La déforestation
Définition de la déforestation
La déforestation est le phénomène de réduction des surfaces de forêt. On parle de déforestation
lorsque des surfaces de forêt sont définitivement perdues au profit d’autres usages comme
l’agriculture, l’urbanisation ou les activités minières. (горная промышленность, добыча
полезных ископаемых)
Les causes de la déforestation
Dans le monde, la perte des surfaces forestières, la déforestation est causée par de multiples
facteurs, certains humains et d’autres naturels. Parmi les facteurs naturels on trouve notamment
les incendies de forêt, les maladies pouvant affecter les arbres ou les parasites.
Mais ce sont surtout les activités humaines qui sont responsables de la déforestation au niveau
mondial. Dans le détail, voici quelques causes majeures de la déforestation :
L’agriculture, qui représente 80% de la déforestation. Il peut s’agir soit d’agriculture
commerciale, soit d’agriculture de subsistance (agriculture paysanne locale notamment
dans les pays en développement).
L’agriculture de subsistance représenterait 30 à 35% de la déforestation mondiale
L’agriculture commerciale ou industrielle (grandes cultures et élevage) représenterait 45
à 50% de la déforestation
L’élevage (животноводство) serait la cause d’environ 14% de la déforestation au niveau
mondial
La construction d’infrastructures représenterait environ 8% de la déforestation
Les activités minières seraient responsables d’environ 6% de la perte forestière
Et l’urbanisation autour de 5%
Contrairement à ce que l’on entend souvent, les industries forestières ne sont donc pas parmi les
grands responsables de la déforestation. L’explication est simple : les entreprises de l’industrie
forestière exploitent le plus souvent des surfaces de forêt de culture, c’est-à-dire des forêts qui
sont régulièrement replantées afin d’être exploitées de façon durables.
Les conséquences de la déforestation
La déforestation a de nombreuses conséquences sur les écosystèmes naturels et cela pose de
sérieux problèmes de résilience. (=equilibre)
Conséquences de la déforestation sur le changement climatique
La déforestation a aussi un impact très fort sur le changement climatique. En effet, les arbres
stockent du CO2 tout au long de leur vie. En détruisant ces arbres, on réduit donc la capacité de
l’écosystème mondial à stocker du CO2. Moins d’arbres, c’est moins de CO2 absorbé et donc
plus d’effet de serre. De ce fait, on estime que la déforestation est responsable à l’échelle
mondiale de l’équivalent de 11.3% des émissions de CO2 d’origine anthropique, ce qui en fait
l’un des plus gros facteur de réchauffement climatique à peu près à égalité avec le transport
routier et la consommation énergétique des bâtiments.
Conséquences de la déforestation sur la biodiversité
La conséquence la plus connue de la déforestation est la menace de la biodiversité, car la forêt
est un habitat très dense en biodiversité mondiale. Qu’il s’agisse de mammifères, d’oiseaux ou
encore d’insectes, d’amphibiens ou de végétaux, la forêt abrite des espèces parfois rares, souvent
fragiles.
En détruisant ces milieux naturels, les activités humaines menacent donc l’existence de ces
espèces et cela peut avoir des conséquences importantes sur les équilibres naturels. Ainsi, dans
certaines régions d’Afrique, les grands singes comme les gorilles argentés sont en voie de
disparition à cause de la réduction progressive de leur habitat naturel, notamment à cause de la
déforestation.
Quelles conséquences de la disparition de la biodiversité ?
La perte de biodiversité ce n’est pas seulement la disparition des éléphants ou des rhinocéros.
C’est bien plus que ça. Selon les estimations du World Ressource Institute avec l’UNEP,
entre 150 et 200 espèces sauvages disparaissent… tous les jours.
Alors bien sûr, on pourrait arguer (возразить) que la biodiversité fluctue en permanence : c’est
l’un des principes de l’évolution. À certaines périodes, des espèces disparaissent, d’autres
apparaissent et certaines évoluent. Mais ce qui est inquiétant aujourd’hui, c’est que le rythme de
disparition de la biodiversité est environ 1000 fois supérieur au taux normalement observé.
Bien sûr, on ne se rend pas compte de ces disparitions, puisque la plupart ne sont pas
médiatisées. La grande majorité des espèces qui disparaissent sont des insectes, des petits
animaux, des oiseaux, des végétaux et malheureusement, cela est moins vendeur médiatiquement
que la disparition des grands mammifères. Parfois, ce sont même des espèces que l’on avait
même pas encore identifiées qui disparaissent.
Mais alors, pourquoi est-ce si grave que des espèces disparaissent ? Tout simplement parce
que le fonctionnement des écosystèmes terrestres repose largement sur la diversité des formes de
vie qui les composent. En d’autres termes, chaque espèce sur la planète participe d’une manière
ou d’une autre au fonctionnement de l’écosystème global. On pourrait dire qu’elles jouent toutes
un rôle dans l' »équilibre » des écosystèmes. Or si elles disparaissent, ce rôle n’est plus assuré et
cela perturbe le fonctionnement global, et cela a forcément des conséquences sur l’humanité.
Les pertes de biodiversité ont des conséquences dramatiques sur notre environnement de vie.
Voici la typologie qu’ils ont dressée sur les liens entre biodiversité et vie humaine :
Biodiversité et sécurité alimentaire : l’ensemble des données scientifiques (cela est
confirmé par une étude publiée dans Nature en 2015) tendent à prouver que plus un
écosystème est riche en biodiversité, plus il est productif sur le plan nutritif. En résumé :
plus il y a d’espèces animales, végétales, de champignons ou d’insectes dans un
environnement, plus la capacité de cet environnement à transformer les ressources inertes
et minérales en ressources vivantes et organiques est élevée.
Pour simplifier : les plantes convertissent les minéraux en matière organique, elles sont
elles-mêmes converties en éléments nutritifs plus denses et plus complexes par les
espèces herbivores, et ainsi de suite.
Biodiversité et vulnérabilité des écosystèmes : les méta analyses scientifiques expliquent
que la biodiversité est un facteur de stabilité pour les écosystèmes dans le sens où plus un
écosystème dispose d’une biodiversité variée, plus il résiste aux « aléas » (=риски).
Lorsque la biodiversité diminue, les milieux sont moins résilients, plus vulnérables, car
ils sont moins « denses ». Par exemple, si certaines espèces de végétaux disparaissent, le
sol est alors plus exposé à l’érosion, aux inondations, aux glissements de terrain. Si
certaines espèces d’herbivores disparaissent, la multiplication des plantes type arbustes
peut rendre les terrains vulnérables aux incendies…
Biodiversité et santé : la biodiversité favoriserait aussi les conditions d’une meilleure
santé. D’abord par l’alimentation (comme vu plus haut) puisqu’en augmentant la
diversité de l’alimentation, on augmente la diversité des sources de nutriments. Mais la
biodiversité affecte aussi les risques sanitaires. En effet les études montrent que plus un
écosystème est riche en biodiversité, moins la diffusion des virus ou bactéries pathogènes
est facile.
Biodiversité et qualité du milieu : la biodiversité favoriserait aussi la qualité de l’air et la
qualité de l’eau. Que ce soit à travers le monde végétal, microbien, à travers les variétés
de champignons ou même à travers les différentes espèces d’animaux ou d’insectes, la
biodiversité et la nature agissent comme des filtres pour notre environnement. La qualité
de l’air que l’on respire par exemple dépend de la biodiversité.
D’une part, l’oxygène que nous respirons est produit par des espèces vivantes (bactéries,
plancton et plantes). Le premier producteur d’oxygène sur la planète c’est le plancton et
le phyto-plancton océanique. Quand la biodiversité marine diminue, cela affecte le
plancton et sa capacité à produire de l’oxygène. Idem avec les arbres des forêts
Amazoniennes. En matière de qualité de l’eau, c’est pareil, les plantes agissent comme
des filtres, des purificateurs.
Au final, on voit que la déforestation, a un impact majeur dans l’environnement. La perte de la
biodiversité pourrait affecter à peu près tous les domaines de notre vie : notre capacité à nous
nourrir, notre santé, la qualité de notre air et de notre eau, notre capacité à produire…