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Microbiote et santé humaine : enjeux clés

Le document traite du rôle essentiel du microbiote humain dans la santé, en soulignant son influence sur la digestion et les pathologies. Il aborde également la transmission des agents pathogènes, les épidémies, et les mesures de prévention pour limiter leur propagation. Enfin, il met en lumière l'importance de la symbiose entre le microbiote et l'organisme humain pour maintenir un équilibre de santé.

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Microbiote et santé humaine : enjeux clés

Le document traite du rôle essentiel du microbiote humain dans la santé, en soulignant son influence sur la digestion et les pathologies. Il aborde également la transmission des agents pathogènes, les épidémies, et les mesures de prévention pour limiter leur propagation. Enfin, il met en lumière l'importance de la symbiose entre le microbiote et l'organisme humain pour maintenir un équilibre de santé.

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Thème 3 : Corps humain et santé

Chapitre 1 : Microorganismes et santé

L'être humain vit en permanence en présence de micro-organismes, présents dans


l'environnement qui l'entoure. Certains de ces agents sont pathogènes pour l'être humain.
Comment s'effectue la propagation des maladies causées par ces agents pathogènes et comment la
limiter ?

I) Microbiote humain et son rôle :

• Le microbiote humain est l'ensemble des micro-organismes non pathogènes qui vivent sur et dans
le corps humain. Sur la peau (microbiote cutané), dans l'intestin (microbiote intestinal), au niveau des
muqueuses (tissus tapissant les cavités de l'organisme) buccale, nasale, vaginale chez les femmes…
Le microbiote est composé pour sa plus grande partie de bactéries, mais aussi de champignons,
d'acariens et de virus parasites des bactéries. Dans le corps humain, il y a environ 10 fois plus de
cellules appartenant au microbiote que de cellules humaines.

• Le microbiote intestinal est le microbiote le plus développé de l'organisme. Il commence à se


mettre en place durant le développement embryonnaire lors des échanges avec la mère par
l'intermédiaire du placenta. Puis, lors de l'accouchement, le microbiote maternel vaginal
(accouchement par voie basse) ou cutané (accouchement par césarienne) colonise le tube digestif du
très jeune enfant. L'allaitement (naturel ou artificiel), puis l'alimentation de l'enfant, font évoluer le
microbiote intestinal. Ainsi, le microbiote intestinal est constitué vers 2 à 3 ans et reste globalement
stable pendant la vie adulte en l'absence de perturbations. Par la suite, le microbiote intestinal se
modifie lors de la vieillesse.

• Les individus en bonne santé présentent un microbiote intestinal globalement similaire, ce qui met
en évidence l'unité du microbiote. Mais la composition précise du microbiote intestinal varie selon
chaque individu et est influencée par différents facteurs : âge, alimentation, prise d'antibiotiques…,
ce qui illustre la diversité du microbiote. Différents facteurs influencent la composition et la diversité
du microbiote intestinal. Par exemple, la diversité du microbiote intestinal est augmentée par une
alimentation riche en fibres et réduite par la prise d'antibiotiques.

II) Conséquences de l’hygiène sur le microbiote et la santé :

Les différents rôles du microbiote intestinal


• Le microbiote intestinal présente plusieurs rôles qui contribuent à la santé et au bien-être de
l'individu :

• Rôle dans la digestion : le microbiote intestinal permet de transformer des aliments que l'appareil
digestif humain n'est pas capable de transformer seul. Ce microbiote contribue à une meilleure
assimilation des nutriments. Il permet en particulier la digestion des glucides complexes et un apport
accru de l'organisme en vitamines et acides gras.

Composition du microbiote intestinal et pathologies


• Les travaux sur le microbiote intestinal établissent des corrélations entre des déséquilibres de la
composition de ce microbiote et différentes pathologies comme l'obésité et le diabète de type 2. En

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Thème 3 : Corps humain et santé

cas d'affaiblissement du système immunitaire, certains micro-organismes du microbiote


normalement bénins, comme la bactérie Clostridium difficile, peuvent devenir pathogènes pour
l'organisme. D'autre part, dans le cas de la sclérose en plaques (maladie où le système immunitaire
du patient attaque le système nerveux), certaines bactéries du microbiote seraient responsables
d'une stimulation accrue du système immunitaire qui a lieu lors de cette maladie. Par ailleurs chez les
personnes obèses des études ont montré une diminution de la diversité des espèces et/ou une
modification des proportions de différentes espèces, ces anomalies sont appelées dysbioses.

Soigner des maladies en agissant sur le microbiote intestinal


• La modulation du microbiote ouvre des pistes de traitement de certaines maladies. Pour soigner
certaines pathologies comme des cas de diarrhées récurrentes, il est possible de transplanter un
microbiote d'un individu sain à un individu malade. Ces pistes thérapeutiques commencent à être
utilisées dans certaines pathologies, mais doivent être encore précisées par une connaissance accrue
des relations complexes entre le microbiote intestinal et le système immunitaire, notamment lors de
réactions inflammatoires.

• Ainsi, le microbiote humain et son hôte, l'organisme humain, vivent en symbiose. Cette relation est
bénéfique pour les deux partenaires : le microbiote trouve un milieu de vie favorable au sein du
corps humain et il joue un rôle essentiel pour la santé et le bien-être de son hôte. La composition en
micro-organismes et la diversité du microbiote sont des indicateurs de santé de l'être humain.
L'équilibre du microbiote constitue donc une composante essentielle de la santé humaine.

III) Agents pathogènes et maladie infectieuse (cycle de vie/VIH/Paludisme) :

Diversité des agents pathogènes


• Une part importante des maladies humaines est due à des agents pathogènes, c'est-à-dire des
micro-organismes comme des bactéries, des organismes eucaryotes unicellulaires ou pluricellulaires,
et des virus. Ces agents infectieux vivent aux dépens de l'organisme humain, soit à l'intérieur du
corps soit sur le corps. L'être humain hébergeant l'agent pathogène est appelé hôte. L'hôte devient le
milieu biologique de l'agent pathogène et lui fournit matière et énergie pour sa survie et/ou sa
reproduction. La présence de l'agent pathogène chez son hôte est généralement néfaste à l'hôte, qui
développe alors des symptômes, permettant de repérer la présence de cet agent.
Différents modes de transmission des agents pathogènes
• La transmission des agents pathogènes entre deux hôtes humains différents peut s'effectuer soit
par transmission directe lors du contact entre 2 hôtes humains (par voie sanguine ou sexuelle, par
l'intermédiaire de sécrétions buccales, nasales…). La transmission entre deux hôtes humains peut
également s'effectuer par l'intermédiaire du milieu ambiant, comme l'air ou l'eau qui abrite l'agent
pathogène. Par exemple, l'agent pathogène du choléra est une bactérie qui se transmet entre les
différents hôtes humains, en particulier lors de la consommation d'eaux contaminées par les
excréments des malades. Enfin, la transmission peut s'effectuer par l'intermédiaire d'un autre être
vivant, appelé vecteur biologique, comme dans le cas du paludisme, on parle de transmission
vectorielle.
Un exemple de maladie à transmission directe : l'infection par le virus d'immunodéficience
humaine ou VIH
• La transmission du virus de l'immunodéficience humaine ou VIH s'effectue majoritairement par
voie sexuelle, mais elle peut aussi avoir lieu par voie sanguine ou de la mère à l'enfant lors de la
grossesse, de l'accouchement ou de l'allaitement. Le virus du VIH, comme tous les virus, est un
parasite endocellulaire obligatoire. Le VIH infecte principalement des cellules immunitaires, les

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Thème 3 : Corps humain et santé

lymphocytes T4 (LT4), également appelés LT auxiliaires. Le virus se multiplie dans ces cellules et
entraîne leur mort. En l'absence de traitement, la multiplication du virus entraîne la diminution
importante du nombre de LT4 de l'organisme, qui sont indispensables à l'immunité. L'individu infecté
par le VIH contracte des maladies dites opportunistes et est alors déclaré atteint du SIDA (Syndrome
d'Immunodéficience acquise). Ces maladies opportunistes peuvent entraîner le décès du malade du
SIDA. L'utilisation des trithérapies contre le VIH, débutée de manière précoce lors de l'infection,
permet de limiter le développement du virus dans l'organisme et d'empêcher la survenue du stade
SIDA.
Un exemple de maladie vectorielle : le paludisme (ou malaria)
• L'agent du paludisme est un micro-organisme unicellulaire appelé Plasmodium falciparum et son
vecteur biologique est un moustique, l'anophèle femelle. Le cycle évolutif d'un agent pathogène est
l'ensemble des transformations de l'agent dans ses différents hôtes et vecteurs biologiques. Le cycle
évolutif de Plasmodium falciparum est complexe. En piquant un hôte humain infecté
par Plasmodium falciparum, la femelle anophèle est infectée à son tour par les gamètes de ce micro-
organisme unicellulaire. Le tube digestif de l'anophèle est le lieu de la fécondation des gamètes,
donnant des cellules-œufs qui forment des parasites. Ces formes parasites de Plasmodium
falciparum rejoignent les glandes salivaires du moustique. Puis, l'anophèle infecté transmet ses
parasites à un autre hôte humain lors d'une nouvelle piqûre. Chez l'humain, les parasites se
multiplient dans le foie puis dans les hématies selon des cycles de 2 à 4 jours, générant les
symptômes de la maladie (fortes fièvres, frissons, nausées...). Ces parasites forment ensuite des
gamètes qui pourront à leur tour contaminer un autre anophèle femelle.

Une maladie vectorielle : le paludisme

• Le réservoir d'un pathogène est toute espèce qui participe majoritairement au cycle évolutif de cet
agent pathogène. Ce réservoir peut être humain ou animal et il peut être malade ou non. Ainsi, dans
le cas du VIH, l'Homme est le seul réservoir du virus VIH (avec quelques autres primates). Dans le cas
du paludisme, le réservoir de Plasmodium falciparum est l'Homme tandis que le vecteur biologique
est l'anophèle femelle. De nombreux virus grippaux ont pour réservoir des oiseaux sauvages. Le virus
de la rage a comme réservoir des chauves-souris, à partir desquelles il peut infecter d'autres espèces
comme les chiens et les humains. Certains individus peuvent être des porteurs sains : bien
qu'infectés par l'agent pathogène, ils ne développent pas la maladie, mais peuvent la transmettre
directement ou indirectement.
• Ainsi, dans le cas d'une maladie vectorielle, le vecteur biologique est l'agent indispensable à la
transmission du pathogène. Ce vecteur est un organisme qui ne provoque pas lui-même la maladie,

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Thème 3 : Corps humain et santé

mais qui est nécessaire à la dispersion de la maladie en transportant les agents pathogènes d'un hôte
à l'autre.

IV) Epidémies et santé publique :

Épidémie, pandémie et maladie endémique


• La propagation d'une maladie due à un agent pathogène peut être rapide et provoquer une
épidémie. Ceci est le cas par exemple avec les virus, par exemple le virus de la rougeole, virus
hautement contagieux ou le virus Ebola. Une pandémie est une épidémie qui se propage dans une
large zone géographique, voire dans le monde entier. Par exemple, la grippe espagnole, qui a eu lieu
après la Première Guerre mondiale, fut une pandémie. L'infection par le VIH qui touche les
populations humaines de tous les continents constitue également une pandémie. Dans certains cas,
les maladies dues à des agents pathogènes ne touchent qu'une région donnée de manière prolongée
dans le temps : ces maladies sont dites endémiques. Par exemple, le paludisme est endémique en
Afrique.
Limiter la propagation des maladies dues à des agents pathogènes
• Les comportements collectifs et individuels permettent de limiter la propagation des maladies dues
à des agents pathogènes. Les campagnes d'information permettent d'augmenter le niveau de
connaissance des populations sur les maladies et sur les comportements recommandés. Par
exemple, dans le cas du paludisme, la pulvérisation des insecticides est une mesure collective qui
permet de limiter la présence du vecteur biologique qu'est l'anophèle. Les comportements
individuels recommandés sont la réduction de points d'eau stagnante qui favorise la reproduction de
moustiques, l'utilisation de moustiquaires, de répulsifs contre ces moustiques, et le recours à des
traitements préventifs. Pour l'instant, il n'existe pas de vaccin contre le paludisme. Dans le cas de
l'infection par le VIH, il est recommandé d'utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels et de
pratiquer des dépistages réguliers notamment après un rapport sexuel à risque. Le traitement à base
de trithérapies, en plus de contrôler l'infection virale, réduit de manière très importante les risques
de contamination à partir du moment où le virus n'est plus décelable dans l'organisme depuis plus de
6 mois de suite. Pour l'instant, il n'y a pas de vaccin mis au point pour protéger du VIH.
• Ainsi, en fonction des agents pathogènes dont il faut se protéger, la prévention a pour objectif de
promouvoir des mesures d'hygiène efficaces, des gestes de protection adaptés, de favoriser
l'élimination du vecteur dans le cas des maladies vectorielles, d'encourager le dépistage, la
vaccination et le recours aux traitements lorsque ceux-ci sont disponibles.

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