Tiffany Tarab Version n°1 Pour le 4 mars 2021
Ariel’, Sergej Dovlatov, New York, 1990
NOTE: 5.25
L’écrivain loua une datcha. Il occupa le quatrième bungalow dans la rangée sud. Étant un
homme peu communicatif, il s’installa entre deux familles juives. Ayant besoin de silence, il
loua une maison près du passage à niveau voie d’évitement. Il s’appelait Grigorij Borisovič
Košic.
C’était L’été passait. La colonie russe mena un mode de vie habituel. Les époux venaient
pour le week-end. Ils mettaient immédiatement leurs vêtements de sport et leurs casquettes
de baseball. Les femmes se promenaient la semaine entière en maillots de bain et en robes
ouvertes. Des enfants nus jouaient sur le sable près de l’eau.
Les hommes se baignaient, bronzaient et pêchaient. Les femmes allaient faire les courses en
voiture. Elles s’occupaient des bébés enfants (petits) et préparaient les repas. Le soir, elles
disaient :
« J’ai envie de quelque chose. De quoi, je ne sais pas… ».
Grigorij Borisovič restait renfermé, taciturne. Il n’aimait ni bronzer ni nager. Quand on
l’invitait à pêcher, il refusait :
- Hélas, je ne suis pas Hemingway. Et encore moins Aksakov.
- Quel personnage, disaient les voisins.
- Il connaît beaucoup de mots…
Tiffany Tarab Version n°1 Pour le 4 mars 2021
L’écrivain travaillait toute la journée. De sa fenêtre grande ouverte parvenait le bruit d’une
machine à écrire.
Je répète, c’était un homme taciturne et renfermé. Pendant ce temps, à sa droite, se
trouvait les Kasperovič. A gauche, les Miškevicer. Dans les deux familles grandissaient des
enfants. Les Kasperovič en avaient quatre. Les Miškevicer en avaient trois et aussi un neveu
de huit ans, Ariel’.
Dans la colonie, c’était bruyant. Les enfants couraient, criaient, tiraient avec des pistolets à
eau. L’un d’eux pleurait tout le temps.
Si les enfants ne s’entendaient pas entre eux, les parents s’en mêlaient. Jurant, ils passaient
à l’anglais. […]
Si le bruit devenait insupportable, l’écrivain criait par la fenêtre :
« Chut ! Chut ! Vous allez réveiller les moustiques ! »
Une fois, Grigorij Borisovič partit faire les courses. Le magasin se trouvait à cinq minutes de
la colonie. Alors il fut absent environ une demi-heure.
Pendant ce temps, voici ce qui s’est passé. Les enfants, en jouant, se mirent à courir dans le
quatrième bungalow.
Tiffany Tarab Version n°1 Pour le 4 mars 2021
Железнодорожный разъезда: passage à niveau ?
Загорать: bronzer
Держаться: subsister, perdurer, rester
Замкнутый: renfermé
Распахнутый: (grand) ouvert
между тем: pendant ce temps
ладить между собой: s’entendre entre eux
невыносимый: insupportable, intolérable
Комар: moustique
как-то раз: une fois
Отправиться: partir (pour)
за это время: pendant ce temps
In : inexact
P : ponctuation
TMPS : faut de temps
MD : mal dit
FS : faux sens
CS : contre-sens