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CHAPITRE II
FORCES ET LOIS DU MOUVEMENT DE NEWTON
Dans le chapitre précédent, sur la cinématique, on a appris à décrire le mouvement. Dans ce
chapitre, nous abordons les causes sous-jacentes du mouvement, qui sont résumées dans les trois
lois de Newton. Ces lois nous permettent de décrire le futur ou le passé du mouvement d'un
corps si nous connaissons les forces qui agissent sur lui. Dans certains cas, on verra que ces lois
doivent être modifiées pour analyser des situations problématiques.
La façon dont un corps se déplace est déterminée par les interactions de ce corps avec son
environnement. Ces interactions sont appelées forces. Dans le chapitre précédent, on a étudié la
cinématique, le langage permettant de décrire le mouvement. On est maintenant prêt à réfléchir à
ce qui fait bouger les corps comme ils le font. Ici, nous allons utiliser les relations de la
cinématique avec deux nouveaux concepts, la force et la masse, pour analyser le principe de la
dynamique. Ces principes peuvent être résumés en un ensemble de trois énoncés appelés lois du
mouvement de Newton :
La première loi stipule que lorsque la force nette sur un corps est nulle, son mouvement
ne change pas.
La deuxième loi établit une relation entre la force et l'accélération lorsque la force nette
n'est pas nulle.
La troisième loi est une relation entre les forces que deux corps en interaction exercent
l'un sur l'autre.
Ces trois lois, basées sur des études expérimentales de corps en mouvement, sont fondamentales
à deux égards ;
elles ne peuvent être déduites ou prouvées à partir d'autres principes.
elles permettent de comprendre les types de mouvement les plus familiers.
Les lois de Newton sont universelles, mais elles doivent être modifiées à des vitesses très élevées
(proches de la vitesse de la lumière) et pour des tailles très petites (comme dans un atome).
Le concept de force nous donne une description quantitative de l'interaction entre deux corps ou
entre un corps et son environnement. Lorsqu'une force implique un contact direct entre deux
corps, on l'appelle force de contact. Les forces de contact comprennent les poussées ou les
tractions que l’expérimentateur exerce avec sa main, la force d'une corde tirant sur un bloc
auquel elle est attachée, et la force de friction que le sol exerce sur un joueur de base-ball glissant
vers le marbre. Il existe également des forces à longue portée, qui agissent même lorsque les
corps sont séparés par une certaine distance (petite ou grande). N'importe qui peut faire
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l'expérience d'une force à longue portée commune s'il joue trop avec une paire d'aimants.
L'attraction gravitationnelle est également une force à longue portée.
II.1. FORCE ET SUPERPOSITION
Pour soulever un seau d'eau et le tenir dans sa main, un homme doit appliquer au seau la force de
sa main, il ressent la force avec laquelle il tire le seau vers le haut, cette force est égale à celle
avec laquelle le seau agit sur sa main dans la direction descendante. Lorsqu'un ouvrier pousse un
chariot chargé, il applique la force de ses mains pour communiquer le mouvement au chariot,
pour le faire rouler et pour lui donner de la vitesse. Dans ces actions, l'homme ressent une
certaine tension dans son corps. La force dont nous avons parlé dans ces exemples est liée à cette
sensation.
Cependant, en mécanique, on n'entend pas par force une sensation physiologique. Ce que l'on
entend par force en mécanique est une cause physique qui modifie l'état de mouvement des corps
et qui résulte de l'interaction de deux corps. Ainsi, une force physique en mécanique ne doit en
aucun cas être confondue avec la sensation de contrainte. Par exemple, un ouvrier poussant un
chariot agit sur le chariot avec une certaine force et cette action est accompagnée d'une sensation
de tension dans ses muscles, cependant le mouvement du chariot est régi par une certaine loi liée
à l'ampleur de la force appliquée par l'ouvrier au chariot et non à sa tension. Si la même force est
appliquée au chariot par un autre corps, par exemple par un tracteur, le mouvement du chariot
sera le même.
Comme nous l'avons vu plus haut, dans le langage courant, une force est une poussée ou une
traction. D'après notre expérience commune, nous pouvons mettre en évidence quatre propriétés
de la force :
Puisqu'une poussée ou une traction a à la fois un module et une direction, nous nous
attendons à ce que la force soit une quantité vectorielle.
Les forces se produisent par paires. Si un objet A exerce une force sur un objet B, alors B
exerce également une force sur A . Par exemple, lorsqu'une batte (long bâton servant à
frapper la balle en baseball ou en cricket) frappe une balle, la batte exerce une force sur la
balle mais la balle exerce également une force sur la batte. Dans l'exemple traité au
paragraphe précédent, lorsqu'un ouvrier exerce une force sur un chariot, il en résulte des
tensions dans ses muscles.
Une force peut provoquer l'accélération d'un objet. Si vous tapez dans un ballon de
football, la vitesse du ballon change lorsque votre pied est en contact avec le ballon.
Une force peut déformer un objet. Comme on peut le voir sur la figure ci-dessous, la balle
qui frappe le sol est déformée par la force de contact exercée sur elle par le sol. Le sol est
également déformé, mais comme il est plus dur que la balle, sa déformation n'est pas
aussi visible.
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La dernière propriété, à savoir qu'une force provoque la déformation d'un objet, est souvent
utilisée pour mesurer une force. C'est le principe d'une balance à ressort. Une balance à ressort se
compose d'un ressort, généralement contenu dans un boîtier, et d'un point qui indique la quantité
d'étirement ou de compression du ressort. Le module de cette force est proportionnel à
l’étirement ou à la compression du ressort, et la direction de la force est le long du ressort. La
balance peut être calibrée pour être lue en N ou directement en kg pour mesurer le poids d'un
objet (voir figure ci-dessous).