0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues2 pages

Portrait de Vladimir Ljadovskij, écrivain

Le document présente Vladimir Semenyč Ljadovskij, un homme qui, bien qu'il travaille dans un bureau de contrôle, se considère avant tout comme écrivain. Sa passion pour la littérature est évidente, mais il est préoccupé par le manque de succès de son journal. La sœur de Vladimir, Vera Semenovna, est décrite comme une femme malade et malheureuse, dont le caractère est en décalage avec l'apparence que les autres perçoivent d'elle.

Transféré par

tiffany.tarab
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues2 pages

Portrait de Vladimir Ljadovskij, écrivain

Le document présente Vladimir Semenyč Ljadovskij, un homme qui, bien qu'il travaille dans un bureau de contrôle, se considère avant tout comme écrivain. Sa passion pour la littérature est évidente, mais il est préoccupé par le manque de succès de son journal. La sœur de Vladimir, Vera Semenovna, est décrite comme une femme malade et malheureuse, dont le caractère est en décalage avec l'apparence que les autres perçoivent d'elle.

Transféré par

tiffany.tarab
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Tiffany Tarab Version écrite n°6 Pour le 12 mai 2021

NOTE : 4,75

Anton Čehov

Il était une fois, à Moscou, un certain Vladimir Semenyč Ljadovskij. Ayant terminé ses études
à la Faculté de droit à l’université, il servait dans un bureau de contrôle d’une quelconque
compagnie de chemin de fer. Mais, si vous lui aviez demandé ce qu’il faisait, à travers son
pince-nez en or, ouvertement et clairement, il vous aurait regardé avec des grands yeux
étincelants, et il vous aurait répondu d’une voix veloutée, de baryton :

— Je me consacre à la littérature.

Après avoir obtenu son diplôme universitaire, Vladimir Semenyč avait écrit une critique
théâtrale dans un journal. De là, il passa au service de correction et, un an plus tard, il tenait
une critique hebdomadaire dans le journal en question. Mais, d’un tel début, on ne peut pas
déduire qu’il s’agissait d’un amateur, que son écriture avait un caractère occasionnel,
passager. Quand je voyais sa silhouette soignée et maigre, son grand front et sa longue
chevelure, quand j’écoutais ses discours, à chaque fois, il m’a semblé que son écriture, peu
importe ce qu’il écrivait ou comment il l’écrivait, était naturellement la sienne, comme le
battement de son cœur, et que même dans le ventre de sa mère, ce don existait déjà dans
son cerveau. Même dans sa démarche, ses gestes, sa manière de faire tomber la cendre de
sa cigarette, je percevais tout ce don de A à Z. […] Vladimir Semenyč croyait sincèrement à
son droit à l’écriture et en son don, il n’avait aucun doute et apparemment, était très
content de lui. Une seule chose le chagrinait, à savoir, le journal pour lequel il travaillait avait
peu d’abonnés, et ne jouissait pas d’une réputation solide. […] Chez cet homme
sympathique, je fis la connaissance de sa sœur, la docteure Vera Semenovna. Au premier
abord, cette femme m’a frappé par son apparence fatiguée et particulièrement maladive.
Elle était jeune, bien faite, avec un visage régulier quoique un peu grossier. […] Ses gestes,
ses sourires et ses paroles avaient quelque chose de forcé, de froid, d’apathique, elle n’était
pas appréciée, on la trouvait orgueilleuse. […]
Tiffany Tarab Version écrite n°6 Pour le 12 mai 2021

— Mon cher ami, me disait souvent son frère en soupirant et en rejetant en arrière sa
chevelure d’un joli geste d’écrivain, il ne faut jamais juger les apparences ! […] Ma sœur est
comme ce livre. Soulevez sa couverture, regardez son âme et vous serez saisi d’effroi.

Vous aimerez peut-être aussi