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Limites et continuité des fonctions

Le document traite des limites, de la continuité et de la dérivabilité des fonctions numériques. Il présente des théorèmes sur les limites, les asymptotes, et la continuité, ainsi que des définitions et propriétés des fonctions dérivées. Des exemples illustrent les concepts abordés, notamment les fonctions polynomiales, rationnelles, logarithmiques et exponentielles.

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Limites et continuité des fonctions

Le document traite des limites, de la continuité et de la dérivabilité des fonctions numériques. Il présente des théorèmes sur les limites, les asymptotes, et la continuité, ainsi que des définitions et propriétés des fonctions dérivées. Des exemples illustrent les concepts abordés, notamment les fonctions polynomiales, rationnelles, logarithmiques et exponentielles.

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I – Fonction numérique à une variable:

I-1 Limite d’une fonction numérique :


I-1-a Limite des fonctions polynomiales et rationnelles :
an x n + .. + a0 an x n
lim an x n + .. + a0 = lim an x n , lim = lim
x→±∞ x →±∞ x→±∞ b x m + .. + b x →±∞ b x m
m 0 m
0 ±∞
Les formes indéterminées sont : (+∞) + (−∞) , , 0× ±∞ ,
0 ±∞
Exemples :
2x4 + x − 3
lim − 2 x 3 + 5 x − 4 , lim 5 x 4 − 2 x 3 + x + 11 , lim
x →+∞ x →−∞ x →+∞ 1 − x3
3x + 1 5x2 + 1
lim , lim
x →−∞ x 5 − x x →+∞ (2 x − 1) 2

Théorème :
Soient f et g deux fonctions numériques telles que lim f ( x) = l et lim g ( x) = l ′ . Alors :
1) lim f ( x) + g ( x) = l + l ′ , lim α f ( x) = α × l (α ∈ ) , lim f ( x) × g ( x) = l × l ′
1 1 f ( x) l
2) Si l ′ ≠ 0 , on a : lim = et lim = .
g ( x) l ′ g ( x) l ′
3) Si l ≥ 0 , on a : lim f ( x) = l .
4) lim f ( x) = l lim | f ( x) |=| l | et lim f ( x) = 0 lim | f ( x) |= 0
Exemples :
( x − 1)3 x2 − 4x x2 + x + 1 − x
lim , lim , lim
x →1 x 3 − x x →4 x −2 x →+∞ x −1
I-1-b Les théorèmes de comparaison :
Théorème1 :
Soient f , u et v des fonctions définies sur un intervalle de type [ a, +∞[ , a ∈ .
- Si pour tout x ≥ a on a f ( x) ≥ u ( x) et si lim u ( x) = +∞ , alors lim f ( x) = +∞ .
x→+∞ x→+∞
- Si pour tout x ≥ a ,on a f ( x) ≤ u ( x) et si lim u ( x) = −∞ , alors lim f ( x) = −∞ .
x→+∞ x→+∞
Remarque :
On a des théorèmes analogues pour les limites en −∞ et en a ∈ .
Théorème2 : « Des gendarmes »
Soient f , u et v des fonctions définies sur un intervalle de type [ a, +∞[ , a ∈ .
Si pour tout x ≥ a , on a u ( x) ≤ f ( x) ≤ v( x) et si lim u ( x) = lim v( x) = l , alors lim f ( x) = l .
x →a x →a x →a
Remarque :
Ce théorème s’étend aux limites en −∞ et en a ∈ .
Théorème3 :
Soient f et u des fonctions définies sur un intervalle de type [ a, +∞[ , a ∈ .
Si pour tout x ≥ a ,on a f ( x) − l ≤ u ( x) et si lim u ( x) = 0 , alors lim f ( x) = l
x→+∞ x→+∞
Remarque : Ce théorème s’étend aux limites en −∞ et en a ∈ .
I-1-c Les asymptotes :
Soit f une fonction et (C f ) sa représentation graphique dans un repère .
- Si lim f ( x) = b ∈ , (C f ) admet la droite ( D) : y = b pour asymptote en ±∞ .
x→±∞

1
- Si lim f ( x) = ±∞ , (C f ) admet la droite ( D) : x = a pour asymptote .
x →a
f ( x)
- Si lim f ( x) = ±∞ et lim = 0 , (C f ) admet l’axe (ox) comme direction asymptotique en ±∞
x→±∞ x→±∞ x
f ( x)
- Si lim f ( x) = ±∞ et lim = ±∞ , (C f ) admet l’axe (oy ) comme direction asymptotique en ±∞
x→±∞ x→±∞ x
f ( x)
- Si lim f ( x) = ±∞ , lim = a ≠ 0 et lim f ( x) − ax = ±∞ (C f ) admet la droite ( D) : y = ax
x→±∞ x→±∞ x x→±∞
comme direction asymptotique en ±∞ .
f ( x)
- Si lim f ( x) = ±∞ , lim = a ≠ 0 et lim f ( x) − ax = b ∈ , (C f ) admet la droite
x→±∞ x→±∞ x x→±∞
( D) : y = ax + b comme asymptote en ±∞ .
Exemples :
1− 2x x2
1) f ( x) = 2) f ( x ) = 2 x − 1 − 3) f ( x) = x 2 + x + 5
( x − 1) 2 x4 + 1
I - 2 Continuité d’une fonction numérique :
Définition :
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et a ∈ I un élément de I .
On dit que f est continue au point a si lim f ( x) = f (a) .
x →a
On dit que f est continue à droite ( respectivement à gauche) au point a si lim+ f ( x) = f (a) .
x →a
( respectivement lim− f ( x) = f (a) ).
x→a
On dit que f est continue sur l’intervalle I si f est continue en tout point de I .
On dit que f est continue sur l’intervalle [ a, b ] si f est continue sur l’intervalle ]a, b[ et si
lim f ( x) = f (a) et lim− f ( x) = f (b)
x→a + x→b
Exemples :
1) Les fonctions polynomiales sont continues sur .
2) Toute fonction rationnelle est continue sur son domaine de définition.
x 2 + 3x − 4
f ( x) = , si x ≠ 1
3) x −1
f (1) = 5

Proposition :
Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle I et α ∈ . Alors :
1) Les fonctions f + g , α f et f × g sont continue sur I .
1 f
2) Si ∀x ∈ I : g ( x) ≠ 0 alors les fonctions et sont continue sur I .
g g
3) Si ∀x ∈ I : f ( x) ≥ 0 alors la fonction f est continue sur I .

Théorème des valeurs intermédiaires :


Soit f une fonction continue sur un intervalle I et a, b ∈ I ( a ≤ b ) .
Pour tout réel λ tel que f (a) ≤ λ ≤ f (b) il existe c ∈ [ a, b ] tel que : f (c) = λ .
Conséquence :
Si f est continue sur et si f (a). f (b) ≤ 0 alors il existe c ∈ [ a, b ] tel que : f (c) = 0 .
Si de plus f est strictement monotone , alors le réel c est unique.
Applications:
f ( x) = x3 + x + 1 , a = −1 et b = 0
2
I - 2 Dérivabilité d’une fonction numérique :
I – 1 – a Le nombre dérivé , fonction dérivée :
Définition:
Soit f une fonction définie sur un intervalle I , a ∈ I , qui n’est pas une extrémité de I .
f ( x) − f (a)
On dit que f est dérivable au point a si : lim = l∈ .
x →a x−a
Le nombre réel l qu’on note f ′(a ) est appelé le nombre dérivé de f au point a .

Remarque:
On définit de la même façon la dérivabilité à droite et à gauche de a par :
f ( x) − f (a ) f ( x) − f (a)
lim+ = f d′ (a) et lim− = f g′ (a)
x →a x−a x →a x−a
Et on a :
f est dérivable au point a si seulement si f est dérivable à droite et à gauche au point a et
f d′ (a ) = f g′ (a )
Exemples :
x2 + x − 2
1) f ( x) = , a =1 , a = 0 2) f ( x) = x + 2 , a = −2
x+3
Proposition :
Si f est dérivable au point a alors est continue au point a .
Remarque : La réciproque est fausse .
Exemple : f ( x) = x , a = 0
Interprétation géométrique du nombre dérivé :
Soit ( C ) la courbe de f dans un repère . Alors :
Si f est dérivable au point a alors ( C ) admet au point A ( a, f (a ) ) une tangente d’équation :
(T ) : y = f (a ) + f ′(a)( x − a) .

I – 2 La fonction dérivée , la dérivée seconde :


Définition :
On dit que f est dérivable sur l’intervalle ]a, b[ si f est dérivable en tout point de ]a, b[ .
On dit que f est dérivable sur l’intervalle [ a, b ] si f est dérivable sur l’intervalle ]a, b[ et
dérivable à droite au point a et à gauche au point b .
Si f est dérivable sur un intervalle I , la dérivée de f est la fonction notée f ′ définie sur I
f ′: I →
par :
x f ′( x)
Les dérivées des fonctions usuelles :
Toute fonction constante est dérivable sur et a pour dérivée la fonction nulle .
1 ′ −1 ′ 1
∀x ∈ , ∀n ∈ : ( x n )′ = nx n −1 , ∀x ∈ *
: = 2 , ∀x ∈ ]0, +∞[ : x =( )
x x 2 x
Définition :
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I . Si f ′ est dérivable sur l’intervalle I on dit que f est
deux fois dérivable sur et ( f ′ )′ est appelée la dérivée seconde de f . elle est notée f ′′ .
I – 3 Les opérations sur les fonctions dérivables :
Proposition :
Soient f et g deux fonctions dérivables sur un intervalle I et λ un réel , alors :
Les fonctions f + g , λ f et f × g sont dérivables sur I et on a :

3
(f + g )′ = f ′ + g ′ ; ( λ f )′ = λ f ′ ; ( fg )′ = f ′g + fg ′
1 f
Si la fonction g ne s’annule pas sur I alors les fonctions et sont dérivable sur I et on a :
g g

f ′ f ′g − fg ′
= .
g g2

Si ∀x ∈ I : f ( x) > 0 alors la fonction f est dérivable sur I et on a : ( f )′ = 2 f ′f .


I - 4 Monotonie d’une fonction dérivable :
Proposition :
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I . Alors : .
1- f est constante sur I si et seulement si : ∀x ∈ I : f ′( x) = 0 .
2- f est strictement croissante sur I si et seulement si : ∀x ∈ I : f ′( x) > 0 . Sauf peut être en
un nombre fini de point ou f ′ s’annule .
3- f est strictement décroissante sur I si et seulement si : ∀x ∈ I : f ′( x) < 0 .Sauf peut être en
un nombre fini de point ou f ′ s’annule .
x2 − x + 1
Exemple : f ( x) =
x −1
Théorème : ( Dérivabilité de la fonction réciproque)
Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I , alors f réalise une
bijection de I sur l’intervalle f (I ) .Soit x 0 ∈ I et y 0 = f (x 0 ) ∈ J .alors :
1- Si f est dérivable au point x 0 et si f ′(x 0 ) ≠ 0 , alors f −1 est dérivable au point y 0 et on a :

( f −1 )′ ( y 0 ) = f ′(1x ) , c’est-à-dire : ( f −1 )′ ( y 0 ) = f ′ f −11 ( y )


0 ( 0 )
−1
2- Si f est dérivable sur l’intervalle I et si ∀x ∈ I : f ′(x ) ≠ 0 , alors f est dérivable sur
1
l’intervalle J et on a : ∀x ∈ J : ( f −1 )′ (x ) = .
f ′ ( f −1 (x ) )
II – Fonctions logarithmiques et exponentielles :
II – I Fonctions logarithmiques:
II – I – a Logarithme népérien :
Définition : La fonction logarithme népérien est la fonction notée par ln et définie sur l’intervalle
1
]0, +∞[ par : ∀x > 0 , ln′( x) = et ln(1) = 0 .
x
Propriétés :
La fonction ln est dérivable ( donc continue) et strictement croissante sur l’intervalle ]0, +∞[ .
2
∀( x, y ) ∈ ]0, +∞[ , ∀r ∈ :
1 x
ln( xy ) = ln( x) + ln( y ) , ln( ) = − ln( x)
ln( ) = ln( x) − ln( y ) ,
, ln( x r ) = r ln( x)
x y
ln( x)
lim ln( x) = −∞ , lim ln( x) = +∞ , lim =0
x→0+ x→+∞ x→+∞ x
ln( x) ln( x + 1)
lim+ x ln( x) = 0− , lim =1 , lim =1
x→0 x→1 x − 1 x→0 x
m n ln( x) m
∀(m, n) ∈ *
: lim x ( ln( x) ) = 0 , lim =0
x→0+ x→+∞ x n

4
Définition : On notera e , l’unique nombre réel qui vérifie : ln(e) = 1
II – 1 – b Logarithme de base a :
Définition :
Soit a ∈ ]0, +∞[ − {1} . La fonction logarithme de base a est définie sur l’intervalle ]0, +∞[ par:
ln( x)
Log a : x Log a ( x) = .
ln(a)
On a : Log a (1) = 0 , Log a (a ) = 1 , Log e = ln .
Propriétés :
1
La fonction Log a ln est de classe C ∞ sur l’intervalle ]0, +∞[ ,et on a : ∀x > 0 ,Log a′ ( x) =
x ln(a)
2
∀( x, y ) ∈ ]0, +∞[ , ∀r ∈ :
1 x
Log a ( xy ) = Log a ( x) + Log a ( y ) , Log a ( ) = −Log a ( x) , Log a ( ) = Log a ( x) − Log a ( y )
x y
r
Log a ( x ) = rLog a ( x)
La fonction Log a est strictement croissante sur l’intervalle ]0, +∞[ si a > 1 et strictement
décroissante sur l’intervalle ]0, +∞[ si a < 1 .
Si a = 10 , on obtient le logarithme décimal noté : Log . On a : ∀n ∈ : Log(10n )=n

II – 2 Les fonctions exponentielles :


II – 2 - a La fonction exponentiel népérien :
Définition : La fonction ln : x ln( x) est continue et strictement croissante sur l’intervalle
]0, +∞[ ,elle admet une fonction réciproque appelée la fonction exponentiel népérien et définie de
vers ]0, +∞[ .Elle est notée exp .
On pose pour x ∈ : exp( x) = e x .
Propriétés :
La fonction exp est de classe C ∞ sur l’intervalle et on a : ∀x ∈ , ∀n ∈ : (e x )( n ) = e x .
1 ex
∀( x, y ) ∈ 2
, ∀r ∈ : e x+ y = e x e y , x = e− x , y =e
x− y
, (e x ) r = erx
e e
ex ex −1
lim e x = 0+ , lim e x = +∞ , lim= +∞ , lim xe x = 0− , lim =1
x→−∞ x→+∞ x→+∞ x x→−∞ x→0 x
eβ x
∀n ∈ *
, ∀β > 0 : lim x n e β x = 0 , lim = +∞
x→−∞ x → +∞ x n

II – 2 - b La fonction exponentiel de base a :


Définition :
5
Soit a ∈ ]0, +∞[ − {1} . La fonction Log a est continue et strictement monotone sur l’intervalle
]0, +∞[ , elle réalise donc une bijection de l’intervalle ]0, +∞[ sur l’intervalle ln ( ]0, +∞[ ) = .
Sa bijection réciproque est notée : exp a et est appelée la fonction exponentiel de base a .
On pose pour x ∈ : exp a ( x) = a x = exp( x ln(a)) .
Propriétés :
*
∀x ∈ , ∀y ∈ + : y = exp a ( x) ⇔ x = Log a ( y ) .

La fonction exp a exp est de classe C ∞ sur l’intervalle et on a : ∀x ∈ : ( a x )′ = ln(a)a x .


1 ax
∀( x, y ) ∈ 2
: a x+ y = a x a y , x = a− x , y =a
x− y
, (a x ) y = a
xy
.
a a
On pose : ∀x ∈ :1x = 1 .

III - Primitives , intégrales et équations différentielles:


I désigne un intervalle de .
III - 1 Définition :
Soit f : I → ,une fonction .On dit qu'une fonction F : I → est une primitive de f sur
l'intervalle I si F est dérivable sur I et si : ∀x ∈ I : F ′( x) = f ( x) .
Exemple :
F ( x) = x 2 ln( x) + x3 − 5 x + 1 , f ( x) = 2 x ln( x) + x + 3x 2 − 5
Proposition :
Soit f , g : I → ,deux fonctions admettant des primitives F et G sur I et (α , β ) ∈ 2 .
Alors la fonction α F + β G est une primitive de α f + β g sur l'intervalle I .

III – 2 L’intégrale :
III – 2 – a Définition d'une intégrale :
Définition :
Soit f : [ a, b ] → , a ≤ b ,une fonction admettant une primitive F sur [ a, b ] .
b b
Le nombre réel f ( x)dx =F (b) − F (a) = [ F ( x) ]a , est appelé l'intégrale de f sur le segment [ a, b ]
a
Remarque :
b b b
f ( x)dx = f ( y )dy = f (t )dt = ...
a a a
Exemples :
1 e 1 ln(2)
a) 3 x 2 + x − 1 dx b) dx c) e3 x dx
0 1 x+2 0

6
Propriétés :
Soient f , g : [ a, b ] → ,deux fonctions admettant des primitives F et G sur [ a, b ] et α ∈ . Alors :
a a b
f ( x)dx =0 et f ( x)dx = − f ( x)dx .
a b a
b b b
α f ( x) + g ( x)dx =α f ( x)dx + g ( x)dx .
a a a
b b b
Si f ≥ 0 alors f ( x)dx ≥0 , et si f ≤ g alors f ( x)dx ≤ g ( x)dx
a a a
b b
f ( x)dx ≤ f ( x) dx
a a
b c b
∀c ∈ : f ( x)dx = f ( x)dx + f ( x)dx .
a a c
xn 1
Exemple : On pose : ∀n ∈ : un = dx .
0 1+ x
1) Ecrire un − un+1 sous forme d’une intégrale , et montrer que: ∀n ∈ : un +1 ≤ un
n
x
2) a) Montrer que : ∀x ∈ [ 0,1] : 0 ≤ ≤ xn .
1+ x
1
b) En déduire que : ∀n ∈ : 0 ≤ un ≤ , puis calculer lim un .
1+ n n →+∞

III – 2 - Méthodes de calcul des intégrales:


III – 2 - a Utilisation des primitives :
Exemples :
1 1 x2 ln(3) ex
I= x 3 − 2 x 2 + x + 11 dx J= dx K= dx
0 0 1 + x3 0 1 + ex
III – 2 - b Intégration par parties :
Théorème:
Soit u et v deux fonctions à dérivées continues sur [ a, b ] , alors :
b b b
u′( x)v( x)dx = [u ( x)v( x) ]a − u ( x)v′( x)dx
a a
Exemples:
e ln(2)
1) I = x ln( x)dx 2) J = xe2x dx
1 0
Proposition:
Soit f une fonction continue sur [ a, b ] .
a a
Si f est paire alors f ( x)dx =2 f ( x)dx .
−a 0
a
Si f est impaire alors f ( x)dx =0 .
−a
1
5 2
1 x e x +1
Exemple: I= dx = 0
−1
1 + x10
III - 3 - c Changement de variables :
Théorème:
Soit f une fonction continue sur [ a, b ] , et g une fonction à dérivée continue sur [α , β ] , on suppose
g (α ) = a
que g est bijective de [α , β ] vers [ a, b ] telle que : .
g (β ) = b
b α
On a : f ( x)dx = f ( g (t )) g ′(t )dt .
a β
Remarque :
Dans la pratique :
7
On pose : x = g (t ) et dx = g ′(t )dt .
Transformer : les bornes de l'intégrale ,l'expression de la fonction et l'élément différentiel dx .
Exemples:
1
I= 1 − x 2 dx , poser : x = sin(t )
−1
1 dx 2
J= 2
, poser : t = ( x − 1)
0 x − x +1 3

III – 2 - d Intégration des fonctions rationnelles :


Exemples :
1 a b 0 dx
1) Calculer a et b telle que 2 = + ,en déduire la valeur de I = 2
.
x + x − 2 x −1 x − 2 −1 x + x − 2

1 a bx + c 0 dx
2) Calculer a, b et c telle que 2
= + 2
,en déduire la valeur de I = 2
.
x( x + 1) x x + 1 −1 x + x−2
III – 3 – Equations différentielles linéaires :
III - 3 - a Équations différentielles linéaires à coefficients constants d’ordre un :
Définitions :
On appelle équation différentielle linéaire à coefficients constants d’ordre un ,toute équation sous la
forme : ( E ) : y′ + cy = f où c ∈ , f est une fonction définie sur un intervalle I et y est la fonction
inconnue.
On appelle solution de l’équation différentielle ( E ) , toute fonction y dérivable sur l’intervalle I et
qui vérifie : ∀x ∈ I : y′( x) + cy ( x) = f ( x)
Exemple :
( E ) : y′ − 2 y = ( x + 2)e3 x .
La fonction y0 : x ( x + 1)e3 x est une solution de ( E ) .

Propositions :
On considère l’équation différentielle , ( E ) : y′ + cy = f .
On appelle équation homogène associée à l’équation différentielle ( E ) , l’équation différentielle :
( EH ) : y′( x) + cy ( x) = 0 . Ses solutions sont les fonctions définie par : ∀x ∈ : y ( x) = α e − cx où α ∈ .
− cx
Les solutions de ( E ) sont les fonctions x y0 + α e ou α ∈ et y0 est une solution particulière
de ( E ) .
La solution générale de ( E ) est égale à la somme de la solution générale de ( EH ) et d’une solution
particulière de La solution générale de ( E ) .

Exemple : ( E ) : y′ − 2 y = (1 − 2 x)e − x
Vérifier que la fonction y0 , x xe − x est solution de ( E ) et résoudre ( E ) .
III - 3 - b Équations différentielles linéaires à coefficients constants d’ordre deux :
Définition :
On appelle équation différentielle linéaire d’ordre deux à coefficients constants ,toute équation sous
la forme : ( E ) : y′′ + ay′ + by = f ou e et b sont des constantes , f est une fonction définie sur un
intervalle I et y est la fonction inconnue.
On appelle solution de l’équation différentielle ( E ) , toute fonction g deux fois dérivable sur
l’intervalle I et qui vérifie : ∀x ∈ I : g ′′( x) + ag ′( x) + bg ( x) = f ( x) .
Exemple :
( E ) : y′′ − y = e x .
La fonction y0 : x xe3 x est une solution de ( E ) .

8
Proposition:
On considère l’équation différentielle ( E ) : y′′ + ay′ + by = f .
On appelle équation homogène associée à l’équation différentielle ( E ) , l’équation différentielle :
( EH ) : y′′ + ay′ + by = 0 .
L’équation ( EC ) : r 2 + ar + b = 0 , s’appelle l’équation caractéristique de l’équation ( EH ) .
Soit ∆ = a 2 − 4b le discriminant de ( EC ) .
Si ∆ > 0 , l’équation ( EC ) admet deux racines réelles distinctes r1 et r2 et l’ensembles des solutions
r x r x
de l’équation ( EH ) sont les fonctions : y : x ou (a, b) ∈ 2 .
ae 1 + be 2
−a
Si ∆ = 0 , l’équation ( EC ) admet une racine double réelle r = et l’ensemble des solutions de
2
l’équation ( EH ) sont les fonctions : y : x (ax + b)e rx ou (a, b) ∈ 2 .
Les solutions de l’équation ( E ) sont les fonctions : y : x y0 ( x) + y1 ( x)
Où y0 est une solution particulière de ( E ) et y1 la solution générale de ( EH ) ,

Exemples :
1) ( E ) : y′′ − 4 y = −3e x , vérifier que ; y1 : x e x est solution de ( E ) puis résoudre ( E ) .
2) ( E ) : y′′ + 2 y′ + y = 2 x + 2 , vérifier que ; y1 : x x 2 est solution de ( E ) puis résoudre ( E ) .
Déterminer la solution de ( E ) qui vérifie : y (0) = 0 et y (0) = −1 .

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