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Impact du commerce international au Maroc

Le mémoire examine l'impact du commerce international sur les entreprises marocaines, en soulignant l'importance de l'ouverture économique du Maroc et ses accords commerciaux. Il analyse les tendances récentes des exportations et importations, ainsi que l'impact de la mondialisation et de la pandémie de COVID-19 sur la compétitivité des entreprises. Le document conclut sur la nécessité pour le Maroc de s'adapter aux défis et opportunités du commerce mondial pour assurer une croissance économique durable.

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Sara Touhami
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Impact du commerce international au Maroc

Le mémoire examine l'impact du commerce international sur les entreprises marocaines, en soulignant l'importance de l'ouverture économique du Maroc et ses accords commerciaux. Il analyse les tendances récentes des exportations et importations, ainsi que l'impact de la mondialisation et de la pandémie de COVID-19 sur la compétitivité des entreprises. Le document conclut sur la nécessité pour le Maroc de s'adapter aux défis et opportunités du commerce mondial pour assurer une croissance économique durable.

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Le commerce international et ses impacts sur

les entreprises marocaines

Présenté par :

● Widad Ait Chikh Ali


● Ezzahra Chebbay
● Nouhaila Aarab

Mémoire présenté

en vue de l’obtention du diplôme de licence en science


d’économie et gestion

Encadré par Pr. JAMAL AGOURAM

2023-2024
Remerciement :

La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs personnes à qui on


voudrait témoigner toute nos gratitudes.
On voudrait tout d’abord adresser toutes nos reconnaissances à notre encadrant Monsieur Jamal
Agouram, pour sa patience, sa disponibilité et surtout ses judicieux conseils, qui ont contribué
à alimenter notre réflexion.
On désire aussi remercier les professeurs de l’université polydisciplinaire de Taroudant, qui ont
fourni les outils nécessaires à la réussite de nos études universitaires.
Un grand merci à nos parents pour leur amour, leurs conseils ainsi que leur soutien
inconditionnel, à la fois moral et économique, qui nous a permis de réaliser les études qu'on
voulait et par conséquent ce mémoire.
On voudrait aussi exprimer nos reconnaissances envers les amis et collègues qui nous ont
apporté leur soutien moral et intellectuel tout au long de notre démarche.
Enfin on tient à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce
travail.
Liste des abréviations :

L’OMC : Organisation Mondiale du Commerce


CEDEAO : Communauté économique des États de l'Afrique de l’Ouest
ZLECAF : La Zone de libre-échange continentale africaine
SGPC : Système Généralisé des Préférences Commerciales entre pays en développement
GSTP : Global system of tarde préférence
ALE : Accords de libre-échange
BTP : Bâtiment et travaux publics
TCAC : Taux de croissance annuel composé
TCAM : Taux de croissance annuel moyen
ATPA : Admission Temporaire pour Perfectionnement Actif
TPE : Très petites entreprises
ME : Moyennes entreprises
PE : Petites entreprises
GE : Grandes entreprises
TGE : Très grande entreprise
PDM : Product Data Management
IDE : Investissement direct à l’étranger
PME : Petites et moyennes entreprises
AMITH : l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement
IDME : Investissements Directs Marocains à l’Etranger
RSE : Responsabilité sociale des entreprises
R&D : La recherche et le développement
IA : Intelligence artificielle.
CNRST : Centre national pour la recherche scientifique et technique
CGEM : Confédération Générale des Entreprises du Maroc
TIC : Technologies de l’information et de la communication
LOT : Internet des objets
Listes des figures :

Figure n° Titres Pages


1 Global system of tarde préférence 7
2 Echanges commerciaux Maroc-Usa 8
3 Echanges commerciaux Maroc Turquie 8
4 Solde commerciale du Maroc avec les pays de l’accord d’agadir 9
5 Evolution des exportations de la filière des matériaux de construction 11
6 Évolution des exportations marocaines du secteur textile et cuir 13
7 Evolution des exportations marocaines du secteur textile et cuir 14
par régime d’exportation
8 La structure des exportations marocaines du secteur textile et cuir par 15
chapitre reste stable au cours de la période 2002 – 2022
9 Évaluation des résultats des exportateurs actifs en termes de nombre. 16
10 Changement dans les résultats des exportateurs actifs en matière de 17
chiffre d’affaires à l’exportation
11 La performance des exportateurs actifs varie en fonction de leur taille 18
12 Les exportateurs actifs évoluent en fonction des principaux continents 19
de destination
13 Analyse des exportateurs actifs en fonction de leur âge 20
14 Evolution du taux d’apparition 21
15 Evolution du nombre des apparitions des exportateurs actifs par région 21
d’immatriculation
16 Evolution des importations de la filière des matières de construction 22
17 Evolution des importations des produits céramiques 23
18 Evolution des importations des accessoires de tuyauterie et 24
construction métallique et les ouvrages en pierres

19 Evolution de la structure des principaux fournisseurs du Maroc dans la 26


filière des matériaux de construction (Part en %)
20 Les 5 étapes d’une analyse concurrentielle 29
21 Exemple de carte stratégique 30
22 L'évolution du MDI des entreprises marocaines au cours de la 33
période (2009-2019) Source : bureau de change

23 Evolution des exportations du secteur automobile 42


24 Exportation du secteur agriculture et agroalimentaire 43
25 Balance voyage 44
26 Investissements directs étrangers au Maroc 45
27 Investissements directs marocains à l’étranger 45
Listes des tableaux :

Tableaux n° Titres Pages


1 Évolution des exportations des principaux 12
secteurs d’activités 2020 et 2021 (En MM MAD)

2 Balance commerciale 39

3 Importations par principaux produits 40

4 Exportations par principaux secteurs 41


5 Balance des services 44
Sommaire :

INTRODUCTION ......................................................................................................... 1

Chapitre 1 : l’importance du commerce international pour le Maroc ........................ 5

Section 1 : Profil du commerce extérieur marocain .............................................. 5


.1.1Implication du Maroc dans le commerce international _____________________ 5
2. Les accords commerciaux ______________________________________________ 6
Section 2 : Les tendances récente du commerce international au Maroc ........... 10
.1. Tendances des exportations au cours des dernières années. _________________ 11
2. Tendances des importations au cours des dernières années. _________________ 22
Section 3 : Analyse de la concurrence internationale .......................................... 27
1.L’importance de l’analyse de la concurrence internationale pour les entreprises
marocaines ___________________________________________________________ 27
2. Analyse de la concurrence régionale et mondiale __________________________ 28
Chapitre 2 : L’impact du commerce mondial sur les entreprises marocaines .......... 35

Section 1 : Analyse de l’impact sur les entreprises marocaines .......................... 35


1. Impact de la mondialisation sur la compétitivité : comment les tendances actuelles
du commerce mondial affectent-elles la compétitivité des entreprises marocaines ?35
[Link] du covid-19 sur les entreprises marocaines _________________________ 39
Section 2 : Adaptation des entreprises marocaines au nouvelle contexte du
commerce international .................................................................................................. 46
1. Adaptation des entreprises marocaines aux nouvelles réalités du commerce
international __________________________________________________________ 46
2. Identifications des opportunités et des défis rencontrés par les entreprises
marocaines dans ce contexte _____________________________________________ 49
CONLUSION .............................................................................................................. 59
Introduction
Le commerce international constitue le pilier fondamental de l’économie mondiale, car il
représente l’échange de biens, de services et de capitaux entre différents pays du monde.
Depuis des siècles, les pays se livrent au commerce pour répondre à leurs besoins économiques,
culturels et sociaux. Le commerce international est vital pour les économies nationales car il
favorise la croissance économique, stimule l’innovation, crée des emplois et élève le niveau de
vie des populations. En permettant la spécialisation et la division internationale du travail, le
commerce international permet aux pays de se concentrer sur la production de biens et de
services dans lesquels ils ont un avantage concurrentiel, favorisant ainsi une allocation plus
efficace des ressources et une productivité accrue, mais avec une mondialisation croissante et
l'émergence de pays avancés. Technologies de communication avancées, Le commerce
international a connu une expansion sans précédent, et cette expansion du commerce
international a été alimentée par divers facteurs, notamment la réduction des barrières tarifaires
et non tarifaires, l'innovation technologique et la libéralisation des marchés financiers, ainsi que
l'essor du commerce international. Organisations et accords commerciaux régionaux. Ces
développements ont ouvert de nouvelles opportunités commerciales, permettant aux entreprises
de bénéficier d'un accès à des marchés plus vastes, de diversifier leurs sources de revenus et de
profiter des avantages comparatifs offerts par différents pays. Toutefois, le commerce
international n’est pas sans défis. Les fluctuations des taux de change, les disparités dans les
normes réglementaires et les tensions commerciales entre les pays, ainsi que les préoccupations
environnementales et sociales, peuvent entraver le libre-échange et compromettre les avantages
potentiels du commerce international.
Dans ce contexte en évolution rapide, il est essentiel que les gouvernements, les entreprises et
les acteurs internationaux coopèrent pour promouvoir un environnement commercial ouvert,
équitable et durable.
A cet égard, le Maroc a fait le choix résolu, dès le début des années 90, d'ouvrir son économie
au monde en encourageant les exportations tout en libéralisant graduellement les importations.
Cette ouverture sur l’extérieur s'est manifestée dans la plupart des principaux secteurs de
production, notamment dans l'industrie, les mines, l’agriculture et l'énergie.
Elle constitue pour le Maroc un choix stratégique, jugé nécessaire pour dynamiser sa croissance
et bénéficier des apports des investissements étrangers en termes de transferts technologiques
et de savoir-faire, de compétences en matière de gestion, d’organisation et de créations

-1-
d’emplois. Ce choix a été couronné par la signature d'un éventail d'accords bilatéraux,
régionaux ou multilatéraux qui donnent droit à des réductions tarifaires ou qui préconisent des
arrangements commerciaux préférentiels. Outre son adhésion à l’OMC en janvier 1995, le
Maroc a conclu des accords de libre-échange avec les Etats-Unis (2005).
D’autres accords avec la Turquie (2004,) les pays arabes (la Zone arabe de libre-échange en
1998 et l’Accord d’Agadir de 2001). Le cadre de l'OMC fournit à la politique commerciale
marocaine un ensemble de règles et de disciplines multilatérales devant servir de repères à ces
accords bilatéraux.

Au cours des dernières années, le Maroc a connu des tendances dynamiques tant dans ses
exportations que dans ses importations, reflétant une économie en développement et une
intégration croissante dans le commerce mondial. Sur le plan des exportations, le pays a
maintenu une croissance continue, en diversifiant ses secteurs clés et en renforçant sa
compétitivité sur les marchés internationaux. Les industries traditionnelles telles que
l’agriculture et l’agroalimentaire ont continué à jouer un rôle essentiel, les exportations de
produits tels que les agrumes, les fruits et légumes ainsi que les fruits de mer se stabilisant.
Dans le même temps, le Maroc a investi dans des secteurs émergents tels que l'automobile,
l'aviation et les énergies renouvelables, contribuant ainsi à renforcer ses exportations dans ces
domaines et à diversifier son portefeuille économique.

Concernant les importations, le Maroc a été confronté à une augmentation de la demande


intérieure pour certains biens et services, ce qui a entraîné une croissance des importations dans
des secteurs tels que l'énergie, les biens manufacturés et les machines. Cependant, le pays a
également cherché à réduire sa dépendance aux importations en stimulant la production
nationale et en encourageant les investissements dans les secteurs stratégiques.

Les tendances des exportations et des importations du Maroc ont également été affectées par
des facteurs externes tels que les fluctuations des prix des matières premières, la conjoncture
économique mondiale et les changements géopolitiques. Malgré ces défis, le Maroc a maintenu
une position forte sur les marchés internationaux, grâce à sa politique commerciale proactive,
ses réformes économiques et ses efforts visant à renforcer les partenariats régionaux et
internationaux. S’appuyant sur ces tendances, le Maroc continue de suivre la voie d’une
croissance économique durable et d’une intégration mondiale accrue, tout en cherchant à faire
face aux défis futurs et à saisir les opportunités émergentes sur la scène internationale.

-2-
En ce qui concerne la concurrence internationale du Maroc, son analyse révèle un pays engagé
dans des dynamiques concurrentielles complexes et diverses dans de nombreux secteurs
économiques. Dans l’industrie du textile et de l’habillement, le Maroc doit naviguer dans un
paysage mondial dominé par des acteurs asiatiques, notamment la Chine et le Bangladesh, qui
bénéficient souvent de coûts de main-d’œuvre inférieurs. Cependant, le Maroc bénéficie de sa
proximité géographique avec l’Europe, qui lui permet de réduire les délais de livraison et les
coûts de transport, renforçant ainsi sa compétitivité sur les marchés européens.

Dans le secteur automobile, le Maroc est en concurrence avec des pays comme l’Espagne et la
Turquie pour attirer les investissements des grands constructeurs. Ces pays offrent également
des incitations fiscales et une main-d’œuvre qualifiée, créant ainsi un environnement compétitif
pour attirer les flux d’investissement.

Ainsi, dans le domaine agricole, le Maroc rivalise avec les producteurs européens et
méditerranéens pour accéder aux marchés internationaux, notamment en ce qui concerne les
fruits et légumes. Des pays comme l'Espagne, la France et la Turquie sont considérés comme
des concurrents majeurs sur les marchés européens, ce qui oblige le Maroc à déployer des
efforts continus pour maintenir sa part de marché.

Le commerce international et la concurrence mondiale, exacerbés par la pandémie de COVID-


19, a profondément affecté les entreprises marocaines. Avant la crise sanitaire, le Maroc s’était
engagé sur la voie de la mondialisation économique, bénéficiant d’accords commerciaux, de sa
situation géographique stratégique et de ses industries compétitives. Cependant, avec la
propagation rapide du virus et les mesures de confinement qui ont suivi, les chaînes
d’approvisionnement mondiales ont été perturbées, les flux commerciaux ont été entravés et la
demande mondiale s’est effondrée. Pour les entreprises marocaines, cela signifiait une baisse
des exportations, des difficultés à se procurer des matières premières et une baisse de la
demande étrangère pour leurs produits.

La concurrence internationale s’est également intensifiée pendant la pandémie, les entreprises


du monde entier ayant dû s’adapter rapidement pour survivre. Les entreprises marocaines ont
été contraintes de rivaliser avec des concurrents mondiaux, souvent mieux financés et dotés de
ressources technologiques plus avancées. En outre, la concurrence accrue des entreprises en

-3-
ligne et le passage au commerce électronique ont exercé une pression accrue sur les entreprises
traditionnelles qui n’étaient pas préparées à cette transition.

Donc la questionne de problématique qui se pose dans ce cadre est de savoir :

“Quel est l'impact du commerce international sur les entreprises marocaines ?”

Pour y répondre, nous allons d’abord analyser l'implication du Maroc dans le commerce
international, traiter les accords commerciaux qui a signé, nous allons ensuite expliquer les
tendances des exportations et importations au cours des dernières années, et élaborer l'analyse
de concurrence régional et mondial, et enfin l'influence du commerce international sur les
entreprises.

-4-
Chapitre 1 : l’importance du commerce international
pour le Maroc

1 Introduction :

Le Maroc, grâce à sa position géographique stratégique à la croisée des chemins entre


l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, a toujours été un acteur clé dans les échanges
commerciaux internationaux. Aujourd'hui, le commerce international est plus que jamais vital
pour le Maroc, car il stimule la croissance économique, favorise l'innovation et soutient
l'emploi.
Avec des accords de libre-échange couvrant plusieurs continents et une participation active dans
les chaînes de valeur mondiales, notamment dans les secteurs de l'automobile et de
l'aéronautique, le Maroc s'est positionné comme un hub commercial important³. L'intégration
dans ces chaînes de valeur a permis au pays de diversifier ses exportations et de renforcer sa
compétitivité sur le marché mondial.
En outre, le commerce international offre au Maroc l'opportunité d'attirer des investissements
étrangers, d'accéder à de nouvelles technologies et de promouvoir ses produits sur les marchés
globaux. Cela est particulièrement pertinent dans le contexte actuel de mondialisation
économique, où la capacité à s'engager efficacement dans le commerce international peut
déterminer le succès ou l'échec d'une économie nationale

Section2 : Profil du commerce extérieur marocain

1. Implication du Maroc dans le commerce international

Le Maroc s’est imposé comme un acteur dynamique et vital du commerce mondial en raison
d’une combinaison de facteurs stratégiques et de politiques économiques judicieuses. Sa
situation géographique joue un rôle essentiel, car étant à la jonction de l’Europe, de l’Afrique
et du Moyen-Orient. Les ports marocains, en particulier Tanger Med, se sont positionnés
comme des plates-formes logistiques importantes, favorisant les échanges commerciaux et
attirant des flux d’investissement considérables

-5-
Le Maroc a initié une série de réformes libérales visant à augmenter son intégration dans le
commerce international. Entre autres, il a adopté un certain nombre d’accords de libre-échange
avec les États-Unis, l’Union européenne et plusieurs pays africains, qui ont ouvert ses produits
et services à de nouveaux marchés. En conséquence, la structure de l’économie marocaine a été
diversifiée, de sorte que le pays a réduit sa dépendance par rapport à une poignée de secteurs
économiques ou de partenaires commerciaux.

En outre, le Maroc a développé des secteurs importants tels que les produits agroalimentaires,
l'automobile, l'aviation et les énergies renouvelables, renforçant ainsi sa compétitivité sur la
scène internationale.

Les investissements étrangers sont encouragés par une série d'incitations et de zones franches,
stimulant ainsi les partenariats commerciaux et les échanges technologiques.

Sur le plan régional et international, le Maroc s'engage activement dans des initiatives visant à
promouvoir le commerce et l'intégration économique. En tant que membre de l'Union du
Maghreb arabe et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO),
il œuvre pour renforcer les liens commerciaux avec ses voisins et favoriser la coopération
régionale. De plus, en adhérant à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), le
Maroc démontre son engagement envers l'intégration économique et le développement du
commerce intra-africain.

Dans l'ensemble, l'implication du Maroc dans le commerce international est un pilier central de
sa stratégie de développement économique. En capitalisant sur ses avantages géographiques,
ses infrastructures modernes, ses réformes économiques et son engagement régional et
international, le Maroc continue de renforcer sa position en tant que joueur majeur sur la scène
du commerce mondial, tout en contribuant à la croissance économique et à la prospérité durable
du pays et de la région dans son ensemble.

2. Les accords commerciaux :

Le Maroc a conclu plusieurs accords commerciaux bilatéraux, régionaux et multilatéraux afin


de promouvoir le commerce international et d'intégrer son économie dans l'économie mondiale.
Voici quelques-uns des accords commerciaux les plus significatifs du Maroc :

-6-
a- . Système Généralisé des Préférences Commerciales entre pays en développement
(SGPC):
Le Système global de préférences commerciales entre pays en développement (SGPC) est un
accord commercial préférentiel, regroupant 42 membres, signé le 13 avril 1988 et entré en
vigueur en 1989, dans le but de promouvoir et régulariser les échanges commerciaux et le
développement de la coopération économique entre les pays en développement.
Les participants au SGPC sont uniquement les membres du Groupe des 77 plus la Chine qui
ont ratifié l’Accord relatif au SGPC.

b- Accords de libre-échange avec les États-Unis :

L’Accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amériques : signé à Washington


le 15 juin 2004, l’Accord de libre-échange est entré en vigueur le 1er janvier 2006. L’accord
intéresse le commerce des marchandises agricoles et industrielles, et commerce des services.
L’Accord porte sur les aspects liés au travail, à la politique environnementale, aux marchés
publics et les droits de propriété intellectuelle.

-7-
c- . Accords de libre-échange Maroc-Turquie :
L’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie a été conclu et signé le 07 avril 2004. Il
était donc entré en vigueur six mois après la publication de la loi n° 1-03-172 du 9 rejeb 1380
relative à la ratification de l’Accord de libre-échange entre plusieurs pays arabes. l’ALE entre
le Maroc et la Turquie a obtenu fin 2016, soit 11 ans de mise en œuvre son troisième niveau de
démantèlement des barrières tarifaires à l’importation . Après seulement 12 mois de
libéralisation totale des échanges entre les deux pays à l’exception de quelques produits
alimentaires, le Maroc constate un impact très lourd de l’accord sur son économie : ses
importations de produits d’origine Turquie ont littéralement explosées, et ces exportations
restent au contraire, aussi faible..

d- Accord d’agadir :
La Déclaration d’Agadir a été signée entre le Maroc, l’Egypte, la Tunisie et la Jordanie le 8
mai 2001. L’accord d’Agadir a été signé à Rabat le 25 février 2004 et entré en vigueur le 27
mars 2007. « L’Accord d’Agadir », qui est une initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI,

-8-
représente une contribution aux efforts déployés pour l’instauration d’un marché arabe commun
et permet aux pays signataires de se préparer aux échéances 2010 relatives à la création de la
zone de libre-échange euro-méditerranéenne.

Conclusion :
Les accords commerciaux jouent un rôle fondamental dans l'économie du Maroc, en lui offrant
des opportunités de croissance et de développement économique. Grâce à ces accords, le Maroc
bénéficie d'un accès privilégié à de nouveaux marchés, ce qui favorise la diversification de ses
exportations et renforce sa compétitivité internationale. De plus, ces accords encouragent les
investissements étrangers, stimulant ainsi la création d'emplois et la modernisation des
infrastructures. Cependant, pour que ces accords contribuent pleinement au développement
économique du Maroc, il est essentiel de veiller à ce qu'ils bénéficient à tous les segments de la
société, en particulier aux petites et moyennes entreprises, et qu'ils soient mis en œuvre de
manière transparente et équitable. En continuant à promouvoir une politique commerciale
ouverte et inclusive, le Maroc peut capitaliser sur ses accords commerciaux pour stimuler sa
croissance économique et améliorer le bien-être de sa population.

-9-
Section 2 : Les tendances récentes des échanges

Au cours des dernières années, les échanges commerciaux du Maroc avec l'extérieur ont connu
une évolution significative, reflétant les dynamiques économiques mondiales ainsi que les
politiques nationales visant à promouvoir le commerce international. En particulier, les secteurs
de l'exportation et de l'importation ont été au cœur de ces tendances, façonnant la structure
économique du pays et son intégration dans l'économie mondiale.
L'exportation marocaine a été marquée par une diversification croissante des produits et des
marchés. Traditionnellement axé sur les secteurs de l'agriculture et de l'industrie
agroalimentaire, le pays a étendu sa présence sur les marchés internationaux grâce à la
promotion de secteurs émergents tels que l'automobile, l'aéronautique, l'électronique et les
énergies renouvelables. Cette diversification stratégique a permis au Maroc de réduire sa
dépendance à l'égard de certains produits spécifiques et de mieux résister aux fluctuations des
marchés mondiaux.
Parallèlement, les importations du Maroc ont également suivi une trajectoire dynamique,
reflétant les besoins en matières premières, en équipements industriels et en biens de
consommation. La demande intérieure croissante, stimulée par la croissance économique et la
montée en puissance de la classe moyenne, a alimenté l'augmentation des importations,
notamment dans les secteurs de l'énergie, des machines et équipements, des produits
pharmaceutiques et des véhicules.
Cependant, malgré ces évolutions positives, plusieurs défis persistent pour le commerce
extérieur du Maroc. Parmi ceux-ci figurent la volatilité des prix des matières premières, les
fluctuations des taux de change, les barrières commerciales dans certains marchés clés, ainsi
que la nécessité de renforcer la compétitivité des entreprises marocaines sur la scène
internationale. En outre, la pandémie de COVID-19 a eu un impact significatif sur les échanges
commerciaux mondiaux, obligeant le Maroc à adapter ses stratégies d'exportation et
d'importation pour faire face à une nouvelle réalité économique.
Dans ce contexte, le gouvernement marocain a mis en œuvre diverses politiques visant à
soutenir le commerce extérieur, notamment en renforçant les infrastructures logistiques, en
favorisant l'innovation et la recherche dans les entreprises, en simplifiant les procédures
douanières et en développant de nouveaux partenariats commerciaux bilatéraux et régionaux.

- 10 -
Ainsi, les tendances récentes des échanges commerciaux du Maroc avec l'extérieur reflètent à
la fois les défis auxquels le pays est confronté et les opportunités qu'il cherche à saisir dans un
environnement économique mondial en constante évolution.

1. tendances des exportations au cours des dernières années :

a- les exportations :
Les matériaux de construction sont des matières premières brutes des produits fabriqués
destinés à être consommés dans le de production du secteur de la construction, du bâtiment des
travaux publics. Le Maroc s'est caractérisé au cours des dernières années d'importants
programmes de construction de logements sociaux, dopés par des dispositifs d'exonérations
fiscales, et par des chantiers d'envergure en d'infrastructures portuaires, aéroportuaires et
autoroutières.

Cette dynamique d'investissement est à la base d'un essor remarquable du secteur du BTP, ce
qui a stimulé la production et l'importation de matériaux de construction diversifiés selon les
besoins exprimés, tant au niveau national que régional et Le secteur des matériaux de
construction regroupe au Maroc un nombre important d'unités de production et de façonnage,
ainsi que les produits de finition ou techniques.
Graphique n°1 : Evolution des exportations de la filière des matériaux de construction

- 11 -
Au cours de la dernière décennie, les exportations du secteur des matériaux de construction se
sont établies à 3,6 DH en 2021 contre 1,2 milliard DH en 2010, soit un TCAC de 10,5%. Ces
ventes représentent en moyenne 1,1% des exportations sur la période 2010 – 2021

Graphique n°2 : Évolution des exportations des principaux secteurs d’activités 2020 et
2021 (En MM MAD)

Fin décembre 2021, les ventes de marchandises s'élèvent à 327 milliards de MAD, contre
263 milliards de MAD un an plus tôt, ce qui représente une augmentation de 24,3%. Cette

- 12 -
augmentation concerne principalement les exportations de phosphates et de leurs dérivés,
ainsi que tous les autres domaines. De cette manière, les ventes de phosphates et de dérivés
atteignent 79,8 milliards de MAD à la fin de décembre 2021, ce qui représente une
augmentation de 57,1% par rapport à l'année précédente. Cette évolution est due à la hausse
des ventes des engrais naturels et chimiques en raison de l'augmentation des prix. De plus,
les exportations du secteur automobile connaissent une augmentation de 15,9%, atteignant
83,8 milliards de MAD à la fin de décembre 2021. La raison de cette évolution réside dans
l'augmentation de 35,2% des ventes dans le secteur de la construction.

Graphique n°4 : ÉVOLUTION DES EXPORTATIONS MAROCAINES DU SECTEUR


TEXTILE ET CUIR

Les exportations du secteur textile et cuir au Maroc connaissent une augmentation annuelle
moyenne (TCAM) de 2,1 %, atteignant 46,3 milliards de dirhams en 2022, contre 30,1 milliards
de dirhams en 2002. En réalité, durant la période 2014-2019, les ventes du secteur atteignent
des niveaux historiques, avec un sommet enregistré en 2018 (40,3 milliards de dirhams). Ces

- 13 -
exportations diminuent de 18,6% en 2020 en raison des conséquences de la crise sanitaire liée
au Covid-19, puis augmentent de 15,3% en 2021 et de 22,6% en 2022, atteignant ainsi 46,3
milliards de DH, dépassant les niveaux records précédemment enregistrés.
Graphique n°5 : ÉVOLUTION DES EXPORTATIONS MAROCAINES DU SECTEUR TEXTILE ET
CUIR PAR RÉGIME D’EXPORTATION

En ce qui concerne le régime d'exportation, les ventes du secteur textile et cuir sont
principalement caractérisées par les réexportations après avoir obtenu une Admission
Temporaire pour Perfectionnement Actif (ATPA) sans avoir été payées. Effectivement, ce
système représente en moyenne 67,3% des exportations totales de ce secteur entre 2002 et 2022.
Cependant, pendant ce temps, la proportion de ce régime dans le total des exportations du
secteur passe de 71 % en 2002 à 66 % en 2022.
L'importance de la sous-traitance dans la structure du secteur textile et cuir au Maroc est mise
en évidence par l'ampleur de ce régime dans les exportations marocaines.

- 14 -
Graphique n°6 : La structure des exportations marocaines du secteur textile et cuir par
chapitre reste stable au cours de la période 2002 - 2022

En réalité, le secteur exporte principalement des vêtements et des accessoires autres que des
vêtements de bonneterie. Il s'agit de 60% de ces ventes en 2022, tandis qu'il était de 56% en
2012 et de 60% en 2002. Elle exporte 27,6 milliards de DH en 2022, contre 18,4 milliards de
DH en 2002, ce qui représente un TCAM de 2%.
Le chapitre suivant est consacré aux « Vêtements et accessoires du vêtement en bonneterie »,
représentant 18 % en 2022 contre 26 % en 2002. Les ventes de ce chapitre augmentent de 7,9
milliards de DH en 2002 à 8,5 milliards de DH en 2022. En ce qui concerne les exportations du
chapitre « Chaussures, guêtres et articles similaires », elles atteignent 3,6 milliards de DH en
2022, contre 1,9 milliard de DH en 2002, ce qui représente un TCAM de 3%.

- 15 -
b- Analyse du profil des exportateurs Marocains et leurs performances à l’export

Evolution de la performance des exportateurs actifs en nombre

Graphique n°7 : Évaluation des résultats des exportateurs actifs en termes de nombre.

La période 2011-2019 a été marquée par une augmentation du nombre d'exportateurs


marocains, passant de 5.179 exportateurs en 2011 à 7.092 exportateurs en [Link] une
croissance annuelle moyenne (TCAM) de 4%.

Selon notre étude, le nombre d'exportateurs actifs est de 4.309 en 2019 contre 3.226 en 2011,
ce qui représente un TCAM de 3,7 %, ce qui représente une part moyenne de 62,1% du nombre
total d'exportateurs au Maroc entre 2011 et 2019.

En 2020, année où l'activité économique mondiale a connu un ralentissement en raison des


conséquences du Covid-19, le nombre total d'exportateurs au Maroc diminue pour atteindre
6,530 exportateurs, ce qui représente une baisse de 7,9%.

Les exportateurs dits occasionnels représentent 65 % de cette diminution, tandis que les
exportateurs actifs représentent 35 % du recul du nombre total d'exportateurs au Maroc.

- 16 -
-Evolution de la performance des exportateurs actifs en termes de chiffre

D’affaire à l’export

Graphique n°8 : Changement dans les résultats des exportateurs actifs en matière de chiffre
d'affaires à l'exportation

Pendant la période 2011-2019, le chiffre d'affaires global à l'exportation connaît une croissance
constante, avec un TCAM de 6,3%.
Les exportateurs actifs réalisent 99,3% de ce chiffre d'affaires, avec un chiffre d'affaires à
l'exportation de 282,4 Milliards de Dirhams (Mds DH) en 2019 contre 173,6 Mds DH en 2011.
En 2020, une année marquée par les conséquences de la crise sanitaire due au Covid-19, le
chiffre d'affaires global à l'exportation diminue pour atteindre 262,8 milliards de dirhams, ce
qui représente une baisse de 7,6% ou de 21,7 milliards de dirhams.
Le principal impact de ce recul est le chiffre d'affaires des exportateurs occasionnels qui
diminue de 61,9%. En même temps, le chiffre des exportateurs actifs ne diminue que de 7,2
%.

- 17 -
Evolution de la performance des exportateurs actifs par taille
Graphique n°9 : La performance des exportateurs actifs varie en fonction de leur taille

-En ce qui concerne la composition des exportateurs actifs au Maroc en 2019, on observe une
majorité de TPE (32,8%), de ME (30,3) et de PE (27,9%). En 2019, ces trois catégories
représentent 91% des exportateurs actifs au Maroc. De plus, les GE sont représentés par 6,4 %
et les TGE par 2,6 %.

-En ce qui concerne le chiffre d'affaires à l'exportation, les TGE ont généré en moyenne 60%
de ce chiffre entre 2011 et 2019, avec une valeur de 177,9 milliards de DH en 2019 contre 100
milliards de DH en 2011, ce qui en fait le plus grand TCAM parmi les autres types
d'exportateurs (7,5%). Quant à eux, les GE ont enregistré un TCAM de leur chiffre d'affaires à
l'exportation de 6,1 % pendant la même période, suivis des TPE avec 4,1 %, des PE avec 3,2
% et des ME avec 3,1 %

- 18 -
Evolution de la performance des exportateurs actifs par les principaux
Continents de destination

Graphique n°10 Les exportateurs actifs évoluent en fonction des principaux continents de
destination.

En 2020, année caractérisée par la pandémie de COVID-19, le nombre d'exportateurs actifs


diminue dans tous les continents de destination, notamment en Europe (-4,3%).
En ce qui concerne le chiffre d'affaires à l'exportation, il diminue pour les exportateurs actifs
dont les principales destinations sont l'Amérique (-64,9%) et l'Europe (-8,8%). D'un autre côté,
les exportateurs actifs qui exportent vers l'Asie et l'Afrique enregistrent une augmentation de
leur chiffre d'affaires à l'exportation de 31 milliards de DH et de 2 milliards de DH.

- 19 -
c- Analyse de l’évaluation de la démographie des exportateurs actifs au Maroc :

Analyse de la population des exportateurs actifs par Age (Année de


Création

Graphique n°11 : Analyse des exportateurs actifs en fonction de leur âge (année de création)

Selon notre étude, l'analyse des exportateurs actifs par âge révèle une prédominance des
exportateurs actifs de la tranche âgée de 5 à 15 ans en ce qui concerne le nombre et le chiffre
d'affaires à l'exportation.
Effectivement, pour l'année 2019, les exportateurs actifs réalisent 37,3% du chiffre d'affaires à
l'exportation, suivis de ceux âgés de 5 à 15 ans (26,1%), puis de ceux âgés de 15 à 30 ans
(22,1%).

Les exportateurs actifs de moins de 5 ans réalisent un chiffre d'affaires à l'exportation de 33,3
milliards de DH en 2019, ce qui représente 11,8% du chiffre d'affaires total des exportateurs
actifs.
En ce qui concerne le nombre, 1.409 exportateurs actifs sont des personnes âgées de 5 à 15 ans,
suivies des « Jeunes Exportateurs Actifs » (1.084) et de ceux âgés de 15 à 30 ans (1.000).
11% des exportateurs actifs de la tranche d'âge +30 ans sont des exportateurs actifs.

- 20 -
Analyse des apparitions des exportateurs actifs en pourcentage

Graphique n°12 : Evolution du taux d’apparition

L'étude de la variation du nombre d'exportateurs actifs qui ont émigré entre 2012 et 2019 révèle
une diminution du nombre de nouveaux opérateurs, passant de 18,8% en 2012 à 12,3% en 2019.
Pendant cette période, la plus forte augmentation d'exportateurs actifs est observée dans la
région de Casa – Settat (+1.895), suivie de la région de Tanger – Tétouan – Al Hoceima (+596)
et de la région du Souss – Massa (+526).

Graphique n°13 : Evolution du nombre des apparitions des exportateurs actifs par région
d’immatriculation

En 2020, compte tenu du contexte de la pandémie mondiale et de son influence sur les échanges
économiques, le taux d'apparition connaît le plus fort recul depuis 2012, atteignant 7,9%, soit
une baisse de -34 % par rapport à 2019. Ce recul affecte toutes les régions.

- 21 -
2. Tendances des importations au cours des dernières années :

a- Les importations :

Pour la période 2010-2021, les importations de matériaux de construction s'élèvent à 21,1


milliards de DH en 2021, contre 12,8 milliards de DH en 2010, ce qui représente un taux
d'augmentation annuelle moyen (TCAM) de 4,6 %. Au cours de la même période, ses achats
représentent en moyenne 4,2% des importations totales du Maroc.

Graphique n°1 : Evolution des importations de la filière des matières de


Construction

Une tendance contrastée se manifeste dans l'évolution des importations de la filière des matières
de construction. Par conséquent, après une diminution de 13% en 2020 due à la crise de la
pandémie de la Covid-19, ces importations retrouvent un niveau normal dès 2021 après une
augmentation de plus de 17%.

b- Importations par principaux produits :

L'évolution des importations dans le domaine des matériaux de construction concerne


principalement tous les produits : les produits céramiques, les accessoires de tuyauterie et de
construction métallique, ainsi que les constructions en pierres, plâtre, ciment ou en matières
similaires. En 2021, ces trois articles constituent 32% des importations totales des produits de
la filière des matériaux de construction.
En 2021
Les produits céramiques sont importés pour 2,5 milliards de DH, contre 0,9 milliard de DH en
2010, ce qui représente un TCAM de 9,7 %. Effectivement, malgré la diminution observée en

- 22 -
2020 (-11,4%) en raison de l'impact du covid-19, les ventes de ce produit connaissent une
tendance à la hausse continue.

Graphique n°2 : Evolution des importations des produits céramiques

De leur côté, les tarifs à l'importation de ce produit sont en opposition, atteignant leur niveau le plus
élevé en 2013 (4,597 DH/T). Après une baisse observée de 2017 à 2019, ces prix augmentent pour
atteindre 4,103 DH/T en 2020 et 4,408 DH/T en 2021.
En ce qui concerne les importations d'accessoires de tuyauterie et de construction métallique, elles
atteignent en moyenne 2,2 milliards de DH entre 2010 et 2021, avec leur niveau le plus élevé en 2016
(4,4 milliards de DH).

- 23 -
Graphique n°3 : Evolution des importations des accessoires de tuyauterie et construction
métallique et les ouvrages en pierres

Quant à eux, les prix à l'importation de ce produit sont en opposition, atteignant leurs plus élevés
niveaux en 2012 (33,460 DH/T) et en 2016 (33,744 DH/T). En 2021, ces tarifs s'élèvent à
25,067 DH/T après des baisses successives de 2016 à 2020.
De leur côté, les achats de constructions en pierres, plâtre, ciment ou en matières similaires
enregistrent un TCAM de 8,7% entre 2010 et 2021. Ces achats atteignent leur plus élevée valeur
en 2021 avec 2 milliards de DH, contre 1,5 milliard de DH une année plus tôt et 0,8 milliard de
DH en 2010.

- 24 -
Graphique n°4 : Evolution des importations des ouvrages en pierres, plâtre, ciment, ou en
matières similaires

Les prix d'achat de ces produits ont connu leur maximum en 2017 (5,699 DH/T) et leurs
minimums en 2020 (4,868 DH/T) et en 2021 (4,963 DH/T) au cours de la même période.

c- Importations par principaux fournisseurs :

Après avoir examiné les importations de la filière de matériaux de construction par les
principaux fournisseurs, il est évident que la structure de ces fournisseurs a été stable
au cours des dix dernières années.
De cette manière, pendant la période 2010-2021, la composition des fournisseurs du
Maroc dans le domaine des matériaux de construction se distingue par la présence de
cinq fournisseurs majeurs : l'Espagne, la France, l'Italie, la Chine et la Turquie.
En 2021, ces cinq pays représentent 69% des importations totales du Maroc dans
cette industrie, contre 62% en 2010.

- 25 -
Graphique n°5: Evolution de la structure des principaux fournisseurs du Maroc dans la
filière des matériaux de construction (Part en %)

Par conséquent, les cinq pays suivants sont classés en 2021 :


1. Espagne : 25 % en 2021 contre 21 % en 2010, représentant 5,2 milliards de DH en 2021
contre 2,7 milliards de DH en 2010 (+2,5 milliards de DH).
2. Chine : 14% en 2021 contre 7% en 2010, représentant 2,9 milliards de DH en 2021 contre
0,9 milliards de DH en 2010 (+2 milliards de DH).
3. Turquie : 11% en 2021 contre 3% en 2010, ce qui représente 2,4 milliards de DH en 2021
contre 0,4 milliard de DH en 2010 (+2 milliards de DH).
4. Italie : 10% en 2021 par rapport à 14% en 2010, avec 2,1 milliards de DH en 2021 contre 1,7
milliard de DH en 2010 (+0,4 milliard de DH).
5. France : 9 % en 2021 contre 17 % en 2010, représentant 2 milliards de DH en 2021 contre
2,2 milliards de DH en 2010 (-0,2 milliard de DH).

- 26 -
Section 3 : Analyse de la concurrence internationale

La concurrence internationale est une situation dans laquelle des personnes de différents pays
ou régions se disputent des clients, des marchés, des ressources ou des profits.
La concurrence internationale peut être influencée par de nombreux facteurs différents, tels que
les politiques commerciales, les taux de change, les politiques culturelles, les préférences des
consommateurs, l'innovation technologique et la stabilité politique.
La concurrence internationale peut avoir des effets à la fois positifs et négatifs sur les
entreprises, en fonction de leurs stratégies, capacités et objectifs.
1. L’importance de l’analyse de la concurrence internationale pour les
entreprises marocaines :
L'analyse de la concurrence internationale revêt une importance particulière pour les entreprises
marocaines souhaitant affirmer leur position et prospérer sur le marché mondial. Cette approche
stratégique permet à ces entreprises d'améliorer leur environnement concurrentiel, en saisissant
les opportunités et les défis inhérents à la mondialisation économique. Vous trouverez ci-
dessous une analyse détaillée des principales raisons pour lesquelles cette pratique est
nécessaire :
a- -Compréhension du marché mondial :
- L'analyse de la concurrence internationale fournit aux entreprises un aperçu des marchés
mondiaux dans lesquels elles se situent
En conséquence, ils peuvent identifier les tendances émergentes, les préférences des
consommateurs, les réglementations et les développements technologiques à grande échelle.
b- Évaluation des forces et des faiblesses :
- En examinant les stratégies et les performances des concurrents internationaux, les
entreprises marocaines peuvent identifier leurs propres forces et faiblesses.
Cela leur permet de déterminer leur position par rapport à leurs concurrents et de concevoir des
plans pour améliorer leur compétitivité.
c- -Identification des opportunités de marché :
- Une analyse approfondie de la concurrence internationale permet aux entreprises marocaines
d'identifier des opportunités de croissance à l'étranger.
Elles peuvent ainsi cibler les marchés prometteurs, évaluer la demande potentielle pour leurs
produits ou services, et élaborer des stratégies d'entrée efficaces.

- 27 -
d- Gestion des risques :
- Connaître les forces et les faiblesses de leurs pairs internationaux permet aux entreprises
marocaines d'anticiper les menaces concurrentielles et de prendre des mesures préventives pour
minimiser les risques.
Cela peut inclure la diversification des produits, le renforcement des relations avec les clients
existants, ou encore le développement de partenariats stratégiques.
e- Optimisation de la stratégie commerciale :
- En analysant la concurrence internationale, les entreprises marocaines ajustent leur stratégie
commerciale pour mieux répondre aux besoins du marché mondial.
Cela peut impliquer des modifications de prix, des améliorations de la qualité, ou encore des
campagnes de marketing plus ciblées pour se démarquer de la concurrence.
f- Innovation et différenciation :
- En observant les pratiques innovantes de leurs concurrents internationaux, les entreprises
marocaines peuvent être inspirées pour développer de nouveaux produits ou services, ou pour
améliorer leurs processus internes.
Cette compétition stimule l'innovation et favorise la différenciation sur le marché mondial.
En conclusion, l’analyse de la concurrence internationale constitue une stratégie essentielle
pour les entreprises marocaines souhaitant réussir à l’échelle mondiale.
En comprenant la dynamique du marché, en évaluant les forces et les faiblesses des concurrents
et en identifiant les opportunités de croissance, ces entreprises peuvent développer des
stratégies pour se positionner favorablement sur le marché international
2. . Analyse de la concurrence régionale et mondiale :
a- Analyse concurrentielle :
L’objectif de l’analyse concurrentielle est d’identifier les forces et les faiblesses des concurrents
afin d’anticiper les menaces du marché et de comprendre les différences du point de vue du
client, permettant ainsi le développement de stratégies compétitives et d’avantages
concurrentiels solides
b- L'utilité de l'analyse de la concurrence :
L’individu qui sait comment jouer le jeu possède des compétences inestimables pour optimiser
les stratégies d’affaires, développer des plans de marketing et construire un plan d’affaires
réussi. Il sait également utiliser des stratégies compétitives telles que les alertes Google et les
outils technologiques pour contrer les offensives commerciales et marketing des principaux
concurrents.

- 28 -
c- Les 5 étapes d'une analyse concurrentielle :

[Link] les objectifs de l'étude :


Avant de mener une recherche sur la concurrence, il est crucial de comprendre les raisons qui
la sous-tendent et les décisions influencées par les résultats financiers. Par exemple, si vous
souhaitez créer un nouveau produit et avez besoin de connaître les offres existantes sur le
marché, vous pouvez réaliser une étude de marché pour estimer la position de votre organisation
par rapport aux offres concurrentes. Si vous avez identifié une faiblesse au sein de votre
organisation et souhaitez vous comparer aux meilleurs de votre secteur, vous pouvez mener une
étude de benchmarking. Identifier les concurrents les plus compétitifs peut aider à anticiper les
risques et à développer une stratégie offensive. En conclusion, de nombreuses approches
analytiques s’offrent à vous, en fonction de vos attentes.
2. Définir les informations sur la concurrence, à rechercher :
Les informations nécessaires pour répondre à vos questions, telles que la taille de l’entreprise,
la stratégie, les installations et la perception des clients, seront recueillies au cours de votre
étude en fonction des objectifs que vous avez déterminés. Les éléments clés seront
soigneusement collectés.
3. Repérer et sélectionner les concurrents à analyser :

- 29 -
Cette étape implique de réaliser un diagnostic externe pour identifier les entreprises
concurrentes à étudier. Cela comprend le listage des acteurs et la collecte d’informations
générales sur leur part de marché, leur taille et leur offre pour une pré-analyse. Gardez à l’esprit
vos objectifs d’étude de l’étape précédente, car définir un grand échantillon n’est pas nécessaire.
Une fois votre environnement concurrentiel défini, passez à l’étape suivante.
Si vous êtes une entreprise, menez une enquête interne, car chaque service en contact avec les
clients peut avoir des informations partielles sur les concurrents. Si vous êtes un créateur ou
intéressé par un nouveau secteur, contactez des syndicats professionnels ou des groupes, car ils
disposent généralement d’informations sur le marché, les concurrents et la PDM.
Une autre approche consiste à mener une interview directement avec les clients du secteur, ce
qui implique une étude qualitative pour lister les concurrents et une enquête quantitative pour
estimer leur part de marché et recueillir des informations supplémentaires. La construction d’un
tableau de la concurrence est utile à ce stade, répertoriant les informations essentielles pour
chaque entrée. Sélectionner les concurrents à étudier.
Une fois les entreprises listées, il convient de construire une carte stratégique représentant le
positionnement des entreprises œuvrant sur un secteur.

L'objectif est de sélectionner les concurrents les plus proches de votre profil pour focaliser vos
efforts de recherche sur les plus menaçants. Cette hiérarchisation est très importante pour ne
pas vous disperser. C'est un principe de base en stratégie : il convient de focaliser ses actions
pour plus d'efficacité et d'efficience.

- 30 -
Pour choisir un positionnement concurrentiel, vous devez créer une image pertinente de la
structure de votre marché cible et choisir les axes appropriés tels que la segmentation du marché
et le positionnement en gamme haute-moyenne-basse.
4. Collecter les informations concurrentielles et dresser le profil des concurrents retenus :
Vous avez repéré les entreprises sur lesquelles focaliser vos efforts d'analyse. Vous allez
maintenant bâtir leur profil.
Pour ce faire, il convient de collecter les informations définies lors de la première étape.

[Link] les données obtenues :

L'analyse se mène au regard des questions que vous vous êtes posées en préambule et qui
justifient votre recherche.
L'exploitation des informations collectées vous livre les indications nécessaires pour apporter
des réponses à votre problématique. Vous êtes à même de tirer les conclusions de votre étude.
Pratique : de nombreux outils peuvent vous aider pour mettre en forme et analyser vos données.
Par exemple :
- Excel, avec des tableaux comparatifs, sur différents axes et critères.
- les graphiques en radar pour observer d'un coup d'œil les points forts/points faibles de chacun

- 31 -
d- Stratégies offensives des entreprises marocaines en Afrique :
Entreprises marocaines stratégies offensives en Afrique : Le Maroc connaît l’importance de
renforcer les relations avec l’Afrique à travers des stratégies qu’on pourrait qualifier de
proactives ou dynamiques. De politiques qui assurent, dans une approche gagnant-gagnant,
consolider sa position en tant que puissance régionale à travers le renforcement des échanges
économiques et d’investissements avec plusieurs pays africains. Ces stratégies, qui sont
spécifiques et orientées, ont porté leurs fruits à travers l’amélioration du commerce sans oublier
la présence remarquable des opérateurs marocains de différents domaines en Afrique et surtout
en Afrique subsaharienne. En effet, la présence s’est manifestée à travers la signature et la
négociation des plusieurs accords dans plusieurs secteurs. Embrasser un nouveau chemin, une
décision prise par les entreprises marocaines n’était en effet, pas une idéologie facile.
Premièrement, exportation de biens et de services sans implantation locale.
À ce stade, les entreprises marocaines exportent leurs biens et services pour vérifier
l’éventualité de leurs activités en Afrique et mesurer la demande des consommateurs locaux.
Chacune des entreprises est plus satisfaite d’économiser leurs ressources humaines et
financières, que ce serait autrement alloué aux opérations de l’entreprise sur un marché défini.
Cependant, cette politique n’est pas toujours pertinente. À savoir, il est infructueux dans les
domaines de la télécommunication, de l’extraction et de l’extraction de ressources naturelles,
etc.. Car concernant le volume de production de ces produits par des matières premières et
matières premières, il invalide l’opération de coûts de transport élevés, de droits de douane
prohibitifs, etc.. :
Deuxième étape : Alliance et partenariat mais sans présence directe
Les entreprises marocaines optant pour se développer en Afrique ont opté pour une association
avec des opérateurs locaux pour les aider à s’établir plus aisément et rapidement. Ainsi, les
entreprises ont pu : - Bénéficier des réseaux de partenaires locaux ;
- Bénéficier des connaissances des partenaires sur l’écosystème
; Bénéficier de leur maîtrise des pratiques locales ;
- Couvrir un territoire plus vaste ;
- Partager ou transférer les risques....
Il est également à noter que certaines entreprises marocaines ont plutôt créé des alliances avec
d'autres opérateurs marocains. Ce dernier cas se réfère au cas des opérateurs qui ont déjà
travaillé ensemble sur le marché marocain (exemple : banque/assurance). Enfin, le statut
évolutif préféré des nombreux opérateurs marocains en Afrique a joué le rôle d’un vecteur

- 32 -
d’attraction des entreprises internationales qui les ont sollicitées pour entrer sur le marché
africain.
Troisième étape : Investissements directs :
Certaines entreprises s’implantent en Afrique grâce à des investissements directs afin de
développer leurs activités. D’autres sont obligés de le faire lorsque Adhésion au marché ;
Réduction des coûts ; Développement dans les pays voisins ; etc. Il convient de rappeler que
l’IDE peut prendre l’une ou les deux formes suivantes : Acquisitions : ce qui permet de gagner
du temps, de profiter des expériences acquises, de réduire les risques… Greenfield : valable en
cas d’absence d’opérateur local approprié.
Le graphique suivant présente l’évolution du MDI des entreprises marocaines au cours de la
période (2009-2019) :

Figure . L'évolution du MDI des entreprises marocaines au cours de la période (2009-


2019) Source : bureau de change

- 33 -
Cette période, les IDM en Afrique ont enregistré un taux de croissance annuel moyen de 8,3%,
Passant de 3 milliards de dirhams en 2009 à 6,8 milliards de dirhams en 2019. Le niveau le plus
élevé a été atteint en 2017.
Quant à 2019, les IDM en Afrique étaient présents dans 9 pays en 2009 contre 29 pays en 2019.
En conclure, Les entreprises marocaines contribuent activement au développement de
l’Afrique, opérant dans plus de 44 pays africains et dans divers secteurs. Le Maroc est la
première destination des investissements marocains à l’étranger, et le Maroc est le premier
investisseur arabe en Afrique. Les entreprises marocaines se distinguent de leurs concurrents
grâce à leur adaptabilité et à leur rapport qualité-prix avantageux. Cependant, elles font face à
de nombreux défis tels que les pénuries de ressources financières et humaines, la concurrence
déloyale, le risque de contreparties, l’instabilité politique, l’insolvabilité des partenaires et les
politiques protectionnistes.

Conclusion :
En conclusion, le commerce extérieur marocain se caractérise par une diversification croissante
de ses échanges et une implication renforcée dans le commerce international. Grâce à divers
accords commerciaux, le Maroc a pu étendre ses marchés d'exportation et d'importation, tout
en bénéficiant de conditions tarifaires favorables. Les tendances récentes montrent une
augmentation notable des exportations de produits manufacturés et agricoles, ainsi qu'une
hausse des importations de biens d'équipement et de matières premières, reflétant une économie
en modernisation. L'analyse de la concurrence internationale et régionale est devenue
essentielle pour les entreprises marocaines, leur permettant d'identifier les défis et les
opportunités dans un marché globalisé. Cette analyse stratégique est cruciale pour adapter leurs
stratégies commerciales, innover et rester compétitives face à des concurrents mondiaux et
régionaux de plus en plus dynamiques. Par conséquent, une compréhension approfondie des
tendances des échanges et de la concurrence aide les entreprises marocaines à naviguer
efficacement dans l'environnement commercial global, soutenant ainsi la croissance
économique et la stabilité du pays.

- 34 -
Chapitre 2 : L’impact du commerce mondial sur les entreprises
marocaines
1. Introduction :
L'influence du commerce international sur les entreprises marocaines est indéniable, car il joue
un rôle clé dans leur développement et leur compétitivité. En se joignant aux marchés
mondiaux, les entreprises marocaines peuvent profiter de plusieurs avantages tels que
l'ouverture vers des marchés étrangers, la réduction des risques économiques grâce à la
diversification et une amélioration de leur compétitivité en adoptant des normes internationales.
En outre, en étant ouvert au commerce international, cela favorise l'arrivée d'investissements
étrangers et offre la possibilité de profiter du transfert de technologies avancées. Néanmoins,
ce contexte mondialisé apporte également son lot de difficultés majeures telles qu'une
concurrence exacerbée avec des multinationales, les fluctuations des taux de change et
l'obligation de se conformer à des réglementations internationales rigoureuses. Afin de profiter
pleinement des bienfaits du commerce international, il est essentiel que les entreprises
marocaines développent des stratégies innovantes et bénéficient d'un appui politique visant à
renforcer leur compétitivité et leur capacité à faire face aux fluctuations du marché mondial.
Section 1 Analyse de l’impact sur les entreprises marocaines :
1. : Impact de la mondialisation sur la compétitivité : comment les tendances actuelles
du commerce mondial affectent-elles la compétitivité des entreprises marocaines ?
a- Définition de compétitivité :
Compétitivité est une notion de dynamisme et d'innovation, qui est devenu le plus dominant
dans les milieux académique et professionnel. Il est désormais le défi majeur des entreprises
industrielles et de services, et il est une nécessité pour chaque entreprise pour faire face à la
concurrence et répondre aux exigences des marchés. La notion de compétitivité prend une
ampleur significative dans la littérature managériale et économique, mais il en existe une
définition unanime pour ce concept.
La compétitivité est également confondue avec de nombreux autres concepts, tels que la
performance productive, commerciale ou financière. Les confusions fréquentes indiquent un
manque de compréhension des facteurs qui expliquent la compétitivité des entreprises. Au
niveau microéconomique, la compétitivité réside dans l'occupation d'une position forte sur le
marché. Au niveau macroéconomique, la compétitivité d'une nation est sa capacité à satisfaire
la demande, ainsi que les parts de marché d'une économie nationale comparé à d'autres pays
peuvent constituer sur le court terme un bon indicateur de compétitivité.

- 35 -
La compétitivité des entreprises est fondée sur une distinction entre deux catégories: la
compétitivité prix et la compétitivité hors-prix. La compétitivité-prix fait référence à la capacité
de produire des biens et des services de qualité comparables à des produits concurrents à un
coût inférieur ou à un prix inférieur. La littérature relative à la compétitivité classe cette dernière
aux niveaux du pays, du secteur et de l'entreprise, tout en indiquant l'importance du niveau de
l'entreprise.
Les approches qui traitent la compétitivité se sont concentrées principalement sur les éléments
qui composent l'avantage compétitif des entreprises. En conclure, la compétitivité des
entreprises est abordée par des approches et modèles théoriques, ainsi que les critères et sources
de compétitivité au niveau de l'entreprise.
b- Définition de la mondialisation :
-La mondialisation est un concept économique qui joue désormais un rôle important dans nos
vies quotidiennes. Notre façon de consommer, qui est très variée, a été encouragée par une
augmentation significative des échanges entre les centres de production et les marchés
mondiaux, créant ainsi de nouvelles relations d'interdépendance entre les pays et soulevant
également de nouvelles questions liées à la création inégale de richesses.
-Bien que la normalisation du transport par conteneurs et la révolution commerciale liée à
Internet soient des éléments clés de ce sujet, les débats sur le concept de libre-échange qui ont
animé les réflexions des premiers économistes restent pertinents aujourd'hui. Ces débats ont été
enrichis par d'autres discussions sur les changements dans le commerce international et le rôle
des entreprises multinationales dans ces changements, les avantages apportés par la
mondialisation mais aussi les inégalités et les coûts qu'elle peut entraîner, ainsi que ses
implications géographiques, la domination de l'économie mondiale par la finance, la guerre des
devises et la gestion de la mondialisation
c- L’impact de la mondialisation sur le commerce international :
La mondialisation de l’inégalité a eu un impact significatif sur la structure du commerce
international, avec la dernière vague commençant à la fin des années 1980. Cette implication
dans le commerce mondial a probablement conduit à la croissance des économies asiatiques,
en particulier la Chine et le Vietnam. Cependant, il est difficile d’établir le contre-factuel, car
les entreprises multinationales n’auraient pas été pré-positionnées en Chine lorsqu’elle s’est
ouverte à la fabrication de produits exportés vers l’Europe et les États-Unis.
L’impact de la mondialisation a été positif, mais il a été limité à quelques grands pays.
L’Afrique, avec sa décolonisation asiatique, est devenue la région la plus pauvre du monde,
bénéficiant de l’implication du commerce par ricochet, qui alimente la croissance mondiale.

- 36 -
L’ouverture commerciale de l’Afrique n’a pas changé de manière significative, car elle était
déjà fortement influencée par l’héritage colonial.
La modification majeure est l’industrialisation de l’Asie et son impact sur le commerce
mondial. La fragmentation des chaînes de valeur a créé une augmentation artificielle du
commerce. Singapour a un ratio Exportations/PIB de 150 ou 200%, mais cela ne signifie pas
que les exportations sont supérieures à la production locale. De nombreux produits semi-finis
sont légèrement modifiés et repartent. Au lieu de considérer uniquement la valeur totale des
exportations, il faudrait soustraire la valeur des produits intermédiaires importés.
Il y a eu une certaine inflation dans les chiffres du commerce mondial, mais il n’est pas
nécessaire de croire que la totalité des exportations correspond à la production domestique
totale. La Chine a un taux d’ouverture de 25%, mais cela ne signifie pas que toutes les
importations sont égales.
En conclusion, la mondialisation de l’inégalité a eu un impact significatif sur la structure du
commerce international, certains pays étant plus impliqués que d’autres. Cependant, il est
crucial de reconnaître que la valeur totale des exportations ne correspond pas nécessairement à
la production domestique totale.
d-L ’impact de la mondialisation sur le commerce des entreprises :
La globalisation a été établie par des forces motrices pour les entreprises, notamment la
demande croissante des consommateurs internationaux, les avancées technologiques, la
concurrence accrue, l'accès aux ressources, les politiques commerciales favorables, et les défis
et opportunités. Les entreprises sont confrontées à des opportunités et des défis, tels que la
diversité culturelle, les différences réglementaires et les fluctuations des taux de change.
Les entreprises doivent adopter des stratégies clés pour rester compétitives et développer leur
portée à l'échelle internationale. Les conseils essentiels à prendre en compte : adaptation aux
marchés locaux, innovation continue, partenariats stratégies, et gestion efficace de la chaîne
d'approvisionnement.
La culture a un impact profond sur les pratiques commerciales mondiales. La diversité culturelle
peut influencer les attitudes envers le temps, la hiérarchie et la prise de décision. Une
compréhension approfondie des normes sociales et des coutumes commerciales est essentielle
pour établir des relations fructueuses à l'échelle internationale. Il est également important d'être
sensible aux différences linguistiques et de développer une communication interculturelle
efficace pour éviter tout malentendu.
La communication interculturelle joue un rôle essentiel dans le succès des entreprises à l'échelle
internationale. En effet, il est crucial de comprendre les nuances culturelles et d'adapter sa

- 37 -
communication pour établir des relations solides avec des partenaires commerciaux du monde
entier. En adoptant une approche empathique et respectueuse, les entreprises peuvent surmonter
les barrières linguistiques et culturelles, favorisant la confiance mutuelle et le renforcement des
liens professionnels.
e- Impact de mondialisation sur la compétitivité :
L’impact de la mondialisation sur la compétitivité des entreprises marocaines comprend
plusieurs dimensions. Voici quelques points clés basés sur les tendances actuelles :
 L’intégration dans l’économie mondiale : La mondialisation a incité les entreprises
marocaines à se joindre aux chaînes de valeurs mondiales, par conséquent améliorant
leur compétitivité par le biais d’un accès à de nouveaux marchés et technologies.
 Un concurrentiel accru : Grâce à la mondialisation, les sociétés marocaines doivent
faire face à une concurrence internationale plus vive, ce qui nécessite qu’elles
s’améliorent en termes d’efficacité, qualité et innovation.
 Petites et Moyennes Entreprises (PME) La production marocaine est dominée par les
PME qui doivent augmenter leur capacité compétitive pour faire face à la concurrence
nationale et internationale. Ceci exige souvent restructuration afin d’accéder aux
nouveaux marchés ou productions plus rentables.
 Intelligence économique : L'adoption de l'intelligence économique est cruciale pour
les entreprises marocaines afin d’accroitre leurs compétitivités. C’est une gestion
stratégique de l’information et une anticipation des évolutions du marché pour adapter
leurs stratégies.
 Environnement des affaires : Pour renforcer sa compétitivité,
f- Comment les tendances actuelles du commerce mondial affectent-elles la
compétitivité des entreprises marocaines ?
Les tendances actuelles du commerce mondial influencent de façon détaillée et complexe la
compétitivité des entreprises marocaines. L’analyse suivante vous présentera cela en détails :
 Volatilité et fragmentation du commerce : Depuis la pandémie de COVID-19, le
commerce international a été fortement imprévisible et caractérisé par une
fragmentation accrue et une hétérogénéité plus élevée des performances commerciales.
Ces tendances peuvent indiquer un changement important dans les modèles
commerciaux mondiaux dictés par la géopolitique et des mesures d’atténuation¹.
 Barrières commerciales : Par exemple, les sociétés marocaines font face à des
difficultés telles que l’opacité sur les marchés publics, la lenteur de prises de décisions
bureaucratiques ainsi que des restrictions sur les paiements anticipés pour les

- 38 -
importations avant leur livraison. En outre, ils retards dans les paiements
gouvernementaux peuvent compliquer l’accès au système judiciaire ou bancaire du
Maroc.
 Performance et structure du commerce : Les indicateurs spécifiques au Maroc
révèlent que le commerce se développe dans différents secteurs économiques et régions
géographiques. Elle couvre notamment une analyse par produit qui est essentielle pour
comprendre comment le commerce marocain est structuré et ses effets suifs
3. Impact du covid-19 sur les entreprises marocaines
Pandémie de COVID-19 a également eu un impact significatif sur le commerce international
des entreprises marocaines. Le confinement et les restrictions de déplacement dans plusieurs
pays ont provoqué une diminution de la demande mondiale et perturbé les chaînes
d'approvisionnement, impactant ainsi le commerce international. L'impact a été important sur
les exportations du Maroc, notamment dans des secteurs clés tels que l'automobile,
l'aéronautique et l'agroalimentaire qui ont connu une baisse de la demande étrangère. Des
retards dans la livraison de matières premières et de biens d'équipement ont aussi impacté les
importations en raison des perturbations logistiques mondiales.
a- Commerce extérieur de marchandises :
Tableau n 1 : Balance commerciale

Au titre des cinq premiers mois de 2020, tant les importations que les exportations de
marchandises enregistrent, en glissement annuel (comparaison entre janvier-mai 2020 et
janvier-mai 2019), des baisses respectives de 16,9% et de 20,1%.
En glissement trimestriel (comparaison entre les trois derniers mois et les trois mois d’avant),
cette baisse est de 21,5% pour les importations et de 31% pour les exportations.
Ainsi, le déficit commercial enregistré un allégement de 12% ou de 10.093MDH. En revanche,
le taux de couverture enregistre une perte de 2,3 points.

- 39 -
Tableau n 2 : Importations par principaux produits

La baisse des importations de biens est due au recul des importations de produits finis de
consommation (-11.080MDH), de biens d’équipement (-10.523MDH), de produits
énergétiques (-9.263MDH), de demi produits (-7.374MDH) et de produits bruts (-2.247MDH).
En revanche, les achats de produits alimentaires augmentent de 5.162MDH.
La facture énergétique s’établit, ainsi, à 22.938MDH à fin mai 2020 contre 32.201MDH à fin
mai 2019, soit -9.263MDH. Le recul de la facture énergétique (-28,8%) est dû essentiellement
à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (-5.553MDH). Cette évolution
s’explique par l’effet prix en baisse de 24,9% (4.291 DH/T à fin mai 2020 contre 5.711 DH/T
un an auparavant). En parallèle, les quantités importées s’élèvent à 2.379mT contre 2.760mT,
soit -13,8%. (Graphique n°1).
S’agissant des importations de produits alimentaires, celles-ci atteignent 26.926MDH à fin
mai 2020 contre 21.764MDH une année auparavant, suite à la hausse des achats du Blé
(+1.926MDH) et ceux de l’Orge (+1.308MDH).

- 40 -
Tableau n 3 : Exportations par principaux secteurs

Les exportations enregistrent une baisse de 20,1% ou -25.361MDH : 100.883MDH contre


126.244MDH un an auparavant. Ce recul fait suite à la diminution des ventes de la quasi-totalité
des secteurs :
 Automobile : 21.311MDH contre 35.148MDH, soit -39,4% ou -13.837MDH ;
 Textile et Cuir : 10.608MDH contre 16.036MDH, soit -33,8% ou -5.428MDH ;
 Agriculture et Agro-alimentaire : 29.491MDH contre 31.475MDH, soit -6,3% ou -
1.984MDH ;
 Aéronautique : 6.011MDH contre 7.036MDH, soit -14,6% ou -1.025MDH ;
 Autres extractions minières : 1.179MDH contre 1.674MDH, soit -29,6% ou -495MDH
;

- 41 -
 Phosphates et dérivés : 20.587MDH contre 20.912MDH, soit -1,6% ou -325MDH ;
 Electronique et Électricité : 3.884MDH contre 4.195MDH, soit -7,4% ou -311MDH ;
 Autres industries : 7.812MDH contre 9.768MDH, soit -20% ou -1.956MDH.

Graphique n 2 : Evolution des exportations du secteur automobile

L’évolution des exportations du secteur automobile au titre des cinq premiers mois de 2020,
s’explique principalement par le recul des ventes du câblage (-48,6% ou -6.822MDH), de la
construction (–41,5% ou -6.378MDH) et de l’intérieur véhicules et sièges (-36,5% ou -
1.240MDH). La part de ce secteur dans le total des exportations s’élève, ainsi, à 21,1% contre
27,8% un an auparavant. (Graphique n°2).

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Graphique n 3 : Exportation du secteur agriculture et agroalimentaire

En parallèle, les exportations du secteur agriculture et agroalimentaire accusent une baisse de


6,3% à fin mai 2020. Cette évolution provient essentiellement du recul des ventes de l’industrie
alimentaire de 10,4% ou -1.558MDH. Les ventes de l’agriculture, sylviculture, chasse et celles
de la pêche, aquaculture baissent respectivement de 208 MDH et 56 MDH. En revanche, la part
de ce secteur dans le total des exportations gagne 4,3 points passant de 24,9% à fin mai 2019 à
29,2% à fin mai 2020. (Graphique n°3)
Textile/habillement :
Le secteur du textile, employant plus de 160000 individus au sein de 1200 entreprises,
rencontre à la fois un problème au niveau de son approvisionnement et de sa demande
étrangère.
D’un côté, les approvisionnements au niveau du secteur sont fortement perturbés, comme
une bonne partie de la matière première utilisée vient d'Asie, particulièrement de Chine.
De l'autre côté, le secteur souffre d’un problème de visibilité au niveau de la demande,
notamment au vu de la baisse de la demande européenne sur le textile et habillement
(l’Espagne et la France absorbant près de 60% des exportations du secteur), induisant une
baisse des commandes auprès des fournisseurs, selon le président de l’Association Marocaine
des Industries du Textile et de l’Habillement (AMITH).

- 43 -
b -Échanges des services :

Tableau n 4 : Balance des services

Au titre des cinq premiers mois de l’année 2020, la balance des échanges de services affiche un
excédent en baisse de 16,3% ou -5.595MDH : +28.714MDH contre +34.309MDH.
En effet, les exportations atteignent 59.845MDH à fin mai 2020 contre 74.230MDH à fin mai
2019, soit -19,4% ou -14.385MDH. En parallèle, les importations de services reculent de 22%
ou de 8.790MDH.
Graphique n 4 : Balance voyage

En ce qui concerne les recettes voyages, principale composante des exportations de services,
elles atteignent 21.623 MDH à fin mai 2020 contre 28.545 MDH une année auparavant, soit -
6.922 MDH ou -24,2% (Graphique n°4).
Les dépenses voyages reculent aussi de 36,4% ou –2.895 MDH (5.053 MDH à fin mai 2020
contre 7.948 MDH à fin mai 2019).
L’excédent de la balance voyages s’inscrit, ainsi, en baisse de 19,6% ou -4.028 MDH.

- 44 -
c- Investissements directs :

Graphique n 6 : Investissements directs étrangers au Maroc

A fin mai 2020, le flux net des Investissements Directs Étrangers (IDE) atteint 7.234MDH
contre 8.598MDH un an auparavant, soit -1.364MDH ou -15,9%.
Ce résultat s’explique par une baisse des recettes des IDE de 26,9% ou -3.898MDH
(10.599MDH contre 14.497MDH), conjuguée à la baisse des dépenses (-2.534MDH ou -43%).
Graphique n 7 : Investissements directs marocains à l’étranger

Au titre des cinq premiers mois de l’année 2020, le flux net des Investissements Directs
Marocains à l’Etranger (IDME) baisse de 1.889 MDH (1.756 MDH à fin mai 2020 contre 3.645
MDH une année auparavant).

- 45 -
En effet, les investissements directs marocains à l’étranger atteignent 3.586 MDH à fin mai
2020 contre 4.454 MDH à fin mai 2019, soit -19,5%. En revanche, les cessions de ces
investissements ont plus que doublé (+1.021 MDH)
Cependant, la crise a également incité les entreprises marocaines à diversifier leurs marchés
d'exportation et à explorer de nouvelles opportunités commerciales. Le gouvernement marocain
a mis en place des mesures de soutien pour atténuer les impacts économiques sur les
exportateurs et les importateurs, telles que des subventions et des facilités de crédit. Malgré ces
défis, de nombreuses entreprises marocaines ont fait preuve de résilience et d'adaptabilité pour
maintenir leur compétitivité sur les marchés internationaux.
Section 2 : Adaptation des entreprises marocaines au nouvelle contexte du
commerce international :
1. Adaptation des entreprises marocaines au nouvelle contexte du commerce international
Il est devenu essentiel pour les entreprises marocaines de s'adapter aux nouvelles réalités du
commerce international dans un contexte économique en perpétuelle mutation. Devant
l'augmentation de la mondialisation, l'apparition de nouveaux marchés et les avancées
technologiques rapides, il est nécessaire pour les entreprises marocaines de revoir leurs
stratégies et leurs modèles d'affaires afin de rester compétitives à l'échelle mondiale.
a- Adaptations des entreprises marocaines au nouvelles réalités du commerce
international

Les entreprises au Maroc doivent faire face à de nouvelles exigences dans le domaine du
commerce international afin de maintenir leur compétitivité. Voici certains éléments essentiels
de cette adaptation :
 Numérisation et E-commerce : Les entreprises au Maroc doivent consacrer des
ressources à la digitalisation de leurs processus commerciaux et à l'expansion du
commerce électronique afin d'explorer de nouveaux marchés et de satisfaire les attentes
des consommateurs en ligne.
 Internationalisation : Il est crucial de diversifier les marchés et de réduire la
dépendance envers des marchés spécifiques en internationalisant les activités. Cela peut
être réalisé en exportant directement, en établissant des succursales à l'étranger ou en
établissant des partenariats stratégiques avec des entreprises internationales.
 Conformité aux normes et réglementations internationales : Les entreprises au
Maroc doivent respecter les normes et réglementations internationales en matière de

- 46 -
commerce, de qualité des produits, de sécurité alimentaire, etc., afin de pouvoir exporter
de manière efficace et de gagner la confiance des clients étrangers.
 Investissement dans la recherche et le développement et l’innovation : Afin de
maintenir leur compétitivité sur les marchés internationaux, les entreprises marocaines
doivent consacrer des ressources à la recherche et au développement afin d'améliorer
leurs produits et processus, ainsi qu'à l'innovation afin de proposer des solutions
innovantes et distinctives.
 Construire des alliances stratégiques : Les collaborations avec d'autres entreprises,
des organismes de recherche, des organismes gouvernementaux et des associations
professionnelles peuvent permettre aux entreprises marocaines d'explorer de nouveaux
marchés, de partager des connaissances et des ressources, et de profiter de synergies.
 Formation et amélioration des compétences : Les entreprises doivent former leur
personnel aux nouvelles technologies, aux langues étrangères, aux normes
internationales et aux pratiques commerciales internationales afin de pouvoir s'adapter
de manière efficace aux exigences du commerce international.
 Responsabilité sociale des entreprises (RSE) : De nos jours, il est de plus en plus
essentiel que les entreprises prennent en considération les défis de durabilité et de
responsabilité sociale afin de satisfaire les attentes des consommateurs et des parties
prenantes internationales, tout en respectant les réglementations en vigueur.
 Réseau social et marketing numérique : Les entreprises au Maroc doivent exploiter
les réseaux sociaux et les outils de marketing numérique afin de faire la promotion de
leurs produits et services à l'échelle mondiale et d'établir des liens avec les clients
potentiels à travers le monde.
 Optimisation de la logistique mondiale : Les entreprises au Maroc doivent améliorer
leur chaîne d'approvisionnement afin de satisfaire les exigences des marchés
internationaux, en prenant en considération les contraintes logistiques, les coûts de
transport et en garantissant une gestion efficace des stocks.
 . Stratégies tarifaires et douanières : Étant donné les divers accords commerciaux et
les réglementations douanières, il est nécessaire pour les entreprises de mettre en place
des stratégies tarifaires et douanières afin de réduire au minimum les dépenses liées aux
droits de douane et aux autres taxes à l'importation/exportation.
 Évaluation et gestion des risques internationaux : Les entreprises doivent prendre en
compte et gérer les risques associés aux variations des taux de change, aux problèmes

- 47 -
politiques, aux catastrophes naturelles et aux autres éléments externes qui pourraient
avoir un impact sur leurs opérations à l'échelle internationale.
 Adaptation culturelle et linguistique : Afin de réussir sur les marchés internationaux,
les entreprises marocaines doivent prendre en compte les disparités culturelles et
linguistiques, et ajuster leurs produits, leur stratégie marketing et leur communication
en conséquence.
 Application des nouvelles technologies : Les sociétés au Maroc ont la possibilité
d'utiliser des technologies émergentes comme l'intelligence artificielle, l'Internet des
objets (IoT) et la blockchain afin d'améliorer leur efficacité opérationnelle, leur
traçabilité des produits et leur expérience client.
 Surveillance et analyse de la concurrence à l'échelle mondiale : Les entreprises
doivent surveiller et analyser la concurrence sur les marchés internationaux pour
maintenir leur compétitivité, repérer les tendances du marché et anticiper les
changements.
 Collaboration avec les clusters industriels et les pôles de compétitivité : Au sein de
clusters industriels et de pôles de compétitivité, les entreprises marocaines peuvent
profiter de la coopération avec d'autres acteurs du secteur, ce qui encourage l'innovation,
l'ouverture de nouveaux marchés et la mise en commun des ressources.
 Investissement dans les infrastructures et la logistique : Afin de simplifier les
échanges internationaux, les entreprises au Maroc doivent investir dans l'amélioration
des infrastructures de transport, des ports, des aéroports et des réseaux de
télécommunications afin de diminuer les délais et les dépenses liées à l'expédition.
En résumé, pour s'adapter aux nouvelles réalités du commerce international, les entreprises
marocaines doivent adopter une approche globale qui intègre la numérisation,
l'internationalisation, l'innovation, le développement des compétences et la durabilité.

- 48 -
2 .Identifications des opportunités et des défis rencontrés par les entreprises marocaines
dans ce contexte :

En raison de l'évolution constante de l'économie marocaine, les entreprises du pays sont


confrontées à un environnement dynamique qui offre à la fois des opportunités encourageantes
et des défis complexes. Il est essentiel de repérer ces opportunités et défis afin de favoriser leur
croissance et leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux. Dans cette
introduction, nous examinerons les principales possibilités telles que la position géographique
stratégique du Maroc et les réformes économiques en cours, tout en soulignant les défis majeurs
tels que la concurrence mondiale croissante et les exigences d'innovation et d'efficacité
opérationnelle. En saisissant ces dynamiques, les entreprises au Maroc ont la capacité de
développer des stratégies solides afin de saisir les opportunités tout en surmontant les défis, ce
qui contribue à leur réussite et à la croissance économique.
a- les défis :
-Intelligence artificielle :
Le gouvernement français encourage les entreprises marocaines à adopter l'intelligence
artificielle (IA) pour anticiper les transformations qu'elle entraînera. Cela implique d'investir
dans l'innovation, la recherche et le développement (R&D) et les ressources humaines. Le défi
pour les entreprises marocaines est de passer d'une phase expérimentale à une phase
opérationnelle, en surmontant des défis potentiels tels que l'intégration des systèmes d'IA aux
processus commerciaux et leur gestion efficace. Cependant, les entreprises marocaines accusent
encore un retard en matière d'adoption de l'IA, beaucoup hésitant à capitaliser sur leurs données.
Le gouvernement recommande d'encourager les entreprises à investir dans l'IA, à respecter les
codes éthiques et à se préparer à la transformation du marché du travail.
 Investir dans l’innovation :
Le secteur de l'intelligence artificielle connaît une forte croissance. Il deviendra un élément
essentiel du monde de demain. Et cela va bien au-delà de cela. Grâce à l'IA, de plus en plus
d'entreprises accroissent leur productivité et leur efficacité. Au Maroc, un appel à projets de
recherche sur l'intelligence artificielle avait été lancé par le ministère de l'éducation nationale,
de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en
collaboration avec le ministère de l'industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie
numérique et le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST). L'objectif
est de favoriser l'investissement dans ce secteur. Ce projet a été financé avec un budget de 50
millions de dirhams, dans le but d'ajuster l'IA au contexte marocain.

- 49 -
-
- L’IA, une plus-value pour l’entreprise :
Selon la CGEM, il est important de considérer l'IA comme une composante active d'une
organisation, plutôt que comme un coût d'exploitation. Il est essentiel qu'elle soit accessible à
tous les employés afin d'assurer l'agilité et la prise de décision requises à tous les niveaux. En
raison de la pandémie de Covid-19, il a été révélé que de nombreuses entreprises utilisent l'IA
sans l'intégrer dans leurs opérations ou stratégies. Il est également observé par la CGEM que
tous les secteurs ne sont pas encore au même stade de maturité pour intégrer l'IA.
-Doter les employés de compétences nécessaires
L'intelligence artificielle (IA) permet aux équipes de se focaliser sur des objectifs précis en
mettant en évidence les compétences et en encourageant l'innovation. Il est essentiel de former
les employés aux compétences en IA afin de s'adapter rapidement aux situations de crise. La
rapidité d'action d'une entreprise repose sur le leadership et l'agilité, ainsi que sur des ressources
humaines plus compétentes en technologie, notamment en IA. Les sociétés qui mettent
l'intelligence artificielle au cœur de leurs opérations ont la capacité de s'ajuster plus rapidement
que leurs rivaux.
b- Autres défis :
Accès limité au financement : L'accès restreint au financement est l'un des principaux
obstacles de l'entrepreneuriat au Maroc, notamment pour les start-ups et les petites entreprises.
Réglementation complexe : Les entreprises, notamment les étrangères, peuvent trouver la
réglementation en matière d'entrepreneuriat au Maroc complexe et ardue à suivre.
Formation insuffisante : Les entrepreneurs souffrent d'un manque de formation et de soutien,
surtout dans les zones rurales.
Concurrence accrue : Alors que l'entrepreneuriat au Maroc connaît une croissance rapide, la
compétition entre les entreprises est de plus en plus intense.
c- Les opportunités :

 Une population jeune et dynamique : La population marocaine est jeune et dynamique,


ce qui entraîne une forte demande pour les produits et services novateurs.
 Une économie en croissance : Le Maroc connaît une croissance rapide, avec une économie
en plein essor et un marché en plein essor pour les entreprises.
 Des politiques gouvernementales favorables : Des politiques favorables à
l'entrepreneuriat ont été mises en œuvre par le gouvernement marocain, telles que des
avantages fiscaux et des programmes de subventions pour les entreprises.

- 50 -
 Une position stratégique : Le Maroc se trouve à la confluence de l'Europe, de l'Afrique et
du Moyen-Orient, ce qui en fait une destination parfaite pour les entreprises qui souhaitent
s'implanter dans ces régions.
 Exportations et commerce international : Situé entre l'Europe, l'Afrique et le Moyen-
Orient, le Maroc constitue une plateforme stratégique parfaite pour le commerce
international. Les sociétés marocaines ont la possibilité de saisir cette occasion en
établissant des alliances commerciales et en exportant leurs produits vers ces régions.
 Industries émergentes : Les entreprises marocaines ont des possibilités de croissance dans
des domaines tels que les énergies renouvelables, l'agriculture biologique, les technologies
de l'information et de la communication (TIC) et l'industrie pharmaceutique. En faisant des
investissements dans ces secteurs émergents, les entreprises ont la possibilité de varier leurs
activités et d'explorer de nouveaux marchés.
 Tourisme : Les touristes apprécient le Maroc pour ses villes historiques telles que
Marrakech, Fès et Casablanca, ainsi que pour ses paysages diversifiés, allant des montagnes
de l'Atlas aux plages de la côte atlantique. Les sociétés du domaine du tourisme ont la
chance de concevoir de nouvelles offres et services afin d'attirer les touristes à l'échelle
nationale et internationale.
 Investissement dans l'infrastructure :Le Maroc met en place des projets d'infrastructures
importants, tels que les routes, les ports, les aéroports et les infrastructures énergétiques.
Les sociétés marocaines, en particulier dans les domaines de la construction et de
l'ingénierie, ont la possibilité de profiter de ces occasions en s'engageant dans des contrats
et en contribuant à ces projets.
 Innovation et technologies : En favorisant l'innovation et en intégrant de nouvelles
technologies, les entreprises au Maroc ont la possibilité d'accroître leur compétitivité sur le
marché international. Les perspectives sont particulièrement encourageantes dans les
secteurs de l'intelligence artificielle, de la blockchain, de l'Internet des objets (IoT) et des
technologies propres.
 Développement durable : Les entreprises marocaines ont la chance de se positionner
comme des acteurs responsables en intégrant des pratiques durables dans leurs activités
commerciales, avec une prise de conscience croissante de la durabilité environnementale
et sociale. Cela englobe la mise en place de méthodes agricoles durables, la diminution de
l'impact environnemental et la promotion du commerce équitable.

- 51 -
Conclusion :

En conclusion, en étudiant l'incidence du commerce international sur les entreprises


marocaines, on constate qu'il y a des conséquences notables tant bénéfiques que néfastes. Les
exportations marocaines sont fortement influencées par les tendances mondiales actuelles, ce
qui présente à la fois des opportunités de croissance dans divers secteurs et des défis liés à une
concurrence renforcée. Avec la mondialisation, les entreprises marocaines sont contraintes de
se renouveler et d'accroître leur efficacité pour rester compétitives à l'échelle mondiale. La crise
de COVID-19 a intensifié ces difficultés en perturbant les chaînes d'approvisionnement et en
entraînant une baisse de la demande dans certains secteurs, mais elle a aussi stimulé le processus
de transformation numérique et l'adaptation aux nouvelles réalités du commerce international.
Les entreprises marocaines font preuve d'une résilience remarquable en optant pour des
stratégies plus souples et en se conformant aux nouvelles normes internationales, démontrant
ainsi leur aptitude à s'adapter à un environnement commercial mondial qui évolue
constamment.

- 52 -
Méthode de recherche :
1- Méthodologie de recherche :

Dans le but de répondre à notre problématique “quel est l'impact des tendances du commerce
international sur les entreprises marocaines”; On a opté pour une étude afin d'obtenir des
statistiques concernant l'influence du commerce international et ses impacts sur les entreprises
marocaines.
A cause des limites qu'on a, on va se limiter dans notre étude d' un échantillon aléatoire extrait
d'une population cible qui compte 45 personnes dans la ville de Taroudant , il est distribué alors
aux collègues, familles, connaissances.

2- Le questionnaire :

Un questionnaire est un instrument de recherche qui consiste en une série de questions ou


d’autres types d’incitations visant à collecter des informations précises auprès d'un nombre
important de participants. Il était effectué en utilisant Google Forms.(annexe 1)

On a utilisé 2 types de questions :

Questions fermées :

Demande aux participants d’effectuer un choix parmi des réponses prédéfinies, ce type de
question peut être à choix unique (choix d’une seule réponse) ou à choix multiple ((sélectionner
une ou plusieurs réponses dans une liste de choix définie)

Questions ouvertes :

Demande aux participants de rédiger une réponse en utilisant leurs propres termes.
Par ailleurs nos questionnaires comportent :

Une partie de présentation du profil de répondant


Questions sur leurs connaissances sur le commerce international
Questions sur l'impact sur les entreprises marocaines
Questions sur l'impact sur l'économie marocaines

- 53 -
Section 2 : Interprétations des résultats de l'enquête :
L’interprétation des résultats de l’enquête est une étape essentielle du processus de recherche.
Cette étape nécessite une approche systématique et réfléchie afin de tirer les conclusions les
plus pertinentes des données collectées. Pour ce faire, il est nécessaire de procéder à une analyse
approfondie des réponses obtenues.
1-Presentation des résultats :
Une fois que nous avons présenté un aperçu global de la méthodologie de recherche suivie tout
au long de notre travail empirique, nous allons présenter maintenant les résultats obtenus qui
nous permettront par la suite de confirmer ou de rejeter les hypothèses émises.
Partie 1 : Le profil du répondant

Le nombre de répondants par sexe démontre que plus que la moitié de la population a enquêté
sont des femmes 55,6%, les hommes interrogent forme 44,4% de la population

- 54 -
La majorité d’entre eux appartiennent à la catégorie d'âge entre 18 et 25 ans (93,3%), 4,4% sont
âgés de 26 à 35, et 2,2% des personnes interrogés sont âgés de 36 à 50, ce qui montre que les
personnes entre 18 et 30 ans sont intéressés et ils ont une connaissance aux tendances du
commerce international le plus

95,6% des personnes interrogées sont des étudiants.


2,2% des personnes interrogées sont des commerçants ainsi pour les personnes exerçantes des
professions libérale

- 55 -
82,2% de la population cible sont familier avec le concept de commerce international, en outre,
17,8% ne connaît pas ce concept

Chacun a ses connaissances sur les mécanismes du commerce international, mais la plupart
(42,2%) comprend moyennement les enjeux de de ce concept

- 56 -
95,5% des personnes interrogées pensent que le commerce international a un impact significatif
sur les entreprises marocaines, dont 40,9% disent que parmi les principaux avantages de ce
concept est l'accès de ces entreprises a des nouvelles technologies et innovations.

2-Interpretation des résultats :


Selon l'enquête suivante on constate que :
Plus que la moitié des répondants ont des idées sur les mécanismes et les enjeux du concept de
commerce international.
Presque tous les interrogés ont convenu que le commerce international joue un rôle très
important pour l'économie marocaine, dont il contribue au développement économique du
Maroc, en ce qui concerne l'emploi et les opportunités économiques.

- 57 -
Le commerce international a un impact significatif sur les entreprises marocaines, dont ces
dernières peuvent tirer des avantages tels que accès à des nouvelles technologies
et innovations, expansion des marches a l’étranger, et amélioration de la compétitivité sur le
marché mondial.
Mais ces entreprises marocaines pourraient rencontrer des défis lorsqu' elles s' engagent dans le
commerce international tels que la concurrence étrangère, les barrières linguistiques et
culturelles, et les fluctuations de taux de change.
Selon les personnes interrogées, les facteurs qui influencent le plus le commerce international
pour les entreprises marocaines sont l'évolution des tendances de consommation et des
préférences des clients mondiaux, et le niveau de concurrence des entreprises étrangères sur les
marchés mondiaux.
Pour eux, les perspectives futures du commerce pour ces entreprises sont l'augmentation des
investissements étrangers, et la croissance des exportations marocaines vers de nouveaux
marchés.

- 58 -
Conclusion :

En conclusion, le profil du commerce extérieur marocain révèle une économie en pleine


expansion, avec une implication croissante dans le commerce international qui reflète l'ambition
du pays de se positionner comme un acteur clé sur la scène économique mondiale. Les accords
commerciaux signés avec divers partenaires stratégiques ont ouvert de nouveaux marchés et
facilité les échanges, tout en intégrant le Maroc dans des chaînes de valeur globales. Les
tendances récentes des échanges montrent une diversification des exportations, avec une hausse
notable des produits manufacturés et agricoles, ce qui témoigne d'une amélioration de la
compétitivité et de la capacité d'innovation des entreprises marocaines. En parallèle, les
importations se sont accrues, principalement dans les secteurs des biens d'équipement et des
matières premières, illustrant le dynamisme et la modernisation de l'économie marocaine.

L'analyse de la concurrence internationale est cruciale pour les entreprises marocaines, leur
permettant de mieux comprendre les dynamiques du marché global et d'identifier les
opportunités et les menaces. Cette analyse revêt une importance particulière dans le contexte
régional et mondial, où les entreprises doivent constamment s'adapter pour maintenir et
renforcer leur position concurrentielle. La concurrence régionale, notamment avec les pays
voisins et au sein de l'Union africaine, oblige les entreprises marocaines à innover et à améliorer
leurs processus pour se différencier et offrir une valeur ajoutée unique.

Les tendances des exportations au cours des dernières années montrent une orientation vers des
produits à plus forte valeur ajoutée, ce qui est un indicateur positif de la montée en gamme de
l'industrie marocaine. En revanche, les tendances des importations soulignent la dépendance
vis-à-vis de certaines matières premières et technologies, mettant en lumière la nécessité de
renforcer les capacités locales de production et d'innovation.

Ainsi, la capacité des entreprises marocaines à analyser et à réagir aux tendances de la


concurrence internationale et régionale est essentielle pour leur réussite à long terme. Elles
doivent adopter des stratégies proactives et flexibles, en investissant dans la recherche et le
développement, et en améliorant continuellement leurs compétences et leurs processus. En
conclusion, le commerce extérieur marocain est un moteur crucial pour la croissance
économique du pays, et une compréhension approfondie des tendances et des dynamiques
concurrentielles permet aux entreprises de naviguer efficacement dans un environnement

- 59 -
commercial mondial en constante évolution, assurant ainsi une prospérité durable et une
compétitivité renforcée.

Alors quel est l'impact du commerce international sur les entreprises marocaines?

En conclusion, l'analyse de l'impact du commerce international sur les entreprises marocaines


met en lumière des transformations profondes et variées. Les tendances du commerce mondial
influencent fortement les exportations marocaines, en offrant de nouvelles opportunités mais
aussi en posant des défis significatifs. L'ouverture aux marchés internationaux a permis aux
entreprises marocaines de diversifier leurs produits et de pénétrer de nouveaux marchés,
augmentant ainsi leurs revenus et leur portée globale. Cependant, cette dynamique est
accompagnée d'une concurrence accrue, exigeant des entreprises une innovation constante et
une amélioration continue de la qualité pour rester compétitives.

La mondialisation a intensifié ces exigences, forçant les entreprises marocaines à adopter des
technologies avancées et à améliorer leur productivité. Les tendances actuelles du commerce
mondial, marquées par une rapide évolution technologique et des préférences changeantes des
consommateurs, ont poussé les entreprises marocaines à s'adapter rapidement, souvent en
investissant dans la digitalisation et en optimisant leurs chaînes d'approvisionnement pour rester
compétitives.

L'impact de la pandémie de COVID-19 a amplifié ces défis, perturbant les chaînes logistiques
et réduisant la demande dans certains secteurs. Les entreprises marocaines ont dû faire preuve
de résilience et d'innovation pour surmonter ces obstacles, en adoptant des stratégies de
digitalisation accélérées, en diversifiant leurs marchés et en repensant leurs modèles
commerciaux pour s'adapter à un environnement commercial postpandémique.

L'adaptation des entreprises marocaines au nouveau contexte du commerce international est


donc cruciale. Elles doivent être agiles, proactives et résilientes pour naviguer efficacement
dans un environnement commercial mondial en constante mutation. Cela implique une capacité
à analyser les tendances globales, à anticiper les changements de marché, et à ajuster leurs
stratégies en conséquence. Les entreprises marocaines doivent également renforcer leurs
compétences internes, investir dans la recherche et le développement, et collaborer plus
étroitement avec des partenaires internationaux pour maximiser les opportunités offertes par le
commerce mondial.

- 60 -
En somme, les entreprises marocaines se trouvent à un carrefour crucial où l'innovation, l'agilité
et la résilience sont les clés de la compétitivité et du succès à long terme dans un paysage
commercial mondial de plus en plus complexe et dynamique. Le soutien des politiques
publiques, l'accès aux technologies avancées et une meilleure compréhension des tendances
mondiales permettront aux entreprises marocaines de prospérer dans ce nouvel environnement
économique.

- 61 -
Bibliographie

Rapports:
-Analyse multidimensionnelle des exportations du secteur textile et cuir au Maroc.
(Office des Changes, Département Études & Statistiques), (2024)
-Analyse multidimensionnelle de l’évolution du profil des exportateurs marocains actifs.
(Office des Changes, Département Études & Statistiques), (2020)
-Banque Mondiale. (2023). *Doing Business 2023 : Under standing Régulations for Small and
Medium-Size Entreprises*. Ce rapport annuel fournit des données détaillées sur
les réglementations et l'environnement commercial dans différents pays, y compris le Maroc.
-Entretien avec François Bourguignon,(Les conséquences de la mondialisation du commerce)
Propos recueillis par Amory Gethin, Gaspard Bianquis Dans Regards croisés sur l'économie
2017/2 (n° 21), pages 65 à 73
Intelligence économique et compétitivité de l'entreprise marocaine
Comment le Maroc peut-il renforcer sa compétitivité ? - World Bank Blogs
Les leviers de la compétitivité des entreprises marocaines du point de …
-Études de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc CGEM. (2023). *Rapport sur
la compétitivité des entreprises marocaines*. Cette étude annuelle analyse les défis et les
opportunités pour les entreprises marocaines sur les marchés internationaux.
-La filière des matériaux de construction : performances et capacités de développement.
(Office des Changes, Département Études & Statistiques), (2022)
-Indicateurs des échanges extérieurs : Impact de la crise sanitaire liée au Covid19 sur le tourisme
: Baisse des recettes voyages de 24,2% ou de 6.922 MDH à fin mai 2020. (Office des Changes,
Département Études & Statistiques), (Mai 2020)
-McKinsey & Company. (2022). *Africa’s Business Revolution : How to Succeed in the
World’s Next Big Growth Market*. Ce rapport examine les stratégies de croissance pour les
entreprises africaines, y compris marocaines, dans un contexte international.
-Note sur les impacts économiques du Covid-19 au Maroc au 26/03/2020 (Délégation de l’Union
européenne au Maroc- Section commerciale)
-performances et stratégies {Journal d'économie et de finances publiques ISSN 2377-1038
(imprimé) ISSN 2377-1046 (en ligne) Vol. 9, n° 3, 2023} (Entreprises marocaines en Afrique)

-Rapport d’activité AMDIE (agence marocaine de développement des investissements et des


exportations), (2021)

- 62 -
-Rédigé par Laurent GRANGER - Mis à jour le 03/08/2023 (Rapports des cabinets de conseil
en stratégie)

-revue de littérature, théories et modèles


Kaoutar TALMENSSOUR, (Docteur) Laboratoire MADEO Université Mohammed I, Oujda,
Maroc
Publications :
-OMC. (2022) (l’Organisation Mondiale du Commerce). *World Trade Report 2022*. Ce
rapport analyse les tendances et les politiques commerciales mondiales, offrant des insights sur
la concurrence internationale.

Articles académiques :

-Cavusgil, S. T., Knight, G., & Riesenberger, J. R. (2021). *International Business : The New
Realities*. Pearson. Ce livre fournit une analyse détaillée des stratégies internationales et de la
compétitivité des entreprises.
- Sites :
-site nommé : [Link]
-site nommé : aujourd'[Link]
-site nommé : [Link]

- 63 -
Questionnaire :

Profil du répondant

1. Quel est votre sexe ?


Une seule réponse possible.
Masculin
Féminin
2. Quelle est votre tranche d'âge ?
Une seule réponse possible.
18-25 ans
26-35 ans
36-50 ans
Plus de 50ans
3. Quelle est votre profession ?
Une seule réponse possible.
Commerçant
Artisan
Chef d'entreprise
Profession libérale
Enseignant
Retraité
Étudiant
Inactif
4. Êtes-vous familier avec le concept de commerce international ?
Une seule réponse possible.
Oui
Non
5. Dans quelle mesure pensez-vous comprendre les enjeux et les mécanismes du
commerce international ?
Une seule réponse possible.
Très bien
Bien
Moyennement
Pas bien du tout

- 64 -
Impact perçu sur les Entreprises Marocaine
1. Pensez-vous que le commerce international a un impact significatif sur les
entreprises marocaines ?
Une seule réponse possible.
Oui
Non
2. Selon vous, quels sont les principaux avantages que les entreprises marocaines
peuvent tirer du commerce international ?
Une seule réponse possible.
Expansion des marchés à l'étranger
Accès à de nouvelles technologies et innovations
Amélioration de la compétitivité sur le marché mondial.
Croissance et expansion plus rapides de l'entreprise.
3. Quels défis pensez-vous que les entreprises marocaines pourraient rencontrer
lorsqu'elles s'engagent dans le commerce international ?
Une seule réponse possible.
Barrières linguistiques et culturelles.
Fluctuations des taux de change.
Concurrence étrangère accrue.
Difficultés à trouver des partenaires commerciaux fiables à l'étranger
4. Dans quelle mesure pensez-vous que les accords commerciaux internationaux
influencent les entreprises au Maroc ?
Une seule réponse possible.
Pas de tout influent
Faiblement influent
Neutre
Assez influent
Très influent
5. Comment pensez-vous que les évolutions technologiques affectent les
entreprises marocaines et leur capacité à participer au commerce international ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….

- 65 -
6. Quels facteurs pensez-vous influencer le plus le commerce international pour les
entreprises marocaines à l'avenir ?
Une seule réponse possible.
Évolution des tendances de consommation et des préférences des clients mondiaux.
Niveau de concurrence des entreprises étrangères sur les marchés mondiaux.
Taux de croissance économique dans les principaux pays partenaires commerciaux.
Capacité des entreprises marocaines à s'adapter aux nouvelles technologies.
7. Dans quelle mesure la concurrence internationale affecte-t-elle les entreprises
marocaines ?
Une seule réponse possible.
Pas du tout affectée
Faiblement affectée
Neutre
Assez affectée
Très affectée
8. Comment percevez-vous la concurrence des produits étrangers sur le marché
marocain ?
Une seule réponse possible.
Comme une menace pour les entreprises locales
Comme une opportunité pour améliorer la qualité et la diversité des produits disponibles
Neutre
9. Etes-vous conscient des barrières commerciales telles que les tarifs et les quotas
et de leur impact sur les entreprises marocaines ?
Une seule réponse possible.
Oui
Non
Passure

- 66 -
Impacts sur l'Économie Marocaine
10. Dans l'ensemble, comment percevez-vous l'importance du commerce
international pour l'économie marocaine ?
Une seule réponse possible.
Très Important
Important
Neutre
Pas très important
Pas du tout important
11. Dans quelle mesure pensez-vous que le commerce international contribue au
développement économique du Maroc ?
Une seule réponse possible.
Beaucoup
Un peu
Pas du tout
12. A quel point pensez-vous que le commerce international pourrait influencer
l'emploi et les opportunités économiques au Maroc ?
Une seule réponse possible.
Beaucoup
Un peu
Pas du tout
13. À votre avis, quelles sont les perspectives futures du commerce international
pour les entreprises marocaines ?
Une seule réponse possible.
Croissance des exportations marocaines vers de nouveaux marchés.
Augmentation des investissements étrangers
Diversification des produits et services exportés
Renforcement de la compétitivité des entreprises marocaines sur le marché mondial.
14. Quels conseils donneriez-vous aux entreprises marocaines pour tirer parti des
opportunités et relever les défis du commerce international ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

- 67 -
Tableau de matière

2 Introduction ................................................................................................................... 1

3 Chapitre 1 : l’importance du commerce international pour le Maroc ........................ 5

3.1 introduction ________________________________________________________ 5


section 1 : Profil du commerce extérieur marocain ________________________ 5
1. Implication du maroc dans le commerce international __________________ 5
2. Les accords commerciaux _________________________________________ 6
a. Système Généralisé des Préférences Commerciales entre pays en développement
(SGPC): 7
b Accords de libre-échange avec les États-Unis : _____________________________ 7
c. Accords de libre-échange Maroc-Turquie: _________________________________ 8
d. Accord d’agadir : ____________________________________________________ 8
Section 2: Les tendances récente du commerce international au Maroc ______ 9
1. Tendances des exportations au cours des dernières années. ______________ 10
[Link] exportations : ____________________________________________________ 11
[Link] du profil des exportateurs Marocains et leurs performances à l’export __ 11
c. Analyse de l’évaluation de la démographie des exportateurs actifs au Maroc :____ 16
2. Tendances des importations au cours des dernières années. _____________ 20
a. Les importations : ___________________________________________________ 22
b. Importations par principaux produits : ___________________________________ 22
c. Importations par principaux fournisseurs : ________________________________ 22
Section 3; Analyse de la concurrence international_______________________ 25
1. L’importance de l’analyse de la concurrence internationale pour les entreprises
marocaines ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;27;
a. Compréhension du marché mondial : ____________________________________ 27
b.Évaluation des forces et des faiblesses ___________________________________ 27
[Link] des opportunités de marché : ________________________________ 27
[Link] des risques : _________________________________________________ 28
e .Optimisation de la stratégie commerciale : _______________________________ 28
[Link] et différenciation : __________________________________________ 28
2. Analyse de la concurrence régionale et mondiale _____________________ 28
[Link] concurrentielle : ______________________________________________ 28
b.L'utilité de l'analyse de la concurrence : __________________________________ 29
[Link] 5 étapes d'une analyse concurrentielle : _______________________________ 32
[Link]égies offensives des entreprises marocaines en Afrique : _________________ 34
Chapitre 2 : L’impact du commerce mondial sur les entreprises marocaines .......... 35

introduction _______________________________________________________ 35
Section 1; Analyse de l’impact sur les entreprises marocaines _____________ 35

- 68 -
1. Impact de la mondialisation sur la compétitivité : comment les tendances
actuelles du commerce mondial affectent-elles la compétitivité des entreprises
marocaines?___________________________________________________ 35
a.Définition de compétitivité : ___________________________________________ 35
b.Définition de la mondialisation : ________________________________________ 36
c.L’impact de la mondialisation sur le commerce international : ________________ 36
d.L ’impact de la mondialisation sur le commerce des entreprises : ______________ 37
[Link] les tendances actuelles du commerce mondial affectent-elles la
compétitivité des entreprises marocaines ? _________________________________ 38
2. Impact du covid-19 sur les entreprises marocaines ____________________ 38
a ;Commerce extérieur de marchandises : __________________________________ 39
b.Échanges des services : _______________________________________________ 44
[Link] directs : ______________________________________________ 45
Section 2 ; Adaptation des entreprises marocaines au nouvelle contexte du
commerce international___________________________________________________ 46
1. Adaptation des entreprises marocaines aux nouvelles réalités du commerce
international __________________________________________________ 46
a .Adaptations des entreprises marocaines au nouvelles réalités du commerce
international _________________________________________________________ 46
2. . identifications des opportunités et des défis rencontrés par les entreprises
marocaines dans ce contexte ______________________________________ 49
a .les défis : __________________________________________________________ 49
b .Autres défis : ______________________________________________________ 50
[Link] opportunités : ___________________________________________________ 50
conclusion ________________________________________________________ 52
partie pratique: ............................................................................................................ 53

conclusion : .................................................................................................................. 59

Bibliographie ............................................................................................................... 62

Annexes ........................................................................................................................ 64

- 69 -

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