Préparation du minerai: généralités
Matières première minérales
(extraites de la croûte terrestre)
Non énergétiques Energétiques
Minerais
métalliques
Minerais Minerais Minerais Combustibles
non métalliques métalliques des métaux fossiles
fissiles (charbon-pétrole)
(U, Th)
Matériaux Roches Gemmes
de industrielles (joaillerie)
carrière Métaux Métaux Métaux
de base d’alliage rares
(Fe, Al, Cu, Zn) (Si, V, Mo) (Au, Ag, Ti, Zr)
Préparation du minerai: définitions
Minéraux: éléments ou composés naturels (de l’écorce terrestre) caractérisés
par leurs composition et structure.
Roche: assemblage de minéraux
Endogène (cristalline) d’origine profonde: roche volcanique, granite
Exogène (sédimentaires) transformation des sédiments (calcaire houille
pétrole)
Métamorphique: transformation de roches existantes
Minerai:
Roche particulière dont on peut extraire un ou plusieurs métaux dans des
conditions économiques satisfaisantes
Défini par l’économie, pas par la géologie
Minerai = partie utile + gangue
(minéral métallifère) (minéraux stériles)
Conditions nécessaires:
Possibilité d’isoler le minéral utile et d’en extraire le métal
Quantité suffisante (gisement)
Rentabilité des opérations
Notion de minerai varie avec le lieu et l’époque (ex: minerai de Lorraine)
Préparation du minerai: valeur d’un minerai
Dépend de:
Teneur en métal utile car teneur limite de rentabilité
(teneurs actuelles: Fe > 50-68% - Cu > 0,3-1% - bauxite > 45-60% Al2O3)
Composition chimique (impuretés nuisibles – éléments secondaires)
Aptitude à l’enrichissement (nature et texture de la gangue)
Conditions d’extraction: situation géographique, méthodes d’exploitation, transport,
main d’œuvre, ….
Réserves / Ressources
Les minerais utilisés sont de plus en plus
pauvres
Eléments O Si Al Fe Ca Na K
% cr. ter. 46.6 27.7 8.1 5.0 3.6 2.8 2.6
Eléments Mg Ti H Cr Zr Ni Zn
% cr. ter. 2.1 0.44 0.14 .025 .016 .008 .0065
Eléments Cu Co Pb Sn W Mo
% cr. ter. .0045 .0023 .0015 .0003 .0001 .0001 Évolution des teneurs avec le temps
Principaux minerais
Aluminium
Bauxite, vient des roches feldspathiques riches en Al, pas une espèce minérale,
mais, un agrégat de composition variable contenant des hydroxydes d’Al
(gibbsite, diaspore et boemite) dispercés dans un gel alumino-ferrique
- ROUGES: riches en fer (10 – 25% Fe2O3 mais pauvres en silice (1 – 6%)
OK pour alu (80% Al2O3)
- BLANCHES: pauvres en fer mais riches en silice (10 – 15%) KO pour Alu
Argiles et latérites formées de silicates et d’hydroxyde d’Al pourraient
constitués de minerais d’Al à condition de trouver un procédé pratique de
transformation des argiles
Cuivre
Surtout minerais sulfurés : CuFeS2 (chalcopyrite) Cu2S (chalcocite) accompagnés
faiblement de Cu5FeS4 (Bornite), covelline (Cus) et minéraux complexes de Cu
et Fe associés à l’As et Sb. Minerais contiennent souvent Au, Ag, Pt, Ni, Co prix
Cu
Anciennement: cuivre natif
Actuellement : Oxydes, carbonates et silicates: abondants et faciles à repérer
(couleur) : malachite ([Link](OH)2), azurite ([Link](OH)2), chrysocolle
(CuSiO3.2H2O)
Principaux minerais
Zinc
n’existe pas à l’état natif; seulement oxydes (calamines) et sulfures (blendes)
blendes contiennent autres sulfures (de Pb, Cu, Fe, Cd, …) éliminés, en partie,
par flottation
Calamines : associations de carbonates et silicates dont espsères
minéralogiques majeures sont : smithsonite (ZnCO3), calamine proprement dite
(2ZnO.SiO2.H2O) et willémite (2ZnO.SiO2)
Éléments étrangers (silice, chaux, alumine, eau) et impuretés métalliques ((de
Pb, Cu, Fe, Cd, …) sont les mêmes que dans les sulfures
Plomb
Existance de nombreux minerais ; mais, seuls ceux contenant la galène (PbS) et
la cérisute (PbCO3) sont exploités en pratique dès que la teneur en métal est > 3%
(avec une bonne moyenne entre 10 et 15%).
Fréquent dans les minerais de Pb, le Zn est nuisible en petite quantité (mais le
Pb est nuisible dans les minerais de Zn si la teneur Pb > 20%)
Ag augmente la valeur du minerai et devient même l’lélément essentiel si la
teneur Ag > 1%.
Principaux minerais
Etain
Peu de minerais d’étain ; la cassitérite (SnO2) est le seul exploité en pratique
D’origine pneumatolytique comme les sulfures mixtes, la cassitérite peut
provenir de l’altération des silfures mixtes.
Minerais d’étain sont caractériqtiques des filons granitiques, mais, l’esentiel de
la production vient des gîtes alluvionnaires résulant de la dégradation de ces filons
ou des pégmatites stannifères.
Fer
Minéraux principaux ferrifères : Magnétite (Fe3O4), hématite (Fe2O3), goethite
(Fe2O3.H2O) et sidérite (FeCO3). A côté de ces minéraux purs ou légèrement
pollués (Al dans Fe2O3 – Mg, Mn et Ca dans FeCO3), apparaissent des minéraux
plus complexesdont les plus répandus :
- hématite rouge: hématite + Al2O3, MgO, P, H2O et titrant 60 – 68 % Fe
- Limonite (Fe2O3.3H2O) : goethite + Al2O3, MgO, P, H2O et titrant 50-58%Fe
- Martite: vient de la transformation plus ou moins complète de Fe3O4 en
Fe2O3 suivant directions privilégiées en gardant la forme extérieure du
minerai d’origine.
Gangue: minéraux très variés dont les plus répandus sont le quartz et l’apatite
(fluophasphate de calcium)).
Préparation et enrichissement du minerai
Pourquoi?
Obtenir des métaux de plus en plus purs au départ de minerais de plus
en plus pauvres Elimination du maximum d’impuretés avant
l’extraction
Métaux peu réactifs: faciliter le traitement ultérieur des minerais; éliminer
certaines impuretés
Métaux réactifs: préparer un composé pur dont on peut ensuite extraire le
métal (raffinage de la matière première plutôt que du métal)
Comment?
Fragmentation/classification pour faciliter le transport
Enrichissement par élimination d’une partie de la gangue
3 Types de traitement:
Traitements physiques, physico-chimiques et chimiques
Les traitements physiques sont aussi applicables aux produits de recyclage
Traitements physiques du minerai
Objectif des traitements physiques:
Traitements préliminaires (tri, concassage, broyage, classification)
éliminer une partie du stérile, séparer les ≠ minéraux
Traitements physiques: enrichir le minerai par élimination de la gangue (plus ou
moins poussée)
Traitements complémentaires (filtration, séchage, ..): récupérer la partie utile
du minerai.
Traitements préliminaires:
Le plus souvent directement sur le lieu d’extraction
(transport de matières inertes coût du minerai)
Concassage (jusque 5-10 mm) pour faciliter le transport
et/ou
Broyage (jusque 100 mm) pour permettre la séparation des minéraux et
augmenter la surface spécifique.
Matières à recycler: broyage par cisaillement (déchiquetage)
Traitements physiques du minerai
Dispositifs de fragmentation : Dispositifs de fragmentation :
Concasseur à machoires Concasseur à cône (Symons)
Concasseur giratoire Concasseur à cylindres
Traitements physiques du minerai
Dispositifs de fragmentation : Dispositifs de fragmentation :
Concasseur à percussion Concasseur à dents
Concasseur à marteaux Broyeur à boulets
Traitements physiques du minerai
Dispositifs de fragmentation :
Broyeur autogène
Broyeur à barres
Traitements physiques du minerai
Séparation minéraux utiles – gangue basée sur différences de propriétés
physiques
Choix de la technique en fonction de
composition minéralogique du minerai,
différence de propriétés entre gangue et minéral utile,
granulométrie des éléments à séparer,
intérêt économique
Propriétés physiques permettant la séparation:
granulométrie tamisage
susceptibilité magnétique (ferro/para/dia) tri magnétique
masse volumique (densité) gravité
tension superficielle (mouillabilité) flottation
conductivité séparation électrostatique
Traitements physiques du minerai:
séparation magnétique
Base: force exercée sur une particule plongée dans un champ magnétique
hétérogène:
F µm Hgrad H
Les matériaux ferromagnétiques ont une susceptibilité positive élevée. Ils
peuvent être séparés au moyen de champs magnétiques et de gradients de
faible intensité. Ex: magnétite, illménite, franklinite, ferbérite, …
Les matériaux paramagnétiques ont une susceptibilité positive magnétique
faible. Leur séparation nécessite l’utilisation de champs magnétiques de
forte intensité. Ex: hématite, sidérite, chromite, marmitite, wolframite,
colombite et tantalite, tourmaline, biotite, minéraux de manganèse,
monazite, pyrrhotine, grénats et spinelles, bastnaesite, …
La susceptibilité magnétique des matériaux diamagnétique est très faible en
valeur absolue et négative. ex: quartz, calcite, limonite (gangue)
Traitements physiques du minerai:
séparation magnétique
A sec : produits grossiers (quelques mm à quelques cm)
En voie humide : produits fins (micron)
De nombreux systèmes possibles selon:
origine du champ (aimant permanent, électroaimant, solénoïde),
milieu de séparation,
caractéristiques du produit alimenté (grenu ou fin, sec ou humide)
intensité du champ
mode de fonctionnement :
Séparateurs par extraction;
Séparateurs par déviation;
Séparateurs par retention;
…
Traitements physiques du minerai:
séparation magnétique
Force des aimants
Caractère magnétique
des matériaux
Traitements physiques du minerai:
séparation magnétique
Séparateurs par extraction
Séparateurs à bandes croisées :
Séparateurs à tambour en voie humide :
à co-courant : à contre courant :
Traitements physiques du minerai:
séparation magnétique
Séparateurs par déviation;
Séparateurs à rotor induit : Séparateurs à aimants en alliages en
terres rares : (Alliages samarium-
cobalt ou fer-néodyme-bore)
Séparateurs à tambour en voie sèche :
:
Traitements physiques du minerai:
séparation magnétique
Séparateurs par retention
Déferriseurs
Séparateurs à matrice métallique :
Traitements physiques du minerai:
séparation par gravité
Deux types
• Méthode des liqueurs denses
• Tri : les particules solides sont classées par densité ()
Quelques appareils de triage
Hydrocyclone
Bacs à piston
Trieurs à air
Spirales de Humphrey
Tables à secousse
Traitements physiques du minerai:
séparation par gravité
Appareils de triage:
• Hydrocyclone
• Bacs à piston
Traitements physiques du minerai:
séparation par gravité
Appareils de triage:
• Trieur à air
Traitements physiques du minerai:
séparation par gravité
Appareils de triage:
• Spirales de Humphrey
Traitements physiques du minerai:
séparation par gravité
Appareils de triage:
• Tables à secousses
Traitements physiques du minerai:
séparation par gravité
Appareils de triage:
• Tables à secousses
Actions auxquelles les particules sont soumises:
Sédimentation sous la pésanteur :
Les plus denses sédimentent + vite et se
retouvent à la partie basse de la lame d’eau.
Entraînement dû à l’écoulet de la lame d’eau :
L’effet est + marqué que les particules sont
grenues.
Entraînement produit par les secousses
assymétriques :
Il est + intense que les particules appuient
fortement sur le plan rugueux ; donc, elles sont
massives.
Traitements physiques du minerai:
séparation par gravité
Appareils de triage:
• Tables à secousses
Sous l’effet combiné de ces différentes actions :
Les particules se disposent sur la table en fct de
leur dimension et de leur masse volumique.
particules légères et grenues se déversent le
long du bord inférieur de la table (rejet)
particules denses et fines sont recueillies le
long du petit côté opposé à la zone
d’alimentation (concentré).
particules possédant des caractéristiques
granulométriques et densimétriques
intermédiaires suivent des trajectoires
intermédiaires et se déversent sur le coin de la
table opposé à la zone d’alimentation (elles
forment le produit mixte).
Traitements physiques du minerai:
séparation par gravité
Méthode des liqueurs denses:
milieu liquide (liqueur dense) tel que : rléger < rliqueur < rlourd
Les grains légers (minéraux de la gangue) surnagent (appareisl statiques) ou
sont amenés près de l’axe de l’appareil (spirales ou cônes) et les grains
lourds coulent ou sont centrifugés
ils peuvent être séparés par centrifugation ou dans des tambours rotatifs
Limite granulométrique inférieure est voisine du millimètre et elle
correspond à la limite technique du cyclonage et à la neccessité de
récupération du medium.
Traitement efficace pour le recyclage
Limites: efficacité du cyclonage – nécessité de récupérer le médium
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Flottation basée sur la mouillabilité des particules: particules non mouillées
(hydrophobes) et donc aérophiles (affinité pour l’air) seront emportées vers la surface
par des bulles d’air insulffé avec formation d’une écume pendant que les particules
mouillées (hydrophyles) restent dans la pulpe.
Conditions:
Granulométrie fine (de particules) (20-300 µm)
Différence de mouillabilité entre les minéraux
Naturelle
causée par l’ajout de surfactants
Ecume en surface (mousse), d’où la flottation à la mousse (ou flottation)
Flottation directe (mineraux utiles en haut et minéraux de la gangue dans la pulpe)
ou inverse (mineraux utiles en haut dans la pulple et minéraux de la gangue en haut)
Flottation différentielle
Utilisée pour concentrer les sulfures : de Zn, Cu, Pb… et en technique de recyclage
(papier)
Flottation des oxydes par utilisation d’un agent sulfurant (H2S) ou Na2S)
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Particule hydrophile : Angle de contact < 90 ° traduit l’étalement de la goute
d’eau à la surface du solide
Particule hydrophobe et donc aérophile : Angle de contact > 90 ° traduit la
minimisation de la surface de contact entre le liquide et le solide
Donc, la valeur de l’angle de contact reflète la mouillabilité + ou – grande du
solide par l’eau,
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Réactifs principaux de la flottation :
• Collecteurs : Moléculécules hétéropolaires permettant de modifier la surface
d’un minéral et leur fixation est appelée la collection.
Xanthates (plus de potassium) (alkyldithiocarbonates)
Aérofloats (aryl- et alkyl-dithiophosphates). Ils sont puissants
Reactifs divers comme les mercaptants, le mercato-benzothiazole, le
thiocarbanilide et l’éthylthiono-carbamate d’isopropyles
Amines d’alkyl et leurs sels
Dérivés de pétrole (fuel oil, gasoil, kérosène, …) utilisés soit seuls, soit en
mélange
• Activants et déprimants : Action d’échange d’ions à la surface du minéral
Si xanthates cô collecteurs : Ex. : Cu2+, Pb2+ ou Ag+ comme activants
Si Amines cô collecteurs : Ex. : OH-, SiO3-2 ou PO4-3 comme activants
Si xanthates cô collecteurs : Ex. : CN-, HS- ou OH- comme déprimants
Si Amines cô collecteurs : Ex. : Al+3, Na+ ou H+ comme déprimats
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Réactifs principaux de la flottation :
• Moussants : permettent de stabiliser les bulles d’air et que leur accumulation
à la surface libre de la pulpe forme une mousse dont la durée de vie est
suffisamment longue. La mousse minéralisée (chargée en minéral) est
évacuée soit par débordement soit par raclage de la surface de luide.
Exemples :
Huile de pin
Acide crésilique
Alcools aliphatiques (comme le MIBC : méthyl-isobuthyl-carbinol ou
méthylamilique)
Produits de synthèse comme les méthylpolypropylèneglycols don’t le
nom commércial est Dowfroth 250, …
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Paramètres influençant la flottation :
• Granulométrie du minerai : La surface spécifique des particules doit être
grande (donc leur dimension doit être petite). Les grosses et fines particules
flottent mal.
• pH du milieux de travail : modifie la collection, par seulement par
compétition entre ions, mais aussi par son influence sur les propriétés de
surface des minéraux ; les minéraux ne flottent que dans des plages de pH
bien définies.
• Température : les opérations de flottation sont effectuées à la température
ambiante. Dans certaines conditions particulières (hivers, en altitude ou dans
des zones très froides), il est nécessaire de chauffer les pulpes soit pour
augmenter les rendements, soit pour rendre les réactifs de flottation moins
visqueux.
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Paramètres influençant la flottation :
• Densité en solides de la pulpe : La dilution des pulpes soumises à la flottation
est le plus couramment comprise esntre 20 et 30% en poids de solides.
L’emploi de pulpes peu diluées permet des économies d’eau (pays arides) et
de réactifs (moussants et réactifs régulateurs de pH), ainsi qu’une
augmentation de la récupération du minéral flotté et de la capacité de
traitement d’un dispositif de traitement de taille donnée. Par contre, la
quantité de gangue entraînée mécaniquement dans la mousse est +
importante et les concentrés sont donc - riches que lorsque la flottation est
conduite en pulpes + diluées.
• Eau de dilution : La dilution de la pulpe aux broyeurs à boulets est de 50 à
75% en poids de solides, c-à-d beaucoup + faible qu’en flottation. Il est donc
ainsi nécessaire de diluer la pulpe sortant des broyeurs avant leur
introduction dans les dispositifs de flottation. L’eau de dilution est
généralement ajoutée à la pulpe juste avant les classificateurs qui doivent
travailler en pulpe diluée pour être efficaces.
L’eau est un réactif rare et il est souvent fait appel à l’eau d’exhaure des mines
lorsque l’usine de concentration est située à proximité de celles-ci.
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Paramètres influençant la flottation :
On peut également récupérer l’eau provenant de différents postes du
traitement (décanteurs, filtres, …). Les sels contenus dans ces eaux peuvent
s’avérer nocifs pour la flottation et des traitements chimiques sont parfois
nécessaires. Exemple, les eaux riches en calcium (eaux dures) précipitent les
savons d’acide gras et doivent être adoucies avant utilisation. Par contre, les sels
alcalins sont rarement nocifs et il est possible d’utiliser sans inconvénient l’eau
de mer.
• Conditionnement : L’action des réactifs de flottation n’est pas instantanée et
exige souvent un certain temps avant d’être effective et complète. Ce délai,
« temps de conditionnement », varie suivant la nature des réactifs et les
minerais flottés. L’introduction des réactifs ds la pulpe est réalisée soit au
broyage, soit dans des cuves spécialement prévues à cet effet, soit encore
directement dans les machines de flottation. La nature et la quantité de
réactifs ajoutés sont déterminées par des essais, d’abord au laboratoire puis
en usine pilote. Les quantités employées sont assez faibles (de l’ordre de 10 à
1000 g par tonne de minerai) et les appareils de distribution doivent être
précis et de débit régulier pour éviter les carences ou les excès en réactifs.
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Dispositifs de flottation :
• 4 fonctions principales à remplir (par les dispositifs) :
maintenir en suspension des solides,
diffuser l’air ds la pulpe pour créer les bulles fines et abondantes,
créer une zone de turbulence suffisante pour favoriser l’adhésion () les
bulles d’air et les particules du minéral à flotter,
créer une zone calme pour permettre la formation de la mousse et le
drainage des particules de gangue entraînées mécaniquement.
• Cellules de flottation :
Cellules pneumatiques : Air injecté à travers une claie poreuse (ou une
série de tuyaux verticaux) dans la partie inférieure de la cellule assure la
mise suspension des solides et l’aération nécessaire ; Gde consommation
d’air ; Bulles assez grosses et très minéralisées ; Hauteur de mousse
importante ; Enrichissement progressif en minéral vers le haut ; Rdt
assez élevé, mais teneur assez faible ; convient pour la pré-
concentration
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Dispositifs de flottation :
• Cellules de flottation
Cellules mécaniques : Un agitateur mécanique maintient les solides en
suspension, crée la turbulence à assurer la rencontre entre solides et
bulles d’air et produit les bulles d’air ; l’air, aspiré de haut en bas, est
dispercé par écrasement () le rotor et le stator ; volume d’aération
important ; Hauteur faible de la couche de mousse ; Enrichissement net
du minéral entre la pulpe et la mousse ; + gourmandes en énergie ; Rdt
de récupération et surtout taux de concentration très bons
• Colonnes de flottation : Agitation et production de bulles d’air est assuré par
l’injection d’aie comprimé à la base de la colonne ; Vise à concilier les
avantages des cellules pneumatiques et mécaniques
Traitementsphysiquesduminerai:
séparationparflottation
Critèresd’évaluation de la flottation :
Soit : a : teneur du métal dsle minerai ; A : masse de minerai à flotter ; c : teneur du
métal dsle concentré ; C : masse du concentré ; r : teneur du métal dsle rejet
Les principaux critères d’évaluation de la performance d’une flottation sont :
- Rendement de récupération du métal utile: Rapport en pourcentage de la masse
du métal utile récupérée dsle concentré par la masse totale de ce même métal
contenu dsle minerai avant concentration. Il doit être le + élevé possible. Il est
𝒄.𝑪 𝒄. 𝒂−𝒓
donné par la formule suivante : 𝜼 = . 𝟏𝟎𝟎 = . 𝟏𝟎𝟎
𝒂.𝑨 𝒂. 𝒄−𝒓
- Rendement pondéral du concentré: Rapport en pourcentage de la masse du
concentré sur la masse du minerai alimenté à la flottation. Pour une bonne
opération de flottation, il doit être le plus bas possible. Ce rendement est donné
𝑪 𝒂−𝒓
par la relation : 𝝅 = . 𝟏𝟎𝟎 = . 𝟏𝟎𝟎
𝑨 𝒄−𝒓
- Taux de concentration du métal utile: Rapport de la teneur de l’éltutile dsle
concentré sur la teneur de cet éltdsl’alimentation. La flottation est d’autant
meilleure lorsque le taux de concentration de l’éltutile est + élevé. Il est donné
𝒄
par l’expression : 𝝉 =
𝒂
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Quelques exemples de circuit de flottation : Flow-sheet de NCK
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Quelques exemples de circuit de flottation : Flow-sheet de KVE
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Quelques exemples de circuit de flottation : Flow-sheet de KDC
Traitements physiques du minerai:
séparation par flottation
Traitements physiques du minerai:
séparation électrostatique
Aspects théoriques :
En chargeant électrostatiquement (par bombardement ou influence) des solides
de conductivités électriques différentes :
• Les matériaux conducteurs, caractérisés par une grande mobilité de leurs
électrons, se déchargent rapidement (titano-magnétiqte, ilménite, pyrite, rutile)
• Les matériaux isolants, dans lesquels les électrons sont peu mobiles,
conservent leurs charges électriques (quartz, tourmaline, azurite, …).
Ces matériaux réagissent différemment à l’action de la force résultant de
l’application d’un champ électrique et il est possible de réaliser une séparation
entre 2 matériaux présentant un contraste de conductivité électrique suffisant.
En théorie :
• Matériaux conducteurs parfaits : résistivité électrique < 1010 ;
• Matériaux isolants parfaits : résistivité électrique > à 1014 ;
En pratique :
• Les matériaux de résistivité < 1012 peuvent être séparés de matériaux
possédant une résistivité > 1013 .
• Les matériaux dont de résistivité sont comprises entre 1012 et 1013 ,
appelée zone critique, ne sont pas séparables les uns des autres.
Traitements physiques du minerai:
séparation électrostatique
Dispositif de séparation :
Les matériaux à séparer sont déposés sur 1 tambour métallique en rotation
autour de son axe longitudinal placé horizontalet. Une électrode filiforme [B]
portée à 1 potentiel électrique élevé par rapport au tambour (25 à 50 kV) ionise
l’air ambiant. Des électrons sont émis par l’électrode et un courant électrique
d’ionisation s’établit entre l’électrode et le tambour mis à la terre. Les grains
minéraux, entrainés par la rotation du tambour dans la zone d’influence de
l’électrode, acquièrent une charge de même signe que celle-ci, + ou - selon le
cas (charge par convection ou effet Corona). Les particules minérales quittant
alors la zone de chargement vont perdre leurs charges électriques + ou -
rapidement en fct de leurs caractéristiques et ê soumises à 3 forces :
• la pesanteur,
• la force centrifuge résultant de la rotation du
tambour, et
• la force électrique qui est soit attractive, soit
répulsive suivant le caractère isolant ou
conducteur des particules.
Traitements physiques du minerai:
séparation électrostatique
Dispositif de séparation :
Alors :
• Les grains isolants vont conserver leurs charges et rester collés au tambour si
la force électrique est supérieure à la résultante des forces de pesanteur et
centrifuge. Ils sont décollés du tambour par la brosse et tombent dans la
goulotte réceptrice Isolants.
• Les particules conductrices vont, dès leur sortie de la zone d'influence de
l'électrode, perdre leurs charges électriques, acquérir le potentiel du
tambour et donc être repoussées par celui-ci. La force résultant de la
combinaison de la force électrique répulsive du tambour, de la pesanteur et
de la force centrifuge due à la rotation du tambour fait tomber les particules
dans la goulotte Conducteurs.
• Les matériaux de conductivités électriques intermédiaires perdent leurs charges
plus lentement que les conducteurs parfaits. Lorsque la force électrostatique
attractive devient inférieure à la force d'arrachement (composante de la
pesanteur et de la force centrifuge), les particules se décollent du tambour et
tombent dans une des trois goulottes en fonction du lieu de décollement.
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai
Deux objectifs ≠ selon type de métal:
métaux réactifs : raffinage de la matière (obtenir une matière pure)
métaux non réactifs: faciliter le traitement ultérieur: enrichir en H2O
CO2 S (grillage) et éliminer certaines impuretés
Différents types de traitements:
Dissociation: action de la chaleur uniquement (pas de réactifs)
Grillage / agglomération: action de la chaleur et de réactifs Lixiviation:
dissolution par des réactifs
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Dissociation = Réactions les plus simples:
action de la chaleur, sans apport de réactifs externes, sans fusion
Traitements de type ‘dissociation’:
séchage
déshydratation
dissociation des carbonates, sulfates, oxydes, sulfures
Phénomène parasite: désagrégation qui peut avoir ≠ origines
présence de phases à coefficients de dilatation ≠
modification allotropique d’une phase avec changement de volume
dégagement gazeux
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Déshydratation
Eau contenue dans les minerais:
Forces de liaison
libre (humidité)
retenue par capillarité dans les pores
augmentent
absorbée
entre les feuillets des phyllosilicates (zéolithique)
combinée dans les hydrates (eau de cristallisation)
combinée dans les hydroxydes (eau de constitution)
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Séchage: évacuation de l’humidité
H2Oliq =H2Ovap – q J/mole
Système monovariant: pH2O = f (T) ;
log pH2O = -(DG°T)/(4.5756 T) = a/T +b;
a = DH°/4.5756 ; b= DS°/ 4.5756
Déshydratation:
souvent en plusieurs étapes (hydrates intermédiaires)
réaction générale: <MeX.nH2O> = < MeX.pH2O >+ (n-p)H2O
pour chaque hydrate, tension de vapeur de dissociation dépend
uniquement de T
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Dissociation (déshydratation) du gypse
Sulfate de calcium: utilisé pour désulfurer les fumées de combustion, pour la
fabrication du plâtre, pour réguler la prise du ciment.
Trois formes :
anhydre CaSO4 (anhydrite);
plâtre CaSO4.1/2H2O;
gypse CaSO4.2H2O
Réactions de déshydratation du gypse
CaSO4. 2H2O CaSO4. ½ H2O + 3/2 H2O (130°C) [plâtre]
CaSO4. ½ H2O CaSO4 + ½ H2O (170°C) [anhydrite]
Utilisation en cimenterie pour éviter l’hydratation précoce de C3A
(Régulation de la prise) : C3A+ 3 CSH2 + 26 H C6AS3H32 (Ettringite)
!! Température de dissociation basse phénomène de fausse prise si broyage
trop long (ciments à haute résistance 50MPa)
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Dissociation des carbonates
Réaction: <MCO3> = <MO> +
CO2Si 2 constituants et 3 phases, pCO2 n’est fonction que de T
n =1
Température d’inversion des carbonates = T telle que pCO2=1 atm
3 types de réaction:
Carbonates simples: <CaCO3> = <CaO> + CO2
Carbonates doubles: <xCaCO3.yMgCO3> = x<CaO> + y<MgO> + (x+y)CO2
Carbonates basiques: <[Link](OH)2> = 2<CuO> + CO2 + H2O
Carbonates simples et doubles: pCO2 ne dépend que de la température
Carbonates basiques: pCO2 dépend de la température et de pTOT
Aspect cinétique important (pour la chaux):
formation d’une couche poreuse de CaO à la surface (différence de volume)
dégagement de CO2 facilité étape limitante = transfert de chaleur vers le cœur
non transformé température pratique de dissociation > température théorique
(thermodyn.)
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Dissociation des carbonates: dissociation de la calcite (carbonate de calcium) en
chaux CaCO3 CaO + CO2
Fabrication de la chaux
fours à cuve (50-200 mm) ou fours tournant (5-50 mm)
température de cuisson 1000 -1300°C (pas trop haut car réactivité (surface
spécifique)quand T)
Fabrication du ciment
en présence de SiO2 , formation instantanée de C2S activité de CaO ≠ 1
dissociation à plus basse température.
Fabrication des réfractaires
à base de dolomie (carbonate double CaCO3 x . MgCO3 y)
à base de magnésie (à partir de magnésite MgCO3 )
frittage à haute température (1700°C, faible réactivité, hydratation CaO)
CaO jamais employé seul comme réfractaire car hydratation.
Université de Mons BA3CH - IME - 2009
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Contrôle de la cinétique de dissociation:
Nombreux outils d'examens
ATG - DSC DRX
Examen en cours de transfo examen ‘post-mortem’ ou en cours
de transfo (DRXHT)
300 800
dp%
250
700 INT
200 600 DISSOCIATIONDELACALCITE
500
150
400
100
300
580MGCACO3
50 200
tps m in 100 2TETA
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 0 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Importance de la chaux
Utilisée en
Aciérie (laitiers et fondants),
Cimenterie,
Réfractaires,
Verre,
Papier,
Agro-alimentaire (absorption CO2 pour conserver les fruits, production de sucre),
Sylviculture et agriculture (amendement basique des sols),
Marquage des terrains de foot,
Génie civil (asphalte, béton, lait de chaux ‘peinture à la chaux’),
Assainissement de l’environnement (absorption de gaz, désulfuration, traitement de
l’eau, ..),
Pharmacie (antiacides).
Matière très importante pour l’activité industrielle de la région (sous-sol calcaire,
nombreuses cimenteries et carrières).
[Link]
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Dissociation des sulfates
Interviennent dans les réactions de grillage
Décomposition d’un sulfate bivalent: <MSO4> = <MO> + {SO3} (a)
Dissociation du trioxyde de soufre: {SO3} = {SO2} + ½ {O2} (b)
Réaction globale: <MSO4> = <MO> + {SO2} + ½ {O2}
n = 2 fixer 2 variables indépendantes pour définir le système
Température d’inversion= T pour laquelle pSO2 + pO2 + pSO3= 1 atm
Pressions partielles d'équilibre calculées à partir des Keq des deux premières
réactions et de Sp: P = pSO2+pO2+pSO3
p 2
. p 1 /2 2
K p(a) SO3 a p(b)
p b (T
SO
p O )
(T) SO3 K
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Dissociation des sulfates
Sulfates plus stables que carbonates dissociation moins intéressante, mais
formation de sulfates parfois recherchée (grillage des sulfures)
dp%
-10
-20
ATG - Thermogramme
-30
-40
-50
-60
Dissociation CuSO4.5H2O
-70
-80 temperature x10
-90
tps min
-100
0 60 120 180 240 300
Dans certains cas, dissociation en deux temps avec formation d’oxysulfates
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: dissociation
Dissociation des oxydes
oxydes classés suivant leur stabilité d’après leur valeur de DG°T ou DH°T
DH°298 exemple
40 Ag2O facilement dissociable
50-80 CuOCu2O facilement dissociable en un autre oxyde
80-130 Fe2O3,Fe3O4, PbO non dissociables mais facilement réductibles
130-200 MnO difficilement réductibles
>200 SiO2, CaO réfractaires
Dissociation des sulfures
On peut également dissocier les sulfures selon
<MS> = <M> + ½ {S2} ou <MxSy> = < MxSy-1 > + ½ {S2}
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: Grillage
Grillage des sulfures ≠ dissociation
Minerais sulfurés grillage = oxydation par l’air à haute température
Sulfures oxydes ou sulfates
Types de grillage:
oxydant
sulfatant
agglomérant
Choisi en fonction du procédé d’extraction (pyro/hydro)
Objectif: faciliter réduction ou lixiviation
Température de grillage < Tfusion 500 à 1000°C.
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: Grillage
Aspect thermodynamique: À T fixée, le système contient max 3 phases condensées
et 1 phase gazeuse.
Équilibre en phase gazeuse:
{S2} + 2 {O2} = 2 {SO2} (1)
2 {SO2} + {O2} = 2 {SO3} (2)
Composition de la phase gazeuse définie si T et 2 pressions (partielles ou totale et 1
partielle) fixées.
Composition des phases condensées définie si T et composition phase gazeuse
fixées.
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: Grillage
Diagramme de Kellogg: stabilité des phases représentée dans un diagramme
log pO2 - log pSO2 où chaque segment représente un équilibre entre 2 phases
condensées et la phase gazeuse.
Équilibres à considérer:
2 <MS> + 3 {O2} = 2 <MO> + 2 {SO2} log K3 = 2 log pSO2 – 3 log pO2 (3)
<MS> + 2 {O2} = <MSO4> log K4 = - 2 log pO2 (4)
<M> + {SO2} = <MS> + {O2} log K 5 = log p O2 – log p SO2 (5)
2 <M> + {O2} = 2 <MO> log K6 = – log pO2 (6)
2 <MO> + 2 {SO2} + {O2} = 2 <MSO4> log K7 = 2 log pSO2 –log pO2 (7)
Les diagrammes ne diffèrent entre eux que par l’étendue des domaines de stabilité
(pas les pentes)
Si plusieurs sulfures, diagramme plus compliqué.
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: Grillage
Log pSO2
log K3 = 2 log pSO2 – 3 log pO2
log K4 = - 2 log pO2
Log pO2 log K5 = log pO2 – log pSO2
log K6 = – log pO2
log K7 = 2 log pSO2 –log pO2
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: Grillage
Remarques sur le grillage des sulfures: Influence de la température
A température élevée, MS et MO → M et SO2 ; pour Cu, Pb, métaux précieux,
possible <1000°C (en cours de grillage); pour Ni, Fe, Zn, >1000°C.
Formation de sulfates: favorisée si
T° basse,
pSO2 élevée,
pO2 élevée;
pour Fe, sulfatation en dessous de 600°C; pour Pb, Zn, sulfatation à HT°
Influence de l’évolution de la T°:
si T°rapidement, MS se transforme en MO et formation d’une petite quantité
de MSO4 seulement au refroidissement
si T°tardivement, MS se transforme d’abord en MSO4 qui se dissocie ensuite en
MO quand T° est suffisante.
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: Grillage
Exemple : grillage des concentrés de blende (ZnS)
Procédé utilisé en Belgique chez UMICORE (Balen).
Réaction en lit fluidisé.
T voisine de 950°C
Entrée minerais
Sortie calcine
(ZnO)
Minerai: 2 à 12 % Zn ; concentré (typiquement) Zn ~ 55.5 %, S: ~ 22,6% , Fe ~ 6,4%
grillage : ZnS + 3/2 O2 = ZnO + SO2 (très exothermique)
Après grillage, dissous par H2SO4 en hydrométallurgie
ZnO
réduit par C en pyrométallurgie
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: Grillage magnétisant
Principe du grillage magnétisant:
Séparation des minerais de fer plus facile et plus efficace si ils sont
fortement magnétiques
(Fe3O4 ou Fe2O3 (maghémite, métastable hématite Fe2O3 ))
on transforme les minéraux moins magnétiques (hématite,
sidérite, pyrite,…) en minéraux magnétiques par une réduction
magnétisante (appelée grillage magnétisant)
Travail entre 500 et 900°C (pour ne pas modifier la structure) ≠
préréduction (>1000°C)
Inconvénient: consommation énergétique très élevée
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: Agglomération
QUOI? fabriquer un produit calibré utilisable (par ex au HF) à partir de fines de
minerai (ou de concentré) ou de résidus (poussières – pailles)
POURQUOI? faciliter le transport, traiter les matières fines (inutilisables au HF),
adapter le produit au process (ajout de pré-laitier dans l’agglo par ex)
Parfois associé au grillage, à l’oxydation ou à la dissociation.
3 techniques:
Briquetage (mécanique)
Agglomération sur grille (sintering): pour produits naturels, de granulométrie
grossière + produits fins de récup de l’usine
Boulettage (pelletisation): pour produits ultra fins
Sera vu en détail en fin de chapitre: préparation des matières pour le haut-
fourneau.
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: lixiviation
BUT de la lixiviation : dissoudre constituant(s) du minerai
Première étape de l’hydrométallurgie.
Ex (naturel): lessivage par les eaux souterraines enrichissement des quartzites
ferrifères par dissolution de la silice
attaque acide (lixiviation acide)
généralement peu sélective
nécessite des traitements ultérieurs (purification, séparation d’un composé pur)
Exemples:
H2SO4 : électrolyse du Zn, Cu, Co,
ilménites (FeO.TiO2) : Fe et Ti sous forme de Sulfate de Fe3+ et Ti4+,
gangue insoluble éliminée par décantation
HCl : Mg selon : <Mg(OH)2> +2 HCl MgCl2 + 2H2O pour électrolyse
Traitements chimiques et physico-chimiques du
minerai: lixiviation
attaque alcaline (lixiviation basique)
Plus sélective car métaux moins solubles en milieu basique.
Efficace pour les amphotères et les métaux à valence élevée
Exemple : production d’alumine pour l’électrolyse (procédé BAYER) à
partir de la Bauxite (minerais = oxydes de fer et d’aluminium + impuretés)
Liqueur concentrée en soude et chaude (250°C), sous pression (30 à 40
bars), en autoclave, pour dissoudre préférentiellement l’alumine
Al2O3.nH2O + 2 NaOH 2 NaAlO2 (Al2O3.Na2O )+ (n + 1) H2O.
A la sortie de l’autoclave: détente de la suspension jusque patm, dilution
par les eaux de lavage, élimination du résidu solide (boues rouges: SiO2
+ oxyde de fer)
Refroidissment précipitation d’alumine (trihydrate) initiée par des
germes provenant d’une fabrication précédente
Al2O3.Na2O + 4H2O 2 Al(OH)3 + 2 NaOH.
Séparation de l’alumine et calcination
2 Al(OH)3 Al2O3 + 3 H2O.
Avenir de l’approvisionnement des
minerais
Répartition irrégulière.
Actuellement, extraction dans les pays en voie de développement et émergents et
exportation vers USA-Canada, Europe, Japon
Années 60-70: rapport « limits to growth » (épuisement rapide des réserves)
accroissement de la mise en valeur des ressources, économies d’énergie,
solutions de remplacement des métaux les plus rares
MAIS: peu de changement réel
Espoir:
Recyclage
Substitutions possibles (freinées actuellement pour des raisons économiques)
Développement des moyens techniques pour la prospection
Importance des réserves dépend des teneurs limites on peut réserves en
teneurs limites
Compléments : préparation des matières premières pour le haut
fourneau
HF = Réacteur principal de la sidérurgie (filière extractive)
Principe de base très ancien (en Chine ~ 100 AC, en Belgique ~ 1400 AD) et
inchangé mais nombreuses améliorations techniques au cours du temps
Technologie très simple mais fonctionnement intéressant car réacteur
multiple (plusieurs opérations dans le même réacteur)
Exemple pour la pyrométallurgie car réacteur le plus typique
Principe général :
réduction de l’oxyde de Fer par le carbone et fusion des matières
fonte + ‘laitier’
Réacteur à lit fixe à contre-courant de gaz
Compléments : préparation des matières premières pour le haut
fourneau
Fonctionnement optimal du Haut Fourneau exigence sur les matières
premières utilisées: degré de pureté suffisant, résistance au choc
thermique et à l’abrasion, …
Matières premières nécessaires
Source de fer:
minerais calibrés (8-40mm),
agglomérés sur grille (8-50mm)
boulettes (8-16mm)
Combustible (et réducteur): principalement coke métallurgique
Fondant (initiateur de laitier)
Air (chaud)
Produits
Fonte (Fe 5-6 % C)
Laitier (oxydes de Ca-Al-Mg-Si, …)
Gaz (CO, CO2, N2, ..)
Poussières
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: fondants
Extraction du fer au haut fourneau les matières inertes du minerais (= gangue)
doivent être éliminées. Elles forment le ‘laitier’ ou la ‘scorie’.
Laitier éliminé sous forme liquide nécessité d’un mélange à bas point de fusion:
~1300°C
Gangue = Silice + alumine (le plus souvent); calcaire (minerai de Lorraine)
On travaille dans le système CaO-SiO2-Al2O3
mélange de différents minerais → gangue de composition adéquate
utilisation de Castine (CaCO3) pour les minerais les plus courants, soit avant
agglo, soit au haut fourneau
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
Quelques minerais de fer…
Hematite Fe2O3
Fe2O3•nH2O
Magnetite Fe3O4
Pyrite FeS2
Chalcopyrite CuFeS2
Siderite FeCO3
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Exemple typique d’un procédé de préparation: l’agglomération
Agglomération: préparation d’un minerai synthétique
Objectifs multiples:
Granulométrie (+ facilité de transport): faire du « gros » avec du « fin »
Réactivité : faire du « poreux » avec du « dense »; être facilement
réductible
Résistance : éviter l’effritement au haut fourneau Composition: amener
les « prémices » du laitier
et parfois contradictoires:
Ce qui est poreux à une mauvaise résistance mécanique
Ce qui est le plus facile à réduire a une moins bonne résistance mécanique
Nécessité de faire des compromis
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
3 techniques d’agglomération:
Briquetage (mécanique)
Agglomération sur grille (sintering): pour produits naturels, de granulométrie
grossière + produits fins de récup de l’usine
Boulettage (pelletisation): pour produits ultra fins
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Agglomération sur grille: examen détaillé des objectifs
Porosité (réactivité) : vred ÷ S la surface doit être maximale
grande quantité de pores ouverts
Réductibilité: vred ÷ (CeqCO2 – CréelCO2) pour un agglo donné,
à T donnée CréelCO2 est imposé par la marche du haut fourneau
il faut un agglo tel que CeqCO2 est le plus élevé possible
Il faut que le fer soit le plus oxydé possible dans l’agglo
Il faut éviter la formation d’oxydes liés
Résistance mécanique: Haut fourneau pas de fines
Compromis à réaliser avec les autres objectifs:
Résistance au chocs (transport, chargement au HF, …) <> porosité
(résistance quand porosité et réactivité )
Résistance mécanique <> réductibilité : réduction de l’hématite (rhomb. pseudo
hexa) en magnétite (cfc) changement de réseau rupture par formation de
tensions internes
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
Agglomération sur grille: schéma du process
Chargement de la matière
(minerai fin – castine –
produits de récup. –
poussier de coke – fines
de retour) Phase 1 : préparation du mélange
Bande = charriots avec
barreaux dans le fond Phase 2 : cuisson
broyage
Aspiration de l’air +
évacuation des fumées criblage
Refroidt.
Phase 3 : conditionnement
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Agglomération sur
grille
préparation
Conditionnement
cuisson
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
Agglomération sur grille: détails technologiques / mécanismes
Préparation
Homogénéisation des matières (dans le parc à minerai par dépôt des différentes
matières en couches successives)
Dosage : ajout de fondant, de combustible, de fines de retour
Malaxage – nodulisation: formation de très fine boulettes pour obtenir un
mélange perméable.
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
Cuisson de l’aggloméré
Le combustible (poussières
de coke – charbon) fournit
les calories nécessaires à la
cuisson
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
Cuisson de l’aggloméré: évolution de la charge en cours de cuisson
Front de flamme
Degré de cuisson
Zone sèche Cuit avec de
Agglo chaud
l’air froid
Front de flamme Agglo chaud
Zone humide Zone sèche
Zone humide
Protect° (agglo) Protect° (agglo) Protect° (agglo) Cuit avec de
Grille Grille Grille l’air chaud
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
Charge en cours Échangeur supérieur:
d’agglomération : Air froid préchauffage de l’air froid
4 couches – refroidissement de
l’aggloméré
•Couche de refroidissement
(solidification – cristallisation –
réoxydation)
•Couche à haute température
(combustion – dissociation des
carbonates – réduction partielle ~1350°C
des oxydes – fusion partielle)
•Couche d’échauffement rapide
(séchage – déshydratation -
décarbonatation)
•Couche froide et humide
(mélange en attente)
Échangeur inférieur :
préchauffage de la masse
par les gaz chauds
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Conditionnement de l’aggloméré:
Le gâteau d’agglo tombe dans la station de déchargement où il est concassé puis
criblé à chaud (les fines sont recyclées directement) avant d’être refroidi.
Dans certains cas, l’aggloméré est refroidi sur la grille même
Avantages:
granulo plus resserrée
diminution des frais d’entretien et des poussières
Inconvénients
les fines à recycler sont froides
il faut de l’énergie élec pour refroidir l’agglo.
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Bilan thermique
Apports Besoins Pertes
allumage séchage chaleur des fumées
combustion du carbone déshydratation chaleur de l’agglo
réactions exo (formation des réduction imbrûlés
silicates, oxyd Fe3O4)
Energie électrique
Rendement thermique =
Besoins / apports est faible ~0.45
Économies d’énergies:
optimisation des conditions
récupération de la chaleur sensible
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
Agglomération sur grille régie par :
• Transfert de chaleur du niveau supérieur vers le niveau inférieur (vitesse =
f(perméabilité))
• Combustion du carbone
Mécanisme de transfert de chaleur influencé par
• Dépression d’aspiration
• Hauteur de la couche
• Granulo et nature des composants
• Degré de préparation de la charge
Mécanisme de combustion du carbone influencé par
• Qualité du combustible
• Nature du mélange d’agglomération
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Écoulement des gaz
modifié par la combustion
• avant allumage, influence importante
de la granulométrie (élimination des fines améliore la perméabilité),
de l’humidité (à optimiser)
du tassement
• en cours d’agglomération, ce qui est déjà aggloméré est beaucoup perméable
que le reste
• plus la couche de matière à agglomérer est épaisse, plus il faut créer une
dépression d’aspiration importante pour conserver une bonne productivité
d’installation
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Mécanismes physico-chimiques
Réactions préliminaires :
séchage,
dissociation (carbonates, hydrates),
réduction partielle (hématite),
décomposition de la castine
Combustion du carbone: combustion semi-oxydante
composition des fumées: CO, CO2, O2, N2, SO2, goudrons, H2, H2O
Qualités demandées au combustible: teneur en C fixe, réactivité pas trop élevée,
granulométrie: 0,5-3mm (compromis étalement du front - perméabilité)
Réactions d’agglomération (dans le front de flamme)
Chaux en contact avec oxydes acides du mélange formation d’un silicate de
calcium (+ oxydes Fe, Al), à l’état liquide (Tf~1200°C car oxyde de Fe = fondant
pour la gangue) qui dissous progressivement les grains
Refroidissement dès que tout C est brûlé réoxydation et solidification de
l’agglo par gaz froid
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Agglomération sur grille: pourquoi ajouter des fondants directement dans le
mélange à agglomérer?
Ajout de fondants indispensable pour la plupart des minerais pour la formation
d’un laitier fusible. On peut les ajouter au HF (sous forme de blocs) mais on
économise l’énergie en les ajoutant à l’agglo.
-Chaleur de dissociation et d’échauffement économisée: 1300kcal/kgCO2 < CaCO3
(la dissociation ne doit plus être réalisée au HF, il ne faut plus chauffer le CO2)
-Chaleur emportée par CO2 perdue (en traversant le HF, CO2 peut céder ses
calories) : 0 à 200 kcal/kgCO2
-Chaleur de formation du laitier perdue : 450 kcal/kgCO2
Gain de 650 à 850 kcal/kgCO2 au HF
Diminution de la quantité de CO2 réellement dégagée au haut fourneau
(augmentation de vréd ÷ (CeqCO2 – CréelCO2))
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Pelletisation
Transformer matériau pulvérulent en boulettes de 10-15mm
Pelletisation
bouletage mélange broyage
2 Etapes: bouletage - cuisson
criblage cuisson
pellets
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Bouletage:
C’est la tension capillaire
p qui assure la cohésion
de la boulette en comprimant
Sa surface extérieure
P = (2/r) = /m = . S. r. (1-e)/e
• : tension superficielle eau
• r : rayon des capillaires
• m: rayon hydraulique des pores
• r : masse spécifique
• S : surface spécifique
• e: porosité
action de suffisante seulement si porosité faible et granulo adaptée
finesse à atteindre dépend du minerai
!! Teneur en eau
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
Agglomération en boulettes
Bouletage
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Fabrication des boulettes:
Disques tournants
Cuisson
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: minerai
durcissement
Agglo en boulettes : surtout USA, Canada, Suède car concentrés fins de magnétite
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Qualité des pellets à cru
taille uniforme
surface lisse
ne pas coller, pas trop humides en surface
résistance méca + résistance choc thermique
Additif pour résistance pendant la cuisson: bentonite
Autres additifs: CaCO3, CaCl ( pour volatilisation certains non ferreux)
Possibilité de durcissement à froid si on utilise du ciment comme liant, mais ces
pellets ont tendance à se désagréger au HF
La fusion intervient beaucoup moins pour le durcissement des pellets que pour
l’agglo car il s’agit le plus souvent de concentrés la quantité de gangue est
nettement plus faible.
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Mécanismes d’agglomération.
sinter pellet
frittage 0 ++
collage + +
fusion (et solidification) ++ 0
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: minerai
Comment vérifier la qualité agglo/ pellets?
Essais à froid:
• résistance mécanique: à la chute, à l’impact ( on laisse tomber un masse),
à l’abrasion, essai au tambour (sollicitation complexe), essai de compression
• broyabilité
• granulo / masse volumique / porosité / surface spécifique
Essais à chaud
• résistance mécanique
• résistance au choc thermique
• réductibilité
• dégradation à basse température
• gonflement libre
• ramollissement
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: coke
Définition: le coke est un combustible synthétique obtenu par pyrolyse (cuisson
anaérobie) d’un mélange de charbons
Pourquoi ne pas utiliser directement du charbon?
Perméabilité nécessaire
Résistance (gros morceaux)
Or, certains charbons fondent, d’autres se transforment en poudre
Ne conviennent pas à l’utilisation au HF
Pourquoi pas du bois?
pas assez de carbone
Seulement deux combustibles conviennent:
Charbon de bois (bois débarrassé de H et O)
Coke (1747, Royaume-Uni)
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: coke
Origine du Charbon?
Roches sédimentaires ou
métamorphiques issues de la
décomposition des matières végétales
2 phases de transformation:
Phase biochimique (cond. Norm.)
Phase géologique (T et P élevées)
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: coke
Constituants des charbons naturels: C, O, H + cendres minérales, N, S
Charbons: de carbone à lignite (70%C)
Teneur en Pouvoir
Produits carbone calorifique
(en %) (en kJ/kg)
Anthracite 93 - 97 33 500 - 34 900
Charbon maigre et houille
anthraciteuse 90 - 93 34 900 - 36 000
Charbon demi-gras ou semi-
bitumineux 80 - 90 35 000 - 37 000
Charbon gras ou bitumineux à coke 75 - 90 32 000 - 37 000
Flambant 70 - 80 32 700 - 34 000
Lignite 50 - 60 < 25 110
Tourbe < 50 12 555
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: coke
Selon le degré plus ou moins avancé de transformation, les teneurs en C, H et O
varient Classification des charbons selon Ralston dans le diagramme C-O-H
(notion de rang des charbons)
Charbons à coke rares Mélanges pour obtenir propriétés proches.
Rang
Charbons à coke
Compléments : préparation des matières premières pour
le haut fourneau: coke
Fabrication du coke métallurgique par pyrolyse (chauffage anaérobie) d’un mélange
de charbons.
Jusque 150°C, dégagement de l’humidité
Basse T° (350-500°C), décomposition et ramollissement des charbons: masse pâteuse
dont la viscosité devient minimale puis raugmente
dans le même temps: dégagement de matières volatiles gonflement qui donne la
texture particulière
Perte de poids Dilatation
BA3CH - IME - 2009
Compléments : préparation des matières premières pour le haut
fourneau: coke
Au-delà et jusque 1100°C: propriétés mécaniques améliorées par resolidification
et contraction du coke
Réaction de cokéfaction: part des parois puis des 2 fronts de réactions se
rejoignent au milieu (dégagement important car matières condensées en avant
des fronts) Sortie des gaz
Compléments : préparation des matières premières pour le haut
fourneau: coke
Composants d’une unité de COKERIE:
• Stockage et préparation des charbons
• Une ou plusieurs batteries de fours
• Extinction, criblage
• Traitement du gaz et des sous-produits
Opérations:
Réalisation de la pâte à coke (mélange à cuire):
– Dosage et mélange des différents charbons
– Broyage fin
Enfournement
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: coke
Fours à coke:
Chambres de cuisson en silice ~40cm * chargement
~5-7 m * ~12-15 m (long)
(parallélépipèdes très aplatis)
Chauffage par fumées chaudes dans des
canaux autour des chambres
Chambre de cuisson
(piédroits)
Plusieurs dizaines de chambres par
batterie
Air Air
Chambre
Piedroits de
de cuisson
chauffage
Piedroit de chauffage
chargement
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: coke
Cuisson du coke:
20-30t par four, cokéfaction 15 à 20h
Extinction, cribblage, échantillonnnage
Fin de process, on défourne le saumon de
coke par poussée et on l’éteint
rapidement par trempe à l’eau (pour
éviter la combustion)
Compléments : préparation des matières premières
pour le haut fourneau: coke
Bilan de matière par tonne de charbon:
750-780 kg coke
150kg gaz de houille
30-35 kg goudron (sort du four sous forme de vapeur condenser)
10kg benzol
3kg ammoniac
Quelques cokeries en Belgique
Cokerie Nbre Nbre Largeur Hauteur Longueur T° (°C) Temps de
batteries fours (m) (m) (m) Piédroit cuisson h
Sidmar 2 100 0.44 6.78 15.78 1285. 18.
Seraing 5 163 0.42 4.05 12.90 1310-1340 15-18.5
Marchienne 4 122 0.46 4.00 12.74 1255-1300 16-19
(jusque 2007)
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: coke
Propriétés et qualité du coke
Propriétés désirées:
pouvoir calorifique et réducteur
résistance mécanique et perméabilité (chaud et froid) : essai MICUM : tambour à
cornières
réactivité ( avec CO2 et H2O)
Compléments : préparation des matières premières pour le
haut fourneau: air chaud
Réchauffage de l’air (cowpers)
De l’air chaud humide est nécessaire pour la marche du haut fourneau
Air réchauffé dans les Cowpers: empilages de réfractaires « ruchés »
Chauffage en 2 phases: réchauffage des réfractaires (vent chaud) – réchauffage de
l’air (vent froid)