My Ismail Mamouni
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Prépas MP
Préparation aux Concours (CNC-CCP)
Espaces Vectoriels Normés
Distance à un hyperplan et norme subordonnée
Partie II
H est un hyperplan d’un IR-espace vectoriel normé E, h une forme linéaire non nulle sur E dont
le noyau est égal à H.
1) Dans cette question E est un IR-espace vectoriel normé de dimension finie, on désigne par x0 un
vecteur de E.
a) On note d (x0 , H) la distance de x0 à l’hyperplan H. Montrer qu’il existe une suite (yn )n∈IN
d’éléments de H tels que :
lim kx0 − yn k = d (x0 , H)
n→+∞
b) Montrer qu’il existe une suite yϕ(n) n∈IN
extraite de la suite (yn )n∈IN qui converge vers un
élément de H.
c) En déduire qu’il existe b appartenant à l’hyperplan H tel que :
d (x0 , H) = kx0 − bk
On dit alors que la distance de x0 à l’hyperplan H est atteinte en b.
2) On suppose dans cette question que E est un IR-espace vectoriel normé de dimension quelconque.
a) Montrer que, si h est une forme linéaire continue sur E, alors le noyau, ker(h), est fermé dans
E.
b) Montrer que, si le noyau de h est fermé, alors h est continue.
Indication : on pourra raisonner par l’absurde.
c) Montrer que, si H est un hyperplan de E, alors l’adhérence H de H est un sous-espace vectoriel
de E.
d) En déduire que tout hyperplan de E est fermé ou dense dans E.
Partie III
On suppose dans cette partie que E est un IR-espace muni d’un produit scalaire (espace préhilbertien)
, et que H est un hyperplan dense dans E.
1) Déterminer H ⊥ , l’orthogonal de H.
⊥
Rappel : H = x ∈ E / ∀y ∈ H x y = 0
2) Que dire de H ⊕ H ⊥ ?
3) Pour tout vecteur x de E, calculer la distance d (x, H).
4) La distance d (x, H) est-elle toujours atteinte ? Justifier.
Partie IV
On suppose, dans cette partie, que H est un hyperplan fermé d’un IR-espace vectoriel normé E de
dimension quelconque. H est le noyau de la forme linéaire h, continue, non nulle sur E. x0 désigne un
vecteur fixé de E.
1) On considère Lc (E, IR) l’ensemble des formes linéaires continues définies sur E.
Sur cet espace vectoriel on définit l’application suivante :
|k k| : Lc (E, IR) −→ IR+
|f (x)|
f 7 →
− sup
x∈E,x6=0 kxk
Montrer que cette application est correctement définie et définie une norme sur Lc (E, IR).
On appelle cette norme, norme subordonnée à k k.
2) a) Montrer que, pour tout y ∈ H on a :
|h(x0 )|
kx0 − yk >
|khk|
|h(x0 )|
b) En déduire que la distance de x0 à H est supérieure ou égale à .
|khk|
c) Montrer que d (x0 , H) = 0 si et seulement si x0 ∈ H.
d) On considère dans cette question x 6∈ H.
i) Montrer qu’il existe une suite (wn )n∈IN d’éléments de E \ {0} vérifiant :
|h (wn )|
|khk| = lim
n→+∞ kwn k
ii) Montrer que, pour tout entier n, il existe un réel λn non nul et un vecteur yn de H tel que
wn = λn x0 + yn .
iii) Prouver que, pour tout entier n :
|h (wn )| |h (x0 )|
6
kwn k d (x0 , H)
e) En déduire que, pour tout vecteur x0 de E, on a
|h (x0 )|
d (x0 , H) =
|khk|
3) Dans cette question, E est l’ensemble des suites réelles de limite nulle, on munit cet ensemble de la
norme infinie, c’est à dire que, si u est un élément de E avec u = (un )n∈IN , alors kuk∞ = sup |un |.
n∈IN
h est l’application définie sur E dans IR par :
+∞
X un
h(u) =
2n+1
n=0
P un
a) Montrer que la série est convergente.
2n+1
b) Montrer que h est une forme linéaire continue non nulle sur E et que |khk| 6 1.
c) Soit (vp )p∈IN une suite d’éléments de E, on notera vp (n) le terme de rang n de la suite vp . On
définit vp par :
vp (n) = 1 si 0 6 n 6 p
vp (n) = 0 si n > p
|h (vp )|
Calculer lim , en déduire |khk|.
p→+∞ kvp k∞
Corrigé
Partie II
H est un hyperplan d’un IR-espace vectoriel normé E, h une forme linéaire non nulle sur E dont
le noyau est égal à H.
1) Dans cette question E est un IR-espace vectoriel normé de dimension finie, on désigne par x0 un
vecteur de E.
a) On note d (x0 , H) la distance de x0 à l’hyperplan H. Montrer qu’il existe une suite (yn )n∈IN
d’éléments de H tels que :
lim kx0 − yn k = d (x0 , H)
n→+∞
Correction : Par caractérisation de la borne inférieure, ∀ε > 0, ∃y ∈ H, d(x0 , H) ≤ kx0 −
1
yk < d(x0 , H) + ε. On applique ceci à ε = n+1 pour n ∈ IN et on note yn un des y ∈ H vérifiant
l’inégalité. On a donc
1
∀n ∈ IN, yn ∈ H et d(x0 , H) ≤ kx0 − yn k < d(x0 , H) +
n+1
donc il existe une suite (yn )n∈IN telle que ∀n ∈ IN, yn ∈ H et lim kx0 − yn k = d(x0 , H) .
n→+∞
b) Montrer qu’il existe une suite yϕ(n) n∈IN extraite de la suite (yn )n∈IN qui converge vers un
élément de H.
Correction : On a ∀n ∈ IN, kyn k = kyn −x0 +x0 k ≤ kyn −x0 k+kx0 k et la suite kx0 −yn k n∈IN
est bornée puisqu’elle converge donc la suite kyn k n∈IN est aussi bornée. Le théorème de
Bolzano-Weierstrass donne alors l’existence d’une suite (yϕ(p) )p∈IN extraite de (yn )n∈IN qui
converge dans E. Mais, quand E est de dimension finie, tous ses sous-espaces vectoriels sont
fermés donc H est fermé. Comme ∀p ∈ IN, yϕ(p) ∈ H, on a z0 = lim yϕ(p) ∈ H. D’autre part,
p→+∞
la suite kx0 −yϕ(p) k p∈IN est extraite de la suite kx0 −yn k n∈IN qui converge vers d(x0 , H) donc
elle converge vers la même limite. Enfin, par continuité de la norme, kx0 −yϕ(p) k −→ kx0 −z0 k
p→+∞
et donc, par unicité de la limite, kx0 − z0 k = d(x0 , H).
En conclusion, ∃z0 ∈ H, kx0 − z0 k = d(x0 , H) .
c) En déduire qu’il existe b appartenant à l’hyperplan H tel que :
d (x0 , H) = kx0 − bk
On dit alors que la distance de x0 à l’hyperplan H est atteinte en b.
Correction : cf plus haut avec b = z0 .
2) On suppose dans cette question que E est un IR-espace vectoriel normé de dimension quelconque.
a) Montrer que, si h est une forme linéaire continue sur E, alors le noyau, ker(h), est fermé dans
E.
Correction : Par définition, ker(h) = h−1 {0} et le singleton {0} est un fermé de IR. Or
l’image réciproque d’un fermé par une application continue est un fermé donc
si h est continue alors ker(h) est fermé dans E .
b) Montrer que, si le noyau de h est fermé, alors h est continue.
Indication : on pourra raisonner par l’absurde.
Correction
: Supposons que la formelinéaire h ne soit pas continue, on a
non ∃K ≥ 0, ∀x ∈ E, |h(x)| ≤ K kxk soit ∀K ≥ 0, ∃x ∈ E, |h(x)| > K kxk.
Appliquons ceci à K = n + 1 pour n ∈ IN et notons xn un x ∈ E vérifiant la propriété : on a
xn
donc |h(xn )| > (n + 1) kxn k. Ceci montre que h(xn ) 6= 0, on peut donc poser tn = h(x n)
. On a
h(xn ) kxn k 1
alors h(tn ) = h(xn ) = 1 et ktn k = |h(xn )| < n+1 donc tn −→ 0E .
n→+∞
On a donc ∀n ∈ IN, h(tn − t0 ) = h(tn ) − h(t0 ) = 1 − 1 = 0 donc ∀n ∈ IN, tn − t0 ∈ H et
tn − t0 −→ −t0 donc, puisque H est fermé, −t0 ∈ H.
n→+∞
Mais ceci est faux car h(−t0 ) = −h(t0 ) = −1.
L’hypothèse de départ était donc fausse et on a bien si ker(h) est fermé dans E alors h est continue .
c) Montrer que, si H est un hyperplan de E, alors l’adhérence H de H est un sous-espace vectoriel
de E.
2
Correction : H ⊃ H donc H 6= 0 et si (x, y) ∈ H et λ ∈ IR, la caractérisation séquentielle de
l’adhérence donne l’existence de deux suites (xn )n∈IN et (yn )n∈IN telles que ∀n ∈ IN, (xn , yn ) ∈
H 2 , lim xn = x, lim yn = y et alors , par linéarité de la limite, x + λy = lim (xn + λyn )
n→+∞ n→+∞ n→+∞
avec ∀n ∈ IN, xn + λyn ∈ H et donc x + λy ∈ H. Donc H est un sous-espace vectoriel de E .
d) En déduire que tout hyperplan de E est fermé ou dense dans E.
Correction : Puisque H ⊂ H, on a soit H = H et, dans ce cas, H est fermé, soit H ⊂ H. Si
6=
H ⊂ H, prenons a ∈ H \ H et soit x ∈ E quelconque. On a h(a) 6= 0 puisque a ∈
/ H et on peut
6=
donc écrire x = h(x) h(x) h(x) h(x)
h(a) a + x − h(a) a avec a ∈ H et h x − h(a) a = h(x) − h(a) h(a) = 0 donc
x − h(x)
h(a) a ∈ H ⊂ H. Puisque H est un sous-espace vectoriel de E, on a donc x ∈ H ce qui
donne E ⊂ H .
On peut donc conclure : H est fermé ou dense .
Partie III
On suppose dans cette partie que E est un IR-espace muni d’un produit scalaire (espace préhilbertien)
, et que H est un hyperplan dense dans E.
1) Déterminer H ⊥ , l’orthogonal de H.
Rappel : H ⊥ = x ∈ E / ∀y ∈ H x y = 0
Correction : Soit x ∈ H ⊥ . Par densité de H dans E, il existe une suite (xn )n∈IN telle que
∀n ∈ IN, xn ∈ H et lim xn = x. On a donc ∀n ∈ IN, (x | xn ) = 0. Mais, par continuité du
n→+∞
produit scalaire, (x | xn ) −−−→ (x | x) donc (x | x) = 0 et donc x = 0E . Réciproquement 0E ∈ H ⊥
n→+∞
donc H⊥ = {0E }
2) Que dire de H ⊕ H ⊥ ?
Correction : H ⊕ H ⊥ = H ⊕ {0E } donc H ⊕ H ⊥ = H .
3) Pour tout vecteur x de E, calculer la distance d (x, H).
Correction : Pour tout x ∈ E, il existe une suite (xn )n∈IN telle que ∀n ∈ IN, xn ∈ H et
limn→+∞ xn = x. On a, par définition, 0 ≤ d(x, H) ≤ kx − xn k car xn ∈ H et lim kx − xn k = 0
n→+∞
donc ∀x ∈ E, d(x, H) = 0 .
4) La distance d (x, H) est-elle toujours atteinte ? Justifier.
Correction : Si d(x, H) est atteinte, il existe z0 ∈ H tel que 0 = d(x, H) = kx − z0 k donc x = z0
et x ∈ H. La réciproque est claire donc d(x, H) n’est atteinte que si x ∈ H .
Partie IV
On suppose, dans cette partie, que H est un hyperplan fermé d’un IR-espace vectoriel normé E de
dimension quelconque. H est le noyau de la forme linéaire h, continue, non nulle sur E. x0 désigne un
vecteur fixé de E.
1) On considère Lc (E, IR) l’ensemble des formes linéaires continues définies sur E.
Sur cet espace vectoriel on définit l’application suivante :
|k k| : Lc (E, IR) −→ IR+
|f (x)|
f 7 →
− sup
x∈E,x6=0 kxk
Montrer que cette application est correctement définie et définie une norme sur Lc (E, IR).
On appelle cette norme, norme subordonnée à k k.
Correction : En ayant écouté en cours on peut faire facilement cette question.
2) a) Montrer que, pour tout y ∈ H on a :
|h(x0 )|
kx0 − yk >
|khk|
Correction : On a ∀x ∈ E, |h(x)| ≤ |khk| , kxk donc, pour x = x0 −y, |h(x0 )| ≤ |khk| kx0 −yk.
|h(x0 )|
Or |khk| =
6 0 car h est non nulle donc ∀y ∈ H, kx0 − yk ≥ |khk| .
|h(x0 )|
b) En déduire que la distance de x0 à H est supérieure ou égale à .
|khk|
|h(x0 )|
Correction : La borne inférieure étant le plus grand des minorants, d(x0 , H) ≥ |khk| .
c) Montrer que d (x0 , H) = 0 si et seulement si x0 ∈ H.
Correction : Si d(x0 , H) = 0, l’inégalité ci-dessus donne h(x0 ) = 0 donc x0 ∈ H. La réciproque
est immédiate donc d(x0 , H) = 0 ⇔ x0 ∈ H .
d) On considère dans cette question x 6∈ H.
i) Montrer qu’il existe une suite (wn )n∈IN d’éléments de E \ {0} vérifiant :
|h (wn )|
|khk| = lim
n→+∞ kwn k
Correction :
Par caractérisation de la borne supérieure, ∀ε > 0, ∃w 6= 0E , |khk| ≥ |h(w)|
kwk > |khk| − ε.
1
On applique ceci à ε = n+1 pour n ∈ IN et on note wn un de ces w 6= 0E . On a ∀n ∈
1 |h(wn )|
IN, |khk| − n+1 < kwn k ≤ |khk| donc
|h(wn )|
il existe (wn )n∈IN telle que ∀n ∈ IN, wn ∈ E \ {0E } et |khk| = lim
n→+∞ kwn k
ii) Montrer que, pour tout entier n, il existe un réel λn non nul et un vecteur yn de H tel que
wn = λn x0 + yn .
h(x)
Correction : Puisque x0 ∈ / H, on peut écrire tout x ∈ E sous la forme x = h(x 0)
x0 +
h(x)
x − h(x0 ) x0 = λx0 + y avec λ ∈ IR et y ∈ H (vérification immédiate). Ainsi ∀n ∈
IN, ∃(λn , yn ) ∈ IR × H, wn = λn x0 + yn .
Erreur d’énoncé : la condition λn 6= 0 n’est, en général, pas vérifiée pour tout n ∈ IN. Il
suffit, par exemple, de choisir w0 ∈ H pour avoir λ0 = 0 car l’écriture ci-dessus est unique
puisque la somme IR.x0 ⊕ H est directe. On ne modifie pas la valeur de la limite de |h(w n )|
kwn k
en modifiant la valeur de w0 (ou d’un nombre fini de termes) donc [α] est toujours vérifié.
|h(wn )|
Par contre, on a ∃n0 , ∀n ≥ n0 , λn 6= 0 car −−−→ |khk|
kwn k n→+∞ > 0 donc ∃n0 , ∀n ≥
|h(wn )|
n0 , kwn k > 0 donc ∀n ≥ n0 , h(wn ) 6= 0 et donc λn = h(w n)
h(x0 ) 6= 0.
iii) Prouver que, pour tout entier n :
|h (wn )| |h (x0 )|
6
kwn k d (x0 , H)
Correction : D’une part, |h(wn )| = |λn h(x0 ) + yn | = |λn | |h(x0 )| et, d’autre part, ∀n ≥
n0 , kwn k = |λn | x0 − −yλn
n
≥ |λn | d(x0 , H) car −y
λn ∈ H. Donc, puisque kwn k 6= 0,
n
|λn | =
6 0 pour n ≥ n0 et d(x0 , H) 6= 0 pour x0 ∈/ H, on a
|h(wn )| |λn | |h(x0 )| λn | |h(x0 )| |h(x0 )|
∀n ≥ n0 , = ≤ = .
kwn k kwn k |λn | d(x0 , H) d(x0 , H)
|h(wn )| |h(x0 )|
En faisant abstraction de l’erreur d’énoncé signalée plus haut, on a bien ∀n ≥ n0 , kwn k ≤ d(x0 ,H) .
e) En déduire que, pour tout vecteur x0 de E, on a
|h (x0 )|
d (x0 , H) =
|khk|
|h(x0 )|
Correction : En passant à la limite dans l’inégalité précédente, on obtient |khk| ≤ d(x0 ,H)
|h(x0 )| |h(x0 )|
donc d(x0 , H) ≤ |khk| et on a obtenu l’inégalité inverse au [c] donc d(x0 , H) = |khk| .
3) Dans cette question, E est l’ensemble des suites réelles de limite nulle, on munit cet ensemble de la
norme infinie, c’est à dire que, si u est un élément de E avec u = (un )n∈IN , alors kuk∞ = sup |un |.
n∈IN
h est l’application définie sur E dans IR par :
+∞
X un
h(u) =
2n+1
n=0
P un
a) Montrer que la série est convergente.
2n+1
Correction : On a ∀n ∈ IN, 2n+1 un
≤ kuk ∞
n+1 et cette série majorante converge car c’est une série
X u 2
n
géométrique de raison 12 donc est absolument convergente donc convergente .
2n+1 n∈IN
b) Montrer que h est une forme linéaire continue non nulle sur E et que |khk| 6 1.
Correction : D’après [a], h est bien définie. Pour tout (u, v) ∈ E 2 et λ ∈ IR, on a
∞ ∞ ∞
X un + λvn X un X vn
h(u + λv) = = +λ = h(u) + λh(v)
2n+1 2n+1 2n+1
n=0 n=0 n=0
car toutes les séries convergent. Donc h ∈ E ∗ . D’autre part, l’inégalité vue au [a] donne
∞ ∞
X |un | X kuk∞ ∞ 1
X un 2
∀u ∈ E, |h(u)| ≤ ≤ ≤ = kuk ∞ 1 = kuk∞
2n+1 2n+1 2n+1 1− 2
n=0 n=0 n=0
|h(u)|
ce qui montre la continuité de h. De plus, ∀u 6= 0, kuk∞ ≤ 1 donc, en prenant la borne
supérieure, |khk| ≤ 1. Donc h est une forme linéaire continue et |khk| ≤ 1 .
c) Soit (vp )p∈IN une suite d’éléments de E, on notera vp (n) le terme de rang n de la suite vp . On
définit vp par :
vp (n) = 1 si 0 6 n 6 p
vp (n) = 0 si n > p
|h (vp )|
Calculer lim , en déduire |khk|.
kvp k∞
p→+∞
Correction : On a clairement vp ∈ E et kvp k∞ = 1. Or
p p 1
X 1 1X 1 1 1 − 2p+1 1
h(vp ) = = = = 1 − p+1 > 0
2n+1 2 2n 2 1 − 12 2
n=0 n=0
|h(vp )| 1 |h(vp )|
donc kvp k∞ =1− 2p+1
et donc −−−→
kvp k∞ p→+∞ 1.
|h(vp )|
On a kvp k∞ ≤ |khk| ≤ 1 donc |khk| = 1 .
d) Montrer qu’il n’existe pas d’élément u non nul de E telle que :
|h (u)|
|khk| =
kuk∞
|h(u)|
Correction : Supposons qu’il existe u 6= 0E tel que = |khk| = 1 on a donc |h(u)| = kuk∞
kuk∞
∞ ∞
X |un | X kuk∞
et toutes les inégalités du [b] sont des égalités. En particulier, = donc
2n+1 2n+1
n=0 n=0
∞
kuk∞ − |un |
= 0 avec ∀n ∈ IN, kuk2∞n+1
−|un |
X
≥ 0 donc on a ∀n ∈ IN, |un | = kuk∞ . Mais alors
2n+1
n=0
|un | −−−→ kuk∞ 6= 0 en contradiction avec le fait que u ∈ E donc lim |un | = 0.
n→+∞ n→+∞
|h(u)|
Donc il n’existe pas de u ∈ E \ {0E } tel que kuk∞ = |khk| .
e) On note H le noyau de h, vérifier que H est un hyperplan fermé de E.
Correction : Il suffit d’utiliser le résultat du [II.a] : puisque h est continue, H = ker h est
fermé.
f ) Montrer que la distance d’un vecteur x de E à l’hyperplan H n’est pas toujours atteinte.
Correction : Soit x0 ∈ / H, si d(x0 , H) était atteinte alors ∃z0 ∈ H, d(x0 , H) = kx0 − z0 k.
Or, selon [1.e], d(x0 , H) = |h(x 0 )| |h(x0 )|
|khk| donc kx0 − z0 k = |khk| =
|h(x0 )−h(z0 )|
|khk| et donc, puisque
x0 − z0 6= 0E , |h(x 0 −z0 )|
kx0 −z0 k = |khk| ce qui est impossible vu [d]. Donc pour x ∈
/ H, d(x, H) n’est
jamais atteinte.
d) Montrer qu’il n’existe pas d’élément u non nul de E telle que :
|h (u)|
|khk| =
kuk∞
e) On note H le noyau de h, vérifier que H est un hyperplan fermé de E.
f ) Montrer que la distance d’un vecteur x de E à l’hyperplan H n’est pas toujours atteinte.