationale Pertamina, un protocole
développement, réalisées en 2008, se sont poursuivies en 2009 en
d’accord avec un consortium d’acheteurs japonais de GNL,
vue de la définition d’un plan de développement avec China
prévoyant les principales modalités de l’extension des contrats de
National Petroleum Corporation (CNPC) qui lui a été soumis en
ventes de GNL de 1973 et 1981. Aux termes de cet accord, l’usine
janvier 2010.
de liquéfaction de Bontang devrait livrer 25 Mt de GNL au Japon
entre 2011 et 2020. Le gaz proviendra du permis de la Mahakam.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
En Malaisie, TOTAL a signé en mai 2008 un contrat de partage de Au Vietnam, à la suite d’un accord signé en octobre 2007 avec
production avec la compagnie nationale malaise Petronas portant PetroVietnam, TOTAL détient une participation de 35% dans le
sur les blocs d’exploration offshore PM303 et PM324 (70%, contrat de partage de production du bloc d’exploration offshore
opérateur). Une structure opérationnelle a été mise en place à Kuala 15-1/05. Une acquisition sismique 3D de 1 600 km2 a été réalisée à
Lumpur courant 2008. l’été 2008 sur ce bloc. Une première découverte d’huile a été
réalisée en novembre 2009 sur la partie Sud du bloc.
En 2009, une acquisition sismique 3D de 1 650 km2 a été réalisée
sur le bloc PM303. Des contrats de traitement de cette sismique et En mars 2009, TOTAL a signé un contrat de partage de production
de retraitement d’une sismique déjà disponible sur le bloc PM324 avec PetroVietnam pour les blocs DBSCL-02 et DBSCL-03. Situés
ont été signés en juillet, couvrant une superficie totale de 2 600 km2 dans la région du delta du Mékong, ces blocs onshore sont détenus
pour les deux blocs. Des forages dans des conditions de haute par TOTAL (opérateur) à hauteur de 75%, aux côtés de
pression / haute température devraient être réalisés en 2011. PetroVietnam (25%). Une première campagne sismique 2D a été
acquise en novembre 2009.
Le bloc offshore SKF (42,5%) a été rendu en 2009.
‹ Communauté des États indépendants (CEI)
Au Myanmar, TOTAL est opérateur du champ de Yadana (31,2%).
Ce champ, situé sur les blocs offshore M5 et M6, produit du gaz En 2009, la production de TOTAL dans cette région s’est établie
livré essentiellement à PTT (compagnie nationale thaïlandaise) et à 24 kbep/j, représentant 1% de la production totale du Groupe,
destiné aux centrales électriques thaïlandaises. En 2009, la contre 26 kbep/j en 2008 et 19 kbep/j en 2007.
production du Groupe s’est élevée à 13 kbep/j, contre 14 kbep/j en
2008 et 17 kbep/j en 2007.
En Azerbaïdjan, TOTAL est présent depuis 1996, avec une
production s’établissant à 12 kbep/j en 2009 contre 18 kbep/j en
En Thaïlande, la production du Groupe s’est élevée à 36 kbep/j en 2008 et 11 kbep/j en 2007. La production du Groupe est centrée
2009, contre 41 kbep/j en 2008 et 2007. Le principal actif du sur le champ de Shah Deniz (10%). TOTAL détient 10% de South
Groupe est le champ de gaz à condensats de Bongkot (33,3%). Fin Caucasus Pipeline Company, la société propriétaire du gazoduc
2007, les autorités thaïlandaises ont prolongé de dix ans la période SCP (South Caucasus Pipeline) qui achemine le gaz produit sur
de concession du champ, la portant de 2013 à 2023. PTT achète la Shah Deniz vers les marchés turc et géorgien. TOTAL détient
totalité de la production de condensats et de gaz naturel. La également 5% de l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan), propriété
demande en gaz, réduite au début de l’année 2009, est depuis de BTC Co., qui relie Bakou à la mer Méditerranée.
revenue aux niveaux connus en 2008.
o Les livraisons de gaz à la Turquie et à la Géorgie, en provenance
o La partie Nord du champ de Bongkot fait l’objet d’un du champ de Shah Deniz, se sont poursuivies tout au long de
développement par phases : l’année 2009, à un rythme moins soutenu pour la Turquie en
- La phase de développement 3F (trois plates-formes de raison d’une faible demande. De même la compagnie nationale
production) a été mise en production en juillet 2008. d’Azerbaïdjan, SOCAR, n’a pas enlevé les quantités de gaz
prévues contractuellement au printemps et à l’été 2009. SOCAR
- La phase de développement 3G (deux plates-formes), lancée à a néanmoins honoré les paiements de ce contrat take or pay.
la suite des découvertes de gaz réalisées en 2007, a été mise
en production en août 2009. Les études de développement et les négociations commerciales
pour la vente de gaz additionnel nécessaires au lancement d’une
- La phase de développement 3H (trois plates-formes) a été seconde phase de développement du champ de Shah Deniz se
lancée en juillet 2008 à la suite des découvertes de gaz sont poursuivies en 2009.
réalisées au premier semestre 2008. Sa mise en production est
prévue en 2010. o Sur l’oléoduc BTC, notamment utilisé pour évacuer les
condensats produits sur Shah Deniz, des équipements
permettant d’injecter des produits chimiques limitant les pertes
De plus, des moyens de compression supplémentaires ont été
de charge ont été installés en 2009. Ils permettront d’augmenter
installés sur quatre plates-formes pour augmenter la production
la capacité de l’oléoduc, la portant de 1 Mb/j à 1,2 Mb/j.
de gaz.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
- Sur Hild East, située sur les licences PL 040 / 043 (49%, K5F est le premier projet au monde à utiliser des têtes de puits et
opérateur), le forage d’un puits d’appréciation / des systèmes sous-marins à commande entièrement électrique.
pré-développement a démarré en septembre 2009. Les Cette avancée dans le domaine de la technologie sous-marine
résultats devraient permettre de préciser les bases du plan de devrait se traduire à la fois par une fiabilité accrue des systèmes
développement. Six puits d’exploration et d’appréciation et une meilleure performance environnementale.
avaient déjà démontré l’intérêt de l’ensemble Greater Hild. o Le développement du projet K5CU (49%, opérateur) a été lancé
- Sur Frigg, le démantèlement de l’ensemble des infrastructures en 2009 et la production devrait démarrer en 2011. Ce
offshore a été achevé en 2009, conformément au calendrier. développement comprend quatre puits supportés par une
nouvelle plate-forme reliée à la plate-forme K5A par un gazoduc
o En mer de Norvège, la région de l’Haltenbanken regroupe les
de 15 km.
champs de Tyrihans (23,2%), Mikkel (7,7%) et Kristin (6%) ainsi
que le champ Åsgard (7,7%) et ses satellites Yttergryta (24,5%) et
Morvin (6%). En 2009, la production du Groupe dans cette région Au Royaume-Uni, où TOTAL est présent depuis 1962, la
s’est établie à 56 kbep/j. production du Groupe s’est établie à 217 kbep/j en 2009, contre
213 kbep/j en 2008 et 264 kbep/j en 2007. Le Royaume-Uni
- Tyrihans a été mis en production en juillet 2009, conformément représente près de 10% de la production d’hydrocarbures du
aux prévisions, et Yttergryta a démarré en janvier 2009. Morvin Groupe. Cette production provient pour 85% environ de champs
devrait être mis en production dans le courant de l’année 2010. opérés, répartis sur deux zones principales : la zone d’Alwyn, au
- Sur la découverte non développée de Victoria (PL211), opérée nord de la mer du Nord et la zone d’Elgin/Franklin, dans le Central
par TOTAL (40%), le puits d’appréciation 6506/9-1 a confirmé Graben.
la présence de gaz mais révélé une structure plus complexe
qu’attendue. o Sur la zone d’Alwyn, les puits forés sur le champ d’Alwyn Nord
(100%) ont mis en évidence de nouvelles réserves mises en
o En mer de Barents, la production de GNL sur Snøhvit (18,4%) a
production en 2007 et 2009. En outre, la mise en production de
démarré en 2007. Ce projet comprend le développement du
satellites ou de nouveaux compartiments des réservoirs a permis
champ de gaz et la construction de l’usine de liquéfaction
de maintenir le potentiel de production à un niveau proche de la
associée. À la suite d’un problème de conception, l’usine a connu
capacité des installations de traitement et de compression de la
quelques problèmes de performance et de fiabilité pendant sa
plate-forme d’Alwyn (530 Mpc/j portés à 575 Mpc/j depuis l’arrêt
phase de démarrage. Plusieurs arrêts ont été programmés pour
de maintenance de l’été 2008).
résoudre ces problèmes. En dehors des périodes d’arrêt, en
2009, des niveaux de production proches de la capacité de Le gisement de Jura (100%), découvert fin 2006, est entré en
production (4,2 Mt/an pour la production de GNL) ont été atteints. production en mai 2008 à partir de deux puits sous-marins
connectés à l’oléoduc reliant Forvie Nord et Alwyn. La capacité
de production du champ est de 50 kbep/j (gaz et condensats).
Entre 2007 et 2009, de nombreux travaux d’exploration et
d’appréciation ont eu lieu sur diverses licences, dont le forage Les études de développement sur Islay (100%), deuxième
positif d’un puits d’appréciation sur la découverte d’Onyx SW découverte de gaz et condensats réalisée en 2008 et située dans
(PL 255, 20%), dans la région de l’Haltenbanken. En mer du Nord un panneau faillé immédiatement à l’est de Jura, sont en cours
norvégienne, le potentiel de la zone de Sleipner a été sensiblement de finalisation.
augmenté en 2008 avec la découverte d’huile sur Dagny (PL 048, Fin 2008, TOTAL a augmenté sa participation dans le champ
21,8%), de même que celui de la zone de Visund avec la d’Otter, la portant de 54,3% à 81%.
découverte de Pan/Pandora (PL 120, 11%). Plusieurs autres
découvertes ont également eu lieu en 2009, notamment sur Beta o Le développement des champs d’Elgin (35,8%) et de Franklin
Vest (PL 046, 10%) à côté de Sleipner, sur Katla (PL 104, 10%), au (35,8%), en production depuis 2001, a fortement contribué à la
sud d’Oseberg, et sur Vigdis North East (PL 089, 5,6%), au sud de présence du Groupe au Royaume-Uni. Ce projet constitue une
Snorre. En mer de Barents, TOTAL s’est vu attribuer lors du performance technique tant en raison de l’enfouissement des
vingtième cycle d’attribution de permis une nouvelle licence réservoirs (5 500 m, parmi les plus profonds de la mer du Nord)
d’exploration : la PL 535 (40%). Sur cette licence, une sismique 3D que des conditions de température et de pression (190°C et
a été réalisée en 2009 et un forage pourrait intervenir en 2011. 1 100 bars), parmi les plus élevées au monde.
Sur le champ d’Elgin, le puits intercalaire foré entre novembre
Aux Pays-Bas, TOTAL est présent dans l’exploration et la 2008 et septembre 2009 est entré en production en octobre 2009
production de gaz naturel depuis 1964 et détient des intérêts dans au rythme de 18 kbep/j et le forage d’un deuxième puits
vingt-quatre permis de production offshore – dont vingt opérés – et intercalaire est en cours. Sur Franklin, le forage d’un premier
un permis d’exploration offshore, le permis E17c (16,92%) obtenu puits analogue s’était achevé en 2007. Le forage de ce type de
en février 2008. En 2009, la production du Groupe s’est établie à puits dans un réservoir haute pression / haute température
45 kbep/j, contre 44 kbep/j en 2008 et 45 kbep/j en 2007. fortement déplété constitue une importante avancée
L’acquisition, en août 2008, de Goal Petroleum (Netherlands) B.V. technologique.
devrait contribuer à la production du Groupe à hauteur de 8 kbep/j Les satellites opérés d’Elgin (Glenelg, 49,5%) et de Franklin (West
d’ici 2011. Franklin, 35,8%) sont respectivement entrés en production en
mars 2006 et septembre 2007. Un développement
o Le champ K5F (40,39%, opérateur), a été mis en production en complémentaire de West Franklin à partir d’une nouvelle plate-
septembre 2008. Ce projet comprend deux puits sous-marins forme est à l’étude. Le potentiel de production cumulée de ce
reliés aux installations existantes de production et de transport. champ est estimé à 200 Mbep en 100%.
Dans le cadre d’un accord signé en 2005, TOTAL a acquis un TOTAL a signé début 2009 les accords visant à renouveler sa
intérêt de 25% dans deux blocs situés à proximité d’Elgin et de participation dans la joint-venture de GASCO pour une durée de
Franklin, en forant un puits d’appréciation positif sur la structure vingt ans à compter du 1er octobre 2008.
de Kessog. Cet intérêt a été porté à 50% en 2009 à la suite de la
réalisation d’un test de longue durée sur ce puits dont les Le Groupe détient en outre 33,3% de la société Ruwais Fertilizer
résultats sont à l’étude. Industries (FERTIL) qui produit de l’urée. En 2005, FERTIL a été
o Sur la zone West Shetland, la participation de TOTAL a été prorogée pour une durée de vingt-cinq ans. Un nouveau projet,
portée à 80% sur les champs de Tormore et de Laggan début FERTIL 2, a été lancé en 2009, afin de construire une nouvelle unité
2010. Fin 2009, TOTAL a acquis un intérêt de 43,75% (opérateur) d’urée granulée d’une capacité de 3 500 t/j (1,2 Mt/an). Ce projet
dans le permis P967, situé au nord de Laggan/Tormore, qui permettra à FERTIL de plus que doubler sa production pour
comprend la découverte de gaz de Tobermory. atteindre environ 2 Mt/an.
1. Participation indirecte via l’intérêt de 36,8% de Oman LNG dans Qalhat LNG.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
actionnaire de ce train depuis décembre 2006. TOTAL a par Pour une information complémentaire sur la présence de TOTAL en
ailleurs commencé à enlever une partie du GNL produit, Syrie, consulter le Chapitre 4 (Facteurs de risques).
conformément aux termes des contrats signés en juillet 2006 qui
prévoient l’achat par le Groupe de 5,2 Mt/an de GNL à Qatargas 2. Au Yémen, où TOTAL est présent depuis 1987, la production du
Groupe s’est élevée à 21 kbep/j en 2009, contre 10 kbep/j en 2008
Le Groupe détient également une participation de 10% dans Laffan et 9 kbep/j en 2007. TOTAL est actif sur les deux bassins pétroliers
Refinery, un séparateur de condensats d’une capacité de 146 kb/j. en tant qu’opérateur du bloc 10 (bassin de Masila, permis d’East
La production de cette raffinerie a démarré en septembre 2009. Shabwa, 28,57%) et en tant que partenaire sur le bloc 5 (bassin de
Marib, permis de Jannah, 15%). TOTAL participe également au
En Syrie, TOTAL est présent sur le permis de Deir Ez Zor (100%, projet Yemen LNG (39,62%).
opéré par la société DEZPC détenue à 50% par TOTAL) et au
travers du contrat Tabiyeh entré en vigueur en octobre 2009. Sur L’usine de liquéfaction de Yemen LNG a démarré en octobre 2009.
ces deux actifs, la production du Groupe s’est élevée à près de Le projet consiste à approvisionner l’usine de liquéfaction
20 kbep/j en 2009, contre 15 kbep/j en 2008 et 2007. construite à Balhaf, sur la côte Sud du pays, avec le gaz du bloc 18
situé dans la région de Marib au centre du Yémen, au travers d’un
Trois nouveaux accords ont été ratifiés : gazoduc de 320 km. La production de l’usine a démarré avec la
mise en service du premier train de liquéfaction. La construction du
deuxième train est en cours de finalisation pour un démarrage d’ici
o L’extension de dix ans du permis de Deir Ez Zor jusqu’en 2021,
en novembre 2008. l’été 2010. La capacité totale de production des deux trains devrait
atteindre 6,7 Mt/an de GNL.
o Le contrat Tabiyeh portant principalement sur l’augmentation de
la production du champ de gaz à condensats de Tabiyeh, en En 2008, TOTAL a renforcé sa présence dans l’exploration onshore
octobre 2009. grâce à la prise de participation de 30,9% dans le bloc 70, après
o Le Cooperation Framework Agreement, accord-cadre être entré à hauteur de 40% dans les blocs 69 et 71 en 2007. Une
envisageant le développement de projets pétroliers en partenariat découverte de gaz sur le bloc 71 est en cours d’appréciation. Le
avec la compagnie syrienne General Petroleum Corporation, en premier puits foré sur le bloc 70 a révélé des indices d’huile positifs,
juillet 2009. le potentiel de cette découverte restant à évaluer.
䡲 Puits producteurs
(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.
(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Les activités Gaz & Énergies Nouvelles (GEN) ont pour principal de trading, de marketing et de logistique afin de commercialiser ses
objectif la valorisation des ressources gazières du Groupe : le productions de gaz directement auprès de clients, industriels et
marketing, le trading, le transport de gaz naturel et de gaz naturel commerciaux pour l’essentiel.
liquéfié (GNL), la regazéification de GNL et le stockage de gaz
naturel. 䊳 Europe
Elles comprennent également le développement des activités du Afin de valoriser ses réserves gazières, TOTAL se développe dans
Groupe dans les domaines du transport maritime et du trading de l’aval de la chaîne du gaz en Europe depuis plus de soixante ans.
gaz de pétrole liquéfié (GPL) ; de la génération électrique à partir de
centrales à gaz ou d’énergies renouvelables ; des technologies et En France, l’ensemble des activités de transport et de stockage
équipements solaires (notamment via les filiales Tenesol et situées dans le sud-ouest du pays est regroupé au sein de TIGF,
Photovoltech) ; de la production, du trading et du marketing de filiale à 100% du Groupe. Cette filiale opère, d’une part, sous un
charbon. régime régulé, un réseau de transport de 5 000 km de gazoducs et,
d’autre part, sous un régime négocié, deux unités de stockage,
pour une capacité utile de 2,5 Gm3 (87 Gpc), soit environ 20% des
La direction générale Gaz & Énergies Nouvelles est également capacités de stockage en France 1.
active en matière de recherche et de développement sur les
énergies qui seront de plus en plus nécessaires dans le futur en L’année 2009 a été marquée par :
complément des hydrocarbures, notamment le solaire et la
biomasse.
o L’inauguration, en octobre, de la canalisation d’Artère de
Guyenne entre Captieux et Mouliets-et-Villemartin (70 km avec un
Enfin, cette direction prépare et met en œuvre la stratégie du diamètre de 900 mm) permettant le transit du gaz provenant,
Groupe dans le domaine du nucléaire. entre autres, du terminal méthanier de Fos Cavaou vers le nord
de la France.
o Le lancement de l’appel à souscription (open season), impliquant
‹ Gaz naturel quatre opérateurs de transport français et espagnols, dont TIGF,
pour le développement des interconnexions franco-espagnoles.
Cet appel à souscription a permis d’allouer à long terme 80% des
En 2009, TOTAL a poursuivi sa stratégie de développement en aval
capacités de transport de gaz entre la France et l’Espagne dans
de la production de gaz naturel. Cette stratégie vise à optimiser
les deux sens. Ces allocations devraient se concrétiser, à
l’accès des productions et des réserves actuelles et futures du
l’horizon 2013, par la réalisation de deux nouveaux projets,
Groupe, non seulement aux marchés traditionnels (structurés
l’Artère du Béarn et la phase B de l’Artère de Guyenne.
autour de contrats à long terme avec des compagnies gazières
intégrées) mais aussi aux marchés ouverts à la concurrence o L’augmentation de la capacité de stockage de Lussagnet, à
mondiale, avec des contrats court terme, voire des ventes spot. hauteur de 100 Mm3 (3,5 Gpc) en avril, conformément à
l’autorisation reçue par le décret publié le 9 avril 2008.
o L’entrée du Groupe (au travers de sa participation dans Géosud)
Les contrats à long terme dans le cadre desquels TOTAL vend sa
à hauteur de 26,2% dans le GIE Géométhane, qui détient un
production de gaz naturel prévoient généralement un prix lié, entre
stockage de gaz naturel en cavité saline d’une capacité de
autres facteurs, aux prix moyens du pétrole brut et d’autres
0,3 Gm3 (10,5 Gpc) situé à Manosque. Un projet d’augmentation
produits pétroliers ainsi que, dans certains cas, à l’indice du coût
de la capacité de stockage de 0,2 Gm3 (7 Gpc) est en cours
de la vie. Dans la plupart des cas, les formules de prix introduisent
d’étude pour une mise en service prévue en 2016.
un décalage ou un lissage dans le temps des variations des indices
pétroliers.
Par ailleurs, l’Union européenne a adopté, le 13 juillet 2009, le
troisième paquet Énergie qui regroupe deux directives et trois
Dans le contexte des marchés du gaz libéralisés permettant une règlements relatifs aux marchés du gaz naturel et de l’électricité.
plus grande liberté d’accès des clients aux fournisseurs, avec de TOTAL attend les textes de transposition en droit français pour en
nouveaux modes de commercialisation plus souples que les mesurer les éventuels impacts sur ses activités de transport, de
traditionnels contrats à long terme, TOTAL développe des activités stockage et de fourniture de gaz et d’électricité.
En ce qui concerne ses activités de négoce, le Groupe se Ces différentes installations représentent, au total, un réseau
développe principalement sur trois grands marchés européens. intégré d’environ 9 500 km de canalisations qui dessert les marchés
argentin, chilien et brésilien à partir des bassins producteurs de gaz
En France, TOTAL intervient sur le marché via sa filiale de situés en Bolivie et en Argentine, où le Groupe dispose de réserves
marketing Total Énergie Gaz (TEGAZ) dont les ventes globales se de gaz naturel.
sont établies à 5,9 Gm3 de gaz naturel (208 Gpc) en 2009, contre
6,5 Gm3 (229 Gpc) en 2008 et 7 Gm3 (245 Gpc) en 2007. En dépit
d’une forte baisse de la demande consécutive à la crise Les mesures prises par l’Argentine à la suite de la crise économique
économique, TEGAZ a enregistré en 2009 une forte progression de de 2001 et de la crise énergétique qui s’en est suivie, marquée en
ses ventes à destination des clients industriels et commerciaux qui 2007 par une forte pénurie de gaz lors de l’hiver austral, ont mis les
constituent son segment prioritaire. filiales locales de TOTAL dans une situation opérationnelle et
financière difficile, malgré la restructuration de la dette de TGN
En Espagne, Cepsa Gas Comercializadora commercialise du gaz réalisée en 2006. La vente des actifs de génération électrique
sur les segments industriel et commercial. Cette société est argentins du Groupe a été finalisée en 2007, tandis que les
détenue à hauteur de 35% par TOTAL, de 35% par CEPSA et de procédures de protection des investissements initiées par le
30% par la société nationale algérienne des hydrocarbures, Groupe en 2002 devant le Centre international de règlement des
Sonatrach. En 2009, Cepsa Gas Comercializadora a vendu aux différends relatifs à l’investissement (CIRDI) suivent leur cours.
clients industriels et commerciaux environ 2 Gm3 (70 Gpc) de gaz
naturel, stable par rapport à 2008, contre près de 1,7 Gm3 (59 Gpc)
en 2007. En 2008 et 2009, la baisse des productions gazières en Argentine a
considérablement réduit les flux d’exportation vers le Chili et a
Au Royaume-Uni, la filiale britannique Total Gas & Power Ltd conduit à engager des discussions commerciales entre GasAndes
commercialise du gaz et de l’électricité sur les marchés industriel et et ses expéditeurs à propos des contrats de transport et de leurs
commercial. Elle intervient également dans le trading de gaz, engagements.
d’électricité et de GNL à l’échelle mondiale. En 2009, les volumes
de gaz vendus aux clients industriels et commerciaux se sont
élevés à 3,7 Gm3 (130 Gpc), contre 3,8 Gm3 (134 Gpc) en 2008 et En outre, la dégradation de sa situation financière, résultant du gel
3,5 Gm3 (124 Gpc) en 2007. Les ventes d’électricité se sont élevées des tarifs domestiques et des restrictions aux exportations, a
à 4,1 TWh, contre 4,6 TWh en 2008 et 3,6 TWh en 2007. Par contraint TGN à se déclarer en état de cessation de paiement en
ailleurs, TOTAL a cédé en 2007 sa participation de 10% dans décembre 2008 et, par ailleurs, à initier un nouveau processus de
Interconnector UK Ltd, gazoduc reliant Bacton au Royaume-Uni à restructuration de sa dette. Ces décisions ont conduit les autorités
Zeebrugge en Belgique, sans impact sur ses droits de passage argentines à mettre en place au sein de TGN un contrôle formel
dans la canalisation. portant sur la gestion de la société.
䊳 Continent américain
䊳 Asie
Aux États-Unis, la filiale américaine Total Gas & Power North
America Inc. a commercialisé 45 Gm3 (1 586 Gpc) de gaz naturel en
2009, contre près de 46,9 Gm3 (1 652 Gpc) en 2008 et 45,5 Gm3 TOTAL est présent dans la commercialisation de gaz naturel
(1 606 Gpc) en 2007, qu’il s’agisse de ses propres productions ou transporté par gazoduc en Indonésie, en Thaïlande et au Myanmar,
de ressources extérieures. et de gaz naturel acheminé sous forme de GNL au Japon, en Corée
du Sud, en Chine, à Taiwan et en Inde. Le Groupe développe
Au Mexique, Gas del Litoral, société dans laquelle TOTAL détient également ses activités de commercialisation de GNL regazéifié sur
un intérêt de 25%, a commercialisé environ 4,9 Gm3 (173 Gpc) de de nouveaux marchés émergents.
gaz naturel en 2009 pour sa troisième année complète d’activité,
stable par rapport à 2008, contre 2,7 Gm3 (95 Gpc) en 2007.
En Inde, Hazira LNG Private Limited, société dont TOTAL détient
En Amérique du Sud, le Groupe détient des participations dans 26%, a commercialisé sur le réseau 2,1 Gm3 (74 Gpc) de gaz
plusieurs sociétés de transport de gaz naturel situées en Argentine, naturel en 2009 pour sa quatrième année complète d’activité,
au Chili et au Brésil, notamment : contre 2,5 Gm3 (87 Gpc) en 2008 et 2,2 Gm3 (76 Gpc) en 2007.
o 15,4% de la société Transportadora de Gas del Norte (TGN), qui
exploite un réseau de transport de gaz couvrant la moitié Nord de
l’Argentine ; ‹ Gaz naturel liquéfié
o 56,5% des sociétés propriétaires du gazoduc GasAndes, qui relie
le réseau TGN à la région de Santiago du Chili ; Dans la chaîne du gaz naturel liquéfié, la direction générale Gaz &
o 9,7% de la société Transportadora Brasileira Gasoducto Bolivia – Énergies Nouvelles est en charge des activités en aval des usines
Brasil (TBG) dont le gazoduc alimente la région Sud Brésil depuis de liquéfaction 1 : achat, transport maritime, unités de
la frontière bolivienne. regazéification, activités de stockage et de commercialisation.
1. L’activité de liquéfaction de gaz naturel du Groupe relève de la direction Exploration & Production.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Par l’intermédiaire de ses filiales Total Gas & Power Ltd et Total circulation étaient équipés de cuves à membranes construites sous
Gas & Power North America Inc., TOTAL a conclu des accords qui licence GTT pour une flotte mondiale estimée à 344 méthaniers 1.
lui procurent à long terme un accès à des capacités de
regazéification de GNL sur les trois continents grands 䊳 Amérique du Nord
consommateurs de gaz : l’Amérique du Nord (États-Unis, Mexique),
l’Europe (France, Royaume-Uni) et l’Asie (Inde). Cette présence Au Mexique, le terminal de regazéification d’Altamira, dans lequel
diversifiée sur les marchés permet au Groupe d’accéder à de TOTAL détient un intérêt de 25%, est en service depuis l’été 2006.
nouveaux projets de liquéfaction en se portant acheteur à long Cette infrastructure, située sur la côte Est du Mexique, est dotée
terme d’une partie du GNL produit dans les usines, consolidant d’une capacité de regazéification de 6,7 Gm3/an (236 Gpc/an) de
ainsi son portefeuille d’approvisionnement en GNL. gaz naturel : la capacité est entièrement souscrite par Gas del
Litoral, dont TOTAL détient 25%. Le terminal a reçu quarante
䊳 Europe
cargaisons en 2009, contre quarante-deux en 2008 et trente-trois
En France, TOTAL est entré en juin 2006 dans le capital de la en 2007. Altamira a accueilli son premier navire de classe Q-Flex,
Société du Terminal Méthanier de Fos Cavaou (STMFC). Il est prévu en provenance du Qatar, en novembre 2009.
que le terminal dispose d’une capacité de regazéification de
8,25 Gm3/an (291 Gpc/an) de gaz naturel, dont 2,25 Gm3/an Aux États-Unis, le terminal de Sabine Pass, en Louisiane, a été
(79 Gpc/an) réservés par TOTAL. La participation du Groupe dans inauguré en avril 2008. TOTAL a réservé une capacité de
le capital social de la STMFC est passée de 30,3% à 28,8% à fin regazéification d’environ 10 Gm3/an de gaz naturel (1 Gpc/j) dans
2009 en application de dispositions prévues par le pacte ce terminal pour une période de vingt ans renouvelable à compter
d’actionnaires, sans impact sur les volumes de regazéification d’avril 2009, date à laquelle le premier chargement de GNL du
réservés par TOTAL. En octobre 2009, le terminal de Fos Cavaou a Groupe a été livré. Dans le cadre de cet accord, TOTAL prévoit
été autorisé par l’autorité préfectorale à effectuer les essais de mise d’approvisionner le terminal de Sabine Pass via les contrats d’achat
en service et à fonctionner à capacité réduite. La mise en service de GNL que le Groupe a signés dans le cadre de ses différents
commerciale est prévue pour le deuxième trimestre 2010. projets de production, notamment au Moyen-Orient, en Norvège et
en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, TOTAL et EDF ont signé en mars 2010 une lettre
d’intention qui prévoit la réservation par TOTAL d’une capacité de 䊳 Asie
regazéification dans le projet de terminal méthanier de Dunkerque
développé par Dunkerque LNG, filiale à 100% d’EDF, et une prise En Inde, le terminal de regazéification d’Hazira (TOTAL 26%), situé
de participation de TOTAL au capital de cette société. sur la côte Ouest, dans l’État du Gujarat, a été inauguré en
Au Royaume-Uni, en décembre 2006, dans le cadre de son entrée avril 2005 avec une capacité de regazéification initiale d’environ
dans le projet Qatargas 2, TOTAL a pris une participation, à hauteur 3,4 Gm3/an (120 Gpc/an) de gaz naturel. La capacité a atteint
de 8,35%, dans le projet de terminal de regazéification de 5 Gm3/an (177 Gpc/an) après des travaux de dégoulottage réalisés
South Hook. La mise en service du terminal est intervenue en en 2008. Hazira est un terminal marchand, dont les activités
octobre 2009 pour la phase 1 (10,5 Gm3/an soit 371 Gpc/an), celle couvrent à la fois la regazéification du GNL et le marketing du gaz. Il
de la phase 2, attendue au premier semestre 2010, devrait porter la est prévu que TOTAL puisse approvisionner le terminal en GNL à
capacité totale du terminal à 21 Gm3/an (742 Gpc/an). hauteur de 26%. Compte tenu des conditions de marché prévalant
en 2009, Hazira a fonctionné sur une base de contrats court terme,
En Norvège, dans le cadre du projet Snøvhit dont TOTAL est tant à la vente sur le marché indien qu’à l’achat sur le marché
partenaire à hauteur de 18,4% et dont les premières livraisons ont international du GNL. Vingt-sept cargaisons ont été livrées en 2009,
débuté en octobre 2007, le Groupe a signé en novembre 2004 un contre trente en 2008 et vingt-huit en 2007.
contrat d’achat de 1 Gm3/an (35 Gpc/an) de gaz naturel
essentiellement destiné à l’Amérique du Nord et à l’Europe. Afin En Chine, TOTAL a signé en décembre 2008 un contrat de vente de
d’acheminer ces volumes de GNL, TOTAL est également affréteur GNL avec CNOOC (China National Offshore Oil Company). Cet
du méthanier Arctic Lady d’une capacité de 145 000 m3, livré en accord prévoit que TOTAL fournira à CNOOC jusqu’à 1 Mt/an de
avril 2006. GNL à partir de 2010. Le gaz proviendra du portefeuille mondial de
ressources GNL du Groupe.
En Croatie, TOTAL participe à la société Adria LNG, chargée de
l’étude d’un terminal de regazéification de GNL sur l’île de Krk, sur
䊳 Moyen-Orient
la côte Nord de l’Adriatique. En décembre 2009, le Groupe a porté
sa participation de 25,58% à 27,36% à la suite de la sortie de l’un
des partenaires du projet. Le terminal devrait avoir une capacité de Au Qatar, TOTAL a signé, en juillet 2006, des contrats d’achat de
regazéification initiale de 10 Gm3/an (353 Gpc/an) de gaz naturel, GNL auprès du deuxième train de Qatargas 2 portant sur un volume
qui pourrait être portée ultérieurement à 14 Gm3/an (494 Gpc/an). global de GNL de 5,2 Mt/an pendant vingt-cinq ans, destiné à être
commercialisé principalement en France, au Royaume-Uni et en
Par ailleurs, TOTAL détient une participation de 30% dans la Amérique du Nord. La prise de participation du Groupe à hauteur
société Gaztransport & Technigaz (GTT) dont l’activité principale de 16,7% dans le deuxième train de Qatargas 2 a été conclue en
porte sur la conception et l’ingénierie des cuves cryogéniques à décembre 2006. La production de GNL de ce train a démarré en
membranes pour les méthaniers. À fin 2009, 225 méthaniers en septembre 2009.
Au Yémen, TOTAL a signé en juillet 2005 avec la compagnie ‹ Gaz de pétrole liquéfié
Yemen LNG Ltd, dont le Groupe détient 39,62%, un accord d’achat
de 2 Mt/an de GNL pendant vingt ans à partir de 2009, pour des
livraisons aux États-Unis. La production de GNL du premier train de En 2009, TOTAL a négocié et commercialisé près de 4,4 Mt de GPL
Yemen LNG a démarré en octobre 2009. La construction du (butane et propane) dans le monde (contre 5,2 Mt en 2008 et 2007),
deuxième train est en cours de finalisation pour un démarrage d’ici dont 0,9 Mt au Moyen-Orient et en Asie, près de 0,6 Mt en Europe
l’été 2010. sur des bateaux de petite taille et près de 2,8 Mt sur des bateaux
de gros volumes dans les zones atlantique et méditerranéenne.
䊳 Afrique Près de 40% de ces quantités proviennent de champs ou de
raffineries exploités par le Groupe. Cette activité de négoce a été
exercée au moyen de quatre bateaux en affrètement à temps et
En Angola, TOTAL participe à la construction de l’usine de
d’environ soixante bateaux utilisés sur une base spot.
liquéfaction Angola LNG (13,6%), constituée d’un train de
5,2 Mt/an, dont le démarrage est prévu en 2012. Dans le cadre de
ce projet, TOTAL a signé en décembre 2007 un contrat d’achat de Depuis janvier 2008, SALPG (South Asian LPG Limited, société
gaz regazéifié portant sur 13,6% des quantités qui seront livrées au dans laquelle TOTAL est associé, à hauteur de 50%, avec
terminal de Gulf LNG Clean Energy dans l’État du Mississippi aux Hindustan Petroleum Company) opère le terminal d’importation et
États-Unis. de stockage souterrain de GPL situé à Visakhapatnam, sur la côte
Est de l’Inde, dans l’État de l’Andhra Pradesh. Ce terminal, le
Au Nigeria, à la suite des expansions de l’usine Nigeria LNG premier de ce type en Inde, a une capacité de stockage de 60 kt.
(NLNG) dans laquelle le Groupe détient une participation de 15%, En 2009, la caverne a reçu 606 kt de GPL, contre 535 kt en 2008.
TOTAL a signé un contrat d’achat de GNL d’une durée de vingt ans
pour une quantité initiale de 0,23 Mt/an à laquelle s’est ajoutée
0,9 Mt/an au démarrage du train 6. ‹ Électricité et cogénération
Dans le cadre du projet de construction d’un train supplémentaire
Dans le cadre de ses activités de raffinage et de pétrochimie,
(train 7), d’une capacité d’environ 8,5 Mt/an, TOTAL a également
TOTAL détient des participations dans plusieurs installations de
signé en février 2007 un contrat d’achat de 1,375 Mt/an de GNL sur
cogénération, procédé par lequel la vapeur d’eau produite à partir
vingt ans. Ce contrat reste soumis à la décision finale
de la chaleur récupérée des turbines à gaz générant l’électricité est
d’investissement relative à ce nouveau train par NLNG.
utilisée à des fins industrielles. Le Groupe participe également à
des cogénérations d’un autre type, où la génération électrique est
Enfin, TOTAL a acquis en juillet 2006 une participation de 17%
associée au dessalement d’eau de mer et à des installations de
dans le projet Brass LNG. Ce projet de liquéfaction porte sur la
simple génération électrique à base de gaz, participant ainsi à tous
construction de deux trains de liquéfaction de 5 Mt/an chacun.
les éléments de valorisation de la chaîne gazière.
Parallèlement à cette prise de participation, TOTAL a signé avec
Enfin, dans le cadre de sa stratégie de diversification vers les
Brass LNG Ltd un accord préliminaire définissant les principaux
nouvelles énergies, le Groupe participe à des projets de génération
termes d’un contrat d’achat de GNL portant sur environ un sixième
d’électricité d’origine nucléaire ou solaire.
de la capacité de l’usine pendant vingt ans, essentiellement à
destination de l’Amérique du Nord et de l’Europe de l’Ouest. Ce
contrat d’achat reste soumis à la décision finale d’investissement En Abou Dabi, la centrale électrique au gaz de Taweelah A1, en
du projet par Brass LNG. service depuis mai 2003, associe génération d’électricité et
dessalement d’eau de mer. Elle est détenue et exploitée par la
䊳 Trading société Gulf Total Tractebel Power Cy dans laquelle TOTAL détient
un intérêt de 20%. La centrale Taweelah A1 a une capacité nette de
TOTAL, au travers de sa filiale Total Gas & Power Ltd, a exercé des 1 600 MW (à la suite de l’entrée en service de l’extension de
activités de trading de GNL essentiellement sur base spot entre 250 MW en juillet 2009) et une capacité de dessalement d’eau de
2001 et 2006 avant de commencer en 2007 à prendre livraison de mer de 385 000 m3 par jour.
cargaisons au titre de ses contrats d’approvisionnement à long
terme avec le Nigeria et la Norvège. Depuis 2009, les nouveaux
TOTAL, en association avec la société espagnole Abengoa Solar, a
contrats d’achat signés auprès de Qatargas 2 et Yemen LNG
par ailleurs répondu à un appel d’offres lancé début 2008 par l’Abu
permettent de développer sensiblement les activités du Groupe
Dhabi Future Energy Company (ADFEC) dans le cadre de l’initiative
dans la commercialisation du GNL. Ce portefeuille d’activités GNL
MASDAR en faveur des énergies nouvelles. Cet appel d’offres vise
spot et à terme permet à TOTAL d’assurer l’approvisionnement en
à construire une centrale solaire thermodynamique d’une capacité
gaz de ses principaux clients à travers le monde, tout en
de 110 MW.
conservant un degré de flexibilité satisfaisant pour réagir aux
opportunités de marché ou aux imprévus de l’offre et de la
demande. Toujours en Abou Dabi, TOTAL, associé à GDF Suez, EDF et Areva,
a pris acte de la décision d’ENEC (Emirates Nuclear Energy
En 2009, Total Gas & Power Ltd a acheté vingt-trois cargaisons Corporation), annoncée en décembre 2009, de ne pas retenir leur
contractuelles et douze cargaisons spot en provenance de proposition dans le cadre de l’appel d’offres organisé pour la
Norvège, du Nigeria, de Guinée équatoriale, d’Indonésie, de fourniture de centrales nucléaires. Le Groupe poursuit son objectif
Trinité-et-Tobago, du Qatar et du Yémen. de devenir à long terme un exploitant nucléaire reconnu.
TOTAL / 35
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
En France, TOTAL est associé, à hauteur de 8,33%, à GDF Suez et d’affaires réalisé par Photovoltech en 2009 s’élève à 80 millions
EDF dans le projet d’étude relatif à la construction et à l’exploitation d’euros, contre 106 millions d’euros en 2008 et 73 millions d’euros
du deuxième EPR français sur le site de Penly (Seine-Maritime). en 2007.
En Thaïlande, TOTAL détient 28% de la société Eastern Power and TOTAL poursuit, par ailleurs, le projet d’implanter dans la région de
Electric Company Ltd (EPEC) qui exploite depuis mars 2003 la Carling en Moselle (France) une unité industrielle photovoltaïque, en
centrale à cycle combiné de Bang Bo d’une capacité de 350 MW. partenariat avec GDF Suez.
Au Nigeria, TOTAL et son partenaire, la compagnie nationale NNPC TOTAL détient 50% du capital de Tenesol aux côtés d’EDF.
(Nigerian National Petroleum Corporation), participent à deux Tenesol, dont le siège est basé à Lyon (France), est une société
projets de construction de centrales électriques à gaz qui spécialisée dans la conception, la fabrication, la commercialisation
s’inscrivent dans les objectifs gouvernementaux de développement et l’exploitation de systèmes solaires photovoltaïques. La société
de la production électrique et de l’utilisation accrue de la est positionnée sur les principaux marchés de la connexion aux
production de gaz naturel pour des usages domestiques : réseaux en France, dans les départements d’outre-mer et en
Europe, mais aussi sur ceux des applications professionnelles
o Le projet Afam VI, au travers de la joint-venture SPDC (Shell isolées (télécommunications, sites Oil & Gas, etc.). Tenesol dispose
Petroleum Development Company) dans laquelle TOTAL détient de deux usines de production de panneaux solaires, Tenesol
un intérêt de 10%, qui concerne le développement d’une centrale Manufacturing en Afrique du Sud, d’une capacité de production de
électrique en cycle combiné d’une capacité de 630 MW dont la 60 MWc/an, et Tenesol Technologies, dans la région de Toulouse
mise en production commerciale est prévue au deuxième en France, d’une capacité de production de 50 MWc/an. En 2009,
semestre 2010 ; malgré un contexte de forte tension sur les prix des modules,
o Le développement d’une nouvelle centrale électrique en cycle Tenesol a enregistré une croissance de près de 30% de son chiffre
combiné d’une capacité d’environ 400 MW, située près de la ville d’affaires consolidé à 249 millions d’euros (contre près de
d’Obite (delta du Niger) dans le cadre du projet gazier OML 58, 193 millions d’euros en 2008 et 133 millions d’euros en 2007),
associant NNPC et TOTAL (40%, opérateur). La mise en service correspondant à une production commercialisée de 85 MWc.
est prévue pour le début de l’année 2013. La centrale sera reliée
au réseau électrique existant par une ligne haute tension de En matière de Recherche & Développement, TOTAL, GDF Suez et
108 km. Photovoltech ont confirmé leur collaboration avec l’IMEC à travers
la signature en septembre 2009 d’un accord dans le cadre de l’IIAP
‹ Énergies renouvelables (IMEC Industrial Affiliation Program), programme multipartenaires
sur les cellules solaires au silicium cristallin. L’objectif de l’IIAP est
Dans le cadre de sa mission de développement d’énergies de limiter significativement l’utilisation du silicium tout en
complémentaires aux hydrocarbures, la direction générale Gaz & augmentant l’efficacité des cellules solaires afin de permettre une
Énergies Nouvelles a poursuivi en 2009 le renforcement de ses baisse substantielle des coûts dans la filière.
positions dans les énergies renouvelables, en particulier dans le
domaine de l’énergie solaire photovoltaïque où le Groupe est En septembre 2009, le Groupe s’est également associé au LPICM
présent depuis 1983. (Laboratoire de Physique des Interfaces et des Couches Minces), unité
mixte de recherche du CNRS et de l’École Polytechnique, pour mettre
䊳 Énergie solaire photovoltaïque en place une équipe de recherche commune — Nano PV — dans le
domaine des couches minces et des nanomatériaux à base de silicium
Dans la filière photovoltaïque du silicium cristallin, TOTAL (Saclay, Île-de-France). L’engagement de TOTAL représente environ
développe, d’une part, une activité industrielle de production de 8 millions d’euros pour la première phase de quatre ans.
cellules photovoltaïques et, d’autre part, en aval, une activité de
production et de commercialisation de modules et de systèmes. Le TOTAL est entré en décembre 2008 au capital de la société
Groupe, via la signature de plusieurs partenariats, poursuit ses Konarka, start-up américaine active dans le développement de
activités de recherche et développement dans cette filière. Il s’est technologies solaires organiques. En 2009, Konarka a mis en place
en outre engagé dans le développement de nouvelles technologies de nouveaux projets de recherche en coopération avec la direction
solaires innovantes. Enfin, TOTAL conduit des projets d’installation Gaz & Énergies Nouvelles ainsi que différentes filiales Chimie du
de solutions solaires à vocation pédagogique sur certaines de ses Groupe, l’objectif étant de développer des films solaires à grande
installations en France ou dans le cadre de projets d’électrification échelle. Confiant dans le potentiel de cette technologie
décentralisée dans d’autres pays. prometteuse, le Groupe a augmenté sa participation dans la société
à près de 25% du capital début 2010.
TOTAL est actionnaire de Photovoltech, société spécialisée dans
la production de cellules photovoltaïques à haut rendement. Le La filiale Total Énergie Solaire, créée en juillet 2008 dans le cadre
Groupe détient désormais 50% du capital de la société aux côtés de la contribution du Groupe au programme « Grenelle de
de GDF Suez, à la suite du rachat commun, en septembre 2009, de l’environnement », a débuté ses opérations en 2009 avec
la participation de 4,4% détenue par l’IMEC (Interuniversity l’installation de panneaux solaires sur les sites de Pau et de Lacq
MicroElectronics Centre). En 2009, Photovoltech a poursuivi le (France). Au total, cinq projets pédagogiques devraient être finalisés
projet d’augmentation de la capacité totale de production de son d’ici fin 2010 dans le but d’exposer différentes solutions
usine de Tirlemont (Tienen) en Belgique en décidant de passer de photovoltaïques sur des sites du Groupe, pour une puissance totale
80 MWc/an en 2009 à 155 MWc/an d’ici fin 2010. Dans un contexte installée comprise entre 2 et 3 MWc et un investissement de
de marché difficile et de forte baisse des prix des cellules, le chiffre 15 millions d’euros.
TOTAL a annoncé en novembre 2009 la signature d’un contrat de Le charbon sud-africain, produit par TCSA ou acheté auprès de
recherche avec le Massachussetts Institute of Technology (MIT) mines tierces, est exporté à partir du port de Richard’s Bay, dont
pour développer une nouvelle technologie de batteries stationnaires TOTAL détient 5,36%. En 2008, TOTAL et son partenaire Mmakau
destinées au stockage d’énergie solaire. Cet accord, d’un montant Mining ont par ailleurs acquis 1 Mt/an supplémentaire de droits
de 4 millions de dollars sur cinq ans, s’inscrit dans le cadre de la portuaires au titre de leur participation dans la phase 5 de
MIT Energy Initiative dont le Groupe est partenaire depuis développement du port.
novembre 2008.
Au total, le Groupe a commercialisé près de 7,3 Mt de charbon sur
䊳 Énergie éolienne le marché international en 2009 (contre 8,4 Mt en 2008 et 10 Mt en
2007), dont 3,6 Mt de charbon sud-africain, principalement
TOTAL opère une centrale éolienne à Mardyck (à proximité de destinées à la génération électrique, pour moitié en Europe et pour
l’établissement des Flandres, située à Dunkerque) d’une capacité moitié en Asie. Enfin, sur le marché intérieur sud-africain, les ventes
de 12 MW. du Groupe se sont établies à 0,3 Mt en 2009 et sont destinées aux
secteurs industriel et métallurgique.
䊳 Énergie marine
‹ DME (DiMéthyl Ether)
Dans le domaine de l’énergie de la houle et des vagues, TOTAL a
pris, en juin 2005, une participation de 10% dans un projet pilote Au Japon, TOTAL participe avec huit sociétés japonaises à un
situé au large de Santona, sur la côte Nord de l’Espagne. La programme de sensibilisation des consommateurs à ce nouveau
construction de la première bouée, d’une puissance de 40 kW, combustible. L’usine de production de DME, d’une capacité de
s’est achevée par sa mise à l’eau en septembre 2008. Ce 80 kt/an et située à Niigata (île de Honshu, Japon), a démarré en
démonstrateur vise à évaluer le potentiel technique et économique janvier 2009 (TOTAL 10%).
de cette technologie.
En parallèle, au sein du consortium conduit par le groupe Volvo,
Dans le domaine de l’énergie des courants marins, TOTAL détenait TOTAL participe aux travaux du projet européen « BioDME » dont
fin 2007 une participation de 24,9% dans la société l’objectif est de tester l’ensemble de la chaîne : depuis la fabrication
Scotrenewables Marine Power, basée aux îles Orcades en Écosse. de DME à partir de la liqueur noire, sous-produit de la production
Des accords permettant l’entrée au capital de nouveaux partenaires de la pâte à papier, jusqu’à l’utilisation dans une flotte de camions
ont été signés en janvier 2008. La participation du Groupe a ainsi dans quatre villes suédoises. Le projet, qui comprend la
été ramenée à 16%. Scotrenewables Marine Power développe un construction d’un pilote à Pitea (Suède), a démarré en septembre
dispositif de production d’électricité à partir de l’énergie des 2009 et devrait s’achever en 2012. Ce projet est financé en partie
courants marins. Un modèle à l’échelle 1/5 a été testé en mer avec par l’Agence suédoise de l’énergie et le septième programme cadre
succès au cours de l’année 2009. La construction d’un prototype européen.
de taille réelle est prévue pour 2010.
Par ailleurs, le groupe de travail international constitué dans le
cadre du processus de normalisation ISO du DME a poursuivi ses
travaux au cours de l’année 2009. Enfin, TOTAL a pris le 1er janvier
2009, et pour deux ans, la présidence de l’IDA (International DME
Association).
TOTAL / 37
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval
䊳 Secteur Aval
Le secteur Aval couvre l’ensemble des activités du Raffinage & Données financières du secteur Aval
Marketing et du Trading & Shipping.
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
1er raffineur/distributeur en Europe de l’Ouest 1
Chiffre d’affaires hors Groupe 100 518 135 524 119 212
Résultat opérationnel ajusté 1 026 3 602 3 287
1er distributeur en Afrique 2 Résultat opérationnel net ajusté 953 2 569 2 535
Amériques
11,6%
Afrique
Reste du monde 11,0%
Europe Europe
Reste du monde
67,3%
2007 2008 2009 10,1%
Sur l’année 2009, le taux d’utilisation sur bruts traités ressort à 78%
(83% sur bruts et autres charges) contre 88% en 2008 (91% sur
bruts et autres charges) en raison des réductions volontaires de
traitement dans les raffineries du Groupe. (a) Y Compris Trading et quote-part dans CEPSA.
1. Données sociétés sur la base des capacités de raffinage et/ou des ventes.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
1. Données sociétés sur la base des capacités de raffinage et des quantités vendues.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Hors Sicile et hors activités aviation et cartes AS24 de TOTAL.
4. Part du Groupe dans CEPSA : 48,83% au 31 décembre 2009.
5. Pour une information plus détaillée sur le projet méthanier de Dunkerque, consulter la page 34 du Chapitre Gaz & Énergies Nouvelles.
6. SMR : Steam Methane Reformer.
TOTAL / 39
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval
des bruts soufrés et d’accroître sa production de gazole à très construction d’une unité de conversion profonde (coker), d’une
basse teneur en soufre. La mise en service de l’unité HDS est unité de distillation sous vide, d’une unité de désulfuration et
prévue au premier semestre 2010 et permettra de traiter d’autres unités associées. Ce projet permettra de traiter
jusqu’à 70% de bruts soufrés, contre 10% actuellement. davantage de bruts lourds et soufrés et d’augmenter la
production de produits légers, en particulier de distillats à basse
- En Allemagne, une nouvelle unité HDS dans la raffinerie de
teneur en soufre. La construction se poursuit et l’entrée en
Leuna a démarré en septembre 2009. Cette unité est destinée
service est prévue pour le premier trimestre 2011.
à l’approvisionnement du marché allemand en fioul domestique
à très basse teneur en soufre. o En Arabie saoudite, TOTAL et Saudi Arabian Oil Company
(Saudi Aramco) ont créé en septembre 2008 une joint-venture,
- Aux Pays-Bas, le Groupe, actionnaire majoritaire (55%) de la Saudi Aramco Total Refining and Petrochemical Company
raffinerie de Flessingue, a exercé ses droits de préemption sur (SATORP) en vue de la construction d’une raffinerie de 400 kb/j à
les parts (45%) de cet actif mises en vente par Dow Chemical Jubail, détenue à hauteur de 62,5% par Saudi Aramco et de
en juin 2009. Simultanément, TOTAL a reçu une offre ferme de 37,5% par TOTAL. À terme, les parties prévoient de conserver
rachat émanant de Lukoil et lui a cédé ces parts (45%). Cette chacune une participation de 37,5% et d’introduire en bourse sur
opération constitue le développement d’un nouveau partenariat le marché saoudien les 25% restants fin 2011, sous réserve de
entre TOTAL et Lukoil. l’approbation des autorités compétentes. Les principaux contrats
- En Italie, à la suite de l’accord signé en janvier 2010, la de construction de la raffinerie ont été signés en juillet 2009,
coentreprise TotalErg détiendra une participation de 100% marquant le démarrage des travaux. La mise en service est
dans la raffinerie de Rome et de 25,9% dans la raffinerie de prévue en 2013.
Trecate. Le schéma très convertissant de cette raffinerie lui permettra de
- En Espagne, CEPSA poursuit son programme d’investissements traiter des bruts lourds (Arabian Heavy) et de produire des
visant à améliorer la capacité de conversion de ses raffineries carburants et autres produits légers répondant aux spécifications
pour répondre à la croissance de la demande du marché les plus strictes et essentiellement destinés à l’exportation.
espagnol en distillats moyens. Une unité d’hydrocraquage, deux o En Afrique, le Groupe dispose de participations dans cinq
nouvelles unités de distillation atmosphérique et sous vide ainsi raffineries au 31 décembre 2009. En octobre 2009, TOTAL a cédé
qu’une unité de désulfuration sont notamment en cours de sa participation de 50% dans la raffinerie Indeni en Zambie. Par
construction à la raffinerie de Huelva. L’entrée en service est ailleurs, TOTAL a réduit de 34% à 20% sa participation dans la
actuellement prévue pour l’été 2010. Société africaine de raffinage (SAR) au Sénégal en décembre 2009.
o Aux États-Unis, TOTAL exploite la raffinerie de Port Arthur o En Chine, TOTAL détient une participation de 22,4% dans la
(Texas) dont la capacité s’élève à 174 kb/j. TOTAL y a lancé en raffinerie de WEPEC, située à Dalian, aux côtés de Sinochem et
2008 un programme de modernisation qui comprend la PetroChina.
Le tableau suivant présente la capacité journalière de raffinage de pétrole brut de TOTAL (a) :
Au 31 décembre
(en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007
Raffineries exploitées par le Groupe
Normandie (France) 338 339 331
Provence (France) 158 158 158
Flandres (France) 137 137 141
Donges (France) 230 230 230
Feyzin (France) 117 117 117
Grandpuits (France) 101 101 101
Anvers (Belgique) 350 350 350
Leuna (Allemagne) 230 230 227
Rome (Italie) (b) 64 64 63
Lindsey – Immingham (Royaume-Uni) 221 221 221
Flessingue (Pays-Bas) (c) 81 81 81
Port Arthur (Texas, États-Unis) 174 174 174
Sous total 2 201 2 202 2 194
Autres raffineries dans lesquelles le Groupe détient des participations (d) 393 402 404
Total 2 594 2 604 2 598
(a) Dans les cas où TOTAL ne détient pas 100% des intérêts d’une raffinerie, la capacité indiquée représente la quote-part détenue par TOTAL dans la capacité de raffinage
globale du site.
(b) Participation de TOTAL de 71,9%.
(c) Participation de TOTAL de 55%.
(d) Douze raffineries dans lesquelles TOTAL détient des intérêts compris entre 16,7% et 50% (cinq en Afrique, quatre en Espagne, une en Allemagne, une en Martinique et une
en Chine). Cession de la participation de 50% dans la raffinerie Indeni en Zambie en 2009 et cession de la participation de 55,6% dans la raffinerie de Luanda en Angola en
2007.
Le tableau suivant présente, par catégorie de produits, la part nette Au 31 décembre 2009, TOTAL dispose d’un réseau de 10 825
des quantités produites dans les raffineries du Groupe (a) : stations-service en Europe, réparties en France, en Belgique, aux
Pays-Bas, au Luxembourg, en Allemagne, au Royaume-Uni, en
(en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007 Italie, ainsi qu’en Espagne et au Portugal au travers de sa
participation dans CEPSA. TOTAL exploite également sous la
Essences 407 443 501
marque AS24 un réseau de 540 stations-service destinées aux
Carburants pour l’aviation (b) 186 208 208
Gasoil et combustibles 851 987 964 transporteurs routiers. Le Groupe est un acteur majeur dans le
Fiouls lourds 245 257 254 domaine des cartes pétrolières, avec près de 3,5 millions de cartes
Autres produits 399 417 412 émises dans vingt-huit pays européens.
1. Données sociétés, sur la base des quantités vendues. Périmètre : France, Benelux, Royaume-Uni, Allemagne, Italie ; Espagne et Portugal au travers de CEPSA.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Données sociétés, sur la base des quantités vendues.
4. Y compris via des distributeurs nationaux.
5. Données : PFC Energy, Unione Petrolifera, sur la base des quantités vendues.
TOTAL / 41
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval
marché d’environ 11% 2, un réseau de 300 stations-service et une Au Vietnam, TOTAL continue de renforcer sa présence dans les
position renforcée dans les produits de spécialité. Spécialités. Après avoir acquis en décembre 2008 une société de
distribution de GPL, le Groupe a finalisé en décembre 2009
l’acquisition d’actifs lubrifiants, lui permettant de devenir un des
En Europe du nord, centrale et orientale, le Groupe développe
leaders du marché vietnamien des lubrifiants.
ses positions essentiellement sur les marchés de produits de
spécialité. En 2009, TOTAL a ainsi poursuivi l’expansion de sa
présence directe sur les marchés porteurs d’Europe de l’Est, en 䊳 Amériques
particulier dans le domaine des lubrifiants. Le Groupe vise à
accélérer la croissance des activités de produits de spécialité en En Amérique latine et aux Caraïbes, TOTAL est présent dans une
Russie et en Ukraine en poursuivant le développement d’une vingtaine de pays, essentiellement sur les marchés de produits de
présence directe sur ces marchés depuis 2008. spécialité. Dans les Caraïbes, le Groupe dispose d’une position
significative dans la distribution de carburant, renforcée par
l’acquisition, au second semestre 2008, d’actifs marketing et
En 2009, AS24, présent dans vingt-deux pays européens et en
logistiques à Porto Rico, en Jamaïque et aux îles Vierges.
Russie, a poursuivi le développement de son réseau au travers de
nouvelles implantations en Europe, notamment dans trois nouveaux
pays (Croatie, Bulgarie, Macédoine). Dans les prochaines années, la En Amérique du Nord, TOTAL commercialise des lubrifiants et
croissance d’AS24 devrait se poursuivre et s’étendre à d’autres poursuit son développement avec la signature en décembre 2009
pays d’Europe, du Caucase et du bassin méditerranéen. d’un accord pour l’acquisition d’actifs lubrifiants au Canada, dans
la province du Québec.
TOTAL est leader dans la distribution de produits pétroliers sur le Le tableau suivant présente les volumes de produits raffinés vendus
continent africain, avec près de 10% 1 de part de marché. Au par zone géographique (a) :
31 décembre 2009, le Groupe exploite plus de 3 600 stations-
service réparties dans plus de quarante pays et opère notamment (en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007
deux réseaux importants en Afrique du Sud et au Nigeria. TOTAL
France 808 822 846
dispose également de positions significatives dans le bassin Europe hors France (a) 1 245 1 301 1 432
méditerranéen, principalement en Turquie, au Maroc et en Tunisie. États-Unis 118 147 162 (b)
Au Moyen-Orient, le Groupe est essentiellement présent sur les Afrique 281 279 286
marchés des produits de spécialité, et poursuit sa stratégie de Reste du monde 189 171 167
croissance dans la région, notamment dans la production et la
Total hors négoce international 2 641 2 720 2 893 (b)
commercialisation de lubrifiants.
Négoce international 975 938 881
En 2009, le Groupe a continué à renforcer et optimiser ses positions Total y compris négoce
sur le continent africain. Au deuxième trimestre, TOTAL a finalisé international 3 616 3 658 3 774 (b)
l’acquisition d’actifs marketing et logistiques au Kenya et en
(a) Y compris quote-part du Groupe dans CEPSA.
Ouganda. L’opération concerne 165 stations-service, des activités (b) Écart par rapport au Document de référence 2007 compte tenu d’un
de distribution de produits pour l’aviation ainsi que plusieurs sites changement de méthode de calcul des ventes de la raffinerie de Port Arthur.
logistiques et une usine de fabrication de lubrifiants.
䊳 Répartition du réseau de stations-service
䊳 Asie-Pacifique
Le tableau suivant présente le nombre de stations du réseau TOTAL
À fin 2009, TOTAL est présent dans une vingtaine de pays de la par zone géographique (a) :
zone Asie-Pacifique, principalement sur les marchés de produits de
Au 31 décembre 2009 2008 2007
spécialité. Dans la région, le Groupe développe ses positions dans
la distribution de carburants, notamment en Chine. TOTAL opère France 4 606 (b) 4 782 4 992
également des réseaux de stations-service au Pakistan, aux Europe hors France et hors CEPSA 4 485 4 541 4 762
Philippines, au Cambodge et est un acteur significatif dans les îles CEPSA (c) 1 734 1 811 1 680
du Pacifique. En outre, cinq stations-service ont été ouvertes en Afrique 3 647 3 500 3 549
2009 en Indonésie. Reste du monde 1 827 1 791 1 514
Total 16 299 16 425 16 497
En Chine, à la suite de deux accords de joint-venture conclus en
(a) Hors stations sous la marque AS24.
2005 entre TOTAL et Sinochem pour le développement d’un réseau (b) Dont près de 2 300 stations sous la marque TOTAL, 281 stations sous la marque
de 500 stations-service dans les régions de Pékin et de Shanghai, Elf et près de 1 800 stations sous la marque Elan.
le Groupe opère près de 110 stations à fin décembre 2009. (c) Nombre total des stations appartenant au réseau CEPSA.
1. Données PFC Energy de décembre 2009 sur la base des quantités vendues.
2. Données Sociétés sur la base des quantités vendues.
En avril 2009, le Groupe a annoncé son entrée au capital de Gevo. En Allemagne, le Groupe participe par ailleurs à un projet de
Cette société, établie aux États-Unis, développe un portefeuille de démonstration de distribution d’électricité dans quatre stations-
bio-produits pour les marchés des carburants et de la chimie, et a service TOTAL de Berlin, en partenariat avec l’électricien Vattenfall.
mis au point une technologie innovante pour convertir en alcools
lourds et en hydrocarbures des sucres issus de la biomasse.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval
Les activités Trading & Shipping comprennent essentiellement : Ces activités Trading & Shipping sont exercées mondialement à
travers plusieurs filiales détenues à 100% par le Groupe, dont
o la vente de la production de pétrole brut ; TOTSA Total Oil Trading S.A., Total International Ltd, Socap
International Ltd, Atlantic Trading & Marketing Inc., Total Trading
o l’approvisionnement des raffineries du Groupe en pétrole brut ;
Asia Pte, Total Trading and Marketing Canada L.P., Chartering &
o les importations et exportations de produits pétroliers Shipping Services S.A.
nécessaires à l’ajustement des productions des raffineries du
Groupe à leurs demandes locales ;
‹ Trading
o l’affrètement des navires requis pour ces activités ;
o les interventions sur les différents marchés dérivés. En termes de volumes commercialisés, TOTAL se situe parmi les
principaux opérateurs mondiaux, notamment dans le trading de
Ces activités ont pour mission première de répondre aux besoins pétrole brut et de produits raffinés. Le tableau ci-dessous présente
du Groupe. En outre, le savoir-faire et l’expertise acquis dans la les ressources et les débouchés mondiaux de pétrole brut pour le
conduite de ces activités permettent d’étendre leurs domaines Groupe au titre des trois derniers exercices.
d’intervention au-delà des stricts besoins du Groupe.
La division Trading intervient largement sur les marchés physiques de marché) de l’annexe aux comptes consolidés du présent
et les marchés des dérivés, tant organisés que de gré à gré. Dans le Document de référence.
cadre de son activité de trading, TOTAL utilise, comme la plupart
des autres compagnies pétrolières, des produits dérivés d’énergie Toutes les activités de trading du Groupe s’inscrivent dans le cadre
(futures, forwards, swaps, options) afin d’adapter son exposition d’une politique rigoureuse de respect des procédures de contrôle
aux fluctuations de prix du pétrole brut et des produits raffinés. Ces interne et de fixation de limites d’intervention.
opérations sont conduites avec des contreparties variées.
Au cours de l’année 2009, avec, en moyenne, des volumes
Les informations relatives aux positions des instruments dérivés de physiques négociés de pétrole brut et de produits raffinés d’environ
Trading & Shipping sont présentées dans les notes 30 (Instruments 5 Mb/j, la division Trading a maintenu un niveau d’activité
dérivés d’énergie et assimilés, swaps de taux de fret) et 31 (Risques comparable à ceux de 2008 et de 2007.
En 2009, les principaux indicateurs du marché se sont caractérisés par un fort contango 1 :
(a) 1st Line : cotation sur ICE Futures pour livraison sur le mois M+1.
(b) 12th Line : cotation sur ICE Futures pour livraison sur le mois M+12.
(c) VLCC : Very Large Crude Carrier. BITR: Baltic International Tanker Routes.
L’année 2009 a été marquée par une offre de bruts et de produits quatre navires GPL), dont aucun n’est à simple coque. La moyenne
largement excédentaire par rapport à la demande. La demande a d’âge de cette flotte est d’environ quatre ans.
légèrement repris au second semestre.
Au cours de l’année 2009, le marché du fret pétrolier a durement
L’offre excédentaire a entraîné la constitution de stocks, une souffert de la combinaison de deux facteurs :
démarche qui a été confortée par le creusement de la structure de
prix en contango. Le contango a commencé l’année à son o Une forte augmentation de 10% en tonnage de l’offre mondiale
maximum (15,2 $/b) puis s’est réduit tout en restant à un niveau de tankers de taille supérieure à 10 000 tonnes de port en lourd,
suffisant pour financer le stockage pétrolier dans les bacs à terre principalement en raison des nombreuses livraisons de bateaux
puis, une fois saturés, dans les navires (stockage flottant). neufs dans tous les segments de taille et du faible nombre de
sorties de flotte.
‹ Shipping o Une réduction de la demande de transport liée à la baisse de
1,6% de la demande pétrolière moyenne en 2009. En effet, cette
La division Shipping de TOTAL assure le transport des pétroles décroissance globale, principalement liée à la crise économique
bruts et des produits raffinés nécessaires aux activités du Groupe. mondiale, a conduit l’OPEP à diminuer fortement sa production
Elle fournit en permanence toute la variété des services de shipping en fin d’année 2008. Il en a résulté une chute du transport de
nécessaires au développement de l’activité du Groupe. Elle brut, en particulier sur les flux long-courrier de VLCC en
maintient une politique rigoureuse de sécurité. Dans le cadre de provenance du golfe Persique.
son activité de shipping, le Groupe utilise, comme un certain
nombre de compagnies pétrolières et d’armateurs, des produits Les taux de fret ont ainsi baissé tout au long de l’année 2009 pour
dérivés de taux de fret afin d’adapter son exposition aux atteindre dès le deuxième trimestre des niveaux couvrant à peine
fluctuations de ceux-ci. les coûts opératoires des navires. Le marché est ainsi passé en
quelques mois d’une année 2008 record à une situation
Le Groupe a réalisé environ 3 000 affrètements au cours de historiquement basse. La faiblesse des taux de fret ainsi que la
l’exercice 2009, pour un volume transporté de 123 millions de structure de prix des marchés du pétrole brut, puis celle des
tonnes. Au 31 décembre 2009, la flotte affrétée à temps, en moyen produits pétroliers, ont favorisé l’utilisation de nombreux navires
ou long terme, est composée de cinquante-cinq navires (en incluant comme stockages flottants.
1. Le contango se définit comme la situation de marché où le prix futur pour la livraison d’une denrée est supérieur au prix au comptant (spot).
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie
䊳 Secteur Chimie
Le secteur Chimie regroupe la Chimie de Base, qui inclut la Le ROACE 2 de la Chimie calculé sur l’année 2009 est de 4% contre
pétrochimie et les fertilisants, ainsi que la Chimie de Spécialités 9% pour l’année 2008.
qui comprend les applications du caoutchouc, les résines, les
adhésifs et la métallisation. La dimension de ses activités fait
Ventes 2009 par zone géographique
du secteur Chimie de TOTAL l’un des plus grands producteurs
intégrés au monde 1.
䡲 Chimie de Base
Les activités de la Chimie de Base regroupent la pétrochimie et les une baisse de la demande en produits pétrochimiques en Europe et
fertilisants. aux États-Unis et un recul des marges des produits des
vapocraqueurs. L’implantation du Groupe au Qatar et en Corée a
En 2009, les ventes se sont élevées à 8,66 milliards d’euros, contre permis d’atténuer les difficultés rencontrées sur les zones matures.
13,18 milliards d’euros en 2008 et 12,56 milliards d’euros en 2007. L’activité Fertilisants a été pénalisée par des volumes en baisse et
En 2009, l’environnement de la Chimie de Base a été marqué par de très faibles marges tout au long de l’année.
‹ Pétrochimie
2009 2008 2007
Répartition des capacités de production de TOTAL Amérique Asie et Total Total Total
(en milliers de tonnes) Europe du Nord Moyen-Orient (c) monde monde monde
Oléfines (a) 4 695 1 195 1 005 6 895 7 285 7 175
Aromatiques 2 500 940 755 4 195 4 360 4 335
Polyéthylène 1 320 440 280 2 040 2 035 2 035
Polypropylène 1 335 1 150 295 2 780 2 750 2 575
Styréniques (b) 1 110 1 350 630 3 090 3 220 3 160
La pétrochimie, rassemblée au sein de Total Petrochemicals, regroupe une plus grande efficacité énergétique de ses installations et
la pétrochimie de base (oléfines et aromatiques) et ses dérivés davantage de flexibilité dans le choix des matières premières.
polymères : le polyéthylène, le polypropylène et les styréniques. Dans un contexte de compétitivité accrue, le Groupe a engagé
deux plans de restructuration, l’un en 2006 et l’autre en 2009, sur
Les principaux sites pétrochimiques sont situés en Belgique les sites de Carling et de Gonfreville en France :
(Anvers, Feluy), en France (Carling, Feyzin, Gonfreville, Lavéra), aux
- Le premier plan s’est traduit par la fermeture de l’un des
États-Unis (Carville en Louisiane et Bayport, La Porte, Port Arthur
au Texas) ainsi qu’à Singapour et en Chine (Foshan). Reliées par vapocraqueurs et de l’unité styrène à Carling, ainsi que par la
construction d’une nouvelle unité de styrène de taille
des pipelines aux raffineries du Groupe ou situées sur des sites
voisins, les activités pétrochimiques bénéficient pour la plupart mondiale 1 à Gonfreville qui remplace l’unité fermée fin 2008.
Cette restructuration s’est achevée au premier trimestre 2009.
d’une forte intégration avec les activités Raffinage du Groupe.
- Le deuxième plan concerne un projet de consolidation de
TOTAL possède une participation de 50% dans le site l’entreprise afin de sauvegarder sa compétitivité. Le projet
pétrochimique de Daesan en Corée du Sud, en association avec comprend un volet de modernisation des meilleures unités
Samsung. Ce site intégré est situé à 400 km des côtes chinoises. avec des investissements de l’ordre de 230 millions d’euros
permettant de porter au meilleur niveau d’efficacité énergétique
et de compétitivité le vapocraqueur et l’unité de polyéthylène
Au Qatar, le Groupe détient des participations dans deux
haute densité à Gonfreville, ainsi que de conforter la production
vapocraqueurs et plusieurs lignes de polyéthylène.
de polystyrène à Carling. Il prévoit également d’arrêter des
unités structurellement déficitaires : deux lignes de
TOTAL continue de renforcer son positionnement au niveau des polyéthylène basse densité, l’une à Carling et l’autre à
leaders de l’industrie selon trois grands axes stratégiques : Gonfreville, et une ligne de polystyrène à Gonfreville. Cette
o Sur les marchés matures, le Groupe renforce la compétitivité de réorganisation concerne également les fonctions support des
ses sites traditionnels, notamment grâce à la maîtrise des coûts,
1. Installations classées parmi le premier quartile en termes de capacités de production sur la base des informations publiées.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie
deux sites et les services centraux de Total Petrochemicals projet, l’un des plus importants du Groupe en matière de
France en vue d’une efficacité améliorée. recherche, a pour objectif d’évaluer à une échelle semi-
Par ailleurs, à la suite de la dénonciation définitive, par le client industrielle la faisabilité technique et économique de production
unique, du contrat de fourniture de butanol secondaire produit d’oléfines à partir de méthanol provenant du gaz naturel, mais
à Notre-Dame-de-Gravenchon (Normandie), le Groupe se voit également de charbon et de la biomasse, et permettre
contraint de fermer ce site dévolu à cette seule fabrication. La d’envisager ainsi une nouvelle voie de production pour les
fermeture est prévue en 2010. polyoléfines.
o TOTAL poursuit ses développements dans les zones de Le Secteur Chimie a poursuivi en 2009 l’amélioration de ses
croissance. performances en matière de sécurité grâce aux plans d’action
En Asie, la joint-venture Samsung-Total Petrochemicals Co. Ltd a portant sur la sécurité au poste de travail, les systèmes de
inauguré en septembre 2009 une usine de compounds de management de la sécurité et la prévention des risques majeurs.
polypropylène située à Dongguang en Chine et poursuit Cependant, au deuxième semestre 2009, la Chimie a été confrontée
l’optimisation de ses opérations avec la construction d’une unité à quatre accidents graves. TOTAL a lancé une mission d’inspection
de production de carburant pour l’aviation en vue de valoriser les générale de sécurité sur treize principaux sites français à risques
co-produits et d’un bac de stockage de butane. Ce bac de technologiques, dont deux sites pétrochimiques (Gonfreville et
stockage permettra d’accroître la flexibilité des charges du Carling) et trois sites de l’activité Fertilisants (Mazingarbe,
vapocraqueur. En 2008, la joint-venture a achevé la première Grandpuits et Grand Quevilly). Ces évènements interpellent
phase de modernisation du site de Daesan en Corée du Sud. Ce d’autant plus le Groupe que les résultats Sécurité du secteur
développement majeur a permis d’augmenter d’un tiers la Chimie sont globalement en constante amélioration, avec une
capacité de production initiale grâce, d’une part, à l’expansion division par deux des indicateurs d’accidents de travail entre 2005
des unités de vapocraquage et de styrène et, d’autre part, à la et 2009.
construction d’une nouvelle ligne de polypropylène en 2007 et au
démarrage d’une nouvelle unité de métathèse 1 en 2008. 䊳 Pétrochimie de base
Au Moyen-Orient, le projet de construction d’une unité de
paraxylène d’une capacité de 700 kt/an dans la raffinerie de La pétrochimie de base regroupe les oléfines et les aromatiques
Jubail en Arabie saoudite a été confirmé en mai 2008 par les issus du vapocraquage de coupes pétrolières, essentiellement le
deux partenaires, TOTAL et Saudi Aramco. Cette unité de taille naphta, ainsi que les productions de propylène et d’aromatiques
mondiale 2 est destinée à approvisionner le marché asiatique. Son issues du raffinage. L’environnement économique de cette activité
démarrage est prévu en 2013. est fortement influencé par l’équilibre entre l’offre et la demande,
o TOTAL développe des positions bénéficiant d’un accès plus ainsi que par l’évolution du prix du naphta, principale matière
favorable aux matières premières. première utilisée.
Unis), forte croissance en Chine (supérieure à 25%), tirée par une 2009 a cependant été marquée par une reprise de la croissance en
demande intérieure satisfaite par l’augmentation significative des Chine, supérieure à 10%, grâce aux programmes de soutien de la
importations. demande intérieure.
Les volumes de ventes du Groupe se sont repliés de 4% en 2009 En 2009, les volumes de vente de polystyrène de TOTAL ont
par rapport à 2008. Les marges du polyéthylène sont restées faibles progressé de 1%, tirés par la hausse des ventes en Asie (+13%).
en Europe. Aux États-Unis, elles se sont maintenues à un niveau
plus élevé grâce en particulier à la compétitivité du prix de
‹ Fertilisants
l’éthylène sur base éthane. En Europe, la pression sur les marges
devrait perdurer avec le démarrage de nouvelles unités sur base
éthane au Moyen-Orient, initié à la fin de l’année 2009, et en Asie. Au travers de sa filiale GPN, TOTAL produit et commercialise
principalement des engrais azotés à partir de gaz naturel. Le
principal facteur influençant les marges est le prix du gaz naturel.
Dans ce contexte, la stratégie de TOTAL repose sur un
abaissement du point mort de ses unités en Europe et un effort
renforcé de différenciation de sa gamme de produits. Après une année record en 2008, le marché européen des
fertilisants a reculé de plus de 10% en 2009 et revient au niveau
des années 2005/2006. À la suite de l’effondrement des prix de
䊳 Polypropylène l’urée fin 2008, les prix des produits azotés ont fortement chuté
début 2009, entraînant une baisse des marges.
Le polypropylène est un plastique issu de la polymérisation du
propylène produit par les vapocraqueurs et les raffineries du La division Fertilisants a poursuivi sa profonde restructuration
Groupe. Il est essentiellement destiné aux marchés de l’automobile, industrielle engagée en 2006 :
de l’emballage, des équipements ménagers, des appareils
électriques, des fibres, et de l’hygiène. Les marges sont o L’activité d’engrais composés, obtenus par mélange de produits
principalement influencées par le niveau de la demande, ainsi que azotés, phosphorés et de potasse, dont le marché est en
par la disponibilité et le prix du propylène. décroissance, a été abandonnée en France, conduisant à la
fermeture de trois sites (Bordeaux, Basse Indre et Granville). En
outre, la filiale néerlandaise Zuid-Chemie a été cédée à la société
L’année 2009 a été marquée par une légère reprise du marché
Engrais Rosier, détenue à 57% par le Groupe, afin de créer un
mondial, estimée à +1,8% et tirée, comme pour le polyéthylène, par
ensemble compétitif au Benelux.
la hausse de la demande intérieure chinoise.
o Sur son cœur de métier, la chaîne azotée, l’outil industriel a été
Les volumes de ventes mondiales de TOTAL ont progressé de 6% renforcé au moyen d’un investissement majeur portant sur la
par rapport à 2008 grâce à une contribution positive de toutes les construction de deux unités compétitives, l’une d’acide nitrique à
régions. Face à la concurrence accrue des nouvelles unités au Rouen, démarrée au deuxième semestre 2009, et l’autre d’urée à
Moyen-Orient, TOTAL dispose d’unités dont les performances Grandpuits, dont le démarrage est prévu au deuxième trimestre
industrielles, tant en Europe qu’aux États-Unis, placent le Groupe 2010. La production d’urée supplémentaire permettra de
parmi les leaders de l’industrie. positionner GPN sur le marché prometteur des produits qui
contribuent à la réduction des émissions de NOX 1 : DENOX®
pour l’usage industriel et Adblue® en application transport.
䊳 Styréniques
o La fermeture en France du site de Oissel, ainsi que de trois unités
Cette activité regroupe le styrène et le polystyrène. L’essentiel des obsolètes de fabrication d’acide nitrique à Rouen et à
productions de styrène du Groupe est polymérisé en polystyrène, Mazingarbe, a été réalisée en 2009.
plastique dont les débouchés principaux sont les marchés de o Le Groupe envisage de céder son activité Mines et Carrières
l’emballage alimentaire, de l’isolation, de la réfrigération et des implantée sur le site de Mazingarbe. Ce projet a été soumis à la
appareils électriques et électroniques. Les marges sont fortement consultation des instances représentatives du personnel et à
influencées par le niveau de la demande en polystyrène ainsi que l’approbation des autorités compétentes.
par le prix du benzène, la principale matière première.
Ce plan devrait améliorer la compétitivité de GPN en concentrant
En 2009, le marché mondial du styrène a connu une baisse de 3%. son activité sur deux sites d’une capacité de production supérieure
Pour sa part, le marché mondial du polystyrène a baissé d’environ à la moyenne européenne.
4% en raison de la faiblesse des marchés de la construction, de la
réfrigération et de la télévision dans les zones matures. L’année
1. Oxyde d’hydrogène dont les émissions nocives pour l’environnement sont soumises à des réglementations.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie
䡲 Chimie de Spécialités
La Chimie de Spécialités comprend les activités de transformation Au cours de l’année 2009, Hutchinson a poursuivi sa croissance
du caoutchouc (Hutchinson), l’activité Grand public (Mapa® et dans les zones à potentiel de développement, principalement
Spontex®), les résines (Cray Valley, Sartomer et Cook l’Europe orientale, l’Amérique du Sud, et la Chine, en s’appuyant
Composites & Polymers), les adhésifs (Bostik) et la métallisation – notamment sur ses sites ouverts en 2006 à Brasov (Roumanie),
galvanoplastie (Atotech). Elle couvre les marchés grand public et Lodz (Pologne) et Suzhou (Chine) et en 2009 à Sousse (Tunisie).
industriels où la stratégie marketing, l’innovation et la qualité du
service à la clientèle sont des atouts majeurs. Le Groupe, qui
‹ Grand public
commercialise des produits de spécialité dans plus de cinquante-
cinq pays, poursuit pour ces activités un objectif de développement
à l’international, combinant croissance interne et acquisitions L’activité Grand public est organisée autour de deux marchés bien
ciblées, axé sur les marchés en expansion et sur la distincts : les produits de puériculture (marques Nuk® et Tigex®) et
commercialisation de nouveaux produits à forte valeur ajoutée. les produits ménagers (marques Mapa® et Spontex®). L’activité de
puériculture s’est renforcée en 2009 avec l’acquisition de Gerber fin
2008. Ainsi, le chiffre d’affaires de l’activité a augmenté de 11% en
En 2009, les Spécialités ont connu un environnement difficile dû au
2009 par rapport à 2008. Ces marchés sont très dépendants du
ralentissement économique mondial, en particulier au premier
niveau de consommation des ménages et les effets du
semestre. Dans ce contexte défavorable, le chiffre d’affaires a
ralentissement économique se sont traduits, à périmètre constant,
diminué de 13% par rapport à 2008. Les résultats ont sensiblement
par de moindres achats sur les deux marchés. Grâce à la
augmenté au deuxième semestre 2009 par rapport à la même
reconnaissance de ses marques, l’activité Grand public devrait
période en 2008, grâce à l’amélioration des marges et la réduction
poursuivre sa croissance en Europe, aux États-Unis et dans les
des coûts.
pays émergents.
Bostik est l’un des principaux acteurs dans le secteur des adhésifs Atotech, qui regroupe les activités de chimie de métallisation —
en termes de chiffre d’affaires 1, avec des positions de premier plan galvanoplastie de TOTAL, est le deuxième acteur mondial de ce
sur les segments de l’industrie, de l’hygiène, du bâtiment et de la secteur 1. Son activité est répartie entre le marché de l’électronique
distribution grand public et professionnelle. (circuits imprimés, semi-conducteurs) et les applications générales
(automobile, sanitaire, ameublement).
En 2009, le chiffre d’affaires a reculé de 8% par rapport à 2008.
Cette bonne résistance relative dans un contexte économique L’activité de métallisation — galvanoplastie a été affectée par le
mondial défavorable confirme la stratégie de Bostik de renforcer ralentissement mondial qui a touché l’industrie automobile et
son positionnement dans le secteur industriel, moins affecté que la l’électronique. Le chiffre d’affaires a diminué de 20% en 2009 par
construction, et surtout de poursuivre son développement dans les rapport à 2008.
zones en croissance, notamment l’Asie-Pacifique.
Dans ce contexte de ralentissement économique, Atotech a
Ainsi, de nouvelles unités de production ont été mises en service à poursuivi avec succès sa stratégie de différenciation s’appuyant,
Zhuhai (Chine) et à Sydney (Australie). En septembre 2009, Bostik a d’une part, sur un service complet offert à ses clients en termes
démarré la construction de son usine à Changshu (Chine) qui sera, d’équipement, de procédés, de conception d’installations et de
à terme, la plus grande usine de la société. produits chimiques et, d’autre part, sur la mise au point de
technologies innovantes et « vertes » qui réduisent l’impact sur
Enfin, Bostik poursuit activement son programme d’innovation axé l’environnement. Cette stratégie s’appuie sur une couverture
notamment sur de nouveaux produits et applications qui géographique mondiale assurée par des centres techniques situés
contribuent au développement durable. à proximité des clients. Enfin, Atotech entend poursuivre son
développement en Asie où il réalise déjà plus de 50% de son chiffre
d’affaires mondial.
1. Données sociétés.
TOTAL / 51
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Investissements
䊳 Investissements
1. Y compris les investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées, hors acquisitions et cessions, avec l’hypothèse de 1€ = 1,40 $ pour 2010.
䊳 Organigramme
䡲 Place de la Société au sein du Les activités du Groupe sont organisées selon le schéma
d’organisation figurant aux pages 56 et 57 du présent Document de
Groupe référence. Les secteurs d’activités du Groupe bénéficient de
l’assistance des directions fonctionnelles (Finance, Juridique,
Éthique, Assurances, Stratégie et évaluation des risques,
Ressources humaines et Communication), également présentées
dans ce schéma d’organisation et regroupées au sein de la société
mère TOTAL S.A.
TOTAL S.A. est la société mère du Groupe. Au 31 décembre 2009,
il existe 712 sociétés intégrées dans le périmètre de consolidation
comptable de TOTAL S.A., dont 617 sociétés par intégration
globale, 12 sociétés par intégration proportionnelle et 83 sociétés
par mise en équivalence.
䡲 Filiales de la Société
La décision de versement de dividendes par les principales filiales
de TOTAL S.A. relève de leurs assemblées générales d’actionnaires
respectives et est soumise aux dispositions légales ou
règlementaires qui leur sont localement applicables. Ces
dispositions n’entraînent pas, au 31 décembre 2009, de restriction La liste des principales filiales directes ou indirectes de la Société
limitant de manière significative le versement, à TOTAL S.A., des figure, sous forme de tableau récapitulatif, à la note 35 de l’annexe
dividendes mis en distribution par lesdites filiales. aux comptes consolidés.
TOTAL / 53
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Propriétés immobilières, usines et équipements
Les sociétés du Groupe exploitent de nombreux sites, en pleine Un récapitulatif des immobilisations corporelles du Groupe et des
propriété, concession, location ou autrement, dans plus de principales charges y afférant (amortissements et dépréciations)
130 pays à travers le monde. Les activités exploitées dans ces figure à la note 11 de l’annexe aux comptes consolidés.
propriétés immobilières, champs d’hydrocarbures et autres
installations ou implantations industrielles, commerciales ou Des indications sur les objectifs de politique environnementale de la
administratives sont décrites dans le présent chapitre pour chacun Société, ayant trait notamment aux installations ou implantations
des secteurs d’activité (Amont, Aval, Chimie). industrielles du Groupe, figurent aux pages 317 à 319 du présent
Document de référence.
TOTAL / 55
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Schéma d’organisation au 1er janvier 2010
Comité
d’éthique
COMITÉ DIRECTEUR
COMITÉ EXÉCUTIF + B. CLAUDE
P. BARBÉ Y.-M. DALIBARD F. LEROY P. POUYANNÉ
M. BLAIZOT B. DEROUBAIX J. MARRAUD des GROTTES A. TRICOIRE
Ph. BOISSEAU P. HERBEL E. de MENTEN F. VIAUD
A. CHAMPEAUX J.-M. JAUBERT J.-F. MINSTER
R. CHAPPAZ M. LEPOUTRE J.-J. MOSCONI
Secrétariat général
J.-J. GUILBAUD
Achats J. BIÉ
Direction des Affaires publiques H. des LONGCHAMPS
Audit M. FORMERY
Ressources humaines F. VIAUD
Communication Y.-M. DALIBARD
Sécurité générale J. FERRIER
Développement durable & Environnement M. LEPOUTRE
Sécurité industrielle J.-M. JAUBERT
Gestion des Dirigeants R. CHAPPAZ
Secteur Amont
Ressources humaines
Asie-Pacifique et Communication
J.-M. GUILLERMOU interne
I. GAILDRAUD
Europe continentale
Asie centrale
A. BREUILLAC
Conseil d’administration
Président du Conseil d’Administration
Th. DESMAREST
Directeur Général
Président du Comité Exécutif
Ch. de MARGERIE
Direction Financière
P. de LA CHEVARDIÈRE
Systèmes
Finances Assurances d’information &
P. de LA CHEVARDIÈRE G. NAISSE Télécommunications
P. HERENG
Afrique Pétrochimie
Raffinage Trading Brut Shipping Secrétariat
Moyen-Orient (Total
A. TRICOIRE R. STEED L. GILLET Petrochemicals) général
A. CHAMPEAUX
F. CORNÉLIS F. LEROY
Marketing Trading Transformation des Ressources humaines
Asie-Pacifique et Communication
Europe Produits élastomères
T. PFLIMLIN (Hutchinson) interne
E. de MENTEN T. PESCHARD
G. ROPARS
J. MAIGNÉ
Secrétariat Trading produits
Spécialités Adhésifs Résines (Cray Valley,
général et dérivés
F. JAN (Bostik) Sartomer, CCP)
B. DEROUBAIX J. d'ALMEIDA B. PINATEL D. GRASSET
TOTAL / 57
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS
Le chapitre 3 (Rapport de gestion) a été arrêté par le Conseil d’administration le 10 février 2010 et n’est pas mis à jour des
éléments postérieurs à cette date.
TRÉSORERIE ET CAPITAUX p. 66
Capitaux à long terme et à court terme p. 66
Source et montant des flux de trésorerie p. 66
Conditions d’emprunt et structure de financement p. 67
Condition d’utilisation des financements externes p. 67
Sources de financement attendues p. 67
RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT p. 68
Exploration & Production p. 68
Gaz & Énergies Nouvelles p. 68
Raffinage & Marketing p. 69
Pétrochimie p. 69
Chimie de Spécialités p. 69
Environnement p. 69
Dispositif de Recherche et Développement p. 69
TENDANCES ET PERSPECTIVES p. 71
Perspectives p. 71
Risques et incertitudes p. 71
Sensibilités des résultats 2010 aux paramètres d’environnement p. 71
TOTAL / 59
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats
䡲 Panorama de l’exercice 2009 pour Dans l’Amont, l’année 2009 a été marquée par la mise en
production de cinq projets majeurs, au Nigeria, dans le golfe du
TOTAL S.A. Mexique, en Angola, au Qatar et au Yémen. Le Groupe a aussi
décidé le lancement de la phase II du projet Surmont au Canada et
a renforcé son portefeuille en signant de nombreux partenariats,
notamment avec Chesapeake et Cobalt aux États-Unis, Novatek en
Russie et Sonatrach en Algérie. Ces succès ont été obtenus dans le
respect des stricts critères de rentabilité du Groupe. Par ailleurs, les
L’environnement de l’industrie pétrolière en 2009 a été marqué par plans de réduction des coûts lancés fin 2008 ont permis d’abaisser
une baisse importante de la demande de pétrole, de gaz et de les coûts opératoires de 8% et de maintenir les coûts techniques à
produits pétroliers. Les prix du brut ont malgré tout progressé de 15,4 $/bep, au niveau de ceux de 2008.
façon continue tout au long de l’année pour s’établir en moyenne à
61,7 $/b, soutenus notamment par les réductions OPEP et
L’Aval et la Chimie, confrontés à des environnements
l’anticipation par les marchés de la reprise économique. En
particulièrement difficiles en 2009, ont poursuivi la mise en œuvre
revanche, les prix spot du gaz sont restés déprimés et les marges
de plans d’adaptation conduisant à des réductions de capacités et
de raffinage ont atteint des niveaux historiquement bas, reflétant
visant à restaurer la rentabilité de ces activités dans un
d’importants excédents de capacité. Dans la Chimie, en dépit de la
environnement en profonde mutation. Les mesures prises pour
forte croissance de la demande de polymères en Chine,
accompagner la modernisation du raffinage et de la pétrochimie sur
l’environnement a été pénalisé par une baisse des marges et une
le site de Normandie démontrent la volonté du Groupe d’adapter
importante réduction de la demande sur les marchés OCDE.
son outil industriel aux tendances structurelles du marché tout en
agissant en acteur socialement responsable.
Dans ce contexte, le résultat net ajusté de TOTAL s’établit à
10,9 milliards de dollars, en baisse de 47% par rapport à l’année
Par ailleurs, les dépenses de Recherche et Développement se sont
2008. Le Groupe a cependant affiché sur l’année une des
élevées à 650 millions d’euros en 2009, en hausse de 6% par
meilleures résistances parmi ses pairs. Au quatrième trimestre,
rapport à 2008. Elles ont notamment permis d’aboutir cette année
grâce à la croissance des productions de 6%, la hausse du prix du
au démarrage du pilote de captage et stockage de CO2 à Lacq,
brut et un résultat Aval qui est resté légèrement positif malgré des
illustrant l’engagement du Groupe dans la lutte contre le
marges de raffinage très faibles, le résultat net ajusté a atteint
réchauffement climatique.
3,1 milliards de dollars, en hausse de 15% par rapport au troisième
trimestre.
Réaffirmant sa priorité à la sécurité et à l’environnement et
s’appuyant sur sa discipline d’investissement, son portefeuille de
Fort d’un bilan solide et d’une importante flexibilité financière,
qualité et son expertise reconnue, TOTAL a confiance dans sa
TOTAL a poursuivi en 2009 son programme d’investissements et sa
capacité à poursuivre sa stratégie de croissance rentable et
politique de dividende, tout en gardant un taux d’endettement en
responsable, afin de continuer à créer de la valeur pour toutes ses
ligne avec les objectifs, à 27% à fin décembre 2009.
parties prenantes.
(a) Les résultats ajustés se définissent comme les résultats au coût de remplacement, hors éléments non récurrents et hors quote-part, pour TOTAL, des éléments d’ajustement
et, à partir de 2009, des éléments particuliers de Sanofi-Aventis.
(b) Calculé sur le nombre moyen pondéré dilué d’actions en circulation au cours de l’exercice.
(c) Dividende 2009 : sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010.
(d) Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
(a) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.
(a) Sur la base d’une participation de TOTAL dans Sanofi-Aventis de 7,4% au 31 décembre 2009, de 11,4% au 31 décembre 2008, et de 13,1% au 31 décembre 2007 –
éléments particuliers à partir de 2009.
(b) Voir note 1N de l’annexe aux comptes consolidés.
TOTAL / 61
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats
1. Les éléments non récurrents du résultat opérationnel des secteurs d’activités ont eu un impact de -711 millions d’euros en 2009. Ils avaient eu un impact de
-375 millions d’euros en 2008.
2. Il se définit de la manière suivante : (impôt sur le résultat opérationnel net ajusté) / (résultat opérationnel net ajusté – quote-part du résultat des sociétés mises en
équivalence, dividendes reçus des participations et amortissement exceptionnel des écarts d’acquisitions + impôt sur le résultat opérationnel net ajusté).
3. Investissements nets = investissements y compris acquisitions et investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées – cessions + flux net des
prêts aux salariés.
䡲 Résultats du secteur Amont Les réserves prouvées d’hydrocarbures établies selon les règles de
la SEC (Brent à 59,91 $/b) s’élèvent à 10 483 Mbep au 31
décembre 2009. Au niveau de production moyen de 2009, la durée
de vie des réserves ressort ainsi à plus de douze années.
o +2% grâce à l’impact du démarrage et de la montée en Sur l’ensemble de l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté
puissance des nouveaux projets net du déclin naturel des de l’Amont s’établit à 6 382 millions d’euros contre 10 724 millions
productions ; d’euros en 2008, soit une diminution de 40%. Exprimé en dollars, le
o +1,5% lié à l’effet prix 1 ; résultat opérationnel net ajusté de l’Amont est de 8,9 milliards de
o -3% liés aux réductions OPEP et à la baisse de demande de dollars, soit une réduction de 44% par rapport à l’année 2008, qui
gaz ; s’explique essentiellement par l’impact de la baisse du prix de
vente des hydrocarbures.
o -1% lié aux arrêts de production au Nigeria en raison des
problèmes d’insécurité ;
Les coûts techniques des filiales consolidées, établis
o -2% liés aux variations de périmètre, essentiellement au conformément à l’ASC 932 5 (ex-FAS 69), s’établissent à 15,4 $/bep
Venezuela et en Libye. en 2009 stables par rapport à 2008, la baisse de 8% des coûts
opératoires par baril ayant compensé la hausse des
Hors réductions OPEP, la production d’hydrocarbures en 2009 est amortissements liée notamment au démarrage des nouveaux
stable par rapport à 2008. projets.
TOTAL / 63
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats
Sur l’année 2009, le taux d’utilisation sur bruts traités ressort à 78% (83% sur bruts et autres charges) contre 88% en 2008 (91% sur bruts et
autres charges) en raison des réductions volontaires de traitement dans les raffineries du Groupe. Cinq raffineries ont connu des arrêts pour
maintenance en 2009 contre six en 2008. L’année 2010 devrait connaître une activité de maintenance plus faible que 2009.
Résultats
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Résultat opérationnel ajusté 1 026 3 602 3 287
Résultat opérationnel net ajusté 953 2 569 2 535
Flux de trésorerie d’exploitation 1 164 3 111 4 148
Flux de trésorerie d’exploitation ajusté 1 601 4 018 3 276
Investissements 2 771 2 418 1 875
Désinvestissements au prix de cession 133 216 394
Rentabilité des capitaux employés moyens 7% 20% 21%
L’indicateur de marges de raffinage ERMI s’est établi à 17,8 $/t, en dollars en 2008, en baisse de 65%, reflétant un environnement du
baisse de 65% par rapport à 2008. raffinage très dégradé.
Sur l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté du secteur Aval La baisse du flux de trésorerie d’exploitation et du flux de trésorerie
est de 953 millions d’euros, en baisse de 63% par rapport à 2008. d’exploitation ajusté sur l’année 2009 provient de l’augmentation
importante du besoin en fonds de roulement et de la baisse du
Exprimé en dollars, le résultat opérationnel net ajusté du secteur résultat net ajusté.
Aval s’établit à 1 329 millions de dollars contre 3 778 millions de
Le ROACE 1 de l’Aval est de 7% en 2009. Il était de 20% pour
l’année 2008.
(a) Dont dépenses encourues au titre du sinistre AZF et couvertes par une reprise de provision pour 42 millions d’euros en 2007, 18 millions d’euros en 2008 et 216 millions
d’euros en 2009.
1. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
1. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
2. Le détachement du solde du dividende aurait lieu le 27 mai 2010.
TOTAL / 65
3 RAPPORT DE GESTION Trésorerie et capitaux
䊳 Trésorerie et capitaux
(a) Hypothèse de distribution d’un dividende au titre de 2009 égal au dividende versé au titre de 2008 (2,28€/action) sous déduction de l’acompte de 1,14€/action (2 545 M€)
versé en novembre 2009.
Le flux de trésorerie d’exploitation est de 12 360 millions d’euros, Le cash flow net 2 du Groupe ressort à 2 092 millions d’euros contre
en baisse de 34% par rapport à 2008. 7 614 millions d’euros en 2008, en baisse essentiellement en raison
de l’augmentation du besoin en fonds de roulement. Exprimé en
Le flux de trésorerie d’exploitation ajusté 1 s’établit à dollars, le cash flow net du Groupe est de 2,9 milliards de dollars en
13 471 millions d’euros, en baisse de 31%. Cette baisse s’explique 2009.
essentiellement par la baisse du résultat net ajusté. Exprimé en
dollars, le flux de trésorerie d’exploitation ajusté est de Le ratio de dette nette sur fonds propres s’établit à 26,6% au
18,8 milliards de dollars, en diminution de 35%. 31 décembre 2009 contre 22,5% au 31 décembre 2008.
1. Flux de trésorerie d’exploitation au coût de remplacement, avant variation du besoin en fonds de roulement.
2. Cash flow net = flux de trésorerie d’exploitation + désinvestissements – investissements bruts.
La politique du Groupe vise à s’endetter à long terme, Le montant global des principales lignes de crédit confirmées,
principalement à taux variable, ou à taux fixe en cas d’opportunité accordées par des banques internationales aux sociétés du Groupe
lors de l’émission en fonction du niveau des taux d’intérêt, en (y compris TOTAL S.A.), s’élève à 10 084 millions de dollars au
dollars ou en euros, selon les besoins généraux du Groupe. Des 31 décembre 2009 (contre 9 621 millions de dollars au
swaps de taux et de change à long terme peuvent être adossés, à 31 décembre 2008), dont 10 051 millions de dollars ne sont pas
l’émission, aux emprunts obligataires, afin de créer une dette utilisés (9 380 millions de dollars non utilisés au 31 décembre 2008).
synthétique à taux variable ou à taux fixe. Pour modifier
partiellement la structure de taux d’intérêt de la dette à long terme, TOTAL S.A. bénéficie de lignes de crédit confirmées, accordées par
TOTAL peut également conclure des swaps de taux d’intérêt à long des banques internationales, lui permettant de constituer une
terme. réserve de liquidités significative. Le montant de ces lignes de
crédit s’élève à 9 322 millions de dollars au 31 décembre 2009
Les dettes financières non courantes sont, en général, contractées (contre 8 966 millions de dollars au 31 décembre 2008), dont
par les entités centrales de trésorerie, soit directement en dollars ou 9 289 millions de dollars ne sont pas utilisés (8 725 millions de
en euros, soit dans des devises échangées contre des dollars ou dollars non utilisés au 31 décembre 2008).
des euros selon les besoins généraux du Groupe, par le biais de
swaps d’émission. Les contrats relatifs aux lignes de crédit accordées à TOTAL S.A.
ne contiennent pas de dispositions conditionnant les termes et
Toute contrepartie bancaire avec laquelle le Groupe souhaite modalités du crédit octroyé aux ratios financiers de la Société, à la
travailler pour des opérations de marché doit avoir été notation de sa solidité financière par les agences spécialisées ou à
préalablement autorisée après appréciation de sa solidité financière la survenance d’événements susceptibles d’avoir un impact
(analyse multicritères intégrant notamment une étude du cours de significativement défavorable sur sa situation financière.
bourse, du taux de Credit Default Swap (CDS), de la notation par
les agences Standard & Poor’s et Moody’s, laquelle doit être de Les lignes de crédit accordées aux sociétés du Groupe autres que
première qualité, et de la situation financière générale). TOTAL S.A. ne sont pas destinées à financer les besoins généraux
du Groupe ; elles sont destinées à financer soit les besoins
Une limite globale d’encours autorisée est définie pour chaque généraux de la filiale emprunteuse, soit un projet déterminé.
banque et répartie entre les filiales et les entités centrales de
trésorerie du Groupe en fonction des besoins pour les activités Il n’existe pas, au 31 décembre 2009, de restriction à l’utilisation
financières. des capitaux dont bénéficient les sociétés du Groupe (y compris
TOTAL S.A.) pouvant influencer sensiblement, de manière directe
Pour réduire le risque de valeur de marché sur ses engagements, ou indirecte, les activités du Groupe.
en particulier sur les swaps mis en place dans le cadre des
émissions obligataires, le Groupe a également développé un
système d’appels de marge, progressivement mis en place avec
ses contreparties significatives.
䡲 Sources de financement attendues
TOTAL / 67
3 RAPPORT DE GESTION Recherche et développement
䊳 Recherche et développement
Les enjeux de la R&D de TOTAL se déclinent en six axes : L’amélioration de la récupération des huiles dans les réservoirs
exploités ainsi que la récupération des huiles lourdes et des
o le développement des connaissances, des outils et de la maîtrise bitumes et la réduction de leurs impacts environnementaux sont
technologique en vue de découvrir et exploiter des ressources deux sujets de recherche majeurs. En particulier, un projet très
pétrolières et gazières technologiquement complexes pour important de développement des technologies d’exploitation des
répondre à la demande énergétique mondiale ; schistes bitumineux a été engagé en 2008.
o le développement et l’industrialisation de technologies du solaire,
de la biomasse et du captage et stockage du CO2 en vue de Par ailleurs, le projet de captage et stockage de CO2 dans le
contribuer à l’évolution du bouquet énergétique mondial ; réservoir déplété de Rousse à Lacq (France) progresse,
conformément au calendrier, et les premières injections ont eu lieu
o la compréhension et la mesure des impacts de l’activité et des début 2010.
produits du Groupe sur les milieux et les écosystèmes (eau, sol,
air, biodiversité) afin de renforcer la sécurité environnementale Enfin, la gestion de l’eau fait l’objet d’un effort accrû de R&D.
dans le cadre de la réglementation et de réduire ces impacts pour
tendre vers la durabilité des activités du Groupe ;
o le développement de matériaux fonctionnels, innovants et
1. Y compris, à partir de 2009, les dépenses engagées dans les installations pilotes de la branche Exploration & Production.
䡲 Pétrochimie
plus significatifs pour les sites ou les projets du Groupe,
notamment en réduisant l’utilisation d’eau provenant des milieux
naturels et en limitant les émissions ;
o l’évolution des différents produits du Groupe et la maîtrise de leur
cycle de vie, conformément à la directive REACH ;
Dans la Pétrochimie, la R&D est centrée sur l’utilisation de
o la réduction des émissions de gaz à effet de serre en améliorant
ressources alternatives au naphta et à l’éthane, comme le méthanol
l’efficacité énergétique et les efforts de captage et de stockage
provenant du charbon, du gaz et de matières premières
de CO2.
renouvelables.
䡲 Dispositif de Recherche et
faire l’objet d’un effort de recherche important. Ainsi, le Groupe
participe au développement des polymères biodégradables tels que
l’acide polylactique (PLA) dans le cadre d’une joint-venture avec la Développement
société Galactic.
TOTAL / 69
3 RAPPORT DE GESTION Recherche et développement
䊳 Tendances et perspectives
䡲 Risques et incertitudes
portée par la montée en puissance des projets démarrés en 2009.
TOTAL continuera à s’appuyer sur son portefeuille large et
diversifié, son expertise reconnue dans la gestion de grands projets
et la maîtrise de ses coûts. Après Surmont Phase II annoncé en
janvier 2010, le Groupe devrait lancer plusieurs projets majeurs en
2010, notamment CLOV en Angola, Laggan/Tormore au Royaume-
Uni, Ofon II et Egina au Nigeria.
Les activités du Groupe demeurent soumises aux risques habituels
des marchés (sensibilité aux paramètres d’environnement des
Dans l’Aval et la Chimie, le Groupe poursuivra l’adaptation de ses marchés des hydrocarbures et des marchés financiers), aux risques
activités dans les zones matures et continuera à renforcer son industriels et environnementaux liés à la nature même de ses
portefeuille sur les zones de croissance avec la construction de la activités, ainsi qu’aux risques de nature politique ou géopolitique
raffinerie de Jubail et le bénéfice du démarrage d’un nouveau liés à sa présence mondiale dans la plupart de ses activités.
craqueur d’éthane au Qatar.
Par ailleurs, la gestion des risques relatifs aux activités de trésorerie
Le Groupe poursuit sa politique de croissance en 2010 avec un et aux instruments financiers de taux et de change obéit à des
budget d’investissement de 18 milliards de dollars 1, stable par règles strictes définies par la Direction Générale du Groupe et qui
rapport à celui de 2009. Il sera consacré à 80% à l’Amont. Par
prévoient la centralisation des liquidités, des positions et de la
ailleurs, TOTAL entend poursuivre le désinvestissement de ses
gestion des instruments financiers.
actifs non stratégiques, en particulier au travers de la cession
progressive de ses titres Sanofi-Aventis et du projet de cession de
sa filiale de Chimie de spécialités Mapa Spontex. Sur ces bases, le Une description détaillée de ces risques est donnée dans la partie
Groupe maintient son objectif de ratio d’endettement aux alentours Facteurs de Risques (Chapitre 4) du présent Document de
de 25 à 30%. TOTAL est confiant dans sa capacité à maintenir sa référence qui reprend également les informations visées à l’article
politique de dividende. L. 225-102-1 du Code de commerce pour le rapport social et
environnemental de TOTAL S.A. (Chapitre 11, Annexe 3 –
TOTAL S.A., Informations d’ordre social et environnemental).
Impact estimé
Impact estimé sur le sur le résultat
Scénario résultat opérationnel opérationnel net
Paramètres d’environnement retenu Variation ajusté ajusté
€-$ 1,40 $/€ +0,10 $ par € -1,1 G€ -0,6 G€
Brent 60 $/b +1 $/b +0,25 G€ / 0,35 G$ +0,11 G€ / 0,15 G$
Marges de raffinage européennes ERMI 15 $/t +1 $/t +0,07 G€ / 0,10 G$ +0,05 G€ / 0,07 G$
(a) Sensibilités mises à jour une fois par an, à l’occasion de la publication des résultats du 4e trimestre de l’année précédente. Les impacts de la sensibilité €-$ sur le résultat
opérationnel ajusté et sur le résultat opérationnel net ajusté sont attribuables à l’Amont pour respectivement environ 80% et 75%. Les impacts restants proviennent
essentiellement de l’Aval.
1. Y compris investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées, hors acquisition, avec l’hypothèse de 1 € = 1,40 $ pour 2010.
TOTAL / 71
3 RAPPORT DE GESTION
RISQUES DE MARCHÉ p. 74
Sensibilité aux paramètres d’environnement p. 74
Risques relatifs aux marchés des hydrocarbures p. 74
Risques relatifs aux marchés financiers p. 75
Gestion du risque de contrepartie p. 76
Gestion du risque de change p. 76
Gestion de la position de taux à court terme et des liquidités p. 76
Gestion du risque de taux sur la dette à long terme p. 76
Sensibilité aux risques de taux d’intérêt et de change p. 77
Risques relatifs aux marchés boursiers p. 79
Risques de liquidité p. 79
Risques de crédit p. 80
AUTRES RISQUES p. 85
Risques liés à l’exploration et la production pétrolières et gazières p. 85
Risques associés à des facteurs économiques ou politiques p. 85
Aspects juridiques des activités d’exploration et de production p. 86
Aspects juridiques des autres activités du Groupe p. 86
Activités à Cuba, en Iran, au Soudan et en Syrie p. 87
Nigeria p. 90
Risques liés à la concurrence p. 90
Procédures judiciaires et d’arbitrage p. 90
TOTAL / 73
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
䊳 Risques de marché
䡲 Sensibilité aux paramètres hausse du résultat opérationnel net ajusté de l’année d’environ
0,11 milliard d’euros (0,15 milliard de dollars1) et inversement.
d’environnement L’impact d’une variation des prix du pétrole sur les activités de
l’Aval et de la Chimie de Base dépend de la rapidité avec laquelle
s’ajustent les prix des produits finis de ces deux secteurs. Le
Groupe estime qu’une appréciation des marges de raffinage
européennes ERMI de 1 dollar par tonne entraînerait une hausse du
résultat opérationnel net ajusté de l’année de 0,05 milliard d’euros
Les résultats de TOTAL sont sensibles à différents facteurs dont les (0,07 milliard de dollars 1) et inversement.
plus significatifs sont les prix des hydrocarbures, les marges de
raffinage et les taux de change, notamment celui du dollar par
Toutes les activités du Groupe sont sensibles à divers titres et dans
rapport à l’euro.
des proportions variables aux évolutions du cours du dollar. Une
appréciation de 0,10 dollar par euro (hausse de l’euro contre le
D’une manière générale, une hausse des prix du pétrole a un effet dollar) engendrerait une baisse du résultat opérationnel net ajusté
positif sur les résultats du Groupe du fait de la meilleure valorisation de l’année d’environ 0,6 milliard d’euros, et inversement.
de la production pétrolière. Inversement, une baisse des prix du
pétrole se traduit par une dégradation des résultats. Pour l’exercice
Les résultats du Groupe, notamment dans la Chimie, sont
2010, dans les scénarios retenus, le Groupe estime qu’une
également sensibles à la conjoncture économique.
appréciation du cours du Brent de 1 dollar par baril entraînerait une
Impact Impact
estimé sur estimé sur
le résultat le résultat
Scénario opérationnel opérationnel
Résumé des sensibilités 2010 (a) retenu Variation ajusté net ajusté
€-$ 1,40 $/€ +0,10 $ par € -1,1 G€ -0,6 G€
Brent 60 $/b +1 $/b +0,25 G€ / 0,35 G$ +0,11 G€ / 0,15 G$
Marges de raffinage européennes ERMI (b) 15 $/t +1 $/t +0,07 G€ / 0,10 G$ +0,05 G€ / 0,07 G$
(a) Sensibilités mises à jour une fois par an, à l’occasion de la publication des résultats du 4e trimestre de l’année précédente. Les impacts de la sensibilité €-$ sur le résultat
opérationnel ajusté et sur le résultat opérationnel net ajusté sont attribuables à l’Amont pour respectivement environ 80% et 75%. Les impacts restants proviennent
essentiellement de l’Aval.
(b) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.
䡲 Risques relatifs aux marchés des Dans son activité de négoce d’hydrocarbures, le Groupe n’a pas
pour politique de vendre à terme ses productions futures. Toutefois,
hydrocarbures dans le cadre de cette activité de négoce, le Groupe utilise, comme
la plupart des autres sociétés pétrolières, des produits dérivés
d’énergie afin d’adapter son exposition aux fluctuations des prix du
pétrole brut, des produits raffinés, du gaz naturel et de l’électricité.
De même, dans le cadre de son activité de transport maritime, le
Groupe utilise des produits dérivés de taux de fret afin d’adapter
Dans le cadre de ses activités courantes, le Groupe est conduit à son exposition aux fluctuations de ceux-ci. Pour gérer ces risques,
intervenir largement sur les marchés afin d’optimiser l’écoulement le Groupe utilise différents instruments parmi lesquels les contrats
de ses productions et l’approvisionnement de ses raffineries. sur les marchés organisés ou sur les marchés de gré à gré tels que
futures, forwards, swaps et options. La liste des différents dérivés potentielles des justes valeurs prend en compte un relevé des
détenus par TOTAL sur ces marchés est détaillée dans la note 30 expositions au risque à la fin de la journée et un état des
de l’annexe aux comptes consolidés. mouvements de prix historiques sur les 400 derniers jours ouvrés
pour tous les instruments et échéances dans les activités
L’activité Trading & Shipping mesure son exposition au risque de internationales de négoce. Les options sont systématiquement
marché relatif aux activités de négoce de pétrole brut, de produits réévaluées en utilisant des modèles appropriés.
raffinés et de taux de fret, c’est-à-dire la perte potentielle en juste
valeur, en mettant en œuvre une méthode d’évaluation de « valeur La probabilité de variation de juste valeur correspond à un intervalle
en risque ». Cette technique est fondée sur un modèle de de confiance de la valeur en risque de 97,5%. Cela signifie que le
simulation historique et mesure le risque de marché découlant des portefeuille n’enregistrerait une perte supérieure au montant de la
variations potentielles futures de valeurs de marché sur une période valeur en risque qu’une seule fois sur une période de 40 jours
d’une journée de cotation. Le calcul du montant des variations ouvrés si l’exposition au risque du portefeuille restait inchangée.
L’activité de trading de gaz et d’électricité met en œuvre des sur un modèle de simulation historique et mesure le risque
instruments dérivés tels que les futures, forwards, swaps et options, découlant des variations potentielles futures de valeurs de marché
tant sur les marchés organisés que sur les marchés de gré à gré, le journalières. Le calcul du montant des variations potentielles des
dénouement des transactions prenant généralement la forme de justes valeurs prend en compte un relevé des expositions au risque
livraisons physiques. L’exposition au risque de marché, c’est-à-dire à la fin de la journée et un état des mouvements de prix historiques
la perte potentielle en juste valeur, est évaluée en mettant en œuvre sur les deux années écoulées pour tous les instruments et
une méthode de « valeur en risque ». Cette technique est fondée échéances.
(a) Les calculs effectués prennent en compte l’état des mouvements de prix historiques sur une année.
TOTAL / 75
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
La gestion des risques relatifs aux activités de trésorerie et aux Pour les risques de change liés aux actifs à long terme
instruments financiers de taux et de change obéit à des règles comptabilisés dans une autre devise que l’euro, le Groupe a une
strictes qui sont définies par la Direction Générale du Groupe et qui politique de couverture permettant de réduire le risque de change
prévoient la centralisation par la direction Financement-Trésorerie associé, en adossant un financement dans cette autre devise.
des liquidités, des positions et de la gestion des instruments
financiers. Les excédents de liquidités du Groupe qui en résultent L’exposition nette au risque de change court terme est suivie
sont essentiellement placés sous forme de dépôts, de prises en régulièrement, en référence à un dispositif de limites définies par la
pension ou d’achats de papier auprès de banques de dépôt et Direction Générale du Groupe.
d’institutions étatiques. La gestion s’organise autour d’un
département Salle des marchés spécialisé dans l’intervention sur Les dettes financières non courantes décrites dans la note 20 de
les marchés financiers de change et de taux d’intérêt. l’annexe aux comptes consolidés sont, en général, contractées par
les entités centrales de trésorerie, soit directement en dollars ou en
Le département Contrôle-Gestion des flux, au sein de la direction euros, soit dans des devises échangées contre des dollars ou des
Financement-Trésorerie, assure la surveillance quotidienne des euros selon les besoins généraux du Groupe, par le biais de swaps
limites des engagements par banque, des positions, et calcule le d’émission. Le produit de cet endettement est prêté à des filiales
résultat. Il procède à la valorisation de la valeur de marché et, le cas dont les comptes sont tenus en dollars ou en euros. Il en résulte
échéant, effectue des analyses de sensibilité. que la sensibilité nette de ces positions au risque de change n’est
pas significative.
Une limite globale d’encours autorisé est définie pour chaque La position courante, principalement constituée en euros et en
banque et répartie entre les filiales et les entités centrales de dollars, est gérée selon les objectifs principaux fixés par la Direction
trésorerie du Groupe en fonction des besoins pour les activités Générale du Groupe (maintenir un bon niveau de liquidité, optimiser
financières. le revenu des placements en fonction de la courbe de taux,
minimiser le coût d’emprunt), dans le cadre d’une gestion à horizon
Pour réduire le risque de valeur de marché sur ses engagements, inférieur à douze mois et sur la base d’une référence de taux au jour
en particulier sur les swaps mis en place dans le cadre des le jour, notamment par l’intermédiaire de swaps de taux à court
émissions obligataires, la direction Financement–Trésorerie a terme et de swaps de change à court terme, sans modification de la
également développé un système d’appel de marge, position de change.
progressivement mis en place avec ses contreparties significatives.
Le Groupe s’efforce de minimiser le risque de change de chaque La politique du Groupe vise à s’endetter à long terme,
entité par rapport à sa monnaie fonctionnelle (principalement l’euro, principalement à taux variable, ou à taux fixe en cas d’opportunité
le dollar, la livre sterling et la couronne norvégienne). lors de l’émission en fonction du niveau des taux d’intérêt, en
dollars ou en euros, selon les besoins généraux du Groupe. Des
Pour le risque de change généré par l’activité commerciale, la swaps de taux et de change à long terme peuvent être adossés, à
couverture des revenus et coûts en devises étrangères s’effectue l’émission, aux emprunts obligataires, afin de créer une dette
essentiellement par des opérations de change au comptant et synthétique à taux variable ou à taux fixe. Pour modifier
parfois à terme. Le Groupe ne couvre que rarement des flux partiellement la structure de taux d’intérêt de la dette à long terme,
prévisionnels et il peut notamment, dans ce cas, avoir recours à des TOTAL peut également conclure des swaps de taux d’intérêt à long
options. terme.
Les tableaux ci-après présentent l’impact potentiel d’une translation d’une amplitude de 10 points de base des courbes de taux d’intérêt dans
chacune des devises sur la valeur de marché des instruments financiers en cours au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007.
Au 31 décembre 2008
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (14 119) (14 119) 47 (43)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (440) (440)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 892 892
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 452 452 (44) 44
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (2 025) (2 025) 3 (3)
Autres swaps de taux (4) (4) 1 (1)
Swaps de change et contrats à terme de devises (56) (56) – –
Au 31 décembre 2007
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (11 741) (11 741) 37 (37)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (369) (369)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 460 460
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 91 91 (39) 38
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (1 669) (1 669) (1) 1
Autres swaps de taux 1 1 – –
Swaps de change et contrats à terme de devises (34) (34) – –
TOTAL / 77
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
L’impact sur le coût de la dette nette avant impôt d’une variation des taux d’intérêt est le suivant :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Coût de la dette nette (398) (527) (539)
Translation des taux d’intérêt de :
+ 10 points de base (11) (11) (12)
- 10 points de base 11 11 12
+ 100 points de base (108) (113) (116)
- 100 points de base 108 113 116
En raison de la politique de gestion du risque de change décrite précédemment, la sensibilité du Groupe au risque de change est
principalement influencée par la situation nette des filiales dont les monnaies fonctionnelles sont le dollar et, dans une moindre proportion, la
livre sterling et la couronne norvégienne.
Cette sensibilité est reflétée par l’évolution historique des écarts de conversion imputés dans les capitaux propres consolidés qui, au cours
des trois derniers exercices, et essentiellement du fait de l’évolution du dollar et de la livre sterling, ont été les suivants :
Autres devises et
Au 31 décembre 2009 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 57 621 27 717 18 671 5 201 6 032
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (5 074) (3 027) (1 465) (582)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués 5 6 (1)
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2009 52 552 27 717 15 650 3 735 5 450
Autres devises et
Au 31 décembre 2008 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 53 868 25 084 15 429 5 587 7 768
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (4 876) (2 191) (1 769) (916)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués – –
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2008 48 992 25 084 13 238 3 818 6 852
Autres devises et
Au 31 décembre 2007 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 49 254 22 214 12 954 5 477 8 609
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (4 410) (3 501) (289) (620)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués 14 14 – –
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2007 44 858 22 214 9 467 5 188 7 989
Les tableaux ci-après présentent l’échéancier des actifs et passifs liés aux activités de financement au 31 décembre des exercices 2009, 2008
et 2007 (voir la note 20 de l’annexe aux comptes consolidés).
Au 31 décembre 2009
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (12 589) (5 823) (18 412)
Dettes financières courantes (6 994) (6 994)
Autres passifs financiers courants (123) (123)
Actifs financiers courants 311 311
Trésorerie et équivalents de trésorerie 11 662 11 662
Montant net avant charges financières 4 856 (12 589) (5 823) (13 556)
Charges financières sur dettes financières non courantes (768) (2 007) (1 112) (3 887)
Différentiel d’intérêt sur swaps 447 342 (55) 734
Montant net 4 535 (14 254) (6 990) (16 709)
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (13 206) (2 093) (15 299)
Dettes financières courantes (7 722) (7 722)
Autres passifs financiers courants (158) (158)
Actifs financiers courants 187 187
Trésorerie et équivalents de trésorerie 12 321 12 321
Montant net avant charges financières 4 628 (13 206) (2 093) (10 671)
Charges financières sur dettes financières non courantes (554) (1 431) (174) (2 159)
Différentiel d’intérêt sur swaps 118 410 (7) 521
Montant net 4 192 (14 227) (2 274) (12 309)
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (11 424) (2 992) (14 416)
Dettes financières courantes (4 613) (4 613)
Autres passifs financiers courants (60) (60)
Actifs financiers courants 1 264 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5 988 5 988
Montant net avant charges financières 2 579 (11 424) (2 992) (11 837)
Charges financières sur dettes financières non courantes (532) (1 309) (226) (2 067)
Différentiel d’intérêt sur swaps (29) (80) (44) (153)
Montant net 2 018 (12 813) (3 262) (14 057)
TOTAL / 79
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
Par ailleurs, le Groupe garantit la dette bancaire et les locations Le Groupe garantit également les passifs courants de certaines
financement de certaines filiales non consolidées et de sociétés filiales non consolidées et serait ainsi appelé en cas de cessation
mises en équivalence. Ces garanties peuvent être appelées en cas de paiement d’une de ces filiales. Les montants et échéances au
de défaut de la filiale dans ses obligations contractuelles et ne sont titre de ces garanties financières sont présentés dans la note 23 de
pas couvertes par des sûretés sur des actifs du Groupe. Les l’annexe aux comptes consolidés dans la rubrique « Garanties de
montants et échéances au titre de ces garanties financières sont passif courant ».
présentés dans la note 23 de l’annexe aux comptes consolidés
dans la rubrique « Garanties données sur emprunts ».
Le tableau ci-après reprend les actifs et passifs financiers liés aux activités opérationnelles au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007
(voir la note 28 de l’annexe aux comptes consolidés).
Au 31 décembre
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) 2009 2008 2007
Fournisseurs et comptes rattachés (15 383) (14 815) (18 183)
Autres dettes d’exploitation (4 706) (4 297) (3 900)
dont instruments dérivés d’énergie (passif) (923) (1 033) (733)
Clients et comptes rattachés 15 719 15 287 19 129
Autres créances d’exploitation 5 145 6 208 4 430
dont instruments dérivés d’énergie (actif) 1 029 1664 983
Total 775 2 383 1 476
Ces actifs et passifs financiers ont principalement une échéance inférieure à un an.
䡲 Risques de crédit
Le risque de crédit est le risque de défaut d’une contrepartie face à au risque de crédit est représentée en partie par les montants
ses engagements contractuels ou à l’encaissement des créances. d’actifs financiers qui sont présentés dans le bilan, y compris les
instruments dérivés d’énergie qui ont une valeur de marché
Le Groupe est exposé au risque de crédit dans le cadre de ses positive.
activités opérationnelles et de financement. L’exposition maximum
Au 31 décembre
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) 2009 2008 2007
Prêts aux sociétés mises en équivalence (note 12) 2 367 2 005 2 575
Prêts et avances (note 14) 1 284 1 403 851
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (note 20) 1 025 892 460
Clients et comptes rattachés (note 16) 15 719 15 287 19 129
Autres créances d’exploitation (note 16) 5 145 6 208 4 430
Actifs financiers courants (note 20) 311 187 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie (note 27) 11 662 12 321 5 988
Total 37 513 38 303 34 697
Les montants des dépréciations sur les prêts et avances et sur les Dans le cadre de la gestion du risque de crédit lié aux activités
clients, comptes rattachés et autres créances d’exploitation sont opérationnelles et de financement, le Groupe a mis en place des
fournis respectivement dans les notes 14 et 16 de l’annexe aux contrats d’appels de marge avec certaines contreparties.
comptes consolidés. Au 31 décembre 2009, le montant net des sommes versées et reçues
au titre de ces appels de marge s’élève à 693 millions d’euros.
La gestion du risque de crédit dans les différents secteurs est la ‹ Dans l’Aval
suivante :
䊳 dans le Raffinage & Marketing
‹ Dans l’Amont
Les procédures internes du Raffinage & Marketing comportent des
䊳 dans l’Exploration & Production règles de la gestion du risque de crédit décrivant les fondamentaux
de contrôle interne dans ce domaine, notamment la séparation des
Les risques nés de la signature des accords pétroliers avec les pouvoirs entre les équipes commerciales et financières. Des
autorités étatiques et les partenaires pétroliers, ou de l’attribution politiques de crédit sont définies localement, accompagnées de la
de contrats de fourniture à long terme qui sont indispensables pour mise en œuvre de procédures visant à maîtriser le risque client
entreprendre des projets, sont évalués par le processus (organisation de comités de crédit dans les filiales, mise en place
d’approbation des opérations pétrolières. Le caractère long terme systématique de limites de crédit pour les clients professionnels,
des contrats et l’existence de clients de premier rang impliquent un sécurisation du portefeuille, etc.).
risque de crédit faible.
De plus, chaque entité met en place des instruments de mesure de
Les risques liés à des opérations commerciales, autres que celles son encours client. Par ailleurs, les risques liés à l’octroi de crédit
décrites ci-dessus et dans la pratique placées directement sous le peuvent être compensés ou limités par l’obtention de cautions ou
contrôle des filiales, font l’objet de procédures de fixation d’encours garanties.
de crédit et de revue des encours.
Les créances douteuses sont provisionnées au cas par cas en
Les créances clients font l’objet d’une dépréciation au cas par cas utilisant un taux de provision qui dépend de l’appréciation des
sur la base de l’antériorité des créances et de l’appréciation de la circonstances.
direction sur les circonstances de fait.
䊳 dans le Trading & Shipping
䊳 dans le Gaz & Énergies Nouvelles
Les opérations sont conduites avec des contreparties
La branche Gaz & Énergies Nouvelles traite avec des contreparties commerciales et des institutions financières partout dans le monde.
du secteur de l’énergie et de la finance partout dans le monde et Les contreparties commerciales sur les opérations physiques et de
principalement en Europe et en Amérique du Nord. Les institutions dérivés sont principalement des compagnies pétrolières ou
financières fournissant la couverture de risque de crédit sont des gazières ou des sociétés de négoce de produits énergétiques et
banques et des groupes d’assurance disposant d’une notation de des institutions financières. Les couvertures sur les risques de
première qualité. crédit sont conclues avec des institutions financières, banques
internationales ou compagnies d’assurance, sélectionnées selon
Les contreparties potentielles sont soumises à une analyse de des critères stricts.
crédit et une autorisation avant que les transactions ne soient
conclues et, une fois autorisées, font l’objet d’un examen régulier Le Trading & Shipping met en œuvre une politique rigoureuse de
incluant une nouvelle évaluation et une actualisation des limites gestion des délégations de pouvoir internes qui encadre la fixation
accordées. des limites de crédit sur les pays et les contreparties ainsi que
l’approbation des opérations spécifiques. Les risques de crédit
L’analyse de la capacité des contreparties à faire face à leurs découlant de ces limites et de ces autorisations sont suivis
engagements repose sur des données quantitatives et qualitatives quotidiennement.
concernant l’état financier et les risques commerciaux, ainsi que sur
l’étude de toute information venant du marché ou de tiers extérieurs Les contreparties potentielles font l’objet d’une analyse de crédit et
comme les agences de notation. Sur cette base, des limites de sont approuvées avant la conclusion des transactions ; une revue
crédit sont définies pour chaque contrepartie potentielle et, si régulière est faite de toutes les contreparties actives incluant une
nécessaire, les transactions sont soumises à des autorisations révision de l’évaluation et un renouvellement des limites autorisées.
spécifiques. Le crédit des contreparties est apprécié en fonction de données
quantitatives et qualitatives sur leur solidité financière et sur les
L’exposition au risque de crédit, qui est essentiellement une risques commerciaux, et s’adosse également aux informations
exposition économique ou une exposition physique future venant du marché ou de tiers extérieurs telles que les notations
anticipée, est contrôlée en permanence et soumise à des mesures publiées par Standard & Poor’s, Moody’s et d’autres agences de
de sensibilité. notation.
Le risque de crédit est limité par l’utilisation systématique de Lorsque cela est possible, des cadres contractuels sont négociés
contrats standard qui autorisent la compensation et permettent pour permettre, par le biais de compensation entre les transactions,
d’obtenir des sûretés complémentaires en cas d’évolution l’optimisation de la gestion du risque; des clauses protectrices
défavorable de la qualité du risque. Ces contrats permettent additionnelles autorisant des appels de fonds ou des garanties à
notamment l’annulation du contrat en cas de défaut. titre de sûreté en cas de détérioration financière ou permettant
l’annulation des transactions en cas de défaillance sont également
mises en place.
TOTAL / 81
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
Les risques de crédit dépassant les niveaux autorisés sont couverts différenciées en fonction de la taille des filiales et des marchés sur
par des lettres de crédit et d’autres types de garanties, par des lesquels elles opèrent. Ces procédures incluent notamment :
dépôts de trésorerie et des assurances. Les risques sur dérivés
sont couverts par des contrats d’appel de marge lorsque cela est o la mise en place de plafond d’encours, comportant différents
possible. processus d’autorisation pour d’éventuels dépassements de ce
plafond ;
‹ Dans la Chimie o le recours à des polices d’assurance ou des garanties
spécifiques (lettre de crédit) ;
Le risque de crédit porte essentiellement sur les créances o un état des retards de paiement (balance âgée) suivi très
commerciales. Chaque division met en place des procédures de régulièrement, avec un processus de relance ;
gestion et des méthodes de provisionnement relativement
o un provisionnement comptabilisé client par client en fonction des
retards de paiement et des habitudes de paiement locales.
TOTAL / 83
4 FACTEURS DE RISQUES Risques industriels ou liés à l’environnement
Pour les produits nouveaux, des caractérisations et des évaluations déchets et d’assainissement des sols. Ils comprennent également
des risques sont conduites. En outre, des analyses de cycle de vie des objectifs chiffrés portant notamment sur des réductions de
sont effectuées sur certains produits pour étudier toutes les étapes rejets d’hydrocarbures dans les eaux et de dioxyde de soufre dans
de leur existence depuis leur conception jusqu’à leur fin de vie. l’atmosphère et sur des améliorations de l’efficacité énergétique.
Toutes les entités de TOTAL assurent le suivi des évolutions En outre, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique
réglementaires afin de rester en conformité avec les règles et et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Groupe
normes locales ou internationales sur l’évaluation et la gestion des s’est engagé à réduire le volume de gaz brûlé dans ses installations
risques industriels et environnementaux. En ce qui concerne l’arrêt de la branche Exploration & Production. En prenant comme base
définitif d’activité, une information comptable en matière de référence l’année 2005, cette réduction devrait être de 50% à
environnementale figure dans le bilan consolidé du Groupe aux l’horizon 2014. Le Groupe prévoit pour fin 2012 la certification
rubriques « Provision pour restitution des sites » et « Provision pour ISO 14001 de tous les sites qu’il considère comme particulièrement
protection de l’environnement » (voir note 19 de l’annexe aux importants pour l’environnement, suivant une définition actualisée
comptes consolidés). Les dépenses futures pour restitution des en 2009. À ce jour, 89% de ces sites sont certifiés ISO 14001, soit
sites sont comptabilisées par le Groupe selon les principes plus de 280 sites du Groupe à travers le monde. Le suivi de toutes
comptables indiqués dans la note 1Q de l’annexe aux comptes ces actions est effectué selon un reporting régulier et harmonisé
consolidés. dans toutes les entités du Groupe.
䡲 Gestion des risques façon détaillée dans le rapport spécifique publié par le Groupe
depuis 2003 et intitulé Environnement et Société.
䊳 Autres risques
L’exploration et la production de pétrole et de gaz impliquent des Le secteur pétrolier est soumis aux réglementations nationales et à
niveaux d’investissement élevés et sont associées à des risques et l’intervention des gouvernements directement ou par l’intermédiaire
à des opportunités économiques spécifiques. Ces activités sont de leurs compagnies nationales dans des domaines tels que :
soumises à des risques liés notamment aux difficultés de
l’investigation du sous-sol, aux caractéristiques des hydrocarbures, o l’attribution des titres miniers en matière d’exploration et de
ainsi qu’aux caractéristiques physiques d’un champ pétrolier ou production ;
gazier. Au premier rang des risques de l’exploration pétrolière
figurent les risques géologiques. Ainsi, lors du forage d’un puits o les autorisations administratives ou émanant du partenaire public,
d’exploration, les hydrocarbures qui avaient été recherchés peuvent notamment pour les projets de développement, les programmes
être absents ou en quantités insuffisantes pour être annuels, ou la sélection des entrepreneurs ou fournisseurs ;
économiquement exploitables. Ultérieurement, si les estimations o l’imposition d’obligations spécifiques en matière de forage ;
des réserves d’hydrocarbures et l’analyse économique justifient le
o les contrôles relatifs à la protection de l’environnement ;
développement d’une découverte, les réserves peuvent, en cours
de production, s’avérer inférieures aux prévisions, compromettant o le contrôle du développement et de l’abandon d’un champ
ainsi l’économie de cette exploitation. impliquant des restrictions à la production ;
o le contrôle des coûts récupérables auprès des autorités
La quasi-totalité des activités d’exploration et de production de compétentes ou des coûts fiscalement déductibles ;
TOTAL est assortie d’un haut niveau de risque de perte du capital
o les cas exceptionnels de nationalisation, d’expropriation ou de
investi en raison des risques associés aux facteurs économiques ou
remise en cause de droits contractuels ;
politiques mentionnés ci-après. Il est impossible de garantir que de
nouvelles ressources de pétrole brut ou de gaz naturel seront o Le secteur pétrolier est également soumis au paiement de
découvertes en quantités suffisantes pour remplacer les réserves redevances, de taxes et d’impôts qui peuvent être plus élevés
actuellement développées, produites et commercialisées, et pour que ceux appliqués à d’autres activités commerciales et qui sont
permettre à TOTAL de récupérer l’ensemble du capital investi. susceptibles de modifications importantes par les
gouvernements de certains pays.
Les activités de développement de champs pétroliers et gaziers, de
construction des installations et de forage des puits de production TOTAL détient notamment une part importante de ses réserves
ou d’injection mettent en œuvre des technologies avancées pour pétrolières dans des pays dont certains peuvent être considérés
extraire, puis exploiter pendant plusieurs décennies, des comme instables sur le plan politique et/ou économique. Ces
hydrocarbures aux propriétés complexes. La mise en œuvre de ces réserves et les activités qui y sont associées sont ainsi soumises à
technologies dans cet environnement difficile peut se traduire par certains risques additionnels, parmi lesquels :
des incertitudes sur les coûts. Les activités de TOTAL peuvent être
limitées, retardées ou annulées du fait de nombreux facteurs, parmi o la mise en place de quotas de production et/ou d’exportation ;
lesquels figurent les retards administratifs, en particulier dans le
o la renégociation imposée des contrats ;
cadre des mécanismes d’approbation des projets de
développement par les États-hôtes, les pénuries, les retards de o l’expropriation ou la nationalisation d’actifs ;
livraison de matériel ou les conditions météorologiques, dont les o les risques liés aux changements de gouvernement ou aux
risques d’ouragan dans le golfe du Mexique. Certains de ces bouleversements susceptibles d’en découler en matière de
risques peuvent également affecter les projets et installations de pratiques commerciales ;
TOTAL en aval de la chaîne pétrolière et gazière.
o des retards de paiement ;
o des restrictions de change ;
o des dépréciations d’actifs du fait de dévaluations de la devise
locale ou d’autres mesures prises par des autorités publiques et
affectant significativement la valeur des activités ;
o des pertes et dépréciations d’activités du fait de conflits armés,
de troubles à l’ordre public ou d’actions de groupes terroristes.
TOTAL / 85
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques
TOTAL, à l’instar de plusieurs autres grandes compagnies l’ensemble des permis détenus en portefeuille par TOTAL. Dans
pétrolières internationales, dispose d’un portefeuille de réserves et tous les pays, les comptes des compagnies pétrolières et le respect
de sites opérationnels géographiquement diversifié, ce qui lui des engagements contractuels font l’objet d’audits permanents par
permet de mener ses activités en s’efforçant de réduire son les autorités des États-hôtes, souvent assistés par des cabinets
exposition à de tels risques économiques ou politiques. Toutefois, il d’audit internationaux.
est impossible de garantir que de tels événements n’auront pas de
conséquences négatives pour le Groupe. TOTAL a également conclu dans certains pays des contrats dits
« contrats de service à risques », qui s’apparentent aux contrats de
partage de production, mais avec la différence essentielle que le
remboursement de ses dépenses et la rémunération de ses
䡲 Aspects juridiques des activités services sont établis sur une base monétaire. Les contrats de
service à risques en cours sont adossés à un accord de
d’exploration et de production compensation (ou buy-back), qui permet à TOTAL de recevoir une
part de production équivalant à la valeur monétaire de ses
dépenses et de sa rémunération.
TOTAL mène dans un très grand nombre de pays des activités Les activités d’exploration et de production d’hydrocarbures font
d’exploration et de production qui sont, de ce fait, soumises à un l’objet d’autorisations de la puissance publique (permis) distinguant
large éventail de réglementations. Celles-ci touchent tous les des périodes de temps spécifiques et limitées pour chacune de ces
aspects de l’exploration et de la production, notamment les droits activités ; ces permis comportent une obligation de rendre, à l’issue
miniers, les niveaux de production, les redevances, la protection de de la période d’exploration, une grande partie, voire la totalité en
l’environnement, les exportations, la fiscalité et les taux de change. cas d’insuccès, de la superficie du permis.
Les termes des concessions, licences, permis et contrats en vertu
desquels le Groupe détient ses intérêts gaziers et pétroliers varient TOTAL paie l’impôt sur les revenus générés par ses activités de
d’un pays à l’autre. Ces concessions, licences, permis et contrats production et de vente d’hydrocarbures dans le cadre de la
sont en règle générale attribués par ou conclus avec un État ou une concession et du contrat de partage de production. En outre,
compagnie nationale ou, parfois, conclus avec des propriétaires suivant les pays, la production et les ventes d’hydrocarbures de
privés. Ces conventions et permis ont des caractéristiques qui les TOTAL peuvent être assujetties à un ensemble d’autres impôts,
apparentent généralement soit au modèle de la concession, soit à taxes et prélèvements, notamment des impôts et taxes pétroliers
celui du contrat de partage de production. spécifiques. La fiscalité applicable aux activités pétrolières et
gazières est généralement beaucoup plus lourde que celle qui
Le contrat de concession demeure le modèle le plus classique des s’applique aux autres activités industrielles et commerciales.
accords passés avec les États : la société pétrolière est propriétaire
des actifs et des installations et reçoit la totalité de la production. Le cadre juridique des activités d’exploration et de production de
En contrepartie, les risques d’exploitation, les frais et les TOTAL, établi à travers les concessions, licences, permis et
investissements sont à sa charge et elle s’engage à verser à l’État, contrats attribués par ou conclus avec un État, une compagnie
généralement propriétaire des richesses du sous-sol, une nationale ou, parfois, des propriétaires privés, reste soumis à des
redevance calculée sur la production, un impôt sur les bénéfices, risques qui, dans certains cas, peuvent diminuer ou remettre en
voire d’autres impôts prévus par la législation fiscale locale. cause les protections offertes par ce cadre juridique.
collectivités territoriales respectives. Par ailleurs, dans l’ensemble le champ gazier de South Pars. Cette renonciation officielle à
des États membres de l’Union européenne, les établissements sanctions, qui n’a pas été modifiée depuis lors, ne s’applique pas
industriels fonctionnent tous sur le fondement de permis, aux autres activités de TOTAL en Iran, même si aucune sanction y
eux-mêmes délivrés par les administrations compétentes locales afférant n’a été notifiée.
sur la base de textes nationaux et communautaires. Il en est de
même aux États-Unis où les règles fédérales s’ajoutent à celles des En novembre 1996, le Conseil de l’Union européenne a adopté un
États. règlement portant protection contre l’application extraterritoriale
d’une législation adoptée par un pays tiers. Ce règlement interdit à
Dans les autres pays où le Groupe exerce ses activités, la TOTAL de se conformer aux obligations ou interdictions résultant
législation est souvent inspirée des règles américaines ou directement ou indirectement d’un certain nombre de lois, dont
européennes. Ces pays ont tendance à développer plus fortement l’ILSA (désormais ISA). Cette réglementation européenne ne permet
certains aspects réglementaires dans certains domaines, pas à TOTAL d’étendre la renonciation à sanctions, dont le Groupe
notamment la protection de l’eau, la nature et la santé. bénéficie pour South Pars, à d’autres activités.
Quels que soient les pays dans lesquels il est présent, le Groupe a
Depuis l’adoption de l’ILSA et jusqu’en 2007, TOTAL a réalisé des
développé des normes s’inspirant des règles en vigueur dans des
investissements d’un montant supérieur à 20 millions de dollars par
pays à exigence plus forte et met progressivement en œuvre des
an en Iran (à l’exception des investissements réalisés dans le cadre
politiques de mise à niveau relativement à ces normes.
du développement de South Pars). Depuis 2008, TOTAL est
essentiellement dans une phase passive de recouvrement des
À titre d’exemple, peuvent être mentionnées les obligations en
investissements réalisés dans le cadre de contrats de type buy-
termes de constitution de stocks stratégiques, les obligations
back signés entre 1995 et 1999, pour le développement de champs
relatives au transport maritime (que l’on soit propriétaire des
pour lesquels le Groupe n’a plus de responsabilités opérationnelles.
capacités ou affréteur), et celles relatives aux installations classées.
En 2009, la production de TOTAL en Iran s’est élevée à près de
Les obligations de constitution de stocks stratégiques existent
0,4% de la production mondiale du Groupe. Les activités du
également dans d’autres pays d’Europe ainsi qu’aux États-Unis.
Groupe en Iran ne représentent pas une contribution significative
aux résultats du Groupe.
䡲 Activités à Cuba, en Iran, au Soudan À l’avenir, TOTAL pourrait prendre la décision d’investir plus de
20 millions de dollars par an en Iran. À la connaissance de la
et en Syrie Société, aucune compagnie pétrolière non américaine ayant investi
en Iran ne s’est vue imposer de sanctions au titre de l’ISA.
Cependant, TOTAL ne peut prévoir les actions qui pourraient être
entreprises par le gouvernement américain en vertu de l’ISA au titre
des activités exercées par le Groupe dans le passé ou de celles
Le Département d’État américain a qualifié Cuba, l’Iran, le Soudan qu’il pourrait être amené à exercer dans le futur en Iran ;
et la Syrie, d’États soutenant le terrorisme. Des informations les États-Unis pourraient qualifier ces activités d’interdites au titre
concernant l’activité de TOTAL dans ces pays sont fournies ci- de l’ISA et imposer des sanctions à TOTAL. TOTAL considère que
après. si le Groupe devait être sanctionné au titre de l’ISA, il ne devrait pas
en résulter un impact significatif sur ses résultats ou sur sa situation
‹ Restrictions américaines et autres financière, même si les sanctions maximales actuellement prévues
devaient être appliquées. L’image du Groupe pourrait toutefois en
restrictions juridiques être affectée.
En 1996, les États-Unis ont adopté une loi prévoyant des sanctions
à l’encontre de toute société non américaine exerçant des activités La Chambre des représentants et le Sénat des États-Unis ont
en Iran et en Libye (Iran and Libya Sanctions Act ou ILSA). Cette loi, récemment voté des lois qui, si elles devaient être adoptées,
modifiée en 2006, ne vise désormais que l’Iran et porte dorénavant étendraient la portée de l’ISA et pourrait limiter la possibilité pour le
le nom de Iran Sanctions Act ou ISA. L’ISA doit expirer en Président des États-Unis de renoncer à l’imposition de sanctions.
décembre 2011. Aux termes de cette loi, le Président des La législation proposée exigerait notamment l’imposition de
États-Unis est autorisé à lancer une enquête sur les activités des sanctions à toute entreprise qui fournirait des produits raffinés à
sociétés non américaines en Iran en vue de l’application l’Iran ou contribuerait au maintien ou au développement de la
d’éventuelles sanctions (telles que l’impossibilité de recevoir des capacité de raffinage de l’Iran. Ces sanctions comprendraient
financements d’une banque d’import-export américaine ou un l’interdiction pour les institutions financières américaines de réaliser
plafonnement des crédits et des prêts octroyés par les institutions toute opération de change, tout transfert de crédit et tout paiement
financières américaines et l’interdiction faite aux administrations avec l’ entreprise contrevenante. Ces sanctions exigeraient
fédérales américaines de se fournir auprès des personnes également le blocage de tout bien appartenant à l’entreprise
physiques ou morales sanctionnées) à l’encontre de toute personne sanctionnée qui serait soumis aux lois des États-Unis et
physique ou morale ayant, notamment, réalisé intentionnellement interdiraient aux administrations fédérales américaines de faire
des investissements d’une valeur au moins égale à 20 millions de participer l’entreprise contrevenante aux appels d’offres fédéraux.
dollars par période de douze mois dans le secteur pétrolier en Iran.
Le gouvernement américain a renoncé en mai 1998 à l’application TOTAL suit avec attention les évolutions législatives aux États-Unis
de sanctions à l’encontre de TOTAL pour son investissement dans afin de déterminer si, au titre de ses activités en Iran, le Groupe
TOTAL / 87
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques
serait susceptible de se voir appliquer des sanctions, actuelles ou ‹ Activités du Groupe à Cuba, en Iran, au
futures, en vertu de l’ISA. Dans l’hypothèse où la législation
proposée serait acceptée dans sa forme actuelle, une telle
Soudan et en Syrie
législation pourrait potentiellement avoir un impact défavorable
significatif sur les résultats de TOTAL. Ci-après figurent des informations sur les activités de TOTAL à
Cuba, en Iran, au Soudan et en Syrie.
䊳 Iran
Les États-Unis imposent également des sanctions basées sur les
résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies décrites ci-
La direction Exploration & Production de TOTAL était active dans le
dessus, ainsi que des sanctions économiques prononcées par le
secteur Amont en Iran au travers de contrats de type buy-back. En
bureau de contrôle des actifs étrangers du Trésor américain (U.S.
vertu de ces contrats, le contractant est responsable des
Treasury Department’s Office of Foreign Assets Control ou OFAC).
opérations de développement et de leur financement. Une fois le
Les sanctions prononcées par l’OFAC visent généralement des
développement réalisé, la responsabilité de l’exploitation est
personnes de nationalité américaine et des activités exercées aux
confiée à la compagnie pétrolière nationale. Le contractant perçoit
États-Unis ou qui sont soumises aux lois des États-Unis. L’OFAC a
en numéraire ou en nature le remboursement de ses dépenses ainsi
prononcé des sanctions à l’encontre de Cuba, de l’Iran, du
qu’une rémuneration liée à la performance du champ. Par ailleurs, à
Myanmar (Birmanie), du Soudan et de la Syrie. Le Groupe
la demande de la compagnie pétrolière nationale, un contrat
considère que ces sanctions ne s’appliquent pas à ses activités
d’assistance technique peut être mis en place dans le cadre du
dans ces pays.
contrat de buy-back afin de fournir de l’assistance jusqu’au
remboursement total des sommes dues au contractant.
En outre, certains États fédérés américains ont adopté des
législations imposant aux fonds de pension publics américains À ce jour, TOTAL a participé à des contrats de buy-back pour le
l’obligation de céder les actions qu’ils détiennent dans des sociétés développement de quatre champs : Sirri, South Pars 2 & 3, Balal et
exerçant certaines activités en Iran ou au Soudan. Les autorités de Dorood. Toutes les opérations de développement au titre de ces
réglementation des assurances ont récemment pris des quatre contrats sont achevées et TOTAL n’exerce plus aucune
dispositions similaires pour les investissements effectués par des responsabilité opérationnelle. Un contrat d’assistance technique est
compagnies d’assurance dans des sociétés exerçant une activité en vigueur pour le champ de Dorood. Comme TOTAL ne participe
dans les secteurs pétrolier, gazier, nucléaire et de la défense en plus à l’exploitation de ces champs, le Groupe ne détient aucune
Iran. TOTAL n’exerce aucune activité industrielle au Soudan et, à ce information sur leur production. Certains paiements sont encore
jour, le Groupe n’a fait aucun investissement significatif ni aucun dus à TOTAL pour les champs de South Pars 2 & 3, Balal et
investissement industriel dans ce pays. Le rapport du Genocide Dorood. En 2009, la production de TOTAL en Iran, correspondant à
Intervention Network (anciennement Sudan Divestment Task Force) ces paiements en nature, s’est établie à environ de 8 kbep/j.
conclut que TOTAL ne devrait pas être considéré comme ayant des
activités en cours au Soudan par les États fédérés américains qui Le Groupe ne verse aucune rémunération ni redevance au titre de
ont adopté ces législations de désinvestissement. ces contrats de buy-back et d’assistance technique. En 2009,
Le 31 décembre 2007, le Congrès américain a adopté le Sudan TOTAL a versé aux administrations iraniennes des montants non
Accountability and Divestment Act qui vient en appui des significatifs d’impôts et charges sociales.
dispositions législatives des États fédérés. Des législations
similaires concernant l’Iran, promouvant les dispositions législatives Concernant les activités de la direction Raffinage & Marketing de
des États fédérés, sont en cours de vote au Congrès américain. Si TOTAL en Iran, la société Beh Total, détenue à part égale par
les activités de Total en Iran ou au Soudan devaient avoir pour Behran Oil et Total Outre-Mer, une filiale du Groupe, produit et
conséquence son assujettissement à ces lois et qu’il ne puisse commercialise de petites quantités de lubrifiants en vue de leur vente
bénéficier d’un régime d’exemptions, certains fonds de pension sur le marché intérieur iranien. En 2009, le chiffre d’affaires généré par
publics américains pourraient décider de céder leurs actions les activités de Beh Total s’est élevé à 27,4 millions d’euros et le flux
TOTAL. Pour autant qu’elles soient significatives, des cessions au de trésorerie à 5,6 millions d’euros. Beh Total s’est acquitté d’impôts à
titre de ces lois et/ou dispositions réglementaires pourraient avoir hauteur de 605 000 euros. TOTAL ne détient ni n’opère de raffinerie ou
un impact défavorable sur le prix de l’action TOTAL. d’usine chimique en Iran.
En 2009, la direction Trading & Shipping de TOTAL a acheté près 2008, et le Tabiyeh Gas Project risked Service Contract (le « contrat
de cinquante-huit millions de barils d’hydrocarbures à des entités Tabiyeh ») en vigueur depuis fin octobre 2009. En vertu du contrat
publiques pour un montant de près de 2,6 milliards d’euros au titre PSA 1988, TOTAL détient la totalité des droits et obligations et
de contrats spot et à terme, et a réglé environ 24 millions d’euros à exploite plusieurs champs de pétrole dans la région de Deir Ez Zor
une entité publique dans le cadre de contrats de transport. au travers d’une société opératrice dédiée à but non lucratif,
détenue à parts égales par le Groupe et la compagnie nationale
Syrian Petroleum Company (« SPC »).
䊳 Soudan
Les principaux termes du contrat PSA 1988 sont identiques à ceux
habituellement en vigueur dans le secteur pétrolier et gazier. Le
TOTAL détient une participation dans le bloc B situé dans le Sud chiffre d’affaires du Groupe provenant du contrat PSA 1988 est
Soudan en vertu d’un contrat d’exploration et de partage de constitué par le « cost oil » et le « profit oil ». Le « cost oil » est
production conclu en 1980. En 1985, en raison de l’insécurité comptabilisé conformément aux pratiques industrielles habituelles.
prévalant dans la région, le Groupe y a volontairement suspendu Il s’agit du remboursement des investissements et des couts
ses activités d’exploration, tout en conservant le cadre contractuel. opératoires. La part du « profit oil » revenant au Groupe dépend du
Sa participation initiale était de 32,5%. TOTAL ne souhaite pas niveau de production total annuel. TOTAL est rétribué en numéraire
augmenter sa participation au-delà de son pourcentage initial dans par SPC. TOTAL paie à la compagnie nationale syrienne SCOT une
ce bloc malgré le retrait d’un partenaire. Le Groupe mène en redevance pour le transport égale à 2 $/b pour l’huile produite dans
conséquence des négociations pour la reprise par de nouveaux le cadre du PSA. Le Groupe a versé au gouvernement syrien au titre
partenaires de ces intérêts dont il porte financièrement une partie. du contrat PSA 1988 des montants d’impôts ou taxes (tels que des
retenues à la source ou des charges sociales) non significatifs.
Une modification du contrat, avec effet au 21 décembre 2004,
prévoit que les parties (les autorités gouvernementales et le Le contrat Tabiyeh constitue un ajout au contrat PSA 1988 puisque
consortium des partenaires) devront mutuellement s’entendre sur la production, les coûts et les revenus du pétrole et d’une partie des
une date de reprise des activités, une fois que la conduite des condensats extraits du champ Tabiyeh sont régis par les termes du
opérations pétrolières sera de nouveau possible dans la zone PSA 1988. L’objectif de ce projet est d’améliorer la production de
couverte par le contrat. Cette date de reprise marquera le point de liquides et de gaz du champ de Tabiyeh grâce au forage de puits
départ des obligations d’activités prévues au contrat. Une décision dits commingled car produisant à partir de formations différentes et
mutuelle, fixant la date de reprise, n’est pas encore intervenue. grâce à des changements de procédés au sein de l’usine de
traitement de gaz de Deir Ez Zor opérée par la Syrian Gas
Company. TOTAL finance et met en œuvre le projet gazier Tabiyeh,
En 2009, en vertu du contrat d’exploration et de partage de en opérant également le champ de Tabiyeh.
production, TOTAL a versé au Gouvernement du Soudan près de
200 000 dollars au titre de la redevance superficiaire annuelle. Le En 2009, la production technique, en vertu des contrats PSA 1988
Groupe a également contribué à hauteur d’environ 3 millions de (sur l’ensemble de l’année 2009) et du contrat Tabiyeh (depuis
dollars au développement local, au paiement de bourses scolaires, octobre 2009, date effective du contrat), s’est élevée à 36 kbep/j,
à la construction d’infrastructures d’écoles et de puits d’eau dont 20 kbep/j ont été comptabilisés comme la part revenant au
potable, aux côtés d’organisations non gouvernementales et Groupe. La différence entre la production technique et la
d’autres parties prenantes implantées dans le pays. production comptabilisée comme la part revenant au Groupe, ne
constitue pas la totalité du bénéfice économique retiré par la Syrie
de ces contrats dans la mesure où la Syrie retient une marge sur
Une éventuelle reprise par TOTAL de ses activités au Sud Soudan une partie de la production de TOTAL et perçoit des taxes à la
ne serait décidée qu’en conformité avec les réglementations production.
nationales, européennes et internationales, ainsi qu’avec son Code
de conduite et sa Charte éthique. Ainsi, au sein de sa sphère En 2009, la direction Trading & Shipping de TOTAL a acheté à des
d’activités et de compétences, le Groupe entend promouvoir le entités publiques près de douze millions de barils d’hydrocarbure
respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, y pour un montant d’environ 472 millions d’euros au titre de contrats
compris les droits sociaux, économiques et culturels, ainsi que les spot et à terme.
droits et intérêts des populations locales, et des minorités. En
particulier, le Groupe analyse la situation avec les organisations non
gouvernementales et l’ensemble des parties prenantes dans le sud
du pays et conduit des programmes socio-économiques adaptés
aux besoins de la population locale.
䊳 Syrie
TOTAL / 89
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques
Le contexte d’insécurité dans la région du delta du Niger a continué Les principaux litiges dans lesquels le Groupe est impliqué sont
d’affecter la production de l’association Shell Petroleum décrits dans le Chapitre 7 (Informations financières) du présent
Development Company (SPDC), dans laquelle TOTAL détient une Document de référence.
participation de 10%. Les travaux de réparation des installations
dans la zone Ouest du delta du Niger se sont poursuivis en 2009,
permettant une reprise partielle de la production, notamment sur le
champ offshore de EA (10%) où la production a repris au deuxième
semestre 2009. Par ailleurs, la production de gaz et de condensats
de SPDC a notamment été affectée en 2009 par l’arrêt de l’usine de
traitement de Soku pour travaux et réparations à la suite d’actes de
vandalisme sur les pipelines d’export à la fin de l’année 2008.
1. Source : Reuters.
TOTAL / 91
4 FACTEURS DE RISQUES Assurance et couverture des risques
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES (article L. 225-235 du Code de commerce) p. 112
TOTAL / 93
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
Dans le cadre de l’article L. 225-37 du Code de commerce, le la Géologie en Nouvelle-Calédonie, puis de conseiller technique
présent rapport comprend pour l’année 2009 les informations aux cabinets des ministres de l’Industrie puis de l’Économie. Il
relatives à la composition du Conseil d’administration, aux rejoint TOTAL en 1981, où il exerce différentes fonctions de
conditions de préparation et d’organisation de ses travaux, aux direction puis de direction générale au sein de l’Exploration &
procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en Production jusqu’en 1995. Il est Président-directeur général de
place par la Société et aux éventuelles limitations de pouvoirs TOTAL de mai 1995 à février 2007, puis Président du Conseil
apportées par le Conseil d’administration aux pouvoirs du Directeur d’administration de TOTAL.
Général. Ce rapport rappelle les dispositions statutaires applicables
à la participation des actionnaires aux assemblées générales et Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1995 – Dernier
présente les principes et règles applicables à la détermination des renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.
rémunérations et avantages de toute nature accordés aux
mandataires sociaux.
Détient 380 576 actions.
Mandats en cours
䡲 Composition du Conseil o Président de TOTAL S.A. *
d’administration o Administrateur de Sanofi-Aventis *
o Administrateur d’Air Liquide *
o Administrateur de Renault SA *
Les administrateurs sont nommés par l’Assemblée générale des o Administrateur de Renault SAS
actionnaires pour une durée de trois ans (article 11 des statuts de la
Société). o Administrateur de Bombardier Inc. * (Canada)
Entre deux assemblées, et en cas de vacance par décès ou Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
démission, des nominations peuvent être effectuées à titre
provisoire par le Conseil d’administration ; elles sont soumises à o Membre du Conseil de surveillance d’Areva * jusqu’au
ratification de la prochaine assemblée. Le décalage dans le temps 4 mars 2010
des dates d’échéance des mandats de chacun des administrateurs o Directeur Général de TOTAL S.A. * jusqu’en 2007
permet d’assurer un échelonnement des renouvellements.
o Président-directeur général d’Elf Aquitaine * jusqu’en 2007
Le Conseil d’administration désigne parmi ses membres le
Président du Conseil d’administration. Il désigne également le
Directeur Général qui peut être choisi parmi les membres du Christophe de Margerie
Conseil ou en dehors d’eux.
58 ans
Au 31 décembre 2009, la Société est administrée par un Conseil
d’administration composé de quinze membres dont un
Entré dans le Groupe dès sa sortie de l’École Supérieure de
administrateur représentant les salariés actionnaires du Groupe, élu
Commerce de Paris en 1974, M. de Margerie a exercé plusieurs
par l’Assemblée générale des actionnaires.
fonctions à la direction financière du Groupe, ainsi qu’à la direction
Durant l’exercice 2009, la composition du Conseil d’administration de Exploration & Production. En 1995, il est nommé directeur général
TOTAL S.A. a été la suivante (informations au 31 décembre 2009 1) : de Total Moyen-Orient. En mai 1999, il entre au Comité exécutif
comme directeur général de l’Exploration & Production. En 2000, il
Thierry Desmarest devient directeur général adjoint de l’Exploration & Production du
nouveau groupe TotalFinaElf. Il est nommé, en janvier 2002,
64 ans directeur général de l’Exploration & Production de TOTAL. Nommé
administrateur de TOTAL lors de l’Assemblée générale des
Diplômé de l’École Polytechnique et Ingénieur au corps des Mines, actionnaires du 12 mai 2006, il devient Directeur Général de TOTAL
M. Desmarest a exercé les fonctions de Directeur des Mines et de à compter du 14 février 2007.
1. Comprenant les informations visées au quatrième alinéa de l’article L. 225-102-1 du Code de commerce, ou au point 14.1 de l’Annexe I du règlement CE n° 809/2004 du
29 avril 2004.
* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2006 – Dernier du Conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre, du
renouvellement 15 mai 2009 jusqu’en 2012. Cercle des Économistes et de la Commission économique de la
nation. Il a écrit de nombreux articles et ouvrages.
Détient 85 230 actions TOTAL et 43 714 parts du FCPE TOTAL
ACTIONNARIAT FRANCE. Administrateur de TOTAL S.A. depuis le 15 mai 2009 et jusqu’en
2012.
Mandats en cours
o Directeur Général et administrateur de TOTAL S.A. * Détient 1 000 actions.
o Président-directeur général d’Elf Aquitaine *
Mandats en cours
o Président de Total E&P Indonésie
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Administrateur de Shtokman Development AG (Suisse)
o Administrateur d’IPSOS
o Membre du Conseil de surveillance de Vivendi *
o Gérant de CDM Patrimonial SARL
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années Néant.
o Administrateur de Total E&P Russie jusqu’en 2008
o Administrateur de Total Exploration and Production Azerbaïdjan
jusqu’en 2008 Patricia Barbizet
o Administrateur de Total E&P Kazakhstan jusqu’en 2008
54 ans
o Administrateur de Total Profils Pétroliers jusqu’en 2008
o Administrateur de Abu Dhabi Petroleum Company Ltd (ADPC) Diplômée de l’École Supérieure de Commerce de Paris en 1976,
jusqu’en 2008 Mme Barbizet a débuté sa carrière au sein du groupe Renault en
o Administrateur de Abu Dhabi Marine Areas Ltd (ADMA) jusqu’en tant que trésorier de Renault Véhicules Industriels puis directeur
2008 financier de Renault Crédit International. Elle rejoint le groupe
Pinault en 1989 en tant que directeur financier puis devient en 1992
o Administrateur de Iraq Petroleum Company Ltd (IPC) jusqu’en Directeur Général de Financière Pinault jusqu’en 2009. Depuis
2008 1992, elle est Administrateur-Directeur Général d’Artémis. Elle est
o Représentant permanent de TOTAL S.A. au conseil vice-Présidente du Conseil d’administration de PPR depuis 2005 et
d’administration de Total Abu al Bukhoosh jusqu’en 2008 Chairman de Christie’s.
o Administrateur de Total E&P Norge A.S. jusqu’en 2007
Administrateur de TOTAL S.A. depuis le 16 mai 2008 et jusqu’en
o Administrateur de Total Upstream UK Ltd jusqu’en 2007
2011.
o Administrateur de Innovarex jusqu’en 2006
o Administrateur de Total E&P Myanmar jusqu’en 2005 Détient 1 000 actions.
o Membre du Conseil de Surveillance de Taittinger jusqu’en 2005
Mandats en cours
o Administrateur de TOTAL S.A. *
Patrick Artus
o Vice-Présidente du Conseil d’administration de PPR *
58 ans o Directeur Général et Administrateur d’Artémis
o Administrateur délégué de Palazzo Grazzi
Diplômé de l’École Polytechnique, de l’École Nationale de la
Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) et de o Chairman of Christie’s International Plc
l’Institut d’études politiques de Paris, M. Artus débute sa carrière à o Administrateur de la Société Nouvelle du Théâtre Marigny
l’INSEE où il participe en particulier aux travaux de prévision et de
o Représentant permanent d’Artémis au Conseil d’administration
modélisation. Il travaille ensuite au Département d’Économie de
d’Agefi
l’OCDE (1980) puis devient Directeur des études à l’ENSAE de 1982
à 1985. Il est ensuite Conseiller scientifique à la Direction générale o Représentant permanent d’Artémis au Conseil d’administration
des études de la Banque de France, avant de rejoindre le groupe de Sebdo le Point
Natixis en tant que Directeur de la recherche et des études. Il est
o Membre du Conseil de surveillance de Financière Pinault
par ailleurs Professeur à l’École Polytechnique et professeur
associé à l’Université de Paris I Sorbonne. Il est également membre o Director of Tawa Plc *
o Administrateur de Fnac
TOTAL / 95
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
Mandats en cours
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Membre élu, représentant les porteurs de parts au Conseil de
surveillance FCPE TOTAL ACTIONNARIAT FRANCE jusqu’en o Administrateur de Lafarge *
2009 o Administrateur de DuPont * (États-Unis)
o Président du Conseil de surveillance du FCPE TOTAL o Administrateur de Atco * (Canada)
ACTIONNARIAT FRANCE jusqu’en 2006
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années o Administrateur de Lafarge *
o Président du Conseil d’Administration de Lafarge * jusqu’en 2007 o Administrateur de The Canada Life Assurance Company
o Administrateur de Lafarge North America jusqu’en 2006 (Canada)
o Administrateur de Canada Life Financial Corporation (Canada)
o Administrateur d’Unilever * (Pays-Bas) jusqu’en 2006
o Administrateur de IGM Financial Inc. * (Canada)
o Administrateur de Vivendi * jusqu’en 2005
o Président du Conseil de 152245 Canada Inc, 171263 Canada Inc.
(Canada)
Paul Desmarais Jr. o Président du Conseil adjoint de 3819787 Canada Inc. (Canada)
o Administrateur de GWL&A Financial Inc. (USA)
55 ans
o Administrateur de Great West Financial (Nova Scotia) Co.
Diplômé de l’Université McGill à Montréal et de l’INSEAD de o Administrateur de First Great-West Life & Annuity Insurance
Fontainebleau, M. Desmarais est successivement élu Vice- Company
président en 1984, puis Président du Conseil en 1990, de la
o Administrateur de Power Communications Inc.
Corporation Financière Power, une compagnie qu’il a aidé à mettre
sur pied. Depuis 1996, il est Président du Conseil et Co-chef de la o Vice Président du Conseil de Power Corporation International
Direction de Power Corporation du Canada. o Administrateur de Putnam Investments LLC
o Membre du Conseil de surveillance de Power Financial Europe
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2002 – Dernier
B.V. et de Parjointco N.V.
renouvellement : 16 mai 2008 jusqu’en 2011.
o Administrateur de Canada Life Capital Corporation Inc. (Canada)
Détient 2 000 ADR (correspondant à 2 000 actions). o Administrateur de The Canada Life Insurance Company of
Canada (Canada)
Mandats en cours o Administrateur de Crown Life Insurance Company (Canada)
o Administrateur de TOTAL S.A. *
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Président du Conseil – Co-Chef de la Direction et membre du
comité exécutif de Power Corporation du Canada * o Membre du Conseil de Les Journaux Trans-Canada (1996) Inc.
(Canada) jusqu’en 2009
o Membre du Conseil – Co-Chef de la Direction et Président du
comité exécutif de Corporation Financière Power * (Canada) o Vice-président du Conseil d’administration et membre du Comité
o Vice-président du Conseil d’administration et Administrateur stratégique d’Imerys * (France) jusqu’en 2008
délégué de Pargesa Holding S.A. * (Suisse) o Administrateur de GWL Properties jusqu’en 2007
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de La
Great-West, Compagnie d’assurance-vie (Canada)
Bertrand Jacquillat
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
Great-West Life & Annuity Insurance Company (États-Unis)
65 ans
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
Great-West Lifeco Inc. * (Canada) Diplômé de l’École des hautes études commerciales (HEC), de
o Membre du Conseil d’administration de Great West Financial l’Institut d’études politiques de Paris et de Harvard Business
(Canada) Inc. (Canada) School, M. Jacquillat est docteur en gestion et agrégé de gestion.
Professeur des Universités (France et États-Unis) depuis 1969, il est
o Membre du Conseil d’administration et du comité permanent de
Professeur à l’Institut d’études politiques de Paris depuis 1999,
Groupe Bruxelles Lambert S.A. * (Belgique)
Vice-Président du Cercle des Économistes et membre du Conseil
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de d’Analyses économiques auprès du Premier Ministre. Il est
Groupe Investors Inc. (Canada) Président Fondateur d’Associés en Finance.
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
London Insurance Group Inc. (Canada) Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1996 – Dernier
renouvellement : 16 mai 2008 jusqu’en 2011.
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
London Life, Compagnie d’assurance-vie (Canada)
Détient 3 600 actions.
o Membre du Conseil et membre du comité exécutif de Mackenzie
Inc. Mandats en cours
o Président du Conseil adjoint de La Presse Ltée (Canada) o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Président du Conseil adjoint de Gesca Ltée (Canada) o Président-directeur général de Associés en Finance
o Administrateur de GDF Suez * (France) o Membre du Conseil de surveillance de Klépierre *
TOTAL / 97
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
o Membre du Conseil de surveillance de Presses Universitaires de Présidence de la République. En 1995, elle devient Associé-Gérant
France (PUF) de Lazard Frères et Cie. De 1997 à 1999, elle était Vice-Président
exécutif et membre du Comité Exécutif d’Alcatel, chargée des
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années participations industrielles.
Ingénieur en chef des Mines, Normalienne et agrégée de Sciences Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
physiques, Mme Lauvergeon, après différentes fonctions dans o Membre du Conseil de surveillance de Deutsche Börse * jusqu’en
l’industrie, a été nommée en 1990, Secrétaire Général Adjoint de la 2005
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1999 – Dernier
o Administrateur de GDF Suez * de juillet à décembre 2008 renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.
TOTAL / 99
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
o Administrateur GBL Energy Sarl (Luxembourg) Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur GBL Verwaltung Sarl ** (Luxembourg) o Administrateur de Thalès * jusqu’en 2009
o Administrateur GBL Verwaltung GmbH ** (Allemagne) o Président du Conseil d’administration d’Alcatel-Lucent * jusqu’en
2008
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années o Membre du Conseil de surveillance d’Alcatel Deutschland GmbH
o Administrateur GBL Finance SA ** (Luxembourg) jusqu’en avril jusqu’en 2008
2009 o Membre du Conseil d’administration de l’École Polytechnique
o Administrateur de Immobilière Rue de Namur ** (Luxembourg) jusqu’en 2008
jusqu’en 2007 o Président du Conseil d’administration d’Alcatel USA Holdings
o Administrateur de SI Finance jusqu’en 2005 Corp. jusqu’en 2006
o Administrateur de l’Institut Pasteur jusqu’en 2005
Serge Tchuruk
Pierre Vaillaud
72 ans
74 ans
Diplômé de l’École Polytechnique et Ingénieur de l’armement,
M. Tchuruk occupe divers postes de responsable chez Mobil Diplômé de l’École Polytechnique, Ingénieur au corps des Mines et
Corporation, puis chez Rhône-Poulenc dont il devient Directeur diplômé de l’École Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs,
Général en 1983. Président-directeur général de CDF-Chimie/ M. Vaillaud est successivement Ingénieur chez Technip, puis chez
Orkem de 1986 à 1990, il est ensuite Président-directeur général de Atochem, puis chez TOTAL. Directeur Général de TOTAL de 1989 à
TOTAL de 1990 à 1995. En 1995, il devient Président-directeur 1992, il est ensuite Président-directeur général de Technip de 1992
général d’Alcatel. De 2006 à 2008, il est Président du Conseil à 1999, puis d’Elf Aquitaine de 1999 à 2000.
d’administration d’Alcatel-Lucent.
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2000 – Dernier
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1989 – Dernier renouvellement : 12 mai 2006 – Fin de mandat : 15 mai 2009.
renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.
Mandats en cours
Détient 61 060 actions.
o Membre du Conseil de surveillance d’Oddo et Cie
Mandats en cours
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Administrateur de TOTAL S.A. * jusqu’en mai 2009
o Administrateur de Weather Investment SPA
o Administrateur de Technip * jusqu’en 2007
o Membre du Conseil de surveillance de Cegelec jusqu’en 2006
䡲 Autres informations
Lors de sa séance du 15 septembre 2009, le Conseil majorité d’administrateurs indépendants et les dirigeants sociaux
d’administration a nommé Charles Paris de Bollardière en qualité n’assistent pas à l’examen de leur propre situation.
de Secrétaire du Conseil en remplacement de Thierry Reveau de
Cyrières. Conformément au code AFEP-MEDEF, le Conseil d’administration
du 11 février 2009 a pris acte de la résiliation, à compter du même
Les administrateurs de la Société actuellement en fonction ont jour, des contrats de travail conclus entre la Société et ses
indiqué à la Société ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation, ne dirigeants sociaux.
pas avoir été associés à une faillite, mise sous séquestre ou
liquidation, et ne pas avoir fait l’objet d’une sanction publique ou Depuis 2004, le Conseil d’administration dispose d’un Code
décision d’empêchement, telles que visées au point 14.1 de d’éthique financière qui, se référant au Code de conduite du
l’annexe I du règlement CE n° 809/2004 du 29 avril 2004. Groupe, en précise les obligations applicables aux mandataires
sociaux et aux responsables financiers et comptables du Groupe.
Le Conseil a chargé le Comité d’audit de veiller à la mise en place
et au suivi de l’application de ce code.
䡲 Code de gouvernement d’entreprise Le Conseil d’administration a mis en place dès 2005 un processus
d’alerte du Comité d’audit concernant les irrégularités en matière
de traitement comptable, de contrôle interne et d’audit.
Certaines pratiques de la Société diffèrent, sur un nombre très Lors de sa séance du 13 février 2007, le Conseil d’administration a
limité de points, des dispositions du code AFEP-MEDEF. Elles adopté son règlement intérieur dont les dispositions reprennent, en
concernent les points suivants : s’y substituant, celles de la charte des administrateurs afin de
prendre en compte la dissociation des fonctions de Président et de
o Alors que le code AFEP-MEDEF retient la perte de la qualité Directeur Général, décidée lors de la même réunion.
d’administrateur indépendant à compter de l’expiration du
mandat au cours duquel l’administrateur a atteint une ancienneté Le règlement intérieur du Conseil d’administration précise les
de présence de plus de douze ans, ce critère d’ancienneté n’a obligations de chaque administrateur et fixe la mission et les règles
pas été appliqué pour un administrateur de la Société. Les de fonctionnement du Conseil d’administration. Il précise le rôle et
investissements et l’activité de la Société s’inscrivant dans le long les pouvoirs respectifs du Président et du Directeur Général. Il fait
terme, l’expérience et l’autorité apportées au Conseil par l’objet de revues régulières en vue de son adaptation aux évolutions
l’administrateur concerné permettent de renforcer son des règles et pratiques de gouvernance.
indépendance.
o Le Président du Conseil d’administration assure la présidence du Une présentation des éléments significatifs du règlement intérieur
Comité de nomination et de la gouvernance. Le Conseil figure ci-après. Le texte intégral de ce règlement figure sur le site
d’administration et le Comité lui-même ont considéré que la Internet de la Société.
présence du Président au sein du Comité de nomination et de la
gouvernance permettait de faire profiter cette instance de son Chaque administrateur s’engage à veiller à son indépendance
expérience ainsi que de sa connaissance des activités de d’analyse, de jugement, de décision et d’action, et à rejeter toute
l’entreprise, de l’environnement de celle-ci et des équipes pression pouvant s’exercer sur lui. Lorsque l’administrateur
dirigeantes, qui sont particulièrement utiles pour alimenter les participe aux réunions du Conseil et exprime son vote, il représente
réflexions du Comité sur la sélection des dirigeants sociaux et l’ensemble des actionnaires de la Société et agit dans l’intérêt
des administrateurs de la Société. Le fait que le Président du social. L’administrateur participe activement aux travaux du
Conseil, qui n’exerce pas de fonctions exécutives, assure la Conseil, grâce notamment aux informations qui lui sont transmises
présidence du Comité permet d’assurer des liens plus étroits par la Société.
entre les deux instances, le Comité ayant en charge l’examen du
fonctionnement du Conseil et l’ensemble des questions relatives L’administrateur consacre à la préparation des séances du Conseil
à la gouvernance du Groupe. Enfin, ce Comité est constitué en d’administration ainsi que des Comités auxquels il siège, le temps
TOTAL / 101
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
nécessaire à l’examen des dossiers qui lui sont adressés. Il peut o arrête, chaque année, la liste des administrateurs considérés
demander à tout dirigeant social tout complément d’information qui comme indépendants au regard des critères généralement
lui est nécessaire ou utile. S’il le juge nécessaire, il peut demander à reconnus en matière de gouvernement d’entreprise et en
bénéficier d’une formation sur les spécificités de l’entreprise, ses particulier ceux définis dans le code AFEP-MEDEF ;
métiers et son secteur d’activité. Sauf impossibilité dont le o procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns.
Président du Conseil aura été préalablement averti, l’administrateur
participe à toutes les séances du Conseil et à toutes celles des À ce titre, il s’assure, en particulier, le cas échéant avec le concours
Comités dont il est membre, ainsi qu’aux assemblées générales de ses comités spécialisés :
d’actionnaires.
o de la bonne définition des pouvoirs dans l’entreprise, ainsi que du
L’administrateur informe le Conseil des situations de conflit bon exercice des pouvoirs et responsabilités respectifs des
d’intérêts dans lesquelles il peut se trouver et des projets qui lui organes de la Société ;
sont proposés et auxquels il envisagerait de participer. Il exprime
o qu’aucune personne ne dispose seule, pour le compte de la
clairement son opposition éventuelle aux projets discutés au sein
Société, du pouvoir d’engager une dépense et de procéder au
du Conseil. Il détient au moins 1 000 actions au nominatif (à
paiement correspondant ;
l’exception de l’administrateur représentant les salariés actionnaires
qui bénéficie de dispositions statutaires plus souples) et respecte o du bon fonctionnement des organes internes de contrôle et du
strictement les textes relatifs à l’utilisation d’informations caractère satisfaisant des conditions d’exercice de leur mission
privilégiées. L’obligation de détenir au moins 1 000 actions pendant par les commissaires aux comptes ;
toute la durée de ses fonctions constitue une restriction, acceptée o du bon fonctionnement des Comités qu’il a créés.
par chaque administrateur lors de son entrée en fonction, à la
possibilité de céder tout ou partie de sa participation dans le capital Le Conseil d’administration est régulièrement informé, par
social de la Société. l’intermédiaire du Comité d’audit, de la situation financière, de la
situation de trésorerie et des engagements du Groupe.
Le règlement intérieur prévoit, outre la détention sous la forme
nominative de l’ensemble des actions et ADR de TOTAL S.A. et de Le fonctionnement du Conseil d’administration : le Conseil
ses filiales cotées, l’interdiction des opérations sur instruments d’administration se réunit au moins quatre fois par an et chaque fois
financiers à découvert ou en report portant sur ces mêmes titres, et que les circonstances l’exigent.
l’interdiction des transactions sur les actions de TOTAL S.A.
pendant les quinze jours civils précédant l’annonce des résultats Le Conseil d’administration est, en principe, convoqué par lettre
périodiques de la Société ainsi que le jour de l’annonce. envoyée huit jours à l’avance. Les documents dont l’examen est
nécessaire à la prise de décision des administrateurs sont, dans la
La mission du Conseil d’administration consiste en premier lieu à mesure du possible, joints à la convocation ou bien leur sont
déterminer les orientations de l’activité de la Société et à veiller à transmis dans les jours qui suivent celle-ci. Le procès-verbal de
leur mise en œuvre. chaque réunion fait l’objet d’une approbation expresse lors de la
réunion suivante du Conseil.
Sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux assemblées
d’actionnaires et dans la limite de l’objet social, le Conseil se saisit Les administrateurs sont présents, représentés ou participent à la
de toute question intéressant la bonne marche de la Société et réunion par des moyens de visioconférence ou de
règle par ses délibérations les affaires qui la concernent. télécommunication satisfaisant aux caractéristiques techniques
prévues par la réglementation.
Dans ce cadre et sans que cette énumération soit exhaustive, le
Conseil : Le Conseil crée les comités spécialisés, permanents ou non, qui
sont requis par la législation applicable ou qu’il estime opportuns.
o désigne les dirigeants sociaux et contrôle l’exécution de leurs Le Conseil alloue des jetons de présence aux administrateurs et
missions respectives ; peut allouer des jetons de présence supplémentaires aux
administrateurs participant à des comités spécialisés du Conseil, en
o détermine les orientations stratégiques de l’activité de la Société
respectant le montant global fixé à cet effet par l’Assemblée
et, plus généralement, du Groupe ;
générale. Les dirigeants sociaux ne perçoivent pas de jetons de
o approuve les opérations d’investissement et de présence pour leur participation aux travaux du Conseil et des
désinvestissement envisagées par le Groupe lorsque celles-ci Comités.
portent sur des montants supérieurs à 3% des fonds propres,
que ces opérations entrent ou non dans le cadre de la stratégie Le Conseil d’administration, sur proposition de son Président,
annoncée ; désigne un Secrétaire. Tous les membres du Conseil
o est tenu informé de tout événement important concernant la d’administration peuvent consulter le Secrétaire et bénéficier de ses
marche de la Société en particulier des investissements et services. Le Secrétaire est responsable de toutes les procédures
désinvestissements supérieurs à 1% des fonds propres ; relatives au fonctionnement du Conseil d’administration que ce
dernier examinera périodiquement.
o veille à la qualité de l’information fournie aux actionnaires ainsi
qu’aux marchés financiers à travers les comptes qu’il arrête et le Le Conseil procède, à intervalles réguliers n’excédant pas trois ans,
Document de référence, ou à l’occasion d’opérations majeures ; à une évaluation de son propre fonctionnement. Il procède en outre
o convoque et fixe l’ordre du jour des assemblées générales ; annuellement à un débat sur son fonctionnement.
Rôle et pouvoirs du Président : le Président représente le Conseil o s’assurer de la mise en place des procédures de contrôle interne
d’administration et, sauf circonstance exceptionnelle, est seul et de gestion des risques, et assurer le suivi de leur efficacité
habilité à agir et à s’exprimer au nom du Conseil d’administration. Il avec le concours de l’audit interne ;
organise et dirige les travaux du Conseil d’administration et veille à o assurer le suivi du processus d’élaboration de l’information
un fonctionnement efficace des organes sociaux dans le respect financière ;
des principes de bonne gouvernance. Il assure la liaison entre le
Conseil d’administration et les actionnaires de la Société en o s’assurer de la mise en place et du bon fonctionnement d’un
concertation avec la Direction Générale ; il veille à la qualité de comité de contrôle des informations à publier, prendre
l’information financière diffusée par la Société. En étroite connaissance de ses conclusions ;
coordination avec la Direction Générale, il peut représenter la o examiner les programmes annuels de travaux des auditeurs
Société dans ses relations de haut niveau avec les pouvoirs publics externes et internes ;
et les grands partenaires du Groupe, tant au plan national
o être régulièrement informé des travaux d’audit, examiner le
qu’international. Il est tenu régulièrement informé par le Directeur
rapport annuel d’audit interne et les autres rapports
Général des événements et situations significatifs relatifs à la vie du
(commissaires aux comptes, rapports annuels, etc.) ;
Groupe et peut lui demander toute information propre à éclairer le
Conseil d’administration et ses Comités. Il peut entendre les o examiner la pertinence du choix des principes et méthodes
commissaires aux comptes en vue de la préparation des travaux du comptables ;
Conseil d’administration et du Comité d’audit. o examiner les conditions d’utilisation des produits dérivés ;
Pouvoirs du Directeur Général : le Directeur Général assume sous o à la demande du Conseil, examiner les opérations majeures
sa responsabilité la direction générale de la Société. Il préside le envisagées par le Groupe ;
Comité exécutif et le Comité directeur du Groupe. Il est investi des o prendre connaissance de l’état annuel des contentieux
pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom importants ;
de la Société sous réserve des pouvoirs que la loi attribue au
Conseil d’administration et à l’Assemblée générale des o veiller à la mise en place et au suivi du Code d’éthique
actionnaires, ainsi que des règles de gouvernance d’entreprise financière ;
propres à la Société (voir supra « La mission du Conseil o proposer au Conseil la mise en place d’un processus d’alerte
d’administration »). Il présente à intervalles réguliers les résultats et ouvert aux salariés, actionnaires ou tiers en matière de traitement
les perspectives du Groupe aux actionnaires et à la communauté comptable, de contrôle interne et d’audit et veiller au suivi de la
financière. Il rend compte au Conseil d’administration des faits procédure ;
marquants de la vie du Groupe. o examiner le processus de validation des réserves prouvées du
Groupe.
‹ Le Comité d’audit Dans le choix des membres du Comité, le Conseil porte une
attention particulière à leur indépendance ainsi qu’à leur
Le Comité d’audit a pour mission d’assister le Conseil
qualification en matière financière et comptable. Les membres du
d’administration pour que celui-ci puisse s’assurer de la qualité du
Comité ne peuvent être dirigeants exécutifs de la Société ou de
contrôle interne et de la fiabilité de l’information fournie aux
l’une de ses filiales, ni détenir directement ou indirectement,
actionnaires ainsi qu’aux marchés financiers.
individuellement ou de concert, plus de 10% du capital de celle-ci.
Le Comité exerce notamment les missions suivantes :
Les membres du Comité d’audit ne peuvent recevoir directement
o proposer la désignation des commissaires aux comptes, leur ou indirectement de la Société et de ses filiales d’autre
rémunération, s’assurer de leur indépendance et veiller à la rémunération que :
bonne exécution de leur mission ;
o fixer les règles de recours aux commissaires aux comptes pour o les jetons de présence dus au titre de leur mandat
des travaux autres que le contrôle des comptes et en vérifier la d’administrateur et de membre du Comité d’audit ou, le cas
bonne application ; échéant, d’un autre Comité du Conseil ;
o assurer le suivi du contrôle par les commissaires aux comptes o les rémunérations et pensions dues au titre d’un travail antérieur
des comptes sociaux et consolidés de la Société ; au profit de la Société ou d’une autre société du Groupe et non
o examiner les hypothèses retenues pour les arrêtés de comptes, dépendantes d’une activité future.
étudier les comptes sociaux de la société mère et les comptes
consolidés annuels, semestriels et trimestriels avant leur examen Le Comité désigne son président. Celui-ci désigne le secrétaire du
par le Conseil, en ayant pris connaissance régulièrement de la Comité, qui peut être le directeur Financier. Le Comité se réunit au
situation financière, de la situation de trésorerie et des moins quatre fois par an pour examiner les comptes consolidés
engagements figurant dans les comptes annuels de la Société ; annuels et trimestriels.
TOTAL / 103
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
Le Comité peut entendre le Président du Conseil d’administration, 䊳 Composition et fonctionnement du Comité des
le Directeur Général et, le cas échéant, tout directeur général rémunérations
délégué de la Société, ainsi que procéder à des visites ou à
l’audition de responsables d’entités opérationnelles ou Le Comité est composé d’au moins trois administrateurs désignés
fonctionnelles utiles à la réalisation de sa mission. par le Conseil d’administration.
Le Comité procède à l’audition des commissaires aux comptes. Il
peut les entendre en dehors de tout représentant de la Société. S’il Les administrateurs indépendants représentent la majorité des
l’estime nécessaire pour l’accomplissement de sa mission, le membres du Comité. Ceux-ci ne peuvent recevoir directement ou
Comité demande au Conseil les moyens pour disposer d’une indirectement de la Société et de ses filiales que :
assistance externe.
o les jetons de présence dus au titre de leur mandat
Le Comité fait rapport écrit au Conseil d’administration de ses d’administrateur et de membre de ce Comité ou, le cas échéant,
travaux. d’un autre comité spécialisé du Conseil d’administration de la
Société ;
En 2009, le Comité a été composé de Mme Patricia Barbizet et de
o les rémunérations et pensions dues au titre d’un travail antérieur
MM. Bertrand Jacquillat et Thierry de Rudder ainsi que, jusqu’au
au profit de la Société et non dépendantes d’une activité future.
15 mai 2009, de M. Antoine Jeancourt-Galignani. Les membres du
Comité sont tous administrateurs indépendants et ont une
compétence reconnue en matière financière et comptable, comme Le Comité désigne son président et son secrétaire. Ce dernier est
le confirme leur parcours professionnel (voir pages 95 à 99 du un cadre dirigeant de la Société.
présent Document de référence).
Le Comité se réunit au moins deux fois par an.
Le Comité a été présidé par M. Antoine Jeancourt-Galignani,
désigné « expert financier » au sein du Comité par une décision du Le Comité invite le Président du Conseil d’administration ou le
Conseil d’administration du 5 septembre 2006. À la suite du départ Directeur Général à lui présenter ses propositions.
de M. Antoine Jeancourt-Galignani, Mme Patricia Barbizet a été
désignée par le Comité, lors de sa réunion du 28 juillet 2009, pour Aucun dirigeant social n’assiste aux délibérations relatives à sa
lui succéder à la présidence. Le Conseil d’administration du 30 propre situation.
juillet 2009 a décidé de désigner M. Bertrand Jacquillat en tant
qu’« expert financier » au sein du Comité d’audit, sur proposition de
Tout en respectant la confidentialité appropriée des débats, le
ce dernier.
Comité peut demander au Directeur Général à bénéficier de
l’assistance de tout cadre dirigeant de la Société dont les
‹ Le Comité des rémunérations compétences pourraient faciliter le traitement d’un point à l’ordre
du jour.
En février 2007, le Comité des rémunérations a été dissocié du
Comité de nomination et des rémunérations existant. Ce Comité
S’il l’estime nécessaire pour l’accomplissement de sa mission, le
des rémunérations a pour objectifs principaux :
Comité demande au Conseil les moyens pour disposer d’une
o d’examiner les politiques de rémunération des dirigeants mises assistance externe.
en œuvre dans la Société et la rémunération des membres du
Comité exécutif ; Le Comité fait rapport au Conseil d’administration de ses travaux.
o examiner les principaux critères et objectifs proposés par la Le Comité est présidé par M. Michel Pébereau.
Direction Générale en matière de rémunération des dirigeants du
Groupe et apporter tout conseil ; ‹ Le Comité de nomination et de la
o formuler, auprès du Conseil, des recommandations et gouvernance
propositions concernant :
- la rémunération, le régime de retraite et de prévoyance, les En février 2007, le Comité de nomination et de la gouvernance a été
avantages en nature et autres droits pécuniaires, y compris en dissocié du Comité de nomination et des rémunérations existant.
cas de cessation d’activité, des dirigeants sociaux de la Ce Comité de nomination et de la gouvernance a pour objectifs
Société ; principaux :
- les attributions d’options de souscription ou d’achat d’actions
et les attributions gratuites d’actions aux dirigeants sociaux ; o de recommander au Conseil d’administration les personnes
o examiner les plans d’options sur actions et d’attributions susceptibles d’être nommées administrateurs ou dirigeant social ;
gratuites d’actions, ceux fondés sur l’évolution de la valeur de o de préparer les règles de gouvernement d’entreprise applicables
l’action et les régimes de retraite et de prévoyance. à la Société et d’en suivre l’application ;
o de débattre de toute question, et en particulier des questions Le Comité fait rapport au Conseil d’administration de ses travaux.
éthiques, que le Conseil d’administration ou son Président
renvoie à son examen. En 2009, le Comité a été composé de MM. Bertrand Collomb,
Thierry Desmarest, Michel Pébereau et Serge Tchuruk, tous
Il exerce notamment les missions suivantes : administrateurs indépendants à l’exception du Président du Conseil
d’administration.
o présenter au Conseil des recommandations sur la composition
du Conseil d’administration et de ses Comités ;
Le Comité est présidé par M. Thierry Desmarest.
o proposer annuellement au Conseil la liste des administrateurs
pouvant être qualifiés comme « indépendants » de la Société ;
o assister le Conseil dans le choix et l’appréciation des dirigeants
sociaux et examiner la préparation de la relève des dirigeants
sociaux, en coordination avec le Comité des rémunérations ; 䡲 Les travaux du Conseil
o préparer la liste des personnes pouvant être nommées d’administration et de ses Comités
administrateur ainsi que celle des personnes pouvant être en 2009
nommées membre d’un Comité du Conseil ;
o proposer les procédures permettant au Conseil d’apprécier son
propre fonctionnement ;
o proposer les modalités de répartition des jetons de présence ;
o développer et recommander au Conseil les principes de Le Conseil d’administration s’est réuni à huit reprises en 2009. Le
gouvernement d’entreprise applicables à la Société ; taux de présence pour l’ensemble des administrateurs a été de
88,7%.
o examiner les questions éthiques que le Conseil d’administration
ou son Président lui soumet.
Le Comité d’audit s’est réuni à six reprises. Le taux de présence de
䊳 Composition et fonctionnement du Comité de ses membres a été de 100%.
nomination et de la gouvernance
Le Comité des rémunérations s’est réuni deux fois, avec un taux de
Le Comité est composé d’au moins trois administrateurs désignés présence de 100%.
par le Conseil d’administration.
Le Comité de nomination et de la gouvernance s’est réuni deux
Les administrateurs indépendants représentent la moitié au moins fois, avec un taux de présence de 100%.
des membres du Comité.
Le tableau des participations individuelles aux réunions du Conseil
Les membres du Comité qui n’ont pas la qualité de dirigeant social d’administration et des Comités figure en page 116 du présent
ne peuvent recevoir directement ou indirectement de la Société et Document de référence.
de ses filiales que :
Les réunions du Conseil d’administration ont comporté en
o les jetons de présence dus au titre de leur mandat d’administrateur
particulier l’examen des points suivants :
et de membre de ce Comité ou, le cas échéant, d’un autre comité
spécialisé du Conseil d’administration de la Société ;
13 janvier
o les rémunérations et pensions dues au titre d’un travail antérieur
au profit de la Société et non dépendantes d’une activité future. o perspectives stratégiques de la branche Chimie ;
o budget 2009 ;
Le Comité désigne son président et son secrétaire. Ce dernier est
o politique assurances du Groupe ;
un cadre dirigeant de la Société.
o compte rendu des travaux du Comité d’éthique.
Le Comité se réunit au moins deux fois par an.
11 février
Le Comité peut inviter le Président du Conseil d’administration ou le
Directeur Général, selon le cas, à lui présenter ses propositions. o comptes de l’exercice 2008 (comptes consolidés, comptes
société mère) ;
Aucun dirigeant social n’assiste aux délibérations relatives à sa o débat sur le fonctionnement du Conseil d’administration ;
propre situation.
o proposition de modification de la clause statutaire relative à la
Tout en respectant la confidentialité appropriée des débats, le Comité limite d’âge du Président ;
peut demander au Directeur Général à bénéficier de l’assistance de o modification du règlement intérieur du Conseil d’administration,
tout cadre dirigeant de la Société dont les compétences pourraient du Comité d’audit et du Comité de nomination et de la
faciliter le traitement d’un point à l’ordre du jour. gouvernance ;
S’il l’estime nécessaire pour l’accomplissement de sa mission, le o appréciation de l’indépendance des administrateurs ;
Comité demande au Conseil les moyens pour disposer d’une o proposition de renouvellement de mandats d’administrateur et de
assistance externe. nomination d’un nouvel administrateur ;
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5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
Lors de sa réunion du 5 février 2009, le Comité a pris acte du Lors de sa réunion du 10 février 2010, le Conseil d’administration a
souhait du Président et du Directeur Général de mettre un terme au débattu du résultat de l’auto-évaluation du Conseil confiée à un
contrat de travail les liant à la Société. Il a arrêté les propositions à cabinet extérieur qui a montré que les administrateurs étaient
présenter au Conseil sur les principes et règles applicables à la globalement satisfaits du fonctionnement du Conseil et de la qualité
détermination des rémunérations et autres avantages accordés au de l’information fournie.
Président et au Directeur Général ainsi que les dispositions
applicables en cas de résiliation ou de non renouvellement de leur Conformément à l’avis du Comité de nomination et de la
mandat. gouvernance, le Conseil, lors de sa réunion du 10 février 2010, a
approuvé les suggestions d’amélioration proposées et qui
Le Comité a examiné la politique de rémunération 2009 pour les concernent principalement la création d’une journée de réflexion
dirigeants sociaux et établi les propositions de rémunération pour le stratégique.
Président et le Directeur Général ainsi que les modalités de
conservation des actions détenues par ces derniers. Il a examiné la
rémunération des membres du Comité exécutif ; il a pris
connaissance des informations financières relatives à la
䡲 Indépendance des administrateurs
rémunération des organes de direction et aux engagements de la
Société en termes de retraite et de prévoyance, préalablement à
leur publication dans le Document de référence sur l’exercice 2008. Dans sa séance du 10 février 2010, le Conseil d’administration, sur
proposition du Comité de nomination et de la gouvernance, a
Lors de sa réunion du 2 septembre 2009, le Comité a arrêté les examiné l’indépendance des administrateurs de la Société au
plans d’attributions d’options de souscription d’actions et 31 décembre 2009. Sur proposition du Comité, le Conseil a
d’attributions d’actions conditionnelles. considéré, conformément au code AFEP-MEDEF, qu’un
administrateur est indépendant dès lors « qu’il n’entretient aucune
䊳 Les travaux du Comité de nomination et de la relation de quelque nature que ce soit, avec la Société, son Groupe
ou sa Direction, qui puisse compromettre l’exercice de sa liberté de
gouvernance
jugement ».
Lors de sa réunion du 5 février 2009, le Comité a débattu de la Mme Barbizet, MM. Artus, Bouton, Collomb, Desmarais, Jacquillat,
composition du Conseil d’administration, au regard en particulier Mandil, Pébereau, de Rudder, Tchuruk et Lord Levene of Portsoken
des critères d’indépendance les plus généralement retenus. Il a ont ainsi été considérés comme administrateurs indépendants.
établi les propositions à présenter au Conseil d’administration
concernant la liste des administrateurs à présenter au vote de Ces administrateurs remplissent les critères d’indépendance
l’Assemblée générale des actionnaires de 2009, comprenant mentionnés dans le code AFEP-MEDEF, à l’exception, pour l’un
notamment la nomination d’un nouvel administrateur indépendant. d’entre eux, du critère d’ancienneté de douze ans ; pour une
Il a proposé au Conseil d’administration de soumettre à société dont les investissements et l’activité s’inscrivent dans le
l’Assemblée générale une résolution visant à modifier la clause long terme, l’exercice prolongé d’un mandat d’administrateur
statutaire relative à la limite d’âge du Président du Conseil afin de apporte, en effet, expérience et autorité et permet ainsi de renforcer
pouvoir bénéficier de plus de souplesse en fonction des l’indépendance des administrateurs. Le Conseil en a conclu que
circonstances. M. Tchuruk, seul administrateur concerné, pouvait être considéré
comme administrateur indépendant.
Lors de la réunion du 2 septembre 2009, le Comité a débattu de En ce qui concerne le critère des relations « significatives » de
l’évolution de la composition du Conseil à prévoir pour 2010 en vue client, fournisseur, banquier d’affaires ou banquier de financement
de renforcer l’internationalisation du Conseil et la proportion entre l’administrateur et la Société, le Conseil a estimé que le
d’administrateurs indépendants. niveau des relations d’affaires entretenues par les sociétés du
Groupe avec un établissement bancaire dont un de ses
Il a examiné l’indépendance des administrateurs et fixé la liste des administrateurs est dirigeant social, inférieur à 0,1% de son produit
administrateurs indépendants au 31 décembre 2009. net bancaire et inférieur à 5% de l’ensemble des actifs du Groupe,
ne représentait ni une part significative de l’activité globale de cet
Il a examiné les conditions de fonctionnement du Conseil établissement, ni une part significative des financements externes
d’administration et proposé au Conseil de procéder à une auto- des activités du Groupe. Le Conseil a conclu que M. Pébereau
évaluation, avec l’assistance d’un cabinet extérieur. pouvait être considéré comme administrateur indépendant.
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5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
䡲 Contrôle interne et gestion des de profit ou de filiale s’engage annuellement sur le respect des
règles de contrôle interne et sur la sincérité de l’information
risques financière dont il a la charge au travers d’une lettre d’affirmation
interne adressée au directeur Financier du Groupe.
Les entités opérationnelles sont responsables de l’évaluation de Les réserves d’hydrocarbures sont revues par un comité d’experts
leurs risques industriels et environnementaux et de l’application des (le Comité réserves), approuvées par la direction générale
obligations règlementaires des pays où elles exercent leurs activités Exploration & Production et validées par la Direction Générale du
ainsi que des directives et recommandations dans ce domaine Groupe.
définies au niveau du Groupe ou des branches. Ces entités sont
également chargées d’assurer un suivi permanent des évolutions Enfin, le Comité de contrôle des informations à publier, composé
de la législation afin de rester en conformité avec les normes des principaux responsables fonctionnels du Groupe, veille au
locales et internationales en matière d’évaluation et de maîtrise des respect des procédures visant à assurer la qualité et la sincérité des
risques industriels et environnementaux. Les évaluations des publications externes destinées aux marchés financiers et
risques débouchent sur la définition de mesures de maîtrise visant à boursiers.
prévenir et à diminuer les impacts sur l’environnement, à réduire les
probabilités de survenance d’accidents et à limiter leurs
Au niveau des centres de profit ou des filiales, les activités de
conséquences.
contrôle sont organisées autour des principaux cycles
opérationnels que sont exploration et réserves, achats,
Il est rendu compte formellement et de manière plus précise des
investissements, production, ventes, trading de produits pétroliers
principaux risques et de leurs modalités de gestion dans le
et gaziers, stocks, ressources humaines, financement et trésorerie.
Chapitre 4 (Facteurs de risques) du présent Document de
référence.
Le Groupe a mis en place une grande diversité d’actions et de
moyens de contrôle contribuant à prévenir, détecter et limiter les
‹ Activités de contrôle différents types de fraude. Il s’appuie pour ce faire sur les valeurs et
principes de comportement décrits dans le Code de conduite du
Les activités de contrôle et notamment les systèmes de reporting Groupe, ainsi que dans les codes et procédures émis par les
financier sont conçus de façon à tenir compte de la spécificité de secteurs. Le Groupe a également mis en place un dispositif d’alerte
ces risques et du niveau de délégation accordé aux secteurs éthique permettant à tout collaborateur et à tout tiers de signaler
d’activité et aux centres de profit. des faits pouvant constituer des infractions ou des fraudes dans le
domaine du traitement comptable et du contrôle interne.
Le contrôle de la Direction Générale du Groupe s’exerce sur le plan
opérationnel par la validation par le Comité exécutif des projets
d’engagements d’investissements et de dépenses en fonction des Afin de maintenir des systèmes d’information adaptés aux objectifs
seuils que celui-ci a définis. Ces projets sont préalablement revus de l’organisation et de limiter les risques liés à la sûreté des
par le Comité risques dont les évaluations sont transmises au systèmes d’information et de leurs données, la direction des
Comité exécutif. Systèmes d’information et de télécommunication a élaboré et
diffusé des règles de gouvernance et de sûreté décrivant les
infrastructures, organisations et modes opératoires recommandés.
Les activités de contrôle s’appuient principalement sur un plan
Ces règles sont déployées et reprises dans l’ensemble des entités
stratégique revu annuellement, un budget annuel, un reporting
du Groupe sous la responsabilité des différents secteurs d’activité.
financier mensuel analysant en détail les écarts avec le budget, et la
production de comptes trimestriels consolidés rapprochés avec le
reporting. Ces processus sont supervisés, au sein de la direction Les activités de contrôle destinées à prévenir les risques industriels
Financière, par la direction Budget-Contrôle de gestion et la et liés à l’environnement sont mises en œuvre dans les entités
direction des Comptabilités, et sont effectués en conformité avec opérationnelles. Certains des systèmes de management de ce type
des méthodes normées de reporting financier, homogènes et de risques ont fait l’objet de certifications externes ou d’inspections
conformes aux normes comptables des comptes publiés. Les par des tiers. Les actions mises en œuvre dans les domaines de la
indicateurs financiers et les méthodes comptables utilisés sécurité et de l’environnement sont présentées de manière plus
permettent une mesure adéquate des risques et de la rentabilité détaillée dans un rapport spécifique intitulé Environnement et
des capitaux employés (ROACE). Société.
La direction des Comptabilités assure de manière centralisée ‹ Documentation et communication des règles
l’interprétation et la diffusion des normes comptables applicables
pour l’élaboration des comptes consolidés du Groupe sous la
de contrôle
forme de procédures formelles et d’un manuel de reporting
financier. Elle veille à la mise en œuvre effective des normes du Les règles de contrôle interne sont édictées aux trois niveaux de
Groupe au travers d’un processus de communication régulier et l’organisation opérationnelle : Groupe pour celles d’application
formalisé avec les responsables fonctionnels des secteurs générale ; secteurs d’activité pour celles propres à chaque type de
d’activité. Elle rend compte périodiquement au directeur Financier métier ; et centres de profit ou filiales pour toutes les autres. Elles
des exceptions relevées. font l’objet de communication par notes de procédure écrites,
disponibles également sur les sites intranet du Groupe et des
La direction du Financement-Trésorerie assure le contrôle et la secteurs d’activité pour celles à caractère commun.
gestion des risques relatifs aux activités de trésorerie et aux
instruments financiers de taux et de change dans le cadre des Les principales procédures en vigueur au niveau Groupe
règles strictes définies par la Direction Générale du Groupe. Les concernent, dans les domaines financiers, les acquisitions-
liquidités, les positions et la gestion des instruments financiers sont cessions, les investissements, le financement et la trésorerie, le
centralisées par la direction du Financement-Trésorerie. contrôle budgétaire, le reporting financier. Des procédures de
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5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
préparation et de contrôle de l’information financière publiée l’information comptable et financière. Sur la base des travaux qu’ils
(disclosure controls and procedures) sont en place. Dans les ont mis en œuvre, ils n’ont pas formulé d’observation sur les
domaines opérationnels, elles concernent principalement des informations données et les déclarations faites à cet égard dans le
procédures, directives ou recommandations en matière de sécurité présent rapport.
générale, industrielle et informatique, de santé, d’environnement et
de développement durable.
Les procédures des secteurs d’activité concernent principalement 䡲 Modalités particulières relatives à la
les règles de contrôle de gestion propres à chaque métier. Les participation des actionnaires aux
centres de profit ou filiales sont responsables de la déclinaison des
règles du Groupe en procédures détaillées, adaptées à leur taille ou assemblées générales
à leur contexte local.
Les commissaires aux comptes ont revu au cours de l’exercice o La rémunération des dirigeants sociaux, ainsi que les avantages
2009 le niveau d’application du cadre de contrôle interne du dont ceux-ci bénéficient, sont décidés par le Conseil
Groupe, l’architecture et l’efficacité des contrôles sélectionnés d’administration sur proposition du Comité des rémunérations. La
comme décisifs par le Groupe dans les principales entités de rémunération doit être mesurée et équitable dans un contexte de
celui-ci pour ce qui concerne l’élaboration et le traitement de solidarité et de motivation au sein de l’entreprise.
La rémunération des dirigeants sociaux est fonction du marché, Aucune décote n’est appliquée lors de l’attribution des options
du travail effectué, des résultats obtenus et de la responsabilité sur actions.
assumée.
Une périodicité régulière des attributions permet d’éviter tout
o La rémunération des dirigeants sociaux comporte une part fixe et effet d’opportunisme.
une part variable dont les montants sont revus chaque année.
Le Conseil d’administration détermine les règles relatives à la
o Le montant de la part variable ne peut excéder un maximum conservation d’une fraction des actions détenues à la suite de
exprimé en pourcentage de la partie fixe. Le montant de la part levées d’options.
variable est déterminé en fonction de critères quantitatifs et
qualitatifs préétablis. Les critères quantitatifs sont peu nombreux, o Les dirigeants sociaux doivent détenir au bout de trois ans
objectifs, mesurables et adaptés à la stratégie de l’entreprise. d’exercice de leur mandat une quantité d’actions de la société
fixée par le Conseil.
La part variable rémunère la performance à court terme et les
progrès accomplis pour préparer les développements à moyen o Il n’est pas attribué d’actions gratuites aux dirigeants sociaux.
terme. La part qualitative de la part variable permet de tenir
compte d’éventuelles circonstances exceptionnelles. Le présent rapport, préparé avec l’aide des directions
fonctionnelles concernées de la Société a été approuvé par le
o Il n’existe pas de régime de retraite spécifique aux dirigeants Conseil d’administration lors de sa réunion du 10 février 2010 après
sociaux. Ceux-ci bénéficient d’une indemnité de départ à la examen par les comités du Conseil des sections relevant de leurs
retraite et des régimes de retraite applicables aux salariés du compétences respectives.
Groupe dans les conditions fixées par le Conseil.
Thierry Desmarest
o Les options sur actions ont pour objet de renforcer, sur la durée,
la convergence d’intérêts des dirigeants sociaux avec les
actionnaires. Président du Conseil d’administration
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5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport des commissaires aux comptes
(article L. 225-235 du Code de commerce)
Rapport des commissaires aux comptes, établi en application de l’article L. 225-235 du Code de commerce, sur le Rapport du Président du
Conseil d’administration de la société TOTAL S.A.
Aux actionnaires,
En notre qualité de commissaires aux comptes de la société TOTAL S.A. et en application des dispositions de l’article L. 225-235 du Code de
commerce, nous vous présentons notre rapport sur le rapport établi par le président de votre société conformément aux dispositions de
l’article L. 225-37 du Code de commerce au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2009.
Il appartient au président d’établir et de soumettre à l’approbation du conseil d’administration un rapport rendant compte des procédures de
contrôle interne et de gestion des risques mises en place au sein de la société et donnant les autres informations requises par l’article
L. 225-37 du Code de commerce relatives notamment au dispositif en matière de gouvernement d’entreprise.
Il nous appartient :
o de vous communiquer les observations qu’appellent de notre part les informations contenues dans le rapport du président, concernant les
procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière, et
o d’attester que ce rapport comporte les autres informations requises par l’article L. 225-37 du Code de commerce, étant précisé qu’il ne
nous appartient pas de vérifier la sincérité de ces autres informations.
Nous avons effectué nos travaux conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France.
o prendre connaissance des procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de l’information
comptable et financière sous-tendant les informations présentées dans le rapport du président ainsi que de la documentation existante ;
o prendre connaissance des travaux ayant permis d’élaborer ces informations et de la documentation existante ;
o prendre connaissance du processus d’évaluation mis en place et apprécier la qualité et le caractère suffisant de sa documentation, pour ce
qui concerne les informations portant sur l’évaluation des procédures de contrôle interne et de gestion des risques ;
o déterminer si les déficiences majeures du contrôle interne relatif à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière que
nous aurions relevées dans le cadre de notre mission font l’objet d’une information appropriée dans le rapport du président.
Sur la base de ces travaux, nous n’avons pas d’observation à formuler sur les informations concernant les procédures de contrôle interne et
de gestion des risques de la société relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière contenues dans le
rapport du président du conseil d’administration, établi en application des dispositions de l’article L. 225-37 du Code de commerce.
Autres informations
Nous attestons que le rapport du président du conseil d’administration comporte les autres informations requises à l’article L. 225-37 du Code
de commerce.
TOTAL / 113
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Direction Générale
䊳 Direction Générale
Sur proposition du Comité de nomination et des rémunérations, le Le Comité directeur (CODIR) assure la coordination des différentes
Conseil d’administration a décidé, le 13 février 2007, de dissocier entités du Groupe, le suivi des résultats d’exploitation des
l’exercice des fonctions de Président du Conseil d’administration directions opérationnelles et l’examen des rapports d’activité des
de celles de Directeur Général de la Société afin de permettre directions fonctionnelles.
d’assurer la continuité du processus de relève de la Direction
Générale. Au 31 décembre 2009, le CODIR rassemble, aux côtés des
membres du COMEX, dix-huit dirigeants des différentes directions
Le mode d’exercice retenu demeure en application jusqu’à décision fonctionnelles et opérationnelles :
contraire du Conseil d’administration.
Holding
Amont
P. Macioce
41, rue Ybry, 92576 Neuilly-sur-Seine Cedex
Il sera proposé à cette Assemblée générale de renouveler le mandat des commissaires aux comptes titulaires et de nommer des commissaires
aux comptes suppléants.
䡲 Honoraires perçus par les commissaires aux comptes (y compris les membres de
leurs réseaux)
TOTAL / 115
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
䡲 Rémunération des administrateurs qui est de 30 000 euros et de celle des autres membres du
Comité d’audit qui est de 25 000 euros ;
Comité de
nomination et
Conseil Comité Comité des de la
d’administration d’audit rémunérations gouvernance
Nombre de réunions en 2009 8 6 2 2
Thierry Desmarest 8 2
Christophe de Margerie 8
Patrick Artus 3 (a)
Patricia Barbizet 8 6 (b)
Daniel Boeuf 8
Daniel Bouton 8
Bertrand Collomb 7 2 2
Paul Desmarais Jr 4
Bertrand Jacquillat 8 6
Antoine Jeancourt-Galignani 4 (c) 3 (d)
Anne Lauvergeon 5
Peter Leven of Portsoken 7
Claude Mandil 7
Michel Pébereau 6 2 2
Thierry de Rudder 7 6
Serge Tchuruk 8 2 2
Pierre Vaillaud 4 (c)
Comité directeur
Christophe de Margerie * Bertrand Deroubaix
François Cornélis * Peter Herbel
(Voir également tableaux récapitulatifs en pages 121 à 123 du Michel Bénézit * Jean-Marc Jaubert
présent Document de référence) Yves-Louis Darricarrère * Manoelle Lepoutre
Jean-Jacques Guilbaud * Françoise Leroy
La rémunération versée à M. de Margerie au titre de l’année 2009 a Patrick de La Chevardière * Jacques Marraud des Grottes
été fixée par le Conseil d’administration de TOTAL S.A. sur Pierre Barbé Éric de Menten
proposition du Comité des rémunérations. Elle comprend un salaire Marc Blaizot Jean-François Minster
de base fixe qui s’est élevé à 1 310 000 euros, ainsi qu’une part Philippe Boisseau Jean-Jacques Mosconi
variable. Alain Champeaux Patrick Pouyanné
René Chappaz André Tricoire
Les éléments pris en compte pour le calcul de la part variable de la Yves-Marie Dalibard François Viaud
rémunération du Directeur Général comprennent la rentabilité des
capitaux propres, l’évolution des résultats par comparaison avec Trésorier
ceux des grandes compagnies pétrolières et la contribution Jérôme Schmitt
* Membre du COMEX.
TOTAL / 117
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
䡲 Pension et autres engagements indemnité de départ égale à deux années de rémunération brute.
La base de référence de cette indemnité sera la rémunération
(article L. 225-102-1, alinéa 3, du brute (fixe et variable) des douze derniers mois précédant la date
Code de commerce) de la résiliation ou du non renouvellement du mandat social.
(a) Président-directeur général jusqu’au 13 février 2007 puis Président du Conseil d’administration depuis le 14 février 2007.
(b) Versement soumis à condition de performance selon les termes arrêtés par le Conseil d’administration du 11 février 2009.
(c) Versement soumis à condition de performance selon les termes arrêtés par le Conseil d’administration du 11 février 2009 et confirmés par le Conseil d’administration du
15 mai 2009.
䡲 Politique d’attribution des options Par ailleurs, les attributions gratuites d’actions ne sont définitives qu’à
l’issue d’une période de deux ans (période d’acquisition) et sous
sur actions et attributions gratuites réserve que soient remplies une condition de présence et une
d’actions condition de performance liée au taux de rentabilité des capitaux
propres (ROE) du Groupe. Cette condition de performance est définie
à l’avance par le Conseil d’administration sur proposition du Comité
des rémunérations. À l’issue de cette période d’acquisition, et sous
réserve des conditions fixées, les actions TOTAL sont définitivement
‹ Politique générale attribuées aux bénéficiaires qui doivent ensuite les conserver pendant
au moins deux ans (période d’obligation de conservation).
Les plans d’options de souscription ou d’achat d’actions et les
plans d’attributions gratuites d’actions portent exclusivement sur
des actions TOTAL, aucune option ou attribution gratuite n’étant Pour le plan 2009 d’attribution gratuite d’actions, le Conseil
consentie sur des actions de filiales cotées du Groupe. d’administration a décidé que pour chaque attributaire bénéficiant
d’un nombre d’actions supérieur à 100 actions, la moitié des
Chaque plan est décidé par le Conseil d’administration, sur actions au-delà de ce nombre sera définitivement attribuée à leur
proposition du Comité des rémunérations. Pour chaque plan, le bénéficiaire, sous réserve qu’une condition de performance soit
Comité des rémunérations propose la liste des bénéficiaires ainsi remplie. Cette condition de performance est fonction de la
que le nombre d’options ou d’actions gratuites respectivement moyenne des ROE du Groupe tels que publiés par le Groupe et
attribuées à chacun d’eux, cette liste étant ensuite définitivement calculés sur la base du bilan et du compte de résultat consolidés
arrêtée par le Conseil d’administration. du Groupe relatifs aux exercices 2009 et 2010. Le taux
d’acquisition :
Les options de souscription ou d’achat d’actions sont consenties
pour une période de huit ans, leur prix d’exercice correspondant à o est nul si la moyenne des ROE est inférieure ou égale à 7% ;
la moyenne des premiers cours cotés de l’action durant les vingt
o varie linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROE est
séances de bourse précédant la date d’attribution des options,
supérieure à 7% et inférieure à 18% ;
sans application de décote. Pour les plans d’options mis en place
depuis 2002, les options ne sont exerçables qu’après l’expiration o est égal à 100% si la moyenne des ROE est supérieure ou égale
d’une première période de deux ans, les actions issues de la levée à 18%.
des options n’étant cessibles qu’après l’expiration d’une seconde
période de deux ans. Pour les plans 2007, 2008 et 2009 d’options Pour les plans 2007 et 2008, la condition de performance disposait
de souscription d’actions, la cession ou la conversion au porteur que le nombre définitif d’actions attribuées gratuitement était
des actions issues de levées d’options par les bénéficiaires sous fonction du ROE du Groupe relatif à l’exercice précédant l’année
contrat d’une société non française lors de l’attribution peut d’attribution définitive. Le taux d’acquisition :
intervenir après l’expiration de la première période d’incessibilité de
deux ans. o est nul si le ROE est inférieur ou égal à 10% ;
TOTAL / 119
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
o varie linéairement entre 0% et 80% si le ROE est supérieur à 10% exercices 2009 et 2010. Le taux d’attribution est nul si la
et inférieur à 18% ; moyenne des ROE est inférieure ou égal à 7%, varie linéairement
entre 0% et 100% si la moyenne des ROE est supérieure à 7% et
o varie linéairement entre 80% et 100% si le ROE est supérieur ou
inférieure à 18%, et est égal à 100% si la moyenne des ROE est
égal à 18% et inférieur à 30% ;
supérieure ou égale à 18%.
o est égal à 100% si le ROE est supérieur ou égal à 30%.
o Pour 50% des options de souscription d’actions attribuées, une
Les attributions gratuites d’actions ou d’options complètent, sur la condition de performance dispose que le nombre définitif
base de performances individuelles examinées à l’occasion de d’options attribuées est fonction de la moyenne des ROACE du
chaque plan, la politique de développement de l’actionnariat salarié Groupe tels que publiés par le Groupe et calculés sur la base du
mise en place au sein de TOTAL pour l’ensemble des salariés du bilan et du compte de résultat consolidés du Groupe relatifs aux
Groupe (plans d’épargne continus, augmentations de capital exercices 2009 et 2010. Le taux d’attribution est nul si la
réservées aux salariés) et qui associe plus étroitement l’ensemble moyenne des ROACE est inférieure ou égale à 6%, varie
des salariés aux performances financières et boursières de TOTAL linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROACE est
(pages 133 à 135 du présent Document de référence). supérieure à 6% et inférieure à 15%, et est égal à 100% si la
moyenne des ROACE est supérieure ou égale à 15%.
‹ Attribution aux dirigeants sociaux et aux
principaux dirigeants Par ailleurs, dans le cadre du plan 2009 d’options de souscription
d’actions, le Conseil d’administration a décidé que pour chaque
attributaire bénéficiant d’un nombre d’options supérieur à 25 000
Conformément aux dispositions introduites par la loi n° 2006-1770
options, à l’exception du Directeur Général, le tiers des options
du 30 décembre 2006 à l’article L.225-185 du Code de commerce,
au-delà de ce nombre lui sera définitivement attribué sous réserve
le Conseil d’administration a décidé, pour les plans 2007, 2008 et
qu’une condition de performance soit remplie. Cette condition de
2009 d’options de souscription d’actions, que les dirigeants
performance est fonction de la moyenne des ROE tels que publiés
sociaux (le Président du Conseil d’administration et le Directeur
par le Groupe et calculés sur la base du bilan et du compte de
Général) seront tenus de conserver au nominatif pur, jusqu’à la
résultat consolidés du Groupe relatifs aux exercices 2009 et 2010.
cessation de leurs fonctions, un nombre d’actions de la Société
Le taux d’attribution :
représentant 50% des plus-values d’acquisition nettes des impôts
et contributions afférentes obtenues par levées d’options de ces
plans. Lorsque les dirigeants sociaux détiendront une quantité o est nul si la moyenne des ROE est inférieure ou égale à 7% ;
d’actions (sous forme d’actions ou de parts de fonds communs de o varie linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROE est
placement investis en titres de la Société) représentant cinq fois la supérieure à 7% et inférieure à 18% ;
partie fixe de leur rémunération annuelle brute alors en vigueur, ce
o est égal à 100% si la moyenne des ROE est supérieure ou égale
pourcentage sera égal à 10%. Si cette condition n’est plus remplie,
à 18%.
l’obligation de conservation de 50% précitée s’appliquera de
nouveau de plein droit.
Dans le cadre des plans 2007 et 2008 d’options de souscription
d’actions, le Conseil d’administration a décidé que, pour chaque
Le Président du Conseil d’administration n’a pas bénéficié des
attributaire bénéficiant d’un nombre d’options supérieur à 25 000
plans 2008 et 2009 d’options de souscription d’actions.
options, le tiers des options au-delà de ce nombre est soumis à une
condition de performance. Cette condition de performance dispose
En outre, le Président du Conseil d’administration et le Directeur que le taux d’attribution définitive est fonction du ROE calculé sur la
Général n’ont pas bénéficié d’attribution gratuite d’actions dans le base des comptes consolidés publiés par le Groupe et relatifs à
cadre des plans 2006, 2007, 2008 et 2009. l’exercice précédant l’année d’attribution définitive. Le taux
d’attribution :
Dans le cadre du plan 2009 d’options de souscription d’actions, le
Conseil d’administration a décidé que, pour le Directeur Général, le o est nul si le ROE est inférieur ou égal à 10% ;
nombre d’options de souscription d’actions définitivement
attribuées à celui-ci sera fonction de deux conditions de o varie linéairement entre 0% et 80% si le ROE est supérieur à 10%
performance : et inférieur à 18% ;
o varie linéairement entre 80% et 100% si le ROE est supérieur ou
o Pour 50% des options de souscriptions d’actions attribuées, une égal à 18% et inférieur à 30% ;
condition de performance dispose que le nombre définitif o est égal à 100% si le ROE est supérieur ou égal à 30%.
d’options attribuées est fonction de la moyenne des ROE du
Groupe tels que publiés par le Groupe et calculés sur la base du
bilan et du compte de résultat consolidés du Groupe relatifs aux
‹ Synthèse des rémunérations et des options et actions attribuées à chaque dirigeant social
Exercice
(en euros) 2009 2008
Thierry Desmarest
Président du Conseil d’administration
Rémunérations dues au titre de l’exercice (a) 1 971 852 2 069 430
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice (b) – –
Valorisation des actions gratuites attribuées au cours de l’exercice (c) – –
Total 1 971 852 2 069 430
Christophe de Margerie
Directeur Général
Rémunérations dues au titre de l’exercice (a) 2 673 771 2 808 395
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice (d) 1 676 000 998 000
Valorisation des actions gratuites attribuées au cours de l’exercice (c) – –
Total 4 349 771 3 806 395
TOTAL / 121
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
(a) Pour le Président du Conseil d’administration et le Directeur Général, voir les tableaux récapitulatifs des rémunérations figurant en pages 121 à 123 du présent Document de
référence. Aucun jeton de présence n’a été perçu au titre du mandat d’administrateur de la Société.
(b) Nomination en qualité d’administrateur à compter du 15 mai 2009.
(c) Présidente du Comité d’audit à compter du 28 juillet 2009.
(d) Nomination en qualité d’administrateur à compter du 16 mai 2008.
(e) Incluant la rémunération versée par Total Raffinage Marketing (filiale de TOTAL S.A.) soit 123 910,48 euros en 2008 et 212 143 euros en 2009.
(f) Administrateur jusqu’au 15 mai 2009.
(g) Président du Comité d’audit jusqu’au 15 mai 2009.
(h) Incluant les compléments de retraite versés au cours de l’exercice au titre de ses fonctions passées dans le Groupe, soit 73 427 euros pour 2008 et 74 379 euros pour 2009.
(i) Incluant les compléments de retraite versés au cours de l’exercice au titre de ses fonctions passées dans le Groupe, soit 141 873 euros pour 2008 et 53 431 euros pour 2009.
Les administrateurs en exercice n’ont perçu, au cours des deux derniers exercices, aucune rémunération ou avantage de toute nature de la
part de sociétés contrôlées par TOTAL S.A. à l’exception de M. Daniel Boeuf, salarié de Total Raffinage Marketing. Les rémunérations
indiquées (à l’exception de celle du Président, du Directeur Général et de MM. Boeuf, Tchuruk et Vaillaud), correspondent uniquement aux
jetons de présence (montant brut) versés au titre de l’exercice. En outre, il n’existe aucun contrat de service liant un administrateur à
TOTAL S.A. ou à l’une quelconque de ses filiales qui prévoirait l’octroi d’avantages aux termes d’un tel contrat.
‹ Options de souscription ou d’achat d’actions attribuées durant l’exercice 2009 à chaque dirigeant
social
Nombre
d’options
Valorisation attribuées Prix
Nature des des options durant d’exercice Période
Date du plan options (en euros) (a) l’exercice (b) (en euros) d’exercice
Thierry Desmarest Plan 2009 Options de – – – –
Président du Conseil d’administration 15/09/2009 souscription
Total – –
Christophe de Margerie Plan 2009 Options de 1 676 000 200 000 39,90 16/09/2011
Directeur Général 15/09/2009 souscription 15/09/2017
Total 1 676 000 200 000
Le détail des plans d’options pour chaque dirigeant social figure aux pages 127 et 128 du présent Document de référence.
(a) La valorisation des options attribuées a été calculée le jour de l’attribution selon la méthode Black & Scholes sur la base des hypothèses retenues pour l’établissement des
comptes consolidés (voir note 25 de l’annexe aux comptes consolidés).
(b) Dans le cadre du plan d’options de souscription d’actions du 15 septembre 2009, le Conseil d’administration a prévu que, pour le Directeur Général, le nombre d’options de
souscription définitivement attribuées, à l’issue du différé d’exercice de 2 ans, sera fonction de conditions de performance (voir page 120 du présent Document de
référence).
‹ Options de souscription ou d’achat d’actions levées durant l’exercice 2009 par chaque dirigeant
social
Le détail des plans d’options pour chaque dirigeant social figure aux pages 127 et 128 du présent Document de référence.
Nombre d’options
levées durant Prix d’exercice
Date du plan l’exercice (en euros)
Thierry Desmarest Plan 2002 45 000 39,03
Président du Conseil d’administration 09/07/2002
Total 45 000
Christophe de Margerie – – –
Directeur Général – – –
Total –
‹ Actions gratuites attribuées durant l’exercice 2009 à chaque dirigeant social ou autre
administrateur (attributions conditionnelles)
Nombre
d’actions Valorisation
attribuées des actions
pendant attribuées Date Date de Conditions de
Date du plan l’exercice (en euros) d’acquisition disponibilité performance
Thierry Desmarest Plan 2009 – – – – –
Président du Conseil d’administration 15/09/2009
Christophe de Margerie Plan 2009 – – – – –
Directeur Général 15/09/2009
Daniel Boeuf Plan 2009 – – – – –
Administrateur représentant les salariés actionnaires 15/09/2009
Total – –
‹ Actions gratuites définitivement attribuées durant l’exercice 2009 à chaque dirigeant social ou
autre administrateur
Nombre d’actions
attribuées définitivement Conditions
Date du plan durant l’exercice (a) d’acquisition
Thierry Desmarest Plan 2007 – –
Président du Conseil d’administration 17/07/2007
Christophe de Margerie Plan 2007 – –
Directeur Général 17/07/2007
Daniel Boeuf Plan 2007 432 (b)
(a) Actions attribuées définitivement à leurs bénéficiaires à l’issue d’une période d’acquisition de deux ans, soit le 18 juillet 2009.
(b) Le taux d’acquisition des actions attribuées, lié à la condition de performance, était de 100% (voir page 131 du présent Document de référence). Par ailleurs, la cession des
actions qui ont été gratuitement et définitivement attribuées ne pourra intervenir qu’au terme d’une période d’obligation de conservation de 2 ans, soit à compter du
18 juillet 2011.
TOTAL / 123
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
La répartition des attributions d’options de souscription et d’achat d’actions TOTAL entre catégories de bénéficiaires (principaux dirigeants,
cadres dirigeants et autres salariés) est la suivante pour chacun des plans en vigueur durant l’exercice 2009 :
Nombre
Nombre moyen
Nombre de d’options d’options par
bénéficiaires notifiées (a) Répartition bénéficiaire (a)
Plan 2001 (b) (c)
: Options d’achat Principaux dirigeants (d) 21 295 350 11,0% 14 064
Décision du Conseil d’administration du 10 juillet 2001 Cadres dirigeants 281 648 950 24,1% 2 309
Prix d’exercice : 168,20 euros ; rabais : 0,0% Autres salariés 3 318 1 749 075 64,9% 527
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 : 41,47 euros (a)
Total 3 620 2 693 375 100% 744
Plan 2002 (e) (c) : Options d’achat Principaux dirigeants (d) 28 333 600 11,6% 11 914
Décision du Conseil d’administration du 9 juillet 2002 Cadres dirigeants 299 732 500 25,5% 2 450
Prix d’exercice : 158,30 euros ; rabais : 0,0% Autres salariés 3 537 1 804 750 62,9% 510
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 : 39,03 euros (a)
Total 3 864 2 870 850 100% 743
Plan 2003 (e) (c) : Options de souscription Principaux dirigeants (d) 28 356 500 12,2% 12 732
Décision du Conseil d’administration du 16 juillet 2003 Cadres dirigeants 319 749 206 25,5% 2 349
Prix d’exercice : 133,20 euros ; rabais : 0,0% Autres salariés 3 603 1 829 600 62,3% 508
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 : 32,84 euros (a)
Total 3 950 2 935 306 100% 743
Plan 2004 (e) : Options de souscription Principaux dirigeants (d) 30 423 500 12,6% 14 117
Décision du Conseil d’administration du 20 juillet 2004 Cadres dirigeants 319 902 400 26,8% 2 829
Prix d’exercice : 159,40 euros ; rabais : 0,0% Autres salariés 3 997 2 039 730 60,6% 510
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 : 39,30 euros (a)
Total 4 346 3 365 630 100% 774
Plan 2005 (e) : Options de souscription Principaux dirigeants (d) 30 370 040 24,3% 12 335
Décision du Conseil d’administration du 19 juillet 2005 Cadres dirigeants 330 574 140 37,6% 1 740
Prix d’exercice : 198,90 euros ; rabais : 0,0% Autres salariés 2 361 581 940 38,1% 246
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 : 49,04 euros (a)
Total 2 721 1 526 120 100% 561
Plan 2006 (e) : Options de souscription Principaux dirigeants (d) 28 1 447 000 25,3% 51 679
Décision du Conseil d’administration du 18 juillet 2006 Cadres dirigeants 304 2 120 640 37,0% 6 976
Prix d’exercice : 50,60 euros ; rabais : 0,0% Autres salariés 2 253 2 159 600 37,7% 959
Total 2 585 5 727 240 100% 2 216
Plan 2007 (e) (f) (g) : Options de souscription Principaux dirigeants (d) 27 1 329 360 22,8% 49 236
Décision du Conseil d’administration du 17 juillet 2007 Cadres dirigeants 298 2 162 270 37,1% 7 256
Prix d’exercice : 60,10 euros ; rabais : 0,0% Autres salariés 2 401 2 335 600 40,1% 973
Total 2 726 5 827 230 100% 2 138
Plan 2008 (e) (f) : Options de souscription Principaux dirigeants (d) 26 1 227 500 27,6% 47 212
Attribution réalisée le 9 octobre 2008, par décision du Cadres dirigeants 298 1 988 420 44,7% 6 673
Conseil d’administration du 9 septembre 2008 Autres salariés 1 690 1 233 890 27,7% 730
Prix d’exercice : 42,90 euros ; rabais : 0,0%
Total 2 014 4 449 810 100% 2 209
Plan 2009 (e) (f) : Options de souscription Principaux dirigeants (d) 26 1 201 500 27,4% 46 211
Décision du Conseil d’administration du 15 septembre 2009 Cadres dirigeants 284 1 825 540 41,6% 6 428
Prix d’exercice : 39,90 euros ; rabais : 0,0% Autres salariés 1 742 1 360 460 31,0% 781
Total 2 052 4 387 500 100% 2 138
(a) Afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, le Conseil d’administration du 14 mars 2006 a décidé en application des articles 174-9, 174-12 et 174-13 du décret
n° 67-236 du 23 mars 1967 en vigueur lors de la tenue de ce Conseil et de l’Assemblée générale du 12 mai 2006, l’ajustement des droits des bénéficiaires d’options TOTAL.
Les prix d’exercice des options d’achat et de souscription d’actions TOTAL ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147, et les nombres d’options non
levées ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 1,014048 puis arrondis, pour chaque plan et chaque bénéficiaire, à l’unité supérieure, avec prise d’effet le
24 mai 2006. En outre, afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale, les prix d’exercice des
options d’achat et de souscription d’actions TOTAL ont été multipliés par 0,25, et les nombres d’options non levées ont été multipliés par quatre. La présentation des
nombres d’options notifiées figurant dans ce tableau n’a pas été retraitée de cette division par quatre du nominal de l’action.
(b) Les options sont exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, à compter du 1er janvier 2005. Le différé d’exercice est assorti d’un délai d’incessibilité
de 4 ans à compter de la date du Conseil ayant décidé l’attribution. Les options doivent être exercées dans un délai de 8 ans à compter de cette date. La condition de
présence dispose que la rupture du contrat de travail retirera au bénéficiaire la faculté d’exercice des options.
(c) Certains collaborateurs présents dans le groupe Elf Aquitaine en 1998 avaient également bénéficié en 2000, 2001, 2002 et 2003 de la confirmation d’options Elf Aquitaine
attribuées en 1998 sous réserve de la réalisation d’objectifs de résultats par le groupe Elf Aquitaine de 1998 à 2002. Ces plans d’options Elf Aquitaine sont échus depuis le
31 mars 2005.
(d) Membres du Comité directeur et le trésorier, tels que définis à la date du Conseil d’administration ayant décidé l’attribution des options. Le Président du Conseil
d’administration n’est plus membre du Comité directeur depuis le 14 février 2007. Le Président du Conseil d’administration s’est vu attribuer 110 000 options au titre du plan
2007 et aucune option au titre des plans 2008 et 2009.
(e) Les options sont exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 2 ans assorti d’un délai d’incessibilité de 4 ans à compter de la date
du Conseil ayant décidé l’attribution (à l’exception du plan 2008), et doivent être exercées dans un délai de 8 ans à compter de cette date. La condition de présence dispose
que la rupture du contrat de travail retirera au bénéficiaire la faculté d’exercice des options.
(f) Le délai d’incessibilité de 4 ans n’est pas applicable aux bénéficiaires sous contrat d’une société filiale non française à la date d’attribution, lesquels peuvent céder les
actions issues d’exercice d’options à compter d’un délai de 2 ans après la date d’attribution.
(g) Pour le plan 2007, le taux d’attribution des options, lié à la condition de performance, était de 100%.
TOTAL / 125
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
(a) La date d’attribution correspond à la date à laquelle le Conseil d’administration a décidé l’attribution des options, sauf l’attribution d’options de souscription d’actions en
date du 9 octobre 2008 décidée par le Conseil d’administration du 9 septembre 2008.
(b) Les nombres d’options attribuées avant le 23 mai 2006 inclus ont été multipliés par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL
décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale.
(c) Options attribuées aux mandataires sociaux ayant cette qualité lors de l’attribution.
(d) Ajustements décidés par le Conseil d’administration du 14 mars 2006 en application des dispositions des articles 174-9, 174-12 et 174-13 du décret n°67-236 du
23 mars 1967 en vigueur lors de la tenue de ce Conseil ainsi que lors de la tenue de l’Assemblée générale du 12 mai 2006, dans le cadre de l’opération d’apport-scission
d’Arkema. Ces ajustements ont été effectués le 22 mai 2006, avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(e) Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des
options d’achat et de souscription d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les
prix d’exercice des options d’achat et de souscription d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le
24 mai 2006. Les prix d’exercice en vigueur avant le 24 mai 2006 figurent en pages 239 à 242 du présent Document de référence.
(f) Pour le plan 2007, le taux d’attribution des options, lié à la condition de performance, était de 100%.
En cas de levée de toutes les options d’achat d’actions et de souscription d’actions existantes au 31 décembre 2009, les actions
correspondantes représenteraient 2,16% 1 du capital social potentiel de la Société à cette date.
(a) Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des
options d’achat et de souscription d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les
prix d’exercice des options d’achat et de souscription d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le
24 mai 2006. Les prix d’exercice en vigueur avant le 24 mai 2006 figurent en pages 239 à 242 du présent Document de référence.
(b) Les nombres d’options attribuées avant le 23 mai 2006 inclus ont été multipliés par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL
décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale.
(c) Ajustements décidés par le Conseil d’administration du 14 mars 2006 en application des dispositions des articles 174-9, 174-12 et 174-13 du décret n°67-236 du
23 mars 1967 en vigueur lors de la tenue de ce Conseil et de l’Assemblée générale du 12 mai 2006, dans le cadre de l’opération d’apport-scission d’Arkema. Ces
ajustements ont été effectués le 22 mai 2006, avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(d) Le nombre d’options attribuées en 2009 aux principaux dirigeants ayant cette qualité au 31 décembre 2009 diffère du nombre figurant dans le tableau en page 124 du
présent Document de référence, en raison de mouvements parmi les principaux dirigeants après la date de la réunion du Conseil d’administration au cours de laquelle le plan
d’options de souscription d’actions a été décidé.
Dans le cadre des plans 2007, 2008 et 2009 d’options de souscription d’actions, le Conseil d’administration a assorti d’une condition de
performance les attributions supérieures à 25 000 options pour le tiers des options au-delà de ce nombre (voir page 120 du présent Document
de référence). Pour le plan 2007, le taux d’attribution des options, lié à la condition de performance, était de 100%.
D’autre part, M. Daniel Boeuf, administrateur représentant les salariés actionnaires, n’a exercé aucune option en 2009 et n’a bénéficié
d’aucune option de souscription d’actions au titre du plan 2009.
1. Sur la base d’un capital potentiel de 2 394 251 653 actions (voir page 171 du présent Document de référence).
(a) Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des
options d’achat et de souscription d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les
prix d’exercice des options d’achat et de souscription d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le
24 mai 2006. Les prix d’exercice en vigueur avant le 24 mai 2006 figurent en pages 239 à 242 du présent Document de référence.
(b) Les nombres d’options attribuées avant le 23 mai 2006 inclus ont été multipliés par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL
décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale.
(c) Ajustements décidés par le Conseil d’administration du 14 mars 2006 en application des dispositions des articles 174-9, 174-12 et 174-13 du décret n°67-236 du
23 mars 1967 en vigueur lors de la tenue de ce Conseil et de l’Assemblée générale du 12 mai 2006, dans le cadre de l’opération d’apport-scission d’Arkema. Ces
ajustements ont été effectués le 22 mai 2006, avec prise d’effet le 24 mai 2006.
Le Conseil d’administration a assorti d’une condition de performance l’attribution consentie au Président du Conseil d’administration dans le
cadre du plan 2007 (voir page 120 du présent Document de référence). Pour le plan 2007, le taux d’attribution des options, lié à la condition de
performance, était de 100%.
Les options du Président du Conseil d’administration existantes au 31 décembre 2009 représentent 0,036% 1 du capital social potentiel de la
Société à cette date.
1. Sur la base d’un capital potentiel de 2 394 251 653 actions (voir page 171 du présent Document de référence).
TOTAL / 127
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
(a) Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des
options d’achat et de souscription d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les
prix d’exercice des options d’achat et de souscription d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le
24 mai 2006. Les prix d’exercice en vigueur avant le 24 mai 2006 figurent en pages 239 à 242 du présent Document de référence.
(b) Les nombres d’options attribuées avant le 23 mai 2006 inclus ont été multipliés par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL
décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale.
(c) Ajustements décidés par le Conseil d’administration du 14 mars 2006 en application des dispositions des articles 174-9, 174-12 et 174-13 du décret n°67-236 du
23 mars 1967 en vigueur lors de la tenue de ce Conseil et de l’Assemblée générale du 12 mai 2006, dans le cadre de l’opération d’apport-scission d’Arkema. Ces
ajustements ont été effectués le 22 mai 2006, avec prise d’effet le 24 mai 2006.
Le Conseil d’administration a assorti de conditions de performance les attributions consenties au Directeur Général dans le cadre des plans
2007, 2008 et 2009 (voir page 120 du présent Document de référence). Pour le plan 2007, le taux d’attribution des options, lié à la condition de
performance, était de 100%.
Les options du Directeur Général existantes au 31 décembre 2009 représentent 0,052% 1 du capital social potentiel de la Société à cette date.
1. Sur la base d’un capital potentiel de 2 394 251 653 actions (voir page 171 du présent Document de référence).
‹ Options de souscription d’actions consenties aux dix salariés non mandataires sociaux bénéficiant
du nombre d’options le plus élevé / Options de souscription ou d’achat d’actions levées par les dix
salariés non mandataires sociaux ayant procédé aux levées les plus importantes
Nombre total
d’options
attribuées/d’actions Prix Date
souscrites ou d’exercice d’attribution des Date
achetées (en euros) options (a) d’échéance
Options consenties, durant l’exercice 2009, aux dix salariés de TOTAL S.A. et
de toute société comprise dans le périmètre du Groupe, bénéficiant du nombre
d’options le plus élevé 659 000 39,90 15/09/2009 15/09/2017
Options levées, durant l’exercice 2009, par les 10 000 41,47 10/07/2001 10/07/2009
dix salariés de TOTAL S.A. et de toute société 52 100 39,03 09/07/2002 09/07/2010
comprise dans le périmètre du Groupe, ayant 115 431 32,84 16/07/2003 16/07/2011
procédé aux levées les plus importantes (b) 102 172 39,30 20/07/2004 20/07/2012
279 703 36,66 (c)
(a) La date d’attribution correspond à la date à laquelle le Conseil d’administration a décidé l’attribution des options.
(b) Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des
options d’achat et de souscription d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les
prix d’exercice des options d’achat et de souscription d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le
24 mai 2006. Les prix d’exercice en vigueur avant le 24 mai 2006 figurent en pages 239 à 242 du présent Document de référence.
(c) Prix moyen pondéré.
La répartition des attributions gratuites d’actions TOTAL entre catégories de bénéficiaires (principaux dirigeants, cadres dirigeants et autres
salariés) est la suivante :
Nombre
moyen
Nombre d’actions
Nombre de d’actions par
bénéficiaires notifiées (a) Répartition bénéficiaire
Plan 2005 (b) Principaux dirigeants (c) 29 13 692 2,4% 472
Décision du Conseil d’administration Cadres dirigeants 330 74 512 13,1% 226
du 19 juillet 2005 Autres salariés (d) 6 956 481 926 84,5% 69
Total 7 315 570 130 100% 78
Plan 2006 (b) Principaux dirigeants (c) 26 49 200 2,2% 1 892
Décision du Conseil d’administration Cadres dirigeants 304 273 832 12,0% 901
du 18 juillet 2006 Autres salariés (d) 7 509 1 952 332 85,8% 260
Total 7 839 2 275 364 100% 290
Plan 2007 (b) Principaux dirigeants (c) 26 48 928 2,1% 1 882
Décision du Conseil d’administration Cadres dirigeants 297 272 128 11,5% 916
du 17 juillet 2007 Autres salariés (d) 8 291 2 045 309 86,4% 247
Total 8 614 2 366 365 100% 275
Plan 2008 Principaux dirigeants (c) 25 49 100 1,8% 1 964
Attribution réalisée le 9 octobre 2008, Cadres dirigeants 300 348 156 12,5% 1 161
par décision du Conseil d’administration Autres salariés (d) 9 028 2 394 712 85,8% 265
du 9 septembre 2008
Total 9 353 2 791 968 100% 299
Plan 2009 Principaux dirigeants (c) 25 48 700 1,6% 1 948
Décision du Conseil d’administration Cadres dirigeants 284 329 912 11,1% 1 162
du 15 septembre 2009 Autres salariés (d) 9 693 2 593 406 87,3% 268
Total 10 002 2 972 018 100% 297
(a) Les nombres d’actions gratuites notifiées figurant dans ce tableau n’ont pas été retraités de la division par quatre du nominal de l’action décidée le 12 mai 2006 par
l’Assemblée générale.
(b) Pour les plans 2005, 2006 et 2007, les taux d’acquisition des actions attribuées, liés aux conditions de performance, étaient de 100%.
TOTAL / 129
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
(c) Membres du Comité directeur et le trésorier, tels que définis à la date du Conseil d’administration ayant décidé l’attribution gratuite des actions. Les dirigeants sociaux n’ont
pas bénéficié de ces attributions gratuites d’actions.
(d) M. Daniel Boeuf, salarié de Total Raffinage Marketing (filiale de TOTAL S.A.) et administrateur de TOTAL S.A. représentant les salariés actionnaires, a bénéficié de l’attribution
gratuite de 416 actions au titre du plan 2005, de 416 actions au titre du plan 2006, de 432 actions au titre du plan 2007, de 588 actions au titre du plan 2008 et n’a pas
bénéficié de l’attribution gratuite d’actions au titre du plan 2009.
Les actions, préalablement rachetées par la Société sur le marché, sont définitivement attribuées à leurs bénéficiaires à l’issue d’une période
d’acquisition de deux ans à compter de la date d’attribution. Cette attribution définitive est assortie d’une condition de présence et d’une
condition de performance (voir page 119 du présent Document de référence). Par ailleurs, la cession des actions qui ont été attribuées
gratuitement et définitivement ne pourra intervenir qu’au terme d’une période d’obligation de conservation de deux ans.
Plan 2005 (a) Plan 2006 Plan 2007 Plan 2008 Plan 2009
Date d’Assemblée générale 17/05/2005 17/05/2005 17/05/2005 16/05/2008 16/05/2008
Date d’attribution (b) 19/07/2005 18/07/2006 17/07/2007 9/10/2008 15/09/2009
Cours de clôture à la date d’attribution (c) 52,13 € 50,40 € 61,62 € 35,945 € 41,615 €
Cours moyen unitaire d’achat des actions par la Société 51,62 € 51,91 € 61,49 € 41,63 € 38,54 €
Nombre total d’actions attribuées gratuitement, dont : 2 280 520 2 275 364 2 366 365 2 791 968 2 972 018
o mandataires sociaux (d) 416 416 432 588 0
o dix premiers attributaires salariés (e) 20 000 20 000 20 000 20 000 20 000
Début de la période d’acquisition 19/07/2005 18/07/2006 17/07/2007 9/10/2008 15/09/2009
Date d’attribution définitive, sous réserve des conditions fixées (fin de la
période d’acquisition) : 20/07/2007 19/07/2008 18/07/2009 10/10/2010 16/09/2011
Cession possible à compter du (fin de la période d’obligation de
conservation) 20/07/2009 19/07/2010 18/07/2011 10/10/2012 16/09/2013
Nombre d’attributions gratuites d’actions :
o Existantes au 1er janvier 2009 – – 2 333 217 2 772 748
o Notifiées en 2009 – – – – 2 972 018
o Annulées en 2009 1 928 (h) 2 922 (h) (12 418) (9 672) (5 982)
o Attribuées définitivement en 2009 (f) (g) (1 928) (h) (2 922) (h) (2 320 799) (600) –
o Existantes au 31 décembre 2009 – – – 2 762 476 2 966 036
(a) Le nombre d’actions attribuées gratuitement a été multiplié par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL décidée le 12 mai 2006 par
l’Assemblée générale.
(b) La date d’attribution correspond à la date à laquelle le Conseil d’administration a décidé l’attribution gratuite d’actions, sauf l’attribution gratuite d’actions en date du
9 octobre 2008 décidée par le Conseil d’administration le 9 septembre 2008.
(c) Afin de tenir compte de la division du nominal de l’action TOTAL par quatre intervenue le 18 mai 2006, le cours de clôture de l’action TOTAL au 19 juillet 2005 de
208,50 euros a été multiplié par 0,25.
(d) Le Président du Conseil d’administration n’a pas bénéficié des plans 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009 d’attribution gratuite d’actions. De plus, M. de Margerie, administrateur
depuis le 12 mai 2006 puis Directeur Général depuis le 14 février 2007, n’a pas bénéficié des plans 2006, 2007, 2008 et 2009 d’attribution gratuite d’actions. M. de Margerie
s’est vu attribuer définitivement, le 20 juillet 2007, les 2 000 actions dont il avait bénéficié au titre du plan 2005 n’ayant pas la qualité de mandataire social de TOTAL S.A. lors
de l’attribution. Par ailleurs, M. Boeuf, administrateur de TOTAL S.A. représentant les salariés actionnaires, s’est vu attribuer définitivement, le 18 juillet 2009, les 432 actions
dont il avait bénéficié au titre du plan 2007 et n’a pas bénéficié de l’attribution gratuite d’actions au titre du plan 2009.
(e) Salariés de TOTAL S.A. et de toute société comprise dans le périmètre du Groupe, n’ayant pas la qualité de mandataire social de TOTAL S.A. lors de l’attribution.
(f) Pour le plan 2008, attributions définitives à la suite du décès des bénéficiaires des actions.
(g) Pour le plan 2007, le taux d’acquisition des actions attribuées, lié à la condition de performance, était de 100%.
(h) Attributions définitives d’actions gratuites dont le droit à attribution avait été indûment annulé.
En cas d’attribution définitive de toutes les attributions conditionnelles existantes au 31 décembre 2009, les actions correspondantes
représenteraient 0,24% 1 du capital social potentiel de la Société à cette date.
1. Sur la base d’un capital potentiel de 2 394 251 653 actions (voir page 171 du présent Document de référence).
(a) Attribution décidée par le Conseil d’administration du 15 septembre 2009. Ces actions, seront définitivement attribuées à leurs bénéficiaires à l’issue d’une période
d’acquisition de 2 ans, soit le 16 septembre 2011, sous réserve qu’une condition de performance soit remplie (voir page 119 du présent Document de référence). La cession
des actions, qui seraient ainsi attribuées gratuitement et définitivement, ne pourra ensuite intervenir qu’au terme d’une période d’obligation de conservation de 2 ans, soit à
compter du 16 septembre 2013.
(b) Attribution décidée par le Conseil d’administration du 17 juillet 2007. Ces actions ont été définitivement attribuées à leurs bénéficiaires à l’issue d’une période d’acquisition
de 2 ans, soit le 18 juillet 2009. Cette attribution définitive était assortie d’une condition de performance (voir page 119 du présent Document de référence). Le taux
d’acquisition des actions attribuées, lié à cette condition de performance, était de 100%. Par ailleurs, la cession des actions qui ont été attribuées gratuitement et
définitivement ne pourra intervenir qu’au terme d’une période d’obligation de conservation de 2 ans, soit à compter du 18 juillet 2011.
TOTAL / 131
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Rémunération des organes d’administration et de direction
‹ Options de souscription d’actions Elf Aquitaine de l’ensemble des principaux dirigeants du Groupe
au 31 décembre 2009 (Comité directeur et Trésorier)
Parmi les principaux dirigeants de TOTAL au 31 décembre 2009, des membres issus du groupe Elf Aquitaine bénéficiaient d’options
Elf Aquitaine qui faisaient l’objet, en cas d’exercice, d’une faculté d’échange contre des actions TOTAL sur la base de la parité d’échange de
l’offre publique en surenchère de TOTAL sur Elf Aquitaine intervenue en 1999.
Cette parité d’échange a été ajustée le 22 mai 2006, dans les conditions décrites à la note 25 de l’annexe aux comptes consolidés.
Au 31 décembre 2009, cette garantie d’échange n’est plus en vigueur, les plans d’options de souscription d’actions Elf Aquitaine étant tous
échus. En conséquence, il n’existe plus d’actions Elf Aquitaine pouvant bénéficier de cette garantie au 31 décembre 2009.
(a) Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006. Afin de prendre en compte l’apport-scission de S.D.A. (Société de Développement Arkema) par Elf Aquitaine, les prix d’exercice
des options de souscription d’actions Elf Aquitaine ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,992769 avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(b) Ajustements du nombre d’options décidés par le Conseil d’administration d’Elf Aquitaine du 10 mars 2006 en application des dispositions des articles 174-9, 174-12 et
174-13 du décret n°67-236 du 23 mars 1967 en vigueur lors de la tenue de ce Conseil et de l’Assemblée générale des actionnaires d’Elf Aquitaine du 10 mai 2006, dans le
cadre de l’opération d’apport-scission de S.D.A. Ces ajustements ont été effectués le 22 mai 2006, avec prise d’effet le 24 mai 2006.
䡲 Effectifs
À la clôture des trois derniers exercices, les effectifs salariés du Groupe (sociétés consolidées globalement) se répartissaient de la façon
suivante :
Reste de Reste du
France l’Europe monde Total
2009 36 407 26 299 33 681 96 387
2008 37 101 27 495 32 363 96 959
2007 37 296 27 374 31 772 96 442
Dans le cadre des accords signés le 15 mars 2002 et de leurs Les opérations d’augmentation de capital réservée aux salariés
avenants, un « Plan d’épargne Groupe TOTAL » (PEGT), un « Plan sont réalisées, dans le cadre du PEG-A, par le biais du fonds investi
partenarial d’épargne salariale volontaire » (PPESV devenu PERCO) en actions de l’entreprise (« TOTAL ACTIONNARIAT FRANCE »)
et un « Plan d’épargne entreprise complémentaire » (PEC) ont été pour les salariés des filiales françaises du Groupe et par le biais du
mis en place pour les salariés des sociétés françaises du Groupe fonds commun « TOTAL ACTIONNARIAT INTERNATIONAL
adhérentes, donnant accès à plusieurs fonds communs de CAPITALISATION » pour les salariés des filiales étrangères. Par
placement, dont un fonds investi en actions de la Société (« TOTAL ailleurs, les salariés américains participent à ces opérations par
ACTIONNARIAT FRANCE »). En outre, un « Plan d’épargne Groupe souscription directe à des American Depositary Receipts (ADR), et
Actionnariat » (PEG-A) est en place depuis le 19 novembre 1999 les salariés italiens par souscription directe à des actions nouvelles
pour servir de cadre aux opérations d’augmentation de capital déposées auprès de la Caisse Autonome du Groupe en Belgique.
réservées aux salariés des sociétés françaises et étrangères du
Groupe adhérentes à ce plan.
‹ Accords d’intéressement
‹ Plans d’épargne entreprise
Par ailleurs, dans le cadre de l’accord de Groupe relatif à
Les différents plans d’épargne d’entreprise (PEGT, PEC), donnent l’intéressement, signé le 26 juin 2009, l’enveloppe affectée à
accès, pour les salariés des filiales françaises du Groupe l’intéressement des salariés de dix sociétés du Groupe est
adhérentes à ces plans, à plusieurs fonds communs de placement déterminée en fonction du niveau de rentabilité des capitaux
dont un fonds investi en actions de l’entreprise (« TOTAL propres du Groupe, lorsque la législation locale l’autorise (voir page
ACTIONNARIAT FRANCE »). 177 du présent Document de référence).
TOTAL / 133
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE Effectifs, participation au capital
Le nombre d’actions TOTAL détenues par les salariés au 31 décembre 2009 se décompose de la façon suivante :
Ainsi, les salariés du Groupe détiennent au 31 décembre 2009, sur toujours des avoirs dans les plans d’épargne du Groupe. La
la base de la définition de l’actionnariat salarié au sens de l’article souscription a été ouverte du 10 au 28 mars 2008 inclus, donnant
L. 225-102 du Code de commerce, 92 738 539 actions TOTAL, soit lieu à la création en 2008 de 4 870 386 actions TOTAL.
3,95% du capital et 7,48% des droits de vote qui peuvent être
exercés en assemblée générale de la Société à cette date. La gestion de chacun des trois FCPE (Fonds commun de
placement d’entreprise) d’actionnariat mentionnés ci-dessus est
contrôlée par un conseil de surveillance dédié composé pour deux
‹ Augmentation de capital réservée aux tiers de représentants des porteurs de parts et pour un tiers de
salariés représentants de l’entreprise. Ce conseil a notamment pour
fonction d’examiner le rapport de gestion et les comptes annuels
L’Assemblée générale du 11 mai 2007 a délégué au Conseil du FCPE, d’examiner la gestion financière, administrative et
d’administration la compétence pour augmenter en une ou comptable du FCPE, d’exercer les droits de vote attachés aux titres
plusieurs fois le capital social, dans un délai maximum de vingt-six de capital détenus dans le portefeuille, de décider de l’apport des
mois, en réservant la souscription aux salariés du Groupe adhérant titres en cas d’offre publique, de décider des opérations de fusion,
à un plan d’épargne d’entreprise, dans la limite de 1,5% du capital scission ou liquidation et de donner son accord préalable aux
social existant au jour de la tenue du Conseil d’administration modifications du règlement du FCPE, dans les conditions prévues
décidant l’émission, étant précisé que le montant du capital social par leur règlement.
émis à ce titre s’imputait sur le plafond global des augmentations
Ces règlements prévoient que les décisions sont prises à la majorité
de capital social susceptibles d’être réalisées au titre de la
simple, hormis les décisions relatives à une modification du
délégation de compétence consentie par l’Assemblée générale du
règlement du Fonds, à sa transformation ou à sa liquidation, qui
11 mai 2007 au Conseil d’administration en vue d’augmenter le
sont prises à la majorité qualifiée des deux tiers plus une voix, ainsi
capital par émission d’actions ordinaires ou de toute valeur
que les décisions relatives à l’apport des titres du Fonds Elf
mobilière donnant accès au capital avec maintien du droit
Privatisation en cas d’offre publique.
préférentiel de souscription (4 milliards d’euros en nominal). Cette
délégation a privé d’effet, à hauteur de la partie non utilisée, la Pour les salariés détenant des actions sous les autres modalités
délégation conférée pour une durée de vingt-six mois par mentionnées dans le tableau ci-dessus, le droit de vote s’exerce
l’Assemblée générale du 17 mai 2005. individuellement.
o Directeur Général : 85 230 actions et 43 714 parts du FCPE o les membres du Comité exécutif doivent conserver l’équivalent
« TOTAL ACTIONNARIAT FRANCE » ; de deux années de part fixe de leur rémunération investi en
o Comité directeur (y compris Directeur Général) et Trésorier: actions de la Société, ces actions devant être acquises dans un
542 935 actions. délai maximum de trois ans à compter de la nomination au
Comité exécutif.
Par décision du Conseil d’administration :
Le nombre d’actions TOTAL à considérer inclut :
o les dirigeants sociaux doivent conserver l’équivalent de deux
o les actions cessibles ou incessibles détenues en propre ;
années de part fixe de leur rémunération investi en actions de la
Société ; o les parts du fonds commun de placement de l’entreprise (FCPE)
investi en actions TOTAL.
‹ État récapitulatif des opérations mentionnées à l’article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier
Les opérations réalisées au cours de l’exercice 2009 sur les titres de la Société ou les instruments financiers qui leur sont liés, réalisées par les
personnes mentionnées aux paragraphes a) à c) de l’article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier et dont la Société a eu connaissance,
se répartissent de la façon suivante :
Exercice
d’options
Année 2009 Acquisition Souscription Cession Échange sur actions
Thierry Desmarest (a) Actions TOTAL 50 000 45 000
Parts de FCPE et autres types
d’instruments financiers (b)
Christophe de Margerie (a) Actions TOTAL
Parts de FCPE et autres types 4 215,92
d’instruments financiers (b)
Michel Bénézit (a) Actions TOTAL 30 000 17 000
Parts de FCPE et autres types 292,48 189,85 5 310,47
d’instruments financiers (b)
François Cornélis (a) Actions TOTAL 90 000 90 000
Parts de FCPE et autres types 1 086,47
d’instruments financiers (b)
Yves-Louis Darricarrère (a) Actions TOTAL 4 200
Parts de FCPE et autres types 4,04
d’instruments financiers (b)
Jean-Jacques Guilbaud (a) Actions TOTAL
Parts de FCPE et autres types 322,97 287,90
d’instruments financiers (b)
Bertrand Jacquillat (a) Actions TOTAL 700
Parts de FCPE et autres types
d’instruments financiers (b)
Patrick de La Chevardière (a) Actions TOTAL
Parts de FCPE et autres types 150,86 190,88
d’instruments financiers (b)
(a) Y compris les personnes liées au sens des dispositions de l’article R. 621-43-1 du Code monétaire et financier.
(b) FCPE essentiellement investis en actions TOTAL.
TOTAL / 135
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
DIVIDENDE p. 143
Politique de distribution du dividende p. 143
Paiement du dividende p. 143
Coupons p. 144
ACTIONNARIAT p. 150
Relations entre TOTAL et l’État français p. 150
Rapprochement de TOTAL avec PetroFina en 1999 p. 150
Rapprochement de TotalFina avec Elf Aquitaine p. 150
Principaux actionnaires p. 151
Actions propres détenues par le Groupe p. 152
Actions détenues par les membres des organes d’administration et de direction p. 153
Actionnariat salarié p. 153
Structure de l’actionnariat p. 153
Conventions réglementées et opérations avec les parties liées p. 154
TOTAL / 137
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Cotation boursière
䊳 Cotation boursière
2,50 euros
‹ Poids dans les principaux indices au 31
décembre 2009
‹ Notation de la dette long terme et court
CAC 40 13,3% 1re position terme au 31 décembre 2009 (long terme/
DJ EURO STOXX 50 6,1% 1re position perspective/court terme)
DJ STOXX 50 3,8% 4e position
Standard & Poor’s : AA/Negative/A-1+
DJ GLOBAL TITANS 2,3% 16e position
Moody’s : Aa1/Stable/P-1
1. Nombre d’actions composant le capital social au 31 décembre 2009 : 2 348 422 884.
2. Cours de clôture de l’action TOTAL à Paris au 31 décembre 2009 : 45,005 euros.
3. Cours de clôture de l’ADR TOTAL à New York au 31 décembre 2009 : 64,04 dollars.
4. Euronext Paris a révisé de 100% à 90% le flottant de l’action TOTAL le 18 septembre 2009. Depuis le 18 septembre 2009, le calcul du flottant exclut les participations
supérieures à 5% du total des droits de vote de l’émetteur sauf si ces participations sont détenues par un organisme de placement collectif, un fonds de retraite ou un
‘mutual fund’. En outre, certaines participations détenues par les personnes initiées, les participations détenues par l’Etat, l’autocontrôle et l’autodétention sont désormais
exclus du flottant, quelle que soit leur taille. Cette règle est appliquée à l’ensemble des indices d’Euronext Paris pondérés par le flottant.
䡲 Performance de l’action
Évolution du cours de bourse (en euros) de Évolution du cours de bourse (en dollars) de
l’action TOTAL à Paris (2006-2009) (a) l’ADR à New York (2006-2009) (a)
TOTAL
Dow Jones
TOTAL
CAC 40
Eurostoxx 50
Source Bloomberg – Cours de l’action au 31 décembre 2009 : 45,005 euros. Source Bloomberg – Cours de l’ADR au 31 décembre 2009 : 64,04 dollars
(a) Base 100 au janvier 2006. Afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema
1er (a) Base 100 au 1er janvier 2006. Afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema
ainsi que de la division par quatre du nominal de l’action, Euronext Paris a défini ainsi que de la division par deux de l’ADR, le New York Stock Exchange (NYSE)
un ajustement sur l’historique du cours de TOTAL. Ainsi, le cours de l’action avait défini un ajustement sur l’historique du cours de l’ADR TOTAL. Ainsi, le
TOTAL précédant le 18 mai 2006 avait été multiplié par un coefficient cours de l’ADR TOTAL précédant le 23 mai 2006 avait été multiplié par un
d’ajustement égal à 0,9871 (sur la base du cours de clôture de l’action TOTAL le coefficient d’ajustement égal à 0,9838 (sur la base du cours de clôture de l’ADR
17 mai 2006 à 210 euros et du cours de référence d’Arkema (avant cotation) à 27 TOTAL le 22 mai 2006 à 130,40 dollars et du cours OTC de clôture d’Arkema le
euros) ainsi que par 0,25. Ces ajustements, définis par Euronext Paris, sont pris 18 mai 2006 à 42,15 dollars) ainsi que par 0,5. Ces ajustements, définis par le
en compte dans le calcul de l’évolution du cours figurant dans ce graphique. NYSE, sont pris en compte dans le calcul de l’évolution du cours figurant dans
ce graphique.
‹ Opération Arkema
Dans le cadre de la scission des activités chimiques d’Arkema des le journal Les Échos, les actions Arkema non réclamées au 3 août
autres activités chimiques du Groupe, l’Assemblée générale des 2008 correspondant aux droits d’attribution formant rompus ont été
actionnaires du 12 mai 2006 a approuvé l’apport sous le régime mises en vente sur le marché Euronext Paris au prix moyen de
juridique des scissions, à la société Arkema, par TOTAL S.A. de 32,5721 euros. En conséquence, à compter de cette date, le prix
l’ensemble de ses participations dans les sociétés faisant partie du d’indemnisation unitaire des droits d’attribution d’actions Arkema
périmètre Arkema, ainsi que l’attribution pour chaque action TOTAL est de 3,25721 euros (avis NYSE Euronext n°
d’un droit à attribution d’actions Arkema, dix droits d’attribution PAR_20080812_02958_EUR). BNP Paribas Securities Services a
donnant droit à une action Arkema. Par ailleurs, les actions Arkema procédé à l’indemnisation des intermédiaires financiers sur remise
sont librement négociables sur le marché Euronext Paris depuis le des droits d’attribution Arkema correspondants. À compter du 4
18 mai 2006. août 2018, les sommes non réclamées seront versées à la Caisse
des dépôts et consignations où elles seront encore susceptibles
Conformément aux dispositions figurant dans un « avis préalable à d’être réclamées par les titulaires durant une période de vingt ans.
la mise en vente de titres non réclamés » paru le 3 août 2006 dans Passé ce délai, les sommes seront définitivement acquises à l’État.
TOTAL / 139
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Cotation boursière
‹ Évolution du cours de bourse en Europe par ‹ Évolution du cours de bourse aux États-Unis
rapport aux principales compagnies (cours de l’ADR pour les sociétés
pétrolières européennes entre le 1er janvier européennes) par rapport aux principales
2009 et le 31 décembre 2009 (cours de compagnies pétrolières internationales entre
clôture en devises locales) le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2009
(cours de clôture en dollars)
TOTAL (euro) +15,7%
BP (livre sterling) +14,1% TOTAL +15,8%
Royal Dutch Shell A (euro) +12,5% ExxonMobil -14,6%
Royal Dutch Shell B (livre sterling) +5,0% BP +24,0%
ENI (euro) +6,3% Royal Dutch Shell A +13,5%
Royal Dutch Shell B +13,0%
Source : Bloomberg
Chevron +4,1%
ENI +5,8%
ConocoPhillips -1,4%
Source : Bloomberg
Rendement net (hors avoir fiscal) de 7,0% par an sur dix ans.
Pour 1 000 euros investis en actions TOTAL, au 31 décembre de l’année N, par une personne physique résidant en France, en supposant un
réinvestissement en actions TOTAL du montant des dividendes nets (sans prise en compte de l’avoir fiscal), hors prélèvements fiscaux et
sociaux.
(a) Les cours de l’action TOTAL pris en compte pour calculer les taux de rendement annuels tiennent compte de l’ajustement effectué par Euronext Paris à la suite du
détachement des droits à attribution d’actions Arkema.
(b) Les cours de l’indice CAC 40 pris en compte pour calculer les taux de rendement annuels incluent l’ensemble des dividendes distribués par les sociétés qui font partie de
l’indice.
‹ Informations synthétiques
Les données antérieures au 18 mai 2006 figurant dans ce tableau ont été ajustées pour prendre en compte la division par quatre du nominal
de l’action en divisant par quatre les cours négociés et les dividendes et en multipliant par quatre les volumes échangés à Paris.
Cours de l’action
(en euros) 2009 2008 2007 2006 2005
Plus haut (en séance) 45,785 59,50 63,40 58,15 57,28
Plus haut ajusté (a) (en séance) – – – 57,40 56,54
Plus bas (en séance) 34,25 31,52 48,33 46,52 39,50
Plus bas ajusté (a) (en séance) – – – – 38,99
Dernier de l’année (clôture) 45,005 38,91 56,83 54,65 53,05
Dernier cours ajusté de l’année (clôture) (a) – – – – 52,37
Moyenne des trente derniers cours (clôture) 43,194 39,58 55,31 54,30 54,11
‹ Évolution de l’action TOTAL sur les dix-huit derniers mois (Euronext Paris) (a)
TOTAL / 141
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Cotation boursière
65
60
55
50
45
40
35
30
2 janvier 2 janvier 31
2008 2009 décembre
2009
15,3
12,5 11,9
9,9 9,4 9,4 9,7 9,3 9,1
8,3 8,6 8,3 8,1 8,2
7,4 7,0 7,5 7,3
6,0 6,0 6,0 5,9
5,0
janv.-08
févr.-08
mars-08
avr.-08
mai-08
juin-08
juil.-08
août-08
sept.-08
oct.-08
nov.-08
déc.-08
janv.-09
févr.-09
mars-09
avr.-09
mai-09
juin-09
juil.-09
août-09
sept.-09
oct.-09
nov.-09
déc.-09
䊳 Dividende
Acompte
(a) Montants retraités pour tenir compte de la division par quatre du nominal de
l’action intervenue le 18 mai 2006.
1. Cette hausse ne prend pas en compte le droit d’attribution Arkema octroyé le 18 mai 2006.
2. Sur la base du résultat net ajusté dilué par action de 3,48 euros.
TOTAL / 143
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Dividende
Dans le cadre des offres publiques d’échange sur les actions PetroFina, TOTAL a émis des certificats représentatifs d’actions (CR Action). Le
CR Action est un mode de représentation des actions prévu par la loi française, émis par Euroclear France, destiné à circuler exclusivement en
dehors de France et ne pouvant être détenu par des résidents français. Le CR Action est émis soit sous forme matérielle, soit sous forme
d’inscription en compte-titres, et présente les caractéristiques d’une valeur mobilière au porteur. Le CR Action est librement convertible entre
la forme matérielle et l’inscription en compte-titres. Toutefois, conformément à la loi belge du 14 décembre 2005 sur la dématérialisation des
titres en Belgique, les CR Action ne peuvent être délivrés que sous la forme dématérialisée à compter du 1er janvier 2008, date de l’entrée en
vigueur de la loi. Par ailleurs, de nouveaux CR Action ont été émis à la suite de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL en 2006.
ING Belgique est la banque centralisatrice pour le paiement de tous les coupons détachés des CR Action en circulation.
Le paiement des coupons détachés des CR Action est effectué sans frais, sous réserve des retenues à la source et impôts éventuels, au
guichet des établissements suivants :
‹ Strips-VVPR TOTAL
Les Strips-VVPR sont des valeurs mobilières qui permettent aux actionnaires dont le domicile fiscal est en Belgique de bénéficier d’un
précompte mobilier belge réduit de 25% à 15% sur le dividende payé par TOTAL. Ces Strips-VVPR sont négociables séparément des actions
TOTAL et sont cotés au marché semi-continu de la Bourse de Bruxelles. Conformément à la loi belge du 14 décembre 2005 sur la
dématérialisation des titres en Belgique, les Strips-VVPR ne peuvent être délivrés que sous la forme dématérialisée à leur titulaire à compter
du 1er janvier 2008.
Les Strips-VVPR ne confèrent de droits que dans la mesure où ils accompagnent des actions TOTAL. Au 31 décembre 2009, il y avait
227 734 056 Strips-VVPR TOTAL en circulation.
䡲 Coupons
(a) Montants nets retraités pour tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action intervenue le 18 mai 2006.
(b) Il sera proposé à l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010 de verser un dividende de 2,28 euros par action au titre de l’exercice 2009, sous forme numéraire
uniquement. Un acompte de 1,14 euro par action ayant été détaché le 13 novembre 2009 et mis en paiement le 18 novembre 2009, le solde à distribuer serait de 1,14 euro
par action, détaché le 27 mai 2010 et mis en paiement le 1er juin 2010.
䊳 Rachats d’actions
1. Capital moyen sur l’exercice N = (capital au 31 décembre N-1 + capital au 31 décembre N)/2. Pour 2005, 2006, 2007 et 2008, hors rachats d’actions liés aux attributions
gratuites d’actions au titre des plans 2005, 2006, 2007 et 2008.
TOTAL / 145
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Rachats d’actions
Tableau de déclaration synthétique des opérations réalisées par la Société sur ses propres titres du 1er mars 2009 au
28 février 2010 (a)
(a) Conformément à la réglementation applicable au 28 février 2010, la période concernée débute le jour suivant la date à laquelle le bilan du précédent programme figurant
dans le Document de référence de TOTAL pour l’exercice 2008 a été arrêté.
(b) Cessions réalisées au titre de l’exercice d’options d’achat d’actions TOTAL dans le cadre des plans d’options d’achat d’actions décidés par le Conseil d’administration les
10 juillet 2001 et 9 juillet 2002.
Par ailleurs, 2 324 329 actions TOTAL ont été cédées entre le 1er mars 2009 et le 28 février 2010 à la suite de l’attribution définitive d’actions
dans le cadre des plans d’attribution gratuite d’actions successivement décidés par le Conseil d’administration les 19 juillet 2005,
18 juillet 2006, 17 juillet 2007 et 9 septembre 2008.
Au 28 février 2010
Pourcentage de capital détenu par TOTAL S.A. 0,63%
Nombre d’actions détenues en portefeuille (a) 14 710 872
Valeur comptable du portefeuille (aux cours d’achat) (M€) 581
Valeur de marché du portefeuille (M€) (b) 603
Pourcentage de capital détenu par l’ensemble du Groupe (c) 4,90%
Nombre d’actions détenues en portefeuille 115 042 140
Valeur comptable du portefeuille (aux cours d’achat) (M€) 3 608
Valeur de marché du portefeuille (M€) (b) 4 714
(a) TOTAL S.A. n’a pas racheté d’actions durant les 3 jours de bourse précédant le 28 février 2010. En conséquence, TOTAL S.A. a la propriété de l’ensemble des actions
détenues en portefeuille à cette date.
(b) Sur la base d’un cours de clôture de 40,98 euros par action au 26 février 2010.
(c) TOTAL S.A., Total Nucléaire, Financière Valorgest, Sogapar et Fingestval.
TOTAL / 147
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Rachats d’actions
28 janvier 2003, à acheter ou à vendre des actions de la Société o soit attribuées gratuitement aux collaborateurs du Groupe ainsi
dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme de rachat qu’à des dirigeants mandataires sociaux de la Société ou de
d’actions. sociétés du Groupe ;
L’acquisition de ces actions pourra être effectuée par tous moyens o soit remises aux attributaires d’options d’achat d’actions de la
sur le marché ou de gré à gré, y compris par acquisition de blocs Société en cas d’exercice de celles-ci ;
d’actions, dans les conditions autorisées par les autorités de o soit cédées aux salariés, directement ou par l’intermédiaire de
marché compétentes. Dans ce cadre, ces moyens incluent fonds d’épargne salariale ;
l’utilisation de tout instrument financier dérivé négocié sur un
o soit remises à la suite de l’exercice de droits attachés à des
marché réglementé ou de gré à gré et la mise en place de stratégies
valeurs mobilières donnant droit par remboursement, conversion,
optionnelles.
échange, présentation d’un bon ou de toute autre manière à
Ces opérations pourront être effectuées à tout moment, à l’attribution d’actions de la Société.
l’exclusion des périodes d’offre publique sur le capital de la
Société, dans le respect de la réglementation en vigueur. Ce programme serait également destiné à permettre à la Société
d’opérer en bourse ou hors marché sur ses actions dans tout autre
Le prix maximum d’achat est fixé à 70 euros par action. but autorisé ou toute pratique de marché admise, ou qui viendrait à
être autorisé ou admise par la loi ou la réglementation en vigueur.
En cas d’augmentation de capital par incorporation de réserves et
En cas d’opérations réalisées en dehors des objectifs mentionnés
attribution d’actions gratuites ainsi qu’en cas de division ou de
ci-dessus, la Société informerait ses actionnaires par voie de
regroupement des titres, ce prix maximal sera ajusté par un
communiqué.
coefficient multiplicateur égal au rapport entre le nombre de titres
composant le capital avant l’opération et ce nombre après
l’opération. Les actions rachetées et conservées par la Société seront privées
de droit de vote et ne donneront pas droit au paiement du
Le nombre maximal d’actions pouvant être achetées en vertu de dividende.
cette autorisation ne pourra excéder 10% du nombre total des
actions composant le capital social, en application des dispositions Cette autorisation est donnée pour une période de dix-huit mois à
de l’article L. 225-209 du Code de commerce. Cette limite de 10% compter du jour de la présente Assemblée ou jusqu’à la date de
s’applique à un montant du capital de la Société qui sera, le cas son renouvellement par une Assemblée générale ordinaire avant
échéant, ajusté pour prendre en compte les opérations affectant le l’expiration de la période de dix-huit mois susvisée.
capital social postérieurement à la présente Assemblée, les
acquisitions réalisées par la Société ne pouvant en aucun cas
Tous pouvoirs sont conférés au Conseil d’administration, avec
l’amener à détenir, directement et indirectement par l’intermédiaire
faculté de délégation, en vue d’assurer l’exécution de la présente
de filiales indirectes, plus de 10% du capital social.
autorisation. Elle annule à hauteur de la partie non utilisée et
Au 31 décembre 2009, parmi les 2 348 422 884 actions composant remplace la septième résolution de l’Assemblée générale mixte du
son capital social, la Société détenait directement 15 075 922 15 mai 2009. »
actions, et indirectement, par l’intermédiaire de filiales, 100 331 268
actions, soit au total 115 407 190 actions. Sur ces bases, le nombre Par ailleurs, l’Assemblée générale des actionnaires du 11 mai 2007
maximal d’actions que la Société serait susceptible de racheter avait autorisé le Conseil d’administration à réduire le capital par
s’élève à 119 435 098 actions et le montant maximal qu’elle serait annulation d’actions dans la limite de 10% du capital social par
amenée à débourser pour acquérir ces actions s’élève à période de vingt-quatre mois, au travers de la résolution suivante :
8 360 456 860 euros.
« L’Assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de
Ce programme de rachat d’actions aura pour objectif de réduire le majorité des assemblées générales extraordinaires, après avoir pris
capital de la Société ou de permettre à la Société d’honorer des connaissance du rapport du Conseil d’administration et du rapport
obligations liées à : spécial des commissaires aux comptes, autorise le Conseil
d’administration, conformément à l’article L. 225-209 du Code de
o des titres de créances convertibles ou échangeables en actions commerce, à réduire en une ou plusieurs fois le capital social par
de la Société ; annulation d’actions que la Société détient ou qu’elle pourrait
o des programmes d’options d’achat d’actions, plans détenir par suite d’achats réalisés dans le cadre de ce même
d’actionnariat salarié ou de plans d’épargne d’entreprise, ou article. L’Assemblée générale confère tous pouvoirs au Conseil
autres allocations d’actions aux dirigeants mandataires sociaux d’administration, avec faculté de subdélégation dans les conditions
ou salariés de la Société ou d’une société du Groupe (et prévues par la loi, pour réaliser sur ses seules décisions cette
notamment dans le cadre de programmes d’attribution gratuite réduction du capital, dans la limite de 10% par période de vingt-
d’actions) ; quatre mois, du nombre total des actions composant le capital
social existant à la date de l’opération, en arrêter le montant,
En fonction de ces objectifs, les actions propres acquises imputer la différence entre la valeur de rachat des titres et leur
pourraient notamment être : valeur nominale sur tout poste de réserves ou primes, modifier
consécutivement les statuts et accomplir toutes formalités
o soit annulées dans la limite maximale légale de 10 % du nombre nécessaires. Cette autorisation, qui annule et remplace à hauteur
total des actions composant le capital social à la date de de la partie non utilisée l’autorisation donnée par l’Assemblée
l’opération, par période de vingt-quatre mois ; générale mixte du 7 mai 2002 dans sa treizième résolution, expire à
l’issue de l’Assemblée générale appelée à statuer sur les comptes 䊳 Modalités des rachats
de l’exercice clos le 31 décembre 2011. »
Les actions pourront être rachetées par tous moyens sur le marché
‹ Modalités ou de gré à gré, y compris par acquisition de blocs d’actions, dans
les conditions autorisées par les autorités de marché compétentes.
Dans ce cadre, ces moyens incluent l’utilisation de tout instrument
䊳 Part maximale du capital à acquérir et montant
financier dérivé négocié sur un marché réglementé ou de gré à gré
maximal des fonds destinés à l’opération
et la mise en place de stratégies optionnelles, la Société veillant
toutefois à ne pas accroître la volatilité de son titre. La part du
Le nombre maximal d’actions pouvant être achetées en vertu de programme réalisée par voie d’acquisition de blocs de titres ne se
l’autorisation proposée à l’Assemblée générale des actionnaires du voit pas allouer de quota a priori, dans la limite fixée par cette
21 mai 2010 ne pourra excéder 10% du nombre total des actions résolution. Ces opérations de rachat d’actions pourront être
composant le capital social, étant précisé que cette limite effectuées à tout moment dans le respect de la réglementation en
s’applique à un montant du capital de la Société qui sera, le cas vigueur, mais à l’exclusion des périodes d’offre publique sur le
échéant, ajusté pour prendre en compte les opérations affectant le capital de la Société.
capital social postérieurement à cette assemblée, les acquisitions
réalisées par la Société ne pouvant en aucun cas l’amener à
䊳 Durée et calendrier du programme de rachat
détenir, directement et indirectement par l’intermédiaire de filiales,
plus de 10% du capital social.
Conformément à la sixième résolution qui sera soumise à
l’approbation de l’Assemblée générale des actionnaires du
Avant annulation éventuelle d’actions en vertu de l’autorisation
21 mai 2010, le programme de rachat d’actions pourra être mis en
donnée par l’Assemblée générale des actionnaires du 11 mai 2007,
œuvre sur une période de dix-huit mois suivant la date de cette
sur la base du nombre d’actions composant le capital au
assemblée, expirant donc le 21 novembre 2011.
31 décembre 2009 (2 348 422 884 actions) et compte tenu des
115 042 140 actions détenues par le Groupe au 28 février 2010, soit
4,90% du capital, le nombre maximal d’actions susceptibles d’être 䊳 Opérations effectuées dans le cadre du programme
achetées s’élèverait à 119 800 148 actions, ce qui représenterait un précédent
investissement théorique maximum de 8 386 010 360 euros sur la
base du cours maximum d’achat de 70 euros. Les opérations effectuées dans le cadre du programme précédent
sont détaillées dans le rapport du Conseil d’administration à
l’Assemblée générale sur les rachats d’actions (pages 146 et 147
du présent Document de référence).
TOTAL / 149
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Actionnariat
䊳 Actionnariat
䡲 Relations entre TOTAL et l’État d’anciens actionnaires minoritaires de PetroFina a assigné Total
Chimie et PetroFina devant le Tribunal de commerce de Bruxelles,
français contestant notamment le prix offert par Total Chimie lors de l’OPR
ainsi que les conditions de la cession des actifs de Fina Exploration
Norway (FEN SA) par PetroFina à Total Norge AS en décembre
2000. En juin 2006, TOTAL S.A. a été assignée en intervention
Depuis l’abrogation le 3 octobre 2002 du décret du 13 décembre forcée dans cette même procédure par les mêmes demandeurs.
1993 portant sur l’instauration d’une action spécifique de l’État Par jugements en date des 31 mai 2007 et 8 février 2008, le
français dans le capital d’Elf Aquitaine, il n’y a plus de convention Tribunal de commerce de Bruxelles a décidé, avant dire droit, de
ou de disposition réglementaire régissant des relations nommer un expert, aux frais des demandeurs, avec pour mission
d’actionnaires entre TOTAL (ou sa filiale Elf Aquitaine) et l’État d’examiner la valorisation d’actifs de PetroFina en Angola et en
français. Norvège au regard de l’OPR initiée par Total Chimie. Total Chimie,
PetroFina et TOTAL S.A. ont interjeté appel le 16 avril 2008 des
décisions rendues par le Tribunal de commerce de Bruxelles. La
procédure est actuellement en cours devant la Cour d’appel de
䡲 Rapprochement de Total avec Bruxelles. À la suite de plusieurs désistements de minoritaires, les
plaignants, à ce jour, représentent moins de 2 500 titres.
PetroFina en 1999
1. La dénomination « Total » est devenue « TotalFina S.A. » le 14 juin 1999. Puis, « TotalFina S.A. » a été changée en « TotalFinaElf S.A. » par l’Assemblée générale des
actionnaires du 22 mars 2000 et, enfin, en « TOTAL S.A. » par l’Assemblée générale du 6 mai 2003.
Le 24 mars 2010, TOTAL S.A. a déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) un projet d’offre publique de retrait suivie d’un
retrait obligatoire afin d’acquérir les 1 468 725 actions Elf Aquitaine non encore détenues au prix unitaire de 305 euros (coupon du solde du
dividende 2009 attaché). Sous réserve de la décision de conformité de l’AMF, les actions Elf Aquitaine visées par l’offre qui n’auront pas été
apportées à celle-ci seront transférées, dans le cadre du retrait obligatoire, au profit de TOTAL S.A. le jour de négociation suivant la clôture de
l’offre publique de retrait, moyennant une indemnisation identique au prix de l’offre. A l’issue du retrait obligatoire, TOTAL S.A. devrait ainsi
détenir, directement ou indirectement, la totalité des actions Elf Aquitaine, actions qui seraient radiées du compartiment des valeurs radiées du
marché réglementé d’Euronext Paris.
䡲 Principaux actionnaires
(a) En vertu de l’article 223-11 du règlement général de l’AMF, le nombre de droits de vote théoriques est calculé sur la base de l’ensemble des actions auxquelles sont attachés
des droits de vote, y compris les actions détenues par le Groupe qui sont privées de droit de vote.
(b) Actionnaires dont des dirigeants sociaux (ou s’agissant des salariés, des représentants) siègent au Conseil d’administration de TOTAL S.A.
(c) Groupe Bruxelles Lambert est une société contrôlée conjointement par la famille Desmarais et Frère-Bourgeois S.A., par l’intermédiaire principalement, pour ce dernier, de
sa participation directe et indirecte dans Compagnie Nationale à Portefeuille.
(d) Sur la base de la définition de l’actionnariat salarié au sens de l’article L. 225-102 du Code de commerce.
(e) American Depositary Shares cotés au New York Stock Exchange.
La participation des principaux actionnaires au 31 décembre 2009 a été établie sur la base de 2 348 422 884 actions, auxquelles sont attachés
2 339 384 550 droits de vote qui peuvent être exercés en assemblée générale, ou 2 555 123 008 droits de vote théoriques1 s’il est tenu
compte de :
o 200 662 536 droits de vote attachés aux 100 331 268 actions détenues par des filiales de TOTAL S.A. qui ne peuvent être exercés en
assemblée générale ;
o 15 075 922 droits de vote correspondant aux 15 075 922 actions détenues par TOTAL S.A. privées de droits de vote.
Pour les exercices antérieurs, la participation des principaux actionnaires a été établie sur la base de 2 371 808 074 actions, auxquelles étaient
attachés 2 339 251 395 droits de vote qui pouvaient être exercés en assemblée générale au 31 décembre 2008 et 2 395 532 097 actions,
auxquelles étaient attachés 2 353 106 888 droits de vote qui pouvaient être exercés en assemblée générale au 31 décembre 2007.
1. En vertu de l’article 223-11 du règlement général de l’AMF, le nombre de droits de vote est calculé sur la base de l’ensemble des actions auxquelles sont attachés des droits
de vote, y compris les actions détenues par le Groupe qui sont privées de droit de vote.
TOTAL / 151
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Actionnariat
‹ Identification des actionnaires au porteur vote, soit 5,42% du capital et 5,0009% des droits de vote
théoriques 1 (sur la base d’un capital composé de 2 347 601 812
L’article 9 des statuts rappelle que TOTAL S.A. a la faculté de faire actions représentant 2 554 431 468 droits de vote). Par ailleurs, à
usage des dispositions légales prévues en matière d’identification la connaissance de la Société, le concert formé par CNP et GBL
des détenteurs de titres conférant immédiatement ou à terme des détient, au 31 décembre 2009, 5,41% du capital, représentant
droits de vote dans ses propres assemblées d’actionnaires. 5,46% des droits de vote qui peuvent être exercés en assemblée
générale et 5% des droits de vote théoriques 1.
‹ Déclaration de franchissements de seuils
o le Fonds commun de placement « TOTAL ACTIONNARIAT
Outre l’obligation légale d’informer la Société et l’Autorité des FRANCE »
marchés financiers de la détention d’un nombre d’actions
À la connaissance de la Société, le Fonds commun de placement
représentant plus du vingtième (5%), du dixième (10%), des trois
« TOTAL ACTIONNARIAT FRANCE » détient, au 31 décembre
vingtièmes (15%), du cinquième (20%), du quart (25%), du tiers
2009, 3,02% du capital représentant 5,76% des droits de vote
(1/3), de la moitié (50%), des deux tiers (2/3), des dix-huit
qui peuvent être exercés en assemblée générale et 5,28% des
vingtièmes (90%) ou des dix-neuf vingtièmes (95%) du capital ou
droits de vote théoriques 1.
des droits de vote 1, dans un délai de quatre jours de Bourse à
compter du franchissement du seuil de participation (article
L. 233-7 du Code de commerce), toute personne, physique ou ‹ Pacte d’actionnaires
morale, qui vient à détenir, directement ou indirectement, un
pourcentage du capital, des droits de vote ou de titres donnant TOTAL n’a pas connaissance de déclaration de pacte entre ses
accès à terme au capital de la Société, égal ou supérieur à 1%, ou actionnaires.
à un multiple de ce pourcentage, est tenue d’en informer la Société
par lettre recommandée avec demande d’avis de réception
indiquant le nombre de titres détenus, dans un délai de quinze jours
à compter du franchissement de chacun de ces seuils.
䡲 Actions propres détenues par le
À défaut d’avoir été déclarées, les actions excédant la fraction qui Groupe
aurait dû être déclarée sont privées du droit de vote dans les
assemblées d’actionnaires si, à l’occasion d’une assemblée, le
défaut de déclaration a été constaté et si un ou plusieurs
actionnaires détenant ensemble 3% au moins du capital ou des
droits de vote de la Société en font la demande lors de cette Au 31 décembre 2009, la Société détient, directement ou par
assemblée. l’intermédiaire de filiales indirectes, 115 407 190 actions TOTAL,
soit 4,91% du capital social à cette date. Conformément à la loi,
Toute personne physique ou morale est également tenue d’informer ces actions sont privées du droit de vote.
la Société dans les formes et délais prévus ci-dessus pour le
franchissement de seuil, lorsque sa participation directe ou Pour plus d’informations, voir le Chapitre 8 (Renseignements
indirecte devient inférieure à chacun des seuils mentionnés généraux – Actions TOTAL détenues par la Société ou ses filiales)
ci-dessus. du présent Document de référence.
‹ Participations supérieures aux seuils légaux ‹ Actions directement détenues par la Société
En application des dispositions de l’article L. 233-13 du Code de (autodétention)
commerce, il est précisé qu’un seul actionnaire, le concert formé
par Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP) et Groupe Bruxelles La Société détient directement, au 31 décembre 2009, 15 075 922
Lambert (GBL), détient à la clôture de l’exercice 2009, 5% ou plus actions TOTAL, soit 0,64% du capital social à cette date.
du capital de TOTAL 2.
‹ Actions TOTAL détenues par les sociétés du
En outre, deux actionnaires connus détiennent, à la clôture de
l’exercice 2009, 5% ou plus des droits de vote au sein des
Groupe (autocontrôle)
assemblées générales d’actionnaires de TOTAL :
Total Nucléaire, détenue indirectement à 100% par la Société,
o le concert formé par CNP et GBL détient, au 31 décembre 2009, 2 023 672 actions TOTAL.
Financière Valorgest, Sogapar et Fingestval, des filiales indirectes
Dans l’avis AMF n°209C1156 datant du 2 septembre 2009, le d’Elf Aquitaine, détiennent respectivement, au 31 décembre 2009,
concert formé par CNP et GBL a déclaré avoir franchi en hausse, 22 203 704, 4 104 000 et 71 999 892 actions TOTAL, soit un total
le 25 août 2009, le seuil de 5% des droits de vote et détenir de 98 307 596 actions. Au 31 décembre 2009, la Société détient,
127 149 464 actions TOTAL représentant 127 745 604 droits de par l’intermédiaire de filiales indirectes, 4,27% du capital social.
1. En vertu de l’article 223-11 du règlement général de l’AMF, le nombre de droits de vote théoriques est calculé sur la base de l’ensemble des actions auxquelles sont attachés
des droits de vote, y compris les actions détenues par le Groupe qui sont privées de droit de vote.
2. Avis AMF 209C1156 du 2 septembre 2009.
䡲 Actionnariat salarié
Actionnaires
institutionnels
88% dont 25% en France
12% au Royaume-Uni
Les informations correspondantes figurent au Chapitre 5 21% pour le reste de l’Europe
(Gouvernement d’entreprise – Accord de participation des salariés 25% en Amérique du Nord
au capital) et au Chapitre 8 (Renseignements généraux – Épargne 5% pour le reste du monde
salariale, intéressement et participation du personnel) du présent
Document de référence. (a) Sur la base de la définition de l’actionnariat salarié au sens de l’article L. 225-102
du Code de commerce.
Amérique du Nord
26%
France
35 %
TOTAL / 153
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Actionnariat
䡲 Conventions réglementées et
opérations avec les parties liées
Le détail des opérations avec des apparentés telles que visées par
les normes adoptées conformément au règlement CE
n° 1606/2002, conclues par les sociétés du Groupe au cours des
exercices 2007, 2008 ou 2009, figure à la note 24 de l’annexe aux
comptes consolidés du présent Document de référence.
䡲 Politique de communication Comme chaque année, les résultats des trois premiers trimestres
ont fait l’objet d’une conférence téléphonique animée par le
directeur Financier. Les résultats commentés des premier,
deuxième et troisième trimestres 2009 sont disponibles sur le site
Internet du Groupe ([Link], rubrique Investisseurs
institutionnels/Résultats).
Outre son Document de référence déposé chaque année auprès de
l’Autorité des marchés financiers, le Groupe diffuse régulièrement Sur l’ensemble de l’année 2009, le Groupe a organisé environ 600
des informations sur ses activités à travers des publications réunions avec des investisseurs institutionnels et des analystes
périodiques, sur son site Internet [Link] et par voie de financiers.
communiqué de presse pour les nouvelles significatives. Les
présentations du Groupe sur ses résultats et ses perspectives sont Dans le domaine de la responsabilité sociétale et environnementale
également consultables sur son site Internet. Enfin, une version (RSE), le Groupe met en œuvre des moyens de communication
anglaise du Document de référence est mise à disposition des importants pour informer les actionnaires :
actionnaires.
o Un rapport intitulé Environnement et Société est publié chaque
année.
Par ailleurs, du fait de la cotation de ses actions aux États-Unis, la
Société dépose, parallèlement à son Document de référence, un o Des rencontres individuelles ou collectives avec les actionnaires
document annuel (Form 20-F) en langue anglaise auprès de la sont organisées en Europe et aux États-Unis. Fin 2009, une
United States Securities and Exchange Commission (SEC) (voir journée sur le thème de l’intégration de la RSE dans le modèle
page 177 du présent Document de référence). économique de TOTAL, destinée à la communauté financière, a
été organisée pour la première fois à Londres avec comme
Enfin, le Groupe organise régulièrement des réunions d’information orateurs de nombreux dirigeants du Groupe, dont le Directeur
et intervient également dans des conférences, tant en France qu’à Général. La journée s’est concentrée sur les thèmes de la
l’étranger, destinées aux actionnaires et notamment aux analystes satisfaction durable des besoins énergétiques d’aujourd’hui et de
financiers. demain, et l’acceptabilité de TOTAL au travers de son
engagement en tant qu’acteur local responsable. La sécurité, la
En 2009, TOTAL a remporté plusieurs prix attribués par stratégie de TOTAL, le changement climatique, le développement
l’Institutional Investor Research Group, l’Investor Relations Global de nouvelles énergies, la transparence financière, la mise en
Ranking et le Thomson Extel Survey, dont celui de meilleur service œuvre opérationnelle de la responsabilité sociétale et
Relations investisseurs pour les compagnies cotées, récompensant environnementale du Groupe, notamment au Nigeria, au
la qualité de sa communication financière. Myanmar et au Canada, ont également été abordés.
TOTAL / 155
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Communication avec les actionnaires
Pour atteindre cet objectif, TOTAL a notamment optimisé son - en octobre, au Centre scientifique et technique de
dispositif de communication grâce à la mise en place d’un logiciel l’Exploration & Production à Pau ;
de CRM (Customer Relationship Management) lui permettant de - en décembre, en présence du directeur Financier du Groupe, à
personnaliser sa relation avec chaque actionnaire individuel au La Défense.
moyen d’un historique des relations.
Lors de ces réunions, le CCA est amené à donner son avis sur
Depuis, deux audits de suivi conduits les 7 octobre 2008 et 22 différents éléments du dispositif de communication vis-à-vis des
octobre 2009 ont confirmé la certification. Le deuxième audit a actionnaires individuels, dont le Journal des actionnaires et le
notamment permis d’obtenir la version 2008 de cette certification. programme du Cercle des actionnaires.
Ainsi, en 2009, le CCA a notamment apporté son éclairage sur
Cette certification démontre l’engagement de TOTAL à fournir différents projets destinés aux actionnaires individuels tels que
durablement une information financière de qualité à ses l’efficacité de l’offre et du dispositif de communication du Cercle
actionnaires individuels. Ainsi, TOTAL a reçu le prix du meilleur des actionnaires et les actions à engager afin d’améliorer cette
service Actionnaire dans la catégorie CAC 40 à l’occasion de la offre. Concernant l’Assemblée générale des actionnaires, le CCA
remise des Fils d’Or 2007, organisée par la Vie Financière et s’est, comme chaque année, exprimé sur la forme de l’avis de
Synerfil. En tant que lauréat 2007, TOTAL a présidé le jury des Fils convocation. Il a également fait part de ses impressions au sujet
d’Or 2008. Compte tenu de l’arrêt de la publication de la Vie de la tenue de cette assemblée.
Financière, ce prix n’a pas été attribué en 2009. o Le Cercle des actionnaires, ouvert à tout actionnaire détenant au
moins trente actions au porteur ou une action au nominatif, a
Dans le cadre de cette démarche de certification qualité, un organisé près de trente manifestations en 2009 où plus de 2 200
dispositif de remontée de suggestions au moyen d’un questionnaire actionnaires individuels membres du Cercle ont été conviés. Ils
de satisfaction est également disponible ponctuellement depuis ont ainsi visité des installations industrielles, des sites soutenus
2008 sur le site Internet du Groupe ([Link], rubrique par la Fondation Total et participé à des conférences destinées à
Actionnaires individuels/Relations Actionnaires individuels). En mieux leur faire connaître les différents métiers du Groupe. Enfin,
outre, des enquêtes téléphoniques portant sur le Journal des ils ont assisté à des manifestations culturelles organisées dans le
actionnaires et sur l’efficacité de l’offre et du dispositif de cadre de la politique de mécénat de la Fondation Total.
communication du Cercle des actionnaires ont été conduites en
2008 et 2009 auprès de plus de 300 lecteurs. Ces enquêtes ont Ainsi, TOTAL a rencontré plus de 11 000 actionnaires individuels au
permis de s’assurer que les offres proposées ont répondu aux cours de l’année 2009.
attentes des actionnaires.
Le nouveau Comité consultatif des actionnaires (CCA), composé o nominatif pur : les actions sont inscrites au nom de l’actionnaire
de douze membres, s’est réuni à quatre reprises : chez BNP Paribas Securities Services, qui en assure directement
la gestion (vente, achat, coupons, convocations aux assemblées
- en mars, lors d’une réunion de passation avec l’ancien Comité d’actionnaires, etc.) sans que l’actionnaire ait à choisir un
en présence de Christophe de Margerie ; intermédiaire financier. La détention en nominatif pur est
- en mai, à la suite de l’Assemblée générale des actionnaires ; difficilement compatible avec une inscription des actions dans un
Plan d’épargne en actions (PEA), compte tenu des procédures Securities Services adresse à l’actionnaire concerné une attestation
administratives applicables en pareil cas. d’inscription en compte et lui demande de lui faire parvenir :
䊳 Principaux avantages du nominatif administré o un relevé d’identité bancaire (ou un relevé d’identité postal ou de
caisse d’épargne) pour le règlement des dividendes ;
Parmi les avantages du nominatif administré figurent notamment : o un contrat de prestations boursières, à compléter si l’actionnaire
souhaite opérer en bourse sur ses actions TOTAL.
o un droit de vote double au-delà de deux ans de détention en
continu (voir page 174 du présent Document de référence) ;
o un numéro vert pour tous les contacts avec BNP Paribas
Securities Services (appel gratuit en France depuis un poste
fixe) : 0 800 11 7000 ou + 33 1 40 14 80 61 depuis l’étranger du 䡲 Contacts Actionnaires individuels
lundi au vendredi (jours ouvrés) de 8h45 à 18h00, heure de Paris
(télécopie : + 33 1 55 77 34 17) ;
o la faculté de recevoir directement l’ensemble des informations
publiées par TOTAL et destinées à ses actionnaires ;
Pour toute information concernant le passage au nominatif pur ou
o la possibilité d’adhérer au Cercle des actionnaires de TOTAL à
administré, l’adhésion au Cercle des actionnaires ou pour toute
partir de la détention d’une action.
autre information générale, les actionnaires individuels peuvent
s’adresser à :
䊳 Principaux avantages du nominatif pur
TOTAL S.A.
Parmi les avantages du nominatif pur figurent notamment, en plus Service des Relations avec les actionnaires individuels
des avantages communs au nominatif administré : 2, place Jean Millier – La Défense 6
92078 Paris-La Défense cedex
o la gratuité des droits de garde ; France
o une facilité accrue pour transmettre les ordres de Bourse 1
(téléphone, courrier, télécopie, Internet) ; Tél. depuis la France : 0 800 039 039
(numéro vert - appel gratuit à partir d’un poste fixe)
o des frais de courtage de 0,20% HT du montant brut de la
depuis l’étranger : + 33 1 47 44 24 02
négociation, sans minimum forfaitaire et plafonnés à 1 000 euros
du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à
par transaction ;
17h30 (heure de Paris)
o la faculté de consulter ses avoirs par Internet.
Fax depuis la France : 01 47 44 20 14
depuis l’étranger + 33 1 47 44 20 14
Un actionnaire souhaitant transférer ses actions TOTAL au
nominatif pur doit compléter et transmettre à son intermédiaire Courriel depuis le formulaire de contact disponible sur
financier un bordereau qui lui est adressé sur simple demande [Link], rubrique Actionnaires individuels
auprès du service des Relations avec les actionnaires individuels de
TOTAL. Dès réception des actions correspondantes, BNP Paribas Contacts Jean-Marie Rossini (responsable service Relations
actionnaires individuels)
Claire Nabet (responsable Relations actionnaires
individuels)
1. Sous réserve d’avoir souscrit au contrat de prestations boursières. La souscription à ce contrat est gratuite.
TOTAL / 157
6 TOTAL ET SES ACTIONNAIRES Communication avec les actionnaires
䡲 Calendrier 2010
11 février Résultats du 4e trimestre et de l’année 2009
30 avril Résultats du 1er trimestre 2010
21 mai Assemblée générale des actionnaires 2010 à Paris (Palais des Congrès)
䡲 Calendrier 2011
1. Sous réserve de l’approbation par l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010.
TOTAL / 159
7 INFORMATIONS FINANCIÈRES Informations financières historiques
Les comptes consolidés de TOTAL S.A. et ses filiales (le Groupe) Les comptes sociaux de TOTAL S.A., société mère du Groupe,
pour les exercices clos les 31 décembre 2009, 31 décembre 2008 pour les exercices clos les 31 décembre 2009, 31 décembre 2008
et 31 décembre 2007 ont été établis en conformité avec les normes et 31 décembre 2007 ont été établis en conformité avec les normes
comptables internationales IFRS (International Financial Reporting comptables françaises telles qu’en vigueur au 31 décembre 2009.
Standards) telles que publiées par l’IASB (International Accounting
Standards Board) et telles qu’adoptées par l’Union européenne au Ils figurent en Annexe 3 au présent Document de référence :
31 décembre 2009.
o Compte de résultat page 291
Ils figurent en Annexe 1 au présent Document de référence : o Bilan page 292
o Compte de résultat consolidé page 184 o Tableau de flux de trésorerie page 293
o Bilan consolidé page 185 o Variation des capitaux propres page 294
o Tableau de flux de trésorerie consolidé page 186 o Annexe aux comptes sociaux page 295
o Variation des capitaux propres consolidés page 187
o Résultat global consolidé page 188
o Annexe aux comptes consolidés page 189
Les comptes consolidés de l’exercice 2009, figurant en Annexe 1 Les comptes sociaux de TOTAL S.A. de l’exercice 2009 (normes
au présent Document de référence ont fait l’objet d’une certification comptables françaises), figurant en Annexe 3 au présent Document
par les commissaires aux comptes de la Société. Le rapport des de référence, ont également fait l’objet d’une certification par les
commissaires aux comptes sur ces comptes consolidés est commissaires aux comptes de la Société. Le rapport des
reproduit en Annexe 1 (page 182). commissaires aux comptes sur les comptes sociaux de l’exercice
2009 est reproduit en Annexe 3 (page 290).
Les comptes consolidés des exercices 2008 et 2007, repris en
Annexe 1 au présent Document de référence ont également fait Les comptes sociaux de TOTAL S.A. des exercices 2008 et 2007,
l’objet d’une certification par les commissaires aux comptes de la repris en Annexe 3 au présent Document de référence, ont
Société. Le rapport des commissaires aux comptes sur les comptes également fait l’objet d’une certification par les commissaires aux
consolidés de l’exercice 2008 est reproduit en page 176 du comptes de la Société. Le rapport des commissaires aux comptes
Document de référence de TOTAL afférent à l’exercice 2008 et sur les comptes sociaux de l’exercice 2008 est reproduit en page
déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 3 avril 2009. 278 du Document de référence de TOTAL afférent à l’exercice 2008
Le rapport des commissaires aux comptes sur les comptes et déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le
consolidés de l’exercice 2007 est reproduit en page 160 du 3 avril 2009. Le rapport des commissaires aux comptes sur les
Document de référence de TOTAL afférent à l’exercice 2007 et comptes sociaux de l’exercice 2007 est reproduit en page 254 du
déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 2 avril 2008. Document de référence de TOTAL afférent à l’exercice 2007 et
En application de l’article 28 du règlement CE n°809/2004, ces déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 2 avril 2008.
deux rapports sont incorporés par référence dans le présent En application de l’article 28 du règlement CE n°809/2004, ces
Document de référence. deux rapports sont incorporés par référence dans le présent
Document de référence.
䊳 Informations complémentaires
Certaines informations de nature financière autres que celles l’émetteur et n’ont pas fait l’objet d’une certification par les
figurant en Annexe 1 ou en Annexe 3 au présent Document de commissaires aux comptes de la Société. Ces informations
référence, notamment les ratios, informations statistiques ou autres complémentaires ont été établies par la Société, sur la base des
données chiffrées, ayant pour objet de décrire le Groupe ou les éléments dont elle dispose, d’après ses propres calculs ou
performances de ses activités, ne sont pas extraites des états estimations, en tenant compte des normes en vigueur aux
financiers certifiés de l’émetteur. Sauf indication contraire, ces États-Unis auxquelles la Société est assujettie pour ce type
autres informations reposent sur des données internes à la Société d’informations du fait de la cotation de ses actions (sous forme
qui en constituent la source. d’ADR) sur le New York Stock Exchange.
En particulier, les informations complémentaires sur l’activité Le présent Document de référence n’inclut pas de prévision ou
d’hydrocarbures, figurant en Annexe 2 au présent Document de estimation de bénéfice pour la période postérieure au
référence, ne sont pas extraites des états financiers certifiés de 31 décembre 2009 au sens du règlement CE n° 809/2004 du
29 avril 2004.
La politique de distribution des dividendes de la Société est décrite au Chapitre 6 (TOTAL et ses actionnaires, Dividendes) du présent
Document de référence.
TOTAL / 161
7 INFORMATIONS FINANCIÈRES Procédures judiciaires et d’arbitrage
L’usine a été définitivement fermée et des mesures Paroisse civilement responsable des dommages causés aux
d’accompagnement ont été proposées à chaque salarié. Le site a victimes par l’explosion en sa qualité de gardienne et exploitante de
été remis en état. l’usine.
Le 14 décembre 2006, Grande Paroisse a signé, en présence de la Le Parquet, suivi en cela par des parties civiles, a interjeté appel du
ville de Toulouse, l’acte par lequel elle a fait donation de l’ancien jugement rendu par le tribunal correctionnel de Toulouse. Grande
terrain de l’usine AZF à la Communauté d’agglomération du Grand Paroisse afin de préserver ses droits a également formé appel
Toulouse (CAGT) ainsi qu’à la Caisse des dépôts et consignations incident sur les dispositions civiles.
et à sa filiale ICADE. Aux termes de cet acte, TOTAL S.A. garantit
les obligations de Grande Paroisse relatives à la dépollution du site Le procès en appel pourrait se tenir devant la Cour d’appel de
et accorde une dotation de 10 millions d’euros à la fondation de Toulouse dans le courant du premier semestre 2011.
recherche InNaBioSanté dans le cadre de l’installation sur le terrain
d’un Cancéropôle par la ville de Toulouse. Une procédure d’indemnisation des victimes avait été mise en
œuvre immédiatement après l’explosion. Un montant de
S’agissant des causes de l’explosion, l’hypothèse d’un accident 2,29 milliards d’euros a été réglé au titre des demandes
chimique, imputable à Grande Paroisse à la suite du déversement d’indemnisation et des frais associés. Au 31 décembre 2009, il
accidentel de plusieurs centaines de kilos d’un produit à base de subsiste au bilan consolidé du Groupe une provision d’un montant
chlore dans le magasin de stockage de nitrate d’ammonium, a de 40 millions d’euros.
perdu au fil de l’enquête toute crédibilité. C’est pourquoi, parmi les
onze salariés de Grande Paroisse mis en examen dans le cadre de
1. Arkema désigne collectivement l’ensemble des sociétés du groupe Arkema, dont la société mère est Arkema S.A. Depuis l’Assemblée générale des actionnaires du 12 mai
2006, Arkema ne fait plus partie de TOTAL.
interjeté appel de ces deux décisions devant le Tribunal de de concert, quelles que soient les modalités de ce transfert, des
première instance des Communautés européennes. actifs représentant, en valeur d’entreprise, plus de 50% de la
Arkema et Elf Aquitaine ont reçu de la Commission européenne valeur d’Arkema à la date du transfert concerné.
en août 2007 une communication de griefs relative à des Parallèlement, les sommes auxquelles pourrait être condamnée
pratiques anticoncurrentielles alléguées se rapportant à une autre TOTAL S.A. ou l’une des sociétés du Groupe au titre de
ligne de produits chimiques. À ce titre, une décision rendue en l’ensemble des procédures couvertes par les garanties sont
juin 2008 inflige une amende de 22,7 millions d’euros imputée conventionnellement mises à la charge d’Arkema à concurrence
solidairement à Elf Aquitaine et Arkema, à laquelle s’ajoutent des de 10% de leur montant.
amendes prononcées à l’encontre d’Arkema et d’Elf Aquitaine o Pour couvrir les risques mentionnés ci-dessus, la provision
pour des montants respectifs de 20,43 millions d’euros et comptabilisée dans les comptes consolidés du Groupe au
15,89 millions d’euros. Un recours contre cette décision devant la 31 décembre 2009 s’élève à 43 millions d’euros.
juridiction communautaire compétente a été engagé par les
sociétés concernées. o Par ailleurs, des investigations lancées en octobre 2002 par la
Commission européenne dans des filiales de la branche
En dernier lieu, Arkema et Elf Aquitaine ont reçu de la Raffinage & Marketing du Groupe ont donné lieu en octobre 2004
Commission européenne, en mars 2009, une communication de à une communication de griefs adressée à Total Nederland N.V.
griefs relative à des pratiques anticoncurrentielles alléguées se ainsi qu’à TOTAL S.A. Cette procédure a abouti en septembre
rapportant à une autre ligne de produits chimiques. La décision 2006 au prononcé d’une amende de 20,25 millions d’euros aux
dans cette affaire a été rendue par la Commission européenne en dépens de Total Nederland N.V., dont TOTAL S.A. fut déclarée
novembre 2009. Arkema et Elf Aquitaine se sont vues infliger solidairement responsable à hauteur de 13,5 millions d’euros en
solidairement des amendes de 11 millions d’euros et, à titre tant que société mère bien qu’aucune preuve de l’implication de
individuel, de 9,92 millions d’euros pour Arkema et celle-ci dans les pratiques anticoncurrentielles en cause n’ait été
7,71 millions d’euros pour Elf Aquitaine. Cette décision fera établie. TOTAL S.A. et Total Nederland N.V. ont interjeté appel de
l’objet d’un appel devant la juridiction communautaire cette décision de la Commission européenne devant le Tribunal
compétente. de première instance des Communautés européennes.
Aucune preuve de l’implication de TOTAL S.A. ou d’Elf Aquitaine
Par ailleurs, une communication de griefs a été adressée en mai
dans les pratiques reprochées à Arkema n’a pu être établie, les
2007 par la Commission européenne à Total France
amendes qui leur ont été infligées résultant de leur qualité de
(nouvellement dénommé Total Raffinage & Marketing), ainsi qu’à
maison mère.
TOTAL S.A., visant des pratiques anticoncurrentielles alléguées
Bien qu’Arkema ait mis en œuvre à partir de 2001 un plan visant se rapportant à une autre ligne de produits de la branche
la mise en conformité des pratiques de ses salariés avec les Raffinage & Marketing. Total France a été condamnée à ce titre
règles sur la concurrence, il ne peut toutefois être exclu que en octobre 2008 à une amende de 128,2 millions d’euros, dont
d’autres procédures concernant Arkema, ainsi que TOTAL S.A. et TOTAL S.A. fut déclarée solidairement responsable en tant que
Elf Aquitaine, puissent être mises en œuvre à l’initiative des société mère bien qu’aucune preuve de l’implication de celle-ci
autorités compétentes. dans les pratiques anticoncurrentielles en cause n’ait été établie.
o Dans le cadre de la scission d’Arkema de TOTAL, TOTAL S.A. ou TOTAL S.A. et Total Raffinage & Marketing ont interjeté appel de
certaines sociétés du Groupe ont consenti au profit d’Arkema des cette décision devant le Tribunal de première instance des
garanties afin de couvrir les risques afférents aux procédures Communautés européennes.
relatives à des litiges en matière d’ententes anticoncurrentielles En outre, une notification de griefs a été envoyée en juillet 2009
se rapportant à des faits antérieurs à cette scission. par l’Autorité française de la concurrence à TotalGaz et à Total
Ces garanties couvrent, pendant une durée de dix ans ayant Raffinage Marketing concernant des pratiques
commencé à courir en 2006, 90% des sommes qui seraient anticoncurrentielles alléguées se rapportant à une autre ligne de
payées par Arkema en raison (i) de condamnations infligées par produits de la branche Raffinage & Marketing.
les autorités communautaires ou nationales de concurrence d’un o Compte tenu du caractère discrétionnaire du pouvoir reconnu à
État membre de l’Union européenne pour violation des règles en la Commission européenne dans le processus de détermination
matière d’entente, (ii) de condamnations infligées par les autorités des amendes en droit de la concurrence, il est impossible de
de concurrence ou les tribunaux américains pour violation des déterminer avec précision le risque encouru à ce titre par le
règles du droit fédéral de la concurrence ou du droit d’un État Groupe. TOTAL S.A. et Elf Aquitaine contestent la mise en cause
des États-Unis d’Amérique en matière d’entente, (iii) de de leur responsabilité et le mode de détermination des amendes.
dommages et intérêts au titre d’éventuelles procédures civiles Quelle que soit l’évolution des enquêtes et procédures ci-dessus,
relatives aux faits faisant l’objet des décisions de condamnations le Groupe considère que leur issue ne devrait pas avoir d’impact
susmentionnées et (iv) de certains frais liés à ces procédures. significatif sur sa situation financière et sur ses résultats
La garantie couvrant les risques afférents aux procédures consolidés.
relatives à des litiges en matière d’ententes anticoncurrentielles
en Europe s’applique au-delà d’une franchise de
176,5 millions d’euros.
Les garanties deviendraient caduques dans l’hypothèse où une
䡲 Erika
personne physique ou morale, agissant seule ou de concert avec
d’autres, viendrait à détenir, directement ou indirectement, plus
du tiers des droits de vote d’Arkema ou si Arkema transférait, en À la suite du sinistre en décembre 1999 du pétrolier Erika qui
une ou plusieurs fois à un même tiers ou à plusieurs tiers agissant transportait des produits appartenant à une société du Groupe, le
TOTAL / 163
7 INFORMATIONS FINANCIÈRES Procédures judiciaires et d’arbitrage
Tribunal de grande instance de Paris statuant en matière 2010. La Cour d’appel, par décision du 4 mars 2010, a confirmé le
correctionnelle a, par jugement en date du 16 janvier 2008, déclaré jugement de première instance. La filiale britannique de TOTAL
TOTAL S.A. coupable du délit de pollution maritime en retenant à étudie la possibilité d’un recours auprès de la Supreme Court sur
son encontre une faute d’imprudence dans la mise en œuvre de sa l’étendue et le partage des responsabilités encourues.
procédure de sélection du navire (procédure de vetting),
condamnant TOTAL S.A. à payer une amende de 375 000 euros. Le montant de la provision au titre de la responsabilité civile
Ce jugement prévoit aussi le versement d’indemnités aux victimes figurant dans les comptes consolidés du Groupe au
de la pollution de l’Erika pour un montant total de 192 millions 31 décembre 2009 s’élève à 295 millions d’euros après prise en
d’euros, condamnant TOTAL S.A. au paiement de ces indemnités compte des paiements effectués.
solidairement avec la société de contrôle et de classification de Le Groupe est assuré pour les dommages à ces installations, les
l’Erika, l’armateur de l’Erika et le gestionnaire de l’Erika. pertes d’exploitation et les réclamations des tiers dans le cadre de
TOTAL estime que la faute d’imprudence qui lui est imputée et sa sa responsabilité civile. La créance résiduelle vis-à-vis des
condamnation subséquente pour pollution maritime sont non assurances s’élève à 211 millions d’euros au 31 décembre 2009.
fondées, en fait comme en droit. TOTAL considère également que Le Groupe considère que, dans l’état actuel des informations à sa
cette décision va à l’encontre de l’amélioration de la sécurité du disposition, sur la base d’une estimation raisonnable des montants
transport maritime. à sa charge dans cette affaire et compte tenu des montants
TOTAL a interjeté appel de la décision rendue le 16 janvier 2008, provisionnés, cet accident ne devrait pas avoir d’impact significatif
proposant néanmoins aux parties civiles qui le demandent le sur la situation financière ou les résultats consolidés du Groupe.
paiement définitif et irrévocable des sommes qui leur ont été Par ailleurs, le 1er décembre 2008, cinq sociétés, dont la filiale
respectivement allouées par le Tribunal de grande instance de britannique de TOTAL, se sont vues notifier un acte de poursuites
Paris. À ce jour, quarante et une parties civiles ont été indemnisées pénales émanant du Health and Safety Executive (HSE) et de
pour un montant total de 171,5 millions d’euros. l’Environment Agency (EA). En novembre 2009, la filiale britannique
de TOTAL a décidé de ne pas contester la culpabilité (plea bargain)
Le procès en appel s’est tenu devant la Cour d’appel de Paris fin
sur des chefs retenus à son encontre et entend faire valoir dans ce
2009.
cadre un certain nombre d’éléments de nature à atténuer la portée
Par arrêt en date du 30 mars 2010, la Cour d’appel a confirmé le des charges qui lui sont reprochées.
jugement de première instance condamnant TOTAL S.A. au
paiement d’une amende de 375 000 euros au titre du délit de
pollution maritime. TOTAL S.A. étudie la possibilité de se pourvoir
en cassation de ce chef.
䡲 Myanmar
La Cour d’appel a, en revanche, écarté la responsabilité civile de
TOTAL S.A. au regard des conventions internationales applicables. Une plainte avait été déposée en Belgique le 25 avril 2002 contre la
Société, son Président et l’ancien dirigeant de sa filiale au Myanmar
TOTAL S.A. considère, en l’état actuel des informations à sa sous l’emprise des lois belges du 16 juin 1993 et du 10 février 1999
disposition, que cette affaire ne devrait pas avoir un impact couramment appelées lois de « compétence universelle ». Ces lois
significatif sur la situation financière ou les résultats consolidés du ont été abrogées par la loi belge du 5 août 2003 relative « aux
Groupe. violations graves du droit international humanitaire » qui a
notamment prévu une procédure visant à dessaisir la justice belge
de certaines instructions en cours. Dans ce cadre, la Cour de
䡲 Buncefield cassation de Belgique a, par arrêt du 29 juin 2005, dessaisi la
juridiction belge du dossier TOTAL. La demande de rétractation de
cette décision de dessaisissement, ensuite introduite par les
plaignants, a été rejetée par la Cour de cassation le 28 mars 2007.
Le 11 décembre 2005, plusieurs explosions suivies d’un important
incendie sont survenues à Buncefield, au nord de Londres, dans un En dépit de cette décision, le ministre de la Justice belge a
dépôt pétrolier exploité par Hertfordshire Oil Storage Limited demandé au Procureur fédéral de saisir à nouveau le juge
(HOSL), société détenue à 60% par la filiale britannique de TOTAL d’instruction initialement en charge de la plainte. Le Procureur
et à 40% par un autre groupe pétrolier. fédéral a décidé de soumettre la question de la recevabilité d’une
telle demande à la Cour d’appel de Bruxelles. Par décision rendue
L’explosion a fait des blessés, dont la grande majorité a subi des le 5 mars 2008, la Cour d’appel a constaté l’extinction de l’action
blessures légères, et a causé des dommages matériels au dépôt publique à l’égard de TOTAL, de son président et de l’ancien
ainsi qu’à des bâtiments et des résidences situés à proximité du directeur de sa filiale, en raison de l’autorité de la chose jugée
dépôt. La cause retenue par la commission d’enquête mise en attachée à l’arrêt de dessaisissement de la Cour de cassation du
place par les pouvoirs publics est le débordement d’essence d’un 29 juin 2005. Un pourvoi en cassation a été introduit par les
bac du dépôt. Le rapport définitif de cette commission a été plaignants contre la décision du 5 mars 2008. Le 29 octobre 2008,
déposé le 11 décembre 2008. Le procès civil, concernant les la Cour de cassation a rejeté ce pourvoi, mettant ainsi un terme
différends non réglés à l’amiable, a eu lieu d’octobre à décembre définitif à cette affaire.
2008. La décision rendue en premier ressort le 20 mars 2009
déclare la filiale britannique de TOTAL responsable de l’accident TOTAL a toujours maintenu que les accusations portées contre la
survenu et tenue seule d’indemniser les victimes. Celle-ci a interjeté Société et ses dirigeants du fait des activités de sa filiale au
appel de cette décision. Le procès en appel s’est tenu en janvier Myanmar étaient non fondées en fait comme en droit.
TOTAL / 165
7 INFORMATIONS FINANCIÈRES Changements significatifs
䊳 Changements significatifs
TOTAL / 167
8 RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Capital social
䊳 Capital social
䡲 Montant du capital social au émission d’actions ordinaires ou de toute valeur mobilière donnant
accès immédiat ou à terme au capital social de la Société, avec
31 décembre 2009 suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, y
compris en rémunération de titres apportés dans le cadre d’une
offre publique d’échange (OPE) sur des titres répondant aux
conditions fixées à l’article L. 225-148 du Code de commerce. La
résolution confère notamment au Conseil d’administration la
5 871 057 210 euros, divisé en 2 348 422 884 actions ordinaires,
possibilité de prévoir au profit des actionnaires un délai de priorité
entièrement libérées.
pour souscrire ces titres en application des dispositions de l’article
L. 225-135 du Code de commerce. Le montant total des
augmentations de capital social sans droit préférentiel de
Le Conseil d’administration n’ayant pas utilisé les délégations de 1,5% du capital social existant au jour de la tenue du Conseil
conférées par les treizième, quatorzième, quinzième et seizième d’administration décidant l’attribution (durée de l’autorisation
résolutions, le capital autorisé non émis ressort à consentie au Conseil d’administration : trente-huit mois).
2,5 milliards d’euros (soit 1 000 millions d’actions) au
31 décembre 2009. En vertu de cette autorisation, 6 082 640, 4 600 000 et 4 600 000
options de souscription d’actions ont été attribuées par le Conseil
‹ Dix-septième résolution de l’Assemblée d’administration réuni respectivement le 17 juillet 2007, le
9 septembre 2008 et le 15 septembre 2009. Au 31 décembre 2009,
générale des actionnaires du 16 mai 2008 19 943 703 actions pouvaient donc être encore émises dans le
cadre de cette autorisation.
Autorisation d’attribuer gratuitement des actions TOTAL existantes
ou à émettre au profit de membres du personnel salarié du Groupe,
ainsi qu’au profit de dirigeants mandataires sociaux, dans la limite ‹ Dix-septième résolution de l’Assemblée
de 0,8% du capital de la Société existant au jour de la tenue du générale des actionnaires du 11 mai 2007
Conseil d’administration décidant l’attribution gratuite d’actions
(durée de l’autorisation consentie au Conseil d’administration : Autorisation d’annuler les actions de la Société dans la limite de
trente-huit mois). 10% du capital de la Société existant à la date de l’opération par
période de vingt-quatre mois. Cette autorisation est valable jusqu’à
En vertu de cette autorisation, 2 800 000 actions TOTAL existantes l’Assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de
ont été attribuées le 9 octobre 2008 par le Conseil d’administration l’exercice clos le 31 décembre 2011. En vertu de cette autorisation,
du 9 septembre 2008, et 3 000 000 actions TOTAL existantes ont le Conseil d’administration a décidé le 30 juillet 2009 d’annuler
été attribuées par le Conseil d'administration le 15 septembre 2009. 24 800 000 actions acquises en 2008 et inscrites en titres
Au 31 décembre 2009, 12 987 383 actions pouvaient donc être immobilisés dans les comptes sociaux.
encore attribuées dans le cadre de cette autorisation.
Ainsi, à la date du 31 décembre 2009, compte tenu de l’annulation
‹ Seizième résolution de l’Assemblée générale de 30 000 000 actions intervenue le 31 juillet 2008 en vertu de
l’autorisation conférée par l’Assemblée générale des actionnaires
des actionnaires du 11 mai 2007 du 11 mai 2007, 180 042 288 actions peuvent encore être annulées
dans le cadre de ces autorisations jusqu’au 31 juillet 2010 inclus,
Autorisation d’attribuer des options de souscription et d’achat avant d’atteindre le seuil d’annulation de 10% du capital annulé sur
d’actions au profit de membres du personnel salarié du Groupe, une période de vingt-quatre mois.
ainsi qu’au profit de dirigeants mandataires sociaux dans la limite
TOTAL / 169
8 RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Capital social
䡲 Capital potentiel au 31 décembre 4 377 010 options pour le plan attribué par le Conseil
d’administration du 15 septembre 2009.
2009
En raison de l'arrivée à échéance au cours de l'exercice 2009 des
derniers plans d’options de souscription d’actions Elf Aquitaine (les
30 mars et 12 septembre 2009), ainsi que de la faculté d’échange
(garantie par la Société dans la note d’information relative à l’offre
en surenchère du 22 septembre 1999) contre des actions TOTAL,
Les titres donnant accès à des actions TOTAL, par exercice ou
aucune action Elf Aquitaine existante ne bénéficie au
remboursement, sont les options de souscription d’actions TOTAL,
31 décembre 2009 de la faculté d'échange en actions TOTAL.
au nombre de 45 828 769 au 31 décembre 2009, réparties en
6 811 629 options 1 pour le plan attribué par le Conseil
d’administration du 16 juillet 2003, 12 495 709 options1 pour le plan Le capital potentiel (capital existant auquel sont ajoutés les titres
attribué par le Conseil d’administration du 20 juillet 2004, 6 185 440 susceptibles de donner droit à des actions TOTAL, par exercice ou
options1 pour le plan attribué par le Conseil d’administration du remboursement) représente 101,95% du capital social au
19 juillet 2005, 5 645 686 options pour le plan attribué par le 31 décembre 2009, sur la base de 2 348 422 884 actions TOTAL
Conseil d’administration du 18 juillet 2006, 5 871 665 options pour composant le capital social au 31 décembre 2009 et de 45 828 769
le plan attribué par le Conseil d’administration du 17 juillet 2007, actions TOTAL susceptibles d’être créées dans le cadre de
4 441 630 options pour le plan attribué le 9 octobre 2008 sur l’exercice des options de souscription d’actions TOTAL.
décision du Conseil d’administration du 9 septembre 2008, et
Au 31 décembre 2009
Pourcentage de capital détenu par TOTAL S.A. 0,64%
Nombre d’actions détenues en portefeuille 15 075 922
Valeur comptable du portefeuille (aux cours d’achat) (M€) 595
Valeur de marché du portefeuille (M€) (a) 678
Pourcentage de capital détenu par l’ensemble du Groupe (b) 4,91%
Nombre d’actions détenues en portefeuille 115 407 190
Valeur comptable du portefeuille (aux cours d’achat) (M€) 3 622
Valeur de marché du portefeuille (M€) (a) 5 194
(a) Sur la base d’un cours de bourse de 45,005 euros par action au 31 décembre 2009.
(b) TOTAL S.A., Total Nucléaire, Financière Valorgest, Sogapar et Fingestval.
‹ Exercice 2007
10 janvier 2007 Réduction du capital social de 6 064 419 882,50 euros à 5 981 907 382,50 euros par annulation de 33 005 000 actions
autodétenues par la Société d’une valeur nominale de 2,50 euros chacune.
10 janvier 2008 Constatation de l’émission de 2 769 144 actions nouvelles d’une valeur nominale de 2,50 euros chacune entre le 1er janvier
et le 31 décembre 2007, augmentant le capital d’une somme totale de 6 922 860 euros pour le porter de la somme de
5 981 907 382,50 euros à la somme de 5 988 830 242,50 euros (dont 2 453 832 actions nouvelles par levée d’options de
souscription d’actions de la Société et 315 312 actions nouvelles par échange de 52 552 actions Elf Aquitaine issues de
levées d’options d’actions Elf Aquitaine et bénéficiant d’une garantie d’échange en actions TOTAL).
1. Après prise en compte de l’ajustement du prix d’exercice et du nombre d’actions sous options, effectué le 22 mai 2006 conformément aux dispositions légales alors en
vigueur et à la suite des décisions de l’Assemblée générale du 12 mai 2006 relativement à la division par quatre du nominal de l’action TOTAL et à l’apport-scission
d’Arkema.
TOTAL / 171
8 RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Capital social
‹ Exercice 2008
25 avril 2008 Constatation de la souscription à 4 870 386 actions nouvelles d’une valeur nominale de 2,50 euros chacune dans le cadre
de l’augmentation de capital réservée aux salariés du Groupe décidée par le Conseil d’administration du 6 novembre 2007,
augmentant le capital social d’une somme de 12 175 965 euros pour le porter de la somme de 5 988 830 242,50 euros à la
somme de 6 001 006 207,50 euros.
31 juillet 2008 Réduction du capital social de 6 001 006 207,50 euros à 5 926 006 207,50 euros par annulation de 30 000 000 actions
autodétenues par la Société d’une valeur nominale de 2,50 euros chacune.
13 janvier 2009 Constatation de l’émission de 1 405 591 actions nouvelles d’une valeur nominale de 2,50 euros chacune entre le 1er janvier
et le 31 décembre 2008, augmentant le capital d’une somme totale de 3 513 977,50 euros pour le porter de la somme de
5 926 006 207,50 euros à la somme de 5 929 520 185 euros (dont 1 178 167 actions nouvelles par levée d’options de
souscription d’actions de la Société et 227 424 actions nouvelles par échange de 37 904 actions Elf Aquitaine issues de
levées d’options d’actions Elf Aquitaine et bénéficiant d’une garantie d’échange en actions TOTAL).
‹ Exercice 2009
30 juillet 2009 Réduction du capital social de 5 929 520 185 euros à 5 867 520 185 euros par annulation de 24 800 000 actions
autodétenues par la Société d’une valeur nominale de 2,50 euros chacune.
12 janvier 2010 Constatation de l’émission de 1 414 810 actions nouvelles d’une valeur nominale de 2,50 euros chacune entre le 1er janvier
et le 31 décembre 2009, augmentant le capital d’une somme totale de 3 537 025 euros pour le porter de la somme de
5 867 520 185 euros à la somme de 5 871 057 210 euros (dont 934 780 actions nouvelles par levée d’options de
souscription d’actions de la Société et 480 030 actions nouvelles par échange de 80 005 actions Elf Aquitaine issues de
levées d’options d’actions Elf Aquitaine et bénéficiant d’une garantie d’échange en actions TOTAL).
FR 59 542 051 180 Dans la limite du nombre maximal autorisé par la loi (dix-huit
actuellement), les administrateurs sont nommés par l’Assemblée
générale des actionnaires pour une durée de trois ans, sous réserve
‹ Statuts des dispositions légales permettant la prolongation de la durée du
mandat jusqu’à la plus proche Assemblée générale ordinaire
Déposés chez Maîtres Gildas Le Gonidec de Kerhalic et Frédéric statuant sur les comptes du dernier exercice clos.
Lucet, notaires associés à Paris
En outre, un administrateur représentant les salariés actionnaires
est également nommé par l’Assemblée générale des actionnaires
‹ Code APE (NAF) pour une durée de trois ans, parmi une liste d’au moins deux
candidats présélectionnés par les salariés actionnaires, dans les
111Z jusqu’au 7 janvier 2008 conditions prévues par les dispositions légales, réglementaires et
statutaires en vigueur. Toutefois, ses fonctions prennent
automatiquement fin en cas de perte de sa qualité de salarié ou
741J depuis le 8 janvier 2008
d’actionnaire, le Conseil d’administration pouvant se réunir et
délibérer valablement jusqu’à la date de nomination de son
‹ Durée de la Société remplaçant.
Prorogée de 99 ans à compter du 22 mars 2000, soit une expiration ‹ Limite d’âge des administrateurs
au 22 mars 2099 sauf dissolution anticipée ou prorogation
À la date de clôture de chaque exercice, le nombre des
administrateurs personnes physiques âgés de plus de 70 ans ne
‹ Exercice social peut être supérieur au tiers des administrateurs en fonction. Si ce
seuil est dépassé, le membre du conseil le plus âgé est réputé
Du 1er janvier au 31 décembre de chaque année démissionnaire d’office.
TOTAL / 173
8 RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Acte constitutif et statuts ; autres informations
Le représentant permanent d’une personne morale administrateur Le mode d’exercice retenu demeure en application jusqu’à décision
doit être âgé de moins de 70 ans. contraire du Conseil d’administration.
L’Assemblée générale des actionnaires du 15 mai 2009 a approuvé Outre le droit de vote, chaque action donne droit à une quotité
une modification des statuts relative aux conditions de nomination proportionnelle au nombre des actions émises, dans la propriété de
du Président. Le Conseil peut désormais, par dérogation à la limite l’actif social, dans le partage des bénéfices et dans le boni de
d’âge de 65 ans, nommer pour une durée maximale de deux ans liquidation, dans les conditions prévues par les dispositions légales
aux fonctions de Président du Conseil d’administration un et réglementaires en vigueur, ainsi que par les statuts.
administrateur âgé de plus de 65 ans et de moins de 70 ans.
Sous réserve du droit de vote double, aucun privilège n’est attaché
‹ Participation minimum des administrateurs à une catégorie particulière d’actions, ou à une catégorie
particulière d’actionnaires.
au capital social de la Société
‹ Droit de vote double
Chaque administrateur (autre que l’administrateur représentant les
salariés actionnaires) doit être propriétaire d’au moins 1 000 actions Un droit de vote double est attribué, eu égard à la quotité du capital
pendant la durée de ses fonctions. S’il cesse d’être propriétaire du social qu’elles représentent, à toutes les actions nominatives et
nombre d’actions requis, il peut néanmoins régulariser sa situation entièrement libérées, inscrites sans interruption au nom d’un même
dans les conditions prévues par la loi. L’administrateur représentant actionnaire depuis au moins deux ans 1, ainsi qu’aux actions
les salariés actionnaires doit détenir pendant la durée de ses nominatives attribuées gratuitement, en cas d’augmentation de
fonctions, soit individuellement, soit à travers un Fonds commun de capital par incorporation de réserves, bénéfices ou primes, à un
placement d’entreprise (FCPE) régi par l’article L. 214-40 du Code actionnaire à raison d’actions anciennes pour lesquelles il bénéficie
monétaire et financier, au moins une action ou un nombre de parts de ce droit.
dudit fonds équivalent au moins à une action.
‹ Limitation du droit de vote
‹ Règles de majorité au sein du Conseil
d’administration L’article 18 des statuts de la Société stipule qu’en Assemblée
générale, aucun actionnaire ne peut exprimer, par lui-même et par
Les décisions sont prises à la majorité des voix des administrateurs mandataire, au titre des droits de vote simple attachés aux actions
présents ou représentés. En cas de partage, la voix du Président de qu’il détient directement ou indirectement et aux pouvoirs qui lui
séance est prépondérante. sont donnés, plus de 10% du nombre total des droits de vote
attachés aux actions de la Société. S’il dispose du droit de vote
‹ Règlement intérieur et comités du Conseil double, cette limite pourra être dépassée sans cependant excéder
20%.
d’administration
Par ailleurs, l’article 18 des statuts prévoit également que ces
Voir Chapitre 5 (Gouvernement d’entreprise – Rapport du Président limitations des droits de vote deviennent automatiquement
du Conseil d'administration) du présent Document de référence. caduques, sans nécessité d’une décision par l’Assemblée générale
des actionnaires, dès lors qu’une personne physique ou morale,
‹ Mode d’exercice de la Direction Générale agissant seule ou de concert avec une ou plusieurs autres
personnes physiques ou morales, vient à détenir au moins les deux
La Direction Générale de la Société est assumée soit par le tiers du nombre total des actions de la Société à la suite d’une offre
Président du Conseil d’administration (qui prend alors le titre de publique visant la totalité des actions de la Société. Dans ce cas, le
Président-directeur général), soit par une autre personne physique Conseil d’administration constate la caducité et procède aux
nommée par le Conseil d’administration et portant le titre de formalités corrélatives de modification des statuts.
Directeur Général. Il appartient au Conseil d’administration de
choisir entre ces deux modalités d’exercice de la Direction Cette caducité automatique, une fois constatée, est définitive et ses
Générale, selon les règles de majorité précédemment décrites. effets s’appliquent pour toutes les assemblées d’actionnaires
postérieures à une éventuelle offre publique ayant permis
Le 13 février 2007, le Conseil d’administration a décidé de dissocier l’acquisition d’au moins les deux tiers des actions de la Société, et
la fonction de Président du Conseil d’administration de celle de non uniquement pour la seule première assemblée d’actionnaires
Directeur Général. qui suivrait une telle offre publique.
1. Ce délai n’est pas interrompu et le droit acquis est conservé en cas de transfert du nominatif au nominatif par suite de succession ab intestat ou testamentaire, de partage de
communauté de biens entre époux ou de donation entre vifs au profit du conjoint ou de parents au degré successible (article 18 § 6 des statuts).
L’Assemblée générale des actionnaires peut à toute époque, mais 䡲 Franchissement de seuils statutaires
seulement sur proposition du Conseil d’administration, décider la
répartition totale ou partielle des sommes figurant aux comptes de
réserves soit en espèces, soit en actions de la Société.
Les dividendes non réclamés à l’issue d’une période de cinq ans Toute personne, physique ou morale, qui vient à détenir,
sont prescrits au profit de l’État français. directement ou indirectement, un pourcentage du capital, des droits
de vote ou de titres donnant accès à terme au capital de la Société,
égal ou supérieur à 1%, ou à un multiple de ce pourcentage, est
tenue d’en informer la Société par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception indiquant le nombre de titres détenus
dans un délai de quinze jours à compter du franchissement de
chacun de ces seuils. Elle doit également informer la Société, dans
les formes et délais prévus pour les franchissements de seuils,
lorsque sa participation directe ou indirecte redevient inférieure à
ces pourcentages.
TOTAL / 175
8 RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Acte constitutif et statuts ; autres informations
䊳 Autres renseignements
Le 26 juin 2009, un nouvel accord d’intéressement et de Il n’existe pas d’accord visé au 9° ou au 10° de l’article
participation a été signé pour les exercices 2009, 2010 et 2011 L. 225-100-3 du Code de commerce.
concernant les sociétés TOTAL S.A., CDF Énergie, Elf Exploration
Production, Total Exploration Production France, Total Fluides,
Total Additifs et Carburants Spéciaux, TIGF, Total Raffinage
Marketing, Total Lubrifiants et Totalgaz. Le montant de la réserve
spéciale de participation et de l’intéressement à répartir pour
l’ensemble des sociétés signataires des accords de Groupe au titre
䡲 Dépôt du Form 20-F auprès de la
de l’exercice 2009 est estimé à 106 millions d’euros.
United States Securities and
Exchange Commission
Par ailleurs, les salariés des sociétés françaises du Groupe
adhérentes à des plans d’épargne ont la faculté d’effectuer des
placements volontaires – auxquels la Société ajoute, dans certaines
conditions, un abondement – dans les fonds communs de
placement choisis au préalable par le salarié (voir Chapitre 5,
Dans le cadre de ses obligations résultant de la cotation de ses
Gouvernement d’entreprise – Effectifs, Participation au capital du
actions aux États-Unis, la Société dépose, parallèlement au présent
présent Document de référence).
Document de référence, un document annuel (Form 20-F) en langue
anglaise auprès de la SEC.
Le montant cumulé de l’abondement brut versé en 2009 par le
Groupe dans le cadre de différents plans d’épargne s’est élevé à
La Société précise que, conformément aux dispositions introduites
53,6 millions d’euros.
par la section 302 de la loi Sarbanes-Oxley du 30 juillet 2002, le
Directeur Général et le directeur Financier de la Société, avec le
concours des membres de la Direction Générale, ont procédé à une
évaluation de l’efficacité des contrôles et procédures internes
䡲 Plan d’épargne retraite relatifs aux informations publiées ou devant être publiées
(disclosure controls and procedures) telles que définies par la
réglementation américaine, pour la période couverte par le
document Form 20-F. Pour l’exercice 2009, le Directeur Général et
le directeur Financier ont conclu à l’efficacité de ces contrôles et
procédures internes.
En application de la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant
réforme des retraites, un accord a été signé le 29 septembre 2004
avec les organisations syndicales en vue de mettre en place, à
compter du 1er janvier 2005, un Plan d’épargne pour la retraite
collectif (PERCO), en remplacement du Plan partenarial d’épargne
salariale volontaire (PPESV) qui avait été créé par accord du
15 mars 2002. Un avenant à cet accord a été signé le
20 décembre 2005 pour augmenter, en France, les niveaux de
versement par les salariés et l’entreprise et permettre le versement
de l’intéressement et/ou de la participation.
TOTAL / 177
8 RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Documents accessibles au public
䡲 Informations générales Le 10 juin 2009, dans un avis AMF n° 209C0835, TOTAL S.A. a
déclaré avoir franchi indirectement en baisse, le 9 juin 2009, à la
suite de la cession d’actions Sanofi-Aventis sur le marché, le seuil
de 10% du capital de Sanofi-Aventis, et détenir 9,99% du capital et
16,23% des droits de vote de la Société.
Au 31 décembre 2009 :
Le 2 septembre 2009, dans un avis AMF n° 209C1154, TOTAL S.A.
o 617 sociétés sont intégrées dans le périmètre de consolidation a déclaré avoir franchi indirectement en baisse, le 28 août 2009, à la
par intégration globale, 12 par intégration proportionnelle et 83 suite de la mise au porteur d’actions Sanofi-Aventis ayant entraîné
par mise en équivalence ; une diminution du nombre de droits de vote et de la cession
o le périmètre de consolidation comptable de TOTAL S.A. inclut d’actions Sanofi-Aventis sur le marché, le seuil de 15% des droits
toutes les entreprises dans lesquelles la Société détient une de vote de Sanofi-Aventis, et détenir 9,09% du capital et 14,58%
participation directe ou indirecte dont la valeur comptable à cette des droits de vote de la société.
date est au moins égale à 10% du montant des capitaux propres
de TOTAL S.A. ou de l’actif net consolidé du Groupe, ou qui a Au cours des exercices 2007 et 2008, la participation dans Sanofi-
généré au moins 10% du résultat net de TOTAL S.A. ou du Aventis était successivement passée de 13,13% du capital et
résultat net consolidé du Groupe au cours du dernier exercice 19,21% des droits de vote à 12,70% du capital et 19,11% des
clos. droits de vote, puis de 12,70% du capital et 19,11% des droits de
vote à 11,29% du capital et 18,16% des droits de vote.
La liste des principales entreprises incluses dans le périmètre de
consolidation comptable de TOTAL S.A. figure, sous forme de Les cessions progressives des actions composant cette
tableau récapitulatif, à la note 35 de l’annexe aux comptes participation constituent, à court et moyen terme, un élément de
consolidés du présent Document de référence. flexibilité du Groupe dans le cadre d’une adaptation de ses
ressources financières à sa politique de croissance et de dividende.
1. Ce nombre prend en compte 500 actions prêtées à des administrateurs représentants de TOTAL au Conseil d’administration de Sanofi-Aventis.
2. Sur la base de 1 315 525 463 actions Sanofi-Aventis correspondant à 1 597 584 326 droits de vote au 31 décembre 2008.
3. Sur la base de 1 318 479 052 actions Sanofi-Aventis correspondant à 1 553 331 156 droits de vote au 31 décembre 2009.
TOTAL / 179
8 RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Informations sur les participations
Le chapitre 9 (Annexe 1, Comptes consolidés) a été arrêté par le Conseil d’administration le 10 février 2010 et n’est pas mis
à jour des éléments postérieurs à cette date.
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS p. 182
TOTAL / 181
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
Aux Actionnaires,
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée générale, nous vous présentons notre rapport relatif à l’exercice clos le
31 décembre 2009, sur :
o le contrôle des comptes consolidés de la société TOTAL S.A., tels qu’ils sont joints au présent rapport ;
o la justification de nos appréciations ;
o la vérification spécifique prévue par la loi.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le conseil d’administration. Il nous appartient, sur la base de notre audit, d’exprimer une opinion
sur ces comptes.
Nous certifions que les comptes consolidés de l’exercice sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers
et sincères et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière, ainsi que du résultat de l’ensemble constitué par les
personnes et entités comprises dans la consolidation.
Sans remettre en cause l’opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur l’application des nouvelles définitions et des nouvelles
modalités d’estimation des réserves d’hydrocarbures mentionnée dans la note « Introduction » de l’annexe aux comptes consolidés à compter
de l’exercice clos au 31 décembre 2009.
Comme indiqué dans la note « Introduction » de l’annexe aux comptes consolidés, certains principes comptables appliqués par TOTAL S.A.
impliquent une part importante d’estimations et d’hypothèses. La mise en oeuvre de ces estimations et hypothèses concerne principalement
l’application de la méthode dite des « successful efforts » pour les activités pétrolières, la dépréciation des actifs immobilisés, les provisions pour
restitution des sites et risques et charges liées à l’environnement, la valorisation des engagements de retraite et la détermination des impôts
courants et différés. Une information détaillée sur l’application de ces principes comptables est donnée dans l’annexe aux comptes consolidés.
Nos travaux relatifs aux estimations et hypothèses significatives retenues par la direction et qui peuvent découler de l’application de ces
principes comptables nous ont permis d’apprécier leur caractère raisonnable.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le cadre de notre démarche d’audit des comptes consolidés, pris dans leur ensemble, et ont
donc contribué à la formation de notre opinion exprimée dans la première partie de ce rapport.
ANNEXE 1
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
TOTAL / 183
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Compte de résultat consolidé
TOTAL
Exercice
(en millions d’euros) (a) 2009 2008 2007
Chiffre d’affaires (notes 4 et 5) 131 327 179 976 158 752
Droits d’accises (19 174) (19 645) (21 928)
Produits des ventes 112 153 160 331 136 824
Achats, nets de variation de stocks (note 6) (71 058) (111 024) (87 807)
Autres charges d’exploitation (note 6) (18 591) (19 101) (17 414)
Charges d’exploration (note 6) (698) (764) (877)
Amortissements des immobilisations corporelles et droits miniers (6 682) (5 755) (5 425)
Autres produits (note 7) 314 369 674
Autres charges (note 7) (600) (554) (470)
Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence (note 12) 1 642 1 721 1 775
ANNEXE 1
Bilan consolidé COMPTES CONSOLIDÉS
䊳 Bilan consolidé
TOTAL
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
ACTIF
Actifs non courants
Immobilisations incorporelles (notes 5 et 10) 7 514 5 341 4 650
Immobilisations corporelles (notes 5 et 11) 51 590 46 142 41 467
Sociétés mises en équivalence : titres et prêts (note 12) 13 624 14 668 15 280
Autres titres (note 13) 1 162 1 165 1 291
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (note 20) 1 025 892 460
Autres actifs non courants (note 14) 3 081 3 044 2 155
Total actifs non courants 77 996 71 252 65 303
Actifs courants
Stocks (note 15) 13 867 9 621 13 851
Clients et comptes rattachés (note 16) 15 719 15 287 19 129
Autres créances (note 16) 8 198 9 642 8 006
Actifs financiers courants (note 20) 311 187 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie (note 27) 11 662 12 321 5 988
Total actifs courants 49 757 47 058 48 238
Total actif 127 753 118 310 113 541
PASSIF
Capitaux propres
Capital 5 871 5 930 5 989
Primes et réserves consolidées 55 372 52 947 48 797
Écarts de conversion (5 069) (4 876) (4 396)
Actions autodétenues (3 622) (5 009) (5 532)
Total des capitaux propres - part du Groupe (note 17) 52 552 48 992 44 858
Intérêts minoritaires 987 958 842
Total des capitaux propres 53 539 49 950 45 700
TOTAL / 185
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Tableau de flux de trésorerie consolidé
TOTAL
(note 27)
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
FLUX DE TRÉSORERIE D’EXPLOITATION
Résultat net de l’ensemble consolidé 8 629 10 953 13 535
Amortissements et pertes de valeur des immobilisations corporelles et incorporelles 7 107 6 197 5 946
Provisions et impôts différés 441 (150) 826
Effet de l’externalisation des engagements sociaux – (505) –
(Plus) Moins-value sur cessions d’actifs (200) (257) (639)
Dividendes moins quote-part des résultats des sociétés mises en équivalence (378) (311) (821)
Diminution (Augmentation) du besoin en fonds de roulement (3 316) 2 571 (1 476)
Autres, nets 77 171 315
Flux de trésorerie d’exploitation 12 360 18 669 17 686
ANNEXE 1
Variation des capitaux propres consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
TOTAL
Capitaux
Actions émises Primes et Actions autodétenues propres-
réserves Écarts de part du Intérêts Capitaux
(en millions d’euros) Nombre Montant consolidées conversion Nombre Montant Groupe minoritaires propres
Au 1er janvier 2007 2 425 767 953 6 064 41 460 (1 383) (161 200 707) (5 820) 40 321 827 41 148
Résultat net 2007 – – 13 181 – – – 13 181 354 13 535
Autres éléments du résultat global
(note 17) – – 117 (3 013) – – (2 896) (111) (3 007)
Résultat global – – 13 298 (3 013) – – 10 285 243 10 528
Dividendes – – (4 510) – – – (4 510) (228) (4 738)
Émissions d’actions (note 17) 2 769 144 7 82 – – – 89 – 89
Rachats d’actions – – – – (32 387 355) (1 787) (1 787) – (1 787)
Cessions d’actions (a) – – (77) – 9 161 830 341 264 – 264
Paiements en actions (note 25) – – 196 – – – 196 – 196
Autres opérations avec les intérêts
minoritaires – – – – – – – – –
Annulation d’actions (note 17) (33 005 000) (82) (1 652) – 33 005 000 1 734 – – –
Transactions avec les actionnaires (30 235 856) (75) (5 961) – 9 779 475 288 (5 748) (228) (5 976)
Au 31 décembre 2007 2 395 532 097 5 989 48 797 (4 396) (151 421 232) (5 532) 44 858 842 45 700
Résultat net 2008 – – 10 590 – – – 10 590 363 10 953
Autres éléments du résultat global
(note 17) – – (258) (480) – – (738) (34) (772)
Résultat global – – 10 332 (480) – – 9 852 329 10 181
Dividendes – – (4 945) – – – (4 945) (213) (5 158)
Émissions d’actions (note 17) 6 275 977 16 246 – – – 262 – 262
Rachats d’actions – – – – (27 600 000) (1 339) (1 339) – (1 339)
Cessions d’actions (a) – – (71) – 5 939 137 221 150 – 150
Paiements en actions (note 25) – – 154 – – – 154 – 154
Autres opérations avec les intérêts
minoritaires – – – – – – – – –
Annulation d’actions (note 17) (30 000 000) (75) (1 566) – 30 000 000 1 641 – – –
Transactions avec les actionnaires (23 724 023) (59) (6 182) – 8 339 137 523 (5 718) (213) (5 931)
Au 31 décembre 2008 2 371 808 074 5 930 52 947 (4 876) (143 082 095) (5 009) 48 992 958 49 950
Résultat net 2009 – – 8 447 – – – 8 447 182 8 629
Autres éléments du résultat global
(note 17) – – 246 (193) – – 53 60 113
Résultat global – – 8 693 (193) – – 8 500 242 8 742
Dividendes – – (5 086) – – – (5 086) (189) (5 275)
Émissions d’actions (note 17) 1 414 810 3 38 – – – 41 – 41
Rachats d’actions – – – – – – – – –
Cessions d’actions (a) – – (143) – 2 874 905 165 22 – 22
Paiements en actions (note 25) – – 106 – – – 106 – 106
Autres opérations avec les intérêts
minoritaires – – (23) – – – (23) (24) (47)
Annulation d’actions (note 17) (24 800 000) (62) (1 160) – 24 800 000 1 222 – – –
Transactions avec les actionnaires (23 385 190) (59) (6 268) – 27 674 905 1 387 (4 940) (213) (5 153)
Au 31 décembre 2009 2 348 422 884 5 871 55 372 (5 069) (115 407 190) (3 622) 52 552 987 53 539
(a) Actions propres destinées à la couverture des plans d’options d’achats d’actions et actions gratuites dont bénéficient les salariés du Groupe.
TOTAL / 187
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Résultat global consolidé
TOTAL
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Résultat net de l’ensemble consolidé 8 629 10 953 13 535
Autres éléments du résultat global
Ecart de conversion de consolidation (244) (722) (2 703)
Actifs disponibles à la vente 38 (254) 111
Couverture de flux futurs 128 – –
Quote-part du résultat global des sociétés mises en équivalence, net d’impôt 234 173 (406)
Autres éléments (5) 1 (3)
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
En date du 10 février 2010, le Conseil d’administration a arrêté et La préparation des états financiers selon les normes IFRS implique
autorisé la publication des états financiers consolidés de que la Direction Générale du Groupe effectue des estimations et
TOTAL S.A. pour l’exercice clos le 31 décembre 2009. Ils seront retienne des hypothèses qui affectent les valeurs pour lesquelles les
soumis pour approbation à l’Assemblée générale des actionnaires actifs, passifs et passifs éventuels sont comptabilisés à la date de
du 21 mai 2010. préparation des états financiers et les produits et charges
comptabilisés sur la période. La Direction Générale du Groupe
revoit régulièrement ces estimations et hypothèses en s’appuyant
sur l’expérience et divers autres facteurs considérés comme
raisonnables pour estimer la valeur comptable des actifs et passifs.
Les résultats réalisés peuvent différer significativement de ces
Introduction estimations lorsque des circonstances ou hypothèses différentes
s’appliquent. La mise en œuvre de ces estimations et hypothèses
Les comptes consolidés de TOTAL S.A. et ses filiales (le Groupe) concerne principalement l’application de la méthode dite des
sont établis en conformité avec les normes comptables successful efforts pour les activités pétrolières, la dépréciation des
internationales IFRS (International Financial Reporting Standards) actifs immobilisés, les provisions pour restitution des sites et les
telles qu’adoptées par l’Union européenne et les normes IFRS telles provisions pour risques et charges liées à l’environnement, la
que publiées par l’IASB (International Accounting Standards Board) valorisation des engagements de retraite et la détermination des
au 31 décembre 2009. impôts courants et différés.
Les méthodes et principes comptables appliqués pour les comptes Par ailleurs, lorsqu’une transaction spécifique n’est traitée par
consolidés au 31 décembre 2009 sont identiques à ceux utilisés aucune norme ou interprétation, la Direction Générale du Groupe
dans les comptes consolidés au 31 décembre 2008, à l’exception exerce son jugement pour définir et mettre en œuvre les méthodes
des normes, amendements et interprétations IFRS d’application comptables permettant de fournir une information pertinente et
obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2009 fiable, de sorte que les états financiers :
(et qui n’avaient pas été appliqués par anticipation par le Groupe).
Leur application n’a pas d’impact sur les états financiers consolidés o donnent une image fidèle de la situation financière, de la
du Groupe au 31 décembre 2009. performance et des flux de trésorerie du Groupe ;
o reflètent la substance des transactions ;
Parmi ces nouveaux textes, il convient de noter que les
conséquences de la version révisée de la norme IAS 1 o sont neutres ;
« Présentation des états financiers », applicable aux exercices o sont préparés de manière prudente ;
ouverts à compter du 1er janvier 2009, ont été traduites de la
manière suivante : o sont complets sous tous leurs aspects significatifs.
Enfin, le Groupe a appliqué les nouvelles définitions et les nouvelles Le détail des méthodes appliquées est le suivant :
modalités d’estimation des réserves d’hydrocarbures apportées par
la norme américaine révisée Accounting Standards Update
N°.2010-03, « Oil and Gas reserves Estimation and Disclosures » A) Principes de consolidation
applicable aux exercices clos le 31 décembre 2009. L’application
de ces nouvelles règles n’a pas entraîné de changement significatif Les filiales contrôlées directement par la société mère ou
dans l’estimation des réserves d’hydrocarbures ni d’impact indirectement par le biais d’autres filiales sont consolidées selon la
significatif sur les comptes consolidés. méthode de l’intégration globale.
TOTAL / 189
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Les participations dans les entités sous contrôle conjoint sont D) Chiffre d’affaires – produits des ventes
comptabilisées selon la méthode de l’intégration proportionnelle.
Le chiffre d’affaires est comptabilisé lorsqu’il y a transfert à
Les participations dans les entreprises associées, dans lesquelles l’acheteur des avantages et des risques significatifs liés à la
l’investisseur exerce une influence notable sont comptabilisées propriété des biens et que le montant peut être raisonnablement
selon la méthode de la mise en équivalence. L’influence notable est estimé. Le chiffre d’affaires inclut les droits d’accises collectés par
présumée lorsque l’investisseur détient, directement ou le Groupe dans le cadre de son activité de distribution pétrolière.
indirectement par le biais de filiales, 20% ou plus des droits de vote Ces droits d’accises sont déduits du chiffre d’affaires pour la
dans une entreprise. Dans le cas d’un pourcentage inférieur à 20%, détermination du produit des ventes.
la consolidation par mise en équivalence ne s’applique que lorsque
l’influence notable peut être démontrée. Les ventes de pétrole brut, de gaz naturel et de charbon sont
enregistrées lors du transfert de propriété selon les termes du
Toutes les transactions inter-compagnies significatives sont contrat.
éliminées.
Le produit de la vente de la production des champs de pétrole brut
B) Regroupement d’entreprises et de gaz naturel dans lesquels le Groupe détient une participation
avec d’autres producteurs est comptabilisé sur la base des
Les regroupements d’entreprises sont comptabilisés selon la volumes réels vendus dans la période. Toute différence entre les
méthode de l’acquisition. Cette méthode implique la volumes vendus et les volumes correspondants aux droits du
comptabilisation des actifs, passifs et passifs éventuels des Groupe est comptabilisée dans les rubriques « Stock
sociétés acquises par le Groupe à leur juste valeur. d’hydrocarbures bruts et gazeux », « Autres créances » ou « Autres
créditeurs et dettes diverses ».
La différence entre le coût d’acquisition des titres et l’évaluation
Le produit des ventes lié au transport de gaz est reconnu lors de la
totale, à la juste valeur, de la quote-part acquise des actifs, passifs
réalisation du service sur la base des quantités transportées
et passifs éventuels identifiés à la date d’acquisition, est
mesurées selon les clauses de chaque contrat.
comptabilisée en écart d’acquisition.
Les transactions réalisées en devises étrangères sont converties au Certaines transactions de l’activité de trading (contrats portant sur
cours de change en vigueur à la date de transaction. À la clôture de des quantités achetées à des tiers puis revendues à des tiers) sont
l’exercice, les actifs et passifs monétaires sont convertis au taux de présentées pour leur valeur nette en chiffre d’affaires.
clôture et l’écart de change qui en résulte est enregistré en résultat
dans les rubriques « Autres produits » ou « Autres charges ». Les opérations d’échange de pétrole brut et de produits pétroliers
conclues dans le cadre d’accords professionnels ne donnent pas
(ii) Conversion des états financiers établis en monnaie lieu à résultat : les flux sont présentés pour leur valeur nette au
étrangère compte de résultat comme au bilan.
Les bilans des entreprises étrangères sont convertis en euros sur la E) Charges liées aux paiements en actions
base des cours de change en vigueur à la date de clôture. Le
compte de résultat et le tableau de flux de trésorerie sont convertis Le Groupe peut mettre en œuvre des plans d’options de
au cours moyen de la période. Les différences de conversion qui en souscription et d’achat d’actions et offrir à ses salariés de souscrire
résultent sont inscrites en capitaux propres dans le poste « Écarts à une augmentation de capital qui leur est réservée. Ces avantages
de conversion » pour la part du Groupe et dans le poste « Intérêts accordés aux salariés sont comptabilisés en charges au compte de
minoritaires » pour la part des minoritaires. résultat en contrepartie directe des capitaux propres.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
La charge correspond à la juste valeur déterminée par référence G) Résultat net par action
aux instruments attribués. Pour les plans d’options, elle est
déterminée selon la méthode Black & Scholes à la date
Le résultat net par action correspond au rapport entre le résultat net
d’attribution. La charge ainsi calculée est répartie linéairement entre
part du Groupe et le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires
la date d’attribution et la date à laquelle les options peuvent être
en circulation au cours de l’exercice en excluant les actions
exercées.
détenues par TOTAL S.A. (autodétention) et par les filiales du
Groupe (autocontrôle), qui sont déduites des capitaux propres.
Pour les plans d’attributions gratuites d’actions, la valeur est
déterminée sur la base du cours de l’action au jour de l’attribution Le résultat net dilué par action correspond au rapport entre le
diminuée du taux de distribution attendu pendant la période résultat net part du Groupe et le nombre moyen pondéré dilué
d’acquisition des droits. d’actions en circulation au cours de l’exercice en excluant les
actions détenues par TOTAL S.A. (autodétention) et par les filiales
Le coût des augmentations de capital réservées aux salariés est du Groupe (autocontrôle), qui sont déduites des capitaux propres,
comptabilisé en charge immédiatement. La charge est diminuée et en tenant compte de l’effet dilutif généré par les options de
d’une décote pour tenir compte de l’incessibilité des actions souscription et d’achat d’actions, les attributions gratuites d’actions
attribuées aux salariés pendant une période de cinq ans. et les augmentations de capital dont la clôture de la période de
souscription est postérieure à la date de clôture de l’exercice.
F) Impôts sur le résultat Le nombre moyen pondéré d’actions dilué est calculé selon la
méthode du rachat d’actions prévue par la norme IAS 33. Les fonds
La charge d’impôt présentée au compte de résultat comprend la qui seraient recueillis à l’occasion de l’exercice des droits rattachés
charge (ou le produit) d’impôt courant et la charge (ou le produit) aux instruments dilutifs sont supposés être affectés au rachat
d’impôt différé. d’actions au prix moyen du marché sur la période de référence. Le
nombre d’actions ainsi obtenu vient en diminution du nombre total
des actions résultant de l’exercice des droits.
Le Groupe applique la méthode du report variable selon laquelle les
impôts différés sont comptabilisés sur les différences temporelles
existant entre les valeurs comptables et fiscales des actifs et H) Actifs d’exploration et de production
passifs enregistrés au bilan, ainsi que sur les déficits fiscaux et pétrolière
autres crédits d’impôts.
Le Groupe applique la norme IFRS 6 relative à la comptabilisation
Les actifs et passifs d’impôt différé sont évalués en fonction des des dépenses d’exploration. La comptabilisation des droits et actifs
taux d’imposition votés ou quasiment votés à la date de clôture. de production d’hydrocarbures est réalisée conformément à la
Les taux d’impôts utilisés sont fonction de l’échéancier de méthode des successful efforts.
retournement des différences temporelles, des déficits fiscaux et
autres crédits d’impôt. L’effet d’un changement de taux (i) Coûts d’exploration
d’imposition est comptabilisé dans le résultat de l’exercice ou dans
les capitaux propres, selon l’élément auquel il se rapporte.
Les dépenses de géologie et géophysique, incluant les campagnes
sismiques d’exploration, sont comptabilisées directement en
Les impôts différés actifs sont comptabilisés dans la mesure où leur charges de la période.
recouvrement est probable.
Les droits miniers acquis sont comptabilisés en immobilisations
Des actifs et des passifs sont comptabilisés au titre des obligations incorporelles. Ils font régulièrement l’objet de tests de dépréciation,
de restitution des sites et des contrats de location financement en permis par permis, en fonction des résultats de l’exploration et de
application des principes décrits dans les notes de l’annexe aux l’appréciation de la Direction Générale du Groupe.
comptes consolidés 1K « Contrats de location » et 1Q « Restitution
des sites ». Les différences temporelles entre les valeurs En cas de découverte, les droits miniers non prouvés sont
comptables et fiscales de ces actifs et passifs donnent lieu à la transférés en droits miniers prouvés, à la valeur nette comptable,
constatation d’impôts différés. dès l’enregistrement des réserves prouvées.
Les différences temporelles entre la valeur des titres des sociétés Les forages d’exploration sont comptabilisés et font l’objet de tests
mises en équivalence et leur valeur fiscale donnent lieu à la de dépréciation sur une base individuelle comme suit :
constatation d’impôts différés. Le calcul de l’impôt différé est fondé
sur les conséquences fiscales futures attendues (taux de o le coût des forages d’exploration ayant permis de découvrir des
distribution des dividendes ou taux d’imposition des plus-values de réserves prouvées est immobilisé et amorti par la suite selon la
cession). méthode de l’unité de production, basée sur les réserves
prouvées développées ;
Les taxes à la production de l’Amont sont incluses dans les charges o le coût des forages « secs » et des forages qui n’ont pas permis
d’exploitation, notamment les impôts payés aux pays producteurs de découvrir des réserves prouvées est passé en charge ;
du Moyen-Orient au titre des concessions historiques du Groupe.
TOTAL / 191
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
o dans l’attente de déterminer s’ils ont permis de découvrir des consolidées et la part du Groupe dans la juste valeur de leurs actifs
réserves prouvées, le coût des forages d’exploration est nets à la date d’acquisition. Les écarts d’acquisition ne sont pas
temporairement immobilisé quand les deux conditions suivantes amortis mais font l’objet de tests de dépréciation dès l’apparition
sont réunies : d’indices de perte de valeur et au minimum annuellement (voir la
- le puits a mis en évidence un volume suffisant de réserves pour note 1L de l’annexe aux comptes consolidés).
justifier, le cas échéant, sa complétion en tant que puits
producteur en supposant que les investissements nécessaires S’agissant des sociétés mises en équivalence, les écarts
à la production soient effectués ; d’acquisition sont inclus dans la valeur comptable de la
- le Groupe enregistre des progrès suffisants dans la participation.
détermination des réserves et de la viabilité technique et
économique du projet. Ces progrès sont évalués sur la base de Les immobilisations incorporelles autres que les écarts
critères tels que des travaux d’exploration additionnels (puits, d’acquisition sont à durée de vie définie. Elles sont amorties
travaux sismiques ou études significatives) en cours de linéairement sur des durées comprises entre dix et quarante ans en
réalisation ou inscrits dans un programme ferme, la réalisation fonction de la durée d’utilité des actifs concernés.
de dépenses d’études de développement, et en tenant compte
du fait que le Groupe puisse être dans l’attente d’autorisations
d’un gouvernement ou d’un tiers sur un projet proposé ou de Recherche et développement :
disponibilité de capacité de transport ou de traitement sur une
installation existante. Les frais de recherche sont comptabilisés en charges lorsqu’ils sont
encourus.
Le coût des puits d’exploration qui ne remplissent pas ces
conditions est comptabilisé en charge de la période.
Les dépenses de développement sont capitalisées quand les
critères suivants sont remplis :
(ii) Actifs de production d’hydrocarbures
Les coûts de développement (forage des puits de développement o démonstration de la faisabilité technique du projet et de la
et construction des capacités de production) sont immobilisés en disponibilité des ressources pour achever le développement ;
incluant les coûts d’emprunt pendant la période de construction, o capacité de l’immobilisation à générer des avantages
ainsi que les coûts estimés et actualisés de restitution des sites. Le économiques futurs probables ;
taux d’amortissement est généralement égal au rapport de la
production d’hydrocarbures de la période sur les réserves prouvées o évaluation fiable du coût de cet actif ;
développées d’hydrocarbures (méthode de l’unité de production). o capacité et intention du Groupe d’achever l’immobilisation et de
la mettre en service ou de la vendre.
Dans le cas de contrats de partage de production, cette méthode
s’applique à la quote-part de production et de réserves revenant au
Les frais de publicité sont enregistrés en charges dans l’exercice au
Groupe telles qu’elles peuvent être estimées en fonction des
cours duquel ils sont engagés.
clauses contractuelles de remboursement des dépenses
d’exploration et de développement (cost oil) ainsi que de partage
des droits à hydrocarbures (profit oil). J) Autres immobilisations corporelles
Les systèmes de transport sont amortis sur la base des réserves
prouvées devant transiter par ces installations (méthode de l’unité Les immobilisations corporelles sont comptabilisées au bilan pour
de transport) ou de façon linéaire, selon la méthode qui reflète au leur coût d’acquisition ou de revient, diminué des amortissements
mieux la vie économique de l’actif. et pertes de valeur éventuellement constatés. Ce coût inclut les
frais financiers supportés, lorsqu’ils sont directement attribuables à
l’acquisition ou à la production d’un actif qualifié, jusqu’à leur mise
Les droits miniers prouvés sont amortis selon la méthode de l’unité
en service. Les modalités de capitalisation de coûts d’emprunt sont
de production, basée sur les réserves prouvées.
les suivantes :
Les autres immobilisations incorporelles comprennent les écarts o si le projet est financé par l’ensemble de la dette du Groupe, la
d’acquisition, brevets, marques, et droits au bail. capitalisation des coûts d’emprunt est basée sur le taux moyen
pondéré d’emprunt de la période.
Les immobilisations incorporelles sont comptabilisées au bilan pour
leur coût d’acquisition ou de revient, diminué des amortissements Les coûts d’entretien et de réparation sont pris en charge dans
et pertes de valeur éventuellement constatés. l’exercice au cours duquel ils sont encourus. Les coûts liés aux
arrêts des raffineries et des grandes unités pétrochimiques sont
Les écarts d’acquisition représentent la différence entre le prix immobilisés au moment où ils sont encourus, et amortis sur la
d’acquisition, incluant les coûts annexes, des titres de sociétés période de temps séparant deux grands arrêts.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Les immobilisations corporelles sont amorties linéairement selon même date si elle n’avait pas été dépréciée. Les pertes de valeur
leur durée d’utilité : constatées sur les écarts d’acquisition ont un caractère irréversible.
Les contrats de location financement sont ceux qui ont pour effet (i) Prêts et créances financières
de transférer la quasi-totalité des risques et des avantages
inhérents à la propriété de l’actif du bailleur au preneur. Ces Les prêts et les créances financières sont comptabilisés au coût
contrats sont comptabilisés à l’actif du bilan à la juste valeur, ou si amorti. Ils font l’objet de tests de dépréciation, la valeur nette
elle est plus faible, à la valeur actualisée des loyers minimaux au comptable étant comparée à la valeur actualisée des flux futurs
titre du contrat. La dette correspondante est comptabilisée au estimés recouvrables. Ces tests sont effectués dès l’apparition
passif du bilan dans les dettes financières. Ces immobilisations d’indices indiquant que cette valeur recouvrable serait inférieure à
sont amorties selon les durées d’utilité appliquées par le Groupe. la valeur au bilan de ces actifs, et au moins à chaque arrêté
comptable. La perte de valeur éventuelle est enregistrée en résultat.
Les contrats de location qui ne sont pas des contrats de location
financement tels que définis ci-dessus sont comptabilisés comme (ii) Titres de sociétés non consolidées
des contrats de location simple.
Les titres de sociétés non consolidées sont analysés comme des
Certains contrats commerciaux, sans revêtir une forme juridique de actifs financiers disponibles à la vente (available for sale) et sont
contrats de location, confèrent aux clients ou aux fournisseurs le donc comptabilisés à leur juste valeur. Pour les titres cotés, cette
droit d’utilisation d’un actif ou d’un ensemble d’actifs en juste valeur correspond au cours de Bourse. Dans le cas de titres
contrepartie de paiements fixes. Ces contrats sont assimilés à des non cotés, si la juste valeur n’est pas déterminable de façon fiable,
contrats de location. Ils sont ensuite analysés pour déterminer s’ils les titres sont comptabilisés à leur coût historique. Les variations de
doivent être qualifiés de contrats de location simple ou de location juste valeur sont enregistrées directement en capitaux propres. En
financement. cas d’indication objective d’une perte de valeur (notamment baisse
significative ou durable de la valeur de l’actif), une dépréciation est
L) Dépréciation des actifs immobilisés comptabilisée en résultat. La reprise de cette dépréciation par le
résultat n’interviendra qu’au moment de la cession des titres.
La valeur recouvrable des immobilisations corporelles et
incorporelles est testée dès l’apparition d’indices de perte de valeur Ces titres sont présentés dans la rubrique « Autres titres » du bilan.
de ces actifs, ce test étant réalisé au minimum annuellement pour
les écarts d’acquisition. (iii) Instruments dérivés
La valeur recouvrable correspond à la valeur d’utilité ou à la juste Le Groupe utilise des instruments financiers dérivés afin de gérer
valeur diminuée des coûts de sortie lorsque celle-ci est plus élevée. son exposition aux risques de fluctuation des taux d’intérêt, des
cours de change de devises étrangères et des prix des matières
Les tests sont effectués aux bornes d’unités génératrices de premières. La variation de juste valeur des instruments dérivés est
trésorerie (UGT). Une UGT est un ensemble homogène d’actifs dont enregistrée en résultat ou en capitaux propres conformément à la
l’utilisation continue génère des entrées de trésorerie largement politique de gestion des risques décrite dans la note 31 de l’annexe
indépendantes des entrées de trésorerie générées par d’autres aux comptes consolidés et figure au bilan dans les rubriques
groupes d’actifs. La valeur d’utilité d’une UGT est déterminée par correspondant à leur nature. Les instruments financiers mis en
référence à la valeur des flux de trésorerie futurs actualisés œuvre par le Groupe sont les suivants :
attendus de ces actifs, dans le cadre des hypothèses économiques
et des conditions d’exploitation prévues par la Direction Générale o Instruments financiers dérivés court terme de gestion de la
du Groupe. Lorsque cette valeur est inférieure à la valeur nette trésorerie
comptable de l’UGT, une perte de valeur est enregistrée dans les
rubriques « Amortissements des immobilisations corporelles et Ces instruments, s’inscrivant dans une stratégie de gestion des
droits miniers » pour les immobilisations corporelles et droits risques de taux et de change de la position de trésorerie dans le
miniers et « Autres charges » pour les autres immobilisations cadre de limites fixées par le Groupe, sont considérés comme
incorporelles. Cette perte de valeur est affectée en priorité sur les utilisés à des fins de transaction (held for trading). La variation de
écarts d’acquisition. juste valeur est systématiquement enregistrée en résultat. La
valeur au bilan de ces instruments est incluse dans les rubriques
Cette perte de valeur peut éventuellement être reprise dans la limite « Actifs financiers courants » et « Autres passifs financiers
de la valeur nette comptable qu’aurait eue l’immobilisation à la courants ».
TOTAL / 193
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
o Instruments financiers de gestion du financement à long en monnaie fonctionnelle autre que l’euro, principalement le
terme dollar. Ces instruments sont qualifiés de couverture
d’investissements nets en devises (net investment hedge) et la
Lorsqu’un financement externe à long terme est élaboré avec variation de leur juste valeur est enregistrée en capitaux propres.
pour objectif de couvrir spécifiquement le financement des filiales La valeur au bilan de ces instruments figure dans les rubriques
et que ce financement fait intervenir des instruments dérivés de « Actifs financiers courants » et « Autres passifs financiers
change et de taux, ces instruments dérivés sont qualifiés de : courants ».
1) Couverture de juste valeur (fair value hedge) du risque de taux o Instruments dérivés d’énergie et assimilés, swaps de taux de
sur l’emprunt externe et du risque de change des prêts fret
accordés aux filiales. Leur variation de juste valeur est
enregistrée en résultat, concomitamment avec celle des dettes Les instruments qualifiés d’instruments financiers d’énergie, qui
financières externes sous-jacentes et des prêts aux filiales. incluent, outre les dérivés d’énergie proprement dits et les swaps
La valeur au bilan des instruments dérivés de couverture du de taux de fret, l’ensemble des contrats d’achat/vente de pétrole
financement long terme est incluse dans la rubrique d’actif brut, produits pétroliers, gaz ou électricité, conclus dans le cadre
« Instruments de couverture des dettes financières non des activités de négoce du Groupe, s’inscrivent dans une
courantes » ou dans la rubrique de passif « Dettes financières stratégie d’adaptation de l’exposition aux fluctuations de prix et
non courantes » pour la part à plus d’un an. La part à moins sont réalisés dans le cadre de limites d’intervention. Ils sont
d’un an des instruments de couverture des dettes financières donc, conformément à la pratique de la profession, considérés
non courantes est incluse dans les rubriques « Actifs financiers comme utilisés à des fins de transaction (held for trading). La
courants » et « Autres passifs financiers courants ». variation de leur juste valeur est enregistrée en résultat. La valeur
au bilan de ces instruments figure dans les rubriques « Autres
En cas de résiliation anticipée d’instruments dérivés
créances » ou « Autres créditeurs et dettes diverses » suivant
préalablement qualifiés comptablement de couverture de juste
qu’il s’agit d’actif ou de passif.
valeur, la soulte versée ou perçue est enregistrée en résultat, et :
Les informations relatives aux positions des instruments dérivés
- si cette résiliation est liée à une disparition anticipée des
sont présentées dans les notes 20, 28, 29, 30 et 31 de l’annexe
éléments couverts, l’ajustement préalablement comptabilisé
aux comptes consolidés.
au titre de la réévaluation des éléments couverts est
également enregistré en résultat ;
(iv) Dettes financières non courantes et courantes
- si les éléments couverts subsistent au bilan, l’ajustement
préalablement comptabilisé au titre de la réévaluation des
Les dettes financières non courantes et courantes (hors instruments
éléments couverts est étalé sur la durée de vie résiduelle de
dérivés) sont évaluées au coût amorti, à l’exception de celles qui
ces éléments.
font l’objet d’un traitement de couverture tel que décrit dans le
2) Couverture de flux futurs (cash flow hedge) du risque de paragraphe précédent (iii) « Instruments dérivés ».
change sur l’emprunt externe. Leur variation de juste valeur est
enregistrée en capitaux propres pour la part efficace de la (v) Détermination de la juste valeur des instruments financiers
relation de couverture et en résultat pour la part inefficace de la
relation de couverture. Lorsque l’élément couvert a un impact Les valeurs de marché sont déterminées par estimation pour la
en résultat, les variations de juste valeur de l’instrument de majorité des instruments financiers du Groupe, à l’exception des
couverture comptabilisées en capitaux propres sont également titres et valeurs mobilières de placement cotés, pour lesquels le
recyclées en résultat. cours de cotation est retenu.
La valeur au bilan des instruments dérivés de couverture du
financement long terme est incluse dans la rubrique d’actif L’appréciation des valorisations calculées, fondées notamment sur
« Instruments de couverture des dettes financières non des principes d’actualisation des flux de trésorerie futurs, doit être
courantes » ou dans la rubrique de passif « Dettes financières pondérée par le fait que, d’une part, la valeur d’un instrument
non courantes » pour la part à plus d’un an. La part à moins financier à un instant donné peut se trouver modifiée en fonction de
d’un an des instruments de couverture des dettes financières l’environnement de marché (liquidité notamment) et, d’autre part,
non courantes est incluse dans les rubriques « Actifs financiers que les variations ultérieures de taux d’intérêt et des cours de
courants » et « Autres passifs financiers courants ». change ne sont pas prises en compte.
Lorsque l’instrument de couverture prend fin, est vendu ou
résilié, les gains et pertes cumulés précédemment en capitaux Il convient de préciser que l’utilisation d’estimations, de
propres sont conservés en capitaux propres et ne sont méthodologies et d’hypothèses différentes pourrait avoir un effet
recyclés en résultat que lorsque l’élément couvert affecte le significatif sur les valeurs de marché calculées.
compte de résultat.
Les méthodes utilisées sont les suivantes :
o Instruments financiers de couverture des capitaux propres
des filiales étrangères o Dettes financières, swaps d’émission
Certains instruments s’inscrivent dans une stratégie de La valeur de marché des swaps d’émission et des dettes
couverture du risque des capitaux propres des filiales étrangères financières faisant l’objet d’une couverture par ces swaps a été
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
déterminée sur une base individuelle en actualisant les flux de prix de revient des stocks de produits pétroliers et pétrochimiques
trésorerie futurs avec les courbes de taux « zéro coupon » en est déterminé selon la méthode FIFO (First In, First Out) et celui des
vigueur à la clôture des exercices. autres stocks selon la méthode PMP (prix moyen pondéré).
TOTAL / 195
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
L’impact du passage du temps sur la provision pour restitution des Les placements à échéance supérieure à trois mois et inférieure à
sites est mesuré en appliquant au montant de la provision un taux douze mois sont classés dans la rubrique « Actifs financiers
d’intérêt sans risque. L’effet de l’actualisation de ces provisions est courants ».
comptabilisé dans la rubrique « Autres charges financières ».
Les variations des actifs et passifs financiers courants sont incluses
dans les flux de trésorerie de financement.
R) Engagements envers le personnel
Selon les lois et usages de chaque pays, le Groupe participe à des ‹ Dettes financières non courantes
régimes de retraite, prévoyance, frais médicaux et indemnités de fin
de carrière, dont les prestations dépendent de différents facteurs La variation de la dette financière non courante est présentée pour
tels qu’ancienneté, salaires et versements effectués à des régimes sa valeur nette en raison de l’importance des mouvements dus aux
généraux obligatoires. tirages multiples sur les lignes de crédit revolving.
Ces régimes peuvent être à cotisations définies ou à prestations T) Droits d’émission de CO2
définies et dans ce cas être totalement ou partiellement préfinancés
par des placements dans des actifs dédiés, fonds communs de En l’absence de normes IFRS ou d’interprétations relatives à la
placement, actifs généraux de compagnies d’assurances ou autres. comptabilisation des droits d’émission de CO2, les dispositions
suivantes sont appliquées :
Pour les régimes à cotisations définies, les charges correspondent
aux cotisations versées. o les quotas attribués à titre gratuit sont comptabilisés pour une
valeur nulle ;
Pour les régimes à prestations définies, les engagements sont o les écarts éventuels entre les quotas disponibles et les
évalués selon la méthode actuarielle des unités de crédits projetés. obligations de restitution à l’échéance font l’objet de provisions
Les écarts constatés entre l’évaluation et la prévision des pour leur valeur de marché ;
engagements (en fonction de projections ou hypothèses nouvelles) o les opérations réalisées sur le marché au comptant sont
ainsi qu’entre la prévision et la réalisation sur le rendement des comptabilisées à leur valeur de transaction en résultat ;
fonds investis sont appelés pertes et gains actuariels.
o les opérations réalisées sur le marché à terme sont
comptabilisées en valeur de marché au bilan. Les variations de la
En application de la méthode du corridor, la part des pertes et juste valeur de ces opérations à terme sont comptabilisées en
gains actuariels excédant 10% du montant le plus élevé à résultat.
l’ouverture entre la valeur des engagements et la juste valeur des
actifs est amortie sur la durée résiduelle d’activité des salariés.
U) Actifs non courants détenus en vue de la
Lors de la modification ou de la création d’un régime, la part vente et activités abandonnées
acquise des coûts des services passés est reconnue en résultat et
la part des engagements non acquis fait l’objet d’un amortissement Conformément à la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en
sur la durée d’acquisition des droits. vue de la vente et activités abandonnées », les actifs et passifs des
entités contrôlées détenues en vue de la vente sont présentés le
cas échéant sur des lignes distinctes du bilan.
La charge nette liée aux engagements de retraite et avantages
similaires est comptabilisée dans la rubrique « Autres charges
Le résultat net des activités abandonnées est présenté sur une ligne
d’exploitation ».
séparée du compte de résultat. En conséquence, les notes de
l’annexe aux comptes consolidés relatives au compte de résultat se
S) Tableau de flux de trésorerie réfèrent uniquement aux activités poursuivies.
Les flux de trésorerie en devises étrangères sont convertis en euros Une activité abandonnée est une composante du Groupe dont les
à la date de transaction ou au cours moyen de l’exercice. Les flux de trésorerie sont indépendants. Elle représente une ligne
différences de change dues à la conversion au taux de clôture des d’activité ou une région principale et distincte dont le Groupe s’est
actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères sont séparé ou qu’il détient en vue de sa vente.
reprises dans la rubrique « Incidence des variations de change » du
tableau de flux de trésorerie. Par conséquent, les flux ne peuvent V) Méthodes comptables alternatives retenues
être reconstitués à partir des montants figurant au bilan.
pour l’application des normes IFRS
‹ Trésorerie et équivalents de trésorerie En termes de reconnaissance et d’évaluation des actifs et passifs,
les choix suivants ont été effectués parmi les méthodes comptables
La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont des actifs alternatives prévues par les normes IFRS :
immédiatement disponibles ou des placements à court terme, très
liquides, qui sont facilement convertibles en un montant de o les immobilisations corporelles et incorporelles sont évaluées
trésorerie connu et qui sont soumis à un risque négligeable de selon le modèle du coût historique et non selon le modèle de la
changement de valeur. réévaluation ;
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
o les pertes et gains actuariels sur les engagements de retraites et L’interprétation traite de la comptabilisation des dividendes payés
autres engagements postérieurs à l’emploi sont reconnus selon la en nature entre deux entités qui ne sont pas sous contrôle
méthode du corridor (voir la note 1R de l’annexe aux comptes commun. Elle prévoit que le dividende soit évalué en prenant la
consolidés) ; juste valeur de l’actif distribué, la différence éventuelle avec sa
o les entités faisant l’objet d’un contrôle conjoint sont consolidées valeur comptable étant enregistrée en résultat. L’interprétation est
par intégration proportionnelle, en application de la norme IAS 31 applicable aux exercices ouverts à compter du 1er juillet 2009 (soit à
« Participations dans des coentreprises ». compter du 1er janvier 2010 pour le Groupe). Son application ne
devrait pas avoir d’effet significatif sur le bilan, le compte de
résultat et les capitaux propres consolidés du Groupe.
W) Nouveaux principes comptables non encore
applicables
‹ IFRIC 19 « Extinction de passifs financiers au
Les normes ou interprétations publiées respectivement par l’IASB moyen d’instruments de capitaux propres »
(International Accounting Standards Board) et l’IFRIC (International
Financial Reporting Interpretations Committee) non encore en
En novembre 2009, l’IFRIC a publié l’interprétation IFRIC 19
vigueur au 31 décembre 2009 sont les suivantes :
« Extinction de passifs financiers au moyen d’instruments de
capitaux propres ». L’interprétation traite de la comptabilisation des
‹ IFRS 3 révisée « Regroupements émissions d’instruments de capitaux propres dont le but est
d’entreprises » et IAS 27 révisée « États d’éteindre un passif financier. Elle prévoit que les instruments émis
financiers consolidés et individuels » soient évalués en juste valeur et que la différence éventuelle avec la
valeur comptable du passif financier éteint soit enregistrée en
En janvier 2008, l’IASB a publié des versions révisées des normes résultat. L’interprétation est applicable aux exercices ouverts à
IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » et IAS 27 « États financiers compter du 1er juillet 2010 (soit à compter du 1er janvier 2011 pour
consolidés et individuels ». Les normes révisées introduisent un le Groupe). Son application ne devrait pas avoir d’effet significatif
certain nombre de dispositions nouvelles quant à la sur le bilan, le compte de résultat et les capitaux propres
comptabilisation des regroupements d’entreprises. Elles sont consolidés du Groupe.
applicables à compter de la première période annuelle
commençant après le 1er juillet 2009 (soit à compter du
1er janvier 2010 pour le Groupe). L’application est prospective.
En novembre 2009, l’IASB a publié la norme IAS 24 révisée (i) Les éléments non récurrents
« Information relative aux parties liées » qui vise principalement à
clarifier la définition d’une partie liée et à alléger les informations à
En raison de leur caractère inhabituel ou particulièrement
fournir par les entités contrôlées par l’État. La norme est applicable
significatif, certaines transactions qualifiées « d’éléments non
à compter du 1er janvier 2011. L’application de cette norme ne
récurrents » sont exclues des informations par secteur d’activité. En
devrait pas avoir d’effet significatif sur l’information présentée dans
général, les éléments non récurrents concernent des transactions
l’annexe aux comptes consolidés du Groupe.
qui sont significatives, peu fréquentes ou inhabituelles. Cependant,
dans certains cas, des transactions telles que coûts de
‹ IFRIC 17 « Distributions d’actifs non restructuration ou cessions d’actifs, qui ne sont pas considérées
monétaires aux propriétaires » comme représentatives du cours normal de l’activité, peuvent être
qualifiées d’éléments non récurrents, bien que des transactions
En novembre 2008, l’IFRIC a publié l’interprétation IFRIC 17 similaires aient pu se produire au cours des exercices précédents,
« Distributions d’actifs non monétaires aux propriétaires ». ou risquent de se reproduire lors des exercices futurs.
TOTAL / 197
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Dans la méthode du coût de remplacement, proche du LIFO Dettes financières non courantes, y compris part à moins d’un an,
(Last In, First Out), la variation de la valeur des stocks dans le dettes financières et autres passifs financiers courants, moins la
compte de résultat est déterminée par référence à des prix moyens trésorerie, les équivalents de trésorerie et les actifs financiers
de la période et non par la valeur historique des stocks. L’effet de courants.
stock correspond à la différence entre les résultats calculés selon la
méthode FIFO (First In, First Out) et les résultats établis selon la
méthode du coût de remplacement.
(iii) La quote-part des éléments d’ajustement et des éléments 3) Variation de la composition du Groupe
particuliers de Sanofi-Aventis
et principales acquisitions et cessions
Principaux indicateurs
Exercice 2009
(i) Résultat opérationnel (critère de mesure de la performance
d’exploitation) o En décembre 2009, TOTAL a signé un accord avec Chesapeake
Energy Corporation pour acquérir 25% du portefeuille de
Produits des ventes après déduction des achats consommés et Chesapeake dans le Barnett Shale dans l’État du Texas aux
variations de stocks, des autres charges d’exploitation, des charges États-Unis. Le coût d’acquisition de ces actifs s’élève à
d’exploration et des amortissements des immobilisations 1 562 millions d’euros et correspond à la valeur des droits miniers
corporelles et des droits miniers. qui ont été reconnus à l’actif du bilan consolidé pour
1 449 millions d’euros dans la rubrique « Immobilisations
Le résultat opérationnel exclut les amortissements incorporelles » et à celle des immobilisations corporelles qui ont
d’immobilisations incorporelles autres que les droits miniers, les été reconnues à l’actif du bilan consolidé pour 113 millions
écarts de change et les plus ou moins-values sur cessions d’actifs. d’euros. En l’absence de règlement intervenu en 2009, une dette
correspondante a été reconnue dans les rubriques « Provisions et
(ii) Résultat opérationnel net (critère de mesure de la autres passifs non courants » et « Autres créditeurs et dettes
rémunération des capitaux employés) diverses » à hauteur respectivement de 818 millions d’euros et
744 millions d’euros.
Résultat opérationnel après prise en compte des amortissements et o Au cours de l’exercice 2009, TOTAL a progressivement cédé
dépréciations des immobilisations incorporelles autres que les 3,99% du capital de Sanofi-Aventis, réduisant son pourcentage
droits miniers, des écarts de change et des plus ou moins-values de participation à 7,39%. Sanofi-Aventis est consolidée dans les
sur cessions d’actifs, ainsi que de tous les autres produits et comptes de TOTAL selon la méthode de la mise en équivalence.
charges liés aux capitaux employés (dividendes des sociétés non
consolidées, résultats de sociétés mises en équivalence, frais
Exercice 2008
financiers capitalisés), et après l’impôt applicable à tous ces
éléments.
o À la suite de l’offre publique d’achat décrite dans le prospectus
daté du 13 mai 2008 et reconduite par les avis du 19 juin 2008,
Les produits et charges constituant la différence entre le résultat
du 4 juillet 2008 et du 16 juillet 2008, TOTAL a acquis 100% des
opérationnel net et le résultat net sont uniquement les frais
actions ordinaires de catégorie A de la société Synenco Energy
financiers relatifs aux dettes financières nettes de la trésorerie,
Inc. Le principal actif de Synenco est une participation de 60%
après I’impôt qui leur est applicable (coût net de la dette nette) et
dans le projet Northern Lights situé en Athabasca, dans la
les intérêts minoritaires.
province canadienne de l’Alberta.
(iii) Résultats ajustés Le coût d’acquisition de l’actif net de cette société hors trésorerie
acquise (161 millions d’euros) s’élève à 352 millions d’euros. Ce
Résultat opérationnel, résultat opérationnel net ou résultat net après prix d’acquisition correspond pour l’essentiel à la valeur des
retraitement des éléments d’ajustement décrits ci-dessus. droits miniers de la société, qui ont été reconnus à l’actif du bilan
consolidé pour 221 millions d’euros dans la rubrique
(iv) Capitaux employés « Immobilisations incorporelles ».
Synenco Energy Inc. est consolidée dans les comptes de TOTAL
Actifs immobilisés et besoin en fonds de roulement, retraités de selon la méthode de l’intégration globale. Sa contribution au
l’effet de stock, nets des impôts différés et provisions non résultat de l’ensemble consolidé pour l’exercice 2008 n’est pas
courantes. significative.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
o En août 2008, TOTAL a acquis la société néerlandaise Goal o Au cours du quatrième trimestre de l’exercice 2007, TOTAL a
Petroleum BV. Le coût d’acquisition de l’actif s’élève à progressivement cédé 0,4% du capital de Sanofi-Aventis,
349 millions d’euros. Ce prix d’acquisition correspond pour réduisant son pourcentage de participation à 13,06%. Sanofi-
l’essentiel à la valeur des droits miniers de la société, qui ont été Aventis est consolidée dans les comptes de TOTAL selon la
reconnus à l’actif du bilan consolidé pour 292 millions d’euros méthode de la mise en équivalence.
dans la rubrique « Immobilisations incorporelles ».
Goal Petroleum BV est consolidée dans les comptes de TOTAL
selon la méthode de l’intégration globale. Sa contribution au
résultat de l’ensemble consolidé pour l’exercice 2008 n’est pas
significative. 4) Informations par secteur d’activité
o À la suite de l’accord intervenu entre les différents partenaires en
L’information financière sectorielle est présentée selon les principes
novembre 2008, la participation du Groupe dans le champ de
identiques à ceux du reporting interne et reproduit l’information
Kashagan est passée de 18,52% à 16,81%.
sectorielle interne définie pour gérer et mesurer les performances
o Au cours de l’exercice 2008, TOTAL a progressivement cédé de TOTAL. Les activités du Groupe sont divisées en trois secteurs
1,68% du capital de Sanofi-Aventis, réduisant son pourcentage Amont, Aval et Chimie.
de participation à 11,38%. Sanofi-Aventis est consolidée dans les
comptes de TOTAL selon la méthode de la mise en équivalence. o l’Amont rassemble, aux côtés de l’Exploration et de la Production
d’hydrocarbures, les activités Gaz et Énergies Nouvelles ;
Exercice 2007 o l’Aval regroupe les activités de Raffinage et de Distribution, le
Trading pétrolier et les Transports maritimes ;
o À la suite des accords signés en 2007, la participation de TOTAL
o la Chimie comprend la Chimie de base et les Spécialités.
dans le projet Sincor au Venezuela est passée de 47% à
30,323%.
Le secteur Holding regroupe les activités fonctionnelles et
o Au cours du mois de décembre 2007, TOTAL a finalisé la cession financières des holdings (dont la participation dans Sanofi-Aventis).
de son intérêt de 70% dans la raffinerie de Milford Haven, située
au Pays de Galles (Royaume-Uni). Cette participation a été cédée
Le résultat opérationnel et les actifs sont répartis entre chaque
à la société Murco Petroleum, son partenaire au sein de la
secteur d’activité avant retraitements de consolidation et
raffinerie. La cession de son intérêt dans l’usine de Milford Haven
ajustements inter-secteurs.
permettra à TOTAL de concentrer son activité de raffinage au
Royaume-Uni sur la raffinerie de Lindsey dont le Groupe est
propriétaire à 100%. Les transactions entre secteurs sont réalisées à des prix proches
des prix de marché.
TOTAL / 199
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
(a) Les éléments d’ajustement incluent les éléments non récurrents, l’effet de stock et la quote-part des éléments d’ajustement et des éléments particuliers de Sanofi-
Aventis.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
TOTAL / 201
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
(a) Les éléments d’ajustement incluent les éléments non récurrents, l’effet de stock et la quote-part des éléments d’ajustement de Sanofi-Aventis.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
TOTAL / 203
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
(a) Les éléments d’ajustement incluent les éléments non récurrents, l’effet de stock et la quote-part des éléments d’ajustement de Sanofi-Aventis.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
TOTAL / 205
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
B) Réconciliation des informations par secteur avec les états financiers consolidés
L’impact des éléments d’ajustement sur le compte de résultat consolidé se présente comme suit :
Compte de
Exercice 2009 Éléments résultat
(en millions d’euros) Ajusté d’ajustement (a) consolidé
Chiffre d’affaires 131 327 – 131 327
Droits d’accises (19 174) – (19 174)
Produits des ventes 112 153 – 112 153
Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence 1 918 (276) 1 642
(a) Les éléments d’ajustement incluent les éléments non récurrents, l’effet de stock et la quote-part des éléments d’ajustement et des éléments particuliers de Sanofi-Aventis.
Compte de
Exercice 2008 Éléments résultat
(en millions d’euros) Ajusté d’ajustement (a) consolidé
Chiffre d’affaires 179 976 – 179 976
Droits d’accises (19 645) – (19 645)
Produits des ventes 160 331 – 160 331
Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence 2 316 (595) 1 721
(a) Les éléments d’ajustement incluent les éléments non récurrents, l’effet de stock et la quote-part des éléments d’ajustement de Sanofi-Aventis.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Compte de
Exercice 2007 Éléments résultat
(en millions d’euros) Ajusté d’ajustement (a) consolidé
Chiffre d’affaires 158 752 – 158 752
Droits d’accises (21 928) – (21 928)
Produits des ventes 136 824 – 136 824
Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence 2 079 (304) 1 775
(a) Les éléments d’ajustement incluent les éléments non récurrents, l’effet de stock et la quote-part des éléments d’ajustement de Sanofi-Aventis.
Les éléments d’ajustement du compte de résultat, selon la définition donnée dans la note 2 de l’annexe aux comptes consolidés, sont les
suivants :
TOTAL / 207
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
D) Informations sur les dépréciations d’actifs ont été identifiés, en raison de l’évolution des conditions
d’exploitation ou de l’environnement économique des activités
concernées.
Au titre de l’exercice 2009, des dépréciations d’actifs ont été
enregistrées dans les secteurs Amont, Aval et Chimie avec un
impact de 413 millions d’euros sur le résultat opérationnel et 382 Les principes appliqués sont les suivants :
millions d’euros sur le résultat net part du Groupe. Ces
dépréciations ont été qualifiées d’éléments d’ajustement du résultat o la valeur recouvrable des UGT a été déterminée sur la base de
opérationnel pour 391 millions d’euros et du résultat net part du leur valeur d’utilité, telle que définie dans la note 1L de l’annexe
Groupe pour 333 millions d’euros. Ces éléments d’ajustement sont aux comptes consolidés « Dépréciation des actifs immobilisés » ;
présentés dans la note 4C ci-dessus sous la rubrique
o les flux de trésorerie ont été établis avec les hypothèses retenues
« Dépréciations exceptionnelles ».
dans le plan long terme du Groupe. Ces hypothèses (incluant
notamment les prix futurs des produits, l’offre et la demande de
Les dépréciations portent sur certaines unités génératrices de produits, les volumes de production futurs) représentent la
trésorerie (UGT) pour lesquelles des indicateurs de perte de valeur meilleure estimation par le management du Groupe de
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
l’ensemble des conditions économiques pendant la durée de vie une hypothèse de marge de raffinage réduite ont été réalisées par
résiduelle des actifs ; le Groupe et n’ont pas conduit à des dépréciations
complémentaires.
o les flux de trésorerie futurs sont déterminés à partir du plan long
terme et sont établis sur une période cohérente avec la durée de
vie des actifs compris dans l’UGT. Ils intègrent les risques Les UGT de la Chimie sont des divisions mondiales, chaque
spécifiques aux actifs et sont actualisés à un taux de 8% après division regroupant un ensemble d’activités ou de produits
impôt. Ce taux correspond au coût moyen pondéré du capital du homogènes sur les plans stratégiques, commerciaux et industriels.
Groupe estimé à partir de données historiques de marché.
Au titre de l’exercice 2008, des dépréciations d’actifs avaient été
enregistrées dans les secteurs Amont, Aval et Chimie avec un
Ces hypothèses ont été appliquées de manière constante sur les
impact de 216 millions d’euros sur le résultat opérationnel et
exercices 2007, 2008 et 2009.
244 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe. Ces
dépréciations avaient été qualifiées d’éléments d’ajustement du
Les UGT du secteur Amont affectées par ces dépréciations sont résultat opérationnel pour 177 millions d’euros et du résultat net
des champs pétroliers et des entreprises associées consolidées part du Groupe pour 205 millions d’euros.
selon la méthode de la mise en équivalence.
Au titre de l’exercice 2007, des dépréciations d’actifs avaient été
Les UGT de l’Aval sont des filiales ou groupes de filiales (ou d’actifs enregistrées dans les secteurs Amont, Aval et Chimie avec un
industriels) organisées par pays pour les activités de raffinage et par impact de 47 millions d’euros sur le résultat opérationnel et
zone géographique pertinente pour les activités commerciales. 162 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe.
L’exercice 2009 a été marqué par la dégradation de
l’environnement économique, plus particulièrement la baisse des Au titre de l’exercice 2009, aucune reprise de perte de valeur n’a
marges de raffinage qui ont entraîné des changements de été enregistrée. Au titre de l’exercice 2008, des reprises de perte de
conditions d’exploitation des actifs de certaines activités du secteur valeur avaient été enregistrées dans le secteur Amont avec un
Aval. Ces éléments ont conduit le Groupe à reconnaître des impact de 41 millions d’euros sur le résultat opérationnel et de
dépréciations d’actifs à hauteur de 347 millions d’euros en résultat 29 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe. Aucune
opérationnel et 253 millions d’euros en résultat net. Compte tenu du reprise de perte de valeur n’avait été enregistrée sur l’exercice
contexte économique dégradé, des analyses de sensibilité avec 2007.
TOTAL / 209
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
6) Charges d’exploitation
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Achats, nets de variation de stocks (a) (71 058) (111 024) (87 807)
Charges d’exploration (698) (764) (877)
Autres charges d’exploitation (b) (18 591) (19 101) (17 414)
dont (dotations) reprises de provisions non courantes opérationnelles 515 459 781
dont (dotations) reprises de provisions courantes opérationnelles (43) (29) (42)
Charges d’exploitation (90 347) (130 889) (106 098)
(a) Inclut les taxes à la production dans l’Amont, notamment les royalties (voir en particulier les impôts payés aux pays producteurs du Moyen-Orient au titre des concessions
historiques du Groupe détaillés dans la note 33 de l’annexe aux comptes consolidés « Informations complémentaires »).
(b) Constituées principalement des frais de production et de fonctionnement (voir en particulier les charges de personnel détaillées dans la note 26 de l’annexe aux comptes
consolidés « Effectifs du Groupe et charges de personnel »).
En 2009, les plus-values sur cession proviennent principalement de o 107 millions d’euros de charges de restructuration dans les
la cession de titres Sanofi-Aventis. secteurs Amont, Aval et Chimie ;
o 48 millions d’euros de dotation aux provisions relatives à
En 2008, les plus-values sur cession provenaient principalement de différentes enquêtes sur la concurrence décrites dans la note 32
cessions d’actifs dans le secteur Amont ainsi que de la cession de de l’annexe aux comptes consolidés « Autres risques et
titres Sanofi-Aventis. engagements ».
En 2007, les plus-values sur cession provenaient principalement En 2007, la rubrique « Autres » était principalement constituée de :
des cessions d’actifs dans les secteurs Amont et Aval, ainsi que de
la cession de titres Sanofi-Aventis. o 51 millions d’euros de charges de restructuration dans les
secteurs Aval et Chimie ;
Autres charges o 100 millions d’euros de dotation aux provisions relatives à
différentes enquêtes sur la concurrence décrites dans la note 32
En 2009, la rubrique « Autres » est principalement constituée de de l’annexe aux comptes consolidés « Autres risques et
190 millions d’euros de charges de restructuration dans les engagements ».
secteurs Aval et Chimie.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Impôts courants (7 213) (14 117) (12 141)
Impôts différés (538) (29) (1 434)
Charge d’impôt (7 751) (14 146) (13 575)
L’analyse par source du passif net d’impôt différé s’établit comme suit, avant compensation des actifs et passifs par entité fiscale :
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Déficits et crédits d’impôts reportables 1 114 1 031 560
Pensions, retraites et obligations similaires 517 519 760
Autres provisions non déductibles temporairement 2 184 2 075 2 341
Impôts différés actifs 3 815 3 625 3 661
Dépréciation des impôts différés actifs (484) (475) (449)
Impôts différés actifs nets 3 331 3 150 3 212
Amortissement fiscal accéléré (9 791) (8 836) (9 254)
Autres déductions fiscales temporaires (1 179) (1 171) (1 209)
Impôts différés passifs (10 970) (10 007) (10 463)
Passif net d’impôt différé (7 639) (6 857) (7 251)
Après compensation des actifs et passifs par entité fiscale, les impôts différés sont présentés de la manière suivante au bilan :
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Impôts différés actifs, non courants (note 14) 1 164 1 010 797
Impôts différés actifs, courants (note 16) 214 206 112
Impôts différés passifs, non courants (8 948) (7 973) (7 933)
Impôts différés passifs, courants (69) (100) (227)
Montant net (7 639) (6 857) (7 251)
TOTAL / 211
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
La variation au bilan de la position nette d’impôts différés est analysée dans le tableau suivant :
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Solde à l’ouverture (6 857) (7 251) (6 369)
Impôts différés reconnus en résultat (538) (29) (1 434)
Impôts différés reconnus en capitaux propres (a) (38) 30 (6)
Variations de périmètre (1) (1) 158
Effets de change (205) 394 400
Solde à la clôture (7 639) (6 857) (7 251)
(a) Ce montant est constitué principalement des impôts courants et différés affectés aux transactions sur les réévaluations des titres cotés classés en actifs financiers
disponibles à la vente et des impôts différés relatifs à la couverture de flux futurs (voir la note 17 de l’annexe aux comptes consolidés).
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Résultat net de l’ensemble consolidé 8 629 10 953 13 535
Impôts sur les sociétés 7 751 14 146 13 575
Résultat avant impôt 16 380 25 099 27 110
Taux d’imposition français 34,43% 34,43% 34,43%
Charge d’impôt théorique (5 640) (8 642) (9 334)
Différence entre le taux d’imposition français et le taux d’imposition des filiales étrangères (3 214) (6 326) (5 118)
Effet en impôt du résultat des sociétés mises en équivalence 565 593 611
Différences permanentes 597 315 122
Ajustements d’impôt courant sur exercices antérieurs (47) 12 75
Ajustements d’impôt différé afférents aux variations des taux d’impôt (1) (31) (16)
Variation de la dépréciation des impôts différés actifs (6) (63) 80
Autres (5) (4) 5
Charge d’impôt dans le compte de résultat (7 751) (14 146) (13 575)
Le taux d’imposition français est constitué du taux normal de l’impôt Les différences permanentes sont principalement dues aux
sur les sociétés (33,33%), augmenté des contributions additionnelles dépréciations d’écarts d’acquisition, aux dividendes des sociétés
en vigueur en 2009 qui portent le taux global d’imposition des non consolidées ainsi qu’à l’impact des modalités de fiscalisation
bénéfices à 34,43% (identique aux exercices 2008 et 2007). propres à certaines activités et au régime du bénéfice consolidé.
Le Groupe dispose de déficits et crédits d’impôts reportables qui expirent selon l’échéancier suivant :
(a) Déficits et crédits d’impôts reportables en 2012 et années suivantes pour l’exercice 2007.
(b) Déficits et crédits d’impôts reportables en 2013 et années suivantes pour l’exercice 2008.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Immobilisations
Immobilisations Dotations nettes incorporelles
Exercice incorporelles nettes d’amortissements Effets de nettes
(en millions d’euros) au 1er janvier Acquisitions Cessions et dépréciations change Autres au 31 décembre
2009 5 341 629 (64) (345) 2 1 951 7 514
2008 4 650 404 (3) (259) (93) 642 5 341
2007 4 705 472 (160) (274) (208) 115 4 650
En 2009, la colonne « Autres » comprend principalement les droits miniers de Chesapeake dans le Barnett Shale pour 1 449 millions d’euros
(voir la note 3 de l’annexe aux comptes consolidés).
En 2008, la colonne « Autres » comprenait principalement les droits miniers de Synenco Energy Inc. pour 221 millions d’euros et de Goal
Petroleum BV pour 292 millions d’euros.
Le tableau suivant donne les variations pour l’année 2009 des écarts d’acquisition répartis par secteur :
Écarts Écarts
d’acquisition nets d’acquisition nets
(en millions d’euros) au 1 janvier 2009
er Augmentations Dépréciations Autres au 31 décembre 2009
Amont 78 – – – 78
Aval 130 70 – 2 202
Chimie 841 11 – 5 857
Holding 25 – – – 25
Total 1 074 81 – 7 1 162
TOTAL / 213
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
En 2009, la colonne « Autres » correspond principalement à l’évolution des immobilisations corporelles liées à la provision pour restitution des
sites et aux immobilisations corporelles de Chesapeake dans le Barnett Shale pour 113 millions d’euros (voir la note 3 de l’annexe aux
comptes consolidés).
En 2008, la colonne « Autres » correspondait principalement à l’évolution des immobilisations corporelles liées à la provision pour restitution
des sites.
En 2007, la colonne « Cessions » comprenait principalement l’impact de la conversion du projet Sincor et de la cession de la raffinerie de
Milford Haven. La colonne « Autres » correspondait notamment à l’impact de la conversion du projet Sincor et à l’évolution des
immobilisations corporelles liées à la provision pour restitution des sites.
Les immobilisations corporelles présentées ci-dessus incluent des installations techniques et des constructions en location financement pour
les montants suivants :
TOTAL / 215
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Au 31 décembre Exercice
2009 2008 2007 2009 2008 2007
Quote-part du profit (perte)
(en millions d’euros) % de détention quote-part du profit (perte)
NLNG 15,00% 15,00% 15,00% 227 554 477
PetroCedeño – EM (a) 30,32% 30,32% 30,32% 166 193 –
CEPSA (quote-part Amont) 48,83% 48,83% 48,83% 23 50 88
Angola LNG Ltd. (a) 13,60% 13,60% 13,60% 9 10 7
Qatargas 10,00% 10,00% 10,00% 114 126 74
Société du Terminal Méthanier De Fos Cavaou 28,79% 30,30% 30,30% – (5) (2)
SCP Limited 10,00% 10,00% 10,00% 6 4 1
Dolphin Energy Ltd (Del) Abu Dhabi 24,50% 24,50% 24,50% 94 83 5
Qatar Liquiefied Gas Company Limited II (Train B) 16,70% 16,70% 16,70% 8 (11) (5)
Moattama Gas Transportation Cy 31,24% 31,24% 31,24% 75 81 67
Ocensa 15,20% 15,20% 15,20% 36 – –
Gasoducto Gasandes Argentina 56,50% 56,50% 56,50% (6) (10) (22)
Gaz transport & Technigaz (a) 30,00% 30,00% 30,00% 20 51 45
Laffan Refinery 10,00% 10,00% 10,00% (4) 2 –
Shtokman Development AG (b) 25,00% 25,00% – 4 – –
Autres – – – 87 50 6
Total Amont 859 1 178 741
CEPSA (quote-part Aval) 48,83% 48,83% 48,83% 149 76 253
Saudi Aramco Total Refining & Petrochemicals (b) 37,50% 37,50% – (12) – –
Wepec 22,41% 22,41% 22,41% – (110) 14
Autres – – – 81 (13) (1)
Total Aval 218 (47) 266
CEPSA (quote-part Chimie) 48,83% 48,83% 48,83% 10 10 24
Qatar Petrochemical Company Ltd 20,00% 20,00% 20,00% 74 66 55
Autres – – – (5) (1) 1
Total Chimie 79 75 80
Sanofi-Aventis 7,39% 11,38% 13,06% 486 515 688
Autres – – – – – –
Total Holding 486 515 688
Total titres 1 642 1 721 1 775
La quote-part de la valeur boursière de CEPSA s’élève à 2 845 millions d’euros au 31 décembre 2009 pour une valeur d’équivalence de
2 708 millions d’euros.
La quote-part de la valeur boursière de Sanofi-Aventis s’élève à 5 324 millions d’euros au 31 décembre 2009.
Les principaux agrégats financiers en part Groupe des sociétés comptabilisées par mise en équivalence sont les suivants :
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008
Actifs 22 681 23 173
Capitaux propres 11 257 12 663
Passifs 11 424 10 510
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008
Produits des ventes 14 434 19 982
Résultat avant impôts 2 168 2 412
Charge d’impôt (526) (691)
Résultat net 1 642 1 721
TOTAL / 217
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Ces titres appartiennent à la catégorie « Actifs financiers disponibles à la vente » (voir la note 1M(ii) de l’annexe aux comptes consolidés).
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros) Valeur brute Dépréciations Valeur nette
Impôts différés actifs, non courants 1 010 – 1 010
Prêts et avances (a) 1 932 (529) 1 403
Autres 631 – 631
Total 3 573 (529) 3 044
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros) Valeur brute Dépréciations Valeur nette
Impôts différés actifs, non courants 797 – 797
Prêts et avances (a) 1 378 (527) 851
Autres 507 – 507
Total 2 682 (527) 2 155
Les variations des dépréciations sur les prêts et avances sont les suivantes :
15) Stocks
Au 31 décembre 2009
(en millions d’euros) Valeur brute Dépréciations Valeur nette
Hydrocarbures bruts et gazeux 4 581 – 4 581
Produits raffinés 6 647 (18) 6 629
Produits de la Chimie 1 234 (113) 1 121
Autres stocks 1 822 (286) 1 536
Total 14 284 (417) 13 867
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros) Valeur brute Dépréciations Valeur nette
Hydrocarbures bruts et gazeux 2 772 (326) 2 446
Produits raffinés 4 954 (416) 4 538
Produits de la Chimie 1 419 (105) 1 314
Autres stocks 1 591 (268) 1 323
Total 10 736 (1 115) 9 621
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros) Valeur brute Dépréciations Valeur nette
Hydrocarbures bruts et gazeux 4 746 – 4 746
Produits raffinés 6 874 (11) 6 863
Produits de la Chimie 1 188 (91) 1 097
Autres stocks 1 368 (223) 1 145
Total 14 176 (325) 13 851
TOTAL / 219
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Les variations des dépréciations sur les stocks sont les suivantes :
Exercice Dépréciations Dotations nettes Effets de change et Dépréciations
(en millions d’euros) au 1er janvier des reprises autres variations au 31 décembre
2009 (1 115) 700 (2) (417)
2008 (325) (740) (50) (1 115)
2007 (440) 124 (9) (325)
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros) Valeur brute Dépréciations Valeur nette
Clients et comptes rattachés 15 747 (460) 15 287
Créances sur États (impôts et taxes) 2 510 – 2 510
Autres créances d’exploitation 6 227 (19) 6 208
Impôts différés actifs, courants 206 – 206
Charges constatées d’avance 650 – 650
Autres débiteurs 68 – 68
Autres créances 9 661 (19) 9 642
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros) Valeur brute Dépréciations Valeur nette
Clients et comptes rattachés 19 611 (482) 19 129
Créances sur États (impôts et taxes) 2 735 – 2 735
Autres créances d’exploitation 4 457 (27) 4 430
Impôts différés actifs, courants 112 – 112
Charges constatées d’avance 687 – 687
Autres débiteurs 42 – 42
Autres créances 8 033 (27) 8 006
Les variations des dépréciations des rubriques « Clients et comptes rattachés » et « Autres créances » sont les suivantes :
Exercice Dépréciations Dotations nettes Effets de change et Dépréciations
(en millions d’euros) au 1er janvier des reprises autres variations au 31 décembre
Clients et comptes rattachés
2009 (460) (17) 9 (468)
2008 (482) 9 13 (460)
2007 (489) (25) 32 (482)
Autres créances
2009 (19) (14) (36) (69)
2008 (27) 7 1 (19)
2007 (39) (4) 16 (27)
Au 31 décembre 2009, la part des créances échues comprise dans Au 31 décembre 2008, la part des créances échues comprise dans
les rubriques « Clients et comptes rattachés » et « Autres Créances les rubriques « Clients et comptes rattachés » et « Autres créances
d’exploitation » en valeur nette s’élève à 3 610 millions d’euros dont d’exploitation » en valeur nette s’élevait à 3 744 millions d’euros,
2 116 millions d’euros échus depuis moins de 90 jours, 486 millions dont 2 420 millions d’euros échus depuis moins de 90 jours, 729
d’euros échus entre 90 jours et 6 mois, 246 millions d’euros échus millions d’euros échus entre 90 jours et 6 mois, 54 millions d’euros
entre 6 mois et 12 mois et 762 millions d’euros échus depuis plus échus entre 6 mois et 12 mois et 541 millions d’euros échus depuis
de 12 mois. plus de 12 mois.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Le calcul du nombre moyen pondéré et du nombre moyen pondéré dilué d’actions, utilisés respectivement pour la présentation du résultat net
par action et du résultat net dilué par action, est détaillé comme suit :
TOTAL / 221
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Augmentation de capital réservée aux salariés o 5 323 305 actions affectées aux plans d’attribution gratuite
d’actions TOTAL dont bénéficient les salariés du Groupe ;
L’Assemblée générale des actionnaires du 11 mai 2007 avait o 24 800 000 actions acquises entre janvier 2008 et octobre 2008
délégué au Conseil d’administration la compétence d’augmenter en en vue de leur annulation en vertu de l’autorisation donnée par
une ou plusieurs fois le capital social, dans un délai maximum de les Assemblées générales des actionnaires du 11 mai 2007 et du
vingt-six mois, en réservant la souscription aux salariés du Groupe 16 mai 2008. Le Conseil d’administration du 30 juillet 2009 a
adhérant à un plan d’épargne d’entreprise, dans la limite de 1,5% décidé d’annuler ces 24 800 000 actions acquises au prix moyen
du capital social existant au jour de la tenue du Conseil de 49,28 euros par action.
d’administration décidant l’émission, étant précisé que le montant
du capital social émis à ce titre s’imputait sur le plafond global Ces actions étaient déduites des capitaux propres consolidés.
d’augmentations de capital social susceptibles d’être réalisées au
titre de la délégation de compétence consentie par l’Assemblée Au 31 décembre 2007, TOTAL S.A. détenait 51 089 964 de ses
générale des actionnaires du 11 mai 2007 au Conseil propres actions, soit 2,13% du capital social, réparties de la façon
d’administration, en vue d’augmenter le capital par émission suivante :
d’actions ordinaires ou de toutes valeurs mobilières donnant accès
au capital avec maintien du droit préférentiel de souscription o 16 343 349 actions affectées à la couverture des plans d’options
(4 milliards d’euros en nominal). d’achat d’actions TOTAL dont bénéficient les salariés du
Groupe ;
Dans le cadre de cette délégation de compétence, le Conseil
o 4 746 615 actions affectées aux plans d’attribution gratuite
d’administration du 6 novembre 2007 a décidé de mettre en œuvre
d’actions TOTAL dont bénéficient les salariés du Groupe ;
une première augmentation de capital réservée aux salariés dans la
limite de 12 millions d’actions portant jouissance au 1er janvier 2007 o 30 000 000 actions acquises entre février 2007 et décembre 2007
au prix de 44,40 euros par action avec une période de souscription en vue de leur annulation en vertu de l’autorisation donnée par
ouverte du 10 au 28 mars 2008. 4 870 386 actions ont été les Assemblées générales des actionnaires du 12 mai 2006 et du
souscrites dans le cadre de cette augmentation de capital. 11 mai 2007. Le Conseil d’administration du 31 juillet 2008 a
décidé d’annuler ces 30 000 000 actions acquises au prix moyen
Annulation d’actions de 54,69 euros par action.
Utilisant l’autorisation conférée par l’Assemblée générale des Ces actions étaient déduites des capitaux propres consolidés.
actionnaires du 11 mai 2007 pour procéder à la réduction du capital
social par annulation d’actions détenues par la Société dans la Autocontrôle (actions TOTAL détenues par des
limite de 10% du capital social par période de vingt-quatre mois, le filiales du Groupe)
Conseil d’administration du 30 juillet 2009 a décidé d’annuler
24 800 000 actions acquises en 2008 au prix moyen de 49,28 euros Au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007, TOTAL S.A.
par action. détenait indirectement, par l’intermédiaire de ses filiales,
100 331 268 de ses propres actions, soit 4,27% du capital social au
Autodétention (actions TOTAL détenues par 31 décembre 2009, 4,23% du capital social au 31 décembre 2008
TOTAL S.A.) et 4,19% du capital social au 31 décembre 2007, réparties de la
façon suivante :
Au 31 décembre 2009, TOTAL S.A. détient 15 075 922 de ses
propres actions, soit 0,64% du capital social, réparties de la façon o 2 023 672 actions détenues par une société du Groupe, Total
suivante : Nucléaire, détenue indirectement à 100% par TOTAL S.A. ;
o 98 307 596 actions détenues par des filiales d’Elf Aquitaine
o 6 017 499 actions affectées à la couverture des plans d’options (Financière Valorgest, Sogapar et Fingestval).
d’achat d’actions TOTAL dont bénéficient les salariés et
dirigeants du Groupe ; Ces actions sont déduites des capitaux propres consolidés.
o 5 799 400 actions affectées aux plans d’attribution gratuite
d’actions TOTAL dont bénéficient les salariés du Groupe ; Dividende
o 3 259 023 actions destinées à être affectées à de nouveaux plans
d’options d’achat ou à de nouveaux plans d’attribution gratuite TOTAL a procédé à la mise en paiement, le 22 mai 2009, du solde
d’actions. du dividende de 1,14 euro par action au titre de l’exercice 2008 (le
détachement du solde du dividende ayant eu lieu le 19 mai 2009).
Ces actions sont déduites des capitaux propres consolidés. Par ailleurs, TOTAL a procédé à la mise en paiement, le 18
novembre 2009, de l’acompte sur dividende de 1,14 euro par action
Au 31 décembre 2008, TOTAL S.A. détenait 42 750 827 de ses au titre de l’exercice 2009 (le détachement de l’acompte sur
propres actions, soit 1,80% du capital social, réparties de la façon dividende ayant eu lieu le 13 novembre 2009).
suivante :
Il sera proposé à l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai
o 12 627 522 actions affectées à la couverture des plans d’options 2010 de verser un dividende de 2,28 euros par action au titre de
d’achat d’actions TOTAL dont bénéficient les salariés du l’exercice 2009, soit un solde à distribuer de 1,14 euro par action en
Groupe ; tenant compte de l’acompte de 1,14 euro déjà versé.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
En vertu de la réglementation française, les primes liées au capital En application de la réglementation française, 5% du résultat net
correspondent aux primes d’émission d’actions qui peuvent être doit être transféré dans la réserve légale jusqu’à ce que celle-ci
capitalisées ou utilisées afin de compenser les pertes si la réserve atteigne 10% du capital. Cette réserve légale ne peut être
légale a atteint son niveau minimal autorisé. Ces primes peuvent distribuée aux actionnaires, sauf en cas de liquidation. Elle peut en
également être distribuées, cette distribution ayant un impact fiscal revanche être utilisée pour compenser des pertes.
sauf si les réserves distribuables de la société mère sont distribuées
préalablement à ces primes. Si elles étaient intégralement distribuées, les réserves distribuables
de la société mère seraient soumises à une taxation d’environ
Les primes liées au capital de TOTAL S.A. s’élèvent à 27 171 millions 514 millions d’euros au 31 décembre 2009.
d’euros au 31 décembre 2009 (28 284 millions d’euros au
31 décembre 2008 et 29 598 millions d’euros au 31 décembre 2007).
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Écarts de conversion de consolidation (244) (722) (2 703)
- Gains/(Pertes) de la période non réalisés (243) (722) (2 703)
- Diminué des gains/(pertes) comptabilisés en Résultat net 1 – –
Actifs disponibles à la vente 38 (254) 111
- Gains/(Pertes) de la période non réalisés 38 (254) 111
- Diminué des gains/(pertes) comptabilisés en Résultat net – – –
Couverture de flux futurs 128 – –
- Gains/(Pertes) de la période non réalisés 349 – –
- Diminué des gains/(pertes) comptabilisés en Résultat net 221 – –
Quote-part du résultat global des sociétés mises en équivalence, net d’impôt 234 173 (406)
Autres éléments (5) 1 (3)
- Gains/(Pertes) de la période non réalisés (5) 1 (3)
- Diminué des gains/(pertes) comptabilisés en Résultat net – – –
Effet d’impôt (38) 30 (6)
Total autres éléments du résultat global 113 (772) (3 007)
Le détail des effets d’impôt relatifs aux autres éléments du résultat global s’établit comme suit :
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Provisions pour engagements de retraite 1 236 1 187 1 721
Provisions pour autres engagements sociaux 592 608 611
Provisions pour restructurations (plans de préretraite) 212 216 195
Total 2 040 2 011 2 527
TOTAL / 223
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Les principaux régimes de retraite à prestations définies du Groupe o ils sont fermés aux nouveaux embauchés, qui bénéficient de
sont situés en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en régimes de retraite à cotisations définies.
Belgique et en Allemagne. Leurs caractéristiques sont les
suivantes : Les engagements de retraite comprennent également des
indemnités de fin de carrière et des avantages de préretraite.
o les prestations sont généralement exprimées en fonction du
salaire final et de l’ancienneté ; Les autres engagements concernent la participation de l’employeur
o ils font généralement l’objet d’un préfinancement (fonds de aux frais médicaux de retraités.
pension ou compagnies d’assurance) ;
La valeur actuarielle des droits accumulés au titre des plans à prestations définies et la valeur des préfinancements incluses dans les comptes
consolidés s’analysent comme suit :
(a) En 2008, le Groupe a procédé à l’externalisation de certains de ses engagements pour un montant de 757 millions d’euros auprès d’organismes d’assurances.
Au 31 décembre 2009, la valeur actuarielle des engagements relatifs à des régimes de retraite et assimilés intégralement ou partiellement
financés s’élève à 7 206 millions d’euros et la valeur actuelle des engagements non financés à 1 510 millions d’euros (contre respectivement
6 515 millions d’euros et 1 434 millions d’euros au 31 décembre 2008 et 7 175 millions d’euros et 1 537 millions d’euros au
31 décembre 2007).
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
La valeur des gains (pertes) actuariels d’expérience relatifs à la valeur actuarielle des droits accumulés et la valeur actuelle des placements est
la suivante :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Gains (Pertes) d’expérience relatifs à la valeur actuarielle des droits accumulés 108 (12) (80)
Gains (Pertes) d’expérience relatifs à la valeur actuelle des placements 317 (1 099) (140)
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007 2006 2005
Engagements de retraite
Valeur actuarielle des droits accumulés 8 169 7 405 8 129 8 742 9 647
Valeur actuelle des placements (6 286) (5 764) (6 604) (6 401) (6 274)
(Excédent) Insuffisance des placements sur les droits accumulés 1 883 1 641 1 525 2 341 3 373
Autres engagements sociaux
Valeur actuarielle des droits accumulés 547 544 583 648 774
Valeur actuelle des placements – – – – –
(Excédent) Insuffisance des placements sur les droits accumulés 547 544 583 648 774
Les cotisations qui seront versées en 2010 par le Groupe, au titre des régimes préfinancés, sont estimées à 152 millions d’euros.
Engagements de retraite
Composition du portefeuille des placements
Au 31 décembre 2009 2008 2007
Actions 31% 25% 36%
Obligations 62% 56% 56%
Monétaire 3% 16% 4%
Immobilier 4% 3% 4%
Les hypothèses du Groupe sur les taux de rendement attendus des Le taux d’actualisation retenu correspond au taux des obligations
actifs sont établies par classe d’actifs et par pays à partir des taux privées de grande qualité, d’après une analyse comparative par
de rendement obligataires et des primes de risque. pays des différentes sources de marché à la date de clôture.
TOTAL / 225
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Une variation de plus ou moins 0,5% des taux d’actualisation – toutes choses étant égales par ailleurs – aurait approximativement les effets
suivants sur :
Une variation de plus ou moins 0,5% du taux de rendement attendu des placements – toutes choses étant égales par ailleurs – aurait un
impact de 29 millions d’euros à la hausse ou à la baisse sur la charge de l’exercice 2010.
La variation de plus ou moins 1% des taux de progression des dépenses de santé aurait approximativement les effets suivants sur :
En 2009, les provisions pour litiges comprennent notamment la provision couvrant les risques liés aux enquêtes sur la concurrence relatives à
Arkema qui s’élève, au 31 décembre 2009, à 43 millions d’euros. D’autres risques et engagements donnant lieu à des passifs éventuels sont
traités dans la note 32 de l’annexe aux comptes consolidés.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
En 2009, les autres provisions non courantes comprennent En 2008, les autres provisions non courantes comprenaient
notamment : notamment la provision au titre de la responsabilité civile liée au
sinistre AZF qui s’élevait, au 31 décembre 2008, à
o la provision au titre de la responsabilité civile liée au sinistre AZF
256 millions d’euros.
qui s’élève, au 31 décembre 2009, à 40 millions d’euros ;
o les provisions pour cessations d’activité dans les secteurs Aval et
En 2007, les provisions pour litiges comprenaient notamment la
Chimie qui s’élèvent, au 31 décembre 2009, à
provision couvrant les risques liés aux enquêtes sur la concurrence
130 millions d’euros ;
relatives à Arkema qui s’élevait, au 31 décembre 2007, à
o la provision au titre de la responsabilité civile liée au sinistre 138 millions d’euros. D’autres risques et engagements donnant lieu
Buncefield qui s’élève, au 31 décembre 2009, à à des passifs éventuels sont traités dans la note 32 de l’annexe aux
295 millions d’euros. comptes consolidés.
En 2009, les autres passifs non courants comprennent notamment
les dettes, dont la maturité est supérieure à un an, liées à En 2007, les autres provisions non courantes comprenaient
l’acquisition d’immobilisations. Cette rubrique inclut notamment notamment :
une dette de 818 millions d’euros au titre de l’acquisition
Chesapeake (voir la note 3 de l’annexe aux comptes consolidés). o la provision au titre de la responsabilité civile liée au sinistre AZF
qui s’élevait, au 31 décembre 2007, à 134 millions d’euros ;
En 2008, les provisions pour litiges comprenaient notamment la
provision couvrant les risques liés aux enquêtes sur la concurrence o des provisions liées aux cessations d’activité dans la Chimie qui
relatives à Arkema qui s’élevait, au 31 décembre 2008, à s’élevaient, au 31 décembre 2007, à 49 millions d’euros.
85 millions d’euros. D’autres risques et engagements donnant lieu à
des passifs éventuels sont traités dans la note 32 de l’annexe aux
comptes consolidés.
Les variations des provisions et autres passifs non courants s’analysent comme suit :
En 2009, les dotations de l’exercice (1 254 millions d’euros) o des provisions pour litiges de 48 millions d’euros relatives à
correspondent notamment à : différentes enquêtes sur la concurrence décrites dans la note 32
de l’annexe aux comptes consolidés « Autres risques et
engagements » ;
o des provisions pour restitution de sites pour 283 millions d’euros
(effet de l’actualisation) ; o des provisions pour plans sociaux et restructurations pour
27 millions d’euros.
o des provisions pour protection de l’environnement pour
147 millions d’euros dans les secteurs Aval et Chimie ;
En 2007, les dotations de l’exercice (747 millions d’euros)
o des provisions au titre de la responsabilité civile liée au sinistre correspondaient notamment à :
Buncefield pour 223 millions d’euros ;
o des provisions pour plans sociaux et restructurations pour o des provisions pour restitution de sites pour 189 millions d’euros
121 millions d’euros. (effet de l’actualisation) ;
o des provisions pour litiges de 100 millions d’euros relatives à
En 2008, les dotations de l’exercice (1 424 millions d’euros) différentes enquêtes sur la concurrence décrites dans la note 32
correspondaient notamment à : de l’annexe aux comptes consolidés « Autres risques et
engagements » ;
o des provisions pour restitution de sites pour 229 millions d’euros o des provisions pour protection de l’environnement dans le
(effet de l’actualisation) ; secteur Chimie pour 23 millions d’euros ;
o la provision au titre de la responsabilité civile liée au sinistre AZF o des provisions pour plans sociaux et restructurations pour
pour 140 millions d’euros ; 15 millions d’euros.
TOTAL / 227
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Les variations des provisions pour restitution des sites s’analysent comme suit :
Nouvelles
obligations
Exercice Effet de Révisions des de restitution Reprises de Effets de
(en millions d’euros) Au 1er janvier l’actualisation estimations des sites provision change Autres Au 31 décembre
2009 4 500 283 447 179 (191) 232 19 5 469
2008 4 206 229 563 188 (280) (414) 8 4 500
2007 3 893 189 203 371 (209) (206) (35) 4 206
(a) Ces instruments de couverture sont présentés dans les notes 1Miii « Instruments financiers de gestion du financement à long terme », 28 et 29 de l’annexe aux comptes
consolidés.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros)
(Actif) / Passif Garanties Non garanties Total
Dettes financières non courantes 895 15 296 16 191
dont instruments de couverture de la dette non courante (passif) – 440 440
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (actif) (a) – (892) (892)
Dettes financières non courantes après couverture 895 14 404 15 299
Emprunts obligataires après couverture – 13 667 13 667
Autres emprunts à taux variable après swaps 553 665 1 218
Autres emprunts à taux fixe 140 6 146
Dettes financières des contrats de location financement 202 66 268
Dettes financières non courantes après couverture 895 14 404 15 299
(a) Ces instruments de couverture sont présentés dans les notes 1Miii « Instruments financiers de gestion du financement à long terme », 28 et 29 de l’annexe aux comptes
consolidés.
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros)
(Actif) / Passif Garanties Non garanties Total
Dettes financières non courantes 772 14 104 14 876
dont instruments de couverture de la dette non courante (passif) – 369 369
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (actif) (a) – (460) (460)
Dettes financières non courantes après couverture 772 13 644 14 416
Emprunts obligataires après couverture – 11 650 11 650
Autres emprunts à taux variable après swaps 453 1 781 2 234
Autres emprunts à taux fixe 2 213 215
Dettes financières des contrats de location financement 317 – 317
Dettes financières non courantes après couverture 772 13 644 14 416
(a) Ces instruments de couverture sont présentés dans les notes 1Miii « Instruments financiers de gestion du financement à long terme », 28 et 29 de l’annexe aux comptes
consolidés.
La juste valeur des emprunts obligataires, au 31 décembre 2009, après prise en compte des swaps de change et de taux adossés, se
décompose comme suit :
TOTAL / 229
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
TOTAL / 231
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
(a) TOTAL CAPITAL est une filiale détenue à 100% indirectement par TOTAL S.A. (à l’exception d’une action détenue par chaque administrateur). Elle est utilisée comme
véhicule de financement par le Groupe. Le remboursement de sa dette financière (capital, prime et intérêts) est garanti de manière totale et inconditionnelle par TOTAL S.A.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Ces analyses sont présentées après prise en compte de l’effet des swaps de change et de taux adossés à la dette financière.
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 % 2008 % 2007 %
Dollar 3 962 21% 3 990 26% 4 700 33%
Euro 14 110 77% 10 685 70% 8 067 56%
Autres devises 340 2% 624 4% 1 649 11%
Total 18 412 100% 15 299 100% 14 416 100%
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 % 2008 % 2007 %
Taux fixe 2 064 11% 633 4% 893 6%
Taux variable 16 348 89% 14 666 96% 13 523 94%
Total 18 412 100% 15 299 100% 14 416 100%
TOTAL / 233
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
(Actif) / Passif
Dettes financières courantes 4 761 5 586 2 530
Part à moins d’un an des dettes financières 2 233 2 136 2 083
Dettes financières courantes 6 994 7 722 4 613
Part à court terme des instruments financiers passifs de couverture de la dette 97 12 1
Autres instruments financiers passifs courants 26 146 59
Autres passifs financiers courants (note 28) 123 158 60
Dépôts courants supérieurs à 3 mois (55) (1) (850)
Part à court terme des instruments financiers actifs de couverture de la dette (197) (100) (388)
Autres instruments financiers actifs courants (59) (86) (26)
Actifs financiers courants (note 28) (311) (187) (1 264)
Dettes financières courantes et actifs et passifs financiers associés nets 6 806 7 693 3 409
C) Ratio d’endettement
Pour ses besoins de gestion interne et de communication externe, le Groupe évalue un ratio d’endettement rapportant sa dette financière
nette à ses capitaux propres. Les capitaux propres 2009 sont calculés après distribution d’un dividende de 2,28 euros par action, dont un
acompte de 1,14 euro par action a été mis en paiement le 19 novembre 2009.
Le ratio dette nette sur capitaux propres est calculé de la manière suivante :
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
(Actif) / Passif
Dettes financières courantes 6 994 7 722 4 613
Autres passifs financiers courants 123 158 60
Actifs financiers courants (311) (187) (1 264)
Dettes financières non courantes 19 437 16 191 14 876
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (1 025) (892) (460)
Trésorerie et équivalents de trésorerie (11 662) (12 321) (5 988)
Dette financière nette 13 556 10 671 11 837
Capitaux propres – part du Groupe 52 552 48 992 44 858
Répartition du résultat sur la base des actions existantes à la clôture (2 546) (2 540) (2 397)
Intérêts minoritaires 987 958 842
Capitaux propres retraités 50 993 47 410 43 303
Ratio dette nette sur capitaux propres 26,6% 22,5% 27,3%
Au 31 décembre 2009, la rubrique « Autres dettes d’exploitation » comprend notamment 744 millions d’euros au titre de l’acquisition
Chesapeake (voir la note 3 de l’annexe aux comptes consolidés).
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Les redevances minimales des contrats de location irrévocables restant à payer sont présentées selon leurs dates d’échéance dans les
tableaux suivants :
Exercice 2009
(en millions d’euros) Location simple Location financement
2010 523 42
2011 377 43
2012 299 42
2013 243 41
2014 203 39
2015 et suivantes 894 128
Total des engagements 2 539 335
Moins intérêts financiers (53)
Valeur nominale des contrats 282
Moins dette à moins d’un an des contrats de location financement (22)
Dettes financières non courantes des contrats de location financement 260
Exercice 2008
(en millions d’euros) Location simple Location financement
2009 429 47
2010 306 42
2011 243 42
2012 208 42
2013 166 40
2014 et suivantes 675 148
Total des engagements 2 027 361
Moins intérêts financiers (70)
Valeur nominale des contrats 291
Moins dette à moins d’un an des contrats de location financement (23)
Dettes financières non courantes des contrats de location financement 268
Exercice 2007
(en millions d’euros) Location simple Location financement
2008 427 50
2009 352 47
2010 291 46
2011 210 46
2012 149 47
2013 et suivantes 492 154
Total des engagements 1 921 390
Moins intérêts financiers (47)
Valeur nominale des contrats 343
Moins dette à moins d’un an des contrats de location financement (26)
Dettes financières non courantes des contrats de location financement 317
Les redevances constatées au titre des contrats de location simple ont été de 613 millions d’euros pour l’exercice 2009 (contre 426 millions d’euros
pour l’exercice 2008 et 383 millions d’euros pour l’exercice 2007).
TOTAL / 235
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
A) Obligations contractuelles liés au démantèlement des actifs à la fin de leur utilisation. Les
informations relatives aux obligations de restitution des sites
figurent dans les notes 1Q et 19 de l’annexe aux comptes
‹ Dettes consolidés.
Les dettes non courantes sont incluses dans les rubriques « Dettes
‹ Engagements d’achats
financières non courantes » et « Instruments de couverture des
dettes financières non courantes » du bilan consolidé. Ce montant
inclut la part non courante des swaps de couverture de la dette Les obligations d’achats sont des obligations d’acheter des biens
obligataire à taux fixe et exclut la part non courante des contrats de ou des services, y compris des achats d’immobilisations, régies
location financement pour 260 millions d’euros. contractuellement. Ces obligations sont de nature exécutoire et
juridique pour l’entreprise. Toutes les composantes importantes,
notamment le montant et l’échéancier des paiements, sont
La part à moins d’un an des dettes non courantes est incluse dans
spécifiées par contrat.
les rubriques « Dettes financières courantes », « Actifs financiers
courants » et « Autres passifs financiers courants » du bilan
consolidé. Elle inclut la part à moins d’un an des swaps de Ces obligations concernent essentiellement les contrats
couverture de la dette obligataire à taux fixe et exclut la part à inconditionnels d’achats d’hydrocarbures (sauf lorsqu’il existe un
moins d’un an des contrats de location financement pour marché actif et très liquide et que les volumes achetés sont
22 millions d’euros. destinés à être revendus rapidement après l’achat), les réservations
de capacités de transport dans les oléoducs et gazoducs, les
engagements inconditionnels de travaux d’exploration et de
Les informations relatives aux obligations contractuelles liées aux
développement dans le secteur Amont, et les contrats de projets
dettes figurent dans la note 20 de l’annexe aux comptes
d’investissement de capital dans le secteur Aval.
consolidés.
Les informations relatives aux obligations de location financement ‹ Cautions en douane données
et location simple figurent dans la note 22 de l’annexe aux comptes
consolidés. Elles représentent les garanties émises par le Groupe pour le
compte d’autres compagnies pétrolières afin de répondre aux
exigences des autorités fiscales françaises pour les importations de
‹ Obligations de restitution des sites
pétrole et de gaz en France. Ces garanties pourraient être appelées
en cas de défaillance des contreparties pétrolières vis-à-vis des
Ces montants représentent la valeur actualisée des obligations de autorités fiscales. La probabilité d’un tel défaut est considérée
restitution des sites du secteur Amont, principalement des coûts comme négligeable.
TOTAL / 237
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
‹ Garanties données sur emprunts plainte externe. Le Groupe évalue de manière régulière les coûts
pouvant être induits par de telles indemnités.
Le Groupe garantit la dette bancaire et les locations financement de
certaines filiales non consolidées et de sociétés mises en Par ailleurs, les garanties relatives aux enquêtes sur la concurrence
équivalence. Les dates d’échéance sont diverses et les émises dans le cadre de l’apport-scission d’Arkema sont décrites
engagements prennent fin lors du remboursement des lignes ou de dans la note 32 de l’annexe aux comptes consolidés.
l’annulation des obligations. Ces garanties peuvent être appelées
en cas du défaut de la filiale dans ses obligations contractuelles et ‹ Autres garanties données
ne sont pas couvertes par des sûretés sur des actifs du Groupe. Au
31 décembre 2009, le montant total de ces garanties a pour
䊳 Filiales non consolidées
échéance maximale 2023.
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Bilan
Créances
Clients et comptes rattachés 293 244 277
Prêts (sauf prêts aux sociétés mises en équivalence) 438 354 378
Dettes
Fournisseurs et dettes diverses 386 136 460
Emprunts 42 50 28
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Compte de résultat
Ventes 2 183 3 082 2 635
Achats 2 958 4 061 3 274
Charges financières 1 – –
Produits financiers 68 114 29
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Le montant global des rémunérations directes et indirectes de toute nature perçues des sociétés françaises et étrangères membres du
Groupe, par l’ensemble des principaux dirigeants du Groupe (les membres du Comité directeur et le Trésorier) et par les membres salariés du
Conseil d’administration est détaillé comme suit :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Nombre de personnes 27 30 30
Rémunérations directes et indirectes 19,4 20,4 19,9
Charge relative aux paiements en actions (IFRS 2) (a) 11,2 16,6 18,4
Charges de retraite (b) 10,6 11,9 12,2
(a) Il s’agit de la charge calculée pour les principaux dirigeants et membres salariés du Conseil d’administration au titre des paiements en actions tels que décrits dans la note 25
E) et établis suivant les principes comptables de la norme IFRS 2 « Paiements en actions » décrits dans la note 1 E).
(b) Les avantages dont bénéficient les principaux dirigeants du Groupe et certains membres du Conseil d’administration, salariés et anciens salariés du Groupe, concernent des
indemnités versées au moment du départ en retraite et des régimes de retraite supplémentaire et de prévoyance, qui représentent un engagement de 96,6 millions d’euros
au 31 décembre 2009 (contre 98,0 millions d’euros au 31 décembre 2008 et 102,9 millions d’euros au 31 décembre 2007).
Prix
d’exercice
moyen
Plan 2003 Plan 2004 Plan 2005 Plan 2006 Plan 2007 Plan 2008 Plan 2009 Total pondéré
Date d’Assemblée générale 17/05/2001 14/05/2004 14/05/2004 14/05/2004 11/05/2007 11/05/2007 11/05/2007
Date d’attribution (a) 16/07/2003 20/07/2004 19/07/2005 18/07/2006 17/07/2007 09/10/2008 15/09/2009
Prix d’exercice jusqu’au 23 mai 2006
inclus (b) 33,30 39,85 49,73 – – – –
Prix d’exercice à compter du 24 mai
2006 (b) 32,84 39,30 49,04 50,60 60,10 42,90 39,90
Date d’échéance 16/07/2011 20/07/2012 19/07/2013 18/07/2014 17/07/2015 09/10/2016 15/09/2017
Nombre d’options (c)
Existantes au 1er janvier 2007 10 608 590 13 430 372 6 275 757 5 726 160 36 040 879 40,89
Notifiées – – – – 5 937 230 5 937 230 60,10
Annulées (22 138) (20 093) (11 524) (13 180) (17 125) (84 060) 44,94
Exercées (2 218 074) (213 043) (20 795) (1 920) – (2 453 832) 33,55
Existantes au 1er janvier 2008 8 368 378 13 197 236 6 243 438 5 711 060 5 920 105 39 440 217 44,23
Notifiées – – – – – 4 449 810 4 449 810 42,90
Annulées (25 184) (118 140) (34 032) (53 304) (34 660) (6 000) (271 320) 44,88
Exercées (841 846) (311 919) (17 702) (6 700) – – (1 178 167) 34,89
Existantes au 1er janvier 2009 7 501 348 12 767 177 6 191 704 5 651 056 5 885 445 4 443 810 42 440 540 44,35
Notifiées – – – – – – 4 387 620 4 387 620 39,90
Annulées (8 020) (18 387) (6 264) (5 370) (13 780) (2 180) (10 610) (64 611) 45,04
Exercées (681 699) (253 081) – – – – – (934 780) 34,59
Existantes au 31 décembre 2009 6 811 629 12 495 709 6 185 440 5 645 686 5 871 665 4 441 630 4 377 010 45 828 769 44,12
(a) La date d’attribution correspond à la date du Conseil d’administration ayant décidé l’attribution d’options de souscription d’actions, sauf pour l’attribution du 9 octobre 2008
qui a été décidée par le Conseil d’administration du 9 septembre 2008.
(b) Prix d’exercice en euros. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des options de
souscription d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les prix d’exercice des
options de souscription d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(c) Les nombres d’options attribuées, existantes, annulées ou exercées avant le 23 mai 2006 inclus ont été multipliés par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du
nominal de l’action TOTAL décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale des actionnaires.
TOTAL / 239
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Les options sont exerçables, sous réserve qu’une condition de que publiés par le Groupe et calculés à partir du bilan et du
présence soit remplie, avec un différé de deux ans assorti d’un compte de résultat consolidés du Groupe relatifs aux exercices
délai d’incessibilité de quatre ans à compter de la date d’attribution 2009 et 2010. Le taux d’attribution est nul si la moyenne des ROE
et doivent être exercées dans un délai de huit ans à compter de est inférieure ou égale à 7%, varie linéairement entre 0% et 100%
cette date. Pour les plans 2007, 2008 et 2009, le délai d’incessibilité si la moyenne des ROE est supérieure à 7% et inférieure à 18%,
de quatre ans n’est pas applicable aux bénéficiaires sous contrat et est égal à 100% si la moyenne des ROE est supérieure ou
d’une société filiale non française à la date d’attribution, lesquels égale à 18%.
peuvent céder les actions issues d’exercice d’options à compter
o Pour 50% des options de souscription attribuées, une condition
d’un délai de deux ans après la date d’attribution.
de performance dispose que le nombre définitif d’options
attribuées est fonction de la moyenne des taux de rentabilité des
La condition de présence dispose que la rupture du contrat de capitaux mis en œuvre du Groupe (Return On Average Capital
travail retirera au bénéficiaire la faculté d’exercice des options. Employed ou ROACE) tels que publiés par le Groupe et calculés
à partir du bilan et du compte de résultat consolidés du Groupe
Pour le plan 2009, le Conseil d’administration a décidé que pour relatifs aux exercices 2009 et 2010. Le taux d’attribution est nul si
chaque attributaire bénéficiant d’un nombre d’options supérieur à la moyenne des ROACE est inférieure ou égale à 6%, varie
25 000 options, à l’exception du Directeur Général, le tiers des linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROACE est
options au-delà de ce nombre lui sera définitivement attribué sous supérieure à 6% et inférieure à 15%, et est égal à 100% si la
réserve qu’une condition de performance soit remplie. Cette moyenne des ROACE est supérieure ou égale à 15%.
condition de performance dispose que le nombre définitif d’options
attribuées est fonction de la moyenne des taux de rentabilité des Pour les plans 2007 et 2008, le Conseil d’administration a décidé
capitaux propres du Groupe (Return On Equity ou ROE) tels que que pour chaque attributaire bénéficiant d’un nombre d’options
publiés par le Groupe et calculés à partir du bilan et du compte de supérieur à 25 000 options, le tiers des options au-delà de ce
résultat consolidés du Groupe relatifs aux exercices 2009 et 2010. nombre lui sera définitivement attribué sous réserve qu’une
Le taux d’attribution : condition de performance soit remplie. Cette condition de
performance dispose que le nombre définitif d’options attribuées
o est nul si la moyenne des ROE est inférieure ou égale à 7% ; est fonction du ROE du Groupe calculé sur base des comptes
o varie linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROE est consolidés publiés par le Groupe et relatifs à l’exercice précédant
supérieure à 7% et inférieure à 18% ; l’année d’attribution définitive. Ce taux d’attribution :
o est égal à 100% si la moyenne des ROE est supérieure ou égale o est nul si le ROE est inférieur ou égal à 10% ;
à 18%.
o varie linéairement entre 0% et 80% si le ROE est supérieur à 10%
Par ailleurs, le Conseil d’administration a décidé que, pour le et inférieur à 18% ;
Directeur Général, le nombre d’options de souscription o varie linéairement entre 80% et 100% si le ROE est supérieur ou
définitivement attribuées à celui-ci sera fonction de deux conditions égal à 18% et inférieur à 30% ;
de performance : o est égal à 100% si le ROE est supérieur ou égal à 30%.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Prix d’exercice
Plan 1999 (a) Plan 2000 (b) Plan 2001 (c) Plan 2002 (d) Total moyen pondéré
Date d’Assemblée générale 21/05/1997 21/05/1997 17/05/2001 17/05/2001
Date d’attribution (e) 15/06/1999 11/07/2000 10/07/2001 09/07/2002
Prix d’exercice jusqu’au 23 mai 2006 inclus (f) 28,25 40,68 42,05 39,58
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 (f) 27,86 40,11 41,47 39,03
Date d’échéance 15/06/2007 11/07/2008 10/07/2009 09/07/2010
Nombre d’options (g)
Existantes au 1er janvier 2007 1 370 424 4 928 505 6 861 285 9 280 716 22 440 930 39,33
Notifiées – – – – – –
Annulées (138 023) (3 452) (7 316) (7 104) (155 895) 29,28
Exercées (1 232 401) (1 782 865) (1 703 711) (2 210 429) (6 929 406) 37,92
Existantes au 1er janvier 2008 – 3 142 188 5 150 258 7 063 183 15 355 629 40,07
Notifiées – – – – –
Annulées (480 475) (3 652) (13 392) (497 519) 40,09
Exercées (2 661 713) (455 180) (598 934) (3 715 827) 40,10
Existantes au 1er janvier 2009 – 4 691 426 6 450 857 11 142 283 40,06
Notifiées – – – –
Annulées (4 650 446) (7 920) (4 658 366) 41,47
Exercées (40 980) (507 676) (548 656) 39,21
Existantes au 31 décembre 2009 – 5 935 261 5 935 261 39,03
(a) Les options étaient exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 5 ans à compter de la date d’attribution et devaient être exercées
dans un délai de 8 ans à compter de cette date. Ce plan est arrivé à échéance le 15 juin 2007.
(b) Les options étaient exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 4 ans assorti d’un délai d’incessibilité de 5 ans à compter de la
date d’attribution et devaient être exercées dans un délai de 8 ans à compter de cette date. Ce plan est arrivé à échéance le 11 juillet 2008.
(c) Les options étaient exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 3,5 ans assorti d’un délai d’incessibilité de 4 ans à compter de la
date d’attribution et devaient être exercées dans un délai de 8 ans à compter de cette date. Ce plan est arrivé à échéance le 10 juillet 2009.
(d) Les options sont exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 2 ans assorti d’un délai d’incessibilité de 4 ans à compter de la date
d’attribution et doivent être exercées dans un délai de 8 ans à compter de cette date.
(e) La date d’attribution correspond à la date du Conseil d’administration ayant décidé l’attribution d’options d’achat d’actions.
(f) Prix d’exercice en euros. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des options d’achat
d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les prix d’exercice des options d’achat
d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(g) Les nombres d’options attribuées, existantes, annulées ou exercées avant le 23 mai 2006 inclus ont été multipliés par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du
nominal de l’action TOTAL décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale des actionnaires.
C) Garantie d’échange accordée aux bénéficiaires d’options de souscription d’actions Elf Aquitaine
Dans le cadre de l’offre publique d’échange sur les actions Elf l’attribution des actions Arkema aux actionnaires de TOTAL S.A. »).
Aquitaine menée en 1999, le Groupe s’est engagé à garantir aux Cette parité d’échange a été ajustée le 22 mai 2006 à six actions
bénéficiaires d’options de souscription d’actions Elf Aquitaine, à TOTAL pour une action Elf Aquitaine suite à l’approbation par
l’issue de la période visée à l’article 163 bis C du Code général des l’Assemblée générale des actionnaires d’Elf Aquitaine le 10 mai
impôts (CGI) et jusqu’au terme de la période d’exercice des 2006 de l’apport-scission de S.D.A. par Elf Aquitaine, et à
options, une faculté d’échange de leurs actions futures Elf l’approbation par l’Assemblée générale des actionnaires de TOTAL
Aquitaine contre des actions TOTAL sur la base de la parité S.A. le 12 mai 2006 de l’apport-scission d’Arkema par TOTAL S.A.
d’échange de l’offre (dix-neuf actions TOTAL pour treize actions Elf ainsi que de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL.
Aquitaine).
Au cours de l’année 2009, 75 699 options ont été levées et 80 005
Afin de prendre en compte l’apport-scission de S.D.A. (Société de actions Elf Aquitaine ont été échangées à la parité de six actions
Développement Arkema) par Elf Aquitaine, l’apport-scission TOTAL pour une action Elf Aquitaine à la suite de l’ajustement de la
d’Arkema par TOTAL S.A. et la division par quatre du nominal de parité d’échange le 22 mai 2006.
l’action TOTAL, le Conseil d’administration de TOTAL S.A. du 14
mars 2006 a décidé, conformément aux stipulations de Au 31 décembre 2009, cette garantie d’échange n’est plus en
l’engagement d’échange, d’ajuster la parité en vigueur dans la vigueur, les plans d’options de souscriptions d’actions Elf Aquitaine
garantie d’échange mentionnée ci-dessus (voir page 22 du étant tous échus. En conséquence, il n’existe plus d’actions Elf
« Prospectus en vue de l’admission des actions Arkema aux Aquitaine pouvant bénéficier de cette garantie au 31 décembre
négociations sur le marché Eurolist d’Euronext dans le cadre de 2009.
TOTAL / 241
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Prix d’exercice
Plans d’options de souscription d’actions Elf Aquitaine (a) Plan 1999 n°1 Plan 1999 n°2 Total moyen pondéré (b)
Prix d’exercice jusqu’au 23 mai 2006 inclus (b) 115,60 171,60
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 (b) 114,76 170,36
Date d’échéance 30/03/2009 12/09/2009
Nombre d’options existantes au 1er janvier 2009 90 342 6 044 96 386 118,25
Nombre d’actions existantes au 1er janvier 2009 visées par la garantie
d’échange en actions TOTAL 5 295 – 5 295
Nombre d’options exercées en 2009 69 655 6 044 75 699 119,20
Nombre d’actions échangées en 2009 73 961 6 044 80 005
Nombre d’options existantes au 31 décembre 2009 – – –
Nombre d’actions existantes au 31 décembre 2009 visées par la garantie
d’échange en actions TOTAL – – –
Total des actions, existantes ou à créer, visées
par la garantie d’échange en actions TOTAL au 31 décembre 2009 – – –
(a) Ajustements du nombre d’options décidés par le Conseil d’administration d’Elf Aquitaine du 10 mars 2006 en application des dispositions des articles 174-9, 174-12 et
174-13 du décret n°67-236 du 23 mars 1967 en vigueur lors de la tenue de ce Conseil ainsi que lors de l’Assemblée générale des actionnaires d’Elf Aquitaine le 10 mai 2006,
dans le cadre de l’opération d’apport-scission de S.D.A.. Ces ajustements ont été effectués le 22 mai 2006, avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(b) Prix d’exercice en euros. Afin de tenir compte de l’apport-scission de S.D.A., les prix d’exercice des options de souscription d’actions Elf Aquitaine ont été multipliés par un
coefficient d’ajustement égal à 0,992769 avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(a) Le nombre d’actions attribuées gratuitement a été multiplié par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006.
(b) La date d’attribution correspond à la date du Conseil d’administration ayant décidé l’attribution gratuite d’actions sauf pour l’attribution du 9 octobre 2008 qui a été décidée
par le Conseil d’administration du 9 septembre 2008.
(c) Attributions définitives à la suite du décès des bénéficiaires des actions (Plans 2005, 2006 et 2007 pour l’exercice 2007, Plan 2007 pour l’exercice 2008, Plan 2008 pour
l’exercice 2009).
(d) Pour les plans 2005 et 2006 : attributions définitives d’actions gratuites dont le droit à attribution avait été indûment annulé.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Les actions attribuées, préalablement rachetées par la Société sur o varie linéairement entre 80% et 100% si le ROE est supérieur ou
le marché, sont définitivement attribuées à leurs bénéficiaires à égal à 18% et inférieur à 30% ;
l’issue d’une période d’acquisition de deux ans à compter de la o est égal à 100% si le ROE est supérieur ou égal à 30%.
date d’attribution. Cette attribution définitive est assortie d’une
condition de présence et d’une condition de performance. Par
Pour les plans 2005, 2006 et 2007, les taux d’acquisition des
ailleurs, la cession des actions attribuées gratuitement et
définitivement ne peut intervenir qu’au terme d’une période actions attribuées, liés aux conditions de performance, étaient de
d’obligation de conservation de deux ans à compter de la date 100 %.
d’attribution définitive.
E) Charge liée aux paiements en actions
La condition de présence dispose que la rupture du contrat de
travail au cours de la période d’acquisition retire au bénéficiaire la Le montant de la charge liée aux paiements en actions au titre de
faculté de bénéficier de l’attribution gratuite d’actions l’exercice 2009 s’élève à 106 millions d’euros avant impôt et se
conditionnelles. décompose de la manière suivante :
Pour le plan 2009, le Conseil d’administration a décidé que pour o 38 millions d’euros au titre des plans de souscription d’actions
chaque attributaire bénéficiant d’un nombre d’actions supérieur à TOTAL ;
100 actions, la moitié des actions au-delà de ce nombre sera
o 68 millions d’euros au titre des plans d’attribution gratuite
définitivement attribuée à leur bénéficiaire, sous réserve qu’une
d’actions TOTAL.
condition de performance soit remplie. Cette condition de
performance dispose que le nombre définitif d’actions attribué
gratuitement est fonction de la moyenne des ROE du Groupe tels Le montant de la charge liée aux paiements en actions au titre de
que publiés par le Groupe et calculés à partir du bilan et du compte l’exercice 2008 s’élevait à 154 millions d’euros avant impôt et se
de résultat consolidés du Groupe relatifs aux exercices 2009 et décompose de la manière suivante :
2010. Le taux d’acquisition :
o 61 millions d’euros au titre des plans de souscription d’actions
o est nul si la moyenne des ROE est inférieure ou égale à 7% ; TOTAL ;
o varie linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROE est o 105 millions d’euros au titre des plans d’attribution gratuite
supérieure à 7% et inférieure à 18% ; d’actions TOTAL ;
o est égal à 100% si la moyenne des ROE est supérieure ou égale o (12) millions d’euros au titre de l’ajustement de la charge
à 18%. comptabilisée en 2007 liée à l’augmentation de capital réservée
aux salariés (voir la note 17 de l’annexe aux comptes consolidés).
Pour les plans 2007 et 2008, le Conseil d’administration a décidé
que, pour chaque bénéficiaire, les actions seront définitivement Le montant de la charge liée aux paiements en actions au titre de
attribuées à leur bénéficiaire, sous réserve qu’une condition de l’exercice 2007 s’élevait à 196 millions d’euros avant impôt et se
performance soit remplie. Cette condition de performance dispose décompose de la manière suivante :
que le nombre définitif d’actions attribuées gratuitement est
fonction du ROE du Groupe calculé sur base des comptes o 65 millions d’euros au titre des plans de souscription d’actions
consolidés publiés par le Groupe et relatifs à l’exercice précédant TOTAL ;
l’année d’attribution définitive. Le taux d’acquisition : o 109 millions d’euros au titre des plans d’attribution gratuite
d’actions TOTAL ;
o est nul si le ROE est inférieur ou égal à 10% ;
o 22 millions d’euros au titre de l’augmentation de capital réservée
o varie linéairement entre 0% et 80% si le ROE est supérieur à 10% aux salariés (voir la note 17 de l’annexe aux comptes consolidés).
et inférieur à 18% ;
La juste valeur des options attribuées en 2009, 2008 et 2007 a été évaluée selon la méthode Black-Scholes sur la base des hypothèses
suivantes :
TOTAL / 243
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
La charge liée aux augmentations de capital réservées aux salariés est diminuée d’une décote pour tenir compte de l’incessibilité pendant une
période de cinq ans des actions susceptibles d’être souscrites. La méthode de valorisation de l’incessibilité repose sur le coût d’une stratégie
en deux étapes, qui consiste à vendre à terme les actions incessibles à cinq ans et à acheter un même nombre d’actions au comptant, en
finançant cet achat par un prêt remboursable in fine. Au titre de l’exercice 2007, les principales hypothèses retenues pour la valorisation du
coût de l’augmentation de capital réservée aux salariés étaient les suivantes :
Exercice 2007
Date du Conseil d’administration ayant décidé l’émission 6 novembre 2007
Prix de souscription (euros) 44,4
Cours à la date du Conseil ayant décidé l’émission (euros) 54,6
Nombre d’actions (en millions) (a) 10,6
Taux d’intérêt sans risque (%) (b) 4,1
Taux de financement des salariés (%) (c) 7,5
Coût de l’incessibilité (en % du cours à la date du Conseil ayant décidé l’émission) 14,9
Montant de la charge (en euros par action) 2,1
(a) La charge a été estimée au 31 décembre 2007 sur la base d’une souscription de l’augmentation de capital réservée aux salariés à hauteur de 10,6 millions d’actions.
La souscription a été ouverte du 10 au 28 mars 2008 inclus, donnant lieu à la création en 2008 de 4 870 386 actions TOTAL (voir la note 17 de l’annexe aux comptes
consolidés).
(b) Le taux d’intérêt sans risque est issu des taux des obligations du Trésor français pour la maturité appropriée.
(c) Le taux de financement des salariés est issu des taux de crédit à la consommation pour une durée de cinq ans.
Le tableau suivant donne des informations complémentaires sur des montants encaissés et décaissés du flux de trésorerie d’exploitation.
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Intérêts payés (678) (958) (1 680)
Intérêts perçus 148 505 1 277
Impôts sur les bénéfices courants décaissés (6 202) (10 631) (9 687)
Dividendes reçus 1 456 1 590 1 109
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Valeurs d’exploitation (4 217) 4 020 (2 706)
Créances clients et comptes rattachés (344) 3 222 (2 963)
Autres créances 1 505 (982) (1 341)
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 571 (3 056) 4 508
Autres créditeurs et dettes diverses (831) (633) 1 026
Montant net (3 316) 2 571 (1 476)
La variation de l’endettement financier non courant, présentée pour sa valeur nette en raison de l’importance des mouvements dus aux tirages
multiples sur les lignes de crédit revolving, peut être analysée de la manière suivante :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Augmentation de l’endettement non courant 6 309 5 513 3 313
Remboursement de l’endettement non courant (787) (2 504) (93)
Montant net 5 522 3 009 3 220
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Trésorerie 2 448 1 836 1 930
Equivalents de trésorerie 9 214 10 485 4 058
Total 11 662 12 321 5 988
Les équivalents de trésorerie sont principalement composés des dépôts à moins de trois mois auprès d’institutions étatiques ou banques de
dépôt déterminées avec des critères de sélection stricts.
TOTAL / 245
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
28) Analyse des actifs et passifs financiers par catégorie d’instruments et par stratégie
Les actifs et passifs financiers compris dans les rubriques de bilan sont les suivants :
Autres
instruments Juste
Instruments financiers liés aux activités de financement et de trading financiers Total valeur
Coût amorti Juste valeur
Au 31 décembre 2009
(en millions d’euros) Détenus à Couverture Couverture
Disponibles des fins de Dette de la dette Couverture de d’investissement
Actif/(Passif) (a)
à la vente transaction financière (b) financière flux futurs net et autres
Sociétés mises en
équivalence : prêts 2 367 2 367 2 367
Autres titres 1 162 1 162 1 162
Instruments de
couverture des dettes
financières non courantes 889 136 1 025 1 025
Autres actifs non courants 1 284 1 284 1 284
Clients et comptes
rattachés 15 719 15 719 15 719
Autres créances
d’exploitation 1 029 4 116 5 145 5 145
Actifs financiers courants 55 53 197 – 6 311 311
Trésorerie et équivalents
de trésorerie 11 662 11 662 11 662
Total actifs financiers 3 706 1 162 1 082 – 1 086 136 6 31 497 38 675 38 675
Total actifs non financiers 89 078
Total actifs 127 753
Dettes financières non
courantes (389) (18 807) (241) (19 437) (19 437)
Fournisseurs et comptes
rattachés (15 383) (15 383) (15 383)
Autres dettes
d’exploitation (923) (3 783) (4 706) (4 706)
Dettes financières
courantes (4 849) (2 145) (6 994) (6 994)
Autres passifs financiers
courants (25) (97) (1) (123) (123)
Total passifs financiers (5 238) (948) (20 952) (338) – (1) (19 166) (46 643) (46 643)
Total passifs non financiers (81 110)
Total passifs (127 753)
(a) Les titres disponibles à la vente sont évalués à la juste valeur à l’exception des titres non cotés (voir les notes 1M(ii) et 13 de l’annexe aux comptes consolidés).
(b) La dette financière est ajustée de la valeur des risques couverts (change et taux) dans le cadre de la relation de couverture (voir la note 1M(iii) de l’annexe aux comptes
consolidés).
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Autres
instruments Juste
Instruments financiers liés aux activités de financement et de trading financiers Total valeur
Coût amorti Juste valeur
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros) Détenus à Couverture Couverture
Disponibles des fins de Dette de la dette Couverture de d’investissement
Actif/(Passif) (a)
à la vente transaction financière (b) financière flux futurs net et autres
Sociétés mises en
équivalence : prêts 2 005 2 005 2 005
Autres titres 1 165 1 165 1 165
Instruments de
couverture des dettes
financières non courantes 892 – 892 892
Autres actifs non courants 1 403 1 403 1 403
Clients et comptes
rattachés 15 287 15 287 15 287
Autres créances
d’exploitation 1 664 4 544 6 208 6 208
Actifs financiers courants 1 86 100 – – 187 187
Trésorerie et équivalents
de trésorerie 12 321 12 321 12 321
Total actifs financiers 3 409 1 165 1 750 – 992 – – 32 152 39 468 39 468
Total actifs non financiers 78 842
Total actifs 118 310
Dettes financières non
courantes (414) (15 337) (440) – (16 191) (16 191)
Fournisseurs et comptes
rattachés (14 815) (14 815) (14 815)
Autres dettes
d’exploitation (1 033) (3 264) (4 297) (4 297)
Dettes financières
courantes (5 721) (2 001) (7 722) (7 722)
Autres passifs financiers
courants (146) (12) – (158) (158)
Total passifs financiers (6 135) (1 179) (17 338) (452) – – (18 079) (43 183) (43 183)
Total passifs non financiers (75 127)
Total passifs (118 310)
(a) Les titres disponibles à la vente sont évalués à la juste valeur à l’exception des titres non cotés (voir les notes 1M(ii) et 13 de l’annexe aux comptes consolidés).
(b) La dette financière est ajustée de la valeur des risques couverts (change et taux) dans le cadre de la relation de couverture (voir la note 1M(iii) de l’annexe aux comptes
consolidés).
TOTAL / 247
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Autres
instruments Juste
Instruments financiers liés aux activités de financement et de trading financiers Total valeur
Coût amorti Juste valeur
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros) Détenus à Couverture Couverture
Disponibles des fins de Dette de la dette Couverture de d’investissement
Actif/(Passif) (a)
à la vente transaction financière (b) financière flux futurs net et autres
Sociétés mises en
équivalence : prêts 2 575 2 575 2 575
Autres titres 1 291 1 291 1 291
Instruments de couverture
des dettes financières non
courantes 460 – 460 460
Autres actifs non courants 851 851 851
Clients et comptes rattachés 464 18 665 19 129 19 129
Autres créances
d’exploitation 519 3 911 4 430 4 430
Actifs financiers courants 850 12 388 – 14 1 264 1 264
Trésorerie et équivalents de
trésorerie 5 988 5 988 5 988
Total actifs financiers 4 276 1 291 995 – 848 – 14 28 564 35 988 35 988
Total actifs non financiers 77 553
Total actifs 113 541
Dettes financières non
courantes (532) (13 975) (369) – (14 876) (14 876)
Fournisseurs et comptes
rattachés (243) (17 940) (18 183) (18 183)
Autres dettes d’exploitation (490) (3 410) (3 900) (3 900)
Dettes financières courantes (2 655) (1 958) (4 613) (4 613)
Autres passifs financiers
courants (59) (1) – (60) (60)
Total passifs financiers (3 187) (792) (15 933) (370) – – (21 350) (41 632) (41 632)
Total passifs non financiers (71 909)
Total passifs (113 541)
(a) Les titres disponibles à la vente sont évalués à la juste valeur à l’exception des titres non cotés (voir les notes 1M(ii) et 13 de l’annexe aux comptes consolidés).
(b) La dette financière est ajustée de la valeur des risques couverts (change et taux) dans le cadre de la relation de couverture (voir la note 1M(iii) de l’annexe aux comptes
consolidés).
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Actifs disponibles à la vente (Autres titres) :
– revenus des participations 210 238 218
– résultat de cession 6 15 170
– autres (18) (15) (63)
Prêts et créances 41 100 (2)
Impact sur le résultat opérationnel net 239 338 323
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
o les dividendes et les résultats de cession des titres classés dans la rubrique « Autres titres » ;
o les produits financiers et les dépréciations au titre des prêts aux sociétés mises en équivalence, aux sociétés non consolidées et des
créances classés dans la rubrique « Prêts et créances ».
L’effet en résultat des actifs et passifs liés aux activités de financement est le suivant :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Prêts et créances 158 547 1 135
Passifs de financement et instruments de couverture associés (563) (996) (1 721)
Couverture de juste valeur (inefficacité) 33 (4) (26)
Actifs et passifs détenus à des fins de transaction (26) (74) 73
Impact sur le coût de la dette nette (398) (527) (539)
o les produits financiers de la trésorerie, des équivalents de trésorerie, des actifs financiers courants (notamment dépôts à plus de trois mois)
classés dans la rubrique « Prêts et créances» ;
o les frais financiers du financement long terme des filiales et les instruments de couverture adossés (hors inefficacité de la couverture
détaillée ci-dessous) ainsi que les frais financiers du financement court terme classés dans la rubrique « Passifs de financement et
instruments de couverture associés » ;
o l’inefficacité de la couverture des emprunts obligataires ;
o les produits financiers, les charges financières et la réévaluation de juste valeur des instruments dérivés court terme de gestion de la
trésorerie classés dans la rubrique « Actifs et passifs détenus à des fins de transaction ».
Les instruments financiers dérivés court terme de gestion de la trésorerie (taux et change) sont considérés comme utilisés à des fins de
transaction. En effet, du fait des modalités pratiques d’identification de ces instruments, le Groupe n’a pas jugé approprié de mettre en œuvre
une comptabilité de couverture. L’effet en résultat de ces instruments dérivés est compensé par celui des prêts et dettes financières courantes
auxquels ils se rattachent. Ainsi, l’impact de ces transactions appréhendées globalement n’apparaît pas comme significatif sur les comptes
consolidés.
L’impact en résultat des instruments de couverture adossés aux emprunts obligataires, comptabilisé dans la rubrique du compte de résultat
consolidé « Coût de l’endettement financier brut », se décompose de la manière suivante :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Effet de la réévaluation des emprunts obligataires (183) (66) 137
Swaps de couverture des emprunts obligataires 216 62 (163)
Inefficacité de la couverture de juste valeur 33 (4) (26)
L’inefficacité n’est pas représentative de la performance du Groupe compte tenu de l’objectif de conduire les swaps à leur terme. La part court
terme de la valorisation des swaps ne fait pas l’objet d’une gestion active.
TOTAL / 249
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Ils sont comptabilisés directement en résultat global dans la rubrique « Écart de conversion ». Les variations de l’exercice sont détaillées dans
le tableau suivant.
Exercice Au Au
(en millions d’euros) 1er janvier Entrées Sorties 31 décembre
2009 124 (99) – 25
2008 29 95 – 124
2007 (188) 217 – 29
Au 31 décembre 2009, la juste valeur des contrats non dénoués au titre de ces couvertures s’élève à 5 millions d’euros. Elle était nulle au
31 décembre 2008 et de 14 millions d’euros au 31 décembre 2007.
‹ Instruments financiers détenus dans le cadre de couverture de flux futurs (cash flow hedge)
L’impact en résultat et en capitaux propres des instruments financiers de couverture adossés aux emprunts obligataires, qualifiés de
couverture de flux futurs, se décompose de la manière suivante :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Profit (Perte) comptabilisé en capitaux propres au cours de la période 128 – –
Montant repris des capitaux propres et comptabilisé en résultat de la période 221 – –
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
L’échéancier des montants notionnels des instruments dérivés hors énergie est présenté dans le tableau suivant :
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un an) (passif) (97) 912
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un an) (actif) 197 1 084
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un
an) (actif et passif) 100 1 996 1 996
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un an) (passif)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un an) (actif)
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un
an) (actif et passif) – – –
(a) Ces montants fixent le niveau d’engagement notionnel sans être représentatifs d’une perte ou d’un gain latent.
TOTAL / 251
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un an)
(passif) (12) 92
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un an)
(actif) 100 1 871
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins
d’un an) (actif et passif) 88 1 963 1 963
(a) Ces montants fixent le niveau d’engagement notionnel sans être représentatifs d’une perte ou d’un gain latent.
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un an)
(passif) (1) 306
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins d’un an)
(actif) 388 1 265
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (part à moins
d’un an) (actif et passif) 387 1 571 1 571
(a) Ces montants fixent le niveau d’engagement notionnel sans être représentatifs d’une perte ou d’un gain latent.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Les justes valeurs des instruments financiers hors dérivés d’énergie sont hiérarchisées de la manière suivante :
La description des différents niveaux de juste valeur est présentée dans la note 1 M(v) de l’annexe aux comptes consolidés.
Au 31 décembre 2009
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) Valeur nette comptable Juste valeur (b)
Activités pétrole brut, produits pétroliers et taux de fret
Swaps de pétrole brut et de produits pétroliers (29) (29)
Swaps de taux de fret – –
Forwards (a) (9) (9)
Options 21 21
Futures (17) (17)
Options sur futures 6 6
Total pétrole brut, produits pétroliers et taux de fret (28) (28)
Activités Gaz & Energies Nouvelles
Swaps 52 52
Forwards (a) 78 78
Options 4 4
Futures – –
Total Gaz & Energies Nouvelles 134 134
Total 106 106
Montant de juste valeur non reconnue au bilan –
(a) Forwards : les contrats physiques sont assimilés à des instruments dérivés d’énergie et figurent dans les montants présentés.
(b) A compter de 2008, lorsque la juste valeur des instruments dérivés cotés sur un marché organisé (futures, options sur futures et swaps) est présentée nette de l’appel de
marge reçu ou versé au bilan du Groupe, cette juste valeur est mise à zéro.
TOTAL / 253
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) Valeur nette comptable Juste valeur (b)
Activités pétrole brut, produits pétroliers et taux de fret
Swaps de pétrole brut et de produits pétroliers 141 141
Swaps de taux de fret 8 8
Forwards (a) (120) (120)
Options – –
Futures 17 17
Options sur futures (7) (7)
Total pétrole brut, produits pétroliers et taux de fret 39 39
(a) Forwards : les contrats physiques sont assimilés à des instruments dérivés d’énergie et figurent dans les montants présentés.
(b) À compter de 2008, lorsque la juste valeur des instruments dérivés cotés sur un marché organisé (futures, options sur futures et swaps) est présentée nette de l’appel de
marge reçu ou versé au bilan du Groupe, cette juste valeur est mise à zéro.
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) Valeur nette comptable Juste valeur (b)
Activités pétrole brut, produits pétroliers et taux de fret
Swaps de pétrole brut et de produits pétroliers (149) (149)
Swaps de taux de fret (3) (3)
Forwards (a) (4) (4)
Options 272 272
Futures (97) (97)
Options sur futures (1) (1)
Total pétrole brut, produits pétroliers et taux de fret 18 18
(a) Forwards : les contrats physiques sont assimilés à des instruments dérivés d’énergie et figurent dans les montants présentés.
(b) À compter de 2008, lorsque la juste valeur des instruments dérivés cotés sur un marché organisé (futures, options sur futures et swaps) est présentée nette de l’appel de
marge reçu ou versé au bilan du Groupe, cette juste valeur est mise à zéro.
Les engagements sur pétrole brut et produits raffinés ont, pour l’essentiel, une échéance courte (inférieure à un an). La maturité de la plupart
des dérivés Gaz & Énergies Nouvelles est inférieure à trois ans.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Les variations de la valorisation en juste valeur des instruments dérivés d’énergie s’analysent comme suit :
Les justes valeurs des instruments dérivés d’énergie sont hiérarchisées de la manière suivante :
La description des différents niveaux de juste valeur est présentée dans la note 1 M(v) de l’annexe aux comptes consolidés.
TOTAL / 255
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
L’activité de trading de gaz et d’électricité met en œuvre des sur un modèle de simulation historique et mesure le risque
instruments dérivés tels que les futures, forwards, swaps et options, découlant des variations potentielles futures de valeurs de marché
tant sur les marchés organisés que sur les marchés de gré à gré, le journalières. Le calcul du montant des variations potentielles des
dénouement des transactions prenant généralement la forme de justes valeurs prend en compte un relevé des expositions au risque
livraisons physiques. L’exposition au risque de marché, c’est-à-dire à la fin de la journée et un état des mouvements de prix historiques
la perte potentielle en juste valeur, est évaluée en mettant en œuvre sur les deux années écoulées pour tous les instruments et
une méthode de « valeur en risque ». Cette technique est fondée échéances.
(a) Les calculs effectués prennent en compte l’état des mouvements de prix historiques sur une année.
Le Groupe met en œuvre une politique rigoureuse de gestion et de Le département Contrôle-Gestion des flux, au sein de la direction
surveillance de ces risques de marché. Celle-ci s’appuie, d’une Financement-Trésorerie, assure la surveillance quotidienne des
part, sur une séparation des fonctions d’engagement des limites des engagements par banque, des positions, et calcule le
opérations et des fonctions de contrôle et, d’autre part, sur un résultat. Il procède à la valorisation de la valeur de marché et, le cas
système d’information intégré qui permet un suivi en temps réel des échéant, effectue des analyses de sensibilité.
activités.
Gestion du risque de contrepartie
Des limites d’intervention sont approuvées par le Comité exécutif et
font l’objet d’un contrôle quotidien. Afin de garantir la souplesse
Toute contrepartie bancaire avec laquelle le Groupe souhaite
des interventions et la liquidité des positions, les activités de
travailler pour des opérations de marché doit avoir été
couverture sont conduites avec des contreparties nombreuses et
préalablement autorisée après appréciation de sa solidité financière
indépendantes, telles que les autres compagnies pétrolières, les
(analyse multicritères intégrant notamment une étude du cours de
grands producteurs ou consommateurs d’énergie et les institutions
bourse, du taux de Credit Default Swap (CDS), de la notation par
financières. Un dispositif de limites par contrepartie est mis en
les agences Standard & Poor’s et Moody’s, laquelle doit être de
œuvre et un suivi régulier des encours par contrepartie est effectué.
première qualité, et de la situation financière en général).
Risques relatifs aux marchés financiers Une limite globale d’encours autorisé est définie pour chaque
banque et répartie entre les filiales et les entités centrales de
Dans le cadre de son activité de financement et de gestion de la trésorerie du Groupe en fonction des besoins pour les activités
trésorerie, le Groupe utilise des instruments financiers dérivés afin financières.
de gérer son exposition aux fluctuations des taux d’intérêt et des
cours de change de devises étrangères. Il s’agit principalement de Pour réduire le risque de valeur de marché sur ses engagements,
swaps de taux d’intérêt et de devises. Le Groupe peut également, en particulier sur les swaps mis en place dans le cadre des
plus occasionnellement, utiliser des contrats de futures, caps, émissions obligataires, la direction Financement–Trésorerie a
floors, et options. Les opérations en cours et leur traitement également développé un système d’appel de marge,
comptable sont présentés dans les notes 1M, 20, 28 et 29 de progressivement mis en place avec ses contreparties significatives.
l’annexe aux comptes consolidés.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Pour les risques de change liés aux actifs à long terme Gestion de la position de taux à court terme et
comptabilisés dans une autre devise que l’euro, le Groupe a une
politique de couverture permettant de réduire le risque de change
des liquidités
associé, en adossant un financement dans cette autre devise.
La position courante, principalement constituée en euros et en
L’exposition nette au risque de change court terme est suivie dollars, est gérée selon les objectifs principaux fixés par la Direction
régulièrement, en référence à un dispositif de limites définies par la Générale du Groupe (maintenir un bon niveau de liquidité, optimiser
Direction Générale du Groupe. le revenu des placements en fonction de la courbe de taux,
minimiser le coût d’emprunt), dans le cadre d’une gestion à horizon
inférieur à douze mois et sur la base d’une référence de taux au jour
Les dettes financières non courantes décrites dans la note 20 de
le jour, notamment par l’intermédiaire de swaps de taux à court
l’annexe aux comptes consolidés sont, en général, contractées par
terme et de swaps de change à court terme, sans modification de la
les entités centrales de trésorerie, soit directement en dollars ou en
position de change.
euros, soit dans des devises échangées contre des dollars ou des
euros selon les besoins généraux du Groupe, par le biais de swaps
d’émission. Le produit de cet endettement est prêté à des filiales Gestion du risque de taux sur la dette à long
dont les comptes sont tenus en dollars ou en euros. Il en résulte
que la sensibilité nette de ces positions au risque de change n’est
terme
pas significative.
La politique du Groupe vise à s’endetter à long terme,
S’agissant des swaps de change court terme dont le montant principalement à taux variable, ou à taux fixe en cas d’opportunité
notionnel figure dans la note 29 de l’annexe aux comptes lors de l’émission en fonction du niveau des taux d’intérêt, en
consolidés, leur utilisation à des fins d’optimisation de la gestion dollars ou en euros, selon les besoins généraux du Groupe. Des
centralisée de la trésorerie du Groupe implique que la sensibilité au swaps de taux et de change à long terme peuvent être adossés, à
change qu’ils pourraient induire est également considérée comme l’émission, aux emprunts obligataires, afin de créer une dette
négligeable. synthétique à taux variable ou à taux fixe. Pour modifier
partiellement la structure de taux d’intérêt de la dette à long terme,
TOTAL peut également conclure des swaps de taux d’intérêt à long
terme.
TOTAL / 257
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Les tableaux ci-après présentent l’impact potentiel d’une translation d’une amplitude de 10 points de base des courbes de taux d’intérêt dans
chacune des devises sur la valeur de marché des instruments financiers en cours au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007.
Au 31 décembre 2008
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (14 119) (14 119) 47 (43)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (440) (440)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 892 892
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 452 452 (44) 44
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (2 025) (2 025) 3 (3)
Autres swaps de taux (4) (4) 1 (1)
Swaps de change et contrats à terme de devises (56) (56) – –
Au 31 décembre 2007
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (11 741) (11 741) 37 (37)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (369) (369)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 460 460
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 91 91 (39) 38
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (1 669) (1 669) (1) 1
Autres swaps de taux 1 1 – –
Swaps de change et contrats à terme de devises (34) (34) – –
L’impact sur le coût de la dette nette avant impôt d’une variation des taux d’intérêt est le suivant :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Coût de la dette nette (398) (527) (539)
Translation des taux d’intérêt de :
+ 10 points de base (11) (11) (12)
- 10 points de base 11 11 12
+ 100 points de base (108) (113) (116)
- 100 points de base 108 113 116
En raison de la politique de gestion du risque de change décrite précédemment, la sensibilité du Groupe au risque de change est
principalement influencée par la situation nette des filiales dont les monnaies fonctionnelles sont le dollar et, dans une moindre proportion, la
livre sterling et la couronne norvégienne.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Cette sensibilité est reflétée par l’évolution historique des écarts de conversion imputés dans les capitaux propres consolidés qui, au cours
des trois derniers exercices, et essentiellement du fait de l’évolution du dollar et de la livre sterling, ont été les suivants :
Autres devises et
Au 31 décembre 2009 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 57 621 27 717 18 671 5 201 6 032
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (5 074) (3 027) (1 465) (582)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués 5 6 (1)
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2009 52 552 27 717 15 650 3 735 5 450
Autres devises et
Au 31 décembre 2008 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 53 868 25 084 15 429 5 587 7 768
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (4 876) (2 191) (1 769) (916)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués – –
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2008 48 992 25 084 13 238 3 818 6 852
Autres devises et
Au 31 décembre 2007 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 49 254 22 214 12 954 5 477 8 609
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (4 410) (3 501) (289) (620)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués 14 14 – –
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2007 44 858 22 214 9 467 5 188 7 989
Du fait de cette politique, l’impact en résultat consolidé du change Le montant de ces lignes de crédit au 31 décembre 2009 s’élève à
illustré dans la note 7 de l’annexe aux comptes consolidés a été 9 322 millions de dollars, dont 9 289 millions de dollars ne sont pas
peu significatif au cours des trois derniers exercices, malgré les utilisés. Les contrats relatifs aux lignes de crédit accordées à
fluctuations monétaires importantes du dollar (perte de TOTAL S.A. ne contiennent pas de dispositions conditionnant les
32 millions d’euros en 2009, gain de 112 millions d’euros en 2008, termes et modalités du crédit octroyé aux ratios financiers de la
gain de 35 millions d’euros en 2007). Société, à la notation de sa solidité financière par les agences
spécialisées ou à la survenance d’événements susceptibles d’avoir
un impact significativement défavorable sur sa situation financière.
Risques relatifs aux marchés boursiers
Pour information, le montant global des principales lignes de crédit
confirmées, accordées par des banques internationales aux
Le Groupe détient un ensemble de participations dans des sociétés sociétés du Groupe (y compris TOTAL S.A.) s’élève à
cotées (voir les notes 12 et 13 de l’annexe aux comptes consolidés) 10 084 millions de dollars au 31 décembre 2009, dont
dont la valeur boursière totale fluctue notamment en fonction de la 10 051 millions de dollars ne sont pas utilisés. Les lignes de crédit
tendance des marchés boursiers mondiaux, de la valorisation des accordées aux sociétés du Groupe autres que TOTAL S.A. ne sont
secteurs d’activité respectifs auxquels ces sociétés appartiennent pas destinées à financer les besoins généraux du Groupe : elles
et des données économiques et financières propres à chacune de sont destinées à financer soit les besoins généraux de la filiale
ces sociétés. emprunteuse, soit un projet déterminé.
Risques de liquidité
TOTAL / 259
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Les tableaux ci-après représentent l’échéancier des actifs et passifs liés aux activités de financement au 31 décembre des exercices 2009,
2008 et 2007 (voir la note 20 de l’annexe aux comptes consolidés).
Au 31 décembre 2009
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (12 589) (5 823) (18 412)
Dettes financières courantes (6 994) (6 994)
Autres passifs financiers courants (123) (123)
Actifs financiers courants 311 311
Trésorerie et équivalents de trésorerie 11 662 11 662
Montant net avant charges financières 4 856 (12 589) (5 823) (13 556)
Charges financières sur dettes financières non courantes (768) (2 007) (1 112) (3 887)
Différentiel d’intérêt sur swaps 447 342 (55) 734
Montant net 4 535 (14 254) (6 990) (16 709)
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (13 206) (2 093) (15 299)
Dettes financières courantes (7 722) (7 722)
Autres passifs financiers courants (158) (158)
Actifs financiers courants 187 187
Trésorerie et équivalents de trésorerie 12 321 12 321
Montant net avant charges financières 4 628 (13 206) (2 093) (10 671)
Charges financières sur dettes financières non courantes (554) (1 431) (174) (2 159)
Différentiel d’intérêt sur swaps 118 410 (7) 521
Montant net 4 192 (14 227) (2 274) (12 309)
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (11 424) (2 992) (14 416)
Dettes financières courantes (4 613) (4 613)
Autres passifs financiers courants (60) (60)
Actifs financiers courants 1 264 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5 988 5 988
Montant net avant charges financières 2 579 (11 424) (2 992) (11 837)
Charges financières sur dettes financières non courantes (532) (1 309) (226) (2 067)
Différentiel d’intérêt sur swaps (29) (80) (44) (153)
Montant net 2 018 (12 813) (3 262) (14 057)
Par ailleurs, le Groupe garantit la dette bancaire et les locations Le Groupe garantit également les passifs courants de certaines
financement de certaines filiales non consolidées et de sociétés filiales non consolidées et serait ainsi appelé en cas de cessation
mises en équivalence. Ces garanties peuvent être appelées en cas de paiement d’une de ces filiales. Les montants et échéances au
de défaut de la filiale dans ses obligations contractuelles et ne sont titre de ces garanties financières sont présentés dans la note 23 de
pas couvertes par des sûretés sur des actifs du Groupe. Les l’annexe aux comptes consolidés dans la rubrique « Garanties de
montants et échéances au titre de ces garanties financières sont passif courant ».
présentés dans la note 23 de l’annexe aux comptes consolidés
dans la rubrique « Garanties données sur emprunts ».
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Le tableau ci-après reprend les actifs et passifs financiers liés aux activités opérationnelles au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007
(voir la note 28 de l’annexe aux comptes consolidés).
Au 31 décembre
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) 2009 2008 2007
Fournisseurs et comptes rattachés (15 383) (14 815) (18 183)
Autres dettes d’exploitation (4 706) (4 297) (3 900)
dont instruments dérivés d’énergie (passif) (923) (1 033) (733)
Clients et comptes rattachés 15 719 15 287 19 129
Autres créances d’exploitation 5 145 6 208 4 430
dont instruments dérivés d’énergie (actif) 1 029 1 664 983
Total 775 2 383 1 476
Ces actifs et passifs financiers ont principalement une échéance inférieure à un an.
Risques de crédit
Le risque de crédit est le risque de défaut d’une contrepartie face à au risque de crédit est représentée en partie par les montants
ses engagements contractuels ou à l’encaissement des créances. d’actifs financiers qui sont présentés dans le bilan, y compris les
instruments dérivés d’énergie qui ont une valeur de marché
Le Groupe est exposé au risque de crédit dans le cadre de ses positive.
activités opérationnelles et de financement. L’exposition maximum
Au 31 décembre
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) 2009 2008 2007
Prêts aux sociétés mises en équivalence (note 12) 2 367 2 005 2 575
Prêts et avances (note 14) 1 284 1 403 851
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (note 20) 1 025 892 460
Clients et comptes rattachés (note 16) 15 719 15 287 19 129
Autres créances d’exploitation (note 16) 5 145 6 208 4 430
Actifs financiers courants (note 20) 311 187 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie (note 27) 11 662 12 321 5 988
Total 37 513 38 303 34 697
Les montants des dépréciations sur les prêts et avances et sur les de contrats de fourniture à long terme qui sont indispensables
clients, comptes rattachés et autres créances d’exploitation sont pour entreprendre des projets, sont évalués par le processus
fournis respectivement dans les notes 14 et 16 de l’annexe aux d’approbation des opérations pétrolières. Le caractère long terme
comptes consolidés. des contrats et l’existence de clients de premier rang impliquent
un risque de crédit faible.
Dans le cadre de la gestion du risque de crédit lié aux activités Les risques liés à des opérations commerciales, autres que celles
opérationnelles et de financement, le Groupe a mis en place des décrites ci-dessus et dans la pratique placées directement sous
contrats d’appels de marge avec certaines contreparties. Au le contrôle des filiales, font l’objet de procédures de fixation
31 décembre 2009, le montant net des sommes versées et reçues d’encours de crédit et de revue des encours.
au titre de ces appels de marge s’élève à 693 millions d’euros. Les créances clients font l’objet d’une dépréciation au cas par
cas sur la base de l’antériorité des créances et de l’appréciation
La gestion du risque de crédit dans les différents secteurs est la de la direction sur les circonstances de fait.
suivante :
o dans le Gaz & Énergies Nouvelles
䊳 Dans l’Amont La branche Gaz & Énergies Nouvelles traite avec des
contreparties du secteur de l’énergie et de la finance partout
o dans l’Exploration & Production dans le monde et principalement en Europe et en Amérique du
Nord. Les institutions financières fournissant la couverture de
Les risques nés de la signature des accords pétroliers avec les risque de crédit sont des banques et des groupes d’assurance
autorités étatiques et les partenaires pétroliers, ou de l’attribution disposant d’une notation de première qualité.
TOTAL / 261
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Les contreparties potentielles sont soumises à une analyse de fixation des limites de crédit sur les pays et les contreparties ainsi
crédit et une autorisation avant que les transactions ne soient que l’approbation des opérations spécifiques. Les risques de
conclues, et une fois autorisées, font l’objet d’un examen régulier crédit découlant de ces limites et de ces autorisations sont suivis
incluant une nouvelle évaluation et une actualisation des limites quotidiennement.
accordées. Les contreparties potentielles font l’objet d’une analyse de crédit
L’analyse de la capacité des contreparties à faire face à leurs et sont approuvées avant la conclusion des transactions ; une
engagements repose sur des données quantitatives et revue régulière est faite de toutes les contreparties actives
qualitatives concernant l’état financier et les risques incluant une révision de l’évaluation et un renouvellement des
commerciaux, ainsi que sur l’étude de toute information venant limites autorisées. Le crédit des contreparties est apprécié en
du marché ou de tiers extérieurs comme les agences de notation. fonction de données quantitatives et qualitatives sur leur solidité
Sur cette base, des limites de crédit sont définies pour chaque financière et sur les risques commerciaux, et s’adosse également
contrepartie potentielle et, si nécessaire, les transactions sont aux informations venant du marché ou de tiers extérieurs telles
soumises à des autorisations spécifiques. que les notations publiées par Standard & Poor’s, Moody’s et
d’autres agences de notation.
L’exposition au risque de crédit, qui est essentiellement une
exposition économique ou une exposition physique future Lorsque cela est possible, des cadres contractuels sont négociés
anticipée, est contrôlée en permanence et soumise à des pour permettre, par le biais de compensation entre les
mesures de sensibilité. transactions, l’optimisation de la gestion du risque; des clauses
protectrices additionnelles autorisant des appels de fonds ou des
Le risque de crédit est limité par l’utilisation systématique de
garanties à titre de sûreté en cas de détérioration financière ou
contrats standard qui autorisent la compensation et permettent
permettant l’annulation des transactions en cas de défaillance
d’obtenir des sûretés complémentaires en cas d’évolution
sont également mises en place.
défavorable de la qualité du risque. Ces contrats permettent
notamment l’annulation du contrat en cas de défaut. Les risques de crédit dépassant les niveaux autorisés sont
couverts par des lettres de crédit et d’autres types de garanties,
䊳 Dans l’Aval par des dépôts de trésorerie et des assurances. Les risques sur
dérivés sont couverts par des contrats d’appel de marge lorsque
cela est possible.
o dans le Raffinage & Marketing
䊳 Dans la Chimie
Les procédures internes du Raffinage & Marketing comportent
des règles de la gestion du risque de crédit décrivant les
fondamentaux de contrôle interne dans ce domaine, notamment Le risque de crédit porte essentiellement sur les créances
la séparation des pouvoirs entre les équipes commerciales et commerciales. Chaque division met en place des procédures de
financières. Des politiques de crédit sont définies localement, gestion et des méthodes de provisionnement relativement
accompagnées de la mise en œuvre de procédures visant à différenciées en fonction de la taille des filiales et des marchés sur
maîtriser le risque client (organisation de comités de crédit dans lesquels elles opèrent. Ces procédures incluent notamment :
les filiales, mise en place systématique de limites de crédit pour
les clients professionnels, sécurisation du portefeuille, etc.) - la mise en place de plafond d’encours, comportant différents
processus d’autorisation pour d’éventuels dépassements de ce
De plus, chaque entité met en place des instruments de mesure
de son encours client. Par ailleurs, les risques liés à l’octroi de plafond ;
crédit peuvent être compensés ou limités par l’obtention de - le recours à des polices d’assurance ou des garanties
cautions ou garanties. spécifiques (lettre de crédit) ;
Les créances douteuses sont provisionnées au cas par cas en - un état des retards de paiement (balance âgée) suivi très
utilisant un taux de provision qui dépend de l’appréciation des régulièrement, avec un processus de relance ;
circonstances.
- un provisionnement comptabilisé client par client en fonction des
retards de paiement et des habitudes de paiements locales.
o dans le Trading & Shipping
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
1. Arkema désigne collectivement l’ensemble des sociétés du groupe Arkema, dont la société mère est Arkema S.A. ; depuis mai 2006, Arkema ne fait plus partie de TOTAL.
TOTAL / 263
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
4) Des investigations lancées en octobre 2002 par la Commission déclare la filiale britannique de TOTAL responsable de l’accident
européenne dans des filiales de la branche Raffinage & survenu et tenue seule d’indemniser les victimes. Celle-ci a interjeté
Marketing du Groupe ont donné lieu en octobre 2004 à une appel de cette décision. Le procès en appel s’est tenu en janvier
communication de griefs adressée à Total Nederland N.V. ainsi 2010 et la décision est attendue au cours du premier semestre
qu’à TOTAL S.A.. Cette procédure a abouti en septembre 2006 2010.
au prononcé d’une amende de 20,25 millions d’euros aux
dépens de Total Nederland N.V., dont TOTAL S.A. fut déclarée Le montant de la provision au titre de la responsabilité civile figurant
solidairement responsable à hauteur de 13,5 millions d’euros dans les comptes consolidés du Groupe au 31 décembre 2009
en tant que société mère bien qu’aucune preuve de s’élève à 295 millions d’euros après prise en compte des paiements
l’implication de celle-ci dans les pratiques anticoncurrentielles effectués.
en cause n’ait été établie. TOTAL S.A. et Total Nederland N.V.
ont interjeté appel de cette décision de la Commission
Le Groupe est assuré pour les dommages à ces installations, les
européenne devant le Tribunal de première instance des
pertes d’exploitation et les réclamations des tiers dans le cadre de
Communautés européennes.
sa responsabilité civile. La créance résiduelle vis-à-vis des
Par ailleurs, une communication de griefs a été adressée en mai assurances s’élève à 211 millions d’euros au 31 décembre 2009.
2007 par la Commission européenne à Total France, ainsi qu’à
TOTAL S.A., visant des pratiques anticoncurrentielles alléguées Le Groupe considère que, dans l’état actuel des informations à sa
se rapportant à une autre ligne de produits de la branche disposition, sur la base d’une estimation raisonnable des montants
Raffinage & Marketing. Total France a été condamnée à ce titre à sa charge dans cette affaire et compte tenu des montants
en octobre 2008 à une amende de 128,2 millions d’euros, dont provisionnés, cet accident ne devrait pas avoir d’impact significatif
TOTAL S.A. fut déclarée solidairement responsable en tant que sur la situation financière ou les résultats consolidés du Groupe.
société mère bien qu’aucune preuve de l’implication de celle-ci
dans les pratiques anticoncurrentielles en cause n’ait été
établie. TOTAL S.A. et Total Raffinage Marketing (nouvelle Par ailleurs, le 1er décembre 2008, cinq sociétés, dont la filiale
dénomination de Total France) ont interjeté appel de cette britannique de TOTAL, se sont vues notifier un acte de poursuites
décision devant le Tribunal de première instance des pénales émanant du Health and Safety Executive (HSE) et de
Communautés européennes. l’Environment Agency (EA). En novembre 2009, la filiale britannique
de TOTAL a décidé de ne pas contester la culpabilité (plea bargain)
En outre, une notification de griefs a été envoyée en juillet 2009 sur des chefs retenus à son encontre et entend faire valoir, dans ce
par l’Autorité française de la concurrence à TotalGaz et à Total cadre, un certain nombre d’éléments de nature à atténuer la portée
Raffinage Marketing concernant des pratiques des charges qui lui sont reprochées.
anticoncurrentielles alléguées se rapportant à une autre ligne
de produits de la branche Raffinage & Marketing.
Erika
5) Compte tenu du caractère discrétionnaire du pouvoir reconnu
aux Autorités de concurrence dans le processus de
À la suite du sinistre en décembre 1999 du pétrolier Erika qui
détermination des amendes, il est impossible de déterminer
transportait des produits appartenant à une société du Groupe, le
avec précision le risque encouru à ce titre par le Groupe.
Tribunal de grande instance de Paris statuant en matière
TOTAL S.A. et Elf Aquitaine contestent la mise en cause de
correctionnelle a, par jugement en date du 16 janvier 2008, déclaré
leur responsabilité et le mode de détermination des amendes.
TOTAL S.A. coupable du délit de pollution maritime en retenant à
Quelle que soit l’évolution des enquêtes et procédures
son encontre une faute d’imprudence dans la mise en œuvre de sa
ci-dessus, le Groupe considère que leur issue ne devrait pas
procédure de sélection du navire (procédure de vetting),
avoir d’impact significatif sur sa situation financière et sur ses
condamnant TOTAL S.A. à payer une amende de 375 000 euros.
résultats.
Ce jugement prévoit aussi le versement d’indemnités aux victimes
de la pollution de l’Erika pour un montant total de
Buncefield 192 millions d’euros, condamnant TOTAL S.A. au paiement de ces
indemnités solidairement avec la société de contrôle et de
Le 11 décembre 2005, plusieurs explosions, suivies d’un important classification de l’Erika, l’armateur de l’Erika et le gestionnaire de
incendie, sont survenues à Buncefield, au nord de Londres, dans l’Erika.
un dépôt pétrolier exploité par Hertfordshire Oil Storage Limited
(HOSL), société détenue à 60% par la filiale britannique de TOTAL estime que la faute d’imprudence qui lui est imputée et sa
TOTAL,et à 40% par un autre groupe pétrolier. condamnation subséquente pour pollution maritime sont non
fondées, en fait comme en droit. TOTAL considère également que
L’explosion a fait des blessés, dont la grande majorité a subi des cette décision va à l’encontre de l’amélioration de la sécurité du
blessures légères, et a causé des dommages matériels au dépôt transport maritime.
ainsi qu’à des bâtiments et des résidences situés à proximité du
dépôt. La cause retenue par la commission d’enquête mise en TOTAL a interjeté appel de la décision rendue le 16 janvier 2008,
place par les pouvoirs publics est le débordement d’essence d’un proposant néanmoins aux parties civiles qui le demandent le
bac du dépôt. Le rapport définitif de cette commission a été paiement définitif et irrévocable des sommes qui leur ont été
déposé le 11 décembre 2008. Le procès civil, concernant les respectivement allouées par le Tribunal de grande instance de
différends non réglés à l’amiable, a eu lieu d’octobre à décembre Paris. A ce jour, quarante et une parties civiles ont été indemnisées
2008. La décision rendue en premier ressort le 20 mars 2009 pour un montant total de 171,5 millions d’euros.
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Le procès en appel s’est tenu devant la Cour d’appel de Paris fin Au 31 décembre 2009, la position globale des sites du Groupe est
2009. L’arrêt de la Cour d’appel devrait être rendu au cours du équilibrée entre les droits d’émission délivrés ou acquis et les
premier semestre 2010. émissions réalisées en 2009.
TOTAL / 265
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS Annexe aux comptes consolidés
Participations TOTAL
100%
TOTAL E & P Kazakhstan (100%) 60,1% 39,9% 65,8% 34,2%
TOTAL E & P Nigeria SAS (100%)
Total Upstream Nigeria Ltd (100%)
TOTAL Coal South Africa Ltd (100%)
TOTAL Gasandes S.A. (100%)
TOTAL Coal International (100%)
CDF Energie (100%) TOTAL RAFFINAGE MARKETING TOTAL E & P HOLDINGS
TOTAL Venezuela (100%) (99,8%) (99,8%)
Petrocedeño (30,3%) E AS24 (99,8%) TOTAL E & P Russie (99,8%)
TOTAL E & P USA, Inc. (100%)
TOTAL E&P Canada Ltd (100%) Totalgaz SNC (99,8%) TOTAL (BTC) Ltd (99,8%)
Total E&P Joslyn Ltd (100%) TOTAL Lubrifiants S.A. (99,8%) TOTAL E & P Nigeria Ltd. (99,8%)
Total Trading and Marketing Canada LP (100%) TOTAL Fluides (99,8%) TOTAL E & P Algérie (99,8%)
TOTAL E & P Chine (100%) Urbaine des Pétroles (99,8%)
TOTAL E & P Angola (99,8%)
TOTAL E & P Malaysia (100%) Total Especialidades Argentina S.A. (99,8%)
TOTAL E & P Australia (100%) TOTAL (Philippines) Corp. (99,8%) TOTAL E&P Libye (99,8%)
TOTAL E & P Mauritanie (100%) TOTAL Oil Asia-Pacific Pte Ltd (99,8%) TOTAL Abu Al Bu Khoosh (99,8%)
TOTAL E & P Madagascar (100%) TOTAL South Pars (99,8%)
TOTAL E & P Iraq (100%) Elf Petroleum Iran (99,8%)
TOTAL Energie Développement (100%)
Tenesol (50%) E TOTAL E & P Oman (99,8%)
Photovoltech (50%) E TOTAL Qatar Oil & Gas (99,8%)
TOTAL Gaz & Energies Nouvelles Holding (100%) TOTAL E & P Qatar (99,8%)
Géosud (52,3%) E TOTAL E & P Syrie (99,8%)
Gaz Transport et Technigaz (30%) E TOTAL E & P Yémen (99,8%)
TOTAL Outre-Mer (100%)
TOTAL (China) Investments (100%) TOTAL E & P Indonésie (99,8%)
Air Total International (100%) TOTAL E & P Myanmar (99,8%)
TOTAL Refining Saudi Arabia SAS (100%) TOTAL Profils Pétroliers (99,8%)
Saudi Aramco Total Refining & Petrochemical TOTAL E & P Thaïland (99,8%)
Company (37,5%) E
Chartering & Shipping Services S.A. (100%) TOTAL Austral (99,8%)
TOTAL International Ltd. (100%) TOTAL E & P Bolivie (99,8%)
Atlantic Trading & Marketing (100%) TOTAL E&P Golfe Holdings Ltd (99,8%)
Total Trading Canada Limited (100%) TOTAL E&P Golfe Ltd (99,8%)
Cray Valley S.A. (100%)
TOTAL Chimie (100%) Qatar Liquefied Gas Co. Ltd II (Train B) (16,7%) E
Hutchinson S.A. (100%) TOTAL LNG Angola Ltd (99,8%)
Total Petrochemicals Iberica (100%) Angola LNG Ltd (13,6%) E
PetroFina S.A. (100%) Brass Holdings Company Ltd (99,8%)
TOTAL Belgium (100%)
Brass LNG Ltd (17,0%) E
Omnium Insurance and Reinsurance Cy (100%)
TOTAL Gestion USA (100%) Qatar Liquefied Gas Company Ltd (10,0%) E
TOTAL Holdings USA, Inc. (100%) TOTAL Yemen LNG Company Ltd (99,8%)
TOTAL Petrochemicals USA, Inc. (100%) Yemen LNG (39,5%) E
TOTAL Gas & Power North America (100%) TOTAL Holding Dolphin Amont Ltd (99,8%)
Hutchinson Corporation (100%)
TOTAL Capital (100%) TOTAL E&P Dolphin Upstream Ltd (99,8%)
TOTAL Treasury (100%) TOTAL Dolphin Midstream Ltd (99,8%)
TOTAL Finance S.A. (100%) Dolphin Energy Ltd (24,5%) E
TOTAL Finance Exploitation (100%)
* CEPSA : Société autonome sur laquelle le Groupe exerce une influence notable, à l'exclusion de tout contrôle
ANNEXE 1
Annexe aux comptes consolidés COMPTES CONSOLIDÉS
Les secteurs d'activité sont représentés par les codes couleurs suivants:
Amont
Aval
Chimie
Holding
100% 29,9%
53,2% 16,9%
TOTAL Holdings UK Ltd (99,7%) TOTAL E & P France (99,5%) TOTAL Nigeria (61,6%)
TOTAL Upstream UK Ltd (99,7%) TOTAL E & P Congo (99,5%) TOTAL Turkiye (99,9%)
TOTAL Midstream UK Ltd (99,7%) TOTAL Participations Petrolières Gabon (99,5%) S.A. de la Raffinerie des Antilles (50,0%) P
TOTAL Kenya (87,3%)
Elf Petroleum UK Plc (99,7%) TOTAL Gaz & Electricité Holdings France (99,5%) TOTAL Sénégal (94,9%)
South Hook LNG Terminal Company Ltd (8,3%) E TOTAL LNG Nigeria Ltd (99,5%) TOTAL Petrochemicals France (99,5%)
TOTAL UK Ltd (99,7%) TOTAL Infrastructures Gaz France (99,5%) Qatar Petrochemical Company Ltd (19,9%) E
Samsung Total Petrochemicals (49,9%) P TOTAL Energie Gaz (99,5%) Qatofin Company Ltd (48,8%) E
TOTAL E & P Norge AS (99,7%) TOTAL Gas & Power Mexico B.V. (99,5%) Bostik Holding S.A. (99,5%)
Bostik S.A. (99,5%)
TOTAL Holdings Nederland B.V. (99,7%) Hazira LNG Private Ltd (25,9%) E
TOTAL E & P Nederland B.V. (99,7%) TOTAL (Africa) Ltd (99,5%)
TOTAL E & P Azerbaidjan B.V. (99,7%) TOTSA Total Oil Trading S.A. (99,5%)
TOTAL E & P Bornéo B.V. (99,7%) Socap International Ltd (99,5%)
Tepma Colombie (99,7%) Sofax Banque (99,5%)
TOTAL Oil & Gas Venezuela B.V. (99,7%) Socap SAS (99,5%)
TOTAL Shtokman B.V. (99,7%) Elf Aquitaine Fertilisants (99,5%)
Shtokman Development A.G. (24,9%) E Grande Paroisse S.A. (99,5%)
TOTAL Nederland N.V. (99,7%) G.P.N. S.A. (99,5%)
TOTAL Italia (99,7%)
TOTAL Mineraloel und Chemie GmbH (99,7%)
TOTAL Deutschland GmbH (99,8%)
TOTAL Raffinerie Mitteldeutschland (99,7%)
Atotech BV (99,7%)
Autres participations
Elf Aquitaine
TOTAL / 267
9 ANNEXE 1
COMPTES CONSOLIDÉS
TOTAL / 269
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES)
Informations sur l’activité d’hydrocarbures au
titre de la réglementation de l’Accounting
Standards Codification 932
䡲 Réserves prouvées non développées Le solde des réserves non développées est relatif à des champs
non développés pour lesquels un développement a été décidé ou
est en cours. Ces réserves sont situées principalement au
Au 31 décembre 2009, les réserves prouvées non développées Kazakhstan, en Angola et au Nigeria. Dans le cas de certains
d’hydrocarbures de TOTAL s’élevaient à 4 648 Mbep. projets majeurs, le délai entre la reconnaissance de réserves
Au 31 décembre 2008, les réserves prouvées non développées prouvées et le début de la mise en production peut dépasser cinq
étaient de 5 215 Mbep. La baisse des réserves non développées ans en raison de la complexité et la taille de ces projets.
est principalement due à leur reclassement en 2009 en réserves
développées en particulier avec les mises en production réussies
Pour l’année 2009, les coûts de développement se sont élevés à
de projets majeurs au Nigeria, en Angola, aux États-Unis, au Qatar
8,1 milliards d’euros. Une grande partie de ces investissements a
et au Yémen. La réduction des réserves prouvées non développées
été allouée à des développements majeurs au Kazakhstan, en
induite par leur reclassement en réserves prouvées développées a
Angola, au Nigeria, aux États-Unis, au Qatar et au Yemen et a
été partiellement compensée par l’intégration de nouvelles réserves
permis la conversion de réserves non développées en réserves
non développées principalement au Canada et en Argentine.
développées.
Les définitions des réserves prouvées, des réserves prouvées développées et des réserves prouvées non développées d’hydrocarbures sont
conformes à la norme 4-10 révisée de la réglementation S-X de la SEC.
Les réserves et la production mentionnées dans les tableaux correspondent à la part du Groupe dans lesdites réserves ou ladite production.
Les réserves prouvées mondiales de TOTAL incluent les réserves prouvées de ses filiales consolidées, ainsi que sa quote-part dans les
réserves prouvées des sociétés mises en équivalence et de deux sociétés non consolidées.
TOTAL / 271
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES)
Informations sur l’activité d’hydrocarbures au
titre de la réglementation de l’Accounting
Standards Codification 932
Filiales consolidées
(en millions de barils équivalent pétrole) Moyen-
Réserves prouvées développées et non développées Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Au 31 décembre 2006 1 903 3 430 1 823 532 1 288 8 976
Révisions des estimations antérieures 196 280 (531) (23) (16) (94)
Découvertes, extensions, autres 50 93 2 1 51 197
Acquisitions de réserves en terre – – – – – –
Cessions de réserves en terre (3) (2) (465) – – (470)
Production de l’année (246) (285) (92) (36) (99) (758)
Au 31 décembre 2007 1 900 3 516 737 474 1 224 7 851
Révisions des estimations antérieures 41 374 50 106 144 715
Découvertes, extensions, autres 82 110 – – 19 211
Acquisitions de réserves en terre 17 – – – – 17
Cessions de réserves en terre – (74) – – (46) (120)
Production de l’année (225) (280) (55) (50) (99) (709)
Au 31 décembre 2008 1 815 3 646 732 530 1 242 7 965
Révisions des estimations antérieures 46 76 14 (7) 25 154
Découvertes, extensions, autres 18 53 284 76 – 431
Acquisitions de réserves en terre 12 – 130 – – 142
Cessions de réserves en terre (2) (43) (14) – – (59)
Production de l’année (224) (266) (56) (55) (101) (702)
Au 31 décembre 2009 1 665 3 466 1 090 544 1 166 7 931
Filiales consolidées
et sociétés mises en équivalence ou non consolidées
(en millions de barils équivalent pétrole) Moyen-
Au 31 décembre 2007 Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Réserves prouvées développées et non développées 1 900 3 585 1 291 2 449 1 224 10 449
Filiales consolidées 1 900 3 516 737 474 1 224 7 851
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 69 554 1 975 – 2 598
Réserves prouvées développées 1 229 1 917 508 1 242 487 5 383
Filiales consolidées 1 229 1 884 360 452 487 4 412
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 33 148 790 – 971
Réserves prouvées non développées 671 1 668 783 1 207 737 5 066
Filiales consolidées 671 1 632 377 22 737 3 439
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 36 406 1 185 – 1 627
Au 31 décembre 2008
Réserves prouvées développées et non développées 1 815 3 744 1 259 2 398 1 242 10 458
Filiales consolidées 1 815 3 646 732 530 1 242 7 965
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 98 527 1 868 – 2 493
Réserves prouvées développées 1 252 1 801 515 1 194 481 5 243
Filiales consolidées 1 252 1 754 381 504 481 4 372
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 47 134 690 – 871
Réserves prouvées non développées 563 1 943 744 1 204 761 5 215
Filiales consolidées 563 1 892 351 26 761 3 593
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 51 393 1 178 – 1 622
Au 31 décembre 2009
Réserves prouvées développées et non développées 1 665 3 566 1 592 2 494 1 166 10 483
Filiales consolidées 1 665 3 466 1 090 544 1 166 7 931
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 100 502 1 950 – 2 552
Réserves prouvées développées 1 096 1 775 631 1 918 415 5 835
Filiales consolidées 1 096 1 745 503 482 415 4 241
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 30 128 1 436 – 1 594
Réserves prouvées non développées 569 1 791 961 576 751 4 648
Filiales consolidées 569 1 721 587 62 751 3 690
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 70 374 514 – 958
TOTAL / 273
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES)
Informations sur l’activité d’hydrocarbures au
titre de la réglementation de l’Accounting
Standards Codification 932
Filiales consolidées
et sociétés mises en équivalence ou non consolidées
(en millions de barils) Moyen-
Au 31 décembre 2007 Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Réserves prouvées développées et non développées 880 2 541 818 1 009 530 5 778
Filiales consolidées 880 2 498 285 203 530 4 396
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 43 533 806 – 1 382
Réserves prouvées développées 560 1 419 213 744 59 2 995
Filiales consolidées 560 1 389 70 182 59 2 260
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 30 143 562 – 735
Réserves prouvées non développées 320 1 122 605 265 471 2 783
Filiales consolidées 320 1 109 215 21 471 2 136
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 13 390 244 – 647
Au 31 décembre 2008
Réserves prouvées développées et non développées 798 2 655 760 944 538 5 695
Filiales consolidées 798 2 597 252 225 538 4 410
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 58 508 719 – 1 285
Réserves prouvées développées 516 1 357 183 681 65 2 802
Filiales consolidées 516 1 313 56 201 65 2 151
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 44 127 480 – 651
Réserves prouvées non développées 282 1 298 577 263 473 2 893
Filiales consolidées 282 1 284 196 24 473 2 259
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 14 381 239 – 634
Au 31 décembre 2009
Réserves prouvées développées et non développées 733 2 497 573 949 572 5 324
Filiales consolidées 733 2 460 88 188 572 4 041
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 37 485 761 – 1 283
Réserves prouvées développées 457 1 331 187 728 65 2 768
Filiales consolidées 457 1 303 66 174 65 2 065
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 28 121 554 – 703
Réserves prouvées non développées 276 1 166 386 221 507 2 556
Filiales consolidées 276 1 157 22 14 507 1 976
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 9 364 207 – 580
TOTAL / 275
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES)
Informations sur l’activité d’hydrocarbures au
titre de la réglementation de l’Accounting
Standards Codification 932
Les réserves de bitume au 31 décembre 2007 et 2008 sont comprises dans les réserves d’huile présentées en pages 274 et 275.
Filiales consolidées
(en millions de barils) Moyen-
Réserves prouvées développées et non développées Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Au 31 décembre 2008 – – – – – –
Révisions des estimations antérieures – – 176 – – 176
Découvertes, extensions, autres – – 192 – – 192
Acquisitions de réserves en terre – – – – – –
Cessions de réserves en terre – – – – – –
Production de l’année – – (3) – – (3)
Au 31 décembre 2009 – – 365 – – 365
Il n’y a pas de réserves de bitume pour les sociétés mises en équivalence ou non consolidées.
Filiales consolidées
(en milliards de pieds cubes) Moyen-
Réserves prouvées développées et non développées Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Au 31 décembre 2006 5 452 4 787 2 711 1 769 4 347 19 066
Révisions des estimations antérieures 487 805 88 (163) (79) 1 138
Découvertes, extensions, autres 265 12 3 – 263 543
Acquisitions de réserves en terre – – – – – –
Cessions de réserves en terre – (1) – – – (1)
Production de l’année (673) (232) (238) (34) (486) (1 663)
Au 31 décembre 2007 5 531 5 371 2 564 1 572 4 045 19 083
Révisions des estimations antérieures 145 381 366 300 458 1 650
Découvertes, extensions, autres 377 17 – – 90 484
Acquisitions de réserves en terre 76 – – – – 76
Cessions de réserves en terre – – – – (15) (15)
Production de l’année (622) (240) (216) (103) (480) (1 661)
Au 31 décembre 2008 5 507 5 529 2 714 1 769 4 098 19 617
Révisions des estimations antérieures 73 (127) 25 (18) (165) (212)
Découvertes, extensions, autres 55 61 382 399 – 897
Acquisitions de réserves en terre 58 – 752 – – 810
Cessions de réserves en terre (13) – (64) – – (77)
Production de l’année (633) (217) (212) (122) (467) (1 651)
Au 31 décembre 2009 5 047 5 246 3 597 2 028 3 466 19 384
TOTAL / 277
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES)
Informations sur l’activité d’hydrocarbures au
titre de la réglementation de l’Accounting
Standards Codification 932
Filiales consolidées
et sociétés mises en équivalence ou non consolidées
(en milliards de pieds cubes) Moyen-
Au 31 décembre 2007 Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Réserves prouvées développées et non développées 5 531 5 511 2 689 7 954 4 045 25 730
Filiales consolidées 5 531 5 371 2 564 1 572 4 045 19 083
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 140 125 6 382 – 6 647
Réserves prouvées développées 3 602 2 574 1 647 2 797 2 487 13 107
Filiales consolidées 3 602 2 560 1 619 1 572 2 487 11 840
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 14 28 1 225 – 1 267
Réserves prouvées non développées 1 929 2 937 1 042 5 157 1 558 12 623
Filiales consolidées 1 929 2 811 945 – 1 558 7 243
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 126 97 5 157 – 5 380
Au 31 décembre 2008
Réserves prouvées développées et non développées 5 507 5 744 2 824 8 045 4 098 26 218
Filiales consolidées 5 507 5 529 2 714 1 769 4 098 19 617
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 215 110 6 276 – 6 601
Réserves prouvées développées 3 989 2 292 1 849 2 893 2 440 13 463
Filiales consolidées 3 989 2 280 1 807 1 766 2 440 12 282
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 12 42 1 127 – 1 181
Réserves prouvées non développées 1 518 3 452 975 5 152 1 658 12 755
Filiales consolidées 1 518 3 249 907 3 1 658 7 335
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 203 68 5 149 – 5 420
Au 31 décembre 2009
Réserves prouvées développées et non développées 5 047 5 587 3 692 8 526 3 466 26 318
Filiales consolidées 5 047 5 246 3 597 2 028 3 466 19 384
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 341 95 6 498 – 6 934
Réserves prouvées développées 3 463 2 272 2 388 6 606 2 059 16 788
Filiales consolidées 3 463 2 261 2 343 1 773 2 059 11 899
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 11 45 4 833 – 4 889
Réserves prouvées non développées 1 584 3 315 1 304 1 920 1 407 9 530
Filiales consolidées 1 584 2 985 1 254 255 1 407 7 485
Sociétés mises en équivalence ou non consolidées – 330 50 1 665 – 2 045
Les tableaux qui suivent n’incluent pas les chiffres d’affaires et les charges relatifs aux activités de transport d’hydrocarbures et aux activités
de liquéfaction et de transport de GNL.
Filiales consolidées
(en millions d’euros) Moyen-
2007 Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires hors Groupe 3 715 2 497 1 869 1 180 2 150 11 411
Chiffre d’affaires Groupe 5 484 9 724 417 321 558 16 504
Chiffre d’affaires total 9 199 12 221 2 286 1 501 2 708 27 915
Coûts de production (1 102) (906) (248) (192) (240) (2 688)
Charges d’exploration (113) (480) (145) (9) (129) (876)
Amortissements (1 287) (932) (379) (318) (395) (3 311)
Autres charges (a) (244) (1 238) (544) (273) (50) (2 349)
Résultats avant impôts 6 453 8 665 970 709 1 894 18 691
Impôts sur les bénéfices (4 180) (5 772) (576) (421) (934) (11 883)
Résultats des opérations de production d’hydrocarbures 2 273 2 893 394 288 960 6 808
2008
Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires hors Groupe 4 521 2 930 707 1 558 2 819 12 535
Chiffre d’affaires Groupe 6 310 11 425 360 409 626 19 130
Chiffre d’affaires total 10 831 14 355 1 067 1 967 3 445 31 665
Coûts de production (1 280) (1 055) (213) (249) (263) (3 060)
Charges d’exploration (185) (209) (130) (4) (236) (764)
Amortissements (1 266) (1 195) (318) (364) (471) (3 614)
Autres charges (a) (260) (1 214) (225) (357) (60) (2 116)
Résultats avant impôts 7 840 10 682 181 993 2 415 22 111
Impôts sur les bénéfices (5 376) (7 160) (109) (481) (1 212) (14 338)
Résultats des opérations de production d’hydrocarbures 2 464 3 522 72 512 1 203 7 773
2009
Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires hors Groupe 2 499 1 994 583 859 1 926 7 861
Chiffre d’affaires Groupe 4 728 7 423 310 556 597 13 614
Chiffre d’affaires total 7 227 9 417 893 1 415 2 523 21 475
Coûts de production (1 155) (1 122) (193) (204) (243) (2 917)
Charges d’exploration (160) (265) (121) (81) (70) (697)
Amortissements (1 489) (1 471) (262) (314) (613) (4 149)
Autres charges (a) (261) (895) (181) (170) (56) (1 563)
Résultats avant impôts 4 162 5 664 136 646 1 541 12 149
Impôts sur les bénéfices (2 948) (3 427) (103) (309) (747) (7 534)
Résultats des opérations de production d’hydrocarbures 1 214 2 237 33 337 794 4 615
(a) Y compris les taxes à la production et l’accrétion au titre de l’IAS n° 37 (169 millions d’euros pour 2007, 223 millions d’euros pour 2008 et 271 millions d’euros pour 2009).
TOTAL / 279
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES)
Informations sur l’activité d’hydrocarbures au
titre de la réglementation de l’Accounting
Standards Codification 932
2009
Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires hors Groupe – 203 528 231 – 962
Chiffre d’affaires Groupe – – – 3 382 – 3 382
Chiffre d’affaires total – 203 528 3 613 – 4 344
Coûts de production – (31) (41) (271) – (343)
Charges d’exploration – – (17) – – (17)
Amortissements – (42) (73) (247) – (362)
Autres charges – (9) (205) (2 800) – (3 014)
Résultats avant impôts – 121 192 295 – 608
Impôts sur les bénéfices – (93) (74) (101) – (268)
Résultats des opérations de production d’hydrocarbures – 28 118 194 – 340
䡲 Coûts induits
Les coûts induits représentent les montants dépensés pour les acquisitions de permis, les activités d’exploration et de développement
d’hydrocarbures. Ils comprennent à la fois les coûts capitalisés et ceux passés en charges. Les tableaux qui suivent n’incluent pas les coûts
induits relatifs aux activités de transport d’hydrocarbures et aux activités de liquéfaction et de transport de GNL.
Filiales consolidées
(en millions d’euros) Moyen-
2007 Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Acquisition des permis prouvés – 50 – 7 4 61
Acquisition des permis non prouvés – 265 9 10 18 302
Coûts d’exploration 230 586 126 9 244 1 195
Coûts de développement (a) 1 762 2 853 615 320 1 275 6 825
Total 1 992 3 754 750 346 1 541 8 383
2008
Acquisition des permis prouvés 269 78 – 8 18 373
Acquisition des permis non prouvés 24 143 22 5 3 197
Coûts d’exploration 228 493 155 11 312 1 199
Coûts de développement (a) 2 035 3 121 408 281 1 596 7 441
Total 2 556 3 835 585 305 1 929 9 210
2009
Acquisition des permis prouvés 71 45 1 551 105 – 1 772
Acquisition des permis non prouvés 26 8 403 – 21 458
Coûts d’exploration 284 475 222 87 123 1 191
Coûts de développement (a) 1 658 3 288 618 250 1 852 7 666
Total 2 039 3 816 2 794 442 1 996 11 087
2009
Acquisition des permis prouvés – – – – – –
Acquisition des permis non prouvés – – – – – –
Coûts d’exploration – – 22 3 – 25
Coûts de développement (a) – 28 93 293 23 437
Total – 28 115 296 23 462
(a) Inclut les coûts de restitution des sites capitalisés dans l’exercice et tout gain ou perte constatés lors des restitutions de sites effectuées sur l’exercice.
TOTAL / 281
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES)
Informations sur l’activité d’hydrocarbures au
titre de la réglementation de l’Accounting
Standards Codification 932
䡲 Coûts capitalisés
Les coûts capitalisés représentent les montants des droits miniers prouvés et non prouvés et comprennent les actifs industriels et installations
ainsi que les amortissements correspondants. Les tableaux qui suivent n’incluent pas les coûts capitalisés relatifs aux activités de transport
d’hydrocarbures et aux activités de liquéfaction et de transport de GNL.
Filiales consolidées
(en millions d’euros) Moyen-
Au 31 décembre 2007 Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Relatifs à des réserves prouvées 29 263 20 035 4 032 4 266 6 951 64 547
Relatifs à des réserves non prouvées 215 993 153 12 395 1 768
Total 29 478 21 028 4 185 4 278 7 346 66 315
Amortissements cumulés (21 092) (10 484) (1 683) (2 861) (2 005) (38 125)
Coûts nets capitalisés 8 386 10 544 2 502 1 417 5 341 28 190
Au 31 décembre 2008
Relatifs à des réserves prouvées 26 030 25 136 4 508 4 824 8 836 69 334
Relatifs à des réserves non prouvées 132 1 145 204 25 410 1 916
Total 26 162 26 281 4 712 4 849 9 246 71 250
Amortissements cumulés (18 382) (12 339) (2 051) (3 420) (2 598) (38 790)
Coûts nets capitalisés 7 780 13 942 2 661 1 429 6 648 32 460
Au 31 décembre 2009
Relatifs à des réserves prouvées 30 613 27 557 7 123 5 148 10 102 80 543
Relatifs à des réserves non prouvées 337 1 138 839 30 555 2 899
Total 30 950 28 695 7 962 5 178 10 657 83 442
Amortissements cumulés (21 870) (13 510) (2 214) (3 325) (3 085) (44 004)
Coûts nets capitalisés 9 080 15 185 5 748 1 853 7 572 39 438
Au 31 décembre 2009
Relatifs à des réserves prouvées – 610 726 2 404 – 3 740
Relatifs à des réserves non prouvées – – 135 – 62 197
Total – 610 861 2 404 62 3 937
Amortissements cumulés – (387) (171) (1 723) – (2 281)
Coûts nets capitalisés – 223 690 681 62 1 656
(a) Les coûts capitalisés publiés antérieurement pour les sociétés mises en équivalence ont été modifiés pour aligner leur évaluation sur celle des sociétés consolidées.
Le calcul des cash-flows nets futurs actualisés générés par les o les cash-flows futurs comprennent les coûts de production
réserves prouvées a été effectué selon les principes suivants : (incluant les taxes à la production), les coûts de développement
et les coûts de restitution des sites. Toutes ces estimations de
o l’estimation des réserves prouvées et des profils de production coûts sont basées sur les conditions techniques et économiques
correspondants est basée sur les conditions techniques et existant en fin d’année ;
économiques actuelles ; o les estimations des impôts sont calculées en fonction des
o les cash-flows futurs sont déterminés sur la base des prix utilisés législations fiscales locales existantes en fin d’année et tiennent
pour l’estimation des réserves prouvées d’hydrocarbures du compte des différences permanentes et des crédits d’impôts
Groupe ; futurs ;
o les cash-flows nets futurs sont actualisés au taux standard de 10% ;
Ces principes d’application sont ceux requis par la norme ASC 932 (ex-FAS 69) et ne reflètent pas les perspectives de revenus réels pouvant
provenir de ces réserves, ni leur valeur actuelle. Ils ne constituent donc pas des critères de décision d’investissement. Une meilleure
estimation de la valeur actuelle des réserves doit prendre également en considération, entre autres facteurs, la part des réserves déjà
découvertes mais non encore qualifiées de réserves prouvées, l’intégration de modifications futures dans les prix et les coûts, et un taux
d’actualisation plus représentatif de la valeur temps du coût de l’argent et des risques inhérents aux calculs de réserves estimées.
TOTAL / 283
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES)
Informations sur l’activité d’hydrocarbures au
titre de la réglementation de l’Accounting
Standards Codification 932
Filiales consolidées
(en millions d’euros) Moyen-
Au 31 décembre 2007 Europe Afrique Amériques Orient Asie Total
Revenus futurs 87 540 157 199 15 000 13 377 46 758 319 874
Coûts de production futurs (12 897) (23 109) (6 702) (3 342) (5 519) (51 569)
Coûts de développement futurs (10 764) (19 012) (2 157) (693) (7 541) (40 167)
Impôts futurs (43 851) (75 557) (1 475) (3 460) (11 436) (135 779)
Cash-flows nets futurs, après impôts 20 028 39 521 4 666 5 882 22 262 92 359
Actualisation à 10% (8 070) (17 474) (2 087) (2 673) (13 591) (43 895)
Calcul normalisé des cash-flows nets futurs actualisés 11 958 22 047 2 579 3 209 8 671 48 464
Au 31 décembre 2008
Revenus futurs 42 749 67 761 7 963 7 047 19 745 145 265
Coûts de production futurs (8 593) (15 372) (4 040) (1 942) (5 224) (35 171)
Coûts de développement futurs (10 423) (21 594) (1 863) (733) (7 497) (42 110)
Impôts futurs (15 651) (14 571) (367) (1 577) (2 545) (34 711)
Cash-flows nets futurs, après impôts 8 082 16 224 1 693 2 795 4 479 33 273
Actualisation à 10% (3 645) (8 144) (715) (1 333) (3 450) (17 287)
Calcul normalisé des cash-flows nets futurs actualisés 4 437 8 080 978 1 462 1 029 15 986
Au 31 décembre 2009
Revenus futurs 50 580 107 679 18 804 9 013 32 004 218 080
Coûts de production futurs (11 373) (23 253) (8 286) (2 831) (6 996) (52 739)
Coûts de développement futurs (12 795) (21 375) (5 728) (698) (6 572) (47 168)
Impôts futurs (17 126) (36 286) (1 293) (2 041) (5 325) (62 071)
Cash-flows nets futurs, après impôts 9 286 26 765 3 497 3 443 13 111 56 102
Actualisation à 10% (3 939) (13 882) (2 696) (1 558) (8 225) (30 300)
Calcul normalisé des cash-flows nets futurs actualisés 5 347 12 883 801 1 885 4 886 25 802
Au 31 décembre 2009
Revenus futurs – 1 432 16 750 48 486 – 66 668
Coûts de production futurs – (624) (6 993) (30 739) – (38 356)
Coûts de développement futurs – (26) (1 924) (3 891) – (5 841)
Impôts futurs – (245) (3 650) (1 843) – (5 738)
Cash-flows nets futurs, après impôts – 537 4 183 12 013 – 16 733
Actualisation à 10% – (239) (2 816) (6 383) – (9 438)
Calcul normalisé des cash-flows nets futurs actualisés – 298 1 367 5 630 – 7 295
TOTAL / 285
10 ANNEXE 2
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES (NON AUDITÉES) Autres informations complémentaires
Filiales consolidées
2009 Europe Afrique Amériques Moyen-Orient Asie Total
Production de gaz naturel commercialisable (Mpc/j) (a) 1 643 480 545 297 1 224 4 189
Prix de production (b)
Huile (€/b) 40,76 40,77 36,22 39,94 37,66 40,38
Bitume (€/b) – – 23,17 – – 23,17
Gaz naturel (€/kpc) 4,81 1,33 1,56 0,72 4,47 3,70
Coûts de production unitaires (€/bep) (c)
Total liquides et gaz 5,16 4,22 3,43 3,69 2,42 4,16
Bitume – – 25,45 – – 25,45
(a) Ces volumes de gaz sont différents de ceux inclus dans le tableau de l’évolution des réserves. Ils excluent l’auto-consommation de gaz lors des opérations de production.
(b) Les volumes utilisés pour ce calcul sont les volumes vendus issus de la production du Groupe.
(c) Les volumes d’huile utilisés pour ce calcul sont ceux inclus dans le tableau de l’évolution des réserves. Les volumes de gaz naturel sont différents de ceux inclus dans le
tableau de l’évolution des réserves. Ils excluent l’auto-consommation de gaz lors des opérations de production.
Le chapitre 11 (Annexe 3 – TOTAL S.A.) a été arrêté par le Conseil d’administration le 10 février 2010 et n’est pas mis à jour
des éléments postérieurs à cette date.
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES ANNUELS p. 290
TOTAL / 287
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A.
Rapport spécial des commissaires aux comptes
sur les conventions et engagements réglementés
Aux Actionnaires,
En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions et engagements
réglementés.
En application de l’article L. 225-40 du Code de commerce, nous avons été avisés des conventions et engagements visés à l’article L. 225-38
du Code de commerce qui ont fait l’objet de l’autorisation préalable de votre Conseil d’administration.
Il ne nous appartient pas de rechercher l’existence de conventions et d’engagements, mais de vous communiquer, sur la base des
informations qui nous ont été données, les caractéristiques et les modalités essentielles de ceux dont nous avons été avisés, sans avoir à
nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé. Il vous appartient, selon les termes de l’article R.225-31 du Code de commerce, d’apprécier
l’intérêt qui s’attachait à la conclusion de ces conventions ou engagements en vue de leur approbation.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimées nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie
nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui
nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
‹ Nature et objet :
Ces dirigeants sociaux bénéficieront des mêmes dispositions que les salariés de TOTAL S.A. en matière d’indemnité de départ à la retraite et
de régime supplémentaire de retraite.
‹ Modalités :
- Indemnités de départ à la retraite
Les dirigeants sociaux bénéficient de l’indemnité de départ à la retraite d’un montant égal à celle prévue par la convention collective nationale
de l’industrie du pétrole pour les salariés concernés du groupe TOTAL. Cette indemnité est égale à 25% de la rémunération annuelle fixe et
variable perçue au cours des douze derniers mois précédant le départ du dirigeant social.
Le versement de l’indemnité de départ à la retraite des dirigeants sociaux est soumis à une condition de performance, considérée comme
remplie si deux au moins des trois critères définis ci-dessous sont satisfaits :
- la moyenne des ROE (Return On Equity) des trois années précédant l’année de départ du dirigeant social atteint au moins 12% ;
- la moyenne des ROACE (Return On Average Capital Employed) des trois années précédant l’année de départ du dirigeant social atteint au
moins 10% ;
- le taux de croissance de la production de pétrole et du gaz du groupe TOTAL est supérieur ou égal à la moyenne du taux de croissance
des quatre sociétés : ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, au cours des trois années précédant l’année de départ du dirigeant social.
Le régime supplémentaire de retraite est celui applicable aux dirigeants sociaux et salariés du Groupe dont la rémunération excède un
montant égal à huit fois le plafond de la sécurité sociale, au-delà duquel il n’existe pas de système légal ou conventionnel de retraite.
Ce régime supplémentaire de retraite, financé et géré par TOTAL S.A., procure à ses bénéficiaires une pension qui est fonction de
l’ancienneté, limitée à vingt ans, et de la fraction de la rémunération brute (fixe et variable) excédant le seuil de huit fois le plafond annuel de la
sécurité sociale. Cette pension de retraite est indexée sur l’évaluation du point ARRCO (Association pour le Régime de Retraite
Complémentaire des salariés).
Au 31 décembre 2009, les engagements à la charge de la Société au titre du régime supplémentaire de retraite correspondent pour le
Président, à une pension annuelle égale à 26,29% de sa rémunération annuelle perçue en 2009.
En ce qui concerne le Directeur Général, les engagements au 31 décembre 2009 correspondent à une pension annuelle égale à 18,72% de la
rémunération brute que celui-ci a perçue en 2009.
‹ Nature et objet :
En cas de résiliation ou de non renouvellement de son mandat social, le Directeur Général bénéficiera d’une indemnité.
‹ Modalités :
Cette indemnité sera égale à deux années de rémunération brute.
La base de référence sera constituée par la rémunération brute (fixe et variable) des douze mois précédant la date de résiliation ou de non
renouvellement du mandat social.
L’indemnité de départ, versée en cas de changement de contrôle ou de stratégie décidé par la société, ne sera pas due en cas de faute grave
ou lourde, ou si le Directeur Général quitte la société à son initiative, change de fonctions à l’intérieur du Groupe ou peut faire valoir à brève
échéance ses droits à la retraite à taux plein.
Le versement de cette indemnité en cas de résiliation ou de non renouvellement du mandat social sera soumis à une condition de
performance, considérée comme remplie si deux au moins des trois critères définis ci-dessous sont satisfaits :
- la moyenne des ROE (Return On Equity) des trois années précédant l’année de départ du Directeur Général atteint au moins 12%
- la moyenne des ROACE (Return On Average Capital Employed) des trois années précédant l’année de départ du Directeur Général atteint
au moins 10% ;
- le taux de croissance de la production de pétrole et du gaz du groupe TOTAL est supérieur ou égal à la moyenne du taux de croissance
des quatre sociétés : ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, au cours des trois années précédant l’année de départ du Directeur Général.
TOTAL / 289
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A.
Rapport des commissaires aux comptes
sur les comptes annuels
䡲 Compte de résultat
Exercice
(en milliers d’euros) 2009 2008 2007
Chiffre d’affaires (note 12) 8 222 687 11 867 602 9 604 753
Charges nettes d’exploitation (note 13) (6 758 269) (8 691 677) (7 273 461)
Dotations aux amortissements et provisions d’exploitation (note 14) (129 113) (76 675) (75 954)
Résultat d’exploitation 1 335 305 3 099 250 2 255 338
Charges et produits financiers (note 15) (449 419) (1 438 676) (1 473 411)
Dividendes (note 16) 5 777 717 7 161 752 6 749 061
(Dotations) reprises aux provisions financières (236 234) (372 254) (1 114 696)
Autres charges et produits financiers (note 17) 2 328 128 859 243 024
Résultat financier 5 094 392 5 479 681 4 403 978
Résultat courant 6 429 697 8 578 931 6 659 316
Résultat sur cessions de titres et prêts 639 371 (70 207) 691 737
Résultat sur cessions d’immobilisations – (24) 58
Éléments exceptionnels (13 802) (19 234) 5 648
Résultat exceptionnel (note 18) 625 569 (89 465) 697 443
Participation et intéressement des salariés (36 973) (44 502) (45 701)
Impôts (1 384 612) (2 437 355) (1 532 133)
Résultat net 5 633 681 6 007 609 5 778 925
TOTAL / 291
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Comptes sociaux Société mère
䡲 Bilan
au 31 décembre
(en milliers d’euros) 2009 2008 2007
ACTIF
Actif immobilisé
Immobilisations incorporelles 775 519 322 360 282 442
Amortissements et provisions (208 540) (178 718) (155 370)
Immobilisations incorporelles, valeur nette 566 979 143 642 127 072
Immobilisations corporelles (note 2) 511 070 483 888 431 873
Amortissements et provisions (327 094) (308 656) (269 702)
Immobilisations corporelles, valeur nette 183 976 175 232 162 171
Titres de participation et créances rattachées (note 3) 78 874 175 77 479 879 76 809 154
Amortissements et provisions (545 634) (545 925) (535 460)
Autres immobilisations financières (note 4) 59 547 1 297 618 1 701 054
Immobilisations financières, valeur nette 78 388 088 78 231 572 77 974 748
Total actif immobilisé 79 139 043 78 550 446 78 263 991
Actif circulant
Stocks 2 293 2 931 2 701
Créances d’exploitation (note 5) 2 062 978 1 778 280 1 808 898
Valeurs mobilières de placement 596 076 760 779 864 989
Disponibilités et dépôts à court terme 225 209 426 877 534 405
Total actif circulant 2 886 556 2 968 867 3 210 993
Charges constatées d’avance 3 532 8 763 7 082
Écarts de conversion (note 11) 212 588 110 047 300 679
Total de l’actif 82 241 719 81 638 123 81 782 745
PASSIF
Capitaux propres (note 6)
Capital 5 871 057 5 929 520 5 988 830
Primes 27 170 640 28 283 676 29 597 987
Réserves (note 6 B) 3 975 314 3 977 370 3 976 490
Report à nouveau 4 114 277 3 416 997 2 496 875
Résultat net 5 633 681 6 007 609 5 778 925
Acompte sur dividendes (2 660 016) (2 655 125) (2 348 019)
Total des capitaux propres 44 104 953 44 960 047 45 491 088
Provisions pour risques et charges (notes 7 et 8) 3 199 872 2 926 271 2 541 983
Dettes
Dettes financières long terme (note 9) 14 614 076 10 935 544 7 281 800
Dettes financières court terme (note 9) 18 651 431 21 364 571 24 966 195
Dettes d’exploitation (note 10) 1 671 306 1 450 432 1 501 634
Total des dettes 34 936 813 33 750 547 33 749 629
Produits constatés d’avance – 1 159 –
Écarts de conversion (note 11) 81 99 45
Total du passif 82 241 719 81 638 123 81 782 745
Exercice
(en millions d’ euros) 2009 2008 2007
Flux de trésorerie d’exploitation
Résultat net 5 634 6 008 5 779
Dotations (Reprises) aux amortissements et provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles et
incorporelles 89 63 60
Dotations (Reprises) aux provisions des immobilisations financières – 2 132
Dotations (Reprises) aux autres provisions 274 384 980
Marge brut d’autofinancement 5 997 6 457 6 951
(Profits) Pertes sur cessions (639) 26 (692)
Diminution (Augmentation) du besoin en fonds de roulement (299) (35) (273)
Autres, net 31 82 44
Flux de trésorerie d’exploitation 5 090 6 530 6 030
Flux de trésorerie d’investissement
Acquisition d’immobilisations corporelles et incorporelles (538) (92) (53)
Acquisition de titres de participation et augmentations de prêts long terme (1 401) (1 276) (2 070)
Investissements (1 939) (1 368) (2 123)
Produits de cession sur titres et remboursements de prêts long terme 955 885 1 427
Désinvestissements 955 885 1 427
Flux de trésorerie d’investissement (984) (483) (696)
Flux de trésorerie de financement
Augmentation de capital 32 257 82
Rachat d’actions propres – (1 222) (1 641)
Solde du dividende payé en numéraire (2 655) (2 511) (2 362)
Acompte sur dividende payé en numéraire (2 660) (2 655) (2 348)
Remboursement d’emprunts à long terme (245) (407) (133)
Augmentation (Diminution) des dettes financières et concours bancaires courants 1 220 384 1 206
Flux de trésorerie de financement (4 308) (6 154) (5 196)
Augmentation (Diminution) des disponibilités et dépôts à court terme (202) (107) 138
Disponibilités et dépôts à court terme au bilan d’ouverture 427 534 396
Disponibilités et dépôts à court terme au bilan de clôture 225 427 534
TOTAL / 293
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Comptes sociaux Société mère
Actions émises
Réserves et
Primes report à Réserve de
(en millions d’euros) Nombre Montant d’émission nouveau réévaluation Total
Au 1er janvier 2007 2 425 767 953 6 064 31 156 8 798 38 46 056
Solde du dividende payé en numéraire (a) (2 362) (2 362)
Résultat net 2007 5 778 5 778
Acompte sur dividende 2007 (b) (2 348) (2 348)
Réduction de capital (33 005 000) (82) (1 651) (1 733)
Exercice d’options de souscription d’actions Elf
Aquitaine bénéficiant de la garantie d’échange 315 312 1 17 18
Émission d’actions 2 453 832 6 76 82
Variation des écarts de réévaluation
Au 31 décembre 2007 2 395 532 097 5 989 29 598 9 866 38 45 491
Solde du dividende payé en numéraire (c) (2 511) (2 511)
Résultat net 2008 6 008 6 008
Acompte sur dividende 2008 (d) (2 655) (2 655)
Émission d’actions réservée aux salariés 4 870 386 12 204 216
Réduction de capital (30 000 000) (75) (1 566) (1 641)
Exercice d’options de souscription d’actions Elf
Aquitaine bénéficiant de la garantie d’échange 227 424 1 9 10
Émission d’actions 1 178 167 3 38 41
Variation des écarts de réévaluation 1 1
Au 31 décembre 2008 2 371 808 074 5 930 28 283 10 708 39 44 960
Solde du dividende payé en numéraire (e) (2 655) (2 655)
Résultat net 2009 5 634 5 634
Acompte sur dividende 2009 (f) (2 660) (2 660)
Réduction de capital (24 800 000) (62) (1 160) (1 222)
Exercice d’options de souscription d’actions Elf
Aquitaine bénéficiant de la garantie d’échange 480 030 1 17 18
Émission d’actions 934 780 2 30 32
Variation des écarts de réévaluation (2) (2)
Au 31 décembre 2009 2 348 422 884 5 871 27 170 11 027 37 44 105
(a) Solde du dividende 2006 versé en 2007 : 2 362 millions d’euros (1,00 euro par action).
(b) Acompte sur dividende versé en 2007 : 2 348 millions d’euros (1,00 euro par action).
(c) Solde du dividende 2007 versé en 2008 : 2 511 millions d’euros (1,07 euro par action).
(d) Acompte sur dividende versé en 2008 : 2 655 millions d’euros (1,14 euro par action).
(e) Solde du dividende 2008 versé en 2009 : 2 655 millions d’euros (1,14 euro par action).
(f) Acompte sur dividende versé en 2009 : 2 660 millions d’euros (1,14 euro par action).
Les comptes de l’exercice 2009 sont établis conformément à la Les créances et dettes sont comptabilisées à leur valeur nominale.
réglementation comptable française. Une provision pour dépréciation des créances est pratiquée lorsque
la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur comptable.
Immobilisations corporelles
Comptabilisation des opérations en devises
Les immobilisations corporelles figurent au bilan pour leur valeur étrangères
d’origine corrigée des incidences de la réévaluation légale de 1976.
Ces immobilisations sont amorties linéairement sur leur durée de Les créances et dettes en devises étrangères sont converties en
vie estimée : euros au cours de change à la clôture de l’exercice. Les différences
de conversion sur les éléments ne faisant pas l’objet d’une
Constructions 20 – 30 ans couverture de change sont comptabilisées en écart de conversion
Mobilier, agencements 5 – 10 ans actif ou passif. Les pertes de change latentes donnent lieu à la
Matériel de transport 2 – 5 ans constitution d’une provision pour risques.
Matériel et mobilier de bureau 5 – 10 ans
Matériel informatique 3 – 5 ans Les différences de conversion sur les autres créances et dettes en
devises étrangères sont comptabilisées en résultat et compensées
Immobilisations financières par les gains ou pertes latents résultant d’opérations de couverture
de change hors bilan.
Les titres de participation sont comptabilisés au coût d’acquisition
éventuellement corrigé de la réévaluation légale de 1976. Instruments financiers
Les créances rattachées à des participations sont valorisées à leur Le Groupe utilise des instruments financiers dans un but quasiment
valeur nominale. exclusif de couverture afin de gérer son exposition aux fluctuations
des taux d’intérêt et des cours de change de devises étrangères.
Pour le secteur Amont, les titres de participation et créances
rattachées font l’objet d’une provision à hauteur des dépenses Dans le cadre de cette politique, le Groupe a recours à des swaps
d’exploration en l’absence d’une décision de mise en production. de taux d’intérêt et de devises. Les différentiels d’intérêts ou les
Dans l’hypothèse où il a été mis en évidence l’existence de réserves reports et déports attachés à ces swaps sont constatés, prorata
prouvées, la valeur des titres et créances est limitée au montant des temporis, au compte de résultat en charges ou produits financiers,
revenus futurs actualisés au moment de la clôture. sur la durée de vie des éléments auxquels ils sont adossés.
Pour les autres secteurs, les provisions pour dépréciation des titres Le Groupe peut aussi utiliser d’autres contrats de futures, caps,
de participation et créances rattachées sont calculées en fonction floors, et options. La variation des valeurs de marché de futures
des capitaux propres, de la valeur économique et de l’intérêt de la constituant des opérations de couverture est constatée au compte
détention des titres. de résultat en charges ou produits financiers de façon symétrique
au résultat de l’élément couvert. Pour les contrats optionnels, cet
étalement s’applique aux primes payées.
Stocks
Les éventuelles pertes latentes associées aux opérations pour
Les stocks sont évalués au prix de revient ou à la valeur de marché
lesquelles les critères de qualification comptable de couverture ne
si celle-ci est inférieure. Les stocks d’hydrocarbures bruts et de
sont pas respectés sont provisionnées.
produits pétroliers sont évalués selon la méthode FIFO (First In,
First Out).
TOTAL / 295
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Annexe aux comptes sociaux
2) Immobilisations corporelles
2009 2008
Au 31 décembre Amortissements
(en millions d’euros) Brut et provisions Net Net
Terrains 34 – 34 34
Constructions 92 (42) 50 54
Autres 385 (285) 100 87
Total (a) 511 (327) 184 175
(a) Au 31 décembre 2008, les valeurs brutes et les amortissements et provisions s’élevaient à 484 millions d’euros et 309 millions d’euros.
(a) Les mouvements des créances rattachées résultent essentiellement des flux de financement de Total Finance et Total Treasury.
(a) Le montant brut au 31 décembre 2009 comprend 5 240 millions d’euros se rapportant aux entreprises liées.
(b) Le montant net au 31 décembre 2009 se répartit entre échéances à moins d’un an et échéances à plus d’un an, soit respectivement 1 621 millions d’euros et 4 095 millions
d’euros.
(c) Au 31 décembre 2008, les valeurs brutes et les provisions s’élevaient respectivement à 77 480 millions d’euros et 546 millions d’euros.
(a) Les diminutions non monétaires correspondent aux actions TOTAL annulées en 2009.
5) Créances d’exploitation
2009 2008
Au 31 décembre Provisions pour
(en millions d’euros) Brut dépréciation Net Net
Créances clients et comptes rattachés 945 – 945 698
Autres créances d’exploitation 1 118 – 1 118 1 080
Total (a) (b) 2 063 – 2 063 1 778
(a) Dont 1 073 millions d’euros concernant les entreprises liées au 31 décembre 2009.
(b) La totalité est à moins d’un an.
TOTAL / 297
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Annexe aux comptes sociaux
6) Capitaux propres
A) Évolution du capital
Les variations du nombre d’actions composant le capital social s’analysent comme suit :
Données historiques
Au 1er janvier 2007 2 425 767 953
Actions émises en raison de : Exercice d’options de souscription d’actions TOTAL 2 453 832
Garantie d’échange offerte aux bénéficiaires d’options de
souscription d’actions Elf Aquitaine 315 312
Actions annulées (a) (33 005 000)
Au 1er janvier 2008 2 395 532 097
Actions émises en raison de : Augmentation de capital réservée aux salariés 4 870 386
Exercice d’options de souscription d’actions TOTAL 1 178 167
Garantie d’échange offerte aux bénéficiaires d’options de
souscription d’actions Elf Aquitaine 227 424
Actions annulées (b) (30 000 000)
Au 1er janvier 2009 2 371 808 074
Actions émises en raison de : Exercice d’options de souscription d’actions TOTAL 934 780
Garantie d’échange offerte aux bénéficiaires d’options de
souscription d’actions Elf Aquitaine 480 030
Actions annulées (c) (24 800 000)
Au 31 décembre 2009 (d) 2 348 422 884
B) Réserves
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Réserve spéciale de réévaluation 37 39 38
Réserve légale 740 740 740
Réserves réglementées 2 808 2 808 2 808
Réserves 390 390 390
Total 3 975 3 977 3 976
Augmentations Diminutions
Au 31 décembre Brut début Non Brut fin
(en millions d’euros) de période Utilisées utilisées de période
Provisions pour risques financiers 2 764 405 (1) (167) (c) 3 001 (a)
Provisions pour risques d’exploitation (dont note 8) et charges de rémunération 138 183 (c) (122) – 199 (b)
Provisions pour risques exceptionnels 24 – (24) – –
Total 2 926 588 (147) (167) 3 200
(a) Les provisions pour risques financiers comprennent principalement une garantie donnée à une filiale de financement de l’activité Amont pour 2 719 millions d’euros, ainsi
qu’une provision pour risque de change d’un montant de 213 millions d’euros.
(b) Les provisions pour risques d’exploitation représentent des provisions de 137 millions d’euros pour retraites, pensions et obligations similaires et de 8 millions d’euros pour
médailles du travail, ainsi qu’une provision de 54 millions d’euros pour attribution gratuite d’actions. Son montant est calculé sur la base de la valeur des actions achetées en
couverture du plan et prorata temporis de la période dite d’acquisition, soit deux ans, au terme de laquelle l’attribution des actions à leur bénéficiaire est définitive, sous
réserve qu’une condition de performance soit remplie (cf. note 23).
(c) La provision de 125 millions d’euros existante en risques financiers au 31 décembre 2008 a été transférée au cours de l’exercice en risques d’exploitation.
TOTAL / 299
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Annexe aux comptes sociaux
Pour les régimes à prestations définies, les engagements sont évalués à l’aide de la méthode prospective dite des « unités de crédits
projetées ». L’estimation actuarielle dépend de différentes hypothèses telles que l’ancienneté, l’espérance de vie, le taux de rotation du
personnel de l’entreprise ainsi que les hypothèses de revalorisation et d’actualisation.
2009 2008
Taux d’actualisation 4,96% 5,75%
Taux moyen de revalorisation des salaires 4,14% 4,14%
Taux de rendement moyen prévu des placements attendu au titre de N+1 5,95% 6,27%
Espérance de durée résiduelle moyenne d’activité 10-20 ans 10-20 ans
TOTAL S.A. enregistre dans ses comptes la provision couvrant les engagements relatifs aux droits des bénéficiaires pour les régimes non
confiés à des organismes d’assurance extérieurs.
Les gains et pertes actuariels résultant notamment des changements dans les hypothèses sont amortis linéairement sur la durée de vie active
restante du personnel concerné.
L’engagement de la société pour les régimes non confiés à des organismes d’assurance extérieurs se rapproche de la provision constatée de
la manière suivante :
L’engagement de la société pour les régimes externalisés auprès de fonds d’assurance s’élève à :
9) Dettes financières
Échéances au 31 décembre
À plus
d’un an
et
À un an moins À plus
(en millions d’euros) 2009 au plus de 5 ans de 5 ans 2008
Emprunts obligataires
Emprunt 6,20% 1997-2009 (900 millions de francs français) (a) – – – – 124
Emprunt 5,125% 1998-2009 (1 000 millions de francs français) (a) – – – – 119
Emprunt 5% 1998-2013 (1 000 millions de francs français) (a) 116 – 116 – 120
Emprunt 5,65% 2000-2010 (100 millions d’euros) (a) 61 61 – – 63
Intérêts courus 1 1 – – 5
Total des emprunts obligataires 178 62 116 – 431
Emprunts divers (b) 15 047 549 14 498 – 12 669
Comptes courants financiers (c) 18 041 18 041 – – 19 200
Total 33 266 18 652 14 614 – 32 300
(a) Ces emprunts ont été transformés en emprunts en dollars à taux variable par des swaps d’émission adossés individuellement.
(b) Dont 15 042 millions d’euros concernant les entreprises liées.
(c) Dont 18 041 millions d’euros concernant les entreprises liées.
(a) À l’exclusion des factures non parvenues (404 millions d’euros) et des factures des fournisseurs des succursales implantées à l’étranger (301 millions d’euros), il reste un
encours de 39 millions d’euros, dont 18 millions d’euros hors Groupe, pour lequel l’échéancier est le suivant : échu au 31 décembre 2009 pour 12 millions d’euros et à échoir
au plus tard le 31 janvier 2010 pour 27 millions d’euros.
(b) Dont 222 millions d’euros en 2009 concernant les entreprises liées.
(c) Concerne en totalité des échéances à moins d’un an.
TOTAL / 301
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Annexe aux comptes sociaux
16) Dividendes
(en millions d’euros) 2009 2008
Amont 1 779 1 448
Aval 299 526
Chimie 4 1 017
Activités financières 3 696 4 171
Total 5 778 7 162
L’agrément de TOTAL S.A. au régime du bénéfice consolidé couvre à terme. Le Groupe ne couvre que rarement des flux prévisionnels et il
la période 2008-2010. peut notamment, dans ce cas, avoir recours à des options.
Pour le risque de change généré par l’activité commerciale, la Une information plus détaillée sur la politique de gestion des
couverture des revenus et coûts en devises étrangères s’effectue risques est exposée dans le Chapitre 4 (Facteurs de risques) du
essentiellement par des opérations de change au comptant et parfois présent Document de référence.
21) Engagements
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008
Engagements donnés
Garanties sur droits de douane 1 021 1 021
Garanties sur emprunts bancaires 4 689 4 985
Garanties sur autres engagements 4 115 2 282
Garanties sur lignes de crédit confirmées 500 4 322
Programme de financements court terme (a) 16 669 17 022
Programme d’émission d’emprunts obligataires (a) 25 207 20 443
Total des engagements donnés 52 201 50 075
Engagements reçus
Garanties sur lignes de crédit confirmées 5 419 5 467
Garanties sur découverts autorisés confirmés 5 627 –
Autres engagements reçus 1 130 –
Total des engagements reçus 12 176 5 467
(a) Garanties des emprunts obligataires et des programmes de financements court terme émis par Total Capital. Sur un programme de 41 876 millions d’euros,
19 647 millions d’euros ont été émis au 31 décembre 2009 contre 13 893 millions au 31 décembre 2008.
Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008
Swaps d’émission
Montant notionnel, pied de coupon (a) 177 426
Valeur de marché, pied de coupon (b) 92 133
Contrat à terme de devises
Montant notionnel (a) 919 1 367
Valeur de marché (b) 4 7
(a) Ces montants fixent le niveau d’engagement notionnel sans être représentatifs d’une perte ou d’un gain latent.
(b) Cette valeur a été déterminée sur une base individuelle en actualisant les flux de trésorerie futurs avec les courbes de taux « zéro coupon » en vigueur à la clôture des
exercices avec prise en compte d’un spread déterminé pour le Groupe.
TOTAL / 303
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Annexe aux comptes sociaux
Prix
d’exercice
moyen
Plan 2003 Plan 2004 Plan 2005 Plan 2006 Plan 2007 Plan 2008 Plan 2009 Total pondéré
Date d’Assemblée générale 17/05/2001 14/05/2004 14/05/2004 14/05/2004 11/05/2007 11/05/2007 11/05/2007
Date d’attribution (a) 16/07/2003 20/07/2004 19/07/2005 18/07/2006 17/07/2007 09/10/2008 15/09/2009
Prix d’exercice jusqu’au 23 mai
2006 inclus (b) 33,30 39,85 49,73 – – – –
Prix d’exercice à compter du
24 mai 2006 (b) 32,84 39,30 49,04 50,60 60,10 42,90 39,90
(a) La date d’attribution correspond à la date du Conseil d’administration ayant décidé l’attribution d’options de souscription d’actions, sauf pour l’attribution du 9 octobre 2008
qui a été décidée par le Conseil d’administration du 9 septembre 2008.
(b) Prix d’exercice en euros. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des options de
souscription d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les prix d’exercice des
options de souscription d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(c) Les nombres d’options attribuées, existantes, annulées ou exercées avant le 23 mai 2006 inclus ont été multipliés par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du
nominal de l’action TOTAL décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale des actionnaires.
Les options sont exerçables, sous réserve qu’une condition de par le Groupe et calculés à partir du bilan et du compte de résultat
présence soit remplie, avec un différé de deux ans assorti d’un consolidés du Groupe relatifs aux exercices 2009 et 2010. Le taux
délai d’incessibilité de quatre ans à compter de la date d’attribution d’attribution est nul si la moyenne des ROE est inférieure ou égale à
et doivent être exercées dans un délai de huit ans à compter de 7%, varie linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROE
cette date. Pour les plans 2007, 2008 et 2009, le délai d’incessibilité est supérieure à 7% et inférieure à 18%, et est égal à 100% si la
de quatre ans n’est pas applicable aux bénéficiaires sous contrat moyenne des ROE est supérieure ou égale à 18%.
d’une société filiale non française à la date d’attribution, lesquels
peuvent céder les actions issues d’exercice d’options à compter o Pour 50% des options de souscription attribuées, une condition
d’un délai de deux ans après la date d’attribution. de performance dispose que le nombre définitif d’options
attribuées est fonction de la moyenne des taux de rentabilité des
La condition de présence dispose que la rupture du contrat de capitaux mis en œuvre du Groupe (Return On Average Capital
travail retirera au bénéficiaire la faculté d’exercice des options. Employed ou ROACE) tels que publiés par le Groupe et calculés
à partir du bilan et du compte de résultat consolidés du Groupe
Pour le plan 2009, le Conseil d’administration a décidé que pour relatifs aux exercices 2009 et 2010. Le taux d’attribution est nul si
chaque attributaire bénéficiant d’un nombre d’options supérieur à la moyenne des ROACE est inférieure ou égale à 6%, varie
25 000 options, à l’exception du Directeur Général, le tiers des linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROACE est
options au-delà de ce nombre lui sera définitivement attribué sous supérieure à 6% et inférieure à 15%, et est égal à 100% si la
réserve qu’une condition de performance soit remplie. Cette moyenne des ROACE est supérieure ou égale à 15%.
condition de performance est fonction de la moyenne des taux de
rentabilité des capitaux propres du Groupe (Return On Equity ou Pour les plans 2007 et 2008, le Conseil d’administration a décidé
ROE) tels que publiés par le Groupe et calculés à partir du bilan et que pour chaque attributaire bénéficiant d’un nombre d’options
du compte de résultat consolidés du Groupe relatifs aux exercices supérieur à 25 000 options, le tiers des options au-delà de ce
2009 et 2010. nombre lui sera définitivement attribué sous réserve qu’une
condition de performance soit remplie. Cette condition de
Le taux d’attribution : performance dispose que le nombre définitif d’options attribuées
est fonction du ROE du Groupe calculé sur base des comptes
o est nul si la moyenne des ROE est inférieure ou égale à 7% ; consolidés publiés par le Groupe et relatifs à l’exercice précédant
o varie linéairement entre 0% et 100% si la moyenne des ROE est l’année d’attribution définitive.
supérieure à 7% et inférieure à 18% ;
Ce taux d’attribution :
o est égal à 100% si la moyenne des ROE est supérieure ou égale
à 18%.
o est nul si le ROE est inférieur ou égal à 10% ;
Par ailleurs, le Conseil d’administration a décidé que, pour le o varie linéairement entre 0% et 80% si le ROE est supérieur à 10%
Directeur Général, le nombre d’options de souscription et inférieur à 18% ;
définitivement attribuées à celui-ci sera fonction de deux conditions
o varie linéairement entre 80% et 100% si le ROE est supérieur ou
de performance.
égal à 18% et inférieur à 30% ;
o Pour 50% des options de souscriptions attribuées, une condition o est égal à 100% si le ROE est supérieur ou égal à 30%.
de performance dispose que le nombre définitif d’options
attribuées est fonction de la moyenne des ROE du Groupe tels Pour le plan 2007, le taux d’attribution des options, lié à la condition
que publiés de performance, était de 100%.
TOTAL / 305
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Annexe aux comptes sociaux
Prix d’exercice
Plan 1999 (a) Plan 2000 (b) Plan 2001 (c) Plan 2002 (d) Total moyen pondéré
Date d’Assemblée générale 21/05/1997 21/05/1997 17/05/2001 17/05/2001
Date d’attribution (e) 15/06/1999 11/07/2000 10/07/2001 09/07/2002
Prix d’exercice jusqu’au 23 mai 2006 inclus (f) 28,25 40,68 42,05 39,58
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 (f) 27,86 40,11 41,47 39,03
Date d’échéance 15/06/2007 11/07/2008 10/07/2009 09/07/2010
Nombre d’options (g)
Existantes au 1er janvier 2007 1 370 424 4 928 505 6 861 285 9 280 716 22 440 930 39,33
Notifiées – – – – – –
Annulées (138 023) (3 452) (7 316) (7 104) (155 895) 29,28
Exercées (1 232 401) (1 782 865) (1 703 711) (2 210 429) (6 929 406) 37,92
Existantes au 1er janvier 2008 – 3 142 188 5 150 258 7 063 183 15 355 629 40,07
Notifiées – – – – –
Annulées (480 475) (3 652) (13 392) (497 519) 40,09
Exercées (2 661 713) (455 180) (598 934) (3 715 827) 40,10
Existantes au 1er janvier 2009 – 4 691 426 6 450 857 11 142 283 40,06
Notifiées – – – –
Annulées (4 650 446) (7 920) (4 658 366) 41,47
Exercées (40 980) (507 676) (548 656) 39,21
Existantes au 31 décembre 2009 – 5 935 261 5 935 261 39,03
(a) Les options étaient exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 5 ans à compter de la date d’attribution et devaient être exercées
dans un délai de 8 ans à compter de cette date. Ce plan est arrivé à échéance le 15 juin 2007.
(b) Les options étaient exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 4 ans assorti d’un délai d’incessibilité de 5 ans à compter de la
date d’attribution et devaient être exercées dans un délai de 8 ans à compter de cette date. Ce plan est arrivé à échéance le 11 juillet 2008.
(c) Les options étaient exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 3,5 ans assorti d’un délai d’incessibilité de 4 ans à compter de la
date d’attribution et devaient être exercées dans un délai de 8 ans à compter de cette date. Ce plan est arrivé à échéance le 10 juillet 2009.
(d) Les options sont exerçables, sous réserve qu’une condition de présence soit remplie, avec un différé de 2 ans assorti d’un délai d’incessibilité de 4 ans à compter de la date
d’attribution et doivent être exercées dans un délai de 8 ans à compter de cette date.
(e) La date d’attribution correspond à la date du Conseil d’administration ayant décidé l’attribution d’options d’achat d’actions.
(f) Prix d’exercice en euros. Afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006, les prix d’exercice des options d’achat
d’actions TOTAL des plans alors en vigueur ont été multipliés par 0,25. En outre, afin de tenir compte de l’apport-scission d’Arkema, les prix d’exercice des options d’achat
d’actions TOTAL de ces plans ont été multipliés par un coefficient d’ajustement égal à 0,986147 avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(g) Les nombres d’options attribuées, existantes, annulées ou exercées avant le 23 mai 2006 inclus ont été multipliés par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du
nominal de l’action TOTAL décidée le 12 mai 2006 par l’Assemblée générale des actionnaires.
Dans le cadre de l’offre publique d’échange sur les actions Elf garantie d’échange mentionnée ci-dessus (voir page 22 du
Aquitaine menée en 1999, le Groupe s’est engagé à garantir aux « Prospectus en vue de l’admission des actions Arkema aux
bénéficiaires d’options de souscription d’actions Elf Aquitaine, à négociations sur Euronext Paris dans le cadre de l’attribution des
l’issue de la période visée à l’article 163 bis C du Code général des actions Arkema aux actionnaires de TOTAL S.A. »). Cette parité
impôts (CGI) et jusqu’au terme de la période d’exercice des d’échange a été ajustée le 22 mai 2006 à six actions TOTAL pour
options, une faculté d’échange de leurs actions futures Elf une action Elf Aquitaine suite à l’approbation par l’Assemblée
Aquitaine contre des actions TOTAL sur la base de la parité générale des actionnaires d’Elf Aquitaine le 10 mai 2006 de
d’échange de l’offre (dix-neuf actions TOTAL pour treize actions Elf l’apport-scission de S.D.A. par Elf Aquitaine, et à l’approbation par
Aquitaine). l’Assemblée générale des actionnaires de TOTAL S.A. le 12 mai
2006 de l’apport-scission d’Arkema par TOTAL S.A. ainsi que de la
Afin de prendre en compte l’apport-scission de S.D.A. (Société de division par quatre du nominal de l’action TOTAL.
Développement Arkema) par Elf Aquitaine, l’apport-scission
d’Arkema par TOTAL S.A. et la division par quatre du nominal de Au cours de l’année 2009, 75 699 options ont été levées et 80 005
l’action TOTAL, le Conseil d’administration de TOTAL S.A. du actions Elf Aquitaine ont été échangées à la parité de six actions
14 mars 2006 a décidé, conformément aux stipulations de TOTAL pour une action Elf Aquitaine à la suite de l’ajustement de la
l’engagement d’échange, d’ajuster la parité en vigueur dans la parité d’échange le 22 mai 2006.
Au 31 décembre 2009, cette garantie d’échange n’est plus en vigueur, les plans d’options de souscription d’actions Elf Aquitaine étant tous
échus. En conséquence, il n’existe plus d’actions Elf Aquitaine pouvant bénéficier de cette garantie au 31 décembre 2009.
Prix d’exercice
moyen
Plans d’options de souscription d’actions Elf Aquitaine (a) Plan 1999 n°1 Plan 1999 n°2 Total pondéré (b)
Prix d’exercice jusqu’au 23 mai 2006 inclus (b) 115,60 171,60
Prix d’exercice à compter du 24 mai 2006 (b) 114,76 170,36
Date d’échéance 30/03/2009 12/09/2009
Nombre d’options existantes au 1er janvier 2009 90 342 6 044 96 386 118,25
Nombre d’actions existantes au 1er janvier 2009 visées par la garantie
d’échange en actions TOTAL 5 295 – 5 295
Nombre d’options exercées en 2009 69 655 6 044 75 699 119,20
Nombre d’actions échangées en 2009 73 961 6 044 80 005
Nombre d’options existantes au 31 décembre 2009 – – –
Nombre d’actions existantes au 31 décembre 2009 visées par la garantie
d’échange en actions TOTAL – – –
Total des actions, existantes ou à créer, visées par la garantie
d’échange en actions TOTAL au 31 décembre 2009 – – –
(a) Ajustements du nombre d’options décidés par le Conseil d’administration d’Elf Aquitaine du 10 mars 2006 en application des dispositions des articles 174-9, 174-12 et
174-13 du décret n°67-236 du 23 mars 1967 en vigueur lors de la tenue de ce Conseil ainsi que lors de l’Assemblée générale des actionnaires d’Elf Aquitaine le 10 mai 2006,
dans le cadre de l’opération d’apport-scission de S.D.A. Ces ajustements ont été effectués le 22 mai 2006, avec prise d’effet le 24 mai 2006.
(b) Prix d’exercice en euros. Afin de tenir compte de l’apport-scission de S.D.A., les prix d’exercice des options de souscription d’actions Elf Aquitaine ont été multipliés par un
coefficient d’ajustement égal à 0,992769 avec prise d’effet le 24 mai 2006.
Plan 2005 (a) Plan 2006 Plan 2007 Plan 2008 Plan 2009 Total
Date d’Assemblée générale 17/05/2005 17/05/2005 17/05/2005 16/05/2008 16/05/2008
Date d’attribution (b) 19/07/2005 18/07/2006 17/07/2007 09/10/2008 15/09/2009
Date d’attribution définitive (fin de la période d’acquisition) 20/07/2007 19/07/2008 18/07/2009 10/10/2010 16/09/2011
Cession possible à compter du 20/07/2009 19/07/2010 18/07/2011 10/10/2012 16/09/2013
Nombre d’actions attribuées gratuitement
Existantes au 1er janvier 2007 2 267 096 2 272 296 4 539 392
Notifiées – – 2 366 365 2 366 365
Annulées (38 088) (6 212) (2 020) (46 320)
Attribuées définitivement (c) (2 229 008) (2 128) (1 288) (2 232 424)
Existantes au 1er janvier 2008 – 2 263 956 2 363 057 4 627 013
Notifiées – – – 2 791 968 2 791 968
Annulées (d) 2 840 (43 822) (29 504) (19 220) (89 706)
Attribuées définitivement (c) (d) (2 840) (2 220 134) (336) – (2 223 310)
Existantes au 1er janvier 2009 – – 2 333 217 2 772 748 5 105 965
Notifiées – – – – 2 972 018 2 972 018
Annulées 1 928 2 922 (12 418) (9 672) (5 982) (23 222)
Attribuées définitivement (c) (d) (1 928) (2 922) (2 320 799) (600) – (2 326 249)
Existantes au 31 décembre 2009 – – – 2 762 476 2 966 036 5 728 512
(a) Le nombre d’actions attribuées gratuitement a été multiplié par quatre afin de tenir compte de la division par quatre du nominal de l’action TOTAL intervenue le 18 mai 2006.
(b) La date d’attribution correspond à la date du Conseil d’administration ayant décidé l’attribution gratuite d’actions sauf pour l’attribution du 9 octobre 2008 qui a été décidée
par le Conseil d’administration du 9 septembre 2008.
(c) Attributions définitives à la suite du décès des bénéficiaires des actions (Plans 2005, 2006 et 2007 pour l’exercice 2007, Plan 2007 pour l’exercice 2008, Plan 2008 pour
l’exercice 2009).
(d) Pour les plans 2005 et 2006 : attributions définitives d’actions gratuites dont le droit à attribution avait été indûment annulé.
TOTAL / 307
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Annexe aux comptes sociaux
Pour les plans 2005, 2006 et 2007, les taux d’acquisition des
actions attribuées, liés aux conditions de performance, étaient de
100%.
Filiales et participations
Valeur comptable
Quote-part Autres des titres détenus
Au 31 décembre 2009 du capital capitaux Prêts et Chiffre Résultat Dividendes Avals et
(en millions d’euros) détenu en % Capital propres brute nette avances d’affaires net versés cautions
Filiales
Cray Valley S.A. 100,0 70 23 69 69 – 363 (2) – –
Elf Aquitaine 95,7 2 251 19 334 45 339 45 339 – – 4 012 2 455 –
Omnium Insurance Reinsur. Cie 100,0 28 394 114 114 – 278 72 82 –
Total China Investment Ltd 100,0 111 (18) 117 60 – 191 16 – –
Total Chimie 100,0 930 12 255 13 117 13 117 – – 851 750 –
Total E&P Canada 100,0 529 (253) 565 565 – 191 (14) – 1 322
Total E&P Holdings 65,8 6 2 776 1 118 1 118 – – 2 035 1 747 –
Total Énergie Développement 100,0 46 – 62 51 – 4 (6) – –
Total Gasandes S.A. 100,0 4 (17) 80 – 25 – (2) – 7
Total Gaz & Énergies Nouvelles Hld 100,0 330 48 330 330 – – 48 – –
Total Gestion U.S.A. 100,0 3 969 – 3 969 3 969 – – – – –
Total Holdings Europe 53,2 65 10 236 4 446 4 446 – – 3 048 104 –
Total Outre Mer 100,0 77 129 95 95 – 2 166 120 76 –
Total Raffinage Marketing 59,6 624 443 2 632 2 632 – 22 731 (670) – 1 000
Total Refining Saudi Arabia S.A.S. 100,0 80 (6) 80 80 99 – (6) – –
Autres – – – 921 632 5 701(a) – – 564 45 757
Total général 73 054 72 617 5 825 5 778 48 086 (b)
(a) Dont Total Finance pour 3 235 millions d’euros et Total Treasury pour 1 314 millions d’euros.
(b) Dont 41 876 millions d’euros concernant Total Capital pour les programmes d’émission d’emprunts obligataires et de financements court terme.
TOTAL / 309
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Autres informations financières Société mère
TOTAL / 311
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Autres informations financières Société mère
Personnel
(en milliers d’euros)
Effectif moyen des salariés pendant l’exercice (c) 6 595 6 311 6 027 5 731 5 459
Montant de la masse salariale de l’exercice 881 515 666 686 605 374 561 524 511 775
Montant des sommes versées au titre des avantages sociaux
de l’exercice (Sécurité sociale, oeuvres sociales, etc.) 312 973 282 040 258 875 245 755 236 352
TOTAL / 313
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Informations d’ordre social et environnemental
En application des dispositions de l’article L. 225-102-1 du Code de commerce issues de la loi du 15 mai 2001 sur les nouvelles régulations
économiques (dite loi NRE), la Société doit fournir des informations sur la manière dont sont prises en compte les conséquences sociales et
environnementales de son activité. Les données relatives à ces obligations sont présentées ci-après, étant précisé qu’au périmètre de
TOTAL S.A., les informations environnementales ne paraissent pas pertinentes. C’est pourquoi la Société présente ici les objectifs
environnementaux des filiales. Au-delà de ces obligations légales, la Société publie par ailleurs chaque année un rapport intitulé
Environnement et Société, qui traite des activités du Groupe, de leurs conséquences sociales et environnementales et qui présente les
objectifs du Groupe en la matière.
Social
Les femmes représentent 29,4% de l’effectif inscrit de TOTAL S.A. au 31 décembre 2009, en progression continue depuis trois ans.
Un accord européen sur l’égalité des chances a été signé au sein du Groupe le 21 novembre 2005. Cet accord confirme les engagements pris
par le Groupe de privilégier, de développer et de garantir pour les salariés la diversité et l’égalité de traitement depuis le recrutement jusqu’à la
fin du contrat de travail.
En outre, une négociation sur l’égalité professionnelle est en cours. Elle a débuté en groupe de travail paritaire par l’examen des résultats
d’une enquête menée par l’APEC sur l’égalité salariale hommes/femmes au périmètre de TOTAL S.A. notamment.
Âge et ancienneté moyens des salariés TOTAL S.A. 2009 2008 2007
Âge moyen : Hommes 44,5 44,9 45,2
Femmes 42,7 42,6 42,5
Ancienneté moyenne : Hommes 17,3 17,6 18,0
Femmes 16,6 16,7 16,8
Les départs à la retraite continuent de progresser à un moindre rythme. Les démissions restent à un niveau très faible (0,4% de l’effectif).
Les prestataires de service présents dans les établissements interviennent en majeure partie sur les moyens généraux et l’informatique.
4) Rémunérations
Évolution des rémunérations – TOTAL S.A. 2009 2008 2007
Moyenne par an (en euros) 70 075 69 895 68 184
Ces chiffres correspondent à la rémunération annuelle moyenne pour les salariés présents en 2009, incluant salaire de base et prime
d’ancienneté, exclusion faite de toutes autres primes. Ils comprennent la rémunération des cadres supérieurs et dirigeants.
Ces chiffres correspondent à la rémunération mensuelle moyenne pour les salariés présents en 2009, incluant salaire de base et prime
d’ancienneté, exclusion faite de toutes autres primes.
TOTAL / 315
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Informations d’ordre social et environnemental
Les salariés de TOTAL S.A. bénéficient d’un accord d’intéressement et d’un accord de participation concernant également plusieurs autres
sociétés du Groupe (Total Raffinage Marketing, TEPF, TIGF, Total ACS, Total Fluides, Totalgaz, ELF EP Productions SAS, CDF Energie). En
application de ces accords, et sur la base des résultats publiés, l’enveloppe globale de l’intéressement et de la participation versée au titre de
l’exercice 2008 a représenté 10% de la masse salariale cumulée de ces sociétés. Cette enveloppe est répartie pour partie de manière uniforme
et pour partie proportionnellement aux salaires. La répartition de l’intéressement et de la participation au titre de l’exercice 2009 n’interviendra
qu’en mai 2010 en application des accords d’intéressement et de participation conclus le 26 juin 2009 pour les exercices 2009, 2010 et 2011.
6) Formation
Nombre de salariés de TOTAL S.A. ayant bénéficié d’une action de formation 2009 2008 2007
3 405 3 836 3 606
La formation reste à un niveau élevé. Son objectif est de maintenir et renforcer le potentiel technique, et de répondre aux besoins exprimés par
les salariés. La formation concerne tant les jeunes professionnels que les seniors.
TOTAL S.A. s’engage depuis de nombreuses années en faveur de l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés et ce, à travers
notamment la signature en 2007 d’un accord collectif agréé pluriannuel et des partenariats avec des associations. Outre l’embauche directe
de personnes handicapées et la collaboration avec le secteur protégé, la Société forme ainsi chaque année des personnes handicapées pour
leur permettre d’accéder à des responsabilités professionnelles.
8) Œuvres sociales
Budget des comités
(en euros) 2009 2008 2007
14 143 009 13 212 418 11 682 784
Depuis 2003, TOTAL S.A. appartient à une unité économique et sociale (UES) formée avec la société Elf Exploration Production. Le budget
des comités en 2009 correspond au budget des Comités d’établissement de cette UES. Ce budget représente plus de 2,5% de la masse
salariale.
Les accords collectifs signés en 2009 portent notamment sur l’intéressement, la participation, la prévoyance et le renouvellement du comité de
groupe et du comité européen.
TOTAL / 317
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Informations d’ordre social et environnemental
Le Groupe s’est aussi donné pour but de mieux maîtriser ses o En ce qui concerne les relations avec les tiers, la charte
consommations d’énergie et de matières premières. Des recommande que les prestataires extérieurs, les fournisseurs et,
documents internes (feuilles de route et guides) décrivent les plus généralement, les partenaires industriels et commerciaux
enjeux, proposent des méthodologies et des pistes d’actions, adhèrent à la politique de sécurité et d’environnement du Groupe.
voire des objectifs chiffrés de réduction. En particulier, le guide Elle souligne également que les attentes des partenaires sociaux,
élaboré fin 2008, consacré à la gestion de la performance clients, actionnaires, tiers, parties prenantes en matière
énergétique, comprend des recommandations pour améliorer la d’environnement doivent être prises en considération, dans une
gestion de l’énergie dans les différents secteurs d’activité du attitude constructive de dialogue et de transparence. Une
Groupe. Depuis 2008, les secteurs d’activités se sont donné des attention particulière est portée aux relations avec le voisinage, et
objectifs chiffrés d’optimisation de leur efficacité énergétique de des expériences de partenariat étroit, de dialogue et de
1 à 2% par an selon ces secteurs. Ils proposent également à concertation, dont le rapport sociétal et environnemental du
leurs clients, au sein d’un programme « Total Ecosolutions », Groupe se fait l’écho, sont menées autour de quelques sites.
différents produits ou services innovants améliorant le bilan Elles sont destinées à se généraliser en fonction des
global sur le plan environnemental et énergétique. enseignements de la pratique. Différents outils à destination des
managers (Guide sociétal, Référentiels Stakeholder Relationship
Une attention toute particulière est également portée à la
Management (SRM, SRM+), indicateurs de performance
contamination des sols et des eaux souterraines, dans le cadre
sociétale) doivent permettre aux sites et aux filiales de faire le
de programmes spécifiques d’évaluation des risques et de point sur leurs démarches sociétales et de définir des axes de
dépollution. La direction Développement durable & progrès. En particulier, son engagement sociétal amène le
Environnement et les directions concernées dans les filiales ont Groupe à développer ses activités en harmonie avec les
élaboré en commun des guides qui visent à harmoniser les communautés environnantes.
méthodologies d’évaluation et les critères d’élaboration de plans
d’actions de dépollution.
L’organisation des entités du Groupe témoigne de la prise en
Au-delà de la politique de prévention, les entités opérationnelles compte constante et effective de l’environnement dans toutes leurs
du Groupe sont dotées de plans d’intervention en cas d’accident activités. Au niveau central, la direction Développement durable &
et des moyens matériels pour les appliquer. Ces dispositifs sont Environnement anime la politique du Groupe relative à
régulièrement testés et mis à jour dans les directions l’environnement et contribue à la coordination de sa mise en œuvre
Environnement et Sécurité correspondantes, et les retours afin de faciliter les échanges et les synergies entre les branches
d’expérience systématiquement organisés. Ces politiques de d’activité. Les actions et les politiques de la direction
prévention et de lutte contre les effets d’éventuels accidents sont Développement durable & Environnement et de la direction Sécurité
non seulement engagées pour les sites industriels, mais industrielle de TOTAL S.A. sont elles-mêmes coordonnées au sein
également pour les transports de marchandises dangereuses sur du Secrétariat général.
route, eau et voies ferrées, et font l’objet d’harmonisation des
méthodologies et des critères d’action. Les directions en charge du développement durable, de
l’environnement et de la sécurité industrielle au sein des branches
Le Groupe est également impliqué dans de nombreux projets de d’activité font décliner dans les filiales, qui les répercutent sur les
recherche, en partenariat avec des laboratoires, des universités, sites industriels, les principes d’action et les objectifs
des organismes publics, souvent au niveau international, environnementaux à court et moyen terme qu’elles ont établis de
notamment dans les domaines de la lutte contre le changement façon concertée.
climatique, du comportement des hydrocarbures dans l’eau et de
la biodiversité. Les expérimentations, ainsi que
Ainsi, toutes les branches d’activité du Groupe ont, chacune en
l’approfondissement et le partage des connaissances
fonction de leurs implantations régionales et de leurs activités
scientifiques et techniques, contribuent à l’amélioration des
spécifiques, mis en place des systèmes internes de management,
performances et à une intégration accrue des considérations
que ce soit dans le domaine de l’environnement, ou dans ceux de
environnementales dans les projets industriels. Le rapport
la sécurité, de la qualité et de l’hygiène industrielle. Il s’agit là d’une
environnemental et sociétal du Groupe rend compte de ces
démarche volontaire et très participative, qui s’appuie sur
initiatives.
l’information, la concertation, la sensibilisation et la formation de
o Les principes relatifs aux personnels se déclinent autour de trois tout le personnel. Des objectifs de progrès sont définis et des plans
idées : chacun à son niveau exerce un rôle et une responsabilité d’actions sont mis en œuvre ; une mesure des résultats obtenus est
personnelle dans la prévention des risques d’accident et effectuée, pour laquelle des méthodologies et des indicateurs sont
d’atteintes à la santé ou à l’environnement, doit en être conscient développés et affinés progressivement ; des retours d’expérience et
et agir en conséquence. L’appréciation hiérarchique du travail se un contrôle associé, sous forme d’audits internes, sont réalisés.
fait, entre autres, en fonction de ces critères. Pour donner corps à Ces systèmes de management font l’objet d’une évaluation
ces principes, les directions Environnement et Sécurité de périodique par des auditeurs internes, de façon à les optimiser en
TOTAL S.A. organisent des formations à l’intention du permanence.
management d’une part, et des responsables des fonctions
hygiène, environnement et sécurité d’autre part. Une formation Pour faciliter le suivi de la réalisation des objectifs
aux situations de crise, à leur gestion et au retour d’expérience environnementaux, des processus de reporting sur les
est également proposée. Les branches d’activité offrent, elles performances environnementales et sur les événements marquants
aussi, de nombreux stages adaptés aux différents personnels sont mis en place dans les différentes entités, ainsi qu’entre ces
chargés de ces fonctions. entités et les directions centrales, et sont progressivement
harmonisés au sein du Groupe.
La fiabilité de ces procédures de reporting environnemental est Cette volonté de progrès dans la gestion toujours mieux intégrée de
consolidée par la vérification des données effectuée tous les ans l’environnement a amené le Groupe à s’engager dans une
sur un pourcentage représentatif de sites, différents d’une année démarche de certification environnementale ISO 14001. Cette
sur l’autre, par des équipes de vérificateurs externes. Le quatrième norme internationale de référence permet la reconnaissance
rapport d’examen réalisé en 2009 et joint au rapport sociétal et externe des systèmes de gestion de l’environnement grâce à la
environnemental du Groupe relatif à l’année 2008, portait sur huit certification par une tierce partie, à l’issue d’audits de conformité
indicateurs : le CO2, le méthane, le protoxyde d’azote, les indépendants, renouvelés tous les trois ans.
hydrofluorocarbures, le dioxyde de soufre, les dioxydes d’azote, la
production de déchets dangereux et la quantité d’eau douce Le Groupe prévoit pour fin 2012 la certification ISO 14001 de tous
prélevée par les sites (hors eaux de refroidissement). Les les sites qu’il considère comme particulièrement importants pour
commissaires aux comptes apprécient ces indicateurs au regard de l’environnement, suivant une définition actualisée en 2009. À ce
leur pertinence, leur fiabilité, leur objectivité, leur caractère jour, 89% de ces sites sont certifiés. Au total, plus de 280 sites du
compréhensible et leur exhaustivité. Groupe sont certifiés ISO 14001 à travers le monde.
TOTAL / 319
11 ANNEXE 3
TOTAL S.A. Information financière consolidée des cinq derniers exercices
PASSIF
Capitaux propres part du Groupe 52 552 48 992 44 858 40 321 40 645
Intérêts des minoritaires et actions privilégiées 987 958 842 827 838
Provisions et autres passifs non courants 20 369 17 842 17 303 16 379 17 440
Dettes financières non courantes 19 437 16 191 14 876 14 174 13 793
Dettes courantes 34 408 34 327 35 662 33 522 33 428
Total passif 127 753 118 310 113 541 105 223 106 144
(a) Données 2005 en normes IFRS retraitées pour tenir compte de l’apport-scission des activités Arkema décidé lors de l’Assemblée générale du 12 mai 2006.
A Catalyseurs
Association / Joint venture / Consortium Substances favorisant les réactions chimiques durant le processus
de raffinage, utilisées dans les unités de conversion (Reformeur,
Groupement de compagnies sans création d’une nouvelle société Hydrocraqueur, Craqueur catalytique) et de désulfuration. Les
dotée de la personnalité juridique. Chaque membre de l’association principaux catalyseurs sont les métaux précieux (platine) ou métaux
a des droits indivis sur la zone spécifique attribuée par le contrat moins nobles tels que le nickel et le cobalt. Il existe des catalyseurs
(PSC, concession, buy back) et des obligations fiscales séparées qui se régénèrent et d’autres qui se consomment.
envers l’État-hôte.
Cogénération
Appréciation (délinéation)
Production simultanée d’énergie électrique et thermique à partir
Ensemble des opérations, réalisées après une découverte, ayant d’un combustible (gaz, fioul ou charbon).
pour but de déterminer les limites ou l’extension d’un gisement
d’hydrocarbures, évaluer ses réserves et son potentiel productif. Condensat
B Fractions de gaz naturel qui existent, soit en phase gazeuse, soit en
solution, dans le pétrole brut aux conditions initiales de pressions et
Baril de température du réservoir et qui sont récupérées à l’état liquide
dans des séparateurs, des installations sur les sites ou des unités.
Unité de mesure de volume de pétrole brut, correspondant à 42
gallons US ou 158,9 litres. Les quantités d’hydrocarbures liquides Contrat de concession
en barils sont exprimées à 60°F.
Contrat de recherche et d’exploitation pétrolière par lequel un État-
Baril équivalent pétrole (bep) hôte concède à une compagnie pétrolière (ou une association de
compagnies) le droit d’explorer une zone géographique et de
Le baril équivalent pétrole est l’unité conventionnelle de mesure développer et produire les réserves éventuelles. La compagnie
permettant de ramener l’énergie libérée par une quantité de pétrolière (ou l’association de compagnies) s’engage à exécuter et
combustible à celle dégagée par la combustion d’un baril de à financer, à son risque exclusif, toutes les opérations. En
pétrole. contrepartie, elle dispose de la totalité de la production.
Qualité de pétrole brut (38°API) produite en mer du Nord, issue du Contrat de recherche et d’exploitation pétrolière par lequel l’État-
gisement de Brent et des champs voisins. hôte ou, plus fréquemment, sa société nationale, délègue à une
compagnie pétrolière (l’entrepreneur) ou une association de
compagnies (le groupe entrepreneur) le droit d’explorer une zone
Buy back géographique et de développer et produire les réserves de
gisements découverts. L’entrepreneur (ou groupe entrepreneur)
Contrat de services à risques (les investissements et les risques s’engage à exécuter et à financer, à son risque exclusif, toutes les
sont à la charge de l’entrepreneur) complété par un mécanisme de opérations. En contrepartie, il dispose d’une partie de la production
compensation (« buy back ») qui permet à l’entrepreneur de recevoir appelée cost oil/gas destinée au remboursement de ses coûts et
sous la forme d’une quote-part de la production le remboursement investissements. Le solde de la production, ou profit oil/gas, est
avec intérêts de ses investissements et une rémunération. ensuite partagé entre l’entrepreneur (groupe entrepreneur) d’une
part et la société nationale et/ou l’État-hôte d’autre part.
C
Conversion
Capacité de traitement (Aval)
Opération de raffinage visant à transformer les produits lourds (fuel
Capacité de traitement annuel du pétrole brut des unités de lourd) en produits plus légers ou moins visqueux (essences,
distillation atmosphérique d’une raffinerie. carburéacteurs, etc.).
TOTAL / 321
Cost-oil / gas Droits miniers
Dans le cadre d’un contrat de partage de production, part de la Droits d’explorer et/ou d’exploiter les hydrocarbures sur une zone
production d’hydrocarbures mise à la libre disposition de spécifique pour une durée déterminée. Ils recouvrent les notions de
l’entrepreneur (groupe entrepreneur) et déterminée « permis », « licence », « titre », etc.
contractuellement pour le remboursement des dépenses
d’exploration, de développement, d’exploitation, de restitution des Durée de vie des réserves
sites (dépenses dites « récupérables »).
Correspond au rapport des réserves prouvées en fin de période, sur
la part nette de production commercialisable de l’année écoulée.
Coûts techniques
E
Les coûts techniques sont composés des coûts de production
d’hydrocarbures, de l’amortissement des installations et des Exploration pétrolière
dépenses d’exploration passées en charge.
Ensemble des opérations permettant de mettre en évidence
l’existence de gisements d’hydrocarbures.
Craquage/craqueur
F
Opération de conversion, modifiant la structure et la masse
moléculaire des hydrocarbures constituant les fractions obtenues
par la première distillation, effectuée dans le but d’obtenir des
FPSO : (Floating production, storage and
molécules plus légères. offloading)
Unité flottante intégrée regroupant les équipements permettant de
D produire, traiter et stocker les hydrocarbures et de les transférer
directement en mer à un pétrolier.
Dégoulotter
G
Action d’augmenter la capacité de traitement d’une unité de
raffinerie. Gaz de pétrole liquéfié (GPL)
Hydrocarbures légers (dont les principaux composants sont le
Degrés API butane et le propane), gazeux dans les conditions normales de
température et de pression et maintenus dans un état liquide en
Échelle établie par l’American Petroleum Institute pour le calcul de augmentant la pression ou en diminuant la température.
la densité des pétroles. Un degré API élevé signifie un pétrole léger
dont le raffinage conduit à un rendement élevé en essence. Gaz naturel
Mélange d’hydrocarbures légers, composé principalement de
Désulfuration méthane.
Réaction chimique d’élimination du soufre des coupes pétrolières. Gaz naturel liquéfié (GNL)
Les distillats correspondent à une vaste gamme de produits Mélange de molécules composé principalement d’atomes de
obtenus par distillation atmosphérique de pétrole brut ou par carbone et d’hydrogène. Ils peuvent être solides comme l’asphalte,
distillation sous vide du résidu atmosphérique. On distingue liquides comme le pétrole brut ou gazeux comme le gaz naturel. Ils
notamment les distillats moyens, qui regroupent communément les peuvent inclure des composants avec du soufre, de l’azote, des
produits pour l’aviation, le carburant diesel et le fioul domestique. métaux, etc..
Hydrocraquage
Domaine minier
Procédé de raffinage catalytique à l’hydrogène permettant la
Zones sur lesquelles s’exercent les droits miniers. conversion de charges lourdes en fractions plus légères.
TOTAL / 323
évidence un développement économique dans un environnement U
de prix long terme du Brent. Elles incluent les projets développés
par techniques minières.
Unitisation
Ressources Création d’une association nouvelle et désignation d’un seul
opérateur pour le développement et la production en un actif
Somme des réserves prouvées et probables et des ressources unique d’un gisement d’hydrocarbures chevauchant deux ou
contingentes (quantités moyennes potentiellement récupérables des plusieurs permis / licences ou pays.
accumulations connues) (Society of Petroleum Engineers – 03/07).
Upgrader
Restitution des sites de production
Unité de raffinage où se fait, par craquage, la valorisation de
Au terme de l’exploitation d’un gisement, les compagnies produits pétroliers tels que les huiles lourdes.
pétrolières peuvent être amenées à engager des dépenses de
restitution des sites de production. Cet arrêt progressif de la
capacité de production d’un champ ou d’une partie seulement de V
cette capacité (un puits, un groupe de puits, etc.) entraîne
généralement le démantèlement des installations de production, de Vapocraquage
transport et de stockage et la restitution des sites.
Opération industrielle consistant à craquer thermiquement des
S charges pétrolières (naphta, gaz de pétrole liquéfiés, condensats)
pour obtenir des oléfines et des aromatiques, qui seront ensuite
séparés.
Sismique
1. PERSONNES RESPONSABLES .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. i
2. CONTRÔLEURS LÉGAUX DES COMPTES .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 115
3. INFORMATIONS FINANCIÈRES SÉLECTIONNÉES .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 2
4. FACTEURS DE RISQUE .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 73 à 92
5. INFORMATIONS CONCERNANT L’ÉMETTEUR
5.1. Histoire et évolution .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 8
5.1.1. Raison sociale et nom commercial .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 8 ; 173
5.1.2. Lieu et numéro d’enregistrement .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 8 ; 173
5.1.3. Date de constitution et durée de vie .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 8 ; 173
5.1.4. Siège social, forme juridique, législation applicable, pays d’origine, adresse et numéro de téléphone du siège
social .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 8 ; 173
5.1.5. Événements importants dans l’exercice des activités .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 9 à 51
5.2. Investissements .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 52
5.2.1 Principaux investissements réalisés au cours des 3 derniers exercices .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 52
5.2.2 Principaux investissements en cours .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 52
5.2.3 Principaux investissements envisagés .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 52
6. APERÇU DES ACTIVITÉS
6.1. Principales activités .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 9 à 51
6.2. Principaux marchés .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 9 à 51
6.3. Événements exceptionnels ayant influencé les principales activités ou les principaux marchés .. .. .. .. .. .. .. 9 à 51 ; 63 à 65
6.4. Dépendance à l’égard de certains contrats .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 86
6.5. Position concurrentielle .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 8 et 9 ; 38 ; 46
7. ORGANIGRAMME
7.1. Place de l’émetteur dans le Groupe .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 53
7.2. Principales filiales .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 53 ; 266 et 267
8. PROPRIÉTÉS IMMOBILIÈRES, USINES ET ÉQUIPEMENTS
8.1. Immobilisations corporelles les plus significatives .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 54 ; 11 à 51 ; 214
8.2. Questions environnementales concernant les immobilisations les plus significatives .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 54 ; 317 à 319
9. EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DU RÉSULTAT
9.1. Situation financière .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 60 à 65
9.2. Résultat d’exploitation
9.2.1 Facteurs importants influençant sensiblement le revenu d’exploitation .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 60 à 65 ; 71
9.2.2 Explication de l’évolution du chiffre d’affaires net ou des produits nets .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 60 à 65
9.2.3 Facteurs externes ayant influencé (ou pouvant influencer) sensiblement les activités .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 60 à 65 ; 71
TOTAL / 325
10. TRÉSORERIE ET CAPITAUX
10.1. Informations sur les capitaux (à court terme et à long terme) .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 66
10.2 Source, montant et description des flux de trésorerie .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 66 ; 186
10.3. Conditions d’emprunt et structure de financement .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 67 ; 75 à 82
10.4 Restrictions à l’utilisation de capitaux ayant une influence sensible sur les opérations .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. n/a
10.5 Sources de financement prévues pour les principaux investissements envisagés et charges majeures pesant
sur les immobilisations corporelles les plus significatives .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 67
11. RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT, BREVETS ET LICENCES .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 68 à 70
12. INFORMATION SUR LES TENDANCES
12.1 Principales tendances ayant affecté la production, les ventes et les stocks, les coûts et les prix de vente depuis la clôture
du dernier exercice écoulé .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 71
12.2 Tendances connues, incertitudes, demandes, engagements ou événements susceptibles d’influencer
significativement les perspectives de l’exercice en cours .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 71 ; 74 à 82
13. PRÉVISIONS OU ESTIMATIONS DU BÉNÉFICE .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. n/a
14. ORGANES D’ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET DE SURVEILLANCE ET DIRECTION GÉNÉRALE
14.1 Informations concernant les membres des organes d’administration et de direction .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 94 à 100 ; 114
14.2 Conflits d’intérêts, engagements relatifs aux nominations, restrictions aux cessions
de participations dans le capital social de l’émetteur .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 101 ; 107 ; 120 ; 134 et 135
15. RÉMUNÉRATION ET AVANTAGES
15.1 Rémunérations versées et avantages en nature octroyés par l’émetteur et ses filiales .. .. .. .. .. .. .. .. 166 et 117 ; 121 et 122
15.2 Sommes provisionnées ou constatées aux fins de pensions, retraites ou autres avantages .. .. .. .. .. .. .. .. .. 118 et 119 ; 239
16. FONCTIONNEMENT DES ORGANES D’ADMINISTRATION ET DE DIRECTION
16.1 Date d’expiration des mandats actuels et dates d’entrée en fonction .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 101 à 107
16.2 Contrats avec l’émetteur ou ses filiales prévoyant l’octroi d’avantages au terme de tels contrats .. .. .. .. .. .. 122 ; 117 à 119
16.3 Informations sur le comité d’audit et le comité de rémunération de l’émetteur .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 103 et 104 ; 106 et 107
16.4 Conformité au régime de gouvernement d’entreprise en vigueur en France .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 101
17. SALARIÉS
17.1 Effectif à la clôture des 3 derniers exercices ; répartition géographique et par type d’activité .. .. .. .. .. .. .. 5 ; 133 ; 314 à 316
17.2. Participations au capital et stock-options .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 5 ; 133 à 135 ; 119 et 120 ; 124 à 126 ; 129 à 132
17.3 Accords prévoyant une participation des salariés dans le capital de l’émetteur .. .. .. .. .. .. .. .. .. 133 à 135 ; 119 et 120 ; 177
18. PRINCIPAUX ACTIONNAIRES
18.1 Participations détenues au-delà des seuils devant être déclarés (participations connues) .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 151 à 153
18.2 Droits de vote des principaux actionnaires excédant leur quote-part du capital .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 151 ; 174
18.3 Contrôle exercé sur l’émetteur par un ou plusieurs actionnaires .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. n/a
18.4 Accord, connu de l’émetteur, dont la mise en œuvre pourrait entraîner ultérieurement un changement de son contrôle .. .. .. n/a
19. OPÉRATIONS AVEC DES APPARENTÉS .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 154 ; 238 et 239
20. INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT LE PATRIMOINE, LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES RÉSULTATS
DE L’ÉMETTEUR
20.1 Informations financières historiques .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 160
Annexe 1 .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 181 à 268
Annexe 3 .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 287 à 313 ; 320
TOTAL / 327
TOTAL S.A. - Avrill 2010 – Photos de couverture : Marco Dufour - Peter Livermore - Claude Pirotte - Philippe Zamora - Création : BRIEF
TOTAL S.A.
Siège social :
2 place Jean Millier - La Défense 6
Standard : +33 (0)1 47 44 45 46
92400 Courbevoie - France
Communication financière : +33 (0)1 47 44 58 53
Capital social : 5 871 057 210 euros
Relations Actionnaires individuels
542 051 180 RCS Nanterre
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