2025
Physique-chimie 2
TSI
4 heures Calculatrice autorisée
Flotteurs profileurs autonomes Argo
L’édition 2024-2025 du Vendée Globe, course au large autour du monde
en solitaire sans escale, a été l’occasion de mettre en lumière les flot-
teurs Argo. Durant leur périple, 9 des 40 marins alignés au départ ont
en effet largué un de ces flotteurs dont la mission consiste à réaliser des
mesures dans l’océan sur une profondeur de l’ordre de 4 000 m tout en
se laissant dériver. Les résultats ainsi acquis in situ depuis un quart
de siècle (et tous consultables librement en ligne) ont très significati-
vement contribué à améliorer la connaissance des océans du globe et à
suivre leur évolution dans le contexte des bouleversements climatiques
en cours. L’Ifremer assure la mise en œuvre de ce réseau de flotteurs
pour la partie française du programme.
Le problème comporte 4 parties indépendantes permettant d’aborder
plusieurs aspects de ces flotteurs autonomes. Les données sont regrou-
pées en fin d’énoncé.
Certaines questions, peu ou pas guidées, demandent de l’initiative de
la part du candidat. Elles sont repérées par un soulignement de leur
numéro. Il est alors demandé d’expliciter clairement la démarche, les Figure 1 – Flotteur Argo juste avant
choix et de les illustrer, le cas échéant, par un schéma. Le barème son déploiement en mer par l’Ifremer.
valorise la prise d’initiative et tient compte du temps nécessaire à la (K. Balem/RREX/Ifremer)
résolution de ces questions.
Partie A – Flottabilité des flotteurs Argo
Pour sonder l’océan sur une profondeur aussi importante que 4 000 m, les flotteurs Argo doivent être en mesure de se
positionner avec précision sur la direction verticale de l’océan.
I – Modèle de l’océan isotherme compressible
z
On assimile dans un premier temps l’eau de l’océan à un liquide de température Atmosphère x
homogène et de masse volumique ρ0 uniforme baignant dans le champ de pesanteur
terrestre #”
g = −g e#”z . On note P (M ) la pression en un point M de coordonnées
(x,y,z) situé sous la surface libre de l’océan, elle-même en z = 0. La pression Océan
atmosphérique est supposée uniforme et notée Patm . Le système de coordonnées
est représenté en figure 2.
Figure 2
dP
Q1. Démontrer que l’on a ici = −ρ0 g.
dz
Q2. En déduire la valeur numérique de la pression P4000 à une profondeur de H = 4 000 m.
L’eau de mer est en réalité un liquide compressible dont la masse volumique varie avec la pression suivant une relation
de la forme
ρe = ρ0 (1 + χe (P − Patm ))
où χe = 4,5 × 10−10 Pa−1 est la compressibilité isotherme de l’eau de mer. On considère en revanche toujours que la
température de l’océan est uniforme.
1 / 10
′
Q3. Déterminer la nouvelle équation différentielle vérifiée par P et en déduire la nouvelle valeur P4000 de la pression
à une profondeur de H = 4 000 m. Commenter.
Q4. Dans ce modèle, vérifier que la masse volumique de l’eau de mer à la profondeur H est ρe,4000 ≃ 1 044 kg · m−3 .
On conservera ce deuxième modèle de l’eau compressible dans la suite de cette partie.
II – Contrôle de la dérive en profondeur
Les flotteurs actuels se présentent sous la forme d’un cylindre de volume V0 , que l’on considérera indéformable mais
sous lequel est positionnée une poche, appelée vessie. Un vérin permet de faire varier le volume Vp de cette poche en
y déplaçant de l’huile incompressible depuis ou vers le cylindre. Ainsi, la masse totale mf = 26,0 kg du flotteur reste
constante, quelle que soit la configuration, mais son volume V0 + Vp est variable.
Q5. Quel doit-être la valeur de V0 pour que le flotteur soit à l’équilibre dans l’eau de mer à une profondeur H =
4 000 m avec une vessie vide (Vp = 0 L) ?
Q6. Calculer le volume Vp,max de la vessie nécessaire pour faire émerger 2,0 % du volume V0 du flotteur lorsque
celui-ci se trouve en surface.
Q7. Estimer l’énergie consommée par le vérin du flotteur pour remonter à la surface depuis une profondeur H =
4 000 m.
Partie B – Conductimètre embarqué
Si différents modèles de flotteurs Argo coexistent aujourd’hui au sein d’une flotte composée de plusieurs milliers
d’appareils autonomes, tous embarquent au moins un conductimètre permettant de mesurer, indirectement, la salinité
de l’eau.
Q8. Rappeler le principe de fonctionnement des cellules conductimétriques usuellement utilisées en travaux pratiques
de chimie. Pourquoi ne sont-elles pas adaptées à une utilisation à bord d’un flotteur autonome ?
Les flotteurs Argo sont ainsi équipés de conductimètres inductifs, dont le principe est schématisé en figure 3.
Ce capteur est composé de deux bobines toroïdales
placées côte à côte. La première bobine, appelée bo-
bine d’excitation, est alimentée par une tension si-
nusoïdale u1 (t). Sa résistance interne est négligeable
et son inductance propre est L1 . Elle se comporte
comme le primaire d’un transformateur dont le cir-
cuit secondaire est l’eau qui baigne l’ensemble et que
l’on peut assimiler à une boucle conductrice de résis-
tance Re , proportionnelle à l’inverse de la conducti- Bobine Bobine
vité σ de l’eau. Cette boucle se comporte à son tour d’excitation de mesure
comme le circuit primaire d’un transformateur dont
le secondaire est la seconde bobine, appelée bobine
de mesure, de résistance interne négligeable et d’in-
ductance propre L4 . D’un point de vue électrique, Boucle de
l’ensemble est donc modélisable par le circuit repré- courant ionique
senté en figure 4, où figurent également le circuit d’ali-
Figure 3 – Schéma d’un conductimètre inductif
mentation et celui, modélisé par une résistance Rm ,
permettant la mesure de la tension u4 (t) en sortie.
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Rb
Ra
−▷ ∞ i1 N1 : 1 Re 1 : N4 i4
+
L1 L2 u2 u3 L3 L4 u4 Rm
A u1
R ie
u0 C R C
Mesure
Bobine Bobine
Alimentation d’excitation de mesure
Figure 4 – Schéma électrique équivalent du conductimètre
I – Étude du circuit d’alimentation
On considère dans un premier temps le circuit d’alimentation encadré en tirets sur la partie gauche du circuit de la
figure 4. L’ALI est supposé idéal et en régime linéaire. Ses tensions de saturation sont +Vsat et −Vsat . On suppose
également que ses limites de saturation en courant ne sont jamais atteintes.
Q9. Rappeler en quoi consiste le modèle de l’ALI idéal.
Q10. En appliquant une loi des nœuds au point A, montrer que la tension u0 repérée sur le schéma de la figure 4
vérifie l’équation différentielle
du1 1 d2 u0 du0
= +3 + ω0 u0
dt ω0 dt2 dt
où l’on précisera l’expression de ω0 .
Q11. Démontrer par ailleurs que u1 = Gu0 où l’on exprimera G en fonction de Ra et Rb .
Q12. En déduire une condition sur G, puis sur Ra et Rb pour que le système d’alimentation soit oscillant de façon
sinusoïdale. On exprimera la fréquence f0 de ces oscillations en fonction de R et C.
II – Préliminaire : inductance propre et inductance mutuelle entre deux circuits
On cherche dans cette sous-partie à établir quelques résultats utiles par la suite en considérant deux solénoïdes
cylindriques coaxiaux Sa et Sb , de même longueur ℓ, de rayons respectifs ra et rb , comportant respectivement Na et
Nb spires. Sa et Sb sont parcourus par des courants notés respectivement ia et ib et orientés comme indiqué en figure
5. On admet que les effets de bord sont négligeables, ce qui revient à considérer que Sa et Sb se comportent comme
des solénoïdes infinis. L’ensemble baigne dans l’air assimilé à du vide de perméabilité magnétique µ0 .
ib ⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙
ia ⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙ r
a
z
Solénoïde Sa ⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗ rb
Solénoïde Sb ⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗⊗
Figure 5 – Schéma en coupe des solénoïdes coaxiaux
On admet que le champ magnétique créé à l’intérieur d’un solénoïde parcouru par un courant i s’écrit B ⃗ = µ0 niu⃗z
avec n le nombre de spires par unité de longueur, et que le champ magnétique est nul à l’extérieur du solénoïde.
Q13. Rappeler la définition générale de l’inductance propre L d’un circuit et de l’inductance mutuelle M entre deux
circuits.
Q14. Établir l’expression des inductances propres La et Lb des solénoïdes Sa et Sb en fonction de Na , Nb , ra , rb , µ0
et ℓ.
Q15. En admettant qu’il n’y a aucune forme de perte magnétique, établir l’expression de l’inductance mutuelle M
entre les solénoïdes Sa et Sb .
3 / 10
√
Q16. Montrer que l’on a M = k La Lb en donnant l’expression de k en fonction de ra et rb .
On considère pour la suite le cas où ra = rb pour lequel k = 1.
La Lb
Q17. Montrer que 2
= 2.
Na Nb
Les deux solénoïdes Sa et Sb forment le primaire et le secondaire d’un transformateur. On note ua (t) la tension
aux bornes du primaire et ub (t) la tension aux bornes du secondaire. Les deux tensions sont orientées en convention
récepteur.
Q18. En écrivant les équations électriques pour le primaire et le secondaire, montrer que
ua (t) ub (t)
= .
Na Nb
On admet que les relations démontrées dans cette première sous-partie sont applicables à tous les transformateurs
rencontrés par la suite.
III – Étude de la partie terminale du circuit de mesure
On considère ici la partie terminale du circuit représentée en figure 6.
ie 1 : N4 i4
u3 L3 L4 u4 Rm
M
Mesure
Figure 6 – Schéma électrique de la partie terminale du circuit
Q19. Écrire, en notation complexe, l’expression de u3 en fonction de L3 , M , ω0 , ie et i4 .
Q20. En déduire la relation ie = Y .u3 en donnant l’expression de Y en fonction de L3 , N4 , Rm , M et ω0 .
Q21. En utilisant les résultats établis dans le II, montrer qu’on peut réécrire
1 N2
Y = + 4.
jL3 ω0 Rm
IV – Étude du circuit de mesure complet
D’après la relation ie = Y .u3 établie précédemment, le circuit de mesure complet est équivalent au schéma représenté
figure 7 dans lequel Z = 1/Y .
i1 N1 : 1 ie Re
u1 L1 L2 u2 Z u3
Figure 7 – Schéma électrique équivalent du circuit de mesure complet
Q22. Déterminer la relation entre u2 , u3 , Re et Y .
Q23. Montrer à l’aide des résultats précédents que
N1
u1 = − (1 + Re Y )Rm i4 .
N4
4 / 10
Q24. Dans la limite où Rm tend vers 0, montrer que l’intensité i4 (t) tend vers
1
i4,lim (t) = − u1 (t).
N1 N4 R e
Commenter.
V – Étude du convertisseur courant-tension
Pour mesurer le courant i4,lim de façon simple, on propose de remplacer la résistance Rm par le circuit schématisé en
figure 8, dans lequel l’ALI est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire.
i4,lim RM
u4 −▷ ∞
+
im
vm
Figure 8 – Schéma d’un convertisseur courant-tension
Q25. Montrer que le montage permet une conversion du courant i4,lim en une tension vm .
Q26. Commenter l’intérêt d’utiliser ce montage, en calculant notamment sa résistance d’entrée.
Q27. Lorsqu’il est intégré dans le circuit de la figure 4, que vaut le courant noté im sur le schéma de la figure 8 ? D’où
vient-il ?
VI – Étalonnage du capteur
Pour étalonner le conductimètre ainsi formé, on le plonge dans deux solutions :
– la première est réalisée en saturant de l’eau distillée en sulfate de calcium CaSO4 , à pH neutre. On mesure alors
une amplitude de vm égale à Vm1 = 0,09 V ;
– la seconde est réalisée en saturant de l’eau distillée en permanganate de potassium KMnO4 , à pH neutre. On
mesure alors une amplitude de vm égale à Vm2 = 4,28 V.
Q28. Sachant que toutes les mesures ont été réalisées à 25 ◦ C, déterminer la constante de cellule kcell définie par
σ = kcell Vm , où Vm est l’amplitude de la tension vm et σ la conductivité de la solution. On commentera le
résultat obtenu, sachant que la conductivité de l’eau de mer ne dépasse pas 75 mS · cm−1 .
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Partie C – Alimentation électrique des sondes
Les sondes Argo étant complètement autonomes, elles embarquent des batteries pour assurer leurs besoins en énergie.
Toutefois, perdues dans l’immensité de l’océan, il n’est pas envisageable de les récupérer régulièrement pour les
recharger. Ainsi, la durée de vie d’un flotteur est directement liée à la capacité des batteries qu’il embarque.
On s’intéresse ici à un flotteur Argo Deep SOLO dont chaque cycle de mesure dure 10 jours et consomme une énergie
ESOLO = 26,9 kJ. Ces flotteurs sont alimentés par des batteries au lithium, dont l’étude fait l’objet de cette partie.
I – Le lithium et ses propriétés
Sur Terre, l’isotope le plus abondant (92,5 %) est 73Li.
Q29. Rappeler la définition du terme isotope.
Q30. Donner la composition du noyau d’un atome de lithium 73Li.
Q31. Sachant qu’il n’y a que deux isotopes naturels du lithium, et compte tenu de la masse molaire du lithium naturel
donnée en fin d’énoncé, déterminer le symbole atomique du second isotope.
Q32. Quelle est la position de l’élément lithium dans la classification périodique des éléments ? Nommer la famille
d’éléments chimique à laquelle il appartient et dessiner son schéma de Lewis.
À température ambiante, le lithium cristallise dans un système cubique centré de para-
mètre de maille a = 351 pm, représenté en figure 9, où chaque boule noire correspond à
l’emplacement d’un atome de lithium.
Q33. Calculer la population de cette maille.
Q34. En déduire l’expression puis la valeur de la masse volumique ρLi du lithium solide. Figure 9 – Maille du
Commenter. système cubique centré
II – La pile au lithium-chlorure de thionyle
Les batteries des flotteurs Argo SOLO II sont des batteries au lithium-chlorure de thionyle : une des électrodes est
constituée de Li(s) et l’autre est constituée de carbone poreux rempli d’une solution de chlorure de thionyle SOCl2(l)
concentrée à 1,0 mol · L−1 en ions Li+ . Cette solution, qui joue à la fois les rôles de solvant et d’électrolyte, est engagée
dans la demi-équation électronique
4 Li+ + 2 SOCl2(l) + 4 e – = S(s) + SO2(g) + 4 LiCl(s)
Q35. Pourquoi ne peut-on pas utiliser pour solvant une solution aqueuse d’ions
Li+ ?
Q36. La molécule de chlorure de thionyle dont le schéma de Lewis est donné en O
figure 10 est-elle polaire ? Commenter vis-à-vis de la solubilité des ions Li+ .
Cl S Cl
Q37. Déterminer l’équation de fonctionnement de la pile. L’électrode de lithium
joue-t-elle le rôle de cathode ou d’anode ? Figure 10 – Schéma de
Lewis du chlorure de thionyle
Les données thermodynamiques relatives aux espèces chimiques mises en jeu sont
données en fin d’énoncé. On se place dans l’approximation d’Ellingham.
Q38. Déterminer les enthalpies standard de formation du lithium et du soufre à l’état solide.
Q39. À partir des données fournies en fin d’énoncé, calculer l’enthalpie libre standard de réaction ∆r G◦ à 25 ◦ C.
Q40. En déduire la force électromotrice standard e◦ de la pile au lithium-chlorure de thionyle à 25 ◦ C.
La température de l’eau dans les océans varie sur une plage d’environ ∆T = 30 ◦ C.
Q41. Calculer la variation ∆e◦ de la force électromotrice standard de la pile qui en découle. Commenter.
Q42. Dans l’hypothèse où la pile fonctionne de façon réversible à 25 ◦ C, déterminer la masse minimale de lithium
solide que doit contenir la pile neuve pour assurer le fonctionnement d’un flotteur Argo Deep SOLO pendant 5
ans. Commenter.
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Partie D – Localisation par le système Argos
Les flotteurs de la flotte Argo sont suivis et localisés par le système Argos. Créé en 1978 grâce à une collaboration
franco-américaine, ce système de localisation et de collecte de données repose sur une liaison radio entre des balises et
un ou plusieurs GPS. En 2024, quinze nano-satellites de la nouvelle constellation Kinéis ont été placés en orbite pour
assurer la continuité du système Argos et son plus large déploiement.
I – Constellation Kinéis
Les nano-satellites de la constellation Kinéis ont une masse ms = 25 kg et sont placés sur une orbite terrestre circulaire
à une altitude hs = 650 km. On se place dans le référentiel géocentrique supposé galiléen et on suppose que la Terre
est sphérique, homogène et sans rotation perceptible sur les durées mises en jeu ici.
Q43. Exprimer la force gravitationnelle exercée par la Terre sur un nano-satellite. En déduire l’expression de la vitesse
vs des satellites de Kinéis dans le référentiel géocentrique. Calculer vs .
Q44. Vérifier que dans le référentiel géocentrique, la vitesse des satellites est nettement supérieure à celle d’un flotteur.
On admettra pour la suite que le flotteur peut être considéré comme fixe dans le référentiel géocentrique sur la durée
du survol par le nano-satellite.
II – Survol d’un flotteur par un satellite
On considère un flotteur Argo en un point F à la surface de l’océan. On s’intéresse ici au cas où un satellite, repéré
par un point matériel S, effectue un survol du flotteur en passant par sa verticale.
6
Orbite du
4
v#”s
Vitesse relative vr (km/s)
satellite
2
S θh F
0
θh 2
hs 4
Terre RT
6
Figure 11 – Schéma du survol d’un
flotteur par un satellite (Le schéma n’est 0 100 200 300 400 500 600 700 800
Temps (s)
pas à l’échelle.)
Figure 12 – Tracé de vr en fonction du temps
Le flotteur ne peut communiquer avec le satellite que lorsque celui-ci est au-dessus de sa ligne d’horizon, représentée en
dSF
pointillés sur la figure 11. Le script python fourni en figure 13 permet le calcul de la vitesse radiale relative vr =
dt
du satellite par rapport au flotteur, en choisissant comme référence du temps l’instant t = 0 où le satellite apparaît
sur l’horizon.
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1 import numpy as np
2 import matplotlib . pyplot as plt
3
4 # Constantes
5 RT = 6371 e3 # Rayon de la Terre en m
6 hs = 650 e3 # Altitude du satellite en m
7 vs = 7530 # Vitesse du satellite ( en m / s )
8 N = 500 # Nombre d ’ echantillons
9 x0 , y0 = 0 , RT # Position fixe du flotteur
10
11 theta_h = # ### Champ a completer - 1 ##### # Angle theta_h ( en rad )
12 omega = # ### Champ a completer - 2 ##### # Vitesse angulaire ( en rad / s )
13 T = # ### Champ a completer - 3 ##### # Duree de la communication ( en s )
14
15 # Echantillonnage temporel
16 t = np . linspace (0 , T , N )
17
18 # Positions du satellite
19 x_sat = ( RT + hs ) * np . sin ( theta_h - omega * t )
20 y_sat = ( RT + hs ) * np . cos ( theta_h - omega * t )
21
22 # Calcul de la vitesse relative
23 distances = # ### Champ a completer - 4 #####
24
25 # Calcul de la vitesse relative
26 tder = ( t [: -1] + t [1:]) / 2
27 vr = np . diff ( distances ) / np . diff ( t )
28
29 # Trace du graphique
30 plt . plot ( tder , vr / 1000)
31 plt . xlim ([0 , T ])
32 plt . xlabel ( ’ Temps ( s ) ’)
33 plt . ylabel ( ’ Vitesse relative vr ( km / s ) ’)
34 plt . grid ()
35 plt . show ()
Figure 13 – Script python à compléter
Q45. Indiquer comment compléter les champs numérotés de 1 à 4, lignes 11, 12, 13 et 23, permettant de calculer
l’angle θh formé entre le vecteur vitesse du satellite et l’horizon à t = 0, la vitesse angulaire du satellite dans le
référentiel géocentrique, la durée pendant laquelle le satellite est au-dessus de l’horizon, ainsi que les distances
SF entre le satellite et le flotteur.
Q46. Une fois complété, le script renvoie le tracé proposé en figure 12. Commenter.
III – Communication et localisation du flotteur
Lors de la communication par onde radio entre le flotteur et le satellite, le flotteur se comporte comme une source
immobile et le satellite comme un récepteur en mouvement à la vitesse v#”k (t) par rapport au flotteur. On restreint
l’étude à une dimension sur la direction (F x) et au cas où le satellite S est déjà passé à la verticale du flotteur F . La
vitesse du satellite par rapport à F est donc v#”k (t) = vk (t)e#”
x.
v#”k (t)
x
F S
Figure 14 – Schéma du déplacement à 1 dimension du satellite S par rapport au flotteur F
On suppose que le champ électrique de l’onde électromagnétique émise par le flotteur en direction du satellite peut
s’écrire
#” x
+ φ #”u avec #” u ⊥ e#”
Ei (x,t) = E0 cos ωc t − x
c
8 / 10
où c est la vitesse de la lumière dans le vide, ωc la pulsation de l’onde et φ un réel. L’onde est assimilable à une onde
se propageant dans le vide.
#”
Q47. Montrer que le champ électrique Er (t) reçu par l’antenne du satellite situé en x(t) = d0 + vk t a un pulsation ωc′
différente de ωc que l’on exprimera en fonction de ωc , vk et c. Comment appelle-t-on cet effet ?
Lors du survol d’un océan, un satellite Kinéis reçoit d’un flotteur en mer un signal dont la fréquence f varie comme
représenté en figure 15.
f − fa (kHz)
−2
−4
−6
t (s)
−8
1 150 1 200 1 250 1 300 1 350 1 400 1 450 1 500 1 550 1 600 1 650 1 700 1 750
Figure 15 – Évolution de la fréquence d’un signal reçu par un satellite Kinéis, avec fa = 401,650 MHz
Q48. Que peut-on déduire de cet enregistrement ?
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Données
Données numériques partie A
Accélération de la pesanteur terrestre au niveau du sol g = 9,81 m · s−2
Masse volumique de l’eau de mer en surface ρ0 = 1 025 kg · m−3
Pression atmosphérique Patm = 1,01 × 105 Pa
Données numériques partie B
À 25 ◦ C.
Produit ionique de l’eau Ke = 10−14
Produit de solubilité de CaSO4 Ks1 = 2,4 × 10−5
Produit de solubilité de KMnO4 Ks2 =P0,23
Loi de Kohlrausch σ = i λi Ci avec σ la conductivité de la solution et λi la conductivité molaire
ionique de l’ion d’indice i de concentration Ci .
Conductivités molaires ioniques
SO4 2 – MnO4 – Ca2+ K+ HO – H3 O +
λ◦m ( mS · m2 · mol−1 ) 16,0 6,13 11,9 7,35 19,8 35,0
Données numériques partie C
Constante d’Avogadro NA = 6,022 × 1023 mol−1
4 −1
Constante de Faraday F = 9,65 × 10
C · mol
Mn = M 1p = M 0n = 1,0 g · mol−1
1 1
Masse molaire des nucléons
Extrait du tableau périodique
Élément Li O S Cl
Numéro atomique 3 8 16 17
Masse molaire (g · mol−1 ) 6,93 16,0 32,1 35,5
Électronégativité χ (échelle de Pauling) 0,98 3,44 2,58 3,16
Données thermodynamiques à 25 ◦ C :
SOCl2(l) Li(s) S(s) SO2(g) LiCl(s)
∆f H ◦ (kJ · mol−1 ) −245,0 ? ? −296,8 −408,6
◦
Sm (J · mol−1 · K−1 ) 221,8 29,1 32,1 248,2 59,31
Données numériques partie D
Rayon de la Terre RT = 6 371 km
Masse de la Terre MT = 5,97 × 1024 kg
G = 6,67 × 10−11 m3 · kg−1 · s−2
P082 - 30 avril 2025 - 14:48:28 c b e a
Constante gravitationnelle
Période de rotation sidérale de la Terre TT = 86 164 s
Vitesse de la lumière dans le vide c = 299 792 458 m · s−1
⋄ Fin ⋄
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