MP*2 LLG DM 4 de révisions de MPSI 2024/2025
m
Problème 1 (Irrationnalité de π et transcendance de e) X
On écrit A = ak X k avec (aj )j∈[[0,m]] ∈ Zm+1 et am 6= 0.
I. Résultats préliminaires : k=0
Soit P ∈ Rd [X], avec d ∈ N∗ . Soit p un nombre premier. On pose dans cette partie
d m
X p−1 Y
X
(1) Si P = ck X k , donner une expression de P (k) (0). Pp = (X − j)p .
k=0 (p − 1)! j=1
d
X
(2) On définit Q = P (k) . Montrer que pour tout b ∈ R, (1) Expliquer que l’on peut supposer a0 6= 0 (quitte à changer le polynôme
k=0 A).
Z 1 (2) Quel est le degré du polynôme Pp (on notera dp ce degré) ?
I(b) = eb be−bx P (bx) dx = eb Q(0) − Q(b). (3) Montrer que pour tout k ≥ p, Pp(k) est un polynôme à coefficients entiers
0
tous divisibles par p.
n
X (4) Montrer que pour tout (i, j) ∈ [[0, dp ]] × [[0, m]] tel que (i, j) 6= (p − 1, 0),
(3) On suppose ici d = 2n. On définit F = (−1)k P (2k) (X). Montrer que
Pp(i) (j) est un entier divisible par p.
k=0
Que vaut P (p−1) (0) ?
Z π
J= P (x) sin(x) dx = F (π) + F (0). (5) Comme à la question I2, on définit le polynôme Qp associé à Pp . Montrer
0 m
X
que aj Qp (j) est un entier divisible par p.
II. Irrationnalité de π : j=1
a
Par l’absurde, on écrit π = , avec (a, b) ∈ (N∗ )2 . (6) Montrer que pour p assez grand, a0 Pp(p−1) (0) n’est pas divisible par p.
b
1 n
On considère dans cette partie, pour n ∈ N∗ , Pn = X (a − bX)n . m
X
n! (7) En déduire que pour p assez grand, aj Qp (j) ≥ 1.
(1) Donner les racines du polynôme Pn ainsi que leur multiplicité. j=0
(2) Donner la valeur, pour k ∈ [[0, n − 1]], de Pn(k) (0) et Pn(k) (π). mdp
(8) Montrer que pour tout x ∈ [0, m], |Pp (x)| ≤ .
(3) Donner pour k ∈ [[n, 2n]], Pn(k) (0). (p − 1)!
(9) Aboutir à une contradiction et conclure que e est transcendant.
(4) En déduire que, si on note Fn , le polynôme défini à la question I3 en
fonction de Pn , Fn (0) est un entier relatif.
(5) Montrer que l’on a également Fn (π) ∈ Z.
Z π
(6) En déduire que la suite Kn = Pn (x) sin(x) dx est une suite d’entiers
0
strictement positifs.
(7) Montrer que la suite (Kn )n∈N tend vers 0 et conclure.
III. Transcendance de e :
On suppose par l’absurde que e = exp(1) est un nombre algébrique. Ainsi il
existe A ∈ Z[X] \ {0} tel que A(e) = 0.