0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues19 pages

Flottation et Sulfures Ionisés

Transféré par

padrosedzer
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues19 pages

Flottation et Sulfures Ionisés

Transféré par

padrosedzer
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PREMIRE PARTIE : CONSIDERATION THEORIQUE

CHAPITRE 1. GENERALITES SUR LA FLOTTATION


1.1. DEFINITION DE LA FLOTTATION
La flottation est une technique de séparation fondée sur les propriétés hydrophobes et
hydrophiles des surfaces des particules à séparer.
Ces propriétés peuvent naturellement ou stimulés à l’aide d’un réactif approprié qui est ajouté
à la pulpe dans une cellule de flottation.
Cette séparation est basée sur les propriétés de surface et des interfaces des phases (solide-
liquide-gaz) ayant lieu dans la cellule de flottation.
1.2. PRINCIPES FONDAMENTAUX ET OBJECTIFS DE LA FLOTTATION
1.2.1. PRINCIPE DE LA FLOTTATION
Le principe de la flottation consiste à injecter de l’air finement divisé dans une pulpe constitué
d’un mélange d’eau et des grains de particules préalablement broyés jusqu’à un certain degré
de finesse, compatible avec le procédé de flottation. On forme des agrégats stables entre les
bulles d’air et un ou plusieurs solides choisis et on recueille ces agrégats dans une mousse
sous forme d’écumes à la surface de la pulpe. Le plus souvent, les solides choisis adhérent
aux bulles d’air grâce à l’intervention des réactifs chimiques particuliers, les collecteurs qui
sont capables de rendre sélectivement ces minéraux hydrophobes et aérophiles (Ek et Masson,
1973).
La flottation à la mousse est donc un phénomène de surface qui réunit trois conditions
essentielles suivantes :
 Obtention des bulles d’air stables pouvant former une mousse ;
 Adhésion des minéraux utiles aux bulles d’air ;
 Non adhésion aux bulles des minéraux que l’on ne veut pas flotter et mouillage
de ces derniers par l’eau.

Figure 1.1 Schéma de fixation des particules aux bulles


d'air
Etant donné que l’étude des paramètres qui régissent la flottation est complexe, le principe du
procédé est simple : il consiste à séparer, après broyage, des particules minérales de diverses
natures, en suspension dans une pulpe. Les particules à concentrer sont amenés à la surface
du liquide par des bulles d’air et retenues un certain temps, dans les écumes ainsi formés pour
favoriser leur séparation.
La flottation est donc une technique de la minéralurgie qui sépare les minéraux hydrophiles de
minéraux hydrophobes. Les minéraux hydrophobes adhérent aux bulles de gaz et remontent à
la surface du réacteur, le plus souvent grâce à l’intervention des réactifs chimiques dont les
collecteurs (Corneille et Masson, 1973).
1.2.2. OBJECIF DE LA FLOTTATION
La flottation est un procédé qui suit l’exploitation d’un minerai et sa fragmentation. La
flottation précède les opérations d’épaississement et de séchage des concentrés et permet de
séparer les minéraux de valeur de a gangue comme peut le faire un procédé de séparation
gravimétrique ou tout autre technique.
L’objectif de la flottation est donc celui de concentrer un minéral de valeur, souvent en faible
concentration dans un minerai traité, tout en maintenant un rendement optimum. La
problématique industrielle, qui représente le défi de l’ingénieur chimiste ou métallurgiste, est
de déterminer les conditions opératoires qui vont permettre d’obtenir des résultats en
récupération et en teneur qui maximisent le rendement économique de l’usine.
1.3. MECANISME DE LA FLOTTATION
Le comportement d’un minéral en présence de deux phases (gaz et liquide) est caractérisé par
l’angle de contact mesuré au travers du liquide entre la tangente dans le plan diamétrale au
point de contact des trois phases aux lignes de séparation liquide-gaz et solide-liquide
(Bouchard, 2001).
Lorsqu’une bulle et une particule solide, toutes deux en suspension dans une solution aqueuse,
entrent en contact l’une avec l’autre, la courbe délimitée aux frontières de trois interfaces
s’appelle système de solide-liquide-gaz.
Les propriétés du système, soit l’angle de contact et l’adhésion, sont très importantes en
flottation. Et le comportement de ce système permet de déterminer la flottabilité d’une espèce
minérale. Une fois que la collision et l’attachement ont été accomplis, l’agrégat bulle-
particule ainsi produit ne doit pas se dégager. Pour cela un certain équilibre entre les
différentes interfaces ci-après doit s’établir :
 Interface solide-gaz ;
 Interface solide-liquide ; et
 Interface liquide-gaz
Considérons un système bulle-particules en suspension dans une solution aqueuse comme
montre la figure 1.2.

Figure 1. 2. angle de contact système solide-liquide-gaz

Avec :
 γ SG : tension à l’interface solide-gaz
 γ SL : tension superficielle à l’interface solide-liquide
 γ LG : tension superficielle à l’interface liquide-gaz
 Ɵ : angle de contact pour les phases gaz et liquide sur la surface du solide
Les forces de tension développées aux trois interfaces (γ SG, γ SL, γ LG) déterminent un
angle de contact entre la surface de la particule et celle de la bulle.
En considérant un axe de projection X nous avons à l’équilibre :

γ SG + γ SL + γ LG = 0

Apres projection des trois vecteurs sur l’axe X, on trouve :

γ SG = γ SL + γ LGcos Ɵ

1.4. LA FLOTTABILITE
D’une manière générale, les minéraux ne flottent pas naturellement ; la flottabilité naturelle
des minéraux est conditionnée par l’hydrophobicité du minéral. Du point de vue de
l’hydrophobicité naturelle des minéraux flottables (Bouchard et Al, 2005), on distingue :
 Les minéraux non polaires, dont la surface de ces minéraux se caractérise par des liens
moléculaires faibles, incapables d’établir des liens avec les ions de l’eau
(hydrophobes) ; et
 Les minéraux polaires, ayant des liens ioniques ou covalents forts, leur surface réagit
donc vivement avec les ions H+ et OH-, naturellement hydrophiles ; ils nécessitent des
réactifs chimiques pour devenir hydrophobes.
Tableau 1.1. Quelques minéraux et leur degré de polarité

DEGRE DE POLARITE COMPOSITION EXEMPLE


éléments natifs graphite, souffre, diamant,…
NON POLAIRE
autres éléments Talc, molybdénite,…
Sulfures galène, chalcopyrite, sphalérite
FAIBLEMENT POLAIRE
métaux natifs Or, platine, argent, cuivre
PEU POLAIRE Sulfures Barytine, gypse, anhydrite
Carbonates, phosphates Malachite, azurite, sidérite, calcite
MOYENNEMENT POLAIRE
sels non solubles fluorine
FORTEMENT POLAIRE Oxydes Hématite, magnite, limonite, ruti
TRES FORTEMENT
Silicates Quartz, feldspath, pyroxène
POLAIRE

1.5. REACTIFS DE FLOTTATION


Pour pouvoir réaliser les trois conditions essentielles de la flottation, il est important de faire
intervenir les réactifs spécifiques. Ces réactifs rendent possible le mécanisme de flottation
suivant leurs fonctions. Parmi les réactifs utilisés en flottation, nous trouvons : les collecteurs,
les moussants et les agents modifiants (Masson, 1973).
1.5.1. LES COLLECTEURS
Le collecteur est le réactif le plus important en flottation pour les raisons suivantes : d’abord,
c’est le réactif le plus sélectif ; c’est-à-dire qu’il est absorbé à l’interface d’un minéral ou d’un
seul groupe de minéraux. En plus, un processus de flottation sont généralement plus adaptées
au collecteur qu’au dosage des autres réactifs (Mushongoma S., 2012).
Les collecteurs sont des composés organiques hétéro-polarisés qui en s’adsorbant sur la
surface d’un minéral naturellement non flottable rendent sa surface hydrophobe et aérophile,
le rendant ainsi flottable. Le collecteur comporte deux groupes bien distincts qui déterminent
principalement leur mode d'action. Ces groupes sont :
- Un groupe polaire généralement ionisé ou ionisable qui est absorbé à la surface du minéral à
flotter. Ce groupe a toujours tendance à se dissoudre dans l’eau (groupe hydrophile) ;
- Un groupe hydrocarboné (chaîne hydrocarbonée) qui possède le caractère hydrophobe. Ce
dernier compose des chaines -CH₂- ; étant non polaire, il ne peut ni se solubiliser ni se
dissoudre dans l’eau. Le plus souvent ce groupe est un radical alkyle.
[Link]. La chimie de collecteurs
Le groupe d’accrochage du collecteur doit posséder une affinité marquée pour le minéral, une
affinité qui peut être chimique, électrique ou mixte. Ce groupe a toujours tendance à se
dissoudre dans l’eau. Même si dans certains cas, la réaction d’accrochage se reproduit au
niveau de la molécule non dissociée plutôt que sur l’ion, il est cependant presque toujours
nécessaire qu’intervienne une certaine dissociation en ions. Celle-ci n’est souvent que
partielle et en raison des interactions intermoléculaires, elle est en fonction de la longueur de
la chaine hydrocarbonée. Il doit donc exister un rapport entre le groupe polaire et le groupe
non polaire.
Si la chimie hydrocarbonée st trop courte, l’énergie de dissociation du groupe polaire est
suffisante pour amener en solution toute la molécule. Et par conséquent, le pouvoir collectif
est nul. Par contre, si la chaine hydrocarbonée est trop longue, la solubilité du réactif est très
faible et la quantité des molécules en solution est suffisante pour flotter le minéral. Le nombre
optimum d’atomes de carbone de la chaine dépend donc de la nature du groupe polaire.
La dissolution dans l’eau de la molécule hétéro-polaire du réactif libère deux ions très
différents : l’un est un cation ou u anion très simple (Na⁺, Cl⁻...), tandis que l’autre comporte
à la fois le groupe polaire ionisé et le groupe hydrocarboné non polaire. Comme c’est ce
dernier ion intervient dans le processus de flottation, il est appelé : ion effectif ; et suivant le
signe de de sa charge électrique, le collecteur est anionique ou cationique. L’ion présent à la
surface du minéral et auquel s’accroche l’ion effectif du collecteur et de signe contraire à
celui-ci est appelé : ion fixateur (Kalenga, N. 2013).
[Link]. Types de collecteurs
Les collecteurs sont divisés en trois grandes catégories :
 Les collecteurs non ioniques ;
 Les collecteurs ioniques ;
 Et les collecteurs cationiques.
1) Les collecteurs non ioniques :
Ces collecteurs sont des dérivés du pétrole (fuel-oil, gasoil, kérosène), ils peuvent être
employés soit seuls pour flotter les matières naturellement flottables comme : le soufre ou le
graphite, soit en mélange avec les collecteurs ioniques pour flotter les oxydes. Ils présentent
les propriétés suivantes :
- ne se dissocient pas dans l’eau ;
- rendent hydrophobes par l’action d’une mince couche seulement ;
- sont pratiquement insolubles dans l’eau.
2) Les collecteurs anioniques :
Ils sont utilisés sur la flottation des minerais sulfurés, des métaux natifs ainsi que les minerais
oxydés ayant subis une sulfuration superficielle. Ces collecteurs possèdent très généralement,
dans leur groupe polaire, un ou plusieurs atomes de soufre qui assurent la liaison avec le
minéral. Leur dissociation en solution libère un cation simple généralement à la surface Na+
ou
K+. La partie active est représentée par l’anion adsorbé physiquement ou chimiquement à la
surface du solide recouvert par la partie non polaire.
Il existe deux types des collecteurs anioniques : oxhydryles et sulfhydriles.
- Les oxhydryles : sont en générale puissant mais peu sélectifs. Ils sont utilisés pour la
flottation des minéraux de calcium et de magnésium ; des carbonates des métaux non ferreux
et des sels solubles des potassiums et de sodium.
- Les sulfhydriles : sont des collecteurs très puissants et très sélectifs pour les sulfures
métalliques. Ils possèdent dans leur groupe polaire, un ou plusieurs atomes de soufre qui
assurent la liaison avec le minéral.
3) Les collecteurs cationiques :
Les collecteurs cationiques contiennent toujours de l’azote dans leur groupe polaire. Le plus
usuels sont les amines d’alkyle et leurs sels. Les amines résultent du remplacement d’un, deux
ou trois atomes de H, dans la molécule NH3, par des chaines hydrocarbonées.
Dès que la chaine hydrocarbonée R contient cinq atomes de carbone, les amines sont peu
solubles dans l’eau, contrairement à leurs sels (chlorures ou acétones) que l’on emploie de
préférence en flottation.
[Link]. Choix du collecteur
Le choix du collecteur est orienté par les facteurs suivants :
- la puissance du collecteur qui se traduit par sa capacité d’attraction des bulles d’air ;
- la sélectivité du collecteur à l’égard d’un minéral particulier ;
- le cout du réactif que l’on souhaite généralement modéré ; et
- la solubilité suffisante du collecteur dans l’eau qui doit s’accommoder à une stabilité
chimique (Bouchard, 2001).
La figure II.3 donne différentes classes des collecteurs.

Figure 1.3. Classifications des collecteurs (Wills et Napier-Munn, 2005)

1.5.2. Les moussants


Un moussant est un composé organique hétéro-polaire, dont l’une des extrémités de la
molécule est polaire et hydrophile tandis que le reste de la molécule et non polaire et
hydrophobe. Les moussants sont des composés tensio-actifs. Ils sont ajoutés au cours d’un
processus de flottation pour assurer une dispersion des bulles d’air dans le milieu aqueux,
ainsi que pour stabiliser la mousse qui se forme à la surface de la pulpe.
Les moussants agissent en se fixant sur les bulles d’air par leur partie non-polaire, leur partie
polaire étant tournée vers l’eau. Cette disposition permet de diminuer la tension superficielle
de l’eau. Sans moussant, les bulles d’air formées ont tendance à s’assembler pour former des
bulles plus volumineuses (coalescence), ce qui réduit la surface disponible sur laquelle devra
s’accrocher les particules de minéraux rendus hydrophobes par le collecteur.
De plus au cours de la lévitation des bulles d’air au sein de la solution aqueuse, la pression
hydrostatique diminuant avec l’air se détend et gonfle les bulles, ceci expliquant la formation
de la mousse en surface de la pulpe. Sans tensio-actif, les bulles d’air ne supporteraient pas de
telles déformations, la tension superficielle du milieu aqueux forcerait les bulles à se rompre
et à retourner les particules minérales qui s’y trouveraient accrochées vers la pulpe. Le
moussant en réduisant la tension superficielle de la solution aqueuse permet aux bulles de
supporter les déformations lors de leur lévitation. L’action tensioactive des moussants
augmente avec la longueur de la chaine hydrocarbonée de la partie non-polaire
(Bouchard .S ,2005 ; CORNEILLE. EK et A. MASSON, 1973).
Les réactifs moussant le plus utilisés sont :
- L’huile de pin, les acides crésiliques dérivant du pétrole ;
- Le senfroth G41 ;
- Et l’hydrofroth B75G.
En résumé l’action d’un moussant apparait donc être multiple. Elle consiste essentiellement
en trois rôles différents :
- Favoriser une bonne dispersion de l’air en bulles nombreuses et petites, ne coalesçant
pas ;
- Décroitre la vitesse ascensionnelle des bulles dans la pulpe augmentant ainsi la
probabilité de contact avec les particules rendues hydrophobes par le collecteur.
- Accroitre la résistance mécanique des bulles aux variations des forces extérieures et
favoriser finalement la stabilité de la mousse.

Figure 1.4. Schéma d'action des moussants

1.5.3. Les réactifs modifiants


Dans le procédé de flottation un simple ajout d’un collecteur et d’un moussant ne pas toujours
suffisant. Il faudra en outre ajouter des composés chimiques qui vont modifier le
comportement naturel des minéraux. Selon leurs rôles spécifiques, ils appartiennent à l’une
des quatre classes suivantes : déprimants, dispersants, activant et régulateurs de pH.
[Link]. Les déprimants
Les déprimants sont utilisés pour élever la sélectivité de la flottation. La sélectivité est
obtenue en déprimant un ou plusieurs composants de la pulpe à flotter alors que le minéral
utile flotte sans subir aucun changement (Drzymala, 2007).
Parfois la sélectivité peut être obtenue dans un processus inverse, en déprimant le minéral
utile, pendant que la gangue sera flottée. Les déprimants peuvent être des molécules
organiques, inorganiques, des acides, des sels, bases, etc.
Le tableau 1.2 donne quelques dépriment usuels utilisés dans la flottation industrielle.

Tableau 2. Dépriment en flottation à la mousse

Déprimants inorganiques Formule Déprimants organiques Formule


Alun KAl(SO4)2 Amidon (C6H10O5) n
Cyanure de sodium NaCN Quebracho C15H10O10
Bichromate de sodium Na2Cr2O7 Tanin -
Phosphates Une variété Lignite et dérivés -
Silicate de sodium Na2SiO3 Polymères -
Ammoniac NH3 Acide acétique CH3COOH
Acide fluorhydrique HF Acide humide -
Acide sulfureux H2SO3 Cellulose -
Acide sulfurique H2SO4 Alginate (C6H8O6)n
Acide chlorhydrique HCl Chitine -
Sulfite de sodium Na2SO3 Acide citrique C6H8O7
Calgon polyphosphate Hydrazine N2H4
Sulfate de zinc ZnSO4 Acide thioglycolique C2H4O2S
Soude caustique NaOH
Oxygène O2
Chaux éteinte Ca(OH) 2
Bicarbonate de sodium NaHCO3
Le sulfhydrate de sodium NaHS
[Link]. Les dispersants
Les dispersants sont des réactifs qui neutralisent l’effet nuisible des fines particules, des
colloïdes et des sels solubles. Ils améliorent le circuit en dispersant les fines et les colloïdes,
les empêchant ainsi d’absorber les collecteurs et d’interférer dans l’adsorption de ce dernier à
la surface des minéraux que l’on désir flotter.
[Link]. Les activants
Les activants sont généralement des sels solubles, qui s’ionisent en milieu aqueux. Les ions
produits réagissent avec certains composés chimiques de surfaces, de minéraux pour favoriser
l’adsorption du collecteur (Olivier, 2003). Les activants sont utilisés lorsque le collecteur ne
parvient pas à s’adsorber adéquatement sur la surface du minéral à flotter. C’est ainsi que les
minéraux oxydés, qui en générale se prêtent mal à l’action collectrice des xanthates, sont
activés par le sulfure ou le sulfhydrate de sodium (Wills et Napier Munn, 2005).
I.5.3.4. Les régulateurs de pH
Les modificateurs de pH font partie des produits utilisés pour modifier les interactions
minéraux/collecteur. Selon l'alcalinité de la pulpe des nouveaux composés se forment à la
surface des minéraux et réduisent ou activent l'adsorption des collecteurs. En règle générale,
la flottation des sulfures est effectuée en milieu alcalin car la plupart des collecteurs y sont
plus stables en plus de minimiser les problèmes de corrosion des équipements. La chaux et le
bicarbonate de sodium sont fréquemment utilisés comme modificateurs de pH (S. Kouachi,
2010).
1.6. STRATEGIE D’AJOUT DES REACTIFS
Une stratégie d'ajout des réactifs caractérise la quantité et la façon dont les réactifs sont
ajoutés dans un circuit de flottation. Les variantes résident dans le choix des réactifs, du
dosage et de la distribution.
1.6.1. Le Dosage
L'ajout d'un réactif dans une unité de flottation est basé sur la quantité des minerais alimentés
au circuit et est souvent exprimé en grammes des réactifs par tonne des minerais. Le dosage
des réactifs est, une variable de contrôle stratégique. Lorsque le rendement métallurgique est à
la baisse, on augmente le dosage du collecteur ou du moussant. Cependant, un surplus des
collecteurs peut favoriser la flottation d'espèces non désirées réduisant ainsi la sélectivité du
procédé. De la même façon, une quantité trop élevée de moussant peut causer une
augmentation de l'entraînement des particules. À l'opposé, une quantité insuffisante de
collecteur réduit la capacité de flottation et l'utilisation restreinte du moussant peut causer une
instabilité de l'écume et une diminution de la récupération des minéraux de valeur. L'opérateur
doit donc tenir compte de tous ces facteurs afin d'ajuster les dosages de réactifs de façon à
maintenir les performances de l'unité de flottation. Sa tâche est plus complexe lorsque des
activants ou déprimants sont utilisés pour la flottation (M. Proulx, 2010).
1.6.2. Distribution
Les réactifs peuvent être ajoutés à différents endroits du circuit. On retrouve parfois des points
d'injection pour le collecteur et le régulateur de pH au broyage permettant ainsi de maximiser
le temps de conditionnement. Cependant, la majeure partie du collecteur et du moussant est
ajoutée dès la première étape de l'ébauchage et une plus faible partie est distribuée dans les
bancs de cellules subséquents.
La figure 1.5 présente une possible distribution de réactifs dans un banc ébauchage-épuisage
où X% est ajouté à l'ébauchage, Y% et Z% dans les deux bancs d'épuisage (M. Proulx 2010).

Figure 1.5. Distribution des réactifs le long d'un banc de flottation (M. Proulx2010)

1.7. PARAMETRES DE FLOTTATION


La réalisation pratique de la flottation à la mousse est dépendante de plusieurs autres facteurs
contrôlables et non contrôlables. Hormis le type des surfactants et leurs concentrations, il sera
question dans ce travail de certains paramètres dont : le pH, la dilution de la pulpe, le temps
de conditionnement, la granulométrie, etc…
1.7.1. Le pH
Le pH intervient pour modifier la collection par son influence sur la dissociation des réactifs
de flottation et sur les propriétés de surface des minéraux dans la pulpe et par la compétition
entre ions (principalement entre l’ion effectif du collecteur et les ions H+ ou OH- suivant le
cas). Il est donc le premier agent régulateur de la flottation (Blazy, 1970).
1.7.2. La dilution de la pulpe
Le plus souvent elle varie entre 20 à 30% en poids des solides. L’emploi des pulpes peu
diluées permet des économies d’eau et des réactifs (moussants et régulateurs de pH) voir des
augmentations de la récupération et de la capacité de traitement dans les machines.

1.7.3. Le temps de conditionnement


Le temps de conditionnement est le temps qu’il faut donner aux réactifs en pulpe pour être
actif avant la flottation. Il est lié à la densité dont l’option varie selon les minerais. Pour éviter
la dilution inutile des réactifs et une consommation exagérée de ceux–ci, il est parfois
nécessaire de conditionner à forte densité c’est à dire avec une pulpe la plus épaisse possible
pour obtenir des bons résultats.
1.7.4. La granulométrie
La flottation met en jeu des phénomènes de surface, dont l’action est plus intense que la
surface spécifique des particules est grande, c’est-à-dire leur dimension est très petite. (Ancia,
2007) On admet généralement que les dimensions les plus favorables pour la flottation sont
comprises entre 10 et 100 microns. Les dimensions maximums sont de l’ordre de 1,5 à 1 mm
pour le charbon, 0,3 à 0,2 mm pour les sulfures et 150 à 100 microns pour les minerais de
quartz aurifère
(Corneille et Albert, 1973). Il est aujourd’hui reconnu par les auteurs que la récupération du
minéral de valeur par le procédé de flottation est optimale pour les tailles intermédiaires de
particules. Dans le cas des fines particules et des particules grossières, on observe des baisses
significatives de récupération (Pelletier, 1999).
1.7.5. Concentration des réactifs
[Link]. Moussants
Les moussants sont utilisés pour stabiliser les bulles d’air en diminuant la tension à l’interface
air-eau. Une augmentation trop importante de la concentration de moussant entraine une
diminution de la taille des bulles d’air. En effet, initialement très instables, les petites bulles
deviennent de plus en plus stables en mesure que l’on ajoute du moussant.
[Link]. Collecteurs
Du coté des collecteurs, plus on augmente la concentration moins efficace est la flottation. En
effet, une trop grande concentration provoque l’apparition d’une seconde couche sur le
minéral. De cette façon, le minéral rendu hydrophobe redeviendra hydrophile et aura de la
difficulté à flotter. Idéalement, il nous faut ajouter une quantité légèrement supérieure au
minimum requis pour la formation d’une seule couche de collecteur autour des particules
visées (Turgeon, 2001).
[Link]. Déprimants
Les doses des déprimants généralement admises vont de 0.1 à 1g des réactifs par kilogramme
des solides. Au-delà de la dose nécessaire, l’excès des déprimants peut s’absorber à la surface
des minéraux utiles et les déprimer ; ceci réduit ainsi la récupération des minéraux utiles et
détériore la qualité du produit recherché (Wills, 2001).
1.7.6. Paramètres liés à l’appareillage
Il existe deux principaux types de machines de flottation selon le mode de génération des
bulles et de mise en suspension de la pulpe : les cellules à agitation mécanique et celle à
agitation pneumatique.
- Les cellules à agitation mécanique, qui sont assurées par un ensemble rotor-stator, sont
constituées d’une cuve parallélépipédique ou cylindrique. L’air est introduit dans la cellule
par l’axe creux du rotor ou par une tubulure extérieure à l’axe, ou encore par une tuyauterie
située sous le rotor. La pulpe est généralement introduite latéralement dans la cellule, parfois
directement au niveau de l’agitateur. Les mousses sortent par débordement et les produits non
flottés par passage direct dans la cellule suivante.
- Les cellules pneumatiques ne comportent généralement pas d’agitation mécanique.
Dans ce cas l’air est introduit par un diffuseur ou générateur de bulles en fond de cellule.
Les particules cheminent de haut en bas, à contre-courant du flux ascensionnel des bulles.
Les colonnes de flottation sont rattachées à cette classe des machines.
1.8. CINETIQUE DE FLOTTATION
La cinétique de flottation, observée pour un circuit industriel de flottation ou lors d'une
expérience en laboratoire, caractérise la vitesse de récupération des minéraux. Une courbe
typique de cinétique de flottation est présentée à la Figure I.6 et s'obtient en traçant le
rendement de récupération d'un minéral de valeur en fonction du temps de séjour dans la
machine de flottation.
Pour un circuit industriel, l'obtention d'une telle courbe demande une estimation du temps de
séjour moyen dans l'unité de flottation. Cette variable change avec le débit de solide, la
densité du solide et la fonction massique du solide dans la pulpe (P, BLAZY et E.A JDID,
1996). La cinétique de flottation dépend de la dimension des particules et de la taille des
bulles, mais elle est aussi affectée par une multitude d’autres facteurs tels que les interactions
entre les minéraux utiles et la gangue, la coagulation des ultrafines, l’action de la turbulence
sur les agrégats, la saturation des bulles par les particules minérales, l’entrainement des
ultrafines, etc.

Figure 1.6. Courbe cinétique ([Link])

1.9. CIRCUIT DE FLOTTATION

À l'échelle industrielle, la pulpe est alimentée en continu dans des bancs de cellules. La pulpe
peut avoir subi préalablement une étape d'aération ainsi qu'une période de conditionnement
suite à l'ajout des réactifs. Les concentrés sont extraits en continu par débordement de l'écume
des cellules et les rejets sont acheminés par gravité aux étapes subséquentes du traitement.
Figure 1.7. Rhéogramme d'un circuit simple ([Link])

Un circuit de flottation industriel est composé de plusieurs regroupements de cellules de


flottation en série appelés : bancs de cellules. Un banc comporte en général 4 à 8 cellules. Le
trajet que suivent la pulpe et les concentrés à l'intérieur du circuit varie d'un procédé à l'autre.
Les étapes d'ébauchage et d'épuisage maximisent la récupération du minéral de valeur. Les
concentrés d'ébauchage et d'épuisage récupérés sont acheminés vers l'étape de nettoyage qui
produit le concentré final dont la teneur est acceptable pour la fonderie. Les rejets des cellules
de nettoyage font souvent l'objet d'me recirculation à l'intérieur du procédé (P, BLAZY et E.A
JDID, 1996).

Figure 1.8. Schéma avec une étape de nettoyage ([Link])


Figure 1.9. Rhéogramme avec une étape de lavage (B.A. Wills)

1.10. CRITERES D’EVALUATION DES RESULTATS DE FLOTTATION


Les principaux critères d’évaluation de la performance d’une opération de flottation
couramment retenus sont : le rendement de récupération du métal utile, le rendement pondéral
du concentré, le taux de concentration du métal utile et la cinétique de flottation.
1.10.1. Rendement de récupération du métal
C’est le rapport en pourcentage du poids du métal contenu dans le concentré au poids du
métal contenu dans l’alimentation. Le rendement de récupération doit être le plus élevé
possible pour minimiser les pertes du métal dans les rejets. Le rendement de récupération du
métal est donné par : la relation :
𝑪 .𝒄 𝒄( 𝒂 − 𝒓)
𝜼 = × 𝟏𝟎𝟎 𝜼 = × 𝟏𝟎𝟎
𝑨 .𝒂 𝒂 ( 𝒄− 𝒓)
Ou en [%]

Avec :
- a : La teneur du métal dans l'alimentation ;
- A : La masse du minerai à flotter ;
- c : La teneur du métal dans le concentré ;
- C : La masse du concentré ; et
- r : La teneur du métal dans le rejet.
1.10.2. Rendement pondéral du concentré
C’est le rapport, exprimé en pourcentage, du poids du concentré au poids de l’alimentation.
Pour une bonne opération de flottation, le rendement pondéral du concentré doit être le plus
bas possible. Ce rendement est donné par la relation suivante :

� 𝒂−𝒓
𝝅 = �× 𝟏𝟎𝟎 Ou 𝝅 = × 𝟏𝟎𝟎
� −𝒓

� �

Avec :
- 𝝅 : rendement pondéral du concentré ;
- C : masse du concentré ; et
- A : masse du minerai à flotter.

1.11. LA FLOTTATION DES MINERAIS OXYDES CUPRO-COBALTIFERS


1.11.1. Principe général
La concentration par flottation des minerais oxydés cupro-cobaltiféres est presque réalisée
comme la flottation des minerais sulfurés moyennant une sulfuration superficielle, mais toute
fois il y a aussi d’autres techniques utilisées pour flotter les minéraux oxydés.
Cependant les minerais sulfurés flottent généralement bien par rapport aux oxydés qui
présentent des flottabilités médiocres (Chaussin et G hilly, 1967).
Comparativement aux autres minerais, les minerais oxydés cupro-cobaltifères flotter
difficilement. Cette mauvaise flottabilité est due aux nombreuses causes dont les plus
importantes sont :
- leur affinité pour l’oxygène de l’eau qui le rend par conséquent très hydrophiles ;
- leur forte tendance à produire des fines lors de la fragmentation, qui impact
négativement le rendement de récupération des minéraux utiles ; et
- La ressemblance de formes des minéraux de la gangue et ceux à valoriser, qui conduit
à un mode d’action tel que certains de constituants de la gangue présente une flottabilité
semblable à celle des minéraux utiles.
Par ailleurs les minéraux oxydés cupro-cobaltifères peuvent être flotté par les méthodes
suivantes :
- Flottation à l’aide des xanthates après sulfuration superficielle ;
- Flottation à l’aide des acides gras ;
- Flottation aux hydroxamates ;
- Lixiviation- précipitation – Flottation ;
- Flottation par des réactifs chélatants ;
Le choix entre l’un des procédés ci-haut listé est décidé par la prise en compte de nombreux
paramètres notamment :
- La caractérisation minéralogique du minerai ;
- les coûts des réactifs ;
- les objectifs fixés par le concentrateur il s’agit ici de la teneur et rendement désiré.
Eu égard à toutes ces particularités des minéraux oxydés, quelques procédés ont été
mis au point dans le but de flotter ces types de minerais.
1.11.2. Technique de flottation des oxydes cupro-cobaltiferes
[Link]. Flottation simple
La flottation simple, est pratiquée lors qu’un seul constituant doit être extrait en déprimant les
autres. Cette technique de flottation n’est pas d’application actuellement surtout ici au
Katanga où la plus part de minerais sont très complexes.
[Link]. Flottation complexe
Lorsque le minerai contient deux ou plusieurs constituants utiles (minerais de plomb, zinc et
cuivre par exemple), ceux-ci sont concentrés séparément grâce à une flottation différentielle,
qui du point de vue de sa réalisation, peut être considérée comme une succession des étapes
d’une flottation simple.
Le cas où les minéraux de la gangue flottent facilement que les minéraux utiles, il est mieux
de flotter ces derniers et laisse le concentré dans les rejets, ce type de flottation est appelé
flottation inverse.
[Link]. Flottation aux acides gras
Dans le procédé de flottation aux acides gras tel que réalisé au Katanga, l’acide gras est utilisé
sous forme d’une mixture additionnée à une pulpe des minerais broyés, et préalablement
conditionnés.
[Link]. Flottation à l’aide des xanthates après sulfuration superficielle.
Les minerais oxydés de cuivre cobalt ne sont pas facilement récupérables à l’aide des
collecteurs des sulfures tels les xanthates. Pour les permettre de flotter, il est d’usage
industriel de les sulfurer superficiellement afin de les flotter comme des minéraux sulfurés.
La flottation aux xanthates est souvent appréciée car généralement plus sélective que la
flottation aux acides. Elle n’est pas restreinte par la nature de la gangue, mais elle est jugée
difficile à contrôler et onéreuse (Kanda JM., 2012). La sulfuration superficielle a pour objectif
la formation d’une couche de sulfure à la surface des grains des minéraux oxydés de Cu-Co,
afin de les flotter par des collecteurs usuels des sulfures tel les xanthates pour le cas qui nous
concerne (De Cuyper., 1977).
Les conditions de la pulpe doivent être bien surveillées car, les travaux de qu’aux faibles
concentrations, le sulfurant est un activant, mais à fortes concentrations, il devient un
déprimant pour les minéraux nouvellement sulfurés. (Castro et al. 1985).
Pour contourner cette difficulté de gestion dans le dosage du sulfurant, il est suggéré
l’utilisation d’une électrode à ions spécifiques (ISE) qui permet (Malghan ,1986) :
- La connaissance d’une réponse rapide aux changements de concentration en S2-
- Une utilisation facile pour la mesure des faibles concentrations, dans une large gamme
de pH.
Cette électrode devrait être robuste pour résister aux conditions d’utilisation en pulpe dans les
cellules et elle n’est pas censée avoir des interférences avec d’autres espèces. La difficulté de
la flottation des minerais oxydés après sulfuration est le maintien d’une concentration
optimale en sulfurant. Nombreux auteurs recommandent d’effectuer la flottation par
sulfuration. Par la méthode CPS (Controlled potentiel Sulfidization), (Malghan. ,1986) :
1.11.3. Mécanismes de sulfuration
La sulfuration implique l’ajout d’un réactif sulfurant comme le sulfure de sodium,
l’hydrogénosulfure de sodium, le sulfure d’ammonium etc. Pour les minerais du l’ex Province
du Katanga, c’est le NaHS qui est majoritairement utilisé comme agent sulfurant, et sa
dissociation donne les espèces ioniques suivantes : H2S, HS-, et S2- Les équations des
réactions sont les suivantes :
NaSH + H2O Na+ +H2S+OH- (I.10)

H 2S H+ + HS-

HS- H+ + S2-

Les espèces ioniques sulfurées thermodynamiquement stables sont : HSO4, SO42-, S°, H2S,
HS, S2- quant aux autres espèces sont instables.
Lorsque le sulfurant est introduit dans la pulpe, le pH de cette dernière précise les espèces
ioniques présentes en solution. Ainsi pour des valeurs comprises entre 8 et 11 les espèces
présentes seront le HS- espèce plus réactive et le S2-, leur quantité dépendra de la dose du
sulfurant introduite dans la pulpe, et des réactions secondaires pouvant consommer le
sulfurant.
En dessous du pH 6, l’espèce dominante est la molécule de H2S, à pH 7, les espèces de soufre
sont reparties de façon égale entre H2S et HS-. Enfin à pH supérieur à 11, l’espèce la plus
répandue est S2-. Les espèces présentes en solution aqueuse dépendent du pH. Et l’addition
du sulfurant fait augmenter la valeur du pH de celui-ci. (Garrels et Naeser., 1958).
La concentration en sulfurant diminue au fur et à mesure qu’il est introduit dans la pulpe car
le sulfurant réagit au travers des réactions suivantes :
- La réaction principale est la formation d’une couche de sulfure,
- Les réactions auxiliaires sont l’oxydation des ions sulfures par l’oxygène de l’air et la
formation
- La diffusion ions des colloïdes de sulfure de cuivre qui seraient dus à la réaction entre
les ions Cu2+ libérés lors de la sulfuration et les ions HS- et S2-.
Les équations suivantes proposées par Castro, (1974 a) indiquent les probables produits de la
réaction de sulfuration.
[Link] (OH) 2 + HS- CuS + Cu2+ + HCO3- + 2OH-

[Link] (OH) 2 + HS- Cu(OH)[Link] + CO32- + H2O

La sulfuration produit une couche de sulfure qui selon le cas est de la covelline
(Castro, .1974a) et de la chalcosine pour (Nagaraj et Gorken. 1991).

Vous aimerez peut-être aussi