Introduction aux réseaux informatiques
Introduction aux réseaux informatiques
COURS 1
Introduction.
On peut
faire une
première classification des réseaux à l'aide de leur taille comme on peut le voir
dans la figure 1.1.
Les bus que l'on trouve dans un ordinateur pour relier ses différents composants
(mémoires, périphériques d'entrée-sortie, processeurs, ...) peuvent être
considérés comme des réseaux dédiés à des tâches très spécifiques.
Les structures d'interconnexion sont des réseaux de très haut débits, mais de
faible étendue, et regroupent les pré et post-processeurs des ordinateurs
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vectoriels par exemple. En effet l'usage d'un super-calculateur (Cray
notamment) nécessite un ordinateur, dit frontal, qui lui prépare les données et
recueille les résultats.
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On peut également différencier les réseaux selon leur structure ou plus
précisément leur topologie comme illustré dans la figure 1.2. On y distingue
ainsi deux classes de réseaux :
Dans le mode diffusion point à point le support physique (le câble) relie une
paire d'équipements seulement. Quand deux éléments non directement connectés
entre eux veulent communiquer ils le font par l'intermédiaire des autres n uds
du réseau.
Dans le cas de l'étoile le site central reçoit et envoie tous les messages, le
fonctionnement est simple, mais la panne du n ud central paralyse tout le réseau
Dans le maillage régulier l'interconnexion est totale ce qui assure une fiabilité
optimale du réseau, par contre c'est une solution coûteuse en câblage physique.
Si l'on allège le plan de câblage, le maillage devient irrégulier et la fiabilité peut
rester élevée mais elle nécessite un routage des messages selon des algorithmes
parfois complexes. Dans cette architecture il devient presque impossible de
prévoir le temps de transfert d'un n ud à un autre.
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Quelle que soit l'architecture physique d'un réseau on trouve deux modes de
fonctionnement différents :
avec connexion
sans connexion
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Dans le mode sans connexion les blocs de données, appelés datagrammes , sont
émis sans vérifier à l'avance si l'équipement à atteindre, ainsi que les n uds
intermédiaires éventuels, sont bien actifs. C'est alors aux équipements gérant le
réseau d'acheminer le message étape par étape et en assurant éventuellement sa
temporisation jusqu'à ce que le destinataire soit actif. Ce service est celui du
courrier postal classique et suit les principes généraux suivants:
D'autre part il existe plusieurs types de commutation dont les principaux sont :
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la commutation de messages : elle consiste à envoyer un message de
l'émetteur jusqu'au récepteur en passant de n ud de commutation en n
ud de commutation. Chaque n ud attend d'avoir reçu complétement le
message avant de le réexpédier au n ud suivant. Cette technique
nécessite de prévoir de grandes zones tampon dans chaque n ud du
réseau, mais comme ces zones ne sont pas illimitées il faut aussi prévoir
un contrôle de flux des messages pour éviter la saturation du réseau. Dans
cette approche il devient très difficile de transmettre de longs messages.
En effet, comme un message doit être reçu entièrement à chaque étape si
la ligne a un taux d'erreur de 10 -5 par bit (1 bit sur 105 est erroné) alors un
message de 100000 octets n'a qu'une probabilité de 0,0003 d'être transmis
sans erreur.
la commutation de paquets : elle est apparue au début des années 70 pour
résoudre les problèmes d'erreur de la commutation de messages. Un
message émis est découpé en paquets et par la suite chaque paquet est
commuté à travers le réseau comme dans le cas des messages. Les paquets
sont envoyés indépendamment les uns des autres et sur une même liaison
on pourra trouver les uns derrière les autres des paquets appartenant à
différents messages. Chaque n ud redirige chaque paquet vers la bonne
liaison grâce à une table de routage. La reprise sur erreur est donc ici plus
simple que dans la commutation de messages, par contre le récepteur final
doit être capable de reconstituer le message émis en réassemblant les
paquets. Ceci nécessitera un protocole particulier car les paquets peuvent
ne pas arriver dans l'ordre initial, soit parce qu'ils ont emprunté des routes
différentes, soit parce que l'un d'eux a du être réémis suite à une erreur de
transmission.
la commutation de cellules : une cellule est un paquet particulier dont la
taille est toujours fixée à 53 octets (5 octets d'en-tête et 48 octets de
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données). C'est la technique de base des réseaux hauts débits ATM
(Asynchronous Transfert Mode) qui opèrent en mode connecté où avant
toute émission de cellules, un chemin virtuel est établi par lequel
passeront toutes les cellules. Cette technique mixe donc la commutation
de circuits et la commutation de paquets de taille fixe permettant ainsi de
simplifier le travail des commutateurs pour atteindre des débits plus
élevés.