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Devoir Maison PTSI 2024-2025

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Lycée Mermoz Devoir Maison n 14 PTSI 2024-2025

Pour le jeudi 3 Avril 2025

Les étudiants sont invités à soigner la présentation de leur copie, à encadrer les principaux résultats, à respecter les
notations de l’énoncé, et à donner des démonstrations complètes (mais brèves) de leurs affirmations. Il est préférable de
traiter les questions d’un exercice dans l’ordre de l’énoncé. La rigueur des démonstrations constitue une part importante
de l’appréciation des copies.

Exercice 1. Dans tout ce problème, E et F désignent deux R-espaces vectoriels.


De plus, pour tout application linéaire f de L pE, F q, on note

 th P L pF, E q, f  h  f  0u
Af
Bf  th P L pF, E q, Impf q € kerphqu
et Cf  th P L pF, E q, Imphq € kerpf qu.
Les trois parties de ce problème sont indépendantes.

Partie 1.
Dans cette partie seulement, on pose E  F  R2 et
f : R2 ÝÑ R2 g: R2 ÝÑ R2
px, yq ÞÝÑ p2x  4y, 3x 6yq px, yq ÞÝÑ p2x  2y, x  yq
1. Montrer que f et g sont des endomorphismes de R2 .
2. Déterminer u P R2 tel que kerpf q  Vectpuq.
3. Déterminer v P R2 tel que Impf q  Vectpvq.
4. Montrer que g P Af .

Partie 2.
T : L pF, E q ÞÝÑ L pE, F q
On note f
h ÞÝÑ f  h  f.
5. Montrer que Tf est bien définie et linéaire.
6. Montrer que Af est un R-espace vectoriel.
7. (a) Montrer que Bf € Af .
(b) Montrer que si f est injective alors Bf  Af .
8. (a) Montrer que Cf € Af .
(b) Montrer que si f est surjective alors Cf  Af .
9. Montrer que si f est bijective alors Tf est bijective.

Partie 3.
Dans cette partie, on considère une application linéaire g de L pF, E q telle que

f gf f et gf  g  g.
10. Montrer que Impf q et kerpg q sont des sous-espaces vectoriels de F .
11. Montrer que Impf q et kerpg q sont supplémentaires dans F .

Solution.
Partie 1.
1. Soient u  px, y q P R2 , v  px1 , y 1 q P R2 et pα, β q P R2 .
On a αu βv  pαx βx, αy βy 1 q.
Par conséquent, on a :
    
f pαu βv q  f αx βx1 , αy βy 1 
4 2 αx βx1 αy βy 1 , 3 αx βx1 6 αy βy 1
1 1  
 αp2x  4yq β 2x  4y , αp3x 6yq β  3x1 6y 1
 αp2x  4y, 3x 6yq β 2x1  4y1, 3x1 6y 1
 αf px, yq βf x1, y1  αf puq βf pvq
et     
g pαu βv q  g αx βx1 , αy βy 1  2 αx βx1 2 αy βy 1 , αx βx1  αy βy 1
 
 αp2x  2yq β 2x1  2y1 , αpx  yq β x1  y 1
 αp2x  2y, x  yq β 2x1  2y1, x1  y1
 αgpx, yq βg x1, y1  αgpuq βgpvq
Les fonctions f et g sont donc linéaires.
2. Soit w  px, y q P R2 .
On a : "
2x  4y  0
w P kerpf q ðñ f pwq  0 ðñ p2x  4y, 3x 6y q  p0, 0q ðñ
3x 6y  0 ðñ x  2y
ðñ w  p2y, yq  yp2, 1q ðñ w P Vectpp2, 1qq
En posant u  p2, 1q P R2 , on obtient kerpf q  Vectpuq.
3. Méthode 1. La famille pp1, 0q, p0, 1qq est génératrice de R2 donc

Im f  Vectpf p1, 0q, f p0, 1qq  Vectpp2, 3q, p4, 6qq  Vectpp2, 3qq car p4, 6q  2p2, 3q.

En posant v  p2, 3q, on obtient Im f  Vectpv q.


Méthode 2. On remarque d’ores et déjà que, pour tout px, y q P R2 , on a

f px, y q  p2px  2y q, 3px  2y qq  px  2y q  p2, 3q.

Donc, en posant v  p2, 3q, on a Impf q € Vectpv q.


Soit w P Vectpv q. Il existe λ P R tel que w  p2λ, 3λq.
On peut écrire :
w  p2λ, 3λq  f pλ, 0q donc w P Impf q.
Ainsi Vectpv q € Impf q et par double inclusion, on obtient Impf q  Vectpv q.
4. Soit px, y q P R2 . On a :

f  g  f px, y q  f  g pf px, y qq  f  g p2x  4y, 3x 6y q  f pg p2x  4y, 3x 6y qq


 f p2p2x  4yq  2p3x 6yq, p2x  4yq  p3x 6yqq  f p10x  20y, 5x  10yq
 p2p10x  20yq  4p5x  10yq, 3p10x  20yq 6p5x  10yqq
 p0, 0q
donc f  g  f  0L pR q , i.e. g appartient à Af .
2

Partie 2.
5. Soient ph1 , h2 q P L pF, E q2 et pλ1 , λ2 q P R2 . L’application f étant linéaire, on a :

Tf pλ1  h1 λ 2  h2 q  f pλ1  h1 λ2  h2q  f  f  pλ1  h1  f λ2  h2  f q


 λ1  f  h1  f λ2  f  h2  f
 λ1  Tf ph1q λ2  Tf ph2q .
Par conséquent, l’application Tf est une application linéaire.

2
6. Af  ker pTf q donc Af est un sous-espace vectoriel de L pF, E q en tant que noyau d’une application linéaire.
7. (a) Soit h P Bf donc Impf q € kerphq. Pour tout x P E, on a f pxq P Impf q € kerphq donc

h  f pxq  hpf pxqq  0E puis f  h  f pxq  f ph  f pxqq  f p0E q  0F .

Par conséquent, l’application f  h  f est l’application nulle, i.e. f  h  f  0L pE,F q .


Finalement, h P Af et donc Bf € Af .
(b) On a déjà montré lors de la question précédente Bf € Af .
On montre maintenant l’inclusion Af € Bf sous l’hypothèse f injective, c’est-à-dire, kerpf q  t0u.
Soit h P Af . Montrons que Impf q € kerphq.
Soit y P Impf q. Il existe x P E tel que y  f pxq. Il vient

f phpy qq  f phpf pxqqq  f  h  f pxq  0F car h P Af .

On obtient hpy q P kerpf q. La fonction f étant injective, on a kerpf q  t0E u donc hpy q  0F , c’est-à-dire, y P kerphq.
Il s’ensuit Impf q € kerphq, autrement dit h P Bf .
Par double inclusion, si f est injective, on a Af  Bf .
8. (a) Soit h P Cf , c’est-à-dire, Imphq € kerpf q. Pour tout y P F , on a hpy q P Imphq € kerpf q, donc f  hpy q  f phpy qq  0F .
On en déduit que pour tout x P E, on a

f  h  f pxq  f  hplofomo
pxoqnq  0F .
PF
Par conséquent, l’application f  h  f est l’application nulle, c’est-à-dire, f  h  f  0L pE,F q . Il suit h P Af de quoi
l’on déduit Cf € Af .
(b) On a déjà montré lors de la question précédente Cf € Af . On montre maintenant l’inclusion Af € Cf sous
l’hypothèse f surjective.
Soit h P Af . Montrons que Imphq € kerpf q. Soit x P Imphq. Il existe y P F tel que x  hpy q. On a y P F et f
surjective donc il existe x1 P E tel que y  f px1 q. Il vient
 
f pxq  f phpy qq  f h f x1 f hf x1
 0F car h P Af .
On obtient ainsi x P kerpf q. Il s’ensuit Imphq € kerpf q, autrement dit h P Cf .
Par double inclusion, si f est surjective, on a Af  Bf .
9. Si f est bijective alors il existe f 1 P L pF, E q tel que f  f 1  IdF et f 1  f  IdE .
On définit alors
Tf  : L pE, F q ÝÑ L pF, E q
1

h ÞÝÑ f 1  h  f 1 .
Il vient Tf  Tf  : L pE, F q Ñ L pE, F q et pour tout h P L pE, F q, on a
1

   
Tf  Tf 1 phq  Tf f 1  h  f 1  f  f 1  h  f 1  f  f  f 1  h  f 1  f
 IdF h  IdE  h
donc Tf  Tf 1  IdLp q . De même, pour tout h P L pF, E q, on a
E,F

 
Tf 1  Tf phq  Tf  pf  h  f q  f 1  pf  h  f q  f 1 
1 f 1  f  h  f  f 1
 IdE  h  IdF  h
donc Tf 1  Tf  IdLp F,E q . Par conséquent, Tf est une application bijective.

Partie 3.

10. Le noyau et l’image d’une application linéaire étant des espaces vectoriels, on déduit que Impf q et kerpg q sont des
sous-espaces vectoriels de F .

3
11. Méthode 1.
On montre Impf q X kerpg q  t0F u.
Soit y P Impf q X kerpg q. On a y P Impf q donc il existe x PE tel que y  f pxq. De plus, on a y P kerpgq donc
g py q  0E . Alors

 f pxq  f  g  f pxq  f  gpf pxqq  f  gpyq  f pgpyqq  f p0E q  0F .


y

Ainsi, on obtient Impf q X kerpg q € t0F u. L’inclusion t0F u € Impf q X kerpg q étant toujours vraie, il vient par double
inclusion Impf q X kerpg q  t0F u.
On montre Impf q kerpg q  F. Soit y P F .

Analyse. Supposons qu’il existe b P Impf q et b1 P kerpg q tel que y  b b1 .


On a b P Impf q donc il existe a P E tel que b  f paq.
Il vient
b  f paq  f  g  f paq  f pg py  b1 qq  f pg py qq  f pg pb1 qq  f pg py qq  0F  f  g pxq
car b1 P kerpg q
puis b1  y  b  y  f  g py q.
Synthèse. On pose b  f  gpyq et b1  y  f  gpyq.
Il vient
star on a b b1  f  g py q y  f  g py q  y,
star on a b  f  g py q  f pg py qq P Impf q,
star on a g pb1 q  g py  f  g py qq  g py q  g  f
 gpyq  gpyq  gpyq  0E donc b1 P kerpgq.
Par conséquent, on a y P Impf q kerpg q puis F € Impf q kerpg q.
Par ailleurs, Impf q et kerpg q étant des sous-espaces vectoriels de F , on a également Impf q kerpg q € F.
Par double inclusion, il vient Impf q kerpg q  F.
On a ainsi Impf q kerpg q  F et Impf q X kerpg q  t0u donc Impf q ` kerpg q  F .
Autrement dit, Impf q et kerpg q sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires dans F .

Méthode 2.
L’application f g :F ÑF est linéaire en tant que composée d’applications linéaires et de plus, elle vérifie

pf  gq  pf  gq  pf  g  f q  g  f  g.
Par conséquent, l’endomorphisme f  g est la projection sur Impf  g q de direction kerpf  g q.
En particulier, les sous-espaces vectoriels Impf  g q et kerpf  g q sont supplémentaires dans F , c’est-à-dire, Impf 
g q ` kerpf  g q  F .
On montre que Impf  g q  Impf q. On a toujours Impf  g q € Impf q. Réciproquement, si y P Impf q, il existe x P E
tel que y  f pxq. Sachant que f  f  g  f , il vient

y  f pxq  f  g  f pxq  f  g pf pxqq P Impf  g q.

Ainsi, on a Impf q € Impf  g q. Par double inclusion, on obtient Impf q  Impf  g q.


On montre que kerpf  g q  kerpg q.
On a toujours kerpg q € kerpf  g q.
Réciproquement, soit x P kerpf  g q, c’est-à-dire, f  g pxq  0F . Sachant que g  g  f  g, on a :

g pxq  g  f  g pxq  g pf  g pxqq  g p0F q  0E donc x P kerpg q.

On a ainsi kerpf  g q € kerpg q.


Par double inclusion, on obtient kerpg q  kerpf  g q.
Par conséquent, on a Impf  g q ` kerpf  g q  F , Impf q  Impf  g q et kerpg q  kerpf  g q donc

Impf q ` kerpg q  F.

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