Hydrogénation catalytique des huiles végétales
Hydrogénation catalytique des huiles végétales
ET DE LE RECHERCHESCIENTIFIQUE
MEMOIRE DE MAGISTER
OPTION : PROCEDES CHIMIQUES
ET ENVIRONNEMENT
Thème
Je remercie vivement toutes mes amies, pour leur soutien moral, durant cette
étude, surtout Akila, Djamila, Fatiha et ZAHRA..
Je remercie tout ceux qui, par leur compréhension et leur soutien, ont facilité
ma tache.
SOMMAIRE
INTRODUCTION……………………………...…………………………………1
II.1.Résultats éxperimentaux……………………………………………………53
[Link]étation des résultats………………………………………………….56
II.2.1. Indice d'iode ............................................................................................... 56
II.2.2. Indice de peroxyde..................................................................................... 58
II.2.3. Indice d'acide ............................................................................................. 58
II.2.4. Point de fusion .................................................. Erreur ! Signet non défini.
II.2.5. Composition en acide gras ................................ Erreur ! Signet non défini.
II.2.6. Sélectivité spécifique ........................................ Erreur ! Signet non défini.
II.2.7. Activité spécifique du catalyseur...................... Erreur ! Signet non défini.
[Link] des corps gras ............................................................................ 66
II. 2.9. Détermination des isomères "trans" ......................................................... 67
II.2.10. Résidus métalliques …………………………….68
ANNEXE …...………………………………………………………….… 90
NOMENCLATURE
A : Absorbance
AS : Activité spécifique
a : Puissances de la concentration d’hydrogène dans l’expression de la vitesse
b : Puissances de la concentration d’hydrogène dans l’expression de la vitesse
C : Concentration d 'isomères "trans"
Ccat : Concentration du catalyseur kg/100 kg d’huile
EL, EO : Energies d’activation kcal.k mole-1
II : Indice d'iode
IP : Indice de peroxyde
K 0L : facteur préexponentiel s-1 atm-0.5(kg cat/100 kg d’huile)-1
K 0O : facteur préexponentiel s-1 atm-1(kg cat/100 kg d’huile)-1
KL: Constante de vitesse d’hydrogénation du linoléate s-1atm-0.5(kg cat/100 kg
d’huile)-1
KO: Constante de vitesse d’hydrogénation de l’oléate s-1 atm-1kg cat/100 kg
d’huile)-1
KB :Coefficient de transfert de masse d’hydrogène kmole s-1 atm-1 (kg d’huile)-1
[L] : Concentration du linoléate kg/100 kg d’huile
l : Epaisseur de la cellule
N : Vitesse de transfert de masse d’hydrogène s-1 (kmole/kg d’huile
NS : Normalité de la solution de thiosulfate de sodium utilisée
[O] : Concentration d’oléate kg/100 kg d’huile
Pe : prise d’essai de corps gras g
PH2 : Pression d’hydrogène dans la phase liquide atm
P H 2 : Pression d’hydrogène dans la phase gaz
o
atm
3
P1 : Poids de la fiole de 25 cm sèche g
P2: Poids de la même fiole remplie d’eau distillée g
PF : Poids de la même fiole remplie de l’échantillon g
P : Poids du corps gras sec g
Rg : Constante des gaz parfaits kcal mole K-1
-1
Les huiles à plus forte insaturation, comme l'huile de soja, sont légèrement
hydrogénées et de manière sélective, de façon à transformer, par exemple,
l’acide linolénique présent en linoléique et oléique, car il est responsable de
l'odeur désagréable de l’huile lorsqu’elle s’altère.
Il est bien connu qu’une protection contre le rancissement oxydatif des huiles
contenant de l’acide linolénique (C18:3) est difficile, même en utilisant les
antioxygènes synthétiques, c’est pourquoi on propose souvent d’augmenter la
stabilité de ces huiles par hydrogénation.
Dans cette étude un modèle mathématique simplifié est utilisé pour décrire
l’hydrogénation des huiles végétales, en utilisant nos données expérimentales et
même celles obtenues industriellement par divers chercheurs [1].
ETUDE THEORIQUE
CHAPITRE I
I.1. Généralités
Les domaines d’application couverts par la lipochimie sont très vastes, parmi
ceux-ci, à titre d’exemples, nous pouvons mentioner [3]:
- Les détergents qui valorisent les savons, les sulfates et sulfonâtes d’alcools
gras, les amines.
- Les peintures dans lesquelles on retrouve des produits comme les résines à
base de glycérol et d’acides gras.
Un corps gras à l’état naturel est constitué essentiellement par les trois groupes
de produits :
• Les lipides
• Les phosphatides
• Les insaponifiables
I.2.1. Lipides
Les acides gras présents dans les huiles végétales pour des usages alimentaires et
industriels sont constitués de chaines contenant un nombre de carbones
généralement compris entre 12 et 24 atomes. Nous citerons les plus importants :
Les acides gras saturés sont solides et ne peuvent avoir que des dérivés de
substitution, et les acides gras insaturés sont liquides et se présentent sous deux
formes : monoinsaturés et polyinsaturés.
Il est à noter que les acides polyinsaturés constituent les acides gras essentiels
auxquels on attribue des propriétés biologiques particulières, par exemple le
manque des ces acides provoque des troubles de croissance et des maladies
cutanées.
I.2.2. Phosphatides ou phospholipides
Ce sont des composés constitués d’une molécule de glycérol estérifié par des
acides gras et par un phosphate qui peut être libre ou lié à un groupement animé
[5].
L'écriture des acides gras se fait selon la nomenclature suivante : X:Y n-Z ou
X:YωZ
• 18 atomes de carbone
• 2 doubles liaisons, la première double liaison se trouvant
sur le 6ème carbone à partir de l’extrêmité (-CH3) terminale.
Carbone 1 Carbone 1
ac. Lionoléique
CH3
∆ 12 ∆ 9
6 9 COOH
Classification mixte:
18 : 2 n – 6
première double liaison
en position 6 à partir du
18 atomes 2 doubles liaisons. méthyle.
de carbone.
Les besoins journaliers en ces acides sont de 6 à 15 grammes par jour [7].
Le tableau I-2 donne les valeurs (en %) des principaux acides gras contenus
dans les corps végétaux [2].
Tableau I-2 : principaux acides gras contenus dans les corps gras végétaux.
Huiles→
Acides┐ Soja Colza Tournesol Olive Arachide Amande Maïs
gras
Les spécifications des huiles normalisées de colza et de soja sont données dans
le tableau I-3.
I.4.1.2. Origine
1. Soja
Le soja est une plante herbacée de la famille des Légumineuses papilionacées,
originaire de la Chine et du Japon.
La graine de soja a une grande valeur commestible; elle est de formes assez
différentes selon la variété (sphérique ou même incurvée), sa grosseur et son
poids sont aussi variables.
1. Colza
Le colza, dont la culture est très répandue dans les pays à climat humide, existe
fréquement à l’état sauvage .
- Point de fusion
- Point de solidification
Beurre
Huiles Soja Colza Tournesol Olive Maïs Palme Arachide
de cacao
T (°C) - 10 à - 16 - 10 - 17 -6 - 10 à - 20 22 35 à 42 3
- Densité
C'est le rapport du poids d'un certain volume du corps gras à la température "T"
au poids d'un même volume de l'eau à T = 20 °C. Elle est désignée par d T20 °C ,
pour les corps gras; sa valeur est toujours inférieure à 1.
- Indice de réfraction
C'est le rapport des vitesses de la lumière dans le vide et dans une substance
donnée. Il mesure le pouvoir réfringeant au moyen d'un réfractomètre par
rapport à la raie D du sodium.
Les propriétés chimiques des corps gras dépendent essentiellement de celles des
acides gras qui les constituent, dont les caractéristiques chimiques sont:
C'est le nombre de grammes d'iode fixés par cent grammes de corps gras dont
l'addition d'iode sur les doubles liaisons caractérisent l'insaturation du corps
gras, le résultat de l'hydrogénation peut être exprimé par la chute ∆I.I. de cet
indice [3].
- Indice de peroxyde
- Indice d'acide
- Indice de saponification
- Insaponifiable
C'est la matière qui n'est pas décomposée par l'hydroxyde de potassium et reste
soluble dans les solvants habituels.
La présence d'AGL dans un corps gras peut être assimilée à celle d'un catalyseur
d'oxydation. L'élimination des AGL s'éffectue soit par voie chimique
(neutralisation à la sonde), soit par voie physique s'ils sont volatifs
(entrainement à la vapeur). C'est l'opération la plus délicate et la plus importante
du raffinage.
Les opérations de raffinage chimique et leurs effets sur les constituants mineurs
des huiles végétales sont résumées dans le tableau I-5. Toutes les opérations ne
sont pas appliquées d'une manière constante, cela dépend de la nature de la
matière première et aussi de sa qualité.
Tableau I-5 : Opérations de raffinage et leurs effets sur les constituants mineurs
des huiles végétales.
La distinction entre huiles brutes et huiles raffinées peut être faite sans utiliser
de méthode analytique: la couleur et les caractères organoleptiques permettent
d'identifier sans aucun doute les huiles ou graisses brutes par leur goùt leur
odeur qui sont caractéristiques et leur couleur généralement assez intense,
contrairement aux corps gras raffinés presque inodores, incolores et sans saveur.
Les méthodes de dosage des matières grasses dans les aliments peuvent être
classées en trois groupes :
- Dosage de la matière grasse par extraction à l'aide d'un solvant (ou d'un
mélange de solvants) sur l'aliment tel quel ou séché au préalable.
- Dosage de la matière grasse par extraction à l'aide d' un solvant sur l'aliment
soumis à un traitement acide ou alcalin préalable.
AGS
- Le rapport des acides gras saturés et polyinsaturés : ≤0
AGIP
C18 : 3
- Le rapport de C18:3 et C18:2 : ≤ 0.1
C18 : 2
CHAPITRE II
CATALYSE
II. Catalyse
On appelle catalyse, l’augmentation de la vitesse de la réaction chimique par
l’action de certaines substances dites catalyseurs, qui interviennent par une
interaction chimique intermédiaire avec les réactifs, mais retrouvent leur
composition chimique initiale, une fois l’acte catalytique terminé.
Il est de règle de diviser les masses de contact en deux grandes familles : les
catalyseurs métalliques dont la phase active est un métal et les autres catalyseurs
dont la phase active est le plus souvent un oxyde ou une combinaison d’oxydes
et plus rarement de sulfure [8].
- Les Catalyseurs conducteurs (Fe, Ni, Pt, Cu, Zn, Pd, Ag), qui offrent une
faible résistance à la circulation des électrons (courant électrique). La grande
valeur de la conductivité électrique (χ variant de 104 à 106 Ω-1cm-1), peut être
expliquée par l’existence des niveaux orbitaux inoccupés, qui facilitent la
circulation rapide des électrons de valence sous l’action d’un champ
électrique. Ce type de catalyseurs favorise les réactions d’hydrogénation, de
déshydrogéna-
tion et d’oxydation.
- Les catalyseurs semi-conducteurs (NiO, ZnO, V2O5, Al2O3), c’est le cas des
oxydes de métaux non stœchiométriques (le rapport oxyde/métal ne répond
pas à la formule théorique), leur conductivité est intermédiaire entre celle des
métaux et des isolants (χ variant de 10-10 à 10-2 Ω-1 cm-1). Ce type de
catalyseurs favorise les réactions d’oxydation, de cyclisation et d’hydratation
[8].
b) Les solides isolants [ SiO2, Al2O3 ] ; [ P2O5, SiO2 ], qui sont plus souvent
des composés ioniques stœchiométriques cristallisés. Pour ce type de
corps il y a un blocage de la circulation électronique [8]. Ces substances
favorisent les réactions de cracking, de polymérisation et d'isomérisation.
Ce dernier critère est souvent en opposition avec tous les autres, car un
catalyseur presque parfait revient cher.
La contribution du support se traduit par une activité plus grande des métaux.
Dans le cas du charbon actif que dans celui de l’alumine, il semble que cet effet,
purement physique, est lié à la densité : le charbon actif plus léger permet, donc,
une meilleure dispersion du catalyseur dans un réacteur, donc un meilleur
contact entre le gaz (H2), le liquide (huile) et le solide (catalyseur), comme le
montre le tableau II-1.
- Lavage du charbon actif commercial deux fois par HCl (2M) à chaud, afin
d’éliminer le fer, les sulfures et autres impuretés contenues dans le charbon
ou introduites durant son activation.
Les propriétés catalytiques d’un solide sont déterminées par sa nature et son état
électronique.
A+B → AB
(1)
A+C → AC
(2)
AC + B → AB + C
La réaction (1) se fait sans catalyseur, les réactions (2) se font en présence de
catalyseur " C " en deux étapes: le produit intermédiaire AC doit réagir avec le
produit B pour donner le produit AB et libérer le catalyseur C ou plutôt le site
actif. Ce produit AC est appelé complexe intermédiaire ou complexe de
transition.
- Evaluation de l’activité
k3 k2 k1
C18:3 ⎯⎯→ C18:2 ⎯⎯→ C18:1 ⎯⎯→ C18:0
Les sélectivités polyéniques S32 et S21 sont obtenues par les rapport des
constantes de vitesse K1, K2 et K3, qui sont généralement déterminées par des
méthodes graphiques ou informatique [11 ] :
k3 k2
S 32 = et S 21 =
k2 k1
(II-2)
On admet que les réactions sont d’ordre 1, les mesures de k3, k2 et k1 découlent
de l’analyse chromatographie en phase gazeuse de C18:3, C18:2, C18:1, C18:0
au temps zéro et au temps t et de l’utilisation d’un ordinateur [12]. Par contre,
nous pouvons exprimer un autre type de sélectivité, qui favorise l'hydrogénation
sélective de type S 31 [13] :
k3
S 31 =
k1
(II-3)
A noter que cette hydrogénation sélective n’existe pas dans la pratique d’une
façon absolue, mais industriellement on essaie d’opérer dans des conditions qui
favorisent la sélectivité.
- Les composés du soufre (SH2, CS2, Soufre organique), qui sont très
rapidement absorbés par le nickel, l’empoisonnement est irréversible d’où
nécessité de purifier l’hydrogène et les huiles qui peuvent contenir des composés
de soufre. On considère qu’un ppm du soufre empoisonne une quantité
équivalente à 30 ppm de nickel actif [11].
- Les autres poisons des catalyseurs qui sont les impuretés fortement absorbées
dans les huiles et le gaz, ont un important "effet retard" sur l’hydrogénation.
Nous citons, à cet effet, les acides gras libres, les savons, les peroxydes, les
produits d’oxydation secondaire, d’où la nécessité de traiter l’huile
convenablement.
La vapeur d’eau est un poison important, il est donc nécessaire que les huiles
soient bien déshydratées avant hydrogénation.
A + B → (A B "complexe activé") → D
k3
(A - cat) + B ⎯⎯→ (AB)*- cat
k4
(A B)*- cat ⎯⎯→ D + cat
Le processus catalytique peut être représenté par les cinq étapes suivantes :
II.3.1.1. Adsorption
Dans ce phénomène de catalyse hétérogène, on distingue deux types
d’adsorption.
II.3.1.2. Désorption
Aprés l'adsorption, il peut s'ensuivre, une désorption qui est l’étape inverse de
l’adsorption et répond donc aux mêmes lois.
II.3.1.3. Diffusion
2ème Hypothèse : Lorsque les deux phases sont en contact à l’interface, les
concentrations et les températures sont en équilibre.
Hydrogène
Huile Catalyseur
Cg Kg
Cl Kl Cs Ks
D’une manière correspondante, les acides gras insaturés doivent franchir le film
d’huile et le catalyseur pour vaincre la résistance R4 (figure II-3).
Hydrogène Catalyseu
Film laminaire d' huile R2
R1
Acidesgras R3
R4 R5
R6 R7
L’hydrogène et les acides gras insaturés doivent être adsorbés sur la surface du
catalyseur ce qui donne lieu à des résistances R3 et R5, la réaction chimique se
produit avec la résistance R6 et enfin la désorption du produit se fait avec R7.
Dans un processus catalytique hétérogène, il est admis que l’une des étapes les
plus importantes réside dans la diffusion des réactifs vers la surface active.
HYDROGENATION CATALYTIQUE
III.1. Introduction
Les huiles à plus forte instauration, comme le soja sont légèrement hydrogénées
et de manière sélective de façon à transformer par exemple l’acide linolénique
présent en linoléique et oléique, car il est responsable de la saveur désagréable
de l’huile lorsqu’elle s’altère.
Cette découverte constitue une étape capitale puisqu’elle permet l’emploi des
graisses végétales et animales, après leur durcissement par hydrogénation,
comme matière première. Le procédé permet d’améliorer favorablement la
conservation, la consistance et la résistance à l’autoxydation de ces substances
grasses. Toutes ces caractéristiques seront considérablement améliorées du fait
de la disparition des constituants les plus réactifs et les plus fragiles.
Au cours de cette réaction, les doubles liaisons des acides gras naturels se
trouvent en contact avec un centre métallique (catalyseur) disposant d’orbitales
d vacantes, il s’ensuit une interaction du type "donneur-accepteur" d’électrons
qui fait perdre à la double liaison son caractère Π .
C C H
C
Catalyseur H2 Catalyseur
+ Catalyseur
C C H
C
C
H
+ Catalyseur
C H
Produit final
Figure III-1 : Mécanisme réactionnel.
C
+ Catalyseur Catalyseur + H2
C
Complexe Activé II
Complexe Activé I
C H
Catalyseur Catalyseur
H
C
C H
Catalyseur
C H
Produits
C H
+ Catalyseur
C H
Le catalyseur usé est séparé par filtration et, s’il est encore suffisamment actif, il
peut resservir pour des opérations d’hydrogénation supplémentaires. Pour
compenser la diminution de l’activité, on ajoute souvent de faibles quantités de
catalyseurs.
Un passage sur terre activée avec ajout de petites quantités d’acide citrique et
une deuxième filtration sont nécessaires pour éliminer les résidus de catalyseur
qui ne doivent pas dépasser 0,2 ppm.
La réaction, qui est exothermique, dégage une chaleur de l’ordre de 100 à 150
[Link].-1 et par double liaison, et la chute d’une unité d’indice d’iode élèvera la
température de l’huile dans le réacteur de 1,6 à 1,7°C, d’où la nécessité
d’équiper le réacteur d’un système de réchauffage/refroidissement, avec
régulateur de température [3].
III.[Link]. Hydrogène
L’hydrogène est un gaz incolore et inodore, il est le plus léger de tous les gaz
(14,5 fois plus léger que l’air dans les conditions normales), la masse d’un litre
d’hydrogène est de 0,09 g.
L’hydrogène est soluble dans certains métaux tels que le nickel, le palladium et
le Platine. Sa solubilité dans ces métaux détermine son aptitude à diffuser à
travers ces métaux. La vitesse de diffusion est proportionnelle à la température
et à la pression. La pureté, principalement l’absence de poison de catalyseur
(SH2, SCO), est la propriété recherchée pour l’hydrogène utilisé dans
l’hydrogénation.
L’hydrogène est produit par électrolyse de l’eau avec de la potasse dans le cas
de petites installations. Dans le cas de consommations importantes (à partir de 8
ou 10.000 m3.j-1), il devient économiquement plus intéressant de l’obtenir par
cracking catalytique d’hydrocarbures gazeux.
b - Electrolyse de l’eau
L’eau pure est mauvaise conductrice de l’électricité, mais lorsque des substances
comme l’hydroxyde de potassium (KOH) ou de sodium (NaOH) y sont
dissoutes, un fort courant peut passer d’une plaque conductrice (électrode) à
l’autre, lorsqu’elles sont immergées dans la solution (électrolyte). Les
substances dissoutes aident à faire passer le courant mais c’est l’eau qui, en fait,
se décompose en ses éléments : l’hydrogène à la cathode (électrode négative) et
l'oxygène à l’anode (électrode positive).
- Réaction à l’anode : 4 OH- → O2 + 2 H2O + 4 e-
- Réaction à la cathode : 4 e- + 4 H2O → 2 H2 + 4 OH
c - Procédé "fer/vapeur"
C + H2O → CO + H2 - 31 kcal
- Préparation de l’hydrogène :
Un catalyseur sélectif doit avoir des pores larges et peu profonds pour faciliter
le transfert des glycérides au travers des pores du catalyseur; la dimension des
pores doit être au minimum de 10 nm [8]. Le temps de résidence des
triglycérides dans le système des pores du catalyseur est le facteur dominant de
la sélectivité, plus le temps de résidence à la surface du catalyseur est grand,
plus la probabilité d’hydrogénation et d’isomérisation est grande.
REACTIONS D'ISOMERISATION
IV. Réactions d'isomérisation
Hydrogénation conjugaison
Acide insaturé
H
C=C
H COOH
L’énergie d’activation nécessaire pour passer d’une configuration à une autre est
de l’ordre de 30 [Link]-1 [14], ce qui est relativement élevé. Chaque
configuration est stable thermiquement, ce qui signifie qu’elles peuvent être
séparées. La propriété la plus caractéristique est le point de fusion des isomères
octadécénoïques (oléique).
Les isomères trans ont toujours un point de fusion plus élevé que les
isomères cis [14], même lorsque la double liaison est proche des extrémités de
la chaîne.
L’isomérisation "cis – trans" implique une rotation au niveau de la double
liaison, qui ne peut être réalisée que dans des conditions qui font perdre aux
carbones intéressés leur caractère Sp2.
Si l’isomérisation cis → trans est facile à l’aide des réactifs précédents; il n’en
est pas de même dans le sens contraire. La position de l’équilibre est atteinte
plus vite en partant de l’isomère cis que du trans [14]. A durée de réaction égale,
la conversion de l’isomère cis est achevée, alors que celle de l’isomère trans
n’est que commencée.
En règle générale, lorsqu’une double liaison cis devient trans, cette réaction
favorise une élévation du point de fusion, un gain de stabilité et un accident
caractéristique dans la région de 900 – 1000 cm-1 du spectre infrarouge. Dans
une huile hydrogénée, la présence d’isomères trans en trop grande quantité n’est
pas souhaitable parce qu’ils rendent l’huile moins fluide.
IV.2. Migration
Le déplacement de la double liaison est appelée migration dans le cas des acides
moins saturés (oléique). Les deux principaux réactifs responsables de la
migration sont les acides minéraux et les catalyseurs métalliques.
Les métaux de transition ainsi que leurs complexes, dotés d’une activité
catalytique sont également de bons réactifs pour la migration des doubles
liaisons. Le fer pentacarbonyle Fe (CO)5 utilisé à 180 °C, en excès par rapport à
l’oléate de méthyle, isomérise ce dernier entre les positions 4 et 17 [14].
Etant donné l’importance des huiles conjuguées dans l’industrie des produits de
revêtement, de nombreux procédés de conjugaison mis au point utilisent les
bases fortes, les métaux, les complexes organométalliques, l’iode et d’autres
produits.
Trois métaux catalytiques ont été surtout employés pour la conjugaison (Ni, Rh,
Ru).
• Le Rhodium sur alumine est réactif de 175 à 250 °C sous pression d’azote;
cependant, plus le taux de conversion augmente, plus la sélectivité diminue.
La raison en est une aptitude marquée à la polymérisation [14].
ETUDE EXPERIMENTALE
CHAPITRE I
MATERIEL ET METHODES
I. Matériel et méthode
L'analyse nécessite au préalable une estérification des acides gras qui se fait
comme suit : on pèse 4 g d’acides gras dans un ballon à col rodé, on ajoute 50
ml de méthanol sulfurique à 1% en acide sulfurique. On porte le mélange à
reflux et sous réfrigérant pendant 30 mn.
Une fois les deux phases bien distinctes, on soutire la phase aqueuse, puis on
récupère la phase organique.
- Le filtrat (ester + solvant) est récupéré dans un tube à essais propre. Ces
esters sont analysés par CPG, selon les conditions opératoires suivantes, en
opérant en isotherme :
Les essais ont été réalisés sur un spectrophotomètre I.R. PHILIPS, PU 9800
FTIR. La pastille de KBr utilisée est de 0,3 cm d'épaisseur.
I.2.3. spectrophotométrie UV
La spectrophotométrie UV est utilisée dans l’étude des corps gras, du fait que les
liaisons multiples conjuguées absorbent entre 220 et 280 nm.
Plus une molécule est insaturée, plus son spectre d’absorption se déplace vers
les grandes longueurs d’ondes, et plus son absorption augmente.
Les essais ont été réalisés sur un spectrophotomètre UV, PERKIN - ELMER,
LAMBDA 12.
I Cl
Après réaction, l'excès d'halogénure d'iode est transformé en iode par ajout d'une
solution aqueuse d'iodure de potassium :
ICl + KI → I2 + KCl
R CH CH R' + O2 R CH CH R'
O O
10.( VO − V )
I.P. = (I-2)
Pe
avec : V : Volume en ml de la solution de thiosulfate de sodium 0,01 N;
VO : Volume en ml de la solution de thiosulfate de sodium 0,01 N utilisée pour l’essai blanc;
Pe : Masse en g de la prise d’essai.
Le principe est basé sur la mise en solution d'une quantité connue d'huile dans
un mélange d'éthanol et d'oxyde diéthylénique, puis titrage des acides gras
libres par une solution éthanolique d'hydroxyde de potassium, selon la réaction :
R-COOH + KOH ⎯⎯→ RCOOK + H2O
Il est calculé à l’aide de l’expression suivante :
VKOH 5.61
I.A. = (I-3)
pe
La prise d'essai est soumise à une ébullition à reflux avec une solution
d'hydroxyde de potassium et titrage de l'excès de KOH par l'acide chorhydrique
en présence de phénolphtaléine.
I.3.4. Humidité
La méthode appliquée est celle de l'UICPA (IUPAC Standard Methods for the
Analysis of Oil, Fats and Soaps, Moisture and Volatile Matter [32].
Il est déterminé suivant la méthode UICPA (IUPAC Standard Methods for the
Analysis of Oil, Fats and Soaps) [16].
Les résultats sont exprimés en indice de réfraction par rapport à la raie D du sod-
ium à 40 °C ( n 40D °C ).
I.4.3. Densité
Elle a été évaluée selon la norme 2.101 de l'U.I.C.P.A. - Méthodes d'analyses
des matières grasses et dérivés [31].
La densité se calcule par la formule suivante :
P − P1
T
d 20 = F (I-6)
P2 − P1
avec : P1 : Poids de la fiole de 25 cm3 sèche;
P2: Poids de la même fiole remplie d’eau distillée;
PF : Poids de la même fiole remplie de l’échantillon.
I.4.4. Couleur
Les analyses ont été réalisés sur un colorimètre (Lovibond, cellule 1 inch ), la
méthode consiste à comparer la couleur de la lumière transmise à travers une
certaine couche de graisse liquide à la couleur de la lumière, provenant de la
même source et transmise à travers des lames colorées standardisées.
Les résultats sont exprimés en termes de nombre d’unités (jaune, rouge, bleu)
nécessaires à l’obtention de la couleur de référence. Cette méthode nous
renseigne sur la présence ou non de pigments végétaux dans l’huile végétale.
Les spécifications des huiles raffinées (colza et soja) de l'ENCG sont données
dans le tableau I.
RESULTATS
ET
INTERPRETATION
II.1.Résultats expérimentaux
Nous avons effectué des essais sur deux variétés d'huiles végétales raffinées
telles que colza et soja, nous avons examiner l'influence des différentes
conditions opératoires sur l'huile de colza, utilisant le nickel comme catalyseur,
l'examen a montrer pour les différents essais effectués qu' a partir de 180 °C et
de 5 bars, l'hydrogénation sélective est importante.
Pour l'huile de soja nous avons étudié l'influence des différents catalyseurs tels
que Ni/Al, Pt/Al, Pd/Charbon aux conditions opératoires suivantes (180°C, 4
bars, 0.1%).
Tableau II-7 : Hydrogénation de l’huile de soja sur Ni/Al (180 °C, 5 bars, 0, 1 %).
1 8 0 °C , 4 b a rs , 0 .1 %
90 1 8 0 °C , 5 b a rs , 0 .1 %
1 8 0 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
Indice d'iode
1 6 0 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
80
70
60
50
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 2 : E v o l u t i o n d e l 'i n d i c e d 'i o d e e n f o n c t i o n d u t e m p s
d a n s l e c a s d e l 'h u i l e d e s o j a à 1 8 0 ° C , 5 b a r s e t 0 . 1 % .
100
80
Indice d'iode
60
P t/A l
P d /C h a rb o n
40
N i/A l
20
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
Il est a noter que pour certaines droites leur coefficient de corrélation est
inférieur à 0.9, alors nous traçons une droite moyenne qui représente tous les
points expérimentaux.
F i g u r e I I - 3 : I n f lu e n c e d e la n a t u r e d e l'h u i le s u r l'h y d r o g é n a t i o n
à 1 8 0 ° C , 5 b a r s e t 0 .1 % .
110
100
90
Indice d'iode
C o lz a (N i/A l)
80 s o ja (N i/A l)
70
60
50
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
Cet indice rend compte de l'état d'oxydation des acides gras. Au cours de
l'hydrogénation, celui-ci diminue en raison de la réduction des acides gras
insaturés, ce qui peut conférer à l'huile hydrogénée une meilleure stabilité
oxydative. La figure II-4 illustre bien cette diminution, ce qui montre que les
acides gras ont été hydrogénés au cours de ce processus.
Vu que pour certains essais leur calcul d'erreur se rapproche de 10%, alors nous
avons tenté de représenter une droite moyenne.
2 ,5 160 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
2 ,0
1 ,5
1 ,0
0 ,5
0 ,0
50 100 150 200 250 300 350 400
T e m p s (m n )
Il est a noter que les valeurs d’indice d’acide dépendent de l’humidité. La figure
II-5 montre une légère acidification qui a pu se développer au cours de la
réaction, ceci pourrait s’expliquer par la présence d'eau dans le corps gras (0,10
%), qui est due aux conditions de séchage de la graine ou au stockage de l’huile
brute. La présence d’eau favorise la réaction d’hydrolyse des corps gras et les
acides gras libres agissent comme des catalyseurs.
Vu que pour certains essais leur calcul d'erreur se rapproche de 8%, alors nous
traçons une droite moyenne qui représente tous les points expérimentaux.
F igu re II-5 : E volu tion d e l'in d ice d 'acid e en fon ction d u tem p s
p ou r l'h u ile d e colza (N i/A l).
0 ,3 1
180 °C , 5 b a rs , 0 .1 %
180 °C , 4 b a rs , 0 .1 %
Indice d'acide
180 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
0 ,3 0
160 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
0 ,2 9
0 ,2 8
Le point de fusion est une caractéristique physique des corps gras qui renseigne
sur le degré de saturation de l’huile hydrogénée.
Nous constatons d’après les figures II-6 à II-12 représentant les teneurs en
acides gras en fonction du temps et des conditions opératoires, que le processus
d’hydrogénation des huiles végétales (colza et soja), mettant en œuvre les
différents catalyseurs, suit la même loi cinétique.
Après l'hydrogénation du C18:3, survient ensuite celle des acides les moins
insaturés. A ce stade nous notons une légère augmentation de la teneur en acide
stéarique aux conditions opératoires suivantes : T = 180 °C, P = 5 bars, Ccat. =
0.1 %, ceci résulte de la saturation plus ou moins lente de l’acide C18:1.
On déduit, donc, que l’hydrogénation sélective est favorisée par une élévation de
la température et de la pression et est défavorisée par une élévation de la
concentration du catalyseur.
F i g u r e I I - 6 : H y d r o g é n a t i o n d e l'h u i le d e c o lz a p a r N i / A l
à 0 .1 % , 1 8 0 ° C e t 5 b a r s .
80
Acides gras (%)
60
C 1 8 :3 (% )
C 1 8 :2 (% )
40 C 1 8 :1 (% )
C 1 8 :0 (% )
20
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 7 : H y d r o g é n a t i o n d e l'h u i le d e c o lz a p a r N i / A l
à 0 .3 % , 1 8 0 ° C e t 4 b a r s .
70
60
C 1 8 :3
Acide gras (%)
50 C 1 8 :2
C 1 8 :1
40
C 1 8 :0
30
20
10
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 8 : H y d r o g é n a t i o n d e l 'h u i l e d e c o l z a p a r N i / A l
( 1 6 0 ° C , 4 b a r s , 0 .3 % ) .
70
60
50 C 1 8 :3
Acides gras (%)
C 1 8 :2
40 C 1 8 :1
C 1 8 :0
30
20
10
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 9 : H y d r o g é n a t i o n d e l 'h u i l e d e c o l z a p a r N i / A l
( 1 8 0 ° C , 4 b a r s , 0 .1 % ) .
70
60
50 C 1 8 :3
Acides gras (%)
C 1 8 :2
40
C 1 8 :1
C 1 8 :0
30
20
10
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 1 0 : H y d r o g é n a t i o n d e l 'h u i l e d e s o j a p a r P t / A l
( 1 8 0 ° C , 5 b a r s , 0 .1 % ) .
60
45
C 1 8 :3
Acides gras (%)
C 1 8 :2
C 1 8 :1
30 C 1 8 :0
15
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 1 1 : H y d r o g é n a t i o n d e l 'h u i l e d e s o j a p a r P d / C h a r b o n
( 1 8 0 ° C , 5 b a r s , 0 .1 % ) .
60
C 1 8 :3
Acides gras (%)
45
C 1 8 :2
C 1 8 :1
30
C 1 8 :0
15
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 1 2 : H y d r o g é n a t i o n d e l'h u i le d e s o j a p a r N i / A l
( 1 8 0 ° C , 5 b a r s , 0 .1 % ) .
60
50
Acides gras (%)
40
30
C 1 8 :3
C 1 8 :2
20
C 1 8 :1
C 1 8 :0
10
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 1 3 : H y d r o g é n a t i o n s é l e c t i v e d e l 'h u i l e d e c o l z a S 3 .1 p a r
N i/A l s u iv a n t le s d if f é r e n ts p a r a m è tr e s ( T , P e t C ) .
180 °C , 5 b a rs , 0 .1 %
4 180 °C , 4 b a rs , 0 .1 %
180 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
Acide C18:3 (%)
160 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
3
0
0 5 10 15 20 25 30
A c id e C 1 8 :0 (% )
Nous pouvons donc, dire, que la sélectivité est favorisée par une pression de 5
bars, une température de l’ordre de 180°C et une concentration du catalyseur de
0,1 %.
La figure II-14 donne l’ordre de sélectivité suivant : S(Pd/Charbon) > S(Ni/Al) >
S(Pt/Al).
∆I.I.
As =
( t.% massique)
avec A : Activité spécifique;
∆I.I. : Baisse d'indice d'iode;
t : Temps.
F i g u r e I I - 1 4 : H y d r o g é n a t i o n s é le c t i v e d e l'h u i le d e s o j a S 3 .1 s u i v a n t
le s d i f f é r e n t s c a t a ly s e u r s .
6
5 P t/A l
P d /C h a rb o n
Acide linolénique (%)
4 N i/A l
5 10 15 20 25
A c id e sté a riq u e (% )
F i g u r e I I - 1 5 : E v o l u t i o n d e l 'a c t i v i t é s p é c i f i q u e d e N i / A l e n f o n c t i o n
d u t e m p s p o u r l 'h u i l e d e c o l z a .
180 °C , 5 b a rs , 0 .1 %
3
180 °C , 4 b a rs , 0 .1 %
180 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
spécifique
160 °C , 4 b a rs , 0 .3 %
2
Activité
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
F i g u r e I I - 1 6 : E v o lu t i o n d e l'a c t i v i t é s p é c i f i q u e d e s c a t a ly s e u r s
e n f o n c t i o n d u t e m p s p o u r l'h u i le d e s o j a .
1 ,5
P t/A l
P d /C h a rb o n
spécifique
N i/A L
1 ,0
Activité
0 ,5
0 ,0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
La mesure des absorbances à 232 et 270 nm renseigne, sur l’état d’oxydation des
corps gras.
F i g u r e I I - 1 7 : A n a ly s e s p e c t r a le d e l'h u i le d e s o j a a u c o u r s
d u p r o c e s s u s d 'h y d r o g é n a t i o n
3
Densité optique
D .O . à 232 nm (P d /C h a rb o n )
2 D .O . à 270 nm (P d /C h a rb o n )
D .O . à 232 nm (N i/A l)
D .O . à 270 nm (N i/A l)
1
0
50 100 150 200 250 300 350 400
T em p s (m n )
Nous avons remarqué en fixant la longueur d'onde (λ) à 232 et 270 nm pour le
palladium et le nickel que la densité optique diminue plus rapidement dans le
cas du Pd/charbon que dans celui du nickel au cours du temps d'hydrogénation,
ceci s'explique par la présence limitée de produits secondaires d'oxydation,
d'hydroperoxydes linoléiques au cours du temps de contact, ce qui peut conférer
à l'huile hydrogénée une meilleure stabilité (figure II-17).
Parmi les différentes méthodes de dosage des isomères trans, nous avons utilisé
celle qui est basée sur la mesure de l’absorption spécifique de ces corps gras
dans l’infrarouge entre 900 et 1000 cm-1 [6].
1
D’après la loi de BEER LAMBERT, on a : A = log = ε.l.c
T
avec : A : Absorbance;
ε : Coefficient d’absorption ou d'extinction;
l : Epaisseur de la cellule;
T: Transmittance;
c : Concentration de trans.
90 S o ja (P t/A l)
S o ja (N i/A l)
80 S o ja (P d /C h a rb o n )
Transmittance (%)
C o lz a (1 6 0 ° C , 4 b a rs , 0 .3 % )
70 C o lz a (1 8 0 ° C , 5 b a rs , 0 .1 % )
60
50
40
T e m p s (m n )
1
CHAPITRE III
MODELISATION
2
III. Modélisation
A partir de nos données expérimentales, nous avons développé un modèle
mathématique simplifié, pour décrire le comportement du processus
d’hydrogénation des huiles végétales. Nous avons comparé nos résultats aux
données de la littérature disponible pour des essais à l'échelle industrielle [1].
N
PH2 = P oH 2 – (III-6)
KB
avec :
N : Vitesse de transfert de masse d’hydrogène s-1 (kmole/kg d’huile);
KB :Coefficient de transfert de masse d’hydrogène kmole s-1 atm-1 (kg d’huile)-1;
PH2 : Pression d’hydrogène dans la phase liquide (atm);
P oH 2 : Pression d’hydrogène dans la phase gaz (atm).
sinon N old = N i −1
N old
3°) calculer P H = P OH -
2 2
KB
4°) calculer V L , V O , V S , en utilisant Tmoy, [LI], [OI], [SI], respectivement T,
[Li], [Oi] et [Si] dans les équations [3], [4] et [5].
( Vo + 2VL )
5°) N I = -
200
Ni − N old N + Ni
6°) si ⏐ ⎢> ε, alors { N old = old et aller à 3}
N old 2
⎧[L ]i + 1 = V L ∆ t + [L ]i ,
⎪
si non ⎨[O ]i + 1 = VO ∆ t + [L ]i ,
⎪[S ] = V ∆ t + [S ]
⎩ i +1 S i
sinon i = i + 1 et aller à 1
i∆t, i allant de 0 à P
Dans notre cas, la fonction objective est l’écart entre les grandeurs calculées et les
grandeurs expérimentales; elle est appréciée par la méthode des moindres carrées
normalisée.
n
∑ { ([O]
i=1
cal
i - [O] iexp )2 + ([L] ical - [L] iexp )2 + ( [S] ical - [S] iexp )2 } (III-9)
On doit donc minimiser la fonction objective par rapport aux variables
d’optimisation K ol , E L , K oo , E o et K B , qui sont sujettes aux contraintes suivantes:
5
1°) On choisit un point XB (x1, x2, x3, x4, x5) qui satisfasse les contraintes et
les 9 autres sommets XJ (x1, x2, x3, x4, x5), et qui sont obtenus par la
relation suivante :
Xi,J = x iL + ri,J (x iL – xiL), i = 1,…5 (III-10)
J = 2,…10
Tel que : ri,J : Nombres quelconques de l'intervalle [0,1]
xiL : Borne inférieure de la contrainte.
x iL : Borne supérieure de la contrainte.
∑
1
Xi,M = ( xi,J – xi,R), avec i = 1,…5 (III-12)
K − 1 j=1
X i,M :Centre de la figure géométrique sans le point rejeté.
0 0 0 0
Choisir des valeurs aux variables K L , E L , K O , E O , k B satisfaisant les
on peut prendre : (K ) , (K ) (E L )(1) , (E O )(1) , (k B )(1)
0 (1) 0 (1)
contraintes ; L O ,
Calculer les coordonnées des 9 autres sommets du complexe par les relations :
⎪
(k B )j = 0.5(k B )(1) + r(5, j) (2 − 0.5)(k B )(1) ⎪
⎭ j= 2,3,...10
r(i , j ){i =1 , 2 ,... 5
j = 2 , 3 ,... 10
sont des nombres aléatoires de l’intervalle [0,1]
Calculer le point :
(K )
L N =1.3
0
((K ) −(K ) )+(K )
0
L m
0
L R
⎫ 0
L m
⎪
(E L ) N =1.3((E L )m −(E L )R )+(E L )m ⎪
( ) (( ) ( ) ) ( ) ⎪
K 0O N =1.3 K 0O m − K 0O R + K 0O m ⎬ ; si ce dernier ne donne pas la valeur la plus
(E O ) N =1.3((E O )m −(E O )R )+(E O )m ⎪⎪
(k B ) N =1.3((k B )m −(k B )R )+(k B )m ⎪⎭
élevée de la somme précédente, il remplace le sommet rejeté ; sinon remplacer
le sommet rejeté par le point :
(K )
L N =0.5
0
((K ) +(K ) ) ⎫
0
L N
0
L m
⎪
(EL )N =0.5((EL )N +(EL )m ) ⎪
(K )
O N =0.5
0
((K ) +(K ) )⎪⎬
0
O N
0
O m
1. On choisit un pas d’évolution du temps, ∆t, et une précision relative des itérati-
ons ε = 1e -4;
2. On discrétise le profil "température - temps" avec le pas ∆t, pour avoir les
températures Ti, i allant de 0 à p donné;
3. i = 0;
Ti + Ti +1
4. Tmoy = ;
2
5. Si i = 0, alors Nold = PHO2 k B / 2 , si non : Nold = Ni-1;
6. PH = PHO − N old / k B .
2 2
(
⎧V = − K O exp − E / R T
⎪ L L L (
g avg [L ]i PH 2 Ccat ,
a
))
7.
⎪
( ( ( )) (
⎨VO = Ccat K L exp − EL / RgTavg [L]i PH 2 − KO exp − EO / Rg Tavg [O ]i PH 2 ,
O a O b
( )) )
⎪
⎪VS = KO
⎩
O
( (
exp − EO / RgTavg [O ]i PHb Ccat .
2
))
8. Ni = - (2VL + VO)/200.
⎧[L]i +1 = VL∆t + [L]i
Ni − Nold ⎪
Si > ε , alors {Nold = (Nold + Ni ) / 2, aller à 6}, si non : ⎨[O]i +1 = VO∆t + [L]i
Nold ⎪[S ] = V ∆t + [S ]
⎩ i +1 S i
⎧i = i + 1,
9. Si i > p, alors aller à 10; si non : ⎨
⎩aller à 4
⎧[L]i , [O] i , [S] i ,
10. Afficher les valeurs ⎨
⎩i∆t , i allant de 0 à p.
10
Entrer :
le pas d’évolution du temps, ∆t ,
la précision relative des itérations ε ,
les concentrations initiales [L]0 , [O]0 , [S] 0 ,
la pression d’hydrogène dans la phase gazeuse p H 2
les constantes K OL , E L , K OO , E O , k B .
I=1
Ti + Ti −1
Tavg =
2
( ( ))
VL = − K LO exp − EL / RgTavg [ L ]I PHa Ccat ,
( )
2
( (
VO = Ccat K LO exp − EL / RgTavg [ L ]I PHa − KO
2
O
))
exp − EO / RgTavg [ O ]I PHb ,
2
( ( ))
O
VS = KO ( (
exp − EO / RgTavg [ O ]I PHb Ccat .
2
))
N I = −(R O + 2R L ) / 200
N I − N Old
Non >ε Oui N Old = ( N Old + N I ) / 2
N Old
[ L ] I +1 = VL ∆t + [ L ] I ,
[ O ] I +1 = VO ∆t + [ O ] I ,
[ S ] I +1 = VS ∆t + [ S ] I . Afficher
I>J Oui [ L ] J , [O] J , [S] J , N J
Non
Fin
I = I+1
11
( ) ( )
(1)
K 0L ,
(1)
K 0O , (E L ) , (E O )(1) , (k B )(1)
(1)
⎪
( )
L L ( )
⎧0.5 K 0 (1) ≤ K 0 ≤ 2 K 0 (1) , 0.5 E
L L ( )( ) ≤ E 1
L ( )( ) ,
≤ 2 EL
1
⎪
( )
⎨0 .5 K O
0 (1 )
( ) (1 )
≤ K 0O ≤ 2 K 0O , 0.5 E O ( )( ) ≤ E 1
O ≤ 2(E ) ,
O
()1
⎪
( )
⎪⎩0.5 k B
(1)
( )
≤ kB ≤ 2 kB .
(1 )
Afficher
[ L] j , [O] j , [S] j }
j=1, 2, 3...n
Fin
12
function T(temp:extended):extended;
var x,y,a:array[1..13]of extended;
i,j:integer;
begin
T:=temp*(-0.2137+temp*(0.0093+temp*(-6e-5+1e-7*temp))) + 145.47+273.15;
end;
(****procedure concentration****)
procedure concentration(Klo,El,Koo,Eo,kb,Clprec,Coprec,Csprec,Nprec,dt:
extended;i:longint;var Cl,Co,Cs,N:extended;ff:f) ;
label et1;
var Vo, Vl, Vs, Nold, Tavg,pa,pb:extended;
begin
Tavg:=(ff(i*dt)+ff((i+1)*dt))/2;
if i=1 then Nold:=ph20*kb/2
13
else Nold:=Nprec;
et1:Ph2:=ph20-Nold/kb;if ph2<0 then ph2:=ph20;
if ph2=0 then begin pa:=0;pb:=0; end
else begin pa:=exp(a*ln(ph2));pb:=exp(b*ln(ph2));end;
Vl:=-Klo*exp(-El/(Rg*Tavg))*pa*Clprec*Ccat;
Vo:=Ccat*(Klo*exp(-El/(Rg*Tavg))*pa*Clprec-Koo*exp(-Eo/(Rg*Tavg))*pb
*Coprec);
Vs:= Ccat*Koo*exp(-Eo/(Rg*Tavg))*pb*Coprec*;
N: = - (Vo+2*Vl)/200;
if abs((N-Nold)/Nold)> epsilon then begin Nold:=(Nold+N)/2;goto et1;end
else begin
Cl:=60*Vl*dt+Clprec;
Co:=60*Vo*dt+Coprec;
Cs:=60*Vs*dt+Csprec;
end;
end;
(********fonction objective********)
function somme_des_ERReurs_aux_carre(Klo,El,Koo,EO,Kb:extended):extended;
var i,j,nj,njp:longint;
s:extended;
begin
s:=0;
for j:=1 to nombre_d_echantillon_de_temps-1 do
begin
nj:=round(echant_de_temps^[j]);
njp:=round(echant_de_temps^[j-1]);
for i:=njp to nj do concentration(klo,El,koo,EO,kb,ccl^[i]
,cco^[i],ccs^[i],Nf^[i],1.0,i,ccl^[i+1],cco^[i+1] ,ccs^[i+1]
,Nf^[i+1],Tf);
s:=s+sqr(clexptl^[j]-ccl^[nj])+sqr(coexptl^[j]-cco^[nj])
+sqr(csexptl^[j]-ccs^[nj]);
end;
somme_des_ERReurs_aux_carre:=s/(3*nombre_d_echantillon_de_temps);
end;
(****contraintes****)
xc[i]:=s/10;
if jr<>jN then begin
xN[i]:=1.31*(xm[i]-x[i,jr])+xm[i];
end
else xN[i]:=0.5*(xN[i]+xm[i]);
end;
contrainte(xN[1],xN[2],xN[3],xN[4],xN[5],ct[1],ct[2],ct[3],ct[4],ct[5]);
fobjc:=somme_des_ERReurs_aux_carre(xc[1],xc[2],xc[3],xc[4],xc[5]);
max1:=abs(fobjc-fobjpc)/fobjc;
if (ct[1]=true)and(ct[2]=true)and(ct[3]=true)and(ct[4]=true)and(ct[4]=true)
then if max1>epsilon then begin
for i:=1 to 5 do begin
xcp[i]:=xc[i];
x[i,jr]:=xN[i];
end;
jN:=jr;
fobjpc:=fobjc;
goto et1;
end
else begin
kloptm:=xc[1];eloptm:=xc[2];kooptm:=xc[3];eooptm:=xc[4]; kboptm: = xc[5]; end
else begin
if ct[1]=false then xN[1]:=Klop;
if ct[2]=false then xN[2]:=Elp;
if ct[3]=false then xN[3]:=Koop;
if ct[4]=false then xN[4]:=Eop;
if ct[5]=false then xN[5]:=kbp;
for i:=1 to 5 do begin
x[i,jr]:=xN[i];xcp[i]:=xc[i];
end;
fobjpc:=fobjc;jN:=jr; goto et1;
end;
end;
(****programme principal****)
begin
new(ccl);
new(cco);
new(ccs);
new(Nf);
new(clexptl);
new(coexptl);
new(csexptl);
new(echant_de_temps);
ccl^[0]:=cl0;
cco^[0]:=co0;
16
ccs^[0]:=cs0;
nf^[0]:=kbp*ph20;
echant_de_temps^[0]:=0;cLexptl^[0]:=cl0; cOexptl^[0]:=co0;csexptl^[0]:=cs0;
echant_de_temps^[1]:=60;cLexptl^[1]:=33.6;cOexptl^[1]:=39.6;csexptl^[1]:=6.9;
echant_de_temps^[2]:=90;cLexptl^[2]:=34.1;cOexptl^[2]:=43.4;csexptl^[2]:=7.3;
echant_de_temps^[3]:=120;cLexptl^[3]:=29.7;cOexptl^[3]:=46.7;csexptl^[3]:=7.7;
echant_dtemps^[4]:=150;cLexptl^[4]:=21.2;cOexptl^[4]:=50.7;csexptl^[4]:=9.1;
clrscr;
Tf:=T;
assign(fichdonnee, '[Link]');
assign(fichopt,'tizi_opt.dat');
assign(fichconc,'tizi_cnc.dat');
rewrite(fichopt);rewrite(fichconc);
box(klop,elp,koop,eop,kbp,klopt,elopt,koopt,eoopt,kbopt); clrscr;
writeln(fichopt,'klopt=',klopt:9:6,chr(10),chr(13),'elopt=',elopt:6:3,
chr(10),chr(13),'koopt=',koopt:9:6,chr(10),chr(13),'eoopt=',eoopt:6:3,
chr(10),chr(13),'kbopt=',kbopt:12:10);
writeln('klopt=',klopt:9:6,chr(10),chr(13),'elopt=',elopt:6:3,chr(10),
chr(13),'koopt=',koopt:9:6,chr(10),chr(13),'eoopt=',eoopt:6:3,chr(10),
chr(13),'kbopt=',kbopt:12:10);
for j:=1 to 150 do concentration(klopt,elopt,koopt,eoopt,kbopt,ccl^[j-1],
cco^[j-1],ccs^[j-1],Nf^[j-1],1.0,j,ccl^[j],cco^[j],ccs^[j],Nf^[j],Tf);
Nf^[0]:=Nf^[1];
writeln(fichconc,'',' ',#9,' [L]',#9,' [O]',#9,' [S]',#9,' flux N');
for j:=0 to 150 do writeln(fichconc,j,#9,ccl^[j]:6:3,#9,cco^[j]:6:3,#9,
ccs^[j]:6:3,#9,Nf^[j]:14:11);
close(fichopt);close(fichconc);
dispose(ccl);
dispose(cco);
dispose(ccs);
dispose(clexptl);
dispose(coexptl);
dispose(csexptl);
dispose(Nf);
end.
Les résultats calculés, déduits par le modèle proposé et les résultats expérimentaux
pour les deux cas, sont représentés aux tableaux III-1 et III-2.
17
La plupart des résultats expérimentaux sont en bon accord avec les résultats
obtenus à l'aide du modèle établi.
Les déviations sont globalement acceptables, mais pour certains cas, les écarts
sont légèrement plus importants; ceux-ci sont dus aux erreurs de mesure aux
faibles concentrations.
Les variations de la température en fonction du temps pour les différents cas sont
représentées par la figure III-1.
La figure III-2 montre une comparaison graphique entre les compositions mesurées
et calculées pour les deux types d'huiles étudiées.
200
190
Temperature (°C)
180
170
160
Résultats expérimentaux
150 Littérature[1]
140
0 50 100 150 200 250 300
Temps (mn)
60
C18:2exp. [1]
C18:1exp. [1]
C18:2calc. [1]
40 C18:1calc. [1]
C18:[Link] résult.
C18:[Link] result.
C18:[Link] résult.
20 C18:[Link] résult.
CONCLUSION GENERALE
Cette étude nous a permis d’examiner l’influence des différents paramètres, tels
que la pression, la température et la concentration du catalyseur sur la cinétique
d’hydrogénation.
Les différents essais effectués au cours de cette étude nous ont permis d'étudier à la
fois l'influence des différents paramètres sur la cinétique d'hydrogénation des
huiles végétales (Soja, Colza) et la variation de la sélectivité, de l'activité et de
l'isomérisation géométrique au cours du processus d'hydrogénation. Tous les
résultats expérimentaux obtenus ont montré que:
- Le palladium est plus actif, plus sélectif et plus isomérisant que le platine et le
nickel.
- Il apparaît d'après nos résultats que l'isomérisation est variable suivant le type
de catalyseur utilisé, ensuite des conditions opératoires.
- Les résultats expérimentaux sont en bon accord avec les résultats obtenus par le
modèle proposé.
20
BI B L I O G R A P H I E
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