Débat avec les
Madakhira
Qui défendent
les Législateurs
en dehors
d’Allah
Partie 2
Allah a créé l’humanité pour L’adorer
exclusivement et reconnaître Son unicité
(Tawhîd) dans la Seigneurie, la divinité et la
législation. Il est le seul à posséder l’autorité pour
établir des lois et juger les affaires des hommes.
Attribuer à d’autres ce droit divin revient à
commettre de l’idolâtrie (Chirk).
Le Coran affirme que le jugement n’appartient
qu’à Allah (S6V57, S12V40), et celui qui suit des
lois en contradiction avec celles d’Allah ou qui les
instaure en dehors de Lui tombe dans le
polythéisme. Ibn Kathîr et Ibn Al-Qayyim
expliquent que reconnaître un autre législateur
qu’Allah revient à usurper Sa Seigneurie. Ibn
Taymiyya précise que l’idolâtrie ne se limite pas
à l’adoration de statues, mais inclut aussi
l’obéissance à des lois non divines.
L’analyse du terme “Dîn” montre qu’il ne signifie
pas seulement “religion” mais englobe aussi
l’obéissance, la législation et le mode de vie.
Ainsi, imposer des lois humaines indépendantes
de la révélation constitue un acte de Chirk.
Le droit de légiférer n’appartient
qu’à Allah et fait partie du Tawhid
Ar Rouboubiyya
Le Tawhid ar Rouboubiyya (l’unicité d’Allah
dans la Seigneurie) représente les actes
d’Allah, et la Seigneurie se catégorises en :
1) La Création
2) La Royauté
3) Le Commandement
Et Le commandement se divises en deux
catégories :
1) Le commandement Universelle : Allah décrète
ce qu’Il veut, et le commandement universelle
n’appartient qu’à Lui, pour l’exemple des
gouverneur, Il peut mettre en place aux pouvoir
au dessus des Musulman un mécréants. Selon Sa
volonté Universelle, pour nous éprouver a cause
de nos fautes, ou pour des raisons Que Lui Seul
sait : « - Dis: « Ô Allah, Maître de royauté. Tu
donnes la royauté à qui Tu veux, et Tu arraches
la royauté à qui Tu veux; et Tu donnes la
puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu
veux. Le bien est en Ta main et Tu es
omnipotent. » Ali Imrân 26
2) Le commandement Législatif : Le
commandement législatives n’appartient aussi
qu’à Allah et les gens qui détiennent le pouvoir
(l’ordre) n’ont pas le droit d’appliquer autres
choses que La Législation d’Allah : « Ô David,
Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge
donc en toute justice entre les gens, et ne suis
pas la passion, sinon elle t’égarera du sentier
d’Allah. » Sad (38:26) Même si une personne aux
pouvoir n’applique pas les Lois divine par la
permissions universelle d’Allah, ou Sa volonté
universelle. Cela ne veut pas dire qu’Il l’agrée
dans Sa volonté Législatif, car Il veut des Humain
une soumission totale. Or, l’homme est soumis
sans aucun choix à la volonté universelle qui
concerne le destin et les Lois universelle comme
l’apesanteur, le fait que le Feu brûle ou autres…
Mais a le choix d’obéir ou pas a la Législation
d’Allah. Allah créa des mécréants dans Sa volonté
universelle, même s’Il veut d’eux La soumission,
mais pour nous éprouver et dans Sa sagesse
infini et Sa science du mérite de chacun, les uns
mauvais et ingrat furent crée pour que les
croyants applique Les Lois et Prescription divine
comme la patience face aux persécution, le
Jihad , La haine des mécréants etc…
Allah nous informe que Si d’autres Divinité aurait
une part dans l’ordre universelle, l’univers serait
corrompu et le chaos aurait rendu la vie
impossible :
« S'il y avait dans le ciel et la terre des divinités
autres qu'Allah, tous deux seraient certes dans le
désordre. Gloire, donc à Allah, Seigneur du Trône;
Il est au-dessus de ce qu'ils Lui attribuent! » Al
Anbiyya 22 Et de la même manière, lorsqu’un
gouverneur applique d’autres lois Que c’elle
d’Allah, la fitna et la corruption apparaît : « La
corruption est apparue sur la terre et dans la mer
à cause de ce que les gens ont accompli de leurs
propres mains; afin qu'[Allah] leur fasse goûter
une partie de ce qu'ils ont œuvré; peut-être
reviendront-ils (vers Allah). » Ar roum 41
Celui qui a pour croyance que Le Législateur
Absolue n’est pas Allah seul, mais attribue cela à
un autre qu’Allah, ne la pas unifiés dans la
Seigneurie et a pris pour seigneur un autre que
Lui: Et Allah dit : Ils ont pris leurs rabbins et leurs
moines pour seigneurs en dehors d’Allah…
(Sourate 9, verset 31)
Le droit de Légiférer, n’appartient qu’à Allah
1) Le Qur’an : Allah a dit : Le jugement
n’appartient qu’à Allah: Il tranche en toute vérité
et Il est le meilleur des juges. » Anam, 57 « La
création et le commandement n’appartiennent
qu’à Lui.
Toute gloire à Allah, Seigneur de l’Univers! » Araf,
54 « Le jugement n’appartient qu’à Allah. Il vous
a commandé de n’adorer que Lui. Telle est la
religion droite; mais la plupart des gens ne
savent pas. » Yousouf, 40 « C’est lui Allah. Pas de
divinité à part Lui. A Lui la louange ici-bas comme
dans l’au-delà. A Lui appartient le jugement. Et
vers Lui vous serez ramenés. » Qasas, 70 « Sur
toutes vos divergences, le jugement appartient à
Allah. » Achoura, 10. Quant à attribuer le
jugement à un autre qu’Allah, c’est de l’idolâtrie,
et c’est : associer à Allah un autre que Lui dans
ce qui Lui est propre. Les preuves de cela dans le
Coran : « Ou bien auraient-ils des associés [à
Allah] qui auraient établi pour eux des lois
religieuses qu’Allah n’a jamais permises? »
Achoura, 21. Allah a nommé ceux qui établissent
des lois en dehors de Lui comme étant des
associés : « Ne Lui cherchez donc pas des égaux,
alors que vous savez »Baqarah, 22 « Il n’associe
personne à Son commandement. » Kahf, 26
Les diables inspirent à leurs alliés de disputer
avec vous. Si vous leur obéissez, vous serez
certes des associateurs.” An an’am 121
2) La Sunna : Le prophète salla llahou ‘alayhi wa
sallam a dit « Allah est Le Juge, et c’est à Lui que
revient le jugement. » (Rapporté par Abou Dâoûd,
Nasâ‘î, Bayhaqî et authentifié par Al Albânî.)
3) Les Salafs Salihs : Et al Hâfidh Ibn Kathîr -
rahimahoullah- dit au sujet du verset: " Est-ce
donc le Houkm de la Jahiliya (jugement du temps
de l'Ignorance) qu'ils cherchent? Qu'y- a-t-il de
meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour
des gens qui ont une foi ferme ? " (al maïda v50 )
« Allah -Ta‘âlâ- blâme celui qui quitte Sa loi,
contenant le bien tout entier, et s’opposant à tout
le mal, et revient à autre que Lui, à des opinions,
des désirs, des règlements instaurés par des
hommes sans aucune référence à la loi d’Allah,
comme le faisaient les païens : Ils jugeaient entre
les gens avec des égarements et des ignorances
instaurés par leurs opinions et leurs désirs. C’est
également ce que font les Tatars, ils gouvernent
par une politique royale inspirée de leur roi
Gengis Khan, qui leur avait inventé le « Yâsiq »
qui est le nom d’un livre compilant des règles
qu’il avait tiré de diverses lois juives, chrétiennes,
islamiques et autres…
Mais il y a aussi dans cette loi beaucoup de règles
inventées de toute pièce qu’il (Gengis Khan) a
tiré de sa propre opinion et de ses désirs. Cette
loi est devenue chez ses descendants une loi
suivie, qu’ils mettent en priorité à la loi d’Allah et
la sounnah de Son messager, salla llahou ‘alayhi
wa sallam. Quiconque fait cela est un mécréant
qu’il est obligatoire de combattre jusqu’à ce qu’il
revienne à la loi d’Allah et de Son messager, et
qu’il l’applique, que ce soit dans les grandes ou
les petites affaires. »
Le sens de l’unicité d’Allah dans
la législation, et la réalité de
l’idolâtrie contredisant cette
unicité.
Allah, que Son Nom soit sanctifié, n’a créé la
création que pour un seul et unique but : l’adorer
sans Lui donner d’associés, et avoir Foi en Son
Unicité (Tawhîd) gloire à Lui. Allah a dit « Je n’ai
créé les Djinn et les hommes que pour qu’ils
m’adorent » (s51v56) Il ne les a pas créé pour
qu’ils Lui attribuent des égaux, ni pour se faire
adorer en dehors de Lui, ni pour qu’ils fassent des
lois, ni pour qu’ils jugent par leurs règles des
litiges des gens, ni pour qu’ils codifient des règles
qui contredisent Ses règles. Allah nous a informé
que l’adoration n’est due qu’à Lui seul, et qu’on
ne peut l’adorer que d’après ce qu’Il a légiféré, et
il a aussi déclaré que le jugement et la législation
n’appartiennent qu’à Lui seul : Allah a dit « Le
jugement n’appartient qu’à Allah ». (S6v57,
S12v40 et 67)
De même, Il nous a déclaré que celui qui Lui
donne un associé dans l’adoration est un idolâtre
païen mécréant, Il nous a également annoncé
que celui qui Lui donne un associé dans le
jugement et la législation est aussi un idolâtre,
païen et mécréant. Allah a dit « Il n’associe
personne à Son jugement… » (s18v26) Et Allah
donna aux autre législateurs que Lui le nom
d’associés : « Ou alors, auraient ils des associés
qui leur ont légiféré un Dîn qu’Allah n’a jamais
permis ? » (s42v21).
Ibn Kathîr dit au sujet de ce verset (Tafsîr Ibn
Kathîr volume 7 page 198) : « Cela veut dire : Ils
ne suivent pas ce qu’Allah t’a légiféré comme Dîn
plein de droiture, mais ils suivent ce que les
diables démons et humains leur ont légiféré
comme interdictions qu’ils leur ont interdit,
comme Al Bahîra, Al Sâ’iba, Al Wasîla et Al Hâm,
et ce qu’ils leur ont permis comme la viande de
cadavre, le sang, les jeux de hasard et autres
genres d’égarement et d’ignorances fausses
qu’ils inventaient dans leur paganisme,
d’interdictions et d’autorisations mais aussi dans
les cultes faux et les doctrines corrompues… »
Quant à l’Unicité d’Allah, elle concerne deux
thèmes principaux :
- L’Unicité d’Allah dans Ses fonctions, et Ses
fonctions sont nombreuses, entre autre : Créer,
Donner la subsistance, Donner la Vie, Donner la
mort, Juger et Faire des lois imposées à Sa
création en leur interdisant, en leur ordonnant et
en leur permettant les choses, Lui Seul sans
aucun concurrent.
- L’unicité dans Ses droits, et Son droit est
d’être adorer en Lui vouant les cultes et rituelles
prescrits par Lui-même comme : La prière, Le
jeûne, le pèlerinage, recourir à la loi de Son Livre
et la Sounnah de Son messager lors des litiges,
Allah a dit « Le jugement n’appartient qu’à Allah,
Il a ordonné que vous n’adoriez que Lui » Et Allah
a dit « Non, par ton Seigneur, ils ne seront pas
croyants tant qu’ils ne t’auront pas pris pour juge
lors de leur disputes, qu’ils n’aient aucune gène
en eux même quant à ta sentence, et se
soumettent complètement. » (s4v65) «
Chercherai-je un autre juge qu’Allah, alors que
c’est Lui qui a fait descendre vers vous ce Livre
bien exposé? » (s6v114) Et bien d’autres versets.
Une fois que tu saisis cela, alors tu auras compris
que celui qui concurrence avec Allah dans la
législation, qui n’appartient qu’à Allah, cherche à
s’accaparer la Seigneurie d’Allah.
De même, celui qui instaure des lois où il autorise
de faire ce qu’Allah a interdit, ou bien interdit de
faire de qu’Allah a permis, et l’impose aux gens,
et se fait obéir dans cela, alors il prétend avoir
droit à la divinité, et ceci se nomme : l’idolâtrie
dans le jugement.
Ibn Al Qayyim dit : « Chapitre : et [la satisfaction]
est de trois niveaux : le premier est la
satisfaction complète ; ça veut dire être satisfait
d’Allah pour Seigneur et se courroucer qu’un
autre que Lui puisse être adoré ; et ceci est le
cœur de l’Islam et c’est ça qui purifie du grand
Chirk. Être satisfait d’Allah pour Seigneur c’est de
ne prendre aucun autre qu’Allah pour seigneur
qui le dirige et à qui il réclame ses besoins : Allah
a dit « Dis : voudrais-je d’un autre qu’Allah pour
Seigneur alors qu’Il est le Seigneur de toute
chose ?! » s6v164 ; et Ibn ‘Abbâs a dit que le
Seigneur c’est le Maître et le Dieu ; ça veut dire :
Comment demanderais-je un autre Seigneur que
Lui alors que c’est Lui le Seigneur de toute
chose ?! Et Allah dit au début de cette sourate : «
Dis : prendrais-je un autre sauveur qu’Allah ; Lui
qui est le Créateur des cieux et de la terre ?! »
s6v14. Ça veut dire : un autre adoré, un autre
sauveur ; une autre source d’aide et de refuge
que Lui ? Ceci est l’alliance qui inclut l’amour et
l’obéissance. Puis Allah dit au milieu de cette
sourate « Prendrais-je un autre juge qu’Allah
alors que c’est Lui qui a descendu sur vous le
Livre bien détaillé ? » s6v114 ; c'est-à-dire
voudrais-je d’un autre qu’Allah qui juge entre moi
et vous ; auprès de qui nous demanderons de
trancher de nos litiges alors que Son Livre est le
Maître des livres ! Comment recourrions-nous à
un autre que Son Livre alors qu’Il l’a descendu
détailler et expliquant toute chose
suffisamment ? »
Puis il dit : « Et cette question est la base du
monothéisme et sa fondation même. Et
beaucoup de gens veulent un autre que Lui pour
juge auprès duquel recourir et porter leurs
disputes et duquel ils acceptent le jugement. Et
ces trois degrés sont les piliers du monothéisme :
de ne prendre nul autre que Lui pour Seigneur ;
ni pour Sauveur ; ni pour Juge. » [Madârij As-
Sâlikîn 1/181,182]
Et Ibn Taymiya dit : « Et Allah a dit « Dis :
M’ordonnez vous d’adorer autre qu’Allah, Ô
ignorants ! » et Allah a dit « Dis : prendrais-je un
autre sauveur qu’Allah ; Lui qui est le Créateur
des cieux et de la terre ?! C’est Lui qui nourris et
Il n’est pas nourris » et Il dit « Prendrais-je un
autre juge qu’Allah alors que c’est Lui qui a
descendu sur vous le Livre bien détaillé ? » Or si
réellement nul autre que Lui n’existait ; les
polythéistes n’auraient donc pas ordonné
d’adorer un autre qu’Allah
ni de prendre un autre qu’Allah pour Sauveur et
Juge ; et ils n’auraient pas mérité d’être blâmé !
Mais lorsqu’Allah les blâma cela prouve qu’il
existe d’autre que Lui qu’il est possible d’adorer
et prendre pour Sauveur et Juge et que celui qui
ferait cela est un polythéiste ; comme le dit Allah
« N’invoque pas en dehors d’Allah un autre dieu ;
sinon tu seras parmi les punis. » et Allah dit « Ne
met pas un autre dieu qu’Allah ; sinon tu te
trouveras méprisé et abandonné. » » [Majmoû3
Al Fatâwâ 2/329,330]
Le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam a dit «
L’idolâtrie, c’est que tu place une créature à
l’égal d’Allah alors qu’Il t’a créé. » (Rapporté par
Al Boukhârî.)
Et Allah a dit « N’attribuez pas d’égaux à Allah
alors que vous savez… » (s2v22) Et Allah dit « …
et il assigne à Allah des égaux, afin d'égarer (les
gens) de son chemin. Dis "Jouis de ta mécréance
un court moment. Tu fais partie des gens du
Feu". » (s39v9)
Ibn Taymiya a dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ,
volume 1 page 88: « Sache, qu’Allah te fasse
miséricorde, que le pire des péchés par lequel on
désobéit à Allah c’est en donnant un associé à
Allah. Allah a dit « Certes, Allah ne pardonne pas
qu’on Lui donne un associé, et Il pardonne ce qui
est autre que cela à qui Il veut » et dans les deux
recueils authentique il fut rapporté que le
prophète fut interrogé au sujet du pire des
péchés ? Il dit « que tu donne un égal à Allah
alors qu’Il t’a créé. » Et « l’égal » c'est-à-dire « le
semblable » et Allah a dit « Ne donnez pas
d’égaux à Allah alors que vous savez » et Allah a
dit « Et il a donné des égaux à Allah pour égaré
de Son sentier, dit « amuse toi un court instant
avec ta mécréance, tu est certes parmi les gens
du Feu » Et donc, celui qui place une créature à
l’égale d’Allah dans ce qui n’appartient qu’à
Allah, dans la Divinité ou la Seigneurie, il est
mécréant à l’unanimité de la communauté
musulmane. »
Sa parole concerne ceux qui désignent une
créature à l’égale d’Allah, alors que penser de
celui qui s’auto désigne à l’égal d’Allah ? Et
comme nous l’avons vu, fait partie de l’unicité
d’Allah : l’Unicité dans le jugement et la
législation.
Dès-lors, celui qui désigne un autre législateur
qu’Allah, ou attribue la fonction de législateur à
un autre qu’Allah, et sépare entre l’Islam et le
gouvernement, ou attribue la législation au
peuple et le désigne comme source de la Loi :
c’est un polythéiste hors de l’Islam.
Et nombreux sont les pays qui s’en rendent
coupable, nous ne citerons pour exemple que 2
cas :
- Le Maroc :
La constitution stipule :
ARTICLE PREMIER: Le Maroc est une Monarchie
constitutionnelle, démocratique et sociale.
ARTlCLE 2: La souveraineté appartient à la
Nation qui l'exerce directement par voie de
référendum et indirectement par l'intermédiaire
des institutions constitutionnelles.
ARTICLE 4: La loi est l'expression suprême de
la volonté de la Nation. Tous sont tenus de s'y
soumettre. La loi ne peut avoir d'effet rétroactif.
ARTICLE 5: Tous les Marocains sont égaux devant
la loi.]
- L’Algérie :
La Constitution stipule :
[Article 6 : Le peuple est la source de tout
pouvoir. La souveraineté nationale
appartient exclusivement au peuple.
Article 7 : Le pouvoir constituant appartient
au peuple. Le peuple exerce sa souveraineté
par l'intermédiaire des institutions qu'il se donne.
Le peuple l'exerce par voie de référendum et par
l'intermédiaire de ses représentants élus. Le
Président de la République peut directement
recourir à l'expression de la volonté du peuple.
Article 42 : Le droit de créer des partis
politiques est reconnu et garanti. Ce droit ne
peut toutefois être invoqué pour attenter aux
libertés fondamentales, aux valeurs et aux
composantes fondamentales de l'identité
nationale, à l'unité nationale, à la sécurité et à
l'intégrité du territoire national, à l'indépendance
du pays et à la souveraineté du peuple ainsi
qu'au caractère démocratique et républicain de
l'état.
Dans le respect des dispositions de la présente
Constitution, les partis politiques ne peuvent
être fondés sur une base religieuse,
linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou
régionale.
Article 98 : Le pouvoir législatif est exercé
par un Parlement, composé de deux chambres,
l’assemblée Populaire Nationale et le Conseil de
la Nation. Le Parlement élabore et vote la loi
souverainement. ]
La signification du mot « Dîn ».
Sache qu’il est important de comprendre les mots
du Coran et de la Sounna comme le
comprenaient les arabes parmi les compagnons
du prophète et ceux qui ont suivit leur chemin ;
sans quoi la compréhension de la religion sera
corrompue ce qui ouvrira la porte à l’égarement.
On traduit souvent le terme arabe « Dîn » par «
Religion », mais cette traduction n’exprime pas le
sens originel du terme, et les égarés jouent sur
cela, ce pourquoi je vais détailler la signification
du mot « Dîn » : Allah a dit : « Le Dîn, pour
Allah, est certes l’Islâm. » s3v19.
L’imâm Ibn Jarîr At-Tabarî dit dans l’interprétation
de ce verset (Tafsîr Tabarî volume 6 page 273) : «
L’interprétation de la parole « Le Dîn, pour Allah,
est certes l’Islâm » Abou Ja‘fâr a dit : « Le Dîn »
signifie ici : l’obéissance, et la servitude. »
Et il dit page 275 : « S’il en est ainsi, alors
l’interprétation du verset « Le Dîn, pour Allah, est
certes l’Islâm » est : L’obéissance qu’Allah
considère comme étant l’Obéissance, c’est de Lui
obéir, et Lui avouer de sa langue et de son cœur
la servitude et l’humilité, et de se soumettre à Lui
en obéissant à ce qu’Il ordonne, et se plier à Lui
sans orgueil ni déviance, et sans Lui associer
quelque créature que ce soit dans la servitude et
la divinité. »
Le Dîn signifie donc : Obéir à Allah et se
soumettre à Ses ordres.
Allah a dit dans Sourate Yousouf Verset 76 : «
Car il ne pouvait pas se saisir de son frère,
selon le Dîn du roi… » Ibn Jarîr At-Tabarî a dit
dans le Tafsîr de ce verset (volume 16 page
187) : « Sa parole : Car il ne pouvait pas se
saisir de son frère, selon le Dîn du roi… Il dit
que Yoûsouf ne pouvait se saisir de son frère
selon le jugement du roi d’Egypte, son décret et
son obéissance… » Ibn Kathîr dit la même chose.
Et le cheykh Mouhammad Jamâl oud-Dîn Al
Qâsimî dit dans Mahâsin At-Ta’wîl volume 9 page
3576 au sujet de ce verset : « Et on argumente
par ce verset la permission de donner aux lois
des préceptes mécréants le nom de « leur Dîn »
et il y sur cela beaucoup de versets. »
Le Dîn signifie donc : le jugement et le
décret, la loi.
Cheykh Al Islâm Ibn Taymiya a dit dans « Charh
Al ‘Amda », page 86 : « La réalité du Dîn, c’est
l’obéissance et la soumission, et ceci ne peut
s’accomplir que par l’acte et non par la parole
uniquement : celui qui ne fait rien pour Allah n’a
aucun Dîn, et celui qui n’a pas de Dîn est un
mécréant. » Fin de citation.
Celui qui place l’obéissance envers lui en dehors
d’Allah s’est mit en rivalité avec Allah. Or
l’obéissance, c’est ce qu’on ordonne et interdit,
et ce qu’on légifère : celui qui impose quelque
chose ou l’interdit, ou bien instaure une loi sans
s’en référer à la loi d’Allah, alors il a établit un
jugement qui lui est propre.
Ibn Taymiya dit aussi dans « Qâ‘ida fîl mahabba »
page 32 : « L’amour et la volonté sont le
fondement de tout Dîn, que cela soit un Dîn pieux
ou un Dîn corrompu, En effet, le Dîn provient des
actes intérieurs et extérieurs, or, l’amour et la
volonté sont le fondement de tout cela. Et le Dîn
est : l’obéissance, l’adoration et l’attitude.
C’est donc l’obéissance permanente et
inséparable qui devient une habitude et une
conduite, contrairement à l’obéissance qui
n’arrive qu’une foi. C’est pour cette raison que le
terme « Dîn » est interprété comme signifiant «
L’habitude et la conduite. » On interprète
également la conduite comme signifiant « Le Dîn
» comme pour la parole d’Allah « Et tu es certes,
d’une moralité éminente. » (s68v4) Ibn ‘Abbâs dit
« D’un Dîn éminent… » » Fin de citation.
Le Dîn est donc la conduite, le principe
auquel on obéit tout le temps, la règle.
Et Ibn Taymiya dit au sujet du combat des Tatars,
dans Majmoû‘ Fatâwâ volume 28 page 544 : «
Allah dit dans le Coran : « Et combattez les
jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de Fitna, et que
le Dîn soit totalement à Allah » Or le Dîn est :
l’obéissance. Dès lors, si une partie du Dîn est
envers Allah et une autre envers un autre
qu’Allah, il sera obligatoire de combattre jusqu’à
ce que le Dîn soit entièrement à Allah. »
Le Dîn est donc : L’obéissance continue, la
moralité, la règle à suivre, l’habitude, la loi, le
jugement etc.
Donc, à partir d’ici chaque foi que nous
rencontrerons le mot « Dîn » nous le traduirons
par un synonyme de l’obéissance, ou de la règle
à suivre ; une loi est sans aucun doute un « Dîn ».
La différence entre : Faire des lois
avec Allah, et faire des lois en
dehors d’Allah
Celui qui légifère des lois contraires à celle
d’Allah peut être de deux catégories :
- Celui qui légifère avec Allah.
- Celui qui légifère en dehors d’Allah.
Quelle différence y a-t-il entre les deux ?
- Légiférer avec Allah
Allah ‘azza wa djall a dit : « Et les idolâtres dirent:
"Si Allah avait voulu, nous n'aurions pas adoré
quoi que ce soit en dehors de Lui, ni nous ni nos
ancêtres; et nous n'avons rien interdit qu'Il n'ait
interdit Lui-même". Ainsi agissaient les gens
avant eux. N'incombe-t-il aux messagers sinon de
transmettre le message en toute clarté? »
(s16v35)
Les idolâtres faisaient des lois avec Allah car ils
inventaient des lois puis les attribuaient à Allah et
prétendaient qu’elles venaient de Lui : « Nous
n’avons rien interdit qu’Il n’ait interdit Lui-même !
»
Il ne se sont pas directement mis en rivalité avec
Allah, mais au contraire ils l’ont fait indirectement
par le biais du mensonge contre Lui : « Et ne
dites pas, conformément aux mensonges
proférés par vos langues: "Ceci est licite, et cela
est illicite", pour forger le mensonge contre Allah.
Certes, ceux qui forgent le mensonge contre
Allah ne réussiront pas » (s16v116)
Ils ont donc légiféré indirectement en dehors
d’Allah. Les idolâtres savaient très bien que le
faite d’interdire en dehors d’Allah est une chose
de très grave, et que personne ne l’accepterait,
c’est pour ça qu’ils attribuèrent leurs lois à Allah,
ce pourquoi ils dirent : « et nous n'avons rien
interdit qu'Il n'ait interdit Lui-même. »
- Légiférer en dehors d’Allah
C’est le fait d’inventer une loi et de l’instaurer en
disant : « Ceci n’est pas la loi d’Allah, c’est la loi
d’untel ».
C’est ce que font les Tawâghît aujourd’hui, et
c’est exactement le même genre de législation
que celle de Pharaon, et ceci est une mécréance
bien pire car ils attribuent cette loi à eux même
et non à Allah, et ceci revient à dire « Allah a
interdit cette chose, mais moi je dis que c’est
permis » : « Pharaon dit: "Je ne vous indique que
ce que je considère bon. Je ne vous guide qu'au
sentier de la droiture". » (s40v29)
Al Qourtoubî dit dans l’interprétation de ce verset
dans son Tafsir volume 15, page 310 : « "Je ne
vous indique que ce que je considère bon.
‘Abderrahman Ibn Zayd Ibn Aslam a dit « [c’est à
dire] Je ne vous indique que ce que je considère
pour moi-même. »
Pharaon en effet n’appartenait à aucune religion,
et donc n’attribuait pas sa loi à Allah, mais bien à
lui-même d’où sa parole : « et dit: "C'est moi
votre Seigneur, le très haut". » (s79v24) Et ceci
est une mécréance bien pire que celle des juifs,
des chrétiens et des idolâtres : les juifs et les
chrétiens attribuent toutes leurs lois fausse à
Allah, comme le faisaient les idolâtres à l’époque
du prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam : ils
prétendaient suivre la loi d’Ibrâhîm ‘aleyhi Salâm.
Ibn Taymiya a dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ
volume 8 page 220 : « Quiconque à qui on obéit
parmi les dirigeants, les savants ou les Cheykh,
en se conformant au prophète salla llahou ‘alayhi
wa sallam, ordonnant ce qu’il ordonna et y
incitant les gens, et aimant celui qui incite à la
même chose que lui : alors Allah aime cela : il
aime ce qu’Allah aime car son objectif est
d’adorer Allah uniquement, et que l’obéissance
permanente soit pour Allah. Quant à celui qui
n’aime pas avoir un rival qui incite à cela : celui là
demande à être le seul obéit et le seul adoré et il
aura une part du cas de Pharaon et ses
semblables. Celui qui demande à être obéit en
dehors d’Allah, il est comme Pharaon, et celui qui
demande à être obéit avec Allah : celui là veut
que les gens prennent en dehors d’Allah des
égaux qu’ils aiment comme ils aiment Allah, alors
qu’Allah ordonna qu’on n’adore que Lui et que
l’obéissance permanente ne soit que pour Lui. »
Certains prétendent que si Pharaon était
mécréant, c’est parce qu’il prétendait être Allah.
La réponse à cela est :
1) Il n’y a aucun verset où Pharaon aurait déclaré
être Allah ; Pharaon prétendait être le seigneur le
plus haut, et être la seule divinité connue, mais
jamais il n’a dit « Je suis Allah ! », Sâlih Al Fawzân
a dit dans son livre « I‘ânat al Moustafîd fî bi
charhi kitâbi tawhid » volume 1 page 20 : « Allah
est le nom de l’Être Sanctifié, et rien d’autre que
le Seigneur n’est nommé ainsi, personne ne s’est
jamais donné ce nom, même les tyrans, même
les Tawâghît et les mécréants ; pas un seul
d’entre eux ne s’est donné le nom « Allah ».
Pharaon a dit « Je suis votre seigneur le plus haut
» mais il n’a pas dit « Je suis Allah » malgré sa
mécréance : il n’a jamais osé se donner le nom
d’Allah. Ce nom est spécifique à Allah. »
2) Nous leur demandons : De quelle manière
Pharaon voulait-il être pris pour seigneur et
divinité ?
Voulait-il qu’on lui offre des sacrifices ? Qu’on
implore son aide et son secours ?
Qu’on l’invoque ? Qu’on lui fasse des prières ? Ou
bien qu’on lui obéisse à lui et à personne
d’autre ?
3) Nous leur demandons : Si Pharaon aurait dit «
Je ne suis pas votre seigneur, et le seul vrai
seigneur est Allah, et Moûsâ est, je l’atteste, Son
messager. Mais, voyez vous, si vous désobéissez
à ma loi pour obéir à Allah et Son messager : je
vous m trancherai la main et le pied opposé, et je
vous crucifierai sur des troncs de palmiers »
aurait-il été musulman d’après vous ?
Le statut de celui qui légifère en
dehors d’Allah, et la cause de son
statut
Maintenant qu’il est démontré que la
législation, tout comme la divinité,
n’appartiennent qu’à Allah, nous savons alors
que celui qui légifère en dehors d’Allah est un
Tâghoût mécréant, car il désigne un autre
qu’Allah pour remplir la Fonction Divine
de Législateur, pire même il se désigne
lui-même pour remplir cette fonction
divine. Quiconque s’approprie la législation,
tout comme celui qui s’approprie la divinité,
s’est mis à l’égal d’Allah, et est devenu un faux
dieu, à qui Allah donna le nom de « seigneur
en dehors d’Allah » et de « Tâghoût » : Allah
leur donna le nom de « seigneur en dehors
d’Allah » dans le verset : « Ils ont pris leurs
rabbins et leurs moines, comme seigneurs en
dehors d'Allah, ainsi que le Christ fils de Marie,
alors qu'on ne leur a commandé que d'adorer
un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui!
Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu'ils (Lui)
associent. » (Sourate 9 verset 31.)
Ibn Jarîr At-Tabarî dit dans le Tafsîr de ce
verset volume 14 page 209 : « « Pour
seigneurs en dehors d’Allah » signifie : des
meneurs en dehors d’Allah à qui ils obéissent
dans la désobéissance d’Allah en permettant
ce qu’ils leurs permettent et qu’Allah leur a
interdit, et interdisent ce qu’ils leurs
interdisent et qu’Allah leur a au contraire
permis. »
Ceux qui interdisent et permettent à l’encontre
de ce qu’Allah interdit et permet sont donc des
seigneurs en dehors de Lui.
Et Allah leur donna le nom de « Tâghoût », et
ordonna de mécroire en eux, dans le verset : «
N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire en
ce qui t’a été révélé et ce qui fut révélé avant
toi, ils veulent prendre pour juge le Tâghoût,
alors qu’on leur a ordonné de ne pas croire en
lui… » Sourate 4 verset 60.
Ce verset nous apprend qu’Allah a donné à
celui qui est pris pour juge en dehors d’Allah et
de Sa loi le nom de « Tâghoût ». Ibn Kathîr a
dit au sujet de ce verset : « Il blâme quiconque
se détourne du Coran et de la sounnah, et
recourt à la justice à d’autres choses fausses,
et c’est ça qui est visé par le Tâghoût ici. »
L'imam ibn Taymiya a dit : « C’est pour ça
qu’Allah donna le nom de Tâghoût au juge
adoptant une autre loi que le Livre d’Allah à
qui recourent les gens lors de leurs litiges. »
[Majmoû3 Al Fatâwâ 28/201]
L'imam Ibn Al-Qayyim a écrit : « Ainsi, le
Tâghoût de tout peuple est celui au jugement
duquel ils recourent, autre qu’Allah et de Son
Messager, qu’Allah le bénisse et le salue. »
[I3lâm Al Moûqi3în 1/50]
Celui qui se met à l’égal d’Allah dans quoi que
ce soit, c’est un Tâghoût, et il faut témoigner
de sa mécréance : Allah a dit « Et quiconque
dirait « Je suis un dieu en dehors de Lui ! »
Nous lui rétribuerons l’enfer : c’est ainsi que
nous rétribuons les Injustes idolâtres. »
(sourate 21 verset 29) Et ce genre de menace
ne peut concerner qu’un mécréant.
‘Abderrahmân Ibn Nâçir As-Sa‘dî dit dans
l’interprétation de ce verset : « Et quel
injustice est pire que celle d’une créature,
méprisable et dépendante d’Allah dans tout
les domaines, qui prétend être un associé
d’Allah dans Sa Divinité
et Sa Seigneurie qui Lui sont propre ? » Fin de
citation.
Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb a dit, comme
on peut le lire dans Dourar As-Saniyya, volume
2 pages 121, 122: « Et le sens du désaveu du
Tâghoût, c’est que tu t’innocentes de tous ce
qui est pris pour divinité en dehors d’Allah, que
ce soit un Djinn, un homme, un arbre ou une
pierre ou autre, et que tu témoignes de sa
mécréance et de son égarement, que tu le
haïsses, même si c’est ton père ou ton frère.
Quant à celui qui dit « Je n’adore qu’Allah, et je
ne m’oppose pas aux sidis, ni aux mausolées
ni aux tombeaux, et autre paroles de ce
genre : celui là a mentit lorsqu’il a dit « Il n’y a
de vraie divinité qu’Allah. » Il n’a pas cru en
Allah, et n’a pas désavoué le Tâghoût. »
Et le désaveu du Tâghoût incombe à tout
musulman et toute musulman, Mouhammad
Ibn ‘Abdelwahhâb dit dans Dourar As-Saniyya
volume 2 pages 119, 120 : « Mes frères !
Agrippez vous à la racine de votre religion, du
début à la fin, de sa base à son sommet, qui
est : le témoignage qu’il n’y a de vraie divinité
qu’Allah. Connaissez son sens, aimez-le, et
aimez ceux qui y adhèrent et faites en vos
frères, même s’ils sont loin de vous. Et
désavouez les Tâghoût, montrez leur de
l’adversité, et haïssez ceux qui les aiment ou
qui délibèrent en leur faveur, ou qui ne les
expulsent pas de l’Islam, ou qui dit « Je me
fiche d’eux ! » Ou qui dit « Allah ne m’a pas
chargé d’eux ! » Car ils mentent sur Allah et
ont L’ont diffamé. Certes, Allah les en a rendu
responsables, et leur a imposer de les
désavouer, et de mécroire en eux même s’ils
sont leur frères ou leurs fils. Par Allah mes
frères, accrochez vous à la racine de votre
religion, afin que vous rencontriez votre
Seigneur sans rien Lui associer ! Ô Allah, fais
nous mourir sur l’Islam, et fais nous rejoindre
les vertueux… »
En effet, ceux qui prétendent qu’il ne faut pas
s’occuper de ces dirigeants arabes qui
interdisent et ordonnent en dehors d’Allah,
sous prétexte que « ceci est de la politique, il
ne faut pas s’occuper de la politique ! » Ceux
là mentent sur Allah.
Et Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb dit dans
Dourar As-Saniyya, volume 10 pages 52-53 : «
Si vous savez ça, alors ces Tâghoût en qui
croient les gens de la Mecque et autres,
célèbres auprès de la populace comme chez
les privilégiés… Tous sont mécréants, apostats
de l’islam. Et celui qui cherche à délibérer en
leur faveur, ou condamne ceux qui les jugent
mécréants, ou prétend que même si leurs
actes sont invalides, cela ne les amène pas
jusqu’à l’impiété : le moindre que l’on puisse
dire de cet homme c’est qu’il est pervers, dont
on accepte aucun témoignage, et on ne prie
pas derrière lui. Je dirais même que la religion
de l’Islam ne peut être valide sans le
désaveu de ces gens là ni sans les bannir
de l’Islam comme le dit Allah « Quiconque
désavoue le Tâghoût et croit en Allah, il
s’est agrippé à l’anse la plus ferme… » »
Celui qui accepte d’être pris pour juge en
dehors d’Allah et Son messager est un Tâghoût
et un mécréant : Allah a dit « N’as-tu pas vu
ceux qui prétendent croire en ce qui t’a été
révélé, et ce qui fut révélé avant toi : ils
veulent prendre le Tâghoût pour juge, alors
qu’on leur a ordonné de le désavouer. Mais
Satan veut les égarer très loin dans
l’égarement. » (Sourate 4 verset 60)
Mouhammad Al Amîn Ach-Chanqîtî a dit sur ce
verset, dans Adhwâ Al Bayân, Volume 7 page
50 : « Le désaveu du Tâghoût, qu’Allah a
clairement ordonné dans ce verset, est une
condition de la foi, comme l’expose Allah dans
Sa parole : « Quiconque mécroit au Tâghoût et
croit en Allah a saisit l’anse la plus solide... »
Ce verset sous entend que celui qui ne
désavoue pas le Tâghoût n’a pas saisi l’anse la
plus solide, or celui qui ne la saisi pas sera
dans le font de l’abîme avec les perdants. »
Soulaymân Ibn Sahmân a dit, comme dans
Dourar As-Saniyya volume 10 page 504, 505 :
« Et cela expose la mécréance du juge en
personne, ainsi que ceux qui recourent à son
jugement de la manière qu’il a mentionné, de
même que celui qui ne croit pas en l’obligation
de juger d’après la loi d’Allah, même si lui-
même n’est pas juge, ni ne demande le
jugement. Remarque qu’il dit cela concernant
la parole d’Allah : « Et ceux qui ne jugent pas
d’après ce qu’Allah a révélé, ceux là sont les
mécréants. » (Sourate 5 verset 44) »
Ibn Taymiya dit dans Al Fatâwâ Al Koubrâ,
volume 5 page 18 : « Les lois humaines sont
une mécréance qui expulse de l’islam : croire
qu’elles sont juste, permise, certains même
considèrent encore plus que cela : ceux là ont
invalidé leur témoignage que Mouhammad est
le messager d’Allah, mais également leur
témoignage qu’il n’y a de vraie divinité
qu’Allah, car ce témoignage inclus qu’il n’y a
personne d’autre qu’Allah qui mérite d’être
obéit, et ils l’ont invalidé aussi en adorant un
autre qu’Allah… » Fin de citation.
Ibn Hazm Al Andaloûsî dit dans « Al Ihkâm »
volume 6, page 831-832 : « L’invention de lois
ne peut prendre que quatre formes : En
annulant une obligation imposée, en
abolissant par exemple certaines prières, une
partie du jeûne, de la zakât, du pèlerinage, ou
la peine du fornicateur, ou du diffamateur, ou
l’annulation de tout ceci. Ou alors c’est l’ajout
de quelque chose, l’invention d’une nouvelle
obligation. Ou alors c’est rendre licite une
chose interdite, comme rendre licite la viande
de porc, les substances enivrantes, ou les
cadavres d’animaux. Ou alors interdire ce qui
est permis, comme la viande de mouton ou
autre. Et quelle que soit la forme que nous
venons de citer, celui qui est de cet avis est un
idolâtre, rejoignant les juifs et les chrétiens. Et
le devoir de tout Musulman est de tuer celui
qui autorise quoi que ce soit de ces choses
sans l’appeler au repentir, ni sans accepter
son repentir s’il se repent. Ses biens doivent
être versés dans la trésorerie publique
islamique, car il a changé sa religion, et le
Messager d’Allah – alayhi salât wa salâm – a
dit : « Celui qui change de religion, tuez-le!»
Qu’Allah nous préserve de nous mettre en
colère pour le faux qui mène à une telle
perdition. »
Cette parole d’Ibn Hazm est on ne peut plus
claire, elle nous montre bien que le faite
d’établir des lois où ce qu’Allah a interdit se
trouve permis voir même obligatoire, et où ce
qu’Allah a permis se retrouve interdit et même
punis de prison, comme par exemple : la
destruction des monuments adorés en dehors
d’Allah dans ces pays dit « musulmans »
comme l’Algérie, le Maroc, la Tunisie ou
l’Egypte, où tu trouves des tombeaux que les
gens adorent en dehors d’Allah que l’Etat
protège par des policiers armés jusqu’aux
dents, tu trouves aussi des lois protégeant
l’apostat que l’islam ordonne d’exécuter, tu
trouves des lois mettant à égalité l’homme et
la femme dans l’héritage et autres, alors
qu’Allah ne donna à la femme que la moitié de
la part de l’homme. Tu les vois aussi interdire
l’esclavage des mécréants, alors que c’est une
chose permise en Islam sans aucune
divergence, tu les vois interdire le Jihad de
conquête qu’ils nomment « La guerre hostile »
alors que l’Islam ordonne à tout État islamique
capable de combattre les mécréants de le faire
au moins une fois par ans dans le but d’élever
la parole d’Allah et de rabaisser la parole des
mécréants. Tu les vois ne pas punir les sorciers
alors que l’Islam ordonne de les tuer, tu les
vois tolérer les horoscopes dans les journaux,
alors que l’Islam maudis celui qui, par
curiosité, va consulter un astrologue, et juge
mécréant celui qui croit l’astrologue. Tu les
vois tolérer les partis politiques mécréants
comme les communistes, socialistes,
démocrates, laïques, et leur permettre de
prêcher ouvertement à cela… En Arabie
Saoudite, tu les vois abolir l’interdiction de
l’usure en imposant aux saoudiens de payer
les intérêts qu’ils doivent aux banques
américaines ou hollandaises qui s’y trouvent,
et pour ce faire ils ont préparé des tribunaux
spéciaux pour se charger de faire respecter les
lois qu’ils ont inventés pour permettre l’usure,
qu’Allah nous protège, et ils ont inventé des
lois dans biens d’autres domaines, comme : les
tribunaux militaires, du travail, des médiats, du
commerce, de l’économie et bien d’autres
domaines où ils invalident les verdict des
tribunaux islamiques pour imposer le retour à
ces tribunaux civiles inventés par les hommes,
ne gouvernant que par la loi du Tâghoût,
qu’Allah nous protège.