Rapport de fin d’étude pour l’obtention d’une Attestation
d’Etude Collégiale en Gestion des Entreprises
THEME :
LA DECLARATION FISCALE D'UNE
ENTREPRISE INDIVIDUELLE
CAS :
L’ENTREPRISE DJELLOUL-ABBOU AOUED
Présenté par : Tuteur :
Mr RACHEDI Oussama Mr Mebbani Youcef
Promotion : 2017/2020
Remerciements
REMERCIEMENTS
On tient à remercier toutes les personnes qui ont contribué au succès
de mon stage et qui m’aidait lors de la rédaction
de ce Mémoire.
Tout d'abord, on remercie Dieu de mon donné le courage et la force
pour mener au mieux mon travaille.
J'adresse mes remerciements à mon professeur, Mr Mebbani Youcef
Enseignant chercheur et consultant, Université de Mostaganem,
Abdelhamid Ibn Badis; Docteur en économie qui m’a beaucoup aidé
dans ma recherche.
Son écoute et ses conseils me permirent de cibler ma problématique, et
de donner un sens au stage dans lequel j'étais, qui était en totale
adéquation avec mes attentes.
On tient à remercier vivement mon maitre de stage, Mr Haddad
Ahmed, responsable du service comptabilité au sein de l'entreprise
individuelle Djelloul-Abbou Aoued, pour son accueil, le temps passé
Sommaire
Liste des abréviations
Introduction générale ........................................................................................................ 01
Chapitre I : Le système comptable financier algérien
Introduction du chapitre I ................................................................................................ 04
Section 1 : Présentation du système comptable financier ................................................... 05
Section 2 : L‟élaboration du résultat comptable ................................................................. 31
Conclusion du chapitre I................................................................................................... 44
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Introduction du chapitre II .............................................................................................. 45
Section 1 : Aspects de la fiscalité et la fiscalité algérienne ................................................. 46
Section 2 : Détermination du résultat fiscal ........................................................................ 63
Section 3 : Déclaration ....................................................................................................... 80
Conclusion du chapitre II
Chapitre III : Etude de cas de la détermination du résultat fiscal d’une entreprise
individuel
Introduction du chapitre III ............................................................................................. 84
Section 1 : Présentation générale de l‟entreprise ................................................................ 85
Section 2 : Les étapes du passage du résultat comptable à la déclaration du résultat fiscal.86
Conclusion générale .......................................................................................................... 99
Bibliographie.................................................................................................................... 100
Liste des tableaux et figures ............................................................................................. 102
Liste des annexes ............................................................................................................... 103
Table des matières ............................................................................................................ 116
Liste des abréviations
Abréviations Significations
ANDI Agence Nationale de Développement de l'Investissement
ANGEM Agence National pour la Gestion de Microcrédit.
ANSEJ Agence National de Soutien de l‟Emploi des Jeunes.
BNC Bénéfice Non Commerciale
CACOBATPH Caisse National des Congés Payés et du Chômage Intempéries des
Secteurs du Bâtiment, Travaux Publics et Hydrauliques.
CDI Code des Impôts Direct
CIDTA Code des Impôts Direct et Taxes Assimilées.
CMP Cout Moyen Pondéré.
CNAC Caisse National d‟Assurance Chômage.
FCCL Fond Commun de Collectivités Locale.
FIFO First In First Out.
FSPE Fonds Spécial de Promotion des Exportations.
IBS Impôt sur le Bénéfice des Sociétés.
IFU Impôt Forfaitaire Unique.
IFU l‟Impôt Forfaitaire Unique.
IR Impôt sur le Revenu.
IRG Impôt sur le Revenu Global.
IS impôt sur les Sociétés.
ISF impôt de Solidarité sur la Fortune.
LFC Loi de Finances Complémentaire
LIFO Last In First Out.
MGE Marchands en Gros Entrepositaires
OPCVM Organisation de Placement Collective de Valeurs Mobilières.
PCN Plan Comptable National.
SARL Société à Responsabilité Limité.
SPA Société Par Action.
SCF Système comptable financière.
TA Taxe d‟Assainissement.
TAP Taxe sur l‟Activité Professionnelle.
TF Taxe Foncière.
TIC Taxe Intérieur de Consommation.
TTC Toutes Taxes Comprises.
TVA Taxe sur La Valeur Ajoutée.
Introduction générale
La comptabilité a pour tâche de fournir des informations quantitatives à tous les
services de l'entreprise : chiffrage des budgets, évaluation des performances et des résultats,
calcul des coûts des produits et des coûts des investissements. En outre, c‟est une orientation
nouvelle, la comptabilité doit aussi communiquer ses informations et aider à leur
interprétation, cette discipline a connu une évolution permanente et continue à travers
différents âges.
Il existe en matière de comptabilité des nombreuses normes, pouvant freiner par
leurs divergences, les échanges internationaux et la gestion des groupes internationaux, en
effet, de nombreuses sociétés disposent de filiales à l‟étranger et doivent déterminer un
résultat consolidé. Ainsi, la mise en place de normes comptables internationales, dans une
optique unificatrice et simplificatrice, constitue depuis longtemps une priorité pour les
différents agents internationaux et c‟est l‟objet même des normes IFRS et IAS.
L‟élaboration des normes IFRS et IAS repose sur une instance de normalisation
comptable composée de plusieurs entités et sur un processus complexe d‟étude, de
consultation publique et d‟approbation des projets de normes.
Dès 1973 l‟IASC publie les normes IAS/IFRS, qui ont été appliquées dans plusieurs
pays dans le monde. A l‟instar de ces pays, l‟Algérie se dote d‟un référentiel comptable
inspiré des normes internationales IAS/IFRS appliqué à partir du 01 Janvier 2010.
L'Etat Algérien a mis en place le projet de passage aux normes internationales
IAS/IFRS, ce projet ne s'est pas concrétiser qu'après la sortie des textes de lois réglementaires.
La lois algérienne fixe des règles d'évaluation et de comptabilisation, le contenu et la
présentation des états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de fonctionnements
des comptes ; et enfin l'instruction n°2 du 29 OCTOBRE 2009 portant modalités et
procédures à mettre en œuvre pour le passage du PCN au nouveau SCF.
Le SCF s'inspire des normes IAS/IFRS élaborées par l'IASB. Il est formé de son cadre
conceptuel, les normes comptables et la nomenclature des comptes.
Les entreprises sont obligées de répondre aux régimes fiscaux conformément à leur
position fiscale. Le bénéfice réalisé engendre une imposition de ce dernier, et l‟administration
fiscale s‟appuie sur le droit des affaires pour déterminer le régime d‟imposition en matière des
bénéfices pour chaque société, pour cela il faut déterminer le résultat fiscal servant de base au
calcul de l‟impôt. Ce résultat fiscal est déterminé à partir du résultat comptable qui est déjà
déterminé ou bien après certaines rectifications et retraitements.
1
Introduction générale
J‟ai choisi le thème sous l‟intitulé :
De ce fait, j‟ai posé la problématique suivante :
Qu’elle est la démarche à suivre pour passer du bilan comptable à la déclaration du bilan
fiscal ?
La détermination du résultat fiscal de chaque entreprise passe à travers un résultat
comptable rectifié, donc l‟entreprise établit les documents nécessaires au calcul de l‟impôt et
l‟administration fiscale procède à des rectifications et retraitements extra comptables à l‟aide
d‟une déclaration communément appelée "liasse fiscale" car tous les produits comptabilisés
ne sont pas forcément imposables et les charges déductibles peuvent ne pas être des charges
admises en déduction.
Pour mieux répondre à Mon question principale, j‟ai avons jugé utile de poser les questions
secondaires suivantes :
Quelles sont les étapes à suivre pour déterminer un résultat comptable ?
Quelles sont les retraitements à effectuer afin d‟aboutir à un résultat fiscal ?
Quelle est la relation entre la fiscalité et la comptabilité ?
Ce travail portera essentiellement sur l‟étude de cas du passage du résultat comptable
au résultat fiscal d‟une société suivie par
J‟ai opté pour deux méthodes afin de réaliser mon étude :
La recherche documentaire : elle ma permis de comprendre les différents concepts et
aspects relatifs à la comptabilité et la fiscalité via une consultation des ouvrages, articles
scientifiques, bibliothèque numérique et le site web de l‟entreprise ;
La recherche qualitative basée sur une enquête sur le terrain de la société.
mon plan de travail s‟articule autour de trois chapitres : le premier, consacré pour le
système comptable financier algérien, c‟est un chapitre introductif qui porte une présentation
élargie sur la comptabilité, Le second chapitre intitulé "le système fiscal algérien", où je
présente les aspects de la fiscalité, les différents impôts et enfin la détermination du résultat
fiscal. J‟ai clôturé mon travail de recherche avec un chapitre pratique où j‟ai étudié de façon
concrète tous les aspects théoriques que J‟ai développés dans mon thème de recherche, où
J‟ai essayé d‟étudier un cas de l‟entreprise.
2
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Introduction du chapitre I
Le Système Comptable Financier (SCF) est mis en œuvre en Algérie le 1er janvier
2010, Il s'inscrit dans le cadre de la mise à jour des instruments devant accompagner les
réformes économiques et financières. En fait, il s'agit d'un changement de la culture
comptable, qui dépasse le champ de la comptabilité qui consiste à faire converger les règles
comptables appliquées, par les entreprises algériennes, vers les normes IFRS. Ces normes
constituent la référence mondiale puisqu'elles sont appliquées par la plupart des pays et
plusieurs organismes professionnels dans le monde.
Ainsi, ce nouveau référentiel comptable prend en considération la majeure partie des
normes existantes en matière des IFRS, ce qui constitue un choix d'avant-garde, puisqu'il
reprend les aspects liés à la définition du cadre conceptuel, les règles générales et spécifiques
d'évaluation, de comptabilisation et de présentation des états financiers, c‟est ce qui fera
l‟objet de ce chapitre.
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Section 1 : Présentation du système comptable financier Algérien
Le nouveau système comptable financier est plus complet que le PCN de 1975 parce
qu'il est constitué d'une loi qui fixe des principes et des règles pour la tenue comptable, d'un
décret qui fixe le cadre conceptuel devant servir de guide d‟élaboration des états financiers
(donnant notamment les définitions des concepts et fixe les principes et conventions
comptables), d'un arrêté qui fixe les normes comptables, la nomenclature des comptes et les
règles de leur fonctionnement avec les modèles des états financiers et d'un glossaire qui donne
la définition de tous les termes utilisés pour faciliter la compréhension pour chaque lecteur.
1.1 La normalisation comptable : Base de l’élaboration du SCF
La mondialisation de l‟économie, s‟est faite ressentir du besoin d‟une normalisation
internationale qui permet en particulier la comparaison des performances des grandes
entreprises appartenant à des pays différents.
Cette normalisation internationale a été prise en charge par un organisme de droit
privé, International Accounting Standards Board (I.A.S.B), auquel un certain nombre d‟états
ou d‟organisations interétatiques ont sous-traité tout ou partie de l‟élaboration de leurs normes
comptables. Le comité exécutif (The Board) est désigné sous le sigle IASB (International
Accounting Standards Board) et principalement chargé d‟apporter son expertise technique
pour établir les normes comptables et d‟adopter les IFRS1.
D‟où le système comptable financier algérien a été inspiré de ces normes
internationales et dicté avec son cadre conceptuel.
1.2. Les objectifs de la normalisation comptable
Les objectifs du comité des normes internationales, formalisées dans la constitution de
l‟IASC/IASB (approuvée en mai 2000 et révisée en mars 2002, juin 2005, janvier et octobre
2007), sont les suivants :2
Améliorer les méthodes de tenue comptable en vue d'améliorer l'image fidèle et réaliste
apportée par les états financiers ;
Apporter une meilleure compréhension des comptabilités et de leur contrôle ;
Permettre la comparaison des informations comptables dans le temps et l'espace ;
Faciliter la consolidation des comptes ;
1
BRUN Stéphane, Gualino Editeur, EJA- Paris- 2006 P 22.
2
OBERT Robert, « Pratiques des normes IFRS : comparaison avec les règles françaises et les US
GAAP », édition DUNOD, Paris 2006, P08
5
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Élaborer des statistiques ;
Développer dans l‟intérêt public, un ensemble unique de normes comptables de haute
qualité, compréhensible et applicable en pratique, requérant une information de haute
qualité, transparente et comparable dans les états financiers afin d‟aider les acteurs des
marchés de capitaux mondiaux dans la prise des décisions économiques ;
Promouvoir l‟usage et l‟application rigoureuse de ces normes ;
Contribuer à la convergence des normes comptables nationales et des normes comptables
internationales vers des solutions de haute qualité ;
Améliorer la transparence et la comparabilité des états financiers élaborés par les sociétés
cotées ;
Permettre la comparaison des entreprises de différents pays ;
Faciliter la cotation boursière des entreprises sur les places du monde entier ;
Obtenir et restaurer la confiance des investisseurs ;
Offrir un référentiel comptable aux pays qui en sont dépourvus.
L'objectif de la normalisation est donc de mettre en place un langage comptable unifié
dans un cadre plus large d'unification des marchés de capitaux, derrière la modification des
systèmes comptables propres à chaque pays, l‟enjeu principal est l'apparition d'un langage
financier mondial applicable aux états financiers de toutes les entreprises.
1.3. La mise en place du système comptable financier en Algérie
Le nouveau référentiel comptable introduit des changements très importants au niveau
des définitions, des concepts, des règles d‟évaluation et de comptabilisation ainsi que dans la
nature et le contenu des états financiers que devront produire les entités soumises à la tenue
d‟une comptabilité financière.
L'économie nationale a évolué au fil des années et le PCN ne répond plus à cette
évolution. Une décision relative à la réforme de système comptable algérien était prévue en
1996, afin de mettre à jour le plan comptable national par rapport aux changements de
l'environnement économique ; Cette mission a été confiée au Conseil National de la
Comptabilité (CNC). Dans ce contexte, le CNC a décidé de mettre en place un nouveau
système comptable financier (SCF). De ce fait, un projet de ce système a été élaboré en 2001
conformément aux normes IAS/IFRS, dans le cadre d'un programme financé par la banque
mondiale. Le SCF est formé de son cadre conceptuel, les normes comptables et la
nomenclature des comptes.
6
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
1.4. Cadre conceptuel
Selon l‟article 6 de la loi no 07-11
« Le système comptable financier comporte un cadre conceptuel de la
comptabilité financière, des normes comptables et une nomenclature des comptes
permettant l’établissement des états financiers sur la base des principes comptables
généralement reconnus et notamment : la comptabilité d’engagement, continuité
d’exploitation, Intangibilité, Pertinence, Fiabilité, Comparabilité, Cout historique,
prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique »
Selon l‟article 7 de la loi no 7-11
« Le cadre conceptuel de la comptabilité financière constitue un guide pour
l’élaboration des normes comptables, leurs interprétations et la sélection de la
méthode comptable approprié lorsque certaines transactions et autres évènements ne
sont pas traités par une norme ou une interprétation »3
Le cadre conceptuel définit :
Le champ d‟application ;
Les principes et conventions comptables ;
Les actifs, les passifs, les capitaux propres, les produits et les charges ;
Le cadre conceptuel de la comptabilité financière est défini par voie règlementaire.
1.4.1. L’application du SCF
Les états financiers représentent un ensemble complet de documents comptables et
financiers permettant de donner une image fidèle de la situation financière, de la performance
et de la trésorerie de l‟entreprise à la fin de l‟exercice.4
Ils comprennent :
Un bilan ;
Un compte de résultat ;
Un état de variation des capitaux propres ;
Un tableau des flux de trésorerie ;
Une annexe.
Les présentes dispositions s‟appliquent à toute personne physique ou morale astreinte
à la mise en place d‟une comptabilité destinée à l‟information externe comme à son propre
usage, sous réserve des dispositions qui leur sont spécifiques.
Sont astreintes à la tenue d‟une comptabilité :
3
Journal officiel N°27 du 28 Mai 2012 et N°74 du 25 Novembre 2007.
4
Journal officiel N°74 du 25 Novembre 2007 portant système comptable financier.
7
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Les entreprises soumises au Code de Commerce ;
Les entreprises publiques, parapubliques ou d‟économie mixte ;
Les coopératives ;
et plus généralement les entités produisant des biens ou des services marchands ou non
marchands, dans la mesure où elles exercent des activités économiques qui se fondent sur
des actes répétitifs.
Les très petites entités qui remplissent les conditions de chiffre d‟affaires et d‟activité
fixées par l‟autorité compétente peuvent être autorisées à ne tenir qu‟une comptabilité de
trésorerie.
1.4.2. Les principes et conventions utilisés par le SCF
Le SCF énonce deux hypothèses sous-jacentes à la préparation des états financiers et
utilise les principes comptables fondamentaux5 :
[Link]. Méthodes comptables, comptabilité et états financiers
Les méthodes comptables sont traduites par : Les bases, conventions, règles et
pratiques spécifiques appliquées par une entité pour établir et présenter ses états financiers.
Elles sont appliquées de façon permanente d‟un exercice à un autre.
Les normes comptables définies par le présent règlement résultent d‟un cadre cohérent
et acceptable de principes fondamentaux. Ce cadre conceptuel :
Introduit les concepts qui sont à la base de la préparation et de la présentation des états
financiers : conventions et principes comptables à respecter et caractéristiques qualitatives
de l'information financière,
Constitue une référence pour l‟établissement de nouvelles normes,
Facilite l‟interprétation des normes comptable et l‟appréhension d‟opérations ou
d‟événements non explicitement prévus par la réglementation comptable.
La comptabilité est un système d‟organisation de l‟information financière permettant de
saisir, classer, évaluer, enregistrer des données de base chiffrées, et présenter des états
reflétant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l‟entité
à la date de clôture.
La comptabilité permet d‟effectuer des comparaisons périodiques et d‟apprécier
l‟évolution de l‟entité dans une perspective de continuité d‟activité.
La comptabilité de chaque entité :6
8
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Respecte une terminologie et des principes directeurs communs à l‟ensemble des
entités ;
Met en œuvre des conventions, des méthodes et des procédures normalisées ;
S‟appuie sur une organisation répondant aux exigences de tenue, de contrôle, de
collecte et de communication des informations à traiter.
L‟objectif des états financiers est de fournir des informations utiles sur la situation
financière (bilan), la performance (compte de résultat) et les variations de la situation
financière (tableau des flux de trésorerie) d‟une entité afin de répondre aux besoins de
l‟ensemble des utilisateurs de ces informations.
Les états financiers permettent de garantir la transparence de l‟entité à travers une
information complète et de fournir une présentation fidèle de l‟information utile pour les
besoins de la prise de décision.
Les états financiers constituent le principal moyen de communication de l‟information
financière aux différents utilisateurs, internes et externes à l‟entreprise :
Les dirigeants, les organes d‟administration et de contrôle et les différentes structures
internes de l‟entreprise ;
Les fournisseurs de capitaux (propriétaire, actionnaires, banques et autres bailleurs de
fonds) ;
L‟Administration et autres institutions dotées de pouvoirs de réglementation et de contrôle
(autorités fiscales, statistiques nationales et autres organismes ayant un pouvoir de
planification, de réglementation et de contrôle) ;
Les autres partenaires de l‟entité tels que les assureurs, les salariés, les fournisseurs ou les
clients ;
Les autres groupes d‟intérêt, y compris le public de façon général.
[Link]. Les hypothèses sous-jacentes à la préparation des Etats financiers
Le cadre conceptuel précise que les états financiers sont préparés sur la base d‟une
comptabilité d‟engagement, il précise aussi que les états sont préparés selon l‟hypothèse
suivant laquelle l‟entité est en situation de continuité d‟exploitation.7
5
Journal officiel N°74 du 25 Novembre 2007 portant système comptable financier.
6
Collectif EPBI, Système Comptable Financier, page 11.
7
OBERT Robert, [Link]., P56.
9
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Comptabilité d’exercice :(ou comptabilité d’engagement - comptabilité des droits
constatés)
La comptabilité d‟engagement est une méthode d‟enregistrement comptable par
laquelle les recettes et les dépenses sont comptabilisées lorsqu‟elles sont acquises (recettes)
ou engagées (dettes) même si elles se rapportent à des opérations qui ne se sont pas dénouées
sur le plan financier (payées). Elle s‟oppose à la comptabilité de trésorerie, méthode dans
laquelle les opérations ne sont comptabilisées que lorsqu‟elles ont généré un flux financier,
c‟est-à-dire lorsqu‟elles ont été encaissées ou payées.
Continuité d’exploitation
La continuité de l‟exploitation est un principe fondamental en comptabilité et une norme
comptable internationale. Le principe de continuité d‟exploitation implique que les
amortissements continuent de manière habituelle et sur le long terme. Les actifs sont
évalués à leur valeur d‟usage et non leur éventuelle valeur liquidative. Les provisions sont
comptabilisées normalement et les reports de produits et de charges sont établis dans les
conditions normales.
1.4.3. Les principes comptables fondamentaux
Les états financiers doivent être élaborés dans le respect des principes comptables
fondamentaux suivant : 8
Périodicité
Un exercice comptable a normalement une durée de douze mois couvrant l‟année
civile ; une entité peut être autorisée à avoir un exercice se clôturant à une autre date que le 31
décembre dans la mesure où son activité est liée à un cycle d‟exploitation incompatible avec
l‟année civile.
Dans les cas exceptionnels où l‟exercice est inférieur ou supérieur à 12 mois et
notamment en cas de création ou de cessation de l‟entité en cours d‟année ou en cas de
modification de la date de clôture, la durée retenue doit être précisée et justifiée.
Indépendance des exercices
Le résultat de chaque exercice est indépendant de celui qui le précède et de celui qui le
suit ; pour sa détermination, il convient donc de lui imputer les événements et opérations qui
lui sont propres, et ceux-là seulement.
8
COLASSE Bernard, « Les fondements de la comptabilité », Collection Repères, édition La Découverte, 2007.
10
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Dans l‟hypothèse où un événement, ayant un lien de causalité direct et prépondérant
avec une situation existant à la date d‟arrêté des comptes d‟un exercice, est connu entre cette
date et celle de l‟établissement des comptes dudit exercice, il convient de rattacher cet
événement à l‟exercice clos. Ce rattachement s‟effectue sur la base des informations connues
à la date d‟établissement des comptes.
Si un événement se produit après la date de clôture de l‟exercice et n‟affecte pas la
situation de l‟actif ou du passif de la période précédant la clôture, aucun ajustement n‟est à
effectuer. Cependant cet événement fait l‟objet d‟une information dans l‟annexe s‟il est d‟une
importance telle qu‟il pourrait affecter les décisions des utilisateurs des états financiers.
Convention de l’entité
L‟entreprise est considérée comme étant une entité comptable autonome et distincte de
ses propriétaires.
La comptabilité financière est fondée sur la séparation entre les actifs, passifs, charges
et produits de l‟entité et ceux des participants à ses capitaux propres ou actionnaires.
Les états financiers de l‟entité ne doivent prendre en compte que les transactions de
l‟entreprise, et non celles des propriétaires.
Convention de l’unité monétaire
La nécessité d‟une unité de mesure unique pour enregistrer les transactions d‟une
entreprise a été à l‟origine du choix de la monnaie (dinar algérien) comme unité de mesure de
l‟information véhiculée par les états financiers.
Seules les transactions et évènements susceptibles d‟être quantifiés monétairement
sont comptabilisés. Cependant les informations non quantifiables mais pouvant avoir une
incidence financière sont également mentionnées dans les états financiers.
Principe d’importance relative
Les états financiers mettent en évidence toute information significative, c‟est à dire
toute information pouvant avoir une influence sur le jugement que les utilisateurs de
l'information peuvent porter sur l‟entité.
Les montants non significatifs peuvent être regroupés avec des montants
correspondant à des éléments de nature ou de fonction similaires.
L‟image fidèle des états financiers s‟apprécie par rapport à la traduction de la
connaissance que les dirigeants ont de la réalité et de l‟importance relative des événements
enregistrés.
11
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Les normes comptables ne sont pas censées s‟appliquer aux éléments sans importance
significative.
Principe de prudence
La prudence est l'appréciation raisonnable des faits dans des conditions d‟incertitude
afin d'éviter le risque de transfert, sur l'avenir, d'incertitudes présentes susceptibles de grever
le patrimoine ou le résultat de l'entité.
Les actifs et les produits ne doivent pas être surévalués, et les passifs et les charges ne
doivent pas être sous-évalués.
Toutefois, l'application de ce principe de prudence ne doit pas conduire à la création
de réserves occultes ou de provisions excessives.
Principe de permanence des méthodes
La cohérence et la comparabilité des informations comptables au cours des périodes
successives impliquent une permanence dans l'application des règles et procédures relatives à
l‟évaluation des éléments et à la présentation des informations.
Toute exception à ce principe n‟est justifiée que par la recherche d'une meilleure
information ou par un changement de la réglementation.
Méthode d’évaluation : convention du coût historique
Sous réserve des dispositions particulières concernant certains actifs et passifs, les
éléments d‟actifs, de passifs, de produits et de charges sont enregistrés en comptabilité et
présentés dans les états financiers au coût historique, c‟est à dire sur la base de leur valeur à la
date de leur constatation sans tenir compte des effets de variations de prix ou d‟évolution du
pouvoir d'achat de la monnaie.
Cependant des actifs et passifs particuliers tels que les actifs biologiques ou certains
instruments financiers sont valorisés à leur juste valeur.
Intangibilité du bilan d’ouverture
Le bilan d‟ouverture d‟un exercice correspond au bilan de clôture de l‟exercice précédent.
Prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique
Les opérations sont enregistrées en comptabilité et présentées dans les états financiers
conformément à leur nature et à leur réalité financière et économique, sans s‟en tenir
uniquement à leur apparence juridique.
Non-compensation
12
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Les compensations entre éléments d‟actifs et éléments de passif au bilan ou entre
éléments de charges et éléments de produits dans le compte de résultat, ne sont pas autorisées
sauf si cette compensation est imposée ou autorisée par le présent règlement.
Des charges et produits liés résultant de transactions et d‟événements similaires et ne
présentant pas de caractère significatif peuvent être compensés.
Image fidèle
Les états financiers doivent donner une image fidèle de la situation financière de l‟entité.
L‟image fidèle est l‟objectif auquel satisfont, par leur nature et leurs qualités, et dans
le respect des règles comptables, les états financiers de l‟entité qui sont en mesure de donner
des informations pertinentes sur la situation financière, la performance et la variation de la
situation financière de l‟entité.
L‟image fidèle implique notamment le respect des règles et des principes comptables.
Toutefois, dans le cas exceptionnel où l‟application d‟une règle comptable se révèle
impropre à donner une image fidèle de l‟entité, il doit y être dérogé.
Il est alors nécessaire de mentionner dans l‟annexe aux états financiers les motifs de
cette dérogation.
Les traitements comptables inappropriés ne sont corrigés ni par l‟indication des
méthodes comptables utilisées, ni par des informations en annexe ou d‟autres textes
explicatifs
1.4.4. Caractéristiques qualitatives de l’information financière
Pour les besoins de la prise de décision, les états financiers doivent garantir la
transparence sur la réalité de l‟entité en présentant une information complète et utile.
L‟information doit répondre aux caractéristiques qualitatives suivantes :
La pertinence : une information est pertinente dans la mesure où elle peut influencer des
utilisateurs dans leurs décisions économiques en les aidants à évaluer les événements
passés, présents et futurs. La pertinence d‟une information est liée à sa nature et a son
importance relative.
La fiabilité : une information possède la qualité de fiabilité quand elle est exempte
d‟erreurs et de préjugés significatifs et que les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour
13
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
présenter une image fidèle de ce qu‟elle est censée présenter ou de ce qu‟on pourrait
s‟attendre raisonnablement à la voir présenter.9
La comparabilité : une information est comparable lorsqu‟elle est établie et présentée de
manière suffisamment cohérente pour permettre à son utilisateur de faire des comparaisons
significatives dans le temps et entre les entreprises.
L’intangibilité : une information intelligible est une information facilement
compréhensible par tout utilisateur ayant des connaissances de base en gestion, en
économie et en comptabilité, et ayant la volonté d‟étudier l‟information.
1.5. Définition des actifs, des passifs, des capitaux propres, des produits et des
charges
Le cadre conceptuel identifie dans les états présentant la situation financière et la
performance de l‟entité un certain nombre d‟éléments essentiels.
Font l‟objet d‟une définition et de commentaires approfondis les cinq notions
suivantes : actifs, passifs et capitaux propres pour le bilan, produits et charges pour le compte
de résultat.
1.5.1. L’actif
Un actif est un élément identifiable du patrimoine ayant une valeur économique positive
pour l‟entité, c‟est-à-dire un élément générant une ressource que l‟entité contrôle du fait
d‟événements passés et dont elle attend des avantages économiques futurs.
Le SCF distingue deux sortes d‟actifs :
Les actifs non courants : ces actifs sont destinés à être utilisés d‟une manière continue
pour les besoins des activités de l‟entreprise tels que les immobilisations corporelles ou
incorporelles, les actifs détenus à des fins de placement à long terme ou qui ne sont pas
destinés à être réalisés dans les 12 mois à compter de la date de clôture.
Les actifs courants : ceux sont les actifs que l‟entité s‟attend à pouvoir réaliser (ou
vendre ou consommer) dans le cadre du cycle d‟exploitation (créances clients), Les actifs
détenus essentiellement à des fins de transaction ou pour une durée courte que l‟entité
s‟attend à réaliser dans les 12mois (stocks).
1.5.2. Le passif
Un passif est un élément du patrimoine ayant une valeur économique négative pour
l'entité, c'est-à-dire une obligation de l'entité à l'égard d'un tiers dont il est probable ou
9
OBERT Robert, [Link], P 61.
14
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
certain qu'elle provoquera une sortie des ressources au bénéfice de ce tiers, sans
contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci. L'ensemble de ces éléments est
dénommé passif externe., le SCF distingue deux sortes de passif :10
Les passifs courants : il s'agit des passifs réglés dans le cadre du cycle d'exploitation
normal de l'entreprise ou réglés dans les douze mois suivant la clôture de l'exercice ;
Les passifs non courants : le passif non courant comprend tous les éléments de passif
qui ne constituent pas des passifs courants.
1.5.3. Les capitaux propres
Les capitaux propres, les fonds propres ou capital financier correspondant à l‟excédent
de l‟actif de l‟entité sur ses passifs courants et non courants.
1.5.4. Les produits
Un produit désigne aussi bien un objet matériel qu'un bien intangible ou un service.
1.5.5. Les charges
Les charges d‟un exercice correspondent aux diminutions des avantages économiques
au cours de l‟exercice sous forme de sortie ou diminutions d‟actifs, ou augmentation de
passifs.
1.6. Les normes comptables du SCF
Les normes comptables fixent :11
Les règles d‟évaluation et de comptabilisation des actifs, des passifs, des charges et des
produits ;
Le contenu et le mode de présentation des états financiers ;
Les normes comptables sont définies par voie réglementaire.
La comptabilisation est le processus qui consiste à incorporer au bilan et au compte de
résultat un élément satisfaisant aux définitions et aux critères de comptabilisation.
L‟évaluation est un processus qui consiste dans la détermination des montants monétaires.
Auxquels les éléments des états financiers sont comptabilisés et inscrits au bilan et au
compte de résultat.
Les normes du SCF sont édictées dans les articles de l‟arrêté du 26/07/08, du journal
officiel n° 19 du 25 mars 2009, qui comporte le contenu et la forme de représentation des
normes. Le SCF s‟inspire des normes IAS/IFRS élaborées par l‟IASB, (voir annexe N°01) qui
peuvent être classés comme suite :
10
Journal officiel N° 19 du 25 Mars 2009.
11
Article 8 de la loi 07-11 du journal officiel N°74 du 25 Novembre 2007
15
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Tableau N° 01 : Classification des normes IAS/IFRS
Les normes Cadre
La présentation L’évaluation L’information La consolidation
IAS 1 IAS 8, IAS 10, IAS 18, IAS 7, IAS 14, IAS 15 IAS 27, IAS 28, IAS
IAS 21 IAS 24, IAS29, IAS 33 31
IAS 34
Les normes qui concerne plus particulièrement
Spécifiques
Le bilan Le compte résultat
IAS 2, IAS 12, IAS 16, IAS 17, IAS 19 IAS IAS 33, IAS 35
20,
IAS 22, IAS 23 IAS 32, IAS 37, IAS 38, IAS
39,
IAS 40
Les normes Métiers orientées sur
Les retraites Les banques L’agriculture
IAS 26 IAS 30 IAS 41
Source : OBERT Robert, « Pratique des normes IFRS : comparaison avec les règles françaises et les US
GAAP », édition DUNOD, Paris 2006. P 20.
Le tableau suivant représente la classification des normes internationales selon les
états financiers (le bilan et compte de résultat),
1.6.1. Les stocks (IAS 2)
L‟objectif de l‟IAS 2 et de prescrire le traitement comptable des stocks.
[Link]. Définition des stocks
Les stocks correspondent à des actifs :12
Détenus par l‟entité et destiné à être vendus dans le cadre de l‟exploitation courante ;
12
Article 123-1 du journal officiel N°19 du 25 Mars 2009.
16
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
En cours de production en vue d‟une vente ;
Correspondant à des matières premières ou fournitures devant être consommées au cours
du processus de production ou de présentations de services ;
Dans le cadre d‟une opération de prestation de service, les stocks correspondent au
coût des services pour lequel l‟entité n‟a pas encore comptabilisé les produits correspondants.
[Link]. Evaluation des stocks
Conformément au principe de prudence, les stocks doivent être évalués au plus faible
du coût historique et de la valeur nette de réalisation.
Selon le SCF le coût des stocks est calculé comme suit :13
Coût historique des stocks ou évaluation à l’entrée
Coût historique d’un stock = Coût d’acquisition + Coût de transformation + Frais
généraux, frais administratifs directement imputables aux stocks
Source : Michel Hamon, ANBDD Nantes la comptabilité et l‟entreprise, P 23.
Ces coûts sont calculés soit sur la base des coûts réels ; soit sur la base des coûts
prédéterminés (coût standards) régulièrement révisés en fonction des coûts réels.
Valeur nette de réalisation ou évaluation à l’inventaire : la valeur nette de réalisation
est le prix de vente estimé dans le cours normal de l‟activité, diminué des coûts estimés
pour l‟achèvement et des coûts nécessaires pour réaliser la vente.
Valeur nette de réalisation = Prix de vente estimé dans le cadres normal de
l’activité – Coût estimés pour l’achèvement du stock – Coût estimés nécessaires à
la réalisation de la vente
Source : La comptabilité et l‟entreprise, Michel Hamon, ANBDD Nantes, P 24.
[Link]. Méthodes de valorisation
Selon l’article 123-6 du journal officiel du 25 mars 2009
« A leur sortie du magasin où à l’inventaire, les biens interchangeables
( fongibles) sont évalués, soit en considérant que le premier bien entré est le premier
bien sorti (PEPS ou FIFO), soit à leur coût moyen pondéré d’acquisition ou de
14
production (CMP) ».
[Link]. Comptabilisation
13
Article 123-5 du journal officiel N° 19 du 25 Mars 2009.
14
Article 123 du journal officiel N° 19 du 25 Mars 2009.
17
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Il existe deux méthodes de suivi en comptabilité des stocks, la méthode de l‟inventaire
permanent et la méthode de l‟inventaire intermittent. Le choix de la méthode de suivi relève
d‟une décision de gestion.
1.7. Les immobilisations corporelles et incorporelles (IAS 16 et IAS 38)
Une immobilisation et un actif détenu par l‟entreprise pour la production.
1.7.1. Définition des immobilisations corporelles et incorporelles
Selon l‟article 121-1 du journal officiel du 25mars 2009 :
« Une immobilisation corporelle est un actif corporel détenu par une entité
pour la production, la fourniture de services, la location, l’utilisation à des fins
administratives, et dont la durée d’utilisation est censée se prolonger au-delà de la
durée d’un exercice. »15.
Pour ce qui en est de l‟immobilisation incorporelle elle a été définie par l‟article 121-2
comme suit :
Une immobilisation incorporelle
« Est un actif identifiable, non monétaire et immatériel, contrôlé et utilisé par
l’entité dans le cadre de ses activités ordinaires. Il s’agit par exemple de fonds
commerciaux acquis, de marques, de logiciels informatiques ou autres licences
d’exploitation, de franchises, de frais de développement d’un gisement minier destiné
à une exploitation commerciale. »16
1.7.2. Le coût d’une immobilisation
Le coût d'acquisition d'une immobilisation, c'est la somme de son prix d'achat et de
tous les coûts directement attribuables à l'acquisition.
Il faut en plus y ajouter certains éléments comme les coûts de démantèlement ou de
restauration de site sans lesquels l'immobilisation ne pourrait pas être utilisée par l'acheteur.
Enfin, une option est possible pour l'incorporation d'une partie des coûts d'emprunt.
L‟activation des coûts d'emprunt sera traitée séparément.
1.7.3. Durée et mode d’amortissement
15
Journal officiel N° 19 du 25 Mars 2009.
16
Journal officiel N° 19 du 25 Mars 2009.
18
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Le mode d‟amortissement d‟un actif est le reflet de l‟évolution de la consommation
par l‟entité des avantages économique de cet actif. Trois modes sont autorisés, mode linéaire,
dégressif, et mode des unités de production.17
Le montant amortissable d‟une immobilisation corporelle et incorporelle est réparti sur
la durée d‟utilité de l‟actif, maximum 20 ans pour une immobilisation incorporelle, en tenant
compte de la valeur résiduelle de celui-ci.
L‟amortissement représente :
« La constatation comptable de l’usure d’un bien due à l’utilisation, au temps,
et à l’évolution technologique. Cette dépréciation, n’est en fait que probable
puisqu’elle ne se manifestera concrètement que lors de la revente éventuelle du bien,
l’amortissement n’est donc qu’une estimation de cette dépréciation qui consiste, par le
biais d’un plan d’amortissement, à répartir le cout d’un bien sur sa durée de vie
probable et donc, à considérer la valeur de ce bien comme nulle à l’issue de cette
vie ».18
Certaines immobilisations ne se déprécient pas avec le temps, elles sont donc non
amortissables tels que le fonds de commerce, terrains, immobilisations financières, droit au
bail. L‟amortissement peut être vu sous d‟autres anglets :
L‟aspect économique qui consiste à étaler le coût du bien sur sa durée probable
d‟utilisation.
L‟aspect financier qui considère l‟amortissement comme une ressource interne contribuant
au renouvellement des biens amortis :
La base amortissable = Valeur brute - Valeur résiduelle
La base amortissable est le coût d‟un actif, ou tout autre montant substitué au coût, diminué
de sa valeur résiduelle, tant dit que l‟amortissement est la répartition systématique du montant
amortissable d‟un actif sur sa durée d‟utilité, la détermination de la base amortissable a
changé avec l‟apparition du SCF car certains concepts sont apparues, à savoir : 19
17
Journal officiel N°19 du 25 Mars 2009.
18
IRION Bernard ; « La convergence du droit comptable français vers les normes IAS/IFRS » : propositions
Comptables et fiscales de la CCIP ; Rapport ; 23 décembre 2004 ; Chambre de commerce et d'industrie de
Paris, P 14.
19
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
La valeur résiduelle : est le montant estimé qu‟une entité s‟attend à obtenir pour un actif,
après déduction des coûts de sortie attendus, à la fin de sa durée d‟utilité.
La durée d’utilité : est soit la période pendant laquelle l‟entité s‟attend à utiliser un actif,
soit le nombre d‟unités de production ou d‟unités similaires que l‟entité s‟attend à obtenir
de l‟actif.
La valeur recouvrable : est la valeur la plus élevé entre le prix de vente net de l‟actif et sa
valeur d‟utilité.
La valeur d’utilité : est la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés de
l‟utilisation continue d‟un actif de sa sortie à la fin de sa durée d‟utilité ou qu‟elle prévoit
d‟encourir lors du règlement d‟un passif.
La valeur du marché : cette valeur est déterminée sur la base d‟une estimation d‟un
expert, généralement effectuée par des évaluateurs professionnels qualifiés.
La valeur vénale : est le montant qui pourrait être obtenu, à la date de clôture, de la vente
d'un actif lors d'une transaction conclue à des conditions normales de marché.
[Link]. Les modes d’amortissement
Le SCF a prévu les types d‟amortissement suivants :20
L’amortissement linéaire : qui considère que la dépréciation est constante sur la durée de
vie de l‟immobilisation, se calcule de la manière suivante :
Cout d’acquisition × Taux d’amortissement = Annuité d’amortissement
L’amortissement dégressif ou décroissant : il peut être choisi par l‟entreprise si les trois
conditions suivantes sont respectées :
Les immobilisations doivent être achetées neuves ou remises à neuf pour le matériel
d‟occasion ;
La durée probable d‟utilisation ne doit pas être inférieure à trois ans ;
Les biens doivent figurer sur la liste publiée par l‟administration fiscale pour être
amortis en dégressif. Ce sont, en généralisant, des biens d‟équipement et des bâtiments
industriels. En sont par exemple, exclues les voitures de tourismes.
19
OBERT Robert, [Link]., P 252.
20
OBERT Robert [Link]., P 261.
20
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
L‟annuité d‟amortissement en dégressif se calcule, pour la première année sur la
valeur initiale, pour les années suivantes sur la valeur résiduelle et, en multipliant le taux
d‟amortissement par un coefficient, variable suivant la durée de vie du bien. Il existe trois
coefficients de dégressivité (coefficients qui peuvent être modifiés par l‟administration
fiscale) :
1.5 Pour les biens dont la durée de vie est comprise entre 3 et 4 ans ;
2 pour les biens dont la durée de vie est comprise entre 5 et 6 ans ;
2.5 pour les biens dont la durée de vie est supérieure à 6 ans.
L’amortissement progressif ou croissant : cette modalité d‟amortissement est l‟inverse
de l‟amortissement dégressif. En effet, l‟annuité annuelle augmente par rapport à son
antécédent. Elle a des impacts sur la trésorerie et sur le résultat comptable de l‟entreprise si
le bien en question est acquis par emprunt ce qui affecte l‟annuité annuelle puisqu‟elle
englobera deux volets à savoir l‟intérêt et le remboursement du montant emprunté.21
L’amortissement suivant le nombre de l’unité d’œuvre : cette méthode consiste à
amortir simplement l‟utilisation du bien pendant l‟exercice sur sa capacité de production
globale ; soit en déterminant le coût de l‟unité d‟œuvre soit par simple division.
Selon la méthode de séparation des composants, les différentes parties significatives
d‟une immobilisation corporelle doivent être amortis séparément à chaque fois que les
composants ont une durée d‟utilisation différente de celle de la structure de base ou lorsque
les composants procurent des avantages à l‟entreprise selon un rythme différent, nécessitant
l‟utilisation de taux et de modes d‟amortissement différents.
Concernant le nombre de composants à faire apparaitre, une relation peut être mise en
évidence : le nombre de composants augmente lorsque la durée d‟utilisation de
l‟immobilisation augmente. En effet, on peut penser que pour faire fonctionner durablement
une immobilisation, il faut changer ou remplacer certaines pièces essentielles de durée de vie
plus courte au celle de l‟immobilisation elle-même.
[Link]. La comptabilisation de l’amortissement
Les amortissements des immobilisations sont portés au crédit des comptes 28
"Amortissement des immobilisations ". Ces comptes sont subdivisés selon le même niveau de
détail que les comptes principaux (20 et 21) sur lesquels ils portent.
21
OBERT Robert, [Link]., P 241.
21
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
En contrepartie, les dotations aux amortissements sont enregistrées en charge au débit
des comptes 681 dotations aux amortissements.
Les immobilisations incorporelles sont amorties sur la base de leur durée d‟utilité,
cette durée d‟utilité est présumée ne pas dépasser 20 ans, sauf cas exceptionnel qui doit être
justifié dans l‟annexe.
Lors de la constatation de perte de valeur, c‟est-à-dire la valeur recouvrable (la valeur
la plus élevé entre la valeur vénale et la valeur d‟utilité) inférieur à la valeur nette comptable
le compte 29 et crédité par le débit des comptes de dotation (d‟exploitation, financières ou
exceptionnelles) concernés "C/681".
Le compte de perte de valeur est réajusté à la fin de chaque exercice par :
Le débit des comptes de dotation correspondants, lorsque le montant de la perte de valeur
est augmenté ;
Le crédit d‟un compte 78 (de même niveau que celui utilisé pour la dotation), lorsque le
montant de la perte de valeur est diminué ou annulé (perte de valeur devenue, en tout ou
partie, sans objet) ;
Le montant net des immobilisations, après déduction des amortissements et des pertes de
valeur, figure au bilan.
A chaque fin d‟exercice :
681 Dotations aux amortissements, provision, et perte XX
de valeur- actif non courant
28 Amortissement des immobilisations XX
Constater une perte de valeur :
681 Dotations aux amortissements, provision, et XX
perte de valeur- actif non courant
29 Perte de valeur sur immobilisations XX
Reprise sur perte de valeur :
29 Perte de valeur sur immobilisations XX
781 Reprise sur pertes de valeur et provisions XX
22
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
1.8. Impôts sur le résultat (IAS 12)
L‟objectif de L‟IAS 12 est de prescrire le traitement comptable des impôts sur le résultat.
1.8.1. Présentation de la norme relative à l’impôt sur le résultat
La norme IAS 12 traite la comptabilisation et la présentation de l‟impôt sur le
bénéfice dans les états financiers, ainsi que des informations à fournir relative à cet impôt.
Elle impose aux entreprises de comptabiliser l‟impôt exigible ainsi que les impôts différés.22
[Link]. Les charges d’impôts
La charge d‟impôt correspond au montant total de l‟impôt exigible et de l‟impôt
différé inclus dans la détermination du résultat dans la période.
Les impôts exigibles : l‟impôt exigible constitue une charge de l‟exercice, il est calculé
par l‟application d‟un taux sur la base imposable. L‟impôt exigible doit être comptabilisé
en tant que passif dans la mesure où il n‟est pas payé, dans le compte 448 "Etat, charges à
payer et produits à recevoir", par contre si le montant déjà payé au titre de l‟exercice ou des
exercices précédents, excèdent le montant dû pour ces exercices, l‟excédent doit être
comptabilisé en tant qu‟actif dans le compte 444 "Etat, impôt sur les résultats». Le passif
ou l‟actif d‟impôt exigible doit être évalué au montant à payer ou à recouvrer au prés de
l‟administration fiscal avec l‟application au taux d‟imposition qui est adopté à la clôture de
l‟exercice.
Les actifs et les passifs d’impôts différés : un impôt différé correspond à un montant
d‟impôt sur les bénéfices payables (impôt différé passif) ou recouvrable (impôt différé
actif) au cours d‟exercices futurs.23
Les passifs d‟impôts différés sont les montants d‟impôt sur les résultats
payables au cours d‟exercices futurs au titre de différence temporelles imposables.
Les actifs d‟impôts différés sont les montants d‟impôts sur le résultat
recouvrable au cours des exercices futurs au titre de différence temporelles
déductibles, du report de pertes fiscales (bénéfice imposable) non utilisées et du report
de crédits d‟impôt non utilisés.
Les actifs et passifs d‟impôts différés doivent être évalués aux taux d‟imposition
dont l‟application est attendu pour l‟exercice du quel l‟actif sera réalisé ou le passif sera
réglé. L‟évaluation doit refléter les conséquences fiscales qui résulteraient de la façon dont
l‟entreprise s‟attend à recouvrer ou à régler la valeur comptable de ses actifs et passifs.
22
EMARD.G, MERLE.B et RUEFF.N, (2004), « Normes IAS/IFRS Que faut-il faire ? comment s’y prendre ?
», édition d‟organisation, Paris 2004, P 118.
23
Article 134-2 du journal officiel N°19 du 25 Mars 2009.
23
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Tableau N°02 : Critères de reconnaissance d’un actif et passif d’impôt différé
Actif Passif
Valeur comptable > Valeur fiscale IDP IDA
Valeur fiscale > Valeur comptable IDA IDP
Source : Wolfgang. D et Missonier-piera, [Link], P213.
Comptabilisation d’impôt différé : les impôts différés sont déterminés ou revus à chaque
clôture d‟exercice sur la base de la règlementation fiscale en vigueur à la date de clôture ou
attendue sur l‟exercice au cours duquel l‟actif sera réalisé, ou le passif réglé, sans calcul
d‟actualisation.
Comptabilisation d’impôt différé actif : le compte 133 "Impôt différé actif" est destiné à
recevoir le montant calculé d‟impôt différé actif est crédité par le compte 692 "imposition
différé actif " pour les montants d‟impôts sur les résultats recouvrables au cours des
exercices futurs.
133 Impôt différé actif X
692 Imposition différé actif X
Comptabilisation d’impôt différé passif : Le compte 134 "Impôt différé passif " est
crédité par le débit du compte 693 "Imposition différé passif " ou d‟un compte de capitaux
propres, selon le cas, pour les montants d‟impôts payables au cours d‟exercice futurs.
693 Imposition différé passif X
134 Impôt différé passif X
1xx Compte de capitaux propres X
1.8.2. Les provisions (IAS 37)
L‟IAS 37 s‟applique à la comptabilisation des provisions, des passifs et des actifs éventuels.
[Link]. Définition des provisions
Une provision pour charge est un passif dont l‟échéance ou le montant est
incertain, elle est comptabilisé lorsque : 24
24
Article 125-1 du journal officiel N°19 du 25 Mars 2009.
24
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Une entité à une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d‟un événement
passé;
Il est probable qu‟une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation ;
Une estimation fiable du montant de cette obligation peut être faite.
[Link]. Evaluation des provisions
Le montant comptabilisé en provision pour charge en fin d‟exercice correspond à la
meilleure estimation des dépenses à supporter jusqu‟à l‟extinction de l‟obligation concernée.
Les provisions font l‟objet d‟une nouvelle estimation à la clôture de chaque exercice. Les
risques et incertitudes qui affectent inévitablement de nombreux événements et circonstances
doivent être pris en compte pour parvenir à la meilleure estimation d‟une provision.25
[Link]. Remboursements
Lorsqu‟il est prévu que tout ou partie de la dépense nécessaire à l‟extinction d‟une
provision sera remboursé par une autre partie, le remboursement doit être comptabilisé si et
seulement si, l‟entité a la quasi-certitude de recevoir ce remboursement si elle éteint
l‟obligation. Le remboursement doit être traité comme un actif distinct, Le montant
comptabilisé au titre du remboursement ne doit pas être supérieur au montant de la provision.
Dans le compte de résultat, la charge correspond à une provision peut être présentée
nette du montant comptabilisée au titre d‟un remboursement.
[Link]. Les pertes opérationnelles futures
Les provisions ne doivent pas être comptabilisées au titre de pertes opérationnelles futures.
Les pertes opérationnelles futures ne correspondent pas à des passifs résultant
d‟obligations actuelles liées à des événements passés.
1.9. Comptabilisation des subventions publiques et information à fournir sur l’aide
Publique (IAS 20)
L‟IAS 20 s‟applique à la comptabilisation et a l‟information à fournir sur les
subventions publiques.
1.9.1. Définition des subventions publiques
Les subventions publiques correspondent à « des transferts de ressources publiques
destinés à compenser des coûts supportés ou à supporter par le bénéficiaire de la subvention
du fait qu’il s’est confirmé ou qu’il se confirmera à certaines conditions liées à ses
activités.»26
25
OBERT Robert, [Link], P 379.
26
Article 124-1 du journal officiel N°19 du 25 Mars 2009.
25
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
1.9.2. Comptabilisation des subventions
Les subventions sont comptabilisées en produits dans le compte de résultat sur un ou
plusieurs exercices au même rythme que les coûts auxquels elles sont rattachées et qu‟elles
sont censées compenser. Pour les immobilisations amortissables, le coût correspond à
l‟amortissement. Ainsi les subventions liées à des actifs amortissables sont comptabilisées en
produits dans les proportions de l‟amortissement comptabilisé.
Les subventions publiques, y compris les subventions non monétaires évaluées à leur
juste valeur ne sont comptabilisées en compte de résultat ou en actif que lorsqu‟il existe une
assurance raisonnable :
Que l‟entité se conforme aux conditions attachées aux subventions ;
Et que les subventions seront reçues.
1.9.3. Remboursement des subventions publiques
Dans le cas exceptionnel où l‟entité est amenée à rembourser une subvention publique
ce remboursement doit être comptabilisé en tant que changement d‟estimation comptable :
Le remboursement est en premier lieu imputé à tout produit différé non amorti lié à la
subvention ;
L‟excédent est comptabilisé en charges.
1.10. La nomenclature et le fonctionnement des comptes du SCF
Le SCF précise qu‟il existe une nomenclature de compte obligatoire qui peut aider à
l‟adoption d‟une information financière conforme aux normes internationales.
1.10.1. Principes du plan des comptes
Chaque entité établie au moins un plan de compte adapté à la structure, son activité, et
ses besoins en informatique de gestion. Le compte est la plus petite unité retenue pour le
classement et l‟enregistrement des mouvements comptables.
Les comptes sont regroupés en catégorie homogènes appelées classe. Il existe deux
catégories de classe de comptes ;
Des classes de comptes de situation ;
Des classes de comptes de gestion.
Chaque classe est subdivisée en comptes qui sont identifiés par des numéros à deux
chiffres ou plus, dans le cadre d‟une codification décimale.27
1.10.2. Le cadre obligatoire des comptes
27
Article 311-1 du journal officiel N°19 du 25 Mars 2009.
26
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Il constitue un résumé du plan de comptes, présentant pour chaque classe à la liste des
comptes à deux chiffres. Constitue le cadre comptable dont l‟application est obligatoire pour
toutes les entités quelle que soit leur taille et quelle que soit leur activité sauf dispositions
spécifiques les concernant. A l‟intérieur de ce cadre, les entités ont la possibilité d‟ouvrir
toutes les subdivisions nécessaires pour répondre à leurs besoins. Une nomenclature de
comptes à trois chiffres ou plus correspondent à une ventilation des charges par nature est
également proposée.
Les opérations relatives au bilan sont réparties en cinq classes des comptes
qualifiées de comptes de bilan.
Voici ci-dessous un aperçu sur le cadre comptable des comptes du bilan :
Classe 1 : Comptes de capitaux ;
Classe 2 : Comptes d‟immobilisations ;
Classe 3 : Comptes de stocks et en-cours ;
Classe 4 : Comptes de tiers ;
Classe 5 : Comptes financiers.
Les opérations relatives au compte de résultat sont réparties en deux classes des
comptes qualifiées des comptes de gestion. Le cadre comptable de ces comptes de gestion est
le suivant :
Classe 6 : Comptes de charges ;
Classe 7 : Comptes de produits.
Les classes 0, 8 et 9 non utilisées au niveau du cadre comptable peuvent être utilisés
librement par les entités pour le suivi de leur comptabilité de gestion, de leurs engagements
financiers hors bilan, ou d‟éventuels comptes spéciaux qui n‟auraient pas leur place dans les
comptes de classes 1 à 7.
Le plan de comptes de l'entreprise donne la nomenclature des comptes à utiliser,
définit leur contenu et précise les règles particulières de fonctionnement par référence à la
nomenclature et aux règles générales de fonctionnement présentées dans la norme générale.
1.11. Les états financiers
Toute entité entrant dans le champ d‟application du système comptable établit
annuellement des états financiers.
Les états financiers des entités autres que les petites entités comprennent :
Un bilan ;
27
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Un compte de résultat de variation des capitaux propres ;
Un tableau de flux de trésorerie,
Une annexe.
L‟objectif des états financiers à usage général est de fournir des informations sur la
situation financière, la performance financière et flux de trésorerie de l‟entité qui soient utiles
à un large éventail d‟utilisateurs pour la prise de décision économiques.
1.11.1. Le bilan
Le bilan est un état récapitulatif des actifs, des passifs et des capitaux propres de l‟entité à
la clôture des comptes (Voir annexe N°09 et N°10). Le bilan décrit les éléments d‟actif qui
sont :28
Les immobilisations incorporelles ;
Les immobilisations corporelles ;
Les participations ;
Les stocks ;
Les actifs d‟impôts (en distinguant les impôts différés) ;
Les clients, les autres débiteurs et autre actifs assimilés (charges constatées d‟avance) ;
La trésorerie positive et équivalente de trésoreries positive.
Les éléments du passif sont : 29
Les capitaux propres avant distribution décidées ou proposées après la date de clôture,
en distinguant le capital émis (dans le cas de sociétés) ;
Les réserves ;
Le résultat net de l‟exercice et les autres éléments ;
Les passifs non courants portants intérêts, les fournisseurs et autre créditeurs ;
Les passifs d‟impôt (en distinguant les impôts différés) ;
Les provisions pour charges et passifs assimilés (produits constatés d‟avance) ;
La trésorerie négative ou équivalente de trésorerie négative.
1.11.2. Le compte de résultat
Le compte de résultat est un état récapitulatif des charges et des produits réalisés par
l‟entreprise au cours de l‟exercice.
28
Article 220 du Journal officiel N°19 du 25 Mars 2009 in [Link].
29
Article 220 du JO N°19 du 25 Mars 2009.
28
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Il ne tient pas compte de la date d‟encaissement ou décaissement. Il fait apparaitre, par
différence, le résultat net de l‟exercice (profit ou perte). Les informations à fournir dans le
compte de résultat sont :30
Les produits des activités ordinaires ;
Analyse des charges par nature, permettant de déterminer les principaux agrégats de
gestion suivants : marge brute, valeur ajoutée, excédent brut d‟exploitation ;
Charges de personnel ;
La quote-part dans le résultat des entreprises associées et des coentreprises
comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence ;
Impôt et taxes et versements assimilés ;
Le résultat net de la période avant distribution ;
Le résultat des activités ordinaires ;
Dotation aux amortissements et pertes de valeurs concernant les immobilisations
corporelles et incorporelles.
Le SCF présente une analyse des charges en utilisant une classification reposant soit sur
la nature des charges, soit sur leur fonction au sein de l‟entité, en choisissant la méthode qui
fournit des informations les plus fiables et les plus pertinentes.31
Analyse par nature des charges (model obligatoire): selon cette méthode
de classification, les charges du compte de résultat sont regroupées selon leur nature (par
exemple, dotation aux amortissements, achats de matières premières, frais des avantages du
personnel, dépenses de publicité), et ne sont pas réaffectées aux différentes fonctions de
l‟entité.
Analyse par fonction des charges (model facultatif) : selon cette méthode de
classification, les charges sont regroupées selon leur fonction dans le coût des ventes ou, par
exemple, dans le coût des activités commerciales ou administratives. Cette méthode précise,
une entité présente au moins son coût des ventes séparément des autres charges.
1.11.3. Tableau des flux de trésorerie
Le tableau des flux de trésorerie a pour but d‟apporter aux utilisateurs des états
financiers une base d‟évaluation de la capacité de l‟entité à générer de la trésorerie et des
équivalents de trésorerie, ainsi que les informations sur l‟utilisation de ces flux de trésorerie.
30
Article 230 du JO N°19 du 25 Mars 2009.
31
Article 230 du JO N°19 du 25 Mars 2009.
29
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Le tableau des flux de trésorerie présente les entrées et les sorties de disponibilités
32
intervenues pendant l‟exercice selon leur origines :
Flux générés par les activités opérationnelles ;
Flux générés par les activités d‟investissement ;
Flux générés par les activités de financement ;
Flux de trésorerie provenant des intérêts des dividendes.
Les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles sont présentés soit par
une méthode directe soit par une méthode indirecte ;
La méthode directe : consiste d‟une part à présenter les principales rubriques d‟entrée et
de sortie de trésorerie brute (clients, fournisseurs, impôts…) afin de dégager un flux de
trésorerie net, et d‟autre part à rapprocher ce flux de trésorerie net du résultat avant impôt
de la période considérée.
La méthode indirecte : Elle consiste à ajuster le résultat net de l‟exercice en tenant
Compte, premièrement des effets des transactions sans influence sur la trésorerie
(Amortissements, variations clients, stocks, variations fournisseurs…),Deuxièmement des
décalages ou des régularisations (impôts différés…), et enfin des flux de trésorerie liés aux
activités d‟investissement ou de financement (plus ou moins-values de cession…), ces flux
étant présentés distinctement.
1.11.4. Etat de variations des capitaux propres
L‟état des variations des capitaux propres constitue une analyse des mouvements ayant
affecté chacune des rubriques constituant les capitaux propres de l‟entité au cours de
l‟exercice. Les variations des capitaux propres d‟une entité entre deux dates de clôture
reflètent l‟augmentation ou diminution de l‟actif net de l‟entité au cours de la période.
Les informations à présenter dans l‟état de variation de capitaux propres sont : 33
Au résultat net de l‟exercice ;
Aux changements de méthode comptables, corrections d‟erreurs directement imputés aux
capitaux propres ;
Aux produits et charges enregistrés directement dans les capitaux propres ;
Aux opérations en capital ;
Aux distributions de résultats et affectations décidées au cours de l‟‟exercice.
32
Article 240 du JO N°19 du 25 Mars 2009.
33
Article 250 du JO N°19 du 25 Mars 2009.
30
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
1.11.5. L’annexe
L‟annexe des états financiers comporte des informations présentant un caractère
significatif ou sont utiles pour la compréhension des opérations figurant sur les états
financiers. Ces informations peuvent êtres :
Les règles et les méthodes comptables adoptées pour la tenue de la comptabilité et
l‟établissement des états financiers (la conformité aux normes est précisée, et toute
dérogation est expliquée et justifiée) ;
Les compléments d‟information nécessaires à une bonne compréhension du bilan, du
compte de résultat, du tableau des flux de trésorerie et de l‟état de variation des capitaux
propres ;
Les informations concernant les entités associées, les co-entreprises, les filiales ou la
société mère ainsi que les transactions ayant éventuellement eu lieu avec ces entités ou
leurs dirigeants : nature des relations, types de transaction, volume et montant des
transactions, politique de fixation des prix concernant ces transactions ;
Les informations à caractère général ou concernant certaines opérations particulières
nécessaires à l‟obtention d‟une image fidèle.
Deux critères essentiels permettent de déterminer les informations à faire figurer dans
l‟annexe :
Le caractère pertinent de l‟information et son importance relative
Section 2 : Elaboration du résultat comptable
Le compte de résultat et le bilan font partie des comptes annuels. Ils permettent de
calculer le résultat comptable de l‟entreprise. Par résultat comptable (ou résultat
d‟exploitation), on entend le chiffre d‟affaires hors taxes encaissé pour une période donnée,
diminué de l‟ensemble des charges qui ont concouru à la création du chiffre d‟affaires
(charges d‟exploitation). Si le résultat est positif, l‟entreprise a réalisé un bénéfice (elle a
gagné de l‟argent). S‟il est négatif, l‟entreprise a réalisé un déficit (elle a perdu de l‟argent). Il
existe d‟autres évaluations et méthodes de calcul du résultat : le résultat fiscal, le résultat net
comptable et le résultat exceptionnel.
Le résultat traduit, donc, l‟enrichissement ou l‟appauvrissement provenant de la
variation des éléments du patrimoine lié à des opérations d‟exploitation et exceptionnelles
accomplies, par le biais de moyens de production et à travers une organisation a même de
contribuer à la réalisation de l‟objectif principal de l‟entité, qui est le profit.
31
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
2.1. La notion du résultat selon les différentes approches
L‟information comptable est vitale pour tous les acteurs économiques ayant un lien
quelconque avec l‟entreprise, à commencer par le comptable de celle-ci lui-même qui fait
l‟effort de refléter une image fidèle de l‟entreprise et ce par l‟enregistrement de toutes les
opérations concernant la vie de celle-ci, de l‟économiste qui s‟y intéresse pour mesurer la
proportion de la contribution de l‟entreprise dans l‟économie nationale, du financier qui
s‟intéresse à la rentabilité financière des opérations effectuées par l‟entreprise, et enfin du
fiscaliste qui tend à élargir la base de l‟impôt, pour préserver les intérêts du trésor, et lutter
contre la fraude et l‟évasion fiscale.
Il n‟existe pas de norme spécifique pour le résultat ce qui engendre cette diversité
d‟interprétations.
2.1.1. L’approche comptable
Le résultat comptable montre la somme d‟argent que l‟entreprise a gagné ou perdu
grâce à son cycle d‟exploitation. Le résultat comptable présente, pour une période donnée, le
chiffre d‟affaire de l‟entreprise (ce qu‟elle a encaissé) diminué de toutes les charges liées à
son activité (ce qu‟elle a décaissé).de ce fait :34
Un résultat positif est un bénéfice pour l‟entreprise ;
Un résultat négatif est une perte pour l‟entreprise.
2.1.2. L’approche Economique
Selon l‟approche économique, le résultat est la contribution réelle d‟une entreprise à
l‟économie nationale.
Cette contribution correspond à la valeur ajoutée produite, qui permet la rémunération
de tous les facteurs de production. La somme des valeurs ajoutées est égale au produit
intérieur.
En comptabilité privée, la valeur ajoutée « est calculée uniquement par les entreprises
relevant du régime du réel, mais toutes les entreprises connaissent cette notion par le biais de
la taxe sur la valeur ajoutée à laquelle elles sont assujetties».35
2.1.3. L’approche financière
La notion financière du résultat utilisée dans la finance d‟entreprise se situe entre les
deux approches exposées ci-dessus. La différence principale entre l‟approche comptable et
financière réside dans la façon de traiter l‟amortissement et les provisions. Pour les
34
Michel Hamon, ANBDD Nantes, Comptabilité et gestion de l‟entreprise, P20.
35
TAZDAIT Ali, « maitrise du système comptable et financier », 1ere édition ACG, Alger 2009, p87.
32
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
comptables et les fiscalistes, ces charges sont déductibles de l‟assiette imposable, les
financiers quant à eux n‟ignorent pas cet aspect fiscal, mais préfèrent un autre aspect, celui
d‟encaissement et de décaissement.
2.1.4. L’approche fiscale
Dans la logique de processus d‟exploitation, le bénéfice comptable correspond rarement
au bénéfice fiscal, car l‟entreprise tend à déduire les charges liées à son activité, parfois même
de les gonfler « pour minimiser le bénéfice qui servira d’assiette à l’impôt sur les sociétés ».36
Les données de la comptabilité des entreprises qui fournissent le résultat comptable dégagées
selon les règles de la comptabilité commerciale sont à la base de la détermination du résultat
fiscal après application des règles fiscales. Autrement dit, le résultat fiscal est un résultat
comptable rectifié. Certaines charges seront ainsi réintégrées et d‟autres produits
déduits.
2.2. Les différentes méthodes de calcul du résultat
Le calcul du résultat comptable peut se faire par l‟une des deux méthodes, soit la
méthode du bilan, ou bien, la méthode du compte de résultat. Le bilan et le compte de
résultats sont deux tableaux complémentaires : le bilan reflète le patrimoine de l‟entreprise à
un moment donné alors que le compte de résultat reflète son activité sur une période donnée.
2.2.1. L’approche du bilan
Le bilan est un état financier qui regroupe les éléments de l‟actif et passif du
patrimoine de l‟entreprise. Le bilan est le document présentant la valeur du patrimoine brut de
l‟entreprise à une date donné[Link] fait apparaitre par différence et de façon distincte ses
capitaux propres.37
Fondamentalement, toute acquisition de moyens de production (emplois)
s‟accompagne obligatoirement d‟un financement mis à la disposition de l‟entreprise
(ressources).
Le bilan est une représentation des ressources et des emplois dont dispose une entité
comptable. Cette représentation se fait sous la forme d‟une égalité qui traduit l‟équilibre des
ressources et des emplois et décrit le patrimoine d‟une entreprise avec ses biens et ses dettes.
ACTIF= PASSIF
EMPLOI= RESSOURCES
33
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Le classement des emplois et ressources, dans le cadre du PCG, s‟effectue selon leurs
destinations ou leurs provenances, de leurs fonctions dans d‟activité d‟où la présentation :
Actifs (emplois) Passif (ressources)
Actif immobilisé Capitaux propres
Actif circulant Provisions pour risques et charges
Régularisation Dettes
Source : comptabilité et gestion de l‟entreprise, P36.
Le bilan fait apparaitre le résultat mais ne donne pas une vision du détail des
opérations qui permettent de le constituer. La comptabilité utilise un autre état qui récapitule
toutes les opérations de la période. Il s‟agit du compte de résultat.
2.2.2. L’approche du compte de résultat
Le compte de résultat est un document de synthèse qui regroupe la totalité des produits
et des charges d‟un exercice comptable, sans qu‟il soit tenu compte de leur date
d‟encaissement ou de décaissement.
Ainsi on parle du compte de résultat de l‟année et non pas au 31/12/N, Le résultat
(bénéfice ou perte) est déterminé par différence entre les produits et les charges d‟une période
donnée.38
Bénéfice si :
Produits > charges.
Perte si :
Charges > produits.
Les produits reflètent tout accroissement d‟avantages économiques survenus au cours
de l‟exercice, se manifestant par des entrées ou des augmentations d‟actifs ou par des
diminutions de passifs, ils comportent, également, les reprises sur pertes de valeur et sur
provisions. Les charges reflètent tout amoindrissement d‟avantages économiques intervenus
36
LEFEBVRE. F, « Mémento pratique comptable », 21éme édition, Economica, paris 2002, p223.
37
Michel Hamon, ANBDD Nantes, Comptabilité et gestion de l‟entreprise, P36.
38
BENREJDAL.M, « Du plan comptable national au système comptable financier », édition DAR EL
HANA, Alger 2009, p 41.
34
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
au cours de l‟exercice, ayant pour incidence de diminuer ou de faire sortir un élément d‟actif
ou de faire apparaitre un passif exigible.
Le résultat net de l‟exercice est calculé par la différence entre le total des produits et le
total des charges de cet exercice, en d‟autres termes, il exprime la variation des capitaux
propres entre le début et la fin de l‟exercice, hormis les apports et les retraits effectués sur les
capitaux propres n‟ayant pas d‟incidence sur les charges et les produits.
2.3. Les travaux de régularisation de fin d’exercice
Les opérations de fin d‟exercice ou travaux d‟inventaire, réalisées en fin d‟exercice
comptable, ont pour objectif l‟élaboration des documents de synthèse (bilan, compte de
résultat et annexe) qui sont des éléments essentiels pour l‟information des tiers. Cet inventaire
est obligatoire chaque fin d‟année.
Les données d‟inventaire sont regroupées sur le livre d‟inventaire et distinguées selon la
nature et le mode d‟évaluation des éléments qu‟elles représentent. Le livre d‟inventaire doit
être suffisamment détaillé pour justifier le contenu de chacun des postes du bilan.
L‟inventaire a pour objectif de déterminer la situation patrimoniale de l‟entreprise à la
date de fin d‟exercice, c‟est le contrôle de l‟existence des éléments d‟actifs et du passif du
patrimoine de l‟entreprise. L‟inventaire est effectué en moins une fois tous les douze (12)
mois.
Toute entreprise procède une fois l‟an au moins, avec bonne fois et prudence aux
opérations de relevé, de vérification, d‟examen et d‟évaluation nécessaires pour établir, a la
date choisie, un inventaire complet de ses avoirs et droits de toute nature, de ses dettes,
obligations et engagements de toute nature relatifs à son activité et de moyens propre qui y
sont affectés.
2.3.1. L’inventaire extra comptable et les opérations de régularisation
La nécessité d‟arrêter tous les comptes pour appréhender les résultats de l‟entreprise
est évidente à tout gestionnaire. L‟arrêt des comptes est obligatoire une fois par an et doit
permettre l‟inventaire, tant physique que financier des éléments actifs et passifs qui
composent le patrimoine de l‟entreprise, et également la publication des comptes.
35
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
L‟inventaire est donc d‟abord extracomptable qui stipule le recensement matériel
un dénombrement détaillé article par article) des existants. Il peut porter sur :39
Le stock ;
Les immobilisations ;
Les effets de commerce ;
Les valeurs mobilières ;
Les espèces …etc.
Apres l‟établissement de l‟inventaire physique il y a lieu d‟apporter les régularisations
nécessaires pour le calcul du résultat comptable.
2.3.2. L’inventaire des immobilisations
Le contrôle physique des immobilisations corporelles peut être réalisé suivant des
procédures comptables à celle mises en place pour le contrôle des stocks.
L‟inventaire physique sera réalisé par comparaison avec le fichier des existants (fiche
des immobilisations, cahier d‟immobilisation).
2.3.3. L’inventaire des stocks
Les stocks sont composés des matières premières, des autres approvisionnements
(matières consommables, fournitures consommables), des en-cours de production de biens,
des encours de production de services, des produits et des marchandises.
L‟inventaire physique des stocks et en-cours est un travail de recensement souvent
considérable selon l‟activité de l‟entreprise et qui nécessite parfois la fermeture de l‟entreprise
pendant quelques heures voire quelque jour. Rappelons que ce comptage est obligatoire une
fois par an et ce à n‟importe quelle date et pas obligatoirement là même pour tous les
éléments.
Les stocks doivent être évalués au coût d‟achat et non au prix de vente, les frais
accessoires doivent être incorporés au prix d‟achat de marchandises ou de matières premières
à l‟instar des frais d‟emballages de transport, de douane, d‟assurance…etc. A leur sortie du
magasin, les produits fabriqués ou semi-ouvrés peuvent être évalués selon deux méthodes :
Premier entré premier sortie "FIFO" : dans cette méthode, on considère que les éléments du
stock qui ont été acquis les premiers sont vendus les premiers ;
39
DISLE.C, MAESO.R, MEAU.M, « Introduction à la comptabilité : Manuel et applications », édition
Francis LEFEBVRE, DUNOD, paris 2012, P 247.
36
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Coût unitaire moyen pondéré "CUMP" : dans cette méthode, le coût de chaque éléments et
déterminé à partir de la moyenne pondérée du coût d‟élément similaires au début d‟un
exercice et du coût d‟éléments similaires acheté ou produits au cours de l‟exercice.
Pour des raisons pratiques, les entreprises ne peuvent calculer le coût réel de
production pour chaque entrée et sortie des produits fabriqués. Elles sont amenées à utiliser
durant la période un coût préétabli, ou standard pour enregistrer les mouvements de ces
produits. Toutefois, l‟entreprise doit effectuer une valorisation des existants en fin d‟exercice
selon les techniques suivantes. 40
L’inventaire permanent : permet un suivi comptable des stocks et favorise l‟arrêté rapide
des situations comptables périodiques. Il permet également au niveau des produits finis
d‟établir une correspondance directe entre les coûts des stocks vendus, et les revenus y
afférents.
L’inventaire intermittent : cette méthode implique la variation de stocks qui consiste à
faire disparaître en fin d‟année le stock initial et à faire apparaître le stock final.
L‟intérêt de l‟inventaire intermittent est de déterminer le coût d‟achat des matières
premières utilisées ou le coût d‟achat des marchandises vendues ou encore la production
stockée de l‟exercice, en cas où celle-ci s‟avèrent inferieures à leur coût réel une provision
pour dépréciation des stocks doit être constituée.
[Link]. La régularisation des stocks
La régularisation des stocks ajuste la "consommation " de l‟exercice, car il constate
les achats et ajuste ces stocks en fin d‟exercice.
Enregistrement des approvisionnements et marchandises consommés : En fin de
période après analyse, les écarts éventuels entre le stock physique évalué de façon extra
comptable et le stock figurant au débit des comptes de stocks 30, 31, 32 sont enregistrés
afin de porter le montant de ces derniers à la valeur constatée dans l‟inventaire physique.
Les écarts justifiés sont considérés comme normaux et sont constatés en contrepartie
du compte 60 ; les autres écarts sont enregistrés aux compte 657 "charges exceptionnelles de
gestion courante" ou 757 "produits exceptionnels sur opération de gestion".
Les écarts justifiés :
40
GARMILIS. A, « Comptabilité financière », édition DUNOD, Paris 2002, P19.
37
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
30 Stocks de marchandises XX
60 Achat consommés XX
L‟écart non justifié : « Charges exceptionnelles »
657 Charges exceptionnelles de gestion courante XX
30 Stocks de marchandises XX
L‟écart non justifié : « Produits exceptionnels »
30 Stocks de marchandises XX
757 Produits exceptionnels sur opérations de XX
Gestion
Enregistrement des produits fabriqué ou en cours de fabrication : en fin de période et
après analyse, les écarts éventuels entre le stock physique évalué de façon extracomptable
et le stock figurant au débit des comptes de stocks 33,34 ou 35 en comptabilité, sont
enregistrée afin de porter le montant de ces derniers à la valeur constatée dans l‟inventaire
physique. Ces bonis et mali d‟inventaire sont généralement enregistrés également en
comptes de 72 "productions stockées ou déstockée".
Les stocks mis en dépôt ou en consignation ou qui sont en voie d’acheminement : font
l‟objet d‟une comptabilisation dans un compte 37 stocks à l‟extérieur, jusqu‟à réception
dans les magasins de l‟entité ou jusqu‟au dénouement de l‟opération (en cas de dépôt-
vente).
En fin de période, si ce compte n‟est pas soldé, un état détaillé des stocks
correspondants est établi par l‟entité.
[Link]. Constitution de dépréciation des stocks
A la clôture de l‟exercice, on compare la valeur d‟origine et la valeur à l‟inventaire de
chacun des éléments des stocks.
Quand la valeur à l‟inventaire est inférieure à la valeur d‟origine, on dit que le stock a
subi une dépréciation, si celle-ci n‟est pas irréversible ou n‟est que probable, alors on aura
recours à une provision pour dépréciation. La constitution de la provision pour dépréciation
des stocks se fait comme suite :
38
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
6817 Dotation aux provisions XXX
dépréciation des stocks
39 Dépréciation des stocks XXX
Par la suite la provision peut être ajustée à la fin des périodes suivantes, soit en la
rehaussant en débitant le compte 6817 "Dotation aux provisions dépréciation des stocks" et en
créditant le compte 39 "Dépréciation des stocks", soit en la diminuant en débitant le compte
39 et créditant le compte 78 "reprises sur perte de valeur". Comme celle-ci peut être carrément
annulée si la dépréciation disparait ou s‟avère être irréversible dans ce cas le comptable est
tenu de passer la même écriture que celle de la diminution, seulement le montant qui figurera
sera celui de la provision entière.
Le montant net des stocks, après déduction des pertes de valeur, figure au bilan. Les
soldes des comptes 39 sont imputés en diminution du montant des stocks concernés lors de la
sortie des stocks de l‟actif.41
2.4.4. Provision pour dépréciation des créances
Les créances comprennent l‟ensemble des droits acquis par l‟entreprise par suite de ses
relations avec les tiers. Ce poste est également important et l‟entreprise doit à chaque fin
d‟exercice examiner toutes ses créances client pour apprécier avec précision la situation
financière de chaque client. La partie des créances qu‟elle risque de ne pas recouvrer lorsque
les clients ont des difficultés de paiement, doit être provisionnée, de même l‟entreprise est
tenue de contrôler l‟exactitude de la comptabilité par rapport à la réalité. L‟analyse des
créances en fin d‟exercice fait ressortir deux types de créance :
Créances saines : ne représentant aucun risque de non recouvrement, dans ce type de
créance il n‟y a lieu de n‟opérer aucune régularisation.
Créances douteuses : dans ce cas, la dépréciation correspondant à la partie des créances
que l‟on risque de ne pas recouvrer lorsque les clients ont des difficultés de paiement, doit
être provisionnée.
A cet effet, le comptable est tenu de passer l‟écriture de constatation suivante :
Transfert de la créance au compte client douteux :
39
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
416 Clients douteux XX
411 Clients XX
Constatation d‟une dépréciation :
41
CYRILLE MANDOU, Comptabilité générale de l‟entreprise, Instruments et procédures, P85.
40
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
681 Dotation aux amortissements et provisions- XX
actifs non courant
4911 Provision pour dépréciation des comptes clients XX
Une dépréciation, calculer sur la base du montant hors taxe de la créance, car la TVA
éventuellement non payée par le client pourra être récupérée auprès de l‟Etat.
Si lors des exercices ultérieurs, il y a lieu de rehausser la provision vue que la créance
s‟est dépréciée d‟avantage, le comptable doit repasser la même écriture en portant sur le
journal le montant qui s‟est déprécié en fin d‟exercice concerné. Si par contre, il s‟avère que
l‟entreprise va pouvoir récupérer une partie ou toute la créance douteuse provisionnée, il y a
lieu de diminuer ou d‟annuler complètement la provision, dans ce cas on doit passer l‟écriture
suivante:
4911 Provisions pour dépréciation de compte client XX
781 Reprise sur dépréciation des créances XX
Par ailleurs, si la créance est perdue à jamais et que l‟entreprise n‟a aucun moyen de la
récupérer, même partiellement, la créance sera considérée comme une charge irrécouvrable.
Si le client fait faillite, la créance ne sera jamais payée l‟entreprise va donc :
Constater une perte définitive comme suit :
654 Pertes sur créances irrécouvrable XX
44571 TVA collectée XX
416 Client douteux XX
Reprendre une provision qui n‟a plus d‟objet :
4911 Dépréciation de compte clients XX
781 Reprise sur dépréciation des créances XX
41
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
2.4.5. La comptabilisation de la provision pour risque et charges
Elles constatent des risques et charges probables liés à des évènements intervenus au
cours de l‟exercice ; la charge réelle intervenant ultérieurement mais son montant pouvant être
estimé à la date de l‟inventaire (litige, garantie, grosse réparation…etc.).
Elles sont constituées lorsque le risque ou la charge probable apparait, ajustées selon
leurs variations puis soldées lorsque la charge réelle intervient.
Donc le comptable constitue une provision en débitant le compte 681 "Dotation aux
amortissements et aux provision-charge d‟exploitation" ou le compte 686 "Dotation aux
amortissements et provision-charge financières" et en créditant le compte 153 "provisions
pour pensions et obligations similaires" enregistrent les provisions relatives aux charges que
peuvent engendrer des obligations légales ou contractuelles conférant au personnel des droits
à la retraite ou le compte 156 provision pour renouvellement (entreprises concessionnaires)
"provision /risque et charge" enregistre les provisions pour renouvellement des
immobilisations constituées par les concessionnaires de service public.
Il est réajusté à la fin de chaque exercice par :
Le débit des comptes de dotations correspondants 681,686, lorsque le montant de provision
est augmenté ;
Le crédit du compte 781 "Reprise sur perte de valeur et provisions (à inscrire dans
les produits d‟exploitations)", du compte 786 "Reprise sur provisions (à inscrire dans les
produits financiers ".
Lors de la réalisation du risque ou de la survenance de la charge, la provision
antérieurement constituée est soldée par le crédit des comptes 781,786. Corrélativement, la
charge intervenue est inscrite au compte intéressé de la classe 6.
2.4.6. Régularisation des comptes de gestion
L‟objet de ces régularisations est d‟imputer à l‟exercice comptable toutes les charges
et tous les produits le concernant. L‟enregistrement comptable des charges et produits est
réalisé à la réception de la pièce comptable.
[Link]. Les produits et charges constatés d’avance
Certaines charges (Loyers, abonnement, contrat d‟assurances...), ou produits (intérêts
perçus d‟avance ...) comptabilisés en cours d‟année concernent partiellement ou totalement
l‟exercice ou les exercices suivant
42
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Les produits constatés d’avance : L‟exclusion des produits comptabilisés au cours
de l‟exercice sur la base des pièces comptables, mais qui concernent l‟exercice ou les
exercices suivants. C‟est le cas par exemple des avances de loyer pour des mois se
rapportant à l‟exercice suivant, mais qui sont perçues au cours de cet exercice. Il convient
de les rattacher à l‟exercice auquel elles se rapportent. Pour cela, après avoir constaté le
produit normalement, le comptable doit neutraliser le montant des produits qui ne se
rapportent pas à l‟exercice actuel et ce en débitant le compte du produit concerné de la
classe 7, et en créditant le compte 487 "Produit constaté d‟avance ".
Les charges constatées d’avance : En fin d‟exercice, l‟entreprise ne doit prendre en
compte que des charges afférentes à l‟exercice en cours. Pour cela, il est nécessaire de
procéder à quelque régularisation. Les charges ayant été comptabilisées durant l‟exercice
comptable, mais dont une partie l‟a été par anticipation, car elles concernent l‟exercice
comptable suivant doivent être neutralisées. L‟exemple le plus souvent cité est le montant
de loyer qui en général comptabilisé, et parfois payé, d‟avance pour une période de
plusieurs mois est généralement d‟une année.
[Link]. Les produits à recevoir
Les produits à recevoir sont les produits concernant l‟exercice N mais non
comptabilisés. La constatation des produits accordé en fin d‟année s‟effectue avec la prise en
considération des intérêts se rapportant à l‟exercice mais qui ne seront perçus qu‟à terme échu
et ce en débitant le compte 2768, "intérêt courus" et en créditant le compte 76 "Produit
financier".
[Link]. Les charges à payer
Les charges qui concernent l‟exercice comptable et qui auraient donc dû être
constatées dans l‟exercice, mais qui ne l‟ont pas été pour des raisons techniques (absence de
documents Justificatifs par exemple) doivent être prises en compte par la déduction pour la
détermination du résultat comptable via l‟écriture suivante :
43
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
6X Charge
445 Etat, taxe sur le chiffre d‟affaire
408 Fournisseurs factures non parvenues
428 Personnel, charge à payer et produits à XX
Recevoir
Organismes sociaux, charges à payer et
438 XX
produits à recevoir
448 Etat, charges à payer et produits à recevoir XX
468 Divers charges à payer et produits à XX
Recevoir
Ces comptes de régularisation, figurent au bilan ; au passif, dans le poste auquel ils se
rattachent.
44
Chapitre I : Le système comptable financier Algérien
Conclusion du chapitre I
Pour conclure ce chapitre… le SCF prévoit une énonciation plus explicite des principes et des
règles devant guider l‟enregistrement comptable des transactions, leur évaluation et l‟établissement
d‟états financiers facilitant la vérification des comptes. La prise en charge des besoins des
investisseurs qui disposeront d‟une information financière lisible et permettant la comparaison et la
prise de décisions. L‟enregistrement comptable des opérations effectuées par l‟entreprise a pour but
d‟obtenir une synthèse qui permettra le calcul du résultat réellement réalisé.
45
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Introduction du chapitre II
Le système fiscal est l‟ensemble des impôts qui sont appliqués dans un pays à un
moment donné. Le phénomène social lié à l'existence du pouvoir politique, l'impôt est une
obligation qui pèse sur les citoyens et dont la nature et l'étendue dépendent de l'idée qu'ils se
font du devoir civil et de justice. Pour mettre en évidence toutes les implications politiques,
économiques et sociales que comporte la notion d'impôt, il convient de présenter une théorie
d'ensemble qui permettra d'envisager successivement la définition de l'impôt, les
classifications possibles des prélèvements fiscaux et enfin les divers éléments de la technique
fiscale.
Dans ce chapitre J‟ai présenté les aspects de la fiscalité, la structure du système fiscal
algérien, et enfin la détermination du résultat fiscal.
45
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Section 1 : Aspects de la fiscalité et la fiscalité algérienne
La fiscalité est un système de contributions obligatoires prélevées par l'Etat, le plus
souvent sous forme d'impôts ou taxes, sur les personnes morales et physiques. Il est important
donc, de commencer notre section par l‟aspect de la fiscalité, ainsi que la fiscalité algérienne.
1.1. Aspects de la fiscalité
Dans cette partie ont présente les différents Aspects de la fiscalité algérienne, différents
impôts ainsi que l‟ensemble d‟impôts.
1.1.1. Définition de l’impôt
L‟impôt peut être défini, à la suite de Gaston Jèze, comme « une
prestation pécuniaire,
requise des particuliers par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie, en vue de la
couverture des charges publiques ». 1
D‟autres définitions ont été données par la doctrine et la jurisprudence. Toutes mettent
en évidence les trois éléments stables contenus : « L’impôt est une prestation pécuniaire… » 2
Prestation pécuniaire, l‟impôt s‟acquitte en argent.
Toutefois la possibilité de s‟acquitter de l‟impôt en nature n‟a pas totalement disparu de
notre droit positif. En effet, tout héritier, donataire ou légataire peut s‟acquitter les droits de
mutation à titre gratuit par la remise d‟œuvres d‟art, de livres, d‟objets de collection ou de
documents de haute valeur artistique ou historique, ou d‟immeubles situés dans les zones
d‟intervention du Conservatoire de l‟espace littoral et des rivages lacustres dont la situation
ainsi que l‟intérêt écologique ou paysager justifient la conservation à l‟état naturel.
En espèces ou en nature, l‟impôt diminue, de façon définitive, la richesse globale de son
débiteur. De ce point de vue, l‟impôt se distingue de l‟emprunt qui, même obligatoire
(1976,1983) devra un jour être remboursé par le Trésor.
« …Perçue par voie d’autorité »
L‟impôt, acte de puissance publique, est un prélèvement obligatoire perçu par voie
d‟autorité ;
Ce pouvoir est limité : Tout d‟abord, le pouvoir d‟imposer est de la compétence
exclusive du législateur qui, seul, peut créer, modifier ou supprimer un impôt par voie
des lois de finances.
1
NEGRIN.O « Une légende fiscale : la définition de l'impôt de Gaston Jèze », in Revue de droit public, 2008,
N° 01, p119-131
2
CHARLES AIME, MARC ROCHEDY, « Aide-mémoire, Droit fiscale » ,14éme DALLOZ, paris 2016, P27,
28.
46
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Deuxième définition
Les impôts sont des prestations pécuniaires mises à la charge des personnes
physiques et morales en fonction de leurs capacités contributives et sans contrepartie
déterminée, en vue de la couverture des dépenses publiques et de la réalisation
d’objectifs économiques et sociaux fixés par la puissance publique. 3
Cette définition soulève plusieurs caractéristiques à savoir ;
L‟impôt est un prélèvement pécuniaire définitif : cela le différencie d‟un emprunt ;
Il est obligatoire : les contribuables ont l‟obligation de payer leurs impôts sous peine des
sanctions prévues en cas de retard, de fraude, de dissimulation ou d‟omission ;
L‟impôt ne comporte pas de contrepartie : il n‟est pas proportionnel à l‟utilisation d‟un
service public, ni le prix à payer à l‟État ou aux collectivités locales (à la différence des
participations à une cantine municipale ou des redevances pour le traitement des déchets
ménagers, par exemple) ;
L‟impôt n‟est pas affecté : la recette fiscale correspondante n‟est pas affectée à une
dépense particulière de la collectivité qui le perçoit (principe de l‟universalité
budgétaire) ;
L‟impôt assure la couverture et la répartition des dépenses publiques : les impôts
constituent des recettes servant à financer les dépenses de la collectivité publique qui les
perçoit (État, région, département, commune) ;
L‟impôt peut participer à la réalisation d‟objectifs économiques et sociaux fixés par la
puissance publique.
Par contre à la définition de Gaston Jèze, tout d‟abord se différencie en ajoutant
« Des personnes physiques et morales en fonction de leurs capacités contributives » en lieu et
place des particuliers, ainsi « contributives et sans contrepartie déterminée », et enfin on
ajoute, l‟impôt peut destiner à « la réalisation d’objectifs économiques et sociaux fixés par la
puissance publique » que Gaston Jèze na pas précis dans sa définition.
1.1.2. Les fonctions de l’impôt
La problématique du système fiscal s'articule aujourd'hui autour de diverses fonctions
assignées à l‟impôt et qui sont d‟ordres financier, social et économique.4
[Link]. La fonction financière :
3
EMMANUEL DISEL, JACQUES SARAF, « Gestion fiscale », 13éme édition DUNOD, paris 2013, P02.
4
FRANCOIS GOLIARD, « Droit fiscal général : les points clés qu’il faut connaitre en matière d’impôt »,
édition GUALINO, paris 2017, P8.
47
Chapitre II : Le système fiscal algérien
D‟un point de vue historique c‟est la première fonction de l‟impôt. Ce dernier a été
créé afin de couvrir les charges publiques. Pour ce faire il doit être :
Productif : être payé par le plus grand nombre de contribuables ;
Etre stable : ce qui permet aux contribuables l‟acceptation de le payer ;
Etre élastique : il doit pouvoir être augmenté sans susciter de trop vives réactions.
[Link]. La fonction économique
L‟impôt dans le domaine économique peut être utilisé pour divers actions dans le
cadre de la politique fiscale :
La régulation conjoncturelle : en période d‟inflation l‟impôt peut permettre une action
anti-inflationniste en épongeant l‟excédent du pouvoir d‟achat qui fait augmenter les prix.
Par l‟incitation à l‟épargne et l‟incitation à l‟investissement en capitaux mobiliers.
L’action structurelle : incitations fiscale favorisant l‟implantation d‟entreprises dans
certaines régions ….
Les interventions fiscales sectorielles : exemple dans le secteur agricole.
[Link]. La fonction sociale
Le capitalisme a engendré des inégalités qu‟il convient de corriger, le premier objectif
social étant la redistribution des revenus, c‟est la théorie du réformisme fiscal. Cette théorie
repose sur deux techniques :
La progressivité de l’impôt : permet de frapper moins lourdement les plus démunis.
La personnalisation de l’impôt : va permettre de tenir compte de la situation du
contribuable notamment de ses charges familiales.
La redistribution des revenus se matérialise à travers les subventions, la couverture
sociale, construction de logements sociaux.
1.1.3. Les classifications de l’impôt
Bien que les impôts, ainsi que leurs mécanismes, soient très divers, on peut toutefois
les classer par grandes catégories. Il existe plusieurs façons d‟appréhender ces catégories. Les
auteurs établissent une différence entre les classifications doctrinales, légales et
jurisprudentielles, entre les classifications traditionnelles (Impôt direct et impôt indirect,
impôt réel et impôt personnel) et les autres classifications (Impôt analytique et impôt
synthétique, impôt sur le revenu, sur la dépense, sur le capital) ; entre les classifications
administratives, économiques et techniques.5
[Link]. La classification administrative
5
FRANCOIS GOLIARD, [Link]., P18, 20.
48
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Les impôts de l‟État qui concernent le budget de l‟Etat.
Les impôts locaux qui concernent budget des collectivités locales.
[Link]. Les classifications économiques
Cette classification repose sur une approche économique. L‟impôt constitue un prélève
ment d‟une richesse, or, celle-ci peut prendre trois formes :
Impôts sur la capital, le revenu et dépense
Le revenu : il correspond à l‟enrichissement net du contribuable pendant une durée
déterminée (les plus-values, les revenus mobiliers, etc. sont donc inclus) : on ne
l‟apprécie donc pas uniquement en tant que richesse provenant d‟une source créant cette
richesse de manière renouvelée, sur une période plus ou moins étendue. Les revenus
peuvent provenir d‟un capital (tels que les revenus fonciers), d‟une activité (salariée, par
ex.), ou être plus ponctuels (plus-values immobilières ou mobilières, etc.).
Si l‟impôt sur le revenu semble approprié pour prendre en compte la capacité
contributive des contribuables, il présente toutefois de nombreuses insuffisances. Il peut
notamment inciter à réduire ses activités professionnelles, afin de moins souffrir de sa
progressivité ; les contribuables peuvent être enclins à augmenter le prix de leurs
services, de leurs biens, de leurs honoraires, etc. pour compenser la ponction plus élevée
de l‟impôt ; cet impôt n‟intègre pas l‟investissement intellectuel, la pénibilité du travail,
le temps nécessaire au contribuable pour obtenir ses revenus.
Le capital, lui, est une richesse acquise, consolidée cette notion renvoie en partie à celle
de patrimoine ; il peut aussi être source de revenus. L‟impôt peut frapper le capital du
fait de sa détention même (ISF) ou de sa transmission, à titre gratuit ou onéreux (droits
de mutation). Les frontières entre capital et revenus ou dépenses ne sont pas
complètement fermées. Ainsi, les impôts liés à l‟acquisition d‟un bien mobilier ou
immobilier, qui entrent dans le patrimoine du contribuable touchent la dépense alors
effectuée ; par ailleurs, et notamment, l‟imposition du capital, du fait de sa détention, ou
lors de son acquisition, concerne indirectement les revenus, qui ont permis d‟acquérir ce
capital.
La dépense : consiste à utiliser des revenus que l‟on a obtenus ; elle exprime ainsi
l‟utilisation de sa richesse. Les impôts sur la dépense (au premier titre desquels la TVA,
mais aussi les impôts sur certains produits) procurent dans notre pays le plus de
ressources à l‟État.
49
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Leurs avantages sont multiples, aussi bien pour la puissance publique que pour
les contribuables : liés intrinsèquement à l‟activité économique, ils en suivent
automatiquement l‟évolution (à la hausse ou à la baisse, il est vrai) ; intégrés dans le
prix des produits et services, le contribuable n‟en ressent pas a priori la charge aussi
fortement que d‟autres impôts ; la tâche de l‟administration est simplifiée, car l‟impôt
est collecté par des tiers (commerçants…), ce qui peut aussi faciliter le contrôle ; même
l‟inconvénient selon lequel ces impôts ne sont pas « justes », car frappant les
contribuables sans distinction de niveau de richesse, peut être atténué en mettant en
place des taux moindres pour les produits ou services de première nécessité.
[Link]. La classification technique
Dans ce cas en distingue quatre (04) formes, à savoir :
Impôts directs et impôt indirects
Cette distinction est également ancienne. La distinction entre impôts directs et impôts
indirects reposait à l‟origine sur deux critères: l‟incidence de l‟impôt et l‟établissement d‟un
rôle. Le premier critère signifie que l‟impôt est bien supporté par la personne qui y est
assujettie (cas des impôts directs), ou s‟il est reporté par les contribuables sur des tiers,
devenant alors les véritables redevables (impôts indirects). Quant au critère du rôle, il renvoie
au fait que les impôts directs étaient en principe recouvrés par voie de rôle nominatif titre
exécutoire effectué par l‟administration et notifié au contribuable, les impôts indirects, eux,
étant perçus au moment où se réalisent les opérations imposables (par exemple : opérations de
production, de consommation).
Cette approche classique n‟est plus totalement d‟actualité. Certains impôts directs ne
sont en effet pas recouvrés par voie de rôle (comme l‟impôt sur les sociétés). Mais on retrouve
la distinction entre impôts directs et impôts indirects en ce qui concerne la répartition de
compétence entre l‟ordre juridictionnel administratif et l‟ordre juridictionnel judiciaire.
Cette répartition n‟est toutefois pas parfaitement étanche, certains impôts indirects
relevant des juridictions administratives, au même titre que les impôts directs.
Impôts proportionnels et impôts progressifs
La technique de l‟impôt proportionnel est très simple, car elle consiste à appliquer à la
base imposable un taux d‟imposition fixe. Ce taux reste le même quel que soit le montant de
la base d‟évolution.
Contrairement à l‟impôt proportionnel, le taux de l‟impôt progressif évolue
parallèlement à la base d‟imposition ; plus celle-ci est élevée, plus le taux est important. Si
cette technique, qui a notamment un but de redistribution et de réduction des inégalités de
50
Chapitre II : Le système fiscal algérien
revenus, n‟est pas en soi condamnable, ses modalités d‟application. Soulèvent de nombreuses
questions et critiques. Le nombre de tranches, leurs taux, les abattements éventuels… sont
délicats à mettre en œuvre et la progressivité peut décourager le contribuable à travailler
davantage, ses revenus supplémentaires étant alors taxés plus fortement.
Impôts analytiques et impôts synthétique
Un impôt analytique touche une partie seulement d‟un patrimoine, une opération
isolée, une catégorie de revenus… Il est donc ciblé sur quelques éléments d‟une richesse.
L‟impôt synthétique, quant à lui, touche un ensemble de richesses (revenus, opérations, etc.).
Tel est le cas bien sûr de l‟impôt sur le revenu, dont le champ d‟application est très large (car
il prend en compte l‟ensemble des revenus d‟un foyer fiscal).
Globalement, les impôts analytiques s‟accommodent souvent de la proportionnalité,
alors que la technique de la progressivité est plus souvent utilisée pour les impôts
synthétiques.
Impôt de répartition et impôt de quotité
L‟impôt de répartition repose sur une technique obsolète : l‟État détermine
préalablement le montant total de la recette d‟impôt escompté et répartit ensuite cette somme
entre les contribuables. Le taux d‟imposition va alors découler du rapport entre le montant
attendu (le contingent) et les bases imposables. On voit mal comment avoir alors recours à la
technique de la progressivité… Ce type d‟impôt, utilisé à l‟époque révolutionnaire, a ensuite
été employé pour les collectivités territoriales jusqu‟en 1980. S‟il présente une certaine
sécurité pour les personnes publiques, dans le sens où elles connaissent le montant des
ressources fiscales qu‟elles vont obtenir, l‟impôt de répartition est une technique figée, le
montant de l‟impôt restant le même en cas de progression des richesses et de l‟économie.
L‟impôt de quotité est le type d‟impôt utilisé largement actuellement. Au contraire de
l‟impôt de répartition, ce n‟est pas le montant de l‟impôt qui est déterminé à l‟avance, mais
son taux. Ce taux, appliqué ensuite à la matière imposable, permet une certaine souplesse, car
le montant de l‟impôt va dépendre de l‟évolution de la matière imposable. Cela induit aussi,
inévitablement, une part de risque, car le produit de l‟impôt sera moindre en cas de crise
économique.
[Link]. La classification sociale
Impôt réels et impôts personnels
51
Chapitre II : Le système fiscal algérien
La distinction entre impôts réels et impôts personnels est ancienne. L‟impôt réel
frappe une opération, un bien, une somme d‟argent uniquement dans sa nature, sa valeur
monétaire ou sa quantité, sans considération de la personne du contribuable.
L‟impôt personnel entendu au sens strict du terme touchait directement le
contribuable, à l‟instar de la capitation sous l‟Ancien Régime, établie par tête (caput).
Aujourd‟hui, les impôts concernent uniquement des revenus, des activités, des opérations, des
biens.
La distinction entre impôts réels et impôts personnels est toutefois encore efficiente.
Un impôt est réel lorsque la matière imposable constitue la seule base de taxation, sans
intégrer la personne même du contribuable (cas de la TVA, de l‟impôt sur les sociétés).
L‟impôt personnel, quant à lui, tient compte de la situation familiale ou de la richesse du
contribuable pour taxer un revenu, un produit ou un capital. L‟impôt personnel adapte la
charge fiscale à la situation spécifique du contribuable.
1.2. La fiscalité algérienne
Le système fiscal algérien est composé de 14 impôts ; dont 07 sont directes, 03 sont
des taxes sur le chiffre d‟affaires et 04 sont des impôts indirects.
1. 2.1. Impôts directes
Un impôt est dit direct lorsqu‟il est payé et supporté par la même personne.
[Link]. Impôt sur le Revenu Global (IRG)
C‟est un impôt perçu au profit du budget de l‟Etat et qui grève les revenus des
personnes physiques et ceux des membres de sociétés de personnes, après déduction des frais
suivants :
Les intérêts des emprunts et des dettes contractées à titre professionnel ainsi que ceux
contractés au titre de l‟acquisition ou la construction de logement.
Les pensions alimentaires.
Cotisations d‟assurances vieillesses et d‟assurances sociales souscrits à titre personnel.
Police d‟assurance contractée par le propriétaire bailleur.
Le taux d‟imposition et le mode de paiement (retenu à la source ou paiement direct)
différent selon la nature des revenus. Ainsi, par exemple, pour les revenus commerciaux, le
taux de l‟IRG prend la forme d‟un barème progressif, suivant le montant annuel du revenu
imposable :
52
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Tableau N°3 : Barème progressif Annuel De L’IRG.
FRACTION DU REVENU IMPOSABLE EN DINARS TAUX D’IMPOSITION
N’excédant pas 120.000 DA 0%
de 120.001 DA à 360.000 DA 20%
de 360.001 DA à 1.440.000 DA 30%
Supérieure à 1.440.000 DA 35%
Source : Article 104 du code des impôts directs et taxes assimilées 2018.
Les exonérations de l’impôt sur le revenu global concernent
« Les personnes dont le revenu net global annuel est inférieur ou égal au seuil
d’imposition prévu au barème de l’impôt sur le revenu global. Et les ambassadeurs et
agents diplomatiques, les consuls et agents consulaires de nationalité étrangère
lorsque les pays qu’ils représentent concèdent des avantages analogues aux agents
diplomatiques et consulaires algériens »6
Les exonérations diffèrent aussi selon la nature des revenus. Ainsi, pour les revenus
commerciaux, bénéficient d‟une exonération totale pendant une période de trois (03) années à
compter de leur mise en exploitation :7
Les activités créées par les jeunes promoteurs d‟investissement dans le cadre des
dispositifs ANSEJ, CNAC et ANGEM et ce à compter de la date de leur mise en
exploitation. Lorsque ces activités sont exercées dans une zone à promouvoir, la période
d'exonération est portée à six (06) ans ;
Cette période est prorogée de deux (02) années lorsque les promoteurs d‟investissements
s‟engagent à recruter au moins trois (03) employés à durée indéterminée ;
Le non-respect des engagements liés au nombre d‟emplois créés entraîne le retrait de
l'agrément et le rappel des droits et taxes qui auraient dû être acquittés ;
Lorsque les activités exercées par les jeunes promoteurs d‟investissements, éligibles laide
du « Fonds national de soutien l’emploi des jeunes » ou de la « Caisse nationale
d’assurance chômage » ou du « Fonds national de soutien au microcrédit », sont
implantées dans une zone bénéficiant de l‟aide du « Fonds spécial de développement des
régions du Sud », la période de l‟exonération de l‟impôt sur le revenu global est portée dix
(10) années compter de la mise en exploitation.
6
Article 05 du code des impôts directs, et taxe assimilées 2018.
7
Ministre des finances, Direction Générale des impôts, « Le système fiscale Algérien », édition 2018, P02.
53
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Bénéficient d'une exonération pour une période de dix (10) ans : les artisans
traditionnels ainsi que ceux exerçant une activité d'artisanat d'art.
Bénéficient d'une exonération Permanente :
Les personnes dont le revenu net global annuel est inférieur ou égal au seuil
d'imposition prévu au barème de l'impôt sur le revenu global ;
Les entreprises relevant des associations de personnes handicapées agréées ainsi que
les structures qui en dépendent ;
Les troupes exerçant une activité théâtrale, au titre des recettes réalisées ;
Les revenus issus des activités portant sur le lait cru destiner à la consommation en
l‟état ;
Les sommes perçues, sous forme d‟honoraires, cachets de droits d‟auteur et
d‟inventeurs au titre des œuvres littéraires scientifiques, artistiques ou
cinématographique, par les artistes, auteurs compositeurs et inventeurs.
Les revenus issus des cultures de céréales de légumes sec et dattes bénéficient, quant à
eux, d‟une exonération permanente.
Ainsi Bénéficient d‟une exonération pour une période de dix (10) ans les revenus
résultant des activités agricoles et d‟élevage exercé dans les terres nouvellement mises en
valeurs.
[Link]. Impôt Forfaitaire Unique (IFU)
C‟est un impôt qui remplace l‟impôt sur la revenue globale ou l‟impôt sur les
bénéfices des sociétés. Il couvre outre l‟IRG ou IBS, la TVA et la TAP.8
L’IFU s’applique aux
Sont soumis au régime de l‟impôt forfaitaire unique les personnes physiques ou
morales, les sociétés et coopératives exerçant une activité industrielle, commerciale,
artisanale ou de profession non commerciale dont le chiffre d‟affaires annuel
n‟excède pas trente millions de dinars (30.000.000 DA);
Le régime de l‟impôt forfaitaire unique demeure applicable pour l‟établissement de
l‟imposition due au titre de la première année au cours de laquelle le chiffre d‟affaires
limite prévu pour ce régime est dépassé. Cette imposition est établie compte tenu de
ces dépassements ;
Sont également soumis à l‟impôt forfaitaire unique, les promoteurs d‟investissement
8
Article 282, du code des impôts directs et taxe assimilées, 2018.
54
Chapitre II : Le système fiscal algérien
exerçant des activités ou projets, éligibles à l‟aide du « Fonds national de soutien à
l’emploi des jeunes » ou du « Fonds national de soutien au micro-crédit » ou de la
« Caisse nationale d’assurance-chômage ».
Le taux de l‟impôt forfaitaire unique est fixé comme suit :
5%, pour les activités de production et de vente de biens.
12%, pour les autres activités.
[Link]. Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS)
C‟est « un impôt perçu au profit du budget de l‟Etat qui s‟applique aux bénéfices des
Sociétés de Capitaux (SPA, SARL…) »[Link] montant du bénéfice concerné par l‟IBS (la base
imposable), s‟obtient en déduisant les charges engagées dans le cadre de l‟exercice de
l‟activité (frais généraux, frais financiers, amortissements, provisions, impôts et taxes
Professionnelles…) des rentrées réalisées par l‟entreprise (ventes, produits des prestations de
services).
Le taux de l‟impôt sur les bénéfices des sociétés est fixé à:10
19%, pour les activités de production de biens ;
23%, pour les activités de bâtiment, de travaux publics et d‟hydraulique ainsi que les
activités touristiques et thermales à l‟exclusion des agences de voyages ;
26%, pour les autres activités.
Concernant les principales exonérations prévues, Je peux citer :11
Bénéficient d‟une exonération permanente, les opérations d‟exportation de biens et celles
portant sur les services, génératrices de devises ;
Le montant des recettes réalisées par les troupes et les organismes exerçant une activité
théâtrale ;
Les dividendes perçus par les sociétés au titre de leur participation dans le capital
d'autres sociétés du même groupe ;
Les investissements régis par le régime général énoncé aux termes de l‟ordonnance 06-
08du 15 juillet 2006 modifiant et complétant l‟ordonnance n° 01-03 du 20 août 2001
relative au développement de l‟investissement, bénéficient au titre de la phase
d‟exploitation de l‟exonération de l‟IBS, pour une période de trois (03) ans après constat
de l‟entrée en activité établi par les services fiscaux à la diligence de l‟investisseur pour
9
HAMMADOU Ibrahim, TESSA AHMED, « cours, applications et travaux dirigés : Fiscalité de l’entreprise »,
Alger2011, P75.
10
Article 150-1, du code des impôts directs et taxe assimilées 2018.
11
Ministre des finances, Direction Générale des impôts, « Le système fiscale Algérien », édition 2018, P12, 14.
55
Chapitre II : Le système fiscal algérien
les investissements créant jusqu‟à cent (100) emplois. Cette période est portée à cinq (05)
ans pour les investissements créant plus de 100 emplois au démarrage de l'activité. Ces
dispositions s‟appliquent également aux investissements déclarés auprès de l‟ANDI à
compter du 26 juillet 2009 ;
Les investissements réalisés dans certaines activités relevant des filières industrielles
bénéficient d‟une exonération temporaire pour une période de cinq (05) ans, de l‟impôt
sur les bénéfices des sociétés (IBS) ;
Par exemple : sidérurgie et métallurgiques ; électriques et électroménagers ;
pharmaceutiques … etc ;
Les activités créées par les jeunes promoteurs d‟investissement dans le cadre des
dispositifs ANSEJ, CNAC et ANGEM, bénéficient d'une exonération totale de l'impôt sur
les bénéfices de sociétés pendant une période de trois (03) années à compter de la date de
mise en exploitation.
Si ces activités sont exercées dans une zone à promouvoir la période
d'exonération est portée à six (06) années à compter de la date de mise en
exploitation. Cette période est prorogée de deux (02) années lorsque les
promoteurs d‟investissements s‟engagent à recruter au moins trois (03) employés
à durée indéterminée.
Si les activités exercées par les jeunes promoteurs d‟investissements, éligibles à
l‟aide du « Fonds national de soutien à l’emploi des jeunes » ou de la « caisse
nationale d‟assurance chômage » ou du « Fonds national de soutien au
microcrédit », sont implantées dans une zone bénéficiant de l‟aide du
« Fonds spécial de développement des régions du Sud », la période de
l‟exonération est portée à dix (10) années à compter de la mise en exploitation.
[Link]. Taxe sur l’Activité Professionnelle (TAP)
La taxe sur l‟activité professionnelle (TAP) est due à raison du chiffre d'affaires réalisé
en Algérie par les contribuables qui exercent une activité dont les profits relèvent de l'impôt
sur le revenu global, dans la catégorie des bénéfices professionnels ou de l'impôt sur les
bénéfices des sociétés.
56
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Toutefois, sont exclus du champ d'application de la taxe, les revenus des personnes
physiques provenant de l'exploitation de personnes morales ou sociétés, elles-mêmes
soumises, en vertu du présent article, à la taxe.12
Taux d’imposition de cette taxe est
Le taux de la taxe sur l'activité professionnelle est fixé à 2%.
Le taux de la taxe est ramené à 1%, sans bénéfice des réfactions pour les activités de
production de biens.
Pour les activités du bâtiment et des travaux publics et hydrauliques, le taux de la taxe
est fixé à 2 %, avec une réfaction de 25% dans le cas où ces entreprises sont assujetties à la
CACOBATPH.
Toutefois, le taux de la TAP est porté à 3% en ce qui concerne le chiffre d'affaires issu
de l'activité de transport par canalisation des hydrocarbures.
[Link]. Taxe Foncière (TF)
C‟est un impôt qui s‟applique aux propriétés bâties et non bâties. Les taux de la TF
varient entre 3 % et 10%. La TF sur les propriétés bâties est perçue au profit exclusif des
communes.
Propriétés bâties 13
Propriétés bâties proprement dites : 3% ;
Propriétés bâties à usage d‟habitation, détenues par les personnes physiques, situées
dans des zones déterminées par voie réglementaire et non occupées, soit à titre
personnel et familial, soit au titre d‟une location : 10% ;
Terrains constituant des dépendances des propriétés bâties :
5% lorsque leur surface est inférieure ou égale à 500 m2 ;
7% lorsque leur surface est supérieure à 500 m2 et inférieure ou égale à 1 000m2 ;
10% lorsque leur surface est supérieure à 1 000m2.
Propriétés non bâties
Propriétés non bâties situées dans les secteurs non urbanisés : 5% ;
Terrains urbanisés :
5% lorsque leur surface est inférieure ou égale à 500 m2 ;
7% lorsque leur surface est supérieure à 500 m2 et inférieure ou égale à 1 000 m2 ;
10% lorsque leur surface est supérieure à 1 000 m2 ;
12
Ministre des finances, Direction Générale des impôts, « Le système fiscale Algérien », édition 2018, P16.
13
Ministre des finances, Direction Générale des impôts, « Le système fiscale Algérien », édition 2018, P17.
57
Chapitre II : Le système fiscal algérien
3% pour les terres agricoles.
[Link]. Taxe d’Assainissement (TA)
La taxe d‟assainissement s‟applique dans les Communes dans lesquelles fonctionne un
service d‟enlèvement des ordures ménagères.
Elle est à la charge du locataire qui peut être recherché conjointement et solidairement avec le
propriétaire pour son paiement.14
Chaque commune détermine son tarif, qui doit être compris dans ces fourchettes :
Entre 1000 DA et 1.500 DA par local à usage d‟habitation ;
Entre 3.000 DA et 12.000 DA par local à usage professionnel, commercial, artisanal ou
assimilé ;
Entre 8.000 DA et 23.000 DA par terrain aménagé pour camping et caravanes ;
Entre 20.000 DA et 130.000 DA par local à usage industriel, commercial, artisanal ou
assimilé produisant des quantités de déchets à celles des catégories ci-dessus.
Les tarifs applicables dans chaque commune sont déterminés par arrêté du président
sur délibération de l‟Assemblé Populaire Communale et après avis de l‟autorité de tutelle.
Dans les communes pratiquant le tri sélectif, il sera remboursé à chaque ménage jusqu‟à
concurrence de 15% du montant de la taxe d‟enlèvement des ordures ménagères.
Les propriétés qui ne bénéficient pas des services d‟enlèvement des ordures ménagères
sont exemptées de la taxe d‟assainissement.
[Link]. Impôt sur le Patrimoine
C‟est un impôt sur la fortune, il est dû par les personnes physiques à raison de leurs
patrimoines composés de biens imposables dont la valeur nette excède 100.000.000 DA au
1er janvier de l‟année d‟imposition. Sont imposables :15
Personnes physiques imposables
Ayant leur domicile fiscal en Algérie à raison de leurs biens situés en Algérie ou hors
Algérie ;
N‟ayant pas leur domicile fiscal en Algérie, à raison de leurs biens situés en Algérie.
Biens immobiliers imposables
Propriétés bâties : résidence principale ou secondaire ;
Propriétés non bâties : (terrains, jardins, etc.) ;
Droits réels immobiliers.
Biens mobiliers imposables
14
Ministre des finances, Direction Générale des impôts, « Le système fiscale Algérien », édition 2018, P18.
15
Ministre des finances, Direction Générale des impôts, « Le système fiscale Algérien », édition 2018, P18.
58
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Véhicules, motocycles, yachts, bateaux de plaisance, avions de tourisme, chevaux de
course les objets d‟art et les tableaux de valeur estimés à plus de 500.000 DA.
Tableau N° 4 : Le taux d’imposition (Patrimoine)
Fraction de la valeur nette taxable du patrimoine en dinars Taux
Inférieure à 100.000.000 DA 0%
de 100.000.000 à 150.000.000 DA 0,50%
de 150.000.001 à 250.000.000 DA 0,75 %
de 250.000.001 à 350.000.000 DA 1%
de 350.000.001 à 450.000.000 DA 1,25 %
Supérieure à 450.000.000 DA 1,75 %
Source : Art. 281 noniès, du code des impôts directs, et taxe assimilées, 2018.
Le produit de cet impôt est réparti entre le budget de l‟Etat, des communes et du Fonds
National de Logement.
Répartition de l‟impôt sur Patrimoine :
- 60% pour budget de l‟Etat.
- 20% pour budget des communes.
- 20% au compte d‟affectation spécial n°302-050 intitulé Fonds National du Logement
(FNL).
1.2.2. Taxes sur le Chiffre d’Affaires
Le chiffre d'affaires (CA) est la somme des ventes de biens ou de services d'une
entreprise. Ainsi en distingue plusieurs types de taxe que on applique sur Chiffre d‟Affaires.
[Link]. Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
Sont soumis à cette taxe, les activités industrielles, commerciales ou artisanales, de
banque et d‟assurance, de profession libérale… exercées par des producteurs, grossistes et
prestataires des services. La base d‟imposition est le Chiffre d‟Affaires, droits et taxes inclus,
à l‟exclusion de la TVA elle-même.
J‟ai distingué, un taux réduit de la TVA fixé à 9% et un Taux normal fixé à 19%. Le
produit de la TVA est réparti entre le budget de l‟Etat, celui des communes et le FCCL.16
Sont exclues du champ d„application de la taxe sur la valeur ajoutée :17
1) Les affaires de vente portant sur
16
Ministère des finances, Direction Générale des impôts, « LE SYSTEME FISCAL ALGERIEN », Edition 2018,
Alger, P21
17
Article 8 du Code des Taxe sur le Chiffre D‟affaire, 2017.
59
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Les produits passibles de la taxe sanitaire sur les viandes à l„exception des viandes rouges
congelées ;
Les dépouilles provenant des animaux soumis à la taxe sanitaire sur les viandes, mais
seulement en ce qui concerne la première vente après l„abattage.
Les ouvrages d„or, d„argent et de platine soumis au droit de garantie, à l„exclusion des
bijoux de luxe tels que définis à l„article 359 du code des impôts indirects.
2) Les affaires faites par les personnes dont le chiffre d„affaires global est inférieur ou égal à
30.000.000 DA. Pour l„application des dispositions du présent paragraphe, le chiffre
d„affaires global, à considérer chaque année est celui réalisé durant l„année précédente ; si
l„intéressé n„a pas exercé son activité durant l‟année entière, le montant annuel de son
chiffre d„affaires est déterminé proportionnellement au chiffre d„affaires réalisé durant la
période d„exploitation.
3) Les opérations réalisées entre les sociétés membres relevant d„un même groupe tel que
défini par l„article 138 bis du code des impôts directs et taxes assimilées.
[Link]. Taxe Intérieure de Consommation (TIC)
C‟est une taxe qui s‟applique sur les achats et les importations des produits suivants :18
Cigares ;
Tabacs à priser et à mâcher ;
Cigarettes ;
Tabacs à fumer ;
Allumettes et briquets.
Le taux de la TIC dans ce cas prend la forme d‟un droit spécifique qui grève une base,
exprimé en volume ou en poids, comme le montre le tableau suivant :
Tableau N° 5 : Le taux d’imposition (Taxe Intérieure de Consommation (TIC).
PRODUITS TARIFS TARIFS
I- Bières : 3971 DA / HL
Produits tabagiques et allumettes Part fixe (DA/Kg) Taux proportionnel
(Sur la valeur du
produit)
1- Cigarettes :
a) de tabacs bruns. 1.640 10%
b) de tabacs blonds. 2.250 10%
2- Cigares. 2.600 10%
18
Ministère des finances, Direction Générale des impôts, « LE SYSTEME FISCAL ALGERIEN », Edition 2018,
Alger, P28.
60
Chapitre II : Le système fiscal algérien
3-Tabacs à fumer (y compris à narguilé). 682 10%
4- Tabacs à priser et à mâcher. 781 10%
6- Allumettes et briquets. 20%
Source : Article 25 loi de finances pour 2018.
La TIC prends la forme d‟un droit ad valorem (un taux qui s‟applique sur la valeur du
produit imposable) pour une certaine autre variété de produis, à titre d‟exemple : Saumon
30%, Kiwis 30%, Décaféiné 10%. Il est à signaler que la TIC constitue l‟une des sources de
financement du Fonds Spécial de Promotion des Exportations (FSPE).19
[Link]. Taxe sur les Produits Pétroliers
C‟est une taxe qui s‟applique aux achats des produits pétroliers (essence, fuel oïl, gaz
oïl, GPL carburant, propane, butane).
Cette taxe prend la forme d‟un droit spécifique (une somme qui s‟applique sur une quantité de
produit imposable).
1.2.3. Impôts indirects
Un impôt indirect est un impôt collecté par une autre personne que celle qui le récupère.
[Link]. Droit de Circulation
C‟est un impôt qui s‟applique sur les marchands en gros entrepositaires (MGE) des
alcools et vins. Cette taxe prend la forme d‟un droit spécifique, La base imposable est :
Alcool : quantité exprimée en alcool pur par hectolitre mise à la consommation ;
Vins : quantité exprimée en volume (hectolitre) mise à la consommation.
[Link]. Droit de Garantie et d’Essai
C‟est un impôt spécifique qui s‟applique sur les ouvrages d‟or, d‟argent et de platine.
Ses montant sont de :20
Ouvrages en or : 8.000 DA/hg
Ouvrage en platine : 20.000 DA/hg
Ouvrages en argent : 150 DA/hg
[Link]. Droit d’Enregistrement
Le droit d‟enregistrement est à la fois une formalité et un impôt. La formalité est
obligatoire pour certains actes tels que l‟enregistrement d‟une société. Cet impôt grève, donc,
19
Ministère des finances, Direction Générale des impôts, « LE SYSTEME FISCAL ALGERIEN », Edition 2018,
Alger, P29.
20
Ministère des finances, Direction Générale des impôts, « LE SYSTEME FISCAL ALGERIEN », Edition 2018,
Alger, P33.
61
Chapitre II : Le système fiscal algérien
les actes de société (les apports, les actes portant cessions d‟actions et parts sociales), mais
aussi la valeur vénale réelle d‟un bien à l‟occasion des mutations des propriétés (vente
d‟immeubles et vente de meubles, donation, partage, mutation par décès…), les taux de cet
impôt varient entre 0,5 % et 5%.
L‟Etat est exonéré de tous droits d‟enregistrement pour les actes relatifs aux échanges,
aux acquisitions et aux cessions de biens de toute nature ainsi qu‟aux partages de ces biens
avec les particuliers.21
[Link]. Droits de Timbre
C‟est un impôt qui s‟applique sur des documents énumérés par la loi, parmi lesquels se
trouvent les actes soumis au droit d‟enregistrement, les actes judiciaires, les papiers d‟identité,
les effets de commerce (lettre de change, billets à ordre, billets et obligations non
négociables), registre de commerce, vignettes sur les véhicules automobiles.
A titre d‟exemple : Les droits de timbre applicables respectivement au passeport
biométrique. (Livret <48 pages : 6000 DA, livret >48 pages 12000 DA).
21
Ministère des finances, Direction Générale des impôts, « LE SYSTEME FISCAL ALGERIEN », Edition 2018,
Alger, P35.
62
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Section 2 : Détermination du résultat fiscal
Le résultat fiscal est calculé à partir d‟une base qui n‟est pas le résultat comptable
proprement dit, mais le résultat qui découle lui-même du résultat comptable. La différence
résulte des rectifications dites extracomptables, qui permettent le passage de l‟un à l‟autre,
avec réintégration de certaines charges et déduction de certains produits.
2.1. Définition de résultat fiscal
Le Code des Impôts directs et taxes assimilées (CIDTA) définit le résultat imposable
comme suit :
La définition relative au compte de résultat : sous réserve des dispositions des articles
172 et 173,le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d‟après le résultat des
opérations de toute nature effectuées par chacun des établissements, unités ou exploitations
dépendant d‟une même entreprise y compris notamment les cessions d‟éléments
quelconques de l‟actif soit en cours soit en fin d‟exploitation.22
D‟une façonne plus précis :
Le résultat fiscal est le montant qui sert de base au calcul de l'imposition. Il peut s'agir de
l'impôt sur le bénéfice (IBS) pour les sociétés ou de l'impôt sur le revenu Global (IRG)
pour les entreprises individuelles.
Le résultat fiscal d'une société est différent de son résultat net, tout comme le revenu fiscal
d'un foyer est différent de son revenu net. Le montant de l'impôt à payer est un alors un
pourcentage de ce résultat fiscal.
22
Article 140-1 du code des impôts directs et taxes assimilées, 2018.
63
Chapitre II : Le système fiscal algérien
2.2. L’incidence de la mise en œuvre du système comptable financier sur la
fiscalité
Les entreprises doivent respectées les définitions édictées par le plan comptable :
2.2.1. Article 06 LFC 2009 :
Les entreprises doivent respecter les définitions édictées par le nouveau système sous
réserve que celles-ci ne soient pas incompatibles avec les règles fiscales applicables pour
l‟assiette de l‟impôt.
Cette mesure signifie que toutes les charges et les produits enregistrés dans les
comptes sont respectivement déductibles et imposables pour peu que le code des impôts
directs (CID) n‟ait pas dérogé à leur déductibilité ou leur imposition.
Exemple : déduction partielle de la charge d‟amortissement des véhicules de tourismes et non-
imposition des dividendes (produits) perçus par une société mère.
En effet, il s‟agit là de l‟officialisation d‟un principe déjà retenu dans la pratique de la
fiscalité étant donné que toute la fiscalité directe des entreprises repose sur la comptabilité
(art.139 et 152 du CID)23
2.2.2. Article 4 LFC 2009
Limitation de la prise en charge des produits réalisés dans le cadre d‟un contrat à long
terme à la seule méthode de l‟avancement.
Pour l‟exécution d‟un contrat de travaux d‟une durée accédant une année (construction
d‟un bâtiment, autoroute…), l‟entreprise a le choix de comptabiliser son chiffre d‟affaires au
cours de chacune des années de sa réalisation (méthode de l‟avancement) ou bien au cours de
l‟année de la livraison de l‟ouvrage (méthode d‟achèvement).
Dans la première méthode, l‟entreprise comptabilise son chiffre d‟affaires au fur et à
mesure de la réalisation du bien (ex : immeuble) ou de la prestation (ex : formation).
Les situations des travaux établis périodiquement (mois ou trimestre) constituent,
entre autres, des pièces à la comptabilisation et même aux déclarations du G50.
Les Bénéfices sont dans ce cas déclarés à raison du chiffre d‟affaires constaté au cours d‟un
exercice.24
Dans la seconde méthode en revanche l‟entreprise ne constate son chiffre d‟affaire
qu‟au terme de la réalisation de l‟ouvrage, entrainant ainsi deux lourdes conséquences :
23
Comment établir sa liasse fiscale, le passage du RC au RF, P12.
24
Comment établir sa liasse fiscale, le passage du RC au RF, P13
64
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Violation du principe comptable de séparation des exercices et, sur le plan financier, une
charge d‟impôt supportée sur un seul exercice mais se rapportant à plusieurs années.
Par cette mesure,
« Le bénéfice imposable, pour les contrats à long terme qui portent sur la
réalisation de biens, de services ou d’un ensemble de bien ou services dont l’exécution
s’étend sur au moins deux périodes comptables ou exercices, est acquis exclusivement
sur la méthode comptable à l’avancement »
Quel que soit le type de contrats : contrat a forfait ou contrat a régie.
Cette mesure de la LFC 2009 impose une comptabilisation à l‟avancement et non pas à
l‟achèvement. La loi dispose, par ailleurs, une obligation légale d‟avoir dans le cadre de ses
dispositions les outils de gestion, de système de calcul de couts et de contrôle interne
permettant de valider le pourcentage d‟avancement et de réviser, au fur et à mesure de
l‟avancement, les estimations de charges et de résultats.
La mesure a pour but d‟inciter les entreprises de constructions à tenir une comptabilité
de cout et exclure la provision pour perte à terminaison du droit à déduction.
Le bénéfice des entreprises de promotion immobilière est, en principe, dégagé suivant la
méthode de comptabilisation des charges et produits des opérations à l‟avancement.
2.2.3. Article 5 LFC 2009
Autorisation de constater en charge un bien de valeur HT n‟excèdent pas 30.000DA /
obligation d‟enregistrer un actif acquis gratuitement pour sa valeur vénale/ précision sur le
principe de provisionnement des pertes.
Cette disposition vise à simplifier la prise en charge comptable et fiscale des éléments
de faible valeur et réduire ainsi les contraintes liées à la gestion et au suivi des biens
amortissables.
Par ailleurs, les règles d‟usages auxquelles fait références l‟article 141-3 CIDTA, en
matière d‟amortissement, a été modifié. La disposition renvoie désormais aux taux « prévus
par voie réglementaire ».
2.2.4. Article 8 LFC 2009
Résorption des frais préliminaires :
Les frais préliminaires inscrits en comptabilité, antérieurement à l‟entrée en vigueur du
système comptable financier, sont déductibles du résultat fiscal suivant le plan de résorption
initial.
La législation fiscale en vigueur ne prévoit pas de traitement fiscal spécifique des frais
préliminaires.
65
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Cet aspect est toutefois traité par le PCN qui prévoyait leur résorption dans un délai
maximum de cinq ans alors que le nouveau référentiel comptable prévoit leur résorption
immédiate.
Pour éviter d‟exposer cette charge intégralement sur l‟exercice 2010, soit la totalité des frais.
Préliminaires en attente de résorption au 31/12/2009, la LFC prévoit de maintenir le plan
initial de résorption de cette charge.25
2.2.5. Article 10 LFC 2009
Imposition de la plus-value pour la réévaluation d‟immobilisations ;
La plus-value résultant de la réévaluation d‟immobilisations à la date d‟entrée du
nouveau système comptable et financier sera rapportée au résultat fiscal dans un délai
maximum de cinq ans ;
Le supplément des dotations aux amortissements dégagés des opérations de réévaluations
sera rapporté au résultat de l‟année.26
2.3. Traitement des différentes charges déductibles
Pour la déduction des charges on doit respect les conditions posées par la législation
fiscale, et dont le non-respect entraine la réintégration de ces charges dans le résultat
imposable.
Les charges qui ne sont pas admises en déduction devront être réintégrées au résultat
comptable pour la détermination du résultat fiscal. Ainsi que les charges déductibles peuvent
être en deux parties, les charges décaissables et les charges non décaissables.
2.3.1. Les Charges décaissables
Une charge décaissable est une charge qui donne lieu à une sortie d‟argent et qui a
donc un impact direct sur la trésorerie de l‟entreprise, parmi ces charges on peut distinguer :
Les consommations, les frais de personnel, les frais financiers, impôt et taxe, les frais
de location, Les frais de recherche et de développement, dépenses relatives aux
investissements, cadeaux, dons, frais de publicité, les frais de sponsoring et parrainage.
[Link]. Les consommations
Les consommations ne sont visées par aucune restriction particulière, par conséquent,
les charges de consommation exposées pour les besoins de l‟activité de l‟entreprise sont
déductibles. Par contre les prélèvements effectués pour des besoins personnels des dirigeants
ou de l‟exploitant doivent être réintégrés au bénéfice comptable. Il est rappelé que « le coût
25
Comment établir sa liasse fiscale, le passage du RC au RF, P15
26
Comment établir sa liasse fiscale, le passage du RC eu RF, P18
27
BELAMIRI Khélaf, « Guide fiscal : impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) », version 2012, P14.
28
BELAMIRI Khélaf, [Link].
66
Chapitre II : Le système fiscal algérien
des marchandises matières et fournitures est constitué du prix d‟achat et des frais
d‟acquisition (frais de transport, taxes non récupérables…etc.) »27
[Link]. Frais de personnel
Les sommes versées ayant le caractère de salaire, prime, indemnité ainsi que les
cotisations sociales et fiscales y afférentes sont déductibles. Ceci est valable même pour les
rémunérations des associés et des gérants si les conditions suivantes sont satisfaites :
Elles correspondent à un travail effectif ;
Leurs montants, par référence aux rémunérations d‟un agent ayant la même qualification
professionnelle ou occupant un poste de travail similaire, ne sont pas exagérés ;
Elles donnent lieu aux cotisations prévues en matière de sécurité sociale.
Ainsi, sont notamment déductibles les traitements, remboursements forfaitaires de frais et
toutes autres rémunérations, alloués aux personnes suivantes :
Associés gérants majoritaires ou minoritaires des sociétés à responsabilité limitée ;
Gérants des sociétés en commandite par actions ;
Associés des sociétés de personnes ayant opté pour le régime fiscal des sociétés par
actions ainsi que les membres des sociétés civiles constituées sous forme de sociétés par
actions.
[Link]. Frais financier
Les charges financières sont constatées en comptabilité dans la période au cours de
laquelle elles sont encourues. Fiscalement, elles sont également admises en déduction dans les
mêmes conditions sauf lorsqu‟elles sont relatives à des emprunts contractés hors d‟Algérie,
cette disposition s‟applique aux intérêts et agios ainsi qu‟a tout autre frais financier.
[Link]. Impôts et taxes
Les impôts et taxes supportés par l'entreprise peut être inclus dans ses charges
déductibles pour la détermination du résultat fiscal.
Les impôts non déductibles doivent être réintégrés au bénéfice imposable lorsque leur
montant a diminué le bénéfice comptable.
Lorsqu'ils sont déductibles, les impôts doivent, en règle générale être soustraits des
résultats de l'exercice au cours duquel ils ont été mis en recouvrement.
A) Les impôts déductibles Sont des impôts à déduire du résultat fiscal, qui sont :28
Les droits d‟enregistrement ;
La taxe sur l‟activité professionnelle (TAP) ;
67
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Impôt sur le Bénéfice de l‟Entreprise
L‟impôt sur le revenu global (IRG)
La taxe foncière afférente aux immeubles figurant à l‟actif.
B) Les impôts non déductibles doivent faire l‟objet d‟une réintégration dans le résultat fiscale,
ils sont :29
Les impôts et taxes à caractère personnel tels que l‟impôt sur le revenu global (IRG),
la taxe foncière se rapportant à des immeubles non affectés à l‟exploitation ;
La TVA, et toute autre taxe à la charge du consommateur final.
La Taxe de formation et apprentissages
[Link]. Les frais de location
Les loyers des locaux, du matériel, des véhicules, du mobilier loué par l‟entreprise
sont déductibles, à condition de ne pas être excessifs. Le dépôt de garantie, qui est une somme
versée par le locataire au bailleur, ne constitue pas une charge pour l‟entreprise locataire.
Cette somme est en effet destinée à être restituée au locataire à l‟issue du bail, le dépôt
de garanties ne devient une charge déductible pour le locataire que dans le cas où il est
conservé par le bailleur, à la suite, à titre d‟exemple, de dégâts causés par le locataire.
[Link]. Frais de recherche et de développement
Les frais d‟études et de recherche constituent des charges s‟ils sont relatifs à une
commande spécifique d‟un client, ils sont maintenus en charges et entrent dans le coût de
[Link] déductibles du revenu ou du bénéfice imposable, jusqu‟à concurrence de dix
pour cent (10%) du montant de ce revenu ou bénéfice, dans la limite d‟un plafond de cent
millions de dinars (100.000.000 DA), les dépenses engagées dans le cadre de la recherche
développement au sein de l‟entreprise, à condition que le montant admis en déduction soit
réinvesti dans le cadre de cette recherche.30
[Link]. Dépenses relatives aux investissements
Les dépenses relatives aux investissements sont déductibles directement à
l‟exploitation. En principe les logements de fonctions, à l‟exception des logements d‟astreinte,
29
BELAMIRI Khélaf, [Link].
30
Article 171 du Code des Impôts Directs et Taxes Assimilées.2018.
68
Chapitre II : Le système fiscal algérien
ne sont pas considérés comme étant affectés directement à l‟exploitation, par conséquent, les
charges y afférentes ne sont pas admises en déduction.
En réalité, ces charges constituent un avantage en nature octroyé au personnel de
l‟entreprise.
[Link]. Cadeaux, dons et frais de publicité
Pour se faire connaitre, développer ses relations publiques, l‟entreprise peut engager
des publicistes sur différents supports, les frais de réception, distribuer des cadeaux
publicitaires, et pour le plus importantes d‟entre elles, faire des dons ; en vertu des règles
générales de déduction, ces charges ne peuvent être admises en déduction à l‟exception :31
Les cadeaux de toute autre nature, à l‟exclusion de ceux ayant un caractère publicitaire
lorsque leur valeur unitaire ne dépasse pas 500 DA ;
Les subventions et les dons à l‟exception de ceux consentis en espèces ou en nature au
profit des établissements et associations à vocation humanitaire, lorsqu‟ils ne dépassent
pas un montant annuel d‟un million de dinar 1.000.000 DA ;
Les frais de réception, y compris les frais de restaurant, d‟hôtel et de spectacle, à
l‟exception de ceux dont les montants engagés sont dûment justifiés et liés directement à
l‟exploitation de l‟entreprise.
Les charges, remplissant les conditions de déductibilité, dont le paiement est effectué en
espèce lorsque le montant de la facture excède trois cent mille dinars (300.000 DA) en
TTC.32
[Link]. Sponsoring et parrainage
Toutefois, les sommes consacrées au sponsoring, patronage et parrainage des
activités sportives et de la promotion des initiatives des jeunes sont admises en déduction
pour la détermination du bénéfice fiscal, sous réserve d‟être dûment justifiées à hauteur de
10% du chiffre d‟affaires de l‟exercice des personnes morales et/ou physiques et dans la
limite d‟un plafond de trente millions de dinars (30.000.000 DA).33
2.3.2. Les charges non décaissables
Les charges non décaissées n‟engageant pas de flux monétaire, elles se traduisent juste
par une écriture comptable passée par l‟entreprise, parmi ces charges je peux distinguer:
[Link]. Les amortissements
31
Article 169-1 du code des impôts directs et taxes assimilées.2018.
32
Article 10 de loi de finance 2018.
33
Article 169-2 du code des impôts directs et taxes assimilées.2018.
69
Chapitre II : Le système fiscal algérien
L'amortissement est la constatation comptable et annuelle de la perte de valeur des
actifs d'une entreprise subie du fait de l'usure, du temps ou de l'obsolescence. L'amortissement
permet d'étaler le coût d'une immobilisation sur sa durée d'utilisation.
Les actifs d'une société sont inscrits au bilan pour leur valeur nette comptable, soit leur valeur
d'achat lors de leur entrée au bilan. Néanmoins, cette valeur ne correspond plus à la réalité les
années suivantes, puisque les actifs perdent de leur valeur au fil du temps. L'amortissement
permet ainsi de constater, tous les ans, dans la comptabilité, la perte de valeur de la valeur
comptable.
L'amortissement enregistré chaque année vient en déduction du bénéfice imposable ;
L'amortissement peut être linéaire ou dégressif selon le choix opéré par l'entreprise ;
L'amortissement linéaire permet de déduire une annuité constante chaque année ;
L'amortissement dégressif permet de déduire un amortissement plus élevé au cours des
premières années.
En principe, le mode d‟amortissement utilisé pour un actif est choisi sur la base du
rythme de consommation des avantages économiques liés à cet actif. Les méthodes les plus
couramment utilisées sont les suivantes :34
Est applicable de plein droit, pour toutes les immobilisations, le système
d‟amortissement linéaire.
Toutefois, l‟amortissement des équipements concourant directement à la production au
niveau des entreprises autres que les immeubles d‟habitation, les chantiers et les locaux
servant à l‟exercice de la profession, peut être calculé suivant le système
d‟amortissement dégressif.
L‟amortissement dégressif est également applicable aux entreprises du secteur
touristique pour les bâtiments et locaux servant à l‟exercice de l‟activité de tourisme.
L‟amortissement dégressif s‟applique annuellement sur la valeur résiduelle du bien à
amortir.
Les coefficients utilisés pour le calcul de l‟amortissement dégressif sont fixés
respectivement à 1,5, 2 et 2,5 selon que la durée normale d‟utilisation des équipements
est de trois (3) ou quatre (4) ans, de cinq (5) ou six (6) ans, ou supérieure à six (6) ans.
Pour bénéficier de l‟amortissement dégressif, les entreprises susvisées soumises au
régime d‟imposition d‟après le bénéfice réel doivent obligatoirement opter pour ce type
d‟amortissement. L‟option qui est irrévocable pour les mêmes immobilisations doit être
34
Article 174-2 du code des impôts directs et taxes assimilées.2018.
70
Chapitre II : Le système fiscal algérien
formulée par écrit lors de la production de la déclaration des résultats de l‟exercice clos.
La liste des équipements susceptibles d‟être soumis à l‟amortissement dégressif, est
établie par voie réglementaire.
Pour les biens figurant sur la liste prévue à l‟article précédent, l‟amortissement dégressif
est calculé sur la base du prix d‟achat ou de revient.
Par ailleurs, les entreprises peuvent procéder à l‟amortissement de leurs investissements
suivant le système d‟amortissement progressif.
L‟amortissement progressif est obtenu en multipliant la base amortissable par une
fraction admettant comme numérateur le nombre d‟années correspondant à la
durée d‟utilisation déjà courue, et comme dénominateur n (n + 1); “n”, étant le
nombre d‟années d‟amortissement.
Les entreprises doivent, pour bénéficier de ce système d‟amortissement, joindre une
lettre d‟option à leur déclaration annuelle.
L‟option pour l‟amortissement progressif exclut, en ce qui concerne les
investissements qui y sont soumis, la pratique d‟un autre type d‟amortissement.
Véhicules de tourisme : Toutefois, la base de calcul des annuités d‟amortissement
déductibles est limitée pour ce qui est des véhicules de tourisme à une valeur d‟acquisition
unitaire de 1.000.000 DA.
Ce plafond de 1.000.000 DA ne s‟applique pas lorsque le véhicule de tourisme constitue
l‟outil principal de l‟activité de l‟entreprise.35
Eléments de faible valeur : dans la pratique, pour simplifier le suivi des investissements,
les entreprises déterminent un montant arbitraire en dessous duquel les dépenses sont
passées en charges, Les éléments de faible valeur dont le montant hors taxe n‟excède pas
30.000 DA peuvent être constatés comme charge déductible de l‟exercice de leur
attachement.36
[Link]. Les provisions
La provision est définie par la doctrine comme étant la fraction de bénéfice que
l'entreprise met de côté en vue de faire face ultérieurement, soit à une dépréciation d'un
élément de l'actif, soit à une perte ou charge, dont l'objet est, nettement, précisé et qui n'est
pas encore effective à la clôture de l'exercice mais que des événements en cours rendent
probable.
35
Article 141-3 du code des impôts directes et taxes assimilés.2018
36
Article 141-3 du code des impôts directes et taxes assimilés.2018
71
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Les provisions constituées en vue de faire face à des charges et des pertes de valeurs
sur compte de stocks et de tiers nettement précisées et que des événements en cours rendent
probables, à condition qu‟elles aient été effectivement constatées dans les écritures de
l‟exercice et figurent au relevé des provisions.37
Plusieurs conditions sont exigées pour que les provisions soient déductibles fiscalement je
peux distinguer que :38
Les provisions doivent être comptabilisées car si une entreprise n‟a pas comptabilisé une
provision, celle-ci se trouvera dans l‟impossibilité de déduire cette provision du résultat
imposable au cours de cet exercice ;
Les provisions doivent figurer sur le tableau correspondant à la déclaration annuelle des
résultats ;
Relevé des provisions constituées au cours de l‟exercice ;
À la différence des amortissements, les provisions, ne sont pas obligatoires. Il est tout à fait
admis de constater les pertes subies au moment où elles se réalisent effectivement sans
avoir constitué des provisions au préalable, néanmoins, ceci ne doit pas conduire à négliger
la constitution des provisions ;
La provision constituée doit être probable, car une fois la charge ou la perte provisionnée
est devenue certaine dans son principe et déterminée dans son montant, celle-ci devra être
comptabilisée directement en utilisant le compte de charge ou de perte qui lui convient ;
La provision ne peut être constituée pour une charge future normale.
2.4. Traitement des différents produits
Un produit correspond essentiellement à une ressource interne générée par l‟activité de
l‟entreprise. Ils procurent un enrichissement à l‟entreprise. C‟est une somme reçue ou à
recevoir en contrepartie de la fourniture de biens ou services par l‟entreprise, en exécution
d‟une obligation légale par un tiers ou exceptionnellement sans contrepartie. Selon leur
nature, se distinguent différents produits : Produits d‟exploitation, financiers et exceptionnels.
Le bénéfice imposable est déterminé d‟après le résultat des opérations de toute nature,
réalisées au cours de la période considérée.39
2.4.1. Les ventes de marchandises et productions vendue
Une vente est considérée comme réalisée des lors que la créance de l'acheteur à l'égard
du vendeur peut considérer comme « ouverte », soit par accord amiable entre les parties,
37
Article 141-5 du code des impôts directes et taxes assimilées.2018.
38
Article 141-5 du code des impôts directes et taxes assimilées.2018.
39
CHARLOTTE DISLE ; EMMANUEL DISLE ; « Comptabilité et information financière » ; édition DUNOD ;
paris 2016 ; P37.
72
Chapitre II : Le système fiscal algérien
notamment par la remise de la marchandise et échange du moyen de paiement, ou bien par
l'établissement de la facture, soit par décision de justice.
Une vente peut donc avoir une date différente de celle de la livraison de la
marchandise pour examen suivi d'acquisition ou de renvoi, ou celle du paiement de la
marchandise (cas de paiement anticipé ou de vente de crédit).
Il est à signaler que pour les activités de grossistes et concessionnaires, lorsque les
ventes réalisées par ces derniers sont faites en devises, les factures doivent être libellées en
devises avec la mention de la contre-valeur en dinars déterminée par l'application du taux de
change en vigueur au moment de la facturation. Mais il existe des décalages entre la livraison
et la facturation, il faudra procéder à une régularisation et ne tenir compte que de la date de
livraison. Lorsqu‟il s‟agit de vente de marchandises ou de produits, il y a lieu de déduire du
chiffre d‟affaires imposable les rabais, les remises ou les ristournes accordées.
2.4.2. La production stockée
Les stocks représentent d'une part, les biens acquis par l'entreprise soit pour être
revendus en l'état, soit pour être incorporés aux produits fabriqués, d'autre part; les biens
produits par l'entreprise elle-même et qui sont destinés à la revente ou à un usage interne
(livraison à soi-même). L‟évaluation des stocks obéit strictement aux règles comptables en
vigueur.
Les stocks sont des actifs :40
Détenus pour être vendus dans le cours normal de l‟activité ;
En cour de production pour une telle vente ;
Sous forme de matières ou de fournitures devant être consommées au cours du processus
de production ou de la prestation de services.
La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cour normale de
l‟activité, diminué des couts estimés pour l‟achèvement et des couts estimés nécessaires pour
réaliser la vente.
Les stocks matières et fournitures sont valorisés en entrée le cout d‟acquisition et en sortie
par :
La méthode du cout Moyen Pondéré (CMP) ;
La méthode du premier entré-premier sorti (FIFO) ;
La méthode du dernier arrivé, premier sorti (LIFO).
40
ROBERT OBERT ; « Pratique des normes IFRS : Comparaison avec les règles Françaises et les
US GAAP » ; 4éme édition DUNOD ; Paris 2008 ; P259, 260.
73
Chapitre II : Le système fiscal algérien
2.4.3. Les prestations fournies ou prestations de services
En matière de prestations fournies ou prestations de services, on peut établir plusieurs
distinctions mais en général les prestations de services sauf cas particulier, sont enregistrées
lors de leur date d‟achèvement c‟est-à-dire au moment où le service est rendu. Cela concerne
notamment les répartitions, les opérations de commissions, les transports.
2.4.4. Les indemnités
Suite à un sinistre quelconque ou encore un vol, il arrive également, que la société
bénéficie du versement d‟indemnités d‟assurance, bien que ces indemnités ne constituent pas
en réalité des profits puisqu‟elles sont destinées à couvrir les pertes causées. Il n‟en demeure
pas moins qu‟elles seront tout de même rattachées au résultat pour être imposées en fin
d‟exercice.
L‟argument avancé par l‟administration fiscale est que ces indemnités viennent
compenser les pertes qui ont été comptabilisées et par conséquent déduites du résultat
imposable, il serait donc plus logique d‟imposer les indemnités perçues ultérieurement.
Ainsi, une indemnité qui compense une charge ou une perte non déductible du résultat fiscal
n‟est pas imposable (par exemple, une indemnité d‟assurance versée pour couvrir une
pénalité).41
2.4.5. Les dégrèvements d’impôts
Un dégrèvement désigne une décharge d'impôt accordée à un contribuable par le fisc
soit pour des raisons légales, soit par bienveillance.
Le dégrèvement d'impôt peut être total ou partiel. Il peut être décidé d'office par
l'administration fiscale ou faire suite à un recours gracieux. Il est bien évident que les
dégrèvements relatifs à des impôts qui ne sont pas à la charge de l‟entreprise ne sont
concernés par cette obligation. De même, les dégrèvements portant sur des impôts non
déductibles (IBS notamment) ne doivent pas être intégrés dans le résultat fiscal.
2.4.6. Les produits financiers
Les produits financiers entrent également dans le calcul du résultat imposable, mais
selon certaines particularités. Ces produits sont nombreux et très diversifiés. J‟ai traité des
revenus des actions, part sociales, des produits de placement à revenus fixe et des produits de
créance.
2.4.7. Les revenus fonciers
Je peux distinguer trois hypothèses :42
41
T. ZITOUNE, F. GOLIARD, « Droit fiscal des entreprises », édition GALINO, Paris 2005, P 97.
42
T. ZITOUNE, F. GOLIARD, [Link]. P 94.
74
Chapitre II : Le système fiscal algérien
L‟immeuble figurant à l‟actif du bilan fait l‟objet d‟une location pour des tiers. Les revenus
fonciers sont des revenus immobiliers. Je suis dans le cadre d‟une location à un tiers d‟un
immeuble de l‟exploitant, figurant à l‟actif du bilan. Les revenus procurés par les
immeubles inscrits au bilan entrent dans le calcul du bénéfice imposable, comme n‟importe
quel autre bénéfice de l‟entreprise. Les loyers sont rattachés à l‟exercice au cours duquel
ils sont courus, même s‟ils n‟ont pas été réglés à l‟exploitant. Mais l‟immeuble qui figure à
l‟actif du bilan peut ne pas être loué, et donc ne pas rapporter de revenus.
L‟immeuble figurant à l‟actif du bilan est affecté à l‟habitation de l‟exploitant ou un
associé. L‟immeuble inscrit au bilan peut constituer l‟habitation privative de l‟exploitant,
ou être affecté gratuitement à l‟habitation d‟un associé. L‟entreprise doit prendre en
compte dans son résultat imposable la valeur locative réelle de cet immeuble, elle va
mettre dans son résultat imposable une somme correspondant aux loyers qu‟elle aurait pu
percevoir si elle avait mis en location cet immeuble.
L‟immeuble figurant à l‟actif du bilan est affecté à l‟exploitation de l‟entreprise, dans ce
cas, il n‟y a rien à ajouter au montant imposable.
2.4.8. Travaux d’entreprise
Les entreprises effectuent des travaux qui vont s‟étaler sur deux ou plusieurs exercices
avant d‟être terminés et livrés. Cette hypothèse concerne, à titre d‟exemple les travaux
publics, es travaux de construction d‟usines, les constructions navales…etc.
Une entreprise peut opter pour une méthode dite méthode à l‟achèvement ou pour une autre
méthode à l‟avancement.
La méthode à l’achèvement : c‟est lorsque le bien est achevé, et qu‟il fait l‟objet d‟une
réception, ou d‟une mise à disposition, au client, qu‟il doit être enregistré parmi les
produits imposables.
La méthode à l’avancement : les entreprises enregistrent dans leurs produits
d‟exploitation les créances exigibles au cours d‟un exercice, qui correspondent aux phases
d‟avancement des travaux.
2.4.9. Les subventions
L‟entreprise pendant son existence, peut bénéficier ponctuellement de subventions
c'est à dire d‟aides financières accordées par l‟Etat ou les collectivités locales. Les objectifs
visés par une subvention sont multiples, elles peuvent être accordées pour la création
d‟entreprises, pour l‟emploi, pour acquérir des immobilisations…etc. Les subventions
peuvent être, des subventions d‟exploitation destinées à compenser l‟insuffisance de certains
75
Chapitre II : Le système fiscal algérien
produits ou à faire face à certaines charges ou bien elles peuvent être des subventions
d‟investissement destinées à permettre d‟acquérir ou de créer des valeurs immobilisées ;
Les subventions d’exploitation : les subventions du point de vue comptable, devraient
être constatées dans l‟exercice pour lequel elles sont accordées dans la mesure où elles
présentent, à la date de clôture de ce même exercice, un caractère certain. Au plan fiscal,
les subventions d‟exploitation et d‟équilibre encaissées font partie du résultat net de
l‟exercice de leur encaissement. Il peut donc en résulter un décalage entre la période de
comptabilisation et celle d‟imposition pour les subventions acquises au cours d‟un exercice
mais dont le versement effectif intervient plus tard.
Les subventions d’équipement : les subventions liées à des actifs sont inscrites en
produits différés (compte 131 subventions d‟équipement). Elles sont reprises en produits
suivant des modalités qui diffèrent qu‟elles portent sur des biens amortissables ou non. Les
subventions liées à des actifs amortissables sont rapportées en produits dans les proportions
de l‟amortissement comptabilisé. La reprise d‟une subvention finançant une
immobilisation non amortissable et étalée sur la durée pendant laquelle l‟immobilisation
est inaliénable. À défaut de close d‟inaliénabilité, la subvention est reprise en résultat sur
dix ans selon un mode linéaire. Du point de vue fiscal les subventions d‟équipement ont
pour effet une augmentation de l‟actif net.
De ce fait, conformément à la définition du bénéfice imposable, elles devraient être
immédiatement imposées. Cependant pour les subventions accordées par l‟Etat ou les
collectivités publiques, ne sont pas comprises dans le résultat de l‟exercice en cours à la
date de leurs versements. Elles sont reportées, par fractions égales, au bénéfice imposable
de chacun des cinq exercices suivants. En cas de cession des immobilisations acquises par
lesdites subventions, la fraction de la subvention non encore rapportée aux bases de l‟impôt
est retranchée de la valeur comptable de ces immobilisations pour la détermination de la
plus-value imposable ou de la moins-value.43
2.4.10. Les plus-values de cession
Durant son existence ou à la fin de celle-ci, une entreprise va céder ou détruire certains
éléments de son actif immobilisé, qu‟il s‟agisse d‟immobilisations corporelles ou
incorporelles. A cette occasion, l‟entreprise va obtenir une plus-value ou subir une moins-
value.
La plus-value est la différence positive entre le prix de cession et la valeur d‟origine
diminuée des amortissements pratiqués.
76
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Il convient de distinguer deux sortes de plus-values à savoir les plus-values réalisées par les
particuliers à l‟occasion de la cession à titre onéreux de biens immobiliers bâtis ou non bâtis
étaient soumises à l‟IRG dans la catégorie plus-values.
Les plus-values professionnelles sont celles qui se rattachent à l‟exercice d‟une
activité industrielle ou commerciale, non commerciale ou agricole. Elles sont imposables soit
à l‟IRG dans les catégories de « Bénéfice Industriel et commerciale (BIC), et Bénéfice Non
Commerciale (BNC) ou bénéfice agricole » selon le cas, soit à l‟IBS.44
L‟administration fiscale a introduit un régime spécifique pour l‟imposition des plus-values :45
Par dérogation aux dispositions de l‟article 140−1, les plus−values provenant de la
cession de biens faisant partie de l‟actif immobilisé sont imposées différemment, selon
qu‟elles sont à court terme ou à long terme ;
Les plus−values à court terme proviennent de la cession d‟éléments acquis ou créés
depuis trois (03) ans ou moins ;
Les plus−values à long terme sont celles qui proviennent de la cession d‟éléments acquis
ou créés depuis plus de trois (03) ans ;
Sont également assimilées à des immobilisations, les acquisitions d‟actions ou de parts
ayant pour effet d‟assurer à l‟exploitant la pleine propriété de 10% au moins du capital
d‟une tierce entreprise ;
Sont considérées comme faisant partie de l‟actif immobilisé, les valeurs constituant le
portefeuille des entrées dans le patrimoine de l‟entreprise depuis deux (02) ans au moins
avant la date de la cession.
Le montant des plus-values provenant de la cession partielle ou totale des éléments de
l‟actif immobilisé dans le cadre d‟une activité industrielle, commerciale, artisanale ou
agricole ou dans l‟exercice d‟une activité professionnelle, à rattacher au bénéfice
imposable, est déterminé en fonction de la nature des plus-values telles que définies à
l‟article précédent :
S‟il s‟agit de plus-values à court terme, leur montant est compté dans le bénéfice
imposable, pour 70 %;
S‟il s‟agit de plus-values à long terme, leur montant est compté, pour 30 %.
Les plus-values exonérées : la législation fiscale a exempté certaines plus-values qui
répondent à des conditions bien précises et ce pour des considérations économiques. Il
44
BELAMIRI Khélaf, Opcit.
45
Article 172 du code des impôts directs et taxes assimilés.2018
77
Chapitre II : Le système fiscal algérien
s‟agit en l‟occurrence des plus résultants d‟une réévaluation. La réévaluation est
l‟opération qui permet de donner aux actifs d‟une entreprise une valeur comptable plus
proche de la valeur réelle ou de marché, afin de corriger au moins partiellement, les effets
de l‟érosion monétaire ou de l‟inflation.
L‟écart de réévaluation des investissements est l‟excèdent de la valeur comptable
donnée aux investissements réévalués sur la valeur comptable avant la réévaluation. Ainsi,
la réévaluation vise à proposer une lecture de bilan proche de la réalité, et corriger les
effets de l‟inflation, réhabiliter l‟autofinancement des entreprises.
2.5. La liasse fiscale
La liasse fiscale (appelée aussi déclaration fiscale des entreprises) correspond à la
déclaration de résultat que l‟entreprise doit produire et transmettre à son service des impôts.
Elle comporte une série de déclarations et de documents annexes pour permettre à
l‟administration de déterminer le résultat imposable de l'entreprise et le montant de son impôt
à payer (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés). La liasse fiscale est obligatoire pour
toutes les entreprises, pour aboutir au résultat fiscal, il faut à partir du résultat comptable, lui
appliquer un certain nombre de rectifications. Ces rectifications se font hors comptabilité, sur
un imprimé fiscal qui est celui du tableau n°9 de la liasse fiscale qui comporte deux partie :
2.5.1. Les charges à réintégrer
La réintégration fiscale annule les conséquences comptables d'une charge ou d'un
produit sur le résultat fiscal d'une société. Les réintégrations concernent les charges exclues
du droit à déduction. Les entrepreneurs individuels comme les sociétés soumises à l'impôt sur
bénéfice (IBS) doivent réintégrer ces charges sur la liasse fiscale sont comme suite :
Charges des immeubles non affectés directement à l‟exploitation ;
Quote-part des cadeaux publicitaires non déductibles ;
Quote-part du sponsoring et parrainage non déductibles ;
Frais de réception non déductibles ;
Cotisations et dons non déductibles ;
Impôts et taxes non déductibles ;
Provisions non déductibles ;
Amortissements non déductibles ;
Quote-part des frais de recherche développement non déductibles ;
Amortissement non déductibles liés aux opérations de crédit-bail (preneur)46 ;
78
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Loyers hors produits financiers (bailleur)47 ;
Impôts sur les bénéfices des sociétés (impôt exigible sur le résultat+ impôt différé) ;
Pertes de valeurs non déductibles ;
Amendes et pénalités ;
2.5.2. Les produits à déduire
Dans ce cas il y a :
Plus-values sur cession d‟éléments d‟actifs immobilisés48 ;
Les produits et les plus-values de cession des actions et titre assimilés ainsi que ceux des
actions ou part d‟OPCVM cotées en bourse ;
Les revenus provenant de la distribution des bénéfices ayant été soumis à l‟impôt sur les
bénéfices des sociétés ou expressément exonérés49 ;
Amortissements liés aux opérations de crédit-bail (Bailleur)50;
Loyers hors charges financières (Preneur)51;
Complément d‟amortissements.
47
Article 27 de LFC 2010.
51
Article 27 de LFC 2010.
48
Article 173 du code des impôts directs et taxes assimilées.2018.
49
Article 147 bis, du code des impôts et taxes assimilées.2018.
50
Article 27 de LFC 2010.
79
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Section 3 : Déclarations
3.1. Déclaration d’existence
Si vous êtes un nouveau contribuable relevant de l‟impôt forfaitaire unique ou de
l‟impôt sur le revenu global (IRG), ou de l‟impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS),
vous êtes tenu de souscrire une déclaration d‟existence dont le modèle est fourni par
l‟administration fiscale.
La déclaration d‟existence, doit être souscrite dans les trente (30) jours du début de
l‟activité
La déclaration d‟existence doit être produite auprès de l‟inspection des impôts dont relève
le lieu d‟exercice de votre activité.
La déclaration d‟existence, doit comporter les renseignements suivants :
nom et prénom ;
adresse en Algérie et en dehors de l‟Algérie si vous êtes un contribuable de
nationalité étrangère.
3.2. Déclaration mensuelle
Déclaration unique tenant lieu de bordereau-Avis de versement des impôts et taxes
perçus au comptant ou par voie de retenue à la source (TAP- Acomptes provisionnels
IBS/IRG - IRG/Salaires - IRG/RCM - TIC- TVA).
La déclaration (Série N°G 50 -couleur bleue) doit être souscrite par les entreprises
relevant du régime du réel d‟imposition.
L‟imprimé de déclaration doit être déposé dans les 20 premiers jours du mois.
L‟imprimé de déclaration doit être déposé à la recette des impôts dont relève
l‟entreprise.
3.3. Déclaration annuelle des revenus et des résultats
3.3.1. Au titre de l’IRG :
[Link]. Déclaration globale des revenus :
La déclaration globale des revenus (série G N°1) doit être souscrite par :
Les personnes physiques relevant du régime du réel qui exercent une activité
industrielle, commerciale, non commerciale et artisanale ou agricole ;
Les personnes physiques qui réalisent des revenus provenant de la location
d‟immeubles bâtis ou non bâtis, y compris les terrains agricoles ;
Les personnes bénéficiaires des revenus de capitaux mobiliers ;
Les salariés qui perçoivent des revenus salariaux ou non salariaux en sus de leur salaire
principal, à l‟exception des personnes exerçant en sus de leur activité principale de salarié,
une activité d‟enseignement ou de recherche à titre vacataire ou associé dans les
établissements d‟enseignement.
80
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Votre déclaration globale des revenus doit être obligatoirement souscrite au plus tard le 30
avril de chaque année.
Lorsque le délai de dépôt expire un jour de congé légal, l‟échéance est reportée au premier jour
ouvrable qui suit.
Vous êtes tenu de faire parvenir votre déclaration globale, à l‟inspection des impôts du lieu de
votre domicile fiscal.
Vous devez : Fournir toutes les indications nécessaires au sujet de votre situation ainsi que
celles relatives à vos charges de famille.
Indiquer les divers éléments nécessaires à la détermination de votre revenu imposable.
Vous êtes tenu de joindre à votre déclaration globale :
L‟état des personnes qui sont considérées fiscalement à votre charge;
L‟état des charges à déduire de votre revenu global. Cet état doit préciser :
En ce qui concerne les dettes contractées et les rentes payées à titre obligatoire :
le nom et le domicile du créancier ;
la nature ainsi que la date du titre constatant la créance;
le chiffre des intérêts ou arrérages annuels;
la juridiction dont émane le jugement.
En ce qui concerne les impôts directs et taxes assimilées déductibles de l‟IRG ;
la nature de chaque contribution ;
le lieu d‟imposition ;
l‟article du rôle et le montant de la cotisation.
L‟état relatif aux éléments du train de vie indiquant les éléments ci- après :
Loyer ou valeur locative et adresse :
de l‟habitation principale ;
des résidences secondaires : en Algérie, en dehors de l‟Algérie.
Automobiles de tourisme, caravanes, yachts ou bateaux de plaisance, avions de
tourisme.
Domestiques, précepteurs, préceptrices et gouvernantes.
Le justificatif des retenues à la source ouvrant droit à un crédit d‟impôt
[Link] Déclarations spéciales professionnelles :
En plus de la déclaration globale des revenus, vous êtes tenu de produire les déclarations
spéciales suivantes :
81
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Revenus Imprime à Date limite Lieu de dépôt de
catégoriels remplir de dépôt de la la déclaration
Déclaration
l‟inspection des
Bénéfices Série G N°11 Au plus tard le impôts
professionnels 30 avril de du lieu dont relève
chaque année l‟exercice de
l‟activité.
En cas de pluralité
d‟exploitations,
à celle du lieu du
siège social ou du
principal
établissement
l‟inspection des
Revenus Série G N°15 Au plus tard le impôts du lieu
agricoles 30 avril de d‟implantation de
chaque année l‟exploitation.
- L‟inspection des
impôts du lieu du
domicile de
l‟employeur, ou du
siège de son
établissement ou du
Au plus tard le bureau qui
Traitements et Série 30 avril de en effectue le
salaires G N°29 et chaque année paiement.
GN °29 bis (déclaration à - La DGE pour les
souscrire par contribuables qui
l‟employeur relèvent de cette
ou le
débirentier)
structure quelque
soit le
lieu de
mandatement
des revenus
imposables
Lorsque le délai de dépôt de ces déclarations expire un jour de congé légal, l‟échéance est
reportée au premier jour ouvrable qui suit.
82
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Conclusion du chapitre II
Dans ce chapitre, J‟ai présenté la notion du résultat fiscal et sa relation avec le résultat
comptable, J‟ai expliqué les différentes règles fiscales applicables et leur impact sur le
bénéfice fiscal, certaines charges comptables déduites en vertu de ces règles et des charges à
déduire de l'assiette fiscale.
83
Chapitre III : Etude de cas
Introduction du chapitre III
Après avoir passé en revue les aspects théoriques des concepts de base de la
comptabilité et de la perception fiscale et des règles comptables dans la détermination du
résultat final, J‟ai devon maintenant compléter cela à travers une étude de cas appliquée qui
soutient l'aspect théorique, cette étude a été réalisée dans une entreprise individuelle, c‟est
l‟entreprise des travaux d'électricité (Djelloul-Abbou Aoued).
Dans ce chapitre, J‟ai discuté de la présentation de l‟entreprise et ces missions.
L'aspect principal de cette étude appliquée est la connaissance des étapes et des règles
utilisées dans le passage du résultat comptable à la déclaration de résultat fiscal, en fonction
du travail et des résultats de l'entreprise et de sa méthode de détermination du résultat final net
de l'exercice.
84
Chapitre III : Etude de cas
Section 1 : Présentation générale de l’entreprise individuelle
1.1. Présentation de l’entreprise
L‟entreprise individuelle (Djelloul-Abbou Aoued) a été fondée en 1996 par Monsieur
Aoued qui a fait une première partie de sa carrière comme consultant pour des entreprises
innovantes dans le secteur du bâtiment et dans l‟industrie,
« Mon entreprise est le fruit d’une multitude de rencontres avec des personnes diverses portées
par l’objectif de créer une richesse pérenne qui contribue au développement du pays ».
Dynamique, née d'une véritable passion pour la conception et la réalisation d„installations
électriques tels que les feux tricolores, Electrification HTA / BT , L'éclairage Public , les
systèmes d'automatisation et la conception des armoires, Depuis près de 25 ans, l‟entreprise
apporte les meilleures solutions à ses clients en maîtrisant la Réalisation et la conception
d'installations électriques de A à Z qui répond à des demandes standards ou bien spécifiques.
1.2. Les missions
Procéder à l‟assemblage de composants et accessoires de manière à obtenir des ensembles et/
ou équipements électriques (coffrets et armoires électriques) selon un schéma précis et dans les
règles de l‟art régissant la filière électricité ;
Prendre en charge la gestion de la réalisation des travaux d'électricité sur chantier CFO ;
Supervision des travaux effectués par le sous-traitants ;
Exécuter les travaux d‟installation, maintenance et de dépannage des installations électriques
industrielles et tertiaires ;
Mise en place et vérification des plans électriques ;
Effectuer des opérations de débitage (découpage, perçage, cintrage) à l‟aide de machines selon
les dimensions des produits à monter ;
Fixer les câbles reliant le disjoncteur principal aux autres composants ;
Procéder à des opérations préliminaires de préparation des accessoires (découper des montants
selon les dimensions requises, perçage, cintrage...) ;
Réaliser les actions de maintenance préventive et curative des installations électriques BTA,
HTA.
85
Chapitre III : Etude de cas
Section 02 : Les étapes du passage du résultat comptable à la déclaration de résultat
fiscal.
2.1. Audit des déclarations mensuelles/trimestrielle
2.1.1. Déclaration des achats (TVA déductible)
La TVA déductible est le montant de TVA que vous avez payée sur vos achats, et que
vous pouvez déduire de votre déclaration de TVA.
Exemple : Pour un achat de 50 DA HT, avec 19 % de TVA, vous avez payé 9.5 DA de
TVA, que vous pourrez déduire de votre déclaration de TVA.
[Link].Découverte des documents concernés
Selon les deux annexes suivantes :
Annexes N° 12 : Facture FA20190653
Annexes N° 13 : Facture FA20190656
Je peux calculer le total des Taxes récupérables, Sachant que l'entreprise n'a fourni
l'approvisionnement que deux fois pour le quatrième trimestre de l'année 2019.
[Link].Audit des Taxes déductible :
Tableau n° 6 : Liste des Taxes déductible
Facture Fournisseur ID Fiscal AI RC Prix HT TVA 19% Total des
frais
Date N°=
29/10/19 0656 SARL Best 000709080581034 09040170105 07B0805810 234,836.02 44,618.84 44,168.84
Cable
29/10/19 0653 SARL Best 000709080581034 09040170105 07B0805810 243,361.35 46,238.66 46,238.66
Cable
TOTAL 478,197.37 90,857.50 90,857.50
Après avoir calculé la somme des taxes dans les deux factures 44,618.84 + 46,238.66, on
peut dire que le montant des taxes qui peuvent être déduites est 90,857.50.
86
Chapitre III : Etude de cas
[Link].Déclaration et Versement des cotisations (CNAS)
L‟employeur est tenu de déclarer á la sécurité sociale toute personne quel que soit sa nationalité,
qu‟elle exerce une activité rémunérée, quels que soient le montant ou la nature de la
rémunération, á temps plein, partiel ou occasionnel
L‟employeur est tenu de déclarer et de verser les cotisations de sécurité sociale de ses salariés
auprès de l‟agence de wilaya dont il relève dans les trente (30) jours qui suivent l‟échéance :
de chaque trimestre, s‟il occupe moins de dix (10) salariés;
de chaque mois, s‟il occupe plus de dix (09) salariés.
La déclaration de cotisations s‟effectue via internet (portail Télé-déclaration) ou bien sur un
imprimé appelé Déclaration d‟Assiette de Cotisation (DAC).
Le versement des cotisations de sécurité sociale incombe à l‟employeur,
Le prélèvement de la quote-part salariale, lors du paiement de la rémunération, vaut
acquis de la part de l‟employeur à l‟égard du travailleur,
Les cotisations de Sécurité Sociale font l‟objet d‟un versement unique par l‟employeur à
l‟organisme de Sécurité Sociale dont il relève territorialement.
51
Article 14 de la loi n°83-14 du 2 juillet 1983
52
Article 21 de la loi n°83-4 du 2 juillet 198
87
Chapitre III : Etude de cas
[Link].Déclaration des encaissements (TVA collectée)
La TVA collectée est le montant de TVA que vous avez collecté sur vos ventes.
Lorsque vous vendez un produit ou un service, l‟État prélève une taxe sur la Valeur Ajoutée.
Exemple : Pour une vente de 100 € HT, avec un taux de TVA à 19 %, vous avez collecté
19 € de TVA, qu‟il faudra un jour rendre à l‟État.
Selon les deux annexes suivantes :
Tableau n° 7 : Relevé bancaire
statut des travaux Prix TTC Prix HT Taux TVA TAIC
TVA
N° Projet Site de
réalisation
Relizane 700,000 588,235 19% 111,765 8,824
TOTAL 700,000 588,235 111,765 8,824
Prix TTC 700 000
Prix HT 588 235
TAIC 8 824
TVA 111 765
TVA Initial 0
TVA pour ce mois 90 858
TVA Obtenu , -20 907
Les droits à payer -31 387
REMARQUE : Travailleurs pendant un mois à un salaire de base
Salaire de base 108,000.00
IRG 1,656.00
Source : Etabli par mes propres soins à partir des documents de l‟entreprise, 2020.
Sur la base du tableau et des informations ci-dessus, J‟ai obtenu une idée générale du
revenu total et des Taxes perçus et doivent être payés par l'entreprise au cours du quatrième
trimestre.
88
Chapitre III : Etude de cas
[Link].Audit des déclarations mensuelles (G50)
Les déclarations mensuelles/trimestrielles sont des documents obligatoires établis à la fin de
chaque mois/trimestre durant l‟exercice comptable. Dans ce cas, ces déclarations sont de type
[Link] dernières donnent une idée sur les montants des droits acquittés par l‟entreprise, les
délais….etc.
Les déclarations trimestrielles de l‟exercice 2016 sont déposées dans les délais avec accusé de
réception et remise des quittances qui sont identifiées par un numéro qui indique le mois
correspondant, la date de paiement, le nom de la société et le montant de chaque type d‟impôt
acquitté. Les déclarations trimestrielles de l‟exercice 2019 sont résumées dans le tableau
suivant :
Tableau N°08 : Les déclarations trimestrielles de l‟exercice 2019.
CA Numéro
Date de
Mois de Observation
Déclaré dépôt
quittance
0.00 14.04.2019 - Déposée dans les
Trimestre 1
délais
0.00 08.07.2019 - Déposée dans les
Trimestre 2
délais
0.00 06.08.2019 - Déposée dans les
Trimestre 3
délais
588,235 02.01.2020 02000540 Déposée dans les
Trimestre 4
délais
588,235 - -
Total
Source : élaboré par annexe N°04, annexe N°05, annexe N°06, annexe N°07 et annexe N°08.
D‟après le tableau N°03, l‟ensemble des déclarations mensuelles de l‟entreprise sont
déposées. L‟entreprise respecte ces obligations tant sur le plan déclaration (chiffre d‟affaire
déclaré et impôts acquittés), que dans les délais de dépôt et procédure (accusé réception, cachet et
remise de quittances). De ce fait, Je n‟ai relevé aucune anomalie.
89
Chapitre III : Etude de cas
2.2 Audit de déclaration annuelle (2019)
2.2.1. Déclaration annuelle des salaires et des salariés (DAS)
L‟employeur est tenu d‟adresser à l‟organisme chargé du recouvrement (Agence CNAS) dans
les 30 jours qui suivent la fin de chaque année civile, une déclaration nominative des salaires et
des salariés (DAS) faisant ressortir les rémunérations perçues entre le premier et le dernier jour
de l‟année, par trimestre, ainsi que le montant des cotisations dues.
Selon l‟annexe suivante :
Annexes N° 17 : DAS (2019)
L'analyse du document donne les informations suivantes:
L'employeur a payé 36000 pour le premier trimestre, 36000 pour le deuxième trimestre, 0
pour le troisième trimestre et 90000 pour le quatrième trimestre à la CNAS en tant que DAS
pour son seul travailleur.
2.2.2 Les documents de synthèse
[Link]. Le Bilan
L„entreprise établit des documents de synthèse, appelés états financiers tels que le
bilan et le TCR. Les déclarations des deux derniers exercices sont résumées dans le
tableau suivant.
Tableau N°09 : les déclarations annuelles.
CA Bénéfice
Exercice Date de dépôt observation
déclaré Déclaré
Déposée dans les
2018 462 185 46 218 13/03/2019
délais
Déposée dans les
2019 588 235 58 823 16/03/2020
délais
Source : élaboré par Annexe N°09 et Annexes N°10.
D‟après le tableau N°00, montre que l‟entreprise a déposé ses déclarations
annuelles (bilan) dans les délais avec accusé réception de l‟administration fiscale, et ce
avant le 30 avril de chaque année. Dans ce volet, Je n‟ai relevé aucune anomalie.
90
Chapitre III : Etude de cas
[Link]. Le TCR
Tableau n° 10 : Tableau de résultats pour l‟entreprise au cours de l'exercice (2019).
2019 2018
Rubriques
DEBIT(en Dinars) CREDIT(en Dinars) DEBIT(en Dinars) CREDIT(en Dinars)
Ventes de marchandises
Produits fabriqués
Production vendue prestations de services
Vente de travaux 588 235 462 185
Produits annexes
Rabais, Remises, Ristournes accordés
Chiffre d'affaire net des Rabais, remises, ristournes 588 235 462 185
Production stockée ou déstockée
Production immobilisée
Subventions d'exploitation
I-Production de l'exercice 588 235 462 185
Achats de marchandises vendues
Matiéres premiéres 519 588 300 034
Autres approvisionnements
Variations des stocks
Achats d'études et de prestations de services
Autres consommations
Rabais, Remises, Ristournes obtenus sur achats
Sous-traitance générale
Locations
Entretien, réparations et maintenance
Primes d'assurance
Services extérieurs
Personnel extérieur à l'entreprise
Rémunération d'intermédiaires et honoraires 1 000 1 000
Publicité
Déplacements, missions et réceptions
Autres services
Rabais, Remises, Ristournes obtenus sur services extérieurs
II-Consommations de l'exercice 520 588 301 034
III-Valeurs ajoutée d'exploitation (I+II) 67 647 161 151
Charges de personnel 108 000 108 000
Impots et taxes et versements 8 824 6 933
IV-Excédent brut d'exploitation 58 823 46 218
Autres produits opérationnels
Autres charges opérationnels
Dotations aux amortissements
Provision
Pertes de valeur
Reprise sur pertes de valeur et provisions
V-Résultat opérationnel 58 823 46 218
Produits Financiérs
Charges Financiéres
VI-Résultat financier
VII-Résultat ordinaire (V+VI)
Eléments extraordinaires (produits)
Eléments extraordinaires (charges)
VIII-Résultat extraordinaire
Impots exigibles sur résultats
Impots différés (variations) sur résultats
IX-RESULTAT NET DE L'EXERCICXE 58 823 46 218
Source : Etabli par mes propres soins à partir des documents de l‟entreprise, 2019
Je remarque à partir du tableau précédent qu'il existe des comptes partiels et auxiliaires
qui contribuent à déterminer le résultat comptable net. J‟ai allé expliquer ces résultats et
comment les calculer.
91
Chapitre III : Etude de cas
Production de l’exercice
L‟activité principale de l„entreprise, De ce fait elle réalise un chiffre d‟affaire :
Chiffre d‟affaires prestations et travaux qui représente 100% du chiffre d‟affaires global
d‟un montant de 588 235 DA (au 31/12/2019).
Consommation de l’exercice
La consommation au 31/12/2019 s‟élève à 519 588 DA qui est principalement
représentée dans les rubriques approvisionnements et les services externes dont la
Rémunération d'intermédiaires et honoraires qui a le montant 1 000 DA.
Valeur ajoutée de l’exploitation
Cela signifie une richesse supplémentaire pour l'entreprise qui est déterminée par la
différence entre la production et la consommation du cycle et la valeur ajoutée ont été
valorisée pour un montant de : 67 647 DA.
Excédent brut d’exploitation
Représente la différence entre la valeur ajoutée, les charges de personnel, Impôts et
taxes (sauf la taxe sur les bénéfices), Je remarque une augmentation de la valeur ajoutée en
arrivant à l'excédent d'exploitation et Cela est dû à la valeur des Impôts et taxes et versements
58 823 DA.
Résultat opérationnel
Représente l'excédent brut d'exploitation plus les produits opérationnels et les reprises
sur les pertes de valeurs et provisions diminuées des charges opérationnelles et des provisions
pour dépréciation et amortissement.
Résultat financier
Sont calculées en soustrayant la charge financière par des produits financiers.
Résultat ordinaire et extraordinaire
Le résultat ordinaire représente le solde minimum d‟imposition qui est exigé par les
impôts quand l‟entreprise réalise un résultat nul.
Résultat net (résultat comptable)
Le résultat net est déterminé après soustraction de l'impôt sur les bénéfices du résultat, Ce
résultat est calculé par déduction des différentes charges des différents produits. Pour ce
cas, Le résultat réalisé durant l‟exercice 2019 est égal à zéro (58 823).
Après l'obtention du résultat comptable, vient le stade du traitement fiscal où cette étape
concerne les ajustements nécessaires pour obtenir le résultat fiscal.
92
Chapitre III : Etude de cas
2.2.3 Détermination du résultat fiscal
Le résultat fiscal est calculé à partir de la relation suivante :
Résultat imposable =
Résultat comptable + Réintégrations – Déductions
Le résultat fiscal est calculé en utilisant le tableau N° 09 de la liasse fiscale qui sépare les coûts
avec précision et affiche les ajustements fiscaux requis en fonction des charges déductibles pour
la déduction des charges non déductibles, comme indiqué dans le tableau suivant :
93
Chapitre III : Etude de cas
Tableau n° 11 : Tableau de détermination de résultat fiscale pour l‟entreprise au cours de
l'exercice (2019).
I-Résultat net de l'exercice (compte de Bénéfice 58 823
résultat Perte
II-Réintégrations
Charge des immeubles non affectés directement à l'exploitation -
Quote-part des cadeaux publicitaires non déductibles -
Quote-part du sponsoring et parrainage non déductibles -
Frais de réception non déductible -
Cotisations et dons non déductibles -
Impots et taxes non déductibles -
Provisions non déductibles -
Amortissements non déductibles -
Quote-part des frais de recherche développement non déductibles -
Amortissements non déductibles liés aux opérations de crédit bail (Preneur) ([Link] 27 de LFC 2010) -
Loyers hors produits financiers (bailleur) ([Link] 27 de LFC 2010) -
Impot exigible sur le résultat 19% -
Impots sur les bénéfices des sociétés
Impot différé (variation) -
Pertes de valeurs non déductibles -
Amendes et pénalités -
Autres réintégrations -
Total des réintégrations -
III-Deductions -
Plus values sur cession d'éléments d'actif immobilisés ( [Link] 173 du CIDTA) -
Les produits et les plus values de cession des actions et titre assimilés ainsi que ceux des actions ou part -
d'OPCVM cotées en bourse
Les revenus provenant de la distribution des bénéfices ayant été soumis à l'impot sur les bénéfices des -
sociétes ou expressément exonérés ([Link] 147 bis du CIDTA)
Amortissements liés aux opérations de crédit bail ( Bailleurs) ([Link] 27 de LFC 2010) -
-
Loyers hors charges financiers (Preneur) ([Link] 27 de LFC 2010)
Complément d'amortissements -
Autres déductions -
Totale des déductions -
IV-Déficits antérieurs à déduire (cf,art 147 du CIDTA)
Déficit de l'année 20 -
Déficit de l'année 20 -
Déficit de l'année 20 -
Déficit de l'année 20 -
Total des déficits à déduire -
Résultat fiscal (I+II+III+IV) Bénéfice 58 823
Déficit -
Source : Etabli par nos propres soins à partir des documents de l‟entreprise, 2019
Je remarque que le résultat reste le même car il n'y a pas de réintégrations et de déductions.
94
Chapitre III : Etude de cas
Après l'application du traitement fiscal suscité, le résultat fiscal ou le gain fiscal est
calculé comme suit :
Résultat Fiscal=
Résultat comptable + Réintégrations – Déductions
Résultat Fiscal = 58 823 + 0.00 - 0.00
Résultat Fiscal = 58 823
2.2.4 Déclaration des bénéfices professionnels (TAP)
Tableau n° 12 : Charges de personnel, impôts, taxes et versements assimilés, autres services :
Rubrique Autres services Montants
Charges locatives et charges de copropriété
Etudes et recherches
Docummentation et divers
Transports de biens et transport collectif du personnel
Frais postaux et de télécommunications
Services bancaires et assimilés
Cotisations et divers
TOTAL (1) -
Charges de personnel
Rémunérations du personnel -
Rémunérations de l'exploitant individuel (cas d'une EURL)
Cotisations aux organismes sociaux
Charges sociales de l'exploitant individuel (cas d'une EURL)
Autres charges sociales
Autres charges de personnels
TOTAL (2) -
Impôts, taxes et versements assimilés
Impôts, taxes et versements assimilés sur rémunérations 8 824
Impôts et taxes non récupérables sur chiffres d'affaires ;
Autres impôts et taxes (hors impôts sur les résultats)
TOTAL (3) 8 824
TOTAL (1) +(2) +(3) 8 824
95
Chapitre III : Etude de cas
Tableau n° 13 : Taxe sur l'activité professionnelle G11
Lieu de payement de la Chiffre d'affaires imposable par TAP acquittée
TAP commune
RELIZANE 588 235 8 824
588 235 8 824
Sur la base des deux tableaux du bilan ci-dessus, le montant qui a été payé pour le TAP
est de 8 824 DA, et il est calculé pour tous ceux qui fonctionnent sur le régime réel comme suit:
Ils déduisent d'abord 25% de la (CA) car elle n'est pas soumise à la taxe, puis ils calculent le
montant qui représente 2% du (ca) (75%) restant
2.2.5 Déclaration globale des revenus (G01)
Après avoir rempli le formulaire G1 et l'avoir déposé au service fiscal, ils feront une
série de calculs pour déterminer le montant ou le pourcentage sur le (CA) que vous devez payer
Annexes N°13
Annexes N°14
En passe à l‟étape suivante.
[Link] CALCUL DE L’IMPÔT
Tableau n° 14 : Barème IRG au revenu net global
Le tableau suivant explique le montant que chaque revenu doit payer aux autorités fiscales
Fraction du revenu imposable Taux d'imposition
N'excède pas 120 000 DA 10 000 DA
de 120 001 DA à 360 000 DA 20%
de 360 001 DA à 1 440 000 DA 30%
Supérieures à 1 440 000 DA 35%
Basé sur :
Annexes N°13
Annexes N°14
Tableau N°14
L‟entreprise doit payer une taxe forfaitaire de 10 000 DA, et donc elle n'a pas dépassé le
niveau de 120 000 pour qu'elle soit imposée avec une taxe de 20%.
96
Chapitre III : Etude de cas
Apres l‟étude de mon cas pratique on a constaté que l‟entreprise un est en situation
de bénéfice mais faible par rapport à son résultat net. Donc on a suggéré les points
suivants :
Réviser vos offres de prix
Restructurer les processus de travail
Augmenter la valeur perçue de vos produits/services
Effectuer des investissements dans le cadre de son activité afin de faire en sorte
d‟améliorer le résultat de l‟entreprise
Les limites
Au cours de mon travail on a rencontré les difficultés suivantes :
La difficulté de poser la main sur tous les documents internes de l‟entreprise.
La difficulté de collecter les informations pertinentes de l‟entreprise.
97
Chapitre III : Etude de cas
Conclusion du chapitre III
A partir de mon étude, Je peux conclure qu‟il existe toujours des différences entre la
comptabilité et la fiscalité en matière de principes, A cet effet on constate que le résultat fiscal
est différent du résultat comptable car ce dernier s‟appuie sur les règles de droit comptable
mais le résultat fiscal s‟appuie sur le droit fiscal, d‟où vient la nécessité d‟effectuer une
vérification par l‟administration fiscale.
98
Conclusion générale
Suite aux diverses rénovations effectuées au niveau du cadre légal et règlementaire régissant les
pratiques comptables et fiscales des entreprises, la relation entre la comptabilité et la fiscalité s„avère
essentielle pour la détermination du résultat comptable et du résultat fiscal.
Tout au long de ce travail, J‟ai tenté d‟apporter des éléments de réponse, que J‟ai jugée
essentiels, à la question : « Comment passer d’un bilan comptable a la déclaration du bilan fiscal?».
Afin de répondre à cette question, J‟ai traité un cas d‟une entreprise individuelle (Djelloul-Abbou
Aoued). A cet égard, la présente étude vise à explorer les facteurs explicatifs des divergences
comptabilité-fiscalité. Plus précisément, l„étude traite l„origine des divergences entre le résultat
comptable et le résultat fiscal, qui sont dues aux différences de traitement entre la réglementation
comptable et la loi fiscale.
La comptabilité permet de mesurer les résultats de l„entreprise à travers le recensement des flux
économiques. Elle a pour objectif la description de sa situation financière, l„état de son patrimoine
ainsi que de ses performances. La tenue d‟une comptabilité est une obligation légale dont les modalités
sont définies par le droit comptable et selon des principes bien déterminés. La nouvelle réforme
comptable est rendue nécessaire par les changements intervenus sur la scène économique et financière
internationale et induite par le contexte d‟ouverture et de libéralisation imposé par les institutions
financières et commerciales internationales. C‟est pourquoi l‟Algérie a opté pour un nouveau système
comptable et financier inspiré des normes IAS/IFRS et appliqué à partir du 01 Janvier 2010.
La fiscalité a pour but de déterminer les principes et règles d„évaluation du bénéfice imposable
et les modalités de taxation de celui-ci. Les divergences au niveau des résultats, comptable et fiscal
sont nombreuses et variées. La fiscalité se base sur la comptabilité pour déterminer la base imposable.
Le bénéfice imposable soumis à l„impôt sur les sociétés est établi à partir du résultat comptable qui est
corrigé de certains ajustements prévus par la loi fiscale. La prise en compte de ces ajustements ne
conduit pas à établir un bilan fiscal distinct du bilan comptable mais à établir un tableau de
détermination du résultat fiscal qui regroupe les différentes réintégrations et déductions fiscales. Les
principales réintégrations portent sur certaines charges ou l„excès par rapport à une limite de
déduction. Les déductions portent sur certains produits non imposables tels que les dividendes. Cela a
été vérifié dans l‟étude du cas pratique, à travers la détermination du résultat fiscal, en ajustant le
résultat comptable, de l‟entreprise, et cela en respectant les dispositions fiscales énoncées par les lois
de finances lors de la promulgation du SCF.
Le travail J‟ai conduit à conclure que la comptabilité et la fiscalité sont deux disciplines
autonomes, qui partagent les mêmes concepts mais répondant à des objectifs différents.
Enfin Pour permettre à l'entreprise de satisfaire aux exigences des normes et celles relatives à la
fiscalité, il est indispensable d'étudier et d'éluder toutes les questions ayant un impact sur les
ressources fiscales de l'Etat, car il ne s'agit pas de privilégier un aspect par rapport à un autre, mais
d'aboutir à un passage d'un résultat comptable à un résultat fiscal optimisant ces deux exigences.
99
Bibliographie
Ouvrages
1. BELAMIRI Khélaf, « Guide fiscal : impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) »1 er
édition, version 2012.
2. BENREJDAL.M, « Du plan comptable national au système comptable financier »,
édition DAR EL HANA, Alger,2009.
3. Brun Stéphan, « IAS/IFRS : Les normes internationales d‟information financière »,
2006.
4. CHARLES AIME, MARC ROCHEDY, « Aide-mémoire, Droit fiscale » ,14éme
édition, DALLOZ, Paris 2016.
5. CHARLOTTE DISLE ; EMMANUEL DISLE ; « Comptabilité et information
financière » ; édition DUNOD ; Paris 2016.
6. COLASSE Bernard, « Les fondements de la comptabilité », Collection Repères,
édition La Découverte, 2007.
7. Collectif EPBI « Système Comptable Financier ».
8. CYRILLE MANDOU, Comptabilité générale de l‟entreprise, Instruments et
procédures.
9. DISLE.C, MAESO.R, MEAU.M, « Introduction à la comptabilité : Manuel et
applications », édition Francis LEFEBVRE, DUNOD, paris 2012.
10. EMARD.G, MERLE.B et RUEFF.N, (2004), « Normes IAS/IFRS Que faut-il faire ?
comment s‟y prendre ? », édition d‟organisation, Paris 2004.
11. EMMANUEL DISEL, JACQUES SARAF, « Gestion fiscale », 13éme édition
DUNOD, paris 2013.
12. FRANCOIS GOLIARD, « Droit fiscal général : les points clés qu‟il faut connaitre en
matière d‟impôt », édition GUALINO, paris 2017.
13. GARMILIS. A, « Comptabilité financière », édition DUNOD, Paris 2002.
14. HAMMADOU Ibrahim, TESSA AHMED, « cours, applications et travaux dirigés :
Fiscalité de l‟entreprise », Alger2011.
15. IRION Bernard ; « La convergence du droit comptable français vers les normes
IAS/IFRS » : propositions Comptables et fiscales de la CCIP ; Rapport ; 23 décembre
2004 ; Chambre de commerce et d'industrie de Paris.
16. LEFEBVRE. F, « Mémento pratique comptable », 21éme édition, Economica, paris
2002.
17. Michel Hamon, ANBDD Nantes, Comptabilité et gestion de l‟entreprise.
18. NEGRIN.O « Une légende fiscale : la définition de l'impôt de Gaston Jèze », in Revue
de droit public, 2008, N° 01.
19. OBERT Robert, « Pratique des normes IFRS : comparaison avec les règles Françaises
et les US GAAP », édition DUNOD, Paris 2006.
20. T. ZITOUNE, F. GOLIARD, « droit fiscal des entreprises », édition GALINO, Paris
2005.
21. TAZDAIT Ali, « maitrise du système comptable et financier », 1ere édition ACG,
Alger
2009.
100
Bibliographie
Textes réglementaires
1. Code des impôts directs, et taxe assimilées 2018.
2. Code des Taxe sur le Chiffre D‟affaire, 2017.
3. Journal officiel 2007.
4. Journal officiel 2009.
5. Journal officiel 2012.
6. La loi de finance pour 2008.
7. La loi de finance pour 2018.
8. La loi de Finances Complémentaire 2010.
9. Ministre des finances, Direction Générale des impôts, « Le système fiscale Algérien »,
édition 2018.
Manuels
1. Collectif EPBI, Système Comptable Financier.
2. Comment établir sa liasse fiscale, le passage du RC au RF.
Sites Web
1. [Link].
2. [Link]
3. [Link].
101
f
Liste des tableaux et figures
N° Titre du tableau N° de page
N°01 Classification des normes IAS/IFRS 16
N°02 Critères de reconnaissance d‟un actif et passif d‟impôt différé 24
N°03 Barème progressif (IRG) 53
N°04 Le taux d‟imposition (Patrimoine) 59
N°05 Tableau d‟imposition (Taxe Intérieure de Consommation) 60
N°06 Liste des Taxes déductible 84
N°07 Relevé bancaire 86
N°08 Les déclarations trimestrielles de l‟exercice 2019 87
N°09 Les déclarations annuelles 88
N°10 Tableau de résultats pour l‟entreprise au cours de l'exercice (2019) 89
N°11 Tableau de détermination de résultat fiscale pour l‟entreprise au 92
cours de l'exercice (2019).
N°12 Charges de personnel, impôts, taxes et versements assimilés, 93
autres services
N°13 Taxe sur l'activité professionnelle 94
N°14 Barème IRG au revenu net global 94
102
Annexe N°01 : La liste des normes IAS/IFRS
Normes OBJET DE LA NORME
IAS/IFRS
IAS 1 Présentation des états financiers
IAS 2 Stocks
IAS 7 Tableau des flux de trésorerie
IAS 8 Méthodes comptables, changement d‟estimation comptables et erreurs
IAS 10 Evénements postérieurs à la date de clôture
IAS 11 Contrat de construction
IAS 12 Impôts sur le résultat
IAS 14 Information sectorielle
IAS 16 Immobilisations corporelles
IAS 17 Contrat de location-financement
IAS 18 Produits des activités ordinaires
IAS 19 Avantages au personnel
IAS 20 Comptabilisation des subventions publiques et information à fournir sur l‟aide
publiques
IAS 21 Effet des variations des cours des monnaies étrangère
IAS 23 Couts d‟emprunt
IAS 24 Information relative aux parties liées
IAS 26 Comptabilité et rapports financiers des régimes de retraite
IAS 27 Etats financiers et individuels
IAS 28 Participation dans des entreprises associées
IAS 29 Information financière dans des économies hyper inflationniste
IAS 31 Participation des coentreprises
IAS 32 Instruments financiers : présentation
IAS 33 Résultat par action
IAS 34 Information financière intermédiaire
IAS 36 Dépréciation d‟actifs
IAS 37 Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels
IAS 38 Immobilisations incorporelles
IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et évaluation
IAS 40 Immeubles de placement
IAS 41 Agriculture
IFRS 1 Première application des normes d‟information financière internationales
IFRS 2 Payement fondé sur des actions
IFRS 3 Regroupement d‟entreprises
IFRS 4 Contrats d‟assurance
IFRS 5 Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées
IFRS 6 Prospection et évaluation des ressources minérales
IFRS 7 Instruments financiers : informations à fournir
IFRS 8 Segments opérationnels
IFRS 9 Instrument financier
IFRS 10 Etat financiers consolidés
IFRS 11 Partenariats
IFRS 12 Information à fournir sur les intérêts détenus dans d‟autres entités
IFRS 13 Evaluation et la juste valeur
Source : [Link]
Annexe N°02 : Facture N°01
Annexe N°03 : Facture N°02
Annexe N°04 : G50(T1)
Annexe N°05 : G50(T2)
Annexe N°06 : G50(T3)
Annexe N°07 : G50(T4)
Annexe N°08 : Quittance
Annexe N° 09 : Présentation de l’actif du bilan
Annexe N°10 : Présentation du passif du bilan
Annexe N° 11 : G11
Annexe N° 12 : G11
Annexe N°13 : G01
Annexe N°14 : G01
Table des matières
Remerciements.
Sommaire.
Liste des abréviations.
Introduction générale ........................................................................................................ 01
Chapitre I : Le système comptable financier algérien
Section 1 : Présentation du système comptable financier ................................................... 05
1.1. La normalisation comptable : Base de l‟élaboration du SCF ....................................... 05
1.2. Les objectifs de la normalisation comptable ................................................................ 05
1.3. La mise en place du système comptable financier en Algérie...................................... 06
1.4. Cadre conceptuel .......................................................................................................... 07
1.4.1. L‟application du SCF ................................................................................................ 07
1.4.2. Les principes et conventions utilisés par le SCF ....................................................... 08
[Link]. Méthodes comptables, comptabilité et états financiers .......................................... 08
[Link]. Les hypothèses sous-jacentes à la préparation des Etats financiers ....................... 09
1.4.3. Les principes comptables fondamentaux................................................................... 10
1.4.4. Caractéristiques qualitatives de l‟information financière .......................................... 13
1.5. Définition des actifs, des passifs, des capitaux propres, des produits et des charges . 14
1.5.1. L‟actif ........................................................................................................................ 14
1.5.2. Le passif .................................................................................................................... 14
1.5.3. Les capitaux propres .................................................................................................. 15
1.5.4. Les produits ............................................................................................................... 15
1.5.5. Les charges ................................................................................................................ 15
1.6. Les normes comptables du SCF ................................................................................... 15
1.6.1. Les stocks (IAS 2) ..................................................................................................... 16
[Link]. Définition des stocks .............................................................................................. 16
[Link]. Evaluation des stocks ............................................................................................. 16
[Link]. Méthodes de valorisation........................................................................................ 17
[Link]. Comptabilisation .................................................................................................... 17
1.7. Les immobilisations corporelles et incorporelles (IAS 16 et IAS 38).......................... 17
1.7.1. Définition des immobilisations corporelles et incorporelles ..................................... 18
1.7.2. Le coût d‟une immobilisation.................................................................................... 18
1.7.3. Durée et mode d‟amortissement ................................................................................ 18
[Link]. Les modes d‟amortissement ................................................................................... 18
[Link]. La comptabilisation de l‟amortissement................................................................. 21
1.8. Impôts sur le résultat (IAS 12) ..................................................................................... 22
1.8.1. Présentation de la norme relative à l‟impôt sur le résultat ........................................ 22
[Link]. Les charges d‟impôts .............................................................................................. 22
1.8.2. Les provisions (IAS 37) ............................................................................................ 24
[Link]. Définition des provisions ....................................................................................... 24
[Link]. Evaluation des provisions....................................................................................... 24
[Link]. Remboursements .................................................................................................... 24
[Link]. Les pertes opérationnelles futures .......................................................................... 25
1.9. Comptabilisation des subventions publiques et information à fournir sur l‟aide Publique
(IAS 20) ............................................................................................................................... 25
1.9.1. Définition des subventions publiques........................................................................ 25
1.9.2. Comptabilisation des subventions ............................................................................. 25
1.9.3. Remboursement des subventions publiques .............................................................. 25
1.10. La nomenclature et le fonctionnement des comptes du SCF ..................................... 26
1.10.1. Principes du plan des comptes................................................................................. 26
1.10.2. Le cadre obligatoire des comptes ............................................................................ 26
1.11. Les états financiers ..................................................................................................... 27
1.11.1. Le bilan .................................................................................................................... 27
1.11.2. Le compte de résultat .............................................................................................. 28
1.11.3. Tableau des flux de trésorerie ................................................................................. 29
1.11.4. Etat de variations des capitaux propres ................................................................... 30
1.11.5. L‟annexe .................................................................................................................. 30
Section 2 : Elaboration du résultat comptable .................................................................... 31
2.1. La notion du résultat selon les différentes approches ................................................... 31
2.1.1. L‟approche comptable ............................................................................................... 31
2.1.2. L‟approche Economique ........................................................................................... 32
2.1.3. L‟approche financière ............................................................................................... 32
2.1.4. L‟approche fiscale ..................................................................................................... 32
2.2. Les différentes méthodes de calcul du résultat ............................................................. 32
2.2.1. L‟approche du bilan .................................................................................................. 33
2.2.2. L‟approche du compte de résultat ............................................................................. 33
2.3. Les travaux de régularisation de fin d‟exercice ............................................................ 34
2.3.1. L‟inventaire extra comptable et les opérations de régularisation .............................. 35
2.3.2. L‟inventaire des immobilisations .............................................................................. 35
2.3.3. L‟inventaire des stocks .............................................................................................. 35
[Link]. La régularisation des stocks ................................................................................... 36
[Link]. Constitution de dépréciation des stocks ................................................................. 37
2.4.4. Provision pour dépréciation des créances ................................................................. 38
2.4.5. La comptabilisation de la provision pour risque et charges ...................................... 40
2.4.6. Régularisation des comptes de gestion...................................................................... 40
[Link]. Les produits et charges constatés d‟avance ............................................................ 41
[Link]. Les produits à recevoir ........................................................................................... 41
[Link]. Les charges à payer ................................................................................................ 41
Chapitre II : Le système fiscal algérien
Section 1 : Aspects de la fiscalité et la fiscalité algérienne ................................................ 46
1.1. Aspects de la fiscalité ................................................................................................... 46
1.1.1. Définition de l‟impôt ................................................................................................. 46
1.1.2. Les fonctions de l‟impôt ............................................................................................ 47
[Link]. La fonction financière ............................................................................................ 47
[Link]. La fonction économique ......................................................................................... 48
[Link]. La fonction sociale ................................................................................................. 48
1.1.3. Les classifications de l‟impôt .................................................................................... 48
[Link]. La classification administrative .............................................................................. 48
[Link]. Les classifications économiques ............................................................................ 49
[Link]. La classification technique ..................................................................................... 50
[Link]. La classification sociale ......................................................................................... 51
1.2. La fiscalité algérienne .................................................................................................. 52
1.2.1. Impôts directes .......................................................................................................... 52
[Link]. Impôt sur le Revenu Global (IRG) ......................................................................... 52
[Link]. Impôt Forfaitaire Unique (IFU).............................................................................. 54
[Link]. Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS) ............................................................... 54
[Link]. Taxe sur l‟Activité Professionnelle (TAP) ............................................................. 56
[Link]. Taxe Foncière (TF) ................................................................................................. 57
[Link]. Taxe d‟Assainissement (TA) .................................................................................. 57
[Link]. Impôt sur le Patrimoine .......................................................................................... 58
1.2.2. Taxes sur le Chiffre d‟Affaires .................................................................................. 59
[Link]. Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ......................................................................... 59
[Link]. Taxe Intérieure de Consommation (TIC) ............................................................... 60
[Link]. Taxe sur les Produits Pétroliers .............................................................................. 61
1.2.3. Impôts indirects ......................................................................................................... 61
[Link]. Droit de Circulation ................................................................................................ 61
[Link]. Droit de Garantie et d‟Essai ................................................................................... 61
[Link]. Droit d‟Enregistrement ........................................................................................... 61
[Link]. Droits de Timbre .................................................................................................... 62
Section 2 : Détermination du résultat fiscal ........................................................................ 63
2.1. Définition de résultat fiscal .......................................................................................... 63
2.2. L‟incidence de la mise en œuvre du système comptable financier sur la fiscalité ....... 63
2.2.1. Article 06 LFC 2009 ................................................................................................. 63
2.2.2. Article 4 LFC 2009 ................................................................................................... 64
2.2.3. Article 5 LFC 2009 ................................................................................................... 65
2.2.4. Article 8 LFC 2009 ................................................................................................... 65
2.2.5. Article 10 LFC 2009 ................................................................................................. 65
2.3. Traitement des différentes charges déductibles............................................................ 66
2.3.1. Les Charges décaissables .......................................................................................... 66
[Link]. Les consommations ................................................................................................ 66
[Link]. Frais de personnel ................................................................................................... 66
[Link]. Frais financier ......................................................................................................... 67
[Link]. Impôts et taxes ........................................................................................................ 67
[Link]. Les frais de location ............................................................................................... 68
[Link]. Frais de recherche et de développement................................................................. 68
[Link]. Dépenses relatives aux investissements ................................................................. 68
[Link]. Cadeaux, dons et frais de publicité......................................................................... 68
[Link]. Sponsoring et parrainage ........................................................................................ 69
2.3.2. Les charges non décaissables .................................................................................... 69
[Link]. Les amortissements ................................................................................................ 69
[Link]. Les provisions ........................................................................................................ 71
2.4. Traitement des différents produits................................................................................ 72
2.4.1. Les ventes de marchandises et productions vendue .................................................. 72
2.4.2. La production stockée ............................................................................................... 73
2.4.3. Les prestations fournies ou prestations de services ................................................... 73
2.4.4. Les indemnités ........................................................................................................... 73
2.4.5. Les dégrèvements d‟impôts ....................................................................................... 74
2.4.6. Les produits financiers .............................................................................................. 74
2.4.7. Les revenus fonciers .................................................................................................. 74
2.4.8. Travaux d‟entreprise ................................................................................................. 75
2.4.9. Les subventions ......................................................................................................... 75
2.4.10. Les plus-values de cession ...................................................................................... 76
2.4.11. La laisse fiscale........................................................................................................ 78
2.4.12. Les charges a réintégrer ........................................................................................... 78
2.4.13. Les produits a déduire ............................................................................................. 79
Section 3 : Déclaration ........................................................................................................ 80
3.1. Déclaration d‟existence ............................................................................................ 80
3.2. Déclaration mensuelle .............................................................................................. 80
3.3. Déclaration annuelle des revenus et des résultats .................................................... 80
3.3.1. Au titre de l‟IRG ................................................................................................... 80
[Link].Déclaration globale des revenus .......................................................................... 80
[Link]. Déclarations spéciales professionnelles ............................................................. 81
Chapitre III : Etude de cas de la détermination du résultat fiscal de l’entreprise
Section 1 : Présentation générale de l‟entreprise ................................................................ 85
1.1. Présentation de l‟entreprise .......................................................................................... 85
1.2. Les missions et le rôle de l‟entreprise .......................................................................... 85
Section 02 : Les étapes du passage du résultat comptable à la déclaration du résultat fiscal ....... 86
2.1. Audit des déclarations mensuelles/trimestrielle .......................................... 86
2.1.1. Déclaration des achats (TVA déductible) ................................................................. 86
[Link]. Découverte des documents concernés ................................................................. 86
[Link]. Audit des Taxes déductible .................................................................................... 86
[Link]. Déclaration et Versement des cotisations (CNAS) ................................................ 87
[Link]. Déclaration des encaissements (TVA collectée) .................................................... 88
[Link]. Audit des déclarations mensuelles (G50) ............................................................... 89
2.2. Audit de déclaration annuelle (2019) ........................................................................... 90
2.2.1. Déclaration annuelle des salaires et des salariés (DAS)............................................ 90
2.2.2. Les documents de synthèse ....................................................................................... 90
[Link]. Le Bilan .................................................................................................................. 90
[Link]. Le TCR ................................................................................................................... 91
2.2.3. Détermination du résultat fiscal ................................................................................ 93
2.2.4. Déclaration des bénéfices professionnels (TAP)....................................................... 95
2.2.5. Déclaration globale des revenus (G01) ..................................................................... 96
Conclusion générale .......................................................................................................... 99
Bibliographie.................................................................................................................... 100
Liste des tableaux et figures ............................................................................................. 102
Liste des Annexes............................................................................................................... 103
Résumé.
Résumé :
La Société est considéré comme un élément clé de l'activité économique et de contribuer à la croissance
productive de l'État, et l'importance du rôle de l'institution sont tenus d'organiser ses opérations et ses comptes et
les connaissances des différentes ressources et leurs dettes ainsi que pour déterminer le résultat des cours
financiers.
En vertu de ce concept, j‟ai constaté que les pratiques comptables et fiscales jouent un rôle clé dans la
gestion de l'activité de l'entreprise et de déterminer leurs liens avec les opérateurs économiques, ainsi que de
montrer la situation économique de l'institution par le résultat net qui sont soumis à des règles comptables et
règles fiscales qui donnent le résultat final.
C'est ce qui j‟ai amène à poser la question suivante : {comment de passage du bilan comptable a la
déclaration de bilan fiscal ?} En conséquence, cette recherche vise à mener une étude sur l‟entreprise des travaux
d'électricité pour savoir comment passer du bilan comptable a la déclaration du bilan fiscal.
Mots-clés :
Comptabilité, Fiscalité, Bilan comptable, Tableau des comptes de résultats, Le résultat comptable, Le résultat
fiscal.
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