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Techniques de Finition en Construction

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Chapitre III

CHAPITRE III : Techniques de Finition et Mise en Œuvre des


Éléments de Construction
Partie 1 : Les finitions murales : Enduits, Ravalement et Ragréage.

III.1.1 L’enduit
L’enduit est une couche de revêtement appliquée sur une surface pour la protéger, améliorer
son apparence ou faciliter son adhérence à d'autres matériaux.
En maçonnerie, les matériaux solides sont reliés entre eux par des matériaux visqueux, comme
Le mortier.

a) Mortier

C’est l’élément pâteux permettant de combler les inégalités lors de la superposition des briques
(joints d’assise). Il devra être à la fois résistant pour supporter les charges du mur, mais
également plastique pour assurer une bonne adhérence aux briques et aussi une bonne
étanchéité. La composition du mortier est diverse. Suivant sa destination, les dosages et les
intervenants changent. Les mortiers à base de ciment procurent une grande résistance,
cependant ils proposent une faible plasticité et fissurent donc rapidement. On l’utilise
principalement pour le scellement des différents blocs entre eux. A contrario, les mortiers
constitués de chaux procurent eux une plus grande plasticité. On les emplois pour les petits
ouvrages et la maçonnerie de briques pleines. Pour optimiser l’adhérence et les performances
des liaisons, un mortier à mi-chemin entre les deux précédents existe. Il s’agit du mortier bâtard,
on mélange de la chaux avec du ciment pour les liants ainsi la solidité et la plasticité sont
améliorées.
Les murs de maçonnerie ne sont pas laissés à l’état brut. Hormis les éléments pierreux pleins
(briques pleines, pierre de taille…), les autres blocs manufacturés tels les parpaings, les briques
creuses, les blocs de béton cellulaire nécessitent un enduit. Ce dernier consiste à étaler une
couche protectrice, sur leurs faces apparentes, de matière sur ces matériaux afin de rendre le
mur étanche et de recouvrir les imperfections, par la suite pouvoir effectuer un ravalement. Ils
sont à base de mortier, suivant la nature des matériaux on privilégiera des mortiers bâtards à
d’autres.
Il existe cependant plusieurs types d’enduits :

b) L’enduit traditionnel :

Cet enduit dirons-nous classique. Sa réalisation se fait en plusieurs phases successives. Il faut
donc réaliser trois couches d’enduit. La première couche consiste à projeter grossièrement de
la matière sur le mur afin que les couches suivantes adhèrent plus facilement. Cette phase
s’appelle le gobetis. Ensuite, vient la phase où il faut appliquer le corps de l’enduit, et enfin
terminer par une couche de finition. Les dosages en sables et en liants diffèrent lors de ces deux
dernières étapes. Lors de la deuxième couche, on souhaite donner une certaine résistance au
mur, ainsi on « sur dose » en ciment et en grain un peu plus gros. Les quantités de matériaux
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Chapitre III

sont ici plus importantes, car c’est dans cette phase que l’on dépose le plus de matière, pour
combler les imperfections. Pour la phase de finition, l’aspect définitif de l’ouvrage doit être pris
en compte, la structure de l’enduit a déjà été faite, on ne cherche ici qu’à la protéger des
intempéries et quelconques autres dangers. Pour cela on utilise un mortier bâtard simple auquel
on mélange des grains fins, par ce procédé, on évite les retraits possibles lors de la phase de
séchage, ils n’y a donc pas de fissures apparentes et l’aspect final propre.

c) L’enduit monocouche

Sa composition diffère de l’enduit traditionnel. On utilise ici un mortier bâtard avec des ciments
et chaux spéciales ; cet enduit ne nécessite comme son nom l’indique qu’une seule couche.
Ainsi cet enduit a une qualité d’adhérence, de résistance, et de finition en une couche unique,
là ou plusieurs couches, de composition à chaque fois différentes sont nécessaires pour les
enduits traditionnels. C’est pour cela qu’une attention particulière est indispensable durant sa
mise en œuvre, car ici, il n’y a pas une couche qui vient rattraper les erreurs d’une autre.
La maçonnerie a pour vocation principale de permettre le positionnement et l’élévation des
murs « à la main », on entend par ces propos que l’outillage lourd n’est pas nécessaire à
l’élaboration de la maçonnerie. Le maçon a besoins de :

Un fil à plomb. En plus de l’horizontalité, le maçon vérifie aussi la verticalité de ses élévations,
en plaçant parallèlement aux blocs qu’il place ce fil lui indiquant la verticale. Il peut ainsi ajuster
l’élément de maçonnerie à l’aide de sa massette.
Lorsque le maçon place ses éléments de maçonnerie, il les pose sur le lit de mortier il les enfonce
plus ou moins dans ce dernier à l’aide de sa massette, en contrôlant la bonne incorporation de
l’élément de maçonnerie dans le mur (horizontalité, verticalité).

La truelle, outil sans doute le plus célèbre du maçon, il sert principalement à manipuler les liants,
pour faire les joints. Il en existe différents types selon le corps de métier ou l’usage.

Pour maximiser l’adhérence lors de la superposition de blocs de maçonnerie, les jointures


doivent posséder des rainures, on utilise pour cela une truelle crantée.

Pour respecter les mesures de l’édifice, il est naturel que le maçon doit effectuer des coupes
pour adapter les blocs manufacturés qui ont des mesures standards. Pour cela il utilise un ciseau

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Chapitre III

de maçon. Il s’agit en fait d’un marteau aux extrémités pointues pour qu’il puisse découper le
bloc de maçonnerie à la taille souhaitée.

Toujours pour découper les matériaux afin de s’adapter aux formes de l’édifice construit,
on peut utiliser une scie égoïne afin de tailler les blocs de béton cellulaire.

Pour effectuer des coupes sur la maçonnerie déjà posée (pour incorporer des gaines par
exemples), on peut utiliser, hormis le ciseau de maçon, un perforateur ou une grignoteuse.
Il s’agit du matériel indispensable au maçon.

III.1.1.1 Les Différentes Couches d'un Enduit

Un enduit est généralement composé de trois couches successives :

1. Accrochage ou Gobetis :
o Première couche appliquée directement sur le
support.
o Permet d'améliorer l’adhérence des couches
suivantes.
o Composée d’un mortier fluide projeté en faible
épaisseur.
2. Dégrossi :
o Couche intermédiaire servant à aplanir la
surface et à combler les irrégularités.
o Épaisseur plus importante que le gobetis.
o Sert de base pour la couche de finition.
3. Finition :
o Couche finale donnant l’aspect esthétique souhaité.
o Peut-être crépi (rugueux) ou lisse (uniforme et homogène).
o Peut être réalisée en mortier de ciment, de chaux ou en enduit monocouche.

III.1.1.2 Types d’Enduits en Fonction de la Finition

 Enduit lisse : Appliqué avec une taloche pour une surface plane et homogène.
 Enduit gratté : Texturé avec un grattoir après séchage partiel.
 Enduit projeté : Réalisé à l’aide d’une machine à projeter.
 Enduit taloché : Lissé à l’aide d’une taloche pour un effet structuré.
 Enduit à la chaux : Utilisé pour les bâtiments anciens, laisse respirer le mur.

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Chapitre III

III.1.2 Le ravalement

Le ravalement est un ensemble d'opérations visant à rénover, nettoyer et restaurer la façade


d'un bâtiment afin de lui redonner son aspect initial tout en améliorant sa durabilité. Donc, le
ravalement est une intervention visant à rénover et embellir
les façades d’un bâtiment, tout en assurant leur protection
contre les agressions extérieures. Il peut inclure :

 Le nettoyage : élimination des salissures, mousses


et dépôts.
 La réparation : comblement des fissures et reprise
des parties dégradées.
 L'application d'un nouveau revêtement : pose
d'un enduit, d'une peinture ou d'un traitement
protecteur.

III.1.3 Le ragréage

Le ragréage est un procédé permettant de corriger les irrégularités et défauts de planéité


d’une surface avant la pose d’un revêtement final. Contrairement au ravalement, qui
concerne principalement les façades extérieures, le ragréage est souvent utilisé pour les sols et
murs intérieurs. Donc le ragréage est un procédé qui consiste à appliquer une fine couche de
mortier pour corriger les irrégularités d’une surface avant la pose d’un revêtement final.

Il existe deux types de ragréage :

 Ragréage auto nivelant : idéal pour les sols, il


s’étale uniformément et corrige les imperfections.
 Ragréage de finition : utilisé pour combler de
petites irrégularités avant peinture ou pose de
revêtement.

III.1.4 Différences entre Ravalement et Ragréage

Critère Ravalement Ragréage


Objectif Restaurer et embellir une façade Lisser une surface pour un revêtement
Support concerné Façades extérieures Murs intérieurs et sols
Techniques Nettoyage, réparation, enduit,
Mortier de lissage ou auto nivelant
utilisées peinture
Finalité Protection et esthétique du bâtiment Préparation avant finition

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Chapitre III

III.1.5 Matériaux Utilisés pour le Ravalement et le Ragréage

a) Matériaux pour le Ravalement

Le choix des matériaux dépend du support et des conditions environnementales. Les plus
courants sont :
Enduits de façade : chaux, ciment, plâtre, enduits monocouches.
Peintures extérieures : acrylique, siloxane, pliolite.
Revêtements spécifiques : bardage en bois, pierre, composite.
Traitements hydrofuges : imperméabilisation pour éviter les infiltrations d’eau.
Produits de réparation : mortiers de réparation, résines pour combler les fissures.

b) Matériaux pour le Ragréage

Le ragréage utilise des matériaux adaptés aux surfaces à traiter :


Mortiers de ragréage : à base de ciment, résine ou chaux.
Ragréage autonivelant : fluide, utilisé pour les sols.
Ragréage de finition : granulat fin pour murs et sols.
Adjuvants : plastifiants, retardateurs pour améliorer l’application.

III.1.6 Techniques Utilisées pour le Ravalement et le Ragréage

a) Techniques de Ravalement

Nettoyage des façades : hydro gommage, sablage, nettoyage chimique.


Réparation des fissures et dégradations : utilisation de mortiers spécifiques.
Application de l’enduit : en plusieurs couches (gobetis, dégrossi, finition).
Peinture ou revêtement final : à base de résine, chaux ou acrylique.

b) Techniques de Ragréage

Préparation du support : dépoussiérage et nettoyage.


Application d’un primaire d’adhérence pour améliorer la tenue.
Pose du ragréage : manuel ou autonivelant.
Lissage et finition : ponçage et correction avant revêtement final.

Conclusion

L’enduit, le ravalement et le ragréage sont des techniques essentielles en construction pour


protéger et embellir les façades. Un enduit est composé de trois couches : accrochage (gobetis),
dégrossi et finition. Le ravalement est une rénovation de façade, tandis que le ragréage est
une mise à niveau des surfaces.

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Chapitre III

Partie 2 : Les revêtements horizontaux : sols, chapes, dalles flottantes

III.2.1 Définition et Rôle des Revêtements de Sols


Le revêtement de sol désigne l’ensemble des matériaux utilisés pour couvrir, protéger et
embellir une surface horizontale. Il doit répondre à plusieurs critères :
Résistance mécanique : supporter les charges et l’usure.
Adhérence et sécurité : éviter les glissades et assurer la stabilité.
Esthétique : intégrer le revêtement dans le design global.
Entretien et durabilité : résister aux intempéries et faciliter le nettoyage.

III.2.2 Les Différents Types de Revêtements de Sols

a) Dallages
Le dallage est une surface plane constituée de dalles en béton, pierre ou céramique, posées sur
un support rigide.
Dallage béton armé : utilisé pour les sols industriels et les chaussées.
Dallage en pierre naturelle : granit, marbre ou travertin, pour des finitions esthétiques.
Dallage en béton décoratif : béton imprimé ou désactivé, utilisé pour les espaces extérieurs.
b) Carrelages
Le carrelage est un revêtement constitué de plaques en céramique, grès cérame ou faïence,
collées sur un support.
Carrelage en grès cérame : très résistant et adapté aux intérieurs comme aux extérieurs.
Carrelage en terre cuite : apporte un aspect rustique et chaleureux.
Carrelage en mosaïque : utilisé pour des décors spécifiques et les pièces humides.
c) Pavages
Le pavage est constitué de pavés en pierre, béton ou terre cuite, posés sur un lit de sable ou de
mortier.
Pavés en pierre naturelle : robustes et adaptés aux zones piétonnes.
Pavés autobloquants en béton : utilisés pour les voiries et parkings.
Pavés en terre cuite : offrent un aspect esthétique traditionnel.
d) Revêtements Divers pour Quais, Cours et Chaussées
Les quais, cours et chaussées nécessitent des revêtements spécifiques :
Enrobés bitumineux : utilisés pour les routes et parkings.
Béton désactivé : esthétique et antidérapant, idéal pour les trottoirs.
Revêtements drainants : favorisent l’écoulement des eaux (graviers stabilisés, béton poreux).
Bois extérieur : utilisé pour des espaces piétonniers et terrasses.

III.2.3 Chapes, Contre-Chapes et Dalles Flottantes

a) Chape

Une chape est une couche de mortier appliquée sur une dalle ou un sol brut afin de :

 Régulariser et niveler la surface.

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Chapitre III

 Assurer une bonne adhérence pour le revêtement final (carrelage, parquet, moquette).
 Contribuer à l’isolation thermique et acoustique dans certains cas.

b) Contre-Chape

La contre-chape est une couche intermédiaire ajoutée entre la dalle et la chape principale,
notamment pour :

 Corriger d’importantes irrégularités.


 Renforcer l’isolation phonique et thermique.
 Répartir les charges de manière homogène.

c) Dalle Flottante

Une dalle flottante est un type de dalle désolidarisée du support, reposant sur une couche
d’isolant (thermique ou acoustique), afin de limiter les vibrations et transmissions de bruit.

 Couramment utilisée dans les bâtiments d’habitation et les studios d’enregistrement.


 Permet une meilleure isolation phonique et thermique.
 Peut-être en béton armé, en chape liquide ou en panneaux préfabriqués.

III.2.4 Types de Chapes et Dalles Flottantes

a) Types de Chapes

1. Chape traditionnelle : réalisée en mortier de ciment ou chaux, posée manuellement.


2. Chape fluide (liquide ou autonivelante) : permet une application rapide et
homogène.
3. Chape allégée : incorporant des granulats légers (billes de polystyrène, vermiculite)
pour réduire la charge.
4. Chape désolidarisée : posée sur un film plastique pour limiter les fissures.
5. Chape flottante : posée sur un isolant acoustique et/ou thermique.

b) Types de Dalles Flottantes

1. Dalle flottante en béton armé : utilisée pour des structures lourdes nécessitant une
isolation phonique renforcée.
2. Dalle flottante en bois ou panneaux composites : adaptée aux bâtiments légers et
aux rénovations.
3. Dalle flottante sur plots : permet une ventilation sous le plancher.

Conclusion
Les revêtements de sol doivent être choisis en fonction de leur résistance, esthétique et usage
prévu. Le dallage, carrelage et pavage sont adaptés aux espaces intérieurs et extérieurs. Les
chaussées et quais nécessitent des matériaux robustes et drainants.

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Chapitre III

Partie 3 : Les éléments architecturaux : Ouvertures : Jambages, Linteaux,


Meneaux et Appuis

III.3.1 Définition et rôle des Ouvertures

Les ouvertures (portes, fenêtres, baies) sont des éléments essentiels dans la conception
architecturale. Elles assurent :

 L’éclairage naturel des espaces intérieurs.


 La ventilation et l’aération.
 L’accessibilité et la communication entre les espaces.
 L’esthétique et l’harmonie du bâtiment.

III.3.2 Éléments Constitutifs des Ouvertures

a) Jambages

Les jambages sont les montants verticaux encadrant une ouverture. Ils peuvent être réalisés en

 Béton armé : pour une résistance accrue.


 Brique ou pierre : pour une esthétique traditionnelle.
 Bois ou métal : dans certains types de constructions légères.

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Chapitre III

b) Linteaux

Le linteau est une poutre horizontale située au-dessus d’une ouverture pour supporter les
charges du mur. Il en existe plusieurs types :

 Linteau droit : rectiligne, en béton, bois, métal ou pierre.


 Linteau courbe : voûté, souvent en maçonnerie, utilisé pour des effets architecturaux.
 Linteau préfabriqué : élément standardisé facilitant la mise en œuvre.

Il existe différents linteaux :


 Les linteaux de faible portée dont la hauteur ne dépasse pas les 20 cm, utilisés sur les
fenêtres ou portes.
 Les linteaux de grande portée qui sont de véritables poutres et dont la hauteur est
importante, utilisés souvent pour les baies vitrées de grande ampleur, les successions
de petites ouvertures, les portes de garages…

c) Meneaux
Les meneaux sont des éléments verticaux ou horizontaux qui divisent une ouverture en
plusieurs parties, principalement dans les fenêtres anciennes et les baies vitrées modernes.

d) Appuis de Fenêtre
L’appui de fenêtre est l’élément horizontal situé en bas de l’ouverture. Il permet :

 L’évacuation des eaux de pluie.


 La protection du mur contre les infiltrations.

Formes et Profils d’Appui

 Appui saillant : dépasse légèrement du mur pour éloigner l’eau.


 Appui en pente : facilite l’évacuation de l’eau.
 Appui avec goutte d’eau : empêche l’eau de ruisseler sur la façade.

III.3.3 Joints et Couvre-Joints

III.3.3.1 Définition et Rôle des Joints et Couvre-Joints


Les joints sont des espaces laissés entre deux éléments d’un ouvrage pour permettre la
dilatation, l’absorption des mouvements et éviter les fissures. Ils assurent également
l’étanchéité et la stabilité des structures.

Les couvre-joints sont des éléments de finition qui recouvrent les joints pour des raisons
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Chapitre III

esthétiques et fonctionnelles (protection contre l’infiltration d’eau, isolation phonique, etc.).

III.3.3.2 Types de Joints et Leurs Fonctions


Il existe 4 types de joints, qui diffèrent selon leur fonction précise :

 Joints de dilatation : c’est l’espacement entre deux parties d’un ouvrage et son rôle est
de permettre à chacune des parties d'avoir des mouvements indépendamment de l’autre.
Le joint de dilatation permet de réduire les effets de la dilatation en cas de fortes
chaleurs.
 Joints de retrait : On réalise les joints de retrait à la scie mécanique, entre deux joints
de dilatation. Ils facilitent le retrait du béton (d’où le nom de joint de retrait), ce qui
permet de contrôle l’emplacement et les effets d’un potentiel phénomène de fissuration
sur le bâtiment.
 Joints de rupture : consiste à diviser les fondations, afin d’éviter les risques liés aux
tassements différentiels. En effet, un risque de tassement différentiel est envisageable
dès lors que l’ouvrage est constitué de structures de poids différent, ou qu’une autre
construction est accolée à la première.
 Joints de construction : sont réalisés lors d’un arrêt prolongé du bétonnage.

III.3.3.3 Types de Couvre-Joints


Les couvre-joints sont généralement utilisés pour recouvrir les joints de dilatation et améliorer
l’esthétique et l’étanchéité des ouvrages. On distingue :

 Couvre-joints en aluminium : utilisés pour les revêtements muraux et les planchers.


 Couvre-joints en PVC ou caoutchouc : souples et adaptés aux zones à forte
dilatation.
 Couvre-joints en bois : utilisés en menuiserie pour masquer les joints entre éléments
de finition.
 Couvre-joints métalliques pour façades et sols : renforcent la protection contre les
chocs et l’usure.

Conclusion

Les jambages, linteaux, meneaux et appuis sont des éléments essentiels pour assurer la
résistance, la durabilité et l’esthétique des ouvertures. Le choix des matériaux doit prendre en
compte la résistance structurelle et l’intégration architecturale.

Les joints permettent de gérer les dilatations, les reprises de construction et l’étanchéité des
structures. Les couvre-joints sont des éléments de finition qui assurent à la fois protection et
esthétique. Un bon dimensionnement et une mise en œuvre adaptée sont essentiels pour
éviter les désordres dans le temps.

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Chapitre III

Partie 4 : Les systèmes d’évacuation et de ventilation : conduits de fumée

III.4.1 Définition et Rôle des Conduits de Fumée

Les conduits de fumée sont des systèmes permettant l’évacuation des gaz de combustion
provenant des appareils de chauffage (cheminées, chaudières, poêles). Ils assurent la sécurité,
le bon fonctionnement thermique et contribuent à la performance énergétique du
bâtiment. Leur rôle principal est :

 D’évacuer les fumées et gaz nocifs en dehors du bâtiment.


 De favoriser le tirage et l’efficacité des appareils de chauffage.
 D’éviter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone.
 De protéger la structure du bâtiment contre les effets de la chaleur et des dépôts de
suie.

III.4.2 Types de Conduits de Fumée

a) Conduits de fumée traditionnels

 En maçonnerie (brique, pierre, béton) : utilisés principalement dans les anciennes


constructions, nécessitent un bon entretien pour éviter les fissures et l’accumulation de
suie.
 En métal (acier inoxydable, aluminium, fonte) : plus légers et résistants à la
corrosion, adaptés aux appareils modernes.

b) Conduits isolés

 Constitués de plusieurs parois avec un isolant thermique intégré, ils limitent les
déperditions de chaleur et évitent la condensation.
 Utilisés pour les maisons individuelles et bâtiments collectifs avec chaudières
performantes.

c) Conduits concentriques

 Systèmes à double paroi permettant d’amener l’air nécessaire à la combustion tout en


évacuant les fumées.
 Recommandés pour les chaudières à condensation et les poêles à granulés.

d) Conduits de fumée flexible

 Réalisés en tuyaux flexibles métalliques, souvent utilisés pour la rénovation et


l’adaptation des anciens conduits.

III.4.3 Systèmes Spécifiques d’Évacuation de Fumée

a) Système Shunt

 Système collectif d’évacuation utilisé dans les immeubles.

Cours : Construction 2 11 Dr KHALDI N.


Chapitre III

 Composé de conduits verticaux communs permettant la ventilation de plusieurs


logements.
 Permet une évacuation naturelle des fumées sans moteur d’extraction.

b) Systèmes VH/VB (Ventilation Haute/Basse)

 Ventilation Haute (VH) : située en partie haute du conduit pour permettre


l’évacuation des fumées chaudes.
 Ventilation Basse (VB) : positionnée en partie inférieure pour assurer l’apport d’air
neuf et améliorer le tirage.

III.4.4 Types de Souches et Couronnements

La souche est la partie du conduit qui dépasse de la toiture et assure l’évacuation des fumées.

a) Types de Souches

 Souche maçonnée : en brique ou béton, solide et durable.


 Souche métallique : plus légère, utilisée pour les conduits inox.
 Souche préfabriquée : conçue pour faciliter la mise en œuvre.

b) Couronnements de Conduits

 Chapeaux anti-pluie : évitent l’infiltration d’eau dans le conduit.


 Extracteurs statiques : améliorent le tirage naturel en évacuant mieux les fumées.
 Extracteurs mécaniques : motorisés pour garantir un débit constant.

III.4.5 Normes et Réglementations

a) Dimensions et Installation

 La hauteur du conduit doit être suffisante pour assurer un bon tirage (généralement
supérieure à 4 m).
 Le diamètre doit être adapté à la puissance de l’appareil (ex : 150 à 200 mm pour une
cheminée à bois).

b) Sécurité et Entretien

 Un ramonage régulier (au moins deux fois par an) est obligatoire pour éviter les
dépôts de suie et réduire les risques d’incendie.
 Le conduit doit être résistant aux hautes températures et aux condensats acides.
 Les distances de sécurité doivent être respectées entre le conduit et les matériaux
combustibles (bois, plâtre, isolants).

Conclusion
Les conduits de fumée doivent être adaptés aux types d’appareils et respecter les normes de
sécurité. Le système Shunt et la ventilation VH/VB permettent une meilleure gestion de
l’évacuation des fumées.

Cours : Construction 2 12 Dr KHALDI N.


Chapitre III

Partie 5 : Les dispositifs temporaires de construction : Échafaudages

III.5.1 Échafaudages : Définition et Rôle des Échafaudages

Les échafaudages sont des structures temporaires utilisées pour permettre l’accès sécurisé
aux ouvriers lors de travaux en hauteur. Ils garantissent stabilité, mobilité et sécurité sur les
chantiers. Leur rôle principal est :

 D’offrir une plateforme de travail sécurisée.


 De permettre l’accès aux parties hautes d’un bâtiment.
 D’assurer la protection des travailleurs contre les chutes.

III.5.2 Types d’Échafaudages

a) Échafaudages Horizontaux

 Conçus pour couvrir de grandes surfaces en


hauteur.
 Utilisés pour les travaux de plafonds, ponts et
grandes façades.

b) Échafaudages Verticaux

 Déployés le long des murs pour l’entretien et la construction des façades.


 Constitués de plusieurs niveaux avec des échelles et plateformes intermédiaires.

c) Échafaudages Métalliques

 En acier ou en aluminium, ils sont robustes, modulables et réutilisables.


 Adaptés aux chantiers de grande envergure.

d) Échafaudages en Bascule

 Échafaudages suspendus qui basculent pour permettre l’accès à différentes hauteurs.


 Utilisés notamment pour l’entretien des façades vitrées et ponts.

e) Échafaudages Volants

 Structures suspendues fixées par des câbles ou des supports à la toiture.


 Adaptés aux travaux de rénovation des gratte-ciels et façades inaccessibles depuis le
sol.

Conclusion
Les échafaudages sont essentiels pour les travaux en hauteur et doivent être choisis selon les
contraintes du chantier. Un bon dimensionnement et un entretien régulier garantissent
performance et sécurité.

Cours : Construction 2 13 Dr KHALDI N.


Chapitre III

Partie 6 : Les méthodes de construction modernes : Préfabrication et


éléments modulaires

III.6.1 Introduction aux Méthodes de Construction Modernes

Les méthodes de construction modernes reposent sur la préfabrication et l’utilisation


d’éléments modulaires, permettant d’améliorer la rapidité, la qualité et la durabilité des
ouvrages. Ces techniques offrent plusieurs avantages :

 Réduction des délais de chantier grâce à des éléments prêts à poser.


 Meilleure qualité de fabrication en usine sous contrôle strict.
 Optimisation des coûts et réduction des déchets.
 Amélioration des performances énergétiques et environnementales.

III.6.2 Les Principaux Éléments Modulaires et Matériaux Préfabriqués

III.6.2.1 Béton Cellulaire

Le béton cellulaire est un matériau léger composé de ciment, de chaux, de sable et d’un agent
expansif (poudre d’aluminium), qui lui confère une structure alvéolaire.

Avantages :

 Excellente isolation thermique et acoustique.


 Légèreté facilitant la manipulation et la mise en œuvre.
 Résistance au feu et bonne durabilité.
 Facilité de découpe et d’assemblage sur chantier.

Utilisation :

 Murs porteurs et cloisons intérieures.


 Façades préfabriquées pour bâtiments à faible consommation énergétique.

III.6.2.2 Pavés Autobloquants

Les pavés autobloquants sont des éléments modulaires en béton moulé, conçus pour
l’aménagement des voiries, trottoirs et espaces extérieurs.

Avantages :

 Pose rapide sans mortier (emboîtement entre pavés).


 Bonne résistance aux charges et aux intempéries.
 Facilité d’entretien et possibilité de démontage/remplacement.

Utilisation :

 Aménagements urbains (trottoirs, parkings, allées de jardins).


 Zones piétonnes et voies carrossables légères.

Cours : Construction 2 14 Dr KHALDI N.


Chapitre III

III.6.2.3 Plaquettes de Parement

Les plaquettes de parement sont des éléments minces en pierre naturelle, brique reconstituée
ou béton, utilisés pour habiller les murs et façades.

Avantages :

 Esthétique proche de la pierre ou de la brique traditionnelle.


 Réduction du poids par rapport aux revêtements pleins.
 Pose rapide sur supports existants.

Utilisation :

 Revêtements de façades et murs intérieurs décoratifs.


 Isolation thermique et protection des murs contre l’humidité.

Conclusion
La préfabrication et les éléments modulaires permettent une construction plus rapide et
efficace. Le béton cellulaire offre une solution légère et isolante pour les cloisons et murs
porteurs. Les pavés autobloquants sont des solutions pratiques et esthétiques pour les
aménagements extérieurs. Les plaquettes de parement permettent d’habiller les murs avec
un rendu esthétique sans alourdir la structure. Une bonne mise en œuvre garantit durabilité,
performance thermique et esthétique.

Cours : Construction 2 15 Dr KHALDI N.

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