L'inefficacité chronique des politiques publiques au Cameroun : entre clientélisme,
centralisation excessive et absence d'évaluation
Résumé
Cet article examine les causes structurelles et systémiques de l’inefficacité des politiques
publiques au Cameroun, en soulignant le poids du clientélisme, la centralisation
institutionnelle excessive et le déficit d’évaluation des politiques publiques. En s’appuyant sur
une analyse critique de la littérature, des rapports institutionnels et des études de terrain, il met
en évidence la manière dont ces dysfonctionnements s’imbriquent pour produire un appareil
étatique inefficace, peu réactif et résolument éloigné des standards de la bonne gouvernance.
Cette réflexion se veut un plaidoyer pour des réformes structurelles, indispensables à la
redéfinition de l’action publique au Cameroun.
Introduction
Depuis plusieurs décennies, le Cameroun est engagé dans un processus de développement
inégal et marqué par une gouvernance publique déficiente. Malgré l’adoption de multiples
plans, programmes de développement (DSCE, SND30, Vision 2035), et l’appui de bailleurs
internationaux tels que la Banque mondiale et le FMI, le pays ne parvient toujours pas à
traduire ses ambitions politiques en résultats tangibles. L’écart entre les intentions politiques
et les résultats effectifs traduit une inefficacité structurelle des politiques publiques. Cette
inefficacité ne relève pas seulement d’un déficit de ressources financières, mais trouve sa
source dans des logiques politiques et administratives profondément enracinées : clientélisme
endémique, centralisation excessive des processus décisionnels, et absence quasi-totale
d’évaluation rigoureuse des politiques mises en œuvre.
1. Le clientélisme : moteur invisible de la mauvaise gouvernance
1.1. Définition et ancrage historique
Le clientélisme au Cameroun n’est pas un phénomène récent. Il s’inscrit dans une logique de
reproduction du pouvoir instaurée dès les premières années post-indépendance. Le régime de
parti unique, instauré avec l’UNC (Union Nationale Camerounaise) puis consolidé par le
RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), a institutionnalisé une
culture politique fondée sur la loyauté personnelle au chef et l’attribution de ressources
publiques comme récompense de cette loyauté (Bayart, 1989).
1.2. Conséquences administratives et économiques
Cette logique clientéliste se manifeste par :
Des nominations basées sur l’ethnicité, les affiliations politiques ou le népotisme, et
non sur la compétence ;
La captation des marchés publics par des réseaux informels proches du pouvoir (cf.
affaires dans le secteur BTP, infrastructures routières, logements sociaux) ;
Une gestion opaque et personnalisée des ressources publiques (Transparency
International, 2023).
Les programmes de logement à Yaoundé ou les projets de développement local financés par
le PNDP en sont des exemples emblématiques : bien que financés par des partenaires
internationaux, leur mise en œuvre est détournée à des fins politiques, renforçant la
dépendance des populations vis-à-vis du pouvoir central (Jourdamboutin, 2018).
1.3. Effets sociopolitiques à long terme
Au-delà de ses impacts immédiats sur la gouvernance et l’économie, le clientélisme contribue
à fragiliser le tissu social et à entretenir un climat de défiance généralisée envers les
institutions publiques. En marginalisant les acteurs compétents au profit de figures loyales
mais peu qualifiées, le système bride l’émergence de véritables élites technocratiques
capables de porter des réformes structurelles. Par ailleurs, cette pratique alimente un
sentiment d’injustice et d’exclusion chez les citoyens qui ne disposent pas des "bonnes
connexions", accentuant les tensions communautaires et le repli identitaire. Le mérite étant
systématiquement relégué au second plan, l’engagement civique s’effrite, et les jeunes
générations se détournent de plus en plus du service public, perçu comme un espace fermé et
corrompu.
Enfin, cette gouvernance clientéliste fragilise la légitimité de l'État : les politiques publiques
ne sont plus perçues comme des instruments d’intérêt général, mais comme des faveurs
distribuées selon des logiques partisanes. Cela crée un cercle vicieux dans lequel l'État, plutôt
que d’incarner un arbitre impartial, devient un acteur engagé dans des logiques de
redistribution inégalitaire.
2. L’impunité et l’inefficacité des mécanismes de contrôle
2.1. L’impunité, un cancer pour la gouvernance
L’impunité est l’un des principaux facteurs qui maintient la mauvaise gouvernance au
Cameroun. Les institutions censées jouer un rôle de contrôle, comme la Cour des comptes,
l’Inspection générale des services ou la Commission nationale anti-corruption (CONAC), sont
souvent inefficaces, voire instrumentalisées à des fins politiques. Les autorités locales ou les
hauts fonctionnaires, impliqués dans des affaires de corruption ou de mauvaise gestion,
bénéficient fréquemment de l'absence de sanctions, créant ainsi un climat d’impunité.
Un exemple frappant est celui de l’affaire du Fonds d’Entretien Routier (FER), où des
dizaines de milliards de francs CFA ont été détournés pendant plusieurs années, mais les
responsables n’ont jamais été traduits en justice. Selon Transparency International (2023), les
auditeurs et inspecteurs, bien qu'ayant rapporté ces détournements, n’ont pas pu infliger de
sanctions concrètes, car les affaires étaient systématiquement étouffées par des pressions
politiques.
2.2. La capture des institutions de contrôle
Le manque d’indépendance des institutions de contrôle aggrave l’impunité. La Cour des
comptes, censée vérifier l'utilisation des fonds publics, est souvent paralysée par des conflits
d'intérêts internes et des conflits politiques. En 2018, par exemple, le rapport annuel de la
Cour des comptes sur la gestion des fonds publics n’a pas été publié, en dépit des
dysfonctionnements administratifs et financiers signalés, ce qui soulève des questions sur la
transparence de l’institution (Ndedi, 2020).
Les récentes affaires judiciaires, telles que celles liées aux détournements dans le secteur de
l’énergie ou des infrastructures publiques, illustrent également cette inefficacité. En 2019,
plusieurs ministres et hauts responsables étaient impliqués dans des scandales financiers dans
le secteur de l’énergie, mais peu ont fait l'objet de poursuites judiciaires concrètes. Cela
démontre à quel point les mécanismes de contrôle sont inefficaces face à l’ampleur du
problème (Retssa, 2023).
2.3. Conséquences de l’impunité sur la gouvernance publique
L’impunité et l’inefficacité des mécanismes de contrôle ont des conséquences profondes sur
la qualité de la gouvernance au Cameroun. Elles alimentent une culture de la corruption et
découragent les fonctionnaires honnêtes, qui se sentent impuissants face aux dérives
systématiques. Les citoyens, eux, perdent confiance dans les institutions publiques, ce qui
compromet leur engagement civique et leur volonté de participer activement à la vie publique.
En outre, les ressources publiques continuent d’être détournées, ce qui limite l’investissement
dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé et les infrastructures. La gestion opaque
des finances publiques entraîne ainsi une détérioration des services de base, ce qui renforce
les inégalités sociales et rend plus difficile l’atteinte des objectifs de développement durable
du pays (United Nations Development Programme [UNDP], 2022).
2. Une centralisation institutionnelle paralysante
2.1. L’illusion de la décentralisation
Depuis la réforme constitutionnelle de 1996, le Cameroun s’est doté d’un cadre juridique pour
la décentralisation. Cependant, cette réforme reste largement inachevée. La plupart des
compétences dites transférées ne sont pas assorties de moyens financiers, humains ou
techniques suffisants, maintenant de fait les collectivités locales dans une dépendance
structurelle vis-à-vis du pouvoir central.
Par exemple, les mairies ne contrôlent ni leurs effectifs, ni leurs budgets de manière
autonome. La tutelle préfectorale, héritée de l’État jacobin français, reste très forte,
neutralisant toute initiative locale qui ne s’aligne pas sur les orientations du centre (Ngah,
2020).
2.2. Inefficacité de la planification centralisée
Les ministères techniques à Yaoundé conservent le monopole des décisions, même sur des
problématiques locales. Cela entraîne :
Une lenteur dans la prise de décision et la réalisation des projets ;
Une inadéquation entre les politiques et les besoins locaux ;
Une démobilisation des acteurs locaux, réduits à de simples exécutants.
Dans les régions anglophones, cette centralisation a également contribué à l’aggravation de la
crise sociopolitique actuelle, où les revendications de plus grande autonomie sont perçues
comme des réponses à un système de gouvernance asphyxiant (Konings & Nyamnjoh, 2011).
2.3. Des projets locaux sabotés par l’hypercentralisation
Cette centralisation excessive se traduit par un décalage criant entre les réalités de terrain et
les décisions prises à Yaoundé. De nombreux projets de développement local sont freinés,
voire abandonnés, faute d’autonomie décisionnelle au niveau des collectivités territoriales
décentralisées.
Par exemple, dans plusieurs communes rurales de l’Adamaoua et de l’Est, des projets de
construction d’écoles ou de forages ont été suspendus pendant des mois en raison de l’attente
d’aval administratif du ministère de tutelle. Le maire, bien qu’élu localement, reste dépendant
du préfet pour la signature de contrats ou l’approbation des budgets, ce qui ralentit
drastiquement l’exécution des politiques publiques.
Dans la commune d’Ekondo Titi, au Sud-Ouest, un projet de réhabilitation de route rurale
financé par une ONG allemande a été bloqué parce que le ministère des Travaux publics
contestait la compétence technique du prestataire sélectionné localement. Résultat : le projet a
été abandonné, les fonds retournés au bailleur, et les populations locales en ont payé le prix.
2.4. Un frein à l’innovation locale
Cette architecture institutionnelle étouffe aussi toute tentative d’innovation venant du bas. À
Douala ou à Bafoussam, plusieurs mairies ont tenté de lancer des projets pilotes de gestion
des déchets ou de numérisation des services administratifs. Ces projets, bien que portés par
des jeunes cadres municipaux, ont buté sur le manque de souplesse réglementaire et
l’obligation de passer par des ministères parfois peu réactifs ou hostiles à toute initiative
perçue comme une perte de contrôle.
Ainsi, la centralisation ne permet pas seulement de ralentir l’action publique : elle décourage
les bonnes pratiques, uniformise la médiocrité, et renforce le sentiment que l’État fonctionne
contre les citoyens plutôt qu’avec eux.
3. L’absence d’évaluation : l’État sans rétroaction
3.1. L'illusion du management public par les résultats
À partir des années 2000, le Cameroun a tenté de moderniser son administration via
l’adoption du cadre du Nouveau Management Public (NMP). Cependant, ces réformes sont
restées formelles. L’élaboration des politiques publiques ne repose sur aucune base empirique
solide. Les rares rapports d’évaluation sont produits ex post, dans une logique de justification,
et non de performance.
L’implémentation du budget programme en 2013, censée améliorer la lisibilité de l’action
publique, n’a pas atteint ses objectifs. Les ministères continuent de produire des documents
budgétaires déconnectés de toute logique de résultats (Akamba, 2019). Les indicateurs sont
soit trop vagues, soit manipulés pour éviter toute forme de reddition de comptes.
3.2. La culture de l'impunité
L’absence d’évaluation favorise une impunité généralisée. Les sanctions sont rares, souvent
motivées par des logiques politiques, comme le montre l’Opération Épervier, qui a visé
certains hauts cadres pour des raisons autant politiques que judiciaires. En l’absence d’audits
indépendants, la corruption prospère, et les politiques échouent sans conséquences concrètes
pour les responsables (Retssa, 2023).
3.3. Des politiques publiques aveugles et sans retour d’expérience
L’un des exemples les plus flagrants de cette absence de rétroaction est visible dans le secteur
de l’éducation. Malgré la multiplication des plans sectoriels (Plan décennal de l’éducation,
Stratégie de développement du sous-secteur enseignement secondaire, etc.), les performances
restent faibles, notamment dans les zones rurales. Pourtant, aucun mécanisme d’évaluation
rigoureux ne permet de corriger les dysfonctionnements récurrents comme l’absence de
manuels scolaires, la surpopulation des salles de classe ou le non-respect des affectations
d’enseignants.
Un autre exemple est celui des projets d’infrastructures routières. La construction de routes,
souvent vantée dans les discours officiels, s’accompagne rarement d’une évaluation de la
durabilité des ouvrages ou de leur impact socio-économique réel. Dans plusieurs cas, les
mêmes tronçons sont repris chaque année, avec les mêmes entreprises, sans que personne ne
soit tenu responsable des malfaçons ou des retards. Le cas emblématique de la route Maroua-
Mora, financée à plusieurs reprises mais toujours inachevée, illustre ce manque de suivi.
3.4. Des institutions de contrôle instrumentalisées
Les institutions censées évaluer et corriger les dérives (Cour des comptes, CONSUPE,
Inspection générale des services) manquent cruellement d’indépendance. Leurs rapports,
quand ils existent, sont rarement rendus publics, et leurs recommandations ne sont pas
contraignantes. Il n’est pas rare que certains dossiers "sensibles" soient étouffés ou récupérés
politiquement pour affaiblir des adversaires internes.
Dans ce contexte, l’Opération Épervier, lancée en 2006 avec l’objectif affiché de lutter contre
la grande corruption, est devenue un outil de règlement de comptes politiques. Des
personnalités comme Marafa Hamidou Yaya ou Inoni Ephraïm ont été poursuivies, mais
d’autres, impliquées dans des affaires tout aussi graves, continuent de graviter autour du
pouvoir sans être inquiétées. Ce deux poids, deux mesures alimente le sentiment d’arbitraire
et dévalorise les efforts d’intégrité institutionnelle.
Ainsi, en l'absence de culture de l’évaluation et de la sanction équitable, l’État camerounais
fonctionne sans véritable boucle de rétroaction. Les politiques échouent en silence, les
ressources s’évaporent, et les mêmes erreurs se répètent, au détriment du développement
national.
4. Comparaison internationale : ce que le Cameroun peut apprendre
Des pays africains comme le Rwanda, le Ghana ou même le Sénégal ont entrepris des
réformes structurelles courageuses pour améliorer leur gouvernance publique. Au Rwanda, la
redevabilité est institutionnalisée à tous les niveaux grâce à des mécanismes d’audit et de
performance annuels (IMIHIGO). Au Ghana, les systèmes d’appel d’offres électroniques ont
réduit les possibilités de corruption dans les marchés publics. Le Cameroun pourrait s’inspirer
de ces modèles, tout en adaptant les solutions à son contexte sociopolitique.
4. Comparaison internationale : ce que le Cameroun peut apprendre
Des pays africains comme le Rwanda, le Ghana ou même le Sénégal ont entrepris des
réformes structurelles ambitieuses pour améliorer la qualité de leur gouvernance publique.
Ces expériences, bien que diverses, offrent des leçons utiles pour le Cameroun, notamment en
matière de transparence, de responsabilisation des acteurs publics et de participation
citoyenne.
4.1. Le Rwanda : gouvernance axée sur la performance
Le Rwanda, souvent cité comme un modèle de gestion publique en Afrique, a mis en place un
système d’évaluation annuel appelé IMIHIGO, qui oblige chaque responsable administratif,
du maire au ministre, à signer des contrats de performance. Ces engagements sont évalués
publiquement chaque année, avec publication des résultats.
En cas de mauvais résultats, des sanctions sont appliquées, pouvant aller jusqu’au limogeage.
Par exemple, en 2020, plusieurs maires ont été remplacés après des performances jugées
insuffisantes. Ce mécanisme a permis de renforcer la redevabilité, la culture du résultat et la
confiance entre l’administration et les citoyens. Il a aussi permis de rendre les politiques
publiques plus dynamiques et réactives, notamment dans les domaines de la santé, de
l’éducation et des infrastructures locales.
4.2. Le Ghana : transparence et lutte contre la corruption
Le Ghana, quant à lui, s’est distingué par des réformes axées sur la digitalisation de
l’administration publique, en particulier dans les marchés publics. Le système électronique
de passation des marchés publics (GHANEPS) a considérablement réduit les possibilités de
collusion et de favoritisme en rendant les appels d’offres plus accessibles et traçables.
En 2022, selon la Ghana Public Procurement Authority, plus de 80 % des marchés publics au
niveau national étaient passés via la plateforme, avec une nette réduction des irrégularités. Le
pays a aussi mis en place des mécanismes de consultation citoyenne sur certains projets,
notamment dans les collectivités locales, favorisant une meilleure appropriation des politiques
publiques par les populations.
Ces exemples montrent qu’il est possible, même dans des contextes africains complexes, de
renforcer la bonne gouvernance par des réformes bien pensées, soutenues par une volonté
politique réelle.
4.3. Adapter, sans copier
Toutefois, le Cameroun ne peut pas simplement transposer ces modèles. Il lui faudrait tenir
compte de son histoire politique centralisée, de la fragmentation communautaire, et de la
méfiance institutionnelle profonde. Mais en engageant un véritable processus de réforme,
piloté par des objectifs clairs et un cadre de redevabilité indépendant, des progrès significatifs
pourraient être réalisés, notamment à travers :
La mise en place d’un système d’évaluation obligatoire des politiques publiques ;
L’instauration d’un portail national de marchés publics ouvert et interactif ;
La dépolitisation des institutions de contrôle et de sanction.
Conclusion
L’inefficacité chronique des politiques publiques au Cameroun n’est pas une fatalité. Elle
résulte d’un choix politique : celui de préserver un système de domination basé sur le
clientélisme, la centralisation autoritaire et l’absence de mécanismes de contrôle. Pour espérer
un véritable redressement, il faut repenser entièrement l’action publique, non en multipliant
les slogans de « modernisation » mais en réformant en profondeur les pratiques politiques et
administratives. La transparence, la décentralisation effective et l’instauration d’une culture
de l’évaluation sont des préalables indispensables pour restaurer la confiance des citoyens
dans l’État et engager le pays sur la voie du développement.
Bibliographie
Akamba Mbengono Obama, J.-M. (2019). Modèle d’efficacité des réformes de
Nouveau Management Public au Cameroun. Thèse, Université de Rennes 1 /
Université de Yaoundé 2.
Bayart, J.-F. (1989). L’État en Afrique : la politique du ventre. Paris : Fayard.
Jourdamboutin, S. (2018). Les programmes de logement public à Yaoundé. Urbanités.
Konings, P., & Nyamnjoh, F. B. (2011). Negotiating an Anglophone Identity: A Study
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Nguegang, R. T. (2015). Entrepreneurs-politiciens et populations locales au
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Nyam, P., Essomba Ebela, S., & Sack III, H. O. (2023). Corruption et performance du
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Ndedi, R. (2020). Les limites de la transparence dans la gestion publique au
Cameroun. Éditions Universitaires.
Retssa, S. (2023). L’impunité et ses conséquences sur la gouvernance au Cameroun.
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Transparency International. (2023). Rapport sur la corruption dans le secteur public
au Cameroun. Transparency International.
United Nations Development Programme [UNDP]. (2022). Cameroun : Rapport
national sur le développement humain. UNDP.