Guide D'evaluation de Programme
Guide D'evaluation de Programme
Cadre pour
l’examen des
programmes de
lutte contre la
tuberculose
1
Catalogage à la source : Bibliothèque de l’OMS
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de l’OMS ([Link]) ou peuvent être achetées auprès des Éditions de l’OMS, Organisation mondiale de
la Santé, 20 avenue Appia, 1211 Genève 27 (Suisse) téléphone : +41 22 791 3264 ; télécopie : +41 22 791 4857
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pour la vente ou une diffusion non commerciale – doivent être envoyées aux Éditions de l’OMS via le site Web
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n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut
juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou
limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des
frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif.
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sont agréés ou recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé, de préférence à d’autres de nature
analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé.
L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations
contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie,
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lecteur. En aucun cas, l’Organisation mondiale de la Santé ne saurait être tenue responsable des préjudices
subis du fait de son utilisation.
WHO/HTM/TB/2014.05
Cadre pour
l’examen des
programmes de
lutte contre la
tuberculose
Contributeurs
Les versions préliminaires du cadre défini ont été élaborées par Mohamed Aziz, Léopold Blanc, Daniel
Chemtob, Ogtay Gozalov, Pierre-Yves Norval, Amy Piatek, Jacques Sebert et Richard Urbanczik. La
dernière version a été révisée par Rose Wong Pray.
Yibeltal Assefa, Karin Bergstrom, Vineet Bhatia, Annemieke Brands, Andrea Braza, Jaap Broekmans,
Erwin Cooreman, Pierpaolo de Colombani, Dennis Falzon, Katherine Floyd, Giuliano Gargioni, Chris
Gilpin, Philippe Glaziou, Christian Gunneberg, Jean de Dieu Iragena, Ernesto Jaramillo, Thomas Joseph,
Kefas Samson, Daniel Kibuga, Theodora Koller, Ryuichi Komatsu, Soleil Labelle, Knut Lonnroth, Rafael
Lopez, Kaspars Lunte, Alberto Matteelli, Linh Nhat Nguyen, Wilfred Nkhoma, Ikushi Onozaki, Alka
Aggarwal Singh, Charalampos Sismanidis, Lana Tomaskovic, Mukund Uplekar, Fraser Wares, Diana Weil
et Henriette Wembanyama ont revu la version quasi définitive du document et y ont apporté des
contributions importantes.
Malgorzata Grzemska et Salah-Eddine Ottmani ont rassemblé les observations formulées par les
réviseurs et ont finalisé le document.
L’établissement du présent document a été financé par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la
tuberculose et le paludisme dans le cadre de l’accord de contribution passé entre le Fonds mondial et
l’OMS en 2012 sous le numéro de commande 20043877.
Sommaire
Abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1. Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1 Définition 6
1.2 Finalité 6
1.3 Objectifs 6
1.4 Publics cibles 7
1.5 Processus d’examen d’un programme national de lutte contre la tuberculose 7
Annexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Annexe 1. Liste pour la préparation et la mise en œuvre de l’examen d’un programme
national de lutte contre la tuberculose 32
Annexe 2. Informations générales et documents à rassembler avant l’examen d’un programme
national de lutte contre la tuberculose et à communiquer aux personnes chargées de l’examen 33
Annexe 3. Mandat pour la réalisation d’une analyse épidémiologique et d’impact dans
le cadre de l’examen d’un programme national de lutte contre la tuberculose 36
Annexe 4. Listes pour l’évaluation de certains domaines des activités antituberculeuses
lors de l’examen d’un programme national 42
Annexe 5. Références choisies 44
1
Abréviations
BAAR bacilles acido-alcoolorésistants
2
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
Préface
L’examen d’un programme national officiel de lutte contre la tuberculose (ou des efforts engagés par les pays
pour combattre cette maladie indépendamment de l’existence d’un programme officiel) est un exercice
important pour évaluer la mise en œuvre et l’efficacité de la prévention de la tuberculose, des soins et de la
lutte. Il devrait être entrepris conjointement par le gouvernement et les partenaires nationaux et internationaux
qui jouent un rôle dans les efforts de lutte contre la tuberculose.
L’examen d’un programme de lutte contre la tuberculose vise à évaluer les résultats de la stratégie appliquée
pour combattre la tuberculose et à repérer les atouts et les points faibles des interventions mises en place.
Un examen approprié doit donc présenter des recommandations spécifiques sur les orientations stratégiques
à adopter et à développer pour venir à bout des disparités repérées dans la façon dont la prévention de
la tuberculose, les soins et la lutte sont réalisés. Ces recommandations fournissent la base pour améliorer la
stratégie adoptée afin de combattre la tuberculose et pour réviser ou élaborer un plan stratégique national.
En outre, l’examen d’un programme de lutte contre la tuberculose fournit une bonne occasion de sensibiliser
les responsables politiques à la prévention de la tuberculose, aux soins et à la lutte, de renforcer l’engagement
des autorités sanitaires nationales et des partenaires essentiels, et d’améliorer la mobilisation des ressources
provenant de sources nationales et internationales.
Les premières lignes directrices de l’OMS indiquant comment examiner un programme de lutte contre la
tuberculose ont été publiées en 1998 dans l’objectif d’appuyer l’évaluation et les améliorations de la mise
en œuvre de la stratégie DOTS. Depuis lors, la stratégie mise en œuvre par l’OMS pour prévenir, soigner et
combattre la tuberculose a connu des évolutions majeures. Il a été défini, développé et réalisé de nouvelles
interventions importantes, par exemple des activités conjointes de lutte contre la tuberculose et le VIH et la
gestion programmatique de la tuberculose pharmacorésistante. C’est pourquoi ces nouvelles orientations
prennent en considération toutes les approches stratégiques qui font partie de l’actuelle stratégie de l’OMS en
matière de lutte contre la tuberculose. En 2013, l’OMS a commencé à élaborer une stratégie mondiale de lutte
contre la tuberculose après-2015. Par conséquent, ces orientations seront encore actualisées une fois que la
nouvelle stratégie sera complètement traduite en langage opérationnel.
Le présent document a donc pour principal objectif de fournir des orientations sur la manière d’organiser
l’examen d’un programme national de lutte contre la tuberculose. Les étapes clés nécessaires pour planifier et
préparer l’examen y sont énumérées et il y est précisé comment effectuer les visites sur le terrain. Y est également
décrit le processus consistant à utiliser les résultats des visites sur le terrain, à formuler des recommandations et
à établir un rapport d’examen. Le document comprend aussi, en annexe et dans sa version pour le Web, des
listes qui peuvent être adaptées et utilisées pour évaluer des domaines clés de la prévention de la tuberculose,
des soins et de la lutte, tels que le système de surveillance de la tuberculose, la gestion du programme de lutte
contre la maladie et le processus de dépistage des cas.
Nous encourageons fortement les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose, ainsi que les services et
les organisations jouant un rôle dans ce combat, à exploiter les conseils qui figurent dans le présent document
pour organiser et mettre en œuvre les examens qu’ils prévoient de faire de leur programme national. Les
conclusions des examens devraient beaucoup contribuer à l’amélioration de la situation de la lutte contre la
tuberculose dans les pays, à l’établissement de plans stratégiques nationaux de qualité ou à la révision des plans
existants et à la mobilisation des ressources nécessaires.
Dr Mario Raviglione
Directeur, Programme mondial de lutte contre la tuberculose
Organisation mondiale de la Santé
3
1. Introduction
Depuis 2000, des progrès considérables ont été réalisés s’agissant d’atteindre les cibles mondiales
fixées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) afin de prévenir, de soigner et de combattre la
tuberculose. Dans la plupart des pays, des activités antituberculeuses sont organisées dans le cadre d’un
programme national de lutte contre la tuberculose, généralement hébergé au sein du ministère de la
santé. Pour garantir et améliorer l’efficacité des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose,
il est nécessaire d’effectuer régulièrement un suivi et une évaluation externes de ces programmes.
En 1998, l’OMS a publié des lignes directrices sur la réalisation d’examens des programmes de lutte
contre la tuberculose dans le contexte de la mise en œuvre de la stratégie DOTS.1,2 Depuis 2000,
toutefois, la situation mondiale concernant la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte a connu
d’importants changements.
La stratégie de lutte contre la tuberculose a évolué depuis la stratégie DOTS, ce qui a abouti à
l’élaboration de la Stratégie Halte à la tuberculose en 2006. Conformément au sixième objectif
du Millénaire pour le développement et aux cibles fixées par le Partenariat Halte à la tuberculose,
cette stratégie vise à garantir, d’ici à 2015, une baisse de l’incidence de la tuberculose, ainsi qu’une
réduction de moitié par rapport à 1990 des taux de prévalence et de mortalité. La stratégie Halte à
la tuberculose comprend six grands éléments :
»» Poursuivre l’extension et le renforcement d’une stratégie DOTS de qualité ;
»» Prendre en charge la co-infection tuberculose-VIH, la tuberculose multirésistante et répondre
aux besoins des populations pauvres et vulnérables ;
»» Contribuer au renforcement des systèmes de santé sur la base de soins de santé primaires ;
»» Impliquer tous les soignants ;
»» Par des partenariats, donner les moyens d’agir aux malades de la tuberculose et aux
communautés ;
»» Favoriser et promouvoir la recherche.
»» L’OMS et un nombre croissant de partenaires techniques aident les programmes nationaux
de lutte contre la tuberculose à appliquer des politiques nationales conformes aux
recommandations internationales et à mettre en œuvre des approches novatrices.
Le financement de la prévention de la tuberculose, des soins et de la lutte a considérablement
augmenté au cours des 10 dernières années et de nombreux donateurs jouent un rôle actif au
niveau mondial et au niveau des pays en soutenant la prévention de la tuberculose, des soins et de
la lutte. Des organisations non gouvernementales (ONG) nationales contribuent aussi financièrement
aux efforts de lutte contre la tuberculose.
Les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose appliquent la stratégie DOTS et la stratégie
Halte à la tuberculose depuis plus de 15 ans et, de plus en plus, on s’efforce de mesurer l’impact
épidémiologique des activités visant à prévenir et à combattre la tuberculose. Les ministères des
finances, les parlementaires et les organismes donateurs posent des questions essentielles, par exemple
1 Guidelines for conducting a review of a national tuberculosis programme. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1998
(WHO/TB/98.240). (Également disponible à l’adresse : [Link]
2 La stratégie DOTS est l’ensemble d’interventions de base pour lutter contre la tuberculose sur lequel repose la stratégie Halte
à la tuberculose. Pour de plus amples informations, voir The Stop TB strategy: building on and enhancing DOTS to meet the
TB-related Millennium Development Goals. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2006 (WHO/HTM/TB/2006.368).
(Également disponible à l’adresse : [Link] STB_2006.368_eng.pdf.)
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Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
« Quels ont été les résultats obtenus en contrepartie de l’argent investi ? » Ils considèrent de plus près
les tendances concernant la charge de la tuberculose et la mesure dans laquelle les changements
positifs peuvent être expliqués par les efforts programmatiques et le financement associé.
Examiner l’action d’un programme national de lutte contre la tuberculose fournit une occasion
privilégiée d’évaluer la mise en œuvre des interventions visant à combattre la maladie qui ont été
définies dans les politiques nationales, la qualité des services de soins et de lutte contre la tuberculose,
et les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs du programme. Un examen a généralement
lieu tous les 3 à 5 ans, selon les besoins du programme, et devrait faire intervenir des pairs indépendants,
venant de l’extérieur, experts de la tuberculose et qui ne sont pas affiliés au programme considéré.
L’examen devrait permettre d’évaluer le bien-fondé des stratégies et des interventions utilisées, ainsi
que d’étudier la situation épidémiologique existante et le contexte dans lequel le programme exerce
ses activités. Les conclusions d’un examen devraient déboucher sur des recommandations de mesures
à prendre par le programme national de lutte contre la tuberculose afin de remédier aux insuffisances
et/ou d’améliorer les stratégies qui semblent bien fonctionner (Encadré 1). Ces recommandations
constituent des informations importantes pour i) réorienter le programme national de lutte contre la
tuberculose, ii) actualiser le plan stratégique national existant ou concevoir un nouveau plan stratégique
national, et iii) aider le programme national à obtenir des ressources financières et techniques au niveau
national ou international, ou à ces deux niveaux. Enfin, les conclusions d’un examen peuvent fournir
des réponses aux questions posées par le gouvernement et ses partenaires, y compris les donateurs, en
ce qui concerne les incidences des efforts entrepris pour lutter contre la tuberculose.
Ce nouveau cadre pour l’examen de l’action des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose
tient compte des changements survenus dans le contexte mondial de la prévention de la tuberculose,
des soins et de la lutte, et il est conçu pour aider les programmes nationaux à examiner leurs efforts
dans ce nouveau contexte.
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1.1 Définition
Les examens des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose sont des évaluations externes
réalisées périodiquement, qui visent à améliorer les performances techniques et gestionnaires du
programme afin de réduire la morbidité et la mortalité imputables à la tuberculose. Les examens font
intervenir des experts et des partenaires nationaux et internationaux.
1.2 Finalité
La finalité générale d’un examen des activités d’un programme national de lutte contre la tuberculose
est d’évaluer les progrès face à la tuberculose par rapport aux buts, aux objectifs et aux cibles qui
ont été spécifiés dans le plan stratégique national de lutte contre la tuberculose. L’examen devrait
viser à évaluer les réalisations, les résultats et les incidences du programme, y compris la qualité des
soins antituberculeux en ce qui concerne l’adéquation des soins par rapport à l’épidémiologie de la
maladie, l’équité de l’accès aux services de soins et de lutte, ainsi que la qualité des soins reçus par
tous les patients, l’efficacité et la réactivité – c’est-à-dire, avec quelle rapidité les services de soins
et de lutte sont fournis aux populations qui en ont besoin. L’examen peut aussi beaucoup contribuer
à identifier les meilleures pratiques, les obstacles à la mise en œuvre et les solutions potentielles à
tout problème cerné. Un examen devrait permettre de repérer les atouts et les faiblesses des services
visant à prévenir, à soigner et à combattre la tuberculose ; les possibilités d’améliorer les services ; et
les obstacles au programme qui doivent être surmontés. Il devrait fournir des recommandations pour
améliorer les activités menées afin de prévenir, de soigner et de combattre la tuberculose.
1.3 Objectifs
Les objectifs d’un examen sont les suivants :
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Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
Des listes devraient être établies pour suivre le processus d’examen. Il devrait y figurer toutes les activités
à entreprendre pendant chaque phase de l’examen, ainsi que le calendrier pour chacune des phases
(Annexe 1).
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2. Phase 1 : planifier l’examen et
s’y préparer
Les examens des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose devraient être prévus bien en
avance, et la fréquence de ces examens devrait être clairement spécifiée dans le plan stratégique
national de lutte contre la tuberculose. Il convient de préciser les dates des examens dans le volet
opérationnel du plan stratégique et de faire apparaître dans le volet budgétaire le budget nécessaire
à leur réalisation. Les dates des examens et le budget correspondant doivent être communiquées
rapidement aux partenaires qui jouent un rôle dans la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte.
Pendant la première phase de l’examen, certaines missions préparatoires peuvent être entreprises pour
fournir des informations critiques pour l’examen. Par exemple pour les programmes sanitaires nationaux,
ainsi que pour les organismes donateurs internationaux, il est d’une importance considérable d’avoir
une excellente compréhension du niveau de la charge de morbidité imputable à la tuberculose et
des tendances en la matière, et de la façon dont la mise en œuvre d’interventions de prévention
et de traitement ont pu (et peuvent) influencer ce niveau et ces tendances. Il faudrait inclure
systématiquement une analyse épidémiologique et d’impact dans l’examen d’un programme national
et il peut être utile d’effectuer au moins une partie de l’analyse à l’avance afin de pouvoir en présenter
les résultats aux membres de l’équipe au début de l’examen. Le mandat présenté à l’annexe 3 couvre
les objectifs, les tâches associées et les résultats attendus d’une analyse épidémiologique et d’impact
effectuée dans le cadre de l’examen d’un programme national de lutte contre la tuberculose.
La planification est la première phase d’un examen et elle est déterminante pour son succès. Cette
phase devrait incomber totalement au programme national et à ses partenaires. La planification prend
généralement 3 à 4 mois et, si elle est réalisée correctement, garantira le bon déroulement des phases
ultérieures. Au début du processus de planification, le responsable du programme national devrait :
Une fois que le ministère de la santé, ou une autre autorité compétente, a accepté qu’il y ait un
examen, il convient de prendre les 10 mesures suivantes :
1. nommer les coordonnateurs de l’examen ;
2. constituer une équipe spéciale ;
3. définir les objectifs ;
4. convenir des dates de l’examen ;
5. sélectionner les membres des équipes chargées de l’examen et définir leurs rôles et responsabilités ;
6. sélectionner des sites représentatifs pour les visites sur le terrain ;
7. planifier la logistique ;
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Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
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2.2 Constituer une équipe spéciale pour l’examen
Le programme national de lutte contre la tuberculose et ses partenaires devraient constituer une
équipe spéciale chargée de superviser l’examen et d’en assumer la responsabilité générale. L’équipe
spéciale définit le mandat, évalue les objectifs et les résultats escomptés, fournit des orientations aux
équipes qui procèdent à l’examen et veille à ce que les recommandations énoncées dans le rapport
final soient suivies. La composition de l’équipe spéciale dépend de la portée et des objectifs de
l’examen. L’équipe spéciale pourrait comprendre :
Les membres de l’équipe spéciale devraient bien connaître les aspects techniques de la prévention de
la tuberculose, des soins et de la lutte, l’organisation du programme et le système de santé national.
Lors de la sélection des membres, il est nécessaire d’étudier leurs fonctions et leur capacité d’influencer
les décisions. Parfois, il est demandé aux membres de l’équipe spéciale de participer à l’examen.
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Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
le premier jour (en général pendant un week-end), arrivée des personnes chargées de l’examen ;
le deuxième jour, visite rapide effectuée par les personnes chargées de l’examen auprès des
autorités sanitaires nationales compétentes et mise au courant des équipes au début de la mission ;
du troisième au sixième jour, visites sur le terrain ;
le septième et le huitième jour, préparation des informations pour un compte rendu final ;
le huitième jour, compte rendu au niveau central ;
le neuvième et le dixième jour, rédaction de la première version des différentes sections à inclure
dans le rapport ;
le onzième ou le douzième jour, départ des personnes chargées de l’examen.
L’examen pourrait nécessiter des jours supplémentaires selon sa portée et ses objectifs, le nombre
de sites représentatifs à visiter et les déplacements que cela implique, et la nature du compte rendu
(par exemple s’il est prévu une réunion de haut niveau à laquelle assisteront des fonctionnaires du
ministère de la santé, des donateurs potentiels et effectifs, ou des organisations partenaires, y compris
des organisations de la société civile et des associations de patients).
Les festivals locaux, les jours fériés nationaux, les fêtes religieuses, les élections et la période de l’année
peuvent avoir une incidence sur le moment, la durée et l’efficacité de l’examen ; ces questions
devraient être prises en considération lors de la programmation de l’examen.
Les membres des équipes devraient posséder des compétences variées, y compris des aptitudes à la
réflexion critique et à la résolution de problèmes, des talents de communication leur permettant de
discuter de l’état d’avancement du programme et des résultats avec le personnel à différents niveaux
du système de santé, et la capacité de rédiger de façon claire. Les membres des équipes devraient
être sélectionnés pour leurs compétences techniques dans les domaines cruciaux de la prévention de
la tuberculose, des soins et de la lutte, qui ont été cernés avec la définition des objectifs de l’examen,
par exemple l’épidémiologie et l’évaluation de l’impact, la gestion de programme, le dépistage des
cas, les services de laboratoire, la fourniture de soins antituberculeux, la prise en charge des cas, la
co-infection VIH/tuberculose, la tuberculose multirésistante (tuberculose MR), la lutte anti-infectieuse,
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la gestion des achats et de la chaîne logistique, les questions liées au système de santé telles que le
financement ou les ressources humaines, et le suivi et l’évaluation.
Les chefs d’équipe devraient avoir une expérience approfondie des programmes de lutte contre la
tuberculose et des compétences en matière de communication et de présentation.
Les personnes chargées de l’examen à l’échelle nationale devraient être recrutées au sein du
programme national de lutte contre la tuberculose, des départements du ministère de la santé,
d’autres départements ou programmes sanitaires nationaux (par exemple services de soins de santé
primaires, départements hospitaliers ou programmes de lutte contre le VIH/sida, y compris par la
prévention, et de soins aux malades), d’autres ministères, d’universités, d’ONG, d’organisations à base
communautaire, d’établissements de recherche, et, si nécessaire, parmi les membres du dispositif
national de coordination pour les projets financés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la
tuberculose et le paludisme. Il est aussi possible d’inclure des experts nationaux indépendants, ainsi
que des responsables d’équipes sanitaires infranationales, des correspondants ou des coordonnateurs
de la lutte contre la tuberculose, et des experts des questions liées à l’équité, à l’égalité des sexes,
aux droits de l’homme et à la protection sociale, qui peuvent fournir une assistance aux personnes
chargées de l’examen pendant qu’elles visitent les sites.
Les experts internationaux devraient être recrutés avec l’appui de l’OMS et d’autres partenaires.
Ils apportent des expériences et des approches différentes de l’examen, tandis que les personnes
chargées de l’examen à l’échelle nationale offrent une expertise locale, la connaissance et la
compréhension du contexte local.
Dans certaines circonstances, il pourrait être prudent d’inclure un représentant d’un organisme
donateur, d’un partenaire essentiel chargé de la mise en œuvre, ou d’une organisation de la société
civile. Dans les pays où la charge de VIH est élevée, il est obligatoire d’inclure des représentants des
programmes nationaux de lutte contre le VIH/sida, y compris par la prévention, et de soins aux malades.
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Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
L’objet de ces visites est d’observer le bon fonctionnement des infrastructures sanitaires ; l’organisation
des activités visant à prévenir, à soigner et à combattre la tuberculose ; la fourniture des services
concernant la tuberculose ; la gestion du processus de dépistage des cas ; et de recueillir des
informations afin d’évaluer la qualité et la validité des données sur la tuberculose communiquées
par le programme national.
Idéalement, les sites devraient être sélectionnés de façon aléatoire pour réduire le biais dans les
résultats. Dans la pratique, il est possible de sélectionner les régions et les districts de façon à ce qu’ils
soient représentatifs des différentes réalités du pays (en faisant bien attention d’inscrire des zones
figurant parmi les plus désavantagées et parmi les plus riches, pour refléter la diversité des situations
de développement économique) et des caractéristiques de performance du programme. L’équipe
devrait essayer d’obtenir un équilibre entre lieux urbains et lieux ruraux, et entre les districts qui évoluent
favorablement et ceux qui n’ont pas de bons résultats. Des efforts particuliers devraient être faits pour
visiter les zones où de vastes groupes de population ont un risque élevé de développer la tuberculose,
par exemple les bidonvilles.
Les équipes sont appelées à visiter des organismes ou des départements au niveau central, et des sites
aux niveaux intermédiaire et périphérique. Elles sont également censées rencontrer un certain nombre
de patients tuberculeux qui reçoivent un traitement, et visiter les organisations, les partenaires et les
communautés qui jouent un rôle dans la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte. Il devrait
être fait des efforts pour garantir que les visites aux communautés sont effectuées de façon à éviter la
stigmatisation des patients et de leur famille.
Après avoir dressé la liste des sites à visiter en collaboration avec les autorités compétentes, il faudrait
établir un projet de programme pour les visites sur le terrain et prendre des rendez-vous avec le personnel
concerné sur chaque site, de même qu’avec les agents communautaires ou les membres des ONG.
Le programme et tous les rendez-vous devraient être confirmés avant l’arrivée des équipes sur les sites.
Chaque équipe devrait être affectée à des sites spécifiques pour les visites sur le terrain.
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2.7 Planifier la logistique
La logistique de l’examen (par exemple envoi des lettres d’invitation et des notifications des prochaines
visites sur le terrain, organisation du transport jusqu’aux sites et prise de dispositions concernant
le logement, l’espace de réunion, l’appui du secrétariat et les indemnités journalières) devrait être
coordonnée par le secrétariat de l’examen institué par le programme national (Encadré 2). Le
coordonnateur de l’examen au niveau international devrait veiller à ce que des mesures appropriées
aient été prises pour loger les experts internationaux participant à l’examen.
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Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
Les coordonnateurs de l’examen, en collaboration avec les membres de l’équipe spéciale, devraient
obtenir des fonds i) par le biais des mécanismes financiers appropriés existants au ministère de la santé
ou dans d’autres organisations gouvernementales compétentes, ii) auprès des donateurs ou des
partenaires et iii) par l’intermédiaire des réseaux de coopération bilatérale et multilatérale.
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2.9 Établir les listes d’évaluation et les documents de travail
Les listes utilisées pour la collecte des données seront axées sur les domaines de la prévention de la
tuberculose, des soins et de la lutte précisés dans la politique nationale et ciblés dans les objectifs
de l’examen.
L’utilisation de listes d’évaluation normalisées garantira que les informations recueillies par les différentes
équipes pendant l’examen peuvent être comparées, ce qui facilitera la rédaction du rapport final.
Des listes pouvant être adaptées et utilisées dans les examens sont proposées à l’annexe 4 ; ces listes
doivent être adaptées à chaque pays. Avant l’examen, il faudrait rassembler et mettre à la disposition
de chaque membre d’équipe, des informations générales sur la situation sanitaire du pays (par
exemple l’espérance de vie, le taux de mortalité maternelle, le taux de mortalité infantile, la charge
des maladies transmissibles, la charge des maladies non transmissibles), les politiques sanitaires et le
système de santé (annexe 2), ainsi que sur l’épidémiologie de la tuberculose au sein du pays et l’état
d’avancement des activités de lutte contre la tuberculose (annexe 3).
Chaque membre d’équipe devrait recevoir des informations sur les domaines suivants :
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Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
la collaboration intersectorielle (par exemple mettant en jeu les autorités de secteurs tels que la
justice, le travail ou la protection sociale) en ce qui concerne la tuberculose.
Après que les membres des équipes ont été désignés, les coordonnateurs de l’examen devraient leur
faire parvenir des informations sur la charge de la tuberculose et les efforts de lutte menés dans le pays
; ces informations devraient être envoyées avant l’examen.
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3. Phase 2 : procéder à l’examen
L’examen du programme national de lutte contre la tuberculose implique quatre tâches principales :
informer les équipes chargées de l’examen et faire que les membres des équipes rencontrent les
autorités nationales compétentes ;
effectuer les visites sur le terrain ;
présenter les rapports des visites sur le terrain à l’ensemble de l’équipe chargée de l’examen ;
présenter aux membres des équipes les conclusions de l’examen et les recommandations qui en
découlent.
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Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
»» les résultats actuels du programme de lutte contre la tuberculose et les progrès accomplis au
cours des années passées.
des informations sur l’organisation de l’examen :
»» la raison d’être et les objectifs de l’examen ;
»» les affectations pour les visites sur le terrain, et le programme et la logistique des visites ;
»» les tâches à entreprendre au retour des visites sur le terrain ;
»» les plans pour la diffusion des conclusions de l’examen.
Un protocole d’information (voir Encadré 3 plus bas) peut être utile pour garantir que tous les sujets sont
traités et que les membres des équipes sont conscients de ce que l’on attend d’eux.
Il est important de présenter rapidement les méthodes d’examen et les listes d’évaluation pour faire
en sorte que les informations soient recueillies de façon normalisée par tous les membres des équipes
: il faut expliquer chaque élément des différentes listes et préciser les informations à rassembler pour
chacun de ces éléments. Il convient également d’expliquer le modèle de notification afin de faciliter la
compilation des données et la présentation des résultats obtenus et des observations faites sur le terrain ;
l’utilisation d’un modèle structuré facilitera aussi l’établissement des différentes sections du rapport final.
La séance d’information devrait permettre la communication entre les membres des équipes et le
développement de l’esprit d’équipe. Il faudrait laisser le temps aux membres des équipes de lire les
documents de travail si ces derniers n’ont pas été distribués en avance.
Par ailleurs, les personnes chargées de l’examen seront affectées à leur équipe pour les visites sur le
terrain. Le chef d’équipe devrait être présenté à l’équipe. Un membre de l’équipe (en général, le
chef d’équipe) devrait tenir une liste des établissements visités et des personnes rencontrées. Le même
membre de l’équipe, ou un autre, devrait prendre note des éléments essentiels abordés chaque jour
par les membres de l’équipe au cours de la visite sur le terrain.
Enfin, un correspondant pour chaque volet du programme national examiné devrait être nommé
parmi les personnes chargées de l’examen qui ont les compétences techniques les plus appropriées.
19
Encadré 3. Proposition de programme pour informer les personnes chargées de
l’examen (protocole d’information)
Présenter les membres de l’équipe.
Présenter des informations sur la santé et les soins de santé dans le pays.
Présenter des informations sur la tuberculose et les activités antituberculeuses dans le pays
(y compris des informations sur la charge de la tuberculose, l’organisation des activités
antituberculeuses, y compris les buts et les objectifs, la structure du programme national de
lutte contre la tuberculose, le financement de ce programme, les résultats de la dernière
analyse des lacunes et si les recommandations formulées après le précédent examen ont
été appliquées).
Présenter les résultats de l’évaluation systématique de la surveillance de la tuberculose, et
de l’évaluation de l’incidence des efforts de lutte contre la tuberculose sur la charge de la
maladie, ainsi que de l’évolution de la charge de la tuberculose dans le temps.
Préciser la finalité et les objectifs de l’examen.
Assigner des rôles et des responsabilités spécifiques aux équipes et aux membres des
équipes.
Attribuer les sites à visiter.
Passer en revue les listes d’évaluation, en fournissant des explications détaillées de chaque
élément pour faire en sorte que les données soient recueillies de façon normalisée.
Présenter et étudier le modèle qui sera utilisé pour communiquer les résultats des visites sur le
terrain.
Aborder le processus d’examen, c’est-à-dire, fournir des informations sur les réunions et les
données à recueillir en fonction des domaines programmatiques à évaluer.
Examiner le programme et le calendrier de l’examen.
Aborder les visites sur le terrain et les considérations logistiques.
Il est nécessaire d’organiser des réunions afin d’examiner les objectifs et les méthodes de l’examen et
de présenter les équipes aux autorités principales (telles que le ministre de la santé, le responsable de la
planification et des ressources financières au ministère de la santé, les chefs des départements concernés
au sein du ministère des finances, les ministres des institutions apparentées et les directeurs d’hôpitaux) et,
s’il y a lieu, aux donateurs et au personnel des ONG et des organisations de la société civile.
Cette section vise à décrire ce que les personnes chargées de l’examen devraient observer et
faire pendant une visite sur le terrain. Y sont présentés les niveaux de prestation de services où les
évaluations devraient avoir lieu, les établissements qui devraient être visités aux différents niveaux de
prestation de services et les aspects spécifiques de la prévention de la tuberculose, des soins et de
la lutte qui devraient être évalués.
20
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
Les agents de santé exerçant dans les établissements de santé visités ne devraient pas avoir le sentiment
que l’examen est une inspection visant à punir de mauvais résultats. Afin d’assurer l’entière coopération
des agents de santé au cours des visites, les personnes chargées de l’examen doivent souligner que
celui-ci est effectué pour repérer i) les domaines dans lesquels les services visant à prévenir, à soigner et
à combattre la tuberculose fonctionnent bien, ii) les blocages de l’offre qui perturbent les services, iii) les
problèmes relatifs à la demande qui peuvent être des obstacles à l’accès aux services pour certaines
populations (par exemple taux élevés de pauvreté et d’analphabétisme ayant des répercussions sur
la recherche d’un traitement et l’observance de ce traitement, absence de papiers chez les migrants,
discrimination ethnique/linguistique ou liée à des normes sociales différenciées pour les hommes et
pour les femmes qui peut influer sur l’accès aux soins) ; et iv) les solutions possibles pour surmonter les
obstacles mis en évidence par la visite. Les agents de santé devraient sentir que l’examen les aidera à
améliorer les services qu’ils fournissent et à lutter efficacement contre la tuberculose.
Concordance : Les équipes devraient observer le fonctionnement des services de lutte contre la
tuberculose et collecter des données quantitatives pour des périodes convenues. Elles devraient
vérifier la concordance entre ces données et celles communiquées au système de notification
systématique.
Crédibilité : Les équipes devraient confirmer leurs observations et leurs conclusions, et vérifier la
crédibilité des données qui figurent dans les registres et les rapports trimestriels. Elles peuvent recourir
à des entretiens avec les membres du personnel occupant un poste clé et à des vérifications
sur place (Il peut s’agir de vérifier, par exemple, dans quelle mesure les différentes catégories de
tuberculose et les résultats des traitements sont compris et utilisés).
Les équipes devraient vérifier les renseignements fournis dans les documents d’information, les documents
de travail et les présentations réalisées par le personnel du programme de lutte contre la tuberculose
; elles devraient également vérifier les données rassemblées et analysées par le programme national.
Les membres des équipes devraient noter leurs conclusions, dégager les atouts et les faiblesses du
programme, analyser les raisons de ces faiblesses et proposer des solutions.
En outre, les membres des équipes devraient contrôler les registres et les rapports, et observer les interactions
entre patients et agents de santé. Ils devraient également évaluer les liens entre le programme national
et d’autres programmes et initiatives mis en œuvre par le ministère de la santé ou d’autres ministères et
organismes publics (par exemple les initiatives nationales visant à réduire la pauvreté).
Les équipes devraient noter leurs conclusions dans les listes d’évaluation normalisées établies pour
l’examen. L’une des méthodes les plus couramment utilisées dans l’examen du programme consiste à
poser des questions fondées sur les éléments des listes. Les listes sont essentielles pour garantir que toutes
les composantes importantes de la stratégie nationale visant à prévenir et à combattre la tuberculose
et toutes les activités du programme sont évaluées de façon normalisée.
21
3 2 1 Niveaux de prestation de services des sites à visiter
[Link] Niveau central
Les visites devraient commencer par l’unité centrale du programme national de lutte contre la tuberculose.
Les autres sites à visiter sont notamment les hôpitaux nationaux de recours, le laboratoire national de
référence, la pharmacie centrale, l’entrepôt du ministère de la santé, les ministères compétents (tels que
les ministères des finances, de la justice ou des affaires sociales), les donateurs, les partenaires chargés de
la mise en œuvre, les ONG clés et les organisations de la société civile et les établissements de formation
médicale, comme les écoles de médecine ou de soins infirmiers. Un membre de chaque équipe devrait
être issu du programme national de lutte contre la tuberculose pour faciliter la logistique des visites. Rendre
visite au personnel au niveau central a pour objectif d’évaluer l’adéquation et la qualité :
de la stratégie nationale adoptée par le pays afin de prévenir et de combattre la tuberculose, et de son
intégration dans le plan de santé national ;
des lignes directrices nationales concernant la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte ;
du plan stratégique national de lutte contre la tuberculose, y compris le budget et sa composante
opérationnelle ;
du plan et/ou de la stratégie de santé du pays, couvrant les objectifs prioritaires en santé et les questions
connexes importantes concernant le renforcement du système de santé, telles que le financement, la
réglementation du secteur privé, et des mécanismes d’assurance de la qualité ;
des ressources humaines, en particulier la capacité gestionnaire et technique du programme de mettre
en œuvre la stratégie nationale visant à prévenir et à combattre la tuberculose ;
des procédures appliquées pour l’encadrement du personnel, et le suivi et l’évaluation de la mise en
œuvre du programme national ;
de la politique de protection sociale, et des avantages pour les patients tuberculeux (par exemple aides
en cas d’invalidité) ;
du plan national de formation du personnel, et des matériels et méthodes utilisés pendant la formation ;
des mécanismes de coordination employés avec les partenaires essentiels (tels que le laboratoire
national de référence, les partenaires chargés de la mise en œuvre, les donateurs, les organisations de la
société civile ou le secteur privé) ;
des collaborations au sein du secteur de la santé (par exemple avec le programme de lutte contre le VIH
et le sida, et les programmes de lutte contre les maladies non transmissibles) et avec d’autres secteurs
gouvernementaux concernés par la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte ;
de la collecte, de l’analyse et de la notification des données ;
des plates-formes pour une participation régulière de la société civile et des communautés aux activités
liées à la stratégie nationale visant à prévenir et à combattre la tuberculose ;
du programme et des activités de recherche opérationnelle.
Au niveau du district, un endroit essentiel à visiter est l’unité de gestion de base des activités de lutte contre
la tuberculose où sont tenus le registre des traitements antituberculeux et les registres des laboratoires
pour la tuberculose. Cette unité sert de centre de diagnostic, de traitement et de notification des cas de
tuberculose. Les équipes devraient également rendre visite à d’autres prestataires de services, tels que
les hôpitaux publics et privés, les services généraux de consultations externes, les services pédiatriques, les
hôpitaux où l’on soigne les patients atteints de tuberculose MR, les pharmacies, et les ONG et organisations
de la société civile qui fournissent des services communautaires par le biais d’agents de santé ou à de
volontaires. Il peut être nécessaire de visiter les écoles de médecine, les services de santé pénitentiaires et
les structures sanitaires en milieu professionnel.
Au niveau intermédiaire, tel que le niveau de la province ou du district, il est important d’évaluer les capacités
gestionnaires de l’unité de coordination responsable du programme de lutte contre la tuberculose (par
exemple quelles sont les capacités de l’unité en matière de formation et de supervision du personnel,
dans quelle mesure elle réussit à gérer les médicaments antituberculeux, à assurer la coordination avec
les partenaires locaux, et à rechercher les contacts des cas indicateurs de tuberculose).
23
Quand c’est acceptable et possible, il faudrait prévoir des discussions avec de petits groupes de patients
et avec un petit groupe d’agents communautaires et de volontaires pour connaître leur point de vue sur
l’accès aux soins et aux traitements. Il faudrait également organiser des entretiens avec des patients isolés.
À la suite de la visite dans le district, l’équipe devrait fixer des rendez-vous avec les autorités respectives
(comme le directeur de la santé de la province ou du district, le directeur de l’hôpital et les partenaires
concernés) afin qu’elles réagissent à leurs conclusions et qu’elles formulent des recommandations en vue
d’améliorations, si nécessaire.
Chacun des membres de l’équipe devrait être chargé de formuler des observations spécifiques, ainsi que
de visiter certains lieux et de rencontrer telle ou telle personne. Il est utile que tous les membres de l’équipe
séjournent dans le même hôtel ce qui leur permet de se réunir rapidement en fin de journée dans le but
d’étudier et de résumer leurs conclusions et leurs observations, et de planifier les activités du lendemain.
Le rapporteur désigné devrait noter les points clés de la discussion, et ces derniers devraient figurer dans le
rapport de terrain. Les personnes désignées pour rédiger les conclusions pour des composantes spécifiques
de la stratégie nationale visant à prévenir et à combattre la tuberculose peuvent également profiter de
leur temps en soirée pour commencer à noter leurs contributions.
Au cours d’une séance plénière, chaque équipe présente ses conclusions à toutes les équipes qui ont pris
part à l’examen ; les experts n’ayant pas participé aux visites sur le terrain peuvent assister à cette réunion.
La personne qui préside la réunion devrait veiller à ce que les discussions soient axées sur l’interprétation des
résultats et à ce qu’il soit fait particulièrement attention aux réalisations et aux contraintes du programme
plutôt qu’à des questions propres à des sites particuliers. L’analyse des données quantitatives et qualitatives
devrait aller au-delà d’une simple description du programme. Le contenu des présentations des équipes
et les discussions qui s’ensuivront seront utilisés pour établir le résumé d’orientation du rapport final et pour
présenter le compte rendu final.
Les équipes devraient comparer les informations rassemblées et leur interprétation avant de parvenir à
un consensus sur les conclusions et les recommandations. Il faudrait allouer du temps aux membres des
équipes pour qu’ils discutent entre eux de la pertinence des conclusions et des recommandations issues des
différents rapports. Il convient d’accorder une attention spéciale aux réactions possibles du programme
national de lutte contre la tuberculose en ce qui concerne les conclusions et les recommandations.
L’équipe chargée de l’examen devrait faire en sorte que le programme national de lutte contre la
tuberculose s’approprie les mesures nécessaires pour le suivi des recommandations formulées.
24
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
Un compte rendu plus technique devrait être donné au personnel du programme national de lutte contre
la tuberculose et aux partenaires essentiels chargés de la mise en œuvre qui seront plus directement
responsables de l’exécution des recommandations techniques découlant de l’examen. Il faudrait
prévoir suffisamment de temps pour la discussion lors de ce type de compte rendu, qui devrait permettre
d’obtenir l’engagement d’accélérer l’approbation du rapport final. Ce compte rendu plus technique
peut être présenté avant la réunion à laquelle assisteront les décideurs et les responsables politiques.
Le compte rendu peut être suivi d’un événement médiatique, par exemple une conférence de presse
pour les médias nationaux et internationaux. Les journalistes devraient recevoir le résumé d’orientation
et un dossier d’information pour la presse. L’objectif est de mettre en lumière ce qui est fait par le
gouvernement et ses partenaires, et de renforcer la sensibilisation, l’engagement politique et la prise
de conscience du public face à la lutte contre la tuberculose dans le pays. Cette manifestation devrait
être organisée par le ministère de la santé.
25
4. Phase 3 : finaliser le rapport d’examen
et passer aux étapes suivantes
Les trois activités principales à réaliser pendant cette phase sont :
L’objectif de cette phase est de garantir la finalisation et la diffusion du rapport d’examen, ainsi que
la mise en application des recommandations formulées dans ce rapport, y compris celles visant
à proposer l’actualisation des politiques et des plans de travail et la réorganisation des activités. Il
convient de planifier cette phase avec soin et de mener à terme les activités dans les délais fixés afin
de maintenir l’engagement politique et une prise de conscience accrue de la charge de tuberculose
et des efforts de lutte, et de veiller à la mise en œuvre des changements. Le délai devrait être convenu
par le programme national de lutte contre la tuberculose et par l’équipe spéciale.
26
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
Le projet de rapport, y compris le résumé d’orientation, devrait être distribué pour d’éventuelles
révisions finales à tous les membres participant à l’examen. Une fois les observations finales reçues et
intégrées dans le rapport, le rapport final est communiqué par le programme national de lutte contre
la tuberculose aux membres de l’équipe spéciale pour qu’ils l’approuvent. Dès que l’équipe spéciale
a approuvé le rapport, le document est envoyé au bureau de l’OMS dans le pays concerné, puis
transmis au ministère de la santé ; dans certains cas, le rapport est expédié directement au ministère de
la santé et un exemplaire est envoyé au bureau de l’OMS dans le pays. Les procédures d’approbation
finale peuvent dépendre de l’organisation administrative du pays.
27
Encadré 6....
Méthodes utilisées pour évaluer le programme national de lutte contre la tuberculose
Principales conclusions, organisées par domaines thématiques, y compris contexte, atouts,
faiblesses et défis, et recommandations en vue d’améliorations. Les domaines thématiques
devraient inclure :
»» la gestion du programme, les ressources humaines, le financement et la mobilisation des
ressources ;
»» l’identification et la prise en charge des personnes présentant des symptômes compatibles
avec la tuberculose, y compris les activités de dépistage de la tuberculose ;
»» le réseau de laboratoires ;
»» le dépistage des cas ;
»» la prise en charge des cas et le traitement des patients tuberculeux ;
»» l’achat de médicaments antituberculeux et la gestion de la chaîne logistique ;
»» la supervision, et le suivi et l’évaluation ;
»» l’enregistrement et la notification (c’est-à-dire, le système d’information) ;
»» la tuberculose MR ;
»» la co-infection avec le VIH et d’autres comorbidités telles que le diabète ;
»» la lutte contre l’infection ;
»» la participation de tous les prestataires de soins ;
»» l’utilisation de l’approche pratique de la santé respiratoire ;
»» la recherche des contacts des patients tuberculeux ;
»» la tuberculose chez l’enfant ;
»» l’approche de certains groupes vulnérables (par exemple les prisonniers, les migrants, les
minorités ethniques, etc.) ;
»» la mobilisation des patients, des communautés et des organisations de la société civile ;
»» les liens avec d’autres programmes et initiatives, y compris les questions concernant le
renforcement du système de santé, telles que le financement, la réglementation du secteur
privé, etc. ;
»» les méthodes visant à éliminer la stigmatisation ;
»» les liens avec d’autres secteurs (y compris, la justice, le travail et la protection sociale) ;
»» la recherche opérationnelle (y compris les études sur certains groupes de population).
Rapports des visites sur le terrain au niveau du district (ces rapports devraient figurer en
annexe)
Le rapport final devrait comporter des évaluations générales et particulières, ainsi qu’une étude des
données quantitatives et qualitatives recueillies pendant l’examen. Il faudrait organiser et analyser les
données de manière à fournir au pays et à ses partenaires des informations sur l’étendue du problème
de la tuberculose, et sur les réalisations et les contraintes du programme national de lutte contre la
tuberculose en ce qui concerne les effets escomptés face à cette maladie.
28
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
Les conclusions et les recommandations devraient être hiérarchisées pour mettre en avant les
recommandations qui auront le plus d’incidence sur l’amélioration de l’efficacité du programme
national. Dans le rapport final, il devrait être suggéré des interventions stratégiques sur lesquelles il est
possible de fonder les décisions politiques et techniques pour renforcer la lutte contre la tuberculose.
Les recommandations devraient inclure des délais et des résultats précis.
La version finale du rapport devrait être imprimée et envoyée aux personnes qui ont besoin d’être
informées des conclusions et des recommandations issues de l’examen.
Le rapport final devrait être diffusé et examiné à tous les niveaux du réseau du programme national
de lutte contre la tuberculose et du ministère de la santé ; il devrait également être diffusé à tous les
partenaires essentiels du gouvernement, ainsi qu’aux partenaires nationaux et internationaux, et être
étudié avec eux. Parmi les autres moyens de diffuser les conclusions, on peut citer la rédaction d’articles à
publier dans des magazines, via des bulletins d’information et sur des sites Web. Les résultats de l’examen
pourraient aussi être présentés lors de conférences, et examinés pendant des ateliers nationaux et
régionaux sur les conclusions de l’examen et les recommandations formulées dans le rapport.
29
4.3 Appuyer la mise en œuvre des recommandations formulées
dans le rapport final
Le responsable du programme national de lutte contre la tuberculose est chargé d’assurer la
coordination et de garantir que les recommandations formulées dans le rapport sont mises en œuvre
en temps opportun. Les recommandations devraient comporter des délais et des résultats précis. Il peut
être utile que les personnes chargées de l’examen établissent un budget en énumérant les principales
activités qui doivent être mises en œuvre dans les délais fixés dans le rapport ; ce budget peut figurer
en annexe et aidera à réviser le volet budgétaire du plan stratégique national. Chaque activité devrait
être spécifique, réalisable et liée à des indicateurs de produit ou de processus. Il convient de mettre en
exergue les estimations des ressources supplémentaires requises pour la réalisation des activités (c’est-
à-dire, le déficit de financement) et les sources de financement possibles. Il est possible de s’appuyer
sur les recommandations pour définir les prochaines mesures à prendre afin d’améliorer les résultats
du programme ou pour redéfinir l’orientation stratégique et la priorité du programme, qui peut être
notamment de réviser les politiques (Encadré 7).
L’examen d’un programme de lutte contre la tuberculose vise à repérer les lacunes dans la stratégie
nationale visant à prévenir et à combattre la tuberculose, ainsi que dans le processus de mise en œuvre ; il
devrait également fournir des stratégies pour combler ces lacunes. Les résultats de l’examen constituent
des bases pour l’établissement d’un nouveau plan stratégique national ou pour l’amélioration du plan
existant, et devraient permettre de définir des objectifs satisfaisants et des interventions stratégiques
appropriées qui soient conformes à ces objectifs et aux lacunes identifiées dans l’examen. L’existence
d’un plan stratégique national judicieux avec un budget adéquat, un volet concernant le suivi et
l’évaluation, et une description claire de la traduction de ce plan dans les faits, est non seulement
un atout clé pour la gestion des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose, mais aussi un
élément fondamental nécessaire pour la mobilisation de ressources, en particulier financières, auprès
des gouvernements, des ONG nationales et des donateurs externes, et par le biais de la coopération
bilatérale et multilatérale.
30
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
Annexes
Annexe 1. Liste pour la préparation et la mise en œuvre
de l’examen d’un programme national de lutte contre la
tuberculose
31
Annexe 1. Liste pour la préparation et
la mise en œuvre de l’examen d’un
programme national de lutte contre la
tuberculose
La liste ci-dessous présente les étapes requises pour entreprendre l’examen d’un programme national
de lutte contre la tuberculose.
7 : Planifier la logistique
32
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
33
Type Objectif Questions sur lesquelles des données précises sont
d’informations nécessaires
Système et Donner aux personnes • Description des diverses composantes du système de santé (par
services de chargées de l’examen exemple secteur public, secteur privé, communauté)
santé des informations sur la • Politiques et priorités nationales en matière de santé
façon dont le système
• Planification sanitaire nationale et allocation des ressources
de santé est structuré
• Organisation et fourniture des services de santé
• Capacités du système de santé de fournir des services de
santé (par exemple type et nombre d’établissements de santé,
programmes de santé nationaux existants, ressources humaines
disponibles au sein du système de santé)
• Financement des soins de santé et niveaux de protection
financière (par quintile de revenu si possible)
• Réformes du secteur de la santé
Tuberculose Fournir des informations • Nombre de cas
sur l’épidémiologie • Prévalence
de la tuberculose en • Incidence
termes de charge et de
• Mortalité imputable à la tuberculose
mortalité, ainsi que de
répartition des cas • Répartition des indicateurs ci-dessus par zone géographique (par
exemple région, zones urbaines par opposition aux zones rurales,
niveau de densité de la population) et par groupe de population
(déterminés par exemple d’après le sexe ; l’âge ; le statut par
rapport au VIH ou d’une autre maladie, comme le diabète ;
l’activité, comme l’exploitation minière ; d’autres vulnérabilités
sociales, telles que le fait d’être prisonnier, d’appartenir à une
minorité ethnique, d’être migrant, etc. ; et d’autres situations à
haut risque, comme l’alcoolisme, la consommation de tabac ou
la malnutrition), ainsi que les tendances de ces indicateurs au fil
du temps
Programme Décrire complètement • Politique nationale de lutte contre la tuberculose
national de l’organisation du • Lignes directrices et modes opératoires normalisés définis pour
lutte contre la programme national et mettre en œuvre la politique nationale
tuberculose la mise en œuvre des
• Structure du problème national de lutte contre la tuberculose
services visant à prévenir,
à soigner et à combattre (par exemple information sur les activités au niveau central, au
la tuberculose niveau intermédiaire, au niveau des soins de santé primaires, au
niveau communautaire)
• Plan stratégique national (y compris le plan principal, le budget,
le plan de suivi et d’évaluation, le plan opérationnel et les
spécifications de l’assistance technique nécessaire)
• Informations sur le réseau national de laboratoires pour la
tuberculose et sur les procédures utilisées pour diagnostiquer la
tuberculose
• Sources du financement (y compris les mécanismes de
coopération gouvernementale, bilatérale et multilatérale, les
donateurs internes et externes)
• Détails du système d’information utilisé dans le réseau du
programme national (y compris les informations sur les registres,
les formulaires et les listes des indicateurs utilisés habituellement)
• Modules de formation
• Informations sur la gestion des médicaments antituberculeux
• Rôles des différents partenaires intervenant dans les activités de
lutte contre la maladie
• Types de collaboration et méthodes de coordination avec les
partenaires, y compris les organisations de la société civile
34
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
35
Annexe 3. Mandat pour la réalisation
d’une analyse épidémiologique et
d’impact dans le cadre de l’examen
d’un programme national de lutte
contre la tuberculose
Une analyse épidémiologique et d’impact peut être réalisée, si nécessaire, avant l’examen. Dans
ce cas, la personne responsable de la conduite de l’analyse devrait participer à toutes les séances
de compte rendu. Si l’analyse est effectuée pendant l’examen du programme national, elle devrait
également prendre en considération tout autre résultat/information provenant de l’évaluation des
composantes du programme de lutte contre la tuberculose évaluées pendant l’examen.
OBJECTIFS
1. Décrire et évaluer les systèmes nationaux actuellement utilisés pour la surveillance de la
tuberculose et l’enregistrement des faits d’état civil, en accordant une attention particulière à
leur capacité de mesurer le niveau de la charge de la tuberculose (incidence et mortalité) et les
tendances en la matière.
2. Évaluer le niveau de la charge de la tuberculose (incidence, prévalence, mortalité) et les
tendances en la matière, en utilisant les données programmatiques, de surveillance et d’enquête
existantes, entre autres.
3. Évaluer si les tendances récentes concernant les indicateurs de la charge de la tuberculose sont
vraisemblablement liées aux changements apportés aux interventions spécifiques à la tuberculose
qui prennent en compte des facteurs externes, y compris les tendances économiques ou
démographiques.
4. Définir les investissements nécessaires pour mesurer directement la charge de la tuberculose à l’avenir.
36
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
(par exemple assurance santé, systèmes de notification des hôpitaux, systèmes d’information sanitaire
de district). Pour aider à décrire le système de surveillance de la tuberculose, il faudrait compléter la
partie A de la liste de l’OMS pour la surveillance de la tuberculose (18 questions).3
b) Évaluer la capacité actuelle des systèmes nationaux utilisés pour la notification des cas de tuberculose
et l’enregistrement des faits d’état civil de fournir une mesure directe de la charge de la tuberculose en
utilisant la liste de l’OMS pour la surveillance de la tuberculose (partie B). L’objectif ultime est de mesurer
l’incidence de la tuberculose et la mortalité liée à celle-ci directement à partir des données de notifi-
cation et des statistiques d’état civil, respectivement ; la partie B de la liste consiste en un ensemble de
13 normes et critères associés permettant d’évaluer dans quelle mesure les systèmes de surveillance
existants (notification et enregistrement des faits d’état civil) satisfont à ces normes. (N.B. La première
norme de la liste concerne les définitions des cas. Dans ce contexte, il faudrait évaluer si les définitions
des cas et le cadre de notification révisés par l’OMS en 2013 ont été adoptés et appliqués, et à quelle
échelle, et les éventuelles mesures nécessaires pour leur introduction ou leur pleine mise en œuvre).
c) Résumer les principaux atouts de l’actuel système de surveillance et les faiblesses/lacunes auxquelles il
faut remédier, sur la base des résultats de a) et de b).
(Sources de données proposées4 : Entretiens avec le personnel concerné ; données nationales et
infranationales, agrégées ou fondées sur les cas, pour la notification des cas de tuberculose ; statistiques
d’état civil nationales ou fondées sur des échantillons ; résultats des contrôles des établissements (par
exemple enquête SARA sur l’évaluation de la disponibilité et de la préparation des services) ou des
contrôles de la qualité des données enregistrées ; résultats de la surveillance de la pharmacorésistance,
y compris des enquêtes sur la pharmacorésistance ; publications sur les travaux de recherche). Une liste
exhaustive des sources de données est fournie dans le guide de l’utilisateur joint à la liste.)
37
(Sources de données proposées : base de données de l’OMS sur la tuberculose, base de données
AIDSinfo, statistiques d’état civil nationales ou fondées sur des échantillons avec l’indication des causes
de décès provenant des bases de données du ministère de la santé/programme national de lutte contre
la tuberculose, résultats des enquêtes sur la mortalité, publications sur les travaux de recherche.)
c) Analyse et interprétation du niveau de notification des cas de tuberculose (par exemple pendant les
5 à 10 dernières années) et des tendances en la matière
i. Élaboration de séries chronologiques de notification des cas et analyse des résultats, y compris
pour évaluer les tendances et repérer s’il semble y avoir des problèmes de notification (par exem-
ple données manquantes ou modifications brusques dans les séries chronologiques des nouveaux
épisodes de tuberculose notifiés à l’échelle nationale et au premier niveau infranational - état ou
province). L’analyse des résultats devrait prendre en considération tout changement concernant
les politiques et les pratiques de notification et la définition des cas.
ii. Analyse de la répartition géographique des taux de notification des cas entre zones infranation-
ales et de son évolution dans le temps, et étude des raisons à l’origine des tendances observées
et de l’hétérogénéité géographique. Ces raisons sont, entre autres, l’existence de services de
diagnostic de la tuberculose, les activités de dépistage, l’évolution du rapport entre le nombre
de cas de tuberculose et le nombre de personnes ayant subi un test de dépistage présomptif de
la tuberculose (à noter que souvent, les données sur le nombre de personnes ayant subi un test
de dépistage de la tuberculose ne sont pas de qualité garantie et qu’il peut y avoir des doublons
à la suite de plusieurs visites effectuées par la même personne), les caractéristiques des systèmes
de santé, les déterminants/facteurs de risque de la tuberculose (par exemple niveau global de
revenu et de pauvreté, prévalence du VIH).
iii. Analyse des tendances concernant la proportion de cas notifiés : a) par type de tuberculose - tu-
berculose confirmée bactériologiquement et tuberculose extra-pulmonaire ; b) par classe d’âge,
y compris la proportion de cas parmi les enfants (âgés de 0 à 4 ans, de 5 à 14 ans) ; c) par caté-
gorie (retraitement parmi les nouveaux cas et les cas de retraitement).
iv. Tendances concernant les taux de notification des cas par âge et par sexe, l’âge moyen des cas
notifiés récemment et la mesure dans laquelle ces cas peuvent être expliqués par des facteurs
démographiques ou autres.
v. Analyse du niveau de (et dans l’idéal des tendances en matière de) sous-notification à partir des
études de recensement à l’échelle nationale si elles sont disponibles avant l’évaluation.
vi. Toutes les données disponibles sur la tuberculose chez les groupes à risque, tels que les personnes
vivant avec le VIH, les aînés, les diabétiques, les sujets immunodéprimés, les prisonniers, les mineurs,
etc. ; nombres, dénominateurs ; et proportions et tendances, si elles sont disponibles.
vii. Diverses analyses pouvant être adaptées à des contextes particuliers (à déterminer par
l’épidémiologiste (les épidémiologistes) réalisant l’évaluation).
38
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
(Sources de données proposées : données nationales et infranationales, agrégées ou fondées sur les cas,
pour la notification des cas de tuberculose ; données de laboratoire ; résultats des études de recensement
visant à mesurer la sous-notification des cas de tuberculose (et dans certaines circonstances, à estimer
l’incidence de la maladie) ; publications sur les travaux de recherche ; bases de données nationales
comportant des informations sur les caractéristiques et les déterminants de l’ensemble du système de
santé/facteurs de risque liés à la tuberculose.)
39
vii. Toutes les données quantitatives sur les retards de diagnostic (retards dus au patient, retards dans
le secteur public ou le secteur privé) ;
viii. Nombre de personnes ayant été traitées avec succès sur tous les cas de tuberculose notifiés ;
ix. Couverture du traitement de la tuberculose MR (comparaison entre le nombre de cas de tuberculose
MR détectés et traités et le nombre estimé de cas parmi les cas de tuberculose notifiés, et descrip-
tion de la taille des listes d’attente), et issue du traitement chez les patients atteints de cette forme de
tuberculose. Ces données sont particulièrement intéressantes dans les pays où les cas de tuberculose
MR représentent une part relativement importante du nombre total de cas de tuberculose ;
x. Couverture du dépistage du VIH, du traitement antirétroviral (TAR) et du traitement préventif au
cotrimoxazole (TPC) chez les patients tuberculeux, et issue du traitement chez les personnes vivant
avec le VIH. Ces données sont particulièrement intéressantes dans les pays où la charge de la
tuberculose/du VIH est élevée.
(Sources de données proposées : base de données de l’OMS sur la tuberculose, base de données et
rapports du programme national de lutte contre la tuberculose, enquêtes SARA sur l’évaluation de la
disponibilité et de la préparation des services, résultats des études de recensement mettant en évidence
la sous-notification des cas de tuberculose, publications sur les travaux de recherche, littérature grise,
enquêtes nationales sur la prévalence de la tuberculose, données et statistiques de l’OMS sur le VIH/
sida, base de données AIDSinfo, bases de données des ministères de la santé et des ONG, [Link]
[Link] pour les données sur le financement par USAID.)
b) Définir et rassembler les données qui présentent un intérêt pour évaluer la mesure dans laquelle les
changements concernant la charge de la tuberculose ces dernières années peuvent être expliqués
par des facteurs qui ne sont pas spécifiquement liés au financement de la tuberculose et aux inter-
ventions associées. Devraient être pris en compte, au minimum, les aspects suivants :
i. Prévalence du VIH dans la population générale et couverture par le TAR, (sources de données
proposées : données et statistiques de l’OMS sur le VIH/sida, base de données AIDSinfo).
ii. Prévalence du diabète, de la consommation de tabac et de la malnutrition, (sources de données
proposées : données et statistiques de l’OMS sur le VIH/sida ; base de données AIDSinfo ; Observa-
toire mondial de la santé, OMS).
iii. RNB par habitant, pourcentage de la population sous le seuil de pauvreté et conséquences des
crises économiques, (sources de données proposées : indicateurs de la Banque mondiale).
iv. Couverture de la protection financière pour les coûts des soins de santé (par le budget que l’État
consacre à la santé, par l’assurance-maladie, etc.) et les programmes de protection sociale
(données globales et, si disponibles, pour la tuberculose pharmacosensible et la tuberculose MR)
et pourcentage des dépenses de santé payées directement par le patient, (sources de données
proposées : publications sur les travaux de recherche, comptes nationaux de la santé, informa-
tions des programmes d’aide sociale/de protection sociale sur la couverture des groupes cibles,
telles que disponibles auprès de l’OMS, à l’adresse : [Link]/nha).
v. Évolution démographique, pourcentage de la population de moins de 15 ans et de plus de 65
ans, (sources de données proposées : base de données du PNUD).
vi. Taux de mortalité des moins de cinq ans (comme indicateur de l’efficacité globale du système de
santé).
(Sources de données proposées : Observatoire mondial de la santé, OMS.)
40
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
(Sources de données proposées : cf. 1.b, rapports du programme national de lutte contre la tuberculose.)
b) Évaluation visant à déterminer si une enquête initiale ou une deuxième enquête (par exemple en-
quête de prévalence, étude de recensement, enquête sur les causes de décès) est nécessaire et, le
cas échéant, quel calendrier serait approprié. Il faudrait veiller à ce qu’il y ait une durée adéquate
entre les enquêtes (par exemple une deuxième enquête sur la prévalence de la tuberculose devrait
normalement être réalisée dix années environ après l’enquête initiale). Des conseils sur les pays où des
enquêtes de prévalence sont recommandées sont disponibles auprès du Groupe spécial mondial de
l’OMS sur la mesure de l’impact de la tuberculose.
RÉSULTATS
Un rapport exhaustif, ainsi que du matériel de présentation préparé pour toutes les séances de compte
rendu, abordant toutes les tâches réalisées au titre des trois objectifs de l’analyse épidémiologique et
d’impact définis dans le présent document, avec une section de conclusion déterminant :
a) la fiabilité des estimations concernant l’incidence de la tuberculose, sa prévalence et la mortalité qui
lui est imputable, et leurs sources d’incertitude;
b) s’il est possible que les interventions de lutte contre la tuberculose aient contribué à changer
l’évolution de l’épidémie de tuberculose, en prenant en compte d’autres facteurs externes;
c) s’il y a certaines zones géographiques ou certains sous-groupes de population (vulnérables/ayant
un accès limité) ou secteurs (par exemple exploitation minière, prisons/détention, etc.) dans lesquels
la charge de la maladie est particulièrement élevée et qui justifient une attention accrue, y compris
un investissement de ressources financières plus important et/ou la redistribution des ressources pour
privilégier les interventions plus efficaces, ayant une plus grande portée;
d) les investissements nécessaires pour améliorer les données sur les tendances concernant la charge de
la maladie à l’avenir.
PROFIL REQUIS
épidémiologiste ou statisticien chevronné, ayant de vastes compétences quantitatives, une
expérience avérée de la production de résultats et de l’habileté à communiquer ces derniers (y
compris dans des articles scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture) ;
excellente compréhension de l’épidémiologie de la tuberculose, des politiques et des interventions
concernant cette maladie, et des systèmes de santé ;
vaste expérience de la collaboration avec les programmes sanitaires nationaux de lutte contre la
tuberculose et de la fourniture d’assistance technique.
DURÉE NÉCESSAIRE
La durée nécessaire dépend en partie de la mesure dans laquelle la ou les personnes effectuant l’analyse
connaissent déjà bien le pays où l’évaluation est réalisée et les données associées, de leur expérience
de la conduite de telles analyses, mais aussi de la disponibilité et des compétences des homologues
nationaux chargés du suivi et de l’évaluation qui participeront à cet exercice. Pour une personne qui
possède une bonne connaissance du pays et des données et qui a une expérience antérieure de ce type
de travail, on estime qu’il faut deux semaines de travail dans le pays. Deux semaines supplémentaires de
travail préparatoire pourraient être nécessaires en fonction de la situation du pays.
Des conseils et des exemples connexes de programmes de missions précédentes couvertes par le
mandat ici décrit peuvent être fournis par l’OMS sur demande.
41
Annexe 4. Listes pour l’évaluation
de certains domaines des activités
antituberculeuses lors de l’examen d’un
programme national
Il figure dans la présente annexe les listes en ligne pouvant être adaptées et utilisées pour évaluer
des domaines spécifiques visés par l’examen. Chaque liste a pour thème l’évaluation d’un domaine
particulier concernant la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte par le biais d’approches
quantitatives et qualitatives, et couvre les aspects à évaluer à tous les niveaux du système de santé. Ces
listes peuvent aussi être utilisées pour évaluer toutes les activités relatives à la tuberculose en fonction
de leur niveau administratif ; par exemple une liste spécifique peut être conçue pour l’unité centrale
du programme national de lutte contre la tuberculose, pour l’unité de coordination du programme au
niveau intermédiaire des prestations de santé (par exemple au niveau de la province ou du district),
pour l’unité de gestion de base, pour un établissement de santé périphérique ou pour une utilisation
dans les communautés.
42
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
la participation des organisations de la société civile, des ONG et des organisations communautaires ;
le développement des ressources humaines ;
la manière dont les activités antituberculeuses sont intégrées au système de santé.
Il n’est pas nécessaire d’évaluer tous les domaines énumérés ci-dessus lors de l’examen d’un programme
national de lutte contre la tuberculose, il pourrait en outre être nécessaire d’examiner d’autres activités
en fonction de la stratégie nationale et des objectifs de l’examen.
Les listes proposées peuvent aussi être utilisées comme document de référence afin d’établir et
d’adapter de nouvelles listes à utiliser aux niveaux administratifs (c’est-à-dire : unité centrale, district,
unité de gestion de base et établissement de santé périphérique).
43
Annexe 5. Références choisies
1. Arnadottir T, Rieder HL, Enarson DA. Tuberculosis programs review, planning, technical support:
a manual of methods and procedures. Paris, Union internationale contre la tuberculose et les
maladies respiratoires, 1998. (Disponible à l’adresse : [Link]
activites/publications/publications-techniques/soutien-technique-planification-et-analyse-des-
programmes-sur-la-tuberculose-manuel-des-methodes-et-des-procedures.)
3. Enarson DA et al. Management of tuberculosis: a guide for low-income countries. Paris, Union
internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, 2000.
4. Compendium of indicators for monitoring and evaluating national tuberculosis programs. Genève,
Organisation mondiale de la Santé, 2004 (WHO/HTM/TB/2004.344), (disponible à l’adresse : http://
[Link]/hq/2004/WHO_HTM_TB_2004.[Link].)
5. The Stop TB strategy: building on and enhancing DOTS to meet the TB-related Millennium
Development Goals. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2006 (WHO/HTM/STB/2006.37),
(disponible à l’adresse : [Link]
7. The use of liquid medium for culture and DST, 2007. Genève, Organisation mondiale de la Santé,
2007 (disponible à l’adresse : [Link]
dst/en/.)
8. Implementing the WHO Stop TB strategy: a handbook for national tuberculosis control
programmes. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008, (disponible à l’adresse : http://
[Link]/iris/bitstream/10665/43792/1/9789241546676_eng.pdf.)
10. Guidelines for the programmatic management of drug-resistant tuberculosis: emergency update
2008. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008 (WHO/HTB/TB/2008.402), (disponible à
l’adresse : [Link]
11. WHO policy statement: molecular line probe assays for rapid screening of patients at risk of
multidrug-resistant tuberculosis. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008, (disponible à
l’adresse : [Link]
12. Contribution to health system strengthening – Guiding principles for national tuberculosis
programmes. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008 (WHO/HTB/TB/2008.400),
(disponible à l’adresse : [Link]
13. Assessment of surveillance data: workbook. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2009,
(disponible à l’adresse : [Link]
meetings/ie_oct09_workbook.pdf.)
44
Cadre pour l’examen des programmes de lutte contre la tuberculose
14. TB impact measurement: policy and recommendations for how to assess the epidemiological
burden of TB and the impact of TB control. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2009,
(disponible à l’adresse : [Link]
15. International standards for TB care, 3rd ed. The Hague, Tuberculosis Coalition for Technical
Assistance, 2013, (disponible à l’adresse : [Link]
16. Politique de l’OMS pour la lutte contre la transmission de la tuberculose dans les établissements
de santé, les structures collectives et les ménages. Genève, Organisation mondiale de la Santé,
2010 (WHO/HTB/TB/2009.419), (disponible à l’adresse : [Link]
infection_control/fr/.)
17. Public-private mix for TB care and control: a toolkit. Genève, Organisation mondiale de
la Santé, 2010 (WHO/HTB/TB/2010.12), (disponible à l’adresse : [Link]
publications/2010/9789241500487_eng.pdf.)
20. Treatment of tuberculosis: guidelines for national programmes, 4th ed. Genève, Organisation
mondiale de la Santé, 2010 (WHO/HTB/TB/2009.420), (disponible à l’adresse : [Link]
tb/publications/tb_treatmentguidelines/en/[Link].)
22. Prerequisites to country implementation of Xpert MTB/RIF and key action points at country level:
checklist. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTM/TB/2011.12), (disponible à
l’adresse : [Link]
23. Guidelines for the programmatic management of drug-resistant tuberculosis: 2011 update.
Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTB/TB/2011.6), (disponible à l’adresse :
[Link]
24. Fluorescent light-emitting diode (LED) microscopy for diagnosis of tuberculosis: policy statement.
Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTM/TB/2011.8), (disponible à l’adresse :
[Link]
25. Noncommercial culture and drug susceptibility testing methods for screening patients at
risk for multidrug-resistant tuberculosis: policy statement. Genève, Organisation mondiale
de la Santé, 2011 (WHO/HTM/TB/2011.9), (disponible à l’adresse : [Link]
publications/2011/9789241501620_eng.pdf.)
26. Guidance for countries on the specifications for managing TB laboratory equipments and supplies.
Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTB/TB/2011.19), (disponible à l’adresse :
[Link]
27. Collaborative framework for care and control of tuberculosis and diabetes. Genève, Organisation
mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTB/TB/2011.15), (disponible à l’adresse : [Link]
int/publications/2011/9789241502252_eng.pdf.)
45
28. Directives pour l’intensification du dépistage de la tuberculose et l’administration du traitement
préventif à l’isoniazide chez les personnes vivant avec le VIH dans un contexte de ressources
limitées. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTB/TB/2011.11), (disponible à
l’adresse : [Link]
29. Guidelines for the programmatic management for drug-resistant tuberculosis: 2011 update.
Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTB/TB/2011.6), (disponible à l’adresse :
[Link]
30. Manual on use of routine data quality assessment (RDQA) tool for TB monitoring. Genève,
Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTB/TB/2011.1), (disponible à l’adresse : http://
[Link]/publications/2011/9789241501248_eng.pdf.)
31. Early detection of tuberculosis: an overview of approaches, guidelines and tools. Genève,
Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHO/HTB/TB/2011.21), (disponible à l’adresse : http://
[Link]/hq/2011/WHO_HTM_STB_PSI_2011.21_eng.pdf.)
32. Recommendations for investigating contacts of persons with infectious tuberculosis in low- and
middle-income countries. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (WHO/HTB/TB/2012.9),
(disponible à l’adresse : [Link]
33. Politique de l’OMS pour les activités conjointes de lutte contre la tuberculose et le VIH : Principes
directeurs à l’intention des programmes nationaux et autres partenaires. Genève, Organisation
mondiale de la Santé, 2012 (WHO/HTB/TB/2012.1), (disponible à l’adresse : [Link]
bitstream/10665/44814/1/9789242503005_fre.pdf?ua=1&ua=1.)
34. Electronic recording and reporting for tuberculosis care and control. Genève, Organisation
mondiale de la Santé, 2012 (WHO/HTM/TB/2011.22), (disponible à l’adresse : [Link]
[Link]/publications/2012/9789241564465_eng.pdf.)
36. ENGAGE-TB: Intégrer les activités communautaires de lutte contre la tuberculose dans le travail
des ONG et des autres organisations de la société civile – Directives opérationnelles. Genève,
Organisation mondiale de la Santé, 2012 (WHO/HTB/TB/2012.8), (disponible à l’adresse : http://
[Link]/iris/bitstream/10665/77750/1/9789242504507_fre.pdf?ua=1.)
37. WHO TB Planning and budgeting tool for TB control activities. Genève, Organisation mondiale de
la Santé, 2013, (disponible à l’adresse : [Link]
[Link].)
38. Définitions et cadre de notification pour la tuberculose - Révision 2013. Genève, Organisation
mondiale de la Santé, 2013 (WHO/HTB/TB/2013.2), (disponible à l’adresse : [Link]
bitstream/10665/110724/1/9789242505344_fre.pdf?ua=1.)
39. Systematic screening for active tuberculosis: principles and recommendations. Genève,
Organisation mondiale de la Santé, 2013 (WHO/HTB/TB/2013.04), (disponible à l’adresse : http://
[Link]/iris/bitstream/10665/84971/1/9789241548601_eng.pdf.)
40. Guidance for National Tuberculosis Programmes on the Management of Tuberculosis in Children:
second edition. Organisation mondiale de la Santé, 2014, (disponible à l’adresse : [Link]
[Link]/iris/bitstream/10665/112360/1/9789241548748_eng.pdf.)
46
Cadre pour
l’examen des
programmes de
lutte contre la
tuberculose