0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues22 pages

Mesure de l'inflation entre deux dates

L'inflation est définie comme une hausse durable et généralisée des prix des biens et services, avec des distinctions entre inflation, désinflation, déflation et hyperinflation. La mesure de l'inflation se fait principalement par l'indice des prix à la consommation (IPC), qui évalue l'évolution des prix d'un panier de biens représentatif de la consommation des ménages. Les causes de l'inflation incluent le déficit budgétaire, la création monétaire excessive et la hausse de la demande.

Transféré par

benaliachanez
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues22 pages

Mesure de l'inflation entre deux dates

L'inflation est définie comme une hausse durable et généralisée des prix des biens et services, avec des distinctions entre inflation, désinflation, déflation et hyperinflation. La mesure de l'inflation se fait principalement par l'indice des prix à la consommation (IPC), qui évalue l'évolution des prix d'un panier de biens représentatif de la consommation des ménages. Les causes de l'inflation incluent le déficit budgétaire, la création monétaire excessive et la hausse de la demande.

Transféré par

benaliachanez
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 TRC-Pre.A.

GUEHAIRIA

Cours 03
L’Inflation

Introduction

Alors qu’au XIXe siècle, les hausses et les baisses de prix alternaient selon la conjoncture
économique, au XXe siècle l’inflation est un phénomène prédominant. Il n’y a pas d’explication
définitive pour un déséquilibre qui modifie sensiblement la répartition des richesses entre tous
les agents économiques. L’effet de rendement de l’inflation, selon sa sévérité, peut avoir soit
un effet stimulateur doux (qui est aussi appelé épargne obligatoire), soit un effet de grave
ralentissement (dans le cas d'hyperinflation). En général des changements continuels de prix
rendent les consommateurs peu confiants dans la valeur réelle des produits, et cette incertitude
fait baisser le volume d'achats.

1
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

I- Définition de l’inflation

L’inflation désigne une hausse durable des prix. Lorsque le prix d’un seul bien ou de quelques
biens augmente, il n’y a pas forcément d’inflation car les prix de tous les autres biens peuvent
ne pas changer, voire diminuer. L’inflation correspond alors à une hausse du prix moyen de
tous les biens et services.

Mais il faut aussi que ce mouvement de hausse des prix soit durable. Ainsi, lorsque tous les prix
augmentent à une certaine date de 1% puis restent stables pendant de longs mois, on ne peut
pas parler d’inflation. En revanche, s’ils augmentent ainsi tous les mois, on est bien en présence
d’inflation. En période d’inflation, certains prix augmentent plus vite que d’autres ; l’inflation
s’accompagne donc d’une modification des prix relatifs, c’est-à-dire des rapports de prix entre
les biens, considérés deux à deux.

Il ne faut pas confondre inflation avec déflation et désinflation.

1. Inflation

Comme on l’a déjà vu, l’inflation peut être définie comme une hausse généralisée et continue
du prix des biens et des services.

2. Désinflation

La désinflation désigne un ralentissement de l’inflation : les prix continuent à augmenter mais


augmentent moins vite.

3. Déflation

C’est une diminution durable des prix.

4. Hyperinflation

L'hyperinflation est la forme la plus grave et la plus destructive de l'inflation. Quand l'argent
diminue en valeur si rapidement qu'il cesse d'être un agent monétaire, l'économie retourne à un
système de troc et l'activité économique peut cesser complètement. Un tel danger peut être
présent même avec une inflation modérée parce que l'anticipation de l'inflation à venir peut
aboutir à une spirale de poussée des coûts et de la demande des consommateurs qui peuvent
mener à l'hyperinflation. Cependant, quelques pays s'accommodent d'une inflation très élevée
(Cas de l’Allemagne pendant les années 201).

5. Inflation anticipée

Si on anticipe totalement l'inflation, on peut annihiler son effet de redistribution. Pour ce faire,
il suffit d'ajouter l'équivalent de la perte de pouvoir d'achat aux revenus fixes et d'indexer les

1
Pour plus de détails voir : Vidéo interactive n°1: Pourquoi n’y a-t-il pas encore d'inflation [Période de la crise
de la pandémie (2020-2022)]

2
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

taux d'intérêts à l'inflation (en augmentant l'intérêt nominal du taux d'inflation). Le revers de
l'utilisation de ces divers ajustements d'une inflation anticipée est qu'il perpétue l'inflation.

II- La mesure de l’inflation : L’indice des prix à la consommation


Comment mesurer le niveau général des prix, c’est-à-dire l’ensemble des prix des biens et des
services ?

Il faut résumer dans un chiffre unique une quantité importante de prix. Ce chiffre, est l’indice
des prix à la consommation (IPC). La mesure de l’inflation consiste alors à mesurer
l’évolution, la variation de cet indice.

On s’intéresse d’abord aux prix des produits qui sont consommés par les ménages (on parle
aussi, dans ce cas, du prix de détail) les prix à la production ou les prix de gros ne sont donc
pas pris en compte.

Mais il est impossible de mesurer tous les prix, pour tous les produits de consommation et pour
tous les points de vente. En outre, tous les ménages ne consomment pas les mêmes produits et
ne sont donc pas sensibles à l’évolution des mêmes prix.

L’indice des prix à la consommation, que calcule l’ONS en Algérie, consiste à choisir un certain
nombre de produits que l’on juge représentatifs de la consommation des ménages (Voir en
annexe pour plus de détails). En revanche l’INSEE (France) relève les prix de 265 postes
e
représentant plus des 9/10 de biens et services consommés par les ménages. La technique du
sondage permet ainsi, après un nombre de relevés suffisants de calculer les variations des prix
de 265 postes.

La construction de l’indice des prix à la consommation comporte une deuxième étape car il
n’est pas possible de faire la simple moyenne des variations de prix de tous ces postes. Les
produits n’étant pas consommés dans les mêmes quantités, il convient d’affecter à ces articles
des pondérations correspondant à la part de chacun dans la consommation moyenne des
Français. L’INSEE a choisi, pendant longtemps, comme référence des pondérations, les
ménages urbains dont le chef est employé ou ouvrier, catégories dont la structure de la
consommation était proche de celle de la moyenne de la population totale. Depuis janvier 1993,
l’indice est calculé « tous ménages», comme dans les autres pays européens.

Remarque

L’indice des prix à la consommation est donc un instrument statistique élaboré chaque mois
pour mesurer l’évolution du niveau général des prix, c'est-à-dire l’ensemble des prix des biens
et des services consommés par les ménages. Comme tout instrument, il présente des limites :
comment prendre en compte les changements dans les comportements de consommation des
ménages ? Comment intégrer les produits nouveaux ? Cet indice reste cependant une référence
importante pour l’économie (relèvement du SNMG (Salaire National Minimum Garanti),
indexation d’un certain nombre de grandeurs économiques). Surtout, c’est lui qui intervient
dans la mesure de la croissance du PIB réel.
Comment calculer le taux d’inflation ?

3
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

1. Taux d’inflation

Mesure l’évolution des prix. On distinguera parmi les indices de prix les plus souvent utilisés
l’indice des prix à la consommation, l’indice des prix de gros, et l’indice du prix PIB. Chacun
a un rôle bien défini.

1.1. L’indice des prix à la consommation

Il est le plus connu et sert essentiellement de base à la réévaluation éventuelle des salaires.

1.2. L’indice des prix de gros

Il est important pour l’industrie.

1.3. L’indice des prix du PIB

Il permet de transformer un PIB nominal en un PIB réel.

1.4. Calcul et mesure du taux d’inflation

L’inflation est synonyme de hausse entretenue du niveau général des prix. Par contre, le taux
d’inflation est le pourcentage de variation du niveau général des prix et se mesure comme suit:
[(Pt – Pt – 1)/Pt – 1] x 100.

Pour mesurer le prix moyen de la consommation ou, en d’autres termes, le coût de la vie, les
macro-économistes utilisent l’indice des prix à la consommation (IPC). L’IPC donne le prix
d’un panier de biens déterminé au cours du temps. La liste des biens considérés, fondée sur une
étude détaillée des dépenses de consommation, vise à représenter le panier de consommation
moyen d’un consommateur type. Elle est révisée périodiquement. Chaque mois, les employés
des instituts de statistiques observent l’évolution des prix de ces biens, qui sont ensuite utilisés
pour construire l’IPC. Cet indice est posé égal à 100 à la période choisie comme période de
base.
Autrement dit, le taux d’inflation correspond au taux de variation de l’indice des prix à la
consommation entre deux dates.

Même si la mesure de l’inflation est complexe, il est indispensable que l’indice officiel des prix
soit incontesté, fiable et accepté par les partenaires économiques et sociaux. En France, l’Insee
a la responsabilité de ce calcul et en Algérie c’est l’ONS qui a la responsabilité de ce calcul et
propose une très large série d’indices de prix, dont l’indice des prix de détail, encore appelé
indice coût de la vie, et l’indice prix du PIB, qui est l’indice déflateur du PIB. Ces indices sont
des indices composites, c'est-à-dire prenant en compte les prix et coefficients budgétaires. Nous
ne traiterons ici que l’indice des prix de détail qui comme tous les indices composites, utilise
soit l’indice de Laspeyres, soit l’indice de Paasche.

4
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Indice de Laspeyres

∑ 𝑲𝟎 𝑷𝑻
I1 =
∑ 𝑲𝟎 𝑷𝟎

Moyenne arithmétique des indices élémentaires des prix courants, pondérée par des coefficients
budgétaires K pris à la base 0.

Donc l’indice des prix de 2000 base 100 1999 : IPC2000 = (485 / 420)100
IPC2000 = 115, 47
Nous pouvons également calculer à l’aide de pondérations (pondération de la dépense l’année
de base).

Les étapes de calcul sont les suivantes :


1- Calcul de l’indice élémentaire = prix 2000/prix 1999 × 100.
2- Calcul de la pondération = dépense d’un bien année 1999/dépense totale 1999 = coefficient.
3- Calcul de l’indice des prix 2000, base 100 1999 = coefficient du pain × indice du prix du
pain + coefficient de la viande × indice du prix de la viande.

5
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Indice de Paasche

∑ 𝑲𝑻 𝑷𝑻
𝑰𝟏 =
∑ 𝑲𝑻 𝑷𝟎

Moyenne arithmétique des indices élémentaires (PT) pondérée par des coefficients budgétaires
(KT) pris à l’époque courante (t).

Remarque

L’indice des prix est une moyenne pondérée par le poids des dépenses par produits selon la
structure des dépenses de consommation : si la structure est celle de la période de base, l'indice
est dit de LASPEYRES. Par contre, si elle correspond à l'année courante l'indice est dit de
PAASCHE.

Exemple

Si l’indice est 145 pour l’année 1 (I1 = 145) et 150 pour l’année 2 (I2 = 150), le taux
d’inflation de l’année 2 est :
I2 − I1 150−145
taux d’inflation = 100 = × 100 = 3,4%
I1 145
Le taux d’inflation est donc de 3,4%.

Exercice d’application ( Indice de Laspeyres et Indice de Paasche)

6
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Rappel :

7
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Commentaires :

Remarque importante :

Remarque : Pour le cas de la France, c’est à l’INSEE de déterminer le taux d’inflation.

1.4.1. Le taux d’inflation en glissement et en moyenne


Le taux d’inflation annuel peut être calculé en glissement ou en moyenne.
Le calcul en glissement : compare l’indice des prix du mois de décembre des deux années.
Le calcul en moyenne : Compare la moyenne annuelle de l’indice (moyenne arithmétique
simple des douze indices de l’année) des deux années considérées.

Remarque : Avec le passage à l’euro, les onze pays concernés ont mis en place un taux
d’inflation reposant sur des critères communs, c'est-à-dire l’indice des prix à la consommation
harmonisés (IPCH). Dans le cadre de l’harmonisation des statistiques économiques au niveau
européen, une méthode commune a été définie : Ce sont les indices des prix à la
consommation harmonisés (IPCH). En ce qui concerne la France, l’IPCH ressemble
beaucoup à l’indice des prix à la consommation.

1.4.2. Indice des prix à la consommation dans l’Union européenne (IPCUE)

On calcule aussi un indice des prix européen avec l’indice des prix à la consommation dans
l’union européenne (IPCUE), fondé sur les IPCH des pays de la zone euro. Les
pondérations utilisées reflètent la part de chaque pays dans les dépenses de consommation finale
de la zone euro. Pour la zone euro, la Banque centrale européenne définit la stabilité des prix
comme une progression sur un an de l’IPCUE inférieure à 2%.

8
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

III- Causes et conséquences de l’inflation

1. Les causes de l’inflation


Les économistes distinguent plusieurs causes de l’inflation.

1.1. Déficit budgétaire et création monétaire


Un gouvernement peut financer ses dépenses de deux façons : il peut emprunter comme il peut
financer ses déficits en émettant de la monnaie : ce procédé est appelé monétisation du déficit.
La plupart du temps, et dans la plupart des pays, les déficits sont financés d’abord et avant tout
par l’émission de titres, donc par l’emprunt. Mais l’incapacité du gouvernement à emprunter ou
son refus d’emprunter peuvent l’amener à recourir de plus en plus à la création monétaire ou à
la « planche à billets ».

1.2. L’inflation par la monnaie

L’inflation par la monnaie voit dans la hausse des prix le résultat d’une création monétaire
excessive. Cette explication, apparue dès le XVIe siècle lorsque l’afflux des métaux précieux
d’Amérique provoqua une hausse des prix, a reçu le nom de « théorie quantitative de la
monnaie » . L’inflation monétaire provient donc d’une quantité de monnaie excessive ou, plus
exactement, d’une croissance de la masse monétaire trop importante par rapport à la croissance
de la production.

Application de la théorie quantitative


𝑴𝑽
Si M× 𝑽 = 𝑷 × 𝒀 , 𝑒𝑠𝑡 é𝑔𝑎𝑙 à ; avec : P : niveau des prix, M : Masse monétaire,
𝒀
V : Vitesse de circulation de la monnaie et Y = PIB.

A court terme, on peut considérer que le PIB est constant, P dépend alors de MV, et
principalement de M. L’inflation serait donc due à un excés de masse monétaire, excès par
rapport au PIB réel et par rapport aux besoins de monnaie de transaction des agents
économiques. Cet excès de monnaie de transaction va également agir sur la demande,
l’augmentation de la demande qui en résulte étant aussi inflationniste.

1.3. L’inflation par la demande

Elle explique la hausse des prix par un déséquilibre entre l’offre de biens, qui est insuffisante,
et la demande des consommateurs. Une création de monnaie trop importante peut être une
explication de cette demande trop forte, mais d’autres facteurs peuvent intervenir
(augmentation de la population, par exemple). Cette explication permet de trouver un remède à
l’inflation dans l’accroissement de l’offre de biens, dans l’augmentation des capacités de
production des entreprises (et pas seulement dans une réduction de la masse monétaire).

9
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

1.4. L’inflation par les coûts

Elle met en cause un ou plusieurs coûts de production. Elle se traduit par une répercussion sur
les prix de vente d’une augmentation du prix des matières premières, des salaires ou des autres
coûts auxquels les entreprises doivent faire face. L’inflation par les coûts traite des facteurs qui
interviennent dans la fixation des prix de revient par les entreprises.
Mais aux côtés des coûts, on rencontre aussi le profit. Les entreprises ont ainsi la possibilité
d’augmenter leurs prix afin de maintenir ou d’accroître leurs profits résultant de leur activité
productive, ce qui influe sur le niveau général des prix. Dès lors l’inflation peut aussi s’analyser
comme une spirale salaires-profits (« spirale inflationniste »), la hausse des uns ne faisant que
compenser celle des autres.

1.5. L’inflation importée


C'est-à-dire liée à l’augmentation du prix des importations. Dans les pays développés, une
hausse du pétrole peut ainsi se répercuter sur l’ensemble de leur économie. Par ailleurs si les
salaires augmentent plus rapidement que les gains de productivité, le coût du travail augmentera
et sera peut-être répercuté sur les prix de vente.

2. Les conséquences de l’inflation


2.1. Conséquences de l’inflation sur le pouvoir d’achat
L’inflation correspond d’abord à une diminution du pouvoir d’achat de la monnaie (On peut
parler, dans une certaine mesure, de dépréciation de la monnaie au niveau interne). Comme
le pouvoir d’achat désigne la quantité de biens et de services qu’un certain revenu permet
d’obtenir, la hausse des prix conduit à une diminution de la quantité de biens que permet
d’acheter une certaine somme.

Exemple 1 : On peut calculer l’évolution du pouvoir d’achat de la somme de 10 000 U.M


entre deux dates, t1 et t2, pendant lesquelles l’inflation s’est accrue (3% d’inflation par
exmple). En t2, 10 000 U.M ne permettent plus d’acheter la même quantité de biens que
durant la période précédente t1. Les prix ont augmenté de 3% et l’indice des prix est passé de
100 à 103. Le pouvoir d’achat de 10 000 euros est devenu :
𝟏𝟎 𝟎𝟎𝟎
× 𝟏𝟎𝟎 = 𝟗 𝟕𝟎𝟖, 𝟕𝟎 𝑼𝑴
𝟏𝟎𝟑

En t2, 10 000 UM correspondent à la valeur nominale, ou valeur à prix courants, tandis


que 9 708,70 UM correspondent à la valeur réelle (le pouvoir d’achat), ou valeur à prix
constants par rapport à l’année t1.
On dit que l’on a « déflaté » la valeur nominale. Le passage d’une valeur à prix courants à une
valeur à prix constants s’est fait grâce à un déflateur (indice des prix ici). Déflater consiste
donc à corriger une grandeur économique des effets de l’inflation.
𝑽𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒏𝒐𝒎𝒊𝒏𝒂𝒍𝒆
On a ainsi : valeur réelle = × 𝟏𝟎𝟎.
𝒊𝒏𝒅𝒊𝒄𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒊𝒙
En période d’inflation, si les revenus augmentent, l’augmentation nominale (celle qui apparait
sur le bulletin de salaire) est moins importante que la véritable augmentation de pouvoir d’achat
(augmentation en valeur réelle).

10
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Exemple 2
Un salaire passe 2 000 UM à 2 300 UM entre janvier de l’année 1 et janvier de l’année 2.
Durant la même période, l’indice des prix à la consommation passe de 100 à 104,8 (base 100
l’année 1). Pour une base 100 l’année 1, le salaire passe à 115, soit 15% d’augmentation. Pour
trouver l’augmentation du pouvoir d’achat, il ne faut pas faire la différence des pourcentages,
mais le rapport des indices de l’année considérée.

𝒊𝒏𝒅𝒊𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝒔𝒂𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒏𝒐𝒎𝒊𝒏𝒂𝒍


Indice du pouvoir d’achat = × 𝟏𝟎𝟎
𝒊𝒏𝒅𝒊𝒄𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒊𝒙

𝟏𝟏𝟓
Soit, × 𝟏𝟎𝟎 = 𝟏𝟎, 𝟗 . Le pouvoir d’achat de près de 11% entre les deux dates.
𝟏𝟎𝟒,𝟖

Valeur nominale = valeur à prix courants

Valeur réelle = Valeur à prix constants


(mesure du pouvoir d’achat)

L’inflation pénalise donc les détenteurs de revenus fixes (épargnants par exemple) puisque leur
pouvoir d’achat diminue. Elle bénéficie alors aux agents endettés puisque la valeur réelle de
leur dette diminue. L’inflation provoque ainsi des transferts de pouvoir d’achat entre les agents.

2.2. Conséquences de l’inflation sur le commerce extérieur


Les effets de l’inflation jouent aussi sur le commerce extérieur puisqu’une inflation plus
importante en Algérie qu’ailleurs pénalise les exportations algériennes alors que les prix des
importations deviennent moins élevés que les prix des produits intérieurs. Il convient, dans ce
cas, d’observer le différentiel d’inflation, c'est-à-dire l’écart entre le taux d’inflation algérien
et le taux d’inflation de chacun de nos partenaires.

2.3. Effet de redistribution de l’inflation


L'effet de l'inflation (si on ne la prévoit pas) est de redistribuer la richesse et les revenus des
épargnants et des titulaires de revenus fixes, vers les débiteurs et les titulaires de revenus
variables. Cela se produit parce que le pouvoir d'achat d'une somme fixe d'argent diminue, et
parce que les emprunteurs remboursent leurs créances aux créanciers avec de la monnaie
meilleur marché.

11
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

IV- Les politiques anti-inflationnistes

On distinguera les politiques conjoncturelles des politiques structurelles.

1. Les politiques conjoncturelles

1.1. D’ordre monétaire

Elles s’appuient sur la théorie quantitative de la monnaie et s’efforçant d’annuler et de


combattre les causes de l’inflation. La banque centrale, dont l’action va consister à contrôler,
entre autres éléments, le taux d’intérêt et sa variation. De même, la politique monétaire peut
avoir un cadre budgétaire. Dans ce cas, elle se traduira par des incitations à la réduction de la
demande globale pouvant prendre la forme d’une réduction des dépenses publiques.

1.2. D’ordre de change

Elles reposent sur la stabilité des taux de change et si possible sur la réévaluation de la monnaie
nationale du pays. Les mesures prises concernent alors directement les politiques anti-
inflationnistes car l’on sait que le taux d’inflation, le taux d’intérêt, le taux de change ont des
relations quasi-mécaniques entre eux. Leur complémentarité est évidente.

Mais ces politiques peuvent avoir des conséquences négatives si elles sont poussées à l’extrême.
C’est le cas du taux d’intérêt durablement élevés, dont la conséquence risque d’être la montée
du chômage plus que la baisse des prix. De même, un rééquilibrage de la balance commerciale,
avec un excédent commercial trop élevé, peut cumuler l’effet déflationniste que l’on prête aux
monnaies fortes, via la baisse du coût des importations.

2. Les politiques structurelles


Elles sont potentiellement nombreuses, mais toutes ne sont pas forcément efficaces. La
politique dite « des revenus et du contrôle des prix » est l’une d’entre elles. Elle conduit dans
son acceptation au sens strict à provoquer une récession, de courte ou de longue durée, avec des
mesures d’accompagnement comme la prise en compte de la productivité et de son évolution
dans l’évolution des salaires. Aujourd’hui, cette politique n’est plus d’actualité. On préfère une
politique d’investissements dits de productivité, reposant principalement sur la valorisation du
capital humain, dont les effets ne sont pas nécessairement à attendre dans le court terme mais
davantage à long terme. Reste le renforcement et la mise en place de la politique de concurrence.
On sait dores et déjà, à partir de la théorie microéconomique, que la concurrence tire les prix
vers le bas, à l’inverse du monopole qui les tire vers le haut ou de l’oligopole qui les stabilise.
On peut considérer que les résultats obtenus sont aujourd’hui le fait principalement du
renforcement des politiques de concurrence.

12
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Résumé

La forte inflation est due à une création monétaire importante. Et l’importance de la création
monétaire résulte de l’incapacité du gouvernement à financer ses déficits par des emprunts soit
à l’intérieur, soit à l’étranger.

Les revenus que donnent la création monétaire sont appelés seigneuriage. Le seigneuriage est
égal au produit de la croissance de la masse monétaire par les encaisses réelles. Plus les
encaisses réelles sont petites, plus la création monétaire doit être importante pour obtenir un
même montant de seigneuriage. Et donc l’inflation s’accélère.

Les épisodes d’hyperinflation sont caractérisés par une accélération de l’inflation. Il y’a
plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, la création monétaire crée de l’inflation qui incite les
agents à réduire leurs encaisses monétaires ; le gouvernement doit donc faire toujours plus
d’inflation (en augmentant la masse monétaire) pour financer le même déficit budgétaire en
termes réels. D’autre part, l’inflation augmente souvent les déficits, ce qui pousse le
gouvernement à émettre toujours plus de monnaie.

Pour lutter contre les épisodes d’hyperinflation, il faut mettre en place des programmes de
stabilisation accompagnés par des mesures fiscales pour réduire les déficits et éliminer la
création monétaire comme source de financement. Certains programmes comprennent un
contrôle des prix et des salaires.

Un programme qui impose un contrôle des prix et des salaires sans réforme fiscale et monétaire
risque de ne pas réussir. Un programme cohérent et bien conçu peut être voué à l’échec, car il
suffit que les agents anticipent que le programme va échouer pour qu’il soit voué à l’échec.

13
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Exercice d’application

1. Représentez graphiquement le mécanisme keynésien de l’inflation par la demande ?


2. Connaissant les indices de prix à la consommation de trois pays (I, II, III), calculez le
taux d’inflation annuel de chaque pays ?

Année 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Pays I 75 77,6 80,8 84,7 94,3 100 105,9 109,8 111
Pays II 82,4 83,9 87 90,5 94,9 100 104,2 107,4 110
Pays III 73,1 79,5 83,7 87,7 93,7 100 105,9 112,2 117

3. Quels sont les effets pervers éventuels d’une politique anti-inflationniste reposant sur le
monétarsime ?

14
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Annexe 1
Quelques définitions

Différentiel d’inflation : Ecart entre le taux d’inflation d’un pays et le taux d’inflation
d’un ou de plusieurs autres pays.

Déflateur : Instrument permettant de corriger une grandeur économique des effets de


l’inflation.

Déflation : Baisse du niveau général des prix. Désigne aussi une politique économique visant
à réduire brutalement la demande afin de faire baisser les prix et la consommation.
Dépréciation (au niveau interne): Diminuation du pouvoir d’achat de la monnaie au
sein d’une économie en raison de la hausse des prix.
Désinflation : Diminution du taux d’inflation.

Inflation par la demande : Hausse des prix liée à un déséquilibre entre l’importance de la
demande et la faiblesse de l’offre des produits

Inflation par les coûts : Hausse des prix liée à l’accroissement des coûts de production
des entreprises.

Pouvoir d’achat : Quantité de biens et de services qu’un certain revenu permet d’obtenir.

Prix relatifs : Rapport entre les prix de deux ou de plusieurs biens.

Règle 70 : La règle de 70 est utilisée pour déterminer le nombre d'années nécessaires pour que
les prix doublent par rapport à ceux du taux d'inflation courant. Le nombre d'années pour que
les prix doublent est déterminé en divisant 70 par le taux d'inflation annuel courant. (La règle
de 70 peut également être utilisée pour déterminer au bout de combien d'années le PNB
doublera).

Théorie quantitative de la monnaie : Théorie qui relie l’augmentation des prix à


l’accroissement des moyens de paiement en circulation dans l’économie.

15
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Annexe 2
Caractéristiques de l’indice en Algérie
Source : [Link]

L’indice des prix à la consommation a pour objet de mettre en évidence les variations, au cours
du temps, des prix payés par les consommateurs pour un ensemble des biens et services achetés
dans les magasins, au marché ou à tout autre point de vente.

Ce type d'indice a une signification bien précise, il mesure l'évolution de prix d'un même
"panier" des biens et services jugé représentatif de la consommation des ménages. Plus
simplement, il indique combien il faut dépenser en plus (ou en moins) pour consommer la même
chose qu'à une période donnée.

Il convient de préciser que cet indicateur n’a pas pour objet de mesurer la variation du « coût
de la vie » et encore moins la variation du budget de consommation mais évalue la variation
moyenne des prix.

En fait, l’indice des prix à la consommation doit obéir à un certain nombre de critères,
notamment :

- L’indice des prix ne traduit pas les niveaux de prix pour une période déterminée, mais la
variation de ce niveau entre deux périodes (une période de base et une période courante). Par
exemple un produit peut être considéré comme cher (niveau) mais son prix restant stable
pendant une longue période, il connaîtra une faible hausse de prix.

- L’indice des prix n'est pas un indice de dépense et ne traduit que les seules variations de prix
sans prise en compte d'éventuelles modifications de structure pouvant intervenir (volume, poids
de la dépense ...).

- L’indice des prix est une moyenne pondérée par le poids des dépenses par produits selon la
structure des dépenses de consommation : si la structure est celle de la période de base, l'indice
est dit de LASPEYRES. Par contre, si elle correspond à l'année courante l'indice est dit de
PAASCHE.

16
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Annexe 3

Elaboration de l’indice des prix à la consommation en Algérie

Aspects d’échantillonnage

Pour la confection d’un indice, il est bien évident qu’il est impossible d’observer partout et à
tous les moments les prix de tous les produits. Ce n’est pas seulement le coût de l’opération qui
est en cause mais la possibilité même de sa réalisation, ce qui a conduit l’Office National des
Statistiques (O.N.S.) à constituer des échantillons qui sont définis par :

Echantillon de biens et services


Pour définir l'échantillon de biens et services, on a procédé de la manière suivante : chaque
sous-groupe de la nomenclature de l'enquête des dépenses des ménages (2000-2001) est
décomposé en un certain nombre de postes de dépenses homogènes, tels que tout produit
appartenant au sous-groupe puisse être classé d'une façon univoque dans un poste du sous-
groupe. A l'intérieur de chaque sous-groupe on choisit les articles sur la base des critères
suivants :

- Les articles correspondent à des produits courants susceptibles d'être achetés par un grand
nombre de ménages.

- Les articles doivent être de qualité continue et de spécification assez simple, permettant une
identification rapide et des mesures précises de niveau de prix.

- Les évolutions de prix de ces articles doivent pouvoir être considérées comme représentatives
de celles des consommations dont ils portent la pondération.
Pour assurer cette représentativité, chaque article est représenté par une ou plusieurs variétés.
Pour le choix de la variété, c’est également la dépense annuelle, la fréquence de la dépense et
l’utilité du produit qui, sont pris en compte.

Echantillon de points de vente


Il existe deux catégories de produits, ceux dont les prix constituent des tarifs collectés auprès
des organismes et entreprises et ceux relevés sur la base d’observation dans les points de vente.
Pour la première catégorie, il s’agit par exemple des tarifs de l’électricité, du gaz, des transports
etc...

En ce qui concerne la 2ème catégorie, l'ONS dispose d'un échantillon de points de vente. Les
points de vente retenus sont des commerces réguliers et des marchés de fruits et légumes. Ces
points de vente ont été géographiquement répartis de façon à assurer la représentativité la plus
correcte possible c'est à dire une couverture satisfaisante des zones d'approvisionnement des
ménages.

17
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Les points de vente ont été choisis directement sur le terrain en considération de leur bon
achalandage (en clients et en produits), selon le type de questionnaires (les catégories de biens
et services) et selon leur dispersion.

Choix des dates d’observation

Rappelons que l'indice mensuel des prix est un indice représentatif de l'évolution des prix. Ces
derniers sont observés dans les points de vente et relevés à cadence régulière au cours du temps
selon un programme d'enquête préalablement fixé.

Le programme d’enquête vise une observation régulière et fiable des variations des prix au
cours du mois. Il a été élaboré en tenant compte de toutes ces spécificités et des changements
structurels qui peuvent intervenir.

Les prix sont relevés directement par les enquêteurs auprès des points de vente, aucun autre
circuit administratif n'est pris en compte dans l'observation des prix.

Les fréquences d'observation varient selon la nature du produit et des fréquences de variation
des prix.

Aussi les produits dont les prix varient souvent sont observés selon des fréquences plus
rapprochées (ex les fruits et légumes), alors que d'autres produits (ex. Habillement, loyer. etc.)
connaissent des fluctuations de prix plus espacées.

Trente-quatre (34) types de questionnaires sont utilisés pour les relevés de ces prix, les prix
relevés sont soit ceux affichés par les commerçants, soit déclarés par ces derniers.

Observation des prix et méthode de calcul

L'observation porte sur les prix à la consommation, terme préférable à celui de prix de détail,
car dans beaucoup de cas, la vente se fait du producteur au consommateur (pain, coiffure,
transport…), ce qui justifie l'utilisation de prix à la consommation, les prix de détail faisant
référence à un stade de commercialisation par comparaison avec les prix de gros.

En fait, il s'agit des achats pour la consommation des ménages c'est-à-dire des achats de biens
et services que font les particuliers pour leur usage en tant que consommateurs.

Le prix retenu est celui payé par le consommateur pour acquérir un bien ou service, quelles que
soient les taxes ou autres qui peuvent être contenues dans ce prix. Il s'agit des prix d'offre qu'ils
soient indiqués sur le lieu de vente ou non. Dans ce dernier cas, l'enquêteur est tenu de demander
le prix sur le lieu d'achat.

A partir des prix relevés, la première étape et la plus importante de la chaîne de calcul de
l’indice, consiste à sélectionner la série des prix pour chaque variété. L’objectif étant de rejeter
les prix jugés erronés ou non conformes à la variété de départ. Une fois cette phase terminée un
prix moyen est calculé pour chaque variété.

Le prix moyen calculé pour l’enquête précédente sert également de repère dans la détermination
du prix moyen définitif. Un principe de base devra être respecté pour permettre la comparabilité
de prix. Pour une variété donnée, le nombre de prix relevés servant au calcul du prix moyen

18
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

doit être constant d’une enquête à l’autre, plus précisément égal au nombre de points de vente.
Pour respecter ce principe et chaque fois que cela est nécessaire, les prix manquants sont estimés
ou reportés selon le cas à traiter.

Traitement particulier des produits frais

En raison du caractère saisonnier, de leur disponibilité et de leur commercialisation, les produits


frais, à savoir les légumes, les fruits et la pomme de terre obéissent à un traitement particulier.

Ces produits présentent un caractère saisonnier marqué, non seulement de leurs prix, mais aussi
des quantités offertes sur le marché pendant plusieurs mois de l'année. A ces fluctuations
saisonnières, s'ajoutent des aléas dus à des facteurs climatiques (sécheresse - gel) et économique
(surproduction).

Ainsi pour une année donnée, les mois (périodes de calcul de l'indice) ne peuvent tous avoir la
même composition (ou le même panier) de produits frais, c’est pourquoi des paniers mensuels
ont été arrêtés.

Le fait de procéder à la détermination des paniers mensuels revient à ne retenir dans le calcul
des indices mensuels que les prix des variétés pendant leur pleine saison. Ce traitement est
appliqué à 58 variétés regroupées dans : l'article légumes frais (du sous-groupe légumes),
l'article fruits frais (du sous-groupe fruits) et le sous-groupe pomme de terre. Tous ces produits
font partie du groupe alimentation - boissons non alcoolisées.

Ainsi à partir d'un panier mensuel de pleine saison ; il est calculé un indice. Cet indice compare
les coûts du même panier (mensuel) du mois courant et du mois de même nom de l'année de
base. Les prix de base des variétés du panier ainsi que les pondérations sont mensuels.

Cependant le poids de chaque article (ainsi que le sous groupe) est fixé durant l'année de base.
Les paniers de l'année de base sont établis à partir des fréquences d'observation mensuelle des
consommations obtenues au cours de l'enquête sur les dépenses des ménages de l'année qui a
servi de base pour le calcul de l'indice.

Le choix des 12 paniers mensuels et la structure de leur pondération s’est effectué en tenant
compte de plusieurs critères, notamment les mois d’existence de la variété et l’importance de
la dépense mensuelle de la variété.

Calcul de l’indice des prix

L’indice est calculé suivant la formule de LASPEYRES (moyenne arithmétique pondérée


d’indices élémentaires) :
Im/ 01 =i (wi /i wi) (𝑷𝒎 𝟎𝟏
𝒊 / 𝑷𝒊 ).
wi : poids de la variété i ;
𝑷𝒎
𝒊 : prix courant moyen, au mois m, de la variété i ;
𝑷𝟎𝟏
𝒊 : prix de base (moyen en 2001) de la variété i.

Ainsi pour chaque variété un indice élémentaire est calculé (pondération à partir des dépenses
de consommation).

19
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

A partir de l’indice élémentaire des variétés, les indices agrégés de l’article et du sous-groupe
sont établis.

Il y a lieu de relever que les produits consommés par les ménages ont été classés en 8 groupes
conformément à la classification conseillée par les Nations Unies dans le système de
comptabilité nationale de 1970. Ces groupes sont subdivisés en 63 sous-groupes.

Annexe 4

Evolution globale

Source : Site Internet : [Link]

Rappelons que les années 2008 et 2009 ont connu un relèvement des prix à la consommation.
En 2009, la variation a atteint +5,7% par rapport à l’année 2008 qui avait enregistré une
évolution de +4,9%.

Durant l’année 2010, les prix à la consommation marquent une nette décélération du rythme de
hausse avec une variation de +3,9% par rapport à l’année précédente, soit une chute de prés de
deux (02) points.

En revanche, l’année 2011 se caractérise par un relèvement. Le taux d’accroissement observé


se situe à +4,5%.

En dehors des produits alimentaires industriels dont le taux passe de 6,0% en 2010 à 3,9% en
2011, soit une chute de 02 points, l’augmentation du rythme de hausse touche un grand nombre
de produits avec des variations plus ou moins importantes. Il y a lieu de relever que la hausse
des produits agricoles frais passe de 2,1% en 2010 à 4,6% en 2011.

En termes de niveau, l’indice général des prix à la consommation du grand Alger se situe en
2011 à 142,4 points.

De 2001 (année de référence de l’indice) à 2011, le niveau général des prix a été multiplié par
1,4.

20
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Source : Site Internet : [Link]

Source : Site Internet : [Link]

Source : Site Internet : [Link]

21
Ecole nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée-M1 [Link]

Source : Site Internet : [Link]

22

Vous aimerez peut-être aussi