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Réfutation de l'Istihlâl et mécréance

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Réfutation de l'Istihlâl et mécréance

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Réfutation des

Madakhira sur leurs


ambiguïtés concernant
L’Istihlâl, ou «
permettre ou se
permettre une
interdiction. »

Partie 6

Ceci est une réponse à leur ambiguïté : Celui qui


ne juge pas d’après la loi d’Allah et qui légifère
des lois en dehors de Lui, il n’est pas mécréant
tant qu’il n’a pas fait cela avec « Istihlâl. »
Leurs arguments pour cela sont des paroles d’Ibn
Taymiya que voici, avec en souligné le passage
qui les intéresse : « Lorsqu’un homme permet ce
qu’Allah a interdit et qui ne fait pas objet de
divergence, ou interdit ce qu’Allah a permis qui
ne fait pas objet de divergence, ou remplace la loi
qui ne fait pas objet de divergence, c’est un
mécréant apostat à l’unanimité des juristes. C’est
dans ce genre de chose que fut révélé la parole
d’Allah : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce
qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants »
C’est-à-dire, celui qui permet (moustahill) de
juger par autre que la loi d’Allah. »
Et aussi dans Minhaj Sounnat An-Nabawiya,
volume 5, page 130 : « Il ne fait aucun doute que
celui qui n’a pas conviction de l’obligation de
juger par ce qu’Allah a révélé à Son messager est
un mécréant. Donc celui qui permet de juger
entre les gens d’après ses opinions plutôt que de
suivre ce qu’Allah a révélé, c’est un mécréant. Il
n’y a aucune communauté qui n’ordonne pas de
juger avec justice. Or, dans leur loi, il se peut que
la justice soit l’opinion de leurs chefs. Beaucoup
même de ceux qui se prétendent musulmans
jugent d’après leurs traditions qu’Allah n’a pas
révélées, tout comme le font les bédouins et
émirs à qui obéissent les tribus, et considèrent
que c’est avec cela qu’il faut juger, au lieu du
Coran et de la Sounnah, or ceci est la mécréance.
Beaucoup de gens se sont en effet convertis à
l’Islam, mais malgré cela ne jugent que d’après
leurs traditions en vigueur, que les chefs
ordonnent à leur tribu : à partir du moment où on
leur a appris qu’il ne leur est uniquement permis
de juger avec la loi qu’Allah a révélée, et ne s’y
engagent pas, mais se permettent (yastahill) de
juger à l’encontre de ce qu’Allah a révélé, ce sont
des mécréants, sinon ce sont des ignorants. »
Or, le problème principal réside dans la définition
de ce mot Istihlâl : ils définissent le mot Istihlâl
comme voulant dire « croire que ce qu’Allah a
interdit est permis. »
Donc, pour eux, celui qui légifère en dehors
d’Allah est comparable à celui qui boit de
l’alcool : il n’est mécréant que s’il boit de l’alcool
en croyant que c’est permis, et celui qui légifère
n’est mécréant que s’il croit que c’est permis.
Et si seulement ils s’étaient limités à cela, mais
pire encore : ils disent qu’il est impossible de
savoir s’il croit que c’est permis ou non, sauf s’il
le déclare haut et fort oralement ou par écrit.

En résumé, leur définition de l’Istihlâl :


• C’est le fait de croire que ce qu’Allah a interdit
est permis.
• Cette croyance ne peut se manifester que par
oral ou par écrit.
Réfutation de cette prétention :
Premièrement :
Celui qui donne un associé à Allah de ses actes
sans y être contraint sort de l’Islam, même s’il ne
légalise pas de le faire et avoue qu’il désobéit à
Allah et qu’il aime l’Islam et déteste le
polythéisme, et ceci fait unanimité chez les gens
de la Qibla.
La preuve de cette règle est le verset :«
Quiconque mécroit en Allah après avoir cru, sauf
celui qui y est contraint alors que son cœur est
serein sur la Foi, mais quiconque ouvre son cœur
avec la mécréance a sur lui la colère d’Allah et
aura un grand châtiment. » (Sourate 16, verset
106).
Soulaymân Ibn ‘Abdallah Âl Cheykh a dit dans
Dourar As-Saniyya 8/133 : « Puis Allah nous
informa que la cause de cette mécréance et de
ce châtiment ne sont pas le fait qu’ils aient été
convaincus par l’idolâtrie, ou qu’ils aient ignoré le
monothéisme, ou qu’ils aient détesté la religion
ou aimé la mécréance… Mais la cause de cela est
qu’ils ont eu dans cela une jouissance mondaine
et qu’ils l’ont préférée à la religion et à la
satisfaction du Seigneur des mondes. Alors Allah
dit : « Il en est ainsi, parce qu’ils ont aimé la vie
présente plus que l’au-delà. Et Allah, vraiment, ne
guide pas les gens mécréants. » Allah les jugea
alors mécréants, et annonça qu’Il ne les guidera
pas, même s’ils prétendent l’avoir fait par amour
pour ce bas monde. Ensuite, Allah nous informa
que ces apostats sont ceux de qui Il scella le
cœur, les oreilles et les yeux, pour cause de leur
préférence de ce bas monde à l’au-delà, et que
ce sont les insouciants. Ensuite, Allah informa,
afin d’appuyer l’information précédente, que
ceux-là seront les perdants dans l’au-delà. » Fin
de citation.
Or, comme celui qui légifère en dehors d’Allah et
attribue la source de législation à un autre
qu’Allah se met soit lui-même à l’égal d’Allah, soit
un autre que lui ; il sort de l’Islam même s’il
reconnaît être en tort.
Mouhammad Ibn Ibrâhîm Âl Cheykh dit dans ses
fatâwâ, volume 6, pages 188-189 : « Et tu
pourras dire, si une personne qui gouverne par
une loi forgée dirait : “Mais j’ai conviction que
cette loi est fausse”, que ceci (cette prétention)
n’a aucun effet sur lui. Au contraire, il a cessé
d’appliquer la loi islamique, et c’est comme si
une personne disait : “J’adore les idoles, mais j’ai
conviction que ces idoles sont fausses”. Et s’il est
capable d’émigrer de ce pays où l’on gouverne
par les lois humaines forgées, cela devient une
obligation pour lui. » Fin de citation.
Nous savons donc déjà d’avance, d’après ce
principe, qu’Ibn Taymiya ici ne parlait pas de
celui qui légifère en dehors d’Allah mais bien de
celui qui ne juge pas par la loi d’Allah sans
légiférer.

La définition de l’Istihlâl selon Ibn Taymiya


Ibn Taymiya nous explique que l’Istihlâl désigne
soit de ne pas croire en l’interdiction d’Allah, soit
d’y croire en refusant de l’adopter, comme nous
l’avons déjà vu dans le chapitre 10. Il dit dans As-
Sârim Al Masloûl, pages 521-522 : « Et l’Istihlâl
est : le fait de croire qu’Allah ne l’a pas interdit,
ou d’autrefois c’est en ne croyant pas qu’Allah l’a
interdit, et ceci est dû à un défaut dans la foi en
la Seigneurie et la foi en la prophétie, c’est le
reniement pur et infondé. Et certaines fois, c’est
de savoir qu’Allah l’a interdit, et que le Messager
n’interdit que ce qu’Allah interdit, mais de refuser
d’adopter cette interdiction, et de s’opposer à
Celui qui l’a interdit, et ceci est une mécréance
pire que celle d’avant. Ceci pouvant être malgré
qu’il sache que celui qui ne se soumet pas à cette
interdiction sera puni par Allah et châtié.
Ce refus et ce renoncement peuvent soit être la
cause d’un problème dans la foi en la sagesse
d’Allah qui l’ordonna, ou de Sa Toute-Puissance,
ce qui le mène à ne pas croire en l’un des
attributs d’Allah. Ou bien cela peut venir d’une
personne qui sait tout cela et y croit, mais le fait
par révolte ou suivi aveugle de ses caprices, et
c’est en réalité de la mécréance, car il avoue tout
ce qu’Allah et Son Messager ont annoncé, et il
croit que c’est vrai, et croit en tout ce que croit le
croyant, mais il n’aime pas cela et le déteste, et
cela le courrouce, car cela s’oppose à sa volonté
et son désir. Il dit : “Je n’accepte pas cela, et je
ne m’y engage pas et je déteste cette vérité et je
m’en détourne.” Et ceci est différent du premier
cas, et le statut de mécréance d’une telle
personne est inévitablement connu en religion de
l’islam, et le Coran est rempli de textes
bannissant de l’Islam ce genre de catégorie, et
son châtiment est même pire ! »
Dans ce texte, nous voyons qu’Ibn Taymiya a
considéré que le terme Istihlâl peut avoir deux
significations :
• Ne pas croire qu’Allah a interdit ce qui est
interdit. Ceci consiste à démentir le
renseignement divin, et cela invalide la parole du
cœur. C’est cette forme d’Istihlâl uniquement
qu’admettent nos contradicteurs.
• Croire qu’Allah l’a interdit et en punit le
coupable, mais ne pas l’accepter et ne pas
l’adopter, ce qui consiste à admettre le
renseignement divin mais à ne pas l’adopter, ce
qui invalide l’acte du cœur, et non la croyance du
cœur.
Reprenons maintenant la citation d’Ibn Taymiya
dans Minhaj Sounnat An-Nabawiya, volume 5,
page 130 : « Il ne fait aucun doute que celui qui
n’a pas conviction de l’obligation de juger par ce
qu’Allah a révélé à Son Messager est un
mécréant. Donc, celui qui permet de juger entre
les gens d’après ses opinions plutôt que de suivre
ce qu’Allah a révélé, c’est un mécréant. Il n’y a
aucune communauté qui n’ordonne pas de juger
avec justice. Or, dans leur loi, il se peut que la
justice soit l’opinion de leurs chefs. Beaucoup
même de ceux qui se prétendent musulmans
jugent d’après leurs traditions qu’Allah n’a pas
révélées, tout comme le font les Bédouins et
émirs à qui obéissent les tribus, et considèrent
que c’est avec cela qu’il faut juger, au lieu du
Coran et de la Sounnah. Or, ceci est la
mécréance. Beaucoup de gens se sont en effet
convertis à l’Islam, mais malgré cela ne jugent
que d’après leurs traditions en vigueur, que les
chefs ordonnent à leurs tribus : à partir du
moment où on leur a appris qu’il ne leur est
uniquement permis de juger avec la loi qu’Allah a
révélée, et ne s’y engagent pas, mais se
permettent (yastahill) de juger à l’encontre de ce
qu’Allah a révélé, ce sont des mécréants, sinon
ce sont des ignorants. »

Dans ce texte, Ibn Taymiya nous parle de quatre


cas :
1. Celui qui n’a pas conviction qu’il est obligatoire
de juger par la Loi d’Allah : c’est un mécréant.
2. Celui qui se permet de juger par autre que la
Loi d’Allah : c’est un mécréant.
3. Celui qui refuse d’adopter la Loi d’Allah tout en
admettant qu’il est obligatoire de l’appliquer :
c’est un mécréant.
4. Celui qui ignore qu’il est obligatoire de juger
d’après la Loi d’Allah, et donc n’a pas conviction
que c’est obligatoire : c’est un mécréant, comme
nous l’avons déjà vu au point 1.
La différence entre le cas 4 et les cas 2 et 3,
c’est que dans les cas 2 et 3, l’individu a
connaissance du renseignement divin mais le
rejette, alors que dans le cas 4, il ignore l’Unicité
d’Allah dans la fonction de Juge, il n’est donc pas
monothéiste.

Conclusion :
L’avis d’Ibn Taymiya concernant celui qui ne juge
pas par la Loi d’Allah est :
• Celui qui légifère une seule loi contraire à la loi
d’Allah est mécréant, comme il le dit dans Fatâwâ
Al Koubrâ 5/18 et dans Majmoû‘ Al Fatâwâ
35/388, et la cause de cette mécréance est
qu’ainsi il se met à l’égal d’Allah dans la
législation.
• Celui qui s’engage intérieurement et
extérieurement à la loi d’Allah mais à qui il arrive
de transgresser, est musulman désobéissant.
• Celui qui ignore qu’il n’est pas obligatoire de
juger par la Loi d’Allah est un mécréant, car il ne
croit pas en l’obligation de juger par la Loi
d’Allah.
• Celui qui sait qu’il est obligatoire de juger par
autre que la Loi d’Allah, mais ne s’y engage pas
intérieurement et extérieurement est un
mécréant coupable d’Istihlâl.

L’Istihlâl peut être repéré par l’acte :


le Hadîth d’Al Barâ’ Ibn ‘Âzib sur l’homme qui
épousa sa belle-mère
Pour ce qui est de la manifestation de l’istihlâl, la
sounnah nous indique que l’Istihlâl qui fait sortir
de l’islam peut se faire par l’acte :
Le Hadîth d’Al Barâ Ibn ‘Azib qu’Allah l’agrée : «
J’ai rencontré mon oncle avec un drapeau, je lui
ai demandé : ‘Où veux-tu aller ?’
Il répondit : ‘Le messager d’Allah (salla llahou
‘alayhi wa sallam) m’a envoyé à un homme qui a
épousé la femme de son père après lui, pour que
je lui tranche la tête, que je le tue et que je
prenne ses biens.’ » Rapporté par : Ahmad, Abou
Daoud, Ibn Majâh, Nasâ’î et authentifié par Al
Albânî.
Ce hadîth nous prouve que celui qui épouse une
femme qu’Allah lui a interdite est un apostat,
contrairement à celui qui fornique avec elle. Ce
dernier n’est pas apostat mais pervers. Ceci car
lorsqu’une personne épouse une femme, le seul
objectif est de la rendre licite pour lui,
contrairement à celui qui se limite à forniquer
avec elle sans se marier.
Réponse à l’ambiguïté :
La cause de la mécréance de cet homme fut
d’avoir signé un contrat
Ce Hadîth nous prouve le mensonge de celui qui
prétend que la cause de cette mécréance soit la
signature d’un contrat quelconque, vu que rien
ne prouve dans le texte de ce hadîth que quoi
que ce soit ait été signé. Même lors d’un mariage
islamique, il n’est nullement conditionné de
signer quoi que ce soit pour valider le mariage.
C’est pour ça qu’il n’est pas vrai de dire : « Celui
qui signe un contrat dans lequel il est mis en
clause de payer des intérêts est de la grande
mécréance ».
L’imam Tahâwî dit au sujet de ce Hadîth : « Ce
marié a fait ce qu’il a fait avec Istihlâl comme ils
faisaient dans le paganisme, il est devenu à
cause de cela apostat, et le messager a alors
ordonné qu’on fasse de lui ce que l’on fait de
l’apostat … » (Charh ma’âny al-âthâr ; 3/149)
Mais nos contradicteurs prétendent que ce
Hadîth ainsi que l’explication de l’imam Tahâwî
sont une preuve contre nous, vu qu’il a affirmé
que cet homme est devenu mécréant pour avoir
fait Istihlâl !
Alors qu’en fait, ce Hadîth tout comme la parole
de l’imam Tahâwî sont une preuve contre eux.
Pourquoi ? Parce que, d’après nos contradicteurs,
on ne peut en aucun cas savoir si une personne a
fait Istihlâl sauf s’il prononce de sa langue ou
écrit de sa main que ce qu’il a commis comme
péché n’est pas interdit.
Mais dans ce Hadîth, où est-il dit que cet homme
avait prononcé de sa langue ou écrit de sa main
que son mariage était licite ? La seule information
que l’on a dans ce Hadîth, c’est qu’il avait épousé
la femme de son père, c’est tout ! Quant à savoir
s’il trouvait oui ou non que son mariage soit
permis, rien n’y est mentionné ! Alors, comment
l’imam Tahâwî a-t-il pu affirmer que cet homme
considérait ce mariage licite, ou même qu’il l’a
fait pour imiter les païens ?
L’imam Tahâwî recevait-il des révélations d’Allah
sur l’état du cœur des gens ? Ou bien s’est-il basé
uniquement sur l’acte de cet homme ? C’est bien
en se basant sur l’acte de cet homme, tout
comme l’imam Ibn Jarîr Tabarî dans Tahzîb Al
Âthâr volume 6 page 457, lorsqu’il dit au sujet de
ce Hadîth : « Al Barâ rapporte que le messager
d’Allah m’a envoyé à un homme qui épousa la
femme de son père, afin que je lui tranche la
tête. Il n’a pas dit : ‘Il m’a envoyé à un homme
qui a forniqué avec la femme de son père pour
que je lui tranche la tête.’ Et cet homme qui
célébra les noces avec la femme de son père
transgressa par son acte deux interdictions et
réunit deux immenses péchés par lesquels il
désobéit à Allah.
Le premier est de conclure un acte de mariage
avec une femme qu’Allah lui a interdit d’épouser
dans le texte de Sa révélation : ‘Et n’épousez pas
ce que vos pères ont épousé comme femmes’.
La deuxième est de pénétrer un vagin qui ne lui
est pas permis, et pire que cela : il l’annonça au
messager d’Allah (alayhi salât wa salâm) et
déclara son mariage avec ce qu’Allah lui interdit
d’épouser dans le Coran, et il n’y a aucune
ambiguïté sur cette interdiction, et tout ceci en sa
présence ! Et son acte était la plus claire des
preuves que cet homme démentait le messager
d’Allah (alayhi salât wa salâm) dans ses
enseignements qu’il amenait d’Allah, que Son
nom soit sanctifié, et qu’il refusait les versets
clairs de Sa révélation.
Par cet acte ainsi commis, il est devenu un
apostat de l’islam, même s’il était avant cela
manifestement musulman. Et s’il était un
mécréant bénéficiant d’un pacte, il aurait invalidé
son pacte en manifestant dans une terre d’islam
ce qui ne peut y être manifesté.
Et pour son acte, son verdict était la mort par
décapitation. C’est pour cela que le messager
d’Allah (salla llahou ‘alayhi wa sallam) ordonna
de l’exécuter en lui tranchant la tête si Allah le
veut, car c’était sa coutume envers l’apostat de
l’islam ainsi que celui qui invalide son pacte.
Or, dans le récit d’Al Barâ’ que nous avons
mentionné, où le messager ordonna de trancher
la tête de l’homme qui épousa sa belle-mère, il se
trouve la plus claire et évidente preuve de
l’erreur de celui qui prétend que lorsqu’un
homme musulman épouse sa sœur ou sa tante
ou autre femme qu’Allah a textuellement interdit
d’épouser dans Son Livre, et y conclut un acte de
mariage puis le consomme, tout en sachant
qu’Allah le lui a interdit, alors son épouse mérite
une dot et il n’encourt aucune sentence car son
mariage est confus. Ceci car celui qui commet un
tel acte tout en sachant qu’Allah l’a interdit à la
création, ne peut que suivre la voie des apostats
dans le châtiment, lorsqu’il déclare se permettre
un acte dont l’interdiction est pertinemment
connue de toute personne ayant grandi dans
l’islam… »
Je n’ai rien ajouté ni enlevé, j’ai seulement rétabli
la mise en page et corrigé quelques fautes de
frappe sans toucher au contenu.
Cette parole de l’Imam Tabarî invalide
complètement la thèse de ces égarés ainsi que
leur prétention : Observe que l’imam Tabarî ne
jugea cet homme mécréant que sur base de son
acte uniquement, et considéra que son acte n’est
autre qu’une preuve de sa mécréance intérieure,
de son Istihlâl et de son apostasie, même si cet
homme n’a nulle part déclaré de sa langue ou par
écrit qu’il considérait son mariage licite, comme
le prétendent nos contradicteurs !

Réponse à l’ambiguïté : c’est grâce à la


révélation que le prophète pu savoir que cet
homme avait cru en la permission de son acte.
Lorsque les preuves les étouffent, nos
contradicteurs prétendent une nouvelle bourde,
qui va les anéantir à leur insu : Lorsqu’on leur
dit : comment le messager d’Allah salla llahou
‘alayhi wa sallam a-t-il su que cet homme
considérait son acte licite bien que d’après vous
aucun acte ne prouvait sa mécréance ?
Mouhammad Bâzmoûl nous répond dans son livre
intitulé « Bayraq Al Oumma Fî Qadhâyâ
Mouhimma » qui est un bouquin écrit
spécialement pour justifier toutes les apostasies
commises par le gouvernement saoudien, page
36 de ce livre, au sujet du Hadîth de l’homme qui
épousa la femme de son père : « Donc, si
quelqu’un disait « Qu’est ce qui justifia
l’excommunication dans le Hadîth d’Al Barâ’ –
qu’Allah l’agrée- ? La réponse : C’est l’Istihlâl, et
le prophète a pu le savoir grâce à la révélation,
alors que nous, nous ne pouvons juger que
d’après l’apparence. » Fin de citation.
Ils veulent donc dire par là que seul le prophète
pouvait le savoir, par le biais de la révélation.
Mais alors ils se trouvent face à un problème de
taille :
- Nous leur disons : Si cet homme n’avait rien
montré qui prouve sa mécréance, mais que seule
la révélation pouvait le dévoiler, c’est que sa
mécréance résidait dans son cœur uniquement et
non dans ses actes, il était donc musulman dans
l’apparence mais mécréant intérieurement, c’est
ça ?
- Ils devront répondre fatalement : Oui c’est ça !
- Nous leur disons alors : Donc, c’était un
Mounâfiq, c’est ça ?
- Ils devront fatalement dire : Oui !
- Nous leur disons alors : Depuis quand est ce que
le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam tuait les
hypocrites ? Il n’a jamais tué un seul hypocrite,
pas même Abdallah Ibn Oubay Ibn Saloûl, tant
que ceux-ci ne montrent pas une preuve évidente
de mécréance par leurs paroles ou leurs actes !
Cheykh Al Islam Ibn Taymiya a dit dans Sârim Al
Masloûl page 356 : « Et puis, tous ces hypocrites
montrent l’Islam et jurent qu’ils sont musulmans ;
ils se servent de leurs serments comme d’un
bouclier. Et lorsqu’il en fut ainsi, le prophète, que
la paix d’Allah et le salue soient sur lui,
n’appliquait pas de sentence uniquement sur
base de ce qu’il savait lui, ni sur base du
témoignage d’une seule personne, ni en se
basant sur une simple révélation : tant qu’il n’y
avait pas de signes et de preuves visibles afin de
pouvoir confirmer l’application de la sentence,
sur base de preuve ou d’aveu. »
Cela prouve donc que, si le prophète a ordonné
de tuer cet homme pour avoir épousé sa belle-
mère, c’est que cet homme a commis un acte
visible qui prouve son apostasie. Or le seul acte
visible dont nous fait part ce Hadîth, c’est :
épouser sa belle-mère. Or ceci est un acte.
Se marier avec sa belle-mère en ayant
connaissance de l’interdiction de ceci est un acte
qui prouve l’Istihlâl, car le but qu’on recherche
dans le mariage c’est de cesser la fornication. Or,
si le simple fait de conclure un mariage qu’Allah a
interdit est une mécréance majeure évidente,
que dire de celui qui conclut non pas un mariage
mais toute une constitution qu’Allah a interdite et
s’engage à l’appliquer et à punir celui qui s’y
oppose ?
De plus, leur propre cheykh Ibn ‘Outheymîn
considère l’acte comme étant une preuve de
l’Istihlâl qui expulse de l’islam, lorsqu’il dit dans
Charh Ryâdh Sâlihîn, volume 1 page 76 : « Et il y
a une troisième catégorie de grand pervers
effronté, c’est celui qui raconte ses fornications
avec fierté qu’Allah nous protège ! Il raconte qu’il
a voyagé dans tel ou tel pays et qu’il a fait la
fornication avec autant de femmes, et autres
choses du genre, et il en est fier ! Une telle
personne, on lui ordonne de se repentir, sinon on
le tue, car celui qui est fier de forniquer a
forcément istahalla (légalisé) la fornication,
qu’Allah nous protège, et quiconque légalise la
fornication est un mécréant. Il existe certains
pervers qui font cela. Les musulmans en
subissent le mal à cause d’eux et de leurs actes.
Il y a des gens qui se vantent de ce genre de
choses. Lorsqu’il voyage dans une ville connue
pour la débauche, comme Bangkok, et autres
villes hideuses, qui sont emplies d’homosexualité
et de fornication, d’alcool etc.… Il revient chez
ses amis et se vante de ce qu’il a fait ! Une telle
personne, comme je l’ai dit, on lui ordonne de se
repentir, soit il se repentit soit on l’exécute, car
quiconque légalise la fornication ou quelque
interdiction que ce soit, lorsqu’il s’agit
d’interdiction claire et à l’unanimité, et bien il
devient mécréant. » Fin de citation.
Ici, Ibn Outheymîn a considéré que celui qui est
fier de forniquer est un mécréant, et expliqua la
cause de cette mécréance : c’est l’istihlâl de la
fornication. Pourtant Ibn ‘Outheymîn n’a à aucun
endroit exposé que celui qui est fier de forniquer :
- ait déclaré que son péché soit licite.
- ait écrit que son péché soit licite.

Alors, vont-ils dire qu’Ibn ‘Outheymîn est un


égaré ? A-t-il eu besoin d’une révélation pour
affirmer que celui qui est fier de forniquer est un
« Moustahill » ? Ou bien s’est-il basé sur son
simple acte et sa fierté de le faire ?
Tout ceci nous indique que l’acte en soi peut
indiquer de façon catégorique l’istihlâl intérieur
d’une personne, qui le fait sortir de l’islam, et
ceci même d’après leur référence.

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