Rédaction Administrative et Normes Juridiques
Rédaction Administrative et Normes Juridiques
INTRODUCTION GENERALE
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démarche du rédacteur dans les différentes étapes à suivre de la conception du texte à
son application.
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PREMIERE PARTIE : REDACTION DES ACTES LEGISTIQUES OU
NORMATIFS
La légistique est un art. Elle accède désormais au rang de science. Elle était l’art
de légiférer et elle n’a acquise que très progressivement son caractère scientifique.
Elle est ce que l’on nommait autre fois la méthode législative, autrement dit
l’étude du processus intellectuel de l’élaboration des lois. La légistique a pour objet de
présenter l’ensemble des règles, principes et méthodes qui doivent être observés dans
la préparation des textes normatifs (lois, ordonnances, décrets).
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CHAPITRE I- DES DONNEES PREALABLES A LA REDACTION D’UN
ACTE NORMATIF
L’édition d’une norme unilatérale doit avant tout avoir pour objet de résoudre
un problème clairement identifié pour lequel des solutions non normatives
apparaissent manifestement inappropriées. De ce fait, le pouvoir réglementaire ou le
législateur doit assurer l’adaptation permanente des textes à l’évolution des
circonstances ou de droit ou de fait qui ont motivé leur adoption.
Pour ce faire, une étude d’impact doit être réalisée (Section I) autant qu’il doit
être tenu compte de la hiérarchie des normes juridiques (Section II).
Toute idée d’action publique dont la mise en œuvre peut conduire à l’édiction
d’une norme doit faire l’objet d’une étude même sommaire destinée à présenter les
problèmes à résoudre, la solution recherchée, les avantages et les inconvénients
respectifs des différentes options qui sont envisageables pour la mettre en œuvre.
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du partage du domaine respectif de la loi et du règlement opéré par la
Constitution.
- En quoi l’état du droit est-il inadapté ? Toute édiction d’une norme doit être
précédée d’un diagnostic de la situation de fait et de droit. Une fois les
problèmes à résoudre identifiés, l’on s’attache à déterminer en quoi ils
trouvent leurs sources dans une inadaptation des règles en vigueur. A
défaut de cette analyse, il est à craindre en effet que les dispositions
nouvelles ne se heurtent aux mêmes difficultés et que l’effet escompté ne soit
pas atteint en définitive.
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responsabilité de la collectivité publique en cause. Il est dès lors impératif de veiller
scrupuleusement à ce que les nouvelles dispositions édictées se trouvent en harmonie
avec la hiérarchie des textes en vigueur ou susceptible à l’être à la date à laquelle ces
dispositions prendront effet.
A- LA CONSTITUTION
L’acte législatif par excellence est la Loi qui fait l’objet de délibération et d’un
vote par le corpus législatif au sein d’un Parlement issu du peuple et rendu exécutoire
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par sa promulgation par le Président de la République. La loi fixe les règles générales
relatives à l’organisation de pouvoirs publics, des services publics et les prescriptions
permettant le déroulement harmonieux de la vie sociale et politique. Elle est la source
essentielle du droit ; elle ne comporte en principe que des énoncés d’ordre général dont
les modalités d’application doivent par la suite être déterminées par le pouvoir
réglementaire par voie de décret ou d’arrêté.
La loi émane soit d’une proposition de loi présentée par un ou plusieurs députés
soit d’un projet de loi présenté par le gouvernement et donc préparé par
l’administration. C’est à ce titre que la préparation du projet de loi intéresse la
rédaction administrative.
-la loi ordinaire. Elle est prise en fonction des circonstances pour organiser dans
différents domaines de la vie de la Nation.
2. Les Ordonnances
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ratification. Celle-ci n’a d’incidence que sur la nature du contrôle susceptible d’être
exercée sur une ordonnance qui est regardée comme un acte administratif et soumise
au contrôle du juge administratif.
L’ordonnance ayant valeur de loi, elle peut abroger une loi antérieure. Du fait
qu’elle émane du Gouvernement, la présentation formelle à laquelle elle se rapproche
avec quelques variantes de terminologie dans le titre : la formule décisoire et la formule
finale exécutoire.
L’ordonnance comporte des visas ; la formule finale exécutoire peut être celle
exécutée dans un décret : « la présente ordonnance sera publiée en français et en anglais selon
la procédure d’urgence et enregistrée au journal officiel » ; ou celle utilisée dans une autre
loi : « la présente ordonnance sera publiée en français et en anglais selon la procédure d’urgence
et enregistrée au journal officiel, elle sera exécutée comme loi de l’Etat ». Dans certaines
circonstances, la mention du recours à la procédure d’urgence en matière de
publication peut être de rigueur. Après ratification, l’ordonnance est assimilée à une
loi et ne peut être contestée que par la voie d’exception d’inconstitutionnalité.
Il existe une hiérarchie au sein des normes réglementaires. Ainsi, les décrets
s’imposent aux autres actes réglementaires émanent des autres autorités de l’Etat
comme les autorités décentralisées. Les actes individuels doivent de façon générale
respecter les actes réglementaires en vigueur dans le domaine où ils interviennent.
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Les actes administratifs unilatéraux sont les actes pour lesquels l’expression
d’une seule volonté précisément celles de l’Etat, d’une Collectivité territoriale
décentralisée ou d’un établissement est suffisante pour créer une situation de droit
dont la disposition est obligatoire ; les actes administratifs unilatéraux se présentent en
deux catégories :
Les actes administratifs unilatéraux peuvent être pris sous la forme d’une
décision, d’un arrêté, ou d’un décret.
L’arrêté peut être individuel ou réglementaire. C’est l’acte le plus important que
puisse prendre les autorités administratives et gouvernementales : ministres,
gouverneurs, préfet, sous-préfet, maires ainsi que les autorités académiques (recteurs
d’université). Il est également pris par les plus hautes autorités de l’Etat (Président de
la République, Premier Ministre).
Le décret est l’acte administratif du niveau le plus élevé dans la hiérarchie des
normes réglementaires. Il est du ressort du Président de la République et du Premier
Ministre dans les domaines dans lesquelles la compétence leur est reconnue par la
Constitution ou la loi. Le décret peut être individuel ou réglementaire. Les décrets
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individuels sont ceux qui nomment aux emplois supérieurs de l’Etat, intègrent ou
révoquent au niveau de la fonction publique. Les décrets à caractère réglementaire sont
les décrets organiques qui portent généralement sur l’organisation des pouvoirs
publics.
E- LA JURISPRUDENCE
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-la simplification du droit qui non seulement permet de lutter contre toute
complexité technique qui limite la souplesse et l’adaptabilité nécessaire des textes.
D’où le rejet de toute ambigüité, tautologie ou d’imprécision fâcheuse ;
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décentralisée, le projet de décision et d’arrêté est préparé par le service juridique de
ladite structure et transmis à l’autorité principale pour signature.
Les textes normatifs (lois, décrets, arrêtés) doivent se conformer à des règles de
structure qui fixent tant leur présentation extérieure que leur contenu.
A. LE TITRE
Le titre d’un texte n’a aucune valeur normative. Si l’intitulé ne coïncide pas avec
le dispositif du texte, seul ce dernier a force obligatoire. Tous les textes doivent
toutefois être dotés d’un titre qui précise clairement l’objet du texte sous une forme
aussi concise que possible. Le titre est bâtit sur le schéma suivant : Loi ou décret n°…
du…modifiant…et relatif à…
B. LA PRESENTATION
Elle doit être bonne pour plus de clarté, de précision et d’intelligibilité du texte
normatif.
Il indique les raisons pour lesquelles le texte est élaboré, le projet de loi est
soumis au Parlement, l’esprit dont il procède et les objectifs qu’il se fixe. Il comporte
une brève explication par article. Il n’est pas discuté devant le Parlement et n’est pas
publié au journal officiel.
D. LES VISAS
Seuls les textes réglementaires (ordonnances, décrets, arrêtés) ont des visas. Les
lois n’en ont pas. Les visas n’ont aucune valeur juridique et sont toujours facultatifs.
Ils montrent que l’acte administratif n’est pas pris de façon arbitraire et s’inscrit dans
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la légalité. L’indulgence du juge administratif pour absence des visas ne doit toutefois
pas être pour le rédacteur un motif de négligence. Les visas ont pour rôle :
-de donner la liste des textes dont l’acte fait application ou qu’il modifie tous les
textes dont il est fait application, doivent y figurer.
NB : Il faut viser le texte avec son intitulé exact ou officiel. Exemple : Vu la Loi
n°96/06 du 18/01/1996 portant révision de la Constitution du 2 juin 1972. L’ordre des visas
suit la hiérarchie des normes, la chronologie de leur édiction.
A. LES SUBDIVISIONS
-titre ;
-chapitre ;
-section ; -article.
Les Codes seuls utilisent les parties et les livres. Le choix dépend de la longueur
du texte ; seul en principe les textes longs utilisent toutes les subdivisions.
L’unité de base d’un texte normatif est l’article. Une loi peut comporter un
article unique. Exemple : « la peine de mort est abolie ». L’article est subdivisé en alinéa
parfois regroupé dans un ensemble introduit par des chiffres romains. L’alinéa doit
comprendre au moins une phrase entière ; les alinéas peuvent eux-mêmes être
subdivisés pour les besoins d’une énumération.
Le plan d’un texte normatif doit permettre une rédaction concise, un repérage
facile des dispositions et un minimum de renvoie d’une disposition à une autre. Le
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plan d’un texte normatif peut en général être établit soit à partir des principaux
éléments du champ d’application de la loi ou du décret soit en présentant d’abord les
règles générales à toutes les matières puis les règles applicables à chacune d’entre elles.
Le plan d’un texte normatif résulte de la seule succession des articles.
Les articles sont numérotés dans l’ordre croissant. Les modifications d’un texte
suivent l’ordre des articles du texte modifié ; les modifications des articles d’un Code
se font également dans l’ordre des numéros de celui-ci.
-le lieu de signature. Les lois et les actes réglementaires portent la mention du
lieu de signature ou de promulgation. Cette mention peut déterminer le droit
applicable ; elle authentifie la signature et atteste que le signataire a bien en personne
signé l’acte qui porte son sceau.
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l’autorité. Il doit par conséquent obéir aux règles de syntaxe, bilinguisme et doit fixer
l’accessibilité, l’intelligibilité et la cohérence externe ou l’harmonie avec
l’environnement dans lequel le texte s’applique.
A. LES MOTS
Chaque fois qu’il est possible, le législateur doit s’exprimer de manière à être
compris de tous. Chaque fois qu’il est nécessaire, le législateur doit utiliser la précision
de son langage technique garantie de clarté, de sérénité et de liberté. Les sigles et
abréviations sont en principe prohibés. Toutefois, le recours à un sigle peut être admis
si celui-ci est d’usage courant et a été développé dans le texte la première fois qu’il a
été employé.
B. LE TEMPS ET LE MODE
C. LA PONCTUATION
Les règles de ponctuation doivent être rigoureusement observées ; elles ont une
grande importance juridique.
D. LA CLARTE
Pour assurer cette clarté, il faut respecter les règles de rédaction suivante :
-être bref : les articles seront bref ; chaque phrase ne doit pas exprimer plus d’une
idée ;
-séparer le principe des exceptions : le principe doit être posé avant les
exceptions ou dérogations qui feront l’objet des articles suivants ;
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-ne jamais modifier le sens d’un mot à l’intérieur d’un même texte.
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administration. Il convient dans un chapitre préliminaire de présenter les éléments
préalables que l’on doit maitriser avant d’aborder tour à tour les caractères de la
rédaction administrative (chapitre 1), le style et le vocabulaire (chapitre 2) et les
documents de la correspondance administrative (chapitre 3).
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Pour rédiger correctement les documents administratifs, il faut acquérir une
bonne habitude d’exprimer sa pensée par écrit, de développer ou de résumer celle des
autres, de narrer un événement, d’analyser une situation, de transmettre un message,
etc. cet apprentissage déjà assumé par l’enseignement primaire, puis secondaire devra
être poursuivi à l’université et même après de manière permanente ; c’est pourquoi
l’on précise que pour bien s’exprimer, il est indispensable non seulement d’avoir une
connaissance suffisante de la langue que l’on emploie , c’est-à-dire son orthographe, sa
syntaxe et son vocabulaire (section 1) mais également de bien préparer la rédaction
(section 2).
PARAGRAPHE 1. LA LECTURE
PARAGRAPHE 2. L’EXERCICE
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SECTION II- LA PREPARATION DE LA REDACTION
On ne se lance pas dans une rédaction sans une préparation minutieuse, sans
réflexion. La préparation renvoie à la connaissance et l’analyse du dossier, la synthèse
des problèmes et la proposition des solutions, la maitrise des textes législatifs et
réglementaires, l’élaboration du plan.
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éventuellement sanctionné par le juge administratif ou judiciaire selon que sa
compétence est retenue.
- Comme l’introduction, la conclusion doit être brève et précise. Elle doit tirer les
conséquences de ce qui est dit dans le corps du texte. Les formules de conclusion
les plus couramment utilisées dans la correspondance écrite sont les suivantes : en
conséquence, en conclusion, en définitive, en résumé, enfin de compte.
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La conclusion doit être soignée dans le fond que dans la forme, car le lecteur reste sous
l’impression des dernières phrases
Ecrire diffère du mot rédiger. En effet, alors que pour le premier (écrire) il
s’agit de transposer sur un support de façon quelque peu désordonné les signes
convenus ; pour le second (rédiger), il s’agit d’exprimer sa pensée dans un ordre
impératif.
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Par style et relativement au langage, il faut entendre : aspect de l’expression
littéraire dû à la mise en œuvre des moyens de pression dont le choix résulte dans la conception
classique des conditions du sujet et du genre et dans la conception moderne de la réaction
personnelle de l’auteur en situation.
C’est la manière d’être, de faire. Pour BUFFON, « le style est l’homme même ».
JOUBERT quant à lui soutient « qu’on reconnaisse souvent un excellent auteur au
mouvement de sa phrase et à l’allure de son style ». Paul VALERY écrit que « le style résulte
d’une sensibilité spéciale à l’égard du langage, cela ne s’acquiert pas, mais cela se développe ».
Si chaque personne a son style, l’administration qui est une personne morale a
le sien ; il est alors indispensable que ceux qui parlent et surtout écrivent en son nom
s’imprègnent du style administratif au lieu d’utiliser celui qui leur est propre. Étudier
le style administratif revient à relever les caractères de tout style dont il est porteur
(section 1) avant de mettre en exergue ceux qu’ils singularisent en raison de la
spécificité de l’administration matérialisée par son activité (section 2).
PARAGRAPHE 1. LA CLARTE
Un style est clair lorsqu’on comprend sans effort, sans recherche inutile et dans
la première lecture la signification des phrases d’un texte. Il s’agit d’un aspect
fondamental car comme le soulignait LIVAROL, « ce qui n’est pas clair n’est pas français
».
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Rédiger correctement ou avec clarté c’est choisir un langage qui sera compris de
la personne à qui on s’adresse. Cela suppose un langage clair, adapté et conforme aux
règles grammaticales. Il ne faut surtout pas perdre de vue que lorsqu’on rédige,
l’objectif est de livrer un message, de communiquer des informations, de poser un
problème ou d’en résoudre. Autrement dit, pour être compris de notre lecture nous
devons utiliser le vocabulaire connu de lui.
PARAGRAPHE 2. LA PRECISION
PARAGRAPHE 3. LA CONCISION
PARAGRAPHE 4. LA RIGUEUR
PARAGRAPHE 5. LA SIMPLICITE
C’est le caractère de ce qui est facile à comprendre, à exécuter. Un style est dit
simple lorsqu’il est naturel et de bon goût ; la simplicité se démarque de la familiarité
et de la vulgarité. Ce qui veut dire que le rédacteur n’écrira pas comme il parle mais
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il cherchera à traduire sa pensée le plus naturellement possible tout en évitant d’être
prétentieux.
- Éviter d’une part la périphrase qui est un procédé de style consistant à dire
en plusieurs mots ce que l’on pourrait exprimer en une seule. D’autre,
l’emphase qui est une exagération pompeuse soit dans le ton, soit dans le
terme employé ; elle consiste à exagérer l’expression d’une idée par
l’importance d’un terme à employer. Le rédacteur devra également éviter
les hyperboles qui sont un procédé consistant à employer un mot plus fort
que ce qu’il recouvre véritablement en y voyant qu’une disposition
particulière des marques écrites de respect et de considération.
PARAGRAPHE 1. LA DIGNITE
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PARAGRAPHE 2. LE RESPECT DE LA HIERARCHIE
PARAGRAPHE 3. LA RESPONSABILITE
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En outre, la première personne du pluriel ‘‘nous’’ est utilisée par des entités dont
la gestion repose sur des organes collectifs. Exemple : Conseil d’administration, Comité de
gestion… Soit par l’administration pour des actes auxquels on veut accorder une
importance ou une solennité particulière ; dans ce cas, le ‘‘nous’’ prend le pluriel de
majesté.
PARAGRAGPHE 4. L’OBJECTIVITE
L’administration étant au service du public, elle sert non pas les intérêts
particuliers mais plutôt l’intérêt général qui reste et demeure la noble cause de son
administration. Elle se doit en conséquence d’être impartiale, objective, sans passion et
de ne pas exprimer des sentiments personnels. En effet, le signataire n’écrit pas en son
nom mais au nom de l’administration, et en raison des fonctions qu’il exerce au sein
de la structure administrative. Ces fonctions sont indépendantes de la personne du
titulaire. Le texte doit pouvoir être accepté par n’importe quel agent investi dans les
mêmes fonctions.
NB : J’ai le regret à la place de j’ai l’honneur atténue une réponse négative. J’ai le
plaisir est employé pour annoncer au destinataire un événement agréable.
PARAGRAPHE 5. LA COURTOISIE
Elle est due aux administrés qui sont des citoyens et dignes de respect. Elle
s’applique aussi entre les services ou elle se manifeste par le respect des nuances
hiérarchiques ; l’écrit administratif doit éviter les expressions injurieuses ou
péjoratives, les appréciations trop sévères, blessantes pour la dignité et l’amour propre
de celui qui en est l’objet. L’on doit éviter des refus brutaux qui rendent choquantes les
réponses négatives de même que des ordres trop secs ou impératifs. Il faut éviter de
mentionner les noms des tiers informateurs lorsque cela pourrait leur causer des
ennuis.
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-Votre rapport est un tissu de sottises -Votre rapport me paraît comporter
beaucoup d’erreurs
-Votre demande est ridicule -Votre demande me paraît peu fondée
-Comment avez-vous pu présenter une -Je ne comprends pas comment vous avez
requête aussi stupide ? pu présenter une telle requête ou une
requête aussi mal venue
-Je refuse votre demande -Il ne m’est pas possible de donner une
suite favorable à votre demande
-Je regrette catégoriquement -J’ai le regret ou je suis au regret de vous
votre demande faire connaitre qu’il ne m’est pas possible
d’étudier votre dossier
-Je ne peux pas vous répondre -J’ai pris bonne note de votre demande
maintenant. Veuillez formuler votre que j’ai soumise à l’étude de mes services.
demande plus tard Je ne manquerai de vous informer dans
les meilleurs délais
-Je vous prie de me transmettre ce dossier
-Transmettez-moi ce dossier -Je vous serai obligé ou j’attacherai du prix
à ce que vous apportiez aux dossiers
PARAGRAPHE 6. LA PRUDENCE
-toute faute, erreur ou négligence révélée par écrit sera imputée par le public à
l’ensemble de l’administration voire au gouvernement ;
-la mesure prise par le fonctionnaire doit pouvoir être acceptée par son
successeur dans l’optique de la continuité de l’action administrative ;
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-Tout jugement mal fondé peut porter un préjudice grave et injustifié à la
personne qui en est l’objet.
Pour ces raisons, les affirmations, les appréciations et les souhaits seront
nuancés et le plus souvent exprimés au conditionnel.
-Il faut réviser à tout prix cette position -J’estime qu’il conviendrait de réviser ou
je pense pour ma part qu’il serait
-Il faut que nous présentions souhaitable de revoir cette position
immédiatement une contre-proposition - -Il me semble qu’il conviendrait que nous
D’après les rumeurs qui me sont présentions une contre-proposition -
parvenus, vous vous êtes rendus D’après les rumeurs, vous vous serez
coupable rendus coupable d’abus de pouvoir
-Vous avez complètement oublié les
dispositions des circulaires que pourtant -Vous n’ignorez pas les dispositions des
vous devriez bien connaître circulaires qui précisent notamment
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antécédents (date, numéro d’enregistrement, objet, référence, identité des signataires
et du destinataire).
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SECTION 1- LES FORMULES D’INTRODUCTION
La formule d’appel traduit les rapports qui existent entre l’auteur d’une lettre et
le destinataire. Elle permet de marquer le respect, la considération, l’autorité,
l’affection. Elle tient compte de la qualité de la personne à qui on s’adresse. Le
rédacteur administratif, pour éviter tout dégoût à son interlocuteur devra rechercher
la formule juste c’est-à-dire celle qui sied parfaitement au destinataire de la lettre. Le
Président d la République, le Premier Ministre, le Ministre des Relations Extérieurs, le
Ministre plénipotentiaire, l’Ambassadeur, l’Evêque sont des personnalités qui sont
traitées d’ ‘‘Excellence’’. Il convient de présenter les différentes formules d’appel.
On dira cher ami, cher Monsieur, chère Madame, cher Monsieur et ami, chère Madame
et amie, chère Mademoiselle et amie.
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C. LES FORMULES UTILISEES A L’EGARD DES PERSONNES
EXERCANT UNE PROFESSION LIBERALE
1. Avocat, Notaire, Huissier de justice
-le Premier Ministre. On dira Monsieur le Premier Ministre s’il n’est pas Chef de
Gouvernement et Monsieur le Premier Ministre dans le cas contraire. Lorsque c’est le
Vice-Premier Ministre, on dit Monsieur le Vice Premier Ministre, Monsieur le Ministre
d’Etat, Monsieur le Ministre délégué. Lorsqu’il s’agit d’un Secrétaire d’Etat, on dit
Monsieur le Ministre.
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G. LES AUTORITES ADMINISTRATIVES
Remarque :
Il est un vieux principe selon lequel les honneurs ne se délèguent pas. Cela
suppose que le titre dû à une fonction ne s’étend pas de mari à la femme et viceversa.
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ce fait, il pourra utiliser l’une des formules ci-après : me référant à… ; faisant suite à… ;
en référence à… ; en réponse à… ; par lettre citée en référence et relative à… ; par lettre du…
Elles se placent généralement au début de certains documents tels que les notes
de service, les circulaires et entament une question. Exemple : Vous avez appelé mon
attention, mon attention a été attirée sur… ; il m’a été donné de constater ; il a été porté
à ma connaissance que…
Par ailleurs, trois locutions verbales qui sont d’un usage généralisé et récurrent
méritent une attention particulière :
-Avoir l’honneur de… : Cette locution verbale est employée dans toute
correspondance administrative ; elle est permanente et constante. Toute
correspondance administrative qui ne contiendrait pas cette locution serait
inappropriée. Il ne doit y avoir qu’un seul usage de cette locution dans une
correspondance écrite. Si l’on en trouve plus d’une dans une même lettre, celle-ci est
inélégante et incorrecte. Exemple d’usage de l’allocution avoir l’honneur de…
*j’ai l’honneur est placé au début de la phrase : j’ai l’honneur d’accuser réception de
votre lettre du… par laquelle…
*j’ai l’honneur est placé dans le corps de la lettre : par votre lettre dont la référence et
l’objet sont repris en marge, vous avez très bien voulu me saisir au sujet de… y faisant suite,
j’ai l’honneur de…
*j’ai l’honneur est lacé vers la fin : « par votre lettre citée en référence, vous m’avez
saisi au sujet de… votre offre a fait l’objet d’un examen attentif par mes services spécialisés qui
ont relevé ce qui suit…
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-Bien vouloir… : cette expression contient en elle l’idée de bien vaillance. Elle est
souvent utilisée avec l’allocution « avoir l’honneur de.. » dans la même phrase, ceci pour
rendre plus évident le respect que l’administration doit à ses usagers. Exemple : j’ai
l’honneur de vous demander de bien vouloir…
-Vouloir bien… : cette formule est utilisée uniquement par le supérieur à l’endroit
du subordonné ; elle traduit un ordre qui doit être exécuté dans les meilleurs délais.
Exemple : en prélude de la réunion que je préside le… dans la salle… à …, j’ai l’honneur de
vous demander de vouloir bien apprêter les dossiers des participants et veiller à la propreté des
lieux.
A. ASSURANCE ET EXPRESSION
B. LA CONSIDERATION
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NB : -Le terme « veiller » ne s’emploie pas à l’égard d’un supérieur hiérarchique.
Il convient plutôt d’écrire je vous prie de bien vouloir agréer Monsieur l’expression de ma
considération distinguée ou de ma haute considération.
C. DEVOUEMENT
Ce terme ne peut s’écrire qu’à l’endroit d’un supérieur ou à une personne à qui
l’on est lié par l’affection ou la gratitude. Il est rarement employé seul et est précédé
du mot respectueux. Exemple : je vous prie de bien vouloir agréer Monsieur le Ministre
l’expression de mon respectueux dévouement.
[Link]
Ce terme est réservé aux personnes de rang élevé écrivant à leur inférieur.
Exemple : vous savez mon cher François que ma confiance vous est acquise ainsi que mon
estime la plus affectueuse.
[Link]
[Link]
C’est un terme de courtoisie que tout homme de bonne éducation doit utiliser à
l’endroit d’une femme mariée. En revanche, l’on utilise le vocabulaire respect vis-àvis
d’une femme non mariée. Ce vocable est également utilisé à l’égard d’une femme de
qualité ou à l’égard d’un chef d’Etat.
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[Link]
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-les documents d’usage général que sont : la lettre administrative, le bordereau
d’envoi, la note, le message, le bulletin de correspondance.
-les écrits d’information destinés aux collaborateurs qui sont : la note de service,
la décision, les instructions, la circulaire.
PARAGRAPHE 1. LA LETTRE
-La date. Elle est inscrite en haut et à droite de la feuille environ 15 mm du port
supérieur. Elle est précédée de l’indication du lieu où la lettre a été écrite. Exemple :
Ngaoundéré le 21 novembre 2017. En français, les noms de mois ne prennent pas la
majuscule.
-Le corps de la lettre. Il ne commence pas par je sauf lorsqu’on utilise la formule
j’ai l’honneur.
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-La signature. Elle se place immédiatement après la formule de courtoisie et au
minium 50 mm de bord inférieur de la feuille. Il est impératif d’écrire en dessous le
prénom en minuscule et le nom en majuscule du destinataire.
La lettre entre service est comme son nom l’indique, la lettre adressée par un
service administratif à un autre service relevant d’un même Etat et d’une même
structure gouvernementale ; elle comprend l’entête, le corps de la lettre et le final.
1. L’entête
Il comprend :
Direction du budget
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Exemple : Le Ministre de l’enseignement supérieur
2. Le corps de la lettre
a) L’objet
b) La ou les références
Elle peut aussi être portée au bas de la lettre à gauche. Lorsqu’un ou plusieurs
documents sont jointes à la lettre, on en inscrit l’énumération soit par le nombre en
chiffre exemple : PJ/3 ; soit par le renvoie à l’annexe en cas de liste importante soit par
la nature précise du document.
3. Le texte de la lettre
C’est la partie dans laquelle des développements relatifs à l’objet ayant conduit
à la rédaction de la lettre sont faits.
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4. Le final de la lettre
Il a pour but la transmission d’un dossier ou d’une série de pièce relative à une
même affaire.
-« A toutes fins utiles ». Elle laisse le destinataire libre de donner ou non une suite
à l’affaire et le dispense dans tous les cas de rendre compte. Le document reste entre
ses mains.
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-« Pour avis ». Elle précise au destinataire qu’il aura à émettre un avis motivé sur
le dossier qui lui est soumis.
Encore appelé soit transmis, le bordereau de transmission interne est utilisé pour
les transmissions au sein d’une même administration. C’est un procédé qui permet de
garder la trace des transmissions effectuées.
3. La présentation du soit-transmis
C. La note
C’est un document de travail traitant d’une affaire courante qu’on adresse : soit à
un supérieur hiérarchique, soit à un collègue ou à un égal soit à un subordonné.
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1. Justification de l’usage de la note
-La note d’information. Généralement plus brève que les autres, elle attire l’attention
sur un problème donné. Elle est adressée à un subordonné, un égal ou un supérieur
pour le mettre au courant d’une situation ou d’une affaire. Mais elle peut aussi avoir
pour but de demander l’avis d’un collaborateur ou collègue, soit d’exposer à un
supérieur une situation dont on analyse l’ampleur pour ensuite proposer les solutions
possibles tout en demandant la conduite à tenir.
-La note d’instruction. Elle n’existe que dans le sens de supérieur à subordonné et a
pour but de donner des directives nécessaires au règlement ou au traitement d’une
affaire. Elle est rédigée soit d’initiative soit en réponse à une demande préalablement
formulée par le subordonné.
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-La note d’étude. Elle expose une question déterminée après une analyse faite la
plupart du temps à la demande de la hiérarchie. Elle propose des solutions et
accompagne un dossier de fond.
a) présentation
La note est une analyse précise des faits en vue d’orienter le destinataire vers une
action déterminée. Elle prépare la prise de décision. La note n’est soumise à aucune
forme particulière, elle ne comporte aucune forme de politesse ou de rappel. Toutefois,
elle obéit aux règles de présentation commune au document de la correspondance
administrative. Son libellé comporte le titre note suivis de la mention de son
destinataire appelé soit par son titre soit par son nom. Exemple : note à l’attention de
Monsieur le Doyen ou note à Monsieur...
Lorsqu’il s’agit d’une note adressée à un supérieur, le libellé est le suivant : note à
l’attention de Monsieur… C’est une formule de déférence.
Lorsqu’il s’agit d’une note adressée à un membre du gouvernement, elle est libellée
comme suit : note à l’attention de Monsieur le Ministre
La note peut comporter un objet, un numéro d’enregistrement ; elle doit être datée
et signée avec la mention du nom et la fonction du destinataire.
b) la rédaction
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-préciser, affirmer l’interprétation sur un point donné ; -présenter
-Le préambule. Il est bref, précis, complet. Il renseigne sur l’objet de la note ou du
rapport, la cause qui l’a motivé, son importance, ses limites, son intérêt ; il oblige le
rédacteur à définir exactement le problème qu’il traite. Exemple : -Vous avez bien voulu
me transmettre en date du…pour examen et avis le dossier relatif à…
-Vous m’avez chargé par note du…de rendre la conclusion de mon rapport de mission du…à…
-L’introduction. Elle est claire, logique, impartiale ; elle indique la méthode choisie pour
réunir les éléments constitutifs de la note. Exemple : -l’étude de ce dossier appelle de ma
part l’analyse, les observations et les suggestions ci-après
-le développement. Il doit être solide, ordonné, concret. Le rédacteur peut se contenter
d’apporter des faits et de les analyser l’un après l’autre. La note n’est pas un catalogue,
c’est une démonstration. Pour ce faire, il faut :
*interpréter, c’est-à-dire rechercher les intentions pour juger la valeur d’un acte
*soigner les transitions afin de donner à l’ensemble du travail cette impression d’unité,
de confiance et de solidité qui emporte l’adhésion du lecteur.
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-La conclusion. Elle est naturelle, simple, pratique. Elle découle tout naturellement
d’une argumentation rigoureuse et pour ainsi dire, s’impose d’ellemême. Elle doit
apporter la réponse à la question posée dans le préambule et doit suggérer ou émettre
un avis en vue d’une action précise.
NB : La conclusion ne doit pas laisser le lecteur indifférent ; elle doit conduire vers
l’action.
Exemples :
-compte tenu de ce qui précède, il y aurait lieu où il serait souhaitable ou encore, il serait
préférable sauf meilleure appréciation de la part de Monsieur le Directeur ou de
Monsieur le Ministre…
Vos hautes ou très hautes instructions m’obligerait ou encore vos instructions sont sollicitées
ou haute instruction sollicitée.
PARAGRAPHE 1. LE COMPTE-RENDU
A. DEFINITION
C’est le récit, l’exposé plus ou moins détaillé des faits, d’évènements, de travaux de
discussions auxquels le narrateur a assisté activement ou non. C’est une relation
objective, exacte, précise de ce qui s’est passé sans que le rédacteur ait à prendre parti,
à intervenir personnellement pour le commenter. Il n’a à formuler à l’intention du ou
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des destinataires du document aucune proposition d’action émanent directement de
lui. Il n’interprète pas les faits en vue d’une conclusion ; il ne propose pas des solutions
qui lui propres. S’il lui arrive d’analyser les faits, c’est pour mieux informer le lecteur
du document.
B. ELABORATION DU COMPTE-RENDU
1. Le préambule
Il indique la nature, l’objet, la date, l’heure et le lieu de la réunion ainsi que les
participants. Cela avec une précision minutieuse. Le préambule peut consister :
-en un titre qui précède le texte et qui permet de présenter le document ; la narration
des opérations commence après la mention de ce titre.
NB : il est d’usage lorsque les participants en nombre limité ont été convoqués
individuellement, leur présence étant une condition de la tenue de l’assemblée,
d’indiquer les noms des participants effectifs. On mentionne également les noms des
personnes qui ont prévenu de leur absence et ont fait connaitre la raison réelle ou
acceptable ; il importe donc d’éviter toutes erreurs. Les fautes d’orthographe d’un nom
ne sont pas admissibles ; il en est de même d’une confusion de qualité, titre ou fonction.
Une bonne méthode à ce sujet consiste à faire circuler pendant la séance une feuille
appelée « fiche de présence » sur laquelle chaque participant est invité à inscrire son nom,
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sa qualité, voire son adresse. La liste de présence figurera dans le texte du compte-
rendu ou lui sera jointe en annexe.
2. Le développement
3. Le final du compte-rendu
PARAGRAPHE 2. LE PROCES-VERBAL
A. DEFINITION
C’est un acte par lequel un officier public, fonctionnaire ou agent de l’autorité relate
par écrit ce qu’il a vu, entendu, constaté dans l’exercice de sa fonction. Celui qui relève
du domaine des affaires et de la vie courante répond au même objectif fondamental à
savoir : garder un témoignage écrit et formel de certains actes importants.
B. STRUCTURE DU PROCES-VERBAL
Le procès-verbal comprend :
PARAGRAPHE 3. LE RAPPORT
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A. DEFINITION
Le rapport est un document qui a pour objectif l’étude approfondit d’une question,
l’examen d’une situation donnée en vue d’une décision à prendre part l’autorité
responsable.
B. STRUCTURE
Un rapport est composé de 3 parties d’inégale importance que l’on désigne par les
vocables exposé des motifs, développement et conclusion. Chacune de ces parties à une
utilité qui lui est propre.
-La conclusion énonce les solutions, les propositions du rédacteur telles qu’elles
découlent du développement.
Ce sont les documents servant de support aux ordres et aux décisions, aux
prescriptions, aux recommandations et aux explications qu’une autorité adresse à ses
subordonnés pour fixer le cadre et les modalités d’exécution de leur tâche
conformément aux décisions de l’autorité supérieure. Il s’agit en clair des documents
qui prennent appuis sur la compétence du supérieur en matière d’organisation d’une
part et en matière d’orientation de l’activité des subordonnés d’autre part. Ces mesures
sont généralement écrites et leur portée est plus ou moins large.
PARAGRAPHE 1. L’ORDRE
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A. DEFINITION
C’est une injonction faite à un agent d’exécuter une fonction. Il peut être collectif
mais reste le plus souvent individuel. Les ordres courants sont donnés verbalement.
Toutefois, lorsque la tâche ou la mission à accomplir présente une certaine importance
ou met en jeu la responsabilité de l’autorité hiérarchique, les ordres doivent être
confirmés par écrit et rédigés avec le plus grand soin en termes clairs et précis pour ne
laisser subsister aucune ambigüité, aucun doute sur le sens de l’intervention ordonnée
à l’agent.
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investi sur le plan réglementaire, soit d’une délégation de signature de l’autorité
compétente. Lorsqu’il est établit avec la mention « sans frais », l’agent public au nom
de qui il est délivré n’a droit à aucune indemnité.
A. DEFINITION
La note de service est un document interne par laquelle un supérieur donne à ses
subordonnés soit des informations soit des instructions à caractère permanent ou
temporaire sur un problème particulier relatif aux activités du service, ou sur le
fonctionnement général de celui-ci. Ces instructions resteront applicables tant que leur
objet subsiste ou jusqu’à ce qu’une nouvelle note de service vienne les abroger. La note
de service peut s’adresser à l’ensemble du personnel d’un service ou seulement à une
partie de celui-ci. Elle peut être prise aux différents niveaux de la hiérarchie par chaque
supérieur à l’attention de ses subordonnés.
L’objet est présenté à part comme pour une lettre entre le titre et le texte à partir
de la marge de gauche.
-la suscription n’est pas indispensable lorsque la note de service est destinée à
l’ensemble du personnel ; dans le cas contraire, elle mentionne la qualité des
destinataires concernés (Exemple : à Messieurs les Chefs de service) qui reçoivent la
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note de service « pour attribution ». Elle peut aussi être adressée « pour information » à
d’autres personnes non directement concernées par son application.
La note de service étant l’expression d’un ordre, il est capital que cet ordre soit
bien donné. Pour ce faire, elle doit être :
-claire et nette. La clarté est la qualité majeure d’une note de service. Il faut pour
ce faire comprendre, obéir et c’est la nécessité qu’on sache bien ce que l’on veut et qu’on
sache l’exprimer sans craindre d’employer les mots propres même fermes qui
conviennent.
-ordonnée. N’ayant pas en principe à plaider une cause, mais à formuler une
décision, à donner des instructions, la note de service est d’une construction facile. Sans
préambule, elle indique son objet, énonce l’information et en précise les modalités
d’application. Elle peut aussi faire connaitre le pourquoi de sa rédaction. Un ordre
motivé est mieux compris, plus facilement accepté et son exécution est meilleure.
Exemple : Il m’a été donné de constater que… Dans ce cas, la note part de l’exposé du fait,
de la situation, de la nécessité qui explique ou justifie son objet.
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PARAGRAPHE 3. LA CIRCULAIRE
A. DEFINITION
B. CARACTERE DE LA CIRCULAIRE
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-être rédiger en style direct. Exemple : je vous… Toutefois, la circulaire
interministérielle est rédigée en style indirect comme les instructions et les actes
réglementaires.
-la circulaire s’annonce principalement par son titre suivi d’un numéro d’ordre
du sigle d’identification, du service rédacteur et la date. Exemple : Circulaire
n°…/MEP/CAB du…relative aux modalités d’application de…
C. LA CIRCULAIRE PRESIDENTIELLE
PARAGRAPHE 4. L’INSTRUCTION
A. DEFINITION
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permanent : elle a une portée générale et demeure valable tant qu’elle n’a pas été
abrogée ou modifiée. Elle s’impose à tous les agents de l’administration.
B. PRESENTATION
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