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Formation en Génie Civil : Études Routières

Le document présente un plan de cours sur la formation routière, abordant des sujets tels que la géométrie routière, le dimensionnement des chaussées et les dispositifs de sécurité routière. Il décrit également les différentes couches de chaussées, leurs matériaux, et les caractéristiques fonctionnelles requises pour assurer la durabilité et la sécurité des routes. Enfin, il détaille les types de chaussées, notamment souples, bitumineuses, semi-rigides, et en béton de ciment.

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Yassine El Habib
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Formation en Génie Civil : Études Routières

Le document présente un plan de cours sur la formation routière, abordant des sujets tels que la géométrie routière, le dimensionnement des chaussées et les dispositifs de sécurité routière. Il décrit également les différentes couches de chaussées, leurs matériaux, et les caractéristiques fonctionnelles requises pour assurer la durabilité et la sécurité des routes. Enfin, il détaille les types de chaussées, notamment souples, bitumineuses, semi-rigides, et en béton de ciment.

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15/11/2022

Formation Route

Professeur : Abdelhay EL OMARI


Doctorant / ingénieur en Génie civil
Email : [Link]@[Link]

Plan de cours

Consistance des études routières


Géométrie routières
Dimensionnement des chaussées
Assainissement routier
Terrassement routier
Aménagements ponctuels
Dispositifs de sécurité routière
Examen

1
15/11/2022

Généralité

Profil en travers type d’une route


4

L’EMPRISE : partie du terrain qui appartient à la collectivité


et affectée à la route ainsi qu’à ses dépendances.

L’ASSIETTE : surface du terrain réellement occupée par la


route.

PLATE-FORME : surface de la route qui comprend la


chaussée et les accotements.

2
15/11/2022

Profil en travers type d’une route


5

CHAUSSÉE : surface aménagée de la route sur laquelle


circulent les véhicules.

ACCOTEMENTS : zones latérales de la PLATE-FORME qui


bordent extérieurement la chaussée

DESCRIPTION FONCTIONNELLE DES


COUCHES DE CHAUSSÉES
Arase de terrassement 6

Plate forme support de chaussée

Accotement

Roulement
Liaison Couches de surface
Base
Couches d’assises
Fondation

Couches de forme

Sol support

3
15/11/2022

❑Couche de forme

A court terme (pendant7 la phase des travaux)


La couche de forme doit présenter des
caractéristiques minimales :
➢ de traficabilité, pour assurer, pendant la
saison prévue pour l'exécution des travaux de
chaussée, la circulation des engins
approvisionnant les matériaux de l'assise,
➢ de nivellement pour garantir la régularité de
l'épaisseur des couches et l'uni de la chaussée
terminée,
➢ de déformabilité pour permettre le
compactage correct des couches de chaussée,
➢ de résistance vis-à-vis du gel si nécessaire.

❑Couche de forme

8
A long terme (pendant l’exploitation de
l'ouvrage)
Les fonctions à long terme se rapportent au
comportement de la chaussée en service, à savoir :
➢ L’homogénéisation de la portance,
➢ Le maintien dans le temps d’une portance
minimale de la plate forme,
➢ Contribution au drainage de la chaussée.

4
15/11/2022

❑Couche de forme

Selon les cas de chantiers (nature des sols,


climat, environnement hydrogéologique, trafic
de chantier...), la couche de forme peut être:

➢ Inexistante ou réduite à une mince couche de


réglage, lorsque les matériaux constituant le
remblai ou le sol en place ont eux-mêmes les
qualités requises de la portance,
➢ Constituée d'une ou plusieurs couches de
matériaux différents incluant éventuellement
un géotextile.

❑Couches d’assise

10
L'assise de chaussée est généralement constituée
de deux couches, la couche de fondation
surmontée de la couche de base.
Ces couches sont en matériaux élaborés, le plus
souvent en matériaux liés pour les chaussées à
trafic élevé.
➢ Elles apportent à la chaussée la résistance
mécanique, pour résister aux charges
verticales induites par le trafic.

➢ Elles répartissent les pressions sur la plate-


forme support afin de maintenir les
déformations, à ce niveau, dans des limites
admissibles.

10

5
15/11/2022

❑Couches d’assise
lors de la construction de la chaussée :
11
➢ fournissent un support bien nivelé pour la
couche de surface.
➢ fournissent également un support de portance
suffisante pour le compactage de la couche de
surface.
➢ puissent servir provisoirement de couche de
roulement (renforcement sous circulation,
et/ou circulation de chantier).

lorsque la chaussée est construite :


➢ assurent un rôle thermique, car les assises
doivent protéger le sol support de la
pénétration du gel.

11

❑Couches d’assise

12
➢ La couche de base, plus proche de la surface de
la chaussée, subit des contraintes et des
déformations notables; il est donc nécessaire
qu'elle présente des caractéristiques
mécaniques assez élevées.

➢ quant à la couche de fondation, les contraintes


et les déformations auxquelles elle est soumise
conduisent à un niveau de qualité mécanique
moindre que celui de la couche de base.

12

6
15/11/2022

Matériaux pour couches d’assise

Les graves non traitées (GNT) :


➢ GNF : Grave non traitée13 pour couche de
fondation. ( GNF1 – GNF2 – GNF3 ).
➢ GN : Grave non traitée pour couche de base.
( GNA – GNB – GNC – GND ).
Les graves traitées au ciment :
➢ GC : Grave Ciment.
➢ GAC : Grave Améliorée au Ciment.
➢ GVC : Grave Valorisée au Ciment.
Les graves traitées aux liants hydrocarbonés :
➢ GBF : Grave Bitume pour couche de Fondation.
➢ GBB : Grave Bitume pour couche de Base.
➢ EME : Enrobé à Module Elevé.
➢ GE : Grave Emulsion.

13

❑Graves Non Traitées

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19

19

❑Couche de surface

20

La couche de surface est constituée :

➢ de la couche de roulement, qui est la couche


supérieure de la structure de chaussée sur
laquelle s'exercent directement les agressions
conjuguées du trafic et du climat,

➢ et le cas échéant d'une couche de liaison, entre


les couches d'assise et la couche de roulement.

20

10
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❑ Rôle de la couche de roulement

Premier rôle : la sécurité


21
La couche de roulement doit posséder de bonnes
propriétés antidérapantes, c'est-à-dire une bonne
rugosité. Cette rugosité doit être d'autant
meilleure que la vitesse est élevée.
Deuxième rôle : le confort
Le confort pour un usager, consiste, en
particulier, à ne pas ressentir dans son véhicule
de secousses brutales ou de vibrations excessives.
Deux facteurs principaux conditionnent ce
confort : la suspension des véhicules d'une part,
l'uni de la chaussée d'autre part, le mauvais uni
pouvant d'ailleurs entraîner une perte
d'adhérence ou rendre la chaussée trop bruyante

21

❑ Rôle de la couche de roulement

Troisième rôle : la participation


22 à la structure
Il intéresse plus particulièrement l'ingénieur
routier car :
✓ la couche de roulement subit directement les
agressions du trafic et celles liées aux
conditions climatiques;
✓ elle doit également faire obstacle à la
pénétration d'eau dans les assises de
chaussées qui peut entraîner la destruction
de la liaison entre couches à l'interface base /
roulement et même désorganiser la couche
de base elle-même.

22

11
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❑Rôle de la couche de roulement

23

La couche de roulement doit, de plus, assurer ces


différents rôles de manière durable.

Sa qualité doit donc rester convenable, malgré les


répétitions des sollicitations entre les
renouvellements intervenant au titre de
l'entretien.

23

❑ Matériaux pour couche de roulement

24
➢ RS (ES) : Revêtement (Enduit) Superficiel.
➢ ECF : Enrobé Coulé à Froid.
➢ EF : Enrobé à Froid.
➢ EB (BB) : Enrobé (Béton) Bitumineux.
➢ BBME : Béton Bitumineux à Module Elevé.
➢ BBTM : Béton Bitumineux Très Mince.
➢ BBDr : Béton Bitumineux Drainant.

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Eléments indicatifs pour le choix de la couche de roulement

Objectifs Caractéristiques ES ECF BBTM BBDr BBM BB BBME

Epaisseur (cm) ≈1 < 1,5 2à3 3à4 3à5 5à9 5à9


Adhérence
++ 0à+ + + + 0 0
Sécurité initiale
Adhérence à 5
0à+ 0à- + + 0 0à- 0
ans
Amélioration de
- -- 0 + + + +
Confort l’uni
Silence -à-- 0 + ++ 0à+ 0à+ 0à+
Imperméabilité + - + -- + ++ ++
Apport Anti remontée
- -- - 0 0 + +
structurel de fissures
Orniérage + ++ 0 0 ++

++ Très bon 0 Moyen


- - Mauvais
+ Bon - Médiocre
35

35

Les différents structures des chaussées

❑Les chaussées souples.

Elles sont composées d’un revêtement bitumineux relativement


mince (< à 15 cm ) réduit parfois à un enduit dans le cas de
chaussée à très faible trafic. L’assise est réalisée d’une ou plusieurs
couches de matériaux granulaires non traités (GNT). L’épaisseur
de ensemble de la structure est en générale comprise entre 30 et
60 cm
➢Leur comportement :

Leurs compositions et leurs épaisseurs


font que les efforts dus aux trafic , sont
directement transmis au sol support
avec une faible répartition latérale.

36

18
15/11/2022

❑Les chaussées bitumineuses épaisses.

Elles sont composées de revêtements


bitumineux. L’assise est réalisée en
matériaux traités aux liants
hydrocarbonés dont l’épaisseur est le
plus souvent comprise entre 15 et 40 cm.

➢Leur comportement :

La qualité de ce type de structure tient essentiellement à la qualité


du collage entre les différentes couches de matériaux bitumineux.
La relative rigidité des matériaux permet de répartir les
contraintes verticales ce qui réduit sensiblement les efforts au
niveau du sol support.

37

❑ Les chaussées à assise traitée aux liants hydrauliques.

Elles sont aussi appelées chaussées semi-rigides. La couche de


roulement est composées d’un revêtement bitumineux, elle repose sur
une assise traitée aux liants hydrauliques dont l’épaisseur totale est
d’environ 20 à 50 cm. Ce type de chaussée présente un fort risque de
retrait qui fait apparaître, dans la couche de base, des fissures
remontant rapidement dans la couche de surface.

➢Leur comportement
Le traitement des matériaux
leurs donnent une rigidité qui
permet de répartir les effort
verticaux et ainsi de ne pas
affecter le sol support.

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❑ Les chaussées à structure mixte.

La couche de roulement et la couche de base ( 10 à 20 cm) sont en


matériaux bitumineux. La couche de fondation est en matériaux
traités aux liants hydrauliques (20 à 40 cm). L’épaisseur de
matériaux bitumineux doit être de la moitié de l’épaisseur totale de
la chaussée. Ce type de chaussée empêche la remontée de fissures
entre la couche traitée aux liants hydrauliques (retrait) et la couche
de grave bitume.

✓Leur comportement
La structure de ces chaussées
permet, pour la couche de
fondation en matériaux traités
au liants hydrauliques, de par
leurs rigidités, de diffuser les
efforts et de les atténuer dans le
sol support.

39

❑Les chaussées à structure inverse

Cette structure est composée d’une couche de surface en matériaux


bitumineux d’environ 15 cm d'épaisseur; d’une couche de base en
matériaux granulaires non traités , environ 12 cm; d’une fondation
en matériaux traités aux liants hydrauliques. L’épaisseur totale de
la structure est de l’ordre de 60 à 80 cm.

✓Leur comportement
Les trois couches de ce type de
structure ont toutes un rôle spécifique.
La fondation traitées aux liants
hydraulique permet de repartir les
contraintes sur le sol et d’assurer un
support de qualité pour les couches
supérieures

40

20
15/11/2022

❑Les chaussée en béton de ciment


On rencontre les 4 modèles suivants :
-Dalles non goujonnées avec fondation :
Elles sont constituées de dalles de béton de ciment de 20 à 28 cm sans armature,
reposant sur une fondation en béton maigre (12 à 18 cm ), ou en matériaux
traités aux liant hydrauliques (15 à 20 cm).
-Dalles goujonnées avec fondation :
Elles sont constituées de dalles béton de ciment de 17 à 23 cm (avec armatures
de liaison entre les dalles), reposant sur une fondation en béton maigre (14 à 22
cm).

41

❑Les chaussée en béton de ciment


-Dalles sans fondation :
Elles sont constituées de dalles de béton de ciment de 28 à 39 cm qui
reposent sur une couche drainante en matériaux granulaires ou sur
un géotextile.
-Béton armé continu (avec aciers filants sur toute la longueur de
voirie) :
Type A: Dalle de béton de ciment (16 à 24 cm), reposant sur une
fondation en béton maigre de 12 à 14 cm.
Type B : Dalle de béton de ciment ( 18 à 24 cm) reposant sur une
assise en matériaux bitumineux de 5cm et une fondation en sable
traité aux liants hydrauliques (50 à 60 cm).
➢Le comportement
Ces structures rigides absorbent les efforts et en transmettent
peu au sol. Le principal inconvénient est "l'effet de poutre" du
béton, dont la partie basse soumise à des efforts de traction peut
être fragilisée, sauf si ces efforts sont compensés par des
armatures métalliques. La dilatation du béton peut également
provoquer des fissures,

42

21
15/11/2022

II . Dimensionnement des chaussées


.

43

Terminologie

Sols
II s´agit de matériaux naturels, constitués de grains
pouvant se séparer aisément par simple trituration ou
éventuellement sous l´action d´un courant d´eau. Ces
grains peuvent être de dimensions très variables,
allant des argiles aux blocs.
Les sols sont de nature géologique diverse :
alluvions, colluvions, matériaux meubles
sédimentaires,... ;
Ils correspondent aux classes A, B, C et D définies ci-
après. Leur pourcentage de matières organiques est
inférieur ou égal à 3 %.

44

22
15/11/2022

Terminologie

Matériaux rocheuxs
Il s´agit des matériaux naturels comportant une
structure qui ne peut être désagrégée par simple
trituration ou sous l´action d´un courant d´eau ;
leur utilisation implique une désagrégation
mécanique préalable par minage ou emploi
d´engin d´extraction de forte puissance.

Les matériaux rocheux correspondent à la classe


R définie ci-après ; ils ont pour origine l´ensemble
des roches sédimentaires, magmatiques et
métamorphiques.

45

Terminologie

Sols organiques
II s´agit de sols ayant un pourcentage de matières
organiques supérieur à 3 %

Sous-produits industriels
Il s´agit de matériaux, produits de l´activité
humaine, d´origines diverses pouvant être utilisés
en remblais et en couches de forme.
Les sols organiques, les sous-produits
industriels correspondent à la classe F définie ci-
après.

46

23
15/11/2022

CLASSIFICATION DES SOLS ET


DES ROCHES

Sols meubles
(A, B, C, D)

SOLS
Matériaux rocheux (R)

Sols organiques et sous produits


industriels (F)

47

Paramètres de classification
des sols meubles

48

24
15/11/2022

Paramètres de nature
Ce sont des paramètres intrinsèques ; ils ne varient
pas, ou peu, ni dans le temps ni au cours des
différentes manipulations que subit le sol au cours de
sa mise en oeuvre.

Les paramètres de nature considérés dans la


classification des sols sont la granularité, l´indice de
plasticité et la valeur au bleu de méthylène du sol.

49

Paramètres de nature
La granularité
❑ Le Dmax
Dimension maximale des plus gros éléments
contenus dans le sol

Seuil retenu : 50 mm

Cette valeur permet de distinguer les sols fins,


sableux et graveleux (classe A, B et D) (≤ 50 mm),
des sols grossiers comportant des éléments
blocailleux (Classe C) (> 50 mm).

50

25
15/11/2022

Pour les sols de la classe C (sols comportant des fines et


des gros éléments, deux sous-classes sont distinguées
selon l´importance de la fraction 0/50 mm :

✓la sous-classe C1 qui rassemble les matériaux à éléments


«anguleux» possédant une importante fraction
0/50 mm (≥ 60 à 80 %) et l´ensemble des matériaux à
éléments «roulés».
✓la sous-classe C2 qui comprend les matériaux à éléments
anguleux possédant une faible fraction 0/50 mm (≤ 60 à
80 %).

Pour tenir compte des caractéristiques de la fraction 0/50


mm, l´identification des sols de la classe C est précisée à
l´aide d´un double symbole du type C1Ai, C1Bi, C2Ai ou
C2Bi, Ai ou Bi étant la classe de la fraction 0/50 mm du
matériau considéré.

51

Paramètres de nature
La granularité
❑ Le tamisat à 80 μm
(ou pourcentage de fines)
Ce paramètre permet de distinguer les sols riches en fines
des sols sableux et graveleux

Seuils retenus :

⚫ 35% : au-delà de 35 % de tamisât à 80 μm, les sols


ont un comportement assimilable à celui de leur
fraction fine.
⚫ 12% : c´est un seuil conventionnel permettant
d´établir une distinction entre les matériaux sableux
et graveleux pauvres ou riches en fines.

52

26
15/11/2022

Paramètres de nature

La granularité
❑ Le tamisat à 2 mm
Ce paramètre permet d´établir la distinction entre
les sols à tendance sableuse et les sols à
tendance graveleuse.

Seuil retenu :

70% : Ce seuil permet de distinguer les sols


sableux (plus de 70 % de tamisât à 2
mm) des sols graveleux (moins de 70
% de tamisât à 2 mm).

53

Paramètres de nature

L’argilosité
❑ L’Indice de Plasticité (IP)
Seuils retenus :
✔ 12 : limite supérieure des sols faiblement
argileux
✔ 25 : limite supérieure des sols
moyennement argileux
✔ 40 : limite entre les sols argileux et très
argileux.

54

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L’argilosité
❑ La Valeur de Bleu de Méthylène (VBS)
Seuils retenus :
0.1 : en dessous duquel sols insensibles à l’eau
0.2 : au dessus duquel apparaît la sensibilité à l’eau
1.5 : seuil distinguant les sols sablo limoneux des sols
sablo argileux
2.5 : seuil distinguant les sols limoneux peu plastiques
des sols limoneux moyennement plastiques
6: seuil distinguant les sols limoneux des sols argileux
8: seuil distinguant les sols argileux des sols très
argileux

55

Paramètres de comportement
mécanique
L´introduction dans la classification de ces
paramètres résulte du fait que des sols de
nature comparable peuvent se comporter de
manière relativement différente sous l´action
des sollicitations subies au cours de leur misé
en oeuvre ou sous la circulation des engins
de transport.

Ces paramètres ne sont pris en compte que


pour juger de l´utilisation possible des sols en
couche de forme.

56

28
15/11/2022

Paramètres de comportement
mécanique

❑ Los Angeles (LA)


❑ Micro Deval en présence d’Eau (MDE)
❑ Friabilité des Sables (FS)

Seuils retenus:
✔ 45 pour les valeurs LA et MDE
✔ 60 pour les valeurs FS

57

Paramètres d’état

Il s´agit des paramètres qui ne sont pas propres au


sol, mais fonction de l´environnement dans lequel il
se trouve.

Pour les sols, le seul paramètre d´état considéré


dans la présente classification est l´état hydrique ;
son importance est capitale vis-à-vis de tous les
problèmes de remblai et de couche de forme.

58

29
15/11/2022

Paramètres d’état

L’état hydrique

⮚ h: état humide
⮚ m: état d’humidité moyen
⮚ s: état sec
⮚ ts : état très sec

59

Paramètres utilisés pour


caractériser l’état hydrique

❑ La position de wn par rapport à wOPN


exprimé par le rapport wn / wOPN

❑ L’indice de consistance IC
IC = (WL – wn) / Ip

❑ L’Indice Portant Immédiat IPI


CBR immédiat sans surcharge ni immersion

60

30
15/11/2022

Paramètres de classification
des matériaux rocheux

61

Paramètres de classification des roches

⮚ Classification des matériaux rocheux d'après la


nature pétrographique de la roche
⮚ Classification d'après les caractéristiques
mécaniques : Dureté Los Angeles, Usure MICRO-
DEVAL Humide
⮚ Pour les matériaux évolutifs : classification
suivant la fragmentabilité (FR) et la dégradabilité
(DG)

62

31
15/11/2022

Cas particulier des roches évolutives


Le caractère évolutif des roches est
apprécié en laboratoire par :

⮚ Le coefficient de fragmentabilité (FR) pour


l'évolution granulométrique ;
⮚ Le coefficient de dégradabilité (DG) pour
l'évolution par altérabilité lors de cycles
alternés d'humidification séchage ;
⮚ Le degré de dissolution pour les roches
salines.

63

Cas particulier des roches évolutives


Seuils retenus :

❑ FR = 7
✔ Si FR < 7 : peu fragmentable
✔ Si FR > 7 : fragmentable

❑ DG = 20 et 5
✔ DG > 20 : très dégradable
✔ 5 < DG < 20 : moyennement dégradable
✔ DG < 5 : peu dégradable

64

32
15/11/2022

Classification des sols meubles


Classe Type de sol Sous-classe
La classe A les sols fins (silts, A1, A2, A3 et A4
Dmax ≤ 50 mm et limons, argiles, Suivant l’importance de la
tamisat à 80μm > 35% etc….) plasticité
les sols sableux ou B1, B2 B3, B4, B5, et B6
La classe B graveleux avec Suivant l’importance et les
Dmax ≤ 50 mm et fines caractéristiques des fines et
tamisat à 80μm ≤ 35% l’importance de la fraction
sableuse

La classe C Matériaux d’éboulis, C1 et C2


Dmax > 50 mm Tv grossiers,.. CiAi ou CiBi ou CiDi

La classe D Sables et graves D1 (Sables propres)


Dmax ≤ 50 mm et propres D2 (Graves propres)
tamisat à 80μm ≤ 12%
et une VBS < 0.1

65

Classification des sols meubles


(suite)

Classe Type de sol Sous-classe


Sols fins caractérisés par un TxA3 : pour les sols avec
Les sols Tirseux
fort gonflement IP ≤ 40
Wl – Wr > 42
TxA4 : pour les sols avec
(Indice d’instabilité IP > 40
volumétrique)

Sols calcifiés Tf : si 50% ≤ Ca CO3 ≤70%


Tc : si Ca CO3 > 70%
Les sols Tuffacés
Soit TfAi ou TfBi
Taux de Ca CO3
Soit TcAi ou TcBi

66

33
15/11/2022

67

Classification des matériaux rocheux


- Craies R1
- Grès calcaire R2
- Calcarénite
- Encroûtements calcaires
Roches carbonatées
- Calcaires marneux
- Calcschistes
- Calcaires durs
- Calcaires dolomitiques

Roches argileuses - Marnes R3


Roches - Schistes sédimentaires
Sédimentaires - Flyschs marneux
- Argilites
- Pelites

Roches siliceuses - Grès argileux R4


- Grès siliceux
- Poudingues
- Brèches

Roches salines - Gypse R5


- Gypse marneux
- Sel gemme

68

34
15/11/2022

Classification des matériaux rocheux


(suite)

- Granite R6
- Basalte
Roches
- Diorite
Magmatiques et
- Quartzite
Métamorphiques
Autres roches éruptives et
métamorphiques dures

69

Exemple d’application
Dmax > 50 mm > 2mm < 0,080mm WL WP VBS w wopn IPI
6,3 0 11 77 32 21 4,5 8,5
100 19 25 8 0,18
100 15 23 68 27 13 0,8 9
63 35 31 22 30 20 0,16 18
20 0 22 10 0,08
85 25 15 28 35 18 8
35 0 53 11 1,8 10,3 10,8

70

35
15/11/2022

Exemple d’application

Sol n° Classe
1 A1s
2 C1B1
3 C1A2ts
4 C2B5m
5 D1
6 C1B6h
7 B4m

71

72

36
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Actions du trafic sur la chaussée


Actions verticales

Les actions verticales sont transmises à la chaussée


par les pneumatiques.

La pression qo exercée sur la chaussée est


approximativement égale à 1,10 fois la pression de
gonflage du pneumatique.

La surface de contact pneumatique / Chaussée est


quasi-circulaire de rayon a

a = √ ( Q / π.q0 )

Q étant la charge par roue.

73

Actions du trafic sur la chaussée


Actions verticales
a = 10 cm
Exemple :
Véhicules de tourisme de
poids total de 2000 kg q0 = 1,6 kg/cm2
soit 500 kg/pneu

Véhicules poids lourds à essieu de 13 t jumelé soit 3,25 T/pneu

a = 12,5
cm

q0 = 6,62
d = 37,5 kg/cm2
cm

74

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Actions du trafic sur la chaussée


Actions verticales
Le pneumatique impose deux types d'efforts
verticaux sur la chaussée :
a) des efforts de poinçonnement à la surface de la
chaussée. Ces efforts sont fonction de la pression
des pneus. Ces efforts ne sont en fait réellement
sensibles que pour des pressions de gonflage
supérieures à 7 kg/cm2.
a) diffusion de la charge totale jusqu'au sol de
fondation. Ce n'est plus la pression qui est
importante mais la charge transmise qui joue le rôle
important. Le rôle du corps de chaussée est dé
diffuser la charge jusqu'au sol de manière à avoir
une charge admissible sur le sol support.

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Actions du trafic sur la chaussée


Actions tangentielles
Un véhicule en mouvement génère des contraintes
tangentielles (latérales et tangentielles) imputables à :

⇒ La transmission de l’effort moteur ou du freinage.


⇒ La mise en rotation des roues non motrices.
⇒ La résistance aux efforts transversaux.
⇒ Ces efforts s’accompagnent de frottements.

Ces contraintes génèrent des efforts de traction à la base


des couches liées qui créent des micro dégradations qui
s’accumulent et peuvent entraîner la ruine du matériau.

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Actions du trafic sur la chaussée


Actions tangentielles
En phases d'accélération et de freinage, les roues
motrices tendent à arracher les matériaux et risquent
parfois de patiner ou de glisser si la surface de la
chaussée n'est pas suffisamment rugueuse.
Les coefficients de frottement qui conditionnent les
risques de glissage et les possibilités d'arrêt des
véhicules sont de l'ordre de :
● Chaussée sèche, pneu en bonne état f = 0,8 à 0,9 voire 1
● Chaussée mouillée, pneu en bonne état f = 0,6 à 0,8
● Chaussée mouillée, pneu usé f = 0,3 à 0,4
● Chaussée lisse mouillée, pneu usé f = 0,1 à 0,2
● Verglas ou boue sur la chaussée f = 0,05 à 0,1

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Actions du trafic sur la chaussée


Actions thermiques
La température a deux effets mécaniques principaux :
⇒ Changement du module du matériau. Un Enrobé Bitumineux
que l’on chauffe devient plus « mou ».
⇒ Création de champs de contraintes et déformations au sein
du matériau en raison des dilatations et contractions
thermiques lors des changements de température. Cet effet
est particulièrement néfaste :
❑ Lors d’un refroidissement, par exemple, la chaussée a tendance à se
contracter. Or les mouvements de contraction sont empêchés dans le
sens longitudinal de la chaussée. Cela revient a exercer une traction
sur cette chaussée dans le sens longitudinal, d’où l’amorçage éventuel
de fissures transversales.
❑ Dans une structure semi rigide. En effet, la couche traitée aux liants
hydrauliques est sujette au retrait thermique et de prise. Le retrait,
empêché par le frottement à l’interface, peut provoquer une fissure
dans la couche en enrobé bitumineux.

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Mode d’évaluation du trafic


Evaluation du volume du trafic
Comptage manuel

Comme son nom l’indique, ce type de comptage se


fait manuellement.

⮊ Il permet de relever aussi bien le nombre de


véhicules que ses caractéristiques (silhouettes).
⮊ Il permet en outre de donner directement
l’information concernant la répartition du trafic par
sens.
⮊ Il est effectué suivant des méthodes statistiques

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Mode d’évaluation du trafic


Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique
Dispositif pneumatique
⮊ Ce dispositif consiste à placer sur la route un tuyau de
caoutchouc relié à un système de comptage. Chaque
passage d’essieu crée une pression qui inscrit une
impulsion.
⮊ Ce dispositif permet dons de comptabiliser des
essieux.
⮊ Malgré ses inconvénients (bruyant, durée de vie
aléatoire, nécessité d’intervention sur la chaussée), il
conserve encore quelques avantages (simplicité, faible
coût) pour des mesures ponctuelles simples pendant
quelques semaines.

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Mode d’évaluation du trafic


Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique
Dispositif à boucle électromagnétique
⮊ Ce dispositif se compose d’une boucle magnétique
inductive constituées de spires de fil de cuivre noyée dans
le revêtement de la chaussée.
⮊ Le passage d’un véhicule correspond au passage d’une
masse métallique qui modifiera le champ électromagnétique
produit par la boucle.
⮊ Ces modification du champ électromagnétique seront
transformées, par un détecteur, en un signal électrique tout
ou rien, représentatif de la présence d’un véhicule.
⮊ Avec une seule boucle par voie, on mesure le débit et le taux
d’occupation.
⮊ Avec deux boucles espacées d’une certaine distance, il est
aisée de calculer la vitesse instantannée des véhicules.

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Mode d’évaluation du trafic


Evaluation du volume du trafic
Comptage automatique
Dispositif à câbles piézoélectrique
⮊ Ce dispositif utilise comme capteur un câble
piézoélectrique qui a la propriété de générer une d.d.p.
proportionnelle à la pression qui lui est appliquée.

⮊ Ce dispositif permet, en plus du comptage des essieux


et leur classification, le pesage en marche des
véhicules.

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Mode d’évaluation du trafic


Evaluation de l’agressivité du trafic

• Bascule de pesage dynamique

• Câbles piézoélectrique

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85

86

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STATION DE PESAGE DES VEHICULES


Système de pré-sélection
Pesage à vitesse élevée des véhicules
(câble piézo-électrique et boucles électromagnétiques)

Système d’alerte
Arrêt du véhicule
en surcharge par les
Contrôleurs routiers

Pesage à basse vitesse des véhicules


(bascule)

Autres contrôles
:
Exploitation des données Contrôle
technique
Possibilité de consultation
des véhicules
des
données en temps réel à
distance Application de la réglementation
en vigueur

Fin de
l’opération

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Agressivité du trafic
Agressivité d’un essieu
L’agressivité (A) est estimée vis-à-vis de l’endommagement par
fatigue de la chaussée. Elle correspond au dommage provoqué
par le passage d’un essieu de charge (P), par rapport au
dommage dû à un passage de l’essieu isolé de référence de
charge P0.
L’agressivité est calculée par la formule :

K est un coefficient permettant de tenir compte du type


d’essieu.
K et α dépendent de la nature du matériau et de la
structure de chaussée.

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Agressivité du trafic
Agressivité d’un essieu

K
α
Essieu simple Essieu tandem Essieu tridem
Structures
souples et 4 1 0,75 1,1
bitumineuses

Structures
8 1 12 113
semi rigides

Structures
12 1 12 113
rigides

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Essieu Simple

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Essieu Tandem

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Essieu Tridem

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Agressivité du trafic
Agressivité d’un Poids lourd
L’agressivité d’un poids lourd est égale à la somme des
agressivités de ces essieux

Agressivité d’un trafic


Connaissant l’histogramme de charge par type d’essieu
pour un trafic donné, l’agressivité de ce trafic est qualifié
par le coefficient CAM, correspondant à l’agressivité
moyenne du poids lourd composant ce trafic par rapport à
l’essieu pris pour référence.

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Agressivité du trafic
Agressivité d’un trafic

NPL : nombre de poids lourds pendant la période de


comptage.
Kj coefficient correspondant au type d’essieu.
j= 1 essieu simple
2 essieu tandem
3 essieu tridem
nij : nombre d’essieux élémentaires de type j et de classe de
charge Pi

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Exemple de calcul de l’agressivité du trafic

Pendant cinq jours de comptage, une


station de pesage a dénombré le passage
de 305 poids lourds représentant :

❑ 1 854 essieux simples.


❑ 436 essieux élémentaires en tandem.
❑ 168 essieux élémentaires en tridem.

la répartition des charges par essieux est


donnée dans le tableau suivant :

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Classe de Nb. Essieux Nb. Essieux Nb. Essieux


Centre Classe (T)
charge (T) simples (N1) tandem (N2) tridem (N3)
1-3 2 210 107 48
3-4 3,5 160 78 34
4-5 4,5 100 66 28
5-6 5,5 290 60 22
6-7 6,5 280 50 16
7-8 7,5 216 28 14
8-9 8,5 210 24 4
9-10 9,5 180 8 2
10-11 10,5 68 6 0
11-12 11,5 50 5

12-13 12,5 40 2

13-14 13,5 25 1

14-15 14,5 9 1

15-16 15,5 7 0

16-17 16,5 5

17-18 17,5 2

18-19 18,5 1
96
19-20 19,5 1

96

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