Mécanique des Vibrations : Modèles 1DDL
Mécanique des Vibrations : Modèles 1DDL
Vibrations
Partie 1 – Modèles à 1 degré de liberté
Licence 3 Mécanique et Génie Mécanique et
Productique
Le logotype
5
1
Dynamique des systèmes discrets
Sommaire
1.1 Trajectoire et cinématique d’une particule ponctuelle . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.1 Trajectoire et longueur de trajectoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.2 Vecteur accélération et rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.1.3 Principe de superposition des vitesses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.4 Éléments de dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.5 Conséquence : Moment linéaire dans un système fermé . . . . . . . . . . . . . 11
1.1.6 Travail et énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.1.7 Systèmes à N particules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.2 L’oscillateur à 1 degré de liberté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.2.1 Particule suspendue au bout d’une tige rigide . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.2.2 Particule attachée à un ressort en translation horizontale . . . . . . . . . . . . 17
1.2.3 Particule suspendue à un ressort . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.3 Cas des structures : raideurs équivalentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.4 L’oscillateur à 1DDL amorti . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.4.1 Particule amortie attachée à un ressort en translation horizontale . . . . . . . 20
1.4.2 rappels mathématiques MAT126 : Résolution d’une équation différentielle li-
néaire du second ordre à coefficients constants. . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.4.3 Application au ressort amorti . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1.4.4 Analyse du système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.5 Oscillateur amorti sous excitation externe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1.5.1 réponse à une excitation harmonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
7
8 Chapitre 1. Dynamique des systèmes discrets
Nous commençons par un rappel de la mécanique newtonienne. Ceci nous permettra de mettre
en équations les systèmes à 1 degrés de liberté.
La particule ponctuelle est sans dimensions. C’est une création de l’esprit, un modèle, re-
présentant un objet physique (un solide indéformable) dont la rotation propre ne représente
pas d’intérêt pour l’étude . On admet ici que notre espace physique est à trois dimensions
auquel on adjoint le temps qui n’est pas ici une dimension mais un paramètre immuable et
indépendant des objets physiques et de leur évolution dont il sert à mesurer le taux.
Nous représentons l’espace physique par un espace à trois dimensions à l’échelle, doté d’un
origine O et de trois axes orientés. La position instantanée de la particule est notée par un
point P dont la position est entièrement définie par ses coordonnées. Ces coordonnées mesures
en général des distances ou des angles. Ces coordonnées sont classiquement notées xi si l’on
considère des coordonnées d’un repère cartésien, ou qi dans le cas plus général de coordonnées
curvilignes (exemple : coordonnées cylindriques ou sphériques).
Nous définissons en général un vecteur bipoint, appelé vecteur position, noté ˛x dans un repère
cartésien, ou ˛r dans un repère curviligne. C’est un vecteur qui va de l’origine O au point P .
L’évolution de la position de la particule est décrite par une courbe ou une trajectoire C,
décrivant le déplacement de la particule au cours du temps dans notre espace. On conçoit
cette évolution en fonction du temps t qui augmente mais ce choix n’est pas unique.
Le point P se déplaçant au cours du temps, la position ˛x va également varier et la trajectoire
C peut être décrite en fonction de l’évolution temporelle des coordonnées :
ı̂ 3 4
t1 ıÿ dxi 2
ˆ
s= Ù dt (1.3)
t0 i
dt
˛ = d˛x ds
V (1.4)
ds dt
On note :
1.1. Trajectoire et cinématique d’une particule ponctuelle 9
ı̂ 3 42
ds ds ı ÿ dxi
‹= , =Ù = ÎV
˛Î (1.5)
dt dt i
dt
On voit alors que la dérivée de ˛x par rapport à s fait apparaitre un vecteur unitaire dans la
direction tangente à la trajectoire :
d˛x
= T˛ (1.6)
ds
Notons que s est définie comme la distance parcourue entre les instants t0 et t1 :
ˆ t1 ˆ t1
s= ds = ˛ Î.
ÎV (1.7)
t0 t0
par abus de langage, nous utilisons souvent le terme de vitesse pour nommer ‹. Il faut alors
souligner qu’il s’agit de l’amplitude de la vitesse en considérant la direction tangente à la
trajectoire T˛ .
dT˛
= ‰‹ N
˛ (1.11)
dt
Remarques :
— Si P est un point d’inflexion : ddtT = ˛0
˛
2 2
˛ (P/R) = d‹ T˛ + ‹ dT = d s T˛ + ‹ N
˛
˛ (1.12)
dt dt dt2 fl
10 Chapitre 1. Dynamique des systèmes discrets
˛ = T˛ · N
B ˛ (1.13)
Ë È
Le repère O, T˛ , N ˛ forme un repère de Frenet.
˛,B
Cas particuliers :
— Trajectoire rectiligne : T˛ esr fixe dans R et : V
˛ = ṡT˛ ˛ = s̈T˛ .
— Trajectoire circulaire d’axe (O, e˛z ) et de rayon R :
≠æ ≠æ
OP = R ˛er , etOP = R cos ◊ ˛ex + R sin ◊ ˛ey
1 2 (1.14)
˙e◊ ,
˛ = R◊˛
V ¨ ◊ ≠ ◊˙2˛er
et˛ = R ◊e
r varie seul : V
˛r = ṙ˛er Mr décrit une droite de direction ˛er
◊ varie seul : V ˙e◊
˛◊ = r◊˛ M◊ décrit un cercle de centre O et de rayon r
„ varie seul : V ˙ e„
˛„ = r sin ◊„˛ M◊ décrit un cercle de centre O et de rayon r sin ◊
Nous allons définir les loi de conservation, ou plus précisément les lois de bilan permettant
de définir l’état d’une particule ou d’un système de particules :
(Conservation de la masse)
˛ (P/R) = m V
C ˛ (P/R) (1.15)
Si aucune force n’agit sur un point matériel P dans le référentiel galiléen R, la quantité
de mouvement est conservée. C’est la première loi de Newton, due à Galilée (1564-1642) et
Descartes(1596-1650). Dans le cas général :
1.1. Trajectoire et cinématique d’une particule ponctuelle 11
dC
˛
F˛P̄ æP = (1.16)
dt
C’est la deuxième loi de Newton, qui généralise la première, et qui est aussi communément
appelée le principe fondamental de la dynamique, pour la partie résultante des efforts.
Cette équation fondamentale peut prendre plusieurs formes, la particule conservant sa masse
m à chaque instant :
dC˛ dV˛
= F˛P̄ æP ; m = F˛P̄ æP ; m˛ = F˛P̄ æP (1.17)
dt ft
Notons que cette loi de bilan possède des invariances :
— par rapport au temps : ˛ = f (x, ẋ, t) = f (x, ẋ, t + · ). La fonctionnelle f ne peut donc
pas dépendre explicitement du temps, mais implicitement au travers de x et de ẋ.
— par rapport à une translation : ˛ = f (x, ẋ, t) = f (x + ⁄, ẋ, t).
— par rapport à une orientation : ˛ = f (x, ẋ, t) = f (Gx, Gẋ, t) = Gf (x, ẋ, t).
G représente un matrice de rotation fixe.
Dans un système fermé formé de deux corps, nous pouvons exprimer les lois de bilan de la
quantité de mouvement sur chacune des particules, de position ri (xi2 , xi2 , xi3 )
m1 ˛r¨1 = F˛1Ω2
(1.18)
m2 ˛r¨2 = F˛2Ω1 = ≠F˛1Ω2
N
ÿ N
ÿ
mv ˛r¨v = F˛vΩµ = ≠ F˛µΩv (1.19)
µ=1,µ”=v µ=1,µ”=v
Si nous effectuons la somme sur toutes les particules v (le système étant fermé) :
N
ÿ N
ÿ N
ÿ
mv ˛r¨v = F˛vΩµ = 0 (1.20)
v=1 v=1 µ=1,µ”=v
par intégration,
N
ÿ
mv ˛r˙v = C te (1.22)
v=1
N
ÿ N
ÿ
P = p˛v = mv ˛r˙v (1.23)
v=1 v=1
Le moment linéaire total d’un système fermé est une constante du mouvement :
N
ÿ N
ÿ
P = p˛v = mv ˛r˙v = C te (1.24)
v=1 v=1
soit :
N
ÿ N
ÿ
L= lv = mv ˛rv · ˛r˙v (1.27)
v=1 v=1
alors :
N
ÿ N
ÿ
L̇ = ˛rv · F˛vΩµ
v=1 µ=1,µ”=v
N
ÿ N
ÿ
= ˛rv · F˛vΩµ (1.28)
v=1 µ=1,µ”=v
N
ÿ
= (˛rv ≠ ˛rµ ) · F˛vΩµ , car : F˛vΩµ = ≠F˛µΩv
v,µ>v
1.1. Trajectoire et cinématique d’une particule ponctuelle 13
Si la force F˛vΩµ = ≠F˛µΩv entre les particules est dans la direction (˛rv ≠ ˛rµ ) qui relie les
particules entre elles, alors :
Si les particules constituant un système fermé n’agissent les unes entre les autres
avec des forces dont la direction correspond à la droite qui les relie, alors le moment
angulaire du système est une constante du mouvement
N
ÿ N
ÿ
L= lv = mv ˛rv · ˛r˙v = C te (1.30)
v=1 v=1
1 2 ˆ t1
Wt0 æt1 F˛ = ˛ (P/R) dt
F˛ · V (1.31)
t0
Si l’on évalue cette quantité le long de la trajectoire, et que l’on considère la force totale
agissant sur la particule :
1 2 ˆ t1 ˆ t1
Wt0 æt1 F˛P̄ æP = ˛ dt =
F˛ · V ˛ dt
m˛ · V (1.32)
t0 t0
Évaluons :
3 4
d 1 22 d d˛x d˛x
‹ = ·
dt dt dt dt
3 4 3 4
d d˛x d˛x d˛x d d˛x
= · + · (1.33)
dt dt dt dt dt dt
3 4
d d˛x d˛x d2 ˛x d˛x
=2 · =2 2 ·
dt dt dt dt dt
Alors :
1 2 1 t1
d 1 22
ˆ
Wt0 æt1 F˛P̄ æP = m ‹ dt (1.34)
2 t0 dt
On montre donc :
1 2 1 1
Wt0 æt1 F˛P̄ æP = m‹ 2 (t1 ) ≠ m‹ 2 (t0 )
1 2 2 2 (1.35)
Wt0 æt1 FP̄ æP = Ec (t1 ) ≠ Ec (t0 )
˛
14 Chapitre 1. Dynamique des systèmes discrets
Notons que cette intégrale dépend de la trajectoire empruntée entre les instants t0 et t1 dans
le cas général. Dans certains cas cependant, l’intégrale ne dépend pas de la trajectoire mais
uniquement de l’état à t0 et t1 . On dit que cette intégrale est conservative. Il s’agit en fait
d’une propriété mathématique, c’est-à-dire qui résulte de la façon dont F˛ dépend de ˛x, V ˛ , t.
Dans ce cas, nous pouvons remarquer que le travail sur un circuit fermé est nul :
1 2 ˛
Wt0 æt1 F˛P̄ æP = F˛ · D˛x = 0 (1.36)
C
L’application du théorème de Stockes donne :
˛ ˆ
F˛ · d˛x = Ò · F˛ · dS
˛ (1.37)
C SœC
La surface étant arbitraire, le rotationnel de F doit toujours être nul. Une force qui vérifie
Ò · F˛ = 0 est une force dite conservative. Dans ce cas il est toujours possible d’écrire F˛
comme le gradient d’une fonction scalaire
F˛ = ≠Ò V (˛x) (1.38)
On appelle alors cette quantité V (˛x) = Ep (˛x) énergie potentielle. Ainsi le travail effectué
entre les points ˛x0 et ˛x1 , aux temps respectivement t0 et t1 , sera :
ˆ x1 ˆ x1
F˛ · D˛x = ≠ Ò V (˛x) · d˛x = ≠V (x˛1 ) + V (x˛1 ) (1.39)
x0 x0
Notons que ce même travail n’est autre que la variation d’énergie cinétique. Nous obtenons
au final :
la somme de l’énergie cinétique et de l’énergie potentielle pour une position définie nommée
énergie mécanique, et c’est une quantité qui est conservée si uniquement des forces conserva-
tives s’appliquent au système.
Supposons un ensemble de N particules interagissant entre elles. Sur ces particules peuvent
également agir des forces extérieures. Notons mi la masse de la i-ième particule, F˛iΩS̄ la
force externe qui agit sur elle et F˛iΩj la force qu’exerce la j-ième particule sur la particule i.
Notons que F˛iΩi = ˛0 et que F˛iΩj = F˛jΩi . L’équation de bilan de la quantité de mouvement
pour la i-ième particule est :
N
ÿ
¨i = F˛
mi ˛x iΩS̄ + F˛iΩj (1.42)
j=1
1.1. Trajectoire et cinématique d’une particule ponctuelle 15
N
ÿ N
ÿ N ÿ
ÿ N
¨i =
mi ˛x F˛iΩS̄ + F˛iΩj (1.43)
i=1 i=1 i=1 j=1
d2 ˛ ˛ = 1
ÿN
F˛ = M 2 X , X mi ˛xi (1.45)
dt M i=1
Le vecteur X˛ donne la position du centre de masse du système. Le système peut être considéré
par un mouvement de ce centre de masse, en supposant que toute la masse y est concentrée
et que la force externe totale s’y applique, quelle que soit l’interaction entre les particules.
On définit le moment linéaire total P˛ tel que :
d ˛ N
ÿ
F˛ = P , ˛ =
P mi ˛x˙ i (1.46)
dt i=1
Si la force extérieure disparaît, alors le moment linéaire total est constant. Si nous considérons
maintenant le moment angulaire total, en considérant les distances par rapport à l’origine :
N
ÿ N
ÿ
˛ =
L ˛li = mi ˛xi · ˛x˙ i (1.47)
i=1 i=1
N N 1 2 3 4
˛˙
ÿ ÿ
˛ =
L ˛li = ˛ · ˛x˙ i + X
mi ˛xÕi + X
i=1 i=1
N 3 4
˛˙ + X ˛˙
ÿ
= mi ˛xÕi · ˛x˙ Õi + X
˛ ·X ˛ · ˛x˙ Õ + ˛xÕ · X
i i
i=1 (1.48)
N N N
˛˙ ,
ÿ ÿ ÿ
= mi ˛xÕi · ˛x˙ Õi + M X
˛ ·X mi ˛xi = 0 , mi ˛x˙ Õi = 0
i=1 i=1 i=1
=L
˛r +L
˛ CM
Une particule est suspendue au bout d’une tige rigide sans masse et se déplace dans le plan
xy (cf. figure 3.3). Déterminons l’équation de mouvement du système. Nous avons ici un corps
pouvant se déplacer en 3D mais avec deux contraintes : le déplacement dans le plan xy et
la rigidité de la tige. En fait, la particule ne se déplace que sur une courbe C qui n’a qu’une
dimension. Le système ne possède donc qu’un seul degré de liberté.
La seule force appliqué étant la gravité, nous sommes dans le cadre d’un système soumis à
des forces conservatives, soit :
Ce moment angulaire total est alors la somme de deux contributions :
! " ! "
— Ec = 12 m ẋ2 + ẏ 2 = 12 m l2 ◊˙2 sin2 ◊ + cos2 ◊ = 12 m l2 ◊˙2 , énergie cinétique
— Ep = mgy = ≠mgl cos ◊, énergie potentielle
L’équation du mouvement s’écrit donc, en considérant que la dérivée temporelle de l’énergie
mécanique est nulle :
g
ml2 ◊¨ + mgl sin ◊ = 0 , soit :◊¨ + sin ◊ = 0 , (1.49)
l
après division par le terme constant ml2 .
La résolution de cette équation différentielle n’est pas simple, et fait appel à des intégrales
elliptiques. Cependant si l’on considère des angles faibles sin ◊ ¥ ◊, l’équation du mouvement
devient :
g
ml2 ◊¨ + mgl◊ = 0 soit :◊¨ + ◊ = 0 . (1.50)
l
Dans ce cas, le mouvement est dit harmonique. C’est le cas à chaque fois que l’équation du
mouvement est du type ü + Ê 2 u Ê 2 > 0. Cette équation différentielle admet pour solution :
1.2. L’oscillateur à 1 degré de liberté 17
! "
u (t) = A sin (Êt + ”) = AÕ cos Êt + ” Õ = B sin (Êt) + B Õ cos (Êt) , (1.51)
où Ê est la fréquence (ici angulaire) du mouvement. Notons que u(t) revient au même point à
chaque fois que Ê· = 2fin , n entier. On a · = 2fi/Ê = 1/f où · est la période, f la fréquence
du mouvement et Ê = 2fif est la fréquence angulaire.
Une particule de masse m est attachée à un ressort de constante de rigidité k. On pose que
seul le mouvement horizontal suivant l’axe ˛ex est permis. Trouvons l’équation de mouvement
de la masse. Nous avons ici un corps pouvant se déplacer en 3D mais avec deux contraintes
(aucun mouvement en y et en z), donc un seul degrés de liberté. Le choix de coordonnée se
pose naturellement sur la coordonnée cartésienne x
L’énergie cinétique s’exprime :
1
Ec = mẋ2 , (1.52)
2
Concernant l’énergie potentielle, la seule force appliquée à la particule est celle du ressort.
On peut alors exprimer l’énergie potentielle (en considérant la position au repos x0 = 0)
1
Ep = kx2 . (1.53)
2
L’équation du mouvement s’obtient en considérant que la variation de l’énergie mécanique
est nulle (Ėm = 0) :
Une particule de masse m est suspendue à un ressort de constante de rigidité k dans le champ
gravitationnel de la surface de la Terre. On pose que seul le mouvement vertical suivant l’axe
˛ez est permis. Nous avons ici un également un corps pouvant se déplacer en 3D mais avec
deux contraintes (aucun mouvement en x et en y), donc un seul degrés de liberté. Le choix
de coordonnée se pose naturellement sur la coordonnée cartésienne z.
L’énergie cinétique s’exprime :
1
Ec = mż 2 , (1.55)
2
Concernant l’énergie potentielle, deux forces conservatives sont appliquées à la particule : la
force gravitationnelle et celle du ressort. On peut alors exprimer l’énergie potentielle :
18 Chapitre 1. Dynamique des systèmes discrets
1
Ep = k (z ≠ zr )2 + mgz . (1.56)
2
en considérant zr la position au repos (sans action de la gravité) du ressort. L’équation
du mouvement s’obtient en considérant que la variation de l’énergie mécanique est nulle
(Ėm = 0) :
mz̈ ż + k ż (z ≠ zr ) + mg ż = 0 ’ż
1
mz̈ + k (z ≠ zr ) + mg = 0 (1.57)
2
mz̈ + kz = kzr ≠ mg
dzh
zh = Aest ]quad = szh (1.60)
dt
L’équation différentielle homogène s’écrit alors :
ms2 + k = 0 , (1.61)
eiÊt = cos (Êt) + i sin (Êt) , e≠iÊt = cos (Êt) ≠ i sin (Êt) , (1.64)
1.2. L’oscillateur à 1 degré de liberté 19
mz̈ + kz = kzr ≠ mg
1 2
m ≠Ê 2 A sin (Êt + ”) + k (A sin (Êt + ”) + C) = kzr ≠ mg
(1.68)
≠ mÊ 2 A sin (Êt + ”) + kA sin (Êt + ”) + kC = kzr ≠ mg
kC = kzr ≠ mg
Il en ressort :
mg
C = zr ≠ . (1.69)
k
La solution s’écrit au final :
mg
z (t) = A sin (Êt + ”) + zr ≠ (1.70)
k
Nous notons :
— A : amplitude de la vibration libre
— ” : angle de déphasage
— Ê : la pulsation de résonance (rad/s)
Si l’on écrit les conditions initiales :
mg
z0 = A sin (”) + zr +
k (1.72)
ż0 = AÊ cos (”)
soit, en posant z ú = z0 ≠ zr ≠ mg
k :
20 Chapitre 1. Dynamique des systèmes discrets
zú
A=
sin ”
(1.73)
zúÊ
tan ” =
ż0
Dans le cas des systèmes amortis, l’énergie mécanique n’est plus constante. L’énergie mé-
canique initiale du système va décroître au fur et à mesure que l’énergie dissipée augmente
(elle ne peut qu’augmenter, cf deuxième principe de la thermodynamique). Si on repart du
théorème de l’énergie cinétique :
1 2 1 1
Wt0 æt1 F˛P̄ æP = m‹ 2 (t1 ) ≠ m‹ 2 (t0 )
1 2 2 2 (1.74)
Wt0 æt1 FP̄ æP = Ec (t1 ) ≠ Ec (t0 )
˛
Soit Dt0 æt1 la puissance dissipée au sein d’un système amorti. Si toutes les autres forces sont
conservatives, alors
Notons le signe ≠ qui vient du fait que les forces dissipatives s’opposent au mouvement, et
que par définition la quantité Dt0 æt1 est positive. On obtient alors
Ėm + d = 0 , (1.77)
d = c‹ (1.78)
Une particule de masse m est attachée à un ressort de constante de rigidité k. On pose que
seul le mouvement horizontal suivant l’axe ˛ex est permis. Trouvons l’équation de mouvement
de la masse. Nous avons ici un corps pouvant se déplacer en 3D mais avec deux contraintes
1.4. L’oscillateur à 1DDL amorti 21
1
Ec = mẋ2 , (1.79)
2
Concernant l’énergie potentielle, la seule force appliquée à la particule est celle du ressort.
On peut alors exprimer l’énergie potentielle (en considérant la position au repos x0 = 0)
1
Ep = kx2 . (1.80)
2
L’équation du mouvement s’obtient en considérant que la variation de l’énergie mécanique
est nulle (Ėm = 0) :
Comme pour les équations linéaires du premier ordre, les solutions des équations linéaires
du deuxième ordre sont obtenues, d’après le principe de superposition, sous la forme y(t) =
p(t)+y0 (t), où p(t) est une solution particulière de l’équation avec second membre, et où y0 (t)
est une solution de l’équation homogène. La résolution se fait donc en 2 temps : résolution
de l’équation homogène, puis recherche d’une solution particulière de l’équation complète.
On considère l’équation différentielle homogène (E0 ) associée à (E) :
(Définition)
aX 2 + bX 2 + c = 0 (1.83)
22 Chapitre 1. Dynamique des systèmes discrets
(Méthode)
aX 2 + bX 2 + c = 0 (1.84)
avec A, B réels et r1 , r2 les deux racines du polynôme caractéristique. Dans ce cas, les
frottements sont très importants, le système n’a pas le temps d’osciller et la position
est rapidement stabilisée.
— Si < 0 :
x(t) = (C cos Êa t + D sin Êa t) e–t (1.90)
Ô
avec C, D réels et où – = ≠ ab et Êa = 2≠a Le système va osciller avec une fréquence
Êa , mais avec une amplitude qui décroit en e–t .
1.4. L’oscillateur à 1DDL amorti 23
— Si =0:
x(t) = (A t + B) ert (1.91)
A = ẋ0 + Ê0 x0
(1.98)
B = x0
Cas de l’amortissement faible : Dans ce cas, avec < 0 l’équation du mouvement admet
comme solution :
On peut considérer une excitation externe, en considérant que la variation de l’énergie mé-
canique est égale à la puissance d’excitation :
1
ẍ + 2 Ê0 › ẋ + Ê02 x =
f (t) , ’ẋ ”= 0 (1.101)
m
La solution générale de cette équation est la somme de la solution de l’équation homogène et
d’une solution particulière de l’équation complète.
avec Êt pulsation d’excitation. On cherche alors une solution stationnaire par analogie avec
la forme du second membre
F
≠Êf2 X exp (≠i ) + 2i Ê0 Êf xi exp (≠i ) + Ê02 exp (≠i ) = (1.105)
m
Considérant :
3 4
1 b
arg = ≠arg (a + ib) æ tan arg(z) = ≠
a + ib a
-3 4- (1.106)
- 1 - 1 1
- a + ib - = |a + ib| = Ô 2
- -
a + b2
Alors, étant donné la solution particulière de l’équation générale (E) :
F 1
Xexp (≠i ) = A B (1.107)
m Ê02 2iÊf › Êf2 2
Ê0 + 1≠ Ê0
F 1
X= Ò
k (1 ≠ — 2 )2 + (2 › —)2
(1.108)
2›—
tan =
1 ≠ —2
1
Ò (1.109)
(1 ≠ — 2 )2 + (2 › —)2
et F
k le facteur de déflexion statique.
26 Chapitre 1. Dynamique des systèmes discrets