Prévision Électrique : Méthode Box-Jenkins
Prévision Électrique : Méthode Box-Jenkins
Présenté par :
SEBAA Farah
Thème
Prévision par la méthode de Box–Jenkins
Sur les donnes du transport d’électricite ( GRTE/DTE-HM)
Farah
Dédicace
Je dédie le fruit de ce modeste travail pour
Le soleil qui a éclairé ma vie et, qui ma montré l’amour avec touts ses sens
et qui ma entouré par ses belles sentiments et sa tendresse « mon chère
Belkhir
A mes très chers parents qui je ne saurais jamais remercier ; Assez pour les
sacrifices qu’ils ont consentaient pour moi, ainsi que chaque instant ; De
bonheur de qu’elle m’a procuré.
A ma fille(Ouala) .
A mon fils(Ouail)
Ama Bell-mèr(S) et mon Beau-pèr(S) .
Mes chères frères, chaque un a son nom (H ,N ,I, I, M, I)
A mes chères sœurs, chaque une a son nom :( T, N ,S, S) et son famille
A mes sours mari ( H, M ,S, S, S) et(O, N, N)
A mes frères mari (K et sa famme A) et H ,H et N
A mes collegues
Aux familles Benati, Sebaa, Lkhabichi.
Enfin à A toute personne que j’ai connu et j’ai aimé.
S. Farah
Table des matières
Dédicace ………………………………………………………………………………. I
Remerciement ……………………………………………………………………….… II
Table des matières……………………………………………………………………... III
liste des figures et tableaux …………………………………..………………………. IV
Notation et abréviations ……………………………………………………………….. V
Introduction Générale ……………………………………………………………….… 01
Chapitre I : Présentation de l’entreprise « GRTE » et prévision de la
consommation d’électricité………………………………………………………...… 02
I.1 Histoire de Sonelgaz………………………………………………………….. 03
I.2 Organisation de sonelgaz …………………………………………………….. 04
I.3 Présentation de GRTE………………………………………………………… 05
I.3.1- Consistance du réseau………………………………………………….. 06
I.3.2-Organisation de GRTE …………………………………………………. 06
I.3.3- Organigramme de la région Hassi Messaoud Messaoud……………….. 07
I.3.4- Réseau Electrique De La Région De Transport De Hassi Messaoud…. 07
I.3.5- Généralité sur le transport de l’électricité…………………………….. 08
1- Ligne à haute tension …………………………………………………… 08
2- Poste électrique…………………………………………………………. 08
I.4 Consommation d’électricité …………………………………………………. 08
I.5 Solution technique adopté à la prévision de la consommation électrique……. 08
I.6 Les concepts de base des prévisions ………………………………............... 09
Chapitre II : Généralités sur Série temporelle ……………………..…………..…. 10
II.1 Définition ……………………………………………………………………... 11
II.2 Composants d'un série temporelle…………………………………….……… 11
II.3 Exemples de séries temporelles ……………………………………………... 11
II.4 Quelques types de décomposition……………………………………………... 12
II.4.1 Schéma de sélection ……………………………………………….……… 14
II.5 Détection de la tendance et saisonnalité……………………………….……….. 14
II.6 Opérateurs de retard et différenciation………………………………………… 16
II.7 Modélisation des séries chronologique………………………………………… 18
II.7.1 Processus stochastique…………………………………………………….. 18
II.7.2 Processus stationnaire…………………………………………….……….. 18
II.7.3 Autocorrélation simple et partielle………………………………………… 19
II.7.3.1 La fonction d'autocorrélation et d'autocovariance……………………. 19
II.7.3.2 La fonction d'autocorrélation…………………………………………… 19
II.7.3.3 la fonction d'autocorrélation partielle…………………………………... 21
II.7.4 Bruit blanc……………………………………………………….……………. 22
II.7.5 la non stationnarité…………………………….………………. 23
II.7.6Modèle autorégressif……………………………………………...…………… 24
II.7.7 Modèle moyenne mobile………………………………………….……….. 27
II.7.8Modèle autorégressif − Moyenne mobile………………………..…………… 31
II.7.8.1 Modèle ARMA…………………………………………………………… 31
II.7.8.2 Modèle ARIMA et SARIMA…………………………………………….. 32
II.8 Méthodologie de Box & Jenkins…………………………..………………….. 34
II.8.1 Identification du modèle…………………………………………………… 36
II.8.2 Sélection de modèle ……………………………………………………….. 37
II.8.3 Estimation……………..………………………..………………………….. 38
II.8.4 Validation………..………………………………………………………… 39
Introduction générale
Une série chronologique, ou série temporelle, est une série d'observations ordonnées
chronologiquement. Elles se rencontrent naturellement dans une grande variété de domaines
Notamment l'économie, la finance, l'écologie, le transport, la démographie…
Les objectifs d'étude sont multiples. La prévision est sans doute le but le plus fréquent. Il s'agit de
prévoir les valeurs futures d'une variable grâce aux valeurs observées dans le passé de cette même
variable.
La méthode de prévision à court terme de box & Jenkins est la méthode la plus élaborée, sa
caractéristique est d'effectuer de sélectionner une modélisation stochastique de type ARIMA pour
faire les prévisions.
Dans ce travaille nous avons appliqué la méthode de Box et Jenkins pour des données mensuelle
de l'entreprise GRTE concernant le transport de l'électricité et cela afin d'obtenir des prévisions.
Notre travail est répartir en trois chapitres dont voici le contenu.
Le premier chapitre est consacré à la présentation de l’entreprise La Société de Gestion du
Réseau de Transport de l'Electricité « GRTE ».d'où nous avons procuré les données nécessaire à
la suite de ce travail.
1
Chapitre I: Présentation de l’entreprise « GRTE » et prévision de la consommation d’électricité
Chapitre I
2
Chapitre I: Présentation de l’entreprise « GRTE » et prévision de la consommation d’électricité
Elle a été créée en 1947 sous le nom d’EGA (Electricité et Gaz d’ Algérie).
Par ordonnance n°6959 du 26 juillet 1969 parue dans le journal officiel du 1 er Août
1969, SONELGAZ est créée en substitution à EGA dissout par ce même décret.
L'ordonnance lui assigne pour mission générale de s'intégrer de façon harmonieuse
dans la politique énergétique intérieure du pays. Le monopole de la production, du
transport, de la distribution, de l'importation et de l'exportation de l'énergie électrique
attribué à Sonelgaz a été renforcé. De même, Sonelgaz s'est vue attribuer le monopole
de la commercialisation du gaz naturel à l'intérieur du pays, et ce pour tous les types de
clients (industries, centrales de production de l'énergie électrique, clients domestiques).
Pour ce faire, elle réalise et gère des canalisations de transport et un réseau de
distribution
En juin 2002, Sonelgaz passe au statut d’une Société Par Actions (SPA) suite à la
promulgation de la loi du 05 février 2002 (loi n°02-01) relative à l’électricité et à la
distribution du gaz par canalisations. Cette loi permet l’ouverture du marché de
l’électricité. L’Etat demeure l’actionnaire majoritaire de Sonelgaz SPA.
Comme conséquence à cette nouvelle loi, une institution importante a été crée :
l’Autorité de régulation qui est totalement autonome et indépendante pour l’électricité et
la distribution du gaz par canalisations dénommée la Commission de Régulation de
l’Electricité et du Gaz (CREG).
Les principales missions de la CREG sont :
- Favoriser la compétitivité des secteurs de l’électricité et du gaz ;
- Assurer la transparence des activités dans le seul intérêt des opérateurs et des
consommateurs
- Surveiller et contrôler le respect des lois et règlements relatifs aux marchés de
l’électricité et du gaz
3
Chapitre I: Présentation de l’entreprise « GRTE » et prévision de la consommation d’électricité
SONELGAZ vit, depuis quelques années, une phase particulièrement importante de son
histoire. Désormais, la restructuration de Sonelgaz, suite à l'avènement de la loi N°01.02 du 05
février 2002 s'est achevée avec la création de l'ensemble des filiales. [13]
On compte:
1. La Société de Production de l'Electricité (SPE),
2. Sharikat Kahraba wa takat moutadjadida (SKTM)
3. La Société de l’Engineering de l’électricité et du Gaz (CEEG)
4. La Société de Gestion du Réseau de Transport de l'Electricité (GRTE),
5. La Société de Gestion du Réseau de Transport Gaz (GRTG),
6. L'Opérateur Système électrique (OS), chargée de la conduite du système
Production / Transport de l'électricité,
7. La Société de Distribution de l'électricité et du gaz (SDC)
Les sociétés travaux du Groupe Sonelgaz, Kahrif, Kahrakib, Etterkib, Inerga et Kanaghaz, sont
spécialisées dans le domaine de la réalisation des infrastructures énergétiques (engineering,
montage industriel, réalisation de réseaux...) et c'est grâce à ces sociétés que l'Algérie dispose
Par ailleurs, les filiales métiers périphériques sont en charge d'activités annexes, telles que la
maintenance d'équipements énergétiques, la distribution de matériel électrique et gazier, le
transport et la manutention exceptionnels, ... etc.
De plus, Sonelgaz détient également des participations dans des sociétés, dont le métier est en
rapport avec le domaine de l'électricité et du gaz.
Grâce à sa ressource humaine formée et qualifiée, le Groupe occupe une position privilégiée
dans l'économie du pays en tant que responsable de l'approvisionnement de plus de six
millions de ménages en électricité et de trois millions en gaz naturel, soit une couverture
géographique de plus de 99% en taux d'électrification et 59% pour la pénétration gaz.
4
Chapitre I: Présentation de l’entreprise « GRTE » et prévision de la consommation d’électricité
5
Chapitre I: Présentation de l’entreprise « GRTE » et prévision de la consommation d’électricité
I.3.2-Organisation de GRTE
GRTE est le gestionnaire d’unique et propriétaire du réseau de transport d’électricité. Il est
chargé de l’exploitation, la maintenance et le développement du réseau de transport. [12]
L’organisation de GRTE se présente comme suit :
SERVICE MOYENS
Figure I.2 : Filiales Organisation de GRTE
6
Chapitre I: Présentation de l’entreprise « GRTE » et prévision de la consommation d’électricité
Afin de pouvoir gérer l’ensemble du réseau national du transport d’électricité, GRTE est
organisé en cinq (05) directions régionales qui sont : Alger, Annaba, Sétif, Oran et Hassi
Messaoud.
Les ouvrages sont interconnectés par des lignes électriques 400kV, 220kV ou 60kV.
Comme le montre le schéma, le réseau électrique du pole d’Adrar est isolé du réseau de Hassi
Messaoud.
7
Chapitre I: Présentation de l’entreprise « GRTE » et prévision de la consommation d’électricité
2- Poste électrique
Les postes électriques Hautes Tension servent à transformer la tension, aiguiller le courant
électrique et protéger les installations et les personnes.
Prendre de bonnes décisions en terme de gestion d’un système électrique n’est guère possible
si l’on ne dispose pas de techniques efficaces permettant d’en modéliser les aléas, de modéliser
l’effet des différentes variables intervenant dans le problème, et d’en faire une prévision aussi
précise que possibles.
La composante est de savoir quelle donnée doit être prévue. Elle se décide suivant ce
que l’entreprise cherche à améliorer. Pour planifier ses ressources, l’élargissement du
plan d’investissement pour une entreprise de production d’électricité a besoin de
prévision en unité de demande de cette énergie (consommation).
L’horizon de prévision est en relation avec la durée du plan. L’horizon de prévision est
défini par la taille du planning qu’on veut en déduire (en unités temporelles).
9
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Chapitre II
10
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
II.1Définition
Une série temporelle (ou chronologique) est une suite d’observations {x1, x2, , xn} indexée par
le temps. On supposera qu’il s’agit d’une réalisation d’un processus X, c’est à dire d’une suite
Xi de variables aléatoires. [10] [11]
Une série temporelle est généralement constituée de plusieurs éléments.
- Composante stationnaire (ou résiduelle) : ce qui reste lorsque l’on a enlevé les autres
composantes. Décrit l’évolution à court terme de la série.
La notion de série temporelle stationnaire définie plus précisément dans la suite. Cette
hypothèse jouera un rôle fondamental dans la suite, et remplacera l’hypothèse usuelle des v.a
i.i.d. (ici, il peut exister une dépendance entre deux valeurs successives prises par la série
observée).
Le modèle le plus courant consiste à supposer que la série initiale s’écrit sous la forme (modèle
additif) composante stationnaire.
Economie
Évolution du cours du Dow Jones entre 1928 et 2004, données mensuelles [11]
11
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Production de poissons, en milliers de francs, en Finistère nord (Brest, Morlaix, Paim- pol)
entre 1971 et 1979, données mensuelles [11]
•
Environnement
Évolution de l’intensité du vent, en m/s, au large de la Bretagne entre 1979 et 2001, données
journalières. [11]
Santé
Evolution des cas de grippe en France, par semaine, de 1984 (semaine44) à 2002 (semaine
50), soit 945 valeurs. [11]
12
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
yi = fi + si + ei , 1 ≤ i ≤ n.
Remarque:
1. On choisit ce modèle si la courbe qui uni les maximums des observations s’eloigne ou
s’approche de celle qui uni les minimums des observations, i.e. si les amplitudes des
fluctuations dépendent du niveau.
2. Le modèle multiplicatif est souvent utilisé pour des données de type économique.
-Modèles mixtes:
Il s’agit là des modéles ou addition et multiplication sont utilisées. On peut supposer, par
exemple, que la composante saisonnière agit de façon multiplicative, alors que les fluctuations
irréguliéres sont additives :
Le test de Buys-Ballot :
On calcule, pour chacune des années, la moyenne et l'écart type, puis on estime par MCO les
paramètres a1 et a0 de l’équation 𝜎𝑖 = 𝑎1 𝑋𝑖 + 𝑎0 + 𝜀𝑖
Dans le cas, ou le paramètre a1 n'est pas significativement différent de 0 (test de Student)
alors on accepte l'hypothèse d'un schéma additif ; dans le cas contraire, nous retenons un
schéma multiplicatif.
13
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Xij la valeur de la chronique pour la ième année (i = 1..., N) et la jème période ( j = 1...,p)
supposée telle que xij = mij + eij ; les eij les résidus considérés comme aléatoires formés
d’éléments indépendants : eij → N (0; σ2)
Les mij sont les éléments d’une composante de la chronique qui s’écrivent : mij = ai + bj avec bj
qui mesure l’effet période en colonne du tableau et a i qui mesure l’effet année en ligne du
tableau.
Deux effets absents sont testés contre deux effets significativement présents :
– si l’effet période (ici trimestre) est significatif, la série est saisonnière ;
– si l’effet année est significatif, ceci suggère deux interprétations.
La chronique de départ n’a pas été transformée, elle possède alors des paliers
horizontaux.
La chronique a été transformée, des changements de tendance existent dans la
chronique.
𝑆𝑇 = (𝑋𝑖𝑗 − 𝑋 . . )2
𝑖=1 𝑗 =1
𝑁 𝑃
1 : moyenne générale de la chronique sur les N ×p
Avec 𝑋. . = 𝑋𝑖𝑗
𝑁×𝑃 observations.
𝑖=1 𝑗 =1
𝑁
1
𝑋𝑖 = 𝑋𝑖𝑗 : moyenne de l'année i
𝑃
𝑖=1
𝑁
1
𝑋𝐽 = 𝑋𝑖𝑗 : moyenne de la période j
𝑁
𝑖=1
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Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Nous obtenons :
𝑁 𝑃
𝑆𝑇 = (𝑋𝑖𝑗 − 𝑋 . . )2
𝑖=1 𝑗 =1
𝑁 𝑃
𝑁 𝑃 2
𝑁 𝑃 𝑁 𝑃 𝑁 𝑃
2 2
= ( 𝑋𝑖. + 𝑋.. ) + ( 𝑋.𝑗 + 𝑋.. ) + ( 𝑋𝑖𝑗 − 𝑋.𝑖 − 𝑋.𝑗 + 𝑋.. )2
𝑖=1 𝑗 =1 𝑖=1 𝑗 =1 𝑖=1 𝑗 =1
𝑁 𝑝 𝑁 𝑃
2 2
=𝑝 ( 𝑋𝑖. + 𝑋.. ) + 𝑁 (𝑋.𝑗 + 𝑋.. ) + ( 𝑋𝑖𝑗 − 𝑋.𝑖 − 𝑋.𝑗 + 𝑋.. )2
𝑖=1 𝑗 =1 𝑖=1 𝑗 =1
15
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Nous utilisons les résultats du tableau précidente pour e¤ectuer [Link] de la variance de la
série. A partir de ce tableau, nous pouvons construire les tests d'hypothèses.
Si le Fisher empirique est supérieur au Fisher lu dans la table, on rejette l'hypothèse H0, la
série est saisonnière.
Si le Fisher empirique est supérieur au Fisher lu, on rejette l'hypothèse H0, la série est donc
affectée d'une tendance.
- Opérateur de retard
L’opérateur B décale le processus d’une unité de temps vers le passé :
B(Xt) = Xt−1 .
𝐵(𝐵 … 𝐵 𝑋𝑡 … )) = 𝐵 ℎ 𝑋𝑡 = 𝑋𝑡−ℎ
Opérateur différence
L’opérateur ∆ fait la déférence entre le processus et sa version décalée de une unité de temps.
Cet opérateur se construit en utilisant l’opérateur précédent :
∆ 𝑋𝑡 = 𝑋𝑡 − 𝑋𝑡−1 = 𝑋𝑡 − 𝐵(𝑋𝑡 )
∆= 𝐼 − 𝐵
ou I est l’opérateur identité:
I(Xt) = Xt.
Propriétés d'opérateur:
– Elimination de la tendance :
L’opérateur ∆ élimine les tendances linéaires. Pour un processus de la forme
Xt = at + b + 𝜀 t
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Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Ou 𝜀 t est stationnaire, on a
Xt = at2 + bt + c + 𝜀 t
On a
∆2 = (I−B)2 = I−2B+B2
Et donc
Il faut bien noter que l’opérateur ∆d raccourcit la série des xt de d valeurs puisque ∆dXt n’est
défini que pour t > d.
– Elimination de la saisonnalité :
L’opérateur ∆ω = (I−Bω) élimine une saisonnalité de période ω (ω entier).
Si on a un processus de la forme
𝑋𝑘𝜔 +𝑗 = 𝑠𝑗 + 𝜀 𝑘𝜔 +𝑗
Ou 𝜀 t est stationnaire, on a
∆ 𝑋𝑘𝜔 +𝑗 = 𝐼 − 𝐵𝜔 𝑋𝑘𝜔 +𝑗
= 𝑋𝑘𝜔 +𝑗 + 𝑋(𝑘−1)𝜔+𝑗
= 𝑠𝑗 +𝜀𝑘𝜔 +𝑗 − 𝑠𝑗 +𝜀 𝑘−1 𝜔+𝑗
= 𝜀𝑘𝜔 +𝑗 − 𝜀 𝑘−1 𝜔+𝑗
On utilise fréquemment les opérateurs ∆12 pour les données mensuelles, ∆7 pour les données
journaliére s,∆24 pour les données horaires, ….etc.
Cet opérateur est également coûteux en information puisqu’il raccourcit la série de ω valeurs,
les ω premières servant de références pour la saisonnalité.
Définition:
On appellera ici processus stochastique (à temps discret) une suite {Xt} de variables aléatoires
indicée par le temps. [06]
Il faut bien noter que
17
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Un processus est dit stationnaire si la loi de tout k-uplets est invariante par translation dans le
temps [06]:
Cette hypothèse de stabilité temporelle de la loi du processus facilite évidemment bien des
analyses. Pratiquement, cette hypothèse implique notamment que la covariance entre les
valeurs prises en 2 dates distinctes par le processus ne dépend que de la longueur de la période
qui les sépare (et pas de la date initiale) :
V(Xt) = σ2
Remarque:
– La stationnarité entraine la faible stationnarité.
– Un processus gaussien faiblement stationnaire est stationnaire.
Elle fournit une information sur la variabilité de la série et sur les liaisons temporelles qui
existent entre les diverses composantes de la sérieYt .
La fonction d’autocovariance d’un processus stationnaire est une fonction:
- paire: γ −h = γ h ∀h
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Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
- semi-définie positive:
𝒏 𝒏
n
Puisque cette quantité est égale à V j=1 aj Ytj
𝛾 ℎ
𝜌 ℎ = , ℎ𝜖𝑍
𝛾 0
1 𝜌 1 𝜌 2 … 𝜌 𝑚−1
𝜌 1 1 𝜌 1 … 𝜌 𝑚−2
.
𝑅 𝑚 = .
.
𝜌 𝑚−1 𝜌 𝑚−2 … 𝜌 1 1
Elle suit une loi de Student. La variance dépendant de h, l’intervalle de coefficient associé au
corrélogramme (ensemble des coefficient d’autocorrélation quand h varie) augmente avec h .
20
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Avec
1 ρ1 … ρh−1
ρ1 1 … ρh−2
.
R h =
.
.
ρh−1 ρh−2 … 1
ρ1
ρ2
.
Et R(h)∗ la matrice R(h) dans laquelle on a remplacé la colonne h par . ,soit:
.
ρh
1 ρ1 … ρ1
ρ1 1 … ρ2
.
R(h)∗ =
.
.
ρh−1 ρh−2 … ρh
Ainsi,
ρ 2 − ρ(1)2
r 1 =ρ 1 r 2 = …
1 − ρ(1)2
De manière empirique, les autocorrélations soit partielle s’estiment:
A partir de la régression MCO de Yt sur les h retards et en prenant le dernier coefficient.
En estiment les autocorrélations simples et en calculant r(h) à partir de la formule ci-dessus.
A partir de l'algorithme de DURBIN: il permet de calculer récursivement les divers
coefficient de régression en évitant l'inversion des matrice de corrélation R h . Il est basé sur
une formule de calcul des coefficients ah (H) à partir des ah H − 1 et a1 1 = ρ 1 .
Afin de tester la nullité du coefficient d'autocorrélation partielle d'ordreh, on donne la variance
de l'autocorrélation partielle estimée:
1
V(r h ) = ∀h
T
Ainsi, l'intervalle de confiance du corrélogramme partiel est le même pour tout h .
∀𝑡: 𝑋𝑡 ~𝐹 𝐸 𝑋𝑡 = 0
∀𝑡 ≠ 𝑠: 𝑋𝑡 , 𝑋𝑠 𝑖𝑛𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡𝑠
21
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Bruit blanc faible : Un processus est un bruit blanc faible s’il constitue un échantillon non
corrélé :
∀𝑡 ∶ 𝑋𝑡 ~𝐹, 𝐸 𝑋𝑡 = 0
∀𝑡 ≠ 𝑠: 𝑐𝑜𝑣 𝑋𝑡 , 𝑋𝑠 = 0
La plupart des séries économiques sont non stationnaires, c’est-à-dire que le processus qui les
décrit ne vérifie pas au moins une des conditions de la définition d’un processus stationnaire
du second ordre, donnée par [05]:
Ceci nous conduit à définir deux types de non stationnarité selon que c’est plutôt la condition
portant sur le moment d’ordre 1 qui n’est pas vérifiée (non stationnarité déterministe) ou les
conditions portant sur les moments du second ordre qui ne sont pas vérifiées (non stationnarité
stochastique).
Non stationnarité déterministe:
yt = α + βt + εt
22
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Ou
𝑦𝑡 − 𝑦𝑡−1 = 𝜀𝑡 (cas sans dérive).
Il n’est généralement pas nécessaire de prendre en compte tout le passé de la série et on peut
le plus souvent se limiter à p valeurs :
Xt = υXt−1 + 𝜀 t = υB(Xt) + 𝜀 t
𝜇= 𝜑𝜇 𝜇 = 0 𝑜𝑢 𝜑=1 𝜇= 0
⇒ ⇒
𝜎𝑋2 = 𝜑 2 𝜎𝑋2
+ 𝜎2 (1 − 𝜑 2 )𝜎𝑋2 = 𝜎2 𝜑 < 1
Remarque : La contrainte µ = 0 n'est pas trés forte puisqu’on passe d’un processus
d’espérance µ à un processus d’espérance nulle par simple translation.
Autocorrélation : On a
2 2
= 𝜑 ℎ 𝐸 𝑋𝑡−𝑘 = 𝜑 ℎ 𝑉 𝑋𝑡−ℎ = 𝜑 ℎ 𝜎𝑥2
𝛾ℎ 𝜑 ℎ 𝜎𝑋2
𝜌ℎ = = 2 = 𝜑ℎ
𝛾0 𝜎𝑋
Ce dernier résultat implique que, puisque |υ| < 1, les corrélogrammes auront des allures
décroissantes amorties :
υ = 0.9 υ = 0.3
υ = -0.9 υ = -0.3
Le processus ”oublie” progressivement les valeurs passées.
24
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
𝑋𝑡∗ = ϕXt−1
Et donc
Xt − 𝑋𝑡∗ = 𝜀𝑡 ,
υ= 0.9 υ= −0.9
Un processus AR(2) est un processus stationnaire qui vérifie une équation de la forme
Dans un tel modéle, l’influence du passé se manifeste par une régression linéaire sur les deux
valeurs antérieures.
Selon les valeurs de υ 1 et υ 2, il n’est pas toujours possible de trouver un processus stationnaire
vérifiant cette équation.
Dans le cas des processus stationnaires, on peut montrer que
ρh → 0.
h→∞
25
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
L’autocorrélation partielle τh est donc nulle dès que h est supérieur à 2 : h > 2⇒ τh = 0.
De façon générale, un processus AR(p) est un processus qui dépend linéairement des p
valeurs antérieures :
Xt = υ1Xt−1 + ...υpXt−p + 𝜀 t
𝑋𝑡 = 𝜑𝑘 𝑋𝑡−𝑘 + 𝜀𝑡 𝛷 𝐵 𝑋𝑡 = 𝜀𝑡
𝑘≤1≤𝑝
Ou υ est le polynôme de degré p dont les coefficients sont (1, − υ1, ... − υp).
Autocorrélation : On montre que les autocorrélations sont solutions des équations Yule et
Walker
𝜌ℎ + 𝜑𝑘 𝜌ℎ−𝑘 = 0
𝑘≤1≤𝑝
Comme pour les processus AR(1) et AR(2), on montre que ρh décroit exponentiellement.
h>p ⇒ τh = 0.
𝜌ℎ = 𝜑𝑘 𝜌ℎ−𝑘 𝑝𝑜𝑢𝑟 ℎ ≥ 1
𝑘=1
Ou par d’autres méthodes comme le maximum de vraisemblance ou les moindres carrés.
26
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Autocorrélation : On a
𝛾1 = 𝑐𝑜𝑣 𝑋𝑡 , 𝑋𝑡−1 = 𝑐𝑜𝑣 𝜀𝑡 , 𝜃𝜀𝑡−1 , 𝜀𝑡−1 + 𝜃𝜀𝑡−2 = 𝜃𝑉 𝜀𝑡−1 = 𝜃𝜎 2
𝛾1 𝜃𝜎 2 𝜃
𝜌1 = = 2 2
=
𝛾0 (1 + 𝜃 )𝜎 (1 + 𝜃 2 )
Pour h > 1, on a
γh = Cov(Xt, Xt−h) = Cov(𝜀 t + θ 𝜀 t−1, 𝜀 t−h + θ 𝜀 t−h−1) = 0
(1 + θ2)ρ1 = θ θ2ρ1 − θ + ρ1 = 0
Pour un processus MA(1), l’autocorrélation d’ordre 1 est inférieure à 1/2 en valeur absolue.
Les corrélogrammes d’un processus MA(1) seront donc de la forme
θ = 0.9 θ = −0.9
Autocorrélation partielle :
Le calcul du coefficient d’autocorrélation partielle est plus complexe, il se résout en
manipulant l’équation
∞
1
𝑋𝑡 = 𝐼 + 𝜃𝐵 𝜀𝑡 𝑋 = 𝜀𝑡 −0 𝑘 𝐵𝑘 𝑋𝑡 = 𝜀𝑡
𝐼 + 𝜃𝐵 𝑡
𝑘=0
27
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Ce qui permet de donner une autre équation d’un processus MA(1) sous la forme
∞ ∞
𝑘 𝑘 𝑘
𝑋𝑡 = 𝜀𝑡 − −𝜃 𝐵 𝑋𝑡 = 𝜀𝑡 − −𝜃 𝑋𝑡−𝑘
𝑘=0 𝑘=0
−𝜃 h 𝜃 2 − 1
𝜏ℎ =
1 − 𝜃 2 ℎ+1
Qui nous donne des corrélogrammes partiels de la forme
θ = 0.9 θ = 0.3
θ = −0.9 θ = −0.3
V(Xt)= V(𝜀 t) + 𝜃12 V(𝜀 t−1)+ 𝜃22 V(𝜀 t−2) = ( 𝜃22 +𝜃12 +1)𝜎 2
On a donc
𝜃(1 + 𝜃2 ) 𝜃2
𝜌1 = , 𝜌2 = , 𝜌 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 ℎ > 2
(𝜃22 + 𝜃12 + 1) (𝜃22 + 𝜃12 + 1) ℎ
Enfin, on peut montrer que l’autocorrélation partielle décroıt de façon exponentielle :
τh → 0.
h→∞
28
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Exemple :
Processus MA(2), les deux premières autocorrélations sont négatives (et nulles ensuite) [02]
Ou Θ est le polynôme de degré q dont les coefficients sont {1, θ1, ...θq}.
Dans un tel modèle, on suppose de plus que l’influence des chocs passés se manifeste au
travers d’une fonction linéaire.
Un tel modèle est appelé moyenne mobile d’ordre q car Xt est une moyenne mobile (en anglais
moving average) appliquée aux variables aléatoires εt , εt−1 , ... εt−q . Le terme moyen est à
prendre dans un sens très large dans la mesure où la somme des coefficients θk n’est pas
nécessairement égale à1.
𝑘=𝑞−ℎ
𝜃ℎ + 𝑘=1 𝜃𝑘 𝜃ℎ−𝑘
𝜌ℎ = 𝑠𝑖 ℎ ≤ 𝑞
1 + 𝑘=ℎ 2
𝑘=1 𝜃𝑘
0 𝑠𝑖 𝑛𝑜𝑛
Autocorrélation partielle :
Les autocorrélations partielles τh d’un processus moyenne mobile d’ordre q ont un
comportement semblable à celui des autocorrélations ρh d’un processus autoregressif de même
ordre : elles s’amortissent à vitesse exponentielle.
29
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Remarque :
Un processus autorégressif d’ordre 1 peut s’exprimer sous forme de moyenne mobile en
inversant l’équation :
∞
1
𝐼 − 𝜑𝐵 𝑋𝑡 = 𝜀𝑡 𝑋𝑡 = 𝜀 = 𝜑 𝑘 𝐵 𝑘 𝜀𝑡
𝐼 − 𝜑𝐵 𝑡
𝑘=0
On obtient ainsi une moyenne mobile d’ordre q infini dont les coefficients décroissent
exponentiellement
AR(1) ̴ MA(∞).
On peut bien évidemment envisager de combiner les deux modèles précédents en in-
troduisant
– une dépendance du processus vis-a-vis de son passé : modèle AR(p),
– un effet retardé des chocs : modèle MA(q).
Un tel modèle, appelé autorégressif - moyenne mobile (ARMA), est caractérisé par le
paramètre p de la partie autorégressive et le paramètre q de la partie moyenne mobile. Un
processus ARMA(p, q) vérifie l’équation [02] [06]
Soit
Φ(B)Xt = Θ(B) 𝜀 t.
Le traitement d’un tel processus est plus complexe que celui des 2 précédents. On peut
cependant montrer que ses autocorrélations et ses autocorrélations partielles sont des fonctions
amorties tendant vers 0 en valeur absolue à vitesses exponentielles.
𝛾 ℎ − ∅𝑖 𝛾 ℎ − 𝑖 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 ℎ ≥ 𝑞 + 1 𝐼
𝑖=1
Preuve
La forme ARMA(p,q) de (Xt) est
𝑝 𝑞
𝑋𝑡 − ∅𝑗 𝑋𝑡−1 = 𝜀𝑡 + 𝜃𝑗 𝜀𝑡−𝑗
𝑗 =1 𝑗 =1
30
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
𝑋𝑡 = ℎ𝑖 𝜀𝑡−1
𝑗 =0
On peut ainsi dresser un tableau comparatif des corrélogrammes et corrélogrammes partiel des
processus
La condition de stationnarité des modèles présentés ici n’est évidemment pas toujours
convenable. On peut intégrer certains types de non-stationnarités en élargissant le modèle
ARMA. Ces élargissements consistent en une série d’opérations préalables visant à éliminer la
tendance ou la saisonnalité. [02] [06]
31
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Modèle ARIMA :
Modèle SARIMA :
Les modèles SARIMA peuvent vus comme une généralisation des modèles ARIMA,
contenant une partie saisonnière.
Définition :
de façon générale, soient s1,…., sn n entiers, alors un processus (Xt) est un processus
SARIMA(p,d,q)
- autorégressif moyenne mobile intégré saisonnier - s’il vérifie une équation du type
Φ 𝐿 1 − 𝐿𝑆1 … 1 − 𝐿𝑆𝑛 𝑋𝑡 = 𝛩 𝐿 𝜀𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑡 ≥ 0
Ou
Φ L = I − ∅L −∅2 L2 + ⋯ − ∅p Lp ou ∅p ≠ 0 et Θ L = I + θ1 L −θ2 L2 + ⋯ − θq Lq ou θq ≠ 0
Sont des polynômes dont les racines sont de module supérieur à 1 et ou les conditions initiales
𝑍−1 = 𝑋−1 , … . , 𝑋−𝑝 , 𝜀−1 , … . , 𝜀−𝑞
Φ 𝐿 1 − 𝐿𝑆 𝑋𝑡 = 𝛩 𝐿 𝜀𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑡 ≥ 0
Φ 𝐿 1 − 𝐿𝑆 … 1 − 𝐿 𝑑 𝑋𝑡 = 𝛩 𝐿 𝜀𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑡 ≥ 0
Ou un seul facteur saisonnier "s" intervient, soit applique à un processus ARMA dans le
premier cas, soit appliqué à un processus ARIMA dans le second cas.
32
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Exemple :
Soit 𝑠 ∈ 𝑁\ 0 correspondant à la saisonnalité, et considérons le processus défini par
33
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
34
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
II.8.1 Identification
𝑦𝑡 = 𝜌𝑦𝑡−1 + 𝛼𝑖 𝑦𝑡−𝑖 + 𝜀𝑡 𝐻0 : 𝜌 = 1
𝑖=1
𝑝
𝑦𝑡 = 𝛼 + 𝜌𝑦𝑡−1 + 𝛼𝑖 𝑦𝑡−𝑖 + 𝜀𝑡 𝐻0 : 𝛼 = 0 𝑒𝑡 𝜌 = 1
𝑖=1
𝑝
𝑦𝑡 = 𝛼 + 𝜌𝑦𝑡−1 + 𝛼𝑖 𝑦𝑡−𝑖 + 𝜀𝑡 𝐻0 : 𝛼 ≠ 0 𝑒𝑡 𝜌 = 1
𝑖=1
𝑝
𝑦𝑡 = 𝛼 + 𝛽𝑡 + 𝜌𝑦𝑡−1 + 𝛼𝑖 𝑦𝑡−𝑖 + 𝜀𝑡 𝐻0 : 𝛼 = 0, 𝛽 = 0 𝑒𝑡 𝜌 = 1
𝑖=1
Pour simplifier, on écrira:
𝑝
∆𝑦𝑡 = ∅𝑦𝑡−1 + 𝑖=1 𝛼𝑖 ∆𝑦𝑡−𝑖 + 𝜀𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∅ = 𝑝 − 1 "𝑚𝑜𝑑è𝑙𝑒 1 "
𝑝
∆𝑦𝑡 = 𝛼 + ∅𝑦𝑡−1 + 𝑖=1 𝛼𝑖 ∆𝑦𝑡−𝑖 + 𝜀𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∅ = 𝑝 − 1 "𝑚𝑜𝑑è𝑙𝑒 2 "
𝑝
∆𝑦𝑡 = 𝛼 + 𝛽𝑡 + ∅𝑦𝑡−1 + 𝑖=1 𝛼𝑖 ∆𝑦𝑡−𝑖 + 𝜀𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∅ = 𝑝 − 1 "𝑚𝑜𝑑è𝑙𝑒 3 "
35
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
non oui
Test ∅1 = 1
non oui
non
oui
Test ∅1 = 1
non oui
non oui
n−h
t=l (yt − y)(yt+h −y
ρ k = n 2
t=l(yt − y )
36
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Critères d'information
Une fois choisis l’ensemble des processus ARMA permettant de modéliser les données, il y a
donc ( pmax + 1) q max + 1 modèles possibles et il ne faut en retenir qu’un seul. Pour cela, on
dispose de critère de comparaison de modèles que l’on souhaite être le plus petit possible. Les
critères classiques sont les suivants:
- Critère d’Akaike (AIC) :
2(p + q)
AIC p, q = log ς2 +
T
- Critère de Schwarz (SBC ou BIC):
2(p + q) log T
SBC p, q = log ς2 +
T
- Critère de Hannan :
c(p + q) log log T
φ p, q = log ς2 +
T
Avec c > 2
Pour ces trois critères, ς2 est l’estimation de la variance ς2 du bruit blanc. Ces critères sont
basés sur le principe de la pénalisation. En effet, on peut montrer que si on passe d'un modèle
ARMA p, q à un modèle ARMA(p + 1, q) ou à un modèle ARMA(p, q + 1), alors la
varience estimée diminue.
Ces critères corrigent donc ce phénomène et on cherche un compromis entre une faible
variance et un faible nombre de paramètres à estimer, respectant ainsi le principe de
parcimonie (retenir le modèle le moins complexe pour espérer une qualité d’ajustement
acceptable).
II.8.3 Estimation
Estimation des paramètres
Méthodes des moments: On a vu dans le paragraphe sur les méthodes empiriques comment
estimer les autocorrélations et a donné dans ce chapitre leurs valeurs théoriques pour les
processus classiques. La méthode des moments est une des plus utilisées: pour un modèle
donné, on sait que les autocorrélations ρh et τh dépendant des paramètres
φ1 , … φp , θ1 , … θd selon des équations connues:
(ρ1 , ρ2 , … , τ1 , τ2 , … ) = F(φ1 , … φp , θ1 , … θd )
37
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
(φ1 , … φp , θ1 , … θd ) = F −1 (ρ1 , ρ2 , … , τ1 , τ2 , … ).
Il n’est pas nécessaire d’expliciter ici la forme des résultats.
Maximum de vraisemblance:
L’autre méthode classique d’estimation est le maximum de vraisemblance. Elle nécessite de
faire des hypothèses sur la loi du bruit blanc Et . L »hypothèse la plus fréquemment retenue
est qu’il s’agit d’un bruit blanc gaussien de varianceς2 .
On obtient alors des estimateurs du maximum de vraisemblance des paramètres
φ1 , … φp , θ1 , … θd et de ς.
Cette méthode peut donner lieu à des calculs très lourds aussi bien mathématiquement que
numériquement à cause de la forme très « tourmentée » des fonctions de vraisemblance.
Pour éviter des temps de calculs colossaux ; on a le plus souvent recours à des algorithmes qui
utilisent des approximations plus ou moins fortes.
II.8.4 Validation
Tous les résultats d'estimation obtenons , toutes les prévisions que l'on pourra faire,
dépendent de façon cruciale du fait que les résidus forment un bruit blanc gaussien.
Il est donc capital d'accorder un soin particulier à la vérification de cette hypothèse.
Teste du bruit blanc: Dans l’analyse des séries chronologiques par processus ; le bruit
blanc joue un rôle particulier puisque c’est un processus sans aucune structure. Quand, pour un
processus X t , on a éliminé toute tendance, toute saisonnalité et toute dépendance vis-à-vis du
passé ; il reste un processus Et complètement imprévisible sur lequel il n’y a plus grand-
chose à dire.
Le test préliminaire concerne justement ce processus. Quand on étude une série xt la première
hypothèse testée est :
Q1 xt =T ρ2h (x)
h=1
Ou T est le nombre d’observations, ρh (x) l’autocorrélation d’ordre h estimée sur la série
xt , 1 ≤ t ≥ T et H une quantité suffisamment grande.
- le test fondé sur la statistique de Ljung et Box :
H
1
Q 2 xt = T T+2 ρ2h (x)
T−h
h=1
Sous l’hypothèse d’un bruit gaussien, ces deux statistiques suivant des lois du ᵡ2 à H − p − q
degrés de libertés.
38
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
Remarque:
Les tests de bruit blanc permettent également de’’ valider’’ le modèle. Si le processus est bien
un ARMA p, q , le processus résiduel également Et = X − Xt doit être un bruit blanc. On
accepte (ou rejette) cette hypothèse en effectuant un des tests fondés sur une statistique Q( et )
pour cela, il faut donc estimer les autocorrélations du processus Et .
On ne peut envisager d’effectuer des prédictions qu’une fois qu’on a accepté l’hypothèse
H0 : ’’ Et = Xt − φ1 Xt−1 + ⋯ + φp Xt−p + θ1 Et−1 + ⋯ + θq Et−q est un bruit blanc’’
Test de Skewness
H0 1 : µ3 = 0 → α3 = 0
H1 1 : µ3 ≠ 0 → α3 ≠ 0
sous l‘hypothèse H0 l‘estimateur 𝛼3 de α3 suit asymptotiquement une loi N(0 , 3!/n) où
(3!=6), sa variable centrée et réduite t
39
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
t= n
6 α3 suit asymptotiquement une N(0,1)
Si -1.96 < t estimations < 1.96 on décide H01 sinon H 11
Si on décide H11 le test est terminé car la loi n‘étant pas symétrique elle ne peut être normale.
Si la décision est H01 on passe au test suivant.
Test de Kurtosis
H02 : µ4= 3 σ4 → α4 = 3
H12 : µ4 ≠ 3 σ4 → α4 ≠ 3
sous l‘hypothèse H0 l‘estimateur â4 de α4 suit asymptotiquement une loi N(3 , 4!/n) ou
(4!=24)
t = n 24 a4 − 3 suit asymptotiquement une N(0,1)
Si - 1.96 < testimation < 1.96 on décide H02 sinon H12
si la décision est H02 , on a donc les deux propriétés vérifiées , on décide alors normalité des
erreurs
Si on décide H12 le test est terminé car la loi n'étant pas un coefficient d'aplatissement égal à 3
nous ne sommes pas dans le cadre de la loi normale.
Sous l‘hypothèse H0 vraie la variable aléatoire S somme des carrés des deux précédents
résultats centrés réduits suit donc la loi du khideux à deux degrés de liberté.
n n
S = a23 + (a − 3)2
6 24 4
Si Sestimation est inférieur à la borne du khideux on décide H0 sinon on décide H1.
∗
𝑇 𝑋𝑇+1 = EL XT+1 XT , X T−1 , … = EL XT+1 εT , εT−1 , …
∗
𝑇 𝑋𝑇+1 = 0 + θ1εT + ⋯ + θqεT+1−q
∗
𝑇 𝑋𝑇+1 = EL XT+1 XT , X T−1 , … = EL XT+h εT , εT−1 , … et donc
Toutefois, cette méthode présente le désavantage d’estimer 𝑋𝑇+ℎ à partir des résidus passés, a
priori non observables, et non pas du passé de la variable.
Φ L Xt = Θ(L)εt
Remarque : Dans le cas d’un processus non centré, 𝛷 𝐿 𝑋𝑡 = 𝛍 + 𝚯(𝑳)𝜺𝒕 , on peut noter que
ΕXt = μ Θ 1 = m et que Φ L (Xt − m) = Θ(L)εt . Il est donc toujours possible, en
translatant le processus, de se ramener à un processu centré (pour des processus ARMA
seulement).
Sous cette forme ARMA, alors
𝑝 𝑞
41
Chapitre II : Généralités sur séries temporelles
𝑝 𝑞
∗
On a alors 𝑇+1𝑋𝑇+ℎ = EL XT+1 XT , XT−1 , … = EL XT+h εT , εT−1 , … car εt est le processus
d’innovation. On peut noter que pour h > q
∗ ∗
∗
ø1 . 𝑇 𝑋𝑇−ℎ + ⋯ + øℎ−1 . 𝑇 𝑋𝑇−ℎ + ø1 𝑋𝑇 + ⋯ + ø𝑝 𝑋𝑇+ℎ−𝑝 , 𝑝𝑜𝑢𝑟 ℎ ≤ 𝑝
𝑇+1 𝑋𝑇−ℎ = ∗ ∗
ø1 . 𝑇 𝑋𝑇−ℎ−1 + ⋯ + ø𝑝 . 𝑇 𝑋𝑇+ℎ −𝑝 , 𝑝𝑜𝑢𝑟 ℎ > 𝑝
La forme générale des solutions est connue (comme dans le cas des AR(p)). Toutefois, il y a
ici un problème d’initialisation des calculs.
𝑝+𝑑 𝑞
∗
Notons T𝑋𝑇+ℎ la prévision faite à la date 𝑇
∗
𝑇 𝑋𝑇+ℎ = 𝐸𝐿 𝑋𝑇+ℎ 𝐼𝑋𝑇 , 𝑋𝑇−1 , … , 𝑋0 , 𝑍 .Alors
𝑝+𝑑 𝑞 ∗
𝑇 𝑋𝑇+ℎ−𝑖 = 𝑋𝑇+ℎ−𝑖 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑖 ≤ ℎ
∗ ∗ ∗
𝑇 𝑋𝑇+ℎ = ᴪ𝑖 𝑇 𝑋𝑇+ℎ−𝑖 +0+ 𝜃𝑗 𝑇 𝜀𝑇+ℎ−𝑗 𝑂ù ∗ 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑗 < ℎ
𝑖=1 𝑗 =1 𝑇 𝜀 𝑇+ℎ−𝑗 =
𝜀𝑇+ℎ−𝑗 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑗 ≥ ℎ
42
Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
Chapitre III
44
Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
Nous nous proposons dans ce chapitre d'appliquer la méthodologie de Box et Jenkins exposée
dans le chapitre précédant à notre série de données réelles.
Nos données présentent la quantité d'électricité transporté par la société Algérienne de gestion
de réseaux de transport de l'électricité (Hassi-Messaoud).
Les données sont mensuelles et la période retenue pour notre étude est entre janvier 2008 et
décembre 2016, ce qui nous donne un total de 108 observations.
Pour le traitement économétrique de notre série on utilise le logiciel Eviews (8.0)
Notre série de données est présentée dans le tableau suivant:
Tableau III.1: Transport d'électricité par GRTE/ DTE-HM (2008-2016) (Unité : KWh)
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Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
46
Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
Saisonnalité, ce qui entraine à dire que notre série est non stationnaire.
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Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
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Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
49
Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
50
Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
Tableau III.2 : Test de Dickey –Fuller augment (avec constant et tendance) de la série
(LELECSA)
- On a t-statistique<t-tabulée au risque de 5% et p-value<0.05
Donc notre nouvelle série n'admet pas de racine unitaire
-On a p-valu>0.05 alors notre série ne contienne pas de tandence
-On a p-valu <0.05 alors elle contienne de constant
51
Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
Tableau III.3 : Test de Dickey –Fuller augment (avec constant) de la série (LELECSA)
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Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
53
Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
La statistique Q à une probabilité très supérieur a 0.05 quelque soit la période, et on remarque
que tous les pics sont à l'intérieur de l'intervalle de confiance, le résidu peut être assimilé à un
bruit blanc.
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Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
Pour jaque-bera
2
JB = 1,40 < X0,05 2 = 5,99
Donc le résidé de notre série est un bruit blanc gaussien.
55
Chapitre III : Application de la méthode de Box et Jenkins
III.6La prévision
d'après l'estimation des paramètres et la validation du modèle SARIMA(1,1 ,12) la série
(lelec) peut être valablement représentée par un processus de type SARIMA(p,d,q) et les
valeurs prévis sont les suivants:
Une simple comparaison avec les valeurs réelles indique que les résultats obtenus sont
satisfaisant (il y'a pas beaucoup de différence entre les valeurs réelles et les valeurs
prévisionnelles)
56
Conclusion générale
Conclusion générale
Notre étude a porté sur l'analyse des séries chronologiques représentant l'évolution du
transport mensuelle de l’énergie électrique de l'entreprise (GRTE/DTE-HM).
Nous avons appliqué la méthode de Box & Jenkins sur nos données.
Comme notre série était affectée d'une saisonnalité, nous étions donc obligés de la
désaisonnaliser à l'aide de l'opérateur de différence saisonnière. Ensuite nous avons fait recours
au test de Dickey-Fuller pour tester la stationnarité.
Nous avons modélisé nos données par les modèles SARIMA. Une fois le modèle choisi,
estimé et validé nous avons calculé nos prévisions.
En effet, les valeurs obtenues par notre méthode de prévision ne sont loin des valeurs réelles.
Ce qui confirme que la méthode utilisée est la plus adéquate pour effectuer notre étude.
57
Bibliographie
ARTHUR CHRBENIER,
[2] Cours de séries temporelles théorie et applications, volume1
CORIENNE PERRAUDIEN,
Université Paris I
[3] Magistère d’économie - Deuxième année séries chronologiques quelques
élément du cours Année 2004_2005
FALORIN ARRAM
[4] Séries temporelles, Régression, Interpolation et Géostatistique
HÉLÈNE HAMISULTANE
[5] Econométrie des séries temporelles
JULIEN JACQUES,
[7] Introduction aux séries temporelles
OLIVIER ROUSTANT
Introduction aux séries chronologiques Axe Méthodes des Statistiques et
[8]
Applications, notes des cours Novembre 2008
Résumé
Dans ce travail, ona étude une série temporelle pour prédiction, un utilisant la méthode de
méthode de Box-Jenkins, le type de cette sèrié est de la forme ARMA et ARIMA.
summary
In this Works, we studied a time series to predict the prediction [Link] Box-Jenkins the type
of this series is ARMA or ARIMA form.
ملخص
و التي تهدف الىBox-Jenkins تطرقنا في هذا العمل الى دراسة السالسل الزمنية من اجل التنبؤ و ذلك باستخدام منهجية
ARIMA وARMA نمدجة سلسلة زمنية باستخدام نمادج