PLAN
I – Introduction
II – Réalisation
1- Etude du paratexte et biobibliographie de l’auteur
A – Références de l’œuvre
B – Biographie de l’auteur
C – Bibliographie de l’auteur
D – Présentation de l’œuvre
2- Etude du texte
A – Résumé de l’œuvre
B – Différentes parties de l’œuvre
3 – Etude thématique
4 – Etude des personnages
A – Principaux personnages
B – Personnages secondaires
5 – Etude stylistique
6 - Citations
III - Conclusion
I – INTRODUCTION
La voix de l’écrivain est attendu pour faire face aux injustices de la vie et il
ne peut se donner des raisons pour justifier son silence ; la défense de la gente
féminine et la dénonciation des tares auxquelles elle est soumise est devenu
alors un sujet de prédilection pour la plupart des écrivains négro - africains
d’expression française. C’est ainsi que dans son ouvrage épistolaire Une si
longue lettre, Mariama Bâ s’est rendu utile de son rôle d’écrivaine en
dénonçant les tares touchant la majeure partie des femmes africaines. Pour
l’étude intégrale de cette œuvre, il s’agira pour nous de faire une étude du
paratexte et d’établir une biobibliographie de l’auteur, ensuite, nous nous
évertuerons à faire l’étude du texte, l’étude thématique, l’étude des
personnages et l’étude stylistique sans oublier le repérage de certaines
citations figurant dans l’œuvre.
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II – REALISATION
1-Etude du paratexte et biobibliographie de l’auteur
A – Références de l’œuvre
Une si longue lettre est un roman de Mariama Bâ paru en 1979 aux éditions ՝ ՝ Nouvelles éditions
Africaines՛ ՛ à Dakar. Il est fait en 176 pages et 27 chapitres
B – Biographie de l’auteur
Mariama Ba est une écrivaine sénégalaise née en 1929. Elle a reçu une Musulmane,
puis fait des études à l'école française. Orpheline de mère, elle a été élevée par sa
grand-mère Elle eut la chance d'avoir été poussé par son père à faire de brillantes
études. Brillante élève, elle Intègre une école française et se fait remarquer par ses
résultats. Par conséquent, après son certificat d’études primaires à l'âge de 14 ans, elle
entre à l'école normale de Rufisque en 1943, qu'elle quitte munie d'un diplôme d'enseignement en 1947. Elle
fut mariée trois fois et eu neuf enfants. De son
premier mariage avec Bassirou Ndiaye, elle a trois filles et du second mariage avec Ablaye Ndiaye, une
fille et obtient le divorce de son troisième mari, le député et ministre Obeye Diop avec qui elle a eu cinq
enfants. Elle est morte en 1981 d’un cancer.
C – Bibliographie de l’auteur
Bien que Mariama Bâ est déterminée dans son métier d'écrivaine, elle n'a pas eu la chance de faire
plus juste après la publication de quelques œuvres comme :
- Une si longue lettre, Abidjan, nouvelles éditions africaines,1979 ( ISBN 2-7236-0430-6); réédition,
Paris, le Serpent à plume coll.<<Motif>>N° 137, 2001 ( ISBN 2-84261-289-2);
- Un chant écarlate, Abidjan, Nouvelles éditions africaines, 1981( ISBN 2-7236-0826-3); rééditions,
Dakar,
Les nouvelles éditions africaines du Sénégal,2021(ISBN 2-7236-1407-7); Forcalquier, Les prouesses,
2022, Préface Axelle Jah Njiké, illustration, Elke Forltz(ISBN 978-2-493324-00-9). Sans oublier les
classiques africaines 2006.
- << la fonction politique des littératures africaines écrites>> Dans
écriture africaine dans le monde n°
31981, page 6-7
D – Présentation de l’œuvre
On ne peut en aucun cas faire l'étude du paratexte sans rappeler la
notion du paratexte. Selon la double étymologie grec , du préfixe ''para''
qui signifie ce qui offre une protection tant physique que
symbolique donc le paratexte est l'ensemble de peritexte et l'épitexte.
L'œuvre qui retient notre attention à pour titre : Une si longue lettre.
Ce titre apparaît sur la première de couverture où l'auteur nous
présente l'image d'une jeune dame voilée. Son habillement indique
qu'elle est musulmane. Ensuite, le fait de tenir le stylo, en écrivant
prouve que cette jeune dame est instruite. Ainsi, on peut affirmer
qu'elle est non seulement une femme musulmane mais aussi et surtout
une femme qui a de la parole dans la société, intellectuelle. Œuvre à
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valeur, son auteur est Mariama Bâ. La première de couverture porte donc des indications relatives au
nom, au titre et éventuellement une illustration.
L'avant propos , les renvoies, l'épigraphe n'existent pas dans ce roman. Par contre, la postface existe
pour émettre un commentaire ainsi que le dos de couverture et la quatrième de couverture où est
mentionnée le titre de l'ouvrage : Une si longue lettre puis un texte qui nous donne l'idée sur la
narratrice. La biobibliographie existe pour permettre aux lecteurs de connaître la vie de Mariam Bâ et
de ses œuvres. Elle a dédié son ouvrage à Abibatou Niang, à Annette d'Erneville et à toutes les
femmes et aux hommes de bonne volonté.
2- Etude du texte
A- Résumé de l’œuvre
A la mort de son mari, Ramatoulaye se jette sur un cahier et y écrit cette
"longue lettre" adressée à son amie Aïssatou installée aux Etats-Unis.
Revenant sur les péripéties de leur longue amitié, elle en profite pour
décrire les défis de société qui travaillent l'Afrique actuelle, déchirée
entre tradition et modernisme. Ainsi aborde-t-elle, avec une rare
sensibilité, la polygamie, les injustices d'une société à castes, l'éducation
des enfants, le servage de la femme? Texte incontournable pour tous ceux et celles
qu'intéresse la lecture des fictions africaines. Une si longue lettre relate les déboires
conjugaux de Ramatoulaye, personnage principal qui en est, à la fois, la narratrice et
l'héroïne. Mariée à Modou Fall, député bien connu dans son pays et à qui elle a donné 12
enfants, Ramatoulaye se voit, un jour, imposer brutalement une lycéenne comme coépouse.
Celle-ci a l'âge de sa fille aînée Daba, dont elle est d'ailleurs copine de classe?
L'intrusion de cette jeune rivale dans un ménage qui, jusque-là, lui avait procuré toutes les
joies de la vie conjugale, est une véritable déflagration pour Ramatoulaye.
Alors que sa propre famille, ses enfants et ses amis s'attendent à ce qu'elle divorce de Modou,
elle choisit de rester, prête à faire face aux humiliations, mesquineries et servitudes de la vie
polygamique? Malgré la trahison de son mari, sa tendresse pour lui est restée intacte. Par
contre, c'est Modou qui choisira de disparaître : "Il ne vint jamais plus ; son nouveau bonheur
recouvrit petit à petit notre souvenir. Il nous oublia". Jusqu'au jour où Ramatoulaye reçoit de
la secrétaire de Modou le coup de fil fatal : "Crise cardiaque foudroyante survenue à son
bureau alors qu'il dictait une lettre". Ramatoulaye, qui n'a jamais cessé d'aimer cet
homme qui l'a reniée, accuse le coup. Il faut organiser le deuil, resté digne devant les
cachotteries de la belle-famille, aussi bien celle de Modou que celle de Binetou, la jeune
rivale. A peine sortie de son veuvage, voilà que les mâles défilent de nouveau
chez cette veuve "riche", prêts à conclure une bonne affaire. C'est d'abord le frère aîné de
Modou, qui s'accroche à la coutume et veut "hériter" de la femme de son frère, alors qu'il
n'arrive pas à nourrir ses trois épouses ainsi que leur nombreuse progéniture. C'est ensuite
Daouda Dieng, l'ex fiancé éconduit jadis, aujourd'hui marié et père, qui n'a pas oublié
l'amour de sa jeunesse. Et puis bien d'autres, des jeunes et des moins jeunes. Ramatoulaye
renonce à tout engagement dans l'immédiat. Elle choisit de s'occuper avant tout de
l'éducation de ses enfants. Pourtant, elle confiera à sa destinataire, en fin de lettre : "Je
t'avertis déjà, je ne renonce pas à refaire ma vie (?).L'espérance m'habite". Voilà pour la
trame. Mais le livre de Mariama Bâ ne se limite pas à une charge contre la polygamie. Il
devient un véritable cri contre toutes les pesanteurs que la tradition fait peser sur les femmes
africaines et sur la société dans son ensemble. Ainsi, ses critiques s'adressent-elles également
au système des castes, qui a fait par exemple que son personnage Aïssatou ait divorcé,
étant donné qu'elle, une fille de "bijoutier", n'avait jamais été acceptée dans la noble famille
de son époux, le docteur Mawdo. Mariama Bâ a par ailleurs réussi de merveilleux portraits de
diverses générations de femmes évoluant dans la société sénégalaise : les vieilles, aveuglées
par une farouche soumission à la tradition (telle la mère de Mawdo) ; les femmes lucides
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comme Ramatoulaye, qui évoluent dans la génération charnière entre l'ancien et le moderne
et les jeunes filles, tantôt prisonnières des ambitions des adultes (telle Binetou, la jeune
rivale, que sa mère a précipitée dans le mariage avec un homme de l'âge de son père,
uniquement pour sortir la famille de la misère?), tantôt pétries de modernisme et rejetant
tout l'héritage ancien. Ainsi en est-il de Daba, la fille aînée de Ramatoulaye. Sa mère est
abasourdie par l'indépendance d'esprit dont elle fait montre : "Elle raisonnait cette enfant?
Elle avait des points de vue sur tout". C'est l'image même de la femme qu'elle aurait aimé
être.
B- Différentes parties de l’œuvre
Le roman comporte vingt-sept chapitres dont certains peuvent se regrouper autour d’thème
qui les structure.
CHAP 1 : Eprouvant le besoin de se confier, la narratrice entreprend d’écrire à
Aissatou, son amie d’enfance pour lui raconter que son mari vient de mourir d’une crise
cardiaque
CHAP 2 et 3 : Nous avons le récit des coutumes qui entourent l’enterrement et les
funérailles de Modou FALL
CHAP 4 : C’est le partage de l’héritage et on apprend qu’au moment de sa mort
Modou croulait sous les dettes
CHAP 5 : Ramatoulaye évoque la trahison de Modou Fall, l’abandon de sa première
famille. La folie de Modou à épouser Binetou
CHAP 6 et 7 : C’est le retour sur la période des fiançailles mais aussi sur la vie des
normaliens et normaliennes
CHAP 8 : Aissatou, l’ami de la narratrice se marie à son tour avec un médecin :
Maoda BA. Une union qui est critiquée dans les milieux traditionnels.
CHAP 9 : Vie des deux jeunes couples : Ramatoulaye & Modou ; Aissatou & Maoda
CHAP 10 : Modou s’engage avec ferveur dans la lutte syndicale
CHAP 11 : Tante Nabou, mère de Maoda prépare sa vengeance parce qu’elle est
irritée par le mariage de cette bijoutière Aissatou avec son fils,
CHAP 12 : Tante Nabou donne à Maoda, son fils la petite Nabou comme seconde
épouse. Aissatou est peu à peu délaissée. Elle décide de rompre et quitte son foyer
conjugal avec ses quatre fils et fait face à la vie avec dignité
CHAP 13 : Le drame de la narratrice survient trois ans après celui d’Aissatou. Le
mariage est annoncé une fois terminé par l’Imam et le frère de Modou, Tamsir.
CHAP 14 : Ramatoulaye découvre Binetou, coépouse et hésite sur la décision à
prendre et elle décide finalement de rester dans son ménage.
CHAP 15 : La comparaison entre Nabou et Binetou coépouses respectives
d’Aissatou et de Ramatoulaye
CHAP 16 : Ramatoulaye face à son destin. Ses enfants l’ont soutenue et à cause de
leur présence, elle envisageait mal l’intrusion d’un autre homme dans son foyer
CHAP 17 : Faisant un retour sur le passé, la narratrice s’interroge mais ne trouve
aucune faille dans la manière dont elle a aimé Modou. Elle a orienté tous les actes de
sa vie vers cet amour unique.
CHAP 18 : Le quarantième jour du deuil, Tamsir, frère de Modou annonce à la veuve
qu’il va l’épouser. Elle refuse.
CHAP 19 : Portrait de Daouda Dieng, député à l’Assemblée Nationale, premier
prétendant da Ramatoulaye
CHAP 20 et 21 : Daouda demande la main de la veuve avec dignité Elle estime
beaucoup Daouda mais ne l’aime.
CHAP 22 : Portrait de Daba, l’aînée des enfants Ramatoulaye
CHAP 23 et 24 : Les enfants de Ramatoulaye en pleine crise de croissance : la
cigarette a été introduite dans la maison ; accidents de deux garçons (Alioune et
Malick sont renversés par un cyclomoteur) et sa fille Aissatou est enceinte du jeune
Ibrahima SALL.
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CHAP 25 : Ramatoulaye accepte les arguments du jeune prétendant Ibrahima SALL
qui décide de fonder son propre foyer.
CHAP 26 : Ramatoulaye s’occupe de l’éducation sexuelle de ses enfants
CHAP 27 :C’est la fin de la lettre. Elle se réjouit des retrouvailles imminentes avec
Aissatou et clôt son récit en avouant qu’elle reste en quête de bonheur
3- Etude thématique
Une si longue lettre est une représentation conforme à la réalité et du statut de la femme en Afrique
en général et au Sénégal en particulier. Mariama Bâ insiste sur le rôle multidimensionnel de la
femme au foyer. Elle ose aborder les sujets tabous comme les castes , la polygamie, le veuvage,
l'absence des droits de la femme et aussi le pouvoir de la belle-famille dans une société qui se
développe de plus en plus à un rythme moderne sans oublier les thèmes tels que l'émancipation,
l'amour et l'amitié, la tradition, le lévirat, la destinée, le mariage orienté, l'irresponsabilité de certains
hommes, l'éducation, la mort, etc.
- L'amitié :
Si l'amitié est le thème nodal du roman, il se trouve à côté son pendant l'amour. Autant l'amitié est
importante dans l'œuvre, autant l'amour n'en est pas moins. L'amour dans le roman se lit sous le
sceau de la pluralité. Si l'amour est si prégnant c'est par la grâce à ses couples qui se sont formés.
Ainsi, Ramatoulaye malgré les déboires conjugaux refusera de divorcer certes par amour. Le thème
amitié se justifie aussi par le lien qui existe entre Ramatoulaye et aïssatou.
- La polygamie:
La polygamie est un mot d'origine grec ''polus'' qui signifie nombreux et ''gamos'' qui veut dire
mariage. Donc littéralement la polygamie veut dire mariage d'un homme avec plusieurs femmes.
L'islam autorise l'homme musulman d'épouser jusqu'à quatre femmes si celui-ci a la capacité. La
femme se trouve confronter à une institution présentée comme une prescription divine. Dans
l'ouvrage, le thème trouve son sens et sa place à travers la famille de Modou Fall, un homme
polygame. A-t ‘il sut gérer convenablement ? Binetou est-elle la bienvenue dans la famille Fall ?
À la page 17, dans le 17ème chapitre, Ramatoulaye exprime ses mécontentement pour le fait que
Modou Fall a épousé une autre femme. <<Folie ? veulerie ? Amour irrésistible ? Quel
bouleversement intérieur a égaré la conduite de Modou Fall pour épouser Binetou ? L'intégration de
Binetou qui n'était pas présente quand Modou et sa femme travaillait ensemble pour le succès de la
famille énerve Ramatoulaye. Épouser plusieurs femmes n'est pas une tâche aisée d'un côté, la
gestion financière et de l'autre côté les retombées ou les problèmes auxquels on s'exposent. Dans
l'ouvrage Ramatoulaye s'explique quand elle dit :<<Tu crois simple le problème polygamique. Ceux
qui s’y meuvent connaissent des contraintes, des mensonges, des injustices qui alourdissent leur
conscience pour la joie éphémère d’un changement. Je suis sûr que l’amour est ton mobile, un
amour qui exista bien avant ton mariage et que le destin n’a pas comblé. >>
- L’émancipation
Parler du thème de l'émancipation dans une si longue lettre revient à aborder l'une des thématiques
phare de l'œuvre. Roman de la condition féminine, Mariama bâ tente de faire libérer la femme du
joug masculin. Pour cette raison, elle met en scène des personnages qui dans leurs rôles loin
d'accepter la domination masculine prennent leur destin en main. Le fait de prendre sa plume est
sans doute une autre raison qui justifie non seulement la promotion et la lutte pour l'autonomie de
la femme mais aussi et surtout l'incitation à la prise de conscience sur les droits et devoirs de la
femme africaine. L'ouvrage est d'auteur homodiégétique en raison de son implication, de ces traces
intellectuelles surtout. Dans la même veine, Daba la fille ainée de Ramatoulaye est une femme
émancipée de par ses idées. Ramatoulaye pense que les deux sexes sont identiques et bien doivent
s'entraider. Le passage qui justifie est :<<Je reste persuadée de l’inévitable et nécessaire
complémentarité de l’homme et de la femme.>> Page 108.
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- Le mariage
Le mariage est une union conjugale contractuelle et/ou rituelle, à durée illimitée, déterminée ou
indéterminée, reconnue et encadrée par une institution juridique ou religieuse qui en détermine les
modalités. Le terme désigne à la fois la cérémonie rituelle, l'union qui en est issue et l'institution en
définissant les règles. C'est l'un des cadres établissant les structures familiales d'une société. Il existe
ou a existé notamment sous les formes suivantes :
- mariage civil, union reconnue par une autorité publique ;
- mariage religieux, union reconnue par une religion ;
- mariage entre personne de même sexe, extension du mariage à tous les couples ;
- mariage forcé, marier une personne contre sa volonté ;
- mariage blanc (sans consommation ou de complaisance) ;
Dans ce roman épistolaire, le couple de Modou Fall de même que celui de Mawdo Bâ sont parfaits
mais l'introduction des coépouses a provoqué un choc ou une influence. D'un côté, l'entrée de
Binetou et de l'autre côté la petite Nabou.
4- Etude des personnages
A- Personnages principaux
- Ramatoulaye Fall: narratrice de la lettre et est âgée d'une cinquantaine d'années, mère de douze
enfants, première épouse de Modou Fall avec qui elle a vécu trente ans. Avec beaucoup de
sensibilité, elle raconte à son amie aïssatou la mort de son époux Modou Fall et ses déboires
conjugaux derniers. Mère de famille délaissée par son mari.
- Modou Fall : mari de Ramatoulaye. C'est un polygame.
Aïssatou Bâ : confidente et meilleure amie de Ramatoulaye, destinataire des lettres. Elle est là
première épouse de Mawdo Bâ. Elle demande le divorce lorsque son mari prend une deuxième
épouse. C'est la fille d'un bijoutier.
- Mawdo Ba: mari d'Aïssatou,il est Toucouleur et appartient au clan Guelwar.
-Nabou: mère de Mawdo Bâ .
-Binetou: deuxième épouse de Modou Fall, amie de Dana.
-Daouda Dieng: ancienne connaissance de Ramatoulaye.
- Famata: Elle voulait la confidente de Ramatoulaye .
- Daba: fille aînée de Ramatoulaye.
B- Personnages secondaires
- Fatim: la petite sœur de la narratrice Ramatoulaye. C'est à elle, ils ont confié la responsabilité de la
prise en charge des noms dans un carnet pour les recettes cérémonial de la famille pour le décès de
Modou Fall.
- Tasmir : frère du défunt Modou Fall.
5- Etude stylistique
Dans un registre courant, une histoire émouvante, très pathétique fut relaté par la narratrice. Cette
dernière est génie en littérature sachant utiliser les figures de rhétoriques. Cela se justifie par
l’utilisation de :
- la comparaison :<<Ils s'y démènent comme des diables autour du ballon.>>Page 95, de cette phrase
l'auteur nous souligne un fait de la société. Il a ciblé le comportement des enfants dans la rue, le jeu
de foot. L'enfance prend en compte l'âge où l'immaturité règne en l'homme. C'est pourquoi le
comportement enfantin des fils de Ramatoulaye est comparable à celui des diables puisque les
enfants tout comme les diables, s’ils trouvent un endroit propice il sera difficile de les changer de
lieu.
-l'hyperbole : <<vite te retrouver rien que pour une pression de mains qui me fera oublier faim et soif
et solitude>> Page 20, de ces expressions, on s'interroge comment le fait de garder la main de
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quelqu'un peut faire disparaitre et la faim, et la soif et même la solitude ? Ici, en voulant exprimer le
manquement de Ramatoulaye, Modou Fall utilise des expressions pleines d'exagération.
-la métaphore : <<Déformer une âme est aussi sacrilège qu'un assassinat. >> Page 31, le fait de
déformer une âme est comparé à un assassinat. Le manque d'élément comparatif dans la phrase
prouve effectivement qu'il s'agit d'une métaphore. Il en est de même à la page 12 dans la
phrase<<Dame, la mort est aussi belle que le fut la vie>>
-la comparaison :<<Je l’endossais à nouveau comme on endosse un vêtement
familier. >> Page 85
- la répétition : <<Amie, amie, amie ! Je t'appelle trois fois>> page 5. Cette répétition a pour rôle de
prouver la gravité de la situation.
- l'anaphore : << je pense aux...Je pense aux paralympiques... Je pense aux lépreux du monde entier
que leur mal ampute.>> Page 17. Elle marque l'insistance à travers la reprise en débit de phrase le
''Je'' de <<je pense... je pense... >> . Elle pointe sur ce ''Je'' énonciateur et compatissant à la triste
douleur sociale. La totalité oratoire :<< Folie ou veulerie ? Manque de rancœur ou amour irrésistible?
D'un autre côté, ce roman est basé sur plusieurs registres. On peut citer entre autres :
- le registre lyrique en raison du fait qu'elle exprime ou fait part de ses sentiments au récepteur des
lettres, son amie aïssatou.<< Pour vaincre ma rancœur, je pense à la destinée humaine>>Page 17. De
ses enseignements qu'elle donne à la société africaine en général et à celle sénégalaise en particulier,
Ramatoulaye amorce d'une manière à l'émancipation de la femme. <<... j'ai un cœur et une raison...
choisi>> Le vocabulaire affectif<<ce qu'on exhibait de part et d'autre ne me plaisait pas du tout>>
page 16. De ses expressions, on déduit une tristesse car ce qui est déplaisant est triste. L'énonciateur
étant à la recherche de la production de la réaction émotionnelle.
La modalisation méliorative ou péjorative
Elles se remarquent dans cette œuvre à travers :
Les verbes d’appréciation (porte) ayant le même sens que aimer<< c'est toi que je porte en moi>>
page20
Les adverbes soulignant le jugement de valeur négatif (bouleversement, découragement) page 18
6- Citations
Dans ce roman, les passages écris que nous pouvons en faire des citations sont :
- À la page 3, la phase << La confidence noie la douleur.>>est utilisée pour montrer que dans certains
cas il faut ressortir tout ce qui nous ronge , avouer ce que nous jugeons de confidentiel afin de se
libérer de la douleur.
- De cette même page, la phrase :<< le passé féconde le présent>> est utilisée par Ramatoulaye pour
montrer la relation existante entre notre parcours passé avec celui du présent. Il s'agit en réalité du
parcours de aïssatou et de la narratrice. Notre parcours passé nous rattrape.
- <<C’est de l’harmonie du couple que nait la réussite familiale, comme8 l’accord de multiples
instruments crée la symphonie agréable.>>
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III – CONCLUSION
Cette œuvre épistolaire retrace la vie de deux amies : celle qui écrit la lettre, c’est Ramatoulaye ;
celle à qui on écrit la lettre est Aïssatou. A travers leurs deux vies que raconte celle qui écrit, c’est la
sensibilité de deux femmes qui n’ont pas le même tempérament qui se dessine, c’est à la fois et
surtout la peinture de la société sénégalaise. Cette femme ayant des enfants, il est normal qu’elle en
parle. C’est la débauche aussi à propos de la description de la jeunesse actuelle, des problèmes qui se
posent à elle et même aux éducatrices. La littérature s'intéresse à la résolution des problèmes
sociaux. Je pense que les réalités sociales existent dans cette pièce. Quels sont les œuvres classiques
ayant le lien que cette œuvre ?
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République du Bénin
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MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE
TECHINIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
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DIRETION DEPARTEMENTALE DES ESENEIGNEMENTS SECONDAIRE, TECHNIQUE
ET DE LA FORMATION PROFESSOINNELLE DE L’ATLANTITIQUE
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LYCEE TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL D’OUIDAH
FILIERE : FABRICATION MECANIQUE
THEME
PRESENTATION DE L’OUVRAGE
UNE SI LONGUE LETTRE DE MARIAMA BA
GROUPE N°1
MEMBRES DU GROUPE
1 - AGBLOGBA Prince CHEF DU GROUPE
2 - da-MATHA Mariano DJOSSA Junior
3 – DANHAHOUNDE Yvon SOUS LA HAUTE SUPERVISION DE :
4 - DJOSSA Junior M. HOUETO Coffi
5 – GNANHLO Emerick
6 - HOUINDO Carèl CLASSE: Tle F1 - B
7 – HOUNDJOVI Gbènoukpo
8 – KIDJE Samuel
9 – SACCA Wassirou
ANNEE ACADEMIQUE: 2024-2025