Très bien !
Voici la version de cette affaire sous forme de chronique TV, prête à être lue
lors du journal de 20h, avec un ton à la fois sérieux, humain et engagé, typique d’un
chroniqueur économique ou politique :
🎙️CHRONIQUE - JOURNAL DE 20H
Présentateur :
Et maintenant, place à notre chronique « Regards sur l’actualité ». Ce soir, notre regard se
tourne vers une affaire qui en dit long sur les rapports de force économiques au Cameroun : le
bras de fer entre le milliardaire Baba Danpullo et deux géants sud-africains, MTN et
Chococam. Un dossier brûlant qui soulève une question simple : qui protège les investisseurs
nationaux dans ce pays ?
🎤 Chroniqueur :
Bonsoir.
Ce que vit Baba Ahmadou Danpullo aujourd’hui n’est pas qu’un contentieux commercial.
C’est une alerte. Un signal rouge clignotant, que l’on ferait bien de prendre au sérieux si l’on
croit encore à l’ambition d’un Cameroun économiquement souverain.
Petit rappel des faits.
En 2023, le groupe Bestinver, propriété de Baba Danpullo, entame une procédure judiciaire
contre MTN Cameroun. L’entreprise sud-africaine est accusée de ne pas avoir respecté
certaines obligations. Une ordonnance autorise alors la saisie de leurs comptes. Une procédure
parfaitement légale.
Mais le 24 février dernier, revirement : un tribunal estime que Bestinver n’avait pas le droit
d’imposer ces saisies. MTN jubile, salue la décision dans un communiqué daté du 31 mars, et
affirme que ses droits ont été rétablis.
Mais Baba Danpullo ne lâche pas. Deux jours à peine après le jugement, ses avocats
contactent trois banques. Objectif : maintenir le gel des comptes. 420 millions d’euros sont en
jeu. Rien que ça.
👉 Mais au fond, l’argent n’est que la partie visible de l’iceberg.
Ce que cette affaire révèle, c’est le déséquilibre criant entre les intérêts étrangers puissants…
et nos propres opérateurs économiques locaux.
Où est l’État quand il s’agit de protéger un homme d’affaires camerounais qui investit, crée de
la valeur, emploie massivement, et croit dans ce pays depuis des décennies ?
Pourquoi semble-t-il si facile pour des multinationales étrangères de trouver appui, relais et
oreille attentive… là où un acteur local, même de cette envergure, doit lutter seul ?
Ce n’est pas une question de partialité. Ce n’est pas une question de favoriser qui que ce soit.
C’est une question d’équité. D’environnement économique. Et, osons le dire, de souveraineté.
Aujourd’hui, Baba Danpullo se bat pour faire respecter ses droits. Mais il se bat aussi, peut-
être malgré lui, pour une idée plus grande : celle d’un Cameroun où la réussite locale ne soit
pas une exception tolérée… mais une richesse à défendre.
Parce que s’il tombe aujourd’hui dans l’indifférence générale, alors quel message envoyons-
nous aux autres entrepreneurs ? Qu’ils ne comptent sur personne ? Qu’ils devront se battre
seuls, pendant que les géants étrangers avancent en terrain conquis ?
Alors non. Ce n’est pas juste l’affaire Danpullo. C’est une affaire qui nous concerne tous.
Et peut-être qu’il est temps… que le Cameroun choisisse clairement de quel côté il se tient.