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Analyse financière d'Agromed et Revetout

La société Agromed a connu une forte progression de son chiffre d'affaires et de sa valeur ajoutée jusqu'en N-1, mais a subi une baisse significative en N, entraînant une dégradation de tous les indicateurs financiers. En revanche, son endettement a été considérablement réduit grâce à une augmentation de la capacité d'autofinancement, améliorant ainsi son autonomie financière. La trésorerie a diminué, devenant même négative en N, malgré une génération de flux de trésorerie d'exploitation positive, ce qui souligne la nécessité d'une vigilance accrue sur le besoin de financement de l'exploitation.

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Analyse financière d'Agromed et Revetout

La société Agromed a connu une forte progression de son chiffre d'affaires et de sa valeur ajoutée jusqu'en N-1, mais a subi une baisse significative en N, entraînant une dégradation de tous les indicateurs financiers. En revanche, son endettement a été considérablement réduit grâce à une augmentation de la capacité d'autofinancement, améliorant ainsi son autonomie financière. La trésorerie a diminué, devenant même négative en N, malgré une génération de flux de trésorerie d'exploitation positive, ce qui souligne la nécessité d'une vigilance accrue sur le besoin de financement de l'exploitation.

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CORRIGE DE LA SOCIETE AGROMED

Commenter, en une page au maximum, la situation de l'entreprise au cours de ces


dernières années en développant notamment :

Évolution de son activité et de ses résultats

 Le CAHT a fortement progressé jusqu'en N-1 (+ 5% entre N-3 et N-2, multiplié par 5,5
entre N-2et N-1), l'activité de l'exercice N baissant de 12,3%.
 La VA a progressé de plus de 70 % entre N-3 et N-1 mais chute de 2,4% en N
 L’EBE a été multiplié par huit sur la même période mais chute de 6,5% en N
 Le taux de marge bénéficiaire s’est considérablement amélioré au cours de la période N-3
et N-1 mais chute de 37 % (6,5%).

Évolution favorable de N-3 et N-1 (avec forte progression en N-1) justifiée par des ratios
mais dégradation en N de tous les indicateurs. La dégradation en N s'explique en partie
par la conjugaison d'une baisse du CA et d'une augmentation des charges de personnel
combinée à une baisse des charges externes non proportionnelle à la baisse du CA.

Évolution de son endettement

 Le potentiel de ressources dégagées par l'entreprise s'est considérablement amélioré. La


CAF a été multipliée par 7. Le montant de la CAF en N (3 344 KDHS) a contribué au
remboursement des dettes financières.
 L'entreprise a profité de ses résultats pour se désendetter. Alors que le taux d'endettement
était alarmant pour les exercices N-3 et N-2 (166 % et 194 %), ce taux est devenu plus que
satisfaisant en N.

Cette situation lui a permis d'accroître son autonomie financière et la structure


financière de l’entreprise en sort renforcée.

Évolution de sa trésorerie.

 La trésorerie a fortement diminué entre N-1 et N. Elle devient même négative en N.


 Le cycle d'exploitation a permis de générer de la trésorerie (2 377 kDHS). Ceci s'explique par
l'augmentation du chiffre d'affaires, atténuée par l'augmentation parallèle du BFRE. En effet
l'analyse des délais de rotation indique que pour maintenir son chiffre d'affaires l'entreprise a dû
accepter une augmentation du délai de rotation des créances clients alors que celui des dettes
fournisseurs est resté relativement stable.
 Le FNTE reste cependant suffisant pour absorber les charges liées à l'activité et notamment la
participation des salariés et l'impôt sur les bénéfices.
 Le FNTA (929 kDHS) est suffisant pour financer la totalité du FNTI.
 La particularité de cette entreprise est un FNTF négatif. Le versement de dividendes a été absorbé
par l'augmentation de capital, l'entreprise n'a pas contracté de nouveaux emprunts. Elle a
massivement remboursé ses dettes financières.

La trésorerie de l'entreprise a considérablement diminué mais l'importance massive des


disponibilités les exercices antérieurs a permis de réduire fortement son endettement.
CORRIGE DE LA SOCIETE REVETOUT
FLUX DE TRESORERIE LIES A L'ACTIVITE
Résultat d'exploitation 4 980
¤ Réintégration des charges et élimination des produits sans incidence sur la trésorerie
+ Amortissements et provisions (dotations nettes de reprises) + 2 904
= Résultat brut d'exploitation 7 884
- Δ B.F.R.E. - 8 703
= flux net de trésorerie d'exploitation - 819
¤ Autres encaissements et décaissements liés à l'activité
+ Produits financiers + 522
- Charges financières - 432
+/- Charges et Produits exceptionnels +9
- Autres (I.S., participation, augmentation des frais d'établissement)
- Δ B.F.R. lié à l'activité (sauf Δ B.F.R.E.) + 2 493
Flux de trésorerie généré par l'activité (A) + 1 773
FLUX DE TRESORERIE LIES AUX OPERATIONS D'INVESTISSEMENT
+ Cessions d'immobilisations 0
+ réduction d'immobilisations financières 0
- Acquisitions d'immobilisations - 2 247
¤ Incidence de la variation des décalages de trésorerie sur opérations d'investissement
- Δ B.F.R. lié à l'investissement + 564
= Flux de trésorerie lié aux opérations d'investissement (B) - 1 683
FLUX DE TRESORERIE LIES AUX OPERATIONS DE FINANCEMENT
Augmentation ou réduction de capital
- Dividendes versés
+ Augmentation des dettes financières + 3 075
- Remboursement des dettes financières - 3 60
+ Subventions d'investissement reçues + 450
¤ Incidence de la variation des décalages de trésorerie sur opérations de financement
- Δ BFR lié au financement 0
= Flux de trésorerie lié aux opérations de financement (C) + 465
Variation de trésorerie (A + B + C) + 555
Trésorerie à l'ouverture (D) + 312
Trésorerie à la clôture (A + B + C + D) + 867

Dotations nettes des reprises d'exploitation :

+ Dotations d'exploitation du compte de résultat hors actif circulant : 354 (immo)


+ 2550 (P.P.R.C.)
- Reprises d'exploitation du compte de résultat hors actif circulant - 0
Dotations nettes des reprises 2 904
Δ B.F.R.E. en valeurs nettes
(N) (N-1) Variations
Stocks de matières premières 13 185 11 550
Stock des produits finis 1 935 2 526
Total des stocks 15 120 14 076 + 1 044
Créances clients 26 256 22 467
Ecart de conversion actif 732
Charges constatées d'avance 801 882
Total des créances d'exploitation 27 057 24 081 + 2 976
Dettes fournisseurs 10 368 12 777
Dettes fiscales et sociales 3 702 5 976
Total des dettes d'exploitation 14 070 18 753 - 4 683
B.F.R.E. 28 107 19 404
Variation B.F.R.E. + 26 109 +8 703

+/- Charges et produits exceptionnels


Produits exceptionnels sur opérations de gestion 9
Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 0
Total 9

Δ B.F.R. lié à l'activité (sauf Δ B.F.R.E.)


(N) (N-1)
Total des créances liées à l'activité sauf exploitation 0 1 806
Intérêts courus sur emprunt 30 39
Autres dettes diverses 7 662 6 966
Total des dettes liées à l'activité sauf exploitation 7 692 7 005
B.F.R. lié à l'activité sauf exploitation - 7 692 - 5 199
Variation B.F.R. lié à l'activité sauf exploitation - 2 493

Tableau des immobilisations corporelles


(N-1) Augmentation Diminution (N)
Immobilisations corporelles en valeurs nettes 23 868 25 761
Amortissements 10 296 10 560
Total valeurs brutes 34 164 x 0 36 411

34 164 + x - 0 = 36 411
x = 2 247
Δ B.F.R. lié à l'investissement
(N) (N-1)
Total des créances d'immobilisations 0 0
Total des dettes d'immobilisations 4 206 3 642
B.F.R. lié à l’investissement - 4 206 - 3 642
Variation B.F.R. lié à l’investissement -564
Tableau des dettes financières
(N-1) Augmentation Diminution (N)
Emprunts et dettes auprès des établissements 13 959 13 716
crédit
+ Emprunts et dettes financières diverses 510 393
- Concours bancaires courants - 759 - 393
- Intérêts courus non échus - 39 - 30
Total 13 671 x 3 060 13 686
13 671 + x - 3 060 = 13 686
x = 3 075

Variation de trésorerie
(N) (N-1)
Disponibilités 1 260 1 071
Concours bancaires courants - 393 - 759
Trésorerie + 867 + 312
Variation trésorerie + 555

Définir :
 le résultat brut d’exploitation ;
 le flux net de trésorerie d’exploitation ;
 le flux net de trésorerie généré par l’activité.

Le résultat brut d’exploitation représente les ressources potentielles de trésorerie générées par les
opérations d’exploitation (indépendamment des politiques d’amortissement et de financement). Il
représente donc un flux de trésorerie potentielle issu des opérations d’exploitation uniquement. Notion
proche de l’EBE

Le flux net de trésorerie d’exploitation représente le flux de trésorerie réel issu des opérations
d’exploitation au sens strict. Notion proche de l’ETE.

Le flux de trésorerie généré par l’activité représente le flux de trésorerie réel issu de l’activité
courante de l’entreprise. L’activité est une notion plus large que l’exploitation, dans la mesure où elle
englobe aussi les produits et charges financiers, les produits et charges exceptionnels sur opération de
gestion, enfin l’IS et la participation des salariés.
1. Commenter le tableau de flux.
Le tableau de flux de trésorerie de cette entreprise pour l’exercice N présente une trésorerie finale
positive (+ 867 kDHS) en légère hausse (+1,8%) par rapport à N-1.

Concernant l’activité, le flux de trésorerie dégagé (1 773 kDHS) apparaît comme conséquent dans la
mesure où il permet le financement interne de 80 % de l’investissement réalisé (2 247 kDHS) au cours
de l’exercice écoulé.

Toutefois, une analyse plus fine permet de constater que les opérations d’exploitation consomment de
la trésorerie au lieu d’en dégager : le F.N.T.E. est négatif de 819 kDHS. Ainsi, le résultat brut
d’exploitation, qui représente les ressources potentielles dégagées par l’entreprise de par son
exploitation industrielle, est diminué par le besoin de financement de l’exploitation : en effet, la
variation du besoin de financement laisse apparaître une montée des stocks de matières premières,
mais aussi une progression des créances clients.

A l’inverse, le B.F.R. lié à l’activité (hors B.F.R.E.) diminue et – comme les opérations hors
exploitation – a un impact positif sur le flux net de trésorerie généré par l’activité qui s’élève
finalement à + 1 773 kDHS.

Concernant l’investissement, nous observons que la politique d’investissement menée par


l’entreprise révèle une stratégie de croissance interne : les acquisitions d’immobilisations corporelles
représentent en effet un montant de 2 247 kDHS.

Concernant le financement, force est de constater que les investissements sont essentiellement
financés par autofinancement (flux net de trésorerie lié à l’activité = 1 773 kDHS).

Le financement externe se compose principalement d’une subvention d’investissement perçue au


cours de l’exercice écoulé. En effet, il n’y a pas d’augmentation de capital, de même que
l’augmentation nette de la dette (15 kDHS) apparaît très faible comparativement à la subvention
d’investissement (450 kDHS).

En conclusion, la combinaison des flux de trésorerie des trois cycles aboutissent à une augmentation
de la trésorerie (+ 555 kDHS). L’entreprise bénéficie, semble-t-il, d’une évolution favorable de son
activité qui lui permet d’autofinancer une grande partie de ses investissements. Elle doit toutefois
rester vigilante quant à l’augmentation du besoin de financement de son exploitation.

1. Calculer les ratios du dossier d’analyse financière présentés dans l'annexe B (à rendre avec la
copie).

(N)
Production vendue 120 312
Production stockée 591
Production de l’exercice 120 903
Achats de matières premières 55 920
- Variation de stocks - 1 770
- Autres achats et charges externes 15 378
- Consommations en provenance des tiers - 69 528
Valeur ajoutée 51375
Détail des calculs et résultat pour l’exercice (N)

Taux de V.A. =
51 375 / 120 312 = 42,7 %
V.A. / C.A.H.T.

R.B.E. (*) / C.A.H.T. 7 884 / 120 312 = 6,55 %

Créances clients et comptes rattachés x 360


Rotation des créances C.A.T.T.C.
clients (jours)
28 041 x 360 / (120 312 x 1,20) = 70 jours

Dettes fournisseurs et comptes rattachés x 360


Rotation des dettes
Achats T.T.C. et services extérieurs T.T.C.
fournisseurs
(jours)
10 368 x 360 / [(55 920 + 18 378) x 1,20] = 44 jours

Taux de variation du
(120 312 – 115 875) / 115 875 = + 4 %
C.A.H.T.

Poids du B.F.R.E. = BFRE = 13 980 + 1 935 + 28 041 + 801 – 10 368– 3702


(B.F.R.E. (*) x 360) / = 30 687 (30 687 x 360) / 120 312 = 92 jours
C.A.H.T.
Ou (28 107 x 360) / 120 312 = 84 jours en valeur nette

Préciser et analyser les ratios de l’annexe B qui reflètent :

(1) l’évolution de l’activité de la société ;


(2) l’évolution du B.F.R.E..

Ratios qui reflètent l’évolution de l’activité de la société :

Le taux de variation du C.A.H.T. montre le regain de croissance de l’activité de l’entreprise : en


effet, le C.A.H.T. augmente de 4 % en N, contre une baisse de 6 % en N-1. En outre, cette hausse de
4% est légèrement supérieure à celle du secteur d’activité (3 %).

Le taux de V.A. est un indicateur intéressant du potentiel de création de richesses de la société. Le


surplus de valeur représente ici 43 % du C.A.H.T. contre 35 % en N-1. Il est supérieur au taux moyen
du secteur d’activité (38,4 %).

Au sein des consommations intermédiaires, les achats de matières premières et autres


approvisionnements diminuent très légèrement (- 2 %). Ainsi, la hausse des ventes associée à une
baisse conséquente des charges externes (-25 %) expliquent la performance de la V.A. en N.
Le ratio R.B.E. / C.A.H.T. confirme enfin la performance industrielle de la société. La part du R.B.E.
dans le C.A.H.T. passe de 1 % en N-1 à 6,55 % en N. Il est toutefois inférieur au taux moyen du
secteur d’activité (10,1 %). La performance industrielle de la société progresse et ce, grâce à l’impact
positif de la hausse de la VA vue plus haut.

Nous pouvons globalement confirmer une évolution favorable de l’activité ainsi qu’une bonne maîtrise
des charges d’exploitation dans leur ensemble.

Ratios qui expliquent le flux net de trésorerie d’exploitation :

Dans le secteur d’activité, les clients règlent en moyenne à 45 jours. Or, dans le cas de la société, le
délai moyen de règlement des clients est de 62 jours en N, puis 70 jours en N-1, ce qui est très élevé.

Conjointement, la société règle en moyenne ses fournisseurs à 49,5 jours en N-1, à 44 jours en N,
contre une moyenne de 60 jours dans le secteur d’activité.

Cela signifie que la société règle ses fournisseurs (44 jours) avant que les clients ne règlent leurs
créances (70 jours).

Ces deux ratios expliquent en grande partie non seulement le poids du B.F.R.E. dans le C.A.H.T. (92
jours), mais aussi le flux net de trésorerie d’exploitation négatif constaté dans le tableau de flux de
trésorerie de l’OEC.

Nous pouvons globalement noter une détérioration de l’ensemble des ratios tant par rapport au secteur
d’activité que par rapport à l’année précédente.

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