Relations Météo et Pollution à Alger
Relations Météo et Pollution à Alger
Thème
Etude des relations entre les paramètres météorologiques
et la pollution atmosphérique à Alger
Il m'est agréable, au terme de ce travail d'adresser mes sincères remerciements à tous ceux
qui ont contribué à sa réalisation.
Avant tout, louange à Dieu, mon créateur, de m'avoir favorisé et de m'avoir donné la
chance, la force et le courage d'aller jusqu'au bout.
Je remercie sincèrement Melle Abdoun (Maître de conférence à l'USTHB) de sa
disponibilité, je là remercie aussi de m'avoir si bien encadré et de m'avoir fait confiance encore
une fois, tout au long de cette étude en m'apportant les directives et conseils nécessaires.
Je remercie également Mr. Rebbouh A. (Maître de conférence à l'USTHB) pour son entière
collaboration, pour m'avoir consacré beaucoup de son temps et de m'avoir éclairé le monde des
mathématiques. Qu'il trouve ici l'expression de ma sincère gratitude.
Un grand merci au grand Mr. Djebar R. d'avoir toujours répondu présent lorsqu'on avait
besoin de lui, pour sa serviabilité et pour sa collaboration à l'élaboration de la présente étude par
ses idées et ses conseils précieux.
Mes vifs remerciements à Mr. Guendouz M. (Professeur à l'USTHB) d'avoir accepté de
présider le jury, ainsi qu'à Mr. Hannane F. (Professeur à l'université Saad DAHLEB) et Mr.
Kerbachi R. (Professeur à l'ENP) d'avoir bien voulu examiner mon travail.
Mes sincères remerciements vont à Mr. Medjrab (maître de conférence à l'USTHB) pour son
encadrement durant et après l'année théorique de post-graduation, de son soutien et d'avoir mis
à notre disposition le matériel nécessaire à nos études.
Mes sincères remerciements à Mr. Boukadoum A. et Melle Benabdallah Y. de SAMA
SAFIA d'Alger d'avoir mis à ma disposition leur base de données, de m'avoir assisté et de
m'avoir consacré le temps qu'il fallait pour analyser les données. Je remercie également l'ONM
(Mr. Saci et mes camarades Mr. Boucherf et Mme Kadouri) de m'avoir fournis les données
météorologiques possibles mais aussi de leur disponibilité en cas de besoin.
Je remercie aussi, Mr Benkhelifa de l'ENS Kouba de m'avoir fait profiter de ses cours
d'analyse de données et pour ses conseils utiles. De même je remercie Dr. Laid de l'INSP
d'avoir mis à ma disposition les informations nécessaires dans le domaine de la santé.
Mes remerciements vont aussi à la direction de l'environnement de la Wilaya d'Alger ainsi
qu'à l'APC de Ben Aknoun pour leur collaboration.
Toutefois, je n'oublis pas de remercier ceux à qui je dois tout: mes parents que je ne saurai
remercier ni par des mots ni par des lettres. Je remercie ma famille de m'avoir soutenu et
encouragé à aller toujours plus loin, et aussi Hasna et mes amis d'avoir été toujours présents.
Encore merci à tous ceux qui ont contribué, de prés ou de loin, à ce travail.
Wa akhero daawana an ALHAMDOU LILLAHI RABBI L'AALAMINE.
Résumé
Introduction ...................................................................................................... 1
Il n'est point contesté que les progrès technologiques, économiques voire sociaux ont
rendu la vie beaucoup plus facile qu'auparavant. Mais en revanche beaucoup plus vulnérable.
En effet, avec le développement industriel, l'évolution des moyens de transport mais surtout
l'expansion du marché automobile, sachant que 80% de la consommation d'énergie dans le
monde provient des combustibles fossiles (Goldemberg, 2006), l'air que nous respirons
devient de moins en moins sain.
La pollution atmosphérique varie selon la géographie, la démographie et le profil
socioéconomique de la région. Ces facteurs déterminent la source et le taux d'émission des
polluants. Elle peut être soit d'origine naturelle (éruption volcanique, feux de forêt…etc.) soit
anthropogénique. Les propriétés physico-chimiques des polluants font qu'ils se comportent
différemment dans l'air, certain résident longtemps dans les couches atmosphériques, d'autres
se dispersent plus rapidement.
Le phénomène de pollution atmosphérique est lié tout d'abord aux aspects dynamiques de
la circulation de l'air au niveau régional, le climat régional étant essentiellement définit par le
relief, les surfaces d'eau et les caractéristiques de la circulation des masses d'air
atmosphérique (Tabet-Aoul, 1998).
Incontestablement, la pollution de l'air est influencée par les conditions météorologiques,
mais elle ne manque pas d'affecter le climat à son tour, notamment en milieu urbain.
L'apparition d'un îlot de chaleur est la manifestation climatique la plus connue de l'influence
du milieu urbain sur son climat.
"La ville semble écrasée sous un nuage poussiéreux, opaque et de couleur grise. Le
temps ne s'est pas gâté et nul orage à l'horizon. Cette lumière blanche, qui obstrue les rayons
du soleil et suspend le temps n'est autre qu'un épais nuage de pollution. En suspension dans
l'air, cette gigantesque fumée prend la pause et stagne pompeusement au dessus des villes
étouffées (…) pas étonnant que bébé ne ferme l'œil, que la petite dernière ait répété une crise
d'asthme et que le grand père se plaint de point au poumons…"Maïche, in El Watan du
23/07/2008.
Les photos suivantes ont été prises dans la rue Mauritania (Tafourah), dans deux
situations atmosphériques différentes.
1
Introduction
A Alger, vu le tissu urbain, les émissions polluantes et les poussières ont du mal à se
disperser du fait que la majorité des rues du centre ville sont de type canyon. Il a été
démontré que la concentration des poussières différaient de 35 % entre une hauteur de 0.81 m
à 2.88 m dans ce type de rue (Cass et al., 1982). Les rues Didouche Mourad, Hassiba Ben
Bouali et Larbi Ben Mhidi ne sont que des exemples de ce type de rue.
Le trafic routier est la principale source de pollution (Yassa, 2001), cela signifie que les
polluants précurseurs existent en abondance. Le parc automobile algérois qui ne fait que
s'accroître environ 1 103 017 véhicules (ONS, 2007), en plus des unités industrielles au sein
et aux environs de la ville, font qu'on observe très souvent un brouillard grisâtre survolant la
capitale. Ajouté à cela la situation géographique de la ville qui favorise la pollution
photochimique. En effet, à la latitude d'Alger, les radiations solaires sont disponibles et
suffisantes durant plusieurs mois de l'année pour initier les réactions photochimiques. A
signaler que les flux lumineux les plus intenses sont relevés au moment du solstice d'été dans
les zones à climat méditerranéen chaud au 35 éme degrés de la latitude (Dogniaux, 1970, in
Lakki, 2006 et Ramade, 1984).
La santé de la population est directement touchée par la mauvaise qualité de l'air,
particulièrement chez les catégories les plus fragiles (personnes âgées et enfants). La
bronchite chronique, le cancer de poumon et l'asthme sont directement liés à la pollution
atmosphérique. A Alger 4.5% du total des consultations sont dues à la pollution par les
poussières PM10 (Laid et al., 2006). Les infections respiratoires en Algérie, sont les
premières causes de mortalité infantile. On prévoit 80 000 asthmatiques en 2010 (Maïche, in
El Watan, 23/07/2008).
Nombreux travaux ont montré que la variation spatio-temporelle de la concentration des
polluants de l'air est influencée de prés par les facteurs climatiques (Ilten et Selici, 2008) : le
vent par sa grande variabilité en force et en direction, la pression atmosphérique, la
température et l'humidité de l'air sont désormais considérés comme les plus marquants.
A propos du degré de liaison entre les deux phénomènes, la littérature offre des résultats
assez divergents. Une étude tunisienne (Slama, 1998), conclue que le vent par sa direction et
sa vitesse joue le rôle majeur dans la dispersion des polluants, en plus de la température,
l'humidité et l'ensoleillement qui présentent de fortes corrélations dans certains sites de Tunis
ville. Ces paramètres sont liés à la situation anticyclonique qui favorise la stagnation de la
pollution sur la ville. En revanche, Morawska et al. (1998) ont trouvé, dans l'étude de
l'atmosphère urbaine subtropicale, que la température et l'humidité avaient peu d'influence
sur les particules en suspension (PM10). Cependant, Greene et al. (1999), étudiant quatre sites
différents aux états unis: Birmingham, Cleveland, Philadelphie et Seattle, constatent que les
sites les plus chauds ne possèdent pas nécessairement les plus fortes concentration en ozone
(O3) et en PM10. Sen et al. (2006), à leur tour, démontrent que les épisodes de pollution de
l'air aux environs d'Istanbul, sont souvent associés aux situations de haute pression
atmosphérique. Ils ont constaté que les concentrations maximales du dioxyde de soufre (SO 2)
étaient liées à la couverture nuageuse et au vent modéré. C'est aussi le cas de Tirabassi et al.
(1991), qui confirment que la vitesse du vent a une étroite relation avec la concentration de
SO2 et des particules dans la ville côtière de Ravenne. D'autres chercheurs ont trouvé que les
concentrations du SO2 étaient fortement corrélées aux températures froides, à l'humidité
élevée et aux vents faibles (Cuhadaroglu et Demirci, 1997). C'est aussi l'avis de Turalioglu et
al. (2005) qui constatent dans la ville d'Erzurum (Turquie) que les fortes concentrations de
PM10 et du SO2 sont fortement corrélées aux faibles températures, aux vents faibles et aux
2
Introduction
3
Chapitre I
Généralités sur la
pollution
4
Chapitre I Généralités sur la pollution
1. Définition de la pollution
La pollution est un terme qui désigne l'ensemble des rejets de composés toxiques que
l'homme libère dans la biosphère ou l'écosphère. Il s'agit de substances qui perturbent le
fonctionnement de l'écosystème même si elles ne sont pas dangereuses pour l'homme et les
organismes vivants.
La définition la plus précise a été donnée par le premier rapport du Conseil sur la Qualité
de l’Environnement de la Maison Blanche (1965) : « La pollution est une modification
défavorable du milieu naturel qui apparaît en totalité ou en partie comme un sous produit de
l’action humaine, au travers des effets directes ou indirectes altérant les critères de répartition
du flux de l’énergie, des niveau de radiation, de la constitution physicochimique du milieu
naturel et de l’abondance des espèces vivantes. Les modifications peuvent affecter l’homme
directement ou au travers des ressources agricoles, en eau et en produits biologiques. Elles
peuvent aussi l’affecter en altérant des objets physiques qu’il possède ou les possibilités
récréatives du milieu » (Ramade, 2002).
4
Chapitre I Généralités sur la pollution
Tout composé organique ou minéral peut passer théoriquement dans l'air, direct dans le
cas des gaz, sous forme d'aérosols pour les liquides de faible tension et de vapeur et à l'état de
fines particules dans le cas des solides non subliminales.
5
Chapitre I Généralités sur la pollution
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Chapitre I Généralités sur la pollution
- le dioxyde de soufre (SO2): est un gaz incolore qui dégage une odeur irritante et qui
produit une sensation désagréable à des concentrations supérieures à environ 3.5 ppm. On
peut détecter sa présence par le goût âcre qu'il laisse dans la bouche à des concentrations
variant entre 0.3 et 1.0 ppm environ. Il est très soluble dans l'eau où il y forme de l'acide
sulfureux. Le SO2 peut aussi réagir avec d'autres gaz de l'atmosphère pour former du trioxyde
de soufre (SO3), de l'acide sulfurique et des sulfates.
2 SO2 + O2 2 SO3
Le trioxyde de soufre, qui peut aussi être émis en même temps que le SO 2, se combine
rapidement avec l'eau atmosphérique pour former l'acide sulfurique. Le SO 2 est émis par
certains procédés industriels (notamment dans la papeterie ou le raffinage) et surtout par
l'utilisation de combustibles fossiles soufrés. Il est l'un des principaux responsables des
retombées acides en raison de sa transformation, dans l'atmosphère, en acide sulfurique
(H2SO4) ;
SO3 + H2O H2SO4
- les oxydes d'azote (NOx): les oxydes d'azote regroupent le monoxyde d'azote (NO) et
le dioxyde d'azote (NO2), mais il peut y avoir d'autres forme d'oxydes d'azote: N 2O, N2O3,
N2O4 seuls le NO, le NO2 et le N2O existent dans l'atmosphère en quantité appréciable avec
une abondance relative du N2O; ce dernier participe aux réactions photochimiques dans la
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Chapitre I Généralités sur la pollution
stratosphère mais, comme on ne lui connaît aucun effet néfaste sur la santé on ne le considère
pas comme un polluant au même titre que le NO et le NO 2. Le NO et le NO2 sont produits
tous deux par la combustion, mais NO prédomine, car sa formation est favorisée à de hautes
températures.
NO + O2 NO3
NO3 +NO 2NO2
Le NO est un gaz inodore, incolore et sans goût. Les sources naturelles sont
principalement l'action microbienne dans le sol et les éclairs. Le NO 2 est un gaz corrosif de
couleur brunâtre dont l'odeur est irritante. La fumée jaune-brunâtre que l'on aperçoit souvent
au-dessus des villes, par temps calme et ensoleillé, est en grande partie due au NO 2 et aux
aérosols qu'il génère. Ce gaz absorbe fortement les rayonnements ultra-violets et il se
décompose en NO et en oxygène atomique qui, à son tour réagit avec l'oxygène moléculaire
pour former l'ozone (Boughedaoui, 1993).
2 NO + O2 2NO2 + 28.4 kcal
Les gaz d'échappement des voitures renferment environ 1000 ppm de NO. Les rejets de
NO2 ne séjournent pas longtemps dans l'air, ils sont convertis en quelques jours en nitrates
(NO3) et avec l'humidité en acide nitrique et en nitrate d'ammonium que les précipitations
ramènent au sol.
NO2 + 1/2 O2 NO3
- les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), émis par la combustion
incomplète des fiouls ou des charbons et qui se présentent généralement dans l'air, liés aux
particules. Certains d'entre eux sont reconnus comme très cancérigènes ;
- les particules, « Particules en suspension » est l’expression générale désignant un
mélange de particules solides et de gouttelettes liquide en suspension dans l’air. Certaines
particules sont suffisamment grosses pour être vues et sont appelées poussière ou saleté, alors
que d’autres sont si petites qu’elles ne peuvent être décelées qu’à l’aide d’un microscope
électronique. « Le total des particules en suspension (TPS) » décrit la quantité de particules
en suspension dans l’atmosphère, soit les particules de toutes tailles inférieures à 100 µm.
PM10 comprend les particules inférieures à 10 µm, alors PM2,5 englobe les particules dont le
diamètre est inférieur à 2,5 µm ([Link]
pnarsa/pdf/chap23_f.pdf).
Les particules sont d'origines et de nature très diverses. A l’échelle mondiale, les
poussières ou particules en suspension (Ps) sont principalement d’origine naturelle (embruns
océaniques, éruptions volcaniques, feux de forêts et érosion éolienne des sols).En milieu
urbain, les poussières proviennent principalement des véhicules à moteur, notamment diesel,
des installations de chauffage domestique et urbain, de certaines activités industrielles,
cimenteries et des usines d’incinération de déchets (Sama Safia, 2006).
Les émissions de poussières sont scientifiquement mal connues. En effet, les tailles et
natures des particules sont diverses, il est donc difficile de quantifier leur origine et les
quantités émises. Il est possible de les classer selon leur taille mais aussi selon leur origine.
Boucher (2007) parle d’aérosols « primaires » et aérosols « secondaires ». Les aérosols
« primaires » sont émis dans l’atmosphère comme particules solides ou liquides. Ce sont, par
exemple, les embruns projetés par la friction du vent sur l’océan, les poussières arrachées aux
déserts par le vent, les cendres volcaniques, la fumée des feux de végétation, les poussières
industrielles, ou encore les aérosols carbonés issus de la combustion des énergies fossiles.
Leur diamètre varie en général de 1 à 10 micromètres, exception faite des aérosols carbonés,
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Chapitre I Généralités sur la pollution
plus petits. Les aérosols dits « secondaires » sont créés dans l’atmosphère par la condensation
de gaz. Leur diamètre n’excède pas le micromètre. Les plus connus sont les aérosols soufrés,
responsables des pluies acides qui endommagèrent, voici quelques décennies, les forêts
européennes et nord-américaines. Ils sont issus de l’oxydation du dioxyde de soufre produit à
la fois par la combustion du charbon et des dérivés du pétrole, et de celle du diméthylsulfure
généré par le phytoplancton marin. Appartiennent aussi à cette famille, les aérosols carbonés
produits par l’oxydation des composés organiques volatils (COV).
On distingue, selon la taille, deux types de particules:
Les PM10 (Particulate Matter ou matière particulaire), sont les particules dont le diamètre
moyen n'excède pas 10µm et qui proviennent principalement des véhicules (en particulier de
ceux équipés d'un moteur diesel). Parmi les grosses particules, on trouve des particules
biologiques telles les pollens.
les PM2.5, dont le diamètre moyen est inférieur à 2.5µm et qui sont majoritairement
émises par des sources fixes mais aussi par le carburant Diesel ([Link]
Les particules les plus petites, plus légères, sont celles qui peuvent rester en suspension le
plus longtemps. Elles sont également susceptibles de pénétrer le plus profondément dans
l'appareil broncho-pulmonaire;
- l'acide chlorhydrique (HCl): il est essentiellement émis par l'incinération des ordures
ménagères ;
- les composés organiques volatils (COV), qui comprennent notamment les
hydrocarbures (dont le benzène, le toluène et les xylènes). "Il s'agit de substance de faible
masse moléculaire correspondant à des solvants et à divers liquides de faible tension de
vapeur. Elles sont essentiellement émises par les activités industrielles et pour certaines
d'entre elles par les gaz d'échappement des véhicules à moteurs et, de façon plus générale, par
les combustions incomplètes"(Ramade, 2002). Le méthane, est un composé organique volatil
qui contribue à l'effet de serre par des concentrations qui s'accroissent rapidement dans
l'atmosphère. Les COV sont aussi produits par les végétaux, notamment par les forêts, (exp.
Les terpènes, rejetés par la végétation). A Alger les principales sources des COV sont d'une
part le trafic routier et d' autre part l'auto-combustion incomplète à l'air et non contrôlée de
différents déchets ménagers et industriels (Yassa, 2001);
- les métaux lourds susceptibles de polluer l'atmosphère sont très nombreux. Il s'agit
notamment:
du plomb, dont la toxicité est très importante et qui peut être émis par certains
procédés industriels (fabrication de batteries électriques par exemple), ainsi que par la
combustion de carburants plombés (gaz d'échappement des véhicules plus de 90%); on le
retrouve également dans certaines peintures apposées dans des immeubles anciens,
canalisation, émission aérienne et fluviatile ;
du zinc, provenant notamment de la combustion du charbon et fioul lourd ;
du mercure, émis par certains procédés industriels, l'incinération de déchets, ainsi que
la combustion du fioul lourd ;
de l'arsenic, que l'on trouve à l'état de traces dans certains combustibles et dans
certaines matières premières utilisées dans la verrerie et la métallurgie ;
- les dérivés fluorés, qui constituent également une catégorie importante de polluant ;
- les pesticides, utilisés dans les terres agricoles.
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Chapitre I Généralités sur la pollution
O hν
O O
2
O O O
2 3
L'ozone est décomposé par les radiations UV de longueur d'onde inférieure à 310 nm. Il
résulte des deux réactions que les radiations solaires de longueurs d'ondes inférieures à 310
nm sont arrêtées dans la stratosphère et ne parviennent donc pas dans la basse atmosphère.
La concentration en O3 de la stratosphère est bien plus grande que celle de la troposphère. On
considère qu'une partie de l'ozone présent dans la troposphère provient de la stratosphère.
10
Chapitre I Généralités sur la pollution
L'ozone troposphérique
Les relations entre l’ozone et les mouvements verticaux de l’air ainsi que les relations
ozone-climat à long terme, indiquent la nécessité de la connaissance à la fois des processus
physiques et chimiques, pour la bonne compréhension des changements saisonnier du cycle
de l’ozone troposphérique (Lindskog et al., 2003). La formation de l’ozone troposphérique se
fait différemment de l’ozone stratosphérique, puisque les radiations solaires de longueurs
d'onde inférieure à 240 nm sont entièrement arrêtées dans la stratosphère.
L'ozone que l'on trouve dans la troposphère est produit à proximité du sol par des
réactions photochimiques mettant en jeu certains polluants tels que le monoxyde d’azote NO,
le dioxyde d’azote NO2 (désignés par la formule générale NOx), le monoxyde de carbone CO
et les hydrocarbures HC en présence de la lumière solaire (Leighton, 1961 in Lakki, 2006).
Cette source, très importante, représente 80 % de l’ozone troposphérique.
Cependant, la formation photochimique d’ozone dans la troposphère s’opère par
oxydation des CO, CH4 et des hydrocarbures non méthaniques (connus sous le nom de
composés organiques volatiles COV) en présence d’oxydes d’azote. Le CO et le CH4, à plus
longues durées de vie, donnent lieu à une production relativement lente d’ozone (Lakki,
2006). Le CO donne lieu à une production importante d'ozone environ 70 % de la formation
photochimique totale. C’est donc lui qui est responsable de la formation de la majeure partie
de l’ozone à grande échelle (planétaire). Les COV et le CH4 contribuent chacun à une
formation moins importante environ 15 % de la production globale. Cependant, les COV
donnent lieu à des formations bien plus rapides d'ozone (Marenco, 1990).
Dans la troposphère, l'atome d'oxygène O ne peut guère provenir que de la photolyse du
dioxyde d'azote NO2 par action des radiations de longueurs d'onde inférieures à 400 nm.
Du fait de ces deux réactions, on considère souvent que ce sont les oxydes d'azote qui sont
la cause de l'existence de fortes concentrations en ozone. Ce n'est que partiellement exact.
En effet, la formation d'ozone est limitée par la réaction entre NO et O 3 :
NO + O3 NO2 + O2 (1)
Pour que les oxydes d'azote puissent former de fortes concentrations en ozone, il faut que
le rapport des concentrations NO2/NO soit très élevé, de l'ordre de 10 (Salaun, 2007), ce qui
ne se produit que très rarement. La formation de quantités importantes d'ozone nécessite
l'intervention des hydrocarbures et autres composés organiques volatiles (COV), de la même
façon que les COV interviennent dans l'oxydation de NO en NO 2. Par la formation d'atomes
d'oxygène O, NO2 intervient comme initiateur de réactions radicalaires en chaînes, selon un
processus catalytique dans lequel NO2 et les radicaux libres sont régénérés. Il s'ensuit qu'en
présence de COV, il suffit de faibles concentrations en NO 2 pour qu'il y ait formation de
quantités importantes de O3. Comme la présence du monoxyde NO en concentration notable
limite la formation d'ozone, ce n'est pas dans les lieux où la concentration en oxydes d'azote
est importante que les teneurs en ozone sont les plus grandes. La concentration de l'ozone
étant dépendante du rapport COV/NOx (Dérognat, 2002) en milieu pollué, certains chercheurs
distinguent deux situations caractérisées par la voix dominante de perte des radicaux
(Sillman et al., 1990 in Dérognat, 2002):
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Chapitre I Généralités sur la pollution
- pour [NOx] > 4 ppb et [COV] < 100 ppb, les radicaux sont perdus principalement via
la réaction avec NO2. la production d'ozone et les concentrations de radicaux augmentent
avec celle des COV et diminuent avec celle des NOx ;
- pour 0.3 ppb < NOx < 4 ppb, les réactions de recombinaisons des radicaux deviennent
dominantes. La production d'ozone s'accroît proportionnellement à celle de NO et est quasi
indépendante de celle des COV.
Pour que l'ozone puisse atteindre des niveaux dépassant les taux naturels, il faudrait que
sa réaction par le NO (réaction 1 où le NO joue le rôle de puits de l’ozone) soit court-
circuitée. Cela nécessite la présence d’autres espèces oxydantes qui transforment le NO en
NO2 tout en préservant l’ozone. Ces réactions se font en présence des radicaux libres
peroxyles HO2 (radical hydroperoxyle) ou RO2 (radical alkylperoxyle) qui proviennent de la
dégradation photochimique dans l’air des polluants précurseurs comme le monoxyde de
carbone CO et les composés organiques volatils COV d’origine anthropique ou de source
naturelle sous l’action des radicaux hydroxyles OH (Leighton, 1961, Ripperton et al., 1976,
Haagen-Smit,1952 et Criegee, 1953, in Lakki, 2006).
Cette nouvelle voie de conversion de NO en NO2 fait intervenir les radicaux peroxyles
HO2 et RO2. Ces radicaux réagissent rapidement avec NO.
La substitution de l’ozone par les radicaux peroxyles RO2 et HO2, dans les réactions 2 et
4, court-circuite ainsi celle de NO avec l’ozone (où le NO en abondance réduit l’ozone en
oxygène dans la réaction 1) et elle perturbe le cycle naturel NO2 – NO – O3 ce qui permet à
l'ozone qui provient de la photodissociation de NO2 de s’accumuler et d’atteindre des
niveaux élevés.
Les radicaux peroxyles sont particulièrement formés par la réaction des hydrocarbures HC
avec le radical hydroxyle OH (Altshulleur, 1986)
Concentrations moyennes en ozone en milieu naturel et en milieu urbain
La concentration moyenne en O3 est nettement plus forte dans le milieu naturel que dans
l'atmosphère des villes. Dans celles-ci, la teneur élevée de l'air en monoxyde d'azote (NO)
limite la formation d'O3 comme indiqué précédemment selon la réaction :
NO + O3 NO2 + O2
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Chapitre I Généralités sur la pollution
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Chapitre I Généralités sur la pollution
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Chapitre I Généralités sur la pollution
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Chapitre I Généralités sur la pollution
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Chapitre I Généralités sur la pollution
En Algérie, ce n'est qu'en janvier 2006 que fut promulgué le décret exécutif n° 2006-02
qui fixe les valeurs limites et les objectifs de qualité de l'air sur une base moyenne annuelle et
les seuils d'information et les seuils d'alerte sur une base moyenne horaire pour certains
polluants atmosphériques comme indiqué sur le tableau 4 ci-dessous.
Tableau 4: Les normes des émissions de polluants atmosphériques en Algérie
Valeur limite Objectif de Seuil Seuil d'alerte
(µgr/m3) qualité d'information (µgr/m3)
(µgr/m3) (µgr/m3)
NO2 200 135 400 600
SO2 350 150 350 600
O3 200 110 180 350
Particules en 80 50 - -
suspension
(Sama Safia, 2006)
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Chapitre I Généralités sur la pollution
L'air que nous respirons et qui est susceptibles d'affecter à long terme notre santé, se
caractérise par la présence simultanée d'un grand nombre de polluants. L'air ambiant n'est en
effet pas un "air pur" souillé de tel ou tel polluant. La notion même d'air pur est d'ailleurs
sujette à caution, le professeur Gérard Mouvier intitulant d'ailleurs l'un des chapitres de son
ouvrage de synthèse et de vulgarisation " La pollution atmosphérique", "l'air pur: une
utopie?". Il s'agit en réalité d'une "soupe" ou d'un "cocktail" composé d'un nombre
extrêmement élevé de substances interagissant constamment entre elles.
Bien que de nombreuses activités physiques (volcans, feux,…etc.) dégagent différents
polluants atmosphériques, les activités humaines restent la cause principales de la pollution
de l'air. Les polluants émis des activités anthropogéniques peuvent provoquer de sérieux
effets aussi bien sur l'être humain que sur son environnement. Ces effets varient selon la
quantité du polluant émis et de la durée de l'exposition à ce polluant ceci à l'échelle humaine,
à l'échelle planétaire l'effet varie aussi selon le temps de résidence du polluant dans
l'atmosphère. Nous exposons dans ce qui suit l'impact de la pollution atmosphérique.
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Chapitre I Généralités sur la pollution
On voit nettement dans cette figure la relation entre le plomb consommé et la plombémie
moyenne du fait de la chute de la consommation du plomb dans l'essence à partir de l'année
1978 aux Etats Unis.
Les oxydes d'azote: lors de la même expérience réalisée sur les rats, citée ci haut, on
note comme réaction à l'exposition chronique au NO, une diminution de la masse
ventriculaire et une baisse de l'hématocrite (Deloraine et Ségala, 2001). Le NO 2, quant à lui,
irrite les poumons et réduit la résistance aux infections respiratoires. Lors d'une courte
exposition des asthmatiques adultes, il a été constaté que la fréquence des crises d'asthme est
positivement associée au NO2 observé 24 ou 72 heures avant. Chez les enfants, l'apparition
des crises d'asthme, la toux et les sifflements nocturnes sont aussi corrélés avec le NO2
(Deloraine et Ségala, 2001). Une exposition prolongée à des concentrations élevées de ce gaz
pourrait en outre provoquer des affections respiratoires aigues, en particulier pour les enfants.
L'ozone est également susceptible de créer ou d'aggraver des pathologies respiratoires.
Ce gaz endommage en effet les tissus pulmonaires et accroît la sensibilité des poumons à
d'autres irritants. Il a été prouvé que la réactivité bronchique des bronches isolées humaines
sensibilisées en présence d'allergènes est augmentée en cas de préexposition à O 3 (Deloraine
et Ségala, 2001). L'exposition à l'ozone n'affecte pas que les personnes présentant une
sensibilité particulière; elle est également dangereuse pour des gens en pleine santé.
Les particules présentent des risques variés pour la santé. Elles peuvent ainsi avoir des
effets négatifs sur le système respiratoire, aggraver les pathologies respiratoires et
cardiovasculaires existantes et altérer les défenses naturelles de l'organisme. Les personnes
âgées, les enfants et les personnes souffrant de pathologies pulmonaires ou cardiovasculaires
chroniques sont particulièrement sensibles aux particules. Celles-ci s'avèrent en outre
dangereuses en tant que vecteurs d'autres substances toxiques, tels les métaux lourds ou
encore les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérigènes, ceci est
particulièrement préoccupant compte tenu de la capacité des particules les plus fines à se
déposer dans les alvéoles pulmonaires, voire à pénétrer dans le sang.
A Alger, une étude sur l'impact des PM10 sur la santé cas de la commune de Sidi
M'Hamed, a révélé que pendant une année, 439 consultations étaient dues à la pollution par
les PM10 soit 4.5% du total des consultations (Laid et al., 2005).
19
Chapitre I Généralités sur la pollution
Enfin, le dioxyde de soufre peut, lui aussi, être à l'origine de pathologies respiratoires,
entraîner une altération des défenses pulmonaires et aggraver des pathologies
cardiovasculaires existantes. D'après Deloraine et Ségala (2001), les infections respiratoires
sont positivement associées aux concentrations en SO2 ainsi que les maux de tête chez les
asthmatiques.
Le tableau suivant présente quelques grands accidents liés à la pollution atmosphérique
dans le monde.
Tableau 6 : Quelques «grands accidents» liés à la pollution atmosphérique
Année Pays Nombre de victimes Nature de la pollution
1873 Londres 1000 morts Smog soufré
1909 Glasgow 1000 morts Smog soufré
1930 Vallée de la Meuse 60 morts Smog soufré
(Belgique)
1948 Donora (Etats unis) 20 morts Smog soufré
1952 Londres : Great smog 4000 morts Smog soufré
1962 Londres 750 morts Smog soufré
1966 (24-30 New York 168 morts Smog soufré
novembre)
1984 Bhopal (Inde) 2000 morts Accident chimique
1986 Tchernobyl (URSS) ? Accident nucléaire
(Sportisse, 2007)
20
Chapitre I Généralités sur la pollution
21
Chapitre I Généralités sur la pollution
menacer à long terme l’équilibre écologique global quand on songe que la plupart des
végétaux terrestres et les organismes planctoniques vivants à la surface de l’océan sont
encore plus sensibles que les animaux à tout accroissement du flux d’UV au niveau du sol.
L’évolution du trou d’ozone est très évidente lors de la visualisation des cartes de
l'épaisseur de la couche d'ozone sur l'Antarctique sur une année complète. On remarque au vu
de ces cartes que c'est au cours du printemps austral, et plus précisément au cours de la
première semaine d'octobre que l'extension maximale du trou d'ozone est enregistrée. La
sélection d'un jeu d'images, une tous les deux ans, à la même date, au début d'octobre, de
1981 à 1991 permet de percevoir de l'évolution du phénomène. La méthode utilisée consiste
à effectuer un seuillage manuel pour une même valeur numérique, de façon à classer
ensemble tous les pixels qui correspondent à une épaisseur d'ozone inférieure à 200 unités
Dobson (travail réalisé à l'aide du logiciel TITUS). La zone du "trou d'ozone" est représentée
en bleu. ([Link])
22
Chapitre I Généralités sur la pollution
siècle (Delmas et al., 2007). Les autres gaz à effet de serre, bien qu’à des concentrations plus
faibles que le CO2, ont une capacité d’absorption dans l’infrarouge plus importante et sont
donc significatifs dans le bilan radiatif. Depuis le début de l’ère industrielle, la concentration
de CO2 a augmenté de plus de 25%, celle de N2O de 10%, celle du CH4 a plus que doublé ;
l’ozone troposphérique a été multiplié par cinq, et les CFC qui sont des molécules de
synthèse étaient absents de l’atmosphère (Delmas et al., 2007) . Le tableau suivant montre les
principales caractéristiques des gaz à effet de serre, intervenant dans l’effet de serre
additionnel (valeurs actualisés d’après le rapport GIEC Groupe Intergouvernemental sur
l'Evolution du Climat 2007).
Tableau 7: Principales caractéristiques des gaz à effet de serre
CO2 CH4 N2 O O3 CFC et HFC
Concentration 280 ppmv 0.8 ppmv 288 ppbv 10 ppbv 0
préindustrielle
Concentration 379 ppmv 1.774 ppmv 319 ppbv 20-60 ppbv 1 ppbv
actuelle (2005)
Taux actuel 1.9 ppmv 0-10 ppbv 0.8 ppbv 0.5 ppbv -
d’augmentation (0.35%) (0-0.2%) (0.25%) (1%)
Durée de vie 15 ans 10 ans 150 ans 1 mois 100 ans
atmosphérique
Efficacité relative 1 21 206 2000 15000
(référence CO2)
Principales -combustibles - ruminants et - sols (forêts - - aérosols
sources fossiles (80%) insectes (30%) tropicales) Photochimie - solvants
-combustion - rizières - océan troposphériq -air
de la biomasse (25%) - ue (80%) conditionné
(20%) -zones combustions -stratosphère -réfrigération
inondées -emploi (20%) -mousses
naturelles d’engrais isolantes
(25%) azotés
- combustions,
gaz naturel...
Principaux puits Cycle global -réaction avec Photolyse - réactions Photolyse
du carbone OH (80%) dans la chimiques dans la
(océan, -Sols : stratosphère - sols stratosphère
biosphère) bactéries - végétation
méthanotrophe
s
Contribution à 55% 16% 5% 12% 11%
l’effet de serre
additionnel
(Source: Delmas et al., 2007)
On appelle forçage radiatif tout ce qui contribue à modifier la quantité d'énergie reçue ou
émise par la terre sous forme de rayonnement (Martin et Carrega, 2006). Le forçage radiatif
d’un gaz (en watt/m2) est lié à sa capacité d’absorption dans l’infrarouge qui dépend entre
autre de la longueur d’onde moyenne et de la largeur des raies d’absorption.
Ainsi on constate d’après le tableau ci-dessus que le forçage radiatif, relatif au CO2, des
différents gaz varie de 21 pour le méthane à plus de 15 000 pour les CFC. Cela explique
qu’en dépit de concentrations plus faibles de plusieurs ordres de grandeur que le CO 2, les
autres gaz contribuent de façon significative à l’effet de serre additionnel. Ils possèdent donc
la propriété fondamentale de réabsorber les rayons infrarouges émis par la surface du sol et
23
Chapitre I Généralités sur la pollution
des océans, qui s'échauffent pendant la journée sous l'effet du rayonnement solaire incident,
ou réémis vers la surface avant d'être dissipés dans l'espace. C’est ainsi qu’est produit l’effet
de serre, car ils agissent en quelque sorte comme la vitre d'une serre qui piège les radiations
calorifiques à l'intérieur de celle-ci, élevant de la sorte la température de la basse troposphère.
Effet des gaz de serre sur les températures globales
Nous avons vu dans ce qui précède que l'atmosphère est quasi transparente au
rayonnement solaire incident mais à peu prés opaque aux radiations infrarouges réémise ou
réfléchies par la surface des continents et des océans. Dans ces conditions l'énergie des
rayonnements contenus dans cette bande spectrale, que l'atmosphère maintien ou renvoie au
voisinage du sol, engendre cet effet de serre, qui contribue à maintenir les températures de la
basse troposphère à une valeur supérieure à celle qui serait la sienne en son absence. La
température moyenne globale à la surface terrestre est actuellement de 15°C, elle aurait été
de -18°C en l'absence d'effet de serre (Ramade, 2005).
24
Chapitre I Généralités sur la pollution
25
Chapitre II
Etude de l'atmosphère
26
Chapitre II Etude de l'atmosphère
Le phénomène de pollution est lié tout d'abord aux aspects dynamiques de la circulation
de l'air au niveau régional. Le climat régional est essentiellement déterminé par le relief, les
surfaces d'eau et les caractéristiques de la circulation des masses d'air atmosphérique.
Les connaissances en météorologie n'ont plus le seul but de savoir le temps qu'il fera les
jours qui suivent et ainsi l'élaboration des prévisions du temps mais aussi de porter jugement,
de l'influence des activités humaines sur le temps.
Les facteurs météorologiques qui ont une influence sur la dispersion des polluants
atmosphériques, ont pour origines les déplacements de l'air (Bouziane, 1998) de ce fait on
cite:
- le caractère de la stabilité atmosphérique
- les inversions de températures et la hauteur de mélange
- le vent
- également les précipitations, l'humidité, et les nuages d'une manière secondaire
influençant le taux de concentration.
- Un phénomène défavorable à l'autoépuration de l'air est le calme atmosphérique, qui
est l'absence de courants d'air.
Cependant, la pollution de l’air affecte, à son tour, la circulation atmosphérique en
entraînant des modifications sur la composition de l'atmosphère et qui a pour conséquences
(Colombert et al., 2006) :
- la diminution du rayonnement direct du soleil,
- l'augmentation du rayonnement diffus,
- la diminution du rayonnement global solaire malgré une durée plus longue
d'insolation,
- une transformation par les poussières et les aérosols du rayonnement direct en
infrarouge provoquant une légère élévation de la température,
- une augmentation de l’effet de serre puisqu’elle limite les déperditions du
rayonnement du substratum vers l’atmosphère,
- une augmentation des noyaux de condensation autour desquels s’accumule la vapeur
d’eau, pouvant provoquer notamment du brouillard en cas de très forte pollution.
Nous essayons, dans le présent chapitre, de mettre la lumière sur ces facteurs qui
définissent la circulation atmosphérique.
1. Composition de l'atmosphère
L’atmosphère est une mince pellicule de gaz, les principaux gaz constituant l’air ordinaire
sont l’azote (78%) et l’oxygène (21%) la quantité restante est constituée sous forme de trace
(argon, néon, krypton, xénon, hélium, vapeur d’eau, gaz carbonique,..). l’air ambiant tient
également en suspension une multitude de poussières d’origine minérales et organiques. Les
constituants de l’atmosphère peuvent se ranger en deux catégories (Philippe, 2004) :
- ceux qui ont un caractère permanent soit par l’immuabilité de leur état physique (le
néon), par la constance de leur concentration, tout au moins dans les basses couches (l’azote).
- Et ceux qui n’apparaissent dans l’atmosphère qu’au cours d’un cycle durant lequel se
modifie soit leur phase (la vapeur d’eau), soit leur nature chimique (l’ozone par action
photochimique du rayonnement solaire sur l’oxygène).
26
Chapitre II Etude de l'atmosphère
27
Chapitre II Etude de l'atmosphère
28
Chapitre II Etude de l'atmosphère
3.1.1. Le vent
C'est l'un des paramètres les plus importants dans l'étude de la pollution atmosphérique.
Le vent conditionne directement les polluants ; il intervient par sa force, sa direction et sa
fréquence dans leur accumulation sur le sol ou leur dispersion loin des sources. De faibles
vitesses de vents entraînent la stagnation des émissions, lorsque celles-ci se produisent au-
dessus d’une ville, la titration de l’ozone par le monoxyde d’azote est favorisée, alors que de
fortes vitesses de vents favorisent le brassage des espèces sur des domaines plus grands
(Philippe, 2004).
L'origine de la circulation générale de l'atmosphère est due à la chaleur du soleil reçue par
la terre, qui est très différente aux pôles et à l'équateur.
Le mouvement général de l'air peut être représenté en schématisant le mouvement de l'air
chaud de l'équateur qui s'élève et qui est remplacé par un courant d'air froid venant du pôle
(fig. 4). Il y a des mouvements de convection intermédiaires, l'air refroidit en altitude pouvant
redescendre ou l'air au-dessus des mers étant à une température différente de celui au-dessus
des continents. Il y a la rotation de la terre qui fait que toute particule en mouvement est
soumise à une force toujours perpendiculaire à ce mouvement et dirigée vers la droite de ce
mouvement dans l'hémisphère nord et vers la gauche dans l'hémisphère sud. Cette force dite
"force de Coriolis", donne une inclinaison au parcours des vents qui, dans l'hémisphère nord,
sont sud-ouest nord-est, et, dans l'hémisphère sud, nord-ouest sud-ouest. (fig. 11).
29
Chapitre II Etude de l'atmosphère
• La force de Coriolis
- Si la terre ne tournait pas, l’air s’écoulerait directement des hautes pressions vers les
basses.
- La force de Coriolis fait tourner le vent vers la droite dans l’hémisphère nord et à
gauche dans l’hémisphère sud. Elle dépend de la force du vent et de la latitude avec un effet
faible près de l’équateur et important au pôle. Le vent est ralenti par la friction avec la terre.
Ceci explique pourquoi quand on monte, le vent « tourne » à droite et augmente en force.
- C’est pourquoi, dans l’hémisphère nord, le vent tourne autour des dépressions dans le
sens anti-horaire (et « remplit » la dépression) et tourne autour des anticyclones dans le sens
horaire (et « vide » les anticyclones).
a. Direction du vent
La direction du vent au sol peut être différente de celle du vent synoptique par suite des
effets dus au frottement du sol, au gradient thermique ou au relief.
Pour déterminer la direction générale du vent, on peut dire que la particule d'air en
mouvement dans le plan horizontal est soumise d'une part à des forces de pression tendant à
l'entraîner vers la dépression, d'autre part, par la suite de la rotation de la terre, à la force de
Coriolis qui est toujours dirigée perpendiculairement au mouvement de la particule et vers la
droite dans l'hémisphère nord. Ces deux forces étant du même ordre et opposées, la particule
aura un mouvement parallèle au isobares et dirigée de façon que la dépression soit à sa
gauche, si les isobares sont parallèles.
Prés du sol, il s'ajoute une force de frottement, (fig. 13) opposée à la vitesse et également
proportionnelle à son carré, pour que l'équilibre des forces soit rétabli. La force de frottement
se définie comme une tension rapportée à l'unité de l'air et qui est de même dimension que la
pression, elle varie avec la nature du terrain et sa rugosité (Emsalem, 1989). La direction du
vent est donc tangente aux isobares en altitude et légèrement inclinée vers la dépression au
sol. Si le vent souffle dans le dos, on a cette dépression à sa gauche (loi de Buys Ballot).
Ainsi, au sol, le vent tend à combler les dépressions en vidant l'anticyclone, la
compensation étant faite par un mouvement ascendant de l'air dans les dépressions et
descendant dans les anticyclones. L’importance de la vitesse du vent dans l’étude de la
pollution atmosphérique réside dans le fait qu’elle permet de savoir les zones exposées à
cette pollution (Tabet-Aoul, 1998).
30
Chapitre II Etude de l'atmosphère
b. Vitesse du vent
La vitesse du vent est d'autant plus grande que les variations de pression sont grandes
donc que les distances entre les isobares sont faibles. Elle augmente généralement en hiver
étant donné que, les gradients horizontaux et verticaux et température sont plus élevés.
La vitesse du vent intervient dans la diffusion. C'est par vents calmes et faibles que la
pollution s'installe (Tabet-Aoul, 1998). D'après. Escourou (1991): "il y a risque de pollution
grave, très importante avec un vent < 3 m/s et une durée plus que deux jours consécutifs".
c. Les brises
Les divers phénomènes de brise observés en bord de mer ou en montagne ont pour
origine une hétérogénéité du réchauffement de la surface terrestre sous l'effet du
rayonnement solaire (Delmas et al, 2007). Les plus couramment observées sont les brises de
mer et de terre, d'une part, les brises de vallée et de montagne, d'autre part. Dans les deux cas,
la brise est un vent local qui souffle de la "zone froide" vers la "zone chaude", un vent
provoqué par les ascendances qui prennent naissance au-dessus de la "zone chaude".
- Brise de terre et de mer
La brise de mer est un vent de basse couche frais et humide qui se referme en altitude
avec un courant de sens opposé. Ce phénomène observé couramment en bord de mer est lié à
la différence de conduction thermique de la terre et de la mer. Alors que la mer conduit bien
la chaleur absorbée qui tend ainsi à se répartir sur une grande profondeur, la terre ne
s'échauffe qu'en surface sous l'effet du rayonnement solaire. Au cours de la nuit, la terre perd
rapidement l'énergie accumulée à sa surface pendant la journée et se refroidit en émettant du
rayonnement infrarouge. En revanche, la mer ne se refroidit que très peu. Les basses couches
d'air sont donc plus chaudes au contact de la mer qu'au contact de la terre. La brise de terre
qui s'établit souffle donc de la terre vers la mer.
Pendant la journée, l'inverse se produit. La terre se réchauffe davantage et plus vite que la
mer, provoquant des ascendances que la brise de mer qui s'établit de la mer plus froide vers
la terre plus chaude tend à composer.
31
Chapitre II Etude de l'atmosphère
Fig.14 : Comparaison entre la température du sol et la température des océans au cour de l'année.
32
Chapitre II Etude de l'atmosphère
- Brise ville-campagne
L'agglomération constitue un îlot de chaleur qui subsiste à la tombée du jour, tandis que
la campagne environnante se refroidit. L'air chaud s'élève, provoquant alors une dépression
où s'écoule l'air plus frais des alentours. Dans ce cas, les polluants émis à la périphérie sont
véhiculés vers l'agglomération, entraînant une montée parfois importante des niveaux de
pollution. Ainsi, pour éviter ce phénomène de brise ville-campagne, l'installation des
industries, même en banlieue, doit faire l'objet d'étude de diffusion atmosphérique du site et
le choix se fera selon les directions favorables à une bonne diffusion des polluants
éventuellement rejetés (Boughedaoui, 1993).
d. Le Sirocco
Le sirocco est un vent chaud et sec, qui souffle depuis les régions du Sud de l'Algérie,
avec des vitesses variables. Il est souvent accompagné de poussières abondantes qui arrivent
parfois à voiler le soleil. Cette situation météorologique apparaît dés le printemps et s'étale
jusqu'en automne (Boughedaoui, 1993).
Une grande stabilité caractérise les masses d'air qui composent ce vent issu du Sahara.
Dans sa trajectoire, le sirocco traverse les chaînes atlassiennes et les hauts plateaux. Ces
reliefs sont assez élevés et quand le vent arrive vers les plaines littorales plus basses, il
amorce un mouvement descendant important. L'air saharien se comprime adiabatiquement et
se réchauffe et son humidité relative s'abaisse. On enregistre ainsi une sécheresse importante
et des températures élevées par rapport à la normale. Toutes ces caractéristiques en plus du
mouvement descendant de l'air, traduisent une sensation très désagréable d'étouffement, de
desséchement et de nervosité chez les habitants.
Le sirocco, malgré son orientation en direction de la mer, constitue un des cas les plus
favorables à l'accumulation des polluants atmosphériques, particulièrement lorsque sa vitesse
est faible. En effet, par ce type de temps, la stabilité des masses d'air, l'effet de Foehn,
provoqué par le relief, empêchent la diffusion des polluants en les bloquant dans les basses
couches provoquant une importante pollution. Le sirocco favorise donc non seulement la
pollution particulaire mais aussi la pollution gazeuse.
3.1.2 La température
L'influence de la température sur la pollution atmosphérique peut être directe ou
indirecte. La température peut agir directement sur la composition chimique de l'atmosphère.
En effet, si l'air (constitué essentiellement d'azote et d'oxygène) est porté à haute température,
l'azote et l'oxygène réagissant ensemble pour former du monoxyde d'azote (NO). Donc dans
33
Chapitre II Etude de l'atmosphère
34
Chapitre II Etude de l'atmosphère
3.1.4. L'humidité
L'humidité de l'air peut favoriser la pollution dans des conditions de vent calme avec
inversion de température durable. Elle active les réactions chimiques et favorise l'hydratation
des gaz. En effet, au contact de l'air, le SO2 s'oxyde lentement en dioxyde de soufre (SO3). En
présence de vapeur d'eau, le SO3 se transforme en acide sulfurique (H2SO4), ce qui favorise
les pluies acides.
35
Chapitre II Etude de l'atmosphère
3.1.6. L'ensoleillement
L'ensoleillement joue un rôle majeur dans les réactions photochimiques conduisant
notamment à la formation d'ozone troposphérique (Rayonnement, UV). C'est pour cela que cette
pollution est particulièrement préoccupante à la belle saison. Le rayonnement entre le soleil
et le sol se passe au cours de la journée et entre le sol et l’atmosphère durant la nuit. Le
transfert de chaleur est assuré principalement par la vapeur d’eau et les nuages (l’air est
mauvais conducteur thermique).
La chaleur issue du rayonnement solaire est, en ville, emmagasinée par les matériaux de
construction alors que dans la compagne, la teneur en eau plus élevée des sols conduit à la
consommation de cette chaleur par le phénomène de l'évaporation.
La figure 17 montre bien que seulement 50% du rayonnement émis du soleil est reçu par
la surface terrestre, l'autre partie, est réfléchie par les autres compartiments.
36
Chapitre II Etude de l'atmosphère
37
Chapitre II Etude de l'atmosphère
4. L'environnement urbain
L'influence primordiale des émissions sur les régimes photochimiques, (ensemble des
facteurs qui influencent la photochimie des Ox : températures taux d'humidité, flux radiatifs
et concentrations des précurseurs), a conduit à distinguer trois types d'environnement
(Sillman, 1995 in Dérognat, 2002) :
- urbain, qui englobe les agglomérations et toutes les zones sous leur influence
photochimique ;
- rural pollué, plus éloigné des agglomérations mais où il existe une photochimie
associée à des émissions anthropiques ;
- "propre" où les concentrations des espèces chimiques sont dictées par des processus
de large échelle spatio-temporelle.
Cette classification repose non seulement, sur l'intensité des émissions anthropiques
locales mais aussi sur celles, plus éloignées, qui peuvent contribuer à la photochimie de la
zone considérée.
Des observations ont montré (Chameides et al., 1992 in Dérognat, 2002) que la réactivité
en COV de l'atmosphère est à peu prés similaire pour les trois types d'environnement
continentaux. En revanche, il existe de forts gradients de concentration de NO x entre eux.
L'activité anthropique par rapport à l'activité naturelle ou biogénique, est caractérisée par de
fortes émissions de NOx et l'on doit, par conséquent, s'attendre à un régime de plus en plus
limité en NOx à mesure que l'on passe d'un milieu urbain à propre. Toujours en milieu urbain,
certains chercheurs ont mis en évidence un gradient vertical de concentration des particules
selon la hauteur de la source (Micallef et Colls, 1998). Cette étude montre une différence de
35% de la concentration des PM10 entre une hauteur de 0.81m et 2.88m. Cette différence est
de 12% pour les fractions inhalables.
Malgré la forte influence dans certains cas de la géographie, l’urbanisation reste le
moteur principal de la mise en place du climat local.
La ville est un milieu « fabriqué » dont les matériaux et les formes influent sur la relation
entre la couche atmosphérique et le sol. Ceci est encore accentué par l’activité urbaine. En
effet, la densification à la fois des lieux de résidence et de travail provoque des rejets de
chaleur anthropique beaucoup plus importants qu’au début du XX siècle ou qu’en zone rurale
(Colombert et al., 2006). On estime pour Paris intra-muros que l’énergie thermique dissipée
par jour équivaut en moyenne à 170-190 Wh.m en 1880 et environ 1,5 kWh.m en 1977
(Dettwiller, 1978 in Colomber et al., 2006). A ceci s’ajoutent les activités polluantes dont les
transports.
La structure de la ville est un facteur essentiel de la particularité climatique du milieu
urbain. Les rues et les hautes parois verticales peuvent être considérées comme de véritables
pièges radiatifs parfois surnommés « canyons urbains ». Certaines études ont prouvé que ces
canyons urbains retenaient les polluants atmosphériques au sein de la ville et de ce fait
augmentaient la concentration de ces derniers dans l'agglomération urbaine (Britter and
Hanna, 2003 in Zhou et Levy, 2007). Les matériaux de construction sont soumis à un
rayonnement important qui contribue à augmenter l’énergie stockée dans le bâti. Ainsi le
cadre bâti stocke durant la journée une importante quantité de chaleur qui sera restituée à la
basse atmosphère durant la nuit. Ce phénomène freine le refroidissement nocturne
comparativement à la campagne environnante où il y a peu de stock de chaleur.
38
Chapitre II Etude de l'atmosphère
4.1.1. La température
De nombreuses études (Colombert et al., 2006, Zhou et Levy, 2007), ont permis de
montrer la présence d’un îlot de chaleur autour des grandes villes. Cette particularité
thermique concerne surtout les températures minimales en été du fait de l’apport important
durant cette saison d’énergie solaire et donc d’une restitution de chaleur plus conséquente par
le substratum durant la nuit. De plus, en été la stagnation des masses d’air est favorable à la
mise en place et au maintien d’un îlot de chaleur. Ajouté à cela, la chaleur que dégagent les
moteurs des véhicules et les systèmes de refroidissement.
4.1.2. L'albédo
L'albédo est la fraction de l’énergie solaire réfléchie vers l’espace. Il mesure donc le
pouvoir réfléchissant des surfaces pour le rayonnement incident et varie entre 0 et 1.
En zone urbaine, on considère qu’il varie entre 0,1 et 0,25 avec une valeur médiane de
0,15 et est de ce fait inférieur à celui des zones rurales. Ceci s’explique par la morphologie de
la ville, véritable piège radiatif, et les matériaux urbains (Sacré, 1983 in Colombert et al.,
2006) et a une conséquence directe sur l’emmagasinement plus important de chaleur en ville.
La figure 19 donne les différents albédos de l'environnement urbain (Colombert et al., 2006).
4.1.3. L'évaporation
L’abondance des surfaces dures a modifié le régime d’évaporation de la ville par rapport
à celui de la campagne. En milieu rural, l’eau des précipitations est retenue en surface ou
dans la couche superficielle du sol alors qu’en ville elle est rapidement évacuée par les
égouts. Or, toute évaporation implique une absorption de chaleur qui sera donc moindre en
ville.
39
Chapitre II Etude de l'atmosphère
40
Chapitre III
Méthodologie
41
Chapitre III Méthodologie
41
Chapitre III Méthodologie
42
Chapitre III Méthodologie
1.2. Topographie
Alger est caractérisée par trois régions importantes: Le sahel, le littoral et la Mitidja
(Annuaire statistique de la Wilaya d'Alger, 2005)
Le sahel: en forme de sommet plat, il constitue une région de collines aux altitudes variables,
généralement plus de 200 m à l'ouest de la baie d'Alger avec un point culminant de 470 m à
Bouzaréah.
Le littoral: dominé par le Sahel, il est constitué par une ancienne terrasse étroite et faible
(moins de 25m) et représente des pentes inférieures à 12% et une inclinaison généralement
orientée vers le Nord.
La Mitidja: est constituée d’alluvions formant des sols de bonne fertilité. L’altitude de cette
plaine ne dépasse pas 50m, la nappe phréatique favorise le développement des cultures
maraîchères.
43
Chapitre III Méthodologie
Tableau 8 : les unités industrielles et les polluants émis dans l’agglomération algéroise.
Unités industrielles Localité (commune) Types de polluants émis
Entreprise de
chaudronnerie (citernes + Baba Ali
incinérateur) Vapeur d’HCl et de mercure
Briqueterie
Une étude sur la pollution atmosphérique à Alger, montre que la cimenterie de Rais Hamidou
est à l’origine d’une importante pollution particulaire (Boughedaoui, 1993). La quantité mesurée
lors de cette étude est de 61 g/m3/mois, et toute la région est touchée par cette pollution et plus
particulièrement le voisinage immédiat de la cimenterie. Sachant que la cimenterie est installée
en plein centre ville de Rais Hamidou. Tout passager dans cette région est attirée par la couleur
anormale des toitures, censées être rougeâtres, décolorées par une couche grisâtre de poussière :
le ciment.
La même étude annonce une quantité de retombées particulaires variant entre 5 à 308
g/m3/mois à El Harrach durant l’année 1991. Cette quantité diminue remarquablement en 1992,
du fait que ce site urbain reçoit des émissions irrégulières, en plus des embruns marins et du
trafic routier, d’une chaîne de stations bétonnières implantées le long de l’autoroute entre les pins
maritimes et le caroubier.
Quant à Alger port et d’après la même étude, les retombées particulaires varient entre 7 – 40
g/m2/mois. Les activités urbaines et portuaires (chargement, maintenance, transport de
marchandises,…) ainsi que les embruns marins sont à l’origine de ces dépôts.
44
Chapitre III Méthodologie
45
Chapitre III Méthodologie
Véhicules de tourisme 180 998 154 662 449 180 784 840
Camions 7 062 3 248 64 014 74 324
Camionnettes 25 403 26 123 131 773 183 299
et fourgons
Cars et auto cars 5 501 4 805 9 135 19 441
Tracteurs routiers 1 852 551 16 888 19 291
Tracteurs agricoles 591 322 1 561 2 447
Véhicules spéciaux 84 13 1 034 1 131
motos 190 341 3 138 3 669
Engins travaux publics 742 764 13 042 14 548
Total 222 423 190 829 689 765 1 103 017
(ONS, 2008)
Le tableau 10 met en évidence la vétusté du parc automobile algérois puisque 689 765
véhicules sont âgés de plus de 10 ans soit 62.53 % du parc.
L'usure du moteur et le manque d'entretien de ce dernier ne font que croître l'émission de
polluants dans les gaz d'échappement. Ce fait est directement lié à l'âge du véhicule mais aussi
aux distances parcourues. Plus le véhicule est âgé plus il pollue.
Remarque
Il faudrait attirer l'attention sur le degré de fiabilité des chiffres de l'ONS. Selon l'étude de
Boughedaoui et al., la distribution d’âge des véhicules observés dans différentes enquêtes révèle
un important décalage avec les données ONS ce qui témoigne que le parc administratif est fictif
devant le parc roulant. Ils ont constaté que pour les véhicules d’âge supérieur à 14 ans il y a une
surestimation du nombre puisqu’il est difficile de recenser les véhicules qui tombent dans le
rebut, mis en ferraille et déclassés. Tandis que pour les véhicules d’âge inférieur à 14 ans, ils ont
relevé une sous-estimation dûe au décalage qui existe entre la diffusion des données statistiques
et l’immatriculation des nouveaux véhicules importés au niveau des services d’immatriculation.
46
Chapitre III Méthodologie
47
Chapitre III Méthodologie
48
Chapitre III Méthodologie
La commune de Ben Aknoun est ceinturée par les voies rapides suivantes:
l'autoroute du 5 juillet à l'ouest
la route nationale n. 41 au nord
la rocade sud
la voie express val d'Hydra à l'est.
Elle est traversée par deux grands axes qui la relient aux communes limitrophes:
la route nationale n. 36
le boulevard Mustapha Khalef.
Les rues pénétrantes qui relient les voies rapides aux grands axes dans cette commune sont
les suivantes:
la rue Khlalfa Abdel Aziz
la rue des frères Aïssou
le chemin Gadouche Abdel Kader.
49
Chapitre III Méthodologie
50
Chapitre III Méthodologie
Le but de notre étude étant de rechercher les relations entre la pollution atmosphérique et la
situation météorologique, il était donc nécessaire de travailler avec des données météorologiques
et des données concernant les émissions de polluants atmosphériques dans la région d'étude.
51
Chapitre III Méthodologie
52
Chapitre III Méthodologie
Les stations de mesures des polluants atmosphériques de SAMA SAFIA sont aussi munies
d'appareils de mesure des paramètres météorologiques. Mais comme le montre la figure 19,
l'emplacement du poste de mesure au sein de l'hôpital Mustapha Bacha, à l'ombre d'un grand
arbre dans un couloire de construction, mais surtout, à coté de l'incinérateur de l'hôpital, peut
affecter directement la qualité de l'information collectées sur cette station, que ce soit du point de
vue pollution ou météorologie.
53
Chapitre III Méthodologie
Les figures précédentes montrent l'emplacement de la station de mesure. Cette station est
située dans la forêt de Ben Aknoun à 200 m de l'autoroute "rocade sud". La station est entourée
d'obstacles qui peuvent fausser les mesures effectuées, tant pour la pollution atmosphérique,
puisque les PM10 mesurés peuvent atteindre des valeurs très élevées à cause du pollen des arbres
avoisinants. Que pour les paramètres météorologiques surtout le vent, car cette station est à l'abri
des vents par une haie de Cyprès d'un côté et d'une pente boisée d'environ 8m d'altitude de
l’autre.
54
Chapitre III Méthodologie
Le ppb est le rapport de mélange, d'une molécule du polluant X pour un billion (109) de
molécule d'air (Javier et Colosio, 2001). C'est l'unité la plus employée en chimie atmosphérique.
Le ppm (une molécule du polluant pour un million (106) de molécule d'air.
Sachant que: 1 ppm = 10 mg/m3.
Le problème majeur rencontré avec les données mesurant la pollution atmosphérique, est la
présence de beaucoup de données manquantes. Ces dernières sont dues, d'après l'organisme, aux
raisons suivantes:
- les pannes électriques (coupures d'électricité), dans les stations ce qui provoque l'absence
de mesure,
- les pannes ou problèmes techniques des appareils de mesure,
- Données invalides ou étalonnage défectueux,
- Attaques ou vol de l'appareillage, ce qui expliquerai les longues périodes sans mesure.
Le principe de notre étude étant d'analyser les relations pouvant exister entre les différentes
variables appartenant au même groupe par des techniques factorielles et surtout, d'étudier les
relations entre les polluants atmosphériques et les paramètres météorologiques, nous avons,
choisis les trois premières années de fonctionnement de cet organisme, qui présentent moins de
lacunes par rapport aux autres années.
Tableau 11: Taux de disponibilité des données fournies par Sama Safia
Station Année CO NO NO2 NOx COV PM10 SO2 O3 Total
1er Mai 2002 53 50.9 50.9 50.9 1.3 49.5 53 - 44.2
2003 66.5 85.9 86.2 85 15.8 82.2 86.6 - 72.2
2004 57.8 81 80.9 81 35.4 24.6 74.8 - 62.2
2005 00 03 03 03 00 00 00 1.28
2006 23.8 69.2 69.2 69.2 00 00 64.3 - 42.2
2007 28.6 - 27.2
5.9 55.9 42.4 55.9 2.3 00
8
Ben aknoun 2002 59.2 62.2 62.2 62.2 15.5 55.3 - 59.9 53.7
2003 64.9 62.5 67.5 62.6 38.2 68.4 - 49.4 59
2004 39.2 50.3 49.5 50.7 - 32.6 - 54.4 46.1
2005 00 00 00 00 4 0 - 49.9 7.7
2006 37 74.4 74.2 75 00 11.2 - 72.5 57.4
2007 7.8 26.4 26.8 26.8 00 1.2 - 16.1 17.5
El Hamma 2002 58.5 58.2 58.3 58.3 1.5 55.3 - - 48.3
2003 57.7 89.1 89.1 88.9 15.1 89 - - 86.3
2004 12.1 9.1 9.1 9.1 39.4 59.7 - - 23
2005 00 00 00 00 00 46.8 - - 7.66
2006 1.1 0.2 0.2 0.2 0.1 0.5 - - 0.3
2007 - - - - - - - - 00
Bab el Oued 2002 70.1 70.1 70.1 70.1 1.6 61.1 - - 57.1
2003 96.2 88.3 88.3 88.3 25.7 85.5 - - 78.7
2004 40.3 92.6 92.5 92.6 41.1 51.8 - - 68.4
- 20.2
2005 0 8 8 8 0 97.4 -
3
55
Chapitre III Méthodologie
56
Chapitre III Méthodologie
dissemblances existantes entre les polluants atmosphériques et les jours de l'année d'une part et
entre les paramètres météorologiques et les jours de l'année d'autre part.
d
1
f x x k1
k k
k
k 1, 2 ...
57
Chapitre III Méthodologie
Schématiquement :
1. Y
1
var iables
x , x , x
1 2 d1
2
fonction
X
discri min ante
3
n
1
jour i x1 , x2, ....
?
Cette méthodologie a été suivie à l'aide de logiciels commençant par Excel pour la mise en
forme des données, Winstat, XLstat et SPSS. Certains ont été utilisés pour leurs graphiques,
d'autres pour appuyer les résultats obtenus.
Le monoxyde de carbone CO : P1
Le monoxyde d'azote NO : P2
Le dioxyde d'azote NO2 : P3
Les poussières PM10 : P4
Le dioxyde de soufre SO2 : P5
Les composés organiques volatiles COV : P6
L'ozone O3 : P7
Variables météorologiques :
La température : M1
La pluviométrie : M2
La pression atmosphérique : M3
L'humidité : M4
La vitesse du vent : M5
L'insolation : M6
58
Chapitre IV
Résultats et discussion
59
Chapitre IV Résultats et discussion
La station du 1er Mai, située au centre de la ville, est marquée par un grand flux de
véhicules de transport. Bien que le poste de mesure soit à l'intérieur de l'hôpital Mustapha
Bacha, les indices de pollution montrent que cette station est l'une des plus polluées des quatre
stations de mesure. Le tableau 12 décrit les variables de pollution atmosphérique par la
moyenne de chaque polluant durant la période d'étude, son écart type, son coefficient de
variation ainsi que les pics enregistrés pour chaque variable durant la période d'étude. Dans
cette station, les concentrations enregistrées sont dans les normes sauf les poussières qui
dépassent la valeur limite fixée par la réglementation algérienne et qui est de 80 µg/m 3. Ce
dépassement est noté 91 fois durant la période d'étude soit 21% des jours de l'étude. Cela est,
peut être, dû aux travaux de la trémie, réalisés au carrefour du 1 er mai, durant cette période. Les
coefficients de variation indiquent une grande variabilité des 5 polluants. Le fait que l'écart-
type de certains polluants comme le CO, le NO et le SO2 soit supérieur à la moyenne ne fait
que prouver l'importante variation des émissions journalières de chaque polluant notamment
ces derniers.
Corrélations entre les variables
60
Chapitre IV Résultats et discussion
0.73 pour l'année 2002). Ces résultats sont confirmés par l'étude de Morawska et al. (1998) où
ils indiquent un coefficient de corrélation r = 0.78 entre les NOx et le CO.
Cette forte relation est due au fait que le NO est à l'origine de la formation de NO2, et en
retour la contribution de NO2 à la régénération de NO selon les réactions suivantes:
NO O NO
O
3 2 2
hν
NO NO O
2
Le CO, les NOx et le SO2 sont émis par les mêmes sources à savoir, la combustion et les
gaz d'échappement des véhicules, ce qui explique la corrélation entre le dioxyde de soufre (P5)
et le monoxyde d'azote (P2) r = 0.48 et le CO avec le SO2 r = 0.35. A ce sujet Morawska et al.
(1998) trouvent une corrélation équivalente du SO2 avec le CO et les NOx avec un r = 0.41.
Le tableau 13 montre aussi que le polluant le moins corrélé aux autres est le (P 4) qui
représente les poussières PM10. Ce résultat est aussi observé dans l'étude de Morawska et al. où
les PM10 marquent un coefficient de corrélation r = 0.19 avec les NO x et r = 0.32 avec le SO2 et
r = 0.33 avec le CO. Ceci est peut être dû au fait que les poussières proviennent d'une source
différente. En plus des particules naturelles, ce polluant est émis, principalement, par les
sources fixes: chaudières, cimenteries, activités industrielles...etc. en plus des véhicules à
Diesel. En général, tous les polluants mesurés dans cette station ont une même origine, cela
explique un peu le fait que tous évoluent dans le même sens c'est-à-dire qu'ils sont tous corrélés
positivement à des degrés différents.
L'ACP normée effectuée sur les données de pollution, a conduit aux résultats suivants:
61
Chapitre IV Résultats et discussion
3.0
2.5
2.0
Composantes 1.5
Valeurs propres
1.0
.5
0.0
1 2 3 5
Composantes
Valeurs propres
Fig. 26: Graphique des valeurs propres
Nous voyons qu'il y a une chute entre la première et la seconde valeur propre, ensuite il y a
une lente décroissance. A partir du second axe, la différence de l'information apportée par les
autres axes n'est pas significative. La quantité d'information apportée par les trois premiers
axes est de 81%. Pour une meilleure appréciation de la représentation des variables sur les
axes, nous donnons la projection des variables sur les trois axes factoriels pris deux à deux.
62
Chapitre IV Résultats et discussion
A partir des figures 28 et 29, nous pouvons dire que l'axe 2 isole les poussières (P4) des
autres variables. Nous savons que les poussières ont deux origines : naturelle et anthropique et
sont émises aussi bien par des sources mobiles (véhicules à moteur), que par des sources fixes
(usine, installation de chauffages, …etc.). Les autres polluants sont essentiellement émis par la
combustion des moteurs. Cela nous mène à déduire que l'axe 2 sépare les polluants émis par les
sources fixes des polluants émis par les sources mobiles. Le tableau 15 affiche les coefficients
de corrélation des variables avec les axes factoriels où, il apparaît que tous les polluants ont des
coordonnées négatives et faibles sur l'axe 2 à l'exception des PM10.
63
Chapitre IV Résultats et discussion
Fig. 31: Projection des individus sur les deux premiers axes principaux
On remarque bien d'après les deux figures (30, 31) qu'un grand nombre d'individus se
situent autour de l'origine des axes principaux qui représente le centre de gravité, soit 86% des
individus. Les individus proches entre eux sur le graphe présentent une ressemblance du point
64
Chapitre IV Résultats et discussion
de vue caractère de même, deux individus opposés présentent des caractères opposés. Nous
pouvons illustrer ceci en exposant les variables de certains individus opposés ou proches par le
tableau suivant.
Du tableau 15 on déduit que le premier axe est fortement corrélé avec les polluant P1, P2, P3
et P5. Quant au deuxième axe, il est caractérisé par le P4 (PM10). Ceci est montré par les
individus 127 et 128 (tabl.16) qui présentent de faibles taux en P1, P2, P3 et P5 et par des taux
extrêmes de P4. Ils sont représentés par de fortes coordonnées positives sur l'axe 2. Tandis que
l'individu 17 présente la valeur maximale de P 5 avec de forts taux de P1, P2 et P3.
Contrairement à l'individu 267 qui est opposé à l'individus 17, sur le graphe, et dont la valeur
de P5 est nulle et qui présente aussi de faibles valeurs des trois premiers polluants. Par contre,
concernant le P4, ces deux derniers individus ne sont pas très différents.
65
Chapitre IV Résultats et discussion
66
Chapitre IV Résultats et discussion
La station de Ben Aknoun, située dans la forêt de Ben Aknoun montre, malgré le faible
effectif des individus, des dépassements importants des valeurs limites fixées par la
réglementation algérienne. Ceci concernant trois polluants :
- le NO2 (P3) dont la valeur limite est fixée à 200 µg/m 3 atteint les 271 µg/m3. Durant
la période d'étude, cette valeur a été dépassée trois fois pendant trois jours
consécutifs,
- pour les particules en suspension (P4), dont la valeur limite est de 80 µg/m 3, on note,
au moins, 29 jours dépassant la valeur réglementaire. On constate qu'ils sont
beaucoup plus importants par rapport à la première station, cela peut s'expliquer par
l'importante contribution des particules naturelles, dans cette zone, issues des feux de
forêt, des érosions éoliennes ou encore du transport des particules végétales par le
vent.
- Enfin, l'ozone atteint les 879 µg/m 3 et dépasse, au minimum, 25 fois la valeur limite
fixée par la réglementation algérienne (200 µg/m3).
Par ailleurs, nous constatons ici les faibles concentrations de CO (P 1) qui ne dépassent pas
0.9 ppm. Les concentrations moyennes en CO, dans cette station, sont plus faibles que
celles enregistrées au 1er Mai, tandis que les concentrations moyennes des oxydes d'azote
sont plus importantes. Nous constatons aussi dans cette station une variation importante des
concentrations journalières de certains polluants où nous enregistrons des écart-types
supérieurs aux moyennes, tel est le cas du CO, PM10 et l'ozone. D'après Boughedaoui et al.
(1998), Les véhicules roulant à une vitesse entre 40 à 100 Km/h produisent le moins de CO
(fig. 35), contrairement à ceux roulant à une vitesse de 10 à 40 Km/h ou à une vitesse
supérieure à 120 Km/h où l'émission de CO est à son maximum.
67
Chapitre IV Résultats et discussion
68
Chapitre IV Résultats et discussion
Les axes factoriels qui recueillent des informations significatives sont ceux engendrés par
les vecteurs propres correspondants aux valeurs propres supérieures à 1. On remarque que les
trois premières composantes expliquent 75% de l'inertie totale ce qui implique qu'on se limite à
ces trois premières composantes.
2.5
2.0
1.5
Valeurs propres
1.0
.5
0.0
1 2 3 4 5 6
Composantes
On se restreint donc aux trois premiers axes factoriels sur lesquels la projection des
variables est la suivante.
69
Chapitre IV Résultats et discussion
70
Chapitre IV Résultats et discussion
71
Chapitre IV Résultats et discussion
La pollution photochimique semble être considérable dans cette zone, surtout avec les
dépassements importants des normes enregistrées durant la période d'étude.
L'effectif de cette station, bien que réduit, nous permet une description météorologique de
la région. La station météorologique de Dar el Beida, située à 25 m d'altitude, affiche une
température moyenne (M1) d'environ 18°C, la température la plus élevée enregistrée dans cette
période est de 36.7°C. L'humidité (M4) est très importante puisqu'en moyenne elle dépasse les
77%. Les vents (M5) sont relativement faibles environ 3 m/s en moyenne atteignant une vitesse
maximale d'environ 8 m/s. Comme dans toute la région méditerranéenne, le soleil est très
présent dans notre station, l'ensoleillement (M 6) atteint 13 heures (valeur maximale) par jours
et une moyenne d'environ 8 heures de soleil par jour. Les coefficients de variation montrent
une grande variabilité de ces paramètres.
Corrélation entre les variables
Tableau 22: Matrice des corrélations entre les variables
M1 M2 M3 M4 M5 M6
M1 1
M2 -.122 1
M3 -.306 -.228 1
M4 -.492 .233 .263 1
M5 -.077 .328 -.303 -.208 1
M6 .162 -.418 .105 -.368 -.234 1
D’après le tableau 22, la variable M1 est corrélée négativement avec toutes les autres
variables, à l’exception de la variable insolation (M 6), cela indique le rapport direct entre les
rayons solaires et l’augmentation de la température de l'air. Les plus importantes corrélations
de la température sont négatives et notées avec la pression atmosphérique r = -0.30 et
l’humidité r = -0.49. Les basses pressions indiquent des situations atmosphériques
dépressionnaires ce qui peut très bien engendrer des précipitations et des vents forts ce qui
explique la corrélation négative entre ces deux paramètres et la pression atmosphérique,
respectivement r = -0.22 et r = -0.30. Les hautes pressions indiquent une situation
anticyclonique ; temps ensoleillé, vents faibles favorisant l’élévation des températures.
Concernant les précipitations (M2), on constate deux corrélations négatives avec la pression
atmosphérique (M3) et l’insolation (M6), en plus de la température (corrélation non
significative); les précipitations signifient une couverture nuageuse importante ce qui empêche
le passage des rayons solaires vers la basse troposphère, ceci justifie la corrélation négative r =
-0.41. Les autres corrélations positives sont enregistrées avec l’humidité (M 4) r = 0.23 et la
72
Chapitre IV Résultats et discussion
vitesse du vent r = 0.32. Le vent et la pluie sont fréquemment entraînés par la même situation
dépressionnaire.
Variance totale expliquée
Tableau 23: Valeurs propres des composantes principales
Composante Valeurs propres initiales
Total % d'inertie % cumulés
1 1.955 32.582 32.582
2 1.754 29.239 61.821
3 .848 14.137 75.958
4 .582 9.697 85.656
5 .543 9.053 94.709
6 .317 5.291 100.000
D'après la table des valeurs propres, les deux premières composantes expliquent 61% de la
variance totale, pour avoir plus d'information, nous prenons en considération les trois
premières composantes qui expliquent 75% de l'inertie totale des variables. Le graphique
suivant montre la décroissance des valeurs propres.
2.5
2.0
1.5
.5
0.0
1 2 3 4 5 6
Composantes
On voit d'après le graphique, une chute modérée des valeurs propres; cela veut dire que la
redondance de l'information qu'elles apportent n'est pas très significative. D'ailleurs, nous
avons constaté que les coefficients de corrélation entre les différents paramètres
météorologiques n'étaient pas très élevés, ce qui signifie que la liaison entre ces paramètres
n'est pas très évidente. La figure suivante représente la projection des variables sur les deux
premiers axes factoriels.
73
Chapitre IV Résultats et discussion
74
Chapitre IV Résultats et discussion
La matrice des coefficients montre que la première composante est partagée entre les
variables pluie, humidité et insolation. Cet axe est corrélé positivement avec les deux premières
variables et négativement avec la troisième r = -0.37. La deuxième composante est, elle aussi,
fortement corrélée avec la pression atmosphérique (M3) avec r = -0.44, on peut dire que l'axe 2
caractérise la pression atmosphérique. Quant au troisième axe, il présente une bonne
corrélation positive avec la variable vent (M5) et une corrélation négative avec la température
(M1); cela veut dire que l'axe 3 oppose ces variables, nous savons qu'en général, la circulation
des masses d'air, diminue la température.
75
Chapitre IV Résultats et discussion
La matrice des corrélations entre les différents paramètres météorologiques mesurés dans
cette station, indique de faibles coefficients de corrélation entre les variables. Le coefficient de
corrélation positive le plus élevé est enregistré entre la température (M 1) et l'insolation (M6) r =
0.32. La température est aussi corrélée négativement avec la pluviométrie (M 2) r = -0.31, avec
la pression atmosphérique (M3) r = -0.26 et aussi avec la vitesse du vent r = -0.27. La pluie,
quant à elle, présente une corrélation négative avec l'insolation r = -0.37 mais aussi avec la
pression atmosphérique r = -0.21.
Le graphique des valeurs propres (fig. 43), indique que dans ce cas, l'ACP ne donne pas de
bons résultats, car on remarque l'absence de chute rapide des valeurs propres. Cela signifie
l'absence de redondance dans l'information apportée par ce groupe de données mais aussi
l'indépendance de ces paramètres entre eux.
2.0
1.5
1.0
Valeurs propres
.5
0.0
1 2 3 4 5 6
Composantes
On retrouve ce résultat aussi dans l'étude de Sen et al. (2006), où les diagrammes entre les
variables météorologiques étudiées, prises deux à deux, ne montrent, dans un premier temps,
aucune relation. Elles sont interprétées comme étant indépendantes les unes des autres.
76
Chapitre IV Résultats et discussion
Nous avons effectué une classification par la méthode des K-means, sur les données de
pollution atmosphérique, nous avons ainsi obtenu 3 classes : une classe de forte pollution, une
classe de pollution moyenne et une classe de faible pollution. De même trois classes pour les
paramètres météorologiques ont été obtenues: une classe de stabilité atmosphérique, une classe
de perturbation atmosphérique (dépressionnaire) et une classe intermédiaire entre les deux
précédentes. Ce cheminement est suivi pour les deux stations.
Selon les noyaux finaux des classes, la première classe contient les valeurs des polluants les
plus faibles. Vient en suite la classe 2 intermédiaire entre la première et la troisième classe qui
renferme les plus fortes valeurs des polluants.
Ceci nous permet de caractériser la classe 1 par une faible pollution, la classe 2 par une
pollution moyenne et la classe 3 par une forte pollution.
Distances entre les noyaux des classes
Tableau 28: Distance entre les noyaux des classes
Classe 1 Classe 2 Classe 3
Classe 1 0
Classe 2 41.847 0
Classe 3 74.092 40.771 0
Les distances entre les noyaux indiquent que la plus grande distance est mesurée entre la
ère
1 et la 3ème classe, quant à la plus petite, elle est mesurée entre la deuxième et la troisième.
Nombre d'observations dans chaque classe
Tableau 29: Effectifs des classes
1 289 Faible pollution
Classe 2 109 Moyenne pollution
3 32 Forte pollution
Total 430
Le tableau 29 nous montre que la majorité des jours de la période d'étude sont dans la
classe 1. Cela signifie qu'environ 67 % des jours témoignent une bonne qualité de l'air, alors
que 7 % des jours sont marqués par une forte pollution atmosphérique.
77
Chapitre IV Résultats et discussion
Les noyaux finaux des classes indiquent que la classe 1 représente les paramètres d'une
situation atmosphérique anticyclonique (beau temps), avec les plus hautes températures, le plus
grand nombre d'heures d'ensoleillement, le minimum de précipitation avec les vents les plus
faibles.
La classe 3, par contre, présente les plus basse températures, la plus grande quantité de
pluie le minimum de soleil avec des vents forts. Elle représente ainsi, la situation
atmosphérique dépressionnaire (mauvais temps).
La classe 2, quant à elle, représente les conditions intermédiaires entre les deux situations
précédentes.
Distance entre les noyaux
Tableau 31: Distance entre les noyaux
Classe 1 Classe 2 Classe 3
Classe 1 0
Classe 2 9.839 0
Classe 3 18.921 17.253 0
Les distances entre les noyaux montrent que la première et la deuxième classe sont très
proches entre elles comparativement à la distance entre la première et la troisième, plus loin
des deux premières.
Nombre d'observation dans chaque classe
Tableau 32 : Effectifs des classes
1 205 Beau temps
Classe 2 177 S. Intermédiaire
3 48 Mauvais temps
Total 430
Prés de 50% des jours de la période d'étude présentent une situation de stabilité
atmosphérique. 11% seulement des jours présentent une situation de perturbation.
78
Chapitre IV Résultats et discussion
Le tableau 33 expose les noyaux des classes de pollution. On constate que les noyaux les
plus élevés sont ceux de la classe 2. On en déduit que la classe 2 représente une forte pollution
atmosphérique par ailleurs, ce tableau ne nous aide pas à trancher sur les classes de faible et de
moyenne pollution, entre la première et la troisième classe. La distance entre les noyaux des
classes, nous apportera plus d'informations.
Distances entre les noyaux finaux des classes
Tableau 34: Distance entre les noyaux finaux des classes de pollution
Classe 1 Classe 2 Classe 3
Classe 1 0
Classe 2 64.183 0
Classe 3 418.922 473.233 0
D'après le tableau ci-dessus la plus grande distance est mesurée entre la deuxième et la
troisième classe 473.23, alors que la plus courte distance est celle entre la première et la
deuxième 64.18. Cela nous mène à mettre la classe 1 après la classe 2 suivie de la classe 3.
Nous aurons donc, la classe 2 de forte pollution, la classe 1 représente une pollution moyenne
et enfin la classe 3 de faible pollution.
Nombre d'observations dans chaque classe
Tableau 35: Effectifs des classes de pollution
Classe 1 104 Moyenne pollution
2 64 Forte pollution
3 16 Faible pollution
Total 184
L'effectif des classes nous montre qu'une grande partie des jours, pendant la période
d'étude, indiquaient une pollution moyenne soit 56 % cependant environ 35% des jours
signalaient une forte pollution à la station de Ben Aknoun.
Les noyaux finaux de la classe 2 indiquent que les conditions anticycloniques y sont bien
représentées. La classe 3, avec de fortes précipitations, basse pression atmosphérique, vents
forts et 1 heure d'ensoleillement représente la classe de situation dépressionnaire.
79
Chapitre IV Résultats et discussion
On constate d'après le tableau 37 que les classes les plus proches sont la 1 et la 2. On
observe que la classe 3 est la plus loin des deux premières classe avec la plus grande distance
entre elle et la classe 2.
Nombre d'observations dans chaque classe
Tableau 38: effectifs des classes météorologiques
Classe 1 80 S. Intermédiaire
2 92 Beau temps
3 12 Mauvais temps
Total 184
On remarque que les deux premières classes sont presque égales représentant
respectivement 43 et 50% de la période d'étude. Seuls 6% des individus ont connu un temps
dépressionnaire (12 jours).
Pollution
MC 1 127 135 27 289
MC 2 53 50 06 109
MC 3 27 05 0 32
Somme 207 190 33 430
80
Chapitre IV Résultats et discussion
Pollution
BC 1 42 51 11 104
BC 2 50 13 01 64
BC 3 0 16 0 16
Somme 92 80 12 184
Le tableau 40 indique deux cases vides concernant la classe de faible pollution, cette classe
est présente uniquement en situation de stabilité atmosphérique C'2. Les jours de forte pollution
sont surtout observés en situation atmosphérique intermédiaire (50 jours), on compte aussi 13
jours de forte pollution dans la situation anticyclonique.
La station de Ben Aknoun ayant un effectif beaucoup plus réduit que la station du 1 er Mai,
montre un faible nombre de jours communs entre les classes représentant les groupes de
variables, relativement à la première station. Toutefois, le nombre non négligeable de jours
communs entre les deux groupes de variables observés dans les deux stations précédentes,
montre bien l'existence d'une relation entre ces variables, nous nous proposons de rechercher
l'intensité de ces liens.
81
Chapitre IV Résultats et discussion
82
Chapitre IV Résultats et discussion
polluants diminue. Cela montre le rôle épurateur du vent par la dispersion des polluants
atmosphériques dans l'air.
83
Chapitre IV Résultats et discussion
84
Chapitre IV Résultats et discussion
Dans notre cas on remarque que seule la variable vent diffère significativement entre les
classes. Cela signifie qu'elle est la seule à avoir une influence sur les trois classes.
Le test du F de Fisher, aussi utilisé dans la comparaison des moyennes. Il représente le
rapport de la variance intra-classes sur la variance interclasses. Plus la valeur de F est élevée
plus la signification tend vers 0.000 et plus la différence est significative entre les groupes de
variables. Une faible valeur de F indique une similitude entre les groupes.
L'examen de F, dans notre cas, montre que seule la variable vent présente une influence sur
les classes de pollution, on peut aussi inclure les précipitations.
De ces tests on peut déduire que les variables vent et précipitations sont les plus
discriminantes des autres variables, particulièrement les vents qui semblent avoir une
importante influence sur les classes de pollution.
Fonctions linéaires discriminantes de Fisher
Après avoir définie chaque classe de pollution avec les paramètres météorologiques qui lui
correspondent, et une fois vérifiée la différence entre les moyennes des variables
météorologiques des trois classes, nous appuyons les relations existantes entre les variables par
des fonctions discriminantes représentant chaque classe de pollution. Les coefficients des
fonctions de chaque classe sont donnés dans le tableau 45.
Tableau 45: Coefficients des fonctions discriminantes des classes
de pollution de la station du 1er Mai
Classes de pollution
Classe 1 Classe 2 Classe 3
Température 23.448 23.411 23.434
Pluviométrie 10.447 10.408 10.411
Pression 49.549 49.531 49.539
Humidité -4.211 -4.220 -4.252
Vents 23.393 22.845 22.591
Insolation -16.853 -16.865 -16.774
Constante -25239.146 -25217.048 -25223.972
Chaque colonne du tableau contient des estimations des coefficients des fonctions de
classification pour chaque classe. Ces fonctions discriminantes serviront pour affecter les
individus aux classes définies. Chaque individu est classé dans le groupe où il contient le plus
grand coefficient de la fonction de classification. Ces coefficients sont calculés d'une manière à
rendre maximale la distance entre les groupes de variables.
85
Chapitre IV Résultats et discussion
Pour classifier les individus dans un des groupes, nous devons fixer un score (cutting score)
qui joue le rôle de frontière entre les groupes. Normalement c'est la moyenne des scores de
deux groupes successifs.
À partir de ces fonctions sont déterminés les scores moyens de chaque classe en remplaçant
les variables météorologiques par leurs moyennes au sein de chaque classe:
La classe (1) de faible pollution:
f1=23.448(18.73) + 10.447 (2.99) + 49.549 (1015.55) – 4.211 (70.82) + 23.393(3.47) –
16.853(5.78) – 25239.1=25236.34
Ainsi pour affecter les jours prévus dans leurs classes de pollution d'appartenance, il faudra
remplacer les coordonnées météorologiques (prévus) pour ce jours dans les trois fonctions
discriminantes et choisir par la suite la classe dont le score discriminant est le plus faible pour y
affecter le nouvel individu. La règle simple et géométrique d’affectation est de choisir la classe
dont le centre de gravité est le plus proche du point-individu. Ce qui équivaut trouver le score
discriminant minimum (Lebart et al., 2006).
Tableau 46 : Les résultats du classement
Classe(s) d'affectation prévue(s) Total
Classes de 1 2 3
pollution
Original Effectif 1 155 75 59 289
2 28 46 35 109
3 2 9 21 32
% 1 53.6 26.0 20.4 100
2 25.7 42.2 32.1 100
3 6.3 28.1 65.6 100
Le tableau 46 indique que 51.6% des observations originales ont été classé correctement,
48.4% des jours ont été reclassé et ce pour plusieurs raisons. Soit il y a eu une erreur
d'enregistrement de ces mesures, soit il manque de l'information pour discriminer parfaitement
les classes entre elles. Si les dispersions des groupes sont très différentes à la fois en taille et en
orientation, la règle géométrique de classement peut conduire à des taux de mal-classés
importants (Desbois, 2003). Pour la première classe 155 individus (53.6%) ont été bien classés,
134 individus ont été reclassés (46.4%). Dans la deuxième classe, 42.2% d'individus ont été
bien classés alors que dans la troisième classe 65.6% des individus ont été correctement
classés.
Pour classifier les individus dans un des groupes, nous devons fixer un score. Les scores
calculés à partir des coefficients des 3 fonctions linéaires discriminantes permettent d'affecter
de nouveaux individus à l'une des trois classes préétablies. En effet pour un nouvel individu
(jour i) on calcule le score sc correspondant à chaque classe de pollution j:
86
Chapitre IV Résultats et discussion
3 sc1 i
sc j i tj V i
sc2 i
t 1
sc i
3
87
Chapitre IV Résultats et discussion
Ces variables témoignent une influence sur les groupes de variables contrairement aux
autres. La température parait être la variable la plus discriminante, et influe le plus entre les
classes, suivie de la vitesse du vent puis la pression atmosphérique.
Fonctions linéaires discriminantes de Fisher
De la même façon que la première station, nous avons obtenu les fonctions discriminantes
de la station de Ben Aknoun. Les coefficients de fonctions sont exposés sur le tableau suivant.
Tableau 49: Coefficients des fonctions discriminantes des classes
de pollution à la station de Ben Aknoun
Classes de pollution
1 2 3
Température 10.685 10.553 10.997
Pluviométrie 6.930 6.916 6.871
Pression 43.195 43.265 43.190
Humidité -1.990 -2.005 -1.915
Vents 30.920 30.085 30.827
Insolation -2.543 -2.555 -2.615
Constante -21947.179 -22013.399 -21954.241
Ainsi les fonctions discriminantes des trois classes de pollution dans la station de Ben
Aknoun s'écrivent :
La classe (1) de pollution moyenne:
Score 1= 10.685 température + 6.930 pluviométrie + 43.195 pression – 1.990 humidité +
30.920 vent – 2.54 insolation – 21947.179
88
Chapitre IV Résultats et discussion
Conclusion
L'analyse en composantes principales effectuée sur les deux groupes de variables et dans
les deux stations montre une forte relation entre les polluants émis, généralement, par la même
source (CO, NO, NO2 et SO2) étudiés dans la station du 1er Mai, mais aussi une bonne
corrélation négative entre les COV et l'ozone, à Ben Aknoun.
La dispersion des variables météorologiques, dans les deux stations, montre moins de
rapports entre ces derniers ; les coefficients de corrélation sont très faibles pour pouvoir tirer
des conclusions. La meilleure corrélation enregistrée dans la station d'Alger port est négative
entre la pluviométrie et l'ensoleillement. Toutefois, les variables météorologiques dans cette
station, comme dans la station de Dar el Beida, montrent une certaine indépendance. Ceci a été
confirmé dans d'autres études (Sen et al., 2006).
En comparant les matrices de corrélation des deux stations météorologiques, on remarque
globalement qu’elles affichent une faible corrélation entre les paramètres en question, mais
lorsque les paramètres météorologiques sont comparés deux à deux, on constate que des
corrélations existantes entre un couple dans une station peuvent être non significatives voire
absentes dans l'autre. Cela peut remettre en cause la fiabilité des données ou simplement
indiquer l'absence de relation entre les paramètres météorologiques.
Quant aux relations entre les polluants atmosphériques, on trouve presque les mêmes
résultats dans les deux stations: bonne corrélation entre le CO, le NO et le NO2 et absence de
corrélation avec les poussières. Nous rappelons que ces constatations sont relatives aux saisons
des jours considérés dans la période d’étude.
La recherche des liens entre les deux groupes de variables a débuté par une classification
des deux groupes de variables en trois classes. De forte, moyenne et faible pollution pour les
polluants atmosphériques et en situation anticyclonique, situation intermédiaire et situation
dépressionnaire pour les paramètres météorologiques. Concernant la station du 1er Mai, la
classe de faible pollution réunis 289 jours marqués par de faibles concentrations des polluants,
la classe de pollution moyenne avec 109 jours et enfin la classe dans laquelle on a marqué les
plus forts taux de polluants: la classe de forte pollution. De toute de la période d'étude, 67%
témoigne d’une bonne qualité de l'air et seulement 7% soit 32 jours signalent une forte
pollution.
La distinction des classes de pollution à Ben Aknoun a donné : la classe 2 de forte pollution
où toutes les concentrations étaient à leurs maximums sauf l'O3. La classe 3 de faible pollution
enfin, la pollution moyenne est donc attribuée à la classe 1.
89
Chapitre IV Résultats et discussion
Dans cette station, on voit qu'une grande partie de la période d'étude témoigne d'une
pollution moyenne soit 56% des jours selon les données utilisées.
Nous constatons dans la station du 1er Mai, qu'en situation dépressionnaire aucun cas de
pollution aigue n'est observé. Cette situation météorologique favorise le nettoyage de
l'atmosphère et empêche l'accumulation des polluants atmosphériques dans l'air. Par ailleurs,
en situation anticyclonique, on observe la majorité des jours représentant la classe de forte
pollution soit 84% des jours de cette classe.
Dans cette station, le temps de stabilité atmosphérique est marqué par une pollution
moyenne à faible (plus de 90% des jours de la classe anticyclonique).
Par contre à Ben Aknoun, les jours de forte pollution sont surtout observés en situation
atmosphérique intermédiaire entre l'anticyclone et la dépression. (51/80 jours).
L'étape suivante dans la recherche des liens entre les groupes de variables : la corrélation
entre les groupes, a montré une certaine disparité déjà signalée par de nombreuses études. La
station de Ben Aknoun montre de nouvelles corrélations notamment entre la pluie et certains
polluants comme le NO2, où le rôle épurateur des pluies apparaît par la corrélation négative de
ce paramètre avec les polluants de l'air. Nous enregistrons aussi une forte corrélation entre la
température et l'O3.
A partir des deux stations, on constate que les plus hauts coefficients de corrélation sont
observés entre le vent et les autres polluants. Le vent, par sa corrélation négative, semble avoir
le plus d'effet sur les variables de la pollution atmosphérique. En effet, en balayant l'air, le vent
disperse les polluants et diminue leur concentration dans l'atmosphère.
Selon les résultats de l'analyse factorielle discriminante, seule la variable "vent" semble être
discriminante dans le cas de la station du 1er Mai. Par contre à Ben Aknoun, on constate que la
température, le vent et la pression atmosphérique agissent le plus sur la formation des classes et
sont donc discriminantes.
Au départ, nous avons choisis la station de Ben Aknoun comme station de référence vu sa
situation loin de la ville et dans la forêt. Mais il s'est avéré, d'après les résultats obtenus, que
cette station est aussi polluée que la station du 1 er Mai. A Ben Aknoun, malgré le faible effectif
des données, nous enregistrons plusieurs dépassements des valeurs limites des polluants fixées
par la réglementation algérienne. Cela peut revenir aux conditions géographiques de la région
où se situe la station, dont la topographie puisque la station se situe dans une vallée, mais aussi
le microclimat de la station surtout que la végétation semble avoir son influence. Bien que les
émissions soient faibles prés du site d'étude, les niveaux de concentration des polluants peuvent
augmenter par accumulation. Nous pouvons aussi ajouter à cela la part du trafic routier
notamment les poids lourds qui rentrent en jeu, puisque la station de mesure n'est qu'à 200 m
de l'autoroute.
90
Conclusion générale
Et perspectives
91
Conclusion générale et perspectives
La pollution atmosphérique est déterminée par la source et le taux d'émission des polluants, elle
varie selon la géographie, la démographie et le profil socioéconomique de la région. Les propriétés
physico-chimiques des polluants font qu'ils se comportent différemment dans l'air, certains résident
longtemps dans les couches atmosphériques, d'autres se dispersent et/ou se transforment plus
rapidement. Ils sont donc influencés par d’autres facteurs dont les conditions météorologiques.
L’étude présentée ici a recherché la relation qui lie les conditions météorologiques avec la
pollution atmosphérique en déterminant le paramètre météorologique le plus influent sur chaque
polluant ainsi que les meilleures corrélations entre les polluants atmosphériques eux-mêmes et entre
chaque polluant et les différents paramètres météorologiques, en mettant l'accent sur les paramètres
météorologiques ayant le plus d'effet sur la qualité de l'air des stations étudiées.
La recherche de liens entre les groupes de variables de pollution atmosphériques et les variables
climatiques devait surmonter une première difficulté due au manque de données des mesures de la
pollution atmosphériques provenant de l'organisme de surveillance de la qualité de l'air à Alger
SAMA SAFIA. Pour palier à ce manque de données, nous avons écourté la période d'étude. Les
données utilisées au sein d'une année ne sont pas réparties d'une façon homogène, une saison voire
deux, peuvent ne pas être représentées. Cette situation est présente dans les trois années d'étude et ce
pour les deux stations, particulièrement la station de Ben Aknoun.
L'emplacement des stations de surveillance de la qualité de l'air qui n'a pas été basé sur des études
de terrain mais plutôt sur des raisons sécuritaires peut constituer une seconde difficulté que nous
prenons en considération dans l’interprétation, la conclusion et surtout dans les perspective de ce
travail.
Les résultats obtenus peuvent être récapitulés comme suit.
L'analyse en composantes principales effectuée sur les deux groupes de variables et dans les deux
stations laisse voir une forte relation entre les polluants émis, généralement, par la même source (CO,
NO, NO2 et SO2) étudiés dans la station du 1er Mai, et qui constituent un groupement sur les
graphiques par rapport aux autres polluants. Mais aussi une bonne corrélation négative entre les COV
et l'ozone, à Ben Aknoun.
Dans la station du 1er Mai, située en plein centre ville et où l'on mesure particulièrement le dioxyde
de soufre (SO2), aucun dépassement des valeurs limites par les polluants n'est enregistré, selon les
données utilisées, sauf pour les poussières ce qui est dû, à notre avis, aux travaux de la trémie réalisée
dans cette période.
Dans le cas de la station de Ben Aknoun où deux nouveaux polluants sont mesurés les COV et
l'O3, on constate, malgré la courte période d'étude, des dépassements importants des valeurs limites
fixées par la loi algérienne et ce concernant trois polluants: le NO 2, les PM10 et l'ozone.
En comparant les matrices de corrélation des deux stations météorologiques, on remarque que les
résultats sont différents bien que les mesures proviennent du même organisme (ONM). Il est clair
que les deux stations attestent globalement une faible corrélation entre les paramètres en question,
mais lorsqu'ils sont comparés deux à deux on constate que des corrélations existantes entre un couple
dans une station peuvent être non significatives voire absentes dans l'autre. Cela peut remettre en
cause la fiabilité des données ou simplement indiquer l'absence de relation entre les paramètres
météorologiques, sans oublier toutefois que" l'absence de l'évidence ne signifie pas l'évidence de
l'absence". Vu la différence de résultats entre les deux stations, il est nécessaire d'attirer l'attention sur
l'état de la station d'Alger port qui, d'après l'ONM, n'est pas tout à fait conforme aux normes
énoncées par l'organisation mondiale de météorologie (OMM). Cependant, les données de Dar el
Beida sont plus fiables mais la période d'étude est beaucoup plus courte que la station d'Alger port.
La classification des polluants atmosphériques a aboutit, dans les deux stations sur 3 classes.
Dans la station du 1er Mai, la classe de faible pollution réunis 289 jours, la classe de pollution
92
Conclusion générale et perspectives
moyenne compte 109 jours et enfin la classe de forte pollution enregistrée dans 32 jours. Dans cette
station, 67% de la période d'étude témoigne une bonne qualité de l'air et seulement 7% soit 32 jours
signalent une forte pollution.
Même principe pour les variables météorologiques où on distingue une classe de stabilité
atmosphérique réunissant 205 jours de la période d'étude (50% des jours). La deuxième classe est une
classe de transition entre la classe de situation anticyclonique et la classe de dépression
atmosphérique, elle regroupe 177 jours. La troisième classe rassemble les jours de situation de
perturbation atmosphérique dite dépressionnaire, elle est ressentis dans 48 jours (11%).
Lors du croisement des deux groupes de variables, nous constatons dans la station du 1 er Mai,
qu'en situation dépressionnaire aucun cas de pollution aigue n'est observé. Cette situation
météorologique favorise le nettoyage de l'atmosphère et empêche l'accumulation des polluants
atmosphériques dans l'air. Par ailleurs, en situation anticyclonique, on observe la majorité des jours
représentant la classe de forte pollution soit 84% des jours de cette classe. Dans cette station, le
temps de stabilité atmosphérique est marqué par une pollution moyenne à faible (plus de 90% des
jours de la classe anticyclonique).
Dans la station de Ben Aknoun, on voit qu'une grande partie de la période d'étude témoigne d'une
pollution moyenne soit 56% des jours selon les données utilisées. Cependant environ 35% des jours
signalaient une forte pollution. Quant à la situation atmosphérique, On remarque que la classe de la
situation anticyclonique et la classe intermédiaire, sont presque égales et représentant respectivement
50 et 43% de la période d'étude. Seuls 6% des jours étudiés ont connu un temps dépressionnaire (12
jours).
Dans cette station, vu le nombre limité d'observations, la table de contingence indique moins
l'interférence entre les deux groupes de variables. On remarque que les jours de forte pollution sont
surtout observés en situation atmosphérique intermédiaire entre l'anticyclone et la dépression. (51/80
jours).
L'étape suivante dans la recherche des liens entre les groupes de variables : la corrélation entre les
groupes, a montré une certaine disparité déjà signalée par de nombreuses études effectuées sur ce
sujet (Monn et al., 1995; Morawska et al., 1998; Ilten et Silici, 2007…etc.). Nos résultats
correspondaient dans certains cas aux résultats des recherches précédentes (Morawska et al., 1998 et
Monn et al., 1995) et s'y opposaient dans d'autres (corrélation entre la température et les PM10 dans le
1er Mai).
La station de Ben Aknoun a montré de nouvelles corrélations notamment entre la pluie et certains
polluants comme le NO2, où le rôle épurateur des pluies apparaît par la corrélation négative de ce
paramètre avec les polluants de l'air.
La situation de stabilité atmosphérique issue de l'élévation de la pression atmosphérique
encourage l'accumulation des polluants dans l'air, nous pouvons le déduire à partir des corrélations
positives de la plupart des polluants (sauf PM10 et O3) avec ce paramètre météorologique.
A partir des deux stations on constate que les plus hauts coefficients de corrélation sont observés
entre le vent et les autres polluants. Le vent, par sa corrélation négative, semble avoir le plus d'effet
sur les variables de la pollution atmosphérique. En effet, en balayant l'air, le vent disperse les
polluants et diminue leur concentration dans l'atmosphère.
Nous pensons que l'irrégularité de la période d'étude ainsi que le manque d'individus sont à
l'origine des faibles coefficients observés ou même de la divergence de certains de nos résultats par
rapport aux autres études faites sur le même sujet.
La finalité de notre recherche est d'écrire les relations entre les variables météorologiques et les
variables de la pollution atmosphérique sous forme d'équation propre à chaque situation de la qualité
de l'air en fonction des paramètres météorologiques, mais aussi de définir les variables les plus
influentes "discriminantes" sur les diverses situations.
93
Conclusion générale et perspectives
Dans notre cas et selon les résultats de l'analyse factorielle discriminante seule la variable "vent"
semble être discriminante dans le cas de la station du 1 er Mai. Par contre à Ben Aknoun, on constate
que la température, le vent et la pression atmosphérique agissent le plus sur la formation des classes
et sont donc discriminantes.
Le résultat du classement informe sur la qualité du classement. Les taux de bien-classés
constituent une mesure immédiate des performances de la règle de classement élaborée. On attend
bien sûr des résultats meilleurs que ceux produit par une règle aléatoire, soit pour 3 groupes
supérieurs à 33 %. L’objectif d’un classement quasi-parfait, taux proche de 100 %, est difficile à
atteindre dans la plupart des contextes d’application réelle des méthodes de discrimination. Dans la
station du 1er Mai, le taux des individus bien classés n'a pas dépassé 52%, tandis que dans la station
de Ben Aknoun ce taux a atteint 66.3%.
Au départ, nous avons choisis la station de Ben Aknoun comme station de référence vu sa
situation loin de la ville et dans la forêt. Mais il s'est avéré, d'après les résultats obtenus, que cette
station est aussi polluée que la station du 1 er Mai. Cela peut revenir aux conditions géographiques de
la région où se situe la station, la topographie puisque la station se situe dans une vallée, mais aussi le
microclimat de la station surtout que la végétation semble avoir son influence. Bien que les émissions
soient faibles prés du site d'étude, les niveaux de concentration des polluants peuvent augmenter par
accumulation. Nous pouvons aussi ajouter à cela la part du trafic routier notamment les poids lourds
qui rentrent en jeu, puisque la station de mesure n'est qu'à 200 m de l'autoroute.
Les résultats obtenus à la fin de cette étude, méritent d’être étayé par une banque de données plus
complète pour pouvoir entamer les prévisions de la pollution atmosphérique à partir des prévisions
météorologiques et construire des modèles mathématiques utilisables dans le futur. Il serait aussi
important que le réseau de SAMA SAFIA répare les appareils de mesure météorologiques pour
accéder aux paramètres météorologiques de la station de mesure de la qualité de l'air même car les
stations météorologiques de l'ONM se trouvent relativement loin des stations de SAMA SAFIA.
Mais avant cela, il serait préférable de changer l'emplacement de ces stations et de les placer dans des
endroits appropriés loin de tout obstacle pouvant affecter les mesures effectuées.
94
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100
Liste des figures
101
Fig.33 : Projection des individus sur l'axe 1 et l'axe 3…………………………………….. 65
Fig.34 : Projection des individus sur l'axe 2 et l'axe 3……………………………………...65
Fig. 35: Facteurs d'émission de CO en fonction de la vitesse et le type du véhicule….. …67
Fig.36: Graphique des valeurs propres………………………………………….………… 68
Fig.37: Projection des variables sur les axes factoriels 1 et 2……………………………. 69
Fig.38: Projection des variables sur les axes factoriels 1 et 3…………………………….. 69
Fig. 39: Projection des variables sur les axes factoriels 2 et 3……………………………. 70
Fig.40 : Graphique des valeurs propres……………………………………………….……72
Fig.41 : Projection des variables sur les axes factoriels 1 et 2……………………………..73
Fig.42 : Projection des variables sur les axes factoriels 1 et 3……………………………. 73
Fig.43: Graphique des valeurs propres………………………………………………….… 75
102
Tableau 19: Valeurs propres des composantes principales………………………………..68
Tableau 20: Matrice des coefficients des composantes principales..……………………..70
Tableau 21: Description statistique des paramètres météorologiques…………………….71
Tableau 22: Matrice des corrélations entre les variables………………………………….71
Tableau 23: Valeurs propres des composantes principales………………………………..72
Tableau 24 : Matrice des coefficients des composantes……………………………...…....74
Tableau 25 : Description statistique des paramètres météorologiques………………….....74
Tableau 26 : Matrice des corrélations entre les variables………………………….………74
Tableau 27 : Les noyaux finaux des classes de pollution atmosphérique………………….76
Tableau 28: Distance entre les noyaux des classes………………………………………...76
Tableau 29: Effectifs des classes……….………………………………………………….76
Tableau 30: Noyaux finaux des classes de situation météorologique…………………….77
Tableau 31: Distance entre les noyaux……………………………………………………77
Tableau 32: Effectifs des classes………………………………………………………….77
Tableau 33: Noyaux finaux des classes pollution atmosphérique…………………………78
Tableau 34: Distance entre les noyaux finaux des classes de pollution…………………...78
Tableau 35: Effectifs des classes de pollution…………………………………………….78
Tableau 36: Noyaux finaux des classes de situation météorologique……………………..78
Tableau 37: Distance entre les noyaux des classes………………………………………..79
Tableau 38: Effectifs des classes météorologiques………………………………………..79
Tableau 39: Table de contingence des deux groupes de variables………………………...79
Tableau 40: Table de contingence des deux groupes de variables……………...…………80
Tableau 41: Corrélations entre les polluants atmosphériques et les paramètres météorologiques
(1er Mai)………………………………………………………………………….….……...81
Tableau 42: Corrélations entre les polluants atmosphériques et les paramètres météorologiques
(Ben Aknoun)………………………………………………………………………….…..82
Tableau 43: Caractérisation des classes de pollution par les paramètres météorologiques à la
station du 1er Mai………………………………………………………………………..…83
Tableau 44: Tests d'égalité des moyennes des groupes de pollution à la station du 1er
Mai.…………………………………………………………………………………..…….83
Tableau 45: Coefficients des fonctions discriminantes des classes de pollution de la station du
1er Mai………………………………………………………………………………..……84
Tableau 46 : Les résultats du classement……………………………………………....…..85
Tableau 47: Caractérisation des classes de pollution par les paramètres météorologiques à la
station de Benaknoun………………………………………………………………..……..86
Tableau 48: Tests d'égalité des moyennes des groupes de pollution à la station de Ben Aknoun.
……………………………………………………………………………………………..86
103
Tableau 49: Coefficients des fonctions discriminantes des classes de pollution à la station de
Ben Aknoun………………………………………………………………………………....87
Tableau 50 : Les résultats du classement……………………………………………..……...88
104
الملخص
بدةٚ صٙشكم عببب فٚ َّظ بًأٛت عهٗ انًذٛ نكٍ نٓزا انًُٕ آثبسا عهب.ب ْبيبَٛب ٔعًشإًٛؼشافٚب ٔدٚعشفج انجضائش يُز اإلعخمالل ًَٕا الخصبد
ئت يٍ جٓت ٔعهٗ صذت اإلَغبٌ يٍ جٓتٛبث انًخشحبت عهٗ انبٛت انٕٓاء ٔكم انخبعٛ عشح يشكهت َٕعَٙغبت يهٕثبث انجٕ كًب ٔأٌ نّ دٔسا ْبيب ف
انًكبٌ ٔانضيبٌ ٔرنكٙجذس بُب حُبؤ حغٕساث ْزا انخهٕد فٚ ت بمٛش كبفّٛ حعذ ؼٛبط َغبت انخهٕد فٛت انٕٓاء ٔلٛ نزنك فئٌ يشالبت َٕع.ٖأخش
ش انالصيت نخفبد٘ بهٕغ َغبت انخهٕدٛ بم الحخبر انخذاب، ٌت ٔانغكبُٛظ فمظ إلَزاس انغهغبث انًعٛٓب انخهٕد رسٔاحّ نٛبهػ فٚ ٙالعخببق انفخشاث انخ
ٍ ْزِ انًهٕثبث ٔ عٕايم انغمظ يٍ جٓتٍٛ يهٕثبث انجٕ يٍ جٓت ٔانعاللبث بٛخشحب فٓى انعاللبث انًذشكت انكبئُت بٚ يٍ أجم رانك.تٛدسجبث عبن
شة بفعم دشكت كخم انٕٓاءٛ حهٕد انجٕ فٓزِ انًهٕثبث حمغع يغبفبث يخؽٙشة حًثم أدذ أْى انعٕايم انًؤثشة فٛ خبصت إرا كبَج ْزِ األخ.ٖأخش
.ٙمٛ دمٙبئًٛعخبش انجٕ كًصُع كٚ نزا. ئبث يهٕثبث انٕٓاءٚت انغذب ٔ حغشأ خالل ْزا انخُمم عذة حذٕالث عهٗ جضٛٔدشك
شا عهٗ كم يهٕد ٔكزاٛذ انعبيم انجٕ٘ األكثش حأثٚ حشبظ عٕايم انغمظ ببنخهٕد انجٕ٘ ٔحذذٙ ْزا انعًم بذساعت انعاللت انخٙاْخًًُب ف
ت انٕٓاء ٔرنكٛشا عهٗ َٕعٛشة ٔعٕايم انغمظ يع ابشاص انعُصش انجٕ٘ األكثش حأثٍٛ ْزِ األخٍٛ يهٕثبث انجٕ ٔبٛأدغٍ االسحببعبث انًغجهت ب
.ٙم اإللصبئٛبٕاعغت انخذه
ٌٕذ انكشبٍٛ كم يٍ أكغٛت بٕٚ ٔجٕد اسحببعبث ل، )ذ٘ ايذًذٛت عٚ يذغت "أٔل يب٘" (بهذٙٓب يٍ خالل ْزِ انذساعت فٛأثبخج انُخبئج انًخذصم عه
ئبثٚ انًمببم َجذ انؽببس(انجضٙ ف.بساثٛت يٍ يذشكبث انغٛج ألٌ ْزِ انًهٕثبث َبحجت عٍ االدخشالبث انًخأحٚذ انكبشٛ أكغَٙٔ أكبعذ األصٔث ٔ ثب
ٕ٘ يذغت بٍ عكٌُٕ فمذ الدظُب يعبيم اسحببط لٙ أيب ف. لذ حكٌٕ َبحجت عٍ يصبدس أخشٖ إضبفت إنٗ انًصذس انغببكٙ انٕٓاء) ٔانخٙانعبنمت ف
. يٍ خالل ْزِ انذساعت،ُٓبًٛب بٛت ألم اسحببعب فًُٕٚب حبذٔ انعٕايم انجٛشة ٔاألٔصٌٔ بٚت انًخغبٍٕٚ انًشكببث انعضٛ بٙعهب
شاثٛف انخهٕد انجٕ٘ دغب شذحّ إنٗ ثالد ألغبو ٔكخببت كم لغى عهٗ شكم يعبدنت بذالنت انًخؽُٛإضبفت إنٗ ْزِ انُخبئج حًكُُب يٍ حص
.تٕٚت انٕٓاء اَغاللب يٍ حُبؤاث األسصبد انجٛ عخغًخ بخٕلع َٕعٙ انخْٙ ْزِ انًعبدالث.""عٕايم انغمظ
Summary
Algeria has experienced since independence an important economic, demographic and urban growth.
Unfortunately, this growth has a great impact on the environment. It increases air pollutant emissions and poses an
acute problem of air quality damaging to ecosystems and human health. Thus, emission measurement is not
enough. We must predict the evolution of this pollution in both time and space in order to anticipate its peaks to
make the population aware and act, as far as possible, on the factors contributing to it. Thus, it is necessary to
understand the dynamic relationship between the pollutants, on one hand, and the pollutants and the
meteorological conditions, on the other hand. These latter are actually the most important factors influencing air
pollution, as these pollutants are transported to variable distances by the movement of air masses and clouds.
During their transport, the pollutants undergo transformation. The atmosphere becomes like a real chemical
factory.
We will focus, in this paper, on the relationship that binds weather conditions to air pollution by defining the
most influential meteorological parameter on each pollutant. We will also study the best correlations between air
pollutants themselves and between each pollutant and the various meteorological parameters by putting emphasis
on meteorological parameters that have the major impact on stations by using the discriminant analysis. This
analysis will help to predict heavy pollution days from weather forecast and prevent the authorities to alert the
population.
The study’s results show, at 1er Mai’s station (Sidi M'hamed), the existence of a close relationship between
pollutants CO, NO, NO2 and SO2 coming from the combustion of vehicles engine against the PM10 that can be
emanated from other sources. At Ben Aknoun’s station, we notice a strong negative correlation between VOCs
and O3. The meteorological parameters seem to be less correlated between them. According to this study, the most
influential weather factors on air pollution are: wind, temperature and atmospheric pressure. Besides, we managed
to characterize air pollution through equations describing each class of the proposed pollution. These equations
will help predict air quality based on weather forecasts.
Key-words: air, atmosphere, meteorology, pollution, relationships.
105