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Le texte présente une scène de la pièce 'L'Amour médecin' de Molière, où Sganarelle s'inquiète de la mélancolie de sa fille Lucinde, qui souhaite se marier. Malgré les tentatives de Lisette pour comprendre les désirs de Lucinde, Sganarelle refuse d'écouter et se montre colérique. La scène illustre le comique de situation à travers le refus de Sganarelle d'accepter la réalité des sentiments de sa fille.
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Le texte présente une scène de la pièce 'L'Amour médecin' de Molière, où Sganarelle s'inquiète de la mélancolie de sa fille Lucinde, qui souhaite se marier. Malgré les tentatives de Lisette pour comprendre les désirs de Lucinde, Sganarelle refuse d'écouter et se montre colérique. La scène illustre le comique de situation à travers le refus de Sganarelle d'accepter la réalité des sentiments de sa fille.
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Moliére
(1622-1673)
1 entretenir
votre fille:
parler votre
fille.
2. mélancol
tristesse.
3. une coquine :
ici, injure.
4. sonder:
interroger.
5. affliger :
altrister.
6. vous aver
quelque
répugnance:
vous n’aver
pas envie,
7. inclination ;
amour.
8. ingrate:
qui n'est pas
reconnaissante,
[Link]é :
affection.
196
‘//ne dispute familiale
7-voUs un texte de théatre, ila lecture 7
1. A quoi reconni is
2. Au théatre, les paroles des personnages s‘adressent-elles seulement
10
5
aux autres personnages présents sur scene ?
« Un mari, un mari, un mari »
Inquiet de la tristesse de sa fille Lucinde, Sganarelle Iui demande Vorigine
de son mal, Elle lui avoue alors qu'elle souhaiterait se marier. Mais Sganarelle
refuse cette idée et décide de faire comme s'il n'entendait pas. Lisette, la servante
de Lucinde, entre en scene.
Lisrrre, SGANARELLE, LUCINDE
dentretenir votre fille'.
Liserre, ~ Hé bien | Monsieur, vous\ven
Aver-vous su la cause de sa mélancolie® ?
SGANARELI
= Non, C'est une coquine® qui me fait enrager.
Liserre. - Monsieur, laissez-moi faire, je m’en vais la sonder un peu,
SGANARELLE. ~ II n'est pas nécessaire ; et puisqu’elle veut étre de cette
humeur, je suis d’avis qu’on I'y laisse.
Liserre. - Laissez-moi faire, vous dis-je. Peut-étre qu’elle se découvrira
plus librement & moi qu’d vous. Quoi ? Madame, vous ne nous direz |
point ce que vous avez, et vous voulez affliger’ ainsi tout le monde ? Il
me semble qu’on n’agit point comme vous faites, et que, si vous avez
quelque répugnance* a vous expliquer a un pére, vous n’en devez avoir
aucune a me découvrir votre coeur. Dites-moi, souhaitez-vous quelque
chose de lui ? II nous a dit plus d’une fois qu’il n’épargnerait rien pour |
vous contenter. Est-ce qu'il ne vous donne pas toute la liberté que vous
souhaiteriez, et les promenades et les cadeaux ne tenteraient-ils point
votre ame ? Heu. Avez-vous recu quelque déplaisir de quelqu'un ? Heu.
N’auriez-vous point quelque secréte inclination’, avec qui vous souhai-
teriez que votre pére vous mariat ? Ab ! je vous entends. Voila l'affaire.
Que diable ? pourquoi tant de facons ? Monsieur, le mystére est décou-
vert 5 et...
SGANARELLE, linterrompant. - Va, fille ingrate’, je ne te veux plus par-
ler, et je te laisse dans ton obstination,
Lucinpe, ~ Mon pére, puisque vous voulez que je vous dise la chose...
SGANARELLE, ~ Oui, je perds toute 'amitié” que j’ava
s pour toi.
Ovdlilie avec UallovdaimerAmour médeci
Baptiste et Cie,»
(1996),
25 LiseTTE. ~ Monsieur, sa tristesse...
SGANARELLE, ~ C'est une coquine qui me veut faire mourir.
Lucinpe. - Mon pére, je veux bien..
SGANARELLE. ~ Ce n'est pas la récompense de t'avoir élevée comme j
fait.
xo Laser. - Mais, Monsieur...
= Non, je suis contre elle dans une colére épouvantable.
Lvcinpe. - Mais, mon pire...
SGANARELLE. - Je n’ai plus aucune tendresse pour toi.
Lisette. - Mais...
38. SGANARELLE. ~ C'est une friponne”,
LucinpE. - Mais...
SGANARELLE. - Une ingrate.
Lisette. - Mais...
SGANARELLE. - Une coquine, qui ne me veut pas dire ce qu'elle a.
ao Liserre. - Cest un mari qu'elle veut.
SGANARELLE, faisant semblant de ne pas entendre. - Je 'abandonne.
Lisette. - Un mari.
SGANARELLE. - Je la déteste.
Liserre. - Un mari.
45 SGANARELLE. ~ Et la renonce pour ma
fille.""
Lisetre. - Un mari.
SGANARELLI
point,
= Non, ne m’en parlez
so Liserre, - Un mari.
SGANARELLE. ~ Ne m'en parlez point.
Liserre, - Un mari.
SGANARE!
I
e. ~ Ne m’en parlez point.
2. ~ Un mari, un mari, un mari.
Moliére, L'Amour médecin (1665),
acte L, scene 3
Molitre, par la compagnie
en scene de Damien Bricoteaux
7 Scenes dela vie quotidienne au theatre
Ovdlilie avec UallovdiierLe texte de théatre
1. Qui sont les personnages en présence ?
Comment sait-on qui parle ?
2. Observez la longueur des répliques (des
prises de parole). Qui parle le plus ? Justifiez
votre réponse.
3. a. Relevez les pronoms par lesquels les
personnages s’adressent l'un a l'autre.
b. Quels sont les temps utilisés dans le dialo-
gue?
4. Relevez les didascalies (textes en italique,
non prononcés par les personnages) : quelles
indications fournissent-elles a l’acteur ?
Une scene comique
5. Le comique de situation.
a. Quelle vérité Sganarelle ne veut-il pas
entendre ?
b. Comment s'y prend-il pour tenter d’y
échapper ? Citez le texte. Y parvient-il ?
c. En quoi la situation est-elle comique ?
OCIINE aVEU UdINOUdIINEe!l