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Transformation artisanale du maïs au Mali

Le projet de transformation artisanale des céréales locales au Mali vise à améliorer la sécurité alimentaire en augmentant la production et la transformation du maïs. L'évaluation du projet, financé par le Ministère de la Coopération, examine l'adéquation des objectifs avec la situation alimentaire, l'efficacité technique des équipements, et les aspects économiques de la filière. Les résultats montrent une évolution vers l'autosuffisance alimentaire, mais soulignent également des défis dans la commercialisation et la gestion des unités de transformation.

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Transformation artisanale du maïs au Mali

Le projet de transformation artisanale des céréales locales au Mali vise à améliorer la sécurité alimentaire en augmentant la production et la transformation du maïs. L'évaluation du projet, financé par le Ministère de la Coopération, examine l'adéquation des objectifs avec la situation alimentaire, l'efficacité technique des équipements, et les aspects économiques de la filière. Les résultats montrent une évolution vers l'autosuffisance alimentaire, mais soulignent également des défis dans la commercialisation et la gestion des unités de transformation.

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PROJET DE TRANSFORMATION ARTISANALE DES CEREALES LOCALES EN

ZONE MALI - SUD

- Marché Ministère de la Coopération n ° 0068/92/00130 -

C. FREUD
M. LE MOIGNE
SAR 1992/19 (Mars 92)

CIRAD: Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement

Systèmes Agro-alimentaires et Ruraux


Avenue du Val de Montferrand - BP 5035 - 34032 MONTPELLIER Cedex (France)
Tél. [Link] - Télex: 490 294 F - Télécopie: [Link]
PROJET DE TRANSFORMATION ARTISANALE DES CEREALES LOCALES EN
ZONE MALI - SUD

- Marché Ministère de la Coopération n ° 0068/92/00130 -

C. FREUD
M. LE MOIGNE
SAR 1992/19 (Mars 92)
SOMMAIRE

Page (s)
AVANT-PROPOS 1
1 - ADEQUATION DES OBJECTIFS DU PROJET AVEC LA 3
SITUATION ALIMENTAIRE DU PAYS
1.1. Les objectifs du projet 3
1.2. Evolution du projet et de son 7
environnement

2 - EFFICACITE TECHNIQUE DU PROJET 12


2.1. Arbre technologique 12
2.2. Le choix des matériels 14

2.2.1. Les caractéristiques des


équipements 15
2.2.2. Les performances des matériels 17
2.2.3. Consommation des équipements en 18
carburant
2.2.4. Difficultés techniques rencontrées
sur les équipements 19
2.2.5. Conclusions 21

2.3. Transformation des produits 22

2.3.1. Produits obtenus au niveau du


décorticage 22
2.3.2. Produits obtenus au niveau de la
mouture 23
2.3.3. Rendement global de la trans-
formation 24

2.4. Choix et qualité des produits 25


2.4.1. Qualité 25
2.4.2. Infestation des produits commer-
cialisés
Protection des denrées stockées 28
2.5. Données pour l'évaluation du prix de
revient 30
2.6. Recherche action complémentaire 33

3 - FILIERE MAIS ET FLUX DE LA FILIERE 35


3.1. Description de la filière 35
3.2. Les flux de la filière 38
3.3. La commercialisation 42
3.4. Maîtrise du processus de transformation 44

4 - COUT DE TRANSFORMATION ET PRIX DU MARCHE 46

4.1. Coût de revient des produits transformés 47


4.2. Prix du marché 48

CONCLUSION 51

ANNEXES
1 - Schéma de mise en oeuvre du projet 54
2 - Equipement des mini-minoteries 55
3 - Description des Equipements des Minoteries 56
4 - Prix des matériels 61
5 - Nomenclature des produits 62
6 - Problème de qualité : le rancissement 63
7 - Transformations et transactions 69
8 - Participations prises par CERECOM 79
9 - Evolution des prix 80
10 - Tarifs publics Sama 82
11 - Déclaration préalable 83
12 - Les Grands Moulins du Mali 87

13 - Les unités de transformation en milieu


traditionnel 90
AVANT - PROPOS

Le Ministère de la Coopération a financé, dans le


milieu des années 80, la mise en place de 12 mini-minoteries de
transformation du maïs. En 1992, les 12 unités sont instal lées
�t fonctionnent. Le Ministère a jugé utile de procéder à une
évaluation de ce projet, qui se voulait expérimental, avant de
décider de l'extension de cette opération. Les termes de
référence de l'étude d'évaluation, qui a été confiée à une équipe
du CIRAD, portaient sur :

la concordance des objectifs du projet avec la


po litique nationale visant à l'auto-suffisance
a limentaire,

l'efficacité technique du projet au niveau des


techniques de transformation,

l'éva luation de l'action entreprise au niveau de la


recherche des débouchés,

l'appréciation de la maitrise par les producteurs de


la gestion des minoteries.

L'examen de la mise en oeuvre des crédits doit être


traité en complément par un agent du Ministère de la Coopération.
L'évaluation demandée ne concernait que la transformation
primaire du maïs en brisures et farine, l'évaluation des
débouchés de la transformation secondaire (plats cuisinés) étant
confiée à une autre équipe. L'objet de l'étude était limité à la
transformation du maïs pour l'alimentation humaine; le problème
de la transformation pour l'alimentation animale, qui pourrait
être une alternative pour l'utilisation du maïs, n'a donc pas été
abordé.
2

Le rapport ci-après, traitera dans une première partie


de l'adéquation des objectifs du projet avec la situation
alimentaire actuelle du pays. Dans une deuxième partie il
abordera les problèmes techniques de la transformation pour juger
de l'efficacité des équipements mis en place et de leur mise au
point. Dans une troisième partie il sera procédé à une
description de la filière et des flux qu'elle génère, suivie
d'une analyse de la maîtrise des fonctions du projet (processus
technique, commercialisation, gestion) par ses acteurs. Enfin
dans une quatrième partie seront calculés les coüts de la
transformation et le coüt de revient des produits finis qui sera
confronté aux prix du marché. En conclusion, des propositions de
réaménagement du projet seront présentées.
3

1 - ADEQUATION DES OBJECTIFS DU PROJET AVEC LA SITUATION


ALIMENTAIRE DU PAYS .
1.1. Les obiectifs du Proiet

La sécheresse persistante pendant la décennie 1970/1980


a mené le MALI dans un état de dépendance alimentaire chronique
vis à vis de l'extérieur, alors qu'avant cette période, ce pays
était autosuffisant en céréales (mil, sorgho, riz, maïs et
fonio) .

Les importations de céréales, de moins de 30. 000 tonnes


en 1970 (presqu'exclusivement du b lé) grimpaient à 180. 000 tonnes
dans les années 1980 (y. c l'aide alimentaire) . Ces importations,
composées pour moitié de riz, représentaient environ 15 % de la
production nationale.

L'analyse de la situation montrait que l'état des


finances du pays ne permettait pas de laisser perdurer un
déséquilibre aussi important de la balance commerciale; dans le
même temps, les aides extérieures prenaient conscience que l'aide
a limentaire n'était qu'un palliatif, qui de surcroit
désorganisait les marchés traditionnels. Le gouvernement malien,
a lors, prit la décision de mener une po litique visant à assurer
l'autosuffisance a limentaire, pour la mise en oeuvre de laque lle
il demandait aux bailleurs de fonds étrangers un appui. Cette
intervention extérieure devait changer la nature de l'aide
a limentaire pour en faire un levier de déve loppement, qui
permettrait à terme, au Mali, de retrouver l'autosuffisance
a limentaire. Ce fut l'acte de naissance du programme de
Restructuration du Marché Céréalier (PRMC).

La so lution au déficit a limentaire ne pouvant être que


partie llement trouvée par l'intensification des mils et sorghos,
dont les espèces variétales actue lles ont un rendement potentie l
limité, et par le riz, qui nécessite des investissements
importants et au préalable une restructuration de l'Office du
Niger, l'effort a été mis sur la production de maïs.
4

La production de maïs peut être augmentée, sans


investissements considérables, par l'utilisation raisonnable
d'équipements et d'intrants modernes ; la culture du maïs pouvait
donc être une solution rapide pour atteindre l 'autosuf isance
alimentaire. Les rendements prévisibles de l'ordre de 2 à 3
tonnes/ha devaient permettre d'amortir les intrants, tout en
laissant un revenu suffisant aux agriculteurs, après
commercialisation.

Le maïs n'était pas une céréale inconnue au Mali ; il


était produit et consommé traditionnellement dans trois régions:
les zones limitrophes du Sénégal (Kayes), du Burkina et de Côte
d'Ivoire (pays Senoufo). La CMDT, depuis les années 72/73 avait
commencé à introduire le maïs en rotation avec le coton dans la
zone de Mali-Sud. Cette action était encore limitée. L'action
s'intensifie à partir de 1980/1981 avec la mise en route du volet
maïs, financé par le FAC et la CCCE. C'est un projet de trois
ans, de 1,3 milliards de francs maliens, qui comporte des actions
de recherche, l'équipement d'une ferme semencière, la création
d'un réseau de stockage, une ligne de crédit pour des
équipements.

A la même époque, toujours avec l'appui du FAC et de


la CCCE, sont lancées les opérations de motorisation
intermédiaire dont les fers de lance ne sont pas s eulement les
machines mais aussi les techniques culturales et la
diversification, pour une diminution du risque par le maïs. Ceci
au Mali, au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire.

L'engouement des paysans pour cette s péculation a été


manifeste, d'autant que leur production était achetée par la CMDT
à un prix avantageux. Le maïs, dans les années 1982/19 83,
devenait une culture de rente, en situation de concurrence avec
le coton.

Mais le marché ne suivait pas. La CMDT avait de plus en plus de


difficultés à écouler le maïs sur les marchés de consommation.
5

I l semblait que la ménagère urbaine ait eu des réticences à


acheter un produit non transformé, qui nécessitait des tâches de
préparation pénibles et consommatrices de temps, a lors qu'e lle
avait à sa disposition, sur le marché, un produit facile à
préparer en un laps de temps court le riz. La CMDT avait
appréhendé le problème, dès le début de son action maïs ; e lle
disposait de son opération forgerons qui gérait aussi des
équipements de transformation, et e l le suivait la mise en place
de mou lins artisanaux au niveau des villages, pour encourager les
femmes des unités de production à utiliser le maïs dans leur
consommation.

Pour é largir le marché, et pallier la difficulté de


préparation ménagère, il a semblé que la production de ces petits
moulins artisanaux était insuffisante et qu'il fallait passer à
un traitement industriel, ou semi-industrie l. Le choix a été
fait, concurrement, de mettre en place une unité industriel le à
Bamako et d'imp lanter des unités semi-industrie lles sur les lieux
de production. Le prix du produit fini devant être inférieur à
ce lui du riz, l'abaissement prévisible du prix au producteur
devait être compensé par la création d'un revenu supp lémentaire
pour ce lui-ci, au niveau de la transformation.

C'est dans ce contexte, que la Coopération Française a financé,


dans les années 80, une extension de la capacité de
transformation des Grands Moulins du Mali avec une ligne de
transformation du maïs de 20 000 tonnes (projet CCCE/PROPARCO)
et un projet expérimental de 12 unités semi-industrielles de
transformation du maïs d'une capacité de traitement de 250 à 500
tonnes chacune (projet FAC).

L'objet de la présente évaluation ne concerne que le


projet FAC. I l aurait été intéressant de comparer les deux
projets, mais par suite de l'absence de marché, comme nous le
verrons plus avant, le projet d'unité industrie lle n'a jamais
fonctionné.
6

Le but de l'opération FAC était de préparer l'avenir


aux choix technico-économigues les mieux appropriés pour
entreprendre une véritable stratégie de sécurité alimentaire :
approvisionner les villes et renforcer les sociétés paysannes.
Pour ce là, e lle devait intégrer l'ensemble du système de
transformation depuis l'approvisionnement jusqu'au stockage et
à la conservation ; il convenait de mettre au point les
techniques, tant au niveau des équipements (prob lèmes d'énergie,
de mouture, de conditionnement) que des matières premières
(recherche de variétés de maïs adéquates, sorghos et mils à
tester) et des produits finis (prob lèmes de texture et de
qualité) . Elle devait aussi évaluer les débouchés par la
prospection et l'organisation de la commercialisation. La gestion
de l'unité de transformation devait se faire dans le cadre de
l'association vil lageoise, le projet devant amener l'A.V à
maitriser le processus de transformation et donc à prendre la
responsabilité de la gestion et du fonctionnement de la
minoterie.

Le but du Projet répondait au même souci que celui


affiché par le PRMC : rendre le marché plus fluide, par la
diversification des approvisionnements internes. Ce but a été
atteint, mais indépendamment du projet. D'une situation de
pénurie, le Mali est passé à une situation d'excédents en
céréales.
7

1.2. Environnement et évolution du Projet

BILAN CEREALIER 1989/1990


(en tonnes)

1 1 RIZ
1 BLE
1 MIL 1 TOTAL
1
POPULATION 8 .041.000

PRODUCTION BRUTE 337.750 630 1.816.980 2.155.360

PRODUCTION DISPONIBLE 185.760 540 1.544.430 1.730.730

STOCKS PAYSANS 19.010 - 444.390 463.400

AUTRES STOCKS 36.320 4.000 107.840 148.160

IMPORTATIONS - 14.000 - 14.000

AIDE ALIMENTAIRE 2.000 13.470 6.330 21.800

TOTAL RESSOURCES 243.090 31.670 2.102.099 2.378.590

CONSOMMATION 220.400 28.010 1.827.450 2.075.860

STOCKS PAYSANS - - 240.220 240.220

AUTRES STOCKS 22.690 4.000 35.320 62.010

EXPORTATIONS - - 20.000 20.000

TOTAL EMPLOIS 243.090 31.670 2.102.099 2.378.590

CONSOMMATION/TETE 27,41 3,48 227,27 258,16


(kg)
8

Ces statistiques, d'origine CILSS, sont à manier avec


précaution, en particulier la consommation par tête, qui a
augmenté de 25 % cette année là par rapport à l'année précédente,
a lors que la production était équivalente. On est en droit de se
poser des questions sur le niveau de production, sur l'état des
stocks ou sur les exportations non enregistrées. Quoiqu'il en
soit, il semb le que les importations de céréales, hormis le b lé,
aient disparu, que l'autosuffisance ait été atteinte, et que même
un excédent soit apparu. Il n'en a pas été de même pour l'année
1990/1991, qui a vu réapparaître un léger déficit ; mais à
nouveau en 1991/1992, la campagne agricole a été exce llente. On
se retrouve dans un cas classique de trois bonnes années sur
quatre, le stockage permettant de compenser le déficit de
production de la mauvaise année.

Le pays, à la suite de la réorganisation de l'Office


du Niger et d'investissements importants dans la réhabilitation
des aménagements, devient autosuffisant en riz. L'objectif de
voir se substituer de la brisure de maïs à de la brisure de riz
ne semble plus d'actualité.

D'autant que le projet n'est pas seulement confronté


à un problème de demande, mais aussi à un problème d'offre. En
1990/1991, les minoteries n'ont pas trouvé suffisamment de grain
sur le marché et n'ont pu transformer que la moitié des quantités
qu'e lles avaient programmées. L'engouement qui avait été constaté
pour la culture du maïs, au début de la décennie, n'est-i l pas
en train de s'estomper ?
Les statistiques montrent un accroissement de la production, mais
dans le même temps les responsables de CMDT font état d'une
baisse des superficies et des rendements en 1991/1992.

Par ai lleurs, compte tenu de la lenteur de la mise en


place du Projet, lorsque ce lui-ci est devenu opérationne l, le
terrain était déjà occupé par un nombre important de moulins
artisanaux dans les différents quartiers de Bamako. Ces moulins
qui travaillent à façon, indifféremment, sur mil, sorgho, maïs
9

ou riz répondent mieux aux attentes de la ménagère, que ce soit


au niveau de la qualité des produits finis (farine fraîche et non
farine rance) ou ce lui des prix (le produit transformé à façon
revient deux fois moins cher) .

Quant aux objectifs de mise au point technique des


équipements, on le verra dans l'analyse de l'efficacité technique
du projet, ils n'ont pas été atteints, parce qu'il n'ont pas fait
l'objet d'une recherche appropriée. L'accent a été mis
principalement sur la gestion de l'unité de transformation et la
préparation du transfert de cette fonction aux producteurs. Le
Chef du projet décrit en ces termes les objectifs qu'il s'était
fixé

"Après examen de sa lettre de mission, le Chef de


projet considère que les choix techniques sont indifférents aux
ambitions qu'il peut se proposer, que la batai lle économique à
mener constitue un challenge intéressant, mais surtout que
l'absence de véritables propositions institutionne lles lui laisse
un large champ pour la mise en oeuvre de ses propres convictions.
Le projet de transformation des céréales devient le prétexte à
un projet de promotion paysanne, qui aurait pu tout aussi bien
trouver son application dans un projet de transformation de la
noix de karité, de broyage des tiges de coton, de création de
caisses d'épargne rurales ou de centres de gestion agrico les. . .
A propos des minoteries villageoises, son objectif devient :

créer 12 entreprises paysannes autonomes sous contrô le


des producteurs,
organiser les producteurs spécialisés en groupements
d'apport,
tenir le pari technique des choix techniques et
géographiques faits antérieurement,
constituer l'ensemble en réseau pour intégrer l'aval
de la fi lière céréalière et s'approprier les services
co llectifs nécessaires au système,
10
accompagner l'initiative et l'imagination paysanne
dans la valorisation de son produit.

Et en conséquence
s'affranchir de toutes les bureaucraties
Administration d'Etat, CMDT, Mission de Coopération. . .
former les acteurs de l'entreprise aux disciplines
minima de la comptabilité, leur donner les outils de
gestion et les former à l'analyse,
les engager dans l'action commerciale autonome pour
préserver leur avenir, tout en leur assurant un
minimum de protection économique en phase de
lancement,
protéger les unités de toute initiative externe qui
voudrait les utiliser comme laboratoire d'expérience".

S'il est difficile d'apprécier, à l'heure actuel le, les


résultats des actions entreprises par le Projet, car on ne
dispose pas d'assez de recul, par contre, il est évident que deux
objectifs ont été atteints : - l'affranchissement de la tutelle
de l'Administration la protection des unités de toute
initiative externe. Le Projet fonctionne en système clos, sans
relation avec les autres acteurs, en particulier avec le PRMC.
Or, à notre avis, i l aurait dû être le bras armé du PRMC dans le
domaine de la transformation. Cela est tellement vrai que le PRMC
travail le avec d'autres partenaires dans ce domaine le FED et
1'Aide Canadienne. C'est d'autant plus dommage que, ces deux
aides qui n'ont encore rien réalisé, sont devenues des sources
de référence dans la transformation, alors que le projet FAC est
ignoré. De surcroit, le PRCM dispose de moyens financiers, qu'il
peut mettre à la disposition du projet : crédits de 5 à 8 % pour
les équipements, crédits de 13 % pour les achats de céréales.

Les minoteries du Projet ont été dotées d'un fonds de


roulement, pour ne pas avoir à faire appel au crédit bancaire.
Le problème est que ce fonds de roulement est insuffisant pour
constituer un stock annuel ; il correspond seu lement à 10 % de
11

la capacité de traitement de ces unités. Comme i l se trouve


qu'e lles ne tournent qu'à 10-15 % de leur capacité, le problème
n'est pas aigu, mais il interdit tout déve loppement de
l'activité.
Cette attitude découle de la phi losophie actue lle du
Projet, dont l'objectif est de fixer le prix d'achat du maïs au
producteur à un prix é levé: 50 à 55 F CFA/kg, alors qu'en début
de campagne on pourrait l'acquérir à 35/40 F CFA/kg. I l est
estimé qu'au prix d'achat de 50/55 F CFA/kg les producteurs sont
fidélisés et continueront de livrer à la minoterie, tout au long
de l'année à ce prix là, même si les prix s'envolent. Etant
assuré de la fidé lité des approvisionnements, i l n'est pas besoin
de constituer de stocks importants. Cette présomption, confrontée
à la réalité, n'a pas été confirmée, puisqu'en 1991/1992 les
minoteries n'ont pas trouvé à s'approvisionner au cours de
l'année.

Cette approche nous semble contraire à une bonne


gestion industrie lle. Tout industrie l doit chercher à
s'approvisionner au mei lleur coût, pour lutter contre la
concurrence. Les responsables de la CMDT nous rejoignent dans
notre appréciation, ils estiment, eux aussi, que la minoterie
devrait faire appel au crédit pour constituer des stocks à un
prix intéressant.

Pour concilier le souci du Projet de procurer une


valeur ajoutée conséquente aux producteurs gérant la minoterie,
avec le souci de rentabi lité de l'unité industrie l le, i l nous
semble que la minoterie devrait acheter le maïs à un prix bas,
et a llouer une ristourne en fin d'année à ses membres, en
fonction de prix de vente des produits transformés. C'est en fait
ce qui est en train de se passer dans la réalité : l'acheteur à
Bamako (SAMA) ayant baissé ses prix d'achat, le prix d'achat au
producteur tend à baisser à 40 F CFA/kg. A ce moment là, i l n'y
a plus de raison de ne pas faire appe l au crédit pour constituer
des stocks annue ls.
12

2 - EFFICACITE TECHNIQUE DU PROJET


LES PROBLEMES POSES PAR L'ENSEMBLE DES OPERATIONS LIEES A LA
TRANSFORMATION DES PRODUITS

2.1. Arbre technologique

a) 1er vannage après l'égrenage manuel ou mécanique. Dans


le premier cas le vannage est fait au vent par les femmes,
manuellement, en versant le mélange grain/paille dans un
courant d'air.
Dans le second, le nettoyage est fait dans l'égreneuse qui
dispose d'un ventilateur ; il peut être complété par un
vannage manuel (dans la zone Mali Sud il existe de
nombreuses égreneuses Champenois motorisées).

Les nettoyages précédents sont faits au champ, par les


producteurs, avant livraison à la minoterie. Devant la
qualité tout à fait imprévisible et insuffisante, les
minoteries se sont dotées d'un petit tarare de fabrication
locale, qui nettoie à la fois par criblage et par
ventilation. Cette opération a lieu lors de la livraison
(théoriquement)

b) Décorticage intervention des matériels du Projet -


RIIC et NUHULL dans les quartiers, en ville ou au
village, on trouve des machines diverses (souvent d'origine
chinoise ou indienne utilisant le procédé Engelberg). A
l'autre bout de la chaine, au Mali, en minoterie
industrielle, le décorticage est réalisé par les cylindres
de marque Golfetto.

c) Tamisage : séparation du son et grain, simultanément,


de deux manières ; une grille placée sous les disques
abrasifs des décortiqueurs et une aspiration par un
ventilateur, en sortie de décorticage.
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14
d) Broyage : dans le Projet, deux procédés sont appliqués.
Les broyeurs à marteaux écrasent le grain, ce qui produit
une bonne quantité de farine ; les moulins à meules,
verticales, provoquent l'éclatement des grains, ce qui
augmente la proportion de brisures. Dans les minoteries
traditionnelles de village ou à Bamako, les moulins sont
équipés de meules classiques, métalliques, presque toujours
de marque HUNT. A la minoterie industrielle, le broyage est
assuré par des cylindres broyeurs (Golfetto)

e) Tamisage : il est effectué avec un matériel fabriqué à


la demande du Projet, entrainé manuellement par manivel­
le ; deux modèles sont utilisés.

f) Tamisage : idem. On repasse les produits dans les mêmes


appareils, "décrassés" fréquemment, pour obtenir une
meilleure proportion de brisures en particulier (semoule et
fonio) .

Dans les installations de quartier, il n'y a que la


séparation du son du grain qui soit assurée par le
décorticage ; en sortie de moulin, le mélange est livré
brut à la ménagère.

2.2 Le choix des matériels

Les années 1980 correspondent au Mali à la diversification


et à la recherche de productivité des systèmes de culture
traditionnellement constitués de coton et de mils. On introduit
le maïs qui sera mécanisé assez facilement en culture attelée et
en motorisation intermédiaire.

La mécanisation post récolte des céréales est moins avancée


dans le monde rural. Très généralement ce sont des techniques qui
donnent lieu à transfert Nord-Sud d'unités de dimensions très
vite industrielles et de technologies évoluées, souvent
performantes mais pas adaptées à l'échelle paysanne.
15

Durant ces mêmes années, des expérimentations de


décorticage/mouture démarrent au Nigéria, Bostwana, Ghana,
Sénégal, Soudan, Tanzanie, Ethiopie, Gambie, Kenya, Zimbabwe.
Elles font suite, ou sont conduites en paral lè le, à ce lles
amorcées par la recherche canadienne.

Ces études se développent dans une atmosphère de crise


céréalière et s'inscrivent dans l'ensemble des études qui seront
conduites pour y répondre. Lorsque l'opération FAC sera lancée
on pensera nature llement à ces équipements, ce qui est normal,
et on ira trop vite dans les extrapo lations.

L'ensemble des équipements n'est pas complétement fiable,


ou n'a pas subi d'épreuve de fonctionnement sur longue durée ;
des difficultés sont rencontrées, on change de matériel en cours
d'opération. . . Les études restent très sectorie l les (on essaie
par exemp le un décortiqueur, mais pas nécessairement une ligne
de transformation comp lète . . . )

Or le Projet se trouve précisément devant la nécessité de


mettre en route des équipements fiables, comp lèts, dans des
unités de production / transformation qui restent à inventer. . •

2.2.1 les caractéristiques des équipements

cf annexes n ° 2 et 3
Les décortiqueurs RIIC et NUHULL dérivent l'un de
l'autre, mais ils n'ont pas été étudiés dans les mêmes pays, et
ne re lèvent donc pas des mêmes références, ni sans doute du même
cahier des charges. Le broyeur TOY et le moulin PRESIDENT ne se
situent pas du tout dans la même famille d'équipements les
modes d'action, donc les produits obtenus, sont très différents
(en proportion et vo lumes si ce n'est en nature. . . )
16

En somme les matériels ont été assemblés à mesure de


l'avancement du Projet, en fonction sans doute des appréciations
et raisonnements des experts de l'instant. La situation actuelle
est décrite dans le tableau "équipement des mini-minoteries"
(cf annexe 2) , qui révèle une assez grande hétérogénéité. Nous
nous trouvons devant des combinaisons de machines et non devant
une ligne de transformation.

Ce manque d'harmonisation est une erreur. La formation


du personnel, le suivi et la maintenance des machines, sont
évidemment rendus plus complexes.

Le Projet ne se préoccupe pas de ces questions.


Lorsqu'il y a problème, on fait appel à la cellule de
mécanisation de la CMDT mais celle-ci n'est pas vraiment
responsable.

Ajouter à cette faiblesse du dispositif l'absence de


standardisation, revient à se donner la probabilité maximum de
pannes, d'arrêts. . . et tous les ennuis d'approvisionnement posés
par des modèles, des machines, des fournisseurs différents! Pour
l'instant, le matériel est quasi-neuf, donc peu de problèmes se
posent. Malheureusement cela ne durera pas et il faudra prendre
en charge sérieusement l'entretien et les réparations des
matériels. En outre les minoteries se trouvent dans des villages
éloignés des routes. Les mauvaises conditions de communication
sont des handicaps pour la maintenance et pour la formation.
17

2.2.2. les performances des matériels

L'exploitation des données de 1989/90/91 concernant les


minoteries de TORODO I MORIBILA I N I TOSSO, KARANGANA conduit à
distinguer les résultats suivants :

MATÉRIELS FONCTIONNANT INDÉPENDAMMENT LES UNS DES AUTRES


DECORTIQUEURS RIIC ET NUHULL 350 à 500 kg/h
MOULIN DDD PRESIDENT 350 "
BROYEUR TOY 1000 Il

PETIT TARARE LOCAL 100 Il

TAMIS LOCAL 150 Il

MATERIELS FONCTIONNANT EN SERIE :


CHANTIER (MOULIN + DECORTIQUEUR)
350 à 500 kg/h maxi
RENDEMENT DE L'ENSEMBLE DE LA MINOTERIE
200 à 250 kg/H actuellement

COMMENTAIRES

Ces chiffrent résultent de l'hétérogénéité des


équipements constituant la ligne de transformation. Certains
postes, manuels en particulier, devraient être doublés ou
triplés pour que les décortiqueurs puissent extérioriser leurs
capacité.

Le rendement du décortiqueur RIIC est nettement plus


faible que celui annoncé pour le matériel du BOTSWANA .

Il en va de même pour le matériel canadien {par réf.


rendements théoriques. )
18

Enfin les broyeurs TOY ont des débits considérables


dès que l'on ouvre la trappe de la trémie! Le rendement de la
minoterie est donc bien éloignée des potentialités de ce genre
d'équipement.

2. 2.3. Consommation des équipements en carburant

Exp loitation des données re levées pour les 5


minoteries visitées :

Consommation horaire Consommation/tonne


produit traité

Décortiqueur R II C 2 1 / h 5,1 1 / t
(Bostwana)
Décortiqueur NUHULL 2,6 à 2, 7 1 / h 8 1 / t
(Canada)
Broyeur TOY 1, 7 1 / h 1,5 à 1, 7 1 / t

Montage tout 1, 9 1/h à 2, 5 1/h 6 1 / t


é lectrique de Moribila
(décortiqueur + moulin
+ génératrice Diese l)
Combinaison du
décortiqueur, du 2,1 à 2, 8 1 / h 4,3 à 6, 5 1/t
moulin à meules et
d'un moteur thermique

COMMENTAIRES
- Les consommations nous indiquent que les moteurs choisis ont
une puissance suffisante pour entrainer le matériel (cf
consommation spécifique) .

- La combinaison des 2 équipements principaux demande, en effet,


une puissance comprise entre 10 et 15 ch, ce qui est assuré.
19
- Seul le cas (décortiqueur NUHULL + Moulin + moteur MWM à
1500 t/mn) pourrait révéler un manque de puissance. Dans ce cas
il faudrait jouer sur les caractéristiques de la transmission et
redonner de la vitesse. Le choix est correct globalement.

NOTA Le broyeur Président n'est jamais entrainé seul ; sa


consommation est donc confondue avec celle du
décortiqueur.

b) Le décortiqueur NUHULL Canadien consomme davantage


d'énergie que le matériel du BOSTWANA. Il faudrait privilégier ce
dernier à l'avenir.

c) Le montage tout électrique est séduisant par sa


simplicité et sa consommation très compétitive. Mais, compte tenu
de la maintenance disponible localement (et de la connaissance
des moteurs LISTER et MWM par la CMDT), les montages classiques
avec moteurs thermiques seront mieux maîtrisés par les
utilisateurs.

2.2.4. Les difficultés techniques rencontrées sur les


équipements - incidence sur les coûts d 'utilisation

- Bon nombre de ces matériels sont fiables.

- Les moteurs MWM et LISTER travaillent à "poste fixe", dans des


cabines ventilées et à 1 'abri des poussières, à vitesse de
rotation relativement basse : ils ne devraient pas rencontrer de
problèmes majeurs.

- L'opération minoterie est "jeune'', les équipements encore peu


utilisés - l'observation de pannes graves est peu probable.
20

On a relevé cependant :
* Pour les décortiqueurs
* Ci-dessous figurent les incidents tenant au manque de fiabilité
de l'équipement et qui majorent le coût normal des entretiens et
réparations.

- Une usure inégale des meules selon qu'il s'agit de meules


d'attaque ou de travail. Le changement de l'ensemble des meules
n'est donc pas systématique.
On retiendra : 3 meules/100 tonnes �� 359 F/ tonne

Le matériel canadien (NUHULL) use les meules plus vite puisque


l'ensemble des 9 meules doit être changé après 30 tonnes.

- Usure de revêtement intérieur de carter en plastique, collé sur


le métal : 17 000 F/100 t �� 170 F/tonne

- Usure du circlips de blocage du roulement de ventilateur ; jeu


latéral du ventilateur et détérioration�� pas d'évaluation

- Arrachage du palier supportant l'entrainement de l'axe des


décortiqueurs côté poulie.
12 390 F CFA/400 h �� 124 F/tonne
Une modification (palier intermédiaire) sera sans doute
nécessaire

Les meules, desserrées, tournent sur l'arbre et peuvent


détériorer les entretoises, sur le matériel canadien
principalement. A contrario, les meules, bloquées, peuvent
entrainer des ruptures au démontage �� 36 F/tonne

- Courroies de transmission principales


1 jeu/1000 t 9 X 5055 F CFA �� 45 F/tonne
(battement anormal des courroies)

Coût des réparations à caractère aléatoire sur


décortiqueur �-� 734 F/tonne
21

* Pour les moulins - pas d'incident notable

* Divers
- Réglage de la ventilation
Flasques réglables pour la vitesse de rotation et prises d'air
dosant le départ du son ; quel que soit le réglage on enregistre
des pertes de grains dans le son. Celles-ci peuvent atteindre
5 % de produit introduit.
- Vitesse de rotation des équipements
Les rapports de transmission ont déjà été modifiés, mais ils
restent élevés : 1 500 à 2 000 t/mn adoptés en essais pour les
matériels NUHULL RIIC, et pour les moulins broyeurs.

2.2.s. conclusions sur les choix des équipements

Le matériel n'a pas été choisi en fonction d'une


demande et nous devons nous contenter d'enregistrer a posteriori
les performances, qualités et défauts.

Ceci étant les moulins sont des matériels de qualité.

Les décortiqueurs réserveront sans doute des surprises


au plan mécanique et devront être suivis attentivement pour
mesurer l'usure des disques abrasifs (principales et très
coûteuses pièces d'usure) . De toutes façons, ce système de
décorticage n'aura sans doute pas de très grandes performances
même lorsqu'il sera au point. Car le décorticage est fonction du
temps passé dans la machine. Pour avoir un bon produit il faut
accepter de perdre du temps donc du rendement.

Les performances des équipements, pris séparément ne


sont pas identiques les uns aux autres ce qui donne un rendement
pratique de la chaine de transformation assez faible (non
supérieur au matériel traditionnel utilisé par les ménagères) .
22

2. 3 . Transformation des produits


Averti s s ement l ' hétérogéné ité du parc de machines
nous obl ige à cons i dérer les chi ffres avec prudence car tous ne
sont pas comparables. Les moul ins DDD conca ssent plus ou moins
finement l e produi t , les broyeur s écrasent l es gra ins et donnent
beaucoup de far i ne , etc . . .

On s a i t par a i l leur s que les % de produits obtenus sont


fonction de la vitesse de rotation , de l'écartement des meules ,
de la charge , c ' est à dire de la quantité de gra i ns que l a trappe
d'a l i mentation la iss era pa s ser ( débi t) , de l'usure des meules ,
des ma i l l es de l a bluteri e , . . . toutes choses que les m inoter ies
actuel l es ne ma itr i sent pas vra iment.

On affirmera donc plus des tendances que des moyennes


homol oguées.

Une dernière remarque : les produits obtenus pourr a i ent


aus s i dépendre de l ' humidité du gra i n. Il n'en est r i en i c i car
l es produits tra ités par les minoter i es , sont très secs ce qui
diffère des moul ins artisanaux où la ménagère apporte du gra i n
souvent moui l lé pour l 'opération préa lable de décorticage.

2. 3 . 1 Les produits obtenus au niveau du décort icage

Le décorticage du maïs n ' est pas faci le car l e gra i n


présente des arêtes et des dépres sions.

Il demande plus de temps , manuel l ement , que celui des


mi l s et sorghos ; l a mécani sation du dé corticage trouve donc un
justificatif par l ' économie escomptée du temps de trava i l.
I l n'y a pas de régl age , sur les machines du Projet ,
permettant de fa ire var ier le taux de dé corti cage. P l us l ongtemps
le gra i n reste dans le décortiqueur et plus i l y a de s on enl evé.
23

Sur les trois dernières années on a pu enregistrer les résultats


" moyens " suivants
19 8 9 19,2 % de son
19 9 0 17,8 % "
19 9 1 15,5 % "

chiffres qui apparaissent faibles comparés aux tests de l'INRA


sur des variétés togolai ses (26 à 29 % de son), aux expériences
sénégalai ses s ur r i z de maïs (j usqu'à 23 % de son), aux tests de
l'ITA touj ours au Sénégal (25 %) . Selon HOLTZMANN, il faut tabler
sur des taux de décorti cage de 18 à 20 % avec le maïs j aune et de
20 à 22 % avec le maïs blanc.

Dans le proj et malien étudié ici, on observe que les


meuniers ont tendance à enlever moins de son (souci d ' économie)
en limitant la durée de traitement dans la machine. Ceci se
tradui t par u n produit moins clair qui peut déplai re à la
ménagère.

2 .3. 2 . Les produits obtenus au niveau de la mouture

En % du poids du produit initial et avec les machi nes


actuelles:

(% produit initial)

Exemple 19 8 9 SON SEMOULE BRISURE FARINE


NAMPOSELLA 17 12,6 38 ,2 28
BROYEUR KARANGANA 18,9 21,9 29,9 30,7
MORIBILA 18,6 32,9 9 ,3 32,1

N'TOSSON I 11,7 24,8 38,5 22,2


MOULIN YAFOLA 19, 9 28 27, 6 22,3
N'TOSSO 19,5 23,3 37, 8 18,8
SANZANA 29 ,2 18,1 36,6 20,7

On a confirmation de ce que le broyeur (TOY) produi t un


% de farine plus grand que le mouli n (DDD). Corollai re sans
doute, le mouli n permet d'obteni r plus facilement de la bri sure,
24

ce qui devrait satisfaire le consommateur. Compte tenu du faible


débouché de la farine actuellement, les broyeurs à marteaux
devraient être éliminés dans le Projet.

Les résultats des trois dernières années peuvent être


traduits de la façon suivante :

(% du produit initial)

ANNEE SEMOULE BRISURE FARINE BRUTE


( 1 tamisage)
19 89 20, 4 35, 4 25 , 8
1990 22, 5 35 24 , 5

199 1 18, 7 45 19 , 9

Blutage des farines

Même avec des produits secs, la farine est " grasse au


toucher" et encrasse les tamis rotatifs. Dans certaines
minoteries , un second tamisage est fait , qui sépare les farines
de qualité dite ''extra" des semoules très fines ("fonio") ; sur
un lot de farine produit actuellement à Karangana ou à Bamako la
répartition est de 45 % pour la farine extra et de 5 5 % pour le
"fonio" , produit très apprécié pour le couscous .

2. 3 . 3 . Rendement global de la transformation

Il est diminué par les pertes ou faussé par les erreurs

- Impuretés enlevées par tararage


- erreurs de pesée
- erreurs d ' enregistrement
- pertes de produits (rongeurs)
25
Ceci étant , l es résul tats enregistrés ont été les s uivants :
19 9 0 erreurs / pertes = 2 , 8 % rendement g l oba l = 9 7 , 2 %
19 9 1 " Il
= 4,0 % Il Il
= 96, 0 %

Des performances moins bonnes ont été notées à


Nampose l l a et N 'Tossoni ( 4 et 8 % de pertes) , à Sebekele et
Torodo ( 7 , 5 et 8 % ) respectivement en 19 9 0 et 19 9 1. Karangana , en
19 9 1 a limité ses pertes au chif fre remarquable de 0 , 2 % .

2.4. Choix et qualité des produits .


Durant l a phase expérimenta le , les trans formations ont
concerné pour l'essentiel le maïs. Le sorgho a donné l ieu à des
transactions entre SAMA et les minoteries ; en 19 92 , une
diversification a été tentée par DUNGAFA et SAMA dont l e résultat
n'est pas encore garanti.

Les deux qua lités de maïs ont été traitées ( j aune et


b l anc) à Sanzana et Karangana . Le grain bl anc a une f orme plus
plate et se révèle plus dif ficile à décortiquer . I l est
néces saire de l ais ser le grain plus longtemps dans le
décortiqueur.

Avec l e maïs blanc , le rendement au décorticage est


éga l au maximum à 7 8 % ( donc élimination de 22 % de son). Ceci
s emble presque anorma l aux respons ables du Proj et ; pourtant ce
n'est pas une performance extraordinairement mauvaise ( ra ppel ons
que l e décorticage du maïs j aune nous appara it insuf f is ant).

P lus contraignante est l a réaction du consommateur


urbain qui semble ne pas apprécier le maïs bl anc .

2.4. 1 Qualité

Les quelques initiatives diversifiant les céréa les


traitées r estent limitées.
26

En s omme on ne maîtr i se pas toutes les techniques et


l'informat ion sur les produits est réduite. Dans ces cond i t i ons
l e l ancement de l ' opération de transformation sans étude
préalable des besoins, sans évaluation des qualités organo­
l eptiques des produits - s'agissant de nutrition humaine - était
pour l e moins risqué.

Or il s ' avère malheureusement que des problèmes


d i fficiles s e posent , liés

- au rancissement des far ines


- à l'attaque des produits stockés par les i nsectes

Dans les deux cas , la détéri orat ion des produits et/ou
leur aspect (repoussant par la présence de paras ites) , condamnent
l'opérat i on , quelles que soient les solutions trouvées au niveau
des marchés . . . de la compét it ivité du maïs par rapport aux autres
céréales . . . etc

* Le rancissement des farines

On trouvera en annexe un texte (CIRAD / CEEMAT)


expliquant le mécanisme. En résumé , la graine de céréale comporte
un germe r enfermant la plus grande part ie des lipides du grain.
Ces lipides s e trans forment assez rapi dement et s'altèrent ,
donnant un goût et une odeur qui déplaisent au consommateur.

Lorsqu'on traite le maïs , la minoter i e doit éliminer


ces germes. Dans les i nstallat ions industr ielles modernes ceci
est normalement assuré . Mais les uni tés de trans format i on du
Proj et n'ont pas de machines comparables. Et aucun autre process
(chimique. . . ) ne permet de freiner l'altérat i on dans les
minoter ies maliennes .

En conséquence les far ines , dans lesquelles on


retrouve , broyées , une très grande parti e des germes et des
lipides , . . ne sont pas stables .
27
Elles deviennent impropres à la consommation dans des
délais assez courts ( 1 à 2 mois, selon utilisation envisagée, au
Mali) .

Ceci explique les efforts des minoteries pour tenter de


diminuer les proportions de farines produites.

Il faut savoir que les germes se retouvent aussi pour


partie, dans les brisures. Plus ou moins entiers, ils sont moins
exposés aux transformations immédiates. Mais surtout, ils entrent
dans des préparations culinaires immédiates ; le stock est épuisé
avant qu'il ne se dégrade !

Quelle solution proposer ?

Introduire un matériel capable de dégermer le maïs dans


les chaînes de transformation ?

Il faut être conscient de la difficulté

- Dans les lignes de transformation conventionnelles existent de


telles machines; elles fonctionnnent souvent par projection de
grains, à grande vitesse, sur les parois, pour faire éclater les
grains et séparer les particules. Ces machines ont un grand
débit, beaucoup plus important que celui des équipements des
mini-minoteries.

- de telles machines sont proportionnellement chères.

- de plus elles ne fonctionnent pas seules et s'insèrent dans un


système de transformation et de séparation complet, comprenant
d'autres matériels (plansichters. . . )

Une telle solution ne convient objectivement pas aux


conditions dans lesquelles travaillent les mini-minoteries.

- Une mécanisation appropriée ?


28

Une dégermeuse existe, apparemment simple, en Colombie.

Il serait sans doute intéressant d'acheter un


exemplaire et de le tester avant importation ou construction en
partenariat . . .

Dans les différents cas de figure, un minimum d'étude


complémentaire est indispensable, qu'il s'agisse de mécanisation
de l'opération, de process ou de produit. • . pour évaluer les
qualités et aptitudes des farines et semoules obtenues.

2.4 . 2 I nfestation des produits commercialisés .


Protection des denrées stockées .

En recommandant l'étude de l'ef ficacité technique, le


cahier des charges de la présente évaluation s'attachait surtout
à l'analyse des équipements et de leurs performances. Mais,
parallèlement, au niveau des stockages, se pose un problème d'une
réelle gravité.

Le maïs est acheté aux agriculteurs, stocké, trans­


formé puis les produits sont stockés à leur tour . Pour
l'ensemble de cet itinéraire, la protection sanitaire est quasi­
nulle. Il faut revoir l'ensemble des conditions de stockage , les
conseils en vulgarisation, la formation des protagonistes . • .

L'énoncé suivant suffira pour faire comprendre la


complexité du dossier à traiter :

le maïs livré est stocké avec, (voire contre) , les


produits finis (dans le même local)

- le magasin est petit (5 m x 6 m) et tout à fait inadapté


à des stockages importants, a fortiori à ceux que pourrait
représenter une grande partie de la production annuelle,
29
- il est muni d'une seule porte pour les manutentions, la
communication avec la salle de travail ne comptant pas
sérieusement. Les lots anciens sont ainsi difficilement
accessibles.

- les sacs sont empilés sur n'importe quelle épaisseur,

·- les sacs sont appuyés contre les murs, le tas pouvant


couvrir toute l'aire de stockage

aucun circuit ou accès n'est aménagé à travers ces sacs,


à l'intérieur des magasins,

quelques petites ouvertures, équipées de volets


métalliques, d'où très forte température, et ventilation
bien aléatoire,

- les produits livrés par les agriculteurs sont transvasés


dans des sacs en polypropylène tressé et rentrés tels quels
dans le magasin,

- les traitements sont appliqués sur les sacs, à l'extérieur


de ces derniers (actellic, basudine. . • ) . Mais les insectes,
à l'intérieur des sacs, ne sont pas tués !

- on parle de fumigation mais on ne voit pas très bien


comment ils peuvent se faire dans de telles conditions. . .

Chaque remarque précédente traduit le fait que le Projet ne


prend pas au sérieux le stockage et la protection sanitaire des
produits. Il n'est pas étonnant de voir les insectes divers
(charançons, tribolium. . . ) courir dans les magasins et sur les
sacs, se déplacer et percer les sacs de plastique contenant la
farine, etc. . .

Tout est à revoir en remontant jusqu'à la source de la


contamination : la livraison par les agriculteurs.
30
Les produits sont déjà infestés à ce moment. I l faut a lors :

nettoyer les grains avec du matériel sérieux


(tarare) ; le petit nettoyeur traditionnel est une copie
astucieuse mais relève plus du gadget que de la machine
agricole .

- évaluer avec un spécialiste (et entamer si nécessaire


quelques expériences. . . ) les cas de figure devant lesquels
on se trouve. Si le stockage doit être long , i l est sans
doute necéssaire de mélanger le grain avec un insecticide de
contact qui pourra ainsi tuer les insectes libres ou cachés.
Mais il convient d'évaluer les durées de stockage, la
rémanence et la toxicité, car il faut être conscient de ce
que le nettoyage du grain, lors du décorticage, est mauvais
(on peut retrouver de l'ancienne poudre dans les farines ! )

Si le mé lange est trop hasardeux sans doute faut-il


avoir recours à une fumigation efficace, avant de transvaser les
sacs, durant p lusieurs jours, sous bâche, éventuel lement en
traitement de quarantaine à l'extérieur, puis de traiter à
l'intérieur du magasin.

- La méthode et les produits ayant été définis à nouveau


soigneusement, on procédera à la "reprise en main sérieuse"
des minotiers et comparses ; car pour être efficaces, ces
traitements sont - et ne peuvent être - que très dangereux.

2.5 . Données pour l ' évaluation du prix de revient

L'investissement varie d'une minoterie à 1 'autre car la


composition des chaines, on l'a vu n'est pas la même
(cf annexes 2 et 4) .

Les é léments de calcu l


31

* INVESTISSEMENTS
- Bâtiments : 2 . 0 0 0 0 0 0 F CFA, donnée actuelle fourni e par la
CMDT, chi f fre supér ieur aux estimations faites lors du lancement
de l ' opération ; les construct ions ont été réalisées en matér iaux
de construction clas s iques ( " en dur " ) et non d e f açon
trad itionnelle .
..,. Compte tenu des réserves faites sur la conservat i on des
produits d'une part, de la nécessité de stocker en début de
campagne pour une bonne gestion d'autre part, il apparait qu'une
surface double ne serait pas excessive

Equipements on retiendra pour les calculs une des


combi naisons coûteuses, celle comprenant le matér i el de
décorticage NUHULL .
Investissement = 6 . 7 7 0 . 0 0 0 F CFA .

Matér i els divers de la minoter ie


il s 'agi t d e petits
matér i els de pesée, de mobilier, etc . . . ( cf . liste en annexe 4 ) .
Investissement = 1 17 8 0 0 0 F CFA

* CALCUL DES AMORTI SSEMENTS

- Bâtiments = 15 ans . . . . . . . . . . . . . . . 133 0 0 0 F CFA/an

- Equipements de trans formation : compte tenu des utilisat ions


annuelles qui devrai ent approcher 8 0 0 à 10 0 0 heures ( ce qui est
important pour le matér iel agri cole), on conf i rmera le chi f f re
proposé par la cellule de mécani sation de la CMDT à Koutiala :

Equipements = 7 ans . . . . . . . . . . . . . . . 9 6 7 20 0 F CFA/an

Cec i traduit des hypothèses de f iabilité plutôt s évères,


justi f i ées par une mise au po int non terminée ( cf . c i -dessus
pannes aléato i res) des matér iels de décorticage et par un
i solement techni que des unités, tout à fait r isqué .
32
- Matériel de la minoterie

= 5 ans . . . . . . . . . . . . 235 6 0 0 F CFA/an

Amortissements annue l s = 1. 335. 8 0 0 F CFA


* CALCUL DU FONCTIONNEMENT

- Consommation carburant
consommation lubrifiant ( vidanges et comp léments)
changements de filtres huile et gaz oil
petites pièces concernées ( joints . • • )
Tous calculs faits . . . . . . . . . . . . . . . . . • • 825 F CFA/h

Pièces détachées hypothèse


ci-dess us d'un faite
f onctionnement en conditions dif ficiles. Prix des pièces, sur l a
vie des engins, égal à 80 % de l'investissement ( en conditions
très dif f icil es, on peut al ler jusqu'à 10 0 % )

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 7 3 6 0 0 F CFA/ an

- Pannes aléatoires liées à la mise au point de 5 matériel s


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 3 4 F/tonne

- Hypothèses de fonctionnement des minoteries

rendement global de la minoterie - cf. ci-dessus


........................................ 2 0 0 kg / h mini

temps de travail / jour escomptable raisonnab lement


4 heures
Temps de travail/an
6 mois = 17 5 jours
= 7 0 0 heures
tonnage journal ier 0 , 8 tonne/jour

tonnage annuel 14 0 tonnes/an minimum


33
Calcu l du coût de la transformation
Amortissements. . . . . . . . . . . . . . . . = 9, 5 F CFA/kg
Carburants / lubrifiants. . . . . . . = 4, 2
Pièces et réparations. . . . . . . . . . = 5, 5
Accidents aléatoires . . . . . . . . . . . = 0, 7

TOTAL. . . . . = 19, 90
Salaires et autres. . . . . . . . . . . . = 3, 5 0
Pertes de fabrication . . . . . . . . . = 1, 75

TOTAL COUT TRANSFORMATION . . . . . . . = 25, 15 F CFA/kg

2. 6 Recherche action complémentaire

Plusieurs volets :
Technique
* Les bi lans actue ls nous permettent déjà d'orienter une
standardisation du matérie l (matérie l du Bostwana supérieur,
moulin mieux adapté aux buts poursuivis. . . )

* Mais, simu ltanément, des aménagements et renforcements


apparaissent nécessaires sur les équipements précisément choisis
(fixation et usure des meules, arrachement de la transmission. . . )

* La standardisation apparait également nécessaire pour les


sources énergétiques. La coexistence de moteurs thermiques et
é lectriques n'est intéressante ni pour la transformation des
produits, ni pour la maintenance des équipements.

* De nouveaux matérie ls seront peut-être necéssaires ; on a vu


que le matérie l pour dégermage existait en Amérique Latine ; du
matérie l de nettoyage reste à mettre au point. . .

* En matière de défense et protection des stocks, il faut prendre


pratiquement le prob lème à ses débuts et former très intensément
le personne l.
34
* La qualité de la far ine et son évolut ion do ivent être étudiées ,
même s 'il y a introduct ion de processus de dégermage (validation
technolog ique).

* Une recherche sur l 'ut il isat ion al imentaire et/ou industr ielle
des produ its résultant des transformat ions est absolument
nécessa ire...

En résumé un projet de recherche d'accompagnement en technologie


des mécanismes et des produits est à promouvoir, sur pl ace, avec
prise en compte et animation des différents acteurs du Projet et
de son environnement. . .

Micro-économique :
* En mat ière d 'organ isat ion des chant iers , de comparaison des
temps de travaux. .. une réflex ion est à conduire puisqu 'on
obt ient des rendements assez dér isoires en combinant des mach ines
ayant , parfo is , des performances élémentaires importantes.

* Les coûts d 'ut ilisation sont év idemment des cr itères


essent iels.

* Enf in les invest issements var ient du s imple au double , d 'un


décort iqueur à 1 'autre ; les d ifférences sont notables entre
moteurs , l ' inc idence des taxes ne peut être ignorée , etc ...

Pour traiter de ces doss iers importants et déli cats , il


n 'est pourtant pas nécessaire d 'envisager un d ispositif de
recherche cons idérable. Sur place existe la cellule de
mécanisat ion de la CMDT qui a une longue expér ience du mil ieu
malien où évoluent ces équipements. Elle a une équ ipe déjà
compétente et elle bénéfi c ie d 'un échant illonage de s ituat ions
important. Il suff it donc de préparer des dossiers d 'études , de
su ivi / évaluat ion sur le terrain et plus précisément dans les
minoter ies , d 'épauler la CMDT par des missions chargées de mettre
en place les études complémentaires et de part i ciper à l 'analyse
des résultats.
35

En clair , il s'agit de s'appuyer sur le dispositif


opérationnel de l'opération CMDT sans lui demander des travaux
supplémentaires , sortant par trop de s es activités déj à
programmées .
Les organismes de recherche en place : Service de Technologie à
Bamako , Division du Machinisme, équipes de recherche du CIRAD en
déplacement de moyenne durée devraient compléter et animer le
dispositif.

3 - FILIERE MAIS ET FLUX DE LA FILIERE

3 .1. Description de la filière


La f ilière de transformation du maïs commence à la
production , couvre le processus de transformation lui-même , pass e
par les dif férents intermédiaires de la commercialisation , pour
aboutir au consommateur. Il existe actuellement deux circuits
pour passer du producteur au consommateur - le circuit s emi­
industriel , obj et de l'évaluation et le circuit artisanal. On
retrouvera le cheminement de ces deux circuits dans
l'organisation du graphe ci-après. On notera pour mémoire
l'existence d'un troisième circuit - Le circuit industriel des
Grands Moulins du Mali - dont l'installation existe , mais ne
f onctionne pas. Le graphe se milite à décrire le circuit entre la
zone de Koutiala , où sont situées huit minoteries , et Bamako .

Les paysans producteurs de maïs, autoconsomment en


maj eure partie leur production et commercialisent , s emble -t-il ,
pour moitié leurs excédents après la récolte , et l'autre moitié
en période de soudure . Une partie des ventes se f ait auprès des
minoteries , et l'autre auprès des commerçants. Ceci , compte non
tenu des dons en nature à la f amille , en ville , ou de la dime
(10 % de la production selon l'Islam) .
36
F ILIERE M A I S

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37
Les minoteries, qu i a l'orig ine étaient gérées par les
Associations Villageoises, sont en train de s'ér iger en
groupements de producteurs (on trouvera en annexe un exemplaire
des statuts) . Elles s'approv is ionnent en priorité auprès de leurs
membres et accessoirement auprès des v illages vois ins. Leur
act iv ité pr inc ipale est la transformat ion du ma ïs , ma is elles ne
répugnent pas à fa ire du commerce du mil ou à transformer ce
dernier à façon. Les produits transformés (ri z de maïs , semoule ,
farine , sons) sont , soit vendus sur les marchés avo isinants
(33 % en 19 89/1990 , 60 % en 1990/199 1) soit vendus à Dungafa.

Dungafa est la fédération des huit minoter ies de la


région de Kout iala , qui collecte la mouture dans les minoter ies
et achète le gra in dans les v illages. Elle stocke temporairement
ces produ its dans des entrepôts à Kout iala et les expédie dans
les v illes secondaires et pr incipalement à Bamako , à Sama.

Sama est un groupement d'intérêt économique ,


gest ionna ire d'une minoter ie à Bamako ; il se charge de la
commerc ial isat ion de sa propre product ion et de celle qui lu i est
expéd iée par Dungafa , auprès de revendeurs ou d irectement à
l ' entrepôt.

Sama et Dunga fa sont donc deux ent ités , crées par


Cerecom (volet commercialisat ion du projet FAC) qui préf igurent
la pr ise en main de la f ilière par des GIE maliens.

Les commerçants sont soit les interlocuteurs des


paysans , auxquels ils achètent leur product ion à l'état de
grains , soit les interlocuteurs de Dungafa et de Sama auxquels
ils achètent les produ its transformés pour les revendre , dans les
deux cas , aux consommateurs des v illes secondaires ou à Bamako.

Les commerçants semble-t-il , allient le commerce


nat ional au commerce international , s'approvisionnent et vendent
les grains , su ivant les dif férent iels de pr ix , concurrement au
Mali et dans les pays l imitrophes .
Les consommateurs achètent les produits transformés
(riz de maïs, semoule, farine) auprès de revendeurs au marché ou
directement auprès des minoteries. Ils peuvent aus si acheter du
maïs en grains. Dans ce dernier cas, et il en est de même pour
les dons en provenance de leur village d ' origine, ils vont porter
le maïs au moul in artisanal de quartier pour le transformer.
Cette opération, se fait au jour l e jour , en petite quantité. La
ménagère apporte le maïs, déjà décortiqué à la maison, pour
l'opération de mouture, et paie une somme de 12, 50 F CFA par kg
ou elle fait aussi décortiquer le maïs et paie la même somme,
mais le meunier garde le son pour la rémunération du décorticage.

3 .2. Les flux de la filière

La première minoterie, Nampossela, a commencé à


fonctionner en 1987. Elle a transformé 75 tonnes de maïs, qui ont
donné 25 t de brisures (coefficient de transformation : 3 3 %) ,
13 t de semoule (coefficient de transformation : 17 %) , 20 t de
farine (coefficient de transformation 27 % ) , 14 t de son
(coefficient de transformation : 19 %) et 3 tonnes de pertes
(4 %) . Seulement 1/3 de la production a été vendu, principalement
dans la région de Koutiala, les deux autres tiers ont été
distribués gratuitement dans la région de production pour faire
connaitre les produits de transformation.

En 1988, est entrée en fonctionnement la minoterie de


Karangana. Les deux minoteries ont transformé 164 t de maïs, qui
ont donné 52 t de brisures (32 %) , 27 t de semoule (17 %) , 43 t
de farine (26 %) , 31 t de son (19 %) et 6 % de pertes. Toute la
production a été vendue, principelement dans la zone de
production.

En 1989, les huit minoteries de la zone de Mali-Sud


étaient en fonctionnement. Elles ont transformé 550 t de maïs,
qui ont donné 189 t de brisures (34 %) , 118 t de semoule (21 %) ,
140 t de farine (25 %) , 104 t de son (19 %) et 3 % de pertes.
Seulement 405 t ont été vendues, pour 63 % sur Bamako. Le stock
39
f i nal éta it de 129 t composé de semoule et de farine, le r i z de
maïs et le son ayant été vendus pratiquement en totalité .

En 19 9 0 , aux huit minoteries de la Zone Sud est venue


se ra j outer la minoterie de Sebekele, dans la z one de l'ODIPAC.
Compte tenu du stock important de l'année pas sé, les m i noteries
n'ont acheté que 335 t de ma ïs , qu'elles ont trans formé en 114 t
de brisures ( 34 % ), 7 8 t de semoule (23 %), 83 t de f arine
( 25 % ), 57 t de son ( 17 %) et 5 % de pertes. Les produits de la
trans formation, plus la ma j eure partie du stock de l'an passé ont
été vendus, à concurrence de 426 t, pour 63 % sur la région de
Bamako. Le stock de produits trans formés redescend à 19 t,
principalement de la f arine.
40
FLUX DE LA FILI ERE

1987 1988 1989 1990 1991


Narnpossela Narnpossela 8 8 (8
Karangana minoteries minoteries minote.
zone CMDT zone CMDT zone
Sebekele CMDT
Sebekele
Torodo

FABRICATION 75 t 164 t 550 t 335 t 157 t


BRISURES 25 t 52 t 189 t 114 t 70 t
SEMOULE 13 t 27 t 118 t 78 t 29 t
FARINE 20 t 43 t 140 t 83 t 32 t

SON 14 t 31 t 104 t 57 t 26 t

VENTES 24 t 153 t 405 t 426 t 157 t


STOCK -- -- 129 t 19 t 4 t
PRODUITS
TRANSFORMES

PERTES 3 t 11 t 16 t 19 t 15 t
DONS 48 t

En 1991, par suite du manque d'offre de maïs sur le


marché, les 9 minoteries plus celle de Torodo, qui est entrée en
fonction dans la zone de l'ODIPAC, ne peuvent traiter que 157 t
de maïs. La transformation donne 70 t de brisures (45 %) , 29 t de
semou le (18 %) , 32 t de farine (20 %) , 26 t de son ( 17 %) . La
majeure partie du stock de l'an passé a dû être jetée. Le stock,
en fin de période est 4 t. Les ventes se sont é levées à 157 t,
dont seulement 40 % sur Bamako. I l semble que les minoteries
aient fidélisé une certaine clientè le dans la zone de production,
les produits de la transformation ayant été en moindre quantité
que la demande. C'est le marché de proximité qui a été
privilégié.
41

En 1 9 9 2 , la campagne étant en cours , nous n'avons pu


disposer de statistiques exhaustives . Nous avons dressé un
tableau partiel , à partir des résultats des c i nq minoteries et de
deux organi smes de commerc ialisation que nous avons vis i tés :
Torodo , Karangana , Ntosso , Moribi la , Sama et Dungafa . Les
m i noteries , Sama et Dungafa ont commerc ialisé du maïs , à la date
du 28 févri er 1 9 92 ; étant donné l'état des stocks et leur
s i tuation de trésoreri e , il ne nous s emble pas qu'elles
procéderont à de nouveaux achats cette campagne-c i . En
extrapolant à l'ensemble des 1 1 minoteries en fonctionnement , on
peut présumer que les achats se monteront à 4 0 0 t en 1 9 92 ,
correspondant au marché potentiel, qui a pu être constaté en 1 9 8 9
et 1 9 9 0.
Les m i noteri es ont trans formé 8 0 tonnes s ur les
1 92 , 5 t qu'elles ont achetées . Elles ont obtenu 40 , 1 t de
brisures ( 50 % ) ' 1 7 , 2 t de semoule et fonio ( 21 % ) ' 13 , 8 t de
farine ( 1 7 % ) et 9 t de son ( 1 1 % ) • Elles ont vendu 38 t de
produits trans formés à concurrence de 6 0 li,0 sur le marché
de
Bamako . Le son a été vendu à hauteur de 9 5 % , les brisures de
4 7 % , la semoule de 38 % et la farine de 30 %. La campagne de
commerc ialisation ne s ' arrêtant qu'en septembre , on peut penser
que les produi ts trouveront acquéreurs d ' i c i là , parti culièrement
en péri ode de soudure . On peut remarquer , toutefois , que s i le
son s'enlève bien , il n ' en est pas de même pour la f arine.

Sama, Dungafa et certaines minoteries ont voulu cette


année diversifier leurs approvisionnements, en achetant 1 04 , 8 t
de mil et sorgho . L ' objectif était de répondre à un appel
d'offres pour reconstituer le stock de sécurité de l'OPAM. Sama
n ' ayant pas remporté l'appel d ' offre , se retrouve avec un stock
de 1 0 0 t de mil . Le prix d'achat au paysan ayant été très élevé:
6 0 F CFA/kg , alors que le prix du marché était de 4 0 F CFA/kg ,
il faudra attendre la péri ode de soudure pour revendre le s tock ,
sans faire de pertes .
42

3 .3 . La commercialisation

Dès l'origine, le Projet s'est attaché à


commercia liser lui-même les produits de la transformation et a
créer à cet effet une structure de commercialisation : CERECOM.
L'objectif était de faire connaître ces produits, les agents de
CERECOM a llaient sur les marchés faire la promotion de leurs
produits.

CERECOM a maintenant fait la place à deux organismes


chargés de la commercialisation. Dungafa, fédération des
minoteries de la zone de Mali-Sud, est chargé de co llecter les
produits des minoteries, et de les transférer sur Bamako, ou
éventue llement, si e l le trouve des marchés dans les villes
secondaires proches de la zone , de commercialiser ces produits
auprès de grossistes. Sama à Bamako, est chargé de commercialiser
les produits qui proviennent de Koutiala et des trois minoteries
de la zone de l'ODIPAC, en sus de sa propre production. Sama a un
dépôt de vente sur place, et revend principalement à des
détai llants. I l fait office de grossiste.

Ces deux organismes n'ont pas de locaux en propre.


Dungafa est hébergé par la CMDT, qui paye aussi les deux agents
chargés de la commercia lisation, le Projet ayant fourni par
ailleurs les véhicules pour le transport des denrées - les coûts
de transaction sont réduits au minimum. Sama est hébergé par
l'ODIPAC, ce qui n'est pas sans créer des problèmes. Lors de
notre mission, l'ODIPAC a mis en demeure Sama de libérer
l'entrepôt pour y stocker une livraison d'engrais.

Pour un élargissement du marché, nous ne pensons pas


que Sama puisse jouer le rô le de grossiste, cette profession est
très bien organisée, e l le joue sur toutes les céréales en même
temps. Si l'on veut que les marges des détail lants sur les
produits de la transformation du maïs s'alignent sur ce l les des
autres produits, nous pensons qu'il faut confier la
commercialisation à ces professionne ls.
43

Les produ its de la transformat ion sont connus


(br isures, semou le, far ine) que ce soit par un usage
tradit ionnel, dans la région de Kayes et en pays Senoufo, ou par
su ite de la d istr ibution par l'a ide a l imenta ire de semoule de
maïs dans les centres urba ins. Ce n'est donc pas par
méconna issance des produ its ou à cause de leur pr ix é levé (on le
verra plus lo in) que le marché n ' est pas soutenu.

A l'heure actue l le, le marché de Bamako absorbe 200


t/an de br isures, semou le et far ine de maïs, so it 500 kg par
jour. Comparé aux 400 t d ' autres céréa les consommées
journa l ièrement, on peut vo ir la faible place réservée à ce type
de produ its. I l ne sera it pas exact de d ire que seu lement un
Bamako is sur 1000 mange du r i z de ma ïs ou de la semoule, mais on
peut avancer qu ' un Bamako is sur 100 mange de ces produits deux
fo is par sema ine .

Qui mange de ces produits et sous que l le forme ? Nous


n'avons pu procéder à une enquête, faute de temps, mais à part ir
de que lques entret iens nous pouvons avancer que le consommateur
de ces produ its est un fonct ionna ire, de préférence cél ibataire
et qu i consomme ces produ its sous forme de bou i l l ie au repas du
mat in.

Le riz de maïs ne se substitue donc pas au riz dans les


repas du midi et du soir, mais il est apprécié comme élément de
substitution au mil pour varier la composition de la bouillie du
matin . Le marché est donc forcément limité et i l est concurrencé
sur ce créneau, dans les fam i l les, par les produits de la filière
artisanale .

La semoule de maïs produ ite par le Proj et a semb le-t-i l


été concurrencée par de la semoule l ivrée par le PAM, dans le
cadre de travaux FOOD FOR WORK, et revendue sur les marchés à
moit ié pr ix. Des contacts que nous avons pr is avec le PAM, i l
ressort que le Projet pourrait soumissionner pour vendre à cet
44

organisme la semoule qu ' il importe. On retrouve ici les remarques


que nous avons pu faire sur l'isolement du projet dans son
environnement.

3.4. Ma itr i s e �u proce s sus de trans formation

La maitrise du processus de transformation peut


s'appréhender par l'analyse des différentes fonctions qui doivent
être mises en oeuvre pour procéder à la transformation et à la
mise sur le marché l'approvisionnement en matières premières,
le rég lage des machines, la maintenance des machines,
l'organisation du travail, la tenue de la comptabi lité, le
stockage, l'organisation de la commercialisation.

L'approvisionnement en maïs n'est pas maitrisé, conf ère


la campagne passée, où par suite de la volonté de ne pas
constituer de stock le Proj et n'a pu s'approvisionner en
quantités suffisantes, au cours de 1 'année. Dans une optique
d'élargisement du marché à l'avenir, si le Proj et continue de
refuser de faire appe l au créd it pour constituer des stocks en
début de campagne, il ne pourra maitriser ses approvisionnements.

Le réglage des machines ne semble pas être maitrisé, en


1992 le pro j et ne produit qu'environ 11 % de son, alors que le
minimum devrait être de 19 %. Cela entraine une production de
farine et de semoule mé langée à du son, une raison supp lémentaire
du rej et des produits par les consommateurs.

La maintenance des machines n'est pas assurée par les


meuniers , mais par la CMDT, ce qui n'est pas sans poser de
problèmes pour les minoteries de la zone ODIPAC, en particulier
pour ce lle qui devrait entrer en fonctionnement en 1992, et qui
est située à côté du barrage de Manantali. Certains meuniers ont
demandé à être formés en mécanique pour réparer eux-mêmes les
pannes. C'est peut être la voie à suivre dans la zone ODIPAC,
trop é loignée de Koutiala, où les mécaniciens privés sont rares.
45

Par contre dans la région de Mali-Sud les forgerons formés par la


CMDT devraient pouvoir être à même d ' assurer cette maintenance.

L ' organisation du travail sembl e bien compl exe un


gérant, un meunier, un magasinier et trois femmes pour le
tamisage pour, en fin de compte, ne traiter que moins de 50 t par
an.

La comptabil ité est tenue par l e gérant, inégal ement


suivant l es minoteries. Il n'est pas possible d'abandonner à eux­
mêmes les gérants, i ls ont encore besoin d'un appui, ne serait-ce
que pour établir leur bilan de fin d'année.

Le stockage est assuré dans de mauvaises conditions ,


les traitements sont effectués, mais mal, et les produits de la
transformation sont charançonnés.

L ' organisation de l a commercial isation sera traitée


plus loin dans le chapitre sur la commercialisation.

Etait-i l judicieux de choisir les Associations


Villageoises comme support pour la gestion de ces minoteries ? I l
n e le semble pas. Les intéressés eux-mêmes e t le chef de projet
privilégient à l'heure actue lle la gestion par des groupements de
producteurs, à taille plus réduite que les AV, et avec des
ambitions autres, en particulier l'obtention d'un revenu
supp lémentaire pour les sociétaires et non des dépenses à but
co llectif. Cet état d'esprit plus proche de l'entrepreneur privé
permettra-t-il à ces entreprises de devenir dynamiques ? seu l
l'avenir pourra le dire. Il nous semble, en tout cas, dé licat de
retirer cette gestion aux groupements de producteurs pour la
confier à des privés, car les sociétaires se sentent
propriétaires de leurs minoteries.
46
4 - COUT DE TRANSFORMATION ET PRIX DU MARCHE

4 . 1 . Coût de revient du produit


Le prix de vente des produits transformés (brisures ,
semou le , farine) des minoteries à Dungafa est de 95 F CFA/kg. Ce
prix de vente do it permettre aux minoteries de dégager des
bénéf ices après amortissement. Les comptes te ls qu' i ls sont
établis , à l ' heure actue lle, ne permettent pas de v isualiser ce
qu i revient aux amortissements et aux bénéfices , le tout est
eng lobé dans le fonds de rou lement , ainsi que les créances
douteuses. Dungafa , va chercher les produ its transformés dans les
m inoter ies et les livres à Sama à Bamako à 116 F CFA/kg. Sama
estime que son coût de revient "carreau magasin" est de 134 , 50 F
CFA. Sama vend sur place aux particuliers les produ its à 150 F
CFA/kg ou les livre aux commerçants , qu i les revendent entre 200
et 250 F CFA/KG sur les marchés.

Nous avons étab li un compte théorique du prix de


rev ient des brisures de maïs et de la semoule , à partir des coûts
des opérations et en fonct ion des données , te ls qu ' i ls nous ont
été fournis par le Projet.

Nous partirons de l'hypothèse que le prix d'achat du


maïs est de 40 F CFA/KG ; ce n'est pas toujours le cas , mais
c'est de p lus en plus la règ le. Nous trouverons dans le tableau
c i-après la décomposition des coûts par opération , depuis la
livraison par le producteur, jusqu'à la livraison par Sama des
produ its aux commerçants.

Les coûts de la transformation sont ceux calculés dans


la part ie consacrée aux coûts de transformation. Les autres coûts
ont été extrapolés des comptes établis pour l'opération achat de
m i l et sorgho en vue de répondre à l'appe l d'offres de l'OPAM. Ce
prix de rev ient prend en compte, à la fo is les pertes de
fabrication et les pertes de stockage, mais dans des proportions
raisonnables. Il est fort poss ible , qu'à l'heure actue lle, ces
pertes soient plus importantes , vu l'état dans leque l se
47
trouvaient les stocks, lors de notre visite dans les minoteries.

Si l'on part de rendements en son 20 %


Il
" farine 25 %
" 11
brisures et
semoule 55 %

4 .1. Coût de revient des produits transformés

Cas de SAMA ou DUNGAFA

ACHAT AU PAYSAN 4 0, 00 F CFA

FRAIS DE LA MINOTERIE NON


DIRECTEMENT
AFFECTABLE
. Salaires et autres 3. 50 F CFA
-
. Pertes de fabrication 1 . 75 F

s/total 5, 25 F CFA

OPERATION DE DECORTICAGE ET
MOUTURE
. Carburant/lubrifiant 4, 2 F CFA
-
. Amortissement 9, 5 F
-
. Pièces de rechange 5, 5 F
-
. Accidents aléatoires 0, 7 F
s/total 19, 90 F CFA
SACHERIE 3, 40 F CFA
-
TRANSPORT A KOUTIALA 1, 40 F
-
TRANSPORT A BAMAKO 5, 00 F
-
DECHARGEMENT 0, 25 F
-
LOYER MAGASIN BKO ou KLA 2, 00 F
-
ELECTRICITE 4, 00 F
-
FRAIS DE STOCKAGE
PERTE EN STOCK
1, 80
0, 40
F
F -
S/total 18, 25 F CFA
FRAIS GENERAUX ET BENEFICES 10, 00 F CFA
TOTAL PRIX DE REVIENT 93, 4 0 F CFA
FRAIS DE LIVRAISON AUX 2, 60 F CFA
COMMERCANTS
TOTAL PRIX DE REVIENT LIVRE 96, 00 F CFA
AUX COMMERCANTS
48

Le son se vendant à 30 F CFA/kg, la f a r i ne ne pouvant


guère s e vendre à plus de 7 5 F CFA/kg, les 55 % de br isures et
semoules devront être va lorisés à 9 6, 0 0 - 30 x 20 % - 7 5 x 25 %
= 7 1,5 0 F CFA, so it 130 F CFA/kg l ivré aux commerçants. Si le
marché des produits de la trans formation du maïs éta i t un marché
semblable par son importance à celui du m i l ou du r i z, l es marges
des commerçants devra ient être moins importantes. A l ors on
pourra it trouver des br isures et de la semoule de ma ï s s ur le
marché à un pr i x de 15 0 F CFA/kg.

4.2. Prix du marché


Le son se vend en généra l entre 20 et 30 F CFA/kg, i l
n'y a pas de problème d'écoulement.

La f a r i ne, à l'or igine se venda it au même pri x que l es


br isures ou l a s emoule, ma is étant donné l a mauva ise qua l ité du
produit, e l l e a beaucoup de di f f i culté à trouver des a cquéreurs.
Entre l es quanti tés de farine qui sont vendues a u pr i x des
br isures et les quant ités de farine déclassées vendues à un pr i x
à peine supér i eur à celui du son, o n peut est imer que l e pr i x du
marché de l a f a r i ne, en provenance des minoter i es du Pro j et est
au maximum éga l à la mo itié du pr ix des br isures.

Les br isures et la semoule se vendent s ens i b l ement a u


même pr i x . sur les lieux de transformation, les brisures sont
vendues directement au consommateur à 12 5 F CFA/kg, Dungafa les
vend sur place directement au consommateur à 150 F CFA/kg. On
retrouve l es produits sur le marché, condi ti onnés en paquets
pesant entre 6 0 0 et 8 0 0 grammes, au pr ix de 15 0 F C FA, ce qui
amène l e pr ix de vente au kg entre 20 0 et 25 0 F CFA .

Ces pr i x, sauf ceux des revendeurs s ur l e marché, sont


nettement i n f ér i eurs à ceux du r i z, qui tournent a utour de 18 0 F
CFA/kg. Si l e marché était porteur, i l n'y a pas de r a i son pour
que l es marges des distr ibuteurs ne s'a l ignent pas s ur cel le des
autres produits, et l'on pourrait trouver de l a br i sure à 15 0 F
CFA/kg .
49

Mais même dans ce cas de figure, les produits ne seront


pas compétitifs avec ceux issus de la fi lière artisanale. Voyons
ce qui se passe actue llement, dans les quartiers de Bamako. La
ménagère achète le maïs en grain à 75 F CFA/kg (moyenne du prix
annue l en année norma le) , e l le le porte au moulin, soit après
l'avoir décortiqué, soit e lle l'y fait décortiquer et moudre.
L'opération, dans les deux cas, coûte 12, 50 F CFA/kg ; dans le
deuxième cas, le meunier garde le son pour prix de la
rémunération du décorticage. Le prix du produit transformé à
Bamako devient :

. prix d'achat du maïs 75, 0 F CFA


. coefficient de transformation 7 2 % 104, 0 F CFA
. Prix de la mouture 1 2, 5 F CFA
. Prix de revient 116, 5 F CFA

A Koutiala, avec un prix d'achat du maïs de 4 5 F


CFA/kg, le prix du produit transformé , dans les mêmes conditions
est de 75 F CFA/kg .

La filière semi-industrielle n ' est donc pas compétitive


par rapport à la filière artisanale. D'autant que les produits de
la filière artisanale sont plus appréciés, par leur qualité de
fraicheur, que ceux de la filière semi-industrielle.
50

CONCLUS ION

Le Projet expér imental d' installat ion de 12 m in i ­


m inoter ies de transformat ion du maïs au Mali, f inancé par le
M in istère de la Coopérat ion, réponda it au souc i de préparer
l'avenir aux cho ix technico-économiques les m ieux appropri és pour
entreprendre une vér itable stratégie de sécur it é alimentaire,
d'approv is ionner les v illes et de renforcer les soc iétés
paysannes . Pour cela, le projet devait mettre au po int les
techn iques de transformat ion, tant au n iveau de l'adaptation et
de la f iab ilité des équipements, qu' à celu i du cho ix des
mat ières prem ières, et trouver des débouchés pour les produits
f in is . La gestion des unités de transformat ion éta it conf i ée aux
Associat ions Villageo ises, le projet devant amener celles-ci à
maitriser le processus de transformat ion et donc à prendre la
responsab il ité de la gest ion et du fonct ionnement des m inoter ies.

Ce projet, rappelons-le, est né dans un contexte de


sécheresse pers istante au Mali, qui avait mené le pays à un état
de dépendance alimenta ire chronique vis à v is de l'extér ieur. La
solut ion au d é f icit alimentaire ne pouvant être que
partiellement trouvée par l'intens ificat ion des m ils et sorghos,
au potent iel végétal limité, et par le r i z, qui nécessi ta i t des
invest issements importants, il avait été décidé de m iser sur le
maïs, dont la product ion pouvait être augmentée, sans
investissements cons idérables. Etant donné les habitudes
alimentaires des Mal iens qui pr ivilégient la consommat ion du r i z,
il avait semblé judicieux de mettre sur le marché un produit le
r i z de maïs, qu i pourrait être cuis iné à la façon du r i z et
permettra it a ins i de substituer le maïs local aux importations de
r i z. Les mini-m inoter ies deva ient être l'out il de cette
politique.

En 1992, l' installation des 12 m inoteries est


e ffect ive. Elles ont, chacune, une capac ité de traitement de 200,
250 à 500 t/an, suivant leur degré d'ut ilisation ;
51
e lles peuvent donc a limenter le marché avec 3 à 5 000 t de
produits issus de la transformation du maïs.

Mais entre l'époque où le Projet a été conçu et l'heure


actue lle, la situation alimentaire du pays a changé. D ' une
situation de pénurie, le Mali est passé à une situation
d'excédents de céréa les. Le pays, à la suite de la réorganisation
de l'Office du Niger et d'investissements importants dans la
réhabilitation des aménagements, devient autosuffisant en riz.
L'objectif de voir se substituer de la brisure de maïs au riz
devient problèmatique, d ' autant que les Maliens, s'ils ont le
choix entre les deux produits, même avec un prix de la brisure de
maïs moins é levé, préfèrent le riz.

le Projet a donc été confronté, au moment où i l


devenait opérationne l, à une insuffisance de la demande. Le
marché potentie l semble tourner autour de 400 t/an, c'est à dire
environ 10 % de la capacité installée. Peut-on élargir ce
marché ? Ce n ' est pas évident, car les produits issus de la
transformation du maïs sont déjà connus du grand public ; i ls
peuvent être obtenus à un prix moindre que le riz, et pourtant
i ls ne font pas l'objet d'une demande soutenue.

I l existe néanmoins un marché pour le grain de maïs et


sa transformation à façon, mais en dehors du Projet. Ce lui-ci a
été concurrencé par les moulins artisanaux du quartier, qui
traitent indifféremment du mil, du maïs et du riz, et dont les
produits transformés correspondent mieux aux pratiques des
ménagères. Ces dernières portent chaque jour deux ou trois kg de
grain à moudre, l'équivalent de la ration journalière de la
famille, et obtiennent une farine fraiche, qu'e l les préfèrent aux
produits finis des minoteries et qui, de surcroit, leur revient
moins cher.
Dans les circonstances actue lles, le Projet ne peut que
vivoter ; mais une longue période de sécheresse peut à nouveau
intervenir, et la situation de pénurie revenir. C'est pourquoi i l
nous parait qu'il ne faut pas abandonner cette expérience, qui de
52

toute façon n'a pas été menée jusqu'au bout. I l faut , à tout
pr i x , l'inscr ire dans le cadre du PRMC , car , à cet égard , on peut
regretter que le proj et ait tourné en vase c los, s an s relation
avec les instruments mis en place , pour condu ire l a pol itique
vi sant à l'auto-suffi sance al imentaire du Mal i .

S i le Projet a montré qu'i l pouvait être économiquement


rentable , en effet le pr i x de revient des produ its de la
transformation est compatible avec l eur pr i x de vente actuel , et
celui-ci peut être encore abai ssé à un niveau d'environ 20 % plus
bas que le pr i x du r i z à la consommation , par contre on peut
avoir des doutes sur la durabi l ité du projet après l e départ de
l 'As s i stant Technique .

Trois des fonctions de ce projet sont mal appropri ées


par leurs uti l i sateurs la mise au point techn ique des
équipements , l a gestion de l'unité de transformation , l es
approvi s ionnements de l'un ité de transformation . La mise au
point technique des équ ipements n'a pas fai t l 'objet d'une
attention particul ière , l es références manquent , l'organ isation
de chantier n'est pas pr ise en compte. I l manque un min imum de
réflexion économique sur ces équipements.

En ce qu i concerne les choix techniques l es m i eux


appropr iés , il nous s emble nécessaire de procéder à une
recherche-action spéc ifique , qu i pourrait être menée par un
organ i s me de recherche mal ien , dans une structure de production
performante , l e CIRAD étant di sposé à apporter un appu i techn i que
à ces organ ismes s i celà lui était demandé.

Quant à la maitr ise du processus de transformation et


de la gestion , i ls avaient été conçus comme devant être
appropriés par l'Association vi l lageoi se. Devant l es difficu ltés
rencontrées , en particul ier à Nampos sel a , l a premi ère des
minoter ies instal lées , un mouvement naturel s'est des s i né pour
al l er vers une gestion plus rapprochée des producteurs et pour
confier cel le-ci à des groupements de producteurs. Ce type
53

d'institut i on est nouveau et i l est encore trop tôt pour


déterminer s'i l a la capacité de tenir ce rô l e . Nous propos ons
donc qu ' un suivi pui sse être organisé ; celui -ci pourrait être
f a i t par ! ' As s i stant Techni que ( J. MOINEAU) qui est en charge de
l'appui à l'émergence de groupement s de producteurs au Ma l i.
L'établ isement des comptes annuel s et bi lans de campagne pourra it
quant à lui béné f i c ier de l'a s s i stance des centres de gest ion qui
sont en train de se mettre en p l ace dans la régi on du Ma l i -Sud .
- Annexe 1 -

SCHEMA de ft l SE e " o�uvr�


du PROJET

FAC CMDT O D i tvfO

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- Annexe 2 -

EQUIPEMENTS DES MINI - MINOTERI ES

les D i f férentes Combinaisons

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S I TES 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12
MATER I E L

Ensemble de 2 moteurs L I STER D i esel X X

Moteur MIJM D i esel X X X X X X X X X

Arbre de t ransm i ss i on i nterméd i a i re X X X X X X X X

A l ternateur 4 kva X X X X X X X X X X

A l ternateur 20 kva X

Moteurs é l ect r i ques X X X X X X X X X X X X


(2) (2)
Décort i queur R I I C - meu l es - X X X X X X

Décort iqueur NUHULL - meul es - X X X X X X

Moul i n DDD Prés i dent - meu les - X X X X X X X X

Broyeur TOY avec k i t marteaux X X X X

Tami s rotat i f de fabr i cat i on l oca le X X X X X X X X X X X X

B l uter i e avec moteur électrique DDD X

Pet i t tarare de fabr i cat i on loca l e X X X X X X X X X X X X

Soudeuse Pronto X X

Soudeuse Magneta X X X X X X X X X

Equ i pement de pesée ( chant i er et l abo) , de bureau, pet i t out i l l age sur l ' ensembl e des s i tes .

\JI
\JI
56

- Annexe 3 -

DESCRIPTION DES EQUIPEMENTS DES MINOTERIES

1 - LES DECORTIOUEURS

1 . 1 . DECORTIQUEUR R II C

Développé par le Centre d'Innovat ions des Industr i es Rurales (RIIC)


au BOSTWANA, il dér ive du PRL (laboratoire Régional des Prairies du
SASKATCHEWAN ) . Il comporte :

- 13 meules de carborandum de diamètre = 25 cm (10")


épaisseur e = 2 cm - écartement 1 , 5
montées sur 1 arbre de d iamètre = 3 , 8 cm
dans un carter de 64 cm de long

- 1 trappe permettant la v idange du carter de décorticage

1 vent ilateur travaillant à l'aspirat ion pour évacuer le son


vers un cyclone

- 2 évents réglables sur la machine pour doser le nettoyage au


gra in (pr ises d'air)

- 1 trém ie avec trappe d'écoulement réglable du produit non


décort iqué

- En sort ie écoulement réglable en déb it du produit


décortiqué

Transm iss ion depu is le moteur par courroi es et pouli es 3


gorges

- Transmission par poul ie 1 gorge vers le ventilateur


57

1 . 2 . - DECORTIQUEUR NUHULL

(NUTANA Machine Ltd. Canada) . Il dérive du RIIC. Les différences :

- Ventilateur monté directement sur l'arbre portant les disques


- Double prise d'air réglable pour le nettoyage (grain/son)
- Tôle supérieure du matériel facilement rabattable (accès tel
un couvercle)
- 9 meules de carborandun
diamètre = 25 cm ( 10 ")
épaisseur = 3, 75 cm (1, 5 ")
montées sur un arbre de diamètre = 3, 8 cm
58

2 - LES MOULINS et BROYEURS

2.1. - Broyeur TOY "Multi Broie Tout" - Tl type Export - France -


- 4 x 3 = 12 marteaux
- 1 lanceur (avec tube vertical et ensachage)
- Les premières grilles importées étaient munis de trous de
4 mm de diamètre , essais à 5 mm - perçage à 5 , 5 mm -
actuel (forgeron).
- Débit d 'admission réglable (trappe réglable dans la trémie)

2.2. - Moulin Président D D D N ° 5 - YPRES Belgique -


Meules de diamètre = 500 mm
épaisseur = 120 mm
Pierre naturelle - 2 faces meulantes

3 - LES TAMISEURS

3 .1. - TAMISEURS DE FABRICATION LOCALE 2 modèles

- animés manuellement
- 4 sorties dont 3 grilles
dans la zone ODIPAC les grilles sont de
et à BAMAKO fait des toiles mous­
- 3 sorties dont 2 grilles tiquaire dont les
dans la zone CMDT mailles les plus
fines sont comprises
entre 5 et 10/l Oe
-.. Farine
- sorties = -.. 1 ou 2 catégorie brimes selon modèle
-.. 1 grosse brisure ("riz de maïs")

- pentagonaux ou hexagonaux

- Lorsque le matériel ne comprend que 2 grilles , les meuniers


font tamiser 2 fois, à la demande , pour affiner le taux de
séparation et trier une semoule plus fine ("Fonio").
59

- A BAMAKO, le passage de la farine sur tamis manue l, donne


-... Farine "extra"
-... Semoule fine " fonio "

3 . 2 . - TAMISEURS (BLUTERIE) PRESIDENT D D D , TYPE 15 0


Essayé sans succès à BAMAKO - 3 sorties - Des brosses nylon
tournent dans la bluterie - théoriquement doit permettre
d'iso ler une farine de qualité patisserie. Résultats jugés
moins performants que ceux des matérie ls précédents.

4 - UN NETTOYEUR (genre Farare)

- Petit tarare métal lique "Japono"


- Animé manue llement
- De fabrication locale (forgeron formateur)

5 - SOURCES D ' ENERGIE Se lon des installations

5.1. - 1 moteur unique DIESEL 3 cylindres MWM D-302-3


� 26 ch à plein régime
� 18, 5 ch en utilisation minoterie (± 1500 t/mn)
Refroidissement air par turbine

5.2. - 2 moteurs LISTER ST2 DIESEL 2 cylindres


� 12 ch en utilisation minoterie (� 1500 t/mn)
Refroidissement air par ailettes

5.3. - 1 moteur MWM D 302-3 + 1 alternateur LEROY SOMER


20 KVA à 1500 t/mn - Moribila -

- Les moteurs électriques 5, 5 KW (modèle soviétique)


a limentés par cette génératrice pour le décortiqueur

sont montés sur les machines 4 , 5 KW (LEROY SOMER) pour


le broyeur

NOTA L'électricité et soudeuse - est fournie par


alternateur spécial de par la génératrice
précédente.
60

5.4. - L'alternateur pour la soudeuse LEROY SOMER 5 KW


et éc lairage monophasé

6 - MODES DE TRANSMISSION DE L ' ENERGIE UTILISEE

On distingue les possibi lités suivantes très concrètement réalisées


dans les installations

6.1. - 1 moteur unique �� arbre commun �• décortiqueur


�� moulin
transmission par courroies trapézoïdales

6.2. - 2 moteurs �� décortiqueur


�� moulin
transmission par courroies trapézoïdales

7 - 1 SOUDEUSE POUR SAC PLASTIQUE

- MAGNETA 420
- 350 watts
- Soudeuse à machoires armées manue llement
61
- Annexe 4 -

PRIX DES MATERIELS (F. CFA)

MATERIEL COUT
2 moteurs Lister 1. 500 000
1 moteur MWM 1. 300. 000
Arbre intermédiaire
Alternateur 4 kva 140. 000
Alternateur 20 kva
Pièces d'installation 300. 000
Moteurs électriques
Décortiqueur RIIC 1. 500. 000
Moulin DDD Président 700. 000
Broyeur TOY avec Kit 500. 000
Tamis rotatif local 110. 000
Tamis électrique DDD 400. 000
Vanneuse local 70. 000
Bascule 500 kg 350. 000
200 kg 350. 000
100 kg
Balance Terraillon 4 1 . 000

Balance 50 000
Soudeuse Pronto 90. 000
Soudeuse Magneta 300. 000
Bureau métallique/bois 70. 000
Table métallique/bois 20. 000
Armoire métallique/bois 65. 000
2 chaises métalliques/bois 12. 000
3 tabourets métalliques/b. 12. 000
Boîte à outils 10. 000
Outils de base
6 cuvettes et 3 seaux 10. 000
2 fûts à gasoil 8. 000
- Annexe 5 -
62
C E R E C O M - a e r v i. c e s
or93ni sation/fonôt ior,

NO M E N C L A T U R E d e s P � O G U I T S
de l a m i n o t e r i e

\rêurn m, Ou h· ,.-1 i � l I a r..ou: � o i � :

11 !' =a

i en f r ança i s
nom hab i tue l 1 n o m en bambara mode d ' ob t e n t i on
!l 1

1 ma ï s
sor gho
k ab a céréa l e e n gra i n après
bat t age

l
k e n i ng e
! pe tit mi l 1 sanô

gra i n !
1 s u m a n k i st. céréa l e l i v rée pa r l e pay san
1
! j'
Î
1
1

'
raf l e s
s ab l e , ca i l l oux ! na9ana9a apr è s net t o y age e t t r i du
gr a i n ache t é
!
1
!
1
1
ba l ay ur e s
déchet s
!
i
naman e n f i n de trava i l , après l e
net t oy a g e d e l ' a t e l i er

l gra i n déc or t i qué


: !
!i suman k i st
fo l o l en
apr è s l e décor t i ca g e
! !
! ce l l u l o s e
! 1 f o l o t- o l o aprè s l e v a n n a g e du gr a i n '
i i décor t i qué ou de s br i s u r e s
1 1
tam i s é e s

g ra i n vanné k i sf sana len r a i n pr opre sans ce 1 1 ul o s e

g r o s se br i sure n f. n f. n k u n b a a pr è s broyage , tam i sage


r i 2 g r i t ::z i ç t. m a n ç t. e t v annage
du g r a i n déc or t i qué

semou l e , 1 nr nf. n m i s t: n
pe t i te br i s u r e !
!
f ar i ne brute 1 mugu après t a m i sage du g r a i n décor-
! t i qué br oyé

1
1
far i ne e x c r a i1 mugu nugu l e n apr è s u n s uper tam i sage de
l a f ar i ne brute

" f on i o " i mugu mugu n i


!
11
cage ' à l a s or t i e du cyc l o ne
poudre mé l angée bù poudre obtenue apr è s déco r t i -
1
!1s o n , f ar i ne bas se l
après tam i scige du s o n
semou l e comp l è t e '
semou l e + ce l l u l o s e
f ar i ne comp l è t e f ar i ne + ce l l u l o se
1
üido9iei
63

- Annexe 6 -

PROBLEME DE QUALITE : RANCIS SEMENT DE LA FARINE DE MAIS

Il est lié à la présence ou non de germe du grain lors


de la transformation par broyage et (ou) minoterie.

Le germe représente, en gros 10 % de poids de la graine


(jusqu'à 15 % pour quelques variétés). Il contient 80 % des
lipides.
Selon F . TROUDE (CEEMAT - Juin 19 84) les altérations sont
rapides (cf ci-après) et les traitements alternatifs ne
sont pas simples.

Lors de la conservation de la farine entière, les lipides


subissent 2 altérations successives. La première est une
hydrolyse sous l 'action des lipases (contenues dans le
germe) qui -schématiquement- dissocie la molécule de lipide
en glycérol et acides gras.

La seconde altération est 1'oxydation des acides gras,


libres, sous l 'action de lipoxygénases en présence
d 'oxygene qui donne les goûts et odeurs caractéristiques du
rancissement.

Des tests de conservation menés au GHANA ( 1) montrent


clairement l 'incidence de la présence des lipides sur la
conservation de la farine

Deux farines de maïs -à 8 % d'humidité, l'une


obtenue après dégermage, l'autre avec des grains
entiers, conservées en enceintes hermétiques et à 27 ° .

- Après 12 semaines, l'Acidité Grasse de la farine


dégermée est passée de 12, 11 mg KOH/100 g à 36, 2 8 mg
KOH/ 100 g et aucune odeur ni aucun goût n 'ont été
détectés à la dégustation . Par contre, avec la farine
64

ent ière, l 'acidité grasse l ibre - de 34 , 72 mg KOH /


100 g au départ a doublé en 2 semaines (78 , 76 mg
KOH/100 g) et atteint 246, 43 mg KOH/ 100 g à 12
semaines. Les tests de dégustat ion ont été favorables
d ès la 2ème semaine.

Notons que, outre la perte en po ids, la valeur nutrit ive de


la farine est affectée par le dégermage pertes de
mat i ères m inérales (calc ium et phosposre) et de certains
ac ides aminés (Thiamine, R iboflav ine) .

( 1) Storage stabil ity and nutr ient content of whole mai ze


meal and degermed ma i zemeal par ABIGAIL ANDAH - Food
Research Inst itute Accra ( 1976) -
65

RECHERCHE DE SOLUTIONS

1 - Stockage sous vide de la farine entière

La suppression d'oxygène empêche l'oxydation des acides


gras libres mais pas leur formation par hydrolyse des
lipides. L'incidence de l'acidité grasse seule sur le goût
du produit est mal connue, les dosages et essais étant le
p lus souvent réalisés avec des produits ayant subi les
deux a ltérations simultanément. Une recherche
bibliographique plus poussée est à faire à ce sujet suivie
au besoin de tests comp lémentaires.

Inconvénients et difficultés de mise en oeuvre de la


méthode :

a) Dans l'hypothèse où la seule acidité n'aurait pas


d'incidence sur la qualité gustative, la farine ainsi
conservée s'altérerait pourtant très rapidement dès
l'ouverture de l'emba llage. I l faudrait prévoir des
emballages correspondant à la consommation moyenne
journalière.

b) La mise sous vide n'est pas une technique simple.

- Emballages de qua lité spéciale donc coûteux.

- Coût du matérie l d'ensachage (de l'ordre de


120. 000 F HT départ pour la marchandise de mise sous
vide en caisson la moins coûteuse que nous
connaissions (GEC) .

- Application d'un vide seulement partiel ( de l'ordre


de 0, 5 atmosphère) donc maintien d'une quantité
d'oxygène suffisante pour oxyder une partie des acides
gras libres.
66

- Le remplacement de l ' air par un gaz neutre (A zote -


Gaz carbonique) semble la solution qui serait à
préférer dans cette voie. Elle vient en complément de
la mise sous vide, donc serait encore plus coûteuse et
demanderait un approvisionnement en gaz neutre .

2 - Traitement thermique pour inactiver les enzymes

Un tel traitement exigerait un chauffage jusqu 'à 70 ° c pour


inactiver les lipases et 100 ° c pour inactiver les
lipoxygénases. Des effets annexes sont à craindre à de
telles températures, en particulier la dénaturation des
protéines et peut-être des conséquences sur la qualité de
l ' amidon. En première approche, ce procédé ne semble pas à
retenir.

3 - Addition de produits antioxydants


De tels produits (butyloxytoluène), qui s 'utilisent à des
doses très faibles (PPM) , exigent une grande précision dans
le dosage et une bonne homogénéité du mélange, conditions
pratiquement impossibles à remplir au niveau artisanal.

4 - Dégermage
* Le dégermage semble la technique la mieux appropriée pour
obtenir une bonne conservation de la farine dans les
conditions des PVD. Toutefois, en dépit de multiples
contact s avec les spécialistes français de mouture
(Mai zeries , Ecole Française de Meunerie, Institut Technique
des Céréales , Laboratoire de Technologie des Céréales de
l 'INRA, Constructeurs de petits moulins) on n ' a pu nous
indiquer une méthode de dégermage adaptée à de petits
débits en Europe.

Le dégermage est pratiqué à l ' échelle industrielle selon


deux procédés (voie sèche et voie humide) décrits dans les
ouvrages spécialisés. Dans les deux cas , le dégermage n ' est
pas réalisé en une seule opération mais exige le pas sage
dans des lignes de matériels réglés avec précision
(dégermeurs , tarares , tables densimétriques , plansichters).
67

Les spécialistes interrogés ne conçoivent pas de


possibilités de simplification de ce travail. Seul le
laboratoire de Techno logie de l'INRA à Montpe llier a
réalisé du dégermage à sec, mais en utilisant des mou lins
de laboratoire BUHLER (matériel de précision) et en
mu ltipliant le nombre de passage avec des cannelures, des
vitesses de rotation et des écartements différents.

Au niveau artisana l il est difficile de proposer une


so lution déjà confirmée en conditions africaines pour
rechercher une so lution , nous proposons de procéder à des
tests pré liminaires dans 3 directions :

* Voie sèche moutures avec différents moulins artisanaux


en faisant varier les rég lages pour
réaliser, dans un premier temps, une mouture
grossière dans laquel le on peut espèrer
séparer les germes par tamisage, suivie
d ' une seconde mouture pour obtenir la
farine.

* Voie humide: en première phase , une hurnidification


partie lle du grain permet de réaliser un
décorticage du grain de maïs, vérification
(voire reproduction) de matérie ls (et
process) rencontrés en Amérique Latine.
Se lon J . MUCHNIK , une technologie existe en
Colombie décrite ci-après. Notons cependant
que le matérie l se situe dans une gamme de
rendement élevé et que le matérie l est de
gabarit déjà conséquent. La " coque " étant
séparée par blutage-tamisage. I l faudrait
vérifier que ce procédé permet d'éliminer le
germe.
En 2ème phase il faudrait procéder à un
séchage .
68

Les "trilladoras " - une première transformation

* La spécialisation de taches au long de la filière va de


pair avec l'émergence des nouvelles techniques . Les
trilladoras sont les premières industries de transformation
du ma ïs gui se sont développé en Colombie (vers les années
1930) . Il s'agit pour la plupart de petites unités gui ne
font que le dégermage ( à sec) du ma ïs . Le grain dégermé et
sans enveloppe (mais "peto ") est ensuite vendu surtout pour
la préparation d'arepas. Dans les villes importantes un
circuit de grossistes intermédiaires détaillants existe
entre les "trilladoras " et les consommateurs . Les
trilladoras font souvent à partir du grain dégermé de la
farine ou des brisures de maïs ( "chuncuco ") , qu'on mange
comme bouillie ou dans les soupes .

* La technique est très simple . Le principe de la


dégermeuse est basé sur un axe horizontal muni de couteaux
gui tourne à l'intérieur d'un tambour fixe à parois
perforées à travers lesquelles passent le germe et les
enveloppes. Le procédé est discontinu. A titre
d'illustration disons qu'une dégermeuse de capacité moyenne
traite environ 500 kg/h (2 sacs de 62 kg toutes les 15
minutes). Suite à l'intérêt manifesté par certains
collègues des informations détaillées sur cet équipement
ont été demandées aux constructeurs Colombiens.
69

- Annexe 7 -

TRANSFORMATIONS ET TRANSACTIONS OES MINOTERIES


- Oct . 91 - Fév . 9 2 -
70

TRANSFORMATION 1992 SAMA + DUNGAFA + QUATRE MINOTERIES

ACHAT MA1 S
1 92 , 5 Tonnes

s tock grain fabrication


1 1 2 , 5 Tonnes 80 , 1 Tonnes

s tock brisures ventes


2 1 , 3 Tonnes 40 , 1 Tonnes 18 , 8 Tonnes

s tock semoule ventes


8 , 9 Tonnes 14 , 9 Tonnes 6 , 0 Tonnes

s tock fonio ventes


1 , 7 Tonnes 2 , 3 Tonnes 0 , 6 Tonnes

s tock farine ventes


9 , 7 Tonnes 1 3 , 8 Tonnes 4 , 1 Tonnes

s tock son ventes


0 , 5 Tonnes 9 , 0 Tonnes 8 , 5 Tonnes

SOFGHO
STOCK ACHAT : 122 Tonnes VENTES
1 00 , 5 Tonnes 21 , 5 Tonnes
71

TRANSFORMATI ON 1992 : SAMA + DUNGAFA + QUATRE MINOTERIES

SORGHO ET MIL
achat : 104 , 8 Tonnes

ventes
0 , 1 Tonne

s tock fabrication
99 , 9 Tonnes i--����� 4 , 8 Tonnes

s tock mil décortiqué ventes gross i s tes


O , l Tonne 3 Tonnes 2 , 9 Tonnes

s tock son ventes gros s i s tes


0 , 3 Tonne ������---1 1 , 5 Tonnes 1 , 2 Tonnes

pertes
0 , 3 Tonne
72

SAMA

SORGHO ET MIL
achat : 5 1 . 2 1 2 kg

s tock fabri cation


4 6 . 4 1 8 kg 4 . 794 kg

s tock m i l décorti qué ventes grossistes


100 kg 2 . 990 kg 2 . 890 kg

s tock son ventes grossistes


320 kg 1 . 520 kg 1 . 200 kg

Pertes
274 kg
73

NTOSSO

( oc t 1991 - fev 1 992 )

MAïS
achat : 29 . 935 kg

s tock fabri cation


22 . 795 kg 7 , 1 38 kg

1
s tock
-
brisures
3 . 480 kg - ventes DUNGAFA
3 . 4 00 kg - ventes directes
80 kg

1
s tock
920 kg
semou le
1 . 1 00 kg ,.._....
1
ventes DUNGAFA
- - ven tes di rec tes
180 kg

1
s tock
1. 320 kg
farine
1 . 360 kg - ven tes DUNGAFA
- r-
ven tes d i rec tes
4 0 kg

1
s tock
480 kg
son
880 kg - ventes DUNGAFA
- - ventes directes
4 00 kg

1
pertes
338 kg

SORGHO
achat : 1 0 . 874 kg

s tock
1
ven tes à DUNGAFA ven tes directes
8 . 224 kg - 2 . 500 kg 1 00 kg
74

MORIBILA
( oc t 1991 - fev 1992 )

MAïS
achat : 39 . 370 kg

s tock fabrication
1 7 . 32 3 k g 22 . 047 k g

s tock
1 . 860 kg
brisures
6 . 280 kg - ven tes DUNGAFA
4 . 280 kg - ventes 1 direc
40 kg
tes

s tock
3 . 360 kg
semoule
6 . 380 kg - ven tes DUNGAFA
2 . 5 60 kg -
ven tes di rec tes
4 60 kg

s tock
3 . 7 60 kg
farine
5 . 960 kg - ven tes DUNGAFA
2 . 120 kg -
ven tes directes
8 0 kg

s tock
- son
2 . 700 kg - ventes DUNGAFA
- -
ventes dire c tes
2 . 700 kg

pertes
727 kg
75

KARANGANA

( oc t 1991 - fev 1 992 )

MAïS
achat : 52 . 389 kg

s tock fabrication
39 . 7 67 kg 1 2 . 622 kg

s tock brisures ven tes DUNGAFA


260 kg 6 . 140 kg - 3 . 280 kg - ventes directes
2 . 600 kg

s tock semoule ventes DUNGAFA ventes di rec tes


640 kg 1 . 560 kg - - - 920 kg

s tock fonio ventes DUNGAFA ventes directes


1 60 kg 300 kg - -- 1 4 0 kg

s tock
1 . 9 00 kg
farine
2 . 350 kg - ventes DUNGAFA
- - ventes direc tes
4 50 kg

s tock
-
son
1 . 990 kg - ven tes DUNGAFA
- - ventes direc tes
1 . 990 kg

pertes
282 kg
76

TORODO
( oc t 1 9 9 1 - fev 1 992 )

MAïS
achat : 326 kg

s tock fabrication
326 kg -

SORGHO
achat : 17 . 787 kg

s tock fabri cation


1 7 . 787 kg -
77

DUNGAFA
( oc t 1991 - fev 1992 )

MAïS
achat minoteries

s tock
-
brisures
26 . 540 kg - ventes SAMA
25 . 277 kg - ventes d i re c tes
1 . 273 kg

s tock
2 . 480 kg
semoule
2 . 620 kg - ven tes SAMA
- - ven tes direc tes
1 4 0 kg

s tock farine ven tes SAMA dons


2 . 080 kg 2 . 1 80 kg - - 1 00 kg

SORGHO
achat : 4 2 . 5 10 kg

s tock ven tes SAMA


27 . 500 kg 1 5 . 000 kg
78

SAMA
( oc t 1991 - fev 1992 )

MAïS
achat grains : 47 . 805 kg
achat produ i ts trans formés : 34 . 453 kg 1

s tock fabrication
32 . 293 kg 1 5 . 4 1 1 kg

s tock maïs décortiqué ventes d i rec tes


- 700 kg 700 kg

s tock brisures ventes ventes d i rec tes


19 . 202 kg 3 . 77 5 kg - gros s i s tes ,__ 388 kg
( + 30 . 121 kg) 14 . 286 kg

s tock semoule ventes


1 . 332 kg 4 . 489 kg - gross istes ,__ ventes d i re ctes
( + 1 . 149 kg) 3 . 426 kg 880 kg

s tock
1 . 586 kg
fonio
1 . 924 kg
( + 156 kg )
---- ventes
gros s i s tes
480 kg
- ventes 14d ikg
re c tes

s tock
680 kg
farine
3 . 005 kg
( + 1 . 199 kg)
- ventes
gross i s tes -
3 . 400 kg
ventes di rec tes
124 kg

s tock
-
son
3 . 1 58 kg
( + 208 kg )
- ven tes
gross i s tes
3 . 206 kg
- ven tes d i rectes
1 60 kg
79
- [Link] 8 -

C E RE COM
Pr o j e t FAC f i l i èr e céréa l i èr e
Serv i ce s

B.P.710 BAMAKO
le 23 oc t obre 1 9 9 1

1
·· - · -- -·· -----· · --- --- ·· .. - --·----· ··-· ·- ·· .· ===
!r- 1�
1'
P A R T I C I P A T I O N S pr i ses par Il1
CERE C OM
d a n s l e s un i tés de l a f i l i ère

L=====-�======!!

[ un i t é s d a t é· mod a l i té s base de ca l c u l montant


-
ii,,
::

Nampose l l a 1 rem i se d ' e s pèce s 25 t 6 0 . 000 1 . 500 . 000 1


=!

i
à
i
Karang ana " 37 t à 4 0 . 000 l . 480 . 000 \
-----·
K i n t i ér i ! 3 0 t à 5 0 . 000 1 . 500 . 000 !
i
j

1
1

N ' To s s o n i 1
1
" +--· -
l 33 , 3 t à 4 5 . 000 l . 4 9 8 . 50 0

Y af o l a 33 , 3 t 4 5 . 000 1 . 4 9 8 . 500
-�-
1
Il
à

N ' îo s s o Il
27 , 2 à 55 . 000 1 . 4 9 6 . 000 i

Hor i b i l a " 27 , 2 5 t à 55 . 000 l . 4 98 . 750 :


' --- +--· --- - ---- ---------· ---------- :
5 5 . 000 1 . 4 98 . 750 '
San z anél ' 6 / 04 / 8 9 127 , 25 t à
Séb� ké l é ( 1 l 1
1 i 25 t 4 0 . 000 1 . 0 00 . 0 0 0 ;
--

1 1
+ à
Il

-
Tor odo 124 / 1 0 / 9 0 " 3 0 t à 50 . 000 l . 5 0 0 . 00 0 i

So l o 1 20 / 10 / 9 1 " 30 t à 50 . 000 1 . 500 . 000 :


:
k a f a _ O l / 07 / 9 1 i_c e s -" i on d ' a c t 1 r �
D_u n_ par t e ga l e / m 1 n . 1 l . 6 �0 . 0 0 0 ;
! :
1
,__ _ _____ �_ ___, ___ -+--
. - '

Sarna 1 0 1 / 07 / 9 1 ce s s i on d ' ac t i f s 1 . 500 . 000 1


._________...______..___
1
; , . 01 o . so oj

l) Ce Y i l hge a·;a i t reçu dan� l e cadre d ' ur, projet précèdent ur, tor,ds cit rcu!rc11ënt du FAC qu ' i l n ' a pu rewr.5t itwer q0 ' à ha:.ite�,.
de 257 . 300 F r ..
- Annexe 9 -

EVOLUTION DES PRIX A LA CONSOMMATION

MARCHES BAMAKO

-----
MOI S SEP OCT NOV DEC JANV FEV MARS AVR MA I JU I N JU I L AŒJT SEPT OCT NOV DEC JANV FEV
90 90 90 90 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 92 92

MIL 1 12 117 111 1 05 1 06 121 1 27 1 24 1 25 1 33 141 1 42 1 36 1 22 92 78 74 76

SORGHO 1 12 117 1 07 99 1 05 1 21 1 25 1 22 1 23 1 32 141 141 1 35 1 14 74 71 71 71

MA I S 1 03 1 03 89 91 98 1 12 1 18 1 16 1 16 1 23 1 28 1 24 1 08 82 69 70 71 74

EVOLUTION DES PRIX A LA PRODUCTION DES CEREALES

MARCHES KOLOKANI

MOI S SEPT OCT NOV DEC JANV FEV MARS AVR MA I JU I N JU I L AŒJT SEPT OCT NOV DEC JANV FEV
90 90 90 90 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 92 92

MIL 100 1 02 50 NA 85 NA NA NA NA NA NA 135 1 32 70 NA NA NA NA

SORGHO 95 1 00 71 69 84 1 09 99 1 02 1 10 1 24 131 133 1 04 60 35 36 39 40


MA I S NA 60 60 NA NA NA NA NA NA NA NA NA NA 63 NA NA NA NA

00
0
MARCHES KOUTIALA

------
MOI S SEPT OCT NOV DEC JANV FEV MARS AVR MA I JU I N JU I L ACXJT SE PT OCT NOV DEC JANV FEV
90 90 90 90 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 91 92 92

MIL 80 80 69 68 76 95 92 81 97 1 07 113 111 85 59 50 51 46 52

SORGHO 79 77 59 67 76 95 87 81 96 1 06 1 13 1 10 84 57 38 42 44 48
MA I S 61 39 45 53 63 80 77 69 76 86 95 83 58 36 33 38 42 47

CO
f-"
82

S A M A - Annexe 10 -
groupe1ent d'interEt econolique
iSSocie a� groupe CERECOM

c_ .- .·• - - �- -
B.P. 710 BAMAKO

c�
:1�-� .� ,���.
tarif est susceptible de aodific�ticn � tcu\.���2��. Ne� �l��n:s s�n: i�11�Es � s·a�s�'er
:��,�:x,-�·:: - :-=�-··:_::-·�- ·1 �! li ���� r2 �il:::!i �� �•es��t
tar if.

F'roduits F'1-·f?Sif,[Link]-,
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1· -··---···--·-----·--·----·--·-······-·········
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--
1-G-r-□-s-s--. -e-b-1� L E ·
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---
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Moyenr1 e b r· is ur-Ei
sa,.-: dEi -'10 kq J.. :::,() • (;(;�)
"riz de rnais" pc:1qu-:,t d<oi L:' kC] 2 .1.()(} t �.c� .. �)Ci()
····-·--··---·· •-··· ·-····--i· .. ,_,._., __·-·---·-··-·
F'eti te br· i SLWE i I

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I _...;_ ? .. ():)ii ! :t ::::7. �:•:V.•
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Fine brisur-e
SD.C dE' ·
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S.:K de ·'10 kq J, .•.
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Fa r in e e ;< t r c1 I;
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S,•.C d1:1 40 kg :i. :,OC, . 1 :::, 7 . '.. ' ,(;() l
paqu,:·?t ck· l::-:'. k.q
I
I 2 .. oL,. .-.· :.;.::,:7.'::'iUO !
Farine basse
7·---�-::--:�·-·�--;��:�- ·���·-
·---j ---
· · ·

··
·
· ·· �.
·
:)0(1 i ::�::o,:-,
"son" sac de 80 kg
---------'·---·•· · -· · -------··•-
3.200 i 40 .. 000

sac de 1 00 --k;-··--·-- ----- -·- -- ---·--T--��-�;-_ '.:���;;;--]


--·· ----·-r·· L_._-· -------
;, ·--------·---·l
Mais grain .
· .
.__M_i_l_l_5_□_r_g_h_o____...__s_c_:t· _c_d_E_'_1_(_) 1_:i_k_·�_l ---·r·- ··- - · · · -----
·- - - · ·· ··· 7 ,, '::· u u __
1
-
· -·- · .
.

Farine infantile c i=\ r to r1 s:.···-- ·----·-- --- --T -
,
de 48 sachets
J 4.500
I-

__�------------------------ -----
"VITASET" de 50 qi-
� .... r••"''"'- � �'-'-
�� �..__
..,
..;.._
-··----- - - - - - - - - - ---- - --------- - - ---- - -�
1

Frais de livr-aison
M lr\;._,Tt:RTE DE 83

·-· ------ .. . - Annexe 1 1 -

le

à M o n s i eur l e M i n i s t re
de l ' I n tér i eur
e t de l ' Adm i n i s t r a t i o n
Ter r i t o r i a l e

Obj et : Déc l ar a t i o n préa l ab l e


à l a créat i on d ' une A s s oc i a t i on

Mons i eur l e M i n i s t re

J,e pr oducteur s spéc i a l i sé s de céréa l e s de


. . Â.1. 1 • CQ t..$ Q . . . . et de ses env i r on s o n t déc i dé s de se
cons t i t uer en A s s oc i a t i on conf o r méme n t à l ' Ordonnance n• 4 1
PCG du 28 mar s 1 9 5 9 e t o n t adopté , à ce t effet , l e s s t a t ut s
c i -j o i nt s . I l s n o u s o n t manda té pour v o u s en f a i re déc l ar a t i on
préa l ab l e en app l i ca t i on de l ' ar t i c l e 5 de l a-d i te Ordonnance .

Déno m i nat i on : qr o �ement de s produc teur s spéc i a l i sé s


1 . 1. /.QS S.Q . e t d e s e s env i r o n s .
de céréa l e s d e . . . . . . .IW

Obj e t : f ac i l i ter la c o mmerc i a l i sa t i o n de s céréa l e s


produ i te s par ses membre s
1
S i è ge : . . . . . . /../. . /.9.9�. Q. . . . . . . . . . . . . . . .
-
Pré s i dent tions i eur .l/ rf}J-./?. JJ�'agr i cu l teur
0
I

Gér ant Mons i eur J:>J


<' .q J./ • • . • • . I.'t,q..,9�gr
•a i cu l teur

Veu i l l ez agréer , Mon s i eur le �J i n i s t re , l ' expr e s s i on de


nos sent i ment s l e s me i l l eur s .

Le Pré s i de n t Le v i ce-pré s i de n t l e t ré s o r i e r
© (.,{M.,1 dV\... �,'1t � e:: �t� Û,,,;" � t; �e�� <. �w-2-e_c;=:
. '
·-e--
j o i n te:i s tatut s de l ' A s s oc i a t i 0 n
pr ocês-ver ba l de l ' A s sem b l ée c o n s t i t u t i ve
p i èce s
84

PROCES-VERBAL de l ' ASSEHB LEE CONST I TUT I VE


de l ' ASSOC I AT I ON des PRODUCTE URS SPEC I AL I SES
_ de CERE ALES
de . . A./�.1. �-� "' · . . . . . . . . et env i r on s

-.,
Le l/.f/.1':'r:--.�·� . . . . . . . . . . . . . . l 9 9Vse s o n t réun i s pour se
cons t i tuer en A s s oc i a t i o n conf o r rné�e n t à 1 ' O r d o nnance n " .:. 1
PCC du 2 8 mar s 1 9 5 9 .

Eta i ent présen t s ou représen tés

Le Conse i l d ' Adm i n i s t r a t i on a été c o mpo sé c omme su i e

Pré s i dent 0 Ll m Q. � , t...c:t 1"\...l '


V i ce-Pré s i de n t No ..., � """ Y\
41 _
Trésor i er � IA � "" -
Adm i n i e t r a teur s -. '""'- � ,

<><
(! 'J � '""' 17\R .J F/od o. ,, T��

qu i ont reçu mandat pour pr océder à l a déc l ar a t i on préa l ab l e


e t à l ' i nser t i on au Journa l Off i c i e l .

Cer t i f i é exact

Le Pré s i dent
85

r-rn ' ;'[ERTE

GROUPEMENT des PRODUCTEURS SPE C I AL I SES de CEREALES


de . . N. .T.o.'1 � 9. . . . . , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1

Les s ou s s i gnés : ,
.tf .�our.p ona. �q!\�s ç>, . . . . . . . . JA. ,1�, .C?-/f!;lr,j. . K tv.'l.f, . . . .
v .t·J�cta r. . . T.'lR Pl.t . . . . . . . . . . 4,J, . . �'la�c:1 . • • � ., ,n f' :r.._.
3 ft'1lroi d.o. u. . . :-cl. .-. . . . . . . . . . . ._,d3 . . N.<>roauifp . T."� � /
��-.. �.e: �y . . . . �/, :: , . . . . , , , , . . i/.). J., . , ":j;""R ��k.t: . �rn ��
[Link] M ,.U) . ':Il -: . . . . . . . . . . . Â ô. . .l;J R
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C . t.R u.m.o.r. . . . .--H : • . ·: • • • • • • • /i,_ o'.c,mo. . � m !;� -
.4.t . . (/, . . .
9 A . .
c/�P. · .'i1.a [Link]:t. · · · · · · · · ·/1 f: If� P'-'· · · · , , ,. �
K . -l.o [Link] . . . . "17 . -; ., · ., . • • • • • • • y:1_.;E. . :b.C\.wJ..� . . . . . . . . -:11 ':""
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�- 1:,,../:-e-, t?Ce
ont const i tui entre eux une A s s oc i at i o n '�e l o n l '�rdonnance n ° 4 1 PCG du 2 8
mars 1 959 , dont l e s moda l i tés sont l e s s u i vantes :

art i c l e l : dénom i nat i on

L ' Assoc i at i on a pouL déno m i nat i on "Groupement des produc teu r s s péc i a l i sé s
de céréa l e s d e .#/. 1 � e t s e s env i r o n s "

ar t i c l e2 : o bjet

L ' as s oc i at i on a pour objet de f ac i l i ter la commerc i a l i sa t i on de s céréa l e s


produi tes par ses membres , s o i t par l e s t ockage , l a vente e n l ' é t a t o u l a
transformat i on e t l a vente des produ i t s dér i vé s .

ar t i c l e 3 : durée

l ' As s oc i at i on e s t cons t i tuée pour une durée de 5 ( c i nq ) année s à compter


de sa pub l i cat i on au Journa l Of f i c i e l , s auf d i s so l u t i on ant i c i pée ou
prorogat i on qu i ser o n t déc i dées à la maj o r i té des 2 / 3 des adhére n t s
représentés e n As semb l ée Génér a l e . Ext r aord i na i r e .

Jr t i c l e 4 : S i è ge

l e s i é ge du groupement e s t f i xé à ,,r. .' P.� .O; • • • I 1 peut être t r an s f éré


.l
par déc i s i on du Conse i l d ' Adm i n i s trat i o n à la maj or i té s i mp l e .

ar t i c l e 5 : adhé s i on-co t i sat i on

l ' adhé s i on au 1r oupement e s t l i ée aux cond i t i ons s u i van t e s :


- ver sement au g roupement d ' un dr o i t d ' e n t rée de 1 . 000 f rancs
- en1agement de remet tre au gr oupement sa product i on de céréa l e s ou t out
au mo i n s une par t i e s i gn i f i cat i ve .
- acceptat i on de l a candi dature par l e Conse i l d ' Admi n i s trat i o n à l a
maj or i té des 2 / 3 des membres compo sant l e Conse i l .

Chaque année , l ' As semb l ée Généra l e peut déc i der de l ever une c o t i sa t i o n
-; i!
Jl " T'\ l t A 1 1 A
86

ar t i c l e f!, : dém i s s i o n -décè s

Tout membres peut se r e t i rer v o l on t a i ren,e n c d u gr oupemen t s a n s per d r e s e s


dr o i t s acqu i s pour 1 ' exer c i ce en cour s . [ l en e s t d e même en c a s de décè s
, Le dro i t d ' en t rée e t a u t r e s c o t i sa c i o 1 1 s v e r s é s r e s t e n c , d a n s t ou s i e s
ca s , acqu i s au G r oupeme n t .

ar t i c l e =, : A s semb l é e Génér a l e

L ' As semb l ée 1énéra l e e s t compo sée exc l u s i veme n t d e s membr e s à j ou r d e l eu r


co t i sa t i on . Ceux-c i peu ven t s ' y f a i re repr é s en tér en cas d ' empêchemen t en
r eme ttant un pouv o i r écr i t à un autre membre . Nu l ne peut déten i r p l u s de
2 pouvo i r s .
L ' A s semb l ée Génér a l e se réun i t au mo i n s une f o i s par a n . Ch aque men,bre y
d i spose d ' une v o i x e t de s pou v o i r s qu i i u i o n e ê c ê é v e n c ue l l emenc r e m i s .
E l l e prend ses déc i s i on s à l a maj or i té � o s o l ue . E l l e é l i t l e C c n s e � i
d ' Adm i n i s t r at i on , déc i den t l e s pr i x-p l a ncher de début de campagne p o u r l e s
céréa l e s brute s , e xam i ne l e s compte s de résu l t a t s e t l e b i l an , e t déc i de
de s comp l émen t s de pr i x éventue l s .
La mod i f i ca t i o n de s s ta t u t s e t l a d i s s o l u t i o n du gr oupement s o n t déc i àé s
e n A s sem b l ée Généra l e e x t r aord i na i re à ! d ma j o r i té de s 2 / 3 .

ar t i c l e � : C o n s e i l d ' Adrn i n i s t r a t i o n

Le Gr oupement e s t a dm i n i s t ré par un C o n � � 1 l d ' Adm i n i s c r a t i o n de i � �


membre s , renouve l ab l e s chaque année . L� 3 f on c t i o n s d ' a dm i n i s t r a t eu r ne

maj or i té abso l ue ,
peuvent donner l i e u à r émunér a t i on . Le C o n se i l prend ses déc i s i on s b l d

Le a f onc t i on s d ' un adm i n i s tr a teur ce s se n t par s o n décès , s on i ncapac i té


léga l e , sa f a i l l i te per s onne l l e , sa dém i s s i o n , sa r évocat i on .

art i c l e d:l : Cont r ô l e

L ' As semb l ée Génér a l e dé s i gne e n s o n s e i n o u à l ' e x t é r i eur d u Gr oupemen t un


cont r � l eur de 1e s t i on e t un comm i s s a i re aux compte s .

ar t i c l e i f) : C omp t e s de r é s u l ta t s

Apr è s apurement de s per te s antér i eure s , recon s t i t u t i on d u f o nds de


r o u l emen t , appr o v i s i onnement des réserve s comptab l e s , l ' a s semb l ée généra l e
p r ocède à l a r épar t i t i on d u r , ; � J t a t e n c r e s e s mem b r e s au pr o r a t a de l eu r s
appo r t s aux cour s d e l a campa gne précéde n t e d e novembre à o c t o br� .

a r t i c l e 1 � : Rè g l ement i n tér i eur

Un ou p l u s i eur s r èg l emen t s i ntér i eur s s o n t é t ab l i s par l ' As semb l ée


Généra l e qu i préc i sent l e s pr ocèdure s de f i xa t i o n de s pr i x , des
comp l ément de pr i x , de s comm i s s i on s e t à � s rémunér a t i on s du per s onne l
éventue l .
87
- Annexe 12 -

G M M - GRANDS MOULINS DU MALI

La première minoterie a été installée en 1982 . E l le a été


conçue po lyvalente (ou avec chaînes spécialisées
comp lémentaires) pour b lé, riz, mil, maïs, sorgho. Mais
e l le tourne essentiellement avec les 2 premières céréales .
En 10 ans, e l le n'a traité que 500 t de maïs .

Pourtant, après 1987, une grande campagne de promotion


avait été lancée, par différents médias (té lévision) par le
PRML, pour l'ensemble des céréales locales.

A cette époque également, les grands moulins fortement


aidés par leur équipement étaient prêts à travail ler en
coût marginal, en n'affectant que les coûts variables aux
traitements.

En 198 8, un projet de transformation du maïs avait été


proposé au PRMC, comprenant étude, marketing, actions
promotionne lles, etc. (10 x 10 F CFA). Sans suite .

Nouve lles re lances avec la CMDT en 1984 et 1990 sans


succès: produits homologués invendables pour le maïs,
malgré des hypothèses de prix de vente à 103 ou 150 F.

L'équipe GMM souligne les fluctuations de marché à partir


du moment ou les premiers maïs (gri llés) apparaissent à la
vente (< Juin) .

La minoterie a une capacité de 30 000 t de b lé/an. De fait,


actue llement, les projets sont supérieurs . Ce facteur
l imitant la capacité de stockage 11 x 3 00 t -
4000 t + silo de repos et unités pour grains réhumidifiés .

Traite également 4 000 t/an de riz.


88

Les capacités sont de 3 t/h pour le maïs, 2 t/h pour mil et


sorgho, 6 à 8 t/h pour le blé et le riz, pour le blé on
dépasse ainsi 150 t/jour.

Au niveau des produits, les performances

* farine 75 %
* son 22 %
* perte 3 %

EQUIPEMENTS DE LA MINOTERIE

Les particularités
Base GOLFETTO - PAGODE ITALIE, complèté par SIRAGA pour
plusieurs équipements de tri,
3 chaines de transformation coexistent : blé, maïs, mil (le
riz ne pose pas de problème particulier, un décortiqueur
étant prévu) , même si le maïs ne tourne pas en tant que
telle ( éléments intégrés dans le traitement du blé)

La minoterie comporte une unité de décorticage, d'égrenage


pour le maïs, par centrifugation et éclatement à sec sur
une grille suivie d'un tri par table densimétrique, reprise
dans les rouleaux métalliques nervurés, sassage . Elle
n'a jamais servi (bien qu'elle puisse théoriquement fournir
un travail remarquable selon usinier)

Unité de décorticage semblable mais après humidification


(étuvage du sorgho) . Ici n'a jamais servi, certains
éléments ayant d'ailleurs été démonté.

L'unité de décorticage du mil est constituée par un


empilement de disques abrasifs tournant dans la masse de
grains.

Un axe vertical d'entrainement des disques. Le broyage est


effectué par un broyeur à marteaux tout à fait
impressionnant en gabarit, les marteaux étant situés à la
périphérie. Très grand degré de finesse.
89

La minoter ie blé comprend une l igne très cl a s s i que et


comp lète avec rouleaux nervurés pour écrasement des gra ins.

Le décorticage du r i z est fa it par des rouleaux caoutchouc.


C'est l e procédé cl a s s i que qui est i ntégré dans l a l igne
blé à l a p l ace des rouleaux méta l l iques.
90

- Annexe 13 -

LES UNITES DE TRANSFORMATIONS EN MILIEU TRADITIONNEL

1 - EXEMPLE DES MINOTERIES DE QUARTIER

* Activité féminine importante.

* Les équipements de mouture : de marque BENTALL


(type super) équipés de moules de 300 mm en acier , i ls
sont faciles à entretenir. Les disques sont
régilièrement re-dessinés (fréquence 10 j) à la
tronçonneuse ce qui est à la portée des petits
mécaniciens de la ville. Durée totale 120 jours.
Moteur é lectrique de 10 ch (origine soviétique)

* Equipements de décorticage d'origine chinoise ,


procède Enge lberg avec moteur identique au précédent ,
de 10 ch. Ces matérie ls sont d'uns simp licité extrême.
I ls servent , vaille que vaille , avec mil , sorgho , riz ,
maïs.

* Rendements journaliers , en fonctionnement


discontinu/ par bassines de 2 kg environ) 2 à 3 sacs/
jour - 200 à 300 kg/jour. Un total annue l qui voisine
22 à 3 3 tours au moins.

* coût facturé 25 F CFA la bassine de 2 kg


+ le son extrait qui paie le
décorticage
le son est revendu 1000 F/sac de 100 kg N
91

2 - EXEMPLE : M. DOUCOURE

* Propriétaire de 2 installations

* la première fonctionne avec

- Un moulin GRINDING MILL lA (matériel indien) avec


moteur monocylindrique Diesel NULUX - 8 ch/ 850 t/mn.
Refroidissement à eau avec 1 système utilisant des
anciens fûts d'huile - une pompe d'injection
20 payée par la variation du change sur le
Nigéria ( ! )

- un moulin à meules en acier retaillées tous les


1 5 jours ( 1 an de sûr) entrainées à 1 3 00 t/mn. Une
installation traditionnelle rustique mais robuste à
l'évidence

- rendement 3 sacs/h -. Peut faire davantage.

* La seconde installation comprend un broyeur à


marteau avec moteur BRIGG et STRATTON monocylindrique
5 ch consommant 1 1/h essence Matériel
incontestablement moins fiable, diffusé par 'les
grandes surfaces" par contre ce qui le met "à la
portée de tous".

COMMENTAIRE GENERAL

Les performances sont globalement semblables à celles


des minoteries. Nous sommes donc sur le même marché,
avec des mécanismes d'échanges simplifiés directement
en prise avec le consommateur.

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