Coût de prise en charge de fractures âgées
Coût de prise en charge de fractures âgées
MBA-Administration et Gestion
CESAG EXECUTIVE EDUCATION
des Entreprises
(CEE) (MBA-AG)
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Promotion
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(2016-2017)
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THEME
IB
AVRIL 2018
DÉDICACE
A toi mon DIEU le Tout Puissant le Miséricordieux le très Miséricordieux, pour ta grâce et
ton assistance sans fin,
A mon défunt père EL HADJI KAINACK TINE et ma défunte mère PENDA SENE, pour
nous avoir mis sur le droit chemin, je ne cesserai de prier pour leur repos éternel au paradis,
A tous ceux qui me sont chers,
REMERCIEMENTS
J’aimerai exprimer d’abord toute ma gratitude et mes remerciements les plus sincères à
monsieur le ministre KHADIM DIOP qui nous a beaucoup aidés à obtenir la bourse qui nous
a permis de payer cette formation.
Je tiens ensuite à remercier très sincèrement tous ceux qui nous ont apporté leur concours
tout le long de notre formation et pendant la réalisation du présent travail, notamment :
l’établissement ;
A monsieur Mouhamadou Fadel Ndiaye, SAF de l’hôpital, qui a facilité notre contact
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au pool secrétaires, pour leur franche collaboration et leur précieuse aide dans mes recherches
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Que tous ceux qui, à l’hôpital ou ailleurs ont eu à contribuer d’une quelconque manière à la
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ECG: Electro-cardiogramme
CA : Conseil d’Administration
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SOMMAIRE
INTRODUCTION ____________________________________________________________________________ 11
CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTÉRATURE SUR LE CALCUL DES COUTS PAR LA MÉTHODE ABC ________________ 13
SECTION 2 : DÉMARCHE, AVANTAGES ET LIMITES DU CALCUL ET DE L’ANALYSE DES COÛTS PAR LA MÉTHODE
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ABC ______________________________________________________________________________________ 18
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INTRODUCTION ____________________________________________________________________________ 31
TH
CHAPITRE IV : CALCUL ET ANALYSE DU COUT DE LA PRISE EN CHARGE DE LA FRACTURE DU COL DU FÉMUR CHEZ
SECTION 2 : ANALYSE DU COUT RÉEL GÉNÉRÉ PAR LA PRISE EN CHARGE DE LA PATHOLOGIE ______________ 64
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INTRODUCTION GÉNÉRALE
IB
LI
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TH
EQ
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INTRODUCTION GÉNÉRALE
A la fin de la décennie70, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs (les deux chocs
pétroliers de 1973 et 1979, les sécheresses successives, la chute des cours mondiaux de
l’arachide, etc.), le Sénégal était confronté à des déséquilibres financiers très élevés et
éprouvait d’énormes difficultés pour assurer l’offre et le financement des services publics.
Pour faire face à ces difficultés économiques et financières, l’Etat s’est engagé au début des
années 80, sous l’égide des institutions de Brettons Woods, dans la mise en œuvre d’un vaste
programme d’ajustement structurel1 comprenant des mesures de stabilisations
macroéconomiques couplées à une série de réformes structurelles.
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Cette stratégie d’ajustement global qui s’est poursuivie jusqu’à la fin des années 90, n’a
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Dans le secteur de la santé, face aux difficultés, notamment financières, rencontrées par les
structures hospitalières de divers niveaux et dans le cadre de l’opérationnalisation de
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1998)3, une réforme profonde et globale du système hospitalier public dénommée « réforme
LI
hospitalière ».
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L’objectif principal de la réforme est d’amener l’hôpital public à être capable d’offrir aux
populations, des soins hospitaliers de qualité à des tarifs qui leur soient accessibles quel que
EQ
Mais la réalisation de cet objectif nécessite, sans nul doute, que les EPS disposent des
équipements médicaux de qualité( plateaux techniques relevés) avec un personnel médical et
paramédical qualifié et en nombre suffisant sans oublier les compétences techniques
adéquates pour la maintenance aussi bien préventive que curative du matériel technique et
médical. Et tout ceci requiert incontestablement des investissements conséquents dans le
cadre d’une gestion efficace et efficiente.
1
Moustapha Kassé (1990) : Sénégal : crise économique et ajustement structurel
2
PNDS (PLAN NATIONAL DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE), est un plan conçu par le gouvernement du Sénégal
pour la période 1998-2007, le PNDS avait pour objectifs de réduire la mortalité infanto-juvénile, maternelle la
baisse de l’indice de fécondité et la réduction de l’invalidité et des problèmes sociaux
3
Loi 98-08 du 02 mars 1998 portant réforme hospitalière et loi 98-12 du 02 mars 1998
Dès lors, pour permettre à l’hôpital réformé d’avoir les ressources financières nécessaires
pour procéder aux investissements indispensables à la réalisation de l’objectif principal qui lui
est assigné, les autorités vont prendre d’une part des mesures d’ordre économique et financier
pour multiplier les sources de financement des EPS et, d’autre part, des mesures d’ordre
réglementaire pour garantir aux populations l’accessibilité à des soins hospitaliers de qualité,
quel soit leurs conditions sociales.
Parmi les mesures d’ordre économique et financier prises par les autorités, pour augmenter
les ressources des EPS, la contribution financière demandée à chaque patient, à travers le
paiement d’un tarif lié à la prestation qu’il reçoit, est sans conteste la mesure la plus
marquante introduite par la réforme.
C
Mais pour éviter que les EPS ne se dévient de leur mission de service public et pour veiller à
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ce que chaque citoyen puisse accéder aux soins hospitaliers eu égard à son pouvoir d’achat,
l’Etat va, en 2005 (après cinq ans de mis en œuvre de la réforme), réglementer les tarifs
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Dans l’arrêté, les autorités étatiques vont déterminer pour les EPS de niveau 1,2 et 3 , les
planchers et les plafonds des tarifs qu’ils peuvent facturer aux usagers aussi bien pour les
LI
O
consultations, les actes chirurgicaux et autres actes pratiqués à titre externe que pour les
TH
hospitalisations tout en précisant, par ailleurs, que ces tarifs sont « modulables par
délibération du conseil d’Administration de chaque établissement public de santé hospitalier
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C’est dans ce contexte d’encadrement des tarifs, que les dirigeants des établissements
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hospitaliers sont tenus de réaliser leurs recettes propres issues de la tarification des soins. Et
ces ressources propres devraient, avec la subvention d’exploitation que leur accorde l’Etat à
travers sa politique d’enveloppe globale5, couvrir la totalité de leurs charges liées à leurs
activités de prise en charge médicale des patients.
Aujourd’hui, après plus de dix ans de mise en œuvre, l’encadrement des tarifs des soins
hospitaliers ne semble pas porter les fruits escomptés à savoir faciliter aux populations l’accès
4
Arrêté interministériel N°00738 du 21 février 2005 signé par les ministres de la santé et de la prévention, du
commerce et du budget.
5
La politique d’enveloppe globale de l’Etat consiste allouer aux hôpitaux une subvention annuelle destinée à
soutenir les dépenses des EPS
aux soins hospitaliers. Nombreux sont les usagers qui décrient la cherté des tarifs qui leur sont
appliqués dans les structures hospitalières publiques et n’hésitent pas à accuser ces dernières
de surfacturer les tarifs de certaines de leurs prestations en violation des limites définies par
l’arrêté interministériel de 2005 relatif à la fixation des tarifs hospitaliers.
Prenons par exemple la pathologie de la fracture du col du fémur chez la personne âgée. Pour
cette pathologie, si par hypothèse le patient devrait subir une opération pour une pose
intermédiaire de hanche(PIH), rien que pour l’ acte chirurgical y compris l’anesthésie ,le
centre hospitalier national Matlaboul Fawzaini de Touba(CHNMFT), qui est un hôpital de
niveau 3, réclame au patient 255 000 frs CFA et ce tarif n’intègre ni le prix du kit de
médicaments utilisés pour l’opération ni celui des implants(qui restent à la charge du
patient).De plus, le patient devra payer les autres prestations qu’il a reçues dans les autres
C
Au total, pour l’ensemble des prestations produites par le CHNMFT (examens, intervention
chirurgicale, bilan pré-opératoire, écho-cœur, radios, vpa, hôtellerie) relative à sa prise en
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charge depuis son admission aux urgences jusqu’à son hospitalisation à la chirurgie en passant
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par le bloc opératoire, la personne âgée victime de la fracture du col du fémur paiera au moins
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à l’hôpital 340.000 francs6 CFA sans tenir compte des sommes dépensées dans l’achat de ses
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ordonnances.
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Cela fait dire aux populations de Touba que le traitement de la pathologie de la fracture du
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col du fémur pour les personnes âgées est surfacturé par l’hôpital et l’accusent de tarifer ses
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Pourtant les autorités du CHNMFT, à l’instar des dirigeants des autres hôpitaux publics,
réfutent ces récriminations et soutiennent rester dans le cadre défini par le règlement quant
aux tarifs qu’elles pratiquent malgré que ces derniers ne reflètent pas la réalité des coûts
générés par les prestations auxquelles ces tarifs sont appliqués ajoutent-elles.
Donc l’appréciation du niveau des tarifs pratiqués par le CHNMFT, plus particulièrement
ceux relatifs au traitement de la fracture du col du fémur, diffère selon qu’on est du côté des
usagers ou du côté des autorités hospitalières. Si les premiers accusent la structure de violer le
6
Ce montant minimal est calculé sur la base des factures fournies par des patients âgés ayant été pris en
charge au CHNMFT pour cette pathologie pendant le premier semestre de l’année 2017
règlement relatif à la fixation des tarifs dans les établissements publics de santé, les seconds
soutiennent le contraire et estiment même produire à perte sans que leur manque à gagner soit
comblé par l’Etat.
Mais sur quoi les dirigeants du CHNMFT se fondent ils pour rejeter les accusations portées
contre la structure par rapport à la cherté de ses tarifs relativement à ceux appliqués aux actes
médicaux produits dans le cadre de la prise en charge de la fracture du col du fémur chez la
personne âgée ?
La question mérite d’être posée. Car pour tarifer un produit ou une prestation, il va de soi
qu’il faut tout au moins connaître le coût qu’il génère. Et un coût est, comme le définissent
Horngren & Al. (2006 :32), « Une somme de charges engagées en vue de la réalisation d’un
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objectif bien défini ». Or le CHNMFT, qu’il s’agisse des consultations simples ou spécialisées
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à la prise en charge des pathologies dans le cadre d’une hospitalisation, n’évalue pas les
ressources qu’il engage dans la réalisation de chacune de ses différentes prestations.
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Autrement dit, l’hôpital ne calcule pas les coûts des prestations qu’il fournit aux patients.
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Donc vouloir soutenir que la prise en charge de la fracture du col du fémur chez la personne
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âgée n’est pas surfacturée sans que son coût réel soit connu, relèverait d’une affirmation
purement hasardeuse de la part des autorités hospitalières. Mais cela ne vaut pas dire pour
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autant que les accusations de surfacturation portées contre la structure par les populations
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soient fondées.
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Quoi qu’il en soit, le fait de fixer les tarifs des prestations sans que les coûts supportés par
l’hôpital pour leurs réalisations ne soient calculés et connus au préalable, pose deux
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Le premier problème est que, avec cette manière de procéder, l’hôpital ne peut pas savoir
combien il gagne ou il perd dans ses prestations de soins. par conséquent cela lui empêche
d’une part de faire une évaluation objective et exhaustive des dépenses qui sont strictement
nécessaires pour la réalisation de ses différentes prestations de soins et, d’autre part, de
procéder à une bonne répartition de ses ressources entre ses différents services cliniques
selon leurs besoins d’où les ruptures fréquentes d’intrants auxquelles sont souvent confrontées
certains de ses services cliniques.
L’autre problème est relatif à sa compétitivité. Le fait qu’il soit étiqueté par les populations
comme étant un hôpital « cher » pousse la majorité d’entre elle(qui sont pauvres) à se
détourner de la structure au profit d’autres hôpitaux de la région jugés moins chers tel que le
centre hospitalier régional Heinrich Lübke de Diourbel(CHRHLD)lequel ,même s’il est de
niveau inférieur(EPS de niveau 2),ne fait pas moins que le CHNMFT en terme de qualité de
prise en charge des patients, surtout pour ce qui concerne le traitement de la fracture du col du
fémur chez la personne âgée.
Eu égard à toute cette controverse suscitée par le niveau des tarifs pratiqués par le CHNMFT
et vu les dommages qu’ils engendrent ou susceptibles d’engendrer pour l’hôpital notamment
par rapport à son image et sa compétitivité, il se révèle dès lors nécessaire pour ce dernier de
calculer les coûts liés à ses différentes prestations plus particulièrement ceux liés à la prise en
charge de la fracture du col du fémur. Cela lui permettrait de disposer de toutes les
informations relatives aux coûts réels générés par ses différentes prestations afin d’asseoir
C
une politique de tarification lui permettant d’être compétitif ne serait-ce que sur le plan de la
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prise en charge de la fracture du col fémur chez la personne âgée où il est fortement
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concurrencé par d’autres hôpitaux tel que l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel.
Mais pour pouvoir calculer des coûts encore faudrait-il disposer de l’outil de gestion
-B
encore mis en place une comptabilité de gestion pouvant lui permettre de calculer ses coûts.
LI
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En tant que outil de gestion, la comptabilité analytique nous permet de calculer les différents
TH
Déterminer un coût par la méthode des sections homogènes est une conception ancienne de
E
la comptabilité analytique. Il s’agit, dans chaque « centre d’analyse », de répartir ses charges
communes aux différents produits du centre au prorata d’une clé de ventilation représentative
de la consommation du coût indirect.
Cependant dans le contexte de l’hôpital cette présentation comporte des limites du fait que le
traitement d’une pathologie y suit en général un processus impliquant plusieurs services
chacun réalisant des activités bien déterminées pour la prise en charge.
Calculer le coût par activité ou méthode ABC (Activity Based Costy) est une nouvelle
approche utilisée par la comptabilité analytique. Cette méthode est fondée sur le principe
selon lequel : les produits consomment des activités et les activités consomment des
ressources ; donc déterminer le coût du produit, revient à calculer le coût des activités
déroulées pour la réalisation de ce produit.
Cette approche par activité nous parait être la méthode la plus appropriée pour mesurer le
coût du traitement d’une pathologie dont la prise en charge nécessite pour la plupart des cas
l’intervention de plusieurs services qui réalisent chacun des activités bien définies en
mobilisant des moyens bien déterminés .
âgée?
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La réponse à cette question principale passera par les réponses apportées aux questions sous-
AG
- Quelles sont les différentes activités qui sont réalisées pour la prise en charge de
cette pathologie ?
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consommées ?
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charge ?
- Quel est le coût réel de la prise en charge de la fracture du col du fémur chez la
personne âgée.
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Pour répondre à toutes ces questions soulevées et pour mieux appréhender l’intérêt suscité
U
Notre étude a pour objectif général de calculer et d’analyser par la méthode ABC le coût réel
supporté par l’hôpital Matlaboul Fawzaini dans la prise en charge de la personne âgée victime
d’une fracture du col du fémur. Cet objectif général est décomposé en objectifs spécifiques
qui sont les suivants :
INTÉRÊTS DE L’ÉTUDE
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L’étude présente beaucoup d’intérêts aussi bien pour l’hôpital, le gouvernement, le CESAG
que pour nous même.
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Pour l’hôpital
IB
LI
-Le coût réel généré par la prise en charge de cette pathologie chez la personne âgée.
TH
-Tous les éléments entrant dans ce coût ainsi que leur poids respectif dans la formation de ce
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coût afin d’identifier parmi ces éléments ceux qui sont les plus pertinents et ceux qui ne sont
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Cette étude permettra en outre à l’hôpital d’avoir des éléments d’appréciation pour savoir la
conduite à tenir par rapport au tarif appliqué pour la prise ne charge de cette pathologie. Il
permettra par ailleurs à la structure hospitalière de disposer de données qui pourront être
utilisées dans la mise en place d’un système d’information sur ses coûts de production.
Pour le gouvernement
Les résultats de nos recherches pourront de façon modeste contribuer à fournir aux autorités
du ministère de la santé des informations sur les coûts réels supportés par l’hôpital pour
certaines activités cliniques.
Pour le CESAG
Le travail pourrait contribuer à enrichir sa base documentaire. Il pourrait aussi fournir aux
stagiaires du CESAG qui effectuent des recherches sur la comptabilité analytique en milieu
hospitalier d’avoir des informations supplémentaires sur la question
Pour nous
La présente étude nous permettra de pouvoir mettre à l’épreuve certains outils et méthodes de
calcul et d’analyse des coûts, acquis au cours de notre formation au CESAG. Elle nous
permettra en outre d’évaluer notre aptitude à appréhender certains problèmes rencontrés dans
la gestion des entreprises et notre capacité à proposer des solutions adéquates pour leur
C
résolution.
ES
Plan de L’étude
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La seconde partie sera consacrée au cadre pratique de l’étude et comportera deux chapitres :
TH
-Le calcul et l’analyse du coût réel supporté de la prise en charge (chapitre IV).
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PREMIÈRE PARTIE
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CADRE THÉORIQUE ET
IB
MÉTHODOLOGIQUE DE L’ÉTUDE
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INTRODUCTION
Conçue comme un outil de calcul et d’analyse des coûts supportés par l’entreprise, la
comptabilité analytique ou comptabilité de gestion a su, dès sa création et cours de son
évolution, développer des méthodes et des techniques de calcul de coûts adaptées à
l’environnement économique et technologique de l’entreprise.
Au départ pour répondre à des besoins exprimés dans un contexte particulier caractérisé, au
demeurant, par la stabilité et la prédictibilité des activités productives, la comptabilité de
gestion a utilisé la méthode des coûts complets par centre d’analyse qui correspondait à une
logique industrielle de l'entreprise, organisée autour de la production, avec un objectif
essentiellement quantitatif du fait que les marché étant caractérisé par une demande
C
supérieure à l’offre, les actions des dirigeants et propriétaires d’entreprises étaient guidées
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production.
LI
requérant moins de main-d'œuvre, plus de technologie et par une souplesse accrue, apte à faire
face à des changements rapides dans la consommation et/ou dans les techniques ; la troisième
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conséquence, enfin, s'est traduite par une modification importante de la structure des coûts
E
dans l'entreprise.
Dès lors la comptabilité de gestion se voit obliger d’inventer une autre méthode pour mieux
prendre en compte le fonctionnement de la firme contemporaine organisée autour de ses
processus. C’est ainsi qu’une nouvelle méthode de calcul de coûts sera mise en place : il s’agit
de la méthode de la comptabilité par activité (CPA) ou méthode ABC (Activity-Based Costy).
En tant que nouvelle approche, la méthode a fait l’objet de beaucoup de développements
théoriques au sein de la doctrine de la comptabilité de gestion.
C’est ainsi que, pour mieux appréhender cette nouvelle méthode dans ses avantages, ses
limites et sa démarche, nous allons passer en revue une partie de la littérature portant sur le
calcul des coûts par la méthode ABC (chapitre 1).Il sera aussi développé dans cette partie la
méthodologie utilisée pour mener à bien notre étude (chapitre 2)
C
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La comptabilité par activité (CPA) ou méthode ABC est définie par Grandlich (2004) comme
une forme de calcul de coût basée sur la réalisation des différentes fonctions plus que sur les
IB
Pour Boisvert(1998), ABC est système d’information sur mesure axé sur la gestion.
TH
Keller (1997 ; 8), quant à elle le décrit comme « une méthodologie qui relie le coût des
EQ
ressources aux objets tels que les services, les contrats, les produits, les programmes, répartis
en des régions géographiques ou des groupes de clients pour l’évaluation des coûts des
U
E
Selon CAM-I (Computer Aided Manufacturing-International), la méthode ABC est conçue pour
« mesurer les coûts et les performances d'activités et d'objets générateurs de coûts ». Pour cette
organisation « ABC identifie les relations causales entre facteurs de coût et activités ».
Il ressort de toutes ces définitions que la comptabilité à base d’activités n’a pas une définition
unanime au sein de la doctrine de comptabilité de gestion. Cependant, toutes les définitions
s’articulent autour des concepts que sont : activité, tâches, processus, ressources et inducteurs.
Ces notions vont constituer dès lors les fondements conceptuels de la méthode ABC. Par
conséquent leurs définitions se révèlent nécessaires pour contribuer à une meilleure
connaissance de la comptabilité par activité.
La méthode ABC a été théorisée autour de quatre grands concepts fondamentaux que sont
l’activité, la tâche, le processus et l’inducteur dont leurs définitions se révèlent indispensables
pour mieux appréhender la comptabilité par activité.
La notion d’activité est au centre de la méthode ABC ; il vient remplacer les centres
C
d’analyse. C’est pourquoi au sein de la doctrine de comptabilité de gestion, tous les auteurs ou
ES
presque ont essayé de la définir pour mieux faire appréhender la nouvelle méthode.
AG
Pour Mevellec (1991), « une activité permet de traduire ce que l’on fait dans les
organisations » (p 115).
-B
Selon Lebas (1991) « l’activité est définie par un ensemble d’actions ou de tâches qui ont
IB
pour objectifs de réaliser à plus ou moins court terme, un ajout de valeur à l’objet ou de
LI
Quant à Lorino (1991) les activités « c’est tout ce que l’on peut décrire par des verbes dans la
vie de l’entreprise : tourner, fraiser, assembler, négocier un contrat […] ». « Les activités,
EQ
c’est tout ce que les hommes de l’entreprise font ; […] tous ces « faire » qui font appel à des
U
S’agissant de Bescos et Mendoza (1994) « une activité est définie comme une combinaison de
personnes, de méthodes, de technologies, de matières premières et d’environnements qui
permet de produire un produit ou un service donné. L’activité décrit ce que l’entreprise fait :
la façon dont le temps est utilisé et les résultats (outputs) obtenus » (p 35).
Gervais(2005) quant à lui a défini l’activité « comme étant un ensemble de tâches de même
nature, accomplies afin de permettre un ajout de valeur à l’élaboration d’un produit ».
L’analyse de toutes ses définitions fait apparaitre au sein des auteurs un large consensus sur
deux points. Le premier est qu’une activité se caractérise par sa construction, sa composition-
c ‘est un ensemble de tâches-et pour une finalité extérieure autre que sa propre réalisation. Le
second point de consensus est qu’une activité doit être définie par un verbe : « une activité,
c’est ce que l’on fait ».
Contrairement à la notion d’activité, le mot « tâche » est rarement défini en tant que tel par les
ES
auteurs. Au contraire, ceux-ci le mobilisent surtout pour définir l’activité. La seule exception
est la définition proposée par Bouquin(1993).Selon cet auteur, « les tâches constituent le
AG
chaînon de base auquel s’attachent les flux qui traversent l’organisation et provoquent des
coûts, elles forment des ensembles cohérents : les activités (p 70).
-B
Au total, les auteurs paraissent se conformer implicitement à la tradition française qui utilise
IB
le mot « tâche » dans des analyses de travail tertiaire. En outre, si le mot tâche semble avoir
LI
O
disciples » (Mevellec, 1995, p.48), on peut noter que les professionnels du monde industriel
préfèrent aujourd’hui celui d’opérations élémentaires pour désigner la plus petite
EQ
transformation identifiable.
U
A l’image de la notion d’activité, le concept de processus a été défini par les auteurs.
Pour Mavellec (1990) « Un processus est une chaine d’activités déclenchée par un facteur
unique » (p.183).
Lorino (1993) le définit quant à lui comme « une combinaison de faire et de savoir-faire
distincts, permettant de fournir un résultat matériel ou immatériel précis […] ; objectif global
commun à toutes les activités qui le composent » (p.40).
En définitive, l’idée véhiculée en filigrane à travers toutes ces définitions est que tout résultat
est la conséquence d’un processus. Ce processus est un trait d’union entre les objectifs et le
déroulement des activités. On parle d’ « organisation horizontale » par opposition à la gestion
verticale ou hiérarchique.
C
Notons qu’il n’existe pas de définition normalisée de ce qu’est une activité, tâche ou
ES
processus, ces concepts restent donc assez vagues. Il en résulte une difficile distinction entre
AG
ces trois niveaux que forment les tâches, les activités et les processus. Certains appelleront
activités ce que d’autres nommeront tâches et certains parleront de processus là où certains ne
-B
Les causes de la consommation des ressources par ces activités sont nommées « inducteurs
LI
d’activités » qui sont les facteurs qui déclenchent les activités, ils sont responsables de leurs
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coûts.
TH
Les inducteurs sont l’autre innovation de la méthode ABC qui viennent remplacer les
U
traditionnelles unités d’œuvre. Ce concept « d’inducteur » est un adjectif qui vient du mot
E
« induction ». C’est une forme de raisonnement qui consiste à trouver une règle générale qui
pourrait rendre compte de la conséquence. L’inducteur est en conséquence ce qui cause
l’effet, il traduit une causalité dans la consommation des ressources là où les unités d’œuvre
n’étaient que des corrélations. On distingue deux inducteurs, d’activité et de coût (Bouquin,
2003).
plupart du temps, plusieurs facteurs de causalité des coûts, et certains sont plus
apparents que d’autres.
L’inducteur de coût (cost drivers), dans une perspective à long terme, est la loi qui
détermine le niveau des coûts à travers l’organisation de l’activité. Nous citons
quelques inducteurs à titre d’exemple :
o Nombre de composants,
o Nombre de références,
o Nombre de clients,
o Nombre de lots ou de séries,
C
Le choix de la nature de l’inducteur est primordial mais n’a rien d’automatique. Ce choix est
un sujet de débat dans l’entreprise. L’inducteur choisi devra permettre de mettre évidence un
AG
regroupement des activités ayant les mêmes causes et permet également d’identifier les
IB
processus.
LI
O
Une fois l’inducteur identifié, il est calculé un coût unitaire. Mais le calcul du coût par la
TH
méthode ABC suit une démarche et présente des avantages et limites qui ont l’objet parfois de
développements controversés au sein de la doctrine.
EQ
U
E
La mise en œuvre de la méthode ABC adopte une démarche composée de six (6) grandes
étapes :
Les charges directes sont celles qui peuvent être directement liées, sans ambiguïté, soit à un
produit, soit à un service, soit à une activité. Par exemple : la main d’œuvre directe, les
matières premières, les frais de transport sur vente, etc…
C
L’activité est un ensemble de tâches effectuées pour réaliser un produit ou un service. Dès.
AG
activités.
IB
Il s’agit dans cette étape d’affecter toutes les charges aux différentes activités qui représentent
TH
Étape 5 : Regroupement des activités et le calcul des coûts unitaires des inducteurs :
L’existence d’inducteurs communs aux activités permet le regroupement des activités.
Les coûts unitaires des inducteurs sont calculés par le rapport volume des ressources/volume
de l’inducteur
Les coûts de revient complets s’obtiennent en incorporant les charges directes et les charges
indirectes des centres de regroupement imputées aux coûts au prorata des inducteurs utilisés.
Source : ce schéma est tiré d’un article de Hamid Bachir Bendaoud intitulé : comptabilité par
activités (méthode ABC) ; publié le 22 Décembre 2013 par le CREG (Centre de Ressources
en Economie Gestion)
2.2. Les avantages et les limites du calcul des coûts par la méthode ABC
La méthode ABC propose un changement de vision sur l’organisation reposant sur l’analyse
de processus transversaux, et présentant le calcul des coûts des extrants comme moyen et non
comme finalité. C’est le moyen de fournir des informations plus précises aux managers sur les
coûts afin d’aider la prise de décisions stratégiques et améliorer le profit de l’entreprise. Ces
informations peuvent être utilisées pour le lancement de nouveaux produits/services, la
pénétration dans de nouveaux marchés, le choix des processus de production les plus
optimaux et le choix des mix produits/marchés. Le lien entre la méthode ABC et la prise de
décision peut être appréhendé à deux niveaux : l’objet de coûts et l’activité.
Niveau « objets de coûts » : La méthode ABC est utile pour une prise de décision dans
plusieurs domaines :
Personnaliser la gestion des clients : Le calcul des coûts par client offre une vision
plus claire permettant de distinguer les clients en fonction de leur rentabilité. Ceci
permet d’améliorer la prise de décision sur les clients et de personnaliser leur gestion.
C
ES
Identifier les activités qui créent de la valeur au produit/service final de celles qui
n’en créent pas. Elle permet de connaître la part de chaque activité dans la création de
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travers des différentes activités et des objets de coût de l’entreprise. De plus les
informations fournies permettent aux entreprises de revoir le processus de design des
IB
extrants en utilisant celui qui consomme le moins d’activités sans nuire à la qualité
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Améliorer la politique de fixation des prix : L’analyse des coûts permet d’évaluer la
contribution des activités ou des produits à la rentabilité de l’entreprise, elle peut
EQ
pour la fixation des prix. Le « vrai » coût complet d’un produit est une chimère, mais
E
la précision de la méthode ABC permet une fixation des prix plus précise et permet
des prises de décisions pertinentes. Cette analyse influence l’orientation des
entreprises relative aux choix des métiers.
Le budget par activités et le toyotisme : Les décideurs sont amenés à ajuster leur
mix produits/marchés ce qui implique une modification des ressources destinées à la
réalisation des activités requises. Selon Cooper et Kaplan (1992), la comptabilité par
activité permet d’estimer ces nouvelles consommations des ressources par la
réalisation de budget par activité. Cet outil de pilotage permet ainsi de justifier toutes
demandes supplémentaires en ressources pour certaines activités, de réduire, voire
d’éliminer les gaspillages et de redéfinir l’utilisation des capacités internes afin de la
rendre plus optimale. L’objectif de la budgétisation à base d’activités, est de permettre
à l’entreprise de générer le même rendement avec moins de ressources et
d’améliorer en conséquence la rentabilité. Cet objectif suit la philosophie développé
par Shingo et Ohno consistant à « Utiliser moins pour faire plus » (le toyotisme).
C
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finale en générant une marge (chaîne de valeur). Les informations fournies par la
méthode ABC permet au décideur de comparer les coûts des produits/services dans le
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par processus, elle introduit la notion d’activités homogènes. Elle postule que la
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performance d’une entreprise est le résultat de la coopération entre ses activités. Elle
AG
ou non de valeur ajoutée. Ainsi, la comptabilité par activités fournit des informations
LI
L’amélioration de la performance par la maîtrise des processus est une méthode qui se
caractérise par une vision « orientée client » du fonctionnement de l’entreprise.
U
E
réalise une rentabilité importante ou encore ne subit pas de forte concurrence (Player
et Keys, 1995). Ces résistances proviennent également du regroupement des activités
AG
qui partagent le même inducteur et qui conduit à additionner des activités appartenant
à des processus et à des centres de responsabilité différents. Elle implique le passage
-B
sur le comportement des coûts dans leurs entreprises. Cette croyance constitue un des
obstacles majeurs dans l’implantation d’un système de comptabilité par activité. Une
mise en œuvre réussie implique donc un changement de la culture d’entreprise. (Player
et Keys, 1995)
L’absence d’un plan formel pour agir sur l’information de la méthode ABC :
L’implantation réussie de la méthode ABC requiert nécessairement l’élaboration et la
mise en pratique d’un plan d’action. En effet, lors de la mise en œuvre de la méthode
ABC, la surestimation de l’information comptable obtenue par la méthode est une
erreur. Ce qui est plus important, c’est l’utilité de cette information dans la vie
quotidienne de l’entreprise (Player et Keys, 1995).
Le modèle est complexe et peu compréhensible : Les rapports publiés par les
services finance/contrôle de gestion contiennent une terminologie comptable
complexe, et non comprise par les utilisateurs.
Un coût prohibitif : Décrire des processus est long, pénible à faire et source d’erreurs.
Le développement des activités et du management de l’entreprise exige de cette
dernière des adaptations de ses outils de gestion. La méthode ABC exige de
l’entreprise une mise à jour de son modèle coût en termes de temps afin que les
informations comptables soient les plus précises possibles.
Notons par ailleurs, que toutes les entreprises n’ont pas besoin de mettre en place une
méthode ABC. Le choix semble dépendre d’une contingence technologique (Bouquin, 2003).
C
Plus l’activité de production de l’entreprise est stable, les activités s’enchaînant toujours de
ES
façon plus ou moins identiques, plus l’entreprise peut se contenter de procédures de calcul de
AG
coûts simples.
A l’inverse, une entreprise fabriquant des produits qui consomment les ressources d’activité
-B
l’image du plombier dont les activités sont à chaque fois singulières en fonction du type de
LI
chantier qu’il traite et qui devra réaliser un devis pour chacune de ses prestations (Berland N.
O
TH
2009).
EQ
Il semble toutefois nécessaire de relativiser les résultats obtenus par le calcul des coûts pour
mesurer et piloter la performance de l’entreprise. Le calcul des coûts guide l’action des
U
managers mais est également sujet à caution. Il est alors question du regard porté sur les outils
E
de gestion et de leur objectivité. Après avoir présenté une partie de la littérature portant sur la
méthode ABC relativement à ses fondements, ses définitions, ses avantages et ses
inconvénients, nous allons poursuivre dans les développements qui suivent la présentation du
cadre méthodologique de notre étude.
Notre étude consiste à calculer le coût de la prise en charge par le CHNMFT de la fracture du
C
col fémoral chez la personne âgée. Il s’agit d’ une étude rétrospective portant sur un dossier
ES
d’un patient âgé de soixante-sept (67) ans admis au CHNMFT au mois de juillet et pendant
AG
dix(10) pour une prise en charge d’une fracture du col du fémur avec une intervention
chirurgicale pour protège intermédiaire de hanche (PIH). L’étude a duré quarante (40) jours
-B
Pour réaliser l’étude, nous procéderons dans un premier temps à la description du processus
LI
de prise en charge de la patiente âgée victime de la fracture du col du fémur. Pour faire la
O
description nous allons d’abord passer par une prise de connaissance générale du processus de
TH
déroulées pour la prise en charge. Cette phase nous permettra d’avoir la cartographie des
activités réalisées pour la prise en charge du patient.
U
E
Dans la deuxième phase de notre étude nous procéderons au calcul du coût de revient réel de
la prise en charge. Pour cela nous allons recenser d’abord l’ensemble des activités réalisées
dans la prise en charge, ensuite nous déterminerons les ressources mobilisées pour ces
activités lesquelles seront valorisées à l’aide des inducteurs de ressources ; enfin nous
attribuerons à notre objet de coût(le patient) les activités valorisées ceci grâce aux inducteurs
de coûts. Après avoir déterminé les coûts des activités réalisées, nous allons faire la somme de
ces coûts avec les charges directes pour déterminer le coût de revient réel de la prise en
charge.
Une fois le coût réel déterminé, nous passerons à la dernière phase de notre étude qui est
l’analyse de ce pour en déduire des recommandations utiles à l’amélioration de la
performance des services impliqués dans le processus de prise en charge afin d’aider la
structure à voir les éléments sur lesquels agir pour minimiser ce coût.
Après l’explication théorique de notre modèle d’étude nous allons l’illustrer dans le schéma
ci-après.
Description du
processus de
Définition et repérage Entretien Cartographie des
des activités Observation activités
AG
prise en charge
Revue documentaires
-B
indicateurs de indicateurs de
TH
ressources ressources
CALCUL COÛT
Allocation des Calculs des coûts des Coût de revient par
EQ
DE REVIENT
ressources aux activités activités
activités
U
Le recueil des données a été réalisé grâce à l’utilisation, de façon complémentaire, des trois méthodes
classiques de collectes de données. Il s’agit de la revue documentaire, de l’observation et de
l’entretien.
Pour la revue documentaire : nous ferons recours à cette technique pour avoir des
informations sur les ressources financières et matérielles des services. En effet, la consultation
des documents de la comptabilité (financière, matière), des services administratifs et
financiers, des registres de la consultation, des hospitalisations et des archives des services
C
cliniques ainsi que les registres de la maintenance et du restaurant, nous permettra de disposer
ES
S’agissant des entretiens, ils nous permettront de comprendre le fonctionnement des services,
le processus de prise en charge de la pathologie et les activités réalisées dans le processus. Les
-B
entretiens seront effectués avec les médecins, les paramédicaux et agents administratifs
IB
impliqués dans le processus de prise en charge mais aussi avec toute autre personne capable
LI
L’observation sera utilisée pour vérifier et confirmer les informations obtenues par la revue
TH
documentaire et les interviews. Elle sera réalisée dans les services cliniques impliqués dans le
EQ
processus. Elle nous permettra en outre de voir l’ensemble des ressources mobilisés pour la
prise en charge de la pathologie et de comprendre le processus de prise en charge.
U
E
Après la collecte et le recueil de données, les données recueillies seront traitées avec des
outils et des méthodes pouvant nous permettre de trouver les résultats recherchés et de les
analyser.
Les données collectées sont traitées par le logiciel Excel pour tracer les tableaux et les
graphiques. C’est avec ce même logiciel que nous avons calculé les ressources consommées
par les activités du processus et déterminé, en terme de pourcentages, le poids de chaque
activité dans le coût de revient total de la prise en charge. Pour le traitement de texte, c’est le
logiciel Word qui est utilisé.
Notre analyse sera axée sur les activités du processus, sur les ressources consommées par
chaque activité et sur le coût réel trouvé. Ils constitueront les principaux éléments de notre
analyse. Ces éléments seront présentés d’abord sous forme de diagrammes et de graphiques,
grâce l’utilisation du logiciel Excel, avant de procéder à leur analyse et leur comparaison.
Dans les analyses, nous essayerons de déterminer les éléments qui peuvent expliquer le poids
de chaque service dans le processus ainsi que ceux expliquant le pourcentage de ressources
consommées par chaque activité et leur proportion dans les charges totales liées à la prise en
charge du patient.
La comparaison sera faite entre le coût réel trouvé et le coût pratiqué pour déterminer, s’il y a
lieu, l’écart et essayer de trouver ses éléments explicatifs pour pouvoir faire des
C
recommandations pour une meilleure rationalisation des dépenses liées à la prise en charge de
ES
cette pathologie.
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
Dans cette première partie nous nous sommes efforcés, pour ce qui concerne la revue de la
littérature, de rassembler et d’analyser les principaux concepts théoriques qui fondent la
méthode ABC.
Mais au total, ces développements théoriques ont pu montrer que la comptabilité par
activités(CPA) constitue la meilleure méthode pour calculer et comprendre les coûts au sein
C
de l’entreprise. Par ailleurs nous avons exposé dans cette partie la méthodologie que nous
ES
Après cette première partie qui a été consacrée au cadre théorique et méthodologique de notre
étude, il reste maintenant à aborder la deuxième partie qui est le cadre pratique de notre étude
-B
qui consiste à calculer et à analyser le coût réel de la prise en charge de la fracture du col du
fémur chez la personne âgée au sein de CHNMFT.
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
C
ES
AG
DEUXIÈME PARTIE
-B
INTRODUCTION
Dans cette deuxième partie, nous mettons en application la comptabilité par activité(CPA)
pour calculer et analyser le coût de la prise en charge de la fracture du col fémoral chez la
personne âgée. Mais ce calcul sera précédé de la présentation du CHNMFT, en tant que cadre
de l’étude, et de celle du processus de prise en charge de la fracture du col fémoral dont le
calcul et l’analyse du coût est l’objet de cette étude.
Une fois le coût déterminé, nous ferons d’abord sa comparaison avec le tarif pratiqué, ensuite
ES
Au terme du calcul du coût et de son analyse, nous ferons des recommandations à l’endroit
-B
Dans ce chapitre nous allons d’abord présenter le CHNMFT (section 1), le cadre de notre
étude, ensuite le processus de prise en charge de la fracture du col du fémur dont le calcul du
coût est l’objet de notre étude (section 2).
pas d’un hôpital malgré le fait qu’elle soit au plan démographique la deuxième localité la plus
LI
importante après Dakar (près de 2 millions d’habitats). Dans le souci de répondre à un besoin
O
charge les nombreux problèmes de santé auxquels étaient confrontées les populations de
EQ
Les travaux ont été débutés en 1998 et ont été achevés le 02 mars 2002 pour un coût global de
3,5 milliards de francs CFA (selon les responsables du Dahira).
Le 25 mars 2005 l’hôpital fut inauguré par le Président de la République et il est baptisé
centre hospitalier national Mathlaboul Fawzaini de Touba (CHNMFT) du nom de
l’organisation qui l’a construit.
7
Touba est une ville sainte fondée par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké
8
Le Mouridisme est une confrérie musulmane fondée par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké
9
NB : la communauté rurale n’existe plus avec l’acte III de la décentralisation les CR sont devenues des
communes
10
Un Dahira est une association de droit privé à vocation religieuse regroupant de talibé de même tarîqa
Le CHNMFT est situé à un peu plus de 5 km à l’ouest de la grande mosquée de Touba dans le
quartier Dianatoul Mahwa. Il s’étend sur une superficie de 1.5 hectares.
L’hôpital est érigé en centre hospitalier national de niveau III par le décret n°2005-1202 du 13
décembre 2005.
Il est le seul hôpital de niveau III implanté en dehors de la région de Dakar. L’hôpital a une
capacité d’accueil de 200 lits.
Le CHNMFT est géré par une direction qui a sa tête un directeur nommé par décret
présidentiel et qui assure la gestion générale de l’établissement.
La Direction compte en son sein une cellule de contrôle de gestion, une cellule d’Audit
interne, une cellule de communication. Elle compte en outre des services administratifs,
financiers, comptables et techniques mais aussi des organes consultatifs (CME, CTE) qui
participent, au tour du directeur, à la gestion de l’établissement.
Les services administratifs, financiers comptables et techniques dont est doté le centre
hospitalier sont :
- Un Service Administratif et Financier (SAF) avec des divisions et des sous divisions
(bureaux) et d’autres structures à lui rattachées,
- Un service des soins infirmiers,
- Un service social,
- Une pharmacie,
C
- L’Agence Comptable.
Certains services du fait de leur importance et leur taille, sont restructurés en divisions et en
-B
bureau.
IB
médicale d’établissement(CME)
O
TH
L’ensemble des organes, des services, des divisions et bureaux qui structurent le cadre
EQ
organisationnel de l’hôpital ainsi que leurs rapports hiérarchiques sont illustrés par son
organigramme ci-dessus.
U
E
CA
Directeur
C
ES
CME CTE
AG
CELLULE DE
-B
COMMUNICATION
IB
Contrôleur de
Auditeur interne
gestion
LI
Service de soins
Service social
O
infirmiers
TH
EQ
SCE Sce Médico- Hygiène et Sce Tech de Ressources Agence
SAF Pharmacie
CLINIQUES techniques Sécurité Maintenance Humaines comptable
U
Division
E
Division Division Comptabilité biomédicale Caisse
STANDARD
économat Finances Matiéres
Division
Bureau Bureau des Division
Cuisine infrastructure
Facturation Entrées comptabilité
s
Source Morgue Division
CHNMFT Buanderie Parc Auto recouvremen
t
BASSIROU TINE Mémoire MBA/AG CESAG 2016-2017 35
CALCUL ET ANALYSE PAR LA METHODE ABC DU COUT DE LA PRISE EN CHARGE DE LA FRACTURE DU COL DU FEMURCHEZ LA PERSONNE AGEE :
CAS DE L’HOPITAL MATLABOUL FAWZAIN DE TOUBA
L’hôpital, tel que présenté dans le tableau ci-après, dispose de 08 services médicaux, de 02
services médico- chirurgicaux et de 08 services chirurgicaux :
Laboratoires d’analyses
IB
Banque de sang
LI
Imagerie médicale
O
TH
La fracture du col du fémur ou col fémoral est l’un des accidents les plus fréquents mais aussi
l’un des plus redoutés chez les personnes âgées.
Le fémur correspond à l’os de la cuisse .Le col du fémur ou col fémoral désigne le haut de cet
os de la cuisse, à l’endroit où il s’articule avec le bassin.
La fracture du col du fémur se produit le plus souvent à la suite d’un accident de la vie
quotidienne. Généralement le patient glisse sur une surface lisse (carreaux) ou encore il se
prend les pieds dans un tapis et tombe. Il suffit donc de tomber de sa propre hauteur.
Il existe, selon l’orthopédiste, deux manières de soigner une fracture du col du fémur
déterminée en fonction de l’âge du patient et de la gravité de la fracture. Le traitement peut
être chirurgical ou orthopédique. Généralement, chez les personnes âgées c’est l’intervention
chirurgicale qui est le mode de traitement le plus approprié. Dans l’hypothèse d’un traitement
C
par une prothèse composée d’une tige implantée dans le fémur, d’un col et de la tête
qui va s’articuler avec le bassin. C’est cette intervention qui est privilégiée chez les
-B
personnes âgées.
IB
L’ostéosynthèse est une méthode chirurgicale recommandée par les personnes qui
LI
mènent une vie active. Un long clou et des vis sont posés afin de stabiliser la fracture.
O
TH
Au sein du CHNFMT, au vu des statistiques fournies par les services de l’orthopédiste, c’est
l’arthroplastie avec protège intermédiaire de hanche(PIH) qui est le traitement le plus utilisé
EQ
Ce traitement suit un processus composé de trois phases : une phase préopératoire, une phase
E
opératoire et une phase post- opératoire. Dans chaque phase, des services sont impliqués et
des activités sont menées.
Dans cette phase, c’est le service des urgences qui est le service le plus en vue dans la prise en
charge du patient. C’est dans ce service que la prise en charge débute avec la réception et le
diagnostic du patient. Ensuite le service saisit l’orthopédiste du dossier. Si ce dernier confirme
le diagnostic, notre patient va subir une opération car le traitement de cette pathologie chez la
personne âgée nécessite une intervention chirurgicale. A partir de ce moment, le service des
urgences commence une autre activité qui est le conditionnement du malade pour l’opération
(bilan sanguin, ECG, écho-cœur). Après le bilan préopératoire, le dossier est présenté à
l’anesthésiste pour visite pré-anesthésie(VPA). Si toutefois la VPA est signée par
l’anesthésiste, le malade est programmé pour opération ce, après avoir régularisé les actes
auprès du bureau des entrées et acheté ses implants. Son séjour dans ce service se termine le
jour où il est acheminé au bloc opératoire. Donc c’est dans ce service que notre patient passe
plus de temps dans la mesure où toutes ces activités nécessitent une hospitalisation
préopératoire dont la durée moyenne est de sept jours. Cependant, il faut noter que le service
est appuyé dans ses différentes activités par la radiologie pour le diagnostic, par la cardiologie
et le laboratoire pour le besoin du conditionnement.
Dans cette phase, les services impliqués sont : le bloc opératoire, l’orthopédie, l’anesthésie.
ES
Le malade est opéré à la salle 1 du bloc opératoire par le chirurgien orthopédiste. Ce dernier
AG
est assisté de deux agents du bloc appelés aides opératoires et de l’anesthésiste qui a
anesthésié le patient. Après son opération, le malade est hospitalisé à la chirurgie pour les
-B
soins post-opératoires.
IB
Dans cette phase c’est la chirurgie générale qui s’occupe de l’hospitalisation du malade pour
TH
les soins post-opératoires jusqu’à sa libération par l’orthopédiste. Ces principales phases du
processus sont accompagnées d’activités de gestion administrative du dossier relativement au
EQ
suivi du dossier médical à la facturation des actes et à la délivrance des bulletins d’entrées et
U
de sortie.
E
Dans ce chapitre nous allons calculer le coût réel de la prise en charge (section1) ensuite nous
procèderons à son analyse (section2) pour pouvoir faire dans la conclusion les
recommandations utiles pour une gestion performante.
charge(1-5).
IB
Pour identifier et recenser les activités déroulées par les services de l’hôpital pour la prise en
TH
D’abord nous avons interrogé les médecins, les paramédicaux et autres agents qui ont eu à
intervenir dans le processus de prise en charge sur les différentes tâches qu’ils ont eues à
U
exécuter et sur le but poursuivi dans l’exécution de celles-ci et quelles sont les ressources
E
Ensuite nous avons procédé à l’identification de toutes les tâches qui concourent au même but
pour les regrouper afin qu’elles constituent une activité. C’est ainsi que nous avons pu
recenser plusieurs activités déroulées dans les trois phases du processus.
Mais, c’est seulement les activités que nous avons estimées significatives11 dans le processus
de prise en charge de notre patient qui seront retenues.
11
Par activité significative, on entend une activité déterminante dans la prise en charge et dont l’exécution
engendre un coût appréciable.
C’est ainsi que nous sommes parvenus à recenser douze(12) activités significatives dans le
processus. Ces activités se divisent en activités administratives et en activités cliniques.
Les activités administratives sont celles qui n’impliquent pas un acte médical ou paramédical.
Elles concernent plutôt la gestion administrative du dossier du patient
Les activités cliniques sont quant à elles, celles qui sont exercées par les médecins et/ou les
paramédicaux dans le cadre de la prise en charge médicale du patient. L’ensemble des
activités du processus de prise en charge sont présentées dans le tableau ci-après
Tableau 2 : liste des activités déroulées et leur localisation dans le processus et dans les
services
C
Lieu d’execution de
Activités administratives Activités cliniques P1 P2 P3
ES
l’activite
Urgences
Enregistrer son admission
x x x Chirurgie générale
AG
dans le service
Bloc opératoire
Ouvrir un dossier médical Urgences
x
-B
pour le patient
Urgences
Gérer le dossier du patient x x
Chirurgie générale
IB
Accueillir et installer
x Urgences
LI
le malade
O
Urgences
Examiner le patient x
TH
Préparer le patient à
x Urgences
l’opération
EQ
Urgences
Surveiller le malade x x
Chirurgie générale
U
Anesthésier le patient x
orthopédie
Urgences
Opérer le patient x x
Bloc
Procurer des soins au Urgences
x x
patient Chirurgie générale
Urgences
Visiter le malade x x
Chirurgie générale
Au regard de ce tableau, les activités cliniques représentent 75% de l’ensemble des activités
réalisées pour la prise en charge contre 25% pour les activités administratives (voir graphique
2).Cette situation est normale dans la mesure où pour une prise en charge médicale on attend
plus d’activités cliniques qu’autres activités. Le tableau montre par ailleurs que les activités
notamment celles cliniques sont réalisées dans leur majorité au service des urgences (voir
graphique 3) et c’est dans ce service que le patient a passé plus de jours (7j/10j)
25%
ES
AG
-B
75%
IB
LI
clinique
E
12
10
0
Urgences bloc opératoire Orthopédie chirurgie générale
1.2. Identification des ressources mobilisées par l’hôpital dans la réalisation des activités du
processus
La réalisation des activités entrant dans le cadre de la prise en charge de notre patient a
nécessité, de la part de l’hôpital, la mobilisation de ressources qui constituent des charges
dont certaines sont directes et d’autres indirectes.
Nous allons d’abord procéder à l’identification des charges directes (1-2-1), ensuite à celle
des charges indirectes (1-2-2).
La réalisation des activités entrant dans le cadre de la prise en charge de notre patient a
C
pour la structure. Certaines de ces charges sont directement affectables à notre patient. Il en
est ainsi : de la main d’œuvre directe (1-2-1-1), les produits pharmaceutiques utilisés pour
AG
notre patient et les repas qui lui ont été servis (1-2-1-2).
-B
La main d’œuvre directe est le personnel médical, paramédical et d’appui directement engagé
LI
dans les activités cliniques et administratives de prise en charge de notre malade. Donc c’est
O
le personnel de l’hôpital qui a consacré un temps de travail bien déterminé à notre patient
TH
Pour la main d’œuvre directe médicale, quatre médecins sont impliqués dans le
U
Il s’agit des produits et médicaments appartenant à l’hôpital utilisés pour soigner le patient et
-B
les produits pharmaceutiques et les médicaments appartenant à l’hôpital et qui ont été utilisés
EQ
pour la prise en charge médicale du patient doivent être valorisés et directement affectés à
celui-ci.
U
E
L’hôpital fournit des repas (petit déjeuner, déjeuner, dîner) aux malades hospitalisés durant
toute la durée de leur hospitalisation. Ces repas fournis constituent des charges pour l’hôpital.
Donc pour chaque malade hospitalisé on peut déterminer et valoriser sans ambiguïté le
nombre de plats en petit déjeuner, déjeuner et dîner qui lui ont été servis durant son séjour.
En dehors de ces charges directement affectables à notre patient, l’hôpital supporte d’autres
charges dans le cadre de la prise en charge du patient. Mais ces charges sont des charges
indirectes car communes à plusieurs objets de coûts dont notre patient. Donc ces charges
doivent être évaluées avant de trouver la part qui doit revenir à notre patient.
Ce sont les charges liées aux amortissements du matériel médical, du matériel hôtelier, du
mobilier de bureau et des bâtiments utilisés dans le cadre de la prise en charge du patient.
Cependant les petits matériels12 médicaux utilisés dans le processus ne seront pas considérés
comme des immobilisations mais comme des charges liées aux petits matériels.
La prise en charge a nécessité aussi l’utilisation d’autres ressources. En effet, les services
C
qui constituent des charges qui doivent être réparties entre les différentes activités déroulées
AG
dans le service et imputées à tous les patients pour lesquels ces activités sont déroulées. Ces
ressources consommées que nous dénommons, ici, autres charges sont :
-B
communications. Cela constitue des charges supportées par les services dans l’exercice de
O
TH
leurs activités. Donc notre patient doit en prendre une part dès l’instant qu’il a bénéficié des
activités de ces services.
EQ
Ces charges sont constituées de petits matériels médicaux qui ne peuvent être considérés
comme des immobilisations du fait de leur faible valeur économique et de leur courte durée
de vie. Mais du fait de leur emploi dans le processus ils doivent être valorisés et imputés aux
différents objets de coûts concernés dont notre patient.
Les activités déroulées ont consommé des imprimés, ont nécessité l’utilisation de l’ordinateur
pour l’enregistrement du dossier du malade mais également des stylos et autres fournitures de
12
On entend par petit matériel, un matériel dont la valeur ne dépasse pas 50 000 FCFA
bureau pour prescrire des examens, des analyses et écrire des rapports. Toutes ces ressources
utilisées représentent des coûts pour la structure.
Les produits d’entretien sont utilisés pour le bon fonctionnement des services donc leurs
charges doivent être réparties entre toute les activités du service et imputées aux objets de
coûts concernés par ces activités.
Le nettoiement participe au bon fonctionnement des services. Comme les autres charges, les
charges de nettoiement sont communes à toutes les activités du service donc répartissables
C
Les services sont gardés par des ASP. L’hôpital paie ce service de gardiennage donc il
supporte un coût qui doit être réparti entre les services bénéficiaires avant d’être imputé aux
-B
Le service de la maintenance intervient dans presque tous les services pour réparer et
TH
entretenir le matériel médical et hôtelier de ces services. Cette maintenance externe, qui
EQ
participe du bon fonctionnement des services, a un coût. Donc les malades pris en charge dans
ces services doivent supporter ces coûts. Notre patient étant pris en charge dans ces services,
U
Nous remarquons que dans les charges répertoriées, les charges liées à la fourniture d’eau n’y
figurent pas. Cela s’explique par le fait qu’à Touba, l’eau des forages est gratuite et l’hôpital
bénéficie de cette gratuité.
En outre nous avons inclus dans les charges les matériels et produits qui à la charge du
patient.
Après avoir identifié les différents types de charges supportées par la structure hospitalière,
nous allons procéder à leur évaluation en distinguant les charges directement affectables à
notre patient des charges indirectes. Pour les charges directes ce sont la main d’œuvre directe,
les produits pharmaceutiques fournis par l’hôpital pour les soins de notre malade, les repas
servis à notre patient durant son séjour à l’hôpital. Pour les charges indirectes ce sont toutes
les autres charges qui ne peuvent pas être directement affectées à notre patient mais qui ont
contribué à sa prise en charge dans les différents services impliqués dans le processus.
1.3. Valorisation des ressources mobilisées par le CHNMFT pour la prise en charge de la
pathologie
Les ressources mobilisées sont constituées de charges directement affectables au patient et des
charges indirectement imputables à notre objet de coût. Donc il s’agira de valoriser les
charges directes affectables au patient (1-3-1) et les charges indirectes qui seront imputées à
notre objet de coût après répartition à travers les activités réalisées (1-3-2).
C
Après avoir identifié toutes les charges directes entrant dans la prise en charge de patient qui
AG
sont la main d’œuvre directe et les autres charges directes, nous allons procéder à leur
évaluation.
-B
deux brancardiers. Ils ont consacré un temps de travail direct pour le patient qui doit être
TH
valorisé.
EQ
Tous les médecins spécialistes impliqués dans le processus de prise en charge sont des agents
E
étatiques c'est-à-dire leurs salaires sont pris en charge par l’Etat. Donc l’hôpital ne leur verse
que des primes et indemnités. Chaque mois, chacun de ces médecins spécialistes perçoit en
primes et indemnités un montant de 545 000 frs CFA de l’hôpital. La charge horaire
hebdomadaire d’un médecin est de quarante heures soit une charge horaire mensuelle
moyenne de cent soixante heures. En rapportant cette charge horaire mensuelle au montant
perçu, le coût horaire en indemnités et primes pour le médecin spécialiste est de 3 406 frs
CFA l’heure. Donc les charges de main d’œuvre directe liées aux médecins impliqués sont
présentées dans le suivant ci-après.
l’opération.
AG
-L’heure de travail du technicien supérieur en radiologie, qui est un agent étatique, coûte 1228
-B
frs CFA à l’hôpital en termes de primes et indemnités versées à cet agent. Etant donné qu’il a
IB
consacré quarante minutes pour faire les quatre radios (deux radios diagnostics et deux radios
LI
contrôles en raison de dix minutes par radio), sa charge en main d’œuvre directe est de 819
O
frs CFA.
TH
Le technicien en biochimie, en tant agent contractuel de l’hôpital lui coûte 2 035 frs CFA par
EQ
heure de travail. Les sept analyses13 prescrites à notre patient sont réalisées par un technicien
pour une durée moyenne d’une heure. Donc la charge liée à cette main d’œuvre directe est de
U
E
2035frs CFA.
Pour les cinq aides infirmiers, si l’on divise le montant mensuel de leurs salaires et primes
mensuels reçus de l’hôpital par leurs charges horaires mensuelles, l’heure de travail de cette
catégorie professionnelle est de 1900 frs CFA pour chaque agent. Ces cinq agents ont
consacré 4 heures 35mn de leur temps de travail à notre patient durant son séjour dans la
structure hospitalière. Donc leur main d’œuvre directe est estimée à 8 708 frs CFA.
Pour les brancardiers qui s’occupent de transporter et d’installer notre patient pour les besoins
de sa prise en charge aux urgences, à la radio, au bloc et à la chirurgie, ont consacré pour les
13
Les sept analyses prescrites sont : NFS, CREAT, GAJ, AZOT, TP, GSRH, TCK
Au total la main d’œuvre directe paramédicale et de soutien s’élève à 11 852 frs CFA.
consacrées par cette catégorie d’agent pour la gestion administrative du dossier, la charge en
ES
main d’œuvre directe est de 922 frs. Le coût horaire de la main de la secrétaire est de 1910 frs
AG
donc les trois minutes qu’elle a consacrées au dossier de notre malade coûte 96 frs. Pour
l’agent administratif, il a consacré quinze minutes de main d’œuvre directe pour facturer les
-B
différents actes effectués sur notre patient donc le coût de sa main d’œuvre directe est de 428
IB
frs.
LI
Globalement, la charge liée à la main d’œuvre directe utilisée pour la prise en charge de notre
patient est récapitulée dans le tableau ci-après.
EQ
Après la main d’œuvre directe, d’autres charges directes ont été générées par la prise en
charge et doivent être valorisées, il s’agit :
Pour les radios prescrites à notre malade, 04 films de format 36 x 43 seront nécessaires. Par
C
ailleurs, un champ et trois blouses à jeter sont utilisés pendant l’opération. Au total les charges
ES
Notre malade a séjourné aux urgences pendant sept(07)15 jours pour le conditionnement à
IB
l’opération et a fait trois(03) jours à la chirurgie générale pour les soins post opératoires soit
un séjour de dix(10) jours. Durant tout ce temps, l’hôpital fournit à notre malade trois repas
LI
O
par jour à savoir un petit déjeuner, un déjeuner et un diner. Ces trois repas journaliers
TH
constituent une charge pour l’hôpital qui est directement imputable à notre patient. La cellule
de contrôle de gestion avait déjà calculé le coût moyen de revient d’un plat qui est de 485 frs.
EQ
Nous avons repris ce coût unitaire et nous l’avons multiplié par trois (nombre de plats servis
U
par jour à notre patient) avant de le multiplier par dix (nombre de jours séjournés à
E
l’hôpital).Au total, la charge directe en repas pour notre malade durant son séjour à l’hôpital
est de 14 550 frs.
Au total, les charges directement affectables à notre patient s’élèvent à 72 091 frs CFA.
14
Une Anesthésie locorégionale est une anesthésie partielle qui ne concerne que la partie à opérer
15
Les sept jours sont dus en partie par la programmation pour l’opération
Après avoir évalué les charges directement imputables à notre patient, nous allons procéder à
la valorisation des autres charges indirectes lesquelles, contrairement aux charges directes,
C
sont des charges communes. Autrement dit, ces charges ne peuvent pas dans leur entièreté
ES
être totalement imputées à notre patient parce qu’elles ne lui sont pas totalement consacrées.
AG
Elles doivent être partagées entre tous les objets de coûts bénéficiaires des activités pour
lesquelles ces ressources ont été mobilisées dans les différents services de production.
-B
Les charges indirectes valorisées, sont celles consommées par les services impliqués dans le
IB
Donc après leur valorisation, elles vont faire L’objet d’une répartition
O
TH
Les charges indirectes à valoriser sont les charges d’amortissement pour les biens immobiliers
et mobiliers, et toutes les autres charges supportées par la structure dans le cadre de cette prise
U
en charge mais qui ne peuvent être imputées à un seul patient .Car étant des charges
E
Mais étant donné que l’hôpital n’a pas encore mis en place une comptabilité de gestion, cette
dotation globale n’a pas été répartie entre les différents bâtiments abritant les services. Donc
16
Ce montant a été trouvé à partir des états financiers de 2015
avant d’évaluer les charges d’amortissement imputables à la prise en charge de notre patient
concernant l’usage des bâtiments, nous avons procédé au préalable à une répartition de cette
charge entre les différents bâtiments existants dans la structure.
C’est ainsi que pour le service des urgences sa charge d’amortissement annuelle est estimée à
133 941 frs ce qui équivaut à 66 971frs pour les six mois concernant notre étude. Pour la
chirurgie générale sa dotation annuelle aux amortissements est évaluée à 267 882 frs soit 133
941 frs pour le semestre.
Au bloc opératoire le patient est opéré à la salle 1 que le chirurgien orthopédiste partage avec
l’ORL dont trois jours pour l’orthopédiste et deux jours pour l’ORL. Donc les trois cinquième
de la charge d’amortissement de cette salle reviennent aux activités chirurgicales de
C
l’orthopédiste et cette fraction est évaluée à 321 458 frs soit un montant de 160 729 frs pour
ES
Au total, les charges d’amortissement liées aux bâtiments abritant les principaux services
impliqués dans la prise en charge de notre patient pour le semestre considéré sont de : 66 971
-B
frs pour le service des urgences, 133 941 frs pour la chirurgie générale et 160 729 frs pour la
IB
salle 1 du bloc opératoire. Ces charges sont communes à plusieurs activités. Donc elles
doivent être réparties entre ces activités avant d’imputer à notre objet de coût sa part sur ces
LI
O
charges.
TH
Pour les matériels médicaux : Les matériels médicaux utilisés dans le cadre de la
EQ
prise en charge de notre patient ont été totalement amortis selon les données
fournies par la comptabilité financière (cf états financiers CHNMF 2015 : détail
U
Mais compte tenu du fait qu’une partie de ce matériel, présente un coût économique
important, il requiert du point de vue de la comptabilité de gestion qu’on continue à les
amortir tant qu’ils sont utilisés dans le processus de production.
C’est ainsi que nous avons pu déterminer à travers le tableau suivant, les charges
d’amortissement liées à ces matériels médicaux présentant un coût économique assez
important. Il faut noter qu’il y a un matériel médical tels que le tensiomètre, le glucomètre, le
thermomètre et le stéthoscope utilisés mais compte tenu du fait qu’ils n’ont pas un coût
économique important mais utiles dans le processus, ils seront considérés comme des charges
liées aux petits matériels et outillages et non comme des immobilisations à amortir.
NB l’amortissement est linéaire, le taux d’amortissement est de 14% et les montants sont en
LI
francs CFA
O
TH
Pour le matériel hôtelier : tout le matériel utilisé par notre patient (lit, matelas
houssé, table de chevet, chariot, plafonnier) est totalement amorti selon les
EQ
l’hôpital continu à les utiliser dans ses activités productives, des charges
E
Pour les logiciels et installations techniques : ils font parties des biens
incorporels de l’hôpital et leur usage génère des charges liées à leur
amortissement. La charge d’amortissement pour l’année 2017 sera de 1 147
774 frs (cf états financiers 2015 de CNHMF) ce qui correspond à une charge
semestrielle de 573 887 frs.
Les autres charges indirectes à valoriser sont les charges de fournitures de bureau, les produits
d’entretien, les consommables médicaux, le nettoiement, le gardiennage et les charges de
communication.
Les services, pour mener à bien leurs activités, ont besoin de fournitures de bureau, de
AG
avant d’être imputées aux objets de coût. D’après les données du comptable matière la
IB
services concernés par la prise en charge, se présente comme indiqué dans le tableau ci-après.
O
TH
Le tableau suivant nous donne pour les services concernés le montant de chacune de ces
charges.
Tableau 5 : les charges supportées par les services concernés pour le 1er semestre 2017
Les petits matériels et outillages utilisés dans le processus sont constitués de pair de ciseaux,
de glucomètre, de tensiomètre, de thermomètre. Ce petit matériel du fait de leur faible valeur
AG
économique et leur courte durée de vie (moins de deux ans) est considéré comme charge de
petits matériels. De plus ces petits matériels peuvent être mis au rebut du jour au lendemain
-B
ou même s’abîmer à tout moment par conséquent ils ne peuvent pas être considérés comme
IB
Après avoir évalué les charges directes et indirectes, nous allons procéder à la répartition des
O
Si l’imputabilité des charges directes à notre malade ne peut pas poser problème, ce sont des
EQ
ressources qui lui sont directement affectées, il en est autrement pour les charges indirectes.
U
En effet, les charges indirectes ici évaluées, la structure ne les a pas dépensées pour notre
E
patient seul .Ce dernier partage ces charges avec les autres patients pris en charge dans ces
services. Donc avant de pouvoir déterminer la part qui revient à notre patient dans ces
charges, nous devons faire une répartition de ces charges entre les différentes activités qui les
ont générées dans les services cliniques.
Pour la répartition des charges, nous allons d’abord procéder à une identification des
inducteurs de ressources (1-4-1) avant d’affecter ces ressources aux différentes activités (1-4-
2).
Les inducteurs de ressources ou « resources drivers » servent à rattacher les ressources aux
activités. Autrement dit, ils mesurent l’utilisation des ressources pour les diverses activités.
Donc pour les différentes ressources mises à la disposition des services, il s’agira de trouver le
critère le plus pertinent pour répartir ces ressources entre les différentes activités utilisatrices
de ces ressources. Le tableau suivant nous indique pour chaque ressource les différents
inducteurs possibles le et l’inducteur retenu qui est celui qui nous parait le plus pertinent pour
répartir la ressource entre les activités consommatrices de ces ressources.
Tableau 8 : synthèse des inducteurs de ressources et ceux retenus pour l’allocation des
ressources aux activités
C
Inducteurs Inducteurs
Ressources Justifications
possibles retenus
ES
-Valeur du mat
Amortissement l’activité qui utilise le mat méd
utilisé -Valeur du mat
mat médical le plus chère doit supporter le
-Type de mat utilisé
plus de charge d’amort
-B
utilisé
concernant ces mat.
-nbr de mat utilisé
IB
-valeur du mat
Amortissement
LI
utilisé
TH
-nbr de mobiliers
utilisés Le bureau est pour exercer des
-le nombre
EQ
exercées dans le
adm exercées dans qui s’y exercent précédent
E
bureau
le bureau
-nbr d’ordinateur
-valeur du
Amortissement Valeur du mat L’amortissement est calculé à
matériel
mat informatique partir de la valeur du matériel
informatique
informatique utilisé utilisé
utilisé
-
-nbr de pièces
Les activités se réalisent dans
concernées
les différentes pièces du bât
-la surface des
Amortissement (salle, bureau) amort du bât
pièces utilisées Nbr d’activités
bâtiment doit donc se partager
-nbr d’activités réalisées dans le
équitablement entre les
réalisées dans le bât
activités réalisées dans le bât -
bât
Électricité -nbr de mat -La puissance l’activité qui utilise des
-le temps
d’utilisation du
matériel électrique
-le nombre
d’appareils utilisés Le nombre d’activités exercées
dans le service est l’inducteur
-La durée des qui permet de répartir
communications équitablement ce type de
Le nombre
Communication -le nombre charge car ni les durées ni le
d’activités
d’activités nombre des appels émis ou
exercées dans le
exercées dans le reçus encore moins l’utilisation
service
service émis de l’internet dans le service ne
C
d’appels reçus
Le nombre
-le nombre Les fournitures de bureau
AG
Fournitures de d’activités
d’activités servent pour la plupart dans les
bureau administratives
administratives activités administratives
exercées
-B
-la quantité
La valeur des imprimés utilisés
utilisée -la valeur totale
IB
imprimés consommés
utilisés
O
-le nombre
-le nombre Les consommables sont utilisés
TH
Consommables d’ordinateurs
d’ordinateur par des ordinateurs
utilisés
EQ
Après la valorisation des charges indirectes, nous allons procéder à leur affectation aux
différentes activités du processus à l’aide des inducteurs de ressources.
Les différentes activités du processus sont relevées dans le tableau 5. Il s’agira dans ce
paragraphe de déterminer les ressources consommées par chacune de ces activités durant la
période considérée à partir de l’inducteur retenu pour chaque ressource.
C
Pour l’amortissement des bâtiments : les charges à partager pour le service des
ES
urgences sont de 66 971 frs. Quatorze activités sont réalisées dans ce service. Donc en
AG
tenant compte de l’inducteur retenu, nous divisons les 66 971 frs par 14 ; ce qui donne
4 784 frs par activité. Pour la chirurgie générale, 133 971 frs de charges
-B
service ; ce qui donne 26 794 frs par activité. S’agissant des charges d’amortissement
LI
O
de la salle 1, les 160 729 frs sont consacrées aux activités opératoires de
TH
l’orthopédiste. Nous avons noté que durant le 1er semestre de 2017, l’orthopédiste a
fait 93 activités opératoires à la salle 1 dont 13 arthroplasties 17 par prothèse
EQ
intermédiaire de hanche(PIH) (cf rapport 1er semestre bloc opératoire) soit 14% de ces
U
interventions. Ce qui représente des charges de 22 502 frs pour les arthroplasties soit
E
17
C’est le type d’opération qu’a subie notre patient
matériels déterminants dans l’examen de notre patient, qui seront considérés pour
affecter une part de l’amortissement du matériel médical à l’activité
« examiner ».Donc l’activité « examiner » prendra 1 388 375 frs des charges
d’amortissement semestriel du matériel médical. L’activité « préparer » sera imputée
de 490 000 frs, l’activité « anesthésier » supportera 792 870 frs, l’activité « opérer »
en supportera 2 436 525 frs. L’activité « soigner » ne mobilise pas, dans le cas
d’espèce, un matériel médical présentant un coût économique très important mais
plutôt du matériel considéré comme charge de petits matériels et outillages.
Pour l’amortissement du matériel hôtelier : les charges de 33 000 frs sont à
partager entre les activités : examiner, préparer, soigner, visiter, surveiller soit 6600 frs
par activité.
C
248 820 frs. Ce montant sera partagé entre les activités administratives du processus
soit 61 705 frs par activité.
AG
à 150 000 frs. Ce sont les activités administratives qui utilisent le plus ce matériel.
Donc les quatre activités administratives du processus se partagent cette charge soit
IB
Le tableau ci-après nous donne pour chaque activité, la part qui lui est imputé dans les
EQ
Tableau 9 : les autres ressources consommées par les activités concernées par le processus
E
des soins
visiter 4127 25286 60 547 4389 0 14 690 0 7500
surveiller 4127 25286 60 547 4389 0 14 690 0 7500
Source : nous même
Après avoir déterminé les ressources consommées par les activités du processus durant le
premier semestre de l’année 2017. Nous allons procéder maintenant à la détermination du
EQ
Pour déterminer le coût réel, nous procéder d’abord à l’identification et le choix des
inducteurs d’activités (1-5-1), ensuite à la détermination du coût de chaque inducteur (1-5-2),
après au rattachement du coût des inducteurs à notre objet de coût et enfin nous trouverons le
coût réel en faisant la somme du coût des activités et des charges directes (1-5-3).
Nous présentons dans le tableau ci –après les inducteurs identifiés pour chaque activité et
celui choisi pour le rattachement des coûts de l’activité aux objets de coût.
d’examen
-un jour de Un jour de Plus la préparation dure
IB
d’anesthésie
-un malade Une heure Le temps mis pour opéré
opéré à la salle d’opération chaque malade reste
1 l’inducteur le plus
Opérer 720
-une heure pertinent pour répartir les
d’opération ressources affectées à cette
activité
-un malade Un malade C’est l’inducteur dont les
Administrer hospitalisé et hospitalisé et données sont disponibles
des soins soigné par jour soigné par pour répartir les ressources 2531
infirmiers -un passage jour de cette activité
pour soin
-un malade Un jour Le malade est surveillé
surveiller surveillé séjourné à durant tout le temps qu’il 180
-un jour l’hôpital passe à l’hôpital donc plus
C’est en déterminant le coût de chaque inducteur que nous allons pouvoir affecter à notre
objet de coût la part qu’il doit supporter dans les ressources consommées par les activités dont
C
affectée à l’activité par le volume total de l’inducteur. Le tableau suivant nous donne pour
chaque inducteur son coût.
AG
Montant total
Nature de Volume de Coût de
Activités de la charge (f
l’inducteur l’inducteur l’inducteur
IB
cfa)
Enregistrer un Un patient
LI
médical ouvert
Gérer le dossier Un jour séjourné
281 539 180 1 565
médical à l’hôpital
EQ
Accueillir le Un patient
113 823 5775 20
patient accueilli
U
Examiner le 1 heure
1 516 298 960 1 580
E
patient d’examen
Préparer le Un jour de
617923 180 3 432
patient préparation
Une visite
Faire la VPA 121 323 436 278
effectuée
Anesthésier le Un patient
1 132 909 436 2 600
patient anesthésié
Une heure
Opérer le patient 2 799 064 720 3 888
d’opération
Administrer des
154 717 Un jour de soin 180 860
soins infirmiers
Surveiller le Un jour séjourné
127 923 180 711
patient à l’hôpital
Visiter le patient 154 717 Un jour de visite 180 860
Source : nous même
A partir du coût unitaire de chaque inducteur d’activité et le volume de l’inducteur qui est
attribué à notre objet, nous allons déterminer la part dans les charges de chaque activité qui lui
sera imputé.
Pour cela, nous allons multiplier le coût unitaire de l’inducteur au volume de l’inducteur qui
est attribué à notre objet de coût.
Par exemple, pour l’activité « examiner le patient », les examens de notre patient a pris en
moyenne 2 heures (volume de l’inducteur attribué à notre objet) pour un coût unitaire
d’inducteur de 1580 frs. Donc notre objet de coût est imputé de 1580 x 2 = 3 160 frs des
charges de cette activité. Il en est de même pour l’activité « préparer le patient »,la
C
préparation de notre patient a duré 7 jours, au service des urgences, pour un coût unitaire
ES
d’inducteur de 3 432 frs par jour soit une part qui est égale à 24 024 frs dans les charges de
AG
l’activité
Le tableau suivant nous donne, pour chaque activité, le montant des charges imputables à
-B
Volume de
Coût unitaire de Le coût à imputer à
TH
Enregistrer 49 1 49
Ouvrir un dossier 182 1 182
Examiner 1580 2 3160
U
- Pour l’activité « gérer le dossier du malade », notre objet de coût supporte 15 650
frs pour les 10 jours qu’il a passés à l’hôpital.
- Pour l’activité « examiner le patient », les examens de notre patient a pris en moyenne
2 heures pour un coût unitaire d’inducteur de 1580 frs. Donc notre objet de coût est
imputé de 1580x2= 3 160 frs des charges de l’activité.
- Pour l’activité « préparer le patient »,la préparation de notre patient a duré 7 jours pour
un coût unitaire d’inducteur de 3 432 frs soit une part qui est égale à 24 024 frs dans
les charges de l’activité.
- Pour l’activité « faire la VPA », notre objet de coût supporte 278 frs de charge ;
- Pour l’activité « anesthésier le patient », notre patient supporte 2600 frs de charge ;
- Pour l’activité « opérer le patient », l’opération de patient prend en moyenne 1h30mn
C
pour coût d’inducteur de 3 888 frs /heure, ce qui donne une part dans les charges égale
ES
à 5832 frs ;
- Pour l’activité « soigner le patient », notre objet de coût a reçu des soins durant les 10
AG
jours qu’il séjournés à l’hôpital et le coût de l’inducteur de cette activité est de 860 frs
soit une part de charge égale à 8 600frs.
-B
- Pour l’activité « visiter le patient », notre objet de coût a reçu la visite des médecins
LI
traitant pendant les 10 jours (7jours aux urgences et 3jours en chirurgie) de son séjour
O
à l’hôpital et le coût de l’inducteur de cette activité est de 860 frs .Donc notre patient
TH
Au total le coût des activités consacrées à notre patient s’élève à 75 855 f CFA
U
Le coût réel de la prise en charge de notre patient s’obtient en faisant la somme des charges
directement affectables à notre patient avec celles qui lui sont indirectement imputées à
travers les activités qui lui sont consacrées :
Coût de la prise en charge = total coût des activités + charges directes affectables
Le coût total réel de la prise en charge de la pathologie de la fracture du col fémoral chez la
personne âgée s’élève à 147 946 f CFA.
Dans ce coût, les charges directement affectables à notre patient qui s’élèvent à 72 091 f cfa
représentent les 48,73% du coût réel total de la prise en charge. Donc elles forment presque
la moitié du coût total supporté par le CHNMFT pour la prise en charge de la pathologie.
Série 1
53
52
51
cout total
50
49
C
48
51,27
ES
47
48,73
46
AG
45
44
charges indirectes charges directes
-B
imputées affectées
Pour mieux cerner tous les éléments qui structurent ce coût et mieux apprécier de leur
TH
pertinence dans le processus de traitement de la pathologie, nous allons procéder, dans les
EQ
CHARGE DE LA PATHOLOGIE
Pour analyser et comprendre la formation du coût de la prise en charge, nous allons analyser
ses deux composantes à savoir les charges directes et les charges indirectes. L’analyse des
charges directes portera sur sa structure (2- 1).Pour les charges indirectes nous les analyserons
au travers des activités en fonction des ressources engagées et le poids relatif de chaque
activité parmi toutes les activités du processus (2- 2). Nous terminerons l’analyse de notre
coût en le comparant aux différents montants payés par le patient à l’hôpital pour sa prise en
charge (2-3).
Il s’agira d’analyser dans un premier temps les différents éléments constitutifs des charges
directes avant de procéder, dans un second temps, à leur analyse comparative en fonction des
ressources qu’ils ont consommées.
L’observation de la structure des charges directes révèle que les éléments qui l’ont constituée,
mise en part l’alimentation, entrent dans la prise en charge médicale directe du patient. Il
s’agit, d’une part, de la main d’œuvre directe qui n’est rien d’autre que le personnel médical,
paramédical, administratif et d’appui impliqué directement dans le processus de prise en
charge de notre patient depuis son admission aux urgences jusqu’ à sa sortie après son
C
opération au bloc opératoire et son hospitalisation à la chirurgie et, d’autre part, des
ES
consommables médicaux constitués de produits pour anesthésie, des réactifs pour les analyses
AG
de biologie ainsi que les films et autres intrants utilisés pour les différentes radios.
S’agissant maintenant des charges liées à l’alimentation, ce sont les repas servis par l’hôpital
-B
La valorisation de ces différents éléments a permis de calculer les dépenses directes effectuées
LI
O
La dépense en MOD est estimée à 28 341 f CFA. Ce coût est obtenu en valorisant le temps de
EQ
travail que les médicaux, paramédicaux et autres personnels ont directement consacré à notre
patient. Les médecins ont consacré 4h25mn de main d’œuvre directe pour un coût de 15 043 f
U
et les paramédicaux ont effectué 4h35mn de travail auprès de notre patient pour un coût de
E
11 552 f CFA. Le travail administratif a pris 1h03mn de temps de travail pour un coût de
1 446 f CFA et le personnel d’appui a été mobilisé pour un temps de travail direct de 25mn
pour un coût de 290 f CFA. Toutefois les temps mesurés n’ont pas intégré les temps de veille ;
c’est-à-dire les pauses et attente. Il s’agit uniquement du temps de travail que les et autres ont
consacré directement à notre patient.
Mais si la dépense en MOD n’est pas très élevée c’est parce que le montant consacré à la
main d’œuvre médicale ne prend pas en compte les salaires des médecins car ceux-ci ne sont
pas supportés par l’hôpital mais pris en charge par l’Etat qui les paye en tant fonctionnaires ou
agents contractuels. De la même manière le salaire de certains paramédicaux qui sont payés
par l’Etat ne sont pas pris en compte non plus. Donc le coût de la main d’œuvre n’intègre pas
les salaires des médecins et de certains paramédicaux ; ce sont seulement les primes et les
indemnités que l’hôpital leur verse qui est pris en compte. En d’autres termes si les médecins
et une partie des infirmiers qui sont intervenus dans le processus étaient des contractuels de
l’hôpital, le coût de la main d’œuvre serait beaucoup plus onéreux pour la structure
hospitalière.
Les charges directes, s’élevant à 72 091 f CFA pour un coût total de 147 946 f CFA,
représentent 48.73 % du coût total de la prise en charge.
AG
Les charges directement affectables à notre patient sont constituées : des charges de main
-B
d’œuvre directe estimée à 28 341 F CFA soit 39.32 % des dépenses directes, des charges liées
IB
à l’alimentation de notre patient lors de son hospitalisation qui s’élèvent à 14 550 F CFA
représentant 20.18% et de produits pharmaceutiques utilisés par les différents services pour
LI
O
les besoins de la prise en charge de notre malade d’un montant de 29 200 F CFA soit 40.50%
TH
Graphique 2 : proportion des ressources consommées par les éléments constitutifs des
charges directes
45
40,5
39,32
40
35
CHARGES DIRECTES
30
25
20,18
20
15
10
0
C
Catégorie 1
ES
ELEMENTS DE CHARGES
AG
2.1.2. Analyse comparative des éléments constitutifs des charges directes en fonction
IB
L'étude des différents paramètres des charges directes de prise en charge de la fracture de
O
TH
l'extrémité proximale du fémur a trouvé que la MOD et les produits pharmaceutiques utilisés
pour les besoins du diagnostic et de la thérapie (laboratoire, radiologie, bloc opératoire) ont
EQ
représenté la majorité des charges directes avec plus de 80% alors que l’alimentation du
malade, qui est le troisième élément constitutif des charges directes ,représente 20% de
U
E
celles-ci.
Au vu de ces résultats, nous pouvons dire que l’essentiel des charges directement affectables
au patient a été généré essentiellement par sa prise en charge médicale. En d’autres termes, la
MOD et produits utilisés ne sont rien d’autre que la consommation de soins lors de
l'hospitalisation et les médicaments employés dans l'ensemble investigations diagnostic et
thérapeutiques (laboratoires, radiologies, bloc opératoires).
Au regard de la structure des charges directes, leur réduction semble possible si on parvient à
réduire le temps de séjour du patient. En effet, les coûts liés à l’alimentation dépendent
essentiellement de la durée du séjour hospitalier (1455 f CFA par jour) donc en réduisant le
temps de séjour on réduit les charges liées à l’alimentation des patients. De la même manière
cette réduction pourrait aussi entrainer une diminution du coût de la main d’œuvre directe en
ce sens qu’une partie de ce coût à savoir la main d’œuvre directe médicale et paramédicale
(visite médicale, surveillance et administration de soins) est positivement corrélée à la durée
du séjour hospitalier.
Au total, Une réduction de la durée du séjour hospitalier des patients va permettre sans doute
une réduction du coût médical direct de prise en charge hospitalière de cette pathologie et par
conséquence diminuer leurs charges financières à travers une diminution du coût lié à
l’alimentation du patient et une réduction du coût de la main d’œuvre médicale et
paramédicale.
C
Cependant, comprendre la structuration des charges directes ne suffit pas pour appréhender le
ES
coût total de la prise en charge. Il faut encore analyser l’autre composante qu’est le coût des
activités consacrées à notre patient.
AG
Nous allons analyser les activités réalisées en fonction des ressources engagées pour leur
IB
réalisation d’une part et, nous analyserons la structure du coût de l’activité, c’est-à-dire les
LI
2.2.1. Analyse des activités en fonction des ressources engagées dans l’activité
EQ
L’exploitation des données du tableau 15 révèle que les activités cliniques (examiner,
U
préparer, VPA, anesthésier, opérer, administrer des soins, visiter, surveiller) représente plus
E
de 70% des activités totales dans tout le processus. Elle révèle, en outre, que cet ensemble a
aussi consommé 80% des ressources engagées dans le processus.
Cette situation parait normale dans la mesure où les activités cliniques sont des activités à
valeur ajoutée. Donc, engager plus de dépenses dans les activités caractérisant la prise en
charge médicale directe du patient pourrait être justifié. Mais si la situation prise globalement
parait normale, il n’en demeure pas moins l’existence de quelques problèmes si l’on considère
le poids de chaque activité dans le processus global, comparé à leur valeur ajoutée.
En comparant la proportion des ressources consommées par chaque activité, nous constatons
qu’après l’activité « préparer le patient », qui est la première activité en termes de ressources
engagées (31.61%), c’est l’activité « gérer le dossier du patient », qui est une activité
administrative, qui consomme le plus de ressources avec 20.65% devant les autres activités
cliniques. Or en termes de valeur ajoutée, cette activité n’en crée pas ou en crée peu comparée
aux activités cliniques .Donc, le niveau élevé des dépenses engagées dans l’activité « gérer le
dossier » nous semble problématique lorsqu’on classe les activités par rapport à leur valeur
ajoutée dans le processus de prise en charge.
Dès lors, une analyse de la structure de coûts des activités les plus significatives nous
permettra d’appréhender les différents éléments expliquant le niveau des dépenses engagées
dans chaque activité et de juger véritablement de leur pertinence.
3,2; 0%
AG
8600; 11%
49; 0%
15650; 21%
7111; 9%
-B
3160; 4%
8600; 11%
IB
5832; 8%
LI
24024; 32%
O
TH
2600; 4%
278; 0%
EQ
U
Il ressort des données du tableau 10 que les coûts des activités sont constitués : des charges
d’amortissement et des charges liées au gardiennage, à l’électricité, aux produits d’entretien,
aux fournitures de bureau, au nettoiement, aux imprimés et aux petits matériels médicaux.
L’examen des éléments constitutifs des coûts des activités montre que dans les activités
cliniques telles que « examiner », « opérer » , « préparer », « anesthésier » ,qui sont les
activités les plus significatives dans la prise en charge, les charges d’amortissement
représentent plus de 80% de leurs coûts et les autres éléments (gardiennage, électricité,
produits d’entretien, fournitures de bureau, nettoiement, imprimés et petits matériels) ne
forment que les 20%.
Si l’amortissement représente la charge la plus importante dans ces différentes activités c’est
parce que leur réalisation a nécessité l’usage de matériels médicaux et hôteliers dont les coûts
sont parfois onéreux. Par exemple pour l’examen du patient, l’ensemble radio numérique a été
utilisé et cet ensemble a un coût économique très important et l’activité « préparer le patient »
a nécessité l’usage d’appareils tels que l’échographie, l’électrocardiographe ainsi que les
autres appareils utilisés au laboratoire pour les besoins du bilan sanguin de notre patient. Il en
est de même pour l’anesthésie et l’opération du patient qui sont des activités réalisées au bloc
C
opératoire où le matériel et les équipements mobilisés ont des coûts très élevés.
ES
Tous ces matériels médicaux et équipements hôteliers utilisés ainsi que les bâtiments abritant
AG
les services impliqués dans le processus font l’objet d’amortissements qui sont constitutives
de charges qui participent de façon significative à la formation des coûts des activités
-B
également les plus importantes dans le coût de cette activité avec plus de 50% à la seule
TH
Au total, l’analyse des structures des coûts des activités révèle que les charges
d’amortissement demeurent l’élément le plus prépondérant dans les coûts de ces activités
U
moyenne 50% du coût total des activités déroulées pour la prise en charge de la pathologie.
Cela vaut dire que dans les 75 855 francs CFA dépensés dans ces activités, la moitié , soit
39 927 francs CFA, constitue de dépenses d’amortissement.
Mais pour les dépenses d’amortissement, la structure ne décaisse pas de l’argent, même
s’elles restent des charges. Nous pouvons donc dire que les activités réalisées dans tout le
processus de prise en charge ont coûté en termes de dépenses réellement effectuées 39 927
francs CFA.
Si l’on ajoute à ces dépenses, celles qui sont directement affectables à notre patient et qui
s’élèvent à 72 091 francs CFA, la structure hospitalière aura réellement dépensé pour la
prise en charge de la pathologie un montant de 119 018 francs CFA.
2.3.1. Évaluation du montant total facturé à notre patient pour sa prise en charge
Le patient, depuis son admission aux urgences jusqu’à sa sortie de l’hôpital, paie les
prestations qui lui sont offertes par les différents services impliqués dans le processus. Au
C
service des urgences les sept jours que le patient y a fait lui est facturé à 10 000 f CFA. Pour
ES
les analyses le patient a dépensé 45 000 f CFA tandis que pour les radios, il paie 20 000 f
CFA. Concernant l’acte opératoire y compris l’anesthésie, le montant facturé au patient est de
AG
255 000 f CFA. Pour son hospitalisation à la chirurgie une facture de 10 000 f CFA est payée
par le patient.
-B
Au total, le patient a déboursé pour le compte de l’hôpital une somme de 340 000 f CFA. Et
IB
ce montant ne prend pas en compte le kit pour l’opération que le patient doit acheter lui-même
LI
O
ainsi que les implants pour l’arthroplastie et les autres ordonnances qui lui ont été prescrites
TH
durant tout le processus dont le coût moyen de l’ensemble (kit, implants, et autres
ordonnances et frais) est estimé à 260 000 f CFA18.
EQ
Si nous ajoutons à ce montant les 340 000 f CFA payé à l’hôpital pour les différentes
U
fémoral une somme de 600 000 f CFA Donc du côté du patient, le traitement de la fracture du
col fémoral coûte cher.
Même si le patient, qui est une personne âgée, bénéficie par hypothèse du plan SESAME19
c’est seulement le paiement des 340 000 f CFA facturés par l’hôpital qu’il sera dispensé car
c’est l’Etat, en tant que tiers payeur, qui va payer à sa place, mais les autres dépenses sont
supportées par le patient.
18
Ce montant est un coût moyen calculé à partir des informations recueillies auprès des patients cibles
19
Le plan SESAME est le système de gratuité dont bénéficie les personnes âgées de 60 ans ou plus pour les
reçues dans les structures sanitaires sénégalaises
2.3.2. Analyse comparative du coût réel et du montant total facturé à notre patient
par le CHNMFT
350000
300000
250000
200000
340000
150000
C
100000
ES
147946
119018
50000
AG
0
Total montant Coût avec Coût sans
-B
Comme le montre l’étude, le coût réel supporté par l’hôpital pour prendre en charge le patient
LI
est de 147 946 f CFA. Lorsqu’on compare ce coût au montant total facturé au patient qui est
O
de 340 000 f CFA pour les différentes prestations qu’il a reçues, l’on constate que l’hôpital
TH
Et cette marge augmente si l’on ne tient pas compte des charges d’amortissement qui ne
U
représentent pas une dépense effective en termes de décaissement. Donc, si l’on considère les
E
ressources effectivement engagées par la structure hospitalière qui est de 119 018 f CFA, la
marge réelle générée pour l’hôpital serait de 220 982 f CFA.
Au total, la prise en charge de cette pathologie demeure une activité rentable pour la structure
hospitalière. Toutefois si le patient bénéficie du plan SESAME, cette marge ne sera pas de
l’argent liquide encaissé immédiatement par l’hôpital mais plutôt une créance sur le tiers
payeur à l’occurrence l’Etat. Et lorsque l’Etat ne paie pas, l’hôpital perd les 119 018 f CFA de
ressources effectivement engagées pour la prise en charge de ce patient. Et si l’Etat paie
tardivement cela pourrait créer des difficultés de trésorerie à la structure si le nombre de
personnes âgées victimes de la fracture du col fémoral prises en charge est important. Donc
cette rentabilité doit être relativisée.
L’étude du coût de la prise en charge de la fracture du col fémoral chez la personne âgée a
révélé que la prise en charge de cette pathologie génère une marge bénéficiaire pour l’hôpital.
Dès lors nous pouvons dire que le traitement par l’arthroplastie et par pose intermédiaire de la
hanche (PIH) de la pathologie de la fracture du col fémoral chez la personne âgée n’engendre
C
Toutefois cette rentabilité n’est envisageable que si nous restons dans l’hypothèse de la
personne âgée qui n’est pas poly-pathologique car dans le cas contraire les soins pourraient
-B
être beaucoup plus lourds et génèreraient davantage de dépenses qui pourraient diminuer
voire même annuler tout profit que la structure hospitalière tirerait de cette activit.
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
C
ES
AG
CONCLUSION GÉNÉRALE
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
CONCLUSION GÉNÉRALE
Ce coût englobe la prise en charge du patient depuis le service des urgences jusqu’à la
chirurgie générale en passant par le bloc opératoire où le patient est opéré par l’orthopédiste
pour une protège intermédiaire de hanche (PIH)
Il en ressort que ce coût est en deçà du cumul des tarifs des différentes prestations facturés,
340 000 frs CFA, par l’hôpital pour la prise en charge de cette pathologie depuis les urgences
C
Donc le traitement de la pathologie de la fracture du col fémoral dégage une marge positive
AG
La marge dégagée étant largement au-dessus du coût réel, cela pourrait donner raison à la
-B
population qui considère que le traitement de la fracture du col fémoral chez la personne âgée
IB
Cependant si la victime âgée est prise en en charge par le plan SESAME, il ne paie pas le
O
montant qui revient à l’hôpital car il est remplacé par un tiers payeur qu’est l’Etat. Dans cette
TH
hypothèse, cette marge ne pourrait être considérée comme telle que lorsque l’Etat rembourse.
EQ
Au cas contraire ce serait une perte pour la structure hospitalière s’il n’arrive pas à recouvrer
les dépenses engagées pour le traitement du patient.
U
E
Nous constatons qu’une partie de ce coût varie en fonction de la durée du séjour du patient.
Dès lors, les responsables du CHNMFT pourraient diminuer le coût s’ils arrivent à réduire le
temps de séjour effectué par le patient.
d’améliorer les différents processus afin que les revenus puissent régulièrement dépasser les
coûts et produire des résultats en cohérence avec les objectifs stratégiques de l’entreprise.
Toutefois, l’utilisation de la CPA permettrait, tout au moins, aux dirigeants de connaitre les
coûts des différentes fonctions assumées par l’établissement. Elle leur fournirait en outre des
AG
éléments explicatifs sur la consommation des ressources par les différents processus et
mettrait en lumière des points sur lesquels agir pour leur rationalisation. De plus en utilisant la
-B
CPA, les dirigeants hospitaliers seraient en mesure de dire aux pouvoirs publics, avec
IB
exactitude, combien leur coûte la prise en charge d’une appendicectomie à ciel ouvert, un
LI
accouchement par voie basse ou par césarienne, ou encore un accès palustre etc.
O
TH
Ainsi éclairée sur la réalité des coûts des pathologies prises en charge, l’autorité
politique pourrait être amenée à réajuster les grilles tarifaires ou à augmenter les subventions
EQ
pour permettre aux hôpitaux publics de couvrir au moins les coûts des prestations offertes
U
Mais quoique importante pour les EPS, la CPA nécessiterait, pour sa bonne application, la
mise en place de certains préalables.
BIBLIOGRAPHIE
prévention) ,2009-2018
ES
hospitalière au Sénégal
Abdou Karim Guèye & Pape Salif Seck (octobre 2009) : Etude de l’accessibilité des
-B
Alcouffe S., (2002), « La diffusion de l’ABC en France : une étude empirique utilisant
LI
Toulouse, p. 1-21.
TH
Dunod, Paris.
Mévellec P. (1991), « Outils de gestion : la pertinence retrouvée », Editions
-B
DÉDICACE_________________________________________________________________________________ I
REMERCIEMENTS __________________________________________________________________________ I
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET DES SIGLES _________________________________________________________ I
SOMMAIRE _______________________________________________________________________________ I
INTRODUCTION GÉNÉRALE _____________________________________________________________________________ 1
INTRODUCTION GÉNÉRALE __________________________________________________________________ 2
OBJECTIF GÉNÉRAL DE L’ÉTUDE ______________________________________________________________ 8
INTÉRÊTS DE L’ÉTUDE ______________________________________________________________________ 8
PREMIÈRE PARTIE ____________________________________________________________________________________ 10
CADRE THÉORIQUE ET MÉTROLOGIQUE DE L’ÉTUDE ________________________________________________________ 10
INTRODUCTION __________________________________________________________________________ 11
CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTÉRATURE SUR LE CALCUL DES COUTS PAR LA MÉTHODE ABC______________ 13
SECTION 1: DÉFINITIONS DE LA MÉTHODE ABC ET DE SES CONCEPTS FONDAMENTAUX ______________ 13
1.1. Définitions de la méthode ABC ______________________________________________________________ 13
C
2.2.1. Les avantages du calcul des coûts par la méthode ABC _______________________________________ 19
2.2.2. Les limites du calcul des coûts par la méthode ABC __________________________________________ 22
LI
1.4. Affectation des charges valorisées aux différentes activités du processus ____________________________ 54
1.4.1. Identification des inducteurs de ressources ________________________________________________ 55
1.4.2. Allocation des ressources aux différentes activités du processus _______________________________ 57
IB
1.5.3. Rattachement des coûts des activités à notre objet de coût ___________________________________ 62
1.5.4. Détermination du coût réel de la prise en charge de notre patient ______________________________ 63
EQ
SECTION 2 : ANALYSE DU COUT RÉEL GÉNÉRÉ PAR LA PRISE EN CHARGE DE LA PATHOLOGIE __________ 64
2.1. Analyse de la structure des charges directes ____________________________________________________ 65
U
consommées ______________________________________________________________________________ 67
2.2. Analyse des activités du processus de prise en charge ____________________________________________ 68
2.2.1. Analyse des activités en fonction des ressources engagées dans l’activité ________________________ 68
2.2.2. Analyse de la structure des coûts des activités ______________________________________________ 69
2.3. Analyse comparative du coût réel et le montant total facturé au patient _____________________________ 71
2.3.1. Évaluation du montant total facturé à notre patient pour sa prise en charge ______________________ 71
2.3.2. Analyse comparative du coût réel et du montant total facturé à notre patient par le CHNMFT _______ 72
CONCLUSION DE LA DEUXIÈME PARTIE _______________________________________________________ 73
CONCLUSION GÉNÉRALE ______________________________________________________________________________ 74
CONCLUSION GÉNÉRALE ___________________________________________________________________ 75
BIBLIOGRAPHIE __________________________________________________________________________ 78
OUVRAGES & RAPPORTS ________________________________________________________________ 78
TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES __________________________________________________ 79