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Comportement des structures porteuses

Le document traite du comportement mécanique des structures porteuses en architecture, en se concentrant sur les types de sollicitations, les contraintes et la dimension des matériaux. Il décrit les différentes structures, leur fonction, ainsi que les actions mécaniques auxquelles elles sont soumises, notamment sous chargement vertical et horizontal. Des exercices pratiques et un sujet de bac illustrent l'application des concepts abordés.

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Comportement des structures porteuses

Le document traite du comportement mécanique des structures porteuses en architecture, en se concentrant sur les types de sollicitations, les contraintes et la dimension des matériaux. Il décrit les différentes structures, leur fonction, ainsi que les actions mécaniques auxquelles elles sont soumises, notamment sous chargement vertical et horizontal. Des exercices pratiques et un sujet de bac illustrent l'application des concepts abordés.

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ITEC

Comportement des structures dans l’architecture Terminale

 S2-3.3 - Comportement mécanique des systèmes : Résistance des


Points du matériaux : types de sollicitations simples, notion de contrainte et de
Séquence 4
programme déformation, limite élastique d'une sollicitation simple.
 S2-3.4 - Structures porteuses : Transfert de charges.

Objectifs Pré requis

 Analyser le comportement mécanique des structures  Séquence 3 : Résistance des matériaux.


porteuses et de leurs constituants.
 Identifier le type de contrainte et son intensité.
 Dimensionner une structure.

1 - Introduction
Les structures porteuses rencontrées dans le domaine de la construction sont principalement de deux types : les
bâtiments (à usages individuels ou collectifs) et les ouvrages d'aménagement du territoire (ponts, barrages, ...). Le
service rendu par ces réalisations n'est pas le même, cependant les principes de comportement de leurs structures sont
similaires. Le comportement mécanique des structures porteuses dépend principalement de leur constitution au regard
des actions mécaniques qu'elles subissent.
1.1 - Notion de structure porteuse
La structure porteuse est l'ensemble des éléments structurels chargés de reprendre les sollicitations mécaniques
subies par la construction.
On identifie principalement quatre types :

Bâtiments Industrie Génie civil Transport

Ossature de maison, Support de machine, Cadre, ossature,


bâtiment, tour, structure porteuse Pont, pylône. structure de
charpente. pour stockage. véhicule.

Certaines structures doivent à tout prix conserver une rigidité et une stabilité dans toutes les situations. D'autres doivent
se déformer, se plier en fonction du besoin.
 Dans l’automobile, la structure d'une voiture doit être
suffisamment rigide pour assurer la tenue de route mais elle
doit aussi se déformer en cas de choc pour absorber l'énergie.
 Une aile d'avion doit pouvoir se déformer, ne pas vibrer, résister à
de fortes variations de températures et de pressions.
 La structure d'un pont doit supporter de fortes charges sur de
grandes longueurs tout en résistant aux intempéries et surtout
au vent.
 Les bâtiments doivent résister aux tremblements de terre. Ils
doivent supporter des déplacements et absorber les vibrations.

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

1.2 - Pour les bâtiments


Les structures sont parfois apparentes, mais elles sont le plus souvent masquées derrière des enveloppes.

Structure constituée d'éléments Structure constituée d'éléments Structure acier masquée par une
masqués en béton. masqués en bois. enveloppe métallique.

Les constructions reposent sur un terrain et sont souvent destinées à abriter des espaces fonctionnels. Leurs structures
porteuses ont pour fonction d'encaisser et d'acheminer les charges mécaniques subies (poids, charges spécifiques
comme le vent ou la neige) jusqu'aux points d'ancrage au sol (fondations).
On distingue la partie visible nommée superstructure de la partie invisible nommée infrastructure :
La superstructure est constituée de la toiture et des étages. Sa fonction mécanique est de résister aux actions de
l'environnement (neige, vent) et de supporter le poids des espaces et leurs charges.
L’infrastructure est constituée de sous-sols, parkings et des fondations. Sa fonction mécanique est de retenir le terrain
environnant et les pressions d'eaux souterraines et de transmettre les charges mécaniques au sol.

2 - Comportement des structures sous chargement


2.1 - Principales actions mécaniques sur les structures porteuses
Le poids propre des structures s'exerce de façon permanente et constitue souvent l'action mécanique principale.
L'optimisation mécanique des structures nécessite de les alléger au maximum (ce qui améliore aussi souvent l'impact
écologique d'une structure).
On peut cependant être amené à concevoir des structures plus lourdes pour atteindre d'autres objectifs fonctionnels
(acoustique, thermique, sécurité au feu ou anti-intrusions...).

Direction des
actions Fréquence Source de l'action mécanique
mécaniques
Permanente Poids propre
Charges d'exploitation (utilisateurs,
Verticale stockages...), neige,
Variable
sous-pressions des nappes
phréatiques
Permanente Poussée des terres
Horizontale
Variable Vent, séisme ...

2.2 - Comportement sous chargement vertical


Les charges principales sont généralement dues à la gravité. On analyse donc le comportement de la structure sous ces
charges verticales.
Elles transitent par plusieurs éléments porteurs dits « horizontaux » principalement fléchis, lesquels reportent ces
charges sur des porteurs « verticaux » principalement comprimés.

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Type de Sollicitation
Exemples Fonctions
structure principale

Planchers Supporter le poids des espaces


Porteurs fonctionnels.
poutres Flexion
horizontaux Transmettre ce poids aux
charpentes porteurs verticaux inférieurs.
Recevoir les charges verticales
apportées par les porteurs
Porteurs Murs
horizontaux. Compression
verticaux poteaux
Transmettre ces charges vers le
sol de fondation.

D'autres constituants structurels peuvent intervenir, comme des éléments inclinés (comprimés et fléchis comme dans les
charpentes) ou des éléments tendus (câbles porteurs, haubans, suspentes verticales, ...)

2.3 - Comportement sous chargement horizontal


On s'assure aussi que les structures ne se déforment pas sous chargement horizontal tel que l'action du vent ou des
séismes. On peut les stabiliser par un raidissement des porteurs verticaux et des ancrages au sol au prix d'un
surdimensionnement des constituants.
On optimise la structure en ajoutant des dispositifs de « contreventement » à l'aide de murs rigides créant des blocages
ou des « croix de Saint-André ». Ces contreventements doivent être disposés dans les 3 plans de l'espace pour stabiliser
la structure en 3D.

Stabilité assurée par la raideur des poteaux et Contreventement assurée par une croix de
des encastrements en pied de poteaux Saint-André

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Documentation technique - Tableau IPE/IPER

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Applications
Exercice 1 - Réservoir d’eau
Un réservoir cylindrique contenant 90 m3 d’eau et dont le poids propre est de
10000 N est soutenu par 4 colonnes en maçonnerie de diamètre d.
La résistance pratique de la maçonnerie est estimée à Rpe = 2 MPa.
Question 1.1 - Identifier la sollicitation auquel est soumis une colonne.
Question 1.2 - Déterminer le diamètre des colonnes pour qu’elles soutiennent
l’ensemble.

Exercice 2 - Hangar agricole


Un hangar agricole est construit avec des poutres métalliques
verticales porteuses IPE300. La hauteur de ces poutres est de 6 m.
La charge supportée par les poutres (charpente + toiture) est
estimée à 65 000 daN. Le coefficient de sécurité est de 10.
 acier= 7600 kg/m3.
 Module d’élasticité EIPE=200 000 MPa.
 Limite élastique ReIPE=215 MPa.
Le critère de dimensionnement prépondérant est la fissuration.
On veut donc un l < 1mm.

Question 2.1 - Calculer la charge maximale FIPE que peut supporter une poutre pour satisfaire le critère de
dimensionnement. Pour cela, calculer d’abord  pour l = 1mm. Puis calculer  et en déduire FIPE.
Question 2.2 - Déterminer le nombre de poutre nécessaires pour supporter la charge donnée.
Question 2.3 - Vérifier que la condition  < Rpe est bien respectée. Apporter des modifications si nécessaire.
Question 2.4 - Recalculer le l réel.
On souhaite maintenant comparer cette structure métallique avec une structure béton. Reprendre la même démarche
avec des poteaux en béton. Afin de respecter l’équivalence des surfaces, faire les calculs avec des poteaux béton de
sections S = 53,8 cm².
 béton= 2500 kg/m3.
 Module d’élasticité Ebéton=2 000 Mpa.
 Limite élastique Rebéton=25 Mpa.
Question 2.5 - Calculer le rayon en cm du poteau en béton de section S donnée précédemment.
Question 2.6 - Calculer la charge maximale Fpoteaux que peut supporter une poutre pour satisfaire le critère de
dimensionnement l < 1mm.
Question 2.7 - Déterminer le nombre de poteaux nécessaires pour supporter la charge donnée.
Question 2.8 - Déterminer quel devrait être le diamètre d’un poteau béton pour réaliser le bâtiment avec le même
nombre de poutres métalliques que calculé à la Question 2.3.

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Exercice 3 - Structure métallique


Etude de la structure verticale
Un bâtiment de deux étages est construit avec des poutres métalliques porteuses IPER. L’implantation est de 8 poutres
porteuses par étage. La structure du 2ième étage supporte une charge P3 de 50 000 daN correspondant au poids de la
toiture. La structure du 1er étage supporte une charge P2 de 150 000 daN et le RDC une charge P1 de 250 000 daN.
La limite élastique des poutres est ReIPER = 215 MPa et le coefficient de sécurité est cs = 10.

P⃗
3m
2ième étage

P⃗ 3m
1er étage

3m
P⃗
RDC

Hypothèse - le poids des poutres porteuses est négligé devant les autres charges.
Question 3.1 - En tenant compte du coefficient de sécurité, calculer max.
Question 3.2 - Calculer la section S minimale des poutres du deuxième étage. Choisir la dimension des poutres IPER.
Question 3.3 - Calculer la section S minimale des poutres du premier étage. Choisir la dimension des poutres IPER.
Question 3.4 - Calculer la section S minimale des poutres du RDC. Choisir la dimension des poutres IPER.
Question 3.5 - Calculer les poids des poutres du 2ième étage et du 1er étage. L’hypothèse est-elle acceptable ?

Etude de la structure horizontale


La structure supportant la toiture est composée de « demi-arbalétriers » réalisés en IPE 160. Ces demi-arbalétriers
supportent 3 « pannes » réalisés en IPE 100.
Objectif - On veut vérifier la résistance et la déformation du demi-arbalétrier central.

Demi-arbalétrier

IPE 100

IPE 100
IPE 160

IPE 160

IPE 160

IPE 100
10 m

Pannes IPE 100

IPE 100

IPE 100

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ITEC
Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Données
 Les pannes supportent la couverture et le chargement climatique (celui étudié sera le poids de la neige).
 La zone « supportée » par la panne 2 est S1 et a pour dimensions : 5 m x 2 m.
 Chargement dû à la neige qn = 1,5 kN/m².
 Poids de la couverture : qt = 500 N/m².
 g = 10 m/s².
Le demi-arbalétrier étudié est modélisé par une poutre horizontale. La force F⃗ modélise l’action des pannes 1, 2 et 3.

Question 3.6 - Calculer la surface S1 en m².


Question 3.7 - Calculer, pour la surface S1, le poids de la neige + couverture, en N, qu’on nommera F ⃗.
Question 3.8 - A l’aide de la documentation technique sur les poutres IPE, calculer le poids F ⃗ de la panne pour la surface
S1 .
Question 3.9 - Déduire des deux questions précédentes la valeur de l’action F⃗.
Les charges sur le demi-arbalétrier ont été simulées sur un logiciel de RDM dont les résultats sont présentés page
suivante.
Question 3.10 - A partir des résultats de la simulation, identifier le point de la poutre avec son abscisse x (en m) où le
moment fléchissant est maximum (en valeur absolue).
Question 3.11 - Relever la valeur du moment fléchissant maxi, Mfzmaxi, en N.m.
Question 3.12 - Sachant que la contrainte σ en flexion se calcule par la relation donnée ci-dessous, déterminer la
contrainte maximale que subit la poutre.
Mfz
σ =
/
Question 3.13 - Sachant que la poutre est en acier dont la limite élastique est de 450 MPa, déterminer le coefficient de
sécurité.
Question 3.14 - A partir des résultats de la simulation, relever la déformation maximale, appelée flèche.
Question 3.15 - La norme imposant une déformation maximum est-elle respectée ?

Normes sur les flèches maximales des poutres d’ouvrages métalliques

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Sujet de bac
Session 2014 - Gare de dépôt des trolleybus
Mise en situation
La plupart des grandes villes mettent en place un réseau de transports en commun pour réduire le trafic
automobile et pour garantir la mobilité des personnes n’ayant pas accès aux moyens de transport individuels.
Ces réseaux sont le plus souvent basés sur l’utilisation d’autobus à moteur diesel qui génèrent également des
nuisances environnementales. Certaines villes ont fait le choix de véhicules de transport en commun
alimentés par l’énergie électrique, le plus courant étant le tramway.
L’agglomération de Limoges, quant à elle, est équipée depuis de nombreuses années de trolleybus. Il s’agit de
véhicules équipés de pneumatiques, roulant sur les mêmes chaussées que les autobus, mais alimentés
électriquement par des lignes aériennes.

Etude d’un bâtiment d’entreposage


La gare de dépôt des trolleybus reçoit sur sa toiture le parking du personnel. Ce bâtiment doit donc résister à la
charge des véhicules en stationnement et aux charges exceptionnelles dues à la neige.
Le bâtiment est composé d’une dalle en béton armé supportée par des poutres elles-mêmes soutenues par des
poteaux, comme on peut le voir sur le modèle numérique simplifié suivant.

Figure 6 : Modèle numérique simplifié du bâtiment de dépôt des trolleybus


Le bâtiment devra supporter en toiture les charges liées à son exploitation (stationnement des véhicules) et les
charges exceptionnelles (neige). Les valeurs normalisées de ces charges sont données dans les tableaux
suivants.
Le but de notre étude est de déterminer les charges exercées par les poteaux sur les fondations, afin de
vérifier si les fondations sont suffisantes.

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ITEC
Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Utilisation du local Charge verticale (kN.m-2)


Habitation courante 1.5
Balcon 3.5
Grenier 2.5
Bureaux 2.5
Commerces et Grandes surfaces 5
Parking véhicules légers 2.5
Salle de concert 5
Aire de stockage industriel 7.5
Tableau 1 : Charges normalisées d'exploitation

Limoges

Région A1 A2 B1 B2 C1 C2 D E
Sk200 (kN.m-2) 0.45 0.45 0.55 0.55 0.65 0.65 0.9 1.40
Figure 1 : zonage pour les charges exceptionnelles de neige

Question 21 Déterminer la charge surfacique maximale qne (neige et exploitation) en kN.m-2 que devra
supporter la toiture du bâtiment.

Le dessin suivant montre la zone d’influence de la dalle en béton armé sur un ensemble poteaux-poutre
reposant sur des fondations standards.

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Figure 8 : zone d’influence de


la dalle sur un ensemble
poteaux-poutre

Question 22 Déterminer la charge totale Qne (neige + exploitation) en kN exercée sur l’ensemble de la
zone d’influence.

Matériaux Poids volumique (kN.m-3)


Béton léger 9 - 20
Béton armé 25
Mortier de plâtre ou de chaux 12 - 18
Acier 77
Aluminium 27
Bois 4 -11
Tableau 2 : Poids volumique des principaux matériaux de construction

Question 23 A partir de sa superficie et de son épaisseur, déterminer le volume V de la portion de


dalle constituant la zone d’influence. En déduire alors le poids Pd en kN de cette portion
de dalle à l’aide du poids volumique du matériau.

Question 24 En déduire la charge totale QT (dalle + exploitation + neige) en kN que la dalle exerce sur
un ensemble poteau-poutre.

Question 25 Identifier les sollicitations (traction, compression, flexion) auxquelles sont soumis la
poutre puis les poteaux.
Le poids linéique des poteaux et des poutres est de 8 kN.m-1.
Question 26 Déterminer approximativement le poids propre Pp en kN d’un ensemble poteaux-poutre.
On négligera les chanfreins aux extrémités de la poutre.
On supposera pour la suite de l’étude que les charges se répartissent équitablement sur les 3 poteaux
supportant la poutre. On négligera le poids propre des fondations, des poteaux et de la poutre. On prendra la
valeur Pp = 4500 kN pour la suite.
Question 27 Déterminer la charge QP supportée par un seul poteau et en déduire la charge
surfacique qF (en kN.m-2) qui s’exerce sous les fondations.
Le bâtiment repose sur un sol argileux qui résiste à une pression maximale de 2 MPa (1 Pa = 1 N.m-2).
Question 28 Conclure sur la nécessité ou non de faire reposer la structure sur des dés de fondation
dont la surface au sol serait plus grande que les fondations standard. Déterminer alors la
surface minimale S que devrait avoir chacune de ces fondations avec un coefficient de
sécurité de 2.

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Sujet de bac
Session 2016 - Centrale biomasse
Mise en situation
Depuis 2013, la centrale biomasse étudiée est
devenue la principale unité de production d’électricité
et de chauffage urbain de la ville de Metz. Elle
pourvoit aux besoins en électricité de 10 000 ménages
et alimente en chauffage l’équivalent de 20 000
logements
La cogénération d’électricité et de chauffage urbain
permet d’obtenir un rendement supérieur à 80 % pour
cette centrale (35 % précédemment avec son ancienne
voisine au charbon). La biomasse présente désormais
un intérêt économique dans la mesure où son coût est
compétitif et qu’elle subit peu la spéculation comme
c’est le cas pour les énergies fossiles.
L’usine d’électricité de Metz (UEM) s’est lancée dans ce choix de modernisation après avoir constaté qu’elle
pouvait ici valoriser jusqu’à 100 000 tonnes de bois local par an :
 57 % de plaquettes issues de l’exploitation forestière dans un rayon de 100km ;
 31 % de bois de récupération « non pollué » issu des centres de tri de déchets ;
 12 % d’écorces et de résidus de scieries.
Dans cette partie, nous nous intéressons à la structure porteuse du groupe turbo-alternateur.
Celui-ci permet la transformation en électricité à partir des vapeurs haute-pression émanant de la chaudière
biomasse. Il est situé dans le bâtiment GTA (groupe turbine alternateur), localisé près de la chaudière.
Il est porté par une structure en béton armé, désolidarisée du reste de la structure du bâtiment et composée
(voir DT10) :
 d'une épaisse dalle en béton armé (BA), appelée table GTA ;
 de 6 poteaux en béton armé ;
 de 6 boîtes à ressorts intercalées entre la table et la tête des poteaux.
Le GTA génère des vibrations qui ont des conséquences sur sa structure porteuse. Identifions les solutions
mises en œuvre pour absorber ces vibrations.
Question 2.1 Justifier le choix d’une structure lourde en béton armé pour la table GTA et de boîtes à
DT10 ressorts, en vous appuyant sur le DT10 (résonance).
Etude de la structure porteuse du GTA sous charges verticales
On admettra que les poids de la turbine et de l’alternateur sont uniformément répartis sur les zones de dalle
sur lesquelles ils s’appuient.
Question 2.2 Tracer, hachurer et coter, sur la vue en plan du DR1, les zones de dalle reprises par les
DR1 poteaux P1 (tracé en bleu) et P2 (tracé en vert).
La zone reprise par le poteau P3 est donnée.

Les charges surfaciques des deux zones de dalles sont les suivantes :
- zone turbine : qturb = 48,6 kN.m-2 ;
- zone alternateur : qalt = 77,3 kN.m-2 .
On a simulé le comportement d’une moitié de dalle sous charges statiques avec un logiciel de RDM (résistance
des matériaux). Les nœuds N1, N2 et N3 correspondent aux poteaux P1, P2, P3. Les barres B1 et B2

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ITEC
Comportement des structures dans l’architecture Terminale

correspondent à la moitié longitudinale de la table GTA. Une partie des résultats de la simulation est fournie
dans le DT11.
Remarque : le modèle pris pour faire cette simulation est un modèle simplifié.
Question 2.3 À partir des charges surfaciques qturb et qalt données ci-dessus, justifier par le calcul, la
DT11 et DR3 valeur des charges linéiques uniformément réparties utilisées pour faire la simulation
(voir graphique DT11 : « chargement de la structure » et DR3).
En vous aidant du diagramme des efforts tranchants, donner la valeur des actions
verticales d’appuis sur les poteaux P1, P2 et P3.

Étude de la structure porteuse du GTA sous charges totales


Pour tenir compte de l’effet dynamique (ou vibratoire) du groupe turbo-alternateur, le prescripteur demande
de tenir compte d’un effort horizontal, en tête de poteau, égal à 15 % de l’effort vertical.
Nous allons nous intéresser au poteau P2 (le plus chargé) et à sa fondation (voir schéma sur le DT11).
Vous considérerez que les charges en tête de poteau sont les suivantes :
- verticalement : VP2 = 910 kN ;
- horizontalement : HP2 = 136 kN (=15 % de VP2).
Question 2.4 Déterminer le poids propre du poteau P2, sachant que le poids volumique du béton
DT11 armé est de 25 kNm-3.
Nous allons maintenant nous intéresser aux charges en pied de poteau (voir schéma sur DT11). Comme aucun
effort horizontal n’est appliqué sur le poteau en dehors de HP2, on a :
Hfond = HP2
Question 2.5 Donner les valeurs non pondérées des efforts Vfond et Hfond à l’encastrement du poteau
DT11 dans la fondation.
Montrer que le moment d’encastrement du poteau dans la fondation a pour module :
Mfond = 625,6 kN·m.

D’après le rapport de sol, les fondations sous poteaux peuvent être des semelles superficielles. Le terrain
dans lequel elles sont ancrées à une portance (ou résistance admissible) de 0,15 MPa. On admettra que la
charge verticale totale exercée sur la semelle de fondation (Vfond + poids propre de la semelle) est de 1 130
kN (valeur pondérée).
Question 2.6 Montrer qu’une semelle de surface 3 m x 3 m est suffisante pour reprendre les
charges verticales.

Dans le DT11, on vous propose deux schémas des contraintes de compression exercées sur le sol, lorsque
l’on tient compte de l’effort horizontal et du moment fléchissant, l’un pour une semelle de 3 m par 3 m,
l’autre pour une semelle de 4 m par 4 m.
Question 2.7 Choisir parmi les 2 solutions proposées, la semelle qui répond au critère de portance.
DT11

Question 2.8 En vous servant de vos réponses précédentes, rédiger une conclusion argumentée (5
lignes) résumant les conséquences de la présence de vibrations sur la structure
porteuse du GTA.

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ITEC
Comportement des structures dans l’architecture Terminale

DT10 - Bâtiment GTA.


Phénomène de résonance
La résonance est un phénomène d’augmentation de l'amplitude d'oscillation d'un système, lorsque celui-ci
est excité au voisinage de l'une de ses fréquences propres.
Dans certains cas, l’augmentation de l'amplitude de la vibration du système peut alors provoquer sa
destruction. Pour éviter cela, on peut :
 soit décaler la fréquence d'excitation en modifiant la source de vibration ;
 soit augmenter la masse de l’élément soumis aux vibrations ;
 soit utiliser un absorbeur de vibration dynamique ou étouffeur de vibration ;
 soit isoler la structure de la source de vibration à l'aide d'un élastomère.
Plan du bâtiment GTA

Poteaux en béton armé (BA)

Boîte à ressorts
Poteau en béton armé (BA)

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

DT11 - Simulation en RDM de la ½ dalle GTA


Chargement de la structure (en kN.m-1) :

Diagramme des efforts tranchants en kN :

Poteau P2 et contraintes sous la semelle du poteau P2 :


Poteau P2 : représentation des efforts Poteau P2 : contraintes sous semelle

Section du poteau :
700x700

Niveau 0.00 Niveau 0.00

σmin = 0,02 MPa


σmax = 0,264 MPa σmax = 0,133 MPa

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ITEC
Comportement des structures dans l’architecture Terminale

DR1 - Document réponse 1

VUE EN PLAN DE LA DALLE SUPPORTANT LE TURBO-ALTERNATEUR :

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Sujet de bac
Session 2018 - Bâtiment éco-durable
Mise en situation
La Communauté de communes des Pays de Brocéliande en Bretagne souhaite rénover l’office de tourisme de
Paimpont et créer un musée ouvert toute l’année, dédié à la forêt et à son imaginaire : « la porte des secrets ».
Le choix de la commune s’est porté sur un ensemble de bâtiments anciens en U et sur deux niveaux (rez-de-
chaussée et étage).
L’office de tourisme est situé au rez-
de-chaussée. Le musée occupe le
reste de l’ouvrage et se décline en
un accueil, une boutique, 5 zones de
scénographie (mise en scène avec
sons, vidéos, effets spéciaux) et un
espace réservé à l’administration du
musée.
Les visiteurs achètent leurs billets à
l’accueil puis par groupes de 20
personnes maximum, sont guidés de
scénographie en scénographie. Les
groupes se succèdent sur chaque
scène toutes les 20 minutes.

Étude des planchers hauts du rez-de-chaussée du musée


Le maître d’ouvrage souhaite conserver le cachet originel de la bâtisse. Les murs en maçonnerie de schiste
devront être conservés, ainsi que, lorsque ce sera possible, les poutres maîtresses en chêne massif du
plancher haut du rez-de-chaussée.
Vous allez étudier différentes solutions technologiques pour le plancher haut et en déduire la solution la
mieux adaptée..
Question 2.19 Relever sur le DT14 la valeur de la charge d’exploitation surfacique en kN∙m-2 à
Voir DT13, DT14 appliquer au plancher haut du rez-de-chaussée.
Relever, sur le DT13, la charge réellement prise en compte par le Bureau d’Etudes
Techniques pour dimensionner le plancher haut.
Les comparer et indiquer la conséquence sur la gestion des flux de visiteurs.

Pour la zone située au-dessus de la boutique et destinée à l’espace d’interprétation « arbre d’or », deux
compositions de plancher sont envisagées sur le DT13 :
 cas 1, un plancher mixte bois/béton,
 cas 2, un plancher bois classique.
Dans les deux cas, pour absorber les bruits aériens, le plancher (solives, panneaux OSB, résiliant, revêtement
souple) doit intégrer une dalle béton de 68 mm d’épaisseur.
Le plancher repose sur des poutres. Les poutres d’origine en chêne en bon état seront partiellement
conservées.
Question 2.20 Sur la figure du DR7, tracer la flèche « f » maximum de la poutre sous chargement.
DR7

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

Question 2.21 Pour le plancher mixte, à partir des éléments du DT13, calculer les flèches totales
Voir DT13 admissibles et les flèches nuisibles pour les cloisons et les inscrire sur le DR8.
DR8 Indiquer l’état des deux critères de flèche pour le plancher mixte (valide ou non valide).
Comparer les critères pour les deux types de plancher sur le DR8 et conclure sur le
choix du plancher sur le DR8.

Question 2.22 Comparer la constitution des deux planchers et expliquer l’origine d’une telle
Voir DT13 différence de comportement.

Dans la zone de plancher située au-dessus de l’accueil du public et supportant l’administration du musée, les
poutres sont très abîmées. Comme décrit sur le DT16, un autre type de structure de plancher doit être envisagé
pour le même encombrement (hauteur totale 60 cm). La composition du plancher est identique : revêtement
souple, dalle béton, résiliant, OSB. Les solives et le système de sous-tension constituent l’ossature porteuse.
Les ridoirs (3) sont mis en tension après réalisation du plancher complet (plancher béton, solives bois, et
système de sous-tension). En tendant les ridoirs (3), le plancher prend une contre-flèche. Cette contre-flèche
est prévue pour s’opposer à la flèche sous charge, de façon à ce que le plancher ne subisse aucune flèche
finale.
Question 2.23 Proposer un type de liaison entre un ridoir ø25 mm (repéré 3) et l’axe à double platine
Voir DT15, DT16 (4).
En conséquence, isoler le ridoir et lister les forces exercées sur le ridoir (le poids propre
du ridoir est négligé).
Dessiner le ridoir sous forme d’un segment horizontal et représenter l’allure de ces
forces.
Citer les types de sollicitations supportées par le ridoir..

Question 2.24 Sur le DR9, dégager l’intérêt de choisir une structure en treillis pour répondre aux
DR9 exigences fixées.

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ITEC
Comportement des structures dans l’architecture Terminale

DT13 - Notes de calcul poutre chêne – Zone « arbre d’or » (partie 1)

Plancher mixte Plancher mixte


Géométrie Portée efficace du plancher : L = 5,90 m
générale Espacement entre poutres côté gauche : eg = 2,60 m
Espacement entre poutres côté droit : ed = 2,60 m
Géométrie du
plancher

Caractéristiques Résistance du béton à la compression : fck = 25 MPa Classe du bois : chêne D30
des matériaux Charge admise / connecteur : PRd = 31,57 kN Humidité bois : H = 15 %
Classe du bois : chêne D30 Masse volumique bois : ρ = 640 kg.m-3
Humidité bois : H = 15 %
Masse volumique bois : ρ = 640 kg.m-3
Charges gdalle béton = 5 757 N.m-1 Gparquet+résiliant = 300 N.m-1
permanentes gsolives+OSB = 855 N.m-1 gsolives+OSB = 855 N.m-1
gcloisons = 1 425 N.m-1 gcloisons = 1 425 N.m-1
gfaux-plafond = 712 N.m-1 gfaux-plafond = 712 N.m-1
gpoutre = 697 N.m-1 gpoutre = 697 N.m-1
Soit gtotal = 9 446 N.m-1 Soit gtotal = 3 989 N.m-1
Charges
d’exploitation q = 2,5 kN.m-2 q = 2,5 kN.m-2
(1 personne / m2)

Flèches
admissibles Flèche totale admissible : L/200
(L en mm) Flèche nuisible pour les cloisons sur le plancher et les faux-plafonds sous le plancher : 5 mm + L/1000

DT14 - Charges d’exploitation

(Extrait NF EN 1991-1-1 – Actions sur les structures)


Les charges d’exploitation prennent en compte le poids des personnes, des meubles et équipements
(gaines,…), objets mobiles, véhicules. Elles sont fonction de la CATEGORIE D'USAGE DU BATIMENT. Les valeurs
préconisées ci-dessous sont issues d’une étude statistique. L’ingénieur aura toute latitude pour choisir une
valeur plus adaptée à son projet à condition qu’il puisse la justifier.

Catégorie Usage spécifique et exemples qk (kN.m-2) Qk (kN)


Planchers 1,5 2
A Habitation, résidentiel Escaliers 2,5 2
Balcons 3,5 2
B Bureaux 2,5 4

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Comportement des structures dans l’architecture Terminale

C1 : Espaces équipés de tables, etc.


par exemple : écoles, cafés, restaurants, salle de 2,5 3
réception, de banquet, de lecture
C2 : Espaces équipés de sièges fixes
par exemple : églises, théâtres, cinémas,
4 4
amphithéâtres, salles de conférence, de réunion,
d’attente
Lieux de réunions C3 : Espaces ne présentant pas d'obstacles à la
(à l'exception des circulation des personnes,
C
surfaces des catégories par exemple : salles de musée (1,5 pers./m2), salles 4 4
A, B et D) d'exposition, etc., et accès des bâtiments publics et
administratifs, hôtels, hôpitaux, gares
C5 : Espaces susceptibles d'accueillir des foules
importantes,
par exemple : bâtiments destinés à des évènements
5 4,5
publics tels que salles de concert, salles de sport y
compris tribunes, terrasses et aires d'accès, quais de
gare
D1 : Commerces de détail courants 5 5
D Commerces
D2 : Grands magasins 5 7

DT15 - Tableau des représentations des liaisons usuelles

Liaison Pivot Glissière Pivot glissant Hélicoïdale Appui plan Ponctuelle Rotule

Schéma

DT16 - Plancher sous-tendu


Le plancher est renforcé par une structure métallique se présentant comme ci-dessous :
Plancher (dalle en béton armé 6,8 cm + résiliant 20 mm
1
+ OSB 12 mm
2 Solive (bois résineux)
3 Ridoir Ø 25
4 Axe à double platine
5 Rond Ø 12

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ITEC
Comportement des structures dans l’architecture Terminale

DR7 - Représentation de la flèche (question 2.20)

DR8 - Notes de calcul poutre chêne – Zone « arbre d’or » partie 2 (question 2.21)

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ITEC
Comportement des structures dans l’architecture Terminale

DR9 - Validation du type de plancher (question 2.24)

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