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Limites et continuité en mathématiques

Le document traite des limites et de la continuité des fonctions, en présentant des propriétés et théorèmes essentiels sur les limites usuelles, les opérations sur les limites, et la continuité en un point. Il inclut des applications pratiques pour le calcul des limites de différentes fonctions, ainsi que des définitions et propriétés concernant la continuité à droite et à gauche. Enfin, il aborde la continuité sur un intervalle avec des exemples illustratifs.

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Limites et continuité en mathématiques

Le document traite des limites et de la continuité des fonctions, en présentant des propriétés et théorèmes essentiels sur les limites usuelles, les opérations sur les limites, et la continuité en un point. Il inclut des applications pratiques pour le calcul des limites de différentes fonctions, ainsi que des définitions et propriétés concernant la continuité à droite et à gauche. Enfin, il aborde la continuité sur un intervalle avec des exemples illustratifs.

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1.

Rappel

 
 Les limites et la continuité 

2023/2024 2 ème année Bac Sc Exp

1 Rappel

1.1 les limites usuelles

Propriété 1. les limites usuelles en +∞ et en +∞

• lim x = −∞; lim x2 = +∞; lim x3 = −∞.


x→−∞ x→−∞ x→−∞

• lim x = +∞; lim x2 = +∞; lim x3 = +∞.


x→+∞ x→+∞ x→+∞
(
+∞; si n est pair
En général on a : ∀n ∈ N∗ lim xn = +∞ et lim xn =
x→+∞ x→−∞ −∞; si n est impair
√ 1
• lim x = +∞ et lim √ = 0.
x→+∞ x→+∞ x
1 1 1
• lim = 0; lim 2 = 0; lim 3 = 0.
x→+∞ x x→+∞ x x→+∞ x
1 1 1
• lim = 0; lim 2 = 0; lim 3 = 0.
x→−∞ x x→−∞ x x→−∞ x
1 1
En général on a : ∀n ∈ N∗ lim n = 0 et lim n = 0.
x→+∞ x x→−∞ x

Propriété 2. les limites usuelles en 0

• lim x = 0; lim x2 = 0; lim x3 = 0.


x→0 x→0 x→0

En général on a : ∀n ∈ N∗ lim xn = 0.
x→0
√ 1
• lim x = 0 et lim+ √ = +∞.
x→0 x→0 x
1 1 1
• lim+ = +∞; lim+ 2 = +∞; lim+ 3 = +∞.
x→0 x x→0 x x→0 x

1 1 1
• lim− = −∞; lim− 2 = +∞; lim− 3 = −∞.
x→0 x x→0 x x→0 x
(
1 1 +∞; si n est pair
En général on a : ∀n ∈ N∗ lim+ n = +∞; lim− n =
x→0 x x→0 x −∞; si n est impair

1
Théorème 1.
Soit f une fonction
lim f (x) = lim− f (x) = l ⇔ lim f (x) = l
x→a+ x→a x→a

Ce théorème reste valable si l ∈ R ou si l = +∞ ou si l = −∞.

1.2 Opérations sur les limites


Soient f et g deux fonctions, a désigne un nombre réel ou +∞ ou −∞, L et L0 deux réels. Le cas
correspond à une forme indéterminée, c’est-à-dire un cas où on ne peut pas conclure la limite
directement .
⋆ Limite d’une somme

limf (x) L L L +∞ −∞ +∞
x→a
0
limg(x) L +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
x→a
0
limf (x) + g(x) L+L +∞ −∞ +∞ −∞ F.I
n→a

⋆ Limite d’un produit

limf (x) L L,0 +∞ ou −∞ 0


x→a
limg(x) L0 +∞ ou −∞ +∞ ou −∞ +∞ ou −∞
x→a
+∞ ou −∞ +∞ ou −∞
limf (x) × g(x) L × L0 (règle des signes du pro- (règle des signes du pro- F.I
x→a
duit) duit)

⋆ Limite d’un inverse

limf (x) L,0 0 par valeurs positives 0 par valeurs négatives +∞ ou −∞


x→a
1 1
lim +∞ −∞ 0
n→a f (x) L

⋆ Limite d’un quotient

limf (x) L L +∞ ou −∞ 0 +∞ ou −∞
x→a
0 0
limg(x) L ,0 +∞ ou −∞ L ,0 0 +∞ ou −∞
x→a
f (x) L
lim 0 +∞ ou −∞ F.I F.I
n→a g(x) L0

1.3 les limites d’une fonction polynôme et d’une fonction rationnelle

Propriété 3.
Soient P et Q deux fonctions polynômes ; a, b ∈ R et n, m ∈ N∗ alors on a :
P(x) P(a)
• lim P(x) = P(a) • lim = ( siQ(a) , 0).
x→a x→a Q(x) Q(a)

2
1. Rappel

Si ax n et bx m sont des termes de plus haut degré de P et Q respectivement alors :

P(x) ax n
• lim P(x) = lim ax n • lim = lim m .
x→∞ x→∞ x→∞ Q(x) x→∞ bx

Application : Calculer les limites suivantes :

1) lim 4x5 − 3x4 + 14 2) lim −4x6 + 5x3 + x2 3) lim 5x2 − 3x4 + 2x3 − 1
x→+∞ x→−∞ x→+∞
x3 − 3x2 + 1 −3x5 + x2 − 8 x3 − x2 + 1
4) lim 5) lim 6) lim
x→+∞ 2x3 + 1 x→−∞ x2 + 1 x→+∞ x4 + 1

1.4 les limites d’une fonction irrationnelle

Propriété 4.
Soit f une fonction définie sur un intervalle
p de√la forme [a; +∞[, avec (∀x ∈ [a; +∞[) : f (x) ≥ 0.
• Si lim f (x) = l et l ≥ 0 alors lim f (x) = l.
x→+∞ p
x→+∞
• Si lim f (x) = +∞ alors lim f (x) = +∞.
x→+∞ x→+∞

Remarque :
Cette propriété reste valable si on calcul la limite quand x tend vers −∞ ou vers un réel a, ou à droite
en a ou à gauche en a.

Application : Calculer les limites suivantes :


√ √ √
1) lim x2 + 1 − x 2) lim x2 + 1 − x 3) lim x2 + x − 1 + x
x→+∞ x→−∞ x→−∞
√ √ √
x−1 x−2 1− x+4
4) lim 5) lim 6) lim
x→1 x − 1 x→4 x − 4 x→−3 x+3

1.5 Les limites des fonctions trigonométriques

Propriété 5.

sin(x) tan(x) 1 − cos(x) 1


• lim =1 • lim =1 • lim = .
x→0 x x→0 x x→0 x2 2

3
Application : Calculer les limites suivantes :

sin(3x) tan(5x) sin(2x)


1) lim 2) lim 3) lim
x→0 x x→0 2x x→0 tan(4x)

x+1−1 1 − cos(x)
4) lim 5) lim 6) lim (1 − sin(x))tan(x)
x→0 tan(x) x→0 x sin(x) π
x→( 2 )+

1.6 Les limites et l’ordre

Propriété 6.
Soit I un intervalle de la forme [a; +∞[ et l ∈ R et soient f ; u et v des fonctions définies sur I :
(
(∀x ∈ I ); f (x) ≥ u(x)
1. Si lim u(x) = +∞ alors : lim f (x) = +∞
x→+∞
x→+∞
(
(∀x ∈ I ); f (x) ≤ u(x)
2. Si lim u(x) = −∞ alors : lim f (x) = −∞
x→+∞
x→+∞
(
(∀x ∈ I ); u(x) ≤ f (x) ≤ v(x)
3. Si lim u(x) = lim v(x) = l alors : x→+∞
lim f (x) = l
x→+∞ x→+∞
(
(∀x ∈ I ); |f (x) − l| ≤ u(x)
4. Si lim u(x) = 0 alors : lim f (x) = l
x→+∞
x→+∞
Cette propriété reste valable si on calcul la limite quand x tend vers −∞ ou vers un réel a, ou à
droite en a ou à gauche en a.

Application :
x
1) Soit f la fonction définie par : f (x) = √
x2 + 1 + x
a) Montrer que pour tout x > 0 :
1 1
f (x) − ≤ 2
2 x
b) En déduire : lim f (x)
x→+∞
2 + sin(x)
2) Soit g la fonction définie par : g(x) =
x
a) Montrer que pour tout x > 0 :
1 3
≤ g(x) ≤
x x
b) En déduire : lim g(x)
x→+∞

4
2. La continuité en un point- la continuité sur un intervalle

2 La continuité en un point- la continuité sur un intervalle

2.1 La continuité en un point


Activité :

5 Cf

−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6 7
−1 c

−2

−3

−4

−5

1. Calculer les limites suivantes : lim f (x), lim f (x), lim− f (x), lim+ f (x).
x→+∞ x→−∞ x→1 x→1
2. (a) Calculer les limites suivantes : lim+ f (x); lim− f (x) et f (0)
x→0 x→0
 
(b) Est-ce -que la courbe Cf est continue au point d’abscisse 0 .
3. (a) Calculer f (2) et lim f (x).
x→2
 
(b) Est-ce -que la courbe Cf est continue au point d’abscisse 2.

Définition 1.
Soit f une fonction numérique définie sur un intervalle I , et x0 ∈ I .
On dit que la fonction f est continue en x0 si : lim f (x) = f (x0 )
x→x0

5
Application 1 :
Soit f la fonction définie par :


 x3 − 1
 f (x) = ; x,1

 x − 1
 f (1) = 3

Montrer que la fonction f est continue en x0 = 1.


Application 2 :
Soit f la fonction définie par :


 sin x)

 f (x) = √ ; x,0

 x + 1 − 1

 f (0) = 2

Montrer que la fonction f est continue en x0 = 0.

2.2 La continuité à droite et la continuité à gauche en un point

Définition 2.
Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme [x0 ; x0 + r[ avec r > 0.
• On dit que f est continue à droite en a si : lim+ f (x) = f (x0 ).
x→x0
Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme ]x0 − r; x0 ] avec r > 0.
•On dit que f est continue à gauche en x0 si : lim− f (x) = f (x0 ).
x→x0

Propriété 7.
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et x0 ∈ I.
f est continue en x0 si et seulement si f est continue à droite en x0 et à gauche en x0 .
C’est-à-dire lim+ f (x) = lim− f (x) = f (x0 ) .
x→x0 x→x0

Application 1 :
Soit f la fonction définie sur R par :
  
 π

f (x) = cos x + 4; x<2

 2


 x3 − 3x2 + 3x − 2

f (x) = ; x≤2

 x−2

f (2) = 3

1. Étudier la continuité de la fonction f à gauche en 2.


2. Étudier la continuité de la fonction f à droite en 2.
3. Est-ce-que la fonction f est continue en 2.
Application 2 :
Soit f la fonction définie par :


 x2 − x − 2

 f (x) = ; x,1

 |x − 1|

 f (1) = 3

6
2. La continuité en un point- la continuité sur un intervalle

1. Étudier la continuité de la fonction f à gauche et à droite en 1.


2. Que peut-on déduire ?

2.3 La continuité sur un intervalle


Activité :
Les figures ci-dessous représentent des fonctions f , g et h.

2
Cf
1

−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1

−2

2 3
c Cg
1 2
Ch
1
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−2 −1
Commenter les courbes Cf , Cg et Ch .

Définition 3.
• On dit que la fonction f est continue sur ]a; b[ si elle est continue en tout point de ]a; b[.
• On dit que la fonction f est continue sur [a; b] si elle est continue en tout point de ]a; b[, continue
à droite en a et continue à gauche en b.

2.4 La fonction de la partie entier

Définition 4.
On appelle partie entière d’un réel x, notée E(x), le plus grand entier inférieur ou égal à x. C’est-
à-dire E(x) est l’entier n tel que : n ≤ x < n + 1

Exemple 1

E(2,36)=2, E(2)=2, E(π) = 3, E(−2, 36) = −3.

7
Remarque :
Pour tout entier n, sur l’intervalle [n, n + 1[, la fonction partie entière est constante égale à n.
Elle n’est pas continue sur R, elle admet une discontinuité pour chaque entier.
C’est-à-dire ∀x ∈ [n, n + 1[, E(x) = n
Application :
4

√ 3
1. calculer E(1/2), E(−3), E( 2),
E(−1, 34).
2
2. déterminer E(x) sachant que x
appartient a les intervalles : 1 [ c
[1, 2[; [−3, −2[; [0, 1[; [−2, −1[.
3. compléter la courbe du fonction E [ c
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
sur l’intervalle [−4, 4[.
[ −1 c
4. est ce que la fonction E est continue en
1/2 ? en 0 ? en −2 ?
−2
5. est ce que la fonction E est continue
sur ] − 1, 1[ ? sur [0, 1[ ? sur ]2, 3] ? −3

−4

2.5 Continuité des fonctions usuelles

Propriété 8.
• Toute fonction polynôme est continue sur chaque intervalle inclus dans R.
• Toute fonction rationnelle est continue sur chaque intervalle inclus dans son ensemble
de définition.
• Les fonctions x 7→ cos(x) et x 7→ sin(x) sont continues sur chaque intervalle inclus dans R.
• La fonction x 7→ tan(x) est continue sur chaque intervalle inclus dans son ensemble de
définition. √
• La fonction racine carrée x 7→ x est continue sur chaque intervalle inclus dans R+ .
• La fonction valeur absolue (x 7→ |x|) est continue sur chaque intervalle inclus dans R.

Exemple 2

2x3 + 1
On considère la fonction f définie par : f (x) =
x−1
On a Df = R − {1} =] − ∞; 1[∪]1; +∞[.
Or f est une fonction rationnelle alors elle est continue sur chaque intervalle inclus dans son
ensemble de définition. Donc f est continue sur ] − ∞; 1[ et sur ]1; +∞[.
[Link] n’écrit pas f est continue sur ] − ∞; 1[∪]1; +∞[.

8
3. L’image d’un intervalle par une fonction continue

2.6 Opérations sur les fonctions continues

Propriété 9.
Soient f et g deux fonctions définies sur un intervalle I, λ ∈ R et n ∈ N.
• Si f et g sont continues sur un intervalle I alors les fonction f + g, f × g, f n , |f | et λ × f sont
continues sur I.
1 f
• Si f et g sont continues sur un intervalle I et (∀x ∈ I), g(x) , 0 alors les fonctions et sont
g g
continues sur I. p
• Si f est continue sur un intervalle I et (∀x ∈ I), f (x) ≥ 0 alors la fonctions x 7→ f (x) est
continue sur I .

Exemple 3

Soit f la fonction définie sur R par : f (x) = 3 sin(x) + x2 + 1.


Montrons que f est continue sur R :
On pose : u(x) = 3 sin(x) et v(x) = x2 + 1.
On a u est continue sur R ; v est une fonction polynôme continue sur R ; Alors f = u + v est
continue sur R comme somme des fonctions continues sur R.

Propriété 10. Continuité de la composée de deux fonctions continues


Soient f et g deux fonctions numériques.
Si f est continue sur un intervalle I et g est continue sur un intervalle J tel que f (I ) ⊂ J alors la
fonction g ◦ f est continue sur I .
NB. f (I ) ⊂ J dire que : ∀x ∈ I ; f (x) ∈ J.

Exemple 4

1
Soit h la fonction définie sur ]0, +∞[ par : h(x) = cos( √ + 1).
x
Montrons que h est√ continue sur ]0, +∞[ :
On pose : f (x) = x + 1 et g(x) = cos(x), donc h = g ◦ f , pour tout x ∈]0, +∞[ .
On a f est continue sur ]0, +∞[ et f (]0, +∞[) =]1, +∞[ ; et g est continue sur ]1, +∞[, donc
g ◦ f est continue sur ]0, +∞[,ainsi h est continue sur ]0, +∞[ .

3 L’image d’un intervalle par une fonction continue


Activité :
La figure ci-dessous représente la courbe d’une fonction définie sur l’intervalle [−2; 5].

9
5

4
Cf
3

−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6
−1

−2

1. En utilisant la courbe ci-dessus compléter le tableau suivant :

L’intervalle Monotonie Image de I La valeur minimale La valeur maximale de


I de f par f de f sur I f sur I
[−2; −1]
[−1; 2]
[2; 4]
[4; 5]
2. Déterminer graphiquement la valeur maximale de f et la valeur minimale de f sur sur [−2; 5].
En déduire f ([−2; 5]).

Remarque :
Soit f une fonction continue sur [a, b] alors il existe α et β tel que :
• m = f (β) = inf f (x) la valeur minimale de f sur [a, b].
x∈[a,b]
• M = f (α) = sup f (x) la valeur maximale de f sur [a, b]. et f ([a, b]) = [m, M].
x∈[a,b]

Propriété 11.
• L’image d’un segment par une fonction continue est un segment.
• L’image d’un intervalle par une fonction continue est un intervalle.

3.1 l’image d’un intervalle par une fonction strictement monotone :

Propriété 12.
L’image d’un intervalle I par une fonction continue et strictement monotone sur I est un
intervalle de même nature :

10
3. L’image d’un intervalle par une fonction continue

Si f est strictement Si f est strictement


Intervalle I
croissante sur I décroissante sur I

I = [a, b] f (I ) = [f (a), f (b)] f (I ) = [f (b), f (a)]

   
I = [a, b[ (a ∈ R, b ∈ R) f (I) = f (a), lim− f (x) f (I ) = lim− f (x), f (a)
x→b x→b

   
I = [a, +∞[ (a ∈ R) f (I ) = f (a), lim f (x) f (I ) = lim f (x), f (a)
x→+∞ x→+∞

   
I =]a, b[(a ∈ R, b ∈ R) f (I ) = lim+ f (x), lim− f (x) f (I ) = lim− f (x), lim+ f (x)
x→a x→b x→b x→a

Application :
Soit f une fonction continue sur chacun des intervalles ] − ∞, 2[ et ]2, +∞[.
Son tableau de variations est le suivant :

x −∞ 0 1 2 +∞

2 1

f (x)
0
1 −∞ −∞

Déterminer les images des intervalles suivantes : f ([0, 1]); f ([0, 2[); f (] − ∞, 0]) et f (]2, +∞[).

3.2 Théorème des valeurs intermédiaires

Théorème 2.
Cf
f (b)
Soit f une fonction continue sur un intervalle I.
Soient a et b deux réels de I tels que a < b.
Pour tout réel k compris entre f (a) et f (b), il existe k
au moins un réel c compris entre a et b tel que a c1 c2 c3 b
f (c) = k.
f (a)

Conséquence 1.
Soit f une fonction continue sur un intervalle I .

11
• Si f (a) × f (b) < 0 alors l’équation f (x) = 0 admet au moins une solution c dans ]a, b[.
• Si f est strictement monotone alors c est unique.

Exemple 5

Montrons que l’équation cos(x) = x admet au moins une solution sur l’intervalle I = [0, π] .
On pose f (x) = cos(x) − x,
On a : f (0) = 1 > 0, f (π) = −1 − π < 0, f est continue sur l’intervalle [0, π], donc, d’après le
théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f (x) = 0 admet au moins une solution dans
l’intervalle [0, π].

Application 1 : √
1) Montrer que l’ équation x3 + 8x + 1 = 2 admet au moins une solution dans
 [0,
 2].
π
2) Montrer que l’ équation 1 + sin(x) = x admet une unique solution dans ,π .
2
Application 2 :
Soit f une fonction continue sur [0, 1] tels que f (0) = 0 et f (1) = 1.
1−c
Montrer que : ∃c ∈]0, 1[: f (c) =
1+c

3.3 Méthode de dichotomie


Activité :
Soit f la fonction définie sur [1, 2] par : f (x) = x3 + x − 3.
1) Montrer que l’équation f (x) = 0 admet une unique solution c sur l’intervalle ]1, 2[.
3 3 3
2) Vérifier que est le centre de l’intervalle [1, 2], calculer f ( ) et en déduire que c ∈]1, [.
2 2 2
5 3 5 5
3) Vérifier que est le centre de l’intervalle [1, ], calculer f ( ) et en déduire que c ∈]1, [ , préci-
4 2 4 4
ser l’amplitude de cette intervalle.
Principe de la méthode de dichotomie :
Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle [a, b], tel que f (a)×f (b) < 0
alors l’équation f (x) = 0 admet une unique solution c dans ]a, b[.

• Si f (a) × f ( a+b
2 ) < 0 alors c ∈]a, 2 [,
a+b
• Si f (a) × f ( a+b
2 ) > 0 alors c ∈] 2 , b[,
a+b

cette cadrage de c est d’amplitude b−a 2 . cette cadrage de c est d’amplitude b−a 2 .

f (b) f (b)
Cf a+b
2
a c a+b b a c b
2
Cf
f (a) f (a)
• On remplace b par a+b
2 et on trouve un cadrage • On remplace a par a+b
2 et on trouve un cadrage
d’amplitude b−a
4 … d’amplitude b−a
4 …

12
4. Fonction réciproque

4 Fonction réciproque

Définition 5.
Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I et soit J = f (I).
• La fonction réciproque de la fonction f est la fonction noté f −1 définie de f (I ) vers I qui à
chaque élément y ∈ J = f (I) associé l’unique élément x ∈ I tel que y = f (x). et on écrit f −1 (y) = x.

Conséquence 2.
Soit
( f une fonction
( continue et strictement monotone sur I , et f −1 sa fonction réciproque.
f (x) = y f −1 (y) = x
• ⇔ • (∀x ∈ I ), f −1 ◦ f (x) = x • (∀x ∈ f (I )), f ◦ f −1 (x) = x.
x∈I y ∈ f (I)

Propriété 13.
• Si f est continue et strictement monotone sur un intervalle I alors sa fonction réciproque f −1
est continue sur f (I) et varie dans le même sens que f .
• Les courbes de f et de f −1 dans un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗
j) sont symétriques par rapport à
la droite ∆ : y = x .

7
(∆) : y = x
6  
Cf −1
5

3
 
Cf
2

1

j
−1 ⃗i 1 2 3 4 5 6 7
O
−1

Propriété 14.
Si f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I alors pour tout y ∈ J =
f (I) : l’équation f (x) = y admet une unique solution sur I .

Application :
Soit f la fonction numérique définie sur l’intervalle I = [1, +∞[ par : f (x) = x2 − 2x
1. Montrer que la fonction f est continue et strictement croissante sur l’intervalle I .
2. Déterminer l’intervalle J image de l’intervalle I par la fonction f .

13
3. Soit x un élément de l’intervalle J et
√y un élément de l’intervalle I .
Montrer que f (y) = x ⇐⇒ y = 1 + x + 1

5 Fonction racine n-ième


Introduction :
Soit un entier n ≥ 1.
Soit la fonction f définie sur I = [0, +∞[ par f (x) = xn .
• f est continue et strictement croissante sur I donc f admet une fonction réciproque f −1 définie
sur J = f (I ) = f ([0, +∞[) = [f (0); lim f (x)[= [0; +∞[.
x→+∞ √
•La fonction réciproque de x 7→ xn est appelée fonction racine n-ième notée n tel que :
( ( √
y = xn x = ny

∀x ∈ [0, +∞[ ∀y ∈ [0, +∞[

Propriété 15.
Soient x et y deux réels positifs.
Pour tout entiers n et p tels que n ≥ 2 et p ≥ 2 , on a :

√ √n
 √ n
•x = y n ⇔ y = n x • xn = n x = x
√ √ √ √
•xn = y n ⇔ n x = n y •xn ≤ y n ⇔ n x ≤ n y

2n
Remarque : x2n = |x|
Application :
Résoudre dans R les équations suivantes :

1) x5 = 4 2) x2 = −16 3) x3 = −8 4) x6 = 64

Propriété 16.
Soient x et y deux réels positifs, n et m deux entiers non nuls :
√ √ q
n.m √ √ n n √ √
• xm = n
x •( n x)m = xm • m
x= nm
x
r √
√ √ √ x n
x
• n x.y = n x × n y •n = √ y,0
y n y

Application :
Simplifier les nombres suivantes :
q p√ √

8

6 4 √
3
3
3. 3 9
1) A = 16 − 27 2) B = 28 3) C = √4
9

14
6. Puissance rationnelles

6 Puissance rationnelles

6.1 Puissance rationnelles d’un réel strictement positif

Définition 6.
Soit a un un réel strictement positif et r un rationnel non nul.
p √q
Le nombre ar est la puissance rationnelle du nombre x d’exposant r. on écrit : ar = a q = ap avec
p
r = , p ∈ Z⋆ et q ∈ N⋆ .
q

Exemple 6

r
3√ √ 1 √ √
− 16 6 2 5
8−1 =
6 5
• 5 = 53
2 • 8 = • 45 = 42 = 16
8

Propriété 17.
Soit x et y deux réels de R∗+ et r et r 0 deux rationnels non nuls. On a :

0 0 0 0
• ar .ar = ar+r • (ab)r = ar .b r • (ar )r = arr
 r
1 a ar ar r−r 0
• a−r = r • = r • r 0 =a
a b b a

p
6.2 Continuité et limite de la fonction n
f

Propriété 18.
Soit n un entier naturel non nul et f une fonction définie et positive sur un intervalle I .
p
1. Si f est continue sur I alors la fonction n f est continue sur I.
p √
n
2. Si lim f (x) = ℓ, alors lim n f (x) = ℓ
x→a x→a
p
3. Si lim f (x) = +∞, alors lim n f (x) = +∞
x→a x→a

Application : √
3
On considère les fonctions suivantes : f (x) = x3 + 2.

1. Étudier la continuité de f .
f (x)
2. Calculer les limites suivantes lim f (x), lim , lim (f (x) − x).
x→+∞ x→+∞ x x→+∞

15
1. la dérivabilité d’une fonction en un point

 

La dérivation-Études des fonctions 

2023/2024 2 ème année Bac Sc Exp

1 la dérivabilité d’une fonction en un point

1.1 Le nombre dérivé d’une fonction en un point

Activité 1 : Soit f (x) = x2 .


1. Déterminer f 0 (3) le nombre dérivée de la fonction f en 3.
2. Déterminer l’équation de la tangente de Cf au point 3.

Activité 2 : Soit f (x) = x et g(x) = |x|.
1. Étudier la dérivabilité à droite de f en 0.
2. Étudier la dérivabilité de g en 0.

Définition 1.
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et a ∈ I.
f (x) − f (a) f (a + h) − f (a)
f est dérivable en a s’il existe l ∈ R tel que : lim = l ou lim = l, le
x→a x−a h→0 h
nombre réel l est appelé le nombre dérivé de f en a, noté f 0 (a).

Interprétation géométrique :
(Cf )
La droite (T ) d’équation

y = f 0 (a)(x − a) + f (a) (T )
f (a)
est appelé la tangente de Cf au point A(a, f (a)).
a

Propriété 1.
Toute fonction dérivable au point a est continue en a .

1.2 Approximation affine

Définition 2.
Soit f une fonction dérivable en a.
La fonction affine g définie sur R par :g(x) = f 0 (a)×(x−a)+f (a) est appelée la fonction tangente
à f au point a.
On a : f (x) ≈ f 0 (a) × (x − a) + f (a) au voisinage de a.

Application : √
Soit f définie sur [−1, +∞[ par : f (x) = 1+x

1
1. Étudier la dérivabilité de f en 0.
2. Interpréter, géométriquement, le résultat obtenu.
3. Donner une approximation affine de la fonction f au voisinage de 0.
√ √
4. Déterminer une approximation de 0.98 et celle de 1.02.

2 Dérivabilité à droite - Dérivabilité à gauche

Définition 3.
Soit f définie sur [a, a + α[, avec (α > 0). f est dérivable à droite en a, s’il existe l ∈ R tel que :
f (x) − f (a)
lim+ = l.
x→a x−a
l est appelée le nombre dérivé à droite de f en a, note fd0 (a).

Définition 4.
Soit f définie sur ]a − α, a], avec (α > 0). f est dérivable à gauche en a, s’il existe l ∈ R tel que :
f (x) − f (a)
lim+ = l.
x→a x−a
l est appelée le nombre dérivé à gauche de f en a, note fg0 (a).

Propriété 2.
f est dérivable en a si et seulement si f est dérivable à droite en a et à gauche en a et fd0 (a) = fg0 (a).

Interprétation géométrique :
f est dérivable à droite en a f est dérivable à gauche en a
(Cf ) f (a) fd0 (a) , fg0 (a)
(Cf )
(Tg )
A (Td ) (Cf )
f (a)
(Tg )

a a A (Td )
f (a)
l’équation de La demi l’équation de La demi
tangente (Td ) : tangente (Tg ) :
a
= fd0 (a)(x − a) + f (a) = fg0 (a)(x − a) + f (a) le point A(a, f (a)) est appelé
( (
y y
∀x ≥ a ∀x ≥ a point anguleux.

2
3. La fonction dérivée d’une fonction

f est continue à droite en a avec f est continue à gauche en a avec


f (x) − f (a)
f (x) − f (a) f (x) − f (a) lim+ = +∞
lim+ = +∞ lim− = +∞ x→a x−a
x→a x−a x→a x−a
f (x) − f (a)
lim− = −∞
x→a x−a
(Cf ) f (a) A
A
f (a)
(Cf )
(Cf )
a a f (a) A
(Cf ) admet une demi-tangente (Cf ) admet une demi-tangente
verticale dirigé vers le haut verticale dirigé vers le bas a
au point A(a, f (a)). au point A(a, f (a)).

Application :  √

 f (x) = x − 1; 0 < x < 1
On considère la fonction f définie par : x2 − 1

 f (1) = ; x>1
4
1. (a) Vérifier que la fonction f est continue en 1.
(b) Étudier la dérivabilité de f en 1.
2. Étudier la dérivabilité de f en 0, et une interprétation géométrique.

3 La fonction dérivée d’une fonction

Définition 5.
• On dit que f est dérivable sur un intervalle ouvert I si f est dérivable en tout point de I.
• On dit que f est dérivable sur l’intervalle fermé [a; b] si f est dérivable sur l’intervalle ouvert
]a; b[ et f est dérivable à droite en a et à gauche en b.
• Si f est dérivable sur un intervalle ouvert I, alors la fonction dérivée de f noté f 0 est définie de
I vers R.
f 0 : I 7→ R
x 7→ f 0 (x)

3
3.1 Dérivées de fonctions usuelles Définition
Le tableau ci-dessous résume les dérivées de quelques fonction usuelles :
La fonction f La fonction dérivée f 0 Df Df 0
f (x) = a f 0 (x) = 0 R Df
0
f (x) = x f (x) = 1 R Df
n ∗ 0 n−1
f (x) = x ; (n ∈ N − {1}) f (x) = nx R Df
−∗ 0
n
f (x) = x ; (n ∈ Z ) f (x) = nx n−1
R R∗
√ 1
f (x) = x f 0 (x) = √ [0, +∞[ ]0, +∞[
2 x
1 1
f (x) = f 0 (x) = − 2 R∗ Df
x x
f (x) = sin(x) f 0 (x) = cos(x) R Df
0
f (x) = cos(x) f (x) = − sin(x) R Df
0 2
f (x) = tan(x) f (x) = 1 + tan (x) R − { π2 + kπ; (k ∈ Z)} Df

Définition 6.
• Si f 0 est dérivable sur un intervalle ouvert I, alors la fonction dérivée de f 0 est appelée la dérivée
seconde de f noté f 00 .
• si f est dérivable n fois sur l’intervalle I (n ∈ N∗ ) alors la fonction dérivée de f d’ordre n noté
f (n) :
f (n) : I 7→ R
x 7→ f (n) (x)

3.2 Opérations sur les fonctions dérivables

Propriété 3.

1. Si f et g sont deux fonctions dérivables sur I et λ ∈ R alors les fonctions f + g ; f × g ; λf


sont dérivables sur I .
1
2. Si f et g sont deux fonctions dérivables sur I et g ne s’annule pas sur I alors les fonctions
g
f
et sont dérivables sur I .
g

Fonction Fonction dérivée Intervalle de dérivabilité


f +g f 0 + g0 I
αf (α ∈ R) αf 0 I
(f × g) f 0 × g + g0 × f I
1 −f 0
Tout intervalle inclus dans {x ∈ I/f (x) , 0}
f ! f2
f f 0g − g0f
Tout intervalle inclus dans {x ∈ I/g (x) , 0}
g g2

4
4. Dérivabilité de la fonction composée

Application 1 : Calculer la fonction dérivée des fonctions suivantes: :


1
1)f (x) = 4x5 − 3x4 + 14 2)f (x) = (x3 − x2 + 1)4 3)f (x) =
(x2 − 1)2
3x − 1 √ cos(x)
4)f (x) = 5)f (x) = x x − 1 6)f (x) =
2x + 1 1 + 2 sin(x)

Application 2 : Calculer les limites suivantes: :


√ √
3
x+4−2 2 cos(x) − 1 x+1−1
1) lim 2) limπ 3) lim
x→0 x x→ x − π3 x→0 x
3

4 Dérivabilité de la fonction composée


Activité :
1 1 √
On considère les fonctions f , g et h définies sur R+ par : f (x) = √ ; g(x) = et h(x) = x
1+ x 1+x
1. Vérifier que : f = g ◦ h
2. Calculer les dérivées des fonctions f , g et h .
3. Vérifier f 0 (x) = g 0 [h(x)].h0 (x) pour tout x ∈ ]0, +∞[

Propriété 4.
Soit f définie sur un intervalle I et g définie sur un intervalle J tel que f (I) ⊂ J.
• Si f est dérivable en a ∈ I et g est dérivable en f (a) , alors g ◦ f est dérivable en a et on a :
(g ◦ f )0 (a) = f 0 (a) × g 0 (f (a)) .
• Si f est dérivable sur l’intervalle I et g est dérivable sur f (I) alors g ◦ f est dérivable sur I et on
a : (g ◦ f )0 (x) = f 0 (x) × g 0 (f (x)), pour tout x de I .

Conséquences :
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I : q
• Si f est dérivable et strictement positive sur I alors la fonction x 7→ f (x) est dérivable sur I et
q f 0 (x)
on a : (∀x ∈ I) : ( f (x))0 = q .
2 f (x)
• Si f est dérivable sur I alors x 7→ (f (x))n est dérivable sur I pour tout n ∈ N∗ et on a :
(∀x ∈ I) : (f (x)n )0 = n · f n−1 (x) · f 0 (x)·.
Application :
Calculer les dérivées des fonctions suivante :
q 

1)f (x) = cos x2 + 1 2)g(x) = tan( x)

Propriété 5.
Soit f dérivable et strictement positive sur I ; n ∈ N∗ et r ∈ Q∗ . On a :

5
La fonction La fonction dérivée
 0
√ 1 1 1
f (x) = n x f (x) = x n = x n −1
0
n
f (x) = xr f 0 (x) = (xr )0 = rxr−1
g(x) = f n (x) g 0 (x) = nf n−1 (x) × f 0 (x)
q f 0 (x)
g(x) = f (x) g 0 (x) = q
2 f (x)
 1 −1
1

n
q
n 0 0
g(x) = f (x) g (x) = × f (x) × f (x)
r n
  r−1

g(x) = f (x) g 0 (x) = r × f 0 (x) × f (x)

Application :
Déterminer la fonction dérivée de la fonction f dans chacun des cas suivants :
√ √ q q
1. f (x) = 3 x 3. f (x) = 4 x − 1 5. f (x) = (x + 1) 7. f (x) = 4 x4 − 1
3 3 2
√ √ √
5

6
2. f (x) = 5 x 4. f (x) = 6 x 6. f (x) = x2 8. f (x) = x5

5 Dérivabilité de la fonction réciproque

Propriété 6.
Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle ouvert I et a ∈ I.
• Si f est dérivable en a et f 0 (a) , 0 alors f −1 est dérivable en f (a) et on a :
 0 1
f −1 (f (a)) =
f 0 (a)
 
• Si f est dérivable sur I et ∀x ∈ I : f 0 (x) , 0 alors la fonction f −1 est dérivable sur f (I) et on
a:  0 1
(∀x ∈ f (I)) : f −1 (x) = 0 −1
f (f (x))

Application 1 :
On considère la fonction f définie sur [1, +∞[ par : f (x) = x2 − 2x + 3
1. Montrer que f admet une fonction réciproque f −1 définie sur un intervalle J à déterminer.
2. Calculer f (2) en déduire (f −1 )0 (3).
3. Monter que f −1 n’est pas dérivable au point 2.
4. Déterminer f −1 (x) pour tout x ∈ J.
Application 2 : q
+
Soit f la fonction définie sur R par : f (x) = x2 + 1
1. Montrer que f admet une fonction réciproque f −1 définie sur l’intervalle J = [1; +∞[.
q  0
2. Calculer f 3) et montrer que f −1 est dérivable en 2 et calculer f −1 (2).

6
6. Applications de la dérivation

6 Applications de la dérivation

6.1 Monotonie d’une fonction et signe de sa fonction dérivée

Propriété 7.
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I.
Si ∀x ∈ I : f 0 (x) ≥ 0, alors f est croissante sur l’intervalle I.
Si ∀x ∈ I : f 0 (x) ≤ 0, alors f est décroissante sur l’intervalle I.
Si ∀x ∈ I : f 0 (x) = 0, alors f est constante sur l’intervalle I.

Remarque : Si ∀x ∈ I : f 0 (x) ≥ 0 et f 0 s’annule en des points isolés alors la fonction f est strictement
croissante sur I.

6.2 Extremums d’une fonction

Propriété 8.
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I et a un réel de I .
 Si f admet un extremum local en a alors f 0 (a) = 0.
 Si f 0 s’annule en a en changeant de signe alors f admet un extremum local en a .

Application 1 :
Étudier les variations de f et déterminer ses extremums dans chacun des cas suivants :

1. f (x) = x3 + 2x − 1. x2 − 3 3. f (x) = 2 sin(2x) + cos(2x)


2. f (x) = .
x+1 avec I =] − π, π].

Application 2 : √
Soit f la fonction définie sur [0; +∞[ par : f (x) = 2 x − x
1. Calculer lim f (x).
x→+∞
2. Étudier la dérivabilité de f à droite en 0 , puis interpréter le résultât géométriquement.
3. Étudier la continuité de f sur [0; +∞[.
1−x
4. (a) Montrer que : ∀x ∈]0; +∞[: f 0 (x) = √ √ .
x( x + 1)
(b) Donner le tableau des variations de f .

6.3 Point d’inflexion

Définition 7.
Soit f définie sur un intervalle ouvert I et dérivable en un réel a de I.
On désigne par Cf sa courbe représentative dans un repère orthonormé (o,~i,~j).
On dit que le point A (a, f (a)) est un point d’inflexion si Cf traverse sa tangente en ce point.

Remarque :
Si f 0 (a) = 0 et f 0 ne change pas de signe, alors A(a, f (a)) est un point d’inflexion.

7
7 Concavité d’une courbe-Éléments de symétrie d’une courbe

7.1 Concavité d’une courbe

Définition 8.
Soit f une fonction définie et dérivable sur un intervalle I, de courbe Cf .
— f est convexe sur I, si sa courbe est située au dessus de chacune de ses tangentes.
— f est concave sur I, si sa courbe est située en dessous de chacune de ses tangentes.
— le point A de la courbe Cf est un point d’inflexion si la tangente en A traverse la courbe.

(Cf ) (Cf )

(Cf ) f (a)

a
(Cf ) est concave. (Cf ) est convexe le point A(a, f (a)) est un point
d’inflexion

Propriété 9.
Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I.
— f est convexe sur I si et seulement si f 00 (x) ≥ 0 sur I.
— f est concave sur I si et seulement si f 00 (x) ≤ 0 sur I.
— le point d’abscisse a de Cf est un point d’inflexion si et seulement si f 00 (a) = 0 et change de
signe.

Application :
Soit f définie sur R par : f (x) = x3 − 3x2 + 6.

1. calculer f 00 (x).
2. étudier la concavité de la courbe de f .

7.2 Position relative d’une courbe et d’une droite


 
Pour étudier la position relative d’une courbe Cf et d’une droite (∆) : y = ax + b sur un intervalle
 
I, on doit étudier le signe de f (x) − (ax + b) sur I. - si(∀x ∈ I); f (x) − (ax + b) ≥ 0, alors Cf
 
est au-dessus de (∆) sur I. - si(∀x ∈ I); f (x) − (ax + b) ≤ 0, alors Cf est au-dessous de (∆)
surI. -Les solutions de l’équation f (x) − (ax + b) = 0 sont les abscisses des points d’intersection
de Cf et (∆).

8
7. Concavité d’une courbe-Éléments de symétrie d’une courbe

7.3 Axe de symétrie - Centre de symétrie :


 
Propriété 10. S oit f une fonction définie sur un ensemble Df et Cf sa courbe représentative.
 
. La droite d’équation x = a est un axe de symétrie de la courbe Cf si et seulement si :
  
 ∀x ∈ D : 2a − x ∈ D
 f  f
 ∀x ∈ D : f (2a − x) = f (x)
f
 
. Le point Ω(a; b)(a, b ∈ R) est un centre de symétrie de la courbe Cf si et seulement si :
  
 ∀x ∈ D : 2a − x ∈ D
 f  f
 ∀x ∈ D : f (2a − x) = 2b − f (x)
f

Exemple 1(axe de symétrie)


2
Soit f la fonction définie par
 :f (x) = x − 2x + 1, Montrons que la droite d’équation x = 1
est un axe de symétrie de Cf la courbe de f .
En effet on a : Df = R, (∀x ∈ R) : 2a − x = 2 − x ∈ R

f (2 − x) = (2 − x)2 − 2(2 − x) + 1
= 4 − 4x + x2 − 4 + 2x + 1
= x2 − 2x + 1
= f (x)

Application 1 :
x2 + 4x + 16
Soit la fonction f définie par : f (x) =
2x2 + 8x + 12
1. Déterminer l’ensemble de définition, Df de la fonction f .
2. Montrer que la droite x = −2 est un axe de symétrie de (Cf ) .

Exemple 2(centre de symétrie)


2x
Soit f la fonction définie par : f (x) = .
x−1  
Montrons que le point Ω(1; 2) (a = 1; b = 2) est le centre de symétrie de Cf la courbe de
f.
En effet on a : Df = R − {1} :

x ∈ Df ⇒ x , 1 ⇒ −x , −1 ⇒ 2 − x , 2 − 1 ⇒ 2 − x , 1 ⇒ 2 − x ∈ Df

9
et pour tout x ∈ Df on a :

2(2 − x)
f (2a − x) = f (2 − x) =
2−x−1
4 − 2x
=
−x + 1
4 − 2x
= 4+ −4
−x + 1
4 − 2x − 4(−x + 1)
= 4+
−x + 1
4 − 2x + 4x − 4)
= 4+
−x + 1
2x
= 4+
−x + 1
2x
= 4−
x−1
= 2b − f (x)

Application 2 :
2x3 − 11x2 + 19x − 11
On considère la fonction f définie par : f (x) = .
(x − 1)(x − 3)
1. Déterminer l’ensemble de définition de la fonction f , et démontrer que pour tout x ∈ Df :
1 1
f (x) = 2x − 3 + + .
2(x − 1) 2(x − 3)
2. Démontrer que le point A(2; 1) est le centre de symétrie de (Cf ) .

10
8. Les branches infinies

8 Les branches infinies

8.1 les droites asymptotes

lim f (x) = b lim f (x) = +∞


x→+∞ x→a −

La droite d’équation y = b La droite d’équation x = a


est une asymptote horizontale à Cf est une asymptote verticale à Cf

y=b

~j ~j
~i ~i
0 0 x=a

La droite d’équation y = ax + b
lim f (x) = +∞
x→a
est une asymptote oblique

au voisinage de +∞

~j y=ax+b

~i
0

11
8.2 les branches praboliques

lim f (x) = +∞
x→+∞ −

f (x) f (x) f (x)


lim = +∞ lim =a lim =0
x→+∞

x − x→+∞

x x→+∞

x

Cf Cf
admet admet
une une
branche branche
~j ~j
parabol parabol
-ique de 0
~i
0
~i -ique de
direction direction
l’axe l’axe
des des
ordonnées abscisses

lim f (x) − ax = +∞ lim f (x) − ax = b


x→+∞ − x→+∞
− −

y=ax

~j ~j y=ax+b

~i ~i
0 0

Cf admet une Cf admet une


branche parabolique asymptote oblique
de direction l’axe (∆) : y = ax d’équation (∆) : y = ax + b

12
8. Les branches infinies

Application 1 :
−x3 + 5x
Soit f la fonction définie par : f (x) = .
x2 + 3
1. Déterminer Df , puis calculer : lim f (x) et lim f (x).
x→−∞ x→+∞
f (x)
2. Calculer : lim et lim f (x) + x et donner une interprétation géométrique.
x→+∞ x x→+∞
f (x)
3. Calculer : lim et lim f (x) + x et donner une interprétation géométrique.
x→−∞ x x→−∞
 
4. Déterminer les positions relatives de Cf et l’asymptote (∆) : y = x.
Application 2 : q
Soit f la fonction définie par : f (x) = x + x2 + 1.
1. Déterminer Df , calculer : lim f (x) et donner une interprétation géométrique.
x→−∞
f (x)
2. Calculer : lim f (x), lim et lim f (x) − 2x puis donner une interprétation
x→+∞ x→+∞ x x→+∞
géométrique.

13
1. Généralités sur les suites


Limite d’une suite numérique
2024/2025 2 ème année Bac Sc Exp

1 Généralités sur les suites

Définition 1.
Une suite est une application

u :I ⊂ N −→ R
n 7−→ u(n)

On note u(n) par un et on l’appelle n -ème terme ou terme général de la suite.

Exemple 1

√ √ √
• ( n)n>0 est la suite de termes : 0, 1, 2, 3, . . .
• ((−1)n )n>0 est la suite alternée dont les termes sont : +1, −1, +1, −1, . . .

1.1 Suite majorée, Suite minorée et Suite bornée.

Définition 2.

1. La suite (un ) est majorée s’il existe un réel M tel que pour tout entier n ∈ I, un ≤ M.
2. La suite (un ) est minorée s’il existe un réel m tel que pour tout entier n ∈ I, un ≥ m.
3. La suite (un ) est bornée si elle est à la fois majorée et minorée. Plus précisément,
La suite (un ) est bornée ⇔ (∃M ∈ R)(∀n ∈ N) : |un | 6 M.

Exemple 2

1. La suite de terme général n2 est minorée par 0.


1
2. La suite de terme général est majorée par 1.
1 + n2
3. Les suites de terme général cos(n) et (−1)n sont bornées.

1
1.2 Monotonie d’une suite.

Propriété 1.
Soit (un ) une suite numérique.
1. La suite (un )n∈I est croissante si et seulement si (∀n ∈ I) : un ≤ un+1 .
2. La suite (un )n∈I est décroissante si et seulement si (∀n ∈ I) : un ≥ un+1 .
3. La suite (un )n∈I est constante si et seulement si (∀n ∈ I) : un = un+1 .

Remarque :

• Pour déterminer le sens de variation d’une suite, on étudie le signe de : un+1 − un .


u
• Dans le cas où (∀n ∈ I) : un > 0, on peut aussi comparer le quotient n+1 à 1.
un
• Si (un ) est croissante alors elle minorée par son premier terme.
• Si (un ) est décroissante alors elle majorée par son premier terme.

2 Suites arithmétiques

2.1 Définition et variations

Définition 3.
Une suite (un )n∈I est arithmétique s’il existe un nombre r, appelé la raison de la suite, tel que
pour tout entier n ∈ I :
un+1 = un + r.

2.2 Expression du terme général un en fonction de n

Propriété 2.
Soit (un )n∈I une suite arithmétique de raison r. Pour tous entiers naturels n, p ∈ I, on a :

un = up + (n − p)r.

Application :
3
1. soit (un )n≥2 une suite arithmétique de raison r = et de premier terme u2 = 3. Déterminer
4
un le terme général de la suite (un ).
2. soit (vn )n≥0 une suite arithmétique. Déterminer son raison r sachant que v0 = 5 et v8 = −16.

2
3. Suites géométriques

2.3 Somme de termes consécutifs

Propriété 3.
Soit (un ) une suite arithmétique de raison r et de premier terme up .
Pour tout entier naturel n ≥ p , on a :
(up + un )
• up + up+1 + ... + un = × (n − p + 1).
2
(u0 + un )
• En particulière, si p = 0, u0 + u1 + ... + un = × (n + 1).
2

Application : 

 u0 = −1
On considère la suite (un )n≥0 définie par 

1

un+1 = , n ≥ 1.


2 − un
2
Soit (vn )n≥0 la suite définie par vn = .
1 − un
1. Montrer que la suite (vn ) est arithmétique de raison r = 2.
2. Écrire en fonction de n, l’expression de vn puis de un .
3. Calculer la somme v0 + v1 + ... + vn .

3 Suites géométriques

3.1 Définition

Définition 4.
Une suite (un )n∈I est géométrique, s’il existe un nombre réel q, appelé la raison de la suite, tel
que pour tout entier n ∈ I :
un+1 = q × un .

3.2 Expression du terme général un en fonction de n

Propriété 4.
Soit (un )n∈I une suite géométrique de raison q. Pour tous entiers naturels n, p ∈ I, on a :

un = up × qn−p .

Application :

1. soit (un )n≥0 une suite géométrique de raison r = 3 et de premier terme u0 = 2. Déterminer un
le terme général de la suite (un ).
2. soit (vn )n≥0 une suite géométrique. Déterminer son raison q sachant que v4 = 12 et v3 = 6.

3
3.3 Somme de termes consécutifs

Propriété 5.
Soit (un )n∈I une suite géométrique de raison q et de premier terme up .
• Si q , 1, alors pour tout entier naturel n ≥ p , on a

1 − q(n−p+1)
up + up+1 + ... + un = up × .
1−q

• Si q = 1, on a up + up+1 + ... + un = up × (n − p + 1).



u =2
 0


Application : On considère la suite (un )n≥0 définie par 

1 4
un+1 = un + , n ≥ 1.


5 5
Soit (vn )n≥0 la suite définie par vn = un − 1.
1
1. Montrer que la suite (vn ) est géométrique de raison q = .
5
2. Ecrire en fonction de n, l’expression de vn puis de un .
3. Calculer la somme v0 + v1 + ... + vn .

4 Limite d’une suite numérique

4.1 Limite finie

Définition 5.
On dit qu’une suite (un ) admet comme limite le réel l, si tout intervalle ouvert contenant l contient
tous les termes un à partir d’un certain rang.
On dit alors que la suite (un ) converge vers l, et on note lim un = l
n→+∞

Remarque :

1. Si une suite converge, alors sa limite est unique.

Exemple 3

1
1. La suite (un )n≥1 définie par un = converge vers 0.
n
1
2. La suite (vn )n≥1 définie par vn = 2 + 4 converge vers 4.
n

4
4. Limite d’une suite numérique

Propriété 6. ( Limites usuelles)

1 1 1
1. lim = 0. 2. lim = 0 (k ∈ N∗ ). 3. lim √ = 0.
n→+∞ n n→+∞ nk n→+∞ n

4.2 Limite infinie

Définition 6.
On dit qu’une suite (un ) admet comme limite +∞, si tout intervalle ouvert de la forme ]A, +∞[
avec A ∈ R∗+ , contient tous les termes un à partir d’un certain rang.
On dit alors que la suite (un ) diverge vers +∞, et on note lim un = +∞
n→+∞

Remarque :
On définit d’une façon analogue une suite diverge vers −∞ .

Exemple 4

1. La suite (un )n≥0 définie par un = 2n + 3 diverge vers +∞.



2. La suite (vn )n≥0 définie par vn = − n − 3 diverge vers −∞.

Propriété 7. ( Limites usuelles)


1. lim n = +∞. 2. lim nk = +∞ (k ∈ N∗ ). 3. lim n = +∞.
n→+∞ n→+∞ n→+∞

4.3 Opérations sur les limites


Soient (un ) et (vn ) deux suites, L et L0 deux réels. Le cas correspond à une forme indéterminée,
c’est-à-dire un cas où on ne peut pas conclure directement la limite.
? Limite d’une somme

lim un = L L L +∞ −∞ +∞
n→+∞
lim vn = L0 +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
n→+∞
0
lim un + vn = L+L +∞ −∞ +∞ −∞ F.I
n→+∞

? Limite d’un produit

lim un = L L,0 +∞ ou −∞ 0
n→+∞
lim vn = L0 +∞ ou −∞ +∞ ou −∞ +∞ ou −∞
n→+∞
+∞ ou −∞ +∞ ou −∞
lim un × vn = L × L0 (règle des signes du pro- (règle des signes du pro- F.I
n→+∞
duit) duit)

5
? Limite d’un inverse
lim un = L,0 0 par valeurs positives 0 par valeurs négatives +∞ ou −∞
n→+∞
1 1
lim = +∞ −∞ 0
n→+∞ un L

? Limite d’un quotient

lim un = L L +∞ ou −∞ 0 +∞ ou −∞
n→+∞
lim vn = L0 , 0 +∞ ou −∞ L0 , 0 0 +∞ ou −∞
n→+∞
u L
lim n = 0 +∞ ou −∞ F.I F.I
n→+∞ vn L0

Application :
Calculer les limites suivantes :
3 √
1. lim 2 + . 4. lim n − n.
n→+∞
n→+∞ n2

n2 + n + 3 5. lim − 2n2 + n n.
2. lim 3 . n→+∞
n→+∞ n + 5n + 1
n3 + 2n − 5 1
3. lim . 6. lim √ .
n→+∞ n+5 n→+∞ n−n

5 Propriétés principales

5.1 Limite et relation d’ordre

Propriété 8.
Soit (un ) une suite numérique telle que lim un = l.
n→+∞
1. S’il existe un réel a tel que un ≤ a à partir d’un certain rang, alors l ≤ a.
2. S’il existe un réel b tel que un ≥ b à partir d’un certain rang, alors l ≥ b.

Propriété 9.
Soient (un ) et (vn ) deux suites numériques telles que lim un = l et lim vn = l 0 .
n→+∞ n→+∞
0
1. Si un ≤ vn à partir d’un certain rang, alors l ≤ l .
2. Si un ≥ vn à partir d’un certain rang, alors l ≥ l 0 .

5.2 Théorèmes fondamentaux

Théorème 1.
Soient (un ) et (vn ) deux suites numériques et l ∈ R.
Si |un − l| ≤ vn à partir d’un certain rang et lim vn = 0, alors lim un = l.
n→+∞ n→+∞

6
5. Propriétés principales

Application :
sin(n)
On considère la suite (un )n≥0 définie par un = − 1.
n2 + 1
1
1. Montrer que (∀n ∈ N) : |un − 1| ≤ .
n2 + 1
2. En déduire lim un .
n→+∞

Théorème 2.
Soient (un ), (vn ) et (wn ) trois suites numériques et l ∈ R.
Si wn ≤ un ≤ vn à partir d’un certain rang et lim vn = lim wn = l, alors lim un = l.
n→+∞ n→+∞ n→+∞

Application :
(−1)n
On considère la suite (un )n≥0 définie par un = .
n4 + 1
−1 1
1. Montrer que (∀n ∈ N) : 4 ≤ un ≤ 4 .
n +1 n +1
2. En déduire lim un .
n→+∞

Théorème 3.
Soient (un ) et (vn ) deux suites numériques.
1. Si un ≥ vn à partir d’un certain rang et lim vn = +∞, alors lim un = +∞.
n→+∞ n→+∞
2. Si un ≤ vn à partir d’un certain rang et lim vn = −∞, alors lim un = −∞.
n→+∞ n→+∞

Application :
On considère la suite (un )n≥0 définie par un = sin(n) + n3 + 1.
1. Montrer que (∀n ∈ N) : un ≥ n3 .
2. En déduire lim un .
n→+∞

5.3 théorème de la limite monotone

Théorème 4.
Soit (un ) une suite numérique, m et M deux réels.
1. Si la suite (un ) croissante et majorée par M, alors elle est convergente.
2. Si la suite (un ) décroissante et minorée par m, alors elle est convergente.

Application : 
u =3
 0


On considère la suite (un )n≥0 définie par 

1
un+1 = un + 2, n ≥ 1.


2
1. Montrer que : un < 4 .
2. Montrer que la suite (un )est croissante puis déduire qu’il est convergente .

7
6 Limite de suites particulières

6.1 Suite de la forme un = qn

Propriété 10.
soit q ∈ N et n ∈ N.

1. Si q > 1, alors lim qn = +∞. 3. Si |q| < 1, alors lim qn = 0.


n→+∞ n→+∞
4. Si q ≤ −1, alors la suite (qn ) n’a pas de
n
2. Si q = 1, alors lim q = 1. limite.
n→+∞

Application :
Calculer les limites suivantes :
10n 2n + 5 n
1. lim . 3. lim .
n→+∞ 11n n→+∞ 7n
3n+1 − 5n+1
2. lim . 4. lim 9n − 32n+1 .
n→+∞ 3n − 5n n→+∞

6.2 Suite de la forme un = nr

Propriété 11.
soit r ∈ Q∗ et n ∈ N.

1. Si r > 0, alors lim nr = +∞. 2. Si r < 0, alors lim nr = 0.


n→+∞ n→+∞

6.3 Suite de la forme vn = f (un )

Propriété 12.
Soit (un ) une suité numérique, f une fonction numérique définie sur un intervalle I de et l ∈ I.
Si lim un = l et f continue en l, alors lim f (un ) = f (l).
n→+∞ n→+∞

Application :

n2 π
1. On considère la suite (un )n≥0 définie par vn = cos( ).
n2 + 1
montrer que lim vn = −1 .
n→+∞
r

2. On considère la suite (vn )n≥0 définie par vn = .
√ n+1
montrer que lim vn = π .
n→+∞

8
7. Exercices

6.4 Suites récurrentes de la forme un+1 = f (un )

Propriété 13.
Soit f une fonction définie sur un intervalle I et (un )n≥p une suite numérique définie par :
(
up ∈ I
un+1 = f (un )

1) La fonction f est continue sur I. Alors : la limite de la suite (un )


Si 2) f (I) ⊂ I(on dit que I est stable par f ). est la solution de l’équation
3) La suite (un ) est convergente. f (x) = x dans l’intervalle I.

Application 1 : 
 u0 = 1

On considère la suite (un )n≥0 définie par :

 p
un+1 = un + 1, n ≥ 1.

1. Montrer que : un ≤ 2 .
2. Montrer que la suite (un ) est croissante puis déduire que 1 ≤ un ≤ 2 .
3. déduire que (un ) est convergente et déterminer sa limite .
Application 2 :
3

 u0 =


On considère la suite (un )n≥0 définie par :

 4
un+1 = (un )2 , n ≥ 1.

3
1. Montrer que : 0 ≤ un ≤ .
4
2. Montrer que la suite (un ) est décroissante .
3. déduire que (un ) est convergente et déterminer sa limite .

7 Exercices

Exercice 1 :
Soit
 (un )n∈N la suite définie par 2. Soit (vn )n∈N la suite définie par :
u =2 vn = un − 6.
 0



 1 (a) Montrer que (vn ) est une suite géo-
un+1 = un + 3


2 métrique dont on précisera sa rai-
1. (a) Montrer que ∀n ∈ N : un < 6. son.
(b) Montrer que (un ) est croissante. (b) Exprimer pour tout n ∈ N, vn puis
un en fonction de n.
(c) En déduire que (un ) est conver-
gente. (c) En déduire lim un .
n→+∞

9
Exercice 2 :
Soit (un )n∈N la suite définie par 2. Soit (vn )n∈N la suite définie par :
 1 un
 u 0 = vn = .
1 − un

3

2un .


(a) Montrer que (vn ) est une suite géo-


u =

 n+1

1 + un métrique dont on précisera sa rai-
1. (a) Montrer que ∀n ∈ N : 0 < un < 1. son.
(b) Montrer que (un ) est croissante. (b) Déterminer vn puis un en fonction
de n.
(c) En déduire que (un ) est conver-
gente. (c) En déduire lim un .
n→+∞

Exercice 3 :
On
 considère la suite (un )n∈N∗ définie par 3. Soit (vn )n∈N∗ la suite définie par :
u1 = 5 3
vn = .


5un − 4 .

 un − 2
un+1 =


(a) Montrer que (vn ) est une suite

1 + un
arithmétique de raison r = 1 et
1. Montrer que ∀n ∈ N∗ : un > 2 .
de premier terme v1 = 1.
2. (a) Étudier la monotonie de (un ) . (b) Déterminer vn en fonction de n,
puis déduire que ∀n ∈ N∗ :
(b) En déduire que ∀n ∈ N∗ : un ≤ 5. 3
un = 2 + .
(c) En déduire que (un ) est conver- n
gente. (c) En déduire lim un .
n→+∞

Exercice 4 :
1. Soit la fonction f définie sur [1, 4] par 2. On (considère la suite (un )n∈N définie
4 u0 = 3
f (x) = . par .
5−x un+1 = f (un )
(a) Montrer par récurrence que :
(a) Calculer f 0 (x) pour tout x ∈ [1, 4]. ∀n ∈ N : 1 ≤ un ≤ 4.
(b) En déduire la monotonie de f sur (b) Montrer que la suite (un ) est dé-
[1, 4] . croissante.
(c) En déduire que la suite (un ) est
(c) Montrer que f ([1, 4]) = [1, 4]. convergente et calculer sa limite.

10
7. Exercices

Exercice 5 :
1. Soit (un )n∈N la suite définie par En déduire que la suite (un ) est
décroissante.


 u0 = 2
1 un .


(d) Montrer que la suite (un ) est
un+1 = +



un 2 convergente vers une limite réelle
(a) Vérifier que ∀n ∈ N√: L.
√ (u − 2)2
un+1 − 2 = n . 2. Soit f la fonction définie sur ]0, +∞[ par
2un 1 x
√ f (x) = + .
(b) Montrer que ∀n ∈ N : un ≥ 2 x 2
Montrer que f (L) = L et déterminer L.
(c) Montrer que ∀n √∈ N : √
( 2 − un )( 2 + un )
un+1 − un = .
2un

Exercice 6 :
On considère la suite (un )n∈N définie par 2. (a) Montrer que ∀n ∈ N :
 3 2

 u 0 = 0 < un+1 ≤ un .
2 5

2un .


(b) En déduire que ∀n ∈ N :


u =

 n+1 3 5 n

5 + 2un
0 < un ≤ .
2 2
1. Montrer que ∀n ∈ N : un > 0 . 3. Calculer lim un .
n→+∞

Exercice 7 :
On un+1 1
 considère la suite (un )n∈N définie par 2. (a) Montrer que ∀n ∈ N : ≤ .
1 un 2
u0 =


(b) En déduire la monotonie de (un ).

2
un .




un+1 = 3. (a) Montrer que
 n∀n ∈ N :


3 − 2un
1
1. Montrer que ∀n ∈ N : 0 < un ≤ .
2
1
0 < un ≤ . (b) En déduire lim un .
2 n→+∞

11
1. Équation différentielle d’ordre 1 :


Les équations différentielles
2024/2025 2 ème année Bac Sc Exp

1 Équation différentielle d’ordre 1 :

Définition 1.
L’équation différentielle d’ordre 1 est une équation de la forme : 𝑦 0 = 𝑎𝑦 + 𝑏 où 𝑎; 𝑏 ∈ ℝ et
l’inconnue est la fonction y.

Propriété 1.
Soit (𝐸) : 𝑦 0 = 𝑎𝑦 une équation différentielle la solution générale de l’équation 𝑦 0 = 𝑎𝑦 est :
la fonction définie par : 𝑦(𝑥) = 𝑘𝑒 𝑎𝑥 où 𝑘 ∈ ℝ.

Application 1 :
Considérons l’équation différentielle (𝐸) : 𝑦 0 = 2𝑦
1. Donner la solution générale de l’équation (𝐸).
2. Déterminer la solution qui vérifier : 𝑦(0) = 4.
Remarque :
Dans toute la suite on écrit :𝑦 = 𝑘𝑒 𝑎𝑥 au lieu de 𝑦(𝑥) = 𝑘𝑒 𝑎𝑥

Propriété 2.
𝑎
Soient 𝑎; 𝑏 ∈ ℝ la solution générale de l’équation (𝐸) : 𝑦 0 = 𝑎𝑦 +𝑏 est les fonctions : 𝑦 = 𝑘𝑒 𝑎𝑥 − .
𝑏

Exercice n◦ 1 :

1. Donnée la solution général de l’équation différentielle :2𝑦 0 − 2𝑦 + 5 = 0.


2. Déterminer la solution qui vérifier :𝑦 0(0) = 3.
Correction :
5
1. On a l’équation : 2𝑦 0 − 2𝑦 + 5 = 0⇐⇒𝑦 0 = 𝑦 − alors :
2
2
La solution général de l’équation (E) est :𝑦 = 𝑘𝑒 𝑥 + /𝑘 ∈ ℝ.
5
2. On a :𝑦 = 𝑘𝑒 𝑥 alors 𝑦 0(0) = 3⇐⇒𝑘 = 3 donc la solution qui vérifie𝑦 0(0) = 3 est
2
𝑦 = 3𝑒 𝑥 + .
5

1
Exercice n◦ 2 :

On considère l’équation différentielle sur (𝐸) : 2𝑦 0 + 3𝑦 = 6.


1. Résoudre sur l’équation différentielle (𝐸).
2. Déterminer l’unique solution 𝑔 de (𝐸) vérifiant 𝑔(−1) = 0.
Correction :
3
1. L’équation peut s’écrire 𝑦 0 = − 𝑦 + 3, les solutions sont les fonctions 𝑓 de la forme
2
𝑓 :𝑥 ↦→ 2 + 𝑘e− 2 𝑥 avec 𝑘 une constante réelle.
3

2. Dire que 𝑔 est une solution de (𝐸) signifie qu’il existe un réel 𝑘 tel que :
pour tout 𝑥 réel, 𝑔(𝑥) = 2 + 𝑘e− 2 𝑥 or 𝑔(−1) = 0 d’où 0 = 2 + 𝑘e 2 soit 𝑘 = −2e− 2 on a
3 3 3

3
alors 𝑔(𝑥) = 2 − 2e− 2 (𝑥+1) .

2 Équation différentielle d’ordre 2 :

Définition 2.
Soient 𝑎; 𝑏 ∈ ℝ on appelle l’équation différentielle d’ordre 2 toute équation de la forme :
𝑦 00 + 𝑎𝑦 0 + 𝑏 𝑦 = 0 .

Définition 3.
Soit (𝐸) : 𝑦 00 + 𝑎𝑦 0 + 𝑏𝑦 = 0 une équation différentielle d’ordre 2,l’équation 𝑟 2 + 𝑎𝑟 + 𝑏 = 0
est appelée l’équation caractéristique de l’équation (𝐸).

Propriété 3.
Soit (𝐸) : 𝑦 00 + 𝑎𝑦 0 + 𝑏𝑦 = 0 une équation différentielle d’ordre 2,et 𝑟 2 + 𝑎𝑟 + 𝑏 = 0 son équation
caractéristique de l’équation (𝐸) : on a Δ = 𝑎 2 − 4𝑏 > 0 .

ä Si Δ > 0 : donc on a deux solutions réels 𝑟1 et 𝑟2 , alors la solution générale de l’équation (𝐸)
est : 𝑦(𝑥) = 𝛼𝑒 𝑟1 𝑥 + 𝛽𝑒 𝑟2 𝑥 où 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ.
ä Si Δ = 0 : donc on a une seule solution réel 𝑟0 , alors la solution générale de l’équation (𝐸)
est : 𝑦(𝑥) = (𝛼𝑥 + 𝛽)𝑒 𝑟0 𝑥 où 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ.
ä Si Δ < 0 : donc on a deux solutions complexes conjugués 𝑝 + 𝑖𝑞 et 𝑝 − 𝑖𝑞, alors la solution
générale de l’équation (𝐸) est : 𝑦(𝑥) = (𝛼 cos(𝑞𝑥) + 𝛽 sin(𝑞𝑥))𝑒 𝑝𝑥 où 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ.

2
2. Équation différentielle d’ordre 2 :

Exercice n◦ 3 :

1. Donnée la solution générale de l’équation différentielle :(𝐸1 ) : 𝑦 00 − 5𝑦 0 + 6𝑦 = 0.


2. Déterminer la solution particulier de (𝐸1 ) tel que :
(
𝑦(0) = −1
𝑦 0(0) = 2

Correction :
1. Résolvons l’équation différentielle :(𝐸1 ) : 𝑦 00 − 5𝑦 0 + 6𝑦 = 0.
On a l’équation caractéristique associée
√ est :𝑟 2 − 5𝑟 + 6 =√0,
5− 1 5+ 1
on a :Δ = 1 > 0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑟1 = = 2 𝑒𝑡 𝑟2 = =3
2 2
alors la solution général de(𝐸1 ) est 𝑦(𝑥) = 𝛼𝑒 2𝑥 + 𝛽𝑒 3𝑥 où 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ.
2𝑥 3𝑥 0 2𝑥 3𝑥
 solution général de (𝐸1 ) est 𝑦(𝑥) = 𝛼𝑒 +𝛽𝑒 donc 𝑦 (𝑥) = 2𝛼𝑒 + 3𝛽𝑒 .
2. La
𝑦(0) = −1 𝛼 + 𝛽 = −1 𝛼 + 𝛽 = −1 𝛼 = −5
0 ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ , d’où :
𝑦 (0) = 2 2𝛼 + 3𝛽 = 2 𝛽=4 𝛽=4
𝑓 (𝑥) = −5𝑒 2𝑥 + 4𝑒 3𝑥 .

Exercice n◦ 4 :

1. Donnée la solution générale de l’équation différentielle : (𝐸2 ) : 𝑦 00 − 2𝑦 0 + 5𝑦 = 0.


2. Déterminer la solution particulier de (𝐸2 ) tel que :
(
𝑦(0) = 1
𝑦 0(0) = 3

Correction :
1. Résolvons l’équation différentielle :(𝐸1 ) : 𝑦 00 − 2𝑦 0 + 5𝑦 = 0.
2
On a l’équation caractéristique associée√ est :𝑟 − 2𝑟 + 5 = 0, √
2 − 𝑖 16 2 + 𝑖 16
on a :Δ = −16 > 0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑟1 = = 1 − 2𝑖 𝑒𝑡 𝑟2 = = 1 + 2𝑖
2 2
alors la solution général de(𝐸1 ) est 𝑦(𝑥) = 𝑒 𝑥 (𝛼 cos(2𝑥) + 𝛽 sin(2𝑥)) où 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ.
2. La solution général de (𝐸1 ) est 𝑦(𝑥) = 𝑒 𝑥 (𝛼 cos(2𝑥) + 𝛽 sin(2𝑥))
donc 𝑦 0(𝑥) = 𝑒 𝑥 (𝛼 cos(2𝑥) + 𝛽 sin(2𝑥)) + 𝑥
 𝑒 (−2𝛼 sin(2𝑥) + 2𝛽 cos(2𝑥)).
𝑦(0) = 1 𝛼=1 𝛼=1
 
0 ⇐⇒ ⇐⇒ , d’où : 𝑓 (𝑥) = 𝑒 𝑥 (cos(2𝑥) + sin(2𝑥))
𝑦 (0) = 3 𝛼 + 2𝛽 = 2 𝛽=1

3
Exercice n◦ 5 :

1. Donnée la solution générale de l’équation différentielle :(𝐸3 ) : 𝑦 00 − 4𝑦 0 + 4𝑦 = 0.


2. Déterminer la solution particulier de (𝐸3 ) tel que :
(
𝑦(0) = −2
𝑦 0(0) = 2

Correction :
1. Résolvons l’équation différentielle :(𝐸1 ) : 𝑦 00 − 4𝑦 0 + 4𝑦 = 0.
On a l’équation caractéristique associée est :𝑟 2 − 4𝑟 + 4 = 0.
4
On a : Δ = 0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑟0 = = 2
2
alors la solution général de(𝐸1 ) est 𝑦(𝑥) = (𝛼𝑥 + 𝛽)𝑒 2𝑥 où 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ.
2𝑥 0 2𝑥 2𝑥
 solution général de (𝐸1 ) est 𝑦(𝑥) = (𝛼𝑥
2. La  + 𝛽)𝑒 donc 𝑦 (𝑥) = 𝛼𝑒 + 2(𝛼𝑥 + 𝛽)𝑒 .
𝑦(0) = −2 𝛽 = −2 𝛽 = −2
0 ⇐⇒ ⇐⇒ , d’où : 𝑓 (𝑥) = (4𝑥 − 2)𝑒 2𝑥
𝑦 (0) = 2 𝛼+𝛽 =2 𝛼=4

4
1. Fonction logarithme népérien


Les fonctions logarithmes
2024/2025 2 ème année Bac Sc Exp

1 Fonction logarithme népérien


Activité :
1
On considère la fonction numérique 𝑓 définie sur l’intervalle ]0; +∞[ par : 𝑓 (𝑥) = .
𝑥
1. Justifier que 𝑓 admet une primitive sur l’intervalle ]0; +∞[.
1
La primitive de la fonction 𝑓 : 𝑥 ↦−→ sur l’intervalle ]0; +∞[.
𝑥
et qui s’annule en 1 s’appelle la fonction logarithme népérien et on la note par : ln .

2. (a) Montrer que la fonction ln(𝑥) est dérivable sur l’intervalle ]0; +∞[ et calculer (ln)0(𝑥).
(b) En déduire que la fonction ln est strictement croissante sur l’intervalle ]0; +∞[
3. On considère la fonction numérique 𝐹 définie sur l’intervalle ]0; +∞[ par :
𝐹(𝑥) = ln(𝑎𝑥) − (ln 𝑎 + ln 𝑥) où 𝑎 est un nombre réel strictement positif.
(a) Montrer que la fonction 𝐹 est dérivable sur ]0; +∞[.
1
(b) Montrer que : (ln(𝑎𝑥))0 = et déduire que : (∀𝑥 ∈]0; +∞[) : 𝐹0(𝑥) = 0.
𝑥
(c) Calculer 𝐹(1) et en déduire que : (∀𝑥 ∈]0; +∞[) : 𝐹(𝑥) = 0 .
(d) En déduire que pour tout 𝑎 et 𝑏 de ]0; +∞[, on a : ln(𝑎𝑏) = ln 𝑎 + ln 𝑏.

1.1 Définitions :

Définition 1.
1
la fonction primitive de 𝑥 ↦→ sur ]0; +∞[ et qui s’annule en 1 est appelée La fonction
𝑥
logarithme népérien, notée ln.

Remarque :

• ln(1) = 0
• L’ensemble de définition de la fonction ln est ]0; +∞[.
1
• La fonction ln est continue et dérivable sur ]0; +∞[ et (ln(𝑥))0 = .
𝑥

𝑥 0 1 +∞

(ln(𝑥))0 +

ln(𝑥) 0

1
1.2 Propriétés :

Propriété 1.
La fonction ln est strictement croissante sur ]0, +∞[.

Propriété 2.
Soit 𝑥, 𝑦 deux nombres réels de l’intervalle ]0, +∞[.

• ln(𝑥) = ln(𝑦)⇐⇒𝑥 = 𝑦. • ln(𝑥) ≥ 0⇐⇒𝑥 ≥ 1


• ln(𝑥) > ln(𝑦)⇐⇒𝑥 > 𝑦. • ln(𝑥) ≤ 0⇐⇒0 < 𝑥 ≤ 1

Remarque :

𝑥 0 1 +∞

ln(𝑥) −∞ − 0 + +∞

Application 1 :
Déterminer le domaine de définition des fonctions suivantes :

• 𝑓 (𝑥) = ln(2𝑥 + 1). • 𝑔(𝑥) = ln(𝑥 2 − 𝑥). 𝑥+1


• ℎ(𝑥) = ln( )
𝑥−1

Application 2 :

(a) Résoudre dans ℝ l’équation : ln(2𝑥 + 4) = 0


(b) Résoudre dans ℝ l’inéquation : ln(𝑥 2 + 1) ⩽ ln(1 − 𝑥)

1.3 Propriétés algébriques

Propriété 3.
Soit 𝑥, 𝑦 deux nombres réels de l’intervalle ]0, +∞[, 𝑛 ∈ ℤ et 𝑟 ∈ ℚ.

• ln(𝑥 × 𝑦) = ln(𝑥) + ln(𝑦). • ln(𝑥 𝑛 ) = 𝑛 ln(𝑥).


𝑥
• ln( ) = ln(𝑥) − ln(𝑦). • ln(𝑥 𝑟 ) = 𝑟 ln(𝑥).
𝑦

Application 1 :

Écrire ces expressions en fonction de ln(2) et ln(3) :



• 𝑎 = ln(24). • 𝑐 = ln(3 3) + ln(81).
1
• 𝑏 = ln(144). • 𝑑 = ln(108) − ln(36).
2

2
2. Étude de la fonction 𝑥 ↦→ ln(𝑥)

Application 2 :
Simplifier les expressions suivantes :
√ √
ln( 5 + 1) + ln( 5 − 1)
1) 𝐴 = .
2
√ √
2) 𝐵 = ln(2 + 3)5 + ln(2 − 3)5 .
1 2 3 99
3) 𝐶 = ln( ) + ln( ) + ln( ) + · · · + ln( ).
2 3 4 100

Application 3 :

(a) Résoudre dans ℝ l’équation : ln(𝑥 2 − 9) = ln 𝑥.


(b) Résoudre dans ℝ l’équation : ln(𝑥 + 1) + ln(2𝑥 + 3) = ln(𝑥 + 5).
(c) Résoudre dans ℝ l’inéquation : ln(𝑥 2 − 5) ⩽ ln(𝑥 + 3).

Exemple 1

Résolvant dans ℝ l’équation ln(𝑥 2 − 9) = ln 𝑥.


Cette équation est définie si et seulement si 𝑥 2 − 9 > 0 et 𝑥 > 0
On a : (𝑥 2 − 9 > 0 𝑒𝑡 𝑥 > 0)⇐⇒(𝑥 2 > 9 𝑒𝑡 𝑥 > 0)⇐⇒𝑥 > 3.
Finalement, l’ensemble de définition de cette équation est 𝐷𝐸 =]3 ; +∞[.
Pour 𝑥 ∈ 𝐷𝐸 , ln(𝑥 2 − 9) = 𝑥 ln ⇐⇒𝑥 2 − 9 − 𝑥 √
= 0⇐⇒𝑥 2 − 𝑥 −√ 9 = 0.
1 − 37 1 + 37
Puisque Δ = 37 > 0 ; on trouve donc 𝑥 1 = et 𝑥 2 =
{ √ }2 2
1 + 37
Or 𝑥1 ∉ 𝐷𝐸 et 𝑥2 ∈ 𝐷𝐸 alors 𝑆 =
2

2 Étude de la fonction 𝑥 ↦→ ln(𝑥)


Activité :

(a) i. En utilisant une calculatrice scientifiques, compléter le tableau suivant :

𝑥 23 649 11100 10111 10234 10999


ln 𝑥

ii. Conjecturer la limite suivante : lim ln 𝑥.


𝑥→+∞
1
(b) i. On admet que : lim ln 𝑥 = +∞, calculer lim+ ln 𝑥 ( poser 𝑋 = )
𝑥→+∞ 𝑥→0 𝑥

ii. Montrer que : (∀𝑥 ∈]1 : +∞[) : 0 ≤ ln 𝑥 ≤ 2 𝑥

(Tu pourras étudier les variations de la fonction : 𝑥 ↦→ ln 𝑥 − 2 𝑥)
ln 𝑥
iii. En déduire que : lim = 0 et que : lim+ 𝑥 ln 𝑥 = 0
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→0

3
2.1 limites fondamentales

Propriété 4.

• lim ln 𝑥 = +∞. • lim+ ln 𝑥 = −∞. ln 𝑥


𝑥→+∞ 𝑥→0 • lim = 0.
𝑥→+∞ 𝑥

2.2 Branches infinies


• On a : lim+ ln(𝑥) = −∞ donc l’axe des ordonnées (d’équation 𝑥 = 0 ) est une asymptote
(0
𝑥→ )
verticale à 𝐶 𝑓 .
ln(𝑥) ( )
• On a : lim = 0, donc 𝐶 𝑓 admet une branche parabolique de direction l’axe des
𝑥→+∞ 𝑥
abscisses au voisinage de +∞.

2.3 le nombre e
La fonction ln est continue et strictement croissante sur ]0, +∞[.
On a ln(]0, +∞[) =] − ∞, +∞[ donc l’équation ln(𝑥) = 1 admet une unique solution dans
]0, +∞[, cette solution est notée 𝑒, ln(𝑒) = 1 .
le nombre 𝑒 n’est pas rationnel (𝑒 ≠ ℚ).
une valeur approchée de 𝑒 est : 𝑒 ' 2, 71828....
Remarque :
• On : 𝑙𝑛(𝑒 𝑟 ) = 𝑟𝑙𝑛(𝑒) = 𝑟 donc 𝑟 = 𝑙𝑛(𝑒 𝑟 ) pour tout 𝑟 ∈ ℚ.

( )
2.4 Équation de la tangente (𝑇) à 𝐶 𝑓 au point d’abscisse 1
( )
l’équation de la tangente (𝑇) à 𝐶 𝑓 au point d’abscisse 1 est donnée par :

𝑦 = 𝑓 0(1)(𝑥 − 1) + 𝑓 (1)
= ln0(1)(𝑥 − 1) + ln(1)
= 𝑥 −1

La tangente (𝑇) à 𝐶 𝑓 au point d’abscisse 1 est d’équation 𝑦 = 𝑥 − 1 et elle est au dessus de 𝒞

2.5 Variations et représentation graphique de la fonction ln :

On note 𝐶 𝑓 la courbe de la fonction ln dans un repère orthonormé (𝑂, ®𝑖, ®𝑗)


1
La fonction ln est dérivable sur ]0, +∞[ et ∀𝑥 ∈]0, +∞[, ln0(𝑥) = .
𝑥
Alors la fonction ln est strictement croissante sur ]0, +∞[.

4
3. Limites usuelles

𝑥 0 1 𝑒 +∞

(ln(𝑥))0 +

+∞
1
ln(𝑥)
0
−∞
4

−3 −2 −1 0 1 2 𝑒3 4 5

−1

−2

−3

3 Limites usuelles

Propriété 5.

• lim ln 𝑥 = +∞. ln 𝑥 ln 𝑥
𝑥→+∞ • lim = 0. • lim = 1.
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→1 𝑥 − 1
ln(1 + 𝑥)
• lim+ ln 𝑥 = −∞. • lim+ 𝑥 ln 𝑥 = 0. • lim = 1.
𝑥→0 𝑥→0 𝑥→0 𝑥

Application 1 :
Soit 𝑛 un entier non nul, montrer que :
ln 𝑥 ln 𝑥
1) lim = 0. 3) lim = 0.
𝑥→+∞ 𝑥 2 𝑥→+∞ 𝑥 𝑛

2) lim+ 𝑥 2 ln 𝑥 = 0. 4) lim+ 𝑛 𝑥 ln 𝑥 = 0.
𝑥→0 𝑥→0

5
Application 2 :
Calculer les limites suivantes :

(a) lim+ 𝑥 − ln(𝑥) (c) lim 𝑥 − ln(𝑥)


𝑥→0 𝑥→+∞
1 1
(b) lim (d) lim+
𝑥→+∞ 𝑥𝑙𝑛(𝑥) 𝑥→0 𝑥𝑙𝑛(𝑥)

Application 3 :
Calculer les limites suivantes :
( )
1 (ln 𝑥)3
(a) lim+ 2 + ln 𝑥 (c) lim
𝑥→0 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥
( )
1 (d) lim 𝑥(ln 𝑥)2
(b) lim 𝑥 ln 1 +
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→0
𝑥>0

4 Dérivée logarithmique d’une fonction

Propriété 6.
Si la fonction 𝑢 est dérivable et strictement positive sur l’intervalle 𝐼
𝑢 0(𝑥)
Alors la fonction 𝑥 ↦→ ln (𝑢(𝑥)) est dérivable sur 𝐼 et on a : ∀𝑥 ∈ 𝐼, (ln(𝑢(𝑥)))0 =
𝑢(𝑥)

Propriété 7.
Si la fonction 𝑢 est dérivable ne s’annule pas sur l’intervalle 𝐼
𝑢 0(𝑥)
Alors la fonction 𝑥 ↦→ ln |𝑢(𝑥)| est dérivable sur 𝐼 et on a : ∀𝑥 ∈ 𝐼, (ln |𝑢(𝑥)|)0 =
𝑢(𝑥)

Application 1 :
Calculer 𝑓 0(𝑥) dans les cas suivantes :
(
(a) 𝑓 (𝑥) = ln(1 + 𝑥 2 ) 𝐼 =]1; +∞[. 𝑥−1
(c) 𝑓 (𝑥) = ln ) 𝐼 =]1; +∞[.
𝑥+1
ln 𝑥 − 𝑥
(b) 𝑓 (𝑥) = 𝐼 =]0; +∞[. (d) 𝑓 (𝑥) = ln(ln 𝑥) 𝐼 =]𝑒; +∞[.
𝑥

Application 2 :
Soit 𝑓 (𝑥) = 𝑥 ln(𝑥) − 𝑥 :
1) Calculer 𝑓 0(𝑥) .
2) que peut on déduire .

Propriété 8.
Soit 𝑢 une fonction est dérivable et ne s’annule pas sur l’intervalle 𝐼.

6
5. Fonction logarithme de base 𝑎

𝑢 0(𝑥)
La fonction 𝑓 : 𝑥 ↦→ admet pour primitive sur 𝐼 la fonction 𝐹 : 𝑥 ↦→ ln(|𝑢(𝑥)|) + 𝑘 où
𝑢(𝑥)
k est une constante réelle.

Application 3 :
Déterminer les primitive de la fonction 𝑓 sur l’intervalle 𝐼 dans les cas suivants :
5 2𝑥 3
(a) 𝑓 (𝑥) = 𝐼 =]1; +∞[. (c) 𝑓 (𝑥) = + 𝑥 𝐼 = ℝ.
𝑥 −1 𝑥2 + 1 4
2𝑥 ln 𝑥
(b) 𝑓 (𝑥) = 2 𝐼 = ℝ. (d) 𝑓 (𝑥) = 𝐼 = [1; +∞[.
𝑥 +1 𝑥

5 Fonction logarithme de base 𝑎


5.1 Définition et propriétés

Définition 2.
Soit 𝑎 > 0 et 𝑎 ≠ 1, on appelle fonction logarithme de base 𝑎, la fonction définie sur ]0; +∞[
ln(𝑥)
par : log 𝑎 (𝑥) =
ln(𝑎)

Remarque :
Soit 𝑎 un réel strictement positif avec 𝑎 ≠ 1. On a
ln(𝑎) ln(1) ln(𝑒) 1
• log 𝑎 (𝑎) = =1 • log 𝑎 (1) = =0 • log 𝑎 (𝑒) = =
ln(𝑎) ln(𝑎) ln(𝑎) ln(𝑎)

Propriété 9.
Soit 𝑥 , 𝑦 ∈ ℝ★ + et 𝑎 ∈ ℝ★ + − {1}.
( )
• log 𝑎 (𝑥𝑦) = log 𝑎 (𝑥) + log 𝑎 (𝑦) 1
• log 𝑎 = − log 𝑎 (𝑦)
√ 1 𝑦
• log 𝑎 ( 𝑥) = log 𝑎 (𝑥)
( ) 2 • log 𝑎 (𝑥 𝑟 ) = 𝑟 log 𝑎 (𝑥), avec 𝑟 ∈ ℚ
𝑥
• log 𝑎 = log 𝑎 (𝑥) − log 𝑎 (𝑦)
𝑦

5.2 Étude de la fonction logarithme de base a

Propriété 10.
1
La fonction log 𝑎 est dérivable sur ]0; +∞[ et on a : ∀𝑥 ∈]0; +∞[, (log 𝑎 )0 (𝑥) =
𝑥 ln(𝑎)

7
• Si 𝑎 > 1 : • Si 0 < 𝑎 < 1 :

𝑥 0 1 𝑎 +∞ 𝑥 0 𝑎 1 +∞

(log 𝑎 (𝑥))0 + (log 𝑎 (𝑥))0 −

+∞ +∞
1 1
log 𝑎 (𝑥) log 𝑎 (𝑥)
0 0
−∞ −∞
4 4

3 3

2 2

1 1

𝐼 𝐼
−1 1 𝑎 𝑒3 4 5 −1 0 𝑎 1 2 𝑒3 4 5

−1 −1

−2 −2

−3 −3

Application :

(a) Calculer :
( ) √
5
1 iii. 𝐸 = log 1 ( 3)
i. 𝐶 = log3 + log2 (64) 3
27
iv. 𝐹 = log4 (0.002) + log5 (30)
( ) ( ) √
−3 −3 v. 𝐺 = log9 ( 3) + log 1 (27)
ii. 𝐷 = log2 8 + log5 125
3

(b) Résoudre dans ℝ les équations et les inéquations suivantes :

i. log3 (2𝑥 − 1) − log3 (𝑥) = 1 ii. log 1 (2𝑥 + 1) ≥ log 1 (𝑥 + 4)


2 2

6 Fonction logarithme décimale

8
6. Fonction logarithme décimale

Définition 3.
La fonction logarithme décimale est la fonction notée log, définie sur ]0; +∞[ par :

ln 𝑥
log 𝑥 = .
ln 10

Propriété 11.
Pour 𝑥 et 𝑦 deux réels strictement positifs :

• log 10 = 1, log 1 = 0. • Pour 𝑛 ∈ ℤ, log (𝑥 𝑛 ) = 𝑛 log(𝑥).


• log(𝑥 × 𝑦) = log(𝑥) + log(𝑦).
( )
𝑥 • log est strictement croissante sur
• log = log(𝑥) − log(𝑦).
𝑦 ]0; +∞[.

Remarque :
• Toutes les propriétés algébriques de la fonction ln sont donc vérifiées par la fonction log.
• ∀𝑛 ∈ ℤ, log (10𝑛 ) = 𝑛, d’où l’utilisation de cette fonction en sciences physiques.

Exemple 2

(a) On a : ( )
1
𝐴 = log(100) − log(0, 0001) + log
1000
( ) ( ) ( )
= log 102 − log 10−4 + log 10−3
= 2+4−3 = 6−3 = 3

(b) Trouver le nombre de chiffres du nombre 𝑁 = 212345 .


( )
On a : log(𝑁) = log 212345 = 12345 log 2.
On trouve, à la calculatrice : 𝐸(12345 log 2) = 3716.
Donc : 3716 < log 𝑁 < 3717 ⇒ 103716 < 𝑁 < 103717 .
𝑁 comprend donc 3717 chiffres.

Application :

(a) Calculer :

i. 𝐴 = log(0.01) + log(10000) ii. 𝐵 = log(0.0002) + log(0.05)

(b) Résoudre dans ℝ l’équation et l’inéquation suivantes :

i. log(𝑥) + 1 = log(𝑥 + 3) ii. log(3𝑥 + 2) < log(𝑥 + 3)

9
7 Exercices

Exercice n◦ 1 :

Résoudre dans ℝ, les équations suivantes :

• ln(3𝑥 − 4) = ln(𝑥 2 − 4) • ln(𝑥 2 + 5𝑥 + 6) = ln(𝑥 + 11)


• ln(𝑥 + 3) + ln(𝑥 + 2) = ln(𝑥 + 11)
• 2 ln 𝑥 = ln(𝑥 + 4) + ln 2𝑥 • (ln 𝑥)2 − 2 ln 𝑥 − 3 = 0

Exercice n◦ 2 :

Résoudre dans ℝ, les inéquations suivantes :

• ln 𝑥 < 2 • ln(4𝑥 + 1) ≥ 5
• ln(𝑥 − 2) ≤ ln(2𝑥 − 1)
• ln(2 − 𝑥) + ln 3 + ln(𝑥 − 1) ≥ 0 • ln(3𝑥 2 − 𝑥) ≤ ln 𝑥 + ln 2

Exercice n◦ 3 :

Résoudre dans ℝ2 les systèmes suivants :


{ { {
2 ln 𝑥 + ln 𝑦 = 7 2𝑥 + 3𝑦 = 7 ln(𝑥𝑦) = 4
• • •
3 ln 𝑥 − 5 ln 𝑦 = 4 ln 𝑥 + 2 ln 𝑦 = ln 2 (ln 𝑥)(ln 𝑦) = −12

Exercice n◦ 4 :

Calculer les limites suivantes :


( )
• lim ln 𝑥 3 𝑥 +1 ln(1 + 𝑥)
𝑥→+∞ • lim ln • lim 1 −
𝑥→+∞ 𝑥 −1 𝑥→0 𝑥
ln 𝑥
• lim • lim ln(2𝑥 − 𝑥 + 1)
2
𝑥→0 𝑥 √ 𝑥→+∞
ln 𝑥 ln 𝑥
• lim • lim
𝑥→+∞ 𝑥 2 𝑥→+∞ 𝑥 2

10
7. Exercices

Exercice n◦ 5 :

ln 𝑥
On considère la fonction 𝑓 définie par : 𝑓 (𝑥) = − 𝑥 + 2 et (𝒞 𝑓 ) sa courbe
𝑥2
représentative dans le plan muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽) ; unité : 4cm.
(a) Soit 𝑔 la fonction définie par 𝑔(𝑥) = 1 − 𝑥 3 − 2 ln 𝑥.
i. Préciser le domaine de définition de 𝑔
ii. Étudier les variations de 𝑔.
iii. Calculer 𝑔(1) et en déduire le signe de 𝑔(𝑥) selon les valeurs de 𝑥.
(b) i. Préciser le domaine de définition de la fonction 𝑓 .
𝑔(𝑥)
ii. Calculer 𝑓 0(𝑥) et vérifier que 𝑓 0(𝑥) = 3 . En déduire le signe de 𝑓 0(𝑥) et
𝑥
le tableau de variation de 𝑓 (on précisera les limites aux bornes de 𝐷 𝑓 ).
iii. Montrer que l’équation 𝑓 (𝑥) = 0 admet dans l’intervalle [1; +∞[ une
solution unique 𝛼 dont on donnera un encadrement d’amplitude 0, 1.
(c) i. Montrer que la droite (𝐷) : 𝑦 = −𝑥 + 2 est asymptote à (𝒞 𝑓 ).
ii. Étudier la position de (𝒞 𝑓 ) par rapport à (𝐷) au voisinage de +∞.
iii. Tracer (𝒞 𝑓 ) et (𝐷).

Exercice n◦ 6 :

𝐼) On considère la fonction 𝑔 définie sur 𝐷 𝑔 = ]0, +∞[ par : 𝑔(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑙𝑛(𝑥) − 1.

(a) Calculer : lim 𝑔(𝑥) et lim 𝑔(𝑥) .


𝑥→0+ 𝑥→+∞
(b) Calculer 𝑔 0 puis dresser le tableau de variations de 𝑔.
(c) Déduire que 𝑔 est négative sur l’intervalle ]0, 1] et positive sur l’intervalle
[1, +∞[.
𝑙𝑛(𝑥)
𝐼𝐼) On considère la fonction 𝑓 définie sur 𝐷 𝑓 = ]0, +∞[ par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥 − .
𝑥
Soit 𝐶 𝑓 sa courbe dans un repère orthonormé (𝑂, ®𝑖, ®𝑗) .
(a) Calculer : lim 𝑓 (𝑥) , donner une interprétation géométrique du résultat .
𝑥→0+
𝑓 (𝑥)
(b) i. Calculer : lim 𝑓 (𝑥) et lim .
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥
ii. Calculer : lim 𝑓 (𝑥) − 𝑥 , puis interpréter géométriquement le résultat .
𝑛→+∞
iii. Étudier la position relative de la courbe 𝐶 𝑓 et la droite Δ .
𝑔(𝑥)
(c) i. Montrer que ∀𝑥 ∈ ]0, +∞[ : 𝑓 0(𝑥) = .
𝑥2
ii. Dresser le tableau de variations de 𝑓 .

11
3 − 2 ln(𝑥)
(d) i. Montrer que 𝑓 ”(𝑥) =
𝑥3
ii. Étudier la concavité de 𝑓 et déterminer son point d’inflexion .
3
(e) construire 𝐶 𝑓 et la droite Δ , sachant 𝑒 2 = 4, 4.
𝐼𝐼𝐼) on pose : ∀𝑛 ∈ N : 𝑢𝑛+1 = 𝑓 (𝑢𝑛 ) et 𝑢0 = 𝑒 .
(a) Montrer que 1 ≤ 𝑢𝑛 ≤ 𝑒 .
(b) Montrer que 𝑢𝑛 est décroissante .
(c) Montrer que 𝑢𝑛 est convergente puis calculer lim 𝑢𝑛 .
𝑛→+∞

12
1. Ensemble des nombres complexes


Les nombres complexes
2024/2025 2 ème année Bac Sc Exp

1 Ensemble des nombres complexes

1.1 Définition

Définition 1.
Il existe un ensemble noté C, appelé ensemble des nombres complexes :

C = {x + iy/(x; y) ∈ R2 et i 2 = −1}

• C contient l’ensemble des nombres réels : R ⊂ C


• Il existe un nombre non réel , noté i tel que i 2 = −1.
• Tout nombre complexe z s’écrit de manière unique : z = x + iy, où x et y deux nombres
réels.
• L’addition et la multiplication et les règles de calcul dans R restent vraies dans C .

Exemple 1


z1 = 3 + 2i ∈ C ; z2 = −5 ∈ R, donc z2 ∈ C , z3 = 4 − 5i ∈ C , z4 = 6i ∈ C.

1.2 Forme algébrique

Définition 2.

1. L’écriture z = x + iy est appelée forme algébrique du nombre complexe z.


2. x est appelé la partie réelle de z et notée Re(z)
3. y la partie imaginaire de z et notée Im(z).

Remarque :
Soit z = x + iy
• Si y = 0 alors z est réel. Autrement dit : ∀z ∈ C, z ∈ R ⇔ Im(z) = 0
• SI x = 0 alors z est imaginaire pur. Autrement dit : ∀z ∈ C, z ∈ iR ⇔ Re(z) = 0

1
1.3 Égalité de deux nombres complexes

Propriété 1.
Soit z = x + iy et z ′ = x′ + y ′ i deux nombres complexes :

z = z ′ ⇐⇒ x = x′ et y = y ′ .
z = 0 ⇐⇒ x = 0 et y = 0.

Application :
Soient z1 = 2 + i et z 2 = 2 − 3i.

1. Écrire sous forme algébrique : z1 + z2 ; z1 − 5z2 ; z1 × z2 .


2. Déterminer x et y tel que : z1 .x + y = z2 .

2 Opérations sur les nombres complexes

Propriété 2.
Soient z = x + iy et z′ = x′ + iy ′ deux nombres complexes, x, y, x′ et y ′ réels
• z + z ′ = (x + iy) + (x′ + iy ′ ) = x + x′ + i(y + y ′ )
• z − z′ = (x + iy) − (x′ + iy ′ ) = x − x′ + i(y − y ′ )
• zz ′ = (x + iy)(x′ + iy ′ ) = xx ′ + xiy ′ + iy ′ x + i2 yy ′ = xx ′ − yy ′ + i(xy ′ + x′ y)

Exemple 2

Soient z = 2 + 3i et z ′ = 7 + 2i
• z + z ′ = (2 + 3i) + (5 + 7i) = 2 + 5 + 3i + 7i = 7 + 10i
• zz ′ = (2 + 3i)(7 + 2i)
= 14 + 4i + 21i + 6i2
= 14 − 6 + 25i = 8 + 25i

2.1 Les puissances de i

i 1 = i, i 2 = −1, i 3 = i 2 × i = −1 × i = −i, i 4 = i 2 × i 2 = −1 × −1 = 1.
i 5 = i, i 6 = −1, i 7 = −i, i 8 = 1.
4n 4n+1
En général : (∀n ∈ N) : i = 1, i = i, i 4n+2 = −1, i 4n+3 = −i.
Application :

1. Calculer : (1 + i)2 , (1 − i)2 , (1 + i)(1 − i), (1 + i)3 .


4+i 1
2. Écrire sous forme algébrique : (2 − 3i)(2 + 3i), , .
2−i 1+i
3. Calculer : 1 + i + i 2 + · · · + i 2024 .

2
2. Opérations sur les nombres complexes

2.2 Affixe d’un point ou d’un vecteur du plan

Définition 3.
Le plan (P) est rapporté à un repère orthonormal direct (O; →
−u; →−v).
▷ Chaque nombre complexe z = x + iy, on associe de manière unique le point M(x; y) et
réciproquement, à chaque point M(x; y) correspond un unique nombre complexe z = x + iy.
−−−→
▷ z est l’affixe du point M, ou du vecteur OM.
−−−→ −−−→
▷ le point M est l’image de z, OM est l’image vectorielle de z et on écrit : M(z) ou OM(z).
−−−→
▷ L’affixe du point M est notée zM et l’affixe du vecteur OM est notée z −OM −−→ et on écrit :
z −OM
−−→ = x + iy.
▷ Le plan (P) est appelé le plan complexe.

z = x + iy

M(z)
y=Im(z)

v⃗
O u
⃗ x=Re(z)

Propriété 3.
Si M(z) et M ′ (z ′ ) deux points du plan complexe, Alors z+z′ est l’affixe du point P tel que OMP M′
parallélogramme.

−−→ −−−→ −−−−→′


OP= OM+ OM P(z+z ′ )

M(z)

M ′ (z ′ )

v⃗
O u

Propriété 4.
Soient deux points A et B d’affixe zA et zB .
−−→
• zB − zA est l’affixe du vecteur AB .
z +z
• B A est l’affixe du point milieu du segment [AB].
2

3
Application :
Soit A(2), B(i), C(1 + 3i), D(3 + 2i).
a) Construit une figure.
b) Montrer par deux façons différentes que ABCD est un parallélogramme.
Application :
3
Représenter dans le plan complexe les points A(1 + 3i); B(2i); C(−4); D( ); E(−1 − 2i).
i

2.3 Alignement de trois points

Propriété 5. S oient A (zA ) , B (zB ) et C (zC ) trois points distincts du plan complexe.
!
zB − zA
A, B et C sont alignés ⇔ ∈ R.
zC − zA

Application :
 
1
1. Soient A(i), B + 2i et C(−1 − i), montrer que les points A; B et C sont alignés.
2
 
1
2. Déterminer la valeur de m sachant que A(−2 + i), B m + i et C(4 − i) sont alignés.
2

2.4 Conjugué d’un nombre complexe

Définition 4.
Soit z = x + iy un nombre complexe.
On appelle conjugué de z le nombre x − iy noté z et on a : z = x − iy.

M(z)
y=Im(z)

v⃗
O u
⃗ x=Re(z)

−y=−Im(z)
M ′ (z)

Exemple 3

2 + 3i = 2 − 3i, −12 = −12, 4i = −i, 5 − 7i = 5 + 7i.

4
2. Opérations sur les nombres complexes

Propriété 6.
Soit z = x + iy.

• z + z = 2ℜ(z) • z − z = 2iℑ(z)
• z=z • zz = x2 + y 2

Exercice :
Justifier que :
1. z est un nombre réel ⇐⇒ z = z.
2. z est un nombre imaginaire pur ⇐⇒ z = −z.

Propriété 7.
soit z et z′ duex nombres complexes et n ∈ Z.
 
1. z + z ′ = z + z ′ 1 1
4. si z , 0 alors =
z z
2. z × z′ = z × z′  
z z
3. zn = z n 5. si z ′ , 0 alors ′ =
z z′
Remarque :
Soit z = x + iy.
1 z x − iy x y
Si z , 0 alors = = 2 = − i.
z zz x + y 2 x2 + y 2 x2 + y 2
Exemple 4

Soit z = 2 + 3i, donc : z = 2 − 3i, zz = 22 + 32 = 13.


1 z 2 − 3i 2 3
= = = − i.
z zz 13 13 13

Application 1 :
Calculer le conjugué des nombres complexes suivantes :
√ 1+i
z = (1 − 2i)(2 + 5i), z = ( 2 − 3i)2 , z= .
2 − 3i
Application 2 :
Déterminer et construit l’ensemble des nombres complexes M(z) :
1. 2zz = 3(z + z).
2. (1 + 2i)z − (1 − 2i)z − 3i = 0.

5
3 Module et argument d’un nombre complexe

3.1 Module d’un nombre complexe

Définition 5.
Soit M(z) un point d’affixe z = x + iy dans le plan complexe. √
q de z, noté |z| la distance OM,et on a |z| = zz.
On appelle module
En effet : OM = x2 + y 2 et x2 + y 2 = zz.

M(z)
y

|z|=OM

v⃗
O u
⃗ x

Remarque :
q
1. Si z = x + iy avec x et y réels, Alors |z| = x2 + y 2 .
2. z = 0 ⇔ |z| = 0.
3. Inégalité triangulaire ; |z + z ′ | ⩽ |z| + |z′ |.
Application 1 :
Calculer le module des nombres complexes suivantes :
z = 1 − 2i, z = −5i, z = 12, z = 1 + i.

Propriété 8.
Soient z et z′ deux nombres complexes.

1. |zz ′ | = |z| × |z′ | 3.


1
=
1
(z , 0)
z |z|
z |z|
2. |z n | = |z|n (n ∈ N∗ ) 4. Si z ′ , 0, ′ = ′
z |z |
Application :
Calculer le module des nombres complexes suivantes :
√ 1+i
z = (1 − 2i)(1 + 4i), z = ( 3 − i)20 , z= .
2 − 2i

6
3. Module et argument d’un nombre complexe

3.2 Argument d’un nombre complexe

Définition 6.
Soit z un nombre complexe non nul d’image M dans le plan complexe.  
−−−→
On appelle argument de z , 0, noté arg(z) toute mesure en radians de l’angle orienté u⃗ , OM .
On note arg(z) = θ + 2kπ, k ∈ Z ou arg(z) ≡ θ [2π] .

y M(z)

v⃗
θ
x
O u
⃗ x

Remarque :
• Le nombre 0 n’a pas d’argument

Propriété 9.
Pour tout z ∈ C∗ :

1. arg(z) ≡ − arg(z) [2π] 2. arg(−z) ≡ arg(z) + π [2π]

y M(z)

v⃗ θ
xy

−x O u
⃗ −θ x

M ′′ (−z) −y M ′ (z)

Remarque :

• z ∈ R∗+ ⇔ arg(z) ≡ 0 [2π] • z ∈ R∗− ⇔ arg(z) ≡ π [2π].


π −π
• z ∈ iR∗+ ⇔ arg(z) ≡ [2π] • z ∈ iR∗− ⇔ arg(z) ≡ [2π].
2 2

7
Propriété 10.
Si z et z′ sont des nombres complexes non nuls, alors :
 
1. arg(zz ′ ) ≡ arg(z) + arg(z ′ ) z
3. arg ′ ≡ arg(z) − arg(z ′ )
  z
1
2. arg ≡ − arg(z) 4. ∀n ∈ N, arg (zn ) ≡ n arg(z)
z
Application :

1. Représenter dans le plan complexe les points A ; B ; C et D d’affixes respectives :


zA = 2i, zB = 3, zC = −i, et zD = −2 + 2i.
2. Déterminer : arg (zA ) , arg (zB ) , arg (zC ), et arg (zD ).

3.3 Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul

Propriété 11.
Tout nombre complexe z non nul d’argument θ peut s’écrire sous la forme : z = |z|(cos(θ) +
i sin(θ)) appelé forme trigonométrique de z et on a :

Re(z) Im(z)
cos(θ) = et sin(θ) =
|z| |z|

Exemple 5
√ √
Soit z = 1 + i on a : |z| = 12 + 12 = 2 :
 √

 Re(z) 1 2

 =√ =

 cos(θ) =
 |z| 2 √2 π

 alors : arg(z) ≡ [2π]

 Im(z) 1 2 4

 sin(θ) = |z| = √ = 2

2
√   
π
 
π
donc une forme trigonométrique de z est : z=1+i= 2 cos + i sin
4 4

Propriété 12.
Soient z et z′ deux nombres complexes non nuls :

z = z ′ ⇔ |z| = z′ et arg(z) ≡ arg (z′ ) [2π].

Remarque :
Soit z = x + i y un nombre complexe non nul.
x y
On a z = |z| (cos(θ) + i sin(θ)) avec cos(θ) = et sin(θ) = .
x2 + y 2 x2 + y 2
Application 1 :
√ √
1. Déterminer le module et l’argument du nombre : z = 2 + 6i.
2. Déduire z sous forme trigonométrique.

8
3. Module et argument d’un nombre complexe

√ √ √ √ √ √
3. Écrire sous forme trigonométrique : z1 = − 2 + 6i, z2 = 2 − 6i, z3 = − 2 − 6i.
Application 2 :

1. Déterminer une forme trigonométrique des nombres complexes :


√ z
zA = 3 − i, zB = 1 − i, zC = A .
zB
π π
2. Écrire zC sous forme algébrique, déduire cos( ) et sin( ).
12 12

3.4 Argument d’affixe d’une vecteur

Propriété 13.
Soient A et B deux points d’affixes respectives zA et zB :

\ −−→
⃗ ; AB) ≡ arg (zB − zA ) [2π]
(u et AB = |zB − zA |.

−−→ −−→
OC = AB
B(zB )
A(zA )

v⃗ C(zB − zA )
O u

Exemple 6

Soient A et B deux points d’affixes respectives zA = 4 + 2i et zB = 5 + i.


!
\

− −−→ π
u; AB ≡ arg (zB − zA ) [2π] = arg(5 + i − 4 − 2i)[2π] ≡ arg(1 − i)[2π] ≡ − [2π].
4

AB = |zB − zA | = |5 + i − 4 − 2i| = |1 − i| = 2.

Propriété 14.
Soient A(zA ), B(zB ), C(zC ) et D(zD ) quatre points distincts du plan complexe,
(avec zA , zB et zC , zD )
! !
−−→
\ −−→ zC − zD −−→
\ −−→ zC − zA
( AB; CD) ≡ arg [2π] et ( AB; AC) ≡ arg [2π].
zB − zA zB − zA

Application 1 :
On se place dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé (O, u
⃗ , v⃗).

9
Soit A et B les points d’affixes respectives (2 − 5i) et (7 − 3i).
Montrer que le triangle OAB est rectangle isocèle.
Application 2 :
On se place dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé (O, u ⃗ , v⃗).
Soit A, B et C les points d’affixes respectives :
√  √ !
1 3
zA = 1 + i, zB = 3i et zC = 3 + + i +2
2 2

Montrer que le triangle ABC est équilatéral.

4 Cocyclicité des points


Rappel :
Soit (C) cercle entourant un triangle ABC :

[ = BCD
D ∈ (C)⇐⇒(BAD [ [ + BCD
ou BAD [ = π)

C D
C
B

A D A B

Propriété 15.
Soient A(zA ), B(zB ), C(zC ) et D(zD ) quatre points distincts du plan complexe,
Les points A ; B ; C et D sont cocycliques (c’est à dire appartient au même cercle)si et seulement si :
zD − zA zB − zC zD − zA zD − zC
× ∈R ou × ∈R
zB − zA zD − zC zB − zA zB − zC

Exemple 7

Montrons que les points : A(2 + 4i); B(−1 + 3i); C(2) et D(3 + i) sont cocycliques :

zD − zA zB − zC 3 + i − 2 − 4i −1 + 3i − 2
× = ×
zB − zA zD − zC −1 + 3i − 2 − 4i 3+i −2
1 − 3i −3 + 3i
= ×
−3 − i 1+i
i(−i − 3) i(3i + 3)
= ×
−i − 3 1+i
= i × 3i = −3 ∈ R

10
4. Cocyclicité des points

Application :
Montrer que les points : A(1 + 2i), B(−2 + 3i), C(1) et D(−2 − i) sont cocycliques.

4.1 L’ensemble des points qui vérifiant une équation


Rappel :

1) L’ensemble des points (x; y) du plan tel que : (x − a)2 + (y − b)2 = R2 , (où a; b ∈ R et R ∈ R∗+ )
est le cercle du centre Ω(a; b) et de rayon R.
2) L’ensemble des points M du plan tel que : MA = R, (où A ∈ P et R > 0 ) : est le cercle de
centre A et de rayon R.
3) L’ensemble des points M du plan tel que : MA = MB, (où A; B ∈ P ) : est la médiatrice du
segment [AB].
Exercice :
Déterminer l’ensemble des point M(z) .
1. |z − 1 + 2i| = 1.
2. |z| = |z̄ + 1 + 2i|.

11
1. Les équations de degré deux dans ℂ


Les nombres complexes II
2024/2025 2 ème année Bac Sc Exp

1 Les équations de degré deux dans ℂ

1.1 L’équation de la forme :𝑧 2 = 𝑎 (𝑎 ∈ ℝ)

Propriété 1.
Soit (𝐸) l’équation : 𝑧 2 = 𝑎 : on a :
√ √
• 𝑎 > 0 alors l’équation (𝐸) admet deux solutions réels : 𝑎 et − 𝑎.
√ √
• 𝑎 < 0 alors l’équation (𝐸) admet deux solutions non réels : 𝑖 −𝑎 et −𝑖 −𝑎.
• 𝑎 = 0 alors 𝑧 = 0.

Exemple 1

√ √
1) 𝑧 2 = 7 admet deux solutions réels : 7 et − 7.
√ √
2) 𝑧 2 = −3 admet deux solutions non réels : 𝑖 3 et −𝑖 3.

1.2 L’équation de degré 2 dans ℂ

Propriété 2.
Soient 𝑎, 𝑏 et 𝑐 des nombres réels avec 𝑎 ≠ 0 et soit (𝐸) : 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 une équation du second
degré. On note Δ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐 le discriminant de (𝐸).
𝑏
• Si Δ = 0, l’équation (𝐸) a une solution réelle unique qui vaut : − .
2𝑎
√ √
−𝑏 − Δ −𝑏 + Δ
• Si Δ > 0, l’équation (𝐸) a deux solutions réelles : et .
2𝑎 2𝑎
√ √
−𝑏 − −Δ −𝑏 + −Δ
• Si Δ < 0, l’équation (𝐸) a deux solutions complexes conjugués : et .
2𝑎 2𝑎

Remarque :
Soit 𝑎, 𝑏 et 𝑐 des nombres réels avec 𝑎 ≠ 0, 𝑧 1 , 𝑧 2 les solutions de l’équation : 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0.
• 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 𝑎(𝑧 − 𝑧 1 )(𝑧 − 𝑧2 ).
−𝑏 𝑐
• 𝑧1 + 𝑧2 = , 𝑒𝑡 𝑧 1 × 𝑧2 = .
𝑎 𝑎
Application 1 :
Résoudre dans ℂ les équations suivantes :

1) 𝑧 2 + 2𝑧 + 5 = 0 2) 𝑧 2 − 3𝑧 + 3 = 0 3) 𝑧 2 + 2 2𝑧 + 11 = 0.

1
Application 2 :

a) Résoudre dans ℂ l’équation suivante :𝑧 2 − 2 2𝑧 + 4 = 0
b) Déterminer le module et l’argument de 𝑧1 et 𝑧 2 , sachant que 𝐼𝑚(𝑧1 ) > 0.
𝑧1
c) Écrire sous forme trigonométrique le nombre ( )2 .
𝑧2

2 Notation exponentielle

Définition 1.

𝑒 𝑖𝜃
sin 𝜃

On note par 𝑒 𝑖𝜃 tout nombre complexe non nul, 𝑣® 𝜃

x
de module 1 et d’argument 𝜃.
𝑒 𝑖𝜃 = cos(𝜃) + 𝑖 sin(𝜃). 𝑂 𝑢® cos 𝜃

Exemple 2

• 𝑒 𝑖 0 = cos(0) + 𝑖 sin(0) = 1 • 𝑒 𝑖𝜋 = cos(𝑝𝑖) + 𝑖 sin(𝑝𝑖) = −1


𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
• 𝑒 𝑖 2 = cos( ) + 𝑖 sin( ) = 𝑖 • 𝑒 −𝑖 2 = cos(− 𝜋2 ) + 𝑖 sin(− 𝜋2 ) = −𝑖.
2 2

Définition 2.
Soit 𝑧 un nombre complexe non nul, de module 𝑟 et d’argument 𝜃,
L’écriture 𝑟𝑒 𝑖𝜃 est appelée la notation exponentielle de 𝑧. 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 = 𝑟(cos(𝜃) + 𝑖 sin(𝜃)).

Propriété 3.
Soient 𝑧 et 𝑧 0 deux nombres complexes non nuls : 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 et 𝑧 0 = 𝑟 0 𝑒 𝑖𝜃 alors on a :
0

• 𝑧 × 𝑧 0 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 × 𝑟 0 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑟𝑟 0 𝑒 𝑖(𝜃+𝜃 ) .
0 0

1 1 𝑧 𝑟 𝑖(𝜃−𝜃0)
• = 𝑒 −𝑖𝜃 et = 𝑒 .
𝑧 𝑟 𝑧0 𝑟0
 𝑛
𝑛 𝑖𝜃

• Pour tout 𝑛 ∈ ℤ : 𝑧 = 𝑟𝑒 = 𝑟 𝑛 𝑒 𝑖𝑛𝜃

Remarque : 𝑛
La formule 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖𝑛𝜃 n’a pas de sens que si 𝑛 est un entier.

2
2. Notation exponentielle

Exemple 3


p √ √
𝑧 = − 3 − 3𝑖 on a : |𝑧| = (−3)2 + (−3)2 = 18 = 3 2 alors :
√ −3
 
−3
𝑧 =3 2 √ + 𝑖 √ donc :
3 2 3 2
√ −1
 
−1
𝑧 =3 2 √ + 𝑖 √
2 2
√   𝜋  𝜋 
𝑧 =3 2 cos 𝜋 + + 𝑖 sin 𝜋 +
4 4
√ 𝑖 5𝜋
𝑧 =3 2𝑒 4

• Autre méthode

𝑧 = −3(1 + 𝑖) : on a :
𝜋
√  𝜋  𝜋  √ 𝜋
− 3 = 3(cos(𝜋) + 𝑖 sin(𝜋)) = 3𝑒 et 1 + 𝑖 = 2 cos + 𝑖 sin = 2𝑒 𝑖 4 donc :
4 4
𝜋
√ 𝑖𝜋 √ 𝑖 5𝜋
𝑧 = (3𝑒 )( 2𝑒 ) = 3 2𝑒
4 4

Application 1 : √
1)Donner la notation exponentielle des nombres suivantes : 𝑧 1 = 2 + 2𝑖 et 𝑧 2 = 1 + 𝑖 3.
𝑧1
2)Déterminer la notation exponentielle de : −𝑧 1 et 𝑧2 et 𝑧 1 × 𝑧 2 et .
𝑧2
Application 2 :
𝜃 𝜃
  −𝜃
1) Vérifier que : (∀𝜃 ∈ ℝ) : 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖 2 𝑒 𝑖 2 + 𝑒 𝑖 2

𝜋 𝜋
2) En déduire la notation exponentielle de : 1 + cos( ) + sin( ).
3 3

formule de Moivre

Propriété 4. (Formule de Moivre )


(∀𝜃 ∈ ℝ)(∀𝑛 ∈ ℕ) on a :
 𝑛
• 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖𝑛𝜃 . On écrit aussi : (cos(𝜃) + 𝑖 sin(𝜃))𝑛 = cos(𝑛𝜃) + 𝑖 sin(𝑛𝜃).

Exemple 4

(𝑒 𝑖𝜃 )2 = 𝑒 𝑖𝜃
(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃)2 = cos 2𝜃 + 𝑖 sin 2𝜃
cos 𝜃2 − sin 𝜃2 + 2𝑖 cos 𝜃 sin 𝜃 = cos 2𝜃 + 𝑖 sin 2𝜃
Donc : cos 2𝜃 = cos 𝜃2 − sin 𝜃2 et sin 2𝜃 = 2 cos 𝜃 sin 𝜃.

3
2.1 Formule d’Euler

(∀𝜃 ∈ ℝ) on a : 𝑒 𝑖𝜃 = cos(𝜃) + 𝑖 sin(𝜃), 𝑒 −𝑖𝜃 = cos(𝜃) − 𝑖 sin(𝜃).


Par addition et soustraction membre à membre, on obtient :

Propriété 5. (Formule d’Euler)


(∀𝜃 ∈ ℝ) on a :
𝑒 𝑖𝜃 + 𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 𝑖𝜃 − 𝑒 −𝑖𝜃
• cos(𝜃) = . • sin(𝜃) = .
2 2𝑖

2.2 Linéarisation et factorisation des polynômes trigonométriques :


Pour trouver une primitive d’une fonction ou pour résoudre certaines équations, il peut être utiliser
”La linéarisation” des expressions contenant des sinus, cosinus ou tangentes.
Une expression est linéarisée si elle ne comporte aucun produit de fonction circulaires.

Exemple 5

1) La linéarisation de cos2 (𝜃) :


2
𝑒 𝑖𝜃 + 𝑒 −𝑖𝜃

2
cos (𝜃) =
2
𝑒 𝑖 2𝜃 + 𝑒 −𝑖 2𝜃 + 2𝑒 𝑖𝜃 𝑒 −𝑖𝜃
=
4
1 𝑒 + 𝑒 2𝜃 1
𝑖 2 𝜃 −𝑖
= +
2 2 2
1 1
= cos(2𝜃) +
2 2
2) La linéarisation de sin3 (𝜃) :
3 2 
𝑒 𝑖𝜃 − 𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 𝑖𝜃 − 𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 𝑖𝜃 − 𝑒 −𝑖𝜃
  
sin3 (𝜃) = =
2𝑖 2𝑖 2𝑖
𝑒 𝑖 2𝜃 + 𝑒 −𝑖 2𝜃 − 2𝑒 𝑖𝜃 𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 𝑖𝜃 − 𝑒 −𝑖𝜃
= ×
−4 2𝑖
𝑖𝜃
3 𝑖𝜃
 2 −𝑖𝜃 𝑖𝜃
2 3
𝑒 −3 𝑒 𝑒 + 3𝑒 𝑒 −𝑖𝜃 + − 𝑒 −𝑖𝜃
=
8𝑖
𝑖𝜃
3 3
𝑒 − 𝑒 −𝑖𝜃 − 3𝑒 𝑒 −𝑖𝜃 + 3𝑒 𝑖𝜃 𝑒 −2𝑖𝜃
2 𝑖𝜃
=
8𝑖
𝑖
𝑒 −𝑒3 𝜃 −3 𝑖𝜃 𝑖𝜃
− 3 𝑒 − 𝑒 −𝑖𝜃

=
8𝑖
1 𝑒 − 𝑒 𝑖𝜃 3𝑒 𝑖𝜃 − 𝑒 −𝑖𝜃
𝑖 3 𝜃 − 3
=− +
4 2𝑖 4
1 3
= − sin(3𝜃) + sin(𝜃)
4 4

4
3. Transformation usuelles et nombres complexes

Application :
Donner la linéarisation de : sin2 (𝜃) et cos3 (𝜃)

3 Transformation usuelles et nombres complexes

Le plan (𝑃) est rapporté à un repère orthonormal direct (𝑂; →


−𝑢; →
−𝑣).
0 0
𝑀(𝑧) et 𝑀 (𝑧 ) deux points du plan complexe (𝑃). Chaque transformation du plan complexe (𝑃) :

ℱ :(𝑃) ↦−→ (𝑃)


𝑀 ←→ 𝑀 0

On le relie par la relation 𝑓 :

𝑓 :ℂ ↦−→ ℂ
𝑧 ←→ 𝑧 0

𝑧 0 = 𝑓 (𝑧) : est appelée l’écriture complexe du transformation ℱ .

3.1 Écriture complexe d’une translation

Soit 𝑀 0(𝑧 0) l’image de 𝑀(𝑧) par la translation 𝑀 0(𝑧 0)


du vecteur 𝑤(𝜔).
® 𝑀(𝑧)
−−−−→0
𝑀𝑀 = 𝑤 ® ⇐⇒ 𝑧0 − 𝑧 = 𝜔 𝑤
®
⇐⇒ 𝑧0 = 𝑧 + 𝜔
𝑣®
𝑡(𝑀) = 𝑀 0 ⇐⇒ 𝑧0 = 𝑧 + 𝜔 𝑂 𝑢®

Propriété 6.
𝑧 0 = 𝑧 + 𝜔 : l’écriture complexe de la translation 𝑡 du vecteur 𝑤(𝜔).
®

Application 1 :
Soit 𝑡 la translation du vecteur 𝑤(2
® + 𝑖).
0
Déterminer l’affixe du point 𝑀 l’image de 𝑀(3 + 5𝑖) par la translation 𝑡 .
Application 2 :
Soit 𝐴(1 + 𝑖), 𝐵(−2 + 3𝑖), 𝐶(2 + 2𝑖) trois points du plan complexe (𝑃).
1. Déterminer l’écriture complexe de la translation 𝑡 qui transforme 𝐴 en 𝐵.
2. Déterminer l’affixe du point 𝐷 l’image de 𝐶 par la translation 𝑡.

5
3.2 Écriture complexe d’une homothétie

Ω
Soit 𝑀 0(𝑧 0) l’image de 𝑀(𝑧) par l’homothétie ℎ
du centre Ω(𝜔) et du rapport 𝑘 ∈ ℝ★.. 𝑀(𝑧)
−−−→0 −−−→
Ω𝑀 = 𝑘 Ω𝑀 ⇐⇒ 𝑧 0 − 𝜔 = 𝑘(𝑧 − 𝜔)
𝑀 0(𝑧 0)
⇐⇒ 𝑧 0 = 𝑘(𝑧 − 𝜔) + 𝜔
𝑣®
ℎ(𝑀) = 𝑀 0 ⇐⇒ 𝑧 0 = 𝑘(𝑧 − 𝜔) + 𝜔 𝑂 𝑢®

Propriété 7.
𝑧 0 = 𝑘(𝑧 − 𝜔) + 𝜔 : l’écriture complexe de l’homothétie ℎ du centre Ω(𝜔) et du rapport 𝑘.

Exemple 6

• Pour 𝑘 = 1 on obtient une écriture complexe de l’homothétie de centre Ω(𝜔) :𝑧 0 = 𝑧 + 2𝜔.


• L’écriture complexe de l’homothétie de centre 𝑂 et rapport 𝑘 = 3 on obtient une :𝑧 0 = 3𝑧 .

Application :
Soit ℎ l’homothétie de centre Ω(1 + 2𝑖) et de rapport 𝑘 = 2.
Déterminer l’affixe du point 𝑀 0 l’image de 𝑀(3 + 2𝑖) par l’homothétie ℎ.

3.3 Écriture complexe d’une rotation


Soit 𝑀 0(𝑧 0) l’image de 𝑀(𝑧) par la rotation
du centre 𝜔 et d’angle 𝜃.


 Ω𝑀 0 = Ω𝑀




𝑟(𝑀) = 𝑀 0⇐⇒
 −−−→ −−−→
𝑀 0(𝑧 0)

 Ω𝑀; Ω𝑀 0 ≡ 𝜃[2𝜋]



 𝑧0 − 𝜔
=1


 𝑧−𝜔

𝜃

x



⇐⇒ Ω 𝑀(𝑧)
𝑧0 − 𝜔
  
≡ 𝜃[2𝜋]

arg

𝑣®

𝑧−𝜔



𝑧0 − 𝜔 𝑂 𝑢®
⇐⇒ = 𝑒 𝑖𝜃
𝑧−𝜔
⇐⇒ 𝑧 0 − 𝜔 = 𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 − 𝜔)
⇐⇒ 𝑧 0 = 𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 − 𝜔) + 𝜔

𝑟(𝑀) = 𝑀 0 ⇐⇒ 𝑧 0 = 𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 − 𝜔) + 𝜔

6
4. Exercices

Propriété 8.
𝑧 0 − 𝜔 = 𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 − 𝜔) : l’écriture complexe de la rotation 𝑟 du centre Ω(𝜔) et d’angle 𝜃.

Exemple 7

𝜋
1. La rotation de centre 𝑂 et d’angle a pour écriture complexe : 𝑧 0 = 𝑖𝑧.
2
2. La symétrie centrale de centre 𝑂 a pour écriture complexe : 𝑧 0 = −𝑧.

Application :
𝜋
Soit 𝑟 la rotation du centre Ω(2 + 2𝑖) et d’angle 𝜃 ≡ [2𝜋].
2
1)Déterminer l’écriture complexe de la rotation 𝑟√.
2)Déterminer l’affixe du point 𝑀 0 l’image de 𝑀( 3 + 𝑖) par la rotation 𝑟.

4 Exercices

Exercice n◦ 1 :

1. Résoudre dans ℂ l’équation suivante : 𝑧 2 − 2𝑧 + 4 = 0.


2. Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (𝑂, 𝑒®1 , 𝑒®2 ), on considère
les points√𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝐷 d’affixes
√ respectives : √
𝑎 = 1 − 𝑖 3, 𝑏 = 2 + 2𝑖, 𝑐√= 3 + 𝑖 et 𝑑 = −2 + 2 3.
a) Vérifier que 𝑎 − 𝑑 = − 3(𝑐 − 𝑑).
b) En déduire que les points 𝐴, 𝐶 et 𝐷 sont alignés.
3. Soit 𝑧 l’affixe du point 𝑀 du plan et 𝑧 l’affixe du point 𝑀 image de 𝑀 par la rotation
𝜋
𝑅 de centre 𝑂 et d’angle − .
3
0 1
Vérifier que 𝑧 = 𝑎𝑧.
2
4. Soit le point 𝐻 d’affixe ℎ l’image du point 𝐵 par la rotation 𝑅. On considère le point 𝑃
d’affixe 𝑝 tel que 𝑝 = 𝑎 − 𝑐.
a) Vérifier que ℎ = 𝑖𝑝.
b) Montrer que le triangle 𝑂𝐻𝑃 est rectangle isocèle en 𝑂.

7
Exercice n◦ 2 :

1. Résoudre dans ℂ l’équation suivante : 4. Dans le plan complexe rapporté à un


𝑧 2 − 3𝑧 + 3 = 0. repère orthonormé direct (𝑂, 𝑒®1 , 𝑒®2 ), on
√ considère le point 𝐵 d’affixe 𝑏 et la ro-
3 2 𝜋
2. On pose 𝑎 = et 𝑏 = (1 + 𝑖). tation 𝑅 de centre 𝑂 et d’angle .
2 2 2
a) Écrire 𝑎 sous forme trigonométrique. a) Soit 𝑐 l’affixe du point 𝐶 l’image du
b) Vérifier que 𝑏 2 = 𝑖. point 𝐵 par la rotation 𝑅. Montrer que
𝜋 𝜋 𝑐 = 𝑖𝑏.
3. On pose ℎ = cos( ) + 𝑖 sin( ). b) En déduire la nature du triangle
12 12
Montrer que ℎ 4 + 1 = 𝑎. 𝑂𝐵𝐶.

Exercice n◦ 3 :
√ √
1. Dans l’ensemble ℂ, on considère l’équation : (𝐸) : 𝑧 2 − 2( 2√+ 6)𝑧 √ +216 = 0.
a) Vérifier que le discriminant de l’équation (𝐸) est Δ = −4( 6 − 2) .
b) En déduire les solutions de l’équation (𝐸).
√ √ √ √ √ √ √
2. Soient les nombres complexes : 𝑎 = ( 2+ 6)+ 𝑖( 2− 6), 𝑏 = 1+ 𝑖 3 et 𝑐 = 2+ 𝑖 2.
a) Vérifier que 𝑏𝑐 = 𝑎, puis en déduire que 𝑎𝑐 = 4𝑏.
b) Écrire les nombres complexes 𝑏 et 𝑐 sous forme trigonométrique.
 𝜋 𝜋
c) En déduire que 𝑎 = 4 cos( ) + 𝑖 sin( ) .
12 12
3. Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (𝑂, 𝑒®1 , 𝑒®2 ), on considère
les points 𝐵, 𝐶 et 𝐷 d’affixes respectives 𝑏, 𝑐 et 𝑑 tel que 𝑑 = 𝑎 4 .
Soit 𝑧 l’affixe du point 𝑀 du plan et 𝑧 l’affixe du point 𝑀 image de 𝑀 par la rotation
𝜋
𝑅 de centre 𝑂 et d’angle .
12
0 1
a) Vérifier que 𝑧 = 𝑎𝑧.
4
b) Déterminer l’image du point 𝐶 par la rotation 𝑅. c) Déterminer la nature du triangle
𝑂𝐵𝐶.
d) Montrer que 𝑎 4 = 128𝑏 et en déduire que les points 𝑂, 𝐵 et 𝐷 sont alignés.

Exercice n◦ 4 :

1. Résoudre dans l’ensemble ℂ l’équation 𝑧 2 − 2𝑧 + 1 = 0.
√ √
2 2
2. On pose 𝑎 = +𝑖 .
2 2
a) Écrire 𝑎 sous forme trigonométrique et en déduire que 𝑎 2020 est un nombre réel.
𝜋 𝜋
b) Soit le nombre complexe 𝑏 = cos( ) + 𝑖 sin( ). Prouver que 𝑏 2 = 𝑎.
8 8

8
4. Exercices

3. Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (𝑂, 𝑒®1 , 𝑒®2 ), on considère
les points 𝐴, 𝐵 et 𝐶 d’affixes respectives 𝑎, 𝑏 et 𝑐 tel que 𝑐 = 1. Soit 𝑧 l’affixe du point
𝑀 du plan et 𝑧 l’affixe du point 𝑀 image de 𝑀 par la rotation 𝑅 de centre 𝑂 et d’angle
𝜋
.
8
a) Montrer que 𝑧 0 = 𝑏𝑧.
b) Déterminer l’image de 𝐶 par 𝑅 et montrer que 𝐴 est l’image du point 𝐵 par 𝑅.
4. a) Montrer que |𝑎 − 𝑏| = |𝑏 − 𝑐| et en déduire la nature du triangle 𝐴𝐵𝐶.

→ −→
b) Déterminer une mesure de l’angle ( 𝐵𝐴, 𝐵𝐶).
œ

5. Soit 𝑇 la translation de vecteur 𝑒®1 et 𝐷 l’image du point 𝐴 par 𝑇.


a) Vérifier que l’affixe du point 𝐷 est 𝑏 2 + 1.
𝑏2 + 1
b) Montrer que = 𝑏 + 𝑏 et en déduire que les points 𝑂, 𝐵 et 𝐷 sont alignés.
𝑏

Exercice n◦ 5 :

1. Résoudre dans l’ensemble ℂ l’équation 𝑧 2 − 3𝑧 + 1 = 0.

𝑖 𝜋6 3 3
2. Soient les nombres complexes 𝑎 = 𝑒 et 𝑏 = + 𝑖 .
2 2 √
a) Écrire 𝑎 sous forme trigonométrique. b) Montrer que 𝑎𝑏 = 3.
3. Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (𝑂, 𝑒®1 , 𝑒®2 ), on considère
les points 𝐴, 𝐵 et 𝐶 d’affixes respectives 𝑎, 𝑏 et 𝑎.
4. Montrer que le point 𝐵 est l’image du point 𝐴 par une homothétie ℎ de centre 𝑂 dont
on déterminera le rapport.
5. Soit 𝑧 l’affixe du point 𝑀 du plan et 𝑧 l’affixe du point 𝑀 image de 𝑀 par la rotation
𝜋
𝑅 de centre 𝐴 et d’angle .
2
a) Écrire 𝑧 0 en fonction de 𝑧 et 𝑎.
b) Soit 𝑑 l’affixe du point 𝐷 image de 𝐶 par la rotation R. Montrer que 𝑑 = 𝑎 + 1.
c) Soit 𝐼 le point d’affixe le nombre 1, montrer que 𝐴𝐷𝐼𝑂 est un losange.

3−1
6. a) Vérifier que 𝑑 − 𝑏 = (1 − 𝑖). En déduire un argument du nombre 𝑑 − 𝑏.
2
b) Écrire le nombre 1 − 𝑏 sous forme trigonométrique.

− −−→
c) En déduire une mesure de l’angle ( 𝐵𝐼, 𝐵𝐷).
œ

9
Exercice n◦ 6 :
√ √
1. Dans l’ensemble ℂ, on considère l’équation : (𝐸) : 𝑧 2 − 2( 2√+ 6)𝑧 √ +216 = 0.
a) Vérifier que le discriminant de l’équation (𝐸) est Δ = −4( 6 − 2) .
b) En déduire les solutions de l’équation (𝐸).
√ √ √ √ √ √ √
2. Soient les nombres complexes : 𝑎 = ( 2+ 6)+ 𝑖( 2− 6), 𝑏 = 1+ 𝑖 3 et 𝑐 = 2+ 𝑖 2.
a) Vérifier que 𝑏𝑐 = 𝑎, puis en déduire que 𝑎𝑐 = 4𝑏.
b) Écrire les nombres complexes 𝑏 et 𝑐 sous forme trigonométrique.
 𝜋 𝜋
c) En déduire que 𝑎 = 4 cos( ) + 𝑖 sin( ) .
12 12
3. Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (𝑂, 𝑒®1 , 𝑒®2 ), on considère
les points 𝐵, 𝐶 et 𝐷 d’affixes respectives 𝑏, 𝑐 et 𝑑 tel que 𝑑 = 𝑎 4 .
Soit 𝑧 l’affixe du point 𝑀 du plan et 𝑧 l’affixe du point 𝑀 image de 𝑀 par la rotation
𝜋
𝑅 de centre 𝑂 et d’angle .
12
0 1
a) Vérifier que 𝑧 = 𝑎𝑧.
4
b) Déterminer l’image du point 𝐶 par la rotation 𝑅. c) Déterminer la nature du triangle
𝑂𝐵𝐶.
d) Montrer que 𝑎 4 = 128𝑏 et en déduire que les points 𝑂, 𝐵 et 𝐷 sont alignés.

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