chap 3
Le cycle de l’eau et les stocks d’eau
• Précipitations : Entrée principale d’eau dans le système terrestre.
o Eau verte : Stockée dans les sols et absorbée par les plantes. Elle
est consommée sur place(transpiration végétale) et ne peut être
transportée.
o Eau bleue : S’écoule vers les rivières, nappes phréatiques ou océans.
Peut être rechargée par irrigation (retour vers les sols).
o Évaporation : Retour à l’atmosphère sous forme de vapeur.
• Origine des éléments dissous dans l’eau :
o Apports naturels : Altération des roches (minéralisation).
o Apports anthropiques : Pollution (pesticides, engrais, aérosols marins).
2. Altération et érosion des sols
L’altération transforme les roches en particules plus fines, libérant des éléments
chimiques.
2.1. Altération mécanique
• Processus physiques :
o Gel-dégel (expansion de l’eau dans les fissures).
o Action des racines, érosion éolienne ou hydrique.
2.2. Altération chimique (dominante)
• L’eau agit comme un solvant et provoque des réactions chimiques :
o Dissolution (ex. : sels, carbonates).
o Oxydation (ex. : fer Fe²⁺ → Fe³⁺ en présence d’O₂).
o Hydrolyse (décomposition des silicates).
• Résultat : Formation de nouveaux minéraux (argiles, hydroxydes) et libération
d’ions (Ca²⁺, Na⁺, K⁺).
3. Le potentiel ionique (z/r) et le comportement des éléments
Le potentiel ionique (rapport charge/rayon) détermine la solubilité des éléments
dans l’eau :
Potentiel ionique (z/r) Comportement Exemples
z/r < 3 Ions solubles Na⁺, K⁺, Ca²⁺, Mg²⁺
3 < z/r < 12 Précipitation (hydroxydes) Fe³⁺, Al³⁺ (argiles)
z/r > 12 Formation d’oxyanions SO₄²⁻, PO₄³⁻
• Faible z/r : Les ions restent en solution (transportés par l’eau).
• Moyen z/r : Forment des hydroxydes insolubles (ex. : Fe(OH)₃).
• Élevé z/r : Créent des complexes stables (oxyanions).
4. Impact sur le cycle géochimique et l’environnement
• Érosion : Transport des éléments vers les océans (sels dissous) ou les
sédiments (argiles).
• Rétroaction climatique : L’altération des silicates capte du CO₂ (régulation du
climat).
• Pollution : Les activités humaines modifient la composition chimique des sols
et de l’eau.
Érosion chimique et dissolution des particules
• Processus :
o Les minéraux des roches sont dissous par l’eau (solvant universel).
o Exemples :
§Carbonates (CaCO₃) → Dissolution en Ca²⁺ et HCO₃⁻.
§ Sels (NaCl) → Dissociation en Na⁺ et Cl⁻.
• Résultat : Formation d’une solution ionique (eau chargée en éléments
dissous).
2. Neutralité électrique de l’eau (TOUJOURS respectée !)
• Principe :
o L’eau reste électriquement neutre : la somme des charges positives
(cations) = somme des charges négatives (anions).
o Formule :
∑(charges des cations)=∑(charges des anions)
• Exemple concret : Eau d’Évian (à vérifier en exercice) :
o Cations majeurs : Ca²⁺, Mg²⁺, Na⁺, K⁺.
o Anions majeurs : HCO₃⁻, SO₄²⁻, Cl⁻.
o Calcul : 2[Ca2+]+2[Mg2+]+[Na+]+[K+]=[HCO3−]+2[SO42−]+[
Cl−]2[Ca2+]+2[Mg2+]+[Na+]+[K+]=[HCO3−]+2[SO42−]+[Cl−].
3. Composition des eaux continentales
• Évolution de la minéralisation :
o Plus on s’éloigne de la source, plus l’eau est chargée en ions
(dissolution progressive des roches).
o Influence de la roche mère :
§ Roches siliceuses (granite) → Eau peu minéralisée (peu soluble).
§ Roches carbonatées (calcaire) → Eau riche en Ca²⁺ et HCO₃⁻.
§ Roches salines → Eau chargée en Na⁺ et Cl⁻.
4. Pollution des eaux naturelles
4.1. Pollution organique (MO)
• Sources :
oDéchets domestiques (eaux usées).
oAgriculture (lisiers).
o Industrie (tanneries, papeteries).
• Impact :
o 18 tonnes de MO/jour pour 100 000 habitants → Dégradation en
consommant l’O₂ dissous (eutrophisation).
4.2. Pollution par les nitrates (NO₃⁻)
• Origine : Engrais azotés (4 millions de tonnes/an en France).
• Problèmes :
o Eutrophisation : Prolifération d’algues → Baisse de la lumière et de l’O₂
→ Mort des espèces nobles (ex. : truites).
o Norme : < 50 mg/L (UE), mais dépassée dans certaines nappes.
4.3. Pesticides en Europe
• Pays les plus concernés : France, Espagne, Italie (grande agriculture intensive).
• Risques : Toxicité pour les écosystèmes et la santé humaine.
Contexte : Directive Cadre sur l’Eau (DCE) 2022
• Objectif : Seulement 3% des masses d’eau de surface en Europe sont en
"bon état écologique".
• Enjeu : Améliorer la qualité des ressources en eau pour la consommation
humaine et les écosystèmes.
2. Production d’Eau Potable
2.1. Choix des Ressources
• Origine :
o Eaux superficielles (20%) : Rivières, lacs → Captées en amont des villes.
o Eaux souterraines (80%) : Nappes phréatiques ou sources naturelles.
• Critères de sélection :
o Disponibilité, qualité initiale, sécurité du captage (ex. : protection contre
les pollutions).
2.2. Types de Captage
• Eaux souterraines :
o Puits : Pour les nappes profondes.
o Sources : Si l’eau émerge naturellement (ex. : sources montagneuses).
• Définition d’une nappe phréatique : Eau souterraine située à faible
profondeur, remplissant les interstices d’un terrain perméable (ex. : sable,
gravier).
3. Traitement de l’Eau Brute
Classification des eaux brutes (selon leur qualité) et traitements associés :
Utilisation
Catégorie Qualité Traitement Requis
Potable
Traitement physique simple (filtration,
A1 Excellente Oui
désinfection)
Traitement physico-chimique (coagulation,
A2 Moyenne Oui
floculation)
A3 Médiocre Traitement poussé (ozonation, charbon actif) Oui (coûteux)
Très
A4 Inadaptée à la consommation Non
polluée
4. Cadre Réglementaire
4.1. Normes de l’OMS
• Critères :
o Sans danger pour la santé (basé sur des données toxicologiques).
o Sans goût/odeur désagréable.
4.2. Directive Européenne et Droit Français
• Directive 98/83/CE : Fixe les limites pour :
o Paramètres microbiologiques (ex. : bactéries E. coli).
o Paramètres chimiques (ex. : nitrates < 50 mg/L, pesticides < 0.1 µg/L).
• Évolutions :
o Ajout de nouveaux polluants émergents (médicaments, PFAS).
o Obligation de transparence (accès public aux données).
4.3. Références de Qualité (Exemple)
• Tableau de suivi : Mesure annuelle de paramètres (turbidité, pH, métaux
lourds, etc.).
• Exigences :
o Couleur : < 15 mg/L Pt-Co.
o Turbidité : < 1 NTU.
5. Défis Actuels
• Pollution des nappes : Nitrates, pesticides, résidus pharmaceutiques.
• Changement climatique : Baisse des niveaux des nappes phréatiques.
• Coût des traitements : Catégorie A3 → Technologies coûteuses (osmose
inverse).
Eaux Minérales vs Eau du Robinet
1.1. Réglementation (Arrêté du 11/01/07)
• Eaux minérales :
o Ne peuvent pas être traitées (doivent être pures à la source).
o 70 marques en France (ex. : Cristaline, Evian).
o Controverse : Certaines campagnes publicitaires dénigrent l’eau du
robinet (ex. : procès de France Nature Environnement contre Cristaline).
• Eau du robinet (ER) :
o Avantages :
§ Contrôlée strictement (normes sanitaires plus rigoureuses que
pour les eaux minérales).
§ Provenance variée (nappes phréatiques, eaux superficières
traitées).
o Défis :
§ Perçue comme polluée (résidus de pesticides, nitrates).
§ Problème de confiance publique (idées reçues sur les "eaux
usées recyclées").
1.2. Désinformation et Enjeux
• Exemple :
o FNE vs Cristaline : Condamnation pour publicité trompeuse (l’ER est en
réalité très régulée).
o Arguments clés :
§ L’ER est moins chère et écologique (0 déchet plastique).
§ Les eaux minérales contribuent à la pollution plastique.
2. Pollution Plastique : Chiffres et Impacts
2.1. Données Clés
• France :
o 9 milliards de bouteilles plastiques consommées/an (Top 5 mondial).
o Seulement ~60% sont recyclées.
• Global :
o Zones d’accumulation : "Vortex de déchets" (ex. : Pacifique Nord).
o Microplastiques :
§ Retrouvés dans l’air (Pyrénées), les sols, et la chaîne alimentaire.
§ 37 000 tonnes de plastique déversées annuellement en
Méditerranée.
2.2. Conséquences
• Environnementales :
o Ingestion par la faune marine (tortues, oiseaux).
o Dégradation en microplastiques (persistants pendant des siècles).
• Santé humaine :
o Risques liés à l’ingestion de microplastiques (effets encore mal évalués).
3. Actions et Solutions
3.1. Alternatives aux Bouteilles Plastiques
• Eau du robinet :
o Filtres (charbon actif) pour améliorer le goût.
o Gourdes réutilisables.
• Consignes :
o Systèmes de retour des bouteilles (ex. : Allemagne).
3.2. Réglementations
• UE :
o Interdiction des plastiques à usage unique (pailles, couverts).
o Objectif : 100% de plastiques recyclables d’ici 2030.
• France :
o Loi AGEC (2020) : Réduction des emballages plastiques.
. Carafes Filtrantes : Fonctionnement et Efficacité
1.1. Mécanismes de Filtration
• Charbon Actif (CA) :
o Production : Écorces de noix de coco carbonisées (200-300°C) puis
activées à 1000°C.
o Adsorption :
Molécules ciblées : Organiques peu polaires (pesticides, chlore)
§
via forces de Van der Waals.
§ Limites : Ne retient pas les molécules très polaires (alcools) ou
de faible masse molaire.
• Résines Échangeuses d’Ions :
o Composition : Polymères greffés de groupes sulfonates (-SO₃⁻) ou
phosphates (-PO₃⁻).
o Fonction : Échange d’ions (ex. : Ca²⁺ remplacé par Na⁺) pour adoucir
l’eau.
1.2. Tests et Performances (Exemple ABTE)
• Données : Réduction de certains agents (ex. : de 15,04 mg/L à 3,94 mg/L après
filtration).
• Limites :
o Efficacité variable selon les polluants (moins efficace pour les nitrates
ou métaux lourds).
o Risque de relargage si la cartouche est saturée.
2. Origine des Éléments dans les Eaux Naturelles
2.1. Phase Dissoute vs MES (Matières En Suspension)
• Origine :
o Dissous : Altération chimique des roches (ex. : Ca²⁺ des calcaires, SiO₂
des granites).
o MES : Érosion mécanique (argiles, particules organiques).
• Séparation :
o Filtration (0,45 µm) pour isoler les MES.
o Analyse : Les MES reflètent partiellement la roche mère (ex. : quartz
dans les granites).
2.2. Neutralité Électrique des Eaux
• Principe : Somme des charges (+) = Somme des charges (–).
o Exemple : Pour une rivière granitique (faible minéralisation) vs calcaire
(riche en HCO₃⁻ et Ca²⁺).
o Calcul :
2[Ca2+]+[Na+]=[HCO3−]+[Cl−]2[Ca2+]+[Na+]=[HCO3−]+[Cl−]
3. Applications et Exercices
3.1. Étude de Cas : Eau de Lithou
• Analyse avant/après filtration :
o Perte de cations (ex. : Ca²⁺) par échange avec la résine.
o Gain d’ions (ex. : Na⁺) libérés par la résine.
• Calcul des charges :
o Avant : 5,61 mg/L Ca²⁺ → Convertir en eq/L (÷ masse molaire × charge).
o Après : Vérifier la neutralité.
3.2. Questions Typiques
• Q1 : Origine des MES ? → Érosion mécanique + transport fluvial.
• Q2 : Solubilité du zinc ? → Oui (Zn²⁺, dépend du pH et du potentiel ionique).
• Q3 : Comparaison granite/calcaire ? → Calcaire libère plus d’ions dissous (Ca²⁺,
HCO₃⁻).
Chap 4
1. Polluants Organiques et Sources de Contamination
1.1. Pesticides et Résidus
• Exemple : Ethoxyquine (antioxydant utilisé en alimentation animale).
o Risques : Toxique pour le foie et les reins → Interdit en Europe pour
les aliments humains.
o Exposition :
§ Saumon d'élevage : Limité à 2 portions/semaine pour les
femmes enceintes.
§ Viandes : Résidus détectés dans 1% des bovins et volailles.
1.2. Métaux Lourds
• Plomb (Pb) :
o Poissons : Taux moyens de 70 à 275 ng/g (dangereux en cas de
consommation régulière).
o Impact sanitaire : Augmentation des cas d’asthme, diabète, cancers
(ex. : étude sur les habitants de Fos-sur-Mer, France).
1.3. Additifs Alimentaires
• Nitrates (E249-E252) et Bisphénol A (BPA) :
o BPA : Présent dans les emballages recyclés → Migration vers les
aliments.
o Risques : Perturbateurs endocriniens (maladies thyroïdiennes, cancers).
1.4. PFAS ("Polluants Éternels")
• Origine : Utilisés depuis 1940 (emballages, textiles, cosmétiques).
• Propriétés : Résistants à la dégradation → Accumulation dans
l’environnement.
• Effets : Cancers, maladies thyroïdiennes, troubles immunitaires.
2. Voies d'Exposition et Impacts Sanitaires
Polluant Voie d'Exposition Effets sur la Santé
Alimentation (saumon,
Ethoxyquine Foie, reins, risques cancérigènes.
viande)
Plomb (Pb) Poissons, eau contaminée Neurotoxicité, retard de développement.
Perturbation hormonale, cancers
BPA Emballages alimentaires
reproductifs.
PFAS Eau, aliments, poussière Cancers, cholestérol, immunodéficience.
3. Réglementation et Prévention
3.1. Normes Européennes
• Plomb : Limite de 10 µg/L dans l’eau potable (directive UE 2020/2184).
• PFAS : Nouveaux seuils en discussion (ex. : < 0,1 µg/L pour PFOA).
• BPA : Interdit dans les biberons (UE 2011/8) et les tickets de caisse (2020).
3.2. Recommandations
• Alimentation :
o Privilégier les aliments bio (moins de pesticides).
o Éviter les poissons gras de zones polluées (ex. : anguille, espadon).
• Eau : Utiliser des filtres à charbon actif pour réduire les PFAS.
1. Éléments Non Indispensables mais Présents dans les Plantes
1.1. Exemples et Rôles
• Chrome (Cr) :
o Utilité : Facilite l’action de l’insuline (lié au métabolisme du glucose).
o Risques :
§ Cr(VI) : Toxique (cancérigène par inhalation).
§ Excès : Peut induire un diabète.
o Normes : Aucune limite de sécurité fixée par l’OMS pour le Cr(III).
• Silicium (Si) :
o Bénéfices :
§ Stimule la production de collagène.
§ Protège contre les maladies cardiovasculaires.
§ Réduit l’absorption d’aluminium (Al) toxique.
1.2. Cas du Sélénium (Se)
• Double rôle :
o Essentiel pour la thyroïde en faibles doses.
o Toxique à hautes doses (déséquilibres métaboliques).
2. Transfert des Éléments du Sol vers les Plantes
2.1. Données Clés (Exemple : Radis)
• Concentrations dans les plantes vs sol (en mg/kg) :
o Potassium (K) : Très absorbé (40–50 mg/kg dans les feuilles vs 0.02–
0.21 mg/kg dans le sol).
o Fer (Fe) : Peu mobile (0.6–0.9 mg/kg dans le sol → 11–18 mg/kg dans
les plantes).
2.2. Facteurs Influençant l’Absorption
• Disponibilité des éléments : Dépend de :
o pH du sol (ex. : acidicité libère Al³⁺ toxique).
o Présence de ligands (ex. : matière organique).
3. Dynamique des Éléments dans le Sol
3.1. Fractions de Disponibilité
Fraction Description
Disponible
Éléments libres dans la solution du sol (ions Na⁺, K⁺).
immédiatement
Potentiellement Adsorbés sur les argiles ou liés à la matière organique
disponible (échangeables).
Inclus dans les minéraux (non accessible sans altération
Résiduelle
chimique).
3.2. Rôle des Argiles
• Structure :
o Couche tétraédrique (SiO₄) et octaédrique (AlO₆).
o Espace interfoliaire : Adsorption des cations (Ca²⁺, Mg²⁺) via charges
négatives.
3.3. Paramètres Clés des (Dé)sorptions
• pH : Influence la charge des sites d’adsorption (ex. : OH⁻ libérés en milieu
basique).
• Potentiel redox : Affecte la solubilité des métaux (ex. : Fe²⁺ vs Fe³⁺).
• Salinité : Compétition entre Na⁺ et autres cations (désorption en milieux
salins).
4. Applications et Exercices
4.1. Analyse de Données
• Tableau de transfert sol-plante :
o Comparer les ratios d’absorption (ex. : K > Mg > Fe).
• Calcul de biodisponibilité :
o Exemple : Si 20% du Fe est adsorbé sur les argiles, quel est l’impact d’un
pH acide ?
4.2. Questions Typiques
• Q1 : Pourquoi le Cr est-il à la fois bénéfique et toxique ?
→ Réponse : Différence Cr(III) (essentiel) vs Cr(VI) (toxique).
• Q2 : Comment le Si réduit-il la toxicité de l’Al ?
→ Réponse : Compétition pour les sites d’absorption racinaire.
Effet du pH sur la Biodisponibilité
1.1. Acidification des Sols (pH < 7)
• Conséquences :
o Solubilisation de l'aluminium (Al³⁺) : Toxique pour les plantes
(inhibition racinaire).
o Libération d'éléments traces (Cd, Pb) → Risque de contamination de
la chaîne alimentaire.
o Formation de pigments bleus (ex. : delphinidine chez les hortensias)
en sols acides.
1.2. Alcalinisation (pH > 7)
• Effets :
o Précipitation des carbonates (ex. : CaCO₃) → Réduction de la
disponibilité du Ca et Mg.
o Diminution de la solubilité du fer (Fe³⁺) : Formation de Fe(OH)₃ (Ks =
10⁻³⁸).
§ Exemple :
§ À pH 7 : [Fe³⁺] = 10−38(10−7)3=10−17(10−7)310−38
=10−17 mol/L (négligeable).
§ À pH 8.5 : [Fe³⁺] = 10−38(10−5.5)3=10−21.5(10−5.5)310−38
=10−21.5 mol/L.
1.3. Correction des Sols Acides
• Chaulgage : Apport de chaux (CaCO₃) pour :
o Neutraliser l’acidité.
o Réduire la biodisponibilité des métaux toxiques (Al, Cd).
2. Rôle du Potentiel d'Oxydo-Réduction (Eh)
2.1. Milieu Oxydant (Eh élevé)
• Décomposition de la matière organique → Libération de CO₂ et nutriments
(N, P).
• Stabilisation des oxydes de fer (Fe³⁺) → Peu solubles.
2.2. Milieu Réducteur (Eh faible, ex. : zones inondées)
• Solubilisation des oxydes :
oRéduction de Fe³⁺ en Fe²⁺ (soluble) → Augmentation de la
biodisponibilité.
o Libération de métaux associés (As, Mn).
• Exemple aux estuaires :
o Mélange eau douce/eau salée → Variation de Eh et pH → Désorption
des métaux.
3. Méthodes d'Évaluation de la Biodisponibilité
3.1. Extractions Simples (HCl, EDTA)
• Objectif : Quantifier la fraction labile (disponible à court terme).
• Exemple :
o Sol contenant 18 mg Pb/kg → 1,1 mg extrait par HCl → 6,1% de Pb
labile.
3.2. Extractions Séquentielles
Fraction Phase Cible Exemple d'Éléments
F1 : Soluble à l’eau Ions libres dans la solution du sol Na⁺, K⁺
F2 : Cations échangeables Adsorbés sur les argiles Ca²⁺, Mg²⁺
F3 : Acido-soluble Carbonates Pb, Cd
F4 : Réductible Oxydes de Fe/Mn As, Cr
F5 : Oxydable Matière organique Cu, Hg
4. Accumulation des Métaux par les Plantes
4.1. Plantes Accumulatrices
• Exemples :
o Alyssum murale (Ni).
o Violette odorante (Zn).
o Colza (Tl).
• Risques :
o Interdiction de consommation (ex. : légumes de l’Aude contaminés à
l’As en 1997).
4.2. Plantes Exclusives
• Stratégie : Barrières racinaires limitant l’absorption (ex. : thym, laitue).
• Limite : En sols très pollués, les barrières cèdent → Toxicité.