Famille dispose que : « le but du mariage est de créer une union entre l’homme et la femme qui
s’engagent à vivre ensemble jusqu’au décès de l’un d’entre eux, pour partager leur commune
destinée et perpétuer leur espèce »2 En effet, le mariage entre l’homme et la femme a une
symbolique bien ancrée. De nos jours, les futurs mariés ne se marient plus par obligation sociale ou
religieuse. Néanmoins, les traditions se perpétuent dans le temps. En plus de se présenter l’amour
entre deux personnes, le mariage, est un réel engagement dans une vie commune qui implique des
droits et des obligations. C’est pourquoi, outre l’importance du mariage aux yeux des mariés,
plusieurs raisons poussent deux individus à s’engager ensemble. D’abord, pour célébrer leur amour
aux yeux de tous car le mariage est avant tout un acte d’amour réunissant deux personnes de sexes
opposés qui vivent une réelle complicité et qui souhaitent s’engager sur le long terme. Le mariage est
également le moment propice pour réunir tous les proches des mariés et ainsi exposer leur amour au
grand jour. Ensuite et enfin, le mariage a pour finalité de créer une alliance éternelle entre les deux
partenaires. Les deux aimés s’engagent à rester soudés et unis dans le bon comme dans le pire
moment. Par ailleurs, de tout ce qui précède, nous pensons que le but ultime entre l’homme et la
femme serait celui de vivre ensemble sous un même toit conjugal. C’est-à-dire chacun des époux
après célébration du mariage doit quitter le toit parental pour regagner le toit conjugal ely vivre avec
son partenaire dans le simple objectif pour les deux conjoints, de partager leur commune destinée et
de perpétuer leur espèce c’est-à-dire faire des enfants. Toutefois, cet objectif entre l’homme et la
femme ne pourrait être atteint que lorsqu’avant la célébration dudit mariage, il y a eu accord de
volonté bien éclairé entre les deux futurs conjoints qui se sont décidés d’eux-mêmes c’est-à-dire en
émettant leur propre consentement exempt de vices à se prendre pour mari et femme. Cela revient à
dire que lorsque les deux partenaires ont subi des violences ou menaces ou ont été contraints de se
marier, même le but pour lequel l’homme et la femme pavice se manière puna jamais cue calisé et de
sucrit, il n’y aurai gucica anos
A proprement parler, entre les deux conjoints contraints au mariage et le foyer conjugal pourrait se
trouver bule à des graves problemes conjugaux qui conduiraient, par la suite, au divorce $3. Nature
juridique du mariage Pour mieux comprendre cette notion de la nature juridique du mariage, il serait
impérieux voire important d’analyser les deux concepts, le contrat et l’institution. En effet, le mariage
est à la fois un contrat et une institution. Il existe donc des arguments permettant de considérer que
le mariage est un contrat et des arguments permettant de considérer qu’il s’agit d’une institution.
Sans doute faut-il done admettre que c’est à la fois un contrat et une institution A. Le mariage est un
contrat, un accord ou un engagement Le contrat est un acte juridique résultant de l’accord des
volontés pour donner naissance à un lien de Droit d’obligation entre parties. Le principe de
l’autonomie contractuelle offre une grande latitude aux cocontractants quant à la détermination des
modalités de leur engagement dès lors que cela ne contrarie pas aux fois qui intéressent les bonnes
mceurs et L’ordre public Les volontés interviennent également pour opérer une modification du
contrat et y mettre un terme. Si l’une des parties ne respecte pas les obligations souscrites, elle
engage sa responsabilité contractuelle. Dans la même optique, la définition du mariage faite par
l’article 330 du code de la famille vise l’acte constitutif du mariage. Sous cet angle, le mariage est un
contrat que l’homme et la femme concluent. Il est fondamentalement un engagement que chacun
des époux prend à l’égard de l’autre engagement de vivre ensemble, engagement de fidélité :
engagement d’assistance, bref, un engagement pour la vie. C’est pourquoi, le mariage suppose
nécessairement un accord de volonté entre les époux pour sa formation. Le mariage s’aperçoit
comme une union de l’homme et de la femme destinée à durer toute la vie. C’est ainsi que Portalis
décrit le mariage comme la société de l’homme et
De la femme qui s’unissent pour perpétuer leur espèce, pour s’aider par les secours mutuels à porter
le poids de la vie et pour partager leur commune destinée 29. Le mariage est également perçu, de
manière générale, comme l’union d’un homme et d’une femme dans l’intention de vivre ensemble.
Mais c’est une institution solennelle qui s’articule autour des règles préétablies bien qu’elle implique
une part importante de volontés individuelles 30 En clair, le mariage est un contrat dans la mesure où
il est créé par la volonté. La volonté est fondamentale dans la formation du mariage. Elle est aussi
fondamentale dans la dissolution du mariage puisque, aujourd’hui, la volonté commune est la
principale cause permettant le divorce. Le développement du divorce par consentement mutuel a
renforcé l’aspect contractuel du mariage. Dans la même perspective, nous sommes d’avis que le
mariage revêt un caractère contractuel qui exige pour sa validité l’accord de volonté de chacune des
parties ou de chacun des futurs époux car, le contrat lui-même, tel que ci-haut défini, comporte
plusieurs conditions pour sa validité. Et parmi ces conditions bien indiquées à l’article 8 du code civil
congolais livre III. Fait partie l’accord de volonté des deux parties ou tout simplement leur
consentement qui ne doit en aucun cas être vicie. C’est pour cette seule raison que le mariage, en
tant que contrat, a permis au législateur congolais de laisser la latitude aux parties ou aux futurs
époux de se choisir eux- mêmes leur partenaire de vie et ce, sans y être contraint ou forcé par une
main étrangère. B. Le mariage est une institution Une institution peut être présentée comme une
situation juridique dont les règles sont definies à l’avance par la loi et que la volonté ne peut
modifier. » Ce qui est institué, la
15 chose instituée, devient une institution : l’institution du mariage civil, d’une réalité, d’une
operation juridique. » Néanmoins, outre qu’il s’agit d’un contrat, le mariage est bien plus qu’un
simple contrat. Il crée une union entre l’homme et la femme qui s’engagent à vivre ensemble jusqu’au
décès de l’un d’entre eux et pour partager leur commune destinée et pour perpétrer leur espèce. Il
n’engendre pas seulement les rapports entre les époux, il crée une nouvelle famille. Il assure la
filiation des enfants qui naitront et scelle l’alliance entre deux familles.35 Cet aspect fait du mariage
une institution. Il est ainsi une espèce de corps social dépassant les volontés individuelles des époux,
36 Pour Amélie DIONISI, » le mariage est aussi une institution. C’est une institution dans la mesure où
l’ordre public est omniprésent en la matière. Ainsi, rares sont les effets du mariage auxquels on peut
déroger par contrat. De plus, le mariage fait entrer dans un statut, le statut de gens mariés, qui est un
ensemble de règles impératives. C’est aussi une institution en raison de l’intervention indispensable
de l’autorité publique tant au stade de la formation qu’au stade de la dissolution. Le mariage est un
acte solennel, qui ne peut être célébré que par un officier public après l’accomplissement de
certaines formalités. Il ne peut être dissout que par un divorce qui est en France judiciaire. Autrement
dit, il ne peut être dissout sans l’intervention d’un juge 38 En effet, une fois la volonté des époux
exprimée, c’est l’officier de l’état civil qui prononce au nom de la loi le mariage. Le législateur
congolais protège, certes, la liberté de consentement mais les vices pouvant être invoqués en Droit
du mariage different de ceux qu’il est possible d’utiliser en Droit commun des contrats. Ainsi, le dol,
c’est-à-dire le recours à une manovre frauduleuse incitant à contracter, est exclu pour fonder une
action en nullité relative du mariage.