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Résistance des matériaux en mécanique

Le document traite de la résistance des matériaux, abordant les types de sollicitations, les contraintes, et la loi de Hooke. Il explique comment dimensionner des structures en tenant compte des caractéristiques des matériaux et des coefficients de sécurité. Des exercices pratiques sont également proposés pour appliquer ces concepts dans des situations réelles.

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Résistance des matériaux en mécanique

Le document traite de la résistance des matériaux, abordant les types de sollicitations, les contraintes, et la loi de Hooke. Il explique comment dimensionner des structures en tenant compte des caractéristiques des matériaux et des coefficients de sécurité. Des exercices pratiques sont également proposés pour appliquer ces concepts dans des situations réelles.

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ITEC

Résistance des matériaux Terminale

 S2-2 - Comportement d'un mécanisme et/ou d'une pièce : Résistance des


Points du matériaux : hypothèses et modèle poutre, types de sollicitations simples,
Séquence 3
programme notion de contrainte et de déformation, loi de Hooke et module d’Young,
limite élastique d'une sollicitation simple.

Objectifs Pré requis

 Différencier les différentes sollicitations.  Séquence 2 : Statique analytique.


 Identifier le type de contrainte et son intensité.
 Dimensionner une structure en fonction des
caractéristiques d’un matériau.
 Prendre en compte le coefficient de sécurité.

1 - Introduction
La résistance des matériaux (RDM) est l’aboutissement de la mécanique. Ce domaine d’étude est très présent dans les
bureaux d’études et la conception. Les systèmes qui y sont conçus doivent résister aux efforts, aux vitesses, aux chocs et à
l’usure, premier critère des cahiers des charges.
Mais il ne faut pas les sur dimensionner. Le coût des matériaux et de la fabrication des pièces est important pour la
rentabilité ou la compétitivité. Dans l’aéronautique ou l’automobile, la consommation en lien avec la légèreté du véhicule
est importante aussi. Il faut donc trouver un juste équilibre entre solidité et économie.
La statique permet la détermination des forces extérieures à un solide indéformable. Mais, du fait qu’aucun corps n’est
indéformable, la présence de forces extérieures fait naître des forces intérieures entre les particules matérielles. Il en
résulte des contraintes et des déformations qui ne doivent pas devenir dangereuses.
Le but de la RDM :
Elle étudie les conditions d’équilibre des constructions, afin qu’elles supportent les forces auxquelles elles sont soumises
dans les meilleures conditions de sécurité, d’économie et d’esthétique.
Les problèmes principaux de la RDM sont
 soit de dimensionner une pièce en fonction des efforts connus.
 soit déterminer les efforts que peut supporter la pièce en fonction de ses dimensions.

2 – Hypothèses
2.1 - Matériaux
Nous admettons que lors d’une étude de RDM, le matériau est :
 Homogène :
 Isotrope :
2.2 - Disposition de la matière
Les solides étudiés sont des poutres. Une poutre est
un solide engendré par la translation d’une section
plane (S) dont le centre de surface G décrit une
droite appelée ligne moyenne.
Les caractéristiques de la poutre sont :
o

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Résistance des matériaux Terminale

2.3 - Efforts extérieurs appliqués à la poutre


Les efforts sont appliqués :
Soit dans un plan de symétrie : Soit symétriquement par rapport à un plan de symétrie :

Les types d’efforts sont :


Soit une charge concentrée en un point : Soit une charge uniformément répartie :

A B A B

3 - Torseur de cohésion
Soit une poutre (E) en équilibre sous l'action de plusieurs actions
extérieures. Pour étudier ce solide déformable, il faut modéliser ce
qui se passe au sein de la matière. Pour se faire, on réalise une
coupure fictive de la poutre située à l'abscisse x qui la sépare en
deux tronçons E1 et E2.
Les efforts de cohésion traduisent les actions de contact de (E2) sur
(E1) dans la surface (S). Ces efforts de cohésion permettent à la
poutre de ne pas se "disloquer" sous l'effet d'actions extérieures.
Les efforts de cohésion sont modélisables par une résultante R⃗ (en
N) et un moment résultant M ⃗ (en N.m) au point G. On peut les projeter de la façon suivante dans le repère (O, ⃗, ⃗, ⃗).
Résultante R⃗ :
o

Moment résultant M ⃗ :
o

T⃗ et Mf⃗ n’ayant pas de direction privilégiée dans ( ⃗, ⃗), ils sont composés de leurs projections sur ces axes. Les composantes
algébriques de ces vecteurs sont :

R⃗ et M⃗ soit {TCOH}G =

-4-
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Résistance des matériaux Terminale

4 – Sollicitations et contraintes
4.1 - Traction - Compression
Un corps est sollicité à la traction Torseur associé :
lorsqu’il est soumis à deux forces
opposées qui tendent à l’allonger
(exemple : câbles d’ascenseur).
Un corps est sollicité à la compression
lorsqu’il est soumis à deux forces
opposées qui tendent à le raccourcir
(exemples : colonnes pour un bâtiment,
tige de vérin en sortie).
4.2 - Cisaillement
Un corps est sollicité au cisaillement Torseur associé :
lorsqu’il est soumis à deux forces
opposées qui tendent à le séparer en
deux tronçons glissant l’un par rapport à
l’autre suivant le plan d’une section
(exemples : découpage d’une tôle,
poinçonnage, sollicitation sur des axes
d’articulation, de goupilles …)
4.3 - Torsion
Un corps est sollicité à la torsion Torseur associé :
lorsqu’il est soumis à deux couples
opposés (exemple : arbres de
transmission avec l’existence des
moments moteur et récepteur).

4.4 - Flexion plane


Un corps est sollicité à la flexion lorsqu’il Torseur associé :
est soumis à des forces coplanaires
normales aux génératrices (exemples :
poutre de ponts, de bâtiments, le
plancher). La déformation
correspondante est appelé flèche.

4.5 - Notion de contrainte


Les efforts de cohésion induisent des contraintes à l’intérieur de la pièce qui caractérisent les actions mécaniques de
cohésion interne au matériau qui existent entre les grains de matière.
Remarque : Une contrainte est assimilable à une pression. C’est un effort par unité de surface (N/mm² ou MPa).
Suivant l’orientation de la contrainte par rapport à la normale de la section, on
définit deux types de contraintes :

-5-
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Résistance des matériaux Terminale

5 – Traction compression
L’essai de traction consiste à soumettre une éprouvette normalisée à un effort de traction progressivement croissant,
jusqu’à la rupture de l’éprouvette. Il permet de déterminer les caractéristiques des matériaux.

5.1 - Contrainte unitaire


Durant l’essai, un mécanisme enregistreur mémorise toutes les déformations de l’éprouvette et fourni en continu l’effort
unitaire par unité de surface. Cet élément est appelé contrainte unitaire σ (sigma).
La répartition des contraintes dans la section (S) est uniforme et normale à la surface :

Avec F norme de l’effort normal N.

5.2 - Allongement unitaire


L’effort de traction provoque un allongement de l’éprouvette (l). Le système enregistreur donne directement une
expression de l’allongement unitaire :

Avec l = lu - l0, variation entre la longueur ultime et la longueur


initiale.

5.3 - Courbe obtenue F(N)


A l’issu de l’essai le système enregistreur fourni un diagramme C
représentant l’effort en fonction de l’allongement. Fm
D
 Portion OA : Assimilable à une droite. C’est la zone de A
déformation élastique. Si le point A n’est pas dépassé, Fe B
l’éprouvette reprend sa longueur initiale l0.
 Au-delà de A : C’est la zone de déformation plastique,
l’éprouvette reste déformée.
 A partir du point C : Apparition du phénomène de striction,
diminution notable de la section.
 Au point D : c’est la rupture de l’éprouvette.
La Limite élastique, Re ou e, correspondant à l’effort au point A. l (mm)
O
La limite à la rupture, Rm ou m, correspondant à l’effort au point C.

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5.4 - Loi de Hooke


On remarque que dans la zone élastique, il y a proportionnalité entre la contrainte et l’allongement unitaire. Cette
propriété est mise en évidence par la loi de Hooke :

E correspond à la pente de la droite du domaine élastique. C’est le module de Young noté E, en Mpa, appelé aussi module
d’élasticité longitudinale. Il caractérise l’aptitude du matériau à l’allongement. Plus E est grand plus le matériau est « raide
». Plus E est petit plus le matériau est « souple ».
Quelques valeurs du module de Young :
 Aluminium : 70 000 MPa
 Fontes : 100 000 MPa
 Aciers : 200 000 MPa
 Tungstène : 400 000 Mpa

5.5 - Expression de la déformation élastique


L’utilisation des définitions de la contrainte et de l’allongement unitaire dans la loi de Hooke permet d’exprimer
directement la déformation fonction de F, S0, l0 et E connus dans les cas pratiques :

soit

5.6 - Condition de résistance


Pour qu'une pièce résiste aux efforts de traction sans subir de déformation permanente il faut que la contrainte unitaire
ne dépasse pas la limite élastique Re du matériau.
Pour des raisons de sécurité et compte tenu des hypothèses faites, la contrainte doit rester inférieure à une valeur limite
appelée contrainte pratique à l'extension Rpe. On considère que c’est la contrainte maximale admissible.

Pour qu’il y ait résistance, il faut donc que ______________


Avec Rpe définie fonction d’un coefficient de sécurité, noté cs :

 cs = 1,5 à 3 pour des structures courantes.


 cs = 8 à 10 pour des structures présentant un danger pour l'homme et son environnement.
Pour déterminer le coefficient de sécurité dans un cas pratique, σ est alors égal à Rpe. La relation précédente se présente
donc sous la forme :

-7-
ITEC
Résistance des matériaux Terminale

Applications
Exercice 1 - Synthèse
Question 1.1 - Compléter les cadres en traits continus ci-dessous avec la notation usuelle des grandeurs physiques et
leurs unités.
Question 1.2 - Compléter les cadres en pointillés avec les relations qui existent entre ces différentes grandeurs
physiques.

Relation :
Coefficient de sécurité : Résistance pratique élastique :
Unité : Unité :

Relation :
Résistance élastique :

Unité :

Relation : Relation :
Allongement :
Contrainte :
Unité :
Unité :

Effort : F Module de Young :


Unité : N Unité :

Surface : Longueur initiale :


Relation :
Unité : Unité :
Relation :

Déformation :
Unité :

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Résistance des matériaux Terminale

Exercice 2 - Traitement à la trempe


Les deux figures ci-dessous représentent l’enregistrement de l’essai de traction sur une éprouvette en acier. Le diagramme
de gauche est l’essai de ce matériau à l’état brut et le diagramme de droite ce même matériau trempé à une température
de 850°.
Force Acier brut Force Acier trempé
C=D

D A=B

A=B

Echelles :
Force : 5,5 mm = 5250N
Allongement Allongement

L’éprouvette possède un diamètre de 10 mm et la longueur initiale est de 50 mm. Après la rupture, l’allongement mesuré
est de 56 mm pour l’éprouvette brute et de 52 mm pour celle qui a été trempée.
Pour les deux cas, déterminer :

Eprouvette acier brut Eprouvette acier trempé

Question 2.1 - A partir du diagramme, l’effort d’extension maximum et en déduire Rm.

Fm Fm

Rm Rm

Question 2.2 - A partir du diagramme, l’effort d’extension correspondant à la limite élastique et en déduire Re.

Fe Fe

Re Re

Question 2.3 - L’allongement unitaire du matériau.

ε ε

Question 2.4 - Conclure quant à l’intérêt d’un traitement par la trempe.

-9-
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Résistance des matériaux Terminale

Exercice 3
Une chaine se compose d’une suite de maillons soudés les uns derrière les autres. La limite à la rupture de l’acier utilisé
est de 63 daN/mm².
Question 3.1 - Déterminer la force d’extension maximale F⃗ que peut supporter la chaîne si le coefficient de sécurité
adopté est de 5.

Exercice 4
Une poutre en H, repérée 1 sur la figure, supporte un effort de compression de 50 000 daN. La poutre est soudée sur un
plat carré en acier de côté b repéré 2. L’ensemble repose sur un support circulaire 3 en béton de diamètre d posé à même
le sol.
Question 4.1 - Calculer la section de la poutre H si la contrainte admissible de l’acier est de 10 daN/mm².
Question 4.2 - Déterminer le côté b du carré 2 si la contrainte admissible en compression du béton est de 0,4 daN/mm².
Question 4.3 - Calculer le diamètre d du socle 3 si la contrainte admissible à l’écrasement du sol est de 2,5 daN/cm².

Exercice 5
Pour contrôler la charge d’un avion, on place des jauges de contrainte sur le train d’atterrissage. Une jauge collée sur le
pied de forme tubulaire donne les indications suivantes :
 ε = 0,000 68 en position déchargé,
 ε = 0,001 82 en charge.
Question 5.1 - Déterminer la charge supplémentaire si
D = 200mm, d = 188 mm et E = 75 GPa.

- 10 -
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Résistance des matériaux Terminale

Exercice 6 - Ascenseur
Dans un immeuble de 15 étages, l’ascenseur peut relier le rez-de-chaussée (RDC) au 15ème étage. La hauteur entre chaque
étage est de 2,80 m.
La machinerie d’ascenseur est disposée sur le toit de l’immeuble. Pour des raisons d’encombrement, le treuil
d’enroulement du câble est situé à 1 m au-dessus du toit.
La cage d’ascenseur fait 2,50 m de haut à l’intérieur. Muni de ses systèmes de sécurité, elle mesure hors tout 2,80 m.
Données
 La cage d’ascenseur pèse à vide 980 daN Moteur et treuil
 Le poids du câble est négligé.
 Le câble fait 30 mm de diamètre. 1m
 Le câble à une limite élastique Re = 350 MPa.
 Le module de Young du câble est E = 210 000 MPa.
 Le coefficient de sécurité adopté est cs = 5. 2m80 ET15
 La limite de déformation acceptable est de 5 mm.

ET14
2m80
Question 6.1 - Identifier la sollicitation auquel est
soumis le câble.
Question 6.2 - Calculer la section S du câble en mm2.
Question 6.3 - En déduire la contrainte  exercée dans
le câble.
ET4
Question 6.4 - Comparer la contrainte  avec la limite 2m80
pratique élastique en tenant compte du coefficient de
+11.20
sécurité et conclure.
ET3
Pour les questions suivantes, la cabine d’ascenseur est au 2m80
rez-de-chaussée.
+8.40
Question 6.5 - Calculer la longueur du câble L0. ET2
Question 6.6 - Calculer l’allongement relatif du câble . 2m80

Question 6.7 - En déduire la déformation l du câble. +5.60


Pensez-vous que cette déformation est acceptable ? ET1
2m80
Question 6.8 - La cabine à une capacité de 1050 kg en
charge maximale, calculer alors l’effort Fmax exercé sur le +2.80
câble en prenant g = 9,81 m.s-2. ET0
2m80 RDC
Question 6.9 - En déduire la contrainte max exercées
dans le câble. 0
Question 6.10 - Comparer max avec la limite pratique élastique et conclure.
Question 6.11 - Calculer l’allongement relatif du câble  max.
Question 6.12 - En déduire la déformation l max du câble. Pensez-vous que cette déformation est acceptable ?

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ITEC
Résistance des matériaux Terminale

6 - Cisaillement
Lors d’une sollicitation en cisaillent, les propriétés et relations sont similaires à la sollicitation en traction compression.
6.1 - Contrainte unitaire
La répartition des contraintes tangentielles dans la section droite (S) est uniforme :

Avec F norme de l’effort tranchant Ty.

6.2 - Condition de résistance


La condition de résistance pour une sollicitation de cisaillement est la même que pour la traction en prenant en compte la
résistance pratique au cisaillement (ou glissement) Rpg :

Pour qu’il y ait résistance, il faut donc que ______________


Avec Rpg définie fonction d’un coefficient de sécurité et de Reg, résistance élastique au glissement :

Applications
Exercice 7 - Montage en chape
L’articulation proposée assure la liaison pivot entre la chape 1 et le tirant 2 au
moyen d’un axe 3 arrêté en translation par deux circlips 4. La résistance
admissible au cisaillement de l’axe 3 est égale à 80 MPa.
Question 7.1 - Si le diamètre d de l’axe est égal à 50 mm, déterminer l’effort F
maximal transmissible par la liaison.

Exercice 8 - Poinçonnage de tôles


Lorsque l’on veut découper, par poinçonnage, un trou dans une tôle, on exerce par l’intermédiaire d’un poinçon un effort
F qui se répartit sur toute la section de tôle que l’on souhaite ôter.
La tôle à poinçonner possède une épaisseur de e = 4mm. Le trou à réaliser est un carré de côté a = 20mm.

Etude de la tôle
Poinçon
Question 8.1 - Quelle sollicitation subit cette tôle.
Question 8.2 - Exprimer la contrainte subit par la tôle.
Question 8.3 - La résistance à la rupture de la tôle étant de 200 MPa, définir
Tôle
l’effort à appliquer au poinçon afin d’effectuer cette découpe.

Etude du poinçon
Question 8.4 - Quelle sollicitation subit le poinçon.
Question 8.5 - Définir la contrainte subit par le poinçon.
Question 8.6 - Fonction de l’effort déterminé à la question 3, calculer le Re Matrice
mini du poinçon si l’on adopte un coefficient de sécurité de 2,5.

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Résistance des matériaux Terminale

7 - Phénomène de concentration de contraintes


Ce phénomène ne se produit que si la poutre (P) n’est pas homogène, lorsqu’il y a des variations de section avec présence
d’alésage ou d’épaulement par exemple. Dans ces cas, la contrainte au voisinage des changements de section est
supérieure à la contrainte normale. La contrainte n’est pas uniformément répartie sur la section de la pièce.

Dans ces cas :


k est appelé

Lors de la conception d’une pièce pour éviter ce phénomène, il faut éviter les changements brusques de section en
prévoyant des rayons de raccordement plutôt que des angles vifs ou des nervures.
Mise en évidence de ce phénomène par l’utilisation d’outil informatique :

Applications
Exercice 9 - Tige de vérin
Sur la tige cylindrique d’un vérin représenté ci-dessous, il a été usiné
une gorge à fond demi-circulaire. Cette tige subit un effort de traction
de 5.104 N. La présence de cette gorge présente une concentration de
contrainte dont le coefficient k est défini par l’abaque.

y
r

x
D

d
t

Données : D = 100 mm, d =75 mm, r = 5 mm.

- 13 -
ITEC
Résistance des matériaux Terminale

Question 9.1 - Déterminer le coefficient de concentration de contrainte k.


Question 9.2 - Calculer la contrainte maximale que subit la tige du vérin.
Question 9.3 - La résistance élastique de cet acier est de 120 MPa, déterminer alors le coefficient de sécurité.

Exercice 10
Un plat (60 x 10) comporte un rétrécissement de rayon r = 10 mm et un
perçage de diamètre d = 8 mm. La force de traction F est de 1 000 daN.
Question 10.1 - Calculer la contrainte maximale σr au niveau du
rétrécissement.
Question 10.2 - Calculer la contrainte maximale σp au niveau du perçage.

Exercice 11 - Potence de trottinette


La trottinette est devenue un moyen de transport individuel pour les petits comme pour les grands. Construite autour d’un
châssis compact et léger, sa structure pliante la rend transportable aisément en toutes circonstances.
L’objectif est de vérifier les choix de dimensionnement et de matériau pour la potence, élément le plus sollicité de la
trottinette.

Échelle des forces : 1 mm pour 7 N

- 14 -
ITEC
Résistance des matériaux Terminale

Etude statique
On souhaite déterminer graphiquement les actions mécaniques sur la potence de la trottinette pour une charge de 70 kg.
Pour cela on isole la potence.
Hypothèses
o Toutes les liaisons sont supposées parfaites : en C une liaison pivot d’axe z avec le châssis et en D une liaison
ponctuelle de normale y’ avec le châssis.
o L’action du sol sur la trottinette engendre au point A une action mécanique verticale d’une intensité de 210 N
pour une personne de 70 kg
o La masse des pièces est négligée.
o Le problème est supposé plan.
Question 11.1 - Faire le bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à la potence (S).
Question 11.2 - En appliquant le principe fondamental de la statique, que peut-on dire des actions mécaniques
appliquées à la potence ?
Question 11.3 - Déterminer graphiquement les actions
mécaniques aux points C et D.

Etude de la potence
La potence est en acier (AISI 1020) dont la limite élastique
Re = 350 MPa.
Une étude de déformation avec les valeurs d’efforts
déterminées précédemment a été effectuée avec le logiciel
SolidWorks. Les résultats de cette étude sont donnés ci-
contre.
Question 11.4 - Entourer la zone de plus forte sollicitation.
Question 11.5 - Déterminer le coefficient de sécurité cs
dans le cas le plus défavorable.
Le bureau d’étude impose un coefficient de sécurité
supérieur à 5 pour permettre de résister aux efforts dynamiques (sauts, chocs …).
Question 11-6 - La potence a-t-elle été correctement dimensionnée ?

Etude de l’axe de la liaison pivot


Pour être ranger ou transporter plus facilement, la trottinette peut se replier grâce à une liaison pivot au point C. Cette
liaison pivot est réalisée par l’intermédiaire d’un axe en acier dont la résistance élastique Re = 250 MPa.
Données
o La limite élastique au glissement Reg = 0,5 Re.
o Le bureau d’étude impose un coefficient de sécurité cs = 5.
o Le diamètre de l’axe est de 8mm.
Question 11.7 - A quel type de sollicitation correspondent les
efforts appliqués à l’axe en C ?
Question 11.8 - Déterminer la contrainte appliquée à l’axe en C.
Question 11.9 - Vérifier que le critère de dimensionnement est
respecté.

- 15 -
ITEC
Résistance des matériaux Terminale

Sujet de bac
Session 2015 - Projet de pont transbordeur Jules Verne à Nantes
Mise en situation
La ville de Nantes est confrontée à la saturation de son
périphérique à hauteur du pont de Cheviré. Ce pont,
initialement prévu pour le contournement de la ville, est
aussi très utilisé pour les déplacements urbains. Depuis
quelques années, la question d'un nouveau franchissement
de la Loire est donc à l'ordre du jour.
Par ailleurs, la ville de Nantes est confrontée à un
réaménagement d'une partie de son centre-ville située sur
une île fluviale, l'île de Nantes, jusque-là occupée par
diverses activités industrielles.
En juillet 2008, une association « Les Transbordés » est
fondée avec l'objectif de porter le projet d'un nouveau pont
transbordeur imaginé par l'architecte nantais Paul Poirier.
Définition d’un pont transbordeur
Ouvrage comportant deux piliers auxquels est suspendue Suspente (10
une travée dégageant une passe navigable et sur laquelle se en tout)
déplace un chariot qui porte, accrochée à des câbles
(suspentes), une nacelle transbordeuse allant d'une rive à Cabine nacelle
l'autre. (jusqu’à 135
passagers)
ÉTUDE 1.3 : ACCESSIBILITÉ À LA NACELLE
Le pont à transbordeur est un établissement recevant du public (ERP). Comme tous les ERP, il doit répondre à
certaines caractéristiques quant à son accessibilité par les personnes à mobilité réduite. Un extrait du journal
officiel de la République décrit ces caractéristiques dans le document technique DT6.
Exigences de l’arrêté du 1er août 2006
Il s’agit de déterminer l’écart de niveau maximum acceptable entre le quai et la nacelle.
Question 1.3.1 Relever sur l’extrait du journal officiel DT6 la dénivellation maximale acceptable sans
voir DT6 équipement spécifique entre la nacelle du pont transbordeur et les quais.

La partie suivante est divisée en quatre étapes. D’abord le choix des suspentes (câbles) qui soutiennent la nacelle,
puis le calcul de leur allongement dû au chargement, l’influence de la dilatation sur le positionnement vertical
de la nacelle par rapport au quai et enfin le choix des équipements à prévoir pour respecter les normes
d’accessibilité de l’ERP.

Choix des suspentes


Pour connaître les différences d’altitude de la nacelle dans le temps et sous certaines conditions, il est nécessaire
de connaître les caractéristiques des 10 suspentes. Nous ferons ici l’hypothèse que le poids total est réparti de
façon égale entre toutes les suspentes.
L’architecture de la nacelle est donnée dans le document technique DT6.
Question 1.3.2 Relever sur le diagramme d’exigences (DT3) la charge utile de la nacelle. Sachant que la
masse de la nacelle à vide est de 100 tonnes. Calculer le poids total de la nacelle puis
voir DT3
celui que chaque suspente doit soulever. Vous prendrez g = 10 ms-2.

- 16 -
ITEC
Résistance des matériaux Terminale

Le coefficient de sécurité est fixé à 10 pour les équipements suspendus recevant du public (cas de la nacelle), les
suspentes étant des câbles dont les sollicitations varient beaucoup du fait des mouvements de la charge. Pour
prendre en compte la fatigue du matériau, le constructeur retient l’effort de service comme critère de choix des
câbles.
Question 1.3.3 Calculer l’effort à prendre en compte dans le choix des suspentes en tenant compte du
coefficient de sécurité. Justifier le choix d’un câble de type 19T15S par le constructeur
voir DT7
en utilisant le DT7.

Allongement d'une suspente dû aux sollicitations


La sollicitation en traction des suspentes varie seulement en fonction de la charge embarquée. La nacelle est
suspendue par 10 câbles de 50 m de long, et leur allongement qui en découle intervient directement sur la
différence de hauteur entre la nacelle et le quai. Les caractéristiques des câbles utilisés de type 19T15S sont
indiquées dans le document technique DT7. On donne par ailleurs la formule de calcul de l’allongement :
×
∆ = Lo : longueur initiale du câble ;
×

S : section du câble ;
E : module de Young ;
F : charge appliquée sur le câble.
Question 1.3.4 Calculer la variation de longueur des suspentes en considérant que chacune d'entre-elles
supporte un poids de 100 kN.
voir DT7

Le pont transbordeur est soumis aux conditions climatiques environnantes. Les températures extrêmes relevées
sur trente ans sont données dans le document technique DT7. Lors d'un changement de température, chaque
suspente se dilate ou se contracte et par conséquent, la hauteur de la nacelle varie entre l’hiver et l’été. L’objectif
est de calculer la variation de longueur d'une suspente et de définir si cette variation est significative ou non.
Question 1.3.5 Déterminer l’allongement d'une suspente dû à la dilatation entre les températures
extrêmes données par le graphique du document technique DT7.
voir DT7
On donne : ∆ = × ×∆

Question 1.3.6
En déduire l’allongement total et maximum d'une suspente et préciser quel phénomène
est prépondérant dans l’allongement des suspentes.

Conclusion
Vous allez maintenant déterminer les équipements nécessaires pour l’accessibilité de cet ERP par les personnes en
situation de handicap. Pour permettre de minimiser les effets d’allongement des suspentes, le réglage initial
d’altitude de la nacelle sera réalisé à un niveau moyen. Ainsi, la différence de niveau entre le quai et la nacelle vide
au plus froid de l’hiver sera symétrique à celle constatée en pleine charge pendant les plus fortes chaleurs de l’été.
Question 1.3.7 Déterminer la différence de niveau entre la nacelle et le quai. Conclure quant à la
nécessité d’un équipement complémentaire pour assurer l’accessibilité de cet ERP par les
voir DT6
personnes en situation de handicap.
Justifier votre réponse.

- 17 -
ITEC
Résistance des matériaux Terminale

DT3 - Diagramme d'exigences du pont transbordeur

- 18 -
ITEC
Résistance des matériaux Terminale

DT6 - Extrait du journal officiel de la république française.

- 19 -
ITEC
Résistance des matériaux Terminale

DT7 - Caractéristiques des câbles – conditions climatiques nantaises


Extrait de tableau constructeur (Freyssinet)
Type Section [mm2] Effort de rupture 1,0 fpk Effort service 0,45 fpk Gaine en partie courante
[-] [mm2] [kN] [kN] øext / eparoi [mm]
4T15S 600 1’060 477 90 / 6
7T15S 1'050 1'855 835 110 / 6
12T15S 1’800 3’186 1’434 125 / 6
19T15S 2’850 5’044 2’270 140 / 6
27T15S 4'050 7'168 3'226 160 / 6
31T15S 4'650 8'230 3'704 160 / 6
37T15S 5'550 9'824 4'421 180 / 6
55T15S 8'250 14'602 6'571 200 / 6

Caractéristiques du câble
Résistance nominale à la traction : 1770 Nmm-2
Module d’Young : 195 kNmm-2
Charge de rupture caractéristique spécifiée : 265 kN
Coefficient de dilatation : α = 12 ×10-6 K-1
Historique des conditions climatiques à Nantes
Cet historique reprend les températures maximales et minimales relevées pendant trente ans par la station
météorologique de Château-Bougon située en périphérie nantaise.

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ITEC
Résistance des matériaux Terminale

Sujet de bac
Session 2019 - Futuroscope, les innovations technologiques de « l’extraordinaire voyage »
Depuis 2003, le Futuroscope investit chaque année dans une nouvelle attraction. La dernière-née, ouverte en
2017, « l’extraordinaire voyage », est un simulateur de vol animé sur le thème des aventures des romans de
Jules Verne.

L'attraction se présente sous la forme d’une plateforme dynamique de 84 places assises s'inclinant à près de
90° en 12 secondes. Les visiteurs ont les pieds dans le vide et regardent un écran hémisphérique de 600 m2.
L’idée est de retranscrire une sensation de vol dans les nuages. Des effets sensoriels embarqués (vent, bruine,
froid, parfums …) agrémentent l'immersion.
La fréquentation prévue est de 500 à 600 personnes par heure.
Validation des basculeurs de sièges de la base mobile de « l’extraordinaire voyage »
La plateforme dynamique de cette attraction a été conçue par le
bureau d’études du Futuroscope et commandée à une société
canadienne. Le comité français d’accréditation (Cofrac),
intervenant dans l'évaluation de la conformité, a dû valider les
différents éléments de cette structure, notamment le système de
basculement des sièges.

L’objectif est de valider le choix des profilés, laminés à froid de section tubulaire, pour les cylindres de
contrebalancement.

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ITEC
Résistance des matériaux Terminale

Cylindre de contre
balancement des sièges

Question 2.19 On isole un cylindre de contrebalancement (voir figure 1 sur le DR7) en équilibre statique.
En négligeant l’effet de la pesanteur, on constate qu’il est soumis à deux forces appliquées
DR7
à chacune de ses extrémités A et C. Ces deux forces ont pour support l’axe AC. Justifier
cette affirmation.

Sur la figure 2 du DR7, on isole un siège et on suppose que la position du cylindre de contrebalancement est la
même que sur la figure 1. G désigne le centre de gravité de l’ensemble {siège ; occupant}.

Question 2.20 Reporter sur cette figure, la droite support (axe AC) de la question précédente.
DR7 Calculer puis tracer le poids P⃗ d’un siège et de son occupant. On donne la masse d’un
siège et de son occupant (M = 840 kg). On prendra g = 10 m.s-2.
Déterminer entièrement les forces appliquées au siège aux points A et B, par construction
graphique, sur le dynamique du DR7 à partir du point D. Reporter les résultats sur le DR7.

Question 2.21 En tenant compte des résultats obtenus à la question précédente, déduire la sollicitation
à laquelle est soumis le cylindre de contrebalancement.

Le constructeur a fait le choix pour le cylindre de contrebalancement d’un profilé laminé à froid de section tubulaire
de diamètre extérieur 40 mm et de diamètre intérieur 20 mm. Les phénomènes de flambage ne seront pas pris en
compte dans la suite de l’étude, seule la compression sera étudiée.

Question 2.22
Calculer la section S de ce cylindre. Relever sur le résultat de la simulation numérique
(DT18) la valeur maximale σmax à laquelle est soumis le cylindre de contrebalancement.
DT18

L’effort appliqué sur le cylindre de contrebalancement est de 10 600 N.


Question 2.23 À l’aide de la réponse à la question précédente, valider le choix du profilé.

Question 2.24 Au regard de la norme des établissements recevant du public (ERP), expliquer le choix de
la valeur du coefficient de sécurité fait par la société de construction canadienne.
DT19

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ITEC
Résistance des matériaux Terminale

DT18 - Simulation numérique


Etude des contraintes dans une section d’un cylindre de contrebalancement

DT19 - Normes ERP (établissement recevant du public)

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Résistance des matériaux Terminale

DR7 - Document réponse 7


Question 2.20
Reporter sur cette figure, la droite support (axe AC) de la question précédente.
Calculer puis tracer le poids P⃗ d’un siège et de son occupant. On donne la masse d’un siège et de son occupant
(M = 840 kg). On prendra g = 10 ms-2.
Déterminer entièrement les forces appliquées au siège aux points A et B, par construction graphique, sur le
dynamique du DR7 à partir du point D. Reporter les résultats sur le DR7

Dynamique des forces


(Echelle des forces : 1 cm → 1 000 N)

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