STREPTOCOCCUS PNEUMONIAE
ET
ANTIBIOTIQUES
[Link]-SAIDI
[Link]
EPU 02/12/2016
INTRODUCTION
Cocci à Gram + en diplocoques
Famille des Streptococcaceae
(CG+ catalase-, oxydase-, Glc+/[Link])
Capsule : Facteur de virulence essentiel
90 sérotypes (polysaccharides capsulaires)
Pneumocoques
Habitat
Commensale des voies aériennes supérieures
Très fragile (n’est pas retrouvé dans l’environnement)
Colonisation du rhinopharynx très précoce:
1/2 des enfants de 2 ans porteurs – 10%
chez l’adolescent
pic hivernal
Enfants:20 - 40%
Adultes: 5 - 25% (60% collectivités)
Pneumocoques
Pouvoir pathogène naturel
Infections broncho-pulmonaires
pneumonies : +++
septicémies : +++
Mortalité:
5% population générale
15-20% +bactériémie
30 -50% [Link] risque, vieillard, méningite
Pneumonie franche lobaire aiguë
Pleurésie
Pneumocoques
Pouvoir pathogène naturel
Infections ORL
Bronchite, sinusites, otites
Méningites
3 mois-3 ans
Après 50 ans
Infections plus rares
Arthrites, conjonctivites, endocardites,
péritonites
Pneumocoques
Structure antigénique
Antigènes pariétaux
Protéines M et R
Antigènes capsulaires
Polysaccharide 90 types capsulaires
Pneumocoques
Morphologie
Aspect lancéolé « flamme de bougie »
Diplocoques à Gram positif (quelquefois en
chaînettes)
Capsules dans infections graves
Pneumocoques
Culture
Milieu riche « gélose au sang »
a-hémolyse
Diamètre optochine >14mm
Lyse par les sels biliaires
Agglutination
Capsule - test de Quelling ou de Neufeld
test à la vancomycine
PNEUMOCOQUE ET ATB
Résistance naturelle:
Aminosides BNR
Pefloxacine
Résistances acquises+++:
Pénicilline G
Macrolides
Te; C
Pneumocoque: Antibiogramme (2013)
Milieu: MH +5% sang de mouton
SXT: MH+5%sang de cheval hémolysé
INOCULUM: 0.5McF - eau phy. ou Bouillon MH:
108UFC/ml ( à partir d’une culture de 18H)
Suspension ensemencée par écouvillonnage (sans
dilution) ou par inondation (après dilution) au 1/10
Lecture après 18-24H à 35-37°C 5% de CO2
Pour tester le cotrimoxazole : Gélose MH + 5% de
sang de mouton hémolysé
Pneumocoque: Antibiogramme
CA-SFM/ EUCAST2015
• Méthode par diffusion en milieu gélosé
• Milieu: MH-F
• Inoculum : 0,5 McFarland en écouvillonnage
• Incubation: 18-24H à 35-37°C , + 5% CO2
DETERMINATION DE LA SENSIBILITE
AUX ANTIBIOTIQUES-
Milieux utilisés pour les méthodes de diffusion en milieu gélosé
(CA-SFM/EUCAST)
Liste standard : S. pneumoniae
2013 2015
Pas de grands changements de la liste standard
2013: Oxa-5µg (Lecture interprétative)
2015: Oxa-1µg (lecture interprétative) 14
NORFLO: lecture interprétative
Liste complémentaire : S. pneumoniae
2013 2015
2013: 3 aminosides testés
2015: Gentamicine -500 µg seul aminoside testé 15
Contrôle de qualité des antibiogrammes
Pneumocoque & B-LACTAMINES
PNEUMOCOQUE ET RESISTANCE A LA
PENICILLINE G
Naturellement très sensible à la PG TTT de référence
(CMI: 0.004-0.006mg/l)
PSDP: 1967 Australie
CMI Péni G : 0.1-1mg/l (PLP2x)
fortes cc° d’ATB
PRP: 1977 Afrique du Sud (méningites)
CMI Péni G > 1mg/l (PLP2x,2b,1a,2a)
Echecs thérapeutiques
Pneumocoque: mécanisme de
résistance aux β-lactamines
Résistance chromosomique
Modifications quantitatives et qualitatives des
PLP (sites d’action des ß- Lactamines)
° affinité de l ’antibiotique
activité de l ’antibiotique
Expression variable
Résistance croisée autres ß -lactamines
Pneumocoque: mécanisme de
résistance aux β-lactamines
Pneumocoque: 6 PLP
5 de haut PM: 1a, 1b, 2a (classe A), 2x,2b(classeB)
1 de bas PM: PLP3
Affinité Péni.G: PLP3> PLP1a> PLP1b> PLP2x> PLP2a>
PLP2b*
*Modificat° de ces PLP responsables /Rce PG
Le séquençage des gènes(pbp1a,2x,2b) des PLP1a,
2x,2b:
PLP altérées sont le produit de gènes «mosaîques»
où des blocs de séq. Sbles sont remplacés par des
blocs de Séq. Rtes provenant de Streptocoques oraux
Transformation génétique étant un phénomène naturel
chez le pneumocoque
Support génétique de la résistance
4PLP parmi les 5 de haut PM sont impliquées
Une ° de l’affinité des PLP2x et PLP2b
résistance bas niveau
Une ° de l’affinité de la PLP1a (pneumo
ayant PLP2x ou 2b modifiées) Haut niv de
Rce
Rce aux C3G: modification de PLP2x et 1a
(PLP3)
Résistance croisée aux autres ß-lactamines
Rce à PG croisée à toutes les B-lactamines
mais à des niveaux variables
Moins actives
Plus actives PG
Pipéracilline
Cefuroxime
IMP Am Céfopérazone
AMX Cefpodoxime Oxacilline
CTX Céfixime
CRO Céfaclor
céfotétan
CMI de 10 B-lactamines vis à vis des PSP
et des PSDP
CMI 90 mg/l Péni S Péni I Péni R
Imipénem 0.008 0.125 0.25
Amoxicilline 0.032 1 2
Céfotaxime 0.032 1 2
Ceftriaxone 0.032 1 2
Péni .G 0.032 1 4
Ampicilline 0.032 2 4
Cefpodoxime 0.064 4 4
Céfuroxime 0.032 4 8
Céfixime 0.25 32 32
Céfaclor 1 64 128
S. pneumoniae: Détection de la résistance à la
Pénicilline G
Antibiogramme:
Pénicilline G / D peu diminuée
Oxacilline 5µg D< 26mm
Oxacilline 1µg D< 20mm
sensibilité diminuée
CMI
=> S. Intermédiaire
=> S. Résistante
Détection de la sensibilité
diminuée à la pénicilline G
Test de dépistage:
Sensible PSDP
Oxacilline 26mm < 26mm
(5ug) CMI
Pneumocoque et β-lactamines CA-SFM /EUCAST
PSDP
S. pneumoniae: souche de référence peni I
apport du disque d’oxa à 1ug
30
Détection d’un Pneumocoque de sensibilité
diminuée à la pénicilline
Brut: Interprétation:
Oxacilline R PSDP CMI en
cours
AM CFM CTX Ampicilline S
Céfixime S
Céfotaxime S
CPO Ceftriaxone S
OX
CRO
Détermination de la CMI
Méthode de référence: Dilution en
milieu gélosé de MH additionné de 5%
de sang et d’AB. (Technique difficilement
applicable au coup par coup dans un
laboratoire de bactériologie médicale).
Micro-méthodes réalisées à l’aide de
galeries commercialisées.
E-test: Bandelettes imprégnées d’un
gradient de concentrations
d’antibiotiques
E-Test pneumocoque
12mg/l
Interprétation:
6mg/l Pénicilline G R
2mg/l
Ampicilline R
Céfotaxime I
E-Test pneumocoque
0.75mg/l
0.75mg/l Interprétation:
1mg/l
Pénicilline G I
Ampicilline I
Céfotaxime I
CMI β-lactamines
brut:
Pénicilline G I
Amoxicilline I
Céfotaxime I
0.75mg/l
0.75mg/l
RC: Patient hospitalisé
1mg/l
en réanimation
Pour PFLA
Sous Peni G 2,4g x 4
CMI peni G ≤ 1 mg/l
Interpréter S
CMI β-lactamines
CTX: 0,5
[Link] isolé d’un LCR
OXA : R
Interpréter :
AMX: 0,75 Peni G :R
AMX > 0,5 : R
CTX :S
PG: 0,75
Pneumocoque et β-lactamines 2013
Concentrations critiques:
Méningite ?
Pneumonie?
Dose ?
S R
Pénicilline G
Méningite ≤ 0.06 > 0.06
Pneumonie : interpréter en fonction de ≤ 0.06 >2
la dose
AMX ≤ 0.5 >2
Méningite ≤ 0.5 > 0,5
Autres β-lactamines ≤ 0.5 >2
PNEUMOCOQUE
&
MACROLIDES et APPRENTES
MACROLIDES
L’érythromycine(1952): ATB naturel (Saccaropolyspora
erythraea)
Dérivés hémisynthétiques
cycle lactone à 14 atomes de
C:oléandomycine,clarithromycine
15 atomes de C: azithromycine
16 atomes de C: josamycine, spiramycine
propriétés pharmacocinétiques améliorées
moins d’effet secondaires
Les macrolides ont pour cible la ss-u ribosomale 50S et inhibent la
synthèse protéique en favorisant la dissociation du complexe tARN
/ peptide synthétisé, du ribosome pendant la phase d’élongation
Arrêt réversible de la synthèse proteique.
Illustration des mécanismes de résistance des
macrolides chez le pneumocoque
Macrolide
S
R R
Efflux mef E
Ribosome
Modification de cible
par méthylase ermB
Pneumocoque & macrolides
Résistance de type MLS B :
La modification de la cible :
gènes erm (Tn conjugatifs/Tn1545)
méthylase rARN 23S
diméthylat° d’une adénine .
l’affinité de l’E pour sa cible.
► Rce croisée entre E et autres apparentés MLS B.
► Pr et Quinupristine-dalfopristine ne sont pas
touchées.
► MLS B constitutive/inductible
Résistance aux MLS chez S. pneumoniae
Modification de la cible par méthylase MLSB
Dans la grande majorité des cas, la résistance est
inductible mais ce phénomène est difficile à caractériser
chez S. pneumoniae (son phénotype a l’air d’être constitutif , en fait
génétiquement il est inductible; cette distinction est importante pour les kétolides qui
n’induisent pas la résistance
Macrolides C14, C15, C16
Lincosamides sont inducteurs de la méthylase
Streptogramines B
Résistance de haut niveau aux macrolides
et croisée aux MLSB
Pneumocoque & macrolides:
Résistance par efflux
Efflux actif via une protéine hydrophobe
incorporée à la membrane cytoplasmique codée
par le gène mef (macrolide efflux).
effet de pompe qui va chasser les
macrolides à 14 et 15 atomes hors du
cytoplasme bactérien
► phénotype M : (CMI E= 8-16mg/l)
► macrolides à 16 C, lincosamides, streptogramines et
kétolides RESTENT actifs
Résistance acquise aux MLSK
Mécanisme génotype phénotype E Sp L Pr KET
14-15C 16C
Aucun - Sensible 0.03 0.25 0.06 0.06 0.08
- - - - -
0.06 0.5 0.12 0.25 0.03
Modificat° Erm(B) MLSB R R R S S
de la cible >128 >128 >128 0.06- 0.12-05
0.25
Efflux mef (A) M R S S S S
4-16 0.12-0.5
MLSB: inductible ou constitutif
Phénotype MLSB inductible
Expression à bas niveau
Interprétation
E R
L R
SP R
CM R
AZY R
PT S
TEL S
Phénotype MLSB inductible
Expression à haut niveau
Interprétation
E R
L R
SP R
CM R
AZY R
PT S
TEL S
Phénotype MLSB constitutif
Interprétation
E R
L R
SP R
CM R
AZY R
PT S
TEL S
Pneumocoque, macrolides et apparentés
Brut interprété
Erythromycine R R
Clarythromycine S R
Spiramycine S R
Josamycine S R
Lincomycine S R
Clindamycine S R
Pristinamycine S S
Telithromycine S S
Phénotype M
Pneumocoque & Fluoroquinolones
(FQ):
Pneumocoque est naturellement résistant aux
quinolones de 1ère génération et peu sensibles
à la pefloxacine, l’ofloxacine et la ciprofloxacine
La lévofloxacine, moxifloxacine, gémifloxacine
sont actives sur le pneumocoque: FQ-
antipneumococciques
Emergence de souches résistantes aux
fluoroquinolones (<5%):
Mutations de la gyrase et/ou topo-isomérase IV.
Par efflux actif.
Pneumocoque & Fluoroquinolones
(FQ):
Il existe des mutants de bas niveau de
résistance.
Un traitement par FQ dans les 3 mois
précédents, expose au risque de sélection de
telles souches.
Mutations de la gyrase et/ou topo-isomérase IV
Mutation dans l’une et/ou l’autre de la sous-unité C de
la topo-isomérase IV (ParC), rarement de la sous-
unité E(ParE) ou de la sous unité A de la gyrase(GyrA)
Les mutations siégent dans une région appelée QRDR
(quinolone resistance determining region)
La modification d’une seule des 2 cibles: bas niveau
de résistance aux fluoroquinolones: Risque de
sélection de mutants résistants.
Addition d’une mutation dans la 2éme cible: haut
niveau de résistance.
Mécanisme d’efflux
Pompe(s) empêchant certaines FQ
(ciprofloxacine et la norfloxacine) d’accéder à
leurs cibles.
Ne concerne aucune autre FQ anti-
pneumococcique.
Pompes: Inhibées par la réserpine.
Phénotype de résistance aux
fluoroquinolones
phénotype NOR CIP SPX LVX MXF GAT
ParC/E 0 ↓ → → → →
BNR
GyrA → → ↓ → ↓ ↓
efflux 0 ↓ → → → →
HNR ParC/E 0 0 ↓↓ ↓↓ ↓↓ ↓↓
+ Gyr A
Détection de la résistance aux
Fluoroquinolones (2013)
Disque de Norfloxacine (5µg)
D<7 mmPneumocoque de sensibilité
diminuée aux FQ
Risque+++de sélection de MRFQ
Détection de la résistance aux FQ
(2015)
Disque de Norfloxacine (10µg)
D < 12mm D ≥ 12mm
CMI > 16 mg/ L CMI ≤ 16 mg/ L
Déterminer la sensibilité de la LVX et MXF
LVX: S
LVX S: BNR LVX R : HNR
Intérpréter:
Moxifloxacine : S
sensibilité diminuée aux FQ CIP : I
Risque élevé de sélection in OFX: I
vivo de MRFQ et d’échec
clinique
Pneumocoque et fluoroquinolones
Norfloxacine: pas d’intérêt
in vivo mais témoin
révélateur qu’au moins un
mécanisme de résistance
est en jeu (mutation des
topoisomérase ou efflux
Brut: LVX Sensible
Interprété: existence d’un
risque élevé de sélection in
NORFLO
vivo de mutants résistants
aux FQ et d’échec clinique
Phénotype sauvage
Phénotype ParC
Risque de sélection de mutants résistants
Phénotype GyrA
Risque de sélection de mutants résistants
Phénotype ParC+GyrA
Phénotype d’efflux
Risque de sélection de mutants résistants
Pneumocoque & Aminosides:
Les pneumocoques sont naturellement résistants à bas
niveau à l’ensemble des aminosides.
Effet synergique bactéricide entre un aminoside et une
pénicilline ou un glycopeptide.
Exceptionnellement résistant à la gentamicine et
fréquemment résistant à la kanamycine.
RHN Km (APH3’III Tn1545)
Sur l’antibiogramme, le pneumocoque ne doit pas être
catégorisé « S » ou « R » mais «BNR » ou « HNR ».
Pneumocoque & Aminosides:
Détection des « HNR »: disques fortement
chargés:
S (500 µg), K (1000µg) et G (500µg)
Depuis 2014:G (500µg) uniquement
S HNR: la S ne peut être utilisée
K HNR: K, AN, ISEP ne peuvent être utilisées
S+ K HNR
Pneumocoque et Aminosides (2015):
G-500 µg
D ≥ 17mm D <17mm
Ou CMI ≤ 250 mg/L Ou CMI > 250 mg/L
BNR à la G HNR à la G
Profil de sensibilité HNR : kana, tobra,
aux autres aminosides? dibékacine, amikacine,
sisomicine, netilmicine
Association synergique
Synergie abolie
avec les b-lactamines
avec les b-lactamines
ou les glycopeptides
ou les glycopeptides
La résistance aux tétracyclines
2 gènes de résistance aux
tétracyclines/Pneumocoque
tet M (RPP pour "ribosomal protection proteins")+
tet O
Résistance croisée à toutes les cyclines
Résistance inductible: tétracycline>>minocycline
La résistance aux tétracyclines
Production de protéines empêchant l'action inhibitrice de ces
antibiotiques sur le fonctionnement du ribosome.
Ces protéines, nommées RPP pour "ribosomal protection
proteins" agiraient grâce à leur homologie de séquence en
acides aminés avec les facteurs d'élongation de la synthèse
protéiques. Le mécanisme précis est encore l'objet de
discussions.
Au moins deux gènes responsables de la résistance aux
tétracyclines ont été trouvés chez le pneumocoque:tet M et tet O
tet M est le gène le plus souvent rencontré même si tet O a
parfois été mis en évidence dans des souches d'origine sud-
africaine ou nord-américaine.
La résistance touche surtout les molécules de première
génération (tétracycline) // seconde génération (minocycline,
doxycycline).
Cette résistance est inductible : la tétracycline est le composé le
plus inducteur et la minocycline le moins inducteur .
Résistance au chloramphénicol :
Le mécanisme responsable de la résistance
au chloramphénicol pour le pneumocoque est
une inactivation enzymatique via la
production d’une
Chloramphénicol Acétyl Transférase (CAT).
Résistance au Cotrimoxazole :
Triméthoprime-sulfaméthoxazole
Rce au triméthoprime>> Rce aux sulfamides.
Rce au triméthoprime : mutations du gène de la
dihydrofolate réductase cible de cet ATB.
Rce aux sulfamides: diverses insertions aboutissant à
une ou deux duplications ou insertions d’acides aminés au niveau
de sulA, gène codant pour la dihydroptéroate synthétase.
Le test du cotrimoxazole n’est pas fiable sur
gélose au sang. Ce milieu contient de la
thymidine (un inhibiteur des sulfamides).
utiliser des géloses contenant 5% de sang de
cheval hémolysé.
Autres Résistances
Rifampicine: rare
Mutation du gène rpoB codant pour la RNA
polymérase DNA dépendante cible de la Rif
Oxazolidones/ linézolide -Synthèse protéique
précoce
Pas de Rce croisée avec autres ATB / MLSK
La Rce doit être vérifiée par un test en
absence de CO2
Antibiogramme d’un PSDP
Brut Interprété
Oxacilline R
Pénicilline S PSDP CMI
en cours
Ampicilline R
Céfotaxime S
Erythromycine R R
G K1000 G500
Lincomycine S R
Pristinamycine S S
Gentamycine S BNR
E L PT Kanamycine R HNR
EPIDEMIOLOGIE DES PSDP
Fréquence variable selon:
les pays/ régions
site infectieux
Age: enfant/adulte
sérotypes
Taux de résistance
Multirésistance
Résistance du pneumocoque
Fréquence des PSDP
Tunisie 33,2 – 53,7%
Algérie 34,6%
Afrique du sud 4,5%
France 48, 3%
Italie 5%
Usa 34,2%
[Link] et B-lactamines:
Evolution des PSDP de 2000 à 2014
300
33,2
250
25
25 46,5
200
43,7
36,5 50,6 55,4
R
150 40,1
I
36,4 41,6 45,3 54,3
S
100 47,8 54,3
50
0
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Résistance comparée des souches PSDP et PSP vis-à-
vis des différentes classes d’antibiotiques
100
91,5
90
80
70
62,9
61,2
60
50 PSP
PSDP
40 36,4
31,8
29,4
30
20 16,2
10 7,7
0
E TE SXT C
Données du Sce de Microbiologie-Hôpital [Link] -Ariana
Résistance comparée des souches PSDP et PSP
vis-à-vis des différentes classes d’antibiotiques
Sérotypes et PSDP
90% des PSDP 6 sérotypes:
23F - 9 - 6A- 6B - 14 - 19F
23F 50% des PSDP + multirésistant
Vaccins antipneumocciques
Vaccins conjugués=> portage naso-
pharyngé enfant
Distribution de la résistance aux antibiotique en
fonction des sérotypes
JMM 2011
Traitement
Epidémiologie de la résistance
Facteurs de risque /pneumococcies; PSDP
PSP: privilégier toujours la PG et aminoP
PSDP: B-lactamine 1er choix tant que niv de Rce
compatible avec efficacité thérapeutique(CMI PG<
4mg/l)
Mais posologie +élevée
Méningite à pneumocoques si souches à sensibilité
diminuée (CMI< 1 mg/l)
Traitement : céfotaxime ou ceftriaxone à dose élevée
+/- vancomycine (rifampicine ou fosfomycine)
TRAITEMENT
Pneumocoque S et PSDP PRP (CMI AMX ≥ 2)
Traitement alternative TTT alternative
Pneumonie Pr, telithromycine, LVX (si AMX 2gx3/j CTX 3-6g/j
AMX: 3g/j FR associé avec absence CRO 1-2 g/j
de pré-exposition aux
quinolones)
(PG:
Fortement déconseillées:
200000Ui/kg/j cephalosporines orales
Otite AMX Peni S: Céfuroxime axétil CRO IM 50 Pr
Peni S: 8mg/kg/j mg/kg/j
(OMA)
80mg/Kg/j Cefpodoxime proxétil
PSDP: 30mg/kg/j
150 mg/KG/j
Peni S/ PSDP: Pr
TRAITEMENT
CMI AMX < 0,1mg/l CMI AMX ≥ 0,1 mg/l
Traitement alternative Traitement
Méningite AMX Si CMI C3G < 0,5 mg/l : Si CMI C3G < 0,5 mg/l
200mg/kg/j CTX 200 mg/kg/j CTX 300mg/kg/j
Ou Ceftriaxone 100mg/kg/j
Ceftriaxone 75 mg/kg/j
allergie aux b-lactamines :
Vancomycine 60 mg/kg/j + fosfomycine 200mg/kg/j +/- Rifampicine 20 mg/kg/j
PROPHYLAXIE
Vaccin polyosidique polyvalent: Pneumo 23®
Sujets fragiles
Age
Bronchitiques chroniques
Immunodéprimés
Splénectomisés
Drépanocytaires homozygotes
Vaccin conjugué :
Enfant < 2 ans : 2 doses à 2 mois d’intervalle et rappel après un an
7-valent: Prevenar®: Sérogroupes et Sérotypes présents
dans «Prévenar » : 4, 6B, 9V, 14, 18C, 19F, 23F.
13-valent:Prevenar-13®: 1, 2, 4, 5, 6A, 6B, 7F, 9V, 14, 18C,
19A, 219F,3F)