Introduction à IPv6 et son déploiement
Introduction à IPv6 et son déploiement
IPv6 (Internet Protocol version 6) est un protocole réseau sans connexion de la couche 3 du modèle OSI (Open Systems Interconnection).
1
IPv6 est l'aboutissement des travaux menés au sein de l'IETF au cours des années 1990 pour succéder à IPv4 et ses spécifications ont été finalisées dans la RFC 2460 en décembre 1998. IPv6 a été
2
standardisé dans la RFC 8200 en juillet 2017.
Grâce à des adresses de 128 bits au lieu de 32 bits, IPv6 dispose d'un espace d'adressage bien plus important qu'IPv4 (près de 100 milliards de milliards de fois plus). Cette quantité d'adresses
considérable permet une plus grande flexibilité dans l'attribution des adresses et une meilleure agrégation des routes dans la table de routage d'Internet. La traduction d'adresse, qui a été rendue populaire
par le manque d'adresses IPv4, n'est plus nécessaire.
IPv6 dispose également de mécanismes d'attribution automatique des adresses et facilite la renumérotation. La taille du sous-réseau, variable en IPv4, a été fixée à 64 bits en IPv6. Les mécanismes de
sécurité comme IPsec font partie des spécifications de base du protocole. L'en-tête du paquet IPv6 a été simplifié et des types d'adresses locales facilitent l'interconnexion de réseaux privés.
Le déploiement d'IPv6 sur Internet est compliqué en raison de l'incompatibilité des adresses IPv4 et IPv6. Les traducteurs d'adresses automatiques se heurtent à des problèmes pratiques importants
3
(RFC 4966 ). Pendant une phase de transition où coexistent IPv6 et IPv4, les hôtes disposent d'une double pile, c'est-à-dire qu'ils disposent à la fois d'adresses IPv6 et IPv4, et des tunnels permettent de
traverser les groupes derouteurs qui ne prennent pas encore en charge IPv6.
4
En 2011, seules quelques sociétés ont entrepris dedéployer la technologie IPv6 sur leur réseau interne,Google notamment.
5
Au début de l'année 2016, le déploiement d'IPv6 est encore limité, la proportion d'utilisateurs Internet en IPv6 étant estimée à 10 %
, et ce en dépit d'appels pressants à accélérer la migration adressés aux
fournisseurs d'accès à Internetet aux fournisseurs de contenu de la part desregistres Internet régionauxet de l'ICANN, l'épuisement des adresses IPv4publiques disponibles étant imminent.
Sommaire
Raisons du développement d'un nouveau protocole IP
Historique
Fonctionnement d'IPv6
Adresse IPv6
Structure de l'adresse IPv6 unicast globale
Scope
Indice de zone
Attribution des blocs d'adresses IPv6
En-tête IPv6
Comparaison avec IPv4
Fragmentation et option jumbo
En-têtes d'extension
Neighbor Discovery Protocol
Attribution des adresses IPv6
Multicast
DNS
Traduction d'adresse
IPv6 et mobilité
Technologies de transition pour l'accès à l'Internet IPv6
Multihoming
Déploiement d'IPv6
L'Internet IPv6
Prise en charge d'IPv6 par le DNS
Prise en charge d'IPv6 par les protocoles de routage
Prise en charge d'IPv6 sur les couches liaison et transport
Prise en charge d'IPv6 dans les systèmes d'exploitation et les logiciels
Déploiement d'IPv6 chez les fournisseurs d'accès à Internet en France
Déploiement d'IPv6 chez les fournisseurs d'accès à Internet en Suisse
Déploiement d'IPv6 en Europe
Déploiement d'IPv6 dans le monde
Le cas de Wikipédia
Journée mondiale IPv6
Évolution législative
Freins au déploiement d'IPv6
Critiques opérationnelles
Freins au déploiement
IPv6 dans les produits destinés au public
Notes et références
Exemple
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Jusqu'aux années 1990, les adresses sont distribuées sous forme declasses, des blocs de 16 millions (Classe A), 65 536 (Classe B) ou 256 adresses (Classe C)
sont attribués aux demandeurs, parfois bien au-delà des besoins réels. Par exemple les premières grandes organisations connectées à Internet se sont vu
attribuer 16 millions d'adresses.
7
Au début des années 1990, devant l'épuisement de l'espace d'adressage, notamment des réseaux de classe BRFC
( 1338 ), les registres Internet régionauxfont
leur apparition et le découpage des adresses en classes est aboli au profit du plus flexible CIDR. L'attribution des adresses est rendue plus efficace et tient
compte des besoins réels, tout en permettant un certain niveau d'agrégation, nécessaire au bon fonctionnement du routage sur Internet, ces deux principes
étant antagonistes.
Distribution de l'espace
La demande croissante en adresses pour les nouvelles applications, les équipements mobiles et les équipements connectés en permanence conduisent à 6
d'adressage IPv4 . Le 3 février
l'utilisation de plus en plus fréquente desadresses privées, de la traduction d'adresse réseau(NAT) et à l'attribution dynamique des adresses.
2011, il ne reste plus aucun bloc
En dépit de ces efforts, l'épuisement des adresses IPv4 publiques est inévitable. C'est la raison principale du développement d'un nouveau protocole Internet d'adresses libre.
mené au sein de l'Internet Engineering Task Force (IETF) dans les années 1990.
Réservé (13,7 %)
Le 3 février 2011, l'Internet Assigned Numbers Authority (IANA) annonce que les cinq derniers blocs d'adresses ont été distribués de façon égale aux cinq Historique (35,9 %)
8 RIPE NCC (13,7 %)
registres Internet régionaux(RIR) et que, par conséquent, elle ne dispose plus de blocs d'adresses libres. Le 15 avril 2011, APNIC, le RIR qui dessert la zone
Asie-Pacifique, a annoncé qu'il ne disposait plus que d'un bloc /8 (16,7 millions d'adresses) et ne distribue désormais qu'une quantité limitée d'adresses aux AfriNIC (1,6 %)
9 10 ARIN (14,1 %)
demandeurs . Le RIPE NCC, qui dessert l'Europe et le Moyen-Orient, a fait de même le 14 septembre 2012 . Les autres RIR épuiseront les allocations
APNIC (17,6 %)
d'adresses IPv4 pour les registres Internet locaux (LIR) entre 2013 et 2015. Les LIR commenceront à manquer d'adresses IPv4 à attribuer à leurs clients en
LACNIC (3,5 %)
2012.
11 12
l'augmentation de 232 (soit environ 4,3×109) à 2128 (soit environ 3,4×1038) du nombre d'adresses disponibles. Pour
épuiser la totalité de ce stock d'adresses, il faudrait placer 667 millions de milliards d'appareils connectés sur chaque
millimètre carré de la surface de la Terre ;
des mécanismes de configuration et de renumérotation automatique ;
IPsec, QoS et le multicast font partie de la spécification d'IPv6, au lieu d'être des ajouts ultérieurs comme en
IPv4 ;
la simplification des en-têtes de paquets, qui facilite notamment le routage.
Historique
13
Au début des années 1990, il est devenu clair que le développement d'Internet allait aboutir à l'épuisement des adresses disponibles (RFC 1752 ). En 1993, l'IETF lance un appel à propositions
14 15
(RFC 1550 ) et annonce la création d'un groupe de travailIP Next Generation (IPng) .
16
D'abord nommé Simple Internet Protocol Plus (SIPP, RFC 1710 ), puis IP Next Generation (IPng), celui-ci a été choisi en 1994 parmi plusieurs candidats et a reçu en 1995 son nom définitif d'IPv6 (IP
17 18
version 6 ), la version 5 d'IP ayant été réservée pour le Internet Stream Protocol Version 2 (ST2) par la RFC 1819 . Les spécifications d'IPv6 sont initialement publiées en décembre 1995 dans la
19 20
RFC 1883 et finalisées dans la RFC 2460 en décembre 1998.
Fonctionnement d'IPv6
21
Le fonctionnement d'IPv6 est très similaire à celui d'IPv4. Les protocoles TCP et UDP sont pratiquement inchangés. Ceci est résumé par la formule « 96 bits de plus, rien de magique. »
Adresse IPv6
Une adresse IPv6 est longue de 128 bits, soit 16 octets, contre 32 bits / 4 octets pour IPv4. La notation décimale pointée employée pour les adresses IPv4 (par exemple [Link]) est abandonnée au
profit d’une écriture hexadécimale, où les 8 groupes de 2 octets (16 bits par groupe) sont séparés par un signe deux-points :
2001:0db8:0000:85a3:0000:0000:ac1f:8001
Il est permis d’omettre de un à trois chiffres zéros non significatifs dans chaque groupe de quatre chif
fres hexadécimaux. Ainsi, l’adresse IPv6 ci-dessus est équivalente à la suivante :
2001:db8:0:85a3:0:0:ac1f:8001
De plus, une unique suite de un ou plusieurs groupes consécutifs de 16 bits tous nuls peut être omise, en conservant toutefois les signes deux-points de chaque côté de la suite de chiffres omise, c’est-à-
22
dire une paire de deux-points « :: » R
( FC 2373 ). Ainsi, l’adresse IPv6 ci-dessus peut être abrégée en la suivante :
2001:db8:0:85a3::ac1f:8001
23
Une même adresse IPv6 peut être représentée de plusieurs façons dif
férentes, comme 2001:db8::1:0:0:1 et 2001:db8:0:0:1::1. LaRFC 5952 recommande une représentation canonique.
Les réseaux sont identifiés en utilisant la notation CIDR : la première adresse du réseau est suivie par une barre oblique « / » puis par un entier compris entre 0 et 128, lequel indique la longueur en bits
du préfixe du réseau, à savoir de la partie commune des adresses déterminées par ledit réseau.
Voici des exemples d’adresses réseau IPv6 avec leurs ensembles d’adresses déterminées :
Le préfixe 2001:db8:1f89::/48 représente l’ensemble des adresses qui commence à 2001:db8:1f89:0:0:0:0:0 et finit à 2001:db8:1f89:f
fff:ffff:ffff:ffff:ffff.
Ex 1
Le préfixe 2000::/3 représente les adresses de 2000:0:0:0:0:0:0:0 à 3fff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff .
Le préfixe fc00::/7 représente les adresses de fc00:0:0:0:0:0:0:0 à fdf
f:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff.
Le préfixe fe80::/10 représente les adresses de fe80:0:0:0:0:0:0:0 à febf:f fff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff.
Certains préfixes d’adresses IPv6 jouent des rôles particuliers :
::/128 est l’adresse non spécifiée. On peut la trouver comme adresse source initiale, à l'instar de [Link] en IPv4, dans une phase d’acquisition de l’adresse réseau ;
24
::1/128 est l’adresse de boucle locale (dite aussilocalhost). Elle est semblable à [Link] en IPv4 .
Les adresses de 2000::/3 peuvent être distinguées comme suit :
Le préfixe de routage global, de taille variable, représente la topologie publique de l'adresse, autrement dit celle qui est vue à l'extérieur d'un site. La partie sous-réseau constitue la topologie privée. La
26
RFC 4291 indique que toutes les adresses unicast globales doivent avoir une taille d'identificateur d'interface (IID) égale à 64 bits, à l'exception de celles qui débutent par 000 en binaire. Pour les liens
27 28
point-à-point, il est cependant possible d'utiliser un /127 (RFC 6164 ). La RFC 7421 explique le choix architectural de cette taille uniforme d'identificateur d'interface qui semble dépasser largement
les besoins d'adressage dans un sous-réseau.
Scope
On distingue :
Indice de zone
29
Il peut exister plusieurs adresses link-local sur des liaisons différentes d'une même machine, on lève les ambiguïtés en fournissant un indice de zone (RFC 4007 ) qu'on ajoute à l'adresse après un signe
pourcent : fe80::3%eth0 correspondra à l'adresse link-local fe80::3 sur l'interface eth0 par exemple.
Chaque utilisateur final se voit attribuer un bloc dont la taille varie de /64 (un seul sous-réseau) à /48 (65 536 sous-réseaux), chacun des sous-réseaux pouvant accueillir un nombre d'hôtes virtuellement
illimité (264). Dans le bloc 2000::/3 qui représente ⅛e de l'espace d'adressage disponible en IPv6, on peut donc créer 229, soit 500 millions de blocs /32 pour des fournisseurs d'accès à Internet, et 245,
soit 35 000 milliards de réseaux d'entreprise typiques (/48).
En-tête IPv6
L'en-tête du paquet IPv6 est de taille fixe à 40 octets, tandis qu'en IPv4 la taille minimale est de 20 octets, des options pouvant la porter jusqu'à 60 octets, ces options demeurant rares en pratique.
La taille de l'en-tête est fixe, le champ IHL (IP Header Length) est donc inutile.
33
Le champ Time to Live (TTL) est renommé enHop Limit, reflétant la pratique, laRFC 791 prévoyait en effet que le
champ TTL reflétait le temps en secondes.
Il n'y a pas de somme de contrôle sur l'en-tête. En IPv4, cette somme de contrôle inclut le champ TTL et oblige les
routeurs à le recalculer dans la mesure où le TTL est décrémenté. Ceci simplifie le traitement des paquets par les
routeurs.
Le champ Payload length n'inclut pas la taille de l'en-tête standard, contrairement au champTotal length d'IPv4. Tous
20
les en-têtes optionnels sont inclus dans lapayload length tel que définit dans laRFC 2460 . En-tête IPv6.
Les éventuelles informations relatives à la fragmentation sont repoussées dans un en-tête qui suit.
Les en-têtes optionnels IPv6 doivent tous être analysés un par un pour en déterminer la fin et savoir où commence la
charge utile (payload) de niveau 4 dans le paquet IPv6 ; en conséquence, les décisions de routage basées sur le
contenu des en-têtes de paquets au niveau 4 (par exemple l'identification du numéro de port TCP , UDP, ou type de
requête ICMPv6) ne peut se faire sans avoir analysé la chaîne complète des en-têtes optionnels (même seulement pour
ne pas en tenir compte) ; ceci inclut notamment les options de fragmentation qui pourraient avoir été insérées par
l'émetteur du paquet. Cela pose des difficultés de mise en œuvre dans certains routeurs ou pare-feux pouvant
34, 35
notamment conduire à des problèmes de performance .
Le protocole de résolution de niveau 2 ARP)( de type broadcast est remplacé parNDP qui est en fait une utilisation
36
d'ICMPv6 en multicast, avec quasiment un groupe multicast distinct par host ; cela peut entrainer des
37 38
dysfonctionnements liés à des filtrages d'une part, à des problèmes de performances sur certains équipements
d'autre part. En-tête IPv4.
En IPv4, les routeurs qui doivent transmettre un paquet dont la taille dépasse le MTU du lien de destination ont la tâche de le fragmenter, c'est-à-dire de le segmenter en plusieurs paquets IP plus petits.
Cette opération complexe est coûteuse en termes de CPU pour le routeur ainsi que pour le système de destination et nuit à la performance des transferts, d'autre part les paquets fragmentés sont plus
sensibles aux pertes : si un seul des fragments est perdu, l'ensemble du paquet initial doit être retransmis.
En IPv6, les routeurs intermédiaires ne fragmentent plus les paquets et renvoient un paquet ICMPv6 Packet Too Big en lieu et place, c'est alors la machine émettrice qui est responsable de fragmenter le
paquet. L'utilisation duPath MTU discovery est cependant recommandée pour éviter toute fragmentation.
Ce changement permet de simplifier la tâche des routeurs, leur demandant moins de puissance de traitement.
39
La MTU minimale autorisée pour les liens a également été portée à 1 280 octets (contre 68 pour l'IPv4 ). Si des liens ne peuvent pas soutenir ce MTU minimal, il doit exister une couche de
convergence chargée de fragmenter et de réassembler les paquets.
40
Comme pour IPv4, la taille maximale d'un paquet IPv6 hors en-tête est de 65 535 octets. IPv6 dispose cependant d'une option jumbogram (RFC 2675 ) permettant de porter la taille maximale d'un
paquet à 4 Go et profiter ainsi des réseaux avec un MTU plus élevé.
En-têtes d'extension
L'en-tête IPv6 peut être suivi d'un certain nombre d'en-tête d'extensions. Ceux-ci se succèdent, chaque en-tête indiquant la nature du suivant. Quand ils sont présents, leur ordre est le suivant :
47
Les autres valeurs possibles suivent la même convention que le champProtocol dans l'en-tête IPv4 .
Configuration manuelle
l'administrateur fixe l'adresse. Les adresses constituées entièrement de 0 ou de 1 ne jouent pas
de rôle particulier en IPv6. Construction d'une adresse d'interfaceEUI-64
Configuration automatique modifiée à partir d'une adresse MAC.
autoconfiguration sans état (Stateless Address Autoconfiguration, SLAAC) basée sur l'adresse MAC qui utilise le
50
Neighbor Discovery Protocol(NDP) (RFC 4862 ).
51
autoconfiguration avec tirage pseudo aléatoire RFC
( 4941 ),
52
utilisation d'adresses générées cryptographiquement (CGA,RFC 3972 ), qui lient l'adresse à la clé publique du client et qui peuvent être utilisées par
SEND,
53
53
attribution par un serveurDHCPv6 (RFC 3315 ).
54
L'utilisation de l'adresse MAC d'une carte réseau pour construire une adresse IPv6 a suscité des inquiétudes quant à la protection des données personnelles dans la mesure où l'adresse MAC permet
51
d'identifier de façon unique le matériel. Pour pallier cet inconvénient, il est possible d'utiliser des adresses temporaires générées de façon pseudo-aléatoire et modifiées régulièrement (RFC 4941 ) ou
bien d'utiliser un service d'attribution automatique des adresses IPv6 par un serveur
, de façon similaire à ce qui existe pour IPv4, avec DHCPv6.
Multicast
55
Le multicast, qui permet de diffuser un paquet à un groupe, fait partie des spécifications initiales d'IPv6. Cette fonctionnalité existe également en IPv4 où il a été ajouté par RFC
la 988 en 1986.
Il n'y a plus d'adresse broadcast en IPv6, celle-ci étant remplacée par une adresse multicast spécifique à l'application désirée. Par exemple, l'adresse ff02::101 permet de contacter les serveurs NTP sur un
lien. Les hôtes peuvent ainsi filtrer les paquets destinés à des protocoles ou des applications qu'ils n'utilisent pas, et ce sans devoir examiner le contenu du paquet.
Au niveau ethernet, une série de préfixesOUI est réservée aux adresses IPv6 multicast (33:33:xx). L'adresse MAC du groupe multicast consistera en ces 16 bits que l'on fait suivre par les 32 derniers bits
de l'adresse IPv6 multicast. Par exemple, l'adresse ff02::3:2 correspondra à l'adresse MAC 33:33:00:03:00:02. Bien que de nombreux groupes multicast partagent la même adresse MAC, ceci permet déjà
un filtrage efficace au niveau de la carte réseau.
Bien que la prise en charge de multicast au niveau des liens soit obligatoire pour IPv6, le routage des paquets multicast au-delà du segment requiert l'utilisation de protocoles de routage comme PIM, à la
discrétion du fournisseur d'accès à Internet.
Le protocole Multicast Listener Discoverypermet d'identifier les groupes actifs sur un segment, à l'instar d'
IGMP pour IPv4.
Les commutateurs ethernetles plus simples traitent les trames multicast en les diffusant comme des trames broadcast. Ce comportement est amélioré avec MLD snooping qui limite la diffusion aux seuls
hôtes manifestant un intérêt pour le groupe, à l'instar d'
IGMP Snooping pour IPv4.
56
Alors qu'en IPv4 il est difficile de réserver des adresses multicast globales, la RFC 3306 associe un bloc d'adresses multicast /96 pour chaque préfixe routable sur Internet, c'est-à-dire que chaque
57
organisation dispose automatiquement de 4 milliards d'adresses multicast publiques. LaRFC 3956 simplifie également la réalisation de points de rendez-vous pour les interconnexions multicast.
DNS
Dans le Domain Name System, les noms d'hôtes sont associés à des adresses IPv6 grâce à l'enregistrement AAAA.
58
L'enregistrement inverse est réalisé sous [Link] en inversant l'adresse écrite sous forme canoniqueRFC
( 3596 ) :
Le mécanisme utilisé pour construire le nom de domaine inverse est similaire à celui employé en IPv4, à la différence que les points sont utilisés entre chaque nibble (groupe de 4 bits), ce qui allonge le
domaine.
59 60
Les plus complexes bitlabels (RFC 2673 ), DNAME et A6 (RFC 2874 ), qui permettent de s'affranchir de la contrainte de la délégation sur une frontière de nibble, sont considérés comme
61 62
expérimentaux et leur support est rare R
( FC 3363 , l'enregistrement A6, inusité, est relégué à l'état « historique » par laRFC 6563 en 2012).
La résolution inverse peut être utilisée par des systèmes de contrôle d'accès ainsi que par des outils de diagnostic comme
traceroute.
Traduction d'adresse
63
Le recours à la traduction d'adresse est découragé en IPv6 pour préserver la transparence du réseau , son utilisation n'est plus nécessaire pour économiser des adresses.
IPv6 et mobilité
IPv6 prévoit des mécanismes pour conserver une même adresse IPv6 pour une machine pouvant être connectée à des réseaux férents,
dif tout en évitant autant que possible le routage triangulaire.
La manière la plus simple d'accéder à IPv6 est lors de l'abonnement de choisir un FAI qui offre de l'IPv6 nativement, c'est-à-dire sans
recours à des tunnels.
À défaut, et pendant une phase de transition, il est possible d'obtenir une connectivité IPv6 via un tunnel. Les paquets IPv6 sont alors
encapsulés dans des paquets IPv4, qui peuvent traverser le réseau du FAI jusqu'à un serveur qui prend en charge IPv6 et IPv4, et où ils sont
décapsulés. Le recours à des tunnels, et donc à unréseau overlay, est de nature à nuire aux performances. Schéma de fonctionnement d'un tunnel statique.
Tunnels statiques
64 65
Plusieurs services du type «tunnel broker » sont disponibles, nécessitant en général une inscription. On peut citer SixXS , ou Hurricane Electric .
Il est possible de faire usage de serveurs qui disposent d'une double pile et qui font office de passerelle applicative (Application-Level
gateway, ALG), un serveur mandataire web par exemple.
NAT-PT combine la traduction d'adresse réseau et un serveur DNS pour permettre la communication entre des systèmes IPv4 et des
75 76
systèmes IPv6. Il est défini dans laRFC 2766 mais a été rendu obsolète par laRFC 4966 en raison de problèmes causés. Encodage d'une adresse IPv4 dans le préfixe
6to4.
Multihoming
Le multihoming consiste, pour un réseau, à disposer de plusieurs fournisseurs de transit dans le but d'augmenter la fiabilité de l'accès Internet. En IPv4, ceci est généralement accompli en disposant d'un
numéro d'AS propre, d'une plage d'adresse IP de typeProvider Independent (PI) et en utilisant BGP pour échanger des routes de façon dynamique avec chacun des fournisseurs d'accès.
Cette façon de réaliser le multihoming consomme des numéros d'AS et augmente la taille de la table de routage Internet en raison de préfixes PI qu'il n'est pas possible d'agréger
.
La standardisation du multihoming en IPv6 a tardé, une des ambitions initiales de l'architecture IPv6 étant de n'utiliser que des adresses de type Provider Aggregatable (PA) pour réduire la taille de la
table de routage Internet. Dans cette optique, le multihoming était réalisé en attribuant autant d'adresses PA qu'il y a de fournisseurs, les mécanismes d'IPv6 comme l'attribution automatique et la durée de
vie limitée des adresses facilitant les changements d'adresses liées aux changements de fournisseurs. Par conséquent, les registres Internet régionaux ne distribuaient pas de bloc PI pour IPv6 jusqu'à
récemment.
77
En 2009, les RIR, comme le RIPE NCC, ont modifié leur politique en acceptant d'attribuer des blocs PI aux entreprises qui veulent se connecter à plusieurs fournisseurs , la taille minimale du bloc PI
est de /48, alors que la taille des blocs PA est /32. Ceci permet de réaliser le multihoming de la même façon qu'en IPv4.
Déploiement d'IPv6
L'Internet IPv6
Dans une première phase, les fournisseurs d'accès à Internet utilisent des tunnels qui encapsulent les paquets IPv6 dans des paquets IPv4
(via 6in4 ou GRE) pour traverser les groupes de routeurs qui ne prennent pas en charge IPv6. Lorsque c'est possible, les échanges se font
nativement, avec IPv4 et IPv6 qui coexistent sur les mêmes liaisons. Pour autant que les routeurs soient mis à jour pour la prise en charge
d'IPv6, il n'est pas nécessaire de disposer d'une infrastructure séparée pour IPv6, les routeurs traitant à la fois le trafic IPv4 et IPv6.
91
La taille des paquets DNS en UDP est limitée à 512 octets (RFC 1035 ), ce qui peut poser des problèmes au cas où la réponse est
particulièrement volumineuse. La norme prévoit alors qu'une connexion TCP est utilisée, mais certains pare-feux bloquent le port TCP 53 et cette connexion consomme plus de ressources qu'en UDP. Ce
92
cas se pose notamment pour la liste de serveurs de noms de la zone racine. L'extension EDNS0 (RFC 2671 ) permet d'utiliser une taille de paquets plus élevée, sa prise en charge est recommandée pour
IPv6 comme pour DNSSEC.
97
97
Les protocoles de la couche de liaison de typeIEEE 802 sont adaptés pour le transport d'IPv6. Au niveauethernet par exemple, la valeur du champtype attribué à IPv6 est 0x86DD (RFC 2464 ).
Sur les réseaux NBMA (en) comme X.25 ou Frame Relay, des adaptations sont prévues pour permettre le fonctionnement duNeighbor Discovery.
Le consortium CableLabs (en) a publié les spécifications IPv6 qui concernent les modems câble dans DOCSISv3.0 en août 2006. Il n'y a pas de prise en charge IPv6 dans la version DOCSIS 2.0. Une
98
version dite « DOCSIS 2.0 + IPv6 » existe cependant et ne nécessite qu'une mise à jour micrologicielle.
99
Pour les technologies xDSL, laRFC 2472 définit l'encapsulation de IPv6 sur PPP
. Le BRAS doit également prendre en charge IPv6.
En général, les équipements qui travaillent sur lacouche de liaison, comme les commutateurs ethernet, n'ont pas besoin de mise à jour pour la prise en charge d'IPv6, sauf éventuellement pour le contrôle
et la gestion à distance et l'optimisation de la diffusion multicast avec MLD snooping.
Les systèmes d'accès doivent généralement être revus pour IPv6, les outils d'attribution des adresses et les bases de données d'enregistrement des adresses notamment.
Windows Vista prend en charge IPv6 dans sa configuration par défaut, expose les réglages IPv6 dans l'interface graphique sur le même plan que les réglages IPv4, et utilise une nouvelle pile TCP/IP dual
stack au lieu d'une pile indépendante pour IPv6. Cette prise en char
ge sert de base à HomeGroup et DirectAccess dansWindows 7.
Au niveau des routeurs, Cisco offre la prise en charge IPv6 depuis 2001 avec IOS 12.2, c'est également le cas des versions récentes de logiciels par principaux vendeurs comme Juniper Networks,
Alcatel-Lucent ou Redback Networks.
Certains CPE restent cependant encore incompatibles avec IPv6, ce qui rend nécessaire la configuration de tunnels.
Les applications reliées au réseau doivent être modifiées pour être compatibles avec IPv6. L'ampleur de la mise à jour du code source varie en fonction de l'usage qui est fait des adresses par les
applications. Il peut s'agir d'un remplacement simple mais aussi de modifications plus complexes si l'adresse est stockée dans une base de données ou est utilisée dans un contrôle d'accès.
Quand il n'est pas possible de mettre l'application à jour rapidement, des techniques de transition permettent à des applications IPv4 de communiquer avec des clients IPv6 :
100
Bump in the Stack (RFC 2767 )
101
Bump in the API (RFC 3338 ) - L'outil IPv6 CARE en fournit une implémentation pour les systèmes UNIX.
102
De nombreuses applications ont déjà été portées C'est en particulier le cas des navigateurs web comme Internet Explorer (depuis la version 7, partiellement pour la version 6), Mozilla Firefox (1.0),
Opera (7.20b), Safari et Google Chrome, du client de messagerieMozilla Thunderbird (1.0), serveur web Apache (1.3.27/2.0.43), du serveur de mailExim (4.20), etc.
Longueur
Fournisseur
du
d'accès à Date de déploiement MTU Notes
préfixe
internet
attribué
1 500 en PPPoA,
Nerim mars 2003 /48
1492 en PPPoE
1 480 en ADSL
103 104 dégroupé, non
Free décembre 2007 /61 6rd en ADSL
disponible en non
dégroupé
FDN novembre 2008 /48 1 492 en PPPoE
fin 2011 (beta en juin 2011)
105 106
SFR fin 2013 (FTTH) /64 ? tunnel L2TP
107
Numericable début 2012 ? ? DOCSIS 3.0
1 500 en IPoE délégation de préfixe
108
OVH mi-2012 /56 (dégroupé), 1 492 (RFC 3633 ) par
109
en PPPoE DHCPv6
La Livebox Play est
tests de Wanadoo en 2005 ; proposé en offre sur mesure depuis 2010 sur le marché entre prise sous
annoncé comme
Orange la marque Orange Business Services, tests internes depuis juillet 2014, le déploiement IPv6 pour le /56 1 500
110 compatible IPv4 et
grand public a commencé depuis début 2016 pour les clients fibre et VDSL . 111
IPv6
délégation de préfixe
Bouygues 112 113
prévu pour l'ADSL dégroupé en 2017 , le FTTH en 2018 /60 1 500 IPv6 sur la Bbox en
Telecom 114
2018
Premier opérateur
Zeop 22 juillet 2014 /56 1 500 IPv6 à la
Réunion [réf. nécessaire]
Quantic 115
2013 /48 ? ?
Telecom
K-Net 2012 /56 1 500
La Commission européenne s'est fixé comme objectif de recevoir des engagements des 100 principaux opérateurs de sites web de l'Union européenne avant la fin de l'année 2008 et a publié un plan
119
d'action en mai 2009.
120
En 2010, le RIPE NCC (Europe) est la région qui annonce le plus grand nombre de préfixes IPv6 .
121
Le projet IPv6 Ripeness du RIPE vise à observer le déploiement d'IPv6 en Europe en attribuant des étoiles aux registres Internet locaux quand certains indicateurs de déploiement sont atteints. Les
étoiles sont attribuées pour chacun des critères suivants :
Existent également des serveurs en IPv6 proposant des services courants, tels que
FTP, SSH, SMTP, IMAP ou IRC.
129, 130, 131
En 2009, plusieurs opérateurs mondiaux ont commencé à déployer IPv6 .
132
Au Japon, NTT commercialise différentes offres de services IPv6 et commercialise également leFlet's phone.
Les règlements des marchés publics rendent la prise en charge d'IPv6 obligatoire, notamment dans les États de l'Union européenne et aux Nombre mensuel d'allocations de blocs IPv6 par
133
États-Unis . chacun des RIR depuis 1999.
134
Aux États-Unis, Comcast a commencé en 2010 des tests de diverses technologies autour d'IPv6, sur son réseau de production, en
prévision du déploiement définitif et de l'épuisement des adressesIPv4. IPv6 est également utilisé par ledépartement de la défensedes États-Unis d'Amérique.
135
La Chine populaire considère avec intérêt l'IPv6. Elle vise à un début d'utilisation commerciale de l'IPv6 à partir de 2013, et à une utilisation et une interconnexion plus large d'ici 2015 . Les adresses
136 137
IPv6 chinoises ne représentent que 0,29 % des adresses IPv6 mondiales , en 2011. Alors que la Chine est à la troisième place à un niveau mondial .
IPv6 s'impose parfois comme unique moyen d'interconnexion avec les terminaux mobiles itinérants en Asie ; il le sera aussi rapidement en Europe quand les anciennes solutions d'interconnexion basées
sur les protocoles GSM devront être remplacées par des solutions IP. De plus, l'évolution des usages mobiles allant vers une connectivité IP permanente, il deviendra alors très difficile d'adresser un
nombre très important de terminaux mobiles smartphones),
( avec un adressage IPv4 (même avec NA
T).
86
Un rapport de l'OCDE publié en avril 2010 indique que le niveau d'adoption d'IPv6 est encore faible, avec de 0,25 à 1 % des utilisateurs qui font usage d'IPv6. Le trafic IPv6 natif représente 0,3 % du
trafic de l'AMS-IX. À la fin de l'année 2009, 1 851 numéros d'AS IPv6 étaient visibles, ce nombre ayant doublé en deux ans.
5
En décembre 2010, Google estime que le nombre d'utilisateurs IPv6 de son service de recherche Internet serait de 0,25 % environ
.
Le cas de Wikipédia
138, 139, 140 141
Les équipes de Wikipédia préparent cet aspect technique depuis 2008 , après une tentative en 2006 . Une page de suivi a été créée pour en
142 143
suivre l'évolution Après une participation de la fondation à la journée de test de 2011 . Wikipedia permet à ses utilisateurs de profiter pleinement de ses
144, 145 146, 147
services à l'aide de l'IPv6 lors de la journée de lancement .
Le 8 juin 2011 l'Internet Society (ISOC) a organisé une journée mondiale IPv6 pendant laquelle les fournisseurs et les sites ont été encouragés à tester la
148
technologie à grande échelle . Google, Facebook, Yahoo!, Akamai et Limelight Networks ont participé à cet événement. Google a estimé que 99,95 % des
149
utilisateurs ne seraient pas affectés par ce test . Des statistiques présentées par Yahoo montrent que 0,022 % des utilisateurs de leur site ont été affectés,
150
tandis que 0,229 % ont utilisé IPv6 .
Répartition de la taille des
allocations de blocs IPv6 aux
Évolution législative registres Internet régionaux en
151
1er janvier 2018
En France, la loi pour une république numériquerend obligatoire la compatibilité avec l'IPv6 des produits vendus à partir du . 2012 (source OCDE). Il y avait
plus de 17000 allocations à ce
123
moment .
Freins au déploiement d'IPv6
APNIC (23 %)
AfriNIC (2,5 %)
Critiques opérationnelles
RIPE NCC (24 %)
Certains, comme Randy Bush, ont critiqué la façon dont la phase de transition vers IPv6 a été élaborée, en indiquant que les difficultés et les coûts de la LACNIC (40 %)
transition ont été minimisés, que les adresses IPv6 sont distribuées de façon trop généreuse, que le niveau actuel de trafic ne permet pas d'affirmer que les ARIN (11 %)
routeurs sont capables des mêmes performances qu'avec IPv4, que l'adaptation des protocoles est incomplète (notamment SNMP et les pare-feu) et que les
152
bénéfices escomptés (en termes d'élimination de NA
T et d'agrégation de la table de routage Internet) ont été surestimés .
D'autre part, certains systèmes d'exploitation qui disposent d'une double pile sans toutefois disposer de connectivité IPv6 fonctionnelle peuvent créer des
153
délais anormaux lors de l'accès à des serveurs qui disposent à la fois d'une adresse IPv6 et d'une adresse IPv4 , l'adresse IPv6 étant utilisée en priorité
avant de recourir à l'adresse IPv4 après un délai déterminé.
En 2011, la politique de peering de certains fournisseurs d'accès aboutit au partitionnement de l'Internet IPv6. Les utilisateurs de Hurricane Electric (AS
6939) ne peuvent pas communiquer avec ceux de Cogent (AS 174) ni ceux de Level 3 (AS 3356) par exemple. Ce problème affecte occasionnellement
154, 155
aussi l'Internet IPv4 .
Freins au déploiement
Les fournisseurs d'accès disent qu'il n'y a pas de contenu disponible spécifiquement en IPv6 ;
Les fournisseurs de contenu disent qu'il n'y a pas de demande.
157
Selon une étude publiée en octobre 2009 , les fournisseurs identifient les points suivants comme les principaux obstacles :
Les coûts ;
La prise en charge par les fabricants ;
L'absence de rentabilité ;
Le manque de familiarité.
Les principaux facteurs de développement sont :
. [réf. nécessaire]
En général, les produits du marché destinés au grand public n'ont pas de possibilité de mise à jour
En 2014, la prise en charge d'IPv6 n'est pas encore un critère de choix pour le consommateur final. Quand une application majeure ne sera plus accessible en IPv4, l'importance de ce critère sera sans
doute revue. Les entreprises sont cependant plus attentives à ce problème et évitent d'investir dans des équipements qui pourraient s'avérer incompatibles avec IPv6.
Les clients ne disposant que d'une adresse IPv6 pourraient apparaître vers 2014, le problème de la connectivité vers les serveurs Internet qui ne disposent que d'une adresse IPv4 se posera concrètement
dès lors pour les clients internet qui ne sont pas dotés d'une double pile (adresses IPv4 et IPV6). L'accès aux serveurs IPv6 depuis des clients IPv4 présente également un défi technique.
Ainsi, des problèmes sont déjà [Quand ?] visibles concernant notamment les accès Internet mobile, qui souvent n'attribuent que des adresses IPv4 privées non routables, mais connectées à des serveurs
proxy HTTP fournis par l'opérateur de réseau d'accès, avec des performances parfois décevantes et des problèmes de restriction des protocoles de communication supportés par ce type de tunnels mais
aussi de stabilité des sessions temporaires. D'autres solutions utilisant unNAT dynamique connaissent un autre problème lié à la famine desports disponibles dans les routeurs NAT partagés par plusieurs
clients IPv4 pour une utilisation optimale avec les applications de plus en plus interactives du web actuel et qui nécessitent de nombreux ports pour chaque utilisateur; les autres solutions basées sur la
traduction de protocole dans un tunnel (6to4 ou Teredo) posent également des problèmes similaires de performance et de coût de mise en œuvre, que seul un déploiement en IPv6 natif pourrait résoudre
avec un meilleur compromis entre performances, coût de mise en œuvre et coûts d'exploitation : puisque déjà des problèmes très fréquents [réf. souhaitée] existent sur les accès mobiles 3G, et sont
constatés par les clients de ces réseaux même pour une utilisation très modérée [réf. souhaitée] (alors que le coût d'accès est déjà élevé), le passage au palier suivant des réseaux 4G+ (LTE par exemple) ne
pourra pas être économiquement viable sans un passage au routage IPv6 natif [réf. nécessaire], sans tunnel ni proxy d'adaptation chaque fois que possible (de nombreuses applications et sites web devront
être adaptés pour être accessibles directement en IPv6, sans nécessiter ces adaptations, si elles désirent conserver des performances acceptables pour leurs clients sans accès IPv4 natif).
Bien que certains équipements n'auraient besoin que d'une mise à jour de micrologiciel pour IPv6, il n'est pas certain que leurs fabricants investiront dans cette voie alors que la vente de produits IPv6
Ready s'avérerait plus rentable.
Notes et références
1. (en) « Internet Protocol, Version 6 (IPv6) Specification ([Link] 34. (en) « If unchecked, IPv6 extension headers may af fect router performance» ([Link]
60) », Request for Commentsno 2460, décembre 1998. [Link]/feature/If-unchecked-IPv6-extension-headers-may
2. (en) « Internet Protocol, Version 6 (IPv6) Specification, Request for Comments -affect-router-performance), sur TechTarget, août 2011
8200 » ([Link] sur [Link], juillet 2017 35. (en) « IPv6 Extension Headers Review and Considerations [IP e Vrsion 6 (IPv6)] » (ht
3. (en) « Reasons to Move the Network Address Translator - Protocol Translator (NAT- tps://[Link]/en/US/technologies/tk648/tk872/technologies_white_paper0900a
PT) to Historic Status ([Link] Request for Comments [Link]), sur Cisco (consulté le 12 mars 2018)
no 4966, juillet 2007. 36. (en) Narten, Thomas et Simpson, William Allen, « Neighbor Discovery for IP version
4. Google teste IPv6 sur son réseau interne([Link] 6 (IPv6) » ([Link] sur [Link] (consulté le
s/[Link])- Jean Elyan avec 12 mars 2018)
IDG News Service, [Link] , 12 décembre 2011 37. (en) Mohacsi, Janos et Davies, Elwyn B., « Recommendations for Filtering ICMPv6
5. Google IPv6 statistics ([Link] Messages in Firewalls » ([Link] sur [Link] (consulté
le 12 mars 2018)
6. « IANA IPv4 Address Space Registry» ([Link]
s-space/[Link]) 38. (en-US) « The network nightmare that ate my week», Occasionally Coherent,
7. (en) « Supernetting: an Address Assignment and Aggregation Strategy([Link] 6 septembre 2014 (lire en ligne ([Link]
htmare-that-ate-my-week/), consulté le 12 mars 2018)
[Link]/html/rfc1338) », Request for Commentsno 1338, juin 1992.
39. RFC 791, p. 24, la RFC précise qu'un hôte doit être capable de recevoir un paquet ré-
8. Free Pool of IPv4 Address Space Depleted([Link]
assemblé de 576 octets
pleted)
40. (en) « IPv6 Jumbograms ([Link] Request for Comments
9. APNIC IPv4 Address Pool Reaches Final /8([Link]
011/final-8), APNIC, 15 avril 2011 no 2675, août 1999.
10. RIPE NCC Begins to Allocate IPv4 Address Space From the Last /8([Link] 41. (en) Request for Commentsno 2460 ([Link]
et/internet-coordination/news/ripe-ncc-begins-to-allocate-ipv4-address-space-from-the 42. (en) Request for Commentsno 2675 ([Link]
-last-8), 14 septembre 2012 43. (en) Request for Commentsno 3775 ([Link]
11. Exactement 4 294 967 296 44. (en) Request for Commentsno 5095 ([Link]
12. Exactement 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 768 211 456 45. (en) Request for Commentsno 4302 ([Link]
13. (en) Scott Bradner, A. Mankin, « The Recommendation for the IP Next Generation
46. (en) Request for Commentsno 4303 ([Link]
Protocol ([Link] Request for Commentsno 1752, janvier
1995. 47. (en) Assigned Internet Protocol Numbers([Link]
umbers/[Link])
14. (en) Scott Bradner, A. Mankin, « IP: Next Generation (IPng) White Paper Solicitation
([Link] Request for Commentsno 1550, décembre 1993. 48. (en) Request for Commentsno 4861 ([Link]
15. (en) History of the IPng effort ([Link] .html) 49. (en) Request for Commentsno 5006 ([Link]
16. (en) Robert Hinden, « Simple Internet Protocol Plus White Paper([Link] 50. (en) Request for Commentsno 4862 ([Link]
g/html/rfc1710) », Request for Commentsno 1710, octobre 1994. 51. (en) Request for Commentsno 4941 ([Link]
17. IANA IP Version Numbers Registry([Link] 52. (en) Request for Commentsno 3972 ([Link]
s/[Link]#version-numbers-1), IANA
53. (en) Request for Commentsno 3315 ([Link]
18. (en) L. Delgrossi et L. Berger, « Internet Stream Protocol Version 2 (ST2) ([Link]
54. articles 16 et 17 de la directive générale 95/46,Les risques majeurs de IPv6 pour la
[Link]/html/rfc1819) », Request for Commentsno 1819, août 1995.
protection des données à caractère personnel([Link]
19. (en) Robert Hinden, Steve Deering, «Internet Protocol, Version 6 (IPv6) Specification r-57/[Link])
([Link] Request for Commentsno 1883, décembre 1995. 55. (en) Request for Commentsno 988 ([Link]
20. (en) Robert Hinden, Steve Deering, «Internet Protocol, Version 6 (IPv6) Specification
56. (en) Request for Commentsno 3306 ([Link]
([Link] Request for Commentsno 2460, décembre 1998.
57. (en) Request for Commentsno 3956 ([Link]
21. « 96 More Bits, No Magic. »Gaurab Upadhaya.
58. (en) Request for Commentsno 3596 ([Link]
22. (en) « Reasons to Move the Network Address Translator - Protocol Translator (NAT-
PT) to Historic Status ([Link] Request for Comments 59. (en) Request for Commentsno 2673 ([Link]
no 2373, juillet 2007. 60. (en) Request for Commentsno 2874 ([Link]
23. (en) « A Recommendation for IPv6 Address T ext Representation ([Link] 61. (en) Request for Commentsno 3363 ([Link]
html/rfc5952) », Request for Commentsno 5952, août 2010.
62. (en) Request for Commentsno 6563 ([Link]
24. On note que, en termes d’adressage IPv4, [Link]/8 forme la plage des adresses
63. (en) RFC 5902 : IAB Thoughts on IPv6 Network Address T
ranslation
possibles de boucle locale. Cela représente 224-2 adresses potentielles de cette
nature en IPv4 contre « une seule » en IPv6. 64. (en) SixXS ([Link]
25. (en) « IPv6 Address Prefix Reserved for Documentation([Link] 65. (en) Hurricane Electric Free IPv6 Tunnel Broker ([Link]
849) », Request for Commentsno 3849, juillet 2004. 66. (en) Request for Commentsno 4213 ([Link]
26. (en) R. Hinden, S. Deering, «IP Version 6 Addressing Architecture([Link] 67. (en) AYIYA: Anything In Anything([Link]
rg/html/rfc4291) », Request for Commentsno 4291, février 2006. 2), Internet Draft, 2004
27. (en) M. Kohno, B. Nitzan, R. Bush, Y. Matsuzaki, L. Colitti, T. Narten, « Using 127-Bit 68. (en) Request for Commentsno 5572 ([Link]
IPv6 Prefixes on Inter-Router Links([Link] Request for
69. (en) Request for Commentsno 3056 ([Link]
Comments no 6164, avril 2011.
28. (en) « Analysis of the 64-bit Boundary in IPv6 Addressing([Link] 70. (en) Request for Commentsno 5569 ([Link]
c7421) », Request for Commentsno 7421, janvier 2015. 71. (en) Request for Commentsno 2529 ([Link]
29. (en) « IPv6 Scoped Address Architecture([Link] 72. (en) Request for Commentsno 5214 ([Link]
Request for Commentsno 4007, mars 2005. 73. (en) Request for Commentsno 4380 ([Link]
30. IPv6 Global Unicast Address Assignments([Link] 74. miredo ([Link]
ast-address-assignments/[Link]) , IANA
75. (en) Request for Commentsno 2766 ([Link]
31. (en) T. Narten, G. Huston, L. Roberts, «IPv6 Address Assignment to End Sites(http
76. (en) Request for Commentsno 4966 ([Link]
s://[Link]/html/rfc6177)», Request for Commentsno 6177, mars 2011.
32. La taille fixe de bloc /48 était autrefois considérée comme standard par la RFC 3177, 77. Provider Independent (PI) IPv6 Assignments for End User Organisations ([Link]
la politique concernant les tailles des blocs à assigner à l'utilisateur final est désormais [Link]/ripe/policies/proposals/[Link]), 2009
o
laissée à l'appréciation du RIR. 78. (en) Request for Commentsn 5533 ([Link]
33. (en) « INTERNET PROTOCOL ([Link] Request for 79. (en) Request for Commentsno 4423 ([Link]
Comments no 791, septembre 1981. 80. (en) Request for Commentsno 5102 ([Link]
81. (en) GSE - An Alternate Addressing Architecture for IPv6([Link] 119. Plan d’action pour le déploiement d'IPv6 en Europe([Link]
ft-ietf-ipngwg-gseaddr-00), Internet Draft 1997 ociety/newsroom/cf/[Link]?action=display&doc_id=479)
82. (en) Multihoming ([Link] 120. Ghost Route Hunter : IPv6 DFP visibility([Link]
[Link]) présentation RIPE 52[PDF] 121. (en) IPv6 Ripeness ([Link] RIPE
83. ocator/ID Separation Protocol (LISP)([Link]
, 122. IPv6 ripeness country pie charts([Link]
Internet Draft, 2009 123. « OECD Communications Outlook 2013» ([Link]
o
84. (en) Request for Commentsn 6296 ([Link] AAAQBAJ&pg=PA146&lpg=PA146#v=onepage&q&f=false)
85. RRG ([Link] « Copie archivée » ([Link] 124. (en) Request for Commentsno 2471 ([Link]
[Link]/web/20060812095706/[Link] .[Link]/charter?gtype=rg&group=rrg) 125. « Liste des pTLA 6bone » ([Link]
(version du 12 août 2006 sur l'Internet Archive)
126. (en) Request for Commentsno 3701 ([Link]
86. Internet Addressing: Measuring deployment of IPv6([Link]
51/[Link]), OCDE, avril 2010 [PDF] 127. (en) « [Link] » ([Link]
87. (en) Next-generation IPv6 Address Added to the Internet's Root DNS Zone([Link] 128. (en) « Google over IPv6. » ([Link]
[Link]/en/announcements/[Link]) - ICANN, 20 juillet 2004 129. (en) « Comcast open for IPv6 business, juin 2009» ([Link]
88. L'ICANN commence à convertir les serveurs DNS à l'IPv6([Link] ws/2009/[Link]?hpg1=bn) , [Link]
es/[Link]) 130. (en) « LTE devices must support IPv6, says Verizon, juin 2009 » ([Link]
89. (en) Hurricane Electric Statistics([Link] [Link]/news/2009/[Link]?fsrc=netflash-rss) ,
[Link]
90. (en) Which DNS Registrars allow me to add AAAA glue for my Domain Name
Servers? ([Link] [Link] 131. (en) « U.S. carriers quietly developing IPv6 services, avril 2008 » ([Link]
[Link]/news/2008/[Link]) , [Link]
91. (en) Request for Commentsno 1035 ([Link]
o 132. (en) NTT Com — IPv6 Global Community — IPv6 T op ([Link]
92. (en) Request for Commentsn 2671 ([Link]
html)
93. (en) Request for Commentsno 2545 ([Link]
133. L'UE encourage l'utilisation du nouveau protocole Internet IPv6([Link]
o
94. (en) Request for Commentsn 5340 ([Link] [Link]/french/2008-05/28/content_641389.htm) , mai 2008
95. (en) Request for Commentsno 5308 ([Link] 134. Les tests IPv6 de Comcast([Link]
96. (en) Request for Commentsno 4798 ([Link] 135. [Link]
97. (en) Request for Commentsno 2464 ([Link] 136. [Link]
98. (en) DOCSIS 2.0 Interface ([Link] 137. [Link]
[Link]) 138. (en) [Link] ([Link]
99. (en) Request for Commentsno 2472 ([Link] 4/[Link])
100. (en) Request for Commentsno 2767 ([Link] 139. (en) [Link]([Link]
e-do-web-giants-stand-on-ipv6/)
101. (en) Request for Commentsno 3338 ([Link]
140. (en) [Link] ([Link]
102. (en) Peter Bieringer & all, « Current Status of IPv6 Support for Networking
8/[Link])
Applications » ([Link]
11 février 2017 141. (en) [Link]
103. communiqué de presse free (Iliad)([Link] 142. (en) [Link]
df) [PDF] 143. (en) [Link] ([Link]
104. (en) IPv6 @ free, native IPv6 to the user([Link] 2_translations/Archive#en:World_IPv6_Day)
[Link]) [PDF] 144. [Link]
105. [Link] ([Link] 145. (en) [Link]
de-sfr-et-modem-routeur/t462529-vous-avez-des-questions-sur-l-ipv6-topic-de-centrali146. (en) [Link]
[Link])
147. (en) [Link]
106. [Link] ([Link]
tent&articleId=358080) 148. World IPv6 Day ([Link]
107. pcinpact, Présentation du protocole et des zones qui devrait être couverte d'ici fin 149. (en) World IPv6 day : firing uo engines on the newInternet protocol ([Link]
2012 ([Link] [Link]/2011/01/world-ipv6-day-firing-up-engines-on-new .html), Google 21
m,) janvier 2011
108. (en) Request for Commentsno 3633 ([Link] 150. World IPv6 Day Debrief ([Link]
ay/Gashinsky-Y-w6d_v5.pdf), Yahoo, NANOG 52, 13 juin 2011 [PDF]
109. [Link]
151. [Link]
110. « Le déploiement de l’IPv6 démarre chez Orange !» ([Link]
65E4ABD3A5.tpdila17v_1?cidTexte=JORFTEXT000033202746&categorieLien=id
Orange-et-Vous/Le-d%25C3%25A9ploiement-de-l-IPv6-d%25C3%25A9marre-chez-O
range/ba-p/857401), 4 février 2016 (consulté le 1er juillet 2016) 152. (en) IPv6 Transition & Operational Reality([Link]
111. [Link] [Link]) - Randy Bush, IEPG / Chicago, juillet 2007[PDF]
112. [Link] 153. (en) IPv6 dual-stack client loss in Norway([Link]
113. [1] ([Link] 154. (en) Measuring World IPv6 Day - Some Glitches And Lessons Learned ([Link]
[Link]/Members/emileaben/measuring-world-ipv6-day-glitches-and-lessons-learned) ,
114. [2] ([Link]
RIPE NCC, 28 juin 2011
115. [Link]
155. (en) Peering Disputes Migrate to IPv6([Link]
116. Swisscom Labs IPv6 Trial ([Link] s/2009/10/22/peering-disputes-migrate-to-ipv6/) , 22 septembre 2009
117. RIPE 59, Stratégie IPv6 de France Télécom([Link] 156. (en) A strategy for IPv6 adoption([Link]
[Link])[PDF] ons/Colitti-A_strategy_for_IPv6_adoption.[Link]) , présentation Google au RIPE 57
118. (en) 6INIT ([Link] [PDF]
rs=64) 157. (en) IPv6 deployment survey([Link]
[Link]) RIPE 59, juin 2009 [PDF]
Exemple
1. Le premier octet de l’adresse 2000::/3 s’écrit en binaire 0010 0000. Le masque /3 implique que seuls les 3 bits de poids forts sont figés.
’adresse
L haute correspondant à ce préfixe
s’écrit ainsi en binaire de la manière suivante : 0011 1111 suivi de 8+7×16 "1" soit ff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff:ffff.
3f
Voir aussi
Articles connexes
Adresse IP - format des adresses, masques réseaux, CIDR.
Adresse IPv6 - format d'une adresse IPv6
Histoire d'IPv6 - l'évolution du protocole
Transition d'IPv4 vers IPv6- les technologies permettant à des paquets IPv6 d'être transmis à travers un réseau
IPv4
Liens externes
Association pour la promotion et le développement d’IPv6 (G6)
Migration IPv6 : enjeux de sécurité- Note d'information duCERTA
Tests et statistiques
Test de la compatibilité IPv6 d’un site Web
(en) Test de connectivité IPv6
(de) Principaux hôtes disponibles en IPv6 dans le TLD .fr
Droit d'auteur : les textes sont disponibles souslicence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer
. Voyez les
conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que lescrédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyezcomment citer les auteurs et mentionner la licence
.
Wikipedia® est une marque déposée de laWikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le paragraphe501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.